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 État de guerre entre la Russie et la Géorgie

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MessageSujet: Re: État de guerre entre la Russie et la Géorgie   Jeu 28 Aoû 2008 - 17:32

dr.watson1 a écrit:
Les portes avions n'ont pas le droit de passé par le détroit de Bosphore, seul les porte-avions russe en ont l'autorisation car ils sont d'un certain tonnage.

je voulais savoir, combien de porte avions ou porte aréonef possède la russie, a m connaissance seulement une le: "Amiral Kouznetsov"
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moro
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MessageSujet: Re: État de guerre entre la Russie et la Géorgie   Jeu 28 Aoû 2008 - 17:46

Et devinez qui rentre gentiment dans la danse?
hehe les chinois boostés par leurs médailles olympiques Twisted Evil

Citation :

Les partenaires asiatiques de la Russie, dont la Chine, affichent leur soutien

Les alliés asiatiques de Moscou au sein de l'Organisation de coopération de Shanghaï (OCS) – qui réunit la Chine, la Russie et quatre des cinq ex-républiques soviétiques d'Asie centrale (Kazakhstan, Kirghizstan, Ouzbékistan, Tadjikistan) – ont affirmé leur soutien au "rôle actif" de la Russie dans la "résolution" du conflit avec la Géorgie, dans un communiqué signé par leurs présidents au cours d'un sommet régional, jeudi 28 août. "Je suis sûr que la position unie des Etats membres de l'OCS aura un retentissement international, s'est félicité le président russe, Dmitri Medvedev, et j'espère qu'elle servira de message fort à ceux qui essayent de transformer le noir en blanc et de justifier l'agression [géorgienne]", a-t-il déclaré en référence à l'offensive militaire géorgienne lancée dans la nuit du 7 au 8 août dans la région séparatiste d'Ossétie du Sud.

De son côté, l'Union européenne "envisagerait" des sanctions contre la Russie, a déclaré, jeudi, Bernard Kouchner. "Des sanctions sont envisagées et bien d'autres moyens", a dit le chef de la diplomatie française. C'est la première fois que Paris, qui assure la présidence de l'UE, évoque la possibilité de sanctions contre Moscou dans cette crise. "Je ne vais pas préfigurer moi-même des sanctions, alors que [le sommet extraordinaire de l'UE sur la crise géorgienne prévu lundi] n'a pas eu lieu, mais nous travaillons avec nos 26 partenaires" de l'UE pour "élaborer un texte fort signifiant notre volonté de ne pas accepter" la situation en Géorgie, a-t-il ajouté. "La France n'est pas partisane de couper les relations avec la Russie. Cela se réglera par la négociation. Il faudra du temps, ne nous faisons pas d'illusions". Le ministre des affaires étrangères russe, Sergueï Lavrov, a répondu à ces menaces sur le ton d'ironie, affirmant que l'UE était "simplement irritée" par les déconvenues de la Géorgie, "petit chouchou" de l'Occident.

REMISE EN LIBERTÉ DE PRISONNIERS GÉORGIENS

Sur le terrain, la situation reste vive en dépit des engagements des différentes parties de ne pas rompre le dialogue. Jeudi matin, les autorités sud-ossètes ont affirmé avoir abattu un drone géorgien au-dessus de Tskhinvali, capitale de l'Ossétie du Sud. L'appareil sans pilote aurait été abattu à l'arme automatique par les forces sud-ossètes, a expliqué le ministre de l'intérieur de la république sud-ossète, dont l'indépendance a été officiellement reconnue par le Kremlin, mardi. Le drone se dirigeait vers le nord de la capitale sud-ossète, selon le ministre. Les autorités sud-ossètes ont également annoncé un bilan provisoire de 1 692 tués depuis le début du conflit le 7 août ainsi que 1 500 blessés.
Mercredi soir, le Conseil national de sécurité géorgien avait annoncé le retrait imminent des troupes russes du port de Poti sur la mer Noire. "A la suite des pressions internationales les Russes [qui contrôlent les accès routiers et ferroviaires au port] quitteront Poti demain [jeudi] ou après-demain au plus tard", avait alors déclaré le secrétaire du Conseil. Mais aucun retrait n'était constaté sur le terrain, jeudi matin, et la Russie n'a donné aucune confirmation de ce départ.

En revanche, le Conseil de sécurité géorgien a annoncé la libération, jeudi, de douze soldats géorgiens faits prisonniers par l'armée russe le 19 août à Poti. Les détenus ont été remis en échange d'un soldat russe et du général géorgien Roman Doumbadzé, condamné en Géorgie pour trahison pour avoir soutenu le régime séparatiste d'Adjarie (sud-ouest), dont Tbilissi a repris le contrôle en 2004. Un premier groupe de dix soldats géorgiens emprisonnés à Poti avait été libéré par l'armée russe le 22 août.

http://www.lemonde.fr/europe/article/2008/08/28/les-partenaires-asiatiques-de-la-russie-dont-la-chine-affichent-leur-soutien_1088829_3214.html


Dernière édition par moro le Jeu 28 Aoû 2008 - 17:56, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: État de guerre entre la Russie et la Géorgie   Jeu 28 Aoû 2008 - 17:50

Et les raisons de non apaisement entre les occidentaux et les Russes sont multiples. Un exemple

Citation :

Après le Caucase, la bataille de l'Arctique?

Le premier ministre du Canada, Stephen Harper, qui a entamé le 26 août, une tournée de trois jours dans le Grand Nord, a fait de la défense de la souveraineté canadienne dans l'Arctique une des priorités de son gouvernement. De fait, les ressources énergétiques de la région, extrêmement riche en hydrocarbure et en gaz naturel, sont de plus en plus convoitées par les pays qui la bordent et notamment par la Russie. Dans un contexte de regain de tension entre Moscou et les pays occidentaux, François Thual, co-auteur du livre "La bataille du Grand Nord a commencé"*, analyse les enjeux stratégiques de la région pour LEXPRESS.fr

La course aux réserves énergétiques de l'Arctique s'est accélérée ces dernières années. Quelles ressources se cachent exactement sous la calotte glacière ?
Il faut savoir faire la part des choses et différencier les informations avérées des estimations. On sait qu'il existe d'importantes réserves gazières et pétrolières autour du Groenland et que les pourtours canadiens et russes de l'océan Arctique sont des régions riches en minerais.

