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 Quand les grands désarment, les petits prolifèrent

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MessageSujet: Quand les grands désarment, les petits prolifèrent   Sam 11 Juil 2009 - 12:11

Quand les grands désarment, les petits prolifèrent



Analyse d'Isabelle Lasserre, correspondante «Défense» du Figaro - «Pendant que les deux grands s'entendent à Moscou sur une nouvelle réduction de leurs arsenaux stratégiques, le reste du monde prolifère.»

Pendant que les deux grands s'entendent à Moscou sur une nouvelle réduction de leurs arsenaux stratégiques, le reste du monde prolifère. Le nouveau président américain, Barack Obama, s'est déclaré en faveur d'un monde dénucléarisé, la France rappelle qu'elle est une élève « modèle » du désarmement, mais ce discours semble tourner en rond, incapable de s'exporter ailleurs.

La Chine modernise son arsenal. Israël aussi, qui craint pour son existence mais ne veut pas sortir de l'ambiguïté nucléaire. Après avoir effectué le 25 mai son deuxième essai nucléaire depuis 2006, la Corée du Nord multiplie depuis les tirs de missiles, violant allègrement les résolutions du Conseil de sécurité de l'ONU. Quant à l'Inde et au Pakistan, qui se sont déjà livrés plusieurs guerres, ils misent sur la dissuasion nucléaire pour instaurer une sorte d'équilibre de la terreur dans la région.

La question iranienne risque aujourd'hui de faire basculer d'autres États, ceux que l'on nomme «les pays du seuil», dans le monde nucléaire. Et de provoquer un «effet de chaîne» qui affaiblirait considérablement les efforts de la nouvelle Administration américaine. Les rivaux de l'Iran ne veulent pas voir Téhéran gagner un avantage militaire, diplomatique et politique grâce à la bombe atomique. Face à l'avancée du programme nucléaire iranien, des États comme l'Égypte, l'Arabie saoudite et la Turquie étudient depuis plusieurs années les options dont ils disposent pour affronter ce possible bouleversement stratégique. Parmi elles, un resserrement des liens de sécurité avec les États-Unis ; un investissement dans la défense antimissile ; ou le développement d'un programme nucléaire clandestin qui pourrait à terme rehausser leur prestige, consolider leur indépendance et assurer leur sécurité face à l'Iran.

L'Égypte, d'abord, possède un savoir-faire dans le domaine de la recherche nucléaire et des raisons de vouloir se hisser au niveau d'Israël et de l'Iran. À plusieurs reprises, l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA) a trouvé sur le sol égyptien des traces d'uranium hautement enrichi. Qui ne provenaient pas, comme l'affirmaient les responsables, d'Afrique du Sud… Depuis la découverte de ces «indices douteux», Le Caire est soupçonné de mener des activités de recherche nucléaire non déclarées.

La Turquie a également un savoir-faire dans le domaine nucléaire. Les militaires turcs sont en contact régulier avec leurs homologues pakistanais. À Ankara, la question ressurgit régulièrement dans le débat public : en 2008, le chef d'état-major de l'armée a affirmé que la Turquie examinerait toutes les options si l'Iran se dotait de l'arme atomique.

Quant à l'Arabie saoudite, elle n'a pas de compétences en matière de recherche. Mais ce pays sunnite, qui ne peut pas se résoudre à l'idée que l'Iran chiite se dote de la bombe, possède des missiles chinois et, surtout, assez d'argent pour s'offrir ce qu'il veut «sur étagères», notamment auprès du Pakistan, avec qui il entretient des liens intimes.


La liste n'est pas close. C'est pour détruire ce qu'elle affirmait être un réacteur nucléaire qu'Israël a effectué un bombardement aérien sur un site en Syrie, en septembre 2007. La «chaîne de réaction» nucléaire pourrait aussi s'étendre, un jour, à l'Algérie, qui possède un réacteur moderne capable de fabriquer du plutonium de qualité militaire, ainsi qu'à d'autres pays arabes.

Le tableau est sombre. C'est justement pour l'éclaircir qu'Obama estime que la Russie et les États-Unis, qui possèdent à eux deux 90 % des armes nucléaires de la planète, doivent montrer l'exemple en franchissant un pas supplémentaire dans le désarmement. Et susciter ainsi, espère-t-il, des vocations auprès des pays proliférants. Certes, on en est encore loin. Mais la dénucléarisation du monde est un objectif à long terme, censé s'étaler sur plusieurs décennies…


http://www.lefigaro.fr/debats/2009/07/07/01005-20090707ARTFIG00394-quand-les-grands-desarment-les-petits-proliferent-.php
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Samyadams
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MessageSujet: Re: Quand les grands désarment, les petits prolifèrent   Sam 11 Juil 2009 - 13:18

Citation :
l'Algérie, qui possède un réacteur moderne capable de fabriquer du plutonium de qualité militaire
A ce que je sache, l'Algérie a deux réacteurs de recherche, mais de là à fabriquer du plutonium militaire avec, j'ai des doutes Suspect
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