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 Tensions en Afrique

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MessageSujet: Tensions en Afrique   Dim 12 Juil 2009 - 15:59

Un topic qui regroupera les tensions en Afrique...

Bon sa concerne l'Afrique...

Citation :
L'armée guinéenne en état d'alerte

AFP

L'armée guinéenne a été placée en état d'alerte après la découverte de troupes massées aux frontières avec le Sénégal, la Guinée-Bissau et le Liberia "prêtes à attaquer" la Guinée, a annoncé aujourd'hui la junte au pouvoir dans un communiqué sur la radio et la télévision d'Etat.
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Samyadams
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MessageSujet: Re: Tensions en Afrique   Dim 12 Juil 2009 - 16:20

barbaros pacha a écrit:
Un topic qui regroupera les tensions en Afrique...

Bon sa concerne l'Afrique...

Citation :
L'armée guinéenne en état d'alerte

AFP

L'armée guinéenne a été placée en état d'alerte après la découverte de troupes massées aux frontières avec le Sénégal, la Guinée-Bissau et le Liberia "prêtes à attaquer" la Guinée, a annoncé aujourd'hui la junte au pouvoir dans un communiqué sur la radio et la télévision d'Etat.
Ca y est, les Guinéens ont perdu la boule geek
La Guinée Bisseau est un micro-Etat, le Libéria peine à se soigner des séquelles de la longue guerre civile et le Sénégal, seul pays qui ne soit anarchique dans ce tas, est trop sage pour se lancer dans une aventure militaire sans y être forcé. D'ailleurs, aucun de ces pays n'a de quoi mener plus de deux ou trois jours de combat Laughing
Les nouveaux dirigeants guinéens doivent avoir quelque chose à se repprocher envers leur peuple et essayent de noyer le poisson en invoquant une menace extérieure Twisted Evil
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MessageSujet: Re: Tensions en Afrique   Dim 12 Juil 2009 - 16:43

Sa doit être des mercenaires du narco-trafique..
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Samyadams
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MessageSujet: Re: Tensions en Afrique   Dim 12 Juil 2009 - 17:27

barbaros pacha a écrit:
Sa doit être des mercenaires du narco-trafique..
Tu veux dire des bandes armées suffisament puissantes pour menacer Conakry ? J'en doute fort. Peut être venant du Libéria, ce qui est quand même peu probable, mais sûrement pas du côté du Sénégal et de la Guinée Bisseau.
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MessageSujet: Re: Tensions en Afrique   Dim 12 Juil 2009 - 17:49

Samyadams a écrit:
barbaros pacha a écrit:
Sa doit être des mercenaires du narco-trafique..
Tu veux dire des bandes armées suffisament puissantes pour menacer Conakry ? J'en doute fort. Peut être venant du Libéria, ce qui est quand même peu probable, mais sûrement pas du côté du Sénégal et de la Guinée Bisseau.

Tu sait, ces pays sont réputés pour êtres des républiques bananières, ce pays est connu pour être un lieu de transit pour la drogue, voici ce qui confirme mes propos:

Citation :
Guinée: l'armée en état d'alerte après des menaces d'attaque

il y a 1 heure

CONAKRY (AFP) — L'armée guinéenne est en état d'alerte depuis la découverte de troupes massées aux frontières avec le Sénégal, la Guinée-Bissau et le Liberia "prêtes à attaquer" la Guinée, a annoncé dimanche la junte au pouvoir dans un communiqué lu à la radio et la télévision d'Etat.

"Selon des informations dignes de foi, des troupes massées le long des frontières Nord (Guinée-Bissau et Casamance) et Sud (Liberia) seraient prêtes à attaquer la Guinée", a indiqué le Conseil national pour la démocratie et le développement (CNDD), la junte au pouvoir.

"Le ministre de la Défense nationale (le général de brigade Sékouba Konaté) a mis les troupes (guinéennes) le long des frontières, en état alerte", est-il indiqué dans le communiqué.

Le CNDD "informe les pays concernés que si de tels actes se produisaient sur leurs territoires respectifs, l'armée guinéenne se réserverait le droit de poursuite jusqu'à l'intérieur" de leurs frontières.

Selon la junte guinéenne, "ces troupes seraient financées par les narcotrafiquants qui ont fui le territoire guinéen pour échapper aux arrestations et poursuites".

Aucune précision n'a été apportée sur l'identité de ces "narcotrafiquants" alors que la junte guinéenne avait présenté "le combat contre le trafic de cocaïne" comme l'une des priorités nationales.

Une vingtaine de personnes dont de nombreux haut gradés de l'armée sont détenus depuis janvier ou février en Guinée pour "complicité de trafic de drogue".

Parmi ces personnes figurent l'ancien chef d'état-major de l'armée, le général Diarra Camara, l'ancien directeur général des services de police, Sékou Mohamed Bangoura, un ancien chef d'état-major général de la marine, le contre-amiral Ali Daffé, et le commandant Ousmane Conté, fils du défunt président Lansana Conté.

L'Afrique de l'Ouest est un point de transit important dans le trafic de cocaïne d'Amérique latine vers les marchés européens, selon l'Office des Nations unies contre la drogue et le crime (ONUDC).

L'organisme avait cependant récemment fait état d'une baisse du trafic dans cette région.

Des responsables de la société civile, des syndicats et des hommes politiques guinéens, interrogés par l'AFP, ont indiqué ne pas croire à cette menace d'attaque.

"C'est une forme de diversion qui ne trompe personne", a estimé un responsable de la société civile sous couvert de l'anonymat.

"Les Guinéens ne sont pas dupes. Aucun pays ne peut aujourd'hui abriter des mercenaires pour attaquer un pays voisin de la sous-région", a renchéri un responsable syndical.

"Le CNDD veut justifier son maintien au pouvoir au lieu d'aller à des élections", a pour sa part indiqué un responsable politique opposé à la junte.

La junte a prévu d'organiser des élections législatives en octobre et présidentielle en décembre.
Le CNDD, dirigé par le capitaine Moussa Dadis Camara, président autoproclamé de la Guinée, a pris le pouvoir le 23 décembre, peu après l'annonce du décès du général-président Lansana Conté qui régnait sans partage sur le pays depuis 24 ans.

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Samyadams
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MessageSujet: Re: Tensions en Afrique   Dim 12 Juil 2009 - 17:53

Samyadams a écrit:
Les nouveaux dirigeants guinéens doivent avoir quelque chose à se repprocher envers leur peuple et essayent de noyer le poisson en invoquant une menace extérieure Twisted Evil
Et voilà, dans la même depêche, ce qui confirme les miens Wink
Citation :
Des responsables de la société civile, des syndicats et des hommes politiques guinéens, interrogés par l'AFP, ont indiqué ne pas croire à cette menace d'attaque.

"C'est une forme de diversion qui ne trompe personne", a estimé un responsable de la société civile sous couvert de l'anonymat.

"Les Guinéens ne sont pas dupes. Aucun pays ne peut aujourd'hui abriter des mercenaires pour attaquer un pays voisin de la sous-région", a renchéri un responsable syndical.

"Le CNDD veut justifier son maintien au pouvoir au lieu d'aller à des élections", a pour sa part indiqué un responsable politique opposé à la junte.
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MessageSujet: Re: Tensions en Afrique   Dim 12 Juil 2009 - 22:05

Samyadams a écrit:
...
Ca y est, les Guinéens ont perdu la boule geek
La Guinée Bisseau est un micro-Etat, le Libéria peine à se soigner des séquelles de la longue guerre civile et le Sénégal, seul pays qui ne soit anarchique dans ce tas, est trop sage pour se lancer dans une aventure militaire sans y être forcé. D'ailleurs, aucun de ces pays n'a de quoi mener plus de deux ou trois jours de combat Laughing
Les nouveaux dirigeants guinéens doivent avoir quelque chose à se repprocher envers leur peuple et essayent de noyer le poisson en invoquant une menace extérieure Twisted Evil
c'est une tactique très connue et souvent utilisée par les dictatures militaires pour stimuler le sentiment nationaliste pour avoir de la ''légitimité'', dérourner l'intention de ce qui se passe en interne et par la même occasion décreter l'état d'exeption et ecraser l'opposition.
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MessageSujet: Re: Tensions en Afrique   Dim 12 Juil 2009 - 22:22

Raptor a écrit:

c'est une tactique très connue et souvent utilisée par les dictatures militaires pour stimuler le sentiment nationaliste pour avoir de la ''légitimité'', dérourner l'intention de ce qui se passe en interne et par la même occasion décreter l'état d'exeption et ecraser l'opposition.
Wink tu me rappel un autre pays africain là! (indice: ça commence par "A" )
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MessageSujet: Re: Tensions en Afrique   Dim 12 Juil 2009 - 22:23

FAMAS a écrit:
Raptor a écrit:

c'est une tactique très connue et souvent utilisée par les dictatures militaires pour stimuler le sentiment nationaliste pour avoir de la ''légitimité'', dérourner l'intention de ce qui se passe en interne et par la même occasion décreter l'état d'exeption et ecraser l'opposition.
Wink tu me rappel un autre pays africain là! (indice: ça commence par "A" )
RAST?