Les volumes restent néanmoins à déterminer avec précision. L'agence américaine de recherche géologique, l'USGS, a évalué les ressources en hydrocarbure à 90 milliards de barils et celles en gaz naturel à 44 millions de barils.

Mais l'intérêt stratégique de la région dépasse les enjeux énergétiques. Le réchauffement climatique et la fonte des glaces annoncent aussi le raccourcissement des routes entre l'Asie, l'Europe et l'Amérique du Nord, c'est-à-dire entre les trois principaux foyers du monde développé. La question de savoir qui sera souverain sur ces axes névralgiques ne va pas manquer d'attiser les tensions. Un différend existe d'ailleurs déjà entre les Etats-Unis et le Canada à ce sujet.

Enfin, les questions de sécurité internationale ne sont pas non plus étrangères à la région. La base américaine de Thulé, au Groenland, sera la pièce maitresse du dispositif anti-missile américain si celui-ci venait à voir le jour. Or, on sait que ce sujet joue pour beaucoup dans la tension entre Washington et Moscou.

L'année dernière, à la même époque, la Russie plantait symboliquement son drapeau à 4261 mètres de profondeur sous la calotte glacière. L'action du Canada doit-elle être interprétée comme une réponse à la volonté russe d'étendre sa domination sur le pôle nord ?
Pas uniquement. Là encore, le message envoyé par le gouvernement canadien est double. Il s'agit certes de signifier aux Russes que le Canada est bien engagé dans la course à l'Arctique et que le pays a une réelle volonté de présence dans la région, mais en se rendant dans le Grand Nord, Stephen Harper envoie également un signal fort aux Etats-Unis.

Il faut savoir qu'il existe un différend entre les deux pays sur le statut des voies de communication maritimes qui vont être libérées par la fonte des glaces. Washington soutient que ces eaux seront internationales alors qu'Ottawa n'a pas l'intention de mettre en question sa souveraineté sur la mer de Beaufort. La querelle qui existe à ce sujet ne doit pas être sous-estimée. Elle explique, à mon sens, le refus du Canada d'envoyer des troupes en Irak comme le lui demandaient les Etats-Unis en 2003.

Les conflits d'intérêts qui s'articulent autour de l'Arctique sont donc complexes et dépassent largement la simple logique d'opposition Est-Ouest. Tous les pays qui bordent la région : le Canada, les Etats-Unis -avec l'Alaska-, le Danemark -avec le Groënland-, la Norvège et la Russie ont la ferme intention de maintenir leur place dans la course aux ressources arctiques.

Lequel de ces pays a-t-il le plus de chance de s'imposer ? La Russie a-t-elle une longueur d'avance ?
La bataille du pôle nord va poser des questions de droit maritime, et les pays se disputent déjà sur le sujet. Selon les conclusions de la conférence de Montego Bay (Jamaïque), en 1982, sur le droit de la mer, un Etat peut étendre sa juridiction au-delà de 200 milles nautiques si la zone convoitée se situe dans la continuité de son plateau continental - c'est à-dire, le prolongement de ses terres sous la surface de la mer.

Or, la géographie des fonds marins dans cette région est encore largement inconnue. La question de savoir si la dorsale de Lomonossov -qui s'étend de la Sibérie jusqu'aux confins du Grand Nord Canadien- est attenante au plateau continental russe, canadien ou groenlandais, n'a pas fini d'opposer ces trois pays.

Il est donc tout à fait probable que la politique du fait accompli prime. Or, dans ce domaine, la Russie a souvent une longueur d'avance. Son expédition militaire dans le Caucase la encore démontré.

* La bataille du Grand Nord a commencé, par Richard Labévière et François Thual (édition Perrin, 248 p.18euros)

http://www.lexpress.fr/actualite/monde/apres-le-caucase-la-bataille-de-l-arctique_555304.html


Dernière édition par moro le Jeu 28 Aoû 2008 - 17:55, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: État de guerre entre la Russie et la Géorgie   Jeu 28 Aoû 2008 - 17:54

Exclamation priere de joinde tjs la source audessous de chaque article,merci Exclamation
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MessageSujet: Re: État de guerre entre la Russie et la Géorgie   Jeu 28 Aoû 2008 - 19:58

dr.watson1 a écrit:
Les portes avions n'ont pas le droit de passé par le détroit de Bosphore, seul les porte-avions russe en ont l'autorisation car ils sont d'un certain tonnage.

Les Turque ont certainement laissé passer un Porte-avions US d'où la colère de Moscou

Pas du tous, aucun porte avion n'a droit de passer par les detroits meme ceux de la Russie, sauf ceux de la Turquie...

Donc pas de porte-avions Us en mer noire...les bateaux ne doivent depasser 45 000 tonnes en tonnages et ne doivent rester plus de 21 jours en mer noire, sauf ceux des navires cotieres de la mer noire..

La Turquie interdira a tous portes avions de passer par les detroits qu'il soit Russe ou Us...en respectant le traite de Montreux...
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MessageSujet: Re: État de guerre entre la Russie et la Géorgie   Jeu 28 Aoû 2008 - 20:19

Désolé certain PA russes peuvent accéder au détroit de Bosphore.
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MessageSujet: Re: État de guerre entre la Russie et la Géorgie   Jeu 28 Aoû 2008 - 20:29

dr.watson1 a écrit:
Désolé certain PA russes peuvent accéder au détroit de Bosphore.

Ah non mon cher DrWatson... Wink ce sont des destroyers lourds..
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MessageSujet: Re: État de guerre entre la Russie et la Géorgie   Jeu 28 Aoû 2008 - 20:31

barbaros pacha a écrit:
dr.watson1 a écrit:
Désolé certain PA russes peuvent accéder au détroit de Bosphore.

Ah non mon cher DrWatson... Wink ce sont des destroyers lourds..


Exactement ! et c'est sur cela que joue les russes pour pouvoir naviguer tranquillement. Ils font passé leurs PA pour des PH
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Seguleh I
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MessageSujet: Re: État de guerre entre la Russie et la Géorgie   Ven 29 Aoû 2008 - 2:45

non watson, pacha a raison. ce sont des destroyers. comme le Kirov basé a sebastopol.

mais le tonnage de ce navire est de folie, je crois que c 'est le destroyer le plus lourd au monde ( avec sont jumeau (le sovremnyi???), y'en a un autre qui est en calle seche je crois)
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MessageSujet: Re: État de guerre entre la Russie et la Géorgie   Ven 29 Aoû 2008 - 11:57

Citation :

La Biélorussie va reconnaître l'Abkhazie et l'Ossétie du Sud

MOSCOU, 28 août (Xinhua) -- La Biélorussie pourrait reconnaître l'indépendance de l'Abkhazie et de l'Ossétie du Sud, deux régions séparatistes de la Géorgie, dans un ou deux jours, a déclaré jeudi l'ambassadeur de Biélorussie en Russie Vasily Dolgolev.

Interrogé sur la position biélorusse sur l'indépendance des deux régions, M. Dolgolev a réitéré devant les journalistes que " nous sommes des alliés", ajoutant que "la Biélorussie est en faveur aux procédés pacifiques."

"Nous ne pouvons pas soutenir l'aggression déclenchée par la Géorgie et je crois que l'acte de la Russie était juste", a jugé le diplomate biélorusse.

Un communiqué concerné sera publié jeudi ou vendredi par la présidence biélorusse, a ajouté l'ambassadeur.

Le président biélorusse Alexandre Loukachenko a envoyé jeudi un message à son homologue russe Dmitri Medvedev, affirmant que son pays reste toujours un allié fidèle à la Russie.

L'Abkhazie et l'Ossétie du Sud ont proclamé son indépendance vis-à-vis de la Géorgie dans les années 1990, après l'effondrement de l'Union soviétique. Mais leur indépendance n'a pas obtenu la reconnaissance internationale.

Mardi, la Russie a reconnu officiellement l'Ossétie du Sud et l'Abkhazie en tant que pays indépendants.
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MessageSujet: Re: État de guerre entre la Russie et la Géorgie   Ven 29 Aoû 2008 - 21:45

La Russie vient d'imposer une restriciton economique a la Turquie, les marchandises Turcs n'ont plus acces aux marches Russes, les camions Turcs attendent a la frontiere et ne peuvent entrer en Russie, la Turquie a decider aujourd'hui d'interdire tous marchandises en provenance de Russie..
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MessageSujet: Re: État de guerre entre la Russie et la Géorgie   Ven 29 Aoû 2008 - 21:47

ca va mal finir tout ca... Evil or Very Mad
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MessageSujet: Re: État de guerre entre la Russie et la Géorgie   Ven 29 Aoû 2008 - 21:49

Nous allons vers la 3iem Guerre Mondial Laughing
Laissons les grandes puissances s'entre-tuer ! nous sortirons comme des charognards et avec nos économies de merde nous allons etre en première place !

Le derniers seront les premiers Laughing
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MessageSujet: Re: État de guerre entre la Russie et la Géorgie   Ven 29 Aoû 2008 - 22:57

Citation :

Russia-Georgia Conflict Puts Turkey in Vulnerable Position


The Russia-Georgia conflict has put Turkey in a tight spot. Will Turkey side with the United States, its NATO ally, and let more U.S. military ships into the Black Sea to assist Georgia? Or will it choose Russia which also shares a Black Sea coast with Turkey? As Dorian Jones reports from Istanbul, ever since Turkey joined NATO in 1952, it has hoped to never have to make a choice between the alliance and its Russian neighbor to the north.

The U.S. Navy coast guard cutter <i>Dallas</i> passes through Bosporus Strait, Istanbul, Turkey, 24 Aug 2008

Turkey has been playing the role of mediator between various parties in the region: the United States and Iran; Israel and Syria; Pakistan and Afghanistan. But as more U.S. warships pass through the narrow Turkish-controlled strait into the Black Sea to deliver aid to Georgia, a time for choosing sides may have arrived.

Last weekend, U.S. warships used the Turkish straits to deliver aid to Georgia. A Russian official condemned the move and warned Turkey it was obliged to enforce the rules of an agreement that gives a 21 day limit on any warship from a country that does not border the Black Sea.

The Turkish government is responsible for policing the 32-kilometer Bosporus, the only route for ships traveling to the Black Sea, under the Montreux agreement of 1936. The Bosporus provides sole access for ships to Georgia's Black Sea ports.

International relations expert Soli Ozel of Istanbul's Bilgi University said this has put Turkey in a precarious position.

"Turkey is a NATO member and is also a neighbor of Georgia's and great supporter of Georgia both economically and militarily," he said. "And Turkey controls the passage from and to the Black Sea. Therefore whatever happens next Turkey is going to find itself impacted by the developments."

Also at stake is Turkey's trade relations with Russia. Turkey's trades more goods with Russia than any other country, mostly because of Turkey's dependence on Russian gas.

"We have very good economic relations with Russia," said Ozel. "Our trade is over $10 billion and we are overly dependent on Russian gas at 64 percent and 40 percent for Russia oil."

Turkey has been trying to boost trade with Moscow as it struggles with a current account deficit that's growing as energy costs soar.

But Russia has introduced new custom regulations which, according to the Turkish trade minister Kursad Tuzmen, could cost Turkey as much as $3 billion. Tuzmen attacked the regulations as political, saying Moscow may be punishing it for allowing the U.S. ships to pass through the Bosporus.

Tuzman said that on September 1 Turkey will impose curbs on Russian exports and withdraw support for its membership of the World Trade Organization.

