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 Projet massif d´Energie Solaire-Eolien

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WRANGEL
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MessageSujet: Re: Projet massif d´Energie Solaire-Eolien   Ven 30 Sep 2016 - 1:22

http://www.leconomiste.com/article/1002976-noor-ouarzazate a écrit:

Noor Ouarzazate
Le made in Maroc tire son épingle du jeu

Après Noor 1, le duo Delta Holding/Invertaresa reconduit sur Noor 2 et 3
50.000 tonnes d’acier, 15 semi-remorques/jour, 450 emplois directs... les chiffres du chantier

La matrice d’intervention concerne tous les opérateurs impliqués sur ces contrats, allant de la bobine d’acier marocaine au transport des équipements sur le site d’Ouarzazate (Ph. DPI Ingénierie)

On ne change pas une équipe qui fonctionne. Après être intervenu sur la construction de la centrale Noor 1 (160 MW), le pool industriel formé par le marocain Delta Holding et l’espagnol Invertaresa, à travers leurs filiales et représentations respectives, a été reconduit pour les contrats de sous-traitance directe de fabrication des composants mécaniques et des structures sur les chantiers des centrales Noor 2 et 3.

Pour rappel, ces deux sites constituent la seconde phase du programme solaire Noor Ouarzazate, d’une puissance ciblée d’un minimum de 500 MW à développer d’ici 2020. La réalisation de ces centrales a été confiée par Masen, principal donneur d’ordre sur ce programme, au consortium mené par le groupe saoudien Acwa Power et composé de l’espagnol Sener. «Pour Noor 2, nous sommes en cours de fabrication et de livraison de 100% des torquetubes (20.400 tubes de 13,75 cm de diamètre), soit plus de 250 km pris bout à bout, ainsi que 100% de l’ensemble des pylônes et drive pylônes», explique Yassine Sari, directeur général de DPI Ingénierie, représentant exclusif de Invertaresa au Maroc.
Ces éléments sont des structures en acier galvanisé qui soutiennent et assurent la motricité des miroirs cylindro-paraboliques sur le champ solaire de Noor 2. Sur Noor 3, qui sera d’une sous-technologie CSP Tour, le consortium d’industriels marocains réalise aussi, pour le compte du chinois Sepco3, plusieurs composantes des héliostats (100% des tubes de torsions et des treillis).

A titre complémentaire, les interventions concernent aussi la réalisation des constructions métalliques pour les «power blocks» des différentes tranches de la centrale.
Pour Yassine Sari, l’enjeu est surtout de «démontrer qu’il est possible d’intégrer totalement au niveau local des réalisations industrielles et des process pour les projets énergétiques de type renouvelable». L
’exécution de ces contrats a en effet mobilisé plusieurs opérateurs nationaux sur les différents maillons de la chaîne de valeur, dans le cadre de l’écosystème dédié à ces projets. Les entreprises industrielles des 2 groupes ont traité plus de 50.000 tonnes d’acier de production marocaine et créé environ 450 emplois directs. De manière sommaire, Maghreb Steel fournit la bobine d’acier, Oxair approvisionne le gaz, RMO met à disposition les RH, LPEE assure les contrôles techniques et le respect des normes, la SNTL assure le transport du produit fini sur les sites de montage à Ouarzazate (15 camions/jour). Dans la transformation, le conditionnement de l’acier et la production des 83 torquetubes/jour destinés aux centrales de Ouarzazate, interviennent AIC Métallurgie et Galvacier, des filiales spécialisées de Delta Holding, et Made industrielle Maroc, filiale locale d’Invertaresa sous le management de DPI Ingénierie, la représentation marocaine du groupe.

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MessageSujet: Re: Projet massif d´Energie Solaire-Eolien   Mar 25 Oct 2016 - 14:22

Interview de Bakkoury.

Citation :


"Comment le Maroc va développer 12GW en renouvelables d'ici à 2030", selon Mustapha Bakkoury, président de Masen


MAROC  PUBLIÉ LE 25/10/2016 À 13H55

L'agence publique Masen pilote officiellement depuis fin septembre l'ensemble des projets renouvelables au Maroc. Alors que le nouveau cadre institutionnel se mettait en place, L'Usine Nouvelle a rencontré à Casablanca Mustapha Bakkoury, son président. Celui qui est aussi président de la région Casablanca-Settat fait le point sur les énormes projets à venir de Masen et ses relations avec l'Office public de l'électricité ONEE ou les industriels marocains qui attendent des retombées des projets alors que le pays veut porter d'environ un tiers à 52% la capacité électrique en renouvelables.


L'Usine Nouvelle : Quelle route prendre pour parvenir à l'objectif ambitieux de 52% de la capacité électrique installée en 2030 ?
Mustapha Bakkoury : L'objectif des 52% en 2030 est précédé par l'objectif de 42% à horizon 2020 qui est toujours en cours. L'an dernier après analyse, nous avons été rassurés par la faisabilité du premier objectif à 42%. Ce qui a conduit au second. L'objectif de 52% a été construit par rapport à une logique d'ambition et de chiffrage. Il fallait attester de potentiels de ressources solaires, éoliennes, hydroélectriques et éventuellement d'autres.

Nous avons également ouvert la porte pour explorer d'autres sources d'énergies comme la biomasse ou les énergies marines. Ce ne sont pas des objectifs immédiats mais il faut préparer l'avenir.

Nous avons lancé les renouvelables avec l'idée d'en faire un pilier structurel des métiers énergétiques au Maroc. L'idée est d'aller le plus loin et le plus longtemps possible. Il faut garder à l'esprit que nous devons adresser les besoins électriques concrets de notre économie.

Sur quelle capacité raisonnez-vous?
La capacité électrique actuelle du Maroc est d'un peu moins de 10 GW. En 2030 elle devrait plus que doubler compte tenu de la hausse de la demande. Logiquement on devrait dépasser 24 GW y compris le charbon, le gaz et le pétrole. Selon nous, il y aura alors deux bases importantes, le renouvelable et le gaz naturel d'un côté [notamment dans le cadre d’un grand plan GNL à venir NDR] et le reliquat des autres fossiles de l'autre.

Il s'agit donc bien de 52% de la capacité de 2030 [contre 33% aujourd’hui NDR]. Le renouvelable ferait un peu plus de 12 GW. On rajoutera encore 3GW d'ici 2020 et 6GW de 2020 à 2030 au minimum. Pour 2020, le plan de marche a été validé. Celui-ci comprend Noor 2,3 et 4, le plan éolien qui est déjà bien avancé. Dans le photovoltaïque, nous avons plusieurs projets. Il y a aussi le projet Midelt préfiguration de plusieurs autres projets qui va apparaitre dès l'an prochain.

Où en est-il ?
Le process a commencé. Le site a été identifié. La préqualification pour Midelt est en cours et devrait être finalisée avant la fin de l'année.  C’est un projet hybride qui sera décliné ailleurs. Il mixera CSP avec stockage et PV avec une petite capacité de stockage pour réguler la production. C'est une centrale qui ne fonctionnerait pas 24h sur 24 mais en fonction des besoins. L'objectif est de couvrir les périodes de pointe avec une relative aisance et d'avoir de la puissance pendant la journée  

Qui du cadre institutionnel de Masen ?
L'objectif 2020 est dans les tuyaux. Il faut enclencher ce qu'il faut pour tenir le défi de 2030. Pour cela, l'Etat a procédé à cette reconfiguration institutionnelle, qui a été sanctionnée par une modification législative des textes régissant les acteurs comme l'ONEE, Masen qui pilote désormais toutes les ENR, l'Aderee qui s'occupe de l'efficacité énergétique. Ces lois sont promulguées.

De plus à cette occasion,  lien va être renforcé entre Masen et l'ONEE. Ce processus a abouti a des promulgations de lois. Depuis fin septembre, Masen -Moroccan Agency for Solar Energy est devenu Masen The Moroccan Agency for Sustainable Energy son nouveau nom avec une nouvelle identité visuelle. Ce volet institutionnel ouvre la voie au volet opérationnel. Le transfert des projets de l’ONEE, la prise en mains de nouveaux projets, et après il faudra explorer les synergies à déployer.

Le regroupement autour de Masen de toutes les ENR, c'est une victoire pour vous?
Je n'ai aucune considération personnelle dans cette affaire. L'idée derrière cette reconfiguration est de franchir une nouvelle étape en allant vers 2030 et de continuer à explorer tout ce qui peut être généré comme retombées positives dans l'économie.

Comment va se passer le mode opérationnel ?
Par la recherche de synergies dans le pilotage des projets éolien et solaire. Il ya des économies et des optimisations à réaliser. D'autres possibilités d'intervention ne sont pas exclues.

L'Onee était investisseur pour son compte dans ses moyens de production, Masen le fera …

Justement aujourd'hui on se donne des possibilités nouvelles. Il faut investir pour servir l'ONE mais de ne rien exclure par ailleurs. Il faut élargir pour adresser les usages sans forcément passer par l'électrique. Les possibilités de coopération au niveau continental et international font également partie de cette approche. D'autres investisseurs ne sont pas exclus.

Est-ce le cas aujourd'hui ?
Nous sommes déjà investisseurs dans nos projets. Nous y avons jusqu'à présent pris systématiquement 25%. Ce positionnement peut s'approfondir. Nous avons créé une coentreprise avec une société française Alcen sur le Fresnel avec l'idée de pousser des projets aussi bien au Maroc qu'à l'extérieur. Et l'on reste ouverts tout en ayant une bonne approche des risques.  

Pas moins de 12 Gw à réaliser en plus, ça fait au bas mot 12 milliards d’euros de plus de financement ?

Sur le chiffre, je ne sais pas. Masen travaille pour que le coût baisse au Mw et que les 12 Gw soient utiles. Dès que l'utilité existe et que nous sommes dans logique d'optimisation c'est forcément finançable par mon économie parce que je vais vendre mon service. Si je ne fais pas de renouvelable et que je fasse du fossile les 12 Gw j'en ai toujours besoin. C'est notre chance. Nous avons besoin de cette électricité. C'est plus facile quand on doit substituer à l’avenir. Il faut saluer le Maroc parce qu'il a osé prendre cette décision au moment où il doit développer des capacités. Si tous les pays prenaient des décisions du même type, le monde se porterait beaucoup mieux.

Est-ce que vous diriez que les renouvelables aujourd'hui restent plus chère que le conventionnel, notamment ls centrales charbon qui assurent aujorud'hui la moitié de la production électrique du Maroc ?

Ca dépend de ce que l'on fait. Il faut tenir compte de la durée de vie comptable du projet.  La durée de vie d'un projet bien conçu est supérieure à la durée d'amortissement des crédits. Et cela n'est pas pris en compte dans les calculs. Il faut calculez ce prix sur une durée de 25 ans. La force du renouvelable est que l'énergie est quasi gratuite. On a une visibilité sur le prix de revient. Prenez deux prix : celui d'un kwh fossile et celui d'un kwh renouvelable. Par nature j'ai une visibilité sur le renouvelable sur la durée du projet. Pour le fossile si je veux la même je dois acheter une option à long terme. Mais vous n'allez trouver personne sur le marché pour cela. En réalité et au contraire, je pourrais dès demain vendre des options sur la base d'un projet renouvelable. C'est une valeur dont peu tiennent compte.



Pourquoi avoir choisi le CSP au départ du plan solaire?

Nous avons estimé qu'il fallait que le renouvelable et en particulier le solaire puisse démontrer sa capacité de se substituer au fossile. Le photovoltaïque ne le permet pas. Il ne s'agit d'ailleurs pas d'opposer le photovoltaique au CSP. Ce sont deux usages complémentaires.

Pour le premier projet Noor se contenter du photovoltaïque, n'aurait pas fait jouer au solaire le rôle de substitution, que nous recherché à terme. Il fallait que nos premiers projets le démontrent d'un point de vue technique et économique sans se fermer aux autres technologies. D'ailleurs nous développons le PV. Mais tenir ce discours au départ tant que l'on ne passait pas à l'action il n'était pas audible. Aujourd'hui les gens voient bien que nous sommes du mix énergétique et que nous sommes aussi sur une logique de compétitivité économique globale. Il va falloir regarder tous les projets et c'est leur somme qui fait que notre stratégie renouvelable ait un sens. Le CSP par exemple était la bonne brique au bon moment. Il y a aussi la question du stockage qui se pose parce qu'on a un problème de pointe. Nous sommes en  phase d'investissement. Il faut que les capacités nouvelles viennent couvrir la pointe car si on ne la couvre pas on va brimer le développement économique, la dynamique d'urbanisation…



Quel est le prix du Kwh de Noor 1 ?
1,67 dirham par Kwh. C'est 0,14 cent d'euro et que je ne comparerai jamais au PV parce que ce n'est pas le même KWH.  C'est notre prix d'achat au développeur. Nous avons un contrat avec l'ONEE sur la base duquel nous vendons notre électricité. Le deal que nous avons fait et c'est là toute l'originalité de notre travail au Maroc Nous avons dit : on va développer le solaire sans que le consommateur et donc l'ONEE n'ai à en supporter les conséquences. Il fallait protéger l'ONEE sinon il n'aurait aucun intérêt à le faire sachant que nous sommes en train de gérer une transition.

Aujourd'hui c'est un coût élevé par rapport à ce que paie le consommateur Mais c'est un nouveau palier mondial sur le CSP. D'ailleurs Noor2 et Noor3 sont 15% et de 12% moins chers. Nous sommes sur cette bonne dynamique. J'ai une visibilité car mon prix va bouger légèrement sur 25 ans alors que ce que paie l'ONEE va suivre l'inflation. Le gap va se rétrécir avec le temps.

Pour compléter il faut savoir que l'ONEE paie à Masen ce que le consommateur paie. Le deal que nous avons fait avec l'ONEE est qu'il ne fasse ni perte ni gain. Le différentiel c'est mon travail de trouver le bon modèle économique pour que l'Etat en paie le moins possible. D'où cette dynamique d'optimisation. Masen ne fait pas de projet, il développe un modèle économique pur que tout cela puisse se tenir. Il ne faut pas me juger sur Noor 1,Noor 2 ou Noor 3 mais sur la stratégie globale et sur une certaine période.

Le différentiel de prix est-il pris en charge par l'Etat ?
L'Onee achète de l'électricité sans gain ni perte. Il existe différents prix selon que l'on soit en période de pointe ou pas. Un prix moyen est ensuite calculé. J'ai un écart sur Noor 1 de 30% par exemple qui va se réduire par la suite. Le bilan de Masen porte ce gap que je rétrécis avec le temps.

Le projet éolien de 850MW emporté par Nareva, Enel et Siemens fonctionne-t-il sur le même schéma ?
Oui à part que dans ce cas, Masen pourrais ne pas avoir de gap de prix. Cela donne un sens à notre stratégie globale multisource. Le plan éolien de 850MW fixe un nouveau palier mondial de prix : 0.3 dollar par kwh.  Quand vous actionnez tout cela vous vous trouver sur un modèle économique global qui commence à avoir du sens.

Vous avez fait le choix du CSP, à Noor1, cette centrale tourne comme une horloge apparement. Mais dans le CSP on a peu de retour d'expérience contrairement au fossile, n'y a t-il pas un risque d'exploitation?
La phase critique est la conception et la construction. C'est là où il y a le risque majeur. Quand c'est bien conçu vous êtes dans les mêmes conditions qu'une centrale classique. Nous estimons qu'il y a aujourd'hui une certaine maturité techniqueAprès il y a le risque de la ressource. Dans le solaire elle est stable sur de longues périodes.

Masen veut œuvrer dans la R&D comment cela va-t-il s'organiser la R&D, quels rôle pour l’institut Iresen ?

Ce qui est recherché à travers la réorganisation autour de Masen est d'apporter de la cohérence. Vous voyez bien que nous sommes sur une stratégie globale à l'intérieur de laquelle il y a plusieurs acteurs.

Quelle est la logique de la R&D dans ces secteurs des ENR?

En développant des projets nous mettons le doigt sur des sujets clés pour améliorer encore sur les projets suivants la performance globale, technique, financière, institutionnelle… L'idée est de déclencher des sujets de recherche pouvant être conduit avec d'autres acteurs qui ont le même souci, des centres de recherche à l'international aussi bien en Europe qu'ailleurs sur des thématiques qui vont améliorer les coûts. Je donne des exemples. Le vieillissement des matériaux, l'intégration du renouvelable dans les réseaux pour la performance,. IL y a aussi le cas de l'hybridation CSP / PV que nous envisageons sur le projet Midelt. A chaque fois, il faut mettre le doigt sur des sujets concrets qui peuvent améliorer le fonctionnement du site.

Quels sont les relais que vous pourrez actionner ?
Il y a la coopération internationale Nous avons par exemple un accord avec Sumitomo, avec le CEA français et son laboratoire sur le vieillissement. Nous avons avec le CEA un sujet intéressant sur  la désalinisation de l'eau de mer par le renouvelable solaire. On sait que l'un des grands sujets de demain sur l'énergie c'est la problématique de  l'eau. Il ne faut pas attendre le jour où il n'y aura plus d'eau pour réagir. Voilà un sujet très concret qui n'intéresse pas que le Maroc.

Quel sera le  rôle de Masen dans ce type de projets?
On pose le sujet, on se met d'accord et on définit les rôles par la suite. J'ai une clé, c'est d'investir pour la recherche dans l'espoir de trouver des résultats. Pour cela nous pourrions aller jusqu'à 1% des investissements physiques. La recherche demande des moyens.

Masen pourra-t-elle se projeter à l'international ?
Absolument et cette possibilité a été ouverte avec la nouvelle loi. Pour dire les choses d'une manière claire, il y a deux points. Le premier est que nous sommes sollicités et il faut pouvoir répondre aux sollicitations. Il y a un certain nombre de pays qui souhaitent coopérer avec nous. Le deuxième point est qu'il y a un intérêt objectif collectif à ce que le renouvelable se développe là où c'est possible. C'est aussi un autre biais par lequel les coûts peuvent baisser. Il faut la profondeur du marché. Il ne faut pas qu'il un projet CSP par an. Il faut qu'il y en ait autant que possible. A chaque fois qu'on pourra aider, même si les gens s'inspirent de ce qu'on fait sans intervention, on le fera. Et si parfois il est nécessaire qu'on intervienne, nous sommes aussi des investisseurs, on pourrait le faire. Après il faut dégager les moyens pour ça.

Et aujourd'hui ce n'est pas le cas ?
Non. On s'est organisé pour avoir une équipe de coopération et ça c'est déjà fait. Nous explorons des choses. Nous avons des accords signés, des MOU avec un certain nombre de pays comme le Sénégal. Ça peut déboucher sur du concret. Dans un premier temps on privilégie la coopération, on partage l'expérience, Masenl'a fait avec plusieurs pays. Ça peut aller plus loin, vers la Côte d'Ivoire la Tunisie, etc…

En matière de financement, est-il facile de trouver de l'argent pour le Maroc?

Il ne faut jamais dire que c'est facile. Et je ne vais pas dire qu’il suffit d'avoir de bons projets. Ce qui a été déterminant dans notre capacité à lever des fonds est que nous avons essayé d'intégrer les attentes de tous les intervenants. Avec les bailleurs de fonds notamment, nous avons été clairs dès le départ. Nous avons travaillé à livre ouvert : voilà notre ambition, voilà ce que nous voulons faire et dans le détail on ne sait pas comment y parvenir en terme financier. Toutes les étapes ont été franchies avec eux. Dans une transparence totale et égale sans discrimination. Le niveau d'information était le même entre nous et chacun d'eux. Nous avons trouvé chez les bailleurs de fonds cette volonté d'aller au delà du simple fait de prêter de l'argent, de vraiment pousser pour que le renouvelable soit pris en considération. Ce n'est pas une question de mode. Je pense que nous avons eu la chance d'avoir des institutions qui étaient conscients de leurs responsabilités. Et aujourd'hui, c'est une satisfaction collective. L'argent n'est donc pas un obstacle et pour l'anecdote, pour Noor 1, nous avions plus d'argent que nécessaire. Nous avons dû freiner l'ardeur de nos créanciers. A Ouarzazate, Noor2 comme Noor3 sont financés.  Noor4 en phase d'appel d'offres aussi est déjà financé avant même d'être lancé.

Avez-vous un schéma directeur sur les 12 Gw dont vous parliez tout à l'heure ?
Ca été l'un des points débattus à Tanger [fin septembre lors d'un réunion avec le roi et le gouvernement]. La prochaine étape sera de donner une programmation à ces capacités à horizon 2030. Et cela c'est mon rôle en coordination avec l'ONE et les autres acteurs. On ne va pas planifier quelque chose qui ne correspond à rien. Il faut que le travail soit utile et pertinent. Je me donne un an de délai. Il n'y a pas urgence. D'ailleurs nous allons réaliser une première programmation qui va être affinée ensuite au fur et à mesure. On fait des projections mais la réalité peut être différente. Il faut de temps en temps faire des points d'étape.  Il faut donner une feuille de route.

Le Maroc semble opter pour des mégaprojets, il y a peu de place pour les petits ?
Pour ces projets dont on parle il y a une capilarité importante de sous-traitants, il y a un écosystème. Par ailleurs, il y aura aussi beaucoup de projets de taille moyenne qui vont être lancés. Il faut aussi affiner. Les gros projets continueront car il ne faut pas l'oublier ils fédèrent beaucoup de petits acteurs. Ce sera le cas de Boujdour qui va accueillir des projets de taille moyenne. Les projets de bouts de ligne seront aussi très nombreux. Ces projets sont déjà planifiés pour 2020. Ils seront accompagnés d'appels d'offres.

Les industriels marocains se plaignent  : le sourcing local serait insuffisant dans vos projets...

Ecoutez. Il y aura toujours des accès au sourcing mais sous condition de compétitivité. Il s'agit la aussi de penser au jour d'après. Il faut être compétitif et si on l'est on peut exporter et si on ne l'est pas, on ne peut pas subventionner des projets qui ne le sont pas. La subvention ne peut durer qu'un temps. C'est plus compliqué qu'il n'y parait d'être compétitif dans l'automobile, dans l'aéronautique. Sur le solaire il fallait casser les barrières qui étaient parfois psychologiques.

Parfois certains s'imaginent qu'ils ne peuvent participer dans un secteur donné. Le solaire CSP est complexe quand il faut faire fonctionner un système. Mais à l'intérieur il y a des maillons de la chaine abordables.  Parfois quelques efforts d'investissement ou de formation permettent d'être au rendez-vous. Il fallait aussi amener les développeurs à regarder ce qui se fait. C'est ce que nous avons fait avec Acwa Power. Nous avons créé un système ou les gens sont obligés de se parler. Pas d'obligation de faire mais une obligation de regarder et de se parler. Et souvent ils trouvent un intérêt objectif à faire ensemble.

Et l'objectif des 30 %?

C'est un objectif qui était fixé de manière à nous assurer la compétitivité. Nous avons demandé aux développeurs de regarder et de s'engager ensuite.

Quid de votre avenir avec toutes vos casquettes : responsable politique, président de région, patron de Masen?

Je reste à disposition des autorités et ne me suis jamais posé de questions sur mon avenir.  Je reste président de région et de Masen. J'essaie de concilier les deux. J'y arrive. Et encore j'avais auparavant trois casquettes. Il faut s'organiser un minimum et savoir s'entourer aussi. Le tout se fait toujours au détriment de quelque chose, la famille.

Enfin, que représente la COP22 pour le Maroc ?
C'est important, mais il y a une vie après la COP22. Le Maroc s'engage sur le renouvelable, l'eau, l'agriculture et aussi dans une logique de responsabilité. La COP22 est un bon moment de participation à une dynamique internationale et c'est toujours mieux d'y participer en ayant des choses à dire et à montrer mais tout ne s'arrête pas à ce niveau. Le Maroc a la capacité d'avoir sa propre contribution aux côtés des autres acteurs en parlant de choses concrètes, de vrais sujets et de vrais projets. Il faut aussi y parler de problématiques qui touchent des pays déjà victimes du déréglement climatique comme l'Afrique et les pays insulaires et avoir un discours qui amène des solutions et pas uniquement à poser des problèmes. A la fin de la COP22 le 18 novembre nous aurons toujours des objectifs à tenir.

Propos recueillis à Casablanca par Pierre-Olivier Rouaud  
http://www.usinenouvelle.com/article/comment-le-maroc-va-developper-12gw-en-renouvelables-d-ici-a-2030-selon-mustapha-bakkoury-president-de-masen.N272435

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MessageSujet: Re: Projet massif d´Energie Solaire-Eolien   Jeu 10 Nov 2016 - 22:31

noor I livré en janvier 2016 coût de l’électricité 0.90$ KWH
pour l'avancement des travaux de noor II (la tour) 70% livrable en aout 2017 cout 0.60$ KWH
noor III (photovoltaique) 65% livrable en novembre 2017 cout 0.15$ KWH

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MessageSujet: Re: Projet massif d´Energie Solaire-Eolien   Ven 11 Nov 2016 - 0:14

mourad27 a écrit:
noor I livré en janvier 2016 coût de l’électricité 0.90$ KWH
pour l'avancement des travaux de noor II (la tour) 70%  livrable en aout 2017  cout 0.60$ KWH
noor III (photovoltaique) 65% livrable en novembre 2017 cout 0.15$ KWH

source SVP

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MessageSujet: Re: Projet massif d´Energie Solaire-Eolien   Ven 11 Nov 2016 - 0:16

mourad27 a écrit:
noor I livré en janvier 2016 coût de l’électricité 0.90$ KWH
pour l'avancement des travaux de noor II (la tour) 70%  livrable en aout 2017  cout 0.60$ KWH
noor III (photovoltaique) 65% livrable en novembre 2017 cout 0.15$ KWH
D'après leconomiste ACWA Power aurait decroché NOOR iv aussi (photovoltaïque). (lien http://www.leconomiste.com/flash-infos/acwa-power-decroche-nooro-pv)

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MessageSujet: Re: Projet massif d´Energie Solaire-Eolien   Ven 11 Nov 2016 - 13:17

Inauguration de la centrale pilote de Sumitomo à Ouarzazate.



Citation :
Sumitomo Electric Starts Operation of Concentrator Photovoltaic Power Generation Pilot Plant

Sumitomo Electric Industries, Ltd. has completed the construction of a 1 MW concentrator photovoltaic (CPV) power generation plant in the Kingdom of Morocco, and held a completion ceremony on November 10, 2016.
http://www.businesswire.com/news/home/20161110006731/en/

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MessageSujet: Re: Projet massif d´Energie Solaire-Eolien   Sam 12 Nov 2016 - 11:36


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MessageSujet: Re: Projet massif d´Energie Solaire-Eolien   Sam 12 Nov 2016 - 13:04

simplet a écrit:
mourad27 a écrit:
noor I livré en janvier 2016 coût de l’électricité 0.90$ KWH
pour l'avancement des travaux de noor II (la tour) 70%  livrable en aout 2017  cout 0.60$ KWH
noor III (photovoltaique) 65% livrable en novembre 2017 cout 0.15$ KWH

source SVP

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j'ai juste  repris les chiffres donnés par le responsable d'ACWA POWER sur la video ci dessus vue qu il y a des non arabophone sur le forum

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MessageSujet: Re: Projet massif d´Energie Solaire-Eolien   Sam 12 Nov 2016 - 17:35

mourad27 a écrit:
simplet a écrit:
mourad27 a écrit:
noor I livré en janvier 2016 coût de l’électricité 0.90$ KWH
pour l'avancement des travaux de noor II (la tour) 70%  livrable en aout 2017  cout 0.60$ KWH
noor III (photovoltaique) 65% livrable en novembre 2017 cout 0.15$ KWH

source SVP
j'ai juste  repris les chiffres donnés par le responsable d'ACWA POWER sur la video ci dessus vue qu il y a des non arabophone sur le forum
Merci pour eux

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MessageSujet: Re: Projet massif d´Energie Solaire-Eolien   Dim 13 Nov 2016 - 19:58

Citation :

Le japonais Sumitomo veut faire du Maroc un hub du photovoltaïque à concentration



La société japonaise Sumitomo, déjà ancrée dans l’industrie automobile marocaine, veut conquérir le marché solaire du royaume, notamment avec la nouvelle technologie du photovoltaïque à concentration.

Masen et Sumitomo ont inauguré ce 10 novembre, à la centrale solaire Noor de Ouarzazate, un site pilote d’énergie solaire photovoltaïque à concentration (CPV).

Découlant de la convention signée entre les deux parties, lors de la 4e édition du forum économique arabo-japonais, ce petit site d’une capacité de 1MW, permettra de collecter des données sur la performance de la technologie du photovoltaïque à concentration au Maroc et d’évaluer ses mérites.

Le solaire photovoltaïque à concentration est une technique qui améliore l’efficience de la production de l’énergie, et va même jusqu’à la doubler par rapport au solaire photovoltaïque actuellement utilisé, qui ne convertit que 10 à 15% de l’énergie solaire en électricité, avec une efficacité de laboratoire record avoisinant les 25% seulement. Autre limite du photovoltaïque "normal": sa productivité diminue quand la température dépasse les 30°c.

Les raisons qui confèrent au photovoltaïque à concentration de l'avance sont simples: Alors que le solaire photovoltaïque actuel consiste à couvrir toute la surface des panneaux par des cellules solaires généralement à base de silicium; le solaire photovoltaïque à concentration, quant à lui, capte le rayonnement solaire pour le concentrer sur une surface beaucoup plus réduite, où l’on place des cellules solaires de petite dimension à haute performance.

Le photovoltaïque à concentration génère donc presque deux fois plus de rendement par zone de module. L’efficacité de la production d’électricité avec cette technologie est de plus de 30% (l’efficacité de laboratoire record atteint 46%). Une plus grande efficacité est présagée grâce aux progrès technologiques, l’efficacité théorique du CPV étant supérieure à 80%.

Par ailleurs, l'effet de la hausse de la température est négligeable sur cette technologie.

Les premières données collectées à Ouarzazate montrent que l’énergie produite par module de la zone active est de 0,15 kwh/m² à midi avec du photovoltaïque «normal». En utilisant des panneaux photovoltaïques à concentration, elle avoisine 0,30 kwh/m².

Sumitomo affirme avoir déjà installé quelques panneaux photovoltaïques à Casablanca et à Ouarzazate entre 2013 et 2015 et ce pour tester la performance de la technologie dans le royaume. Les tests ont livré une «excellente performance» selon le groupe japonais.

Avec ce premier site, quoique disposant d’une capacité modeste, Sumitomo compte entrer dans le marché du solaire marocain. A partir de la performance du site, la compagnie japonaise espère, avec Masen, implanter un autre site d’une capacité de 20MW, et même d’établir une base de fabrication et d’affaires pour du photovoltaïque à concentration made in Morocco.

Ensuite, la compagnie espère développer un business mondial à partir du Maroc, et faire du royaume «un hub de production et d’export» pour des régions comme le Moyen-Orient, l’Europe, et même l’Amérique.

Au-delà de ses récentes activités dans le solaire, Sumitomo est déjà présente au Maroc avec 8 usines de câblage automobile dans les régions de Tanger, Kénitra et Casablanca. C’est le premier employeur au Maroc dans le secteur, avec 20.000 salariés.

http://www.medias24.com/MAROC/ECONOMIE/ECONOMIE/168488-Le-japonais-Sumitomo-veut-faire-du-Maroc-un-hub-du-photovoltaique-a-concentration.html

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MessageSujet: Re: Projet massif d´Energie Solaire-Eolien   Dim 13 Nov 2016 - 21:24

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MessageSujet: Re: Projet massif d´Energie Solaire-Eolien   Mer 16 Nov 2016 - 7:24

http://www.atlasinfo.fr/Signature-d-un-accord-de-financement-de-la-centrale-solaire-Noor-4-Ouarzazate-entre-MASEN-et-KFW_a76969.html a écrit:


Signature d’un accord de financement de la centrale solaire Noor 4 Ouarzazate entre MASEN et KFW


Un accord destiné au financement de la quatrième phase de la centrale solaire Noor d'Ouarzazate, pour un montant de 60 millions d’euros, a été signé, mardi à Marrakech, entre l’Agence marocaine pour l’énergie durable (MASEN) et la Banque allemande de développement (KFW).


Signé par le Président du directoire de MASEN, Mutapha Bakkoury, Katharina Boehem, chef de projet à la KFW, et le directeur de la région MENA à la KFW, Stefan Zeeb, cet accord permet de "boucler le financement" de la station solaire Noor Ouarzazate.

"Cet accord visant le financement de Noor 4 consiste à boucler le financement du programme de la centrale solaire Noor Ouarzazate (...) et à finaliser un complexe intégré multitechnologique à l’horizon 2018", a indiqué M. Bakkoury qui s'exprimait lors de la cérémonie de signature.

Pour sa part, le ministre de la Coopération économique et du développement, Gerd Müller, a souligné que le Maroc, qui dispose d’une centrale solaire extraordinaire qui est la plus grande et moderne innovation technologique, se positionne à la tête de tous les Etats africains en matière de réalisation des objectifs climatiques à travers les innovations dans toutes les technologies imaginables, notamment l’éolien, le solaire et l’hydraulique.

Il a fait savoir que Noor Ouarzazate permet de relever un défi technologique extraordinaire qui est le stockage de la lumière du sol pour conduire l’électricité produite dans les maisons, l’industrie et dans le secteur privé, se félicitant de la coopération excellente liant le Maroc et le gouvernement allemand dans ce domaine.

"Le soleil du Sahara sera l’élément déterminant pour le développement futur en Afrique" car le défi du stockage de la lumière du sol permet au "continent de faire un saut qualitatif dans le secteur économique et technologique", a relevé le ministre allemand.

Ont assisté à cette cérémonie de signature plusieurs personnalités marocaines et étrangères, notamment l’ambassadeur de la République fédérale d’Allemagne au Maroc, Volkmar Wenzel et le directeur général de l'Office national de l'électricité de l’Eau potable (ONEE), Ali Fassi Fihri.


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MessageSujet: Re: Projet massif d´Energie Solaire-Eolien   Ven 25 Nov 2016 - 20:05

http://www.huffpostmaghreb.com/2016/11/25/investissements-maroc_n_13227498.html a écrit:

Engie veut augmenter ses investissements au Maroc


MAROC INVEST - Le groupe industriel français Engie veut renforcer "la dimension de son partenariat au Maroc", fort déjà d'un investissement de 30 milliards de dirhams avec Nareva Holding.

"Le royaume s'est donné une ambition importante dans le domaine du renouvelable et nous comptons l'accompagner dans ses objectifs", a fait savoir le président de son conseil d'administration, Gérard Mestrallet, dans une interview accordée à l'Economiste.

"Nous avons une présence historique au Maroc dans le domaine des services énergétiques et de la gestion d’eau potable et nous comptons s’appuyer sur notre longue et importante présence au Maroc pour se développer sur le marché africain des énergies renouvelables, et l’accompagner dans ses objectifs avec la mobilisation de toutes les parties prenantes, y compris les collectivités locales et territoriales", a-t-il ajouté.

"Une porte d'entrée pour l'Afrique"

Pour le patron de la multinationale française, le Maroc s'est résolument affirmé lors de la COP22 comme une porte d'entrée sur le marché africain. Engie compte ainsi s'appuyer sur cet atout pour se développer plus vite sur le continent.

Le groupe qui affiche un business global de 74 milliards d'euros, table sur un rythme de 6 à 7 milliards d'euros d'investissement nets par an sur la période 2014-2016.

"Le grand avantage c’est que le coût des technologies ne cesse de baisser, surtout en ce qui concerne le solaire photovoltaïque et les technologies éoliennes", a souligné Gérard Mestrallet.

Selon lui, le photovoltaïque permet de développer des kits de 100 dollars, qui changeront la vie de 1,2 milliard de personnes qui n’ont pas encore accès à l’électricité dans le monde.

"Sur les trillons d’investissement qu’il va falloir réaliser pour atteindre les objectifs fixés, le secteur privé devra assurer les 70% au moins pour la réussite des engagements de Paris", a-t-il estimé.

Présent au Maroc depuis plusieurs années, le groupe français Engie a bâti sa présence autour de la production d'énergie électrique, notamment de sources renouvelables et thermiques avec de sérieuses ambitions pour le "Gas to power".
La société a investi 30 milliards de dirhams sur ses plus récents gros projets, à savoir le site éolien de Tarfaya et la future centrale thermique de Safi.

Gas to power http://petrowiki.org/Gas_to_power

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MessageSujet: Re: Projet massif d´Energie Solaire-Eolien   Hier à 23:00

Une tribune de Bertrand Piccard, co-inventeur du Solar Impulse :

Citation :
Le Maroc, un ambassadeur de l'énergie pour les économies émergentes

Le Maroc est un exemple concret pour les pays émergents que la lutte contre le changement climatique n'est pas nécessairement un problème coûteux, nécessitant des sacrifices financiers et comportementaux, mais plutôt une occasion unique de créer des emplois et de générer des profits. Sa stratégie en matière d'énergies renouvelables est l'une des plus ambitieuses du monde et son engagement dans la réduction des émissions de gaz à effet de serre est en passe de franchir un cap.

Le Royaume du Maroc avait toute la crédibilité pour accueillir la COP22, avec de nombreuses initiatives lancées en faveur de l'environnement, ainsi qu'un engagement et des efforts importants déployés par des personnalités marocaines phares comme Salaheddine Mezouar, Ministre des affaires étrangères marocain et Président de la COP22, et Hakima El Haite, actuelle Ministre déléguée chargée de l'Environnement et “championne du climat”. Cette conférence, sous la direction de Patricia Espinoza de la CCNUCC, n'a pas seulement impliqué les gouvernements mais également d'autres acteurs tels que les entreprises, les villes et les ONG, qui ont également un rôle crucial à jouer dans la mise en œuvre de l'Accord de Paris.

En marge de l'événement principal, de nombreuses initiatives ont été lancées. Pour n'en citer qu'une, l'Agence Marocaine pour l'Efficacité Énergétique (AMEE), sur l'impulsion de son Directeur général, Said Mouline, et de sa Secrétaire générale, Sonia Mezzour, s'est engagée à développer l'efficacité énergétique sur le continent africain. Ce type d'accord s'inscrit dans la coopération Sud-Sud destinée à aider les pays à réduire leur facture énergétique. Soit dit en passant, les gouvernements européens devraient comprendre qu'investir en Afrique subsaharienne leur coûterait moins cher que d'accueillir des millions de migrants tentant d'échapper à la pauvreté en traversant la Méditerranée...

À la différence de certains de ses voisins de la région, le Maroc ne possède quasiment pas de ressources fossiles identifiées et dépend fortement des importations, plus de 90 % de l'énergie utilisée provenant de l'étranger. Ces dernières années, le pays a connu une croissance soutenue de sa demande en énergie, stimulée par le développement économique et la hausse du niveau de vie. Pour y faire face, Sa Majesté le Roi Mohammed VI a dévoilé une stratégie énergétique ambitieuse, axée sur les solutions technologiques, et dont l'objectif sera de hisser à 42 % d'ici à 2020, puis à 52 % d'ici à 2030, la part totale des énergies renouvelables pour répondre à la demande énergétique du pays, avec des capacités de production équivalentes pour les installations solaires, éoliennes ou hydroélectriques. Allant plus loin encore dans son programme, il s'est récemment engagé à produire 100 % de son énergie domestique à partir de ressources renouvelables aussi vite que possible. Il convient de noter qu'il y a dix ans, une société de consulting très connue a tenté de décourager le Roi de s'engager dans ce sens, affirmant que cela ne serait jamais rentable. En réalité, la production des énergies solaire et éolienne coûte moins cher que celle des énergies fossiles !


Pendant que de nombreux pays discutent de la mise en œuvre de technologies propres et d'énergies renouvelables pour atteindre leurs objectifs environnementaux, le Maroc applique déjà des solutions concrètes, se donnant les moyens d'atteindre ses objectifs. Par exemple, NOOR 1 – la première phase de la plus grande centrale solaire thermique du monde – a été inaugurée en février dernier. En tant que parrains, André Borschberg et moi étions présents lors du lancement de sa construction en 2012. À cette occasion, nous avions apporté de Suisse la première cellule solaire de Solar Impulse 1 pour l'offrir symboliquement à Mustapha Bakkoury, Président de l'Agence marocaine pour les énergies renouvelables (MASEN).

À peine quatre ans plus tard, alors que nous concrétisions notre rêve d'un avenir propre dans les airs avec Solar Impulse 2 (Si2), Mohamed VI faisait de sa vision une réalité sur la terre ferme à Ouarzazate. Et ce n'est là qu'un début. Les phases suivantes du projet – NOOR 2, 3 et 4 – permettront d'atteindre une capacité de stockage de huit heures (contre trois actuellement), emmagasinant suffisamment d'énergie pendant la journée pour produire de l'électricité la nuit. Puisque – comme dans le cas de Si2 – les moments où nous avons besoin d'énergie ne correspondent pas nécessairement à ceux où nous la produisons, il faut trouver des moyens efficaces de stocker et de gérer l'énergie produite à partir de sources renouvelables intermittentes. Il en va ainsi pour les installations solaires (PV et thermales), mais également pour les installations éoliennes, hydroélectriques et autres.


Au Maroc, le secteur de l'énergie éolienne est aussi un marché porteur, attirant des investissements massifs. La première usine de pales du Moyen-Orient et d'Afrique, en cours de construction, en est un brillant exemple. Financée à hauteur de plusieurs millions de dollars par des acteurs majeurs, elle produira des pales d'éoliennes de 63 mètres de long. Une fois terminé et pleinement opérationnel, le site de production devrait employer 650 personnes. Ainsi, le projet créera des emplois et stimulera l'économie locale. Pour le géant allemand de l'ingénierie menant les opérations, il s'agissait “d'une opportunité d'investissement attractive qui vole de ses propres ailes, et du moyen le plus compétitif de fournir de l'électricité, puisqu'il n'y a pas besoin de subventions pour rendre possible l'énergie éolienne au Maroc.”

Voilà une preuve que les technologies propres et les énergies renouvelables sont aujourd'hui enfin fiables et rentables, et que leur mise en œuvre ne devrait nécessiter aucun sacrifice financier, ni comportemental. S'engager dans ces nouvelles solutions est avant tout “logique” et non “éco-logique”. Même si le monde ne connaissait aucun changement climatique, les énergies renouvelables et les technologies propres ont toute leur place. En effet, celles-ci permettent non seulement de réduire les émissions de CO2 et de protéger les ressources naturelles, mais également de créer des emplois, de générer des profits et de stimuler une croissance durable. Les bénéfices positifs de la stratégie énergétique marocaine en sont la preuve.

De plus, le Maroc est en passe de devenir un chef de file major en matière d'action en faveur du climat sur la scène internationale. Le pays a soumis une importante “contribution décidée au niveau national” (Intended Nationally Determined Contribution, INDC), fixant des objectifs ambitieux de réduction des émissions de gaz à effet de serre. Il s'est engagé à une réduction inconditionnelle de 13 % à l'horizon 2030 et à une réduction conditionnelle de 32 %, réalisable s'il accède à de nouvelles sources de financement et à un soutien accru.

Il va sans dire qu'au cours des derniers mois, tous les yeux de la planète étaient rivés sur le Maroc pour l'un des grands rendez-vous internationaux pour l'environnement. Et nous n'aurions pu rêver d'un meilleur exemple que le Maroc pour les économies émergentes. Tirant profit des avantages des énergies renouvelables et efficaces, la stratégie énergétique du pays met en avant des solutions existantes plutôt que des problèmes intangibles et un coût important pour la protection environnementale.

L'évolution du Maroc au cours des cinq dernières années montre que la croissance économique et la protection de l'environnement peuvent aller de pair ; il est aujourd'hui possible de combler le fossé qui sépare l'écologie de l'économie.

Bertrand Piccard

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