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 L’Organisation du traité de l’Atlantique Nord - OTAN / NATO

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MessageSujet: Re: L’Organisation du traité de l’Atlantique Nord - OTAN / NATO   Mar 6 Oct 2015 - 17:18

Citation :
General Paloméros : «La suprématie technologique de l’Otan est plus que jamais remise en cause»

Une tribune parue dans l'Opinion

Publié le mardi 06 octobre à 16h04



Le général Jean-Paul Paloméros a quitté le 30 septembre ses fonctions de «Supreme Allied Commander Transformation» (SACT) de l’OTAN, après trois années passées à ce poste. Le général Denis Mercier, lui aussi ancien chef d’état-major de l’armée de l’air, lui succède à Norfolk (Etats-Unis). Le général Paloméros a confié cette tribune parue ce matin dans l'Opinion.

En 2012, l’OTAN se préparait à retirer ses forces d’Afghanistan et certains s'interrogeaient sur la raison d'être de l'Alliance. Le commandement suprême de la Transformation de l’Alliance Atlantique (Allied command Transformation : ACT), confié depuis 2009 à un officier général français, a alors engagé une revue de la stratégie militaire à long terme de l’OTAN en vue d’améliorer encore le processus de développement des capacités alliées ainsi que l’adaptation de la préparation opérationnelle des forces.

Cette démarche a permis d’apporter des réponses aux nouveaux défis tels que la résurgence des conflits interétatiques en Europe, l’émergence de nouveaux adversaires et enfin la contestation de la suprématie technologique de l’Alliance. Ainsi, la Transformation permet à l’OTAN de garder sa prééminence et de faire face à ces challenges tout en conservant sa raison d’être, le maintien de la paix et la stabilité dans la zone Euro-Atlantique.

De plus en plus d’acteurs, étatiques ou non, ne se sentent pas ou peu contraints par les lois internationales. Leur nombre, en constante progression, présente un aspect d’autant plus dangereux que le risque qu’ils conjuguent leurs efforts est important. Nos nouveaux adversaires, toujours plus versatiles et innovants, pourraient aussi augmenter leurs capacités à générer des crises multiples et simultanées, mettant à l’épreuve la capacité de résilience des pays de l’Alliance.

Voilà sans doute le futur environnement opérationnel, dans lequel l’ennemi, quelle que soit sa forme, chercherait à imposer des coûts humains, matériels et financiers toujours plus élevés pour nos nations. En gardant une perspective globale et en prenant en compte l’interaction des crises, la Transformation permet de répondre plus efficacement à ces nouveaux défis.

Enfin, la suprématie technologique des forces de l’OTAN est plus que jamais remise en cause, alors qu’elle a historiquement constitué un pilier de la crédibilité militaire de l’Alliance. Les zones de déploiement opérationnel seront de plus en plus contestées. De nombreux Etats développent des systèmes de défense combinés anti aériens, anti navires, anti sous-marins ou balistiques, dont le but est d’interdire l’accès à certains milieux. Toutes ces armes peuvent menacer nos lignes de communication ou d’approvisionnement énergétique ou logistique voire empêcher les forces de l’Alliance d’accéder à leurs zones d’opérations. Les défis sont les mêmes dans le domaine cyber dont sont dépendants, à la fois, la vie de nos concitoyens, l’efficacité et la protection de nos troupes.


Face à ces menaces persistantes, la réponse de l’Alliance doit donc, tout d’abord, être collective et montrer suffisamment de cohésion pour mettre en place des solutions communes, comme l’entraînement des forces, les doctrines d’emploi ou l’organisation d’exercices de grande ampleur, réalistes et exigeants. Ces nouvelles perspectives stratégiques demandent en outre une approche rénovée des interactions entre l’OTAN et ses partenaires, parmi lesquels, en premier lieu, l’Union Européenne.

Il n’y a donc pas d’alternative, l’Alliance doit poursuivre l’adaptation de ses capacités militaires, réduire ses lacunes tout en maintenant un haut niveau de préparation opérationnelle. C’est l’objectif de l’exercice Trident Juncture 2015. Se déroulant sur le flanc sud de l’Alliance, en Italie, en Espagne et au Portugal du 3 octobre au 6 novembre, cet exercice, qui est le plus ambitieux de l’Alliance depuis 2002, impliquera 36 000 militaires, 140 aéronefs et 60 bâtiments de guerre. Il s’agit là d’une démonstration concrète de l’aptitude de l’OTAN à répondre aux crises contemporaines, de la volonté des Alliés et de leurs partenaires de préparer ensemble leurs forces pour mieux prévenir les crises, dissuader nos adversaires et si nécessaire intervenir sans délais, ensemble.

Pour disposer des capacités militaires opportunes, en temps utile et sans compromettre la stabilité budgétaire de nos Etats, l’Alliance doit également être plus innovante, encourager la collaboration avec les milieux scientifiques et technologiques, l’industrie, les think tanks et les universités, pour, au final, faire la synthèse de tous les projets nationaux et multinationaux offrant de nouvelles solutions optimisées, soutenables et crédibles.

A ma suite, un nouveau général français se voit confier cette mission, des mains du secrétaire général de l’OTAN, Monsieur Jens Stoltenberg. Le général Denis Mercier était, jusqu’au 20 septembre, chef d’état-major de l’armée de l’air. Le défi est immense mais fondamental. Il est à l’image de l’investissement consenti par la France, en revenant en 2009 au sein des structures de commandement intégrées. En y envoyant un de ses officiers de plus haut rang, la France montre l’importance qu’elle attache à la préparation commune, avec ses alliés les plus proches, des guerres de demain. C’est le prix à payer pour que l’OTAN reste cet acteur clé de la stabilité et de la paix en Europe, comme elle l’a été depuis plus de 60 ans.

http://www.lopinion.fr/blog/secret-defense/general-palomeros-suprematie-technologique-l-otan-est-plus-que-jamais-remise-en
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MessageSujet: Re: L’Organisation du traité de l’Atlantique Nord - OTAN / NATO   Ven 9 Oct 2015 - 14:57

Citation :
Syrie : Le secrétaire général de l’Otan prêt à envoyer des troupes en Turquie


Posté dans Moyen-Orient, Otan par Laurent Lagneau Le 09-10-2015


Alors que les pays membres de l’Otan ont dénoncé, cette semaine, le comportement « irresponsable » de l’aviation russe après deux intrusions dans l’espace aérien turc, son secrétaire général, Jens Stoltenberg s’est dit inquiet, le 8 octobre, de la situation syrienne.

« En Syrie, nous avons observé une escalade inquiétante des activités militaires russes », a en effet déclaré M. Stoltenberg, lors d’une réunion des 28 ministres de la Défense de l’Alliance, à Bruxelles. Et « ceci est particulièrement pertinent au regard des violations récentes de l’espace aérien de l’Otan par des avions russes », a-t-il ajouté, en référence à ce qu’il s’est passé quelques jours plus tôt.

« J’appelle la Russie à jouer un rôle constructif dans la lutte contre l’État islamique » (EI ou Daesh), a lancé, lors d’une conférence de presse, l’ancien Premier ministre norvégien.

« Les récentes violations de l’espace aérien turc sont inacceptables. L’Otan continuera de suivre la situation de près. Nous sommes en forte solidarité avec la Turquie. Une solution politique à la crise en Syrie est plus nécessaire que jamais. Et l’Otan soutient les efforts de l’ONU et d’autres pour essayer de trouver une solution politique négociée à la crise », a-t-il ajouté.

S’agissant des menaces qui pèsent actuellement sur certains membres de l’Otan, M. Stoltenberg a évoqué les mesures prises pour y répondre, avec le renforcement de la Force de réaction rapide (NRF, Nato Response Force) et la création d’un « fer de lance », c’est à dire une force plus réduite, capable d’être déployée à très court préavis.

Mais ces mesures, décidées en réponse à la crise ukrainienne, ne concerneront pas seulement le flanc Est de l’Alliance atlantique, confrontée à « des menaces venant de nombreuses directions, et prenant des formes différentes ».

« Nos responsables militaires ont confirmé que nous avons déjà tout ce qu’il faut pour déployer la Nato Response Force vers le flanc sud », a ainsi affirmé M. Stoltenberg.

« Dans les prochains mois, nous allons également examiner d’autres besoins le long de nos frontières méridionales. Dans le même temps, nos troupes s’entraîneront pour augmenter leur disponibilité et pour s’assurer qu’elles peuvent travailler ensemble de manière transparente », a poursuivi le secrétaire général de l’Alliance.

« L’Otan est prête à défendre et à protéger tous les Alliés contre toute menace. Et cela est aussi valable pour la Turquie », qui partage des frontières avec la Syrie et l’Irak, a assuré M. Stoltenberg. Aussi, a-t-il ajouté, « c’est une des raisons pour lesquelles nous avons doublé la taille de la NRF et créé une force « fer de lance ».

« L’idée est qu’en augmentant la préparation de nos forces, nous sommes en mesure de les déployer au sud ou à l’est, si nécessaire », a encore expliqué le secrétaire général de l’Otan.

Enfin, ce dernier a souligné l’importance pour l’Otan des événements en Syrie. Car, a-t-il dit, « nous voyons que la Russie y teste certaines de ses armes les plus modernes » et que les Russes ont « accru leur présence non seulement en Syrie mais aussi en Méditerranée orientale ».

http://www.opex360.com/2015/10/09/syrie-le-secretaire-general-de-lotan-pret-envoyer-des-troupes-en-turquie/
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MessageSujet: Re: L’Organisation du traité de l’Atlantique Nord - OTAN / NATO   Lun 19 Oct 2015 - 23:09

Citation :
L'Otan "peut répondre à toute menace" (responsable)


AFP 19/10/2015


L'Otan "peut répondre à toute menace, d'où qu'elle vienne", a assuré lundi Alexander Vershbow, secrétaire général adjoint de l'alliance atlantique en inaugurant officiellement à Trapani, en Sicile, une série de manœuvres militaires.

"Cet exercice va accroître la préparation et l'interopérabilité et démontrer que l'Otan est capable de répondre à toute menace, d'où qu'elle vienne", a déclaré M. Vershbow, à l'occasion du coup d'envoi en Italie de ces manœuvres.

Le haut responsable a tenu à souligner que tout ce que fait l'Otan est "défensif, proportionné et correspond aux engagements internationaux" que l'alliance a pris. Il a souligné qu'il ne fallait pas voir "la Russie comme adversaire de cet exercice, l'adversaire est fictif".

Le général Philip Breedlove, commandant des forces de l'Otan en Europe, a cependant envoyé un message plus musclé : cet exercice "veut envoyer un message clair à chaque agresseur potentiel qui tenterait de violer la souveraineté d'un des pays de l'Otan et qui devra compter sur un engagement militaire décisif des 28 pays alliés".

Baptisé "Trident Juncture", l'exercice, d'une ampleur inédite depuis 2002, se déroule du 3 octobre au 6 novembre et compte sur la participation de 36.000 soldats de plusieurs pays. Outre les entraînements terrestres et aériens, prévus en Italie, en Espagne et au Portugal, des manœuvres navales sont également prévues dans l'Océan atlantique et en mer Méditerranée.

Les scénarios intégreront toutes les composantes de la guerre moderne, mais aussi la défense antimissiles, les attaques informatiques et la "guerre hybride", avec ses opérations de propagande, avait expliqué fin août le général français Jean-Paul Paloméros, commandant suprême allié pour la transformation de l'Otan.
L'exercice était prévu de longue date, mais son ampleur vient conforter la politique de renforcement des manœuvres décidée par l'Alliance de l'Atlantique nord lors d'un sommet au Pays de Galles en septembre 2014, en raison de la crise en Ukraine

http://www.lorientlejour.com/article/950239/lotan-peut-repondre-a-toute-menace-responsable.html
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MessageSujet: Re: L’Organisation du traité de l’Atlantique Nord - OTAN / NATO   Jeu 29 Oct 2015 - 15:31

Citation :
Exercice Trident Juncture 2015 : l’OTAN gonfle les muscles !


Actualités Nathan Gain 28 octobre, 2015


Depuis une semaine, plus de 36 000 soldats issus de 28 nations membres de l’OTAN et 9 pays partenaires sont engagés dans le plus grand exercice militaire allié de la décennie. Mobilisant plus de 140 avions, 7 sous-marins et 60 navires, Trident Juncture 2015 (TJ15) aura lieu jusqu’au 6 novembre prochain en Espagne, Italie et au Portugal. À ce titre, il s’agit du plus vaste exercice militaire allié depuis « Strong Resolve », mené en 2002 en Pologne et en Norvège.


(Crédit: OTAN)

Trident Juncture répond à quatre objectifs majeurs pour les forces de l’OTAN, à commencer par tester et certifier le « Joint Force Command Force Brunssum », état-major situé aux Pays-Bas et appelé à prendre les commandes de la force de réaction de l’OTAN (NRF) en 2016. TJ15 servira également à tester la nouvelle « Very High Readiness Joint Task Force » (ou VJTF). Fer de lance de la NRF, la VJTF doit assurer le déploiement d’une brigade de combat de 5000 hommes en l’espace de quelques jours. Enfin, cet exercice d’envergure permettra aux forces engagées de s’exercer aux missions ISR conjointes en utilisant les technologies de pointe en usage dans les armées alliées ; ainsi que d’améliorer l’interopérabilité des forces spéciales et la réalisation d’opérations maritimes complexes.


Les forces armées françaises participent à cet exercice considéré comme « indispensable à l’entretien et au perfectionnement de notre capacité d’engagement en interalliés », rappelle le ministère de la Défense. Ainsi, les composantes aériennes, navales et terrestres seront présentes, grâce au déploiement de 3 Mirage 2000-5, un détachement de défense aérienne [oeuvrant sur Crotale NG et SAMP/T], un détachement TOC APOD, la frégate légère furtive Surcouf, le bâtiment de commandement et de ravitaillement Somme et le chasseur de mines tripartite Sagittaire, » précise le ministère de la Défense. L’armée de Terre est particulièrement attendue pour son expertise en matière de soutien logistique opérationnel, et prendra à ce titre le commandement d’une unité multinationale de soutien pétrolier composée d’unités lituaniennes, américaines, britanniques, espagnoles et italiennes et armée par le SEA. Une section de soldats français spécialisés en matière de guerre électronique opérera également au sein du « Joint Electronic Warfare Core Staff », basé en Grande-Bretagne.


Soldats français du SEA et américains 515th Transportation Company côte à côte durant TJ15

Rappelons que la France, par l’intermédiaire du Général Denis Mercier, est en charge de l’un des deux commandements majeurs de l’OTAN, à savoir le Commandement allié Transformation (SACT). En charge de l’amélioration des missions d’entraînement et des capacités, et de la mise en place des doctrines communes aux pays membres, le Général Mercier et le SACT sont donc à la fois au cœur et à la base d’un exercice tel que TJ15.

Certes, l’engagement de la France au sein de ces manœuvres reste modeste, mais il reste symboliquement fort pour un pays dont l’engagement opérationnel soutenu sur les théâtres d’OPEX et national nécessité la mobilisation de l’ensemble de ses forces vives.

http://forcesoperations.com/exercice-trident-juncture-2015-lotan-gonfle-les-muscles/
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MessageSujet: Re: L’Organisation du traité de l’Atlantique Nord - OTAN / NATO   Jeu 5 Nov 2015 - 15:53

Citation :
#TJ15 : la raison d’être du plus grand exercice OTAN depuis des années




Trente nations participantes disséminées sur huit pays. Plus de 36 000 militaires dont près de 1 300 Belges. Les chiffres de l’exercice de l’OTAN Trident Juncture font tourner la tête. Qu’est-ce qui pousse l’Alliance à mettre tous ces éléments en œuvre ?

La réponse à cette question est apportée par le département d’état-major Stratégie de la Défense, ACOS Strat dans le jargon. « L’objectif majeur de cet exercice est de certifier la force de réaction de l’OTAN (NRF) et sa force opérationnelle interarmées à très haut niveau de préparation (VJTF) », commence le major An D’hondt. Elle suit toutes les opérations de l’OTAN d’un point de vue stratégique chez ACOS Strat et Trident Juncture d’un point de vue politico-militaire. « Autant les Composantes Terre que Air, Marine et Médicale prennent part à cet exercice OTAN. »

La NRF doit obtenir une certification chaque année mais un exercice d’une telle ampleur n’a plus été organisé depuis 2002. Trident Juncture 2015 serait donc bien plus qu’un exercice de certification ? « Il faut le placer dans un contexte bien plus large, un cadre politico-militaire », reprend le major D’hondt. « Lorsque l’ISAF s’est retirée de l’Afghanistan en 2014, l’OTAN a craint que cette diminution du rythme opérationnel et de la collaboration multinationale allait mener à une baisse de l’interopérabilité. » C’est pourquoi le secrétaire général de l’OTAN de l'époque, Anders Fogh Rasmussen, avait jeté les bases d’une interconnexion des forces (CFI pour Connected Forces Initiative) en 2012. Cette initiative devait assurer que les pays membres de l’OTAN poursuivent leur collaboration de manière intensive lors d’exercices. Trident Juncture est l’exercice pilote du CFI et a pris de l’ampleur suite au Readiness Action Plan (RAP). « L’exercice Trident Juncture démontre que l’Alliance est prête à se protéger contre toutes sortes de menaces », renchérit le major D’hondt. « Pas seulement venant de l’est mais également du sud. »

Dès lors, qu’en est-il de la crise en Ukraine ? N’a-t-elle pas influencé la conception de l’exercice ? « Trident Juncture avait déjà été imaginé lorsque cette crise a éclaté », précise le major D’hondt. « Le scénario fictif de réaction de crise dans lequel les militaires sont actuellement plongés répond à une menace venue du sud, d’un pays non-membre de l’OTAN. » Trident Juncture 2015 n’est donc pas basé sur un scénario de défense collective telle que décrite dans le tristement célèbre article 5 du Traité de l’Atlantique Nord.

Selon le major An D’hondt, la crise ukrainienne prouve que, parallèlement aux opérations, les entraînements et exercices sont tout aussi importants. Cela peut, par ailleurs, grandement influencer une politique étrangère. « Les entraînements de la Composante Terre dans les pays membres les plus orientaux illustrent bien cette thèse », dit-elle. « Citons l’exercice Baltic Piranha en Lituanie, auquel la Défense a participé avec quelque 275 militaires en octobre dernier. L’OTAN encourage les pays membres à organiser des exercices dans l’est de sa zone et sous sa bannière. » Un tel exercice show the flag illustre la solidarité et l’unité existant au sein de l’OTAN.

Cet exercice de grande ampleur prendra fin début novembre. Mais les concepts d’une nouvelle édition de Trident Juncture sont déjà sur la table. Cette fois, la crise ukrainienne sert bel et bien de source d’inspiration au scénario fictif. Les pays de l’OTAN seront, à nouveau, engagés massivement et intensivement en 2018. L’exercice visera à renforcer et améliorer la collaboration réciproque, à promouvoir l’interopérabilité avec d’autres nations mais aussi à confirmer l’unité et la détermination de l’Alliance.


Texte: Liesbeth Bardyn – Photos: Ritchie Sedeyn


http://www.mil.be/fr/article/tj15-la-raison-detre-du-plus-grand-exercice-otan-depuis-des-annees
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MessageSujet: Re: L’Organisation du traité de l’Atlantique Nord - OTAN / NATO   Jeu 5 Nov 2015 - 20:52

Citation :
L'Otan doit contrecarrer le renforcement militaire de la Russie (Stoltenberg)


AFP 05/11/2015


L'Otan doit contrecarrer le renforcement de la puissance militaire russe à Kaliningrad, dans la mer Noire et dans l'est de la Méditerranée, qui pourrait donner à Moscou le contrôle de zones clés, a estimé jeudi le secrétaire général de l'Alliance atlantique Jens Stoltenberg.

Enclave stratégique de la Russie au sein de l'Union européenne, Kaliningrad se situe au sud-ouest des pays baltes déjà inquiets du soutien de Moscou aux séparatistes ukrainiens. Moscou a aussi renforcé sa présence en Syrie en y déployant des avions et des navires pour soutenir le président Bachar el-Assad, un allié de longue date.

M. Stoltenberg a averti que cette stratégie permettait à la Russie de contrôler des points stratégiques.
"Ce renforcement militaire permet aux Russes d'obtenir des capacités d'interdiction d'accès à certaines zones", a-t-il déclaré aux journalistes dans la base navale portugaise de Troia, au sud de Lisbonne, après avoir assisté à des manoeuvres dans le cadre de l'exercice "Trident Juncture", le plus important mené par l'Otan depuis plus de 10 ans.

"La question est à présent de savoir comment gérer ces capacités accrues de la Russie dans les pays baltes, la mer Noire et, maintenant, en Méditerranée", a-t-il précisé, ajoutant que l'Alliance atlantique devrait "renforcer ses forces en permanence". Jens Stoltenberg était interrogé sur l'attitude à adopter par l'Otan pour répondre aux inquiétudes des Etats d'Europe de l'est.

http://www.lorientlejour.com/article/953240/lotan-doit-contrecarrer-le-renforcement-militaire-de-la-russie-stoltenberg.html
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MessageSujet: Re: L’Organisation du traité de l’Atlantique Nord - OTAN / NATO   Sam 7 Nov 2015 - 20:37

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MessageSujet: Re: L’Organisation du traité de l’Atlantique Nord - OTAN / NATO   Mar 1 Déc 2015 - 23:15

Citation :
Le Monténégro va être invité à intégrer l’Otan


Posté dans Otan par Laurent Lagneau Le 01-12-2015


Le 2 décembre, l’Otan comptera un 29e État membre. En effet, le Monténégro devrait être, ce jour-là, invité à rejoindre les rangs de l’Alliance atlantique, à l’occasion d’une réunion ministérielle à Bruxelles.

Selon une source diplomatique citée par l’AFP, cette adhésion du Monténégro « prendra effet d’ici un an et demi maximum », après une dernière phase de négociations et sa ratification par les Parlements des 28 autres pays membres de l’Otan.

« Cela serait une décision historique, signalant notre engagement continu en faveur des Balkans occidentaux et (illustrant) notre politique de la porte ouverte », a estimé Jens Stoltenberg, le secrétaire général de l’Otan, sans commenter explicitement l’invitation faite au Monténégro.

Indépendant depuis 2006, après s’être séparé de la Serbie, ce pays d’environ 600.000 habitants s’était immédiatement rapproché de l’Otan, en adhérant, en décembre de la même année, au Partenariat pour la paix (PPP) de l’Alliance.

Puis, trois ans plus tard, le Monténégro a été invité à participer au plan d’action pour l’adhésion à l’Otan (programme MAP) et pris part, un an plus tard, à la Force internationale d’assistance à la sécurité (ISAF), en Afghanistan.

En mai 2014, lors d’une visite dan ce pays, M. Anders Fogh Rasmussen, alors secrétaire général de l’Otan, s’était « réjoint » de voir le Monténégro « prendre sa place dès qu’il sera prêt » au sein de l’Alliance.

« Les Alliés sont déterminés à laisser la porte ouverte aux partenaires des Balkans occidentaux qui souhaitent adhérer à l’Alliance, partagent ses valeurs et sont désireux et capables d’assumer les responsabilités et les obligations liées au statut de membre. L’intégration euro-atlantique est considérée comme le meilleur moyen pour ces pays d’assurer dans la région une sécurité et une stabilité sur le long terme ne nécessitant pas d’intervention extérieure », avait alors expliqué l’Otan.

Cela étant, ce nouvel élargissement de l’Alliance est susceptible de déplaire à Moscou. « Ceci n’est pas un message adressé à la Russie », a toutefois assuré Douglas Lute, