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 État de guerre entre la Russie et la Géorgie

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MessageSujet: Re: État de guerre entre la Russie et la Géorgie   Mar 26 Aoû 2008 - 11:59

Citation :
Mer Noire: l'OTAN continue d'amasser ses navires de guerre (armée russe)

13:44 | 26/ 08/ 2008

Version imprimée

MOSCOU, 26 août - RIA Novosti. Le groupe de navires de guerre de l'OTAN stationné en mer Noire a atteint dix bateaux, et l'on attend l'arrivée prochaine de huit nouveaux bâtiments, a annoncé le porte-parole de l'Etat-major de l'armée russe, Anatoli Nogovitsyne.

"L'extrême activité de la marine de l'OTAN, qui continue d'accumuler ses groupes en mer Noire, laisse pantois. J'ai déclaré hier que l'on comptait neuf navires de l'OTAN. Le soir même, un nouvelle frégate de l'US Navy a franchi le détroit du Bosphore", a déclaré M. Nogovitsyne dans une conférence de presse au siège de RIA Novosti.

"Nous avons en outre appris la venue prochaine de huit bâtiments supplémentaires des pays de l'OTAN", a-t-il conclu.

L'OTAN a déclaré samedi 23 août avoir entamé des "exercices de routine" en mer Noire, prévus de longue date et censés durer jusqu'au 10 septembre, suscitant une vive protestation de l'Etat-major russe. Vendredi 22 août, Carmen Romero, porte-parole de l'OTAN, a assuré que le déploiement n'avait aucun lien avec le conflit russo-géorgien.
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moro
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MessageSujet: Re: État de guerre entre la Russie et la Géorgie   Mar 26 Aoû 2008 - 20:33

Citation :
Géorgie : violente escalade verbale entre Moscou et l'Ouest

L'Occident et la Géorgie ont fortement réagi à la reconnaissance de l'indépendance de l'Ossétie du Sud et de l'Abkhazie par Dmitri Medvedev. Les deux républiques sécessionnistes se sont dites prêtes à accueillir des bases militaires russes.

La Russie a reconnu mardi l'indépendance des deux républiques séparatistes de Géorgie, dans un nouveau défi aux Occidentaux qui ont aussitôt dénoncé cette décision tandis que Tbilissi accusait Moscou de vouloir "changer les frontières par la force". "J'ai signé les décrets sur la reconnaissance par la Russie de l'indépendance de l'Ossétie du Sud et de l'Abkhazie. La Russie appelle les autres Etats à suivre son exemple", a annoncé le président russe Dmitri Medvedev dans une déclaration solennelle à la télévision.

La décision de Moscou intervient six mois après l'indépendance du Kosovo, qui avait été aussitôt reconnue par les Occidentaux au grand dam de la Russie, et moins de 20 jours après l'offensive manquée des Géorgiens pour reprendre le contrôle de l'Ossétie du Sud. "Tbilissi a fait son choix dans la nuit du 7 au 8 août (en lançant une offensive militaire contre l'Ossétie du Sud). Saakachvili a choisi le génocide pour atteindre ses objectifs politiques. Il a ainsi fait une croix sur tous les espoirs de cohabitation pacifique des Ossètes, Abkhazes et Géorgiens dans un même état", a-t-il lancé.

Pour sa part, le président géorgien, Mikheïl Saakachvili, a fustigé la Russie, affirmant que cette reconnaissance était "la première tentative depuis la Deuxième guerre mondiale de changer les frontières de l'Europe par la force". "La décision de la Russie est totalement illégale et n'aura aucune conséquence légale", a-t-il déclaré à la télévision, assurant que la Géorgie lutterait "pacifiquement" contre le "mal" pour rétablir son intégrité territoriale et appelant l'Occident à accélérer l'intégration de son pays à l'Otan et l'Union européenne.

M. Medvedev a déjà chargé le ministère russe des Affaires étrangères de négocier la mise en place de relations diplomatiques avec l'Ossétie du Sud et l'Abkhazie, deux petits territoires de quelque 70.000 et 250.000 habitants sur sa frontière sud. Les deux républiques se sont aussi dites prêtes à accueillir des bases militaires russes, un des enjeux clés de la reconnaissance pour Moscou, qui y concentre déjà plusieurs milliers d'hommes et disposera ainsi d'une zone tampon au contact direct de la Géorgie et de l'Otan si cette ex-république soviétique intègre l'Alliance.

Le Parlement russe avait appelé lundi le Kremlin à reconnaître les deux républiques séparatistes, celles-ci en ayant elles-mêmes fait la demande solennelle une semaine plus tôt. A Soukhoumi et Tskhinvali, capitales d'Abkhazie et d'Ossétie du Sud, les habitants ont célébré par un concerts de klaxons et de tirs à l'arme automatique l'annonce de leur reconnaissance par Moscou.

En Occident, les réactions à l'allocution du président Medvedev ne se sont pas fait attendre non plus: les Etats-Unis ont jugé cette décision "inacceptable", la présidence française de l'Union européeenne l'a "fermement condamnée". De son côté, le secrétaire général de l'ONU, Ban Ki-moon, craint que cette reconnaissance ait des répercussions sur la sécurité et la stabilité dans le Caucase. Alarmiste, l'ex-numéro un soviétique Mikhaïl Gorbatchev a mis en garde contre "une nouvelle scission" et un nouveau "cataclysme" dans le monde.

M. Medvedev a déclaré pour sa part "n'avoir peur de rien", y compris d'une nouvelle "guerre froide" avec l'Occident, tout en assurant ne pas la souhaiter tandis que le chef de la diplomatie russe Sergueï Lavrov écartait le risque d'un isolement de la Russie. Autre signe de tensions de plus en plus exacerbées, la Russie a également annoncé mardi la suspension de sa coopération avec l'Otan dans une série de domaines, tandis qu'une visite du secrétaire général de l'Alliance en Russie prévue en octobre était reportée. Elle a en revanche maintenu sa coopération avec l'Alliance atlantique concernant le transit de vivres et d'équipements à travers le territoire russe vers l'Afghanistan.

Ces déclarations surviennent alors que les forces armées américaines et russes pourraient se retrouver en présence en Géorgie pour la première fois depuis le début du conflit, un destroyer américain étant attendu mercredi dans le port géorgien de Poti. Les forces russes dites de maintien de la paix tenaient toujours des positions mardi à l'entrée de Poti, un port commercial de première importance pour l'économie géorgienne, a constaté un journaliste de l'AFP.

La Russie affirme agir dans le cadre de l'accord de paix négocié par la France. Les Occidentaux exigent pour leur part le retrait des soldats russes de Poti, jugeant qu'ils sont stationnés trop loin à l'intérieur du territoire géorgien. Les Russes se sont ouvertement inquiétés pour leur part du "niveau d'activité extrême" des forces navales de l'Otan en mer Noire. Jusqu'à 18 bateaux des pays de l'Otan sont attendus dans la région, a affirmé le chef-adjoint d'état major de l'armée russe, Anatoli Nogovitsyne, ajoutant que dix d'entre eux étaient déjà sur place.(source AFP)
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Samyadams
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MessageSujet: Re: État de guerre entre la Russie et la Géorgie   Mar 26 Aoû 2008 - 23:25

Pour que les russes en soient arrivés à reconnaître l'indépendance de l'Ossétie du sud et de l'Abkhazie, ils faut qu'ils se soient sentis au pied du mur. Ils ne sont pas c... au point d'ignorer que les tchechenes vont utiliser cet argument contre eux. Il faut que le jeu en vaille la chandelle. J'ai l'impresson qu'il y des pieces manquantes à ce puzzle. En tout cas les anglais n'ont pas perdu de temps pour appeler à la constitution d'une nouvelle alliance anti-russe. Les anglo-saxons font tout pour impliquer les européens partout ou ils foutent le bor...
La meilleure, c'est la décision des autorités nord-coréenne de supendre le démantelement de leur programme nucléaire militaire. Les américains sont fous de rage.
Ca risque de péter de partout les gars dans pas tres longtemps bom
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moro
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MessageSujet: Re: État de guerre entre la Russie et la Géorgie   Mer 27 Aoû 2008 - 9:14

Oui ça chlingue un peu partout... La 3ème GM fais toc toc, mais qui sera le premier à ouvrir la porte Question En tout cas les US ont eu une petite hésitation

Citation :

Les Etats-Unis annulent l'envoi d'un navire militaire dans le port géorgien de Poti

Un porte-parole de l'ambassade des Etats-Unis en Géorgie a annoncé mercredi l'annulation du projet de faire accoster un navire militaire américain transportant de l'aide humanitaire dans le port géorgien de Poti dont les forces russes occupent toujours les faubourgs.

Le bâtiment des garde-côtes américains, le "Dallas", était attendu dans le port sur la mer Noire dans la matinée. Mais Stephen Guice, le porte-parole de l'ambassade américaine, a précisé que le navire allait accoster à Batumi, un port beaucoup plus au sud de la zone des combats qui ont opposé au début du mois d'août les troupes russes et géorgiennes.

Guice a déclaré n'avoir aucune information sur les raisons de ce changement de destination.

Le port de Poti aurait subi d'importants dégâts dans les pilonnages russes. Par ailleurs, les troupes de Moscou ont établi des points de contrôle sur le flanc nord de la ville et un navire américain accostant dans ce secteur pourrait être perçu comme un défi direct. AP

Et pendant ce temps là, la Russie essaye de s'éviter l'encerclement que veux lui imposer les occidentaux

Citation :

Le président russe appelle à fortifier les relations russo-ukrainiennes

MOSCOU, 24 août (Xinhua) -- Le président russe Dmitri Medvedev a envoyé dimanche un message de félicitation à son homologue ukrainien Vicktor Iouchtchenko à l'occasion de la Journée de l'indépendance urkrainienne, appelant à des efforts conjoints pour renforcer les relations bilatérales des deux pays.

Evoquant les relations culturelles et historiques qui ont unifié depuis des siècles les deux pays, M. Medvedev a souhaité que les héritages précieux laissés par des générations précédentes soient protégés et étendus.

Pour résoudre le problème de la flotte russe de la mer Noire, il faut tenir compte des intérêts des deux côtés dans les domaines de la politique étrangère et de la sécurité, a indiqué le président russe.

"Les relations russo-ukrainiennes devraient se conformer aux intérêts à long terme de nos population et pays, quels que soient les changements temporaires et les tendances de la politique intermédiaire", a-t-il estimé.

Le Premier ministre russe Vladimir Poutine a également envoyé dimanche un message à M. Iouchtchenko, soulignant que "le developpement des relations stables, continues et mutuellement bénéfiques avec l'Ukraine est l'une des priorités immunables pour la Russie".

L'Ukraine a proclamé son indépendance vis-à-vis de l'ancienne Union soviétique le 24 août 1991. Le pays cherche à devenir membre de l'OTAN depuis l'accession au pouvoir de M. Iouchtchenko en 2004, ce qui provoque une ferme opposition de la Russie.
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Samyadams
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MessageSujet: Re: État de guerre entre la Russie et la Géorgie   Mer 27 Aoû 2008 - 21:37

Qu'est-ce que je n'aurai pas donné pour regarder la tête qu'a fait Ioutchenko en lisant le message de Medvedev. Le president ukrainien est sorti du même moule que le president georgien, tous des creatures du Département d'Etat dans sa politique d'endiguement de la Russie. Le message est claire. "Continue de faire la marionette US et les habitants du nord de ton pays, russes en majorité, vont demander aussi leur secession d'Ukraine" pirat "Les Yankees ne pourront pas plus pour toi qu'ils n'ont pu pour ton copain de Tbilissi"
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Samyadams
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MessageSujet: Re: État de guerre entre la Russie et la Géorgie   Mer 27 Aoû 2008 - 22:43

En matière de jeu d'echecs, les russes sont maîtres. Jusqu'à présent, ils ont fait preuve de beaucoup de sagesse, évitant la confrontation directe avec l'Occident à propos du Kosovo, même s'ils en étaient fous de rage, et frappant fort la Géorgie, quand la menace s'est concrêtisée dans leur voisnnage immédiat. Il n'y a pas de longue ligne logistique à dépoyer et à protéger. Ce qui devrait être le cas pour les américains s'ils veulent s'y engager. Et même si leur matériel ne fait pas vraiment le poids face aux américains, ils les savent aussi trop occupés ailleurs à faire la "guerre au terrorisme". Comme, de plus, les elections américaines pointent à l'horizon...
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Viper
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MessageSujet: Re: État de guerre entre la Russie et la Géorgie   Jeu 28 Aoû 2008 - 16:48

barbaros pacha a écrit:
La Russie vient mettre en garde la Turquie... Shocked boooooooooouuuuuuuuuuhhhhhhhhh j'ai peur... Laughing

Citation :
Russia warns Turkey on U.S. ships in Black Sea


Russia said U.S. ships could only stay in the Black Sea for 21 days according to the Montreux Convention, and warned if they do not leave by then Turkey would be responsible.

Russia's deputy military chief Anatoly Nogovitsyn said the NATO warships' entrance to the Black Sea is a "serious threat to our security," Hurriyet daily reported on Thursday.

He said under the Montreux Convention, signed in 1936 on the status of the Turkish Straits, the warships can only stay in the Black Sea for 21 days.

"If the NATO ships continue to stay in the Black Sea after the expiration of 21 day-period, then I would like to remind you that Turkey would be responsible," he added.

The U.S. warships are spearheading a humanitarian aid mission to Georgia, a U.S. ally that wants to join the North Atlantic Treaty Organization.

Clashes erupted in the Caucasus after Russia responded to Georgia's military operation to regain the control in the breakaway region South Osstia.

The U.S. ships are carrying nuclear missiles that can hit Russian targets as far away as St. Petersburg, Nogovitsyn said, according to Hurriyet. Russia has dispatched its own ships to track the U.S. vessels, the newspaper said.

Kaynak: http://www.hurriyet.com.tr/english/home ... .asp?scr=1

C'est les paroles d'un député sa pèse pas lourd, la russie ne peut pas faire grand chose si la turquie décide de laisser passer la flotte de l'OTAN

_________________
Gloire à nos aïeux  

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moro
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MessageSujet: Re: État de guerre entre la Russie et la Géorgie   Jeu 28 Aoû 2008 - 17:11

Eh pacha vous allez avoir une belle vue du feu d'artifice depuis la turquie bom
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MessageSujet: Re: État de guerre entre la Russie et la Géorgie   Jeu 28 Aoû 2008 - 17:14

ach dertlik a yakusa, tu m'a efface mon message
c'est pas grave en tout cas, j'ai voulu juste dire que ca commence a chauffer et la 3GM est dans l'actualité.

je voulais savoir, combien de porte avions ou porte aréonef possède la russie, a m connaissance seulement une le: "Amiral Kouznetsov"
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MessageSujet: Re: État de guerre entre la Russie et la Géorgie   Jeu 28 Aoû 2008 - 17:30

ok pas grave. mais moi aussi a la prochaine ou je regarde un message unitile et darija, je vais insister pour que tu fasse le même traitement, quel qui soit son expediteur
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MessageSujet: Re: État de guerre entre la Russie et la Géorgie   Jeu 28 Aoû 2008 - 17:32

dr.watson1 a écrit:
Les portes avions n'ont pas le droit de passé par le détroit de Bosphore, seul les porte-avions russe en ont l'autorisation car ils sont d'un certain tonnage.

je voulais savoir, combien de porte avions ou porte aréonef possède la russie, a m connaissance seulement une le: "Amiral Kouznetsov"
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MessageSujet: Re: État de guerre entre la Russie et la Géorgie   Jeu 28 Aoû 2008 - 17:46

Et devinez qui rentre gentiment dans la danse?
hehe les chinois boostés par leurs médailles olympiques Twisted Evil

Citation :

Les partenaires asiatiques de la Russie, dont la Chine, affichent leur soutien

Les alliés asiatiques de Moscou au sein de l'Organisation de coopération de Shanghaï (OCS) – qui réunit la Chine, la Russie et quatre des cinq ex-républiques soviétiques d'Asie centrale (Kazakhstan, Kirghizstan, Ouzbékistan, Tadjikistan) – ont affirmé leur soutien au "rôle actif" de la Russie dans la "résolution" du conflit avec la Géorgie, dans un communiqué signé par leurs présidents au cours d'un sommet régional, jeudi 28 août. "Je suis sûr que la position unie des Etats membres de l'OCS aura un retentissement international, s'est félicité le président russe, Dmitri Medvedev, et j'espère qu'elle servira de message fort à ceux qui essayent de transformer le noir en blanc et de justifier l'agression [géorgienne]", a-t-il déclaré en référence à l'offensive militaire géorgienne lancée dans la nuit du 7 au 8 août dans la région séparatiste d'Ossétie du Sud.

De son côté, l'Union européenne "envisagerait" des sanctions contre la Russie, a déclaré, jeudi, Bernard Kouchner. "Des sanctions sont envisagées et bien d'autres moyens", a dit le chef de la diplomatie française. C'est la première fois que Paris, qui assure la présidence de l'UE, évoque la possibilité de sanctions contre Moscou dans cette crise. "Je ne vais pas préfigurer moi-même des sanctions, alors que [le sommet extraordinaire de l'UE sur la crise géorgienne prévu lundi] n'a pas eu lieu, mais nous travaillons avec nos 26 partenaires" de l'UE pour "élaborer un texte fort signifiant notre volonté de ne pas accepter" la situation en Géorgie, a-t-il ajouté. "La France n'est pas partisane de couper les relations avec la Russie. Cela se réglera par la négociation. Il faudra du temps, ne nous faisons pas d'illusions". Le ministre des affaires étrangères russe, Sergueï Lavrov, a répondu à ces menaces sur le ton d'ironie, affirmant que l'UE était "simplement irritée" par les déconvenues de la Géorgie, "petit chouchou" de l'Occident.

REMISE EN LIBERTÉ DE PRISONNIERS GÉORGIENS

Sur le terrain, la situation reste vive en dépit des engagements des différentes parties de ne pas rompre le dialogue. Jeudi matin, les autorités sud-ossètes ont affirmé avoir abattu un drone géorgien au-dessus de Tskhinvali, capitale de l'Ossétie du Sud. L'appareil sans pilote aurait été abattu à l'arme automatique par les forces sud-ossètes, a expliqué le ministre de l'intérieur de la république sud-ossète, dont l'indépendance a été officiellement reconnue par le Kremlin, mardi. Le drone se dirigeait vers le nord de la capitale sud-ossète, selon le ministre. Les autorités sud-ossètes ont également annoncé un bilan provisoire de 1 692 tués depuis le début du conflit le 7 août ainsi que 1 500 blessés.
Mercredi soir, le Conseil national de sécurité géorgien avait annoncé le retrait imminent des troupes russes du port de Poti sur la mer Noire. "A la suite des pressions internationales les Russes [qui contrôlent les accès routiers et ferroviaires au port] quitteront Poti demain [jeudi] ou après-demain au plus tard", avait alors déclaré le secrétaire du Conseil. Mais aucun retrait n'était constaté sur le terrain, jeudi matin, et la Russie n'a donné aucune confirmation de ce départ.

En revanche, le Conseil de sécurité géorgien a annoncé la libération, jeudi, de douze soldats géorgiens faits prisonniers par l'armée russe le 19 août à Poti. Les détenus ont été remis en échange d'un soldat russe et du général géorgien Roman Doumbadzé, condamné en Géorgie pour trahison pour avoir soutenu le régime séparatiste d'Adjarie (sud-ouest), dont Tbilissi a repris le contrôle en 2004. Un premier groupe de dix soldats géorgiens emprisonnés à Poti avait été libéré par l'armée russe le 22 août.

http://www.lemonde.fr/europe/article/2008/08/28/les-partenaires-asiatiques-de-la-russie-dont-la-chine-affichent-leur-soutien_1088829_3214.html


Dernière édition par moro le Jeu 28 Aoû 2008 - 17:56, édité 1 fois
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moro
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MessageSujet: Re: État de guerre entre la Russie et la Géorgie   Jeu 28 Aoû 2008 - 17:50

Et les raisons de non apaisement entre les occidentaux et les Russes sont multiples. Un exemple

Citation :

Après le Caucase, la bataille de l'Arctique?

Le premier ministre du Canada, Stephen Harper, qui a entamé le 26 août, une tournée de trois jours dans le Grand Nord, a fait de la défense de la souveraineté canadienne dans l'Arctique une des priorités de son gouvernement. De fait, les ressources énergétiques de la région, extrêmement riche en hydrocarbure et en gaz naturel, sont de plus en plus convoitées par les pays qui la bordent et notamment par la Russie. Dans un contexte de regain de tension entre Moscou et les pays occidentaux, François Thual, co-auteur du livre "La bataille du Grand Nord a commencé"*, analyse les enjeux stratégiques de la région pour LEXPRESS.fr

La course aux réserves énergétiques de l'Arctique s'est accélérée ces dernières années. Quelles ressources se cachent exactement sous la calotte glacière ?
Il faut savoir faire la part des choses et différencier les informations avérées des estimations. On sait qu'il existe d'importantes réserves gazières et pétrolières autour du Groenland et que les pourtours canadiens et russes de l'océan Arctique sont des régions riches en minerais.

Les volumes restent néanmoins à déterminer avec précision. L'agence américaine de recherche géologique, l'USGS, a évalué les ressources en hydrocarbure à 90 milliards de barils et celles en gaz naturel à 44 millions de barils.

Mais l'intérêt stratégique de la région dépasse les enjeux énergétiques. Le réchauffement climatique et la fonte des glaces annoncent aussi le raccourcissement des routes entre l'Asie, l'Europe et l'Amérique du Nord, c'est-à-dire entre les trois principaux foyers du monde développé. La question de savoir qui sera souverain sur ces axes névralgiques ne va pas manquer d'attiser les tensions. Un différend existe d'ailleurs déjà entre les Etats-Unis et le Canada à ce sujet.

Enfin, les questions de sécurité internationale ne sont pas non plus étrangères à la région. La base américaine de Thulé, au Groenland, sera la pièce maitresse du dispositif anti-missile américain si celui-ci venait à voir le jour. Or, on sait que ce sujet joue pour beaucoup dans la tension entre Washington et Moscou.

L'année dernière, à la même époque, la Russie plantait symboliquement son drapeau à 4261 mètres de profondeur sous la calotte glacière. L'action du Canada doit-elle être interprétée comme une réponse à la volonté russe d'étendre sa domination sur le pôle nord ?
Pas uniquement. Là encore, le message envoyé par le gouvernement canadien est double. Il s'agit certes de signifier aux Russes que le Canada est bien engagé dans la course à l'Arctique et que le pays a une réelle volonté de présence dans la région, mais en se rendant dans le Grand Nord, Stephen Harper envoie également un signal fort aux Etats-Unis.

Il faut savoir qu'il existe un différend entre les deux pays sur le statut des voies de communication maritimes qui vont être libérées par la fonte des glaces. Washington soutient que ces eaux seront internationales alors qu'Ottawa n'a pas l'intention de mettre en question sa souveraineté sur la mer de Beaufort. La querelle qui existe à ce sujet ne doit pas être sous-estimée. Elle explique, à mon sens, le refus du Canada d'envoyer des troupes en Irak comme le lui demandaient les Etats-Unis en 2003.

Les conflits d'intérêts qui s'articulent autour de l'Arctique sont donc complexes et dépassent largement la simple logique d'opposition Est-Ouest. Tous les pays qui bordent la région : le Canada, les Etats-Unis -avec l'Alaska-, le Danemark -avec le Groënland-, la Norvège et la Russie ont la ferme intention de maintenir leur place dans la course aux ressources arctiques.

Lequel de ces pays a-t-il le plus de chance de s'imposer ? La Russie a-t-elle une longueur d'avance ?
La bataille du pôle nord va poser des questions de droit maritime, et les pays se disputent déjà sur le sujet. Selon les conclusions de la conférence de Montego Bay (Jamaïque), en 1982, sur le droit de la mer, un Etat peut étendre sa juridiction au-delà de 200 milles nautiques si la zone convoitée se situe dans la continuité de son plateau continental - c'est à-dire, le prolongement de ses terres sous la surface de la mer.

Or, la géographie des fonds marins dans cette région est encore largement inconnue. La question de savoir si la dorsale de Lomonossov -qui s'étend de la Sibérie jusqu'aux confins du Grand Nord Canadien- est attenante au plateau continental russe, canadien ou groenlandais, n'a pas fini d'opposer ces trois pays.

Il est donc tout à fait probable que la politique du fait accompli prime. Or, dans ce domaine, la Russie a souvent une longueur d'avance. Son expédition militaire dans le Caucase la encore démontré.

* La bataille du Grand Nord a commencé, par Richard Labévière et François Thual (édition Perrin, 248 p.18euros)

http://www.lexpress.fr/actualite/monde/apres-le-caucase-la-bataille-de-l-arctique_555304.html


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Seguleh I
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MessageSujet: Re: État de guerre entre la Russie et la Géorgie   Ven 29 Aoû 2008 - 2:45

non watson, pacha a raison. ce sont des destroyers. comme le Kirov basé a sebastopol.

mais le tonnage de ce navire est de folie, je crois que c 'est le destroyer le plus lourd au monde ( avec sont jumeau (le sovremnyi???), y'en a un autre qui est en calle seche je crois)
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moro
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MessageSujet: Re: État de guerre entre la Russie et la Géorgie   Ven 29 Aoû 2008 - 11:57

Citation :

La Biélorussie va reconnaître l'Abkhazie et l'Ossétie du Sud

MOSCOU, 28 août (Xinhua) -- La Biélorussie pourrait reconnaître l'indépendance de l'Abkhazie et de l'Ossétie du Sud, deux régions séparatistes de la Géorgie, dans un ou deux jours, a déclaré jeudi l'ambassadeur de Biélorussie en Russie Vasily Dolgolev.

Interrogé sur la position biélorusse sur l'indépendance des deux régions, M. Dolgolev a réitéré devant les journalistes que " nous sommes des alliés", ajoutant que "la Biélorussie est en faveur aux procédés pacifiques."

"Nous ne pouvons pas soutenir l'aggression déclenchée par la Géorgie et je crois que l'acte de la Russie était juste", a jugé le diplomate biélorusse.

Un communiqué concerné sera publié jeudi ou vendredi par la présidence biélorusse, a ajouté l'ambassadeur.

Le président biélorusse Alexandre Loukachenko a envoyé jeudi un message à son homologue russe Dmitri Medvedev, affirmant que son pays reste toujours un allié fidèle à la Russie.

L'Abkhazie et l'Ossétie du Sud ont proclamé son indépendance vis-à-vis de la Géorgie dans les années 1990, après l'effondrement de l'Union soviétique. Mais leur indépendance n'a pas obtenu la reconnaissance internationale.

Mardi, la Russie a reconnu officiellement l'Ossétie du Sud et l'Abkhazie en tant que pays indépendants.
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MessageSujet: Re: État de guerre entre la Russie et la Géorgie   Ven 29 Aoû 2008 - 22:57

Citation :

Russia-Georgia Conflict Puts Turkey in Vulnerable Position


The Russia-Georgia conflict has put Turkey in a tight spot. Will Turkey side with the United States, its NATO ally, and let more U.S. military ships into the Black Sea to assist Georgia? Or will it choose Russia which also shares a Black Sea coast with Turkey? As Dorian Jones reports from Istanbul, ever since Turkey joined NATO in 1952, it has hoped to never have to make a choice between the alliance and its Russian neighbor to the north.

The U.S. Navy coast guard cutter <i>Dallas</i> passes through Bosporus Strait, Istanbul, Turkey, 24 Aug 2008

Turkey has been playing the role of mediator between various parties in the region: the United States and Iran; Israel and Syria; Pakistan and Afghanistan. But as more U.S. warships pass through the narrow Turkish-controlled strait into the Black Sea to deliver aid to Georgia, a time for choosing sides may have arrived.

Last weekend, U.S. warships used the Turkish straits to deliver aid to Georgia. A Russian official condemned the move and warned Turkey it was obliged to enforce the rules of an agreement that gives a 21 day limit on any warship from a country that does not border the Black Sea.

The Turkish government is responsible for policing the 32-kilometer Bosporus, the only route for ships traveling to the Black Sea, under the Montreux agreement of 1936. The Bosporus provides sole access for ships to Georgia's Black Sea ports.

International relations expert Soli Ozel of Istanbul's Bilgi University said this has put Turkey in a precarious position.

"Turkey is a NATO member and is also a neighbor of Georgia's and great supporter of Georgia both economically and militarily," he said. "And Turkey controls the passage from and to the Black Sea. Therefore whatever happens next Turkey is going to find itself impacted by the developments."

Also at stake is Turkey's trade relations with Russia. Turkey's trades more goods with Russia than any other country, mostly because of Turkey's dependence on Russian gas.

"We have very good economic relations with Russia," said Ozel. "Our trade is over $10 billion and we are overly dependent on Russian gas at 64 percent and 40 percent for Russia oil."

Turkey has been trying to boost trade with Moscow as it struggles with a current account deficit that's growing as energy costs soar.

But Russia has introduced new custom regulations which, according to the Turkish trade minister Kursad Tuzmen, could cost Turkey as much as $3 billion. Tuzmen attacked the regulations as political, saying Moscow may be punishing it for allowing the U.S. ships to pass through the Bosporus.

Tuzman said that on September 1 Turkey will impose curbs on Russian exports and withdraw support for its membership of the World Trade Organization.

But a Turkish diplomatic source said that Ankara is determined not to be drawn into the conflict. Much of the Turkish media is also calling for a neutral stance.

With the Turkish prime minister visiting Moscow and Tbilisi, Ankara is now working hard to secure peace. Soli Ozel doesn't believe such efforts have much chance of success, but still thinks they are important.

"For the moment I see it as an empty shell and as a good will gesture. If anything comes out of it will be good, and if nothing comes out of it no one will blame Turkey," said Ozel. "It is better than what the Europeans can and would do anyway."

This weekend Georgia's foreign minister, Eka Tkeshelashvili, is due to visit Turkey, while his Russian counterpart, Sergey Lavrov, is expected next week. While few people give little chance of any breakthrough, experts say the real motive behind such efforts is for Turkey to balance its relations between Russia and the West. But with another U.S. warship headed to the Black Sea this weekend, those efforts are predicted to get increasingly difficult.

http://www.voanews.com/english/2008-08-29-voa41.cfm
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MessageSujet: Re: État de guerre entre la Russie et la Géorgie   Sam 30 Aoû 2008 - 13:25

Citation :

Moscou envisage l'absorption à terme de l'Ossétie du Sud

TSKHINVALI, Géorgie — La Russie envisage à terme d'absorber l'Ossétie du Sud, ont affirmé vendredi des responsables de la province séparatiste géorgienne.

Alors le Kremlin se refusait à tout commentaire, le président du Parlement sud-ossète Znaur Gassïev a précisé que le président russe Dimitri Medvedev et le leader de la province Edouard Koïkoti ont discuté de l'avenir de l'Ossétie du Sud au début de la semaine à Moscou.

Selon Gassïev, la Russie absorbera l'Ossétie du Sud "dans plusieurs années" ou peut-être plus tôt. Il a ajouté que ce projet a été "clairement établi par les deux dirigeants".

Le vice-président du Parlement, Tarzan Koïkoti, a déclaré de son côté que les Sud-Ossètes ont le droit de réunifier avec l'Ossétie du Nord qui fait partie de la Russie.

http://www.french.xinhuanet.com/french/2008-08/29/content_706714.htm
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MessageSujet: Re: État de guerre entre la Russie et la Géorgie   Dim 31 Aoû 2008 - 1:46

Il sont serieux les russes??? Déjà qu'il auront du mal à couler la flotte turc.... Si ils passent à l'acte c'est la 3 éme GM assuré

Citation :
La flotte russe de la mer Noire peut détruire les navires de l'OTAN en 20 minutes (expert)

MOSCOU, 29 août - RIA Novosti. Les bâtiments de guerre russes peuvent détruire les navires de l'Alliance de l'Atlantique Nord (OTAN) qui se trouvent en mer Noire en 20 minutes, a déclaré vendredi l'ancien commandant de la Flotte russe de la mer Noire Edouard Baltine.

"Les navires de l'OTAN déployés en mer Noire ne forment pas un groupe apte au combat malgré leur puissance apparente. Une salve du croiseur lance-missiles Moskva et deux ou trois vedettes lance-missiles de la flotte russe suffiront pour les détruire en 20 minutes", a indiqué l'amiral à RIA Novosti.

Le groupe naval de l'OTAN en mer Noire est actuellement composé de trois navires américains, de quatre bâtiments de guerre turcs et de trois navires dépêchés par l'Espagne, l'Allemagne et la Pologne, selon l'État-major général des Forces armées russes. Huit autres navires devraient arriver prochainement.

"C'est un groupe disparate qui comprend même des garde-côtes", alors que la Flotte russe de la mer Noire est assez bien dotée de missiles, selon lui.

La mer Noire ressemble à une "souricière", de l'avis de l'ex-commandant. "On peut y entrer, mais il est très difficile de la quitter en cas de confrontation. L'ennemi devient une cible facile pour les navires, pour l'aviation et pour les batteries d'artillerie terrestres", a-t-il expliqué avant de rappeler que pendant la Seconde guerre mondiale, les navires de l'Allemagne nazie n'avaient pas osé pénétrer dans la mer Noire.

Dans le même temps, il a exclu la possibilité d'un combat entre l'OTAN et la Russie en mer Noire. "Nous n'avons pas l'intention de les attaquer et ce ne sont pas non plus des suicidaires", a indiqué l'amiral.

RIA Novosti, le 29 août 2008
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MessageSujet: Re: État de guerre entre la Russie et la Géorgie   Dim 31 Aoû 2008 - 11:58

ils sont entrain de se regarder comme des chiens enragés dans la mer noir et les déclarations des uns et des autres généraux ressemblent à des "rrrrrrr wof wof" mais les deux resteront tenus en laisse par leurs maitres respectifs. Personne n'osera donner l'ordre d'attaquer. En tout cas pas dans l'immédiat, faut attendre une nouvelle escalade, ou une éventuelle attaque de la géorgie sur l'abkhazie.

Citation :

Tbilissi se retire d'un cessez-le-feu avec l'Abkhazie

La Géorgie s'est retirée d'un cessez-le-feu avec l'Abkhazie conclu en 1994 sous l'égide des Nations unies pour mettre fin à la guerre dans la province séparatiste.

Ce retrait, annoncé par les services du ministre géorgien de la Réintégration Temour Yakobachvil, fait suite à la reconnaissance de l'indépendance de l'Abkhazie et de l'Ossétie du Sud par Moscou.

La résolution de l'ONU prévoyait l'instauration d'un cessez-le-feu après des combats ayant fait plusieurs milliers de morts et le déploiement d'une force russe de maintien de la paix. AP

http://tempsreel.nouvelobs.com/depeches/international/asiepacifique/20080830.FAP3487/tbilissi_se_retire_dun_cessezlefeu_avec_labkhazie.html
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MessageSujet: Re: État de guerre entre la Russie et la Géorgie   Sam 6 Sep 2008 - 15:01

Citation :

Nicaragua: le président Ortega reconnaît l'Ossétie du Sud et l'Abkhazie

MANAGUA (AFP) — Le président nicaraguayen Daniel Ortega a annoncé qu'il reconnaissait l'indépendance des Républiques séparatistes géorgiennes d'Ossétie du Sud et d'Abkhazie, dans une initiative inédite sur le plan mondial après la reconnaissance annoncée par Moscou le 26 août.

Le président Ortega, qui a fait cette annonce mardi soir à l'occasion du 29è anniversaire de l'Armée nationale, selon la presse locale, est, après le président russe Dmitri Medvedev le premier chef d'Etat à reconnaître officiellement l'indépendance des deux républiques séparatistes de Géorgie. Il soutient également la position de Moscou en faveur d'une négociation avec l'Europe dans cette crise.

La reconnaissance le 26 août par Moscou de l'indépendance de l'Ossétie du Sud et de l'Abkhazie, qui en avaient fait la demande solennelle une semaine plus tôt, avait été aussitôt condamnée par les Occidentaux, qui contestent aussi le maintien de positions russes avancées en territoire géorgien.

Le Nicaragua "reconnaît l'indépendance de l'Ossétie du Sud et de l'Abkhazie" décrétée par leurs Parlements respectifs en août, a déclaré mardi soir le président nicaraguayen.

Le président Ortega a également apporté son soutien "à la position du gouvernement russe qui recherche le dialogue avec les pays européens pour mettre un terme à ce conflit".

