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 braves soldats des FAR

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Fahed64
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MessageSujet: Re: braves soldats des FAR   Lun 6 Juil 2009 - 0:32

Yakuza a écrit:
sa place est ici

Dsl je n'avais pas vu qu'il existait déja un topic similaire Embarassed
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ultras
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MessageSujet: Re: braves soldats des FAR   Lun 6 Juil 2009 - 2:36



une photo du feu general belhaj



sur cette photo il etait encore "colonel-major"
il etait directeur de "EPC", avant de diriger l'academie royale militaire
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staifox
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MessageSujet: lieutenant colonel ghoujdami   Lun 6 Juil 2009 - 16:01

s'il ya un officier baroudeur de première classe c'est bien le lt colonel ghoujdami qui était très craint par le polisario et qui voulait meme payer sa tete ,ce colonel qui a brillé a bir anzarane et dont la methode est enseigné dans les academies militaire du monde

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staifox
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MessageSujet: pardon voici la suite document complet   Lun 6 Juil 2009 - 16:11

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Fahed64
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MessageSujet: Re: braves soldats des FAR   Lun 6 Juil 2009 - 16:11

Merci Staifox tu fais du on boulot Like a Star @ heaven
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MessageSujet: Re: braves soldats des FAR   Lun 6 Juil 2009 - 22:33

merci staifox pour l'article il est déjà posté qlqpart sur le forum mais je me rappelle que la dernière fois que je l'ai vu les liens avaient disparu, donc c'est impossible de lire l'article Like a Star @ heaven
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staifox
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MessageSujet: de rien   Mar 7 Juil 2009 - 2:44

ce fut un plaisir ,mon général:icon salut:
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Blackhawk
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MessageSujet: Re: braves soldats des FAR   Mar 7 Juil 2009 - 2:50

je sais pas pourquoi on ne donne pas une grande importance a notre histoire militaire au maroc !!
beaucoup de gens ignore beaucoup de chose
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staifox
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MessageSujet: Re: braves soldats des FAR   Jeu 9 Juil 2009 - 16:33

voici l'image que j'admire le plus ds les far
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Blackhawk
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MessageSujet: Re: braves soldats des FAR   Ven 10 Juil 2009 - 19:48

Mais l'insigne près de la main droite de ce mec ne me dit rien des differents insignes des far !!!
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MessageSujet: Re: braves soldats des FAR   Ven 10 Juil 2009 - 20:49

BLS
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MessageSujet: Re: braves soldats des FAR   Ven 10 Juil 2009 - 20:54

Jamais vu
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MessageSujet: Re: braves soldats des FAR   Ven 10 Juil 2009 - 21:17

Brigade legere de securité
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Samyadams
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MessageSujet: Re: braves soldats des FAR   Ven 10 Juil 2009 - 21:19

Yakuza a écrit:
Brigade legere de securité
Des BLS sur le front Shocked Comme il y a une garnison de BLS à Rabat, j'ai toujours cru que c'était des troupes de garnison installées dans les villes Embarassed
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MessageSujet: Re: braves soldats des FAR   Ven 10 Juil 2009 - 21:41

c´est leur role aussi les emeutes et la protection du roi,crées apres les coups de 71/72
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MessageSujet: Re: braves soldats des FAR   Ven 10 Juil 2009 - 22:53

staifox a écrit:
voici l'image que j'admire le plus ds les far

des hommes durs et aguerris
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Blackhawk
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MessageSujet: Re: braves soldats des FAR   Ven 10 Juil 2009 - 22:54

Oui je sais ce que cela veut dire mais pour l'insigne j ai jamais vu c'est pour ça
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staifox
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MessageSujet: Re: braves soldats des FAR   Mer 22 Juil 2009 - 23:44

pardon yakuza mais la brigade legere de securité :b,l,s existait deja avant les coups d'etat ,je pense que ces soldat font partie du bataillon d'intervention.
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Northrop
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MessageSujet: Re: braves soldats des FAR   Jeu 23 Juil 2009 - 1:59

C'est une unité d'elite je crois.

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staifox
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MessageSujet: Re: braves soldats des FAR   Jeu 23 Juil 2009 - 12:44

selon un officier à la retraite ,durant la guerre du sahara chaque fois qu'il yavait un accrochage lourd ,ou quand les far étaient en inferiorité on depechait le bataillon d' intervention qui rasait tout sur son passage
il ne comptait que des soldats "mharbnine".
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zayani
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MessageSujet: oufkir était un brave et courageux soldat...   Lun 3 Aoû 2009 - 23:35

....comme l'attestent ses états de service dans l'armée française
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MessageSujet: tobji   Lun 3 Aoû 2009 - 23:39

Tobji n'est que l'officier entremetteur (****) du feu général Dlimi. C'est la vérité et toue la vérité
Modération : les termes aussi vulgairement crus sont à éviter Zayani pas ca
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MessageSujet: Re: braves soldats des FAR   Dim 16 Aoû 2009 - 17:50


Citation :
Ali Najab est rentré chez lui. 25 ans d’absence, autant de souffrance. Toute une vie passée en tant que prisonnier de guerre dans des conditions inhumaines à Tindouf, dans le Sud-Ouest d’Algérie. Amaigri, vieilli, le capitaine Najab n’est plus le jeune homme brun, aux yeux noirs, au large front que Atika Saiagh, son épouse, a connu. Les années d’enclavement ont fait leurs effets. 
Dans leur demeure à Rabat, le couple Najab m’attendait. Se tenant par la main, Atika et Ali m’accueillent avec le sourire. Après les présentations, ils m’invitent à passer au salon, une pièce meublée à l’européenne et joliment décorée.


Bonheur

Sur les murs, différents portraits du capitaine Najab. Des bouquets de fleurs multicolores sont déposés dans les quatre coins de la chambre. Une ambiance chaleureuse règne. 
En tenue décontractée, jean et tee-shirt, Ali Najab s’installe aux côtés de sa femme. Il replonge dans son livre intitulé «Demain, grands-parents». Apparemment, sa lecture le passionne. Normal, son unique fille, Ôla, qu’il n’a pas vue grandir, attend un enfant.
Il doit se préparer pour jouer parfaitement le rôle de grand-père. Pendant ce temps-là, en hôte de maison bienveillante, Atika, élégamment habillée, en pantalon noir bien coupé et en pull rayé, sert soigneusement le café.
L’entrée d’une jeune femme brune au teint clair, au ventre rebondi, accompagnée d’un jeune homme d’une trentaine d’année, interrompt la lecture du capitaine. Avec un regard tendre et admiratif, il me présente Ôla et son mari. «Mon enfant», a-t-il dit avec une pointe de fierté. Le père de Ôla va l’accompagner à son gynécologue.

Capture

Comme sa fille a une grossesse difficile, il veut être à ses côtés pour la soutenir. 
Désormais, Ali Najab profite du moindre moments passé aux côtés de ses proches. Un bonheur familial qu’il a retrouvé après 25 ans d'incarcération et il n’est pas prêt à perdre. 

 • Najab avec sa femme.


En effet, ce capitaine des Forces armés royales de l’air a été capturé le 10 septembre 1978. Ce jour-là, il était en mission de reconnaissance à vue au profit des unités terrestres, sur ordre de son commandant de base. Son appareil, un F-5, a pris feu suite à un missile sol-air tiré par le Polisario, à 50 km au nord de Smara. Son avion devenu incontrôlable, il s’est éjecté. Arrivé au sol, il se débarrasse précipitamment de son parachute et se dirige vers les unités amies situées à 12 kilomètres du crash. Malheureusement, l’ennemi était plus rapide. Ali Najab est arrêté. 
Dans le logement de fonction du couple, à la base militaire de Meknès, Atika ne se doutait de rien. Il est vrai que Ali ne l’a pas contactée depuis deux jours, ce qui est inhabituel, mais elle se disait qu’il était occupé. Elle savait que c’était sa dernière semaine en mission à Lâayoune. Il devait rentrer à la base de Meknès pour passer son stage sur le Mirage F1.
Son courage, son dévouement et sa discipline dans l’accomplissement de son devoir lui ont valu une promotion. À titre exceptionnel, Ali Najab devait passer au grade de commandant. La vie lui souriait et Atika était confiante. 