But a Turkish diplomatic source said that Ankara is determined not to be drawn into the conflict. Much of the Turkish media is also calling for a neutral stance.

With the Turkish prime minister visiting Moscow and Tbilisi, Ankara is now working hard to secure peace. Soli Ozel doesn't believe such efforts have much chance of success, but still thinks they are important.

"For the moment I see it as an empty shell and as a good will gesture. If anything comes out of it will be good, and if nothing comes out of it no one will blame Turkey," said Ozel. "It is better than what the Europeans can and would do anyway."

This weekend Georgia's foreign minister, Eka Tkeshelashvili, is due to visit Turkey, while his Russian counterpart, Sergey Lavrov, is expected next week. While few people give little chance of any breakthrough, experts say the real motive behind such efforts is for Turkey to balance its relations between Russia and the West. But with another U.S. warship headed to the Black Sea this weekend, those efforts are predicted to get increasingly difficult.

http://www.voanews.com/english/2008-08-29-voa41.cfm
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MessageSujet: Re: État de guerre entre la Russie et la Géorgie   Sam 30 Aoû 2008 - 13:25

Citation :

Moscou envisage l'absorption à terme de l'Ossétie du Sud

TSKHINVALI, Géorgie — La Russie envisage à terme d'absorber l'Ossétie du Sud, ont affirmé vendredi des responsables de la province séparatiste géorgienne.

Alors le Kremlin se refusait à tout commentaire, le président du Parlement sud-ossète Znaur Gassïev a précisé que le président russe Dimitri Medvedev et le leader de la province Edouard Koïkoti ont discuté de l'avenir de l'Ossétie du Sud au début de la semaine à Moscou.

Selon Gassïev, la Russie absorbera l'Ossétie du Sud "dans plusieurs années" ou peut-être plus tôt. Il a ajouté que ce projet a été "clairement établi par les deux dirigeants".

Le vice-président du Parlement, Tarzan Koïkoti, a déclaré de son côté que les Sud-Ossètes ont le droit de réunifier avec l'Ossétie du Nord qui fait partie de la Russie.

http://www.french.xinhuanet.com/french/2008-08/29/content_706714.htm
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MessageSujet: Re: État de guerre entre la Russie et la Géorgie   Dim 31 Aoû 2008 - 1:46

Il sont serieux les russes??? Déjà qu'il auront du mal à couler la flotte turc.... Si ils passent à l'acte c'est la 3 éme GM assuré

Citation :
La flotte russe de la mer Noire peut détruire les navires de l'OTAN en 20 minutes (expert)

MOSCOU, 29 août - RIA Novosti. Les bâtiments de guerre russes peuvent détruire les navires de l'Alliance de l'Atlantique Nord (OTAN) qui se trouvent en mer Noire en 20 minutes, a déclaré vendredi l'ancien commandant de la Flotte russe de la mer Noire Edouard Baltine.

"Les navires de l'OTAN déployés en mer Noire ne forment pas un groupe apte au combat malgré leur puissance apparente. Une salve du croiseur lance-missiles Moskva et deux ou trois vedettes lance-missiles de la flotte russe suffiront pour les détruire en 20 minutes", a indiqué l'amiral à RIA Novosti.

Le groupe naval de l'OTAN en mer Noire est actuellement composé de trois navires américains, de quatre bâtiments de guerre turcs et de trois navires dépêchés par l'Espagne, l'Allemagne et la Pologne, selon l'État-major général des Forces armées russes. Huit autres navires devraient arriver prochainement.

"C'est un groupe disparate qui comprend même des garde-côtes", alors que la Flotte russe de la mer Noire est assez bien dotée de missiles, selon lui.

La mer Noire ressemble à une "souricière", de l'avis de l'ex-commandant. "On peut y entrer, mais il est très difficile de la quitter en cas de confrontation. L'ennemi devient une cible facile pour les navires, pour l'aviation et pour les batteries d'artillerie terrestres", a-t-il expliqué avant de rappeler que pendant la Seconde guerre mondiale, les navires de l'Allemagne nazie n'avaient pas osé pénétrer dans la mer Noire.

Dans le même temps, il a exclu la possibilité d'un combat entre l'OTAN et la Russie en mer Noire. "Nous n'avons pas l'intention de les attaquer et ce ne sont pas non plus des suicidaires", a indiqué l'amiral.

RIA Novosti, le 29 août 2008
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MessageSujet: Re: État de guerre entre la Russie et la Géorgie   Dim 31 Aoû 2008 - 2:05

ca montre qu´ils ont la trouille,c´est un mechanisme de protection que d´essayer de fair peur a l´ennemi..

"Hunde die bellen,beißen nicht" pig
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MessageSujet: Re: État de guerre entre la Russie et la Géorgie   Dim 31 Aoû 2008 - 11:58

ils sont entrain de se regarder comme des chiens enragés dans la mer noir et les déclarations des uns et des autres généraux ressemblent à des "rrrrrrr wof wof" mais les deux resteront tenus en laisse par leurs maitres respectifs. Personne n'osera donner l'ordre d'attaquer. En tout cas pas dans l'immédiat, faut attendre une nouvelle escalade, ou une éventuelle attaque de la géorgie sur l'abkhazie.

Citation :

Tbilissi se retire d'un cessez-le-feu avec l'Abkhazie

La Géorgie s'est retirée d'un cessez-le-feu avec l'Abkhazie conclu en 1994 sous l'égide des Nations unies pour mettre fin à la guerre dans la province séparatiste.

Ce retrait, annoncé par les services du ministre géorgien de la Réintégration Temour Yakobachvil, fait suite à la reconnaissance de l'indépendance de l'Abkhazie et de l'Ossétie du Sud par Moscou.

La résolution de l'ONU prévoyait l'instauration d'un cessez-le-feu après des combats ayant fait plusieurs milliers de morts et le déploiement d'une force russe de maintien de la paix. AP

http://tempsreel.nouvelobs.com/depeches/international/asiepacifique/20080830.FAP3487/tbilissi_se_retire_dun_cessezlefeu_avec_labkhazie.html
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MessageSujet: Re: État de guerre entre la Russie et la Géorgie   Dim 31 Aoû 2008 - 16:19

Les chiens qui abboient ne mordent jamais.. ce sont que des paroles en l'air, couler les bateaux de l'Otan signifie = III eme guerre mondiale...

En claire, ils sont entrain de muscler leur machoires comme les Iraniens...
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MessageSujet: Re: État de guerre entre la Russie et la Géorgie   Dim 31 Aoû 2008 - 16:25

moi aussi je pense qu'ils ne sont pas sérieux, théoriquement il peuvent vraiment couler cette flotte qui n'est pas vraiment énorme et qui se trouve dans une situation tactique très délicate: près de l'aviation russe et encerclé par la flotte russe numériquement supérieur. mais je pense les russes n'ont pas les moyens d'affronter les représailles de l'otan.
n'empêche que la situation devient de plus en plus critique.
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MessageSujet: Re: État de guerre entre la Russie et la Géorgie   Lun 1 Sep 2008 - 16:48

Citation :
Turquie: Restrictions sur l'import russe



La Turquie a imposé lundi des restrictions aux importations russes, a annoncé un responsable du commerce turc sous le sceau de l'anonymat. "Les biens qui entrent en Turquie depuis la Russie vont faire l'objet de contrôles supplémentaires à partir de lundi. Les biens russes devront attendre à la frontière", a-t-il déclaré. "La Russie a lancé ces mesures et nous avons été obligés de répondre à notre tour", a-t-il précisé. La Russie avait en effet bloqué des exportations turques après que la Turquie, membre de l'Otan, a autorisé le passage par le détroit du Bosphore de deux navires américains transportant de l'aide humanitaire destinée à la Géorgie. La Turquie est restée relativement neutre durant le conflit caucasien, mais l'entrée de navires américains en mer Noire a été interprétée par la Russie comme un renforcement de la présence de l'Otan dans la région. Selon des organisations économiques turques, les restrictions russes ont fait perdre quelque 3 milliards de dollars à leurs entreprises.


http://www.lejdd.fr/cmc/scanner/international/200836/turquie-restrictions-sur-l-import-russe_146172.html?popup
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MessageSujet: Re: État de guerre entre la Russie et la Géorgie   Lun 1 Sep 2008 - 17:11

bien joué Türkiye,ils n´ont pas cru a la reciprocité je suppose
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MessageSujet: Re: État de guerre entre la Russie et la Géorgie   Sam 6 Sep 2008 - 15:01

Citation :

Nicaragua: le président Ortega reconnaît l'Ossétie du Sud et l'Abkhazie

MANAGUA (AFP) — Le président nicaraguayen Daniel Ortega a annoncé qu'il reconnaissait l'indépendance des Républiques séparatistes géorgiennes d'Ossétie du Sud et d'Abkhazie, dans une initiative inédite sur le plan mondial après la reconnaissance annoncée par Moscou le 26 août.

Le président Ortega, qui a fait cette annonce mardi soir à l'occasion du 29è anniversaire de l'Armée nationale, selon la presse locale, est, après le président russe Dmitri Medvedev le premier chef d'Etat à reconnaître officiellement l'indépendance des deux républiques séparatistes de Géorgie. Il soutient également la position de Moscou en faveur d'une négociation avec l'Europe dans cette crise.

La reconnaissance le 26 août par Moscou de l'indépendance de l'Ossétie du Sud et de l'Abkhazie, qui en avaient fait la demande solennelle une semaine plus tôt, avait été aussitôt condamnée par les Occidentaux, qui contestent aussi le maintien de positions russes avancées en territoire géorgien.

Le Nicaragua "reconnaît l'indépendance de l'Ossétie du Sud et de l'Abkhazie" décrétée par leurs Parlements respectifs en août, a déclaré mardi soir le président nicaraguayen.

Le président Ortega a également apporté son soutien "à la position du gouvernement russe qui recherche le dialogue avec les pays européens pour mettre un terme à ce conflit".

Il a fustigé les "politiques hégémoniques" qui "tentent d'encercler la Russie" et investissent des millions de dollars à travers l'OTAN (Organisation du traité de l'Atlantique Nord) pour "encercler militairement de la Russie".

Le vice-président américain, Dick Cheney, a entamé en Azerbaïdjan une tournée pour rassurer les alliés de Washington dans la région et exprimer le soutien des Etats-Unis à la Géorgie dans la crise qui l'oppose à la Russie.

Mercredi à Bakou, il a exprimé l'"intérêt profond et constant" des Etats-Unis pour la sécurité dans l'ensemble de la région.

Cette tournée intervient alors que les Etats-Unis tentent d'achever le réexamen de leurs relations avec la Russie à la lumière du conflit russo-géorgien, la Maison Blanche n'excluant pas l'adoption éventuelle de sanctions.

Mercredi, le Parlement géorgien a levé l'état de guerre instauré le 9 août, mais a proclamé l'état d'urgence dans les régions du pays où des forces russes dites de maintien de la paix se trouvent toujours au-delà des lignes de démarcation avec les régions séparatistes d'Abkhazie et d'Ossétie du Sud.

Les dirigeants de l'Union européenne avaient annoncé lundi le gel des négociations en cours sur un partenariat renforcé avec Moscou tant que les troupes russes déployées en Géorgie ne seront pas revenues sur leurs positions antérieures au conflit.

Un conflit militaire avait opposé la Géorgie à la Russie début août, les troupes russes entrant sur le territoire géorgien pour repousser une intervention lancée par l'armée géorgienne dans la nuit du 7 au 8 août en Ossétie du Sud pour en reprendre le contrôle.

La Chine a appelé mardi la Russie et la Géorgie à dialoguer pour résoudre leur conflit et a refusé de prendre partie.

"Nous espérons que les parties concernées résoudront ces questions à travers le dialogue et les consultations", a déclaré à la presse un porte-parole du ministère des Affaires étrangères, Jiang Yu.

Cette dernière a refusé de faire porter la responsabilité de la crise à l'une ou l'autre des parties et de dire si Pékin soutenait la reconnaissance par la Russie de l'Ossétie du Sud et de l'Abkhazie.
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MessageSujet: Re: État de guerre entre la Russie et la Géorgie   Sam 6 Sep 2008 - 15:24

Bonne analyse de la situation

Citation :

Le piège Ossète
Par Bernard Dreano

INTERVENTION. L'offensive géorgienne en Ossétie du Sud le 7 août et l'occupation rapide de l'armée russe du territoire géorgien ont ouvert un nouveau cycle d'affrontement au Caucase. Bernard Dreano décrypte la situation en ouvrant sur la question nationale, une fois encore posée en Géorgie. Le 18 juin 2008

Que signifie cette « guerre d'Ossétie » d'août 2008 ? Ce conflit, qui a mis aux prises deux pays membres du Conseil de l'Europe, n'a guère suscité de mobilisations sur nos rivages européens. Au-delà des explications souvent pertinentes sur l'héritage historique, les rivalités des grandes puissances, l'importance du pétrole de la Caspienne, etc., c'est plutôt la confusion politique qui règne ; beaucoup se contentent de lieux communs sur la main de Moscou pour les uns, sur les troubles menées de l'impérialisme américain pour les autres. Ces visions partielles empêchent de tirer les leçons de cet épisode et, plus généralement, de ces conflits caucasiens dont les effets sont importants et la fin n'est pas annoncée.
Les Russes ont-ils vraiment gagné, les Américains perdu, les Européens sauvé l'honneur ?

Rappelons les faits. Le 7 août, le président géorgien Mikheïl Saakatchvili a donné l'ordre à ses troupes de marcher sur Tskhinvali, la capitale de la province sécessionniste d'Ossétie du Sud, et celles-ci l'ont occupée au prix de violents combats et de nombreuses victimes civiles. Depuis son arrivée au pouvoir à la faveur de la « révolution des roses » de novembre 2003, Saakatchvili rêve de réunifier son pays, dont les provinces d'Ossétie du Sud et l'Abkhazie ont fait sécession. Après des années d'échec, les circonstances lui ont enfin paru favorables, cer-tains signes de Moscou semblant indiquer que la Russie laissait tomber son protégé, le chef ossète Edouard Kokoïty, et, si la Géorgie n'a pas réussi à se faire admettre ce printemps comme membre de l'OTAN, Saakatchvili pensait avoir le soutien occidental face à une hypothétique réaction russe. George W. Bush ne l'avait-t-il pas présenté comme un modèle lors de sa récente visite en Géorgie ?

De toute évidence, il s'agissait d'un piège et l'armée russe en a profité pour donner aux Géorgiens la « leçon » que Vladimir Poutine leur promettait depuis longtemps. L'armée géorgienne a été repoussée quelques heures après la « libération » de Tskhinvali et les Russes ont pris le contrôle de plusieurs points stratégiques, non seulement autour de l'Ossétie du sud mais aussi sur le front abkhaze (les gorges de Kodori et l'aéroport de Senaki) et même dans des vallées qui se situent entre l'Abkhazie et l'Ossétie (Svanie) et, au sud, en contrôlant, à Gori, l'axe routier Est-Ouest vital pour la Géorgie. S'agit-il aux yeux du Kremlin des « mesures additionnelles de sécurité » dont parle le document qu'a fait adopter Nicolas Sarkozy pour obtenir un cessez-le-feu ? Quant aux mesures additionnelles de la « punition », elles ont pris la forme de bombardements délibérés de civils à Gori et dans d'autres villes et villages géorgiens.

Au-delà des mâles déclarations de George Bush junior, le soutien américain s'est en prati-que limité à… libérer les quelques dizaines de soldats géorgiens présents en Irak pour qu'ils puissent aller défendre leur pays. En termes de crédibilité, la guerre d'Ossétie est une défaite américaine. L'Union européenne, par la grâce de Nicolas Sarkozy et Bernard Kouchner, semble par contre avoir joué son rôle de puissance médiatrice et obtenu la fin des combats, sauvant la mise du président géorgien menacé par les chars russes. Mais l'objectif des Russes était-il vraiment de remplacer Mikheïl Saakatchvili par une de leur marionnette amenée dans les fourgons d'une armée occupant Tbilissi ? Une telle opération signifiait tout autre chose que de bombarder les immeubles à Kaspi ou Agara ou de mettre hors d'usage les installations portuaires de Poti, coulant au passage la flottille militaire géorgienne. En fait, le cessez-le-feu n'est réellement intervenu qu'une fois que les Russes ont atteint leurs objectifs politiques et militaires, laissant au bouillant Mikheïl une Géorgie plus affaiblie que jamais, renforçant leurs pions abkhazes et ossètes, galvanisant l'opinion publique russe autour de la défense des « frères ossètes massacrés » et exaltant un nationalisme victorieux qui efface le syndrome tchétchène.

Les États-Unis ont, depuis la chute de l'URSS, cherché à entraver la renaissance de la Rus-sie comme puissance régionale. Ce faisant, ils ont aussi renforcé la sympathie à leur égard des États (et aussi le plus souvent des peuples) qui s'inquiètent de toute nouvelle velléité d'impérialisme russe. C'est ainsi, par exemple, qu'ils ont favorisé la création de l'axe de coopération Mer Noire-Caucase – dit GUAM (Géorgie, Ukraine, Azerbaïdjan, Moldavie) – et prôné une adhésion à l'OTAN de la Géorgie et de l'Ukraine. Avantage supplémentaire, une alliance avec l'Azerbaïdjan (prudent) et avec la Géorgie (enthousiaste) offre un « balcon stratégique » par rapport à l'Iran et à l'Irak, surtout alors que la Turquie ne se plie pas toujours aux volontés du pentagone (comme lors de l'invasion de l'Irak). Enfin, bien sûr, les Américains et leurs alliés européens, britanniques, français, turcs, etc., ont soutenu l'organisation de l'acheminement du pétrole et du gaz de la Caspienne et de l'Asie centrale en contournant la Russie par les magnifiques tuyaux Caspienne-Méditerranée, Bakou-Tbilissi-Ceyan (pour nos voitures) et Bakou-Tbilissi-Erzeroum (pour nos gazinières).


Dernière édition par moro le Sam 6 Sep 2008 - 15:27, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: État de guerre entre la Russie et la Géorgie   Sam 6 Sep 2008 - 15:26

Citation :

La guerre a montré que ces beaux édifices politiques et ces beaux pipelines, outre qu'ils n'apportaient pas aux peuples du Caucase la paix et la prospérité promises, demeuraient fragiles et vulnérables. Un point gagné pour Moscou. Vladimir Poutine, quand il est arrivé au pouvoir, avait fait du Caucase une priorité pour affirmer la force de l'État russe. D'abord au nord, en provoquant la deuxième guerre de Tchétchénie et en écrasant, non sans difficultés, la sé-cession au prix de la mort de 15 % de la population locale. Le dernier épisode connu de cette guerre a été la tragique prise d'otage, par un commando tchétchène, des écoliers de Beslan en Ossétie du nord, en septembre 2004. Puis au sud, en affirmant la présence d'une Russie qui distribuait des passeports russes aux Abkhazes et aux Ossètes du sud. Il vient de démontrer ce qu'il peut faire à partir de ces territoires. L'avertissement vaut aussi pour une autre république autoproclamée, la Transdienstrie, sécessionniste de la Moldavie, que pour la base navale russe de Sébastopol en Crimée (ukrainienne mais peuplée majoritairement de Russes), etc. L'empire du Kremlin est de retour.
Mais ce retour consolide le front anti-Moscou des voisins ; les chefs d'État ou de gouvernement d'Estonie, Lettonie, Lituanie, Pologne et Ukraine sont venus à Tbilissi affirmer leur solidarité avec la Géorgie. Un problème sérieux pour la Russie.

Les Américains ont-ils d'ailleurs vraiment perdu non seulement la face, mais aussi la partie ? Après quelques jours de conflit, le bilan est contrasté. Les Européens se sont divisés comme lors de l'indépendance du Kosovo, mais pas tout à fait selon les mêmes clivages. L'Est, du moins une partie, a pris fait et cause pour les Géorgiens, l'Ouest, dont les Alle-mands et les Français, demeurant plus circonspects, ne voulant pas une détérioration profonde des rapports avec la Russie pour une histoire d'Ossètes. Une division assez bien perçue par certains stratèges de Washington. D'autant que finalement, Angela Merkel, rejoignant la Pologne et les pays Baltes, a proposé, à Tbilissi même, à la mi-août, une adhésion rapide de la Géorgie à l'OTAN, une perspective qui est un des motifs de l'expédition punitive russe !
Comme au XIXe siècle, c'est le « grand jeu » géopolitique des influences impérialistes, sauf que depuis, les Américains ont pris la place des Britanniques et les Russes ont perdu leur empire. Et sur le terrain, c'est le « petit » jeu, concret et sanglant, des « affrontements ethniques ».
Avant même l'effondrement de l'URSS, la Géorgie avait réaffirmé sa volonté d'indépendance.

Lors de l'effondrement de l'Union soviétique, les Géorgiens ont proclamé une indépendance que beaucoup attendaient depuis… 1800 ! Pendant des siècles, les royaumes géorgiens sont parvenus à demeurer autonomes ou totalement indépendants des empires perses ou by-zantins (puis ottomans), développant une culture spécifique et forte. Au XVIIIe siècle, les Georgiens chrétiens orthodoxes ont cherché la protection de la nouvelle puissance régionale, l'empire russe, contre les empires musulmans ottomans et persans, se traduisant par le traité de protectorat de 1783 puis le manifeste « d'union volontaire » à l'empire russe de 1801. Mais cette union s'est transformée en annexion et même, dans une large mesure, en russification, les tsars faisant de Tiflis (Tbilissi) la capitale de leurs possessions au-delà du Caucase. Aussi, beaucoup de Géorgiens ont accueilli avec enthousiasme les révolutions de 1917 et, en mai 1918, la république démocratique de Géorgie a proclamé son indépendance, le gouvernement élu étant dirigé par les sociaux-démocrates géorgiens (mencheviks). Après quelques mois, les bolcheviks, sous la direction de leurs leaders locaux Staline et Ordjonikidze, ont entrepris la reconquête brutale de cette Géorgie indépendante avec, entre autres, le soutien actif de deux minorités du Caucase, les Ossètes et les Abkhazes.
En février 1921, la Géorgie était incluse dans l'URSS, dans la nouvelle république soviéti-que de Transcaucasie. Mais Joseph Dougatchvili, dit Staline, commissaire aux nationalités du gouvernement central soviétique, enfant d'un couple mixte ossèto-géorgien (un cas tout à fait banal dans sa région natale de Gori) s'est ingénié à créer des régions autonomes, surtout au bénéfice des groupes ethniques jugés les plus loyaux à Moscou ; une architecture achevée avec l'éclatement de la Transcaucasie en 1936 (en Arménie, Azerbaïdjan, Géorgie, dans leurs frontières actuelles), et le parachèvement à la fin de la guerre mondiale, avec les massacres génocidaires et déplacements forcés de certaines populations musulmanes du Nord et du Sud Caucase (Tchétchènes, Ingouches, Mechkètes…).

Avant même l'effondrement de l'URSS, la Géorgie avait réaffirmé sa volonté d'indépendance, mais, quand celle-ci a été proclamée en avril 1991, le président élu, Zviad Gamsakhourdia a développé un discours raciste et xénophobe, très hostile aux minorités. Il en a résulté une très violente guerre civile entre Géorgiens et l'insurrection des minorités ossètes et abkhazes, avec le soutien immédiat et décisif des forces russes. Quand les combats ont ces-sé et que l'ancien leader communiste géorgien Edouard Chevardnadze est venu au pouvoir, une région automne, l'Adjarie (où vit une forte minorité musulmane de langue géorgienne) avait pris ses distances sans effusion de sang, et les deux autres, Abkhazie et Ossétie du Sud, avaient fait sécession.
En Ossétie du sud, les combats de 1991-1992 ont fait des centaines de morts, mais une po-pulation géorgienne est demeurée sur le territoire ossète, et des milliers d'ossètes ont continué à vivre ailleurs en Géorgie. L'Ossétie du Sud proprement dite est un petit territoire qui doit compter aujourd'hui moins de 75 000 habitants. Les Ossètes, parlant une variété de persan, généralement chrétiens orthodoxes, se réclament de lointains ancêtres des Alains, qui ont été jusqu'en Gaule lors des premières invasions de la fin de l'empire romain. Ils vivent principalement au nord du Caucase (Ossétie du Nord ou Alanie, 750 000 habitants dont 60 % d'Ossètes) mais aussi au sud, de part et d'autres du col de Daria. La conquête russe du Cau-case au XVIIIe siècle a commencé par le ralliement des Ossètes (1774) et la fondation sur leur territoire de la ville impériale de Vladikavkaz (la porte du Caucase). Elle s'est achevée plus d'un siècle plus tard avec la soumission des Tchétchènes voisins.

En Abkhazie, les combats de 1992-1993 ont fait des milliers de morts. Cette très belle province avec sa magnifique riviera sur la mer Noire, était peuplée à la fin de l'URSS d'environ 500 000 habitants géorgiens, russes, arméniens, grecs, et de moins de 20 % d'Abkhazes. Mais les groupes armés abkhazes, puissamment soutenus par des miliciens extérieurs (musulmans notamment) et surtout par l'armée russe, ont pris le contrôle de la quasi-totalité de la région et, surtout, expulsé l'ensemble de population d'Abkhazie identifiée comme géorgienne (près de deux cent cinquante milles réfugiés). Les Abkhazes sont des montagnards parlant une langue caucasienne différente du géorgien, et en majorité de confession musulmane.
Sans renoncer à rétablir l'intégrité territoriale de la Géorgie et à permettre le retour des réfugiés d'Abkhazie et d'Ossétie dans leurs foyers, Edouard Chevardnadze avait dû accepter un accord avec la Russie de Boris Eltsine, dans le cadre de la « Communauté des États indépendants » constituée par les ex-républiques soviétiques. Au terme de cet accord, entériné par l'ONU et l'OSCE (Organisation pour la coopération et la sécurité en Europe), les troupes rus-ses – qui avaient pourtant été tout sauf neutres – étaient considérées comme « forces de paix », stationnant en Ossétie et Abkhazie en « interposition » entre les belligérants ! Mais les réfugiés, principalement géorgiens d'Abkhazie, n'ont jamais pu rentrer chez eux. Et les Russes, qui s'étaient engagés à évacuer les bases militaires qu'ils occupaient ailleurs en Géorgie, ne l'ont fait que très lentement et avec une mauvaise volonté évidente, par exemple en truffant de mines tous les terrains et infrastructures abandonnées.

Les conflits sont restés « gelés », des dizaines de milliers de refugiés demeurant dans des camps, des écoles ou des hôtels réquisitionnés en Géorgie. Pire, la troisième région autonome de Géorgie, l'Adjarie, au sud, faisait sécession à son tour (les Adjars sont en général des musulmans de langue géorgienne), le satrape local Aslan Abachidze croyant profiter de l'appui d'une base russe locale non évacuée.
Si l'on ajoute aux réfugiés en déshérence et aux processus de règlement qui n'aboutissent à rien, une situation économique difficile et une corruption galopante, on comprend mieux pourquoi le régime à bout de souffle d'Edouard Chevardnadze s'est effondré lors de la révolution des roses de 2003. Et comme le nouveau président Mikheïl Saakatchvili a pu récupérer l'Adjarie sans réaction russe (et avec l'assentiment évident de la population locale), il s'est imaginé pouvoir faire assez vite de même avec l'Ossétie d'abord, l'Abkhazie ensuite, comptant pour se faire sur le soutien européen et américain. À chaque tentative, de 2004 à 2007 la réaction russe a été plus virulente, les relations russo-géorgienne plus dégradées, les relations américano-géorgiennes plus fortes. Les difficultés intérieures de Saakatchvili, les scandales politico-financiers, la régularité des élections de 2008 contestée dans la rue par l'opposition, etc., n'ont fait qu'accentuer ce cercle vicieux, jusqu'à la fuite en avant géorgienne du 7 août.
Les nationalistes, des héros ou des vilains ?

Certains nous expliquent que « les Russes ont rendu en Ossétie la monnaie de leur pièce aux occidentaux qui avaient reconnu l'indépendance du Kosovo » ; d'autres que « les sécessionnistes sont manipulés par les impérialistes américains », au Tibet comme au Kosovo, « par la main de Moscou » en Abkhazie, en Ossétie du Sud, en Transdienstrie, « par les deux », au Nagorno-Karabakh, « par l'Algérie » au Sahara Occidental, « par les terroristes » en Tchétchénie et au Sin-Kiang, au Pays Basque, etc. On nous dit que « le droit des peuples à disposer d'eux mêmes est une valeur absolue », que « l'intégrité des nations et la non-ingérence » sont aussi d'autres valeurs absolues. Selon les circonstances et le sens du vent, les Palestiniens, les Albanais, les Kurdes, les Arméniens, les Tchétchènes, les Touaregs, les Amérindiens, les Kanaks, les Juifs, les Roms, les Serbes, les Corses, les Baloutches, les Tibétains, les Ouigours, etc., sont présentés comme les parangons du progressisme démocratique ou les instruments de la réaction obscurantiste, les héros ou les vilains.

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