Il a fustigé les "politiques hégémoniques" qui "tentent d'encercler la Russie" et investissent des millions de dollars à travers l'OTAN (Organisation du traité de l'Atlantique Nord) pour "encercler militairement de la Russie".

Le vice-président américain, Dick Cheney, a entamé en Azerbaïdjan une tournée pour rassurer les alliés de Washington dans la région et exprimer le soutien des Etats-Unis à la Géorgie dans la crise qui l'oppose à la Russie.

Mercredi à Bakou, il a exprimé l'"intérêt profond et constant" des Etats-Unis pour la sécurité dans l'ensemble de la région.

Cette tournée intervient alors que les Etats-Unis tentent d'achever le réexamen de leurs relations avec la Russie à la lumière du conflit russo-géorgien, la Maison Blanche n'excluant pas l'adoption éventuelle de sanctions.

Mercredi, le Parlement géorgien a levé l'état de guerre instauré le 9 août, mais a proclamé l'état d'urgence dans les régions du pays où des forces russes dites de maintien de la paix se trouvent toujours au-delà des lignes de démarcation avec les régions séparatistes d'Abkhazie et d'Ossétie du Sud.

Les dirigeants de l'Union européenne avaient annoncé lundi le gel des négociations en cours sur un partenariat renforcé avec Moscou tant que les troupes russes déployées en Géorgie ne seront pas revenues sur leurs positions antérieures au conflit.

Un conflit militaire avait opposé la Géorgie à la Russie début août, les troupes russes entrant sur le territoire géorgien pour repousser une intervention lancée par l'armée géorgienne dans la nuit du 7 au 8 août en Ossétie du Sud pour en reprendre le contrôle.

La Chine a appelé mardi la Russie et la Géorgie à dialoguer pour résoudre leur conflit et a refusé de prendre partie.

"Nous espérons que les parties concernées résoudront ces questions à travers le dialogue et les consultations", a déclaré à la presse un porte-parole du ministère des Affaires étrangères, Jiang Yu.

Cette dernière a refusé de faire porter la responsabilité de la crise à l'une ou l'autre des parties et de dire si Pékin soutenait la reconnaissance par la Russie de l'Ossétie du Sud et de l'Abkhazie.
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MessageSujet: Re: État de guerre entre la Russie et la Géorgie   Sam 6 Sep 2008 - 15:24

Bonne analyse de la situation

Citation :

Le piège Ossète
Par Bernard Dreano

INTERVENTION. L'offensive géorgienne en Ossétie du Sud le 7 août et l'occupation rapide de l'armée russe du territoire géorgien ont ouvert un nouveau cycle d'affrontement au Caucase. Bernard Dreano décrypte la situation en ouvrant sur la question nationale, une fois encore posée en Géorgie. Le 18 juin 2008

Que signifie cette « guerre d'Ossétie » d'août 2008 ? Ce conflit, qui a mis aux prises deux pays membres du Conseil de l'Europe, n'a guère suscité de mobilisations sur nos rivages européens. Au-delà des explications souvent pertinentes sur l'héritage historique, les rivalités des grandes puissances, l'importance du pétrole de la Caspienne, etc., c'est plutôt la confusion politique qui règne ; beaucoup se contentent de lieux communs sur la main de Moscou pour les uns, sur les troubles menées de l'impérialisme américain pour les autres. Ces visions partielles empêchent de tirer les leçons de cet épisode et, plus généralement, de ces conflits caucasiens dont les effets sont importants et la fin n'est pas annoncée.
Les Russes ont-ils vraiment gagné, les Américains perdu, les Européens sauvé l'honneur ?

Rappelons les faits. Le 7 août, le président géorgien Mikheïl Saakatchvili a donné l'ordre à ses troupes de marcher sur Tskhinvali, la capitale de la province sécessionniste d'Ossétie du Sud, et celles-ci l'ont occupée au prix de violents combats et de nombreuses victimes civiles. Depuis son arrivée au pouvoir à la faveur de la « révolution des roses » de novembre 2003, Saakatchvili rêve de réunifier son pays, dont les provinces d'Ossétie du Sud et l'Abkhazie ont fait sécession. Après des années d'échec, les circonstances lui ont enfin paru favorables, cer-tains signes de Moscou semblant indiquer que la Russie laissait tomber son protégé, le chef ossète Edouard Kokoïty, et, si la Géorgie n'a pas réussi à se faire admettre ce printemps comme membre de l'OTAN, Saakatchvili pensait avoir le soutien occidental face à une hypothétique réaction russe. George W. Bush ne l'avait-t-il pas présenté comme un modèle lors de sa récente visite en Géorgie ?

De toute évidence, il s'agissait d'un piège et l'armée russe en a profité pour donner aux Géorgiens la « leçon » que Vladimir Poutine leur promettait depuis longtemps. L'armée géorgienne a été repoussée quelques heures après la « libération » de Tskhinvali et les Russes ont pris le contrôle de plusieurs points stratégiques, non seulement autour de l'Ossétie du sud mais aussi sur le front abkhaze (les gorges de Kodori et l'aéroport de Senaki) et même dans des vallées qui se situent entre l'Abkhazie et l'Ossétie (Svanie) et, au sud, en contrôlant, à Gori, l'axe routier Est-Ouest vital pour la Géorgie. S'agit-il aux yeux du Kremlin des « mesures additionnelles de sécurité » dont parle le document qu'a fait adopter Nicolas Sarkozy pour obtenir un cessez-le-feu ? Quant aux mesures additionnelles de la « punition », elles ont pris la forme de bombardements délibérés de civils à Gori et dans d'autres villes et villages géorgiens.

Au-delà des mâles déclarations de George Bush junior, le soutien américain s'est en prati-que limité à… libérer les quelques dizaines de soldats géorgiens présents en Irak pour qu'ils puissent aller défendre leur pays. En termes de crédibilité, la guerre d'Ossétie est une défaite américaine. L'Union européenne, par la grâce de Nicolas Sarkozy et Bernard Kouchner, semble par contre avoir joué son rôle de puissance médiatrice et obtenu la fin des combats, sauvant la mise du président géorgien menacé par les chars russes. Mais l'objectif des Russes était-il vraiment de remplacer Mikheïl Saakatchvili par une de leur marionnette amenée dans les fourgons d'une armée occupant Tbilissi ? Une telle opération signifiait tout autre chose que de bombarder les immeubles à Kaspi ou Agara ou de mettre hors d'usage les installations portuaires de Poti, coulant au passage la flottille militaire géorgienne. En fait, le cessez-le-feu n'est réellement intervenu qu'une fois que les Russes ont atteint leurs objectifs politiques et militaires, laissant au bouillant Mikheïl une Géorgie plus affaiblie que jamais, renforçant leurs pions abkhazes et ossètes, galvanisant l'opinion publique russe autour de la défense des « frères ossètes massacrés » et exaltant un nationalisme victorieux qui efface le syndrome tchétchène.

Les États-Unis ont, depuis la chute de l'URSS, cherché à entraver la renaissance de la Rus-sie comme puissance régionale. Ce faisant, ils ont aussi renforcé la sympathie à leur égard des États (et aussi le plus souvent des peuples) qui s'inquiètent de toute nouvelle velléité d'impérialisme russe. C'est ainsi, par exemple, qu'ils ont favorisé la création de l'axe de coopération Mer Noire-Caucase – dit GUAM (Géorgie, Ukraine, Azerbaïdjan, Moldavie) – et prôné une adhésion à l'OTAN de la Géorgie et de l'Ukraine. Avantage supplémentaire, une alliance avec l'Azerbaïdjan (prudent) et avec la Géorgie (enthousiaste) offre un « balcon stratégique » par rapport à l'Iran et à l'Irak, surtout alors que la Turquie ne se plie pas toujours aux volontés du pentagone (comme lors de l'invasion de l'Irak). Enfin, bien sûr, les Américains et leurs alliés européens, britanniques, français, turcs, etc., ont soutenu l'organisation de l'acheminement du pétrole et du gaz de la Caspienne et de l'Asie centrale en contournant la Russie par les magnifiques tuyaux Caspienne-Méditerranée, Bakou-Tbilissi-Ceyan (pour nos voitures) et Bakou-Tbilissi-Erzeroum (pour nos gazinières).


Dernière édition par moro le Sam 6 Sep 2008 - 15:27, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: État de guerre entre la Russie et la Géorgie   Sam 6 Sep 2008 - 15:26

Citation :

La guerre a montré que ces beaux édifices politiques et ces beaux pipelines, outre qu'ils n'apportaient pas aux peuples du Caucase la paix et la prospérité promises, demeuraient fragiles et vulnérables. Un point gagné pour Moscou. Vladimir Poutine, quand il est arrivé au pouvoir, avait fait du Caucase une priorité pour affirmer la force de l'État russe. D'abord au nord, en provoquant la deuxième guerre de Tchétchénie et en écrasant, non sans difficultés, la sé-cession au prix de la mort de 15 % de la population locale. Le dernier épisode connu de cette guerre a été la tragique prise d'otage, par un commando tchétchène, des écoliers de Beslan en Ossétie du nord, en septembre 2004. Puis au sud, en affirmant la présence d'une Russie qui distribuait des passeports russes aux Abkhazes et aux Ossètes du sud. Il vient de démontrer ce qu'il peut faire à partir de ces territoires. L'avertissement vaut aussi pour une autre république autoproclamée, la Transdienstrie, sécessionniste de la Moldavie, que pour la base navale russe de Sébastopol en Crimée (ukrainienne mais peuplée majoritairement de Russes), etc. L'empire du Kremlin est de retour.
Mais ce retour consolide le front anti-Moscou des voisins ; les chefs d'État ou de gouvernement d'Estonie, Lettonie, Lituanie, Pologne et Ukraine sont venus à Tbilissi affirmer leur solidarité avec la Géorgie. Un problème sérieux pour la Russie.