Questions

Le 12 septembre, alors qu’elle était à la cuisine, on sonne à la porte. Deux hommes en uniforme demandent après l’épouse du capitaine Najab. Elle va à leur rencontre. Surprise, elle découvre le commandant de base de Meknès et un autre officier. «À leur mine, je savais que quelque chose n’allait pas. J’ai commencé à crier. Je ne voulais rien entendre. Je croyais que Ali était mort. Ils m’ont tranquillisée en me disant qu’il était sain et sauf, mais qu’il était prisonnier chez l’ennemi. Et que sa captivité ne durerait que six mois au maximum», raconte Atika. Après leur départ, elle s’effondre. Six mois sans voir son mari. Inimaginable. A aucun moment, Atika n’a pensé qu’elle attendrait 25 ans pour retrouver son époux. 
Le calvaire commence. Face à elle –même, Cette mère courage, décide de prendre sa vie en main. Avec dans les bras une fille de trois ans, le fruit de son union avec Ali. Atika quitte Meknès pour s’installer à Rabat près de sa famille. Devant cette nouvelle situation, Ôla pose une multitude de questions auxquelles la mère ne trouve pas de réponses.
Où est mon père? Pourquoi il ne revient pas?… Comment dire à une petite fille que son père est prisonnier de guerre?
Sa mère voulait lui expliquer l’absence de son père sans la brusquer et sans lui mentir. Elle lui répétait à chaque fois qu’il est retenu à Lâayoune pour une affaire importante. Ce qui était en partie la vérité. Au moment des faits, Ali Najab était responsable administratif d’une escadrille d’une quinzaine de F-5 à la base de Lâayoune. Il est parti sur le front pour accomplir son devoir.
Il s’est exposé à tous les dangers pour défendre le territoire marocain. Mais tout ça ne représente rien dans l’esprit d’une petite fille qui a besoin de la présence de son père. Un jour, pendant la fête de l’Aïd El Kebir, à Taza, chez les parents de Ali, Ôla, d’une voix inaudible et dans des mots balbutiants, annonce à sa mère qu’elle sait, à propos de son père. «Papa est emprisonné dans une terre lointaine». Toute la famille éclate en sanglots. Ce bout de femme remue le couteau dans la plaie. Un an est passé et Ali n’est pas encore rentré. 

Attente 

Aucune information, aucune nouvelle. Atika se débat seule pour rentrer en contact avec son mari. Ce qui n’est pas chose facile. La sécurité algérienne, par Polisario interposé, bloque toute assistance aux prisonniers marocains.
Alors, Mme Najab se tourne vers les journalistes étrangers autorisés à se rendre aux camps de Tindouf pour des reportages. Par leur biais, elle envoie des lettres, des colis de médicaments, de vêtements, de nourriture. «Je n’oublierai jamais le rôle que les journalistes ont joué. Je leur suis reconnaissante. Ils m’ont permis d’avoir une correspondance régulière avec mon mari», affirme Atika.
Ce n’est qu’au cours de cette dernière décennie, après l’ouverture d’un bureau du Comité International de la Croix Rouge à Tunis, que Atika pouvait envoyer et recevoir des courriers sans beaucoup de difficultés. Les représentants de la Croix-Rouge se déplaçaient aux camps de Tindouf pour s’enquérir des nouvelles des détenus marocains et leur remettaient ce dont ils avaient besoin.
Pour Atika, cela n’était pas suffisant. Elle voulait prendre soin de son mari par elle–même. Elle avait besoin de lui. Autant que lui avait besoin d’elle.
Chaque jour était un supplice. «Je savais qu’il était diabétique et qu’il était obligé de prendre de l’insuline. Je me débattais pour qu’il n’en manque pas. Ce qui n’est pas chose facile parce que ce médicament demande des conditions de transport particulières. Alors que moi, je devais les envoyer jusqu’à Tunis; après c’étaient les représentants de la Croix Rouge à Tindouf qui se chargeaient de les lui acheminer. Je lui ai envoyé toutes les revues médicales qui évoquent sa maladie. Dans mes lettres, je lui donnais les conseils d’hygiène à suivre. J’avais peur qu’il meure par manque de soins. À un certain moment, c’était devenu une obsession», se souvient Atika. 
Durant de longues années, la souffrance, l’attente, l’espoir et le désespoir étaient le lot quotidien de cette épouse fidèle. Elle vivait au rythme de l’actualité politique. «À chaque fois que j’apprenais qu’il y avait un rapprochement entre les autorités marocaines et algériennes. L’espoir renaissait. Ô combien la chute était difficile. Après le cesser-le-feu de 1991, j’étais confiante. Là, J’ai cru voir le bout du tunnel. Mais vainement», se souvientAtika, les larmes aux yeux.