(republique arabe socialiste tropicale)
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MessageSujet: Re: Tensions en Afrique   Dim 12 Juil 2009 - 22:43

c'est le cas de toutes les ''démocraties populaires'' lol!
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MessageSujet: Re: Tensions en Afrique   Dim 12 Juil 2009 - 22:48

FAMAS a écrit:
Raptor a écrit:

c'est une tactique très connue et souvent utilisée par les dictatures militaires pour stimuler le sentiment nationaliste pour avoir de la ''légitimité'', dérourner l'intention de ce qui se passe en interne et par la même occasion décreter l'état d'exeption et ecraser l'opposition.
Wink tu me rappel un autre pays africain là! (indice: ça commence par "A" )


Ohh, il faut relativiser, tout les pays ont leur qualité et leur défaut..
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MessageSujet: u   Dim 12 Juil 2009 - 22:54

barbaros pacha a écrit:

Ohh, il faut relativiser, tout les pays ont leur qualité et leur défaut..
C'est vrai qu'ils ne peuvent pas tous etre des pays tropicaux (de systeme politique, pas de climat)
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MessageSujet: Re: Tensions en Afrique   Ven 3 Avr 2015 - 13:40

LUGAN: Toute la Vérité sur l'Afrique

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""Qu'importe que je sois de mauvaise foi puisque je lutte pour une cause juste.
        Qu'importe que je lutte pour une cause injuste puisque je suis de bonne foi""


“L'histoire n'est que la géographie dans le temps, comme la géographie n'est que l'histoire dans l'espace.”

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MessageSujet: Re: Tensions en Afrique   Mar 20 Mar 2018 - 18:26

Ecofin a écrit:

Le panorama des forces armées étrangères présentes en Afrique



FRANCE



Les forces françaises stationnées à Djibouti

La présence des forces françaises sur le territoire djiboutien est encadrée par le Traité de coopération en matière de défense, signé le 21 décembre 2011 entre la République de Djibouti et la France.

Les Forces françaises stationnées à Djibouti (FFDJ) constituent le contingent le plus important de forces de présence françaises en Afrique et l’une des deux bases opérationnelles avancées sur ce continent.

Positionnées sur la façade Est de l’Afrique, les FFDJ constituent une plateforme stratégique, opérationnelle et logistique aussi appelée base opérationnelle avancée (BOA). A ce titre, les FFDJ sont en mesure d’accueillir,mais également projeter rapidement des forces, en cas de crise dans la sous-région, vers l’océan Indien ou le Moyen-Orient.

Avec 1450 militaires déployés, les Forces françaises stationnées à Djibouti s’articulent autour de cinq emprises principales centrées sur Djibouti :
• Le 5e régiment interarmes d’outre-mer (5e RIAOM) ;
• Le détachement de l’aviation légère de l’armée de terre (DETALAT) armant 2 hélicoptères Puma et 1 Gazelle ;
• La base aérienne 188 (BA 188) avec ses 4 avions de défense aérienne Mirage 2000-5, 1 avion de transport tactique C160 Transall, 2 hélicoptères Puma ;
• La base navale ;
• Le centre d’entraînement au combat et d’aguerrissement au désert de Djibouti (CECAD).

Les forces françaises de Côte d’Ivoire

Héritières du régiment colonial, créé en août 1914 sous le nom de 43e régiment d'infanterie coloniale, puis rebaptisé en 1958, 43ème bataillon d’infanterie de marine (BIMA), et par la suite, Force Licorne en 2002, les forces françaises en Côte d’Ivoire (FFCI), créées le 1er janvier 2015, ont pour mission d’assurer un relai opérationnel sur une zone d’intérêt stratégique.

Par leur positionnement géographique, la qualité de leurs infrastructures portuaires et aéroportuaires et les capacités de leurs emprises, les FFCI constituent une plateforme stratégique, opérationnelle et logistique majeure sur la façade ouest-africaine aussi appelée base opérationnelle avancée (BOA).

Avec 900 militaires déployés, les FFCI s’articulent autour de quatre emprises principales, essentiellement centrées sur Abidjan et Toumodi :
• Le camp de Port-Bouët à Abidjan ;
• L’emprise de La Bourgerie sur l’aéroport d’Abidjan ;
• Le détachement d’intervention lagunaire (DIL) à Port-Bouët ;
• Le camp le camp Lieutenant-colonel Saboret à Lomo Nord situé à environ 180 km au nord d’Abidjan ;
• Le complexe de tir de Lomo Nord.

Eléments français du Gabon

La France déploie des forces armées au Gabon depuis l'indépendance de ce pays en 1960 et conformément aux accords de défense d'août 1960. Répondant aux orientations du livre blanc sur la défense et la sécurité nationale de 2013, les éléments français au Gabon (EFG) ont remplacé les forces françaises au Gabon (FFG) au 1er septembre 2014.

Avec 350 militaires déployés, les EFG s’articulent autour de deux principales emprises centrées sur Libreville :
• Le camp de Gaulle qui accueille le 6e bataillon d’infanterie de marine (6e BIMa) : principalement tourné vers la coopération opérationnelle régionale, il assure également la protection des emprises des EFG et la maintenance des matériels terrestres ;
• La base aérienne Guy Pidoux qui accueille les éléments Air 470 (EA 470) implantés sur avec un hélicoptère FENNEC : ils assurent l’accueil et le soutien logistique aéronautique au profit des aéronefs militaires en détachement ou de passage ;
• Le Centre d’aguerrissement de l’outre-mer et de l’étranger (CAOME).

Les éléments français au Sénégal

Les éléments français au Sénégal (EFS) constituent, à Dakar, un « pôle opérationnel de coopération » (POC) à vocation régionale. Les EFS disposent par ailleurs de la capacité d’accueillir, de soutenir voire de commander une force interarmées projetée. S’inscrivant ainsi dans une posture de prévention, les EFS demeurent un point d’appui matérialisé par l’existence d’un noyau clé de poste de commandement interarmées (PCIA) et d’escales navale et aéronautique.

En tant que force de présence française en Afrique, les EFS ont pour principales missions : d’assurer la défense des intérêts français et la protection de ses ressortissants ; d’appuyer des déploiements opérationnels dans la région ; de contribuer à la coopération opérationnelle régionale.

Avec un effectif de 350 soldats, les EFS sont implantés au quartier « colonel Frédéric Geille » à Ouakam et au quartier « contre-amiral Protet » (port militaire de Dakar). Ils disposent également d’une escale aérienne à l’aéroport militaire de Dakar-Senghor ; et d’une station d’émission haute fréquence de la direction interarmées des réseaux d’infrastructure et des systèmes d’information (DIRISI) à Rufisque.

Les éléments français au Tchad

Les éléments français au Tchad (EFT) de la force Épervier se sont établis en février 1986, à la demande de l’État tchadien. Composée d’environ 950 soldats, la force Épervier assure deux missions permanentes :

Elle est en mesure de garantir, si nécessaire, la protection des intérêts français et, tout particulièrement, la sécurité des ressortissants français résidant au Tchad.

Conformément à l’accord de coopération technique signé entre la France et le Tchad, elle apporte un soutien logistique (ravitaillement, carburant, transport, formation, médical, renseignement) aux forces armées et de sécurité (FADS) tchadiennes.

A cet effet, elle se répartit sur :
• La base aérienne « Sergent-chef Adji Kosseï » à N’Djaména,
• Un détachement à Abéché, sur le camp « Capitaine Michel Croci », dans l’Est du pays, 660 km environ de N’Djaména,
• Un détachement à Faya-Largeau, dans le Nord du pays, à environ 780 km de N’Djaména.

A noter par ailleurs que la base « Sergent-chef Adji Kosseï » établie sur environ 80 ha, et adossée à la piste de l'aéroport international de N’Djamena, fait également office de quartier général de la force Barkhane, qui mobilise 4 000 soldats français (répartis sur tout le théâtre d’opération). Un QG qui supervise les actions sur un théâtre d’opération qui couvre le Tchad, le Niger, le Burkina-Faso, la Mauritanie et surtout le Mali.

Burkina Faso

Le pays des hommes intègres abrite une base des forces spéciales françaises faisant partie du dispositif Barkhane. Relavant du Commandement des opérations spéciales (COS), l’effectif de cette garnison, dont la présence se fait d’ailleurs très discrète au Burkina Faso, demeure un secret bien gardé.

Niger

D’après le Groupe de recherche et d'information sur la paix et la sécurité (GRIP), la France dispose, à ce jour, de quatre bases militaires au Niger : à Niamey, à Aguelal et Madama, près des frontières algérienne et libyenne, et à Diffa au sud. Toutes ces bases militaires françaises font partie du dispositif Barkhane.

Parmi ces bases, celle de Niamey, avec 500 hommes, fait office de « hub aérien » avec des avions de chasse Mirage 2000, des appareils de transport et des drones.

Mauritanie

Un contingent des forces spéciales françaises est également présent en Mauritanie dans le cadre de l’opération Barkhane. Relavant du Commandement des opérations spéciales (COS), leur effectif n’est pas connu.

Mali

Avec environ 1700 soldats, le Mali accueille le plus gros contingent de militaires de l’opération Barkhane. Ceux-ci sont déployés essentiellement à Gao, avec des détachements sur les bases avancées de Kidal et Tessalit (nord-est). Un détachement est également positionné sur la base militaire aérienne de Bamako, la capitale.

Centrafrique

Avec la fin de l’opération Sangaris, forte d’environ 1200 hommes en octobre 2016, la France a maintenu un contingent d’environ 350 soldats en Centrafrique, dont une unité de drones tactiques (SDTI).

Cet effectif comprend les troupes affectées à la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations unies pour la stabilisation en Centrafrique (MINUSCA) et la mission de formation de l’Union européenne en République centrafricaine (EUTM-RCA).

Golfe du Guinée

En vue d’assurer la présence permanente d’un bâtiment militaire, au moins, dans le Golfe de Guinée et au large des côtes d’Afrique de l'Ouest, la France a lancé depuis 1990, un dispositif naval dénommé « Mission Corymbe ».

À l’origine, ce dispositif a été conçu pour préserver les intérêts économiques français dans cette zone, notamment ceux liés à l’exploitation pétrolière. Corymbe relève ainsi d’une logique de puissance militaire, en complément du dispositif militaire français déployé en Afrique occidentale.
Dans ce cadre, elle assure trois missions principales : Pré-positionnement « Resevac » (Opération d’évacuation de ressortissants français), soutien des forces françaises prépositionnées dans la zone ; et lutte contre la piraterie maritime.

Les bâtiments en mission dans cette zone se déploient de la frontière nord du Sénégal à la frontière sud de l’Angola, en passant notamment par les eaux de la Côte d'Ivoire, du Bénin, du Ghana, du Togo, du Nigéria, du Cameroun, du Gabon ou encore des îles de Sao Tomé-et-Principe.

ETATS-UNIS



L’Africom se déploie dans plusieurs pays africains.

Burkina Faso

Un « site de sécurité coopérative » implanté à Ouagadougou offre des services de surveillance et de renseignements dans la région du Sahel.

Cameroun

L’aéroport de Garoua dans le nord du Cameroun sert aussi de base pour les drones qui frappent Boko Haram au nord-est du Nigeria. Il abrite des drones Predator non armés et quelque 300 soldats américains.

Djibouti

Le Camp Lemonnier, un site de 200 hectares, héberge un corps expéditionnaire composé d’environ 4000 soldats et personnels civils à proximité de l’aéroport international. Le Camp, qui accueille la Force opérationnelle interarmées multinationale du Commandement militaire des Etats-Unis pour l’Afrique (AFRICOM) dans la Corne de l’Afrique, est la seule base militaire permanente des Etats-Unis sur le continent.

Gabon

Site de lancement rudimentaire utilisé par les forces de réaction rapide, chargées de protéger les installations diplomatiques dans la région.

Ghana

Site de lancement rudimentaire utilisé par les forces de réaction rapide.

Kenya

Le Camp Simba de Manda Bay accueille du personnel naval et des bérets verts, ainsi que des drones armés pour les opérations menées en Somalie et au Yémen.

Seychelles

Des drones sont pilotés depuis une base installée sur l’île de Victoria.

Niger

La première base de Niamey a été éclipsée par celle d’Agadez, qui peut accueillir de grands avions de transport et des drones Reaper armés. La base couvre la région du Sahel et celle du Bassin du lac Tchad.

Ouganda

Les PC-12, des avions de surveillance, partent de l’aéroport d’Entebbe lors des interventions des forces spéciales étasuniennes, en soutien des opérations ougandaises de recherche de Joseph Kony et de l’Armée de résistance du Seigneur.

République centrafricaine

Les forces spéciales américaines installées sur les « bases temporaires » d’Obo et Djema soutiennent les opérations de l’armée ougandaise pour retrouver Joseph Kony et les combattants de l’Armée de résistance du Seigneur.

République démocratique du Congo

Dungu est une autre « base temporaire » utilisée pour la recherche de Joseph Kony.

Sénégal

Un site installé au Sénégal a été utilisé par l’armée des Etats-Unis pendant la réponse à la crise d’Ebola.

Somalie

Les commandos américains opèrent depuis les sites de Kismayo et Baledogle.

Soudan du Sud

L’aérodrome de Nzara est une autre base utilisée pour la recherche de Joseph Kony.

Tchad

Des drones Predator et Reaper sont basés dans la capitale, Ndjamena.

Mais encore…

Par ailleurs, la présence de soldats américains en Algérie, en RDC, en Egypte, en Érythrée, en Ethiopie et en Tunisie, a été révélée récemment par le Washington Post.

CHINE

Djibouti

La Chine installe sa première base militaire outre-mer dans le port d’Obock, de l’autre côté du golfe de Tadjourah et de la base du corps expéditionnaire des Etats-Unis, Camp Lemonnier.
Cette base devrait accueillir près de 10 000 hommes d’ici à 2026, date à laquelle les militaires chinois auront transformé cette enclave en avant-poste militaire de la Chine en Afrique.

ROYAUME-UNI

Kenya

Une unité permanente de soutien à la formation principalement basée à Nanyuki, à 200 kilomètres au nord de Nairobi.

Mali

Des soldats des forces spéciales britanniques et un escadron d’hélicoptères Chinook sont annoncés pour renforcer la lutte contre l’insécurité au Sahel. Ces troupes devraient être prépositionnées à la frontière algéro-malienne.

INDE

Madagascar

La première station d’écoute activée par l’Inde outre-mer a été implantée dans le nord de l’île en 2007 pour suivre le déplacement des navires dans l’océan Indien et surveiller les communications maritimes.

Seychelles

L’Etat a alloué un terrain sur l’île de l’Assomption pour que l’Inde construise sa première base navale dans l’océan Indien. L’objectif apparent est de lutter contre la piraterie, mais l’Inde semble également vouloir garder un œil sur la Chine.

ALLEMAGNE

Niger

Une base militaire pour le transport aérien, à l’aéroport international de Niamey, appuye la contribution croissante de l’Allemagne en termes de personnels dans la Mission des Nations Unies au Mali.

Mali

Un détachement allemand est également présent à Gao pour notamment des missions de reconnaissance aérienne, de renseignements et de soutien logistique.

TURQUIE

Somalie

La première base militaire installée par Ankara en Afrique est une base d’entraînement pour les troupes somaliennes.

JAPON

Djibouti

Depuis 2011, un contingent de 180 soldats occupe un site d’une superficie de 12 hectares, à côté de Camp Lemonnier. Le Japon va agrandir ce poste avancé pour contrer l’influence chinoise ; cette décision est liée au nouvel engagement stratégique avec l’Afrique, souligné par la sixième Conférence internationale de Tokyo sur le développement de l’Afrique, organisée en 2016 à Nairobi.

ITALIE

Libye

Rome possède une base militaire à Misrata, au centre du pays où stationnent 300 hommes. Elle possède également une base maritime à Tripoli et des forces de sécurités pour garder sa mission diplomatique. Les gardes du corps du Premier ministre libyen sont aussi des Italiens. L’Italie a le droit d'utiliser le ciel et les eaux territoriales libyennes. Elle a décidé de porter à 400, le nombre de ses hommes à Tripoli.

Niger

Les députés italiens ont entériné le 17 janvier dernier le déploiement d'une mission militaire au Niger afin d'aider les autorités locales à renforcer le contrôle du territoire par lequel transitent des nombreux migrants en direction de l'Europe. Ce contingent estimé à environ 470 soldats dotés de 150 véhicules, sera issu des effectifs détachés en Irak. Toutefois, le gouvernement nigérien nie avoir été consulté à ce sujet. Des pourparlers seraient en cours.

BELGIQUE

Mali

90 soldats belges assurent la sécurité des instructeurs européens détachés à Koulikouro dans le cadre de la Mission Européenne d’Entraînement au Mali (EUTM).

RUSSIE

Centrafrique

200 instructeurs des forces spéciales russes sont présents depuis le début de l’année à Bangui pour la formation des forces armées centrafricaines.

ARABIE SAOUDITE

Djibouti

Après s’être disputé avec Djibouti, Riyad finalise un accord pour la construction d’une nouvelle base. L’Arabie Saoudite est à la tête de la coalition qui lutte contre les rebelles houthis au Yémen, de l’autre côté du détroit de Bab-el-Mandeb.

EMIRATS ARABES UNIS

Erythrée

En 2015, les Emirats arabes unis ont lancé le développement du port en eau profonde d’Assab, mis en suspens un temps, et une piste de 3500 mètres de long, capable d’accueillir de grands avions de transport. Assab constitue le principal centre logistique des EAU pour toutes leurs opérations au Yémen, y compris le blocus maritime des ports de Mokha et Hodeida, situés sur la mer Rouge. En retour, le gouvernement érythréen, isolé, a reçu des aides financières et des aides à l’infrastructure.

Libye

Les Emirats lancent des frappes aériennes par avions et drones contre les insurgés, depuis l’aéroport d’Al-Khadim, situé dans l’est du pays, en soutien à l’armée nationale libyenne qui combat les militants djihadistes.

Somalie

Les EAU forment et équipent les unités de lutte contre le terrorisme de l’Agence nationale somalienne de Renseignement et de Sécurité. Elles apportent également un soutien à la force de police maritime du Puntland, qui aurait joué un rôle dans l’interception d’armes iraniennes destinées aux rebelles houthis.

Somaliland

Les EAU ont signé un bail de 30 ans sur une base navale et aérienne sur le port de Berbera. Ils auraient fourni également un entraînement militaire et apporté une garantie de sécurité à ce territoire somalien autoproclamé indépendant.

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MessageSujet: Re: Tensions en Afrique   Mar 27 Mar 2018 - 19:08

Andrew KORYBKO - OrientalReview a écrit:

Djibouti Is Dangerously Becoming A Trigger For Transregional Destabilization



The delicate balance of power in the Horn of Africa might soon be broken by the developing situation inside of Djibouti surrounding the future ownership of its main port, with the possible American-Emirati reaction to this potentially serving as a trigger for militarily activating the complex transregional alliance system that’s formed in this part of the world over the past couple of years.



Making A Mountain Out Of A Molehill



The tiny state of Djibouti is once again making global headlines after its government ended a contract with an Emirati port operator late last month that was in control of the country’s most important container terminal. The move followed a multi-year dispute that culminated in what Abu Dhabi decried as an “illegal seizure” of its asset, but which the national authorities said was a necessary action to end the stalemate. This seemingly insignificant commercial spat would have remained irrelevant to international politics had the US not decided to weigh in earlier this week in supporting its Emirati ally.

Reuters reported that the top America military official in Africa, Marine General Thomas Waldhauser, responded to speculation in Congress that Djibouti was supposedly planning to “give [the port] to China as a gift” by ominously warning that “If the Chinese took over that port, then the consequences could be significant”. Republican Representative Bradley Byrne went even further by speculating that “If this was an illegal seizure of that port, what is to say that government wouldn’t illegally terminate our lease before its term is up?” These statements have thus turned an ordinarily uneventful dispute that’s destined for the Court of International Arbitration into a full-fledged geopolitical scandal.



Djibouti’s Transregional Dimensions



Djibouti is of global importance because of its location at the Bab el Mandeb strait that connects the Red Sea to the Gulf of Aden and serves as the maritime transit location between Europe and Asia. Apart from the US, China, France, Italy, Japan, and soon even Saudi Arabia all have bases in the country, with India being able to utilize America’s by means of the summer 2016 LEMOA deal that gives each country access to the other’s military facilities on a case-by-case “logistics” basis. Furthermore, Djibouti is the terminal location for the Djibouti-Addis Ababa Railway (DAAR) that basically functions as “China’s CPEC” or the Horn of Africa Silk Road, thus explaining one of the unstated strategic reasons why Beijing chose the country for hosting its first-ever overseas military base.

Ethiopia, however, is at the center of a transregional alliance system that’s sprung up in the area over the past couple of years as a result of its ambitious efforts to construct the Grand Ethiopian Renaissance Dam (GERD) on the Blue Nile River that provides most of the more famous Nile’s water. The balance of forces has seen Ethiopia band together with Sudan while Egypt – which claims that GERD will adversely affect its water supplies and therefore make it strategically dependent on Ethiopia – has sought out Addis Ababa’s nemesis, Eritrea. Moreover, the Gulf Cold War has expanded to the region, with Qatar siding more closely with Ethiopia and the UAE partnering with Eritrea, in which it has a military facility that it uses in connection with the War on Yemen.

Saudi Arabia is impartial because it has military relations with Eritrea but agricultural ones with Ethiopia, even though its Egyptian partner (which practically functions as a subordinate or client state at this point) wishes that it took a stronger stand against Addis Ababa. Djibouti’s situation is much more complex than any of these parties’ because it has close relations with each of the countries that have or will have military bases within its territory, and it had previously enjoyed positive relations with the UAE prior to the port dispute. Qatar used to station peacekeepers along the Djiboutian-Eritrean border since their brief 2008 border conflict but withdrew them last summer after both states sided with Saudi Arabia in the Gulf Cold War.

Approaching The Breaking Point



Even though Djibouti has historically harbored suspicions of much larger Ethiopia’s intentions, especially since it became landlocked following Eritrea’s 1993 independence, its fears have been allayed ever since China got involved in DAAR and apparently convinced it that Addis Ababa has no interest in behaving aggressively towards the de-facto city-state so long as its Silk Road access to the People’s Republic is ensured. In fact, the “African CPEC” did more for building trust between these two lopsided countries than anything else could have ever done, though it wasn’t a solution for regional stability in the geopolitical sense, as is evidently seen by the transregional alliance system that was earlier described.

In fact, the structural instability that now characterizes the Horn of Africa might reach a breaking point with the potential destabilization of Djibouti that might be brought about if the US and its Emirati ally join forces in pressuring this tiny country to reverse its takeover of the disputed port. Washington is already hinting that it might consider this to be a ‘national security threat’ to its interests, while Abu Dhabi is alleging that what happened is no different than the strong armed robbery of one of its most prized global assets. The groundwork has now been established for these two countries to cooperate in making Djibouti pay for what it did.

Policy Toolkit



The reason why this has any importance to the outside world is because it may lead to the Horn of Africa becoming a 21st-century version of the pre-World War I Balkans in the sense that a far-reaching alliance network could once again be on the brink of being militarily activated due to an unexpected and seemingly insignificant event. The two most realistic and potentially interconnected options that the US-UAE “alliance within an alliance” have at their disposal for use against Djibouti suggest that a larger conflict could easily explode by miscalculation alone, to say nothing of Machiavellian intent, thus making the historical-regional comparison an apt one:

Eritrean Border Skirmish:

The UAE’s Eritrean underling already has a preexisting border disagreement with Djibouti, and it wouldn’t be difficult for the wealthy patron state to tempt its impoverished client to make a move against Abu Dhabi’s new regional adversary.

Color Revolution:

Djibouti was briefly rocked by pro-Islamist Color Revolution unrest at the end of 2015 that was quickly quelled by the authorities, though there’s no saying that such a scenario couldn’t be “encouraged” to repeat itself in the near future as “phase one” of an American pressure campaign.

Hybrid War:

The merging of conventional Eritrean aggression, Asmara’s asymmetrical use of the Al Shabaab terrorist group that the UNSC sanctioned the country for supporting, and American-backed Color Revolution unrest in the urban center would constitute a classic Hybrid War in the Horn of Africa.



Realistic Responses



Scenario forecasting is a difficult art so it’s with a grain of salt that one should approach this exercise, though nevertheless understanding the utility that it has in allowing one to envision the most likely responses to each of the two primary options that the US and UAE have for use against Djibouti:

The Second African World War:

Eritrean aggression against Djibouti could prompt Ethiopia and Sudan to take action against it, thereby drawing in Asmara’s Egyptian ally and its GCC partners, all of which might create a situation that compels the US and China to intervene at different stages and in varying capacities to uncertain ends.

An Ethiopian Collapse:

Ethiopia is in the throes of its second state of emergency in just as many years, and the Color Revolution blockage of DAAR might be all that’s needed to provoke the Oromo into reviving their Hybrid War campaign and possibly pushing the country past the edge of collapse.

Pro-Beijing Blowback



The American-Emirati destabilization of Djibouti might intentionally or unwittingly produce consequences that endanger China’s interests in the Horn of Africa, but there’s also the chance that the blowback that they produce conversely strengthens Beijing’s role in this region instead:

The People’s Republic And Peacekeeping:

So long as China can avoid the “mission creep” scenario that the US is pushing it towards, it might be able to manage any Eritrean-Djiboutian border tensions (and possibly others) through a peacekeeping mission like the one that it proposed last summer, therefore stabilizing the region.

Diplomacy And Deal-Making:

China is the best suited out of any country to mediate between all conflicting parties within the region, especially if it commits peacekeepers to the cause, and this might see its diplomacy producing the Silk Road fruit of more “win-win” deals that sustain the peace that its soldiers first attained.

Peace Isn’t Possible Without The People’s Republic:

The aggregate consequences of China’s military and diplomatic efforts at obtaining, securing, and advancing peace in the Horn of Africa could enable Beijing to become a stabilizing force in one of the world’s most unstable regions and consequently assist its integration into the Multipolar World Order.

Concluding Thoughts



The latest developments in the tiny Horn of Africa country of Djibouti might seem uninteresting for most outside observers, but upon closer examination of the broader strategic dynamics at play and the delicate balance of power between the two transregional alliances there, it becomes apparent that these unresolved and escalating events might serve as a catalyst for a larger conflict. At the risk of sounding cliché, the “stage is set” and all of the local actors are ready – and almost eager, one could argue – to “play their role” in the upcoming “drama”, with only China having any realistic chance of stabilizing the situation before it gets out of control.

That said, China must also remain cognizant of the US’ desire to trap it in the quagmire of “mission creep” as a proxy means of “containing” its influence in Africa, and Beijing’s relatively ‘conservative” decision makers aren’t predisposed to overtly intervening in other countries’ affairs, though the recent case of Myanmar stands out as a notable exception and might portend a change in policy. In any case, it’s clear to see that the destabilization of Djibouti will inevitably have negative consequences for China’s regional and Silk Road interests, thereby making the most recent developments yet another example of how the US-Chinese proxy struggle is rapidly reaching every corner of the world.

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