Les Américains ont-ils d'ailleurs vraiment perdu non seulement la face, mais aussi la partie ? Après quelques jours de conflit, le bilan est contrasté. Les Européens se sont divisés comme lors de l'indépendance du Kosovo, mais pas tout à fait selon les mêmes clivages. L'Est, du moins une partie, a pris fait et cause pour les Géorgiens, l'Ouest, dont les Alle-mands et les Français, demeurant plus circonspects, ne voulant pas une détérioration profonde des rapports avec la Russie pour une histoire d'Ossètes. Une division assez bien perçue par certains stratèges de Washington. D'autant que finalement, Angela Merkel, rejoignant la Pologne et les pays Baltes, a proposé, à Tbilissi même, à la mi-août, une adhésion rapide de la Géorgie à l'OTAN, une perspective qui est un des motifs de l'expédition punitive russe !
Comme au XIXe siècle, c'est le « grand jeu » géopolitique des influences impérialistes, sauf que depuis, les Américains ont pris la place des Britanniques et les Russes ont perdu leur empire. Et sur le terrain, c'est le « petit » jeu, concret et sanglant, des « affrontements ethniques ».
Avant même l'effondrement de l'URSS, la Géorgie avait réaffirmé sa volonté d'indépendance.

Lors de l'effondrement de l'Union soviétique, les Géorgiens ont proclamé une indépendance que beaucoup attendaient depuis… 1800 ! Pendant des siècles, les royaumes géorgiens sont parvenus à demeurer autonomes ou totalement indépendants des empires perses ou by-zantins (puis ottomans), développant une culture spécifique et forte. Au XVIIIe siècle, les Georgiens chrétiens orthodoxes ont cherché la protection de la nouvelle puissance régionale, l'empire russe, contre les empires musulmans ottomans et persans, se traduisant par le traité de protectorat de 1783 puis le manifeste « d'union volontaire » à l'empire russe de 1801. Mais cette union s'est transformée en annexion et même, dans une large mesure, en russification, les tsars faisant de Tiflis (Tbilissi) la capitale de leurs possessions au-delà du Caucase. Aussi, beaucoup de Géorgiens ont accueilli avec enthousiasme les révolutions de 1917 et, en mai 1918, la république démocratique de Géorgie a proclamé son indépendance, le gouvernement élu étant dirigé par les sociaux-démocrates géorgiens (mencheviks). Après quelques mois, les bolcheviks, sous la direction de leurs leaders locaux Staline et Ordjonikidze, ont entrepris la reconquête brutale de cette Géorgie indépendante avec, entre autres, le soutien actif de deux minorités du Caucase, les Ossètes et les Abkhazes.
En février 1921, la Géorgie était incluse dans l'URSS, dans la nouvelle république soviéti-que de Transcaucasie. Mais Joseph Dougatchvili, dit Staline, commissaire aux nationalités du gouvernement central soviétique, enfant d'un couple mixte ossèto-géorgien (un cas tout à fait banal dans sa région natale de Gori) s'est ingénié à créer des régions autonomes, surtout au bénéfice des groupes ethniques jugés les plus loyaux à Moscou ; une architecture achevée avec l'éclatement de la Transcaucasie en 1936 (en Arménie, Azerbaïdjan, Géorgie, dans leurs frontières actuelles), et le parachèvement à la fin de la guerre mondiale, avec les massacres génocidaires et déplacements forcés de certaines populations musulmanes du Nord et du Sud Caucase (Tchétchènes, Ingouches, Mechkètes…).

Avant même l'effondrement de l'URSS, la Géorgie avait réaffirmé sa volonté d'indépendance, mais, quand celle-ci a été proclamée en avril 1991, le président élu, Zviad Gamsakhourdia a développé un discours raciste et xénophobe, très hostile aux minorités. Il en a résulté une très violente guerre civile entre Géorgiens et l'insurrection des minorités ossètes et abkhazes, avec le soutien immédiat et décisif des forces russes. Quand les combats ont ces-sé et que l'ancien leader communiste géorgien Edouard Chevardnadze est venu au pouvoir, une région automne, l'Adjarie (où vit une forte minorité musulmane de langue géorgienne) avait pris ses distances sans effusion de sang, et les deux autres, Abkhazie et Ossétie du Sud, avaient fait sécession.
En Ossétie du sud, les combats de 1991-1992 ont fait des centaines de morts, mais une po-pulation géorgienne est demeurée sur le territoire ossète, et des milliers d'ossètes ont continué à vivre ailleurs en Géorgie. L'Ossétie du Sud proprement dite est un petit territoire qui doit compter aujourd'hui moins de 75 000 habitants. Les Ossètes, parlant une variété de persan, généralement chrétiens orthodoxes, se réclament de lointains ancêtres des Alains, qui ont été jusqu'en Gaule lors des premières invasions de la fin de l'empire romain. Ils vivent principalement au nord du Caucase (Ossétie du Nord ou Alanie, 750 000 habitants dont 60 % d'Ossètes) mais aussi au sud, de part et d'autres du col de Daria. La conquête russe du Cau-case au XVIIIe siècle a commencé par le ralliement des Ossètes (1774) et la fondation sur leur territoire de la ville impériale de Vladikavkaz (la porte du Caucase). Elle s'est achevée plus d'un siècle plus tard avec la soumission des Tchétchènes voisins.

En Abkhazie, les combats de 1992-1993 ont fait des milliers de morts. Cette très belle province avec sa magnifique riviera sur la mer Noire, était peuplée à la fin de l'URSS d'environ 500 000 habitants géorgiens, russes, arméniens, grecs, et de moins de 20 % d'Abkhazes. Mais les groupes armés abkhazes, puissamment soutenus par des miliciens extérieurs (musulmans notamment) et surtout par l'armée russe, ont pris le contrôle de la quasi-totalité de la région et, surtout, expulsé l'ensemble de population d'Abkhazie identifiée comme géorgienne (près de deux cent cinquante milles réfugiés). Les Abkhazes sont des montagnards parlant une langue caucasienne différente du géorgien, et en majorité de confession musulmane.
Sans renoncer à rétablir l'intégrité territoriale de la Géorgie et à permettre le retour des réfugiés d'Abkhazie et d'Ossétie dans leurs foyers, Edouard Chevardnadze avait dû accepter un accord avec la Russie de Boris Eltsine, dans le cadre de la « Communauté des États indépendants » constituée par les ex-républiques soviétiques. Au terme de cet accord, entériné par l'ONU et l'OSCE (Organisation pour la coopération et la sécurité en Europe), les troupes rus-ses – qui avaient pourtant été tout sauf neutres – étaient considérées comme « forces de paix », stationnant en Ossétie et Abkhazie en « interposition » entre les belligérants ! Mais les réfugiés, principalement géorgiens d'Abkhazie, n'ont jamais pu rentrer chez eux. Et les Russes, qui s'étaient engagés à évacuer les bases militaires qu'ils occupaient ailleurs en Géorgie, ne l'ont fait que très lentement et avec une mauvaise volonté évidente, par exemple en truffant de mines tous les terrains et infrastructures abandonnées.

Les conflits sont restés « gelés », des dizaines de milliers de refugiés demeurant dans des camps, des écoles ou des hôtels réquisitionnés en Géorgie. Pire, la troisième région autonome de Géorgie, l'Adjarie, au sud, faisait sécession à son tour (les Adjars sont en général des musulmans de langue géorgienne), le satrape local Aslan Abachidze croyant profiter de l'appui d'une base russe locale non évacuée.
Si l'on ajoute aux réfugiés en déshérence et aux processus de règlement qui n'aboutissent à rien, une situation économique difficile et une corruption galopante, on comprend mieux pourquoi le régime à bout de souffle d'Edouard Chevardnadze s'est effondré lors de la révolution des roses de 2003. Et comme le nouveau président Mikheïl Saakatchvili a pu récupérer l'Adjarie sans réaction russe (et avec l'assentiment évident de la population locale), il s'est imaginé pouvoir faire assez vite de même avec l'Ossétie d'abord, l'Abkhazie ensuite, comptant pour se faire sur le soutien européen et américain. À chaque tentative, de 2004 à 2007 la réaction russe a été plus virulente, les relations russo-géorgienne plus dégradées, les relations américano-géorgiennes plus fortes. Les difficultés intérieures de Saakatchvili, les scandales politico-financiers, la régularité des élections de 2008 contestée dans la rue par l'opposition, etc., n'ont fait qu'accentuer ce cercle vicieux, jusqu'à la fuite en avant géorgienne du 7 août.
Les nationalistes, des héros ou des vilains ?

Certains nous expliquent que « les Russes ont rendu en Ossétie la monnaie de leur pièce aux occidentaux qui avaient reconnu l'indépendance du Kosovo » ; d'autres que « les sécessionnistes sont manipulés par les impérialistes américains », au Tibet comme au Kosovo, « par la main de Moscou » en Abkhazie, en Ossétie du Sud, en Transdienstrie, « par les deux », au Nagorno-Karabakh, « par l'Algérie » au Sahara Occidental, « par les terroristes » en Tchétchénie et au Sin-Kiang, au Pays Basque, etc. On nous dit que « le droit des peuples à disposer d'eux mêmes est une valeur absolue », que « l'intégrité des nations et la non-ingérence » sont aussi d'autres valeurs absolues. Selon les circonstances et le sens du vent, les Palestiniens, les Albanais, les Kurdes, les Arméniens, les Tchétchènes, les Touaregs, les Amérindiens, les Kanaks, les Juifs, les Roms, les Serbes, les Corses, les Baloutches, les Tibétains, les Ouigours, etc., sont présentés comme les parangons du progressisme démocratique ou les instruments de la réaction obscurantiste, les héros ou les vilains.

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MessageSujet: Re: État de guerre entre la Russie et la Géorgie   Sam 6 Sep 2008 - 15:26

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Contrairement à la « prison des peuples » de l'empire tsariste, l'URSS prétendait avoir ré-solu la « question nationale », et cela scientifiquement. Comme l'expliquait Joseph Staline lui-même, les « peuples » étaient des groupes qui pouvaient se revendiquer d'une histoire, d'une langue, d'une culture, d'un territoire. Ces « peuples » pouvaient constituer des entités nationales fédérées, des Républiques soviétiques comme l'Ukraine ou la Géorgie. D'autres « nationalités », parce que petites en nombre, à l'histoire indécise, non territorialisées, etc., pouvaient cependant bénéficier de droits nationaux dans des « républiques autonomes » dé-pendants des Républiques soviétiques majeures. La mise en œuvre de ce modèle a été faite de manière autoritaire, créant des divisions historiques parfois artificielles (par exemple entre Kazakhs et Ouzbeks), des histoires réécrites et fixant des frontières sans consultation des populations diverses vivant de part et d'autre. Ce modèle a été interprété à leur manière par les communistes chinois et yougoslaves. Il n'a pas empêché la domination du groupe majoritaire et notamment une russification ou une sinisation vécues souvent par les peuples périphériques comme coloniales. Néanmoins, il offrait aux populations des droits, par exemple d'enseignement des langues nationales, que ne fournissait pas du tout le modèle « jacobin » français de négation des minorités « au nom de l'égalité » dans son propre espace national et a fortiori colonial.

Mais quand l'empire éclate, les garanties relatives de ces droits nationaux, d'un certain autogouvernement, etc., n'apparaissent plus sures, surtout si leur maintien dépend du groupe voisin, parfois historiquement antagonique, et non d'un « centre » lointain, yougoslave ou soviétique. De plus, le modèle de « l'autodétermination » pour chacun des peuples semble signifier la constitution d'un État-nation unitaire et indépendant, sur le modèle prototype de la République française ; chaque groupe ethnique aspirant au statut de « peuple » veut donc son « indépendance », avec les insignes de celle-ci, son drapeau, son hymne, son comité olympique… C'est du moins ainsi que les dirigeants présentent les choses.
Le problème, c'est qu'il n'y a pas de définition « scientifique » possible d'un peuple qui vaille en tous lieux et en toutes circonstances, quels que soient les mérites des anthropologues, des historiens et des linguistes pour nous faire comprendre une situation donnée. La notion de culture est mouvante, de même que celle de langue quand on voit par exemple les efforts ridicules de l'État croate pour distinguer sa langue de celle de son voisin serbe. Quant à l'histoire, elle est faite de mythes et de récits des origines, variables et contingents. Et si l'on croise les différents critères pour définir des « ethnies » candidates au statut de « nation », on arrive dans le monde à plus d'un millier de groupes qui pourraient y prétendre… Faut-il autant d'États ?
La question nationale est dramatiquement posée si l'État régnant n'a aucune intention de la résoudre

Les « communautés imaginées » que sont les nations, selon l'expression de l'historien britannique Benedict Anderson, sont des produits de la psychologie collective et des contingences historiques qui déterminent un cadre politique dans lequel s'exprime une volonté active ou une acceptation passive de vivre ensemble dans un système institutionnel (local, étatique, su-pra-étatique et unitaire ou fédéral). Les « groupes imaginés » – et pourtant bien réels au quotidien – de Bretons, d'Alsaciens ou de Kabyles de Paris, de Mingréliens, de Kakhètiens ou d'Arméniens de Tbilissi, vont se reconnaître dans, ou accepter, le cadre français pour les premiers, géorgien pour les seconds, dans la mesure où ils s'y sentent respectés, capables d'exercer les droits individuels et collectifs qu'ils jugent essentiels.
Prenons quelques exemples. Pour un Palestinien de passeport Israélien, ces droits ne sont pas respectés, non seulement du fait de discriminations juridiques et de la politique des gouvernements israéliens successifs, mais aussi parce que toute la symbolique de l'État, toute l'histoire enseignée, etc. nie l'arabité du pays, et ceci même si formellement l'arabe est langue officielle… Et pour un Palestinien des territoires occupés, il n'est pas question d‘une citoyenneté ! La question nationale est dramatiquement posée, l'État régnant n'a aucune intention de la résoudre et, donc, la question de l'État palestinien est essentielle. Pour un Albanais du Ko-sovo, la frontière fixée par les grandes puissances en 1912, sans tenir aucun compte de la ré-partition de population et l'annexant à la Serbie, est vécue comme injuste. Les gouvernements successifs, monarchistes serbes, yougoslaves monarchistes, yougoslaves communistes, serbes post-yougoslaves, ont nié ces droits nationaux. La Yougoslavie titiste les avait reconnus, mais sans en permettre réellement toute la pratique (par exemple pour l'enseignement supérieur), sauf pendant la période d'autonomie réelle (1974-1988). À partir de 1988, du fait de la politique de Milosevic, plus aucun Albanais du Kosovo (90 % de la population) ne reconnaît la moindre loyauté active ou passive envers l'État de Belgrade.
Et le Caucase ? Avant même l'éclatement de l'URSS, les Arméniens du Nagorno-Karabakh (80 % de la population) avaient remis en cause leur appartenance à l'Azerbaïdjan, vécue comme injuste depuis la décision soviétique de 1923. Il s'en est suivi une guerre féroce, l'indépendance proclamée de la province, l'expulsion des populations azéries du Nagorno-Karabakh et des environs, et le départ de tous les Arméniens d'Azerbaïdjan et de tous les Azéris d'Arménie, soit au total 700 000 réfugiés azéris et 250 000 réfugiés arméniens. Nous avons vu qu'un processus similaire s'est déroulé en Abkhazie géorgienne, avec les différences considérables que là, les Abkhazes n'étaient qu'une petite minorité et que l'intervention directe de l'armée russe a été décisive.
Les inquiétudes des habitants de zones reconnues comme autonomes, des Ossètes et des Abkhazes vis-à-vis des Géorgiens, des Arméniens vis-à-vis des Azéris, étaient-elles justifiées ? Le contexte était de fer, de peur et de sang. L'irruption d'un fou furieux comme Gam-sakhourdia en Géorgie n'avait rien de rassurant.

Mais dans leurs provinces « libérées » sous protectorat russe, qu'on fait les leaders ? Les nationalistes abkhazes ont pratiqué une purification ethnique massive et brutale. Quant aux miliciens ossètes, affichant sans complexes le portrait du tueur serbe de Bosnie, Radovan Ka-radzic, dans des locaux officiels, ils ont affirmé leur allégeance à Moscou et refusé les ouvertures de Tbilissi.
On sait comment les opprimés minoritaires peuvent se transformer en oppresseurs majoritaires, comment des Albanais héroïques face à l'oppression serbe des années 1980 deviennent les acteurs des pogroms antiserbes de 2004. Il s'est produit la même chose dans le Caucase et pour les leaders abkhazes et leur mentor russe, il n'a jamais été question d'accepter, même théoriquement, le retour des réfugiés.
Si la légitimité des revendications nationales est souvent niée par les groupes majoritaires ou dominants, elle est reconnue en droit international et participe de l'égalité des êtres humains. La Constitution d'un État indépendant, séparé, peut, si l'État régnant empêche l'exercice de ces droits, être le moyen d'y accéder. Mais en termes de droits des gens, l'indépendance n'est qu'un moyen, pas le but sacré et mythique. D'ailleurs, en ces temps de mondialisation, l'indépendance nationale est devenue fort relative… Surtout, l'indépendance comme moyen d'exercer les droits des uns ne doit pas se retourner au détriment du droit des autres, dans la série infernale des héros devenant vilains.
Le respect des droits égaux pour tous est la condition de la paix et de la prospérité commune

La Russie a été largement expulsée d'une zone qu'elle considère comme naturellement la sienne et où vivent encore de nombreux Russes ou russophones. Le partage du pétrole d'Azerbaïdjan s'est fait à son détriment, l'oléoduc Bakou-Tbilissi-Ceyan contre elle. L'agressivité occidentale, principalement américaine, à son égard, s'est manifestée dans le projet d'installation de radars antimissiles soi-disant contre l'Iran, dans ces pays voisins de l'Iran que sont la Pologne et la République tchèque (malgré les manifestations hostiles surtout en Tchéquie). L'affaire du Kosovo ne concerne la Russie que principalement sur le plan symbolique mais elle a été humiliée par la décision occidentale de passer outre son opposition à l'indépendance. L'éventualité de l'élargissement de l'OTAN à l'Ukraine et à la Géorgie a été le dernier chiffon rouge. La Russie a donc décidé de démontrer pleinement sa capacité de nuisance en profitant de l'offensive imbécile de Saakatchvili. Et Poutine, dont on connaît pourtant le sanglant bilan tchétchène, s'est présenté au monde comme le défenseur de petits peuples du Caucase !

La Russie et les États-Unis portent, chacun à sa manière, une responsabilité énorme dans le développement de la crise. L'attitude de l'armée russe ne va faire qu'approfondir la division, la haine et la xénophobie. Le racisme anti-géorgien (et plus généralement anti-caucasien) est déjà très répandu en Russie. Le racisme antirusse, très limité jusqu'à présent en Géorgie, risque de se développer. Les populations minoritaires géorgiennes ou ossètes coincées « du mauvais côté du front », sont menacées, et l'on parle déjà de centaines d'otages et de viols. Des dizaines de milliers de personnes déplacées, surtout géorgiennes réfugiées au sud mais aussi ossètes au nord, vont s'ajouter aux dizaines de milliers de réfugiés existants. L'économie de toute la région est déstabilisée et cela peut affecter aussi la situation arméno-azerbaïdjanaise.
Quand les conflits se sont « gelés », en 1993, la « communauté internationale » a essayé de trouver les voies et moyens d'une paix juste et durable. Comme ailleurs, ces « processus de paix » se sont enlisés, du fait de la mauvaise volonté évidente de certains des leaders nationaux ou locaux arrivés au pouvoir par la guerre et, plus encore, du fait des grandes puissances elles-mêmes. Contrairement à d'autres théâtres de guerre, il existe, dans le cas du Caucase, des instruments européens prévu pour la résolution des conflits, l'OSCE et le Conseil de l'Europe – dont Russie, Azerbaïdjan, Géorgie et Arménie sont membres. Mais ces instruments sont paralysés largement par la volonté des principales puissances.

La crise actuelle pouvait aisément être prévue, sinon dans ses formes et sa date exacte, du moins son inéluctabilité. C'est une démonstration de l'inadéquation de mécanismes de pré-vention et de résolution des conflits « gelés », qu'il faudrait d'ailleurs plutôt qualifier de conflits « ulcéreux », qui prolifèrent dans la région et peuvent se réveiller à tout instant. En ne voyant que la dimension géopolitique au niveau des gouvernements et l'arithmétique ethnique sur le terrain, les organisations internationales évacuent la réalité humaine des situations. Et si quelques faibles moyens de l'ONU ou de l'Union européenne ont été alloués à des opérations de « réconciliation », hélas trop souvent formelles, très peu a été fait avec et pour les sociétés. Pourtant, depuis la tourmente des évènements dramatiques du début des années 1990, des mouvements des sociétés civiles de la région, en Géorgie, en Arménie, en Azerbaïdjan, en Russie et dans une moindre mesure dans le Nord-Caucase, se sont efforcés de défendre les positions du respect des droits de chacun pour la paix entre tous, au risque d'être physique-ment menacés en tant que « traitres » par les divers nationalistes.
Ces mouvements ne baissent pas les bras. Ils savent, comme le disent les militants du Mouvement de jeunes pour les droits de l'homme de Russie (YHRM) que « bien que la guerre se déroule sur un seul territoire, la haine, les tensions interethniques et la propagande militariste s'étendent au-delà de ses frontières, et de ce fait la guerre ne touche pas seulement nos amis et nos camarades dans la zone des opérations militaires, elle vient aussi jusque dans nos villes et nos maisons ». Ils savent, comme les militants du Comité géorgien de la Helsinki Citizens' Assembly, actifs de longue date dans le dialogue entre Géorgiens et Ossètes, que malgré le flot de haine qui vient de se déverser, il n'y a pas d'autre alternative que de vivre ensemble.
Nous leur avons trop mesuré notre solidarité. Leurs voix doivent être entendues. Et nous devons contribuer à l'instauration, sur le terrain, des mesures immédiates qui sont la condition de quelque processus de paix que ce soit, c'est-à-dire le retrait des forces russes sur la frontière de la fédération de Russie, le retrait des forces géorgiennes en deçà des frontières d'Ossétie et d'Abkhazie, l'installation d'une vraie force d'interposition multinationale dans ces territoires, puis le développement des conditions permettant le retour des réfugiés dans leurs foyers. Mais nous devons aussi agir contre un alignement sur une politique atlantiste et belliqueuse, facteur direct de crise dans le Caucase.

Nous devons aussi nous interroger sur le « deux poids, deux mesures » qui sévit dans cer-tains secteurs de notre opinion publique et de nos dirigeants. Au nom de l'anti-impérialisme, quelques-uns semblent considérer le retour des habitants géorgiens dans leur région natale d'Abkhazie et le retrait des forces russes comme une revendication « américaine » ! D'autres, bien plus nombreux chez nous, et au nom de la démocratie, considèrent Mikheïl Saakatchvili comme un héros du monde libre ! Les premiers considéraient les revendications des Albanais du Kosovo comme autant de manœuvres de la CIA. Les seconds, dont la voix porte bien plus fort, ne sont pas loin de lancer une croisade antirusse et de considérer chaque Ossètes comme un pion de Moscou ; et s'ils exigent le retrait des forces russes du territoire géorgien, ils n'exigent par exemple jamais celui des forces israéliennes du territoire palestinien.
Le piège de l'Ossétie, c'est aussi de considérer qu'il y a des peuples dignes d'avoir des droits et d'autres qui ne le sont pas.

http://www.mouvements.info/spip.php/Voir%20http:/universite.deboeck.com/livre/spip.php?article314
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MessageSujet: Re: État de guerre entre la Russie et la Géorgie   Jeu 11 Sep 2008 - 17:03

Citation :

International
Deux bombardiers stratégiques russes Tu-160 se posent au Venezuela (Défense)
21:39 | 10/ 09/ 2008

Version imprimée

MOSCOU, 10 septembre - RIA Novosti. Deux bombardiers stratégiques russes Tupolev-160 se sont posés mercredi soir sur l'aérodrome militaire de Libertador, au Venezuela, rapporte le ministère russe de la Défense.

Les avions supersoniques militaires russes effectueront des vols d'entraînement au-dessus des eaux neutres pendant quelques jours avant de regagner leur base en Russie.

Le 1er septembre dernier, le président vénézuélien Hugo Chavez a encouragé la possible visite de la marine et de l'aviation militaires russes dans son pays, sur fond de rétablissement de la 4ème Flotte américaine, pour surveiller les régions latino-américaine et caraïbe.

demain on verra peut etre des missiles russes au venezuela
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MessageSujet: Re: État de guerre entre la Russie et la Géorgie   Ven 12 Sep 2008 - 5:57

Je pense que c'est le début de mon histoire d'amour avec Sarah Palin Embarassed ,il faut au monde ce genre de femme a la maison blanche, dommage qu'elle soit pas la colistière de Obama, ça serais le top !

Citation :


Sarah Palin n'exclut pas l'option militaire face à la Russie Twisted Evil


WASHINGTON - Sarah Palin n'exclut pas l'option militaire face à la Russie, si cette dernière devait envahir des pays voisins de la Géorgie, comme l'Ukraine et si la Géorgie devenait membre de l'OTAN, tout en excluant d'en arriver à une nouvelle Guerre froide.

La gouverneur d'Alaska s'est exprimée jeudi dans sa première interview
télévisée, sur ABC News, depuis qu'elle est devenue vice-présidente du
parti républicain il y a deux semaines et en vue de la présidentielle
américaine du 4 novembre. Elle a fait fi des mises en garde du Premier
ministre russe Vladimir Poutine, sur le fait que son pays ne tolérerait
aucune ingérence dans les anciennes républiques soviétiques.


"Ce que je pense, c'est que lorsque des petits pays démocratiques se
font envahir par une plus grande puissance, nous devons nous montrer vigilants contre eux... Nous avons à montrer notre soutien, dans ce cas-là, à la Géorgie"
, a précisé Sarah Palin

Elle a parlé de la possibilité de "sanctions économiques et de
pressions diplomatiques"
et de la nécessité de rester vigilants, avec
les pays alliés, face aux ambitions de la Russie.

Les déclarations de Sarah Palin sont intervenues le jour-même où Vladimir
Poutine a insisté sur le fait que son pays n'avait pas l'intention d'empiéter sur la souveraineté de la Géorgie.

Sarah Palin s'est exprimée lors d'un déplacement en Alaska, pour assister à la cérémonie militaire du départ de son fils aîné, Track (19 ans) en Irak,
avec son régiment de 4.000 soldats de la Stryker Brigade Combat Team de
la 25e division d'infanterie. Track Palin s'occupera d'assurer la
sécurité des officiers supérieurs de sa brigade, dans la vallée de la
Diyala (nord-est de Bagdad), quatrième province la plus dangereuse du
pays.

AP



http://fr.news.yahoo.com/ap/20080912/twl-usa-presidentielle-palin-224d7fb.html
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