Le retour

Par petites vagues, Alger a libéré, par l’intermédiaire du CICR, les prisonniers marocains dont les conditions de santé étaient les plus graves. Il y a eu ainsi 10 prisonniers libérés en 1984, 185 en 1995, 5 en 1999 et 186 en février 2000.
Ces dates ont été, pour Atika, les plus difficiles. Elle espérait à chaque fois voir le nom de son mari sur les listes des libérés. Il n’en fut rien. Il a fallu attendre le 1er septembre 2003, après 25 ans, le retour de son mari.
La dernière semaine du mois d’août 2003 était riche en actualité sur le Sahara marocain. Des rumeurs circulaient autour de la libération des prisonniers de guerre marocains. Atika était aux aguets.
Le moindre détail avait son importance. Elle a appris à travers la presse que 243 personnes allaient être relâchées. Partagée entre la joie de retrouver, peut-être, son mari et la tristesse d’être encore une fois déçue, cette femme patiente reprend espoir, malgré tout. «Le doute l’emportait par moments. La certitude par d’autres. J’avais peur. J’étais perturbée. Je ne dormais plus. Le temps s’était arrêté. Je pensais à ma délivrance. Ma gorge était serrée. Mes entrailles se tenaillaient. Je bouillonnais à l’intérieur. J’ai multiplié les coups de téléphone. J’ai harcelé les représentants de la Croix-Rouge. Je voulais savoir. Tout s’embrouillait dans ma tête. J’imaginais Ali. Je le voyais déjà à la maison. Mon attente de 25 ans allait peut-être prendre fin. J’ai demandé à mon frère de chercher sur Internet la liste des noms des libérés. Pendant trois jours, il n’y avait rien.
Le matin du 17 août, très tôt, le téléphone sonne. Je réponds. Mon frère m’annonce que le capitaine Ali Najab figure parmi les noms des prisonniers libérés. J’ai sauté au plafond. Ma joie était indescriptible. Je me suis contenue pour ne pas effrayer ma fille Ôla, qui dormait encore. J’avais peur de la secouer. Quelques heures plus tard, j’ai appris par une chaîne d’information arabe que le 1er septembre, les prisonniers relâchés feront le voyage de Tindouf à Agadir», décrit Atika. Cette brave femme décide de faire le déplacement à Agadir, malgré l’incertitude. Un représentant de la Croix Rouge lui avait dit: «Nous ne sommes sûrs de rien. La liste pourrait changer d’un moment à l’autre.» Toutefois, elle repoussait l’idée d’être loin de lui. Et s’il était là? 
À l’aéroport d’Inzeggane, à Agadir, l’avion DC-9 atterrit sur la piste. Atika Najab et quelques familles attendaient impatiemment le débarquement des passagers. Après quelques heures passées à remplir les formulaires, les soldats marocains sont transportés à l’hôpital militaire d’Agadir.
Là-bas, le Corps médical leur réservait un accueil plus chaleureux que celui de l’aéroport. Ils ont pris soin d’eux comme des héros revenant d’une bataille. Ce qu’ils étaient. Résister pendant de longues années à la famine, à la chaleur, au manque d’hygiène, à la torture. Ce n’est pas chose facile. Ils ont payé le prix fort de leur engagement dans l’armée. Il faut dire que les soldats marocains sont valeureux et qu’ils ont énormément souffert. 
Leur attachement à l’uniforme n’a pas faibli. La plupart d’entre eux ont refusé de mettre les tenues civiles distribuées par les services sociaux des Forces armées royales. Ils ont demandé des tenues militaires. «Nous avons été capturés en tenues militaires et nous voulons rentrer chez nous en uniformes,» répétaient-ils. 

Retrouvailles

Atika a revu Ali pour la première fois à l’infirmerie. «Dès que je l’ai aperçu, les années d’attente et de souffrance ont disparu. Je le voyais comme s’il avait été absent en mission. Je revoyais mes premières années de notre vie conjugale.
C’est vrai qu’il avait beaucoup changé physiquement, mais je n’étais pas choquée parce que j’avais reçu quelques photos de lui par le biais de la Croix-Rouge. Je m’étais familiarisée avec son nouvel aspect. Sa force de caractère, son franc-parler, son amour pour son pays et son métier ont été davantage renforcés par ces années d’éloignement. Il est revenu plus fort et plus patriote», raconte Atika.
Plus poignantes étaient les retrouvailles de Ali avec sa fille et sa famille. Ôla n’a pas que de vagues souvenirs de son père. Elle a appris à le connaître à travers les correspondances épistolaires. Il a participé à son éducation en lui envoyant de longues lettres.
Il l’a aidée à prendre des décisions cruciales dans sa vie, comme son orientation scolaire ou sa formation ou encore en étant présent, par l’esprit, à son mariage qui s’est déroulé à 2000 lieues de lui. «Etant enceinte, Ôla ne pouvait pas se déplacer à Agadir.. Elle attendait à Rabat, sur des charbons ardents. Elle téléphonait à son père quatre à cinq fois par jour. Pour ma part, j’ai essayé de prendre soin de l’apparence physique de mon mari. Je lui ai fait subir une séance de relooking. Je voulais que Ôla garde une bonne image de ses retrouvailles avec son père», se remémore Atika. 
La rencontre entre la fille et son père s’est faite à l’aéroport de Casablanca le 17 septembre. À sa vue, Ôla était comme paralysée.
Elle rêvait. Elle le voyait venir vers elle. Toute l’assistance était émue. Personne n’a osé interrompre ce moment d’intimité. Enfin!, après 25 ans d’absence forcée, son père est là. «Je n’ai mesuré son absence qu’après qu’il soit rentré. Je ne savais pas ce que j’avais perdu parce que je n’ai jamais vécu avec mon père. Maintenant qu’il est revenu, je me dis que son absence est une grande perte. On aurait pu vivre de bons moments, c’est un homme très intéressant. Il est ouvert et intellectuel. En deux semaines, j’ai appris beaucoup de choses avec lui», se confie Ôla. 

Reconnaissance

Malheureusement, Ali n’a pas pu voir son père à lui. Il est mort en 1997 alors qu’il était encore emprisonné à Tindouf. Quant à sa mère, elle est mourante. Elle est dans le coma depuis de longues années. Les sœurs et les frères du capitaine Najab pensent que si elle s’accroche encore à la vie, c’est parce qu’elle attend le retour de Ali. Le fils qu’elle a perdu à la fleur de l’âge. Le Capitaine Ali Najab lui a rendu visite à l’hôpital. À son entrée, il était bouleversé. Il avait gardé dans son esprit l’image d’une mère robuste et bien portante. Aujourd’hui, il retrouve une femme amaigrie, ridée sur laquelle plane le fantôme de la mort.
Après des années de séparation, la famille Najab est enfin réunie. Le capitaine Najab attend toujours la reconnaissance de la patrie.

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MessageSujet: Bravo Renard du désert   Dim 16 Aoû 2009 - 18:19

Merci d'avoir évoqué le courageux et brave Ali Najab et n'oublions pas les autres soldats qui ont vécu l'enfer à Tindouf pendant des dizaines d'années.
Je voudrais bien savoir ce que le gus qui de rentrer dernièrement va avoir comme privilèges? Privilèges que n'ont pas eus nos braves soldats cités précédemment. J'espère que ce type (le revenant) n'a pas les mains tâchées du sang de nos soldats comme l'autre qui est encore, je pense, gouverneur alors que pas mal de nos anciens prisonniers de guerre, accueillis froidement et avec mépris, vivent dans une misère matérielle et psychologique.
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MessageSujet: Re: braves soldats des FAR   Mar 22 Sep 2009 - 19:12


najab était un brillant pilote ,élève du fameux capitaine salah hachad lauréat de top gun ,specialiste du f 5 responsable de la bafra de laayoune, ilfut embarqué dans un vol de reconnaissance shooté par un sam alors qu'il volait à très basse altitude 30 m (un simple jet de pierre aurait fait tomber ce f 5 ejecté il fut localisé par une unité des far qui restat de marbre, en attendant l'ordre du q.g à agadir 30min tout en utilisant son instinct de survie et en courant vers la dite unité il fut intercepté par 3 land rover .un officier de cette unité atteste que c'etait très possible de recuperer le pilote
lui meme après quelque temps va le dire à najab puisqu'il s'est fait capturé par la suite.
à vous de comprendre.salutem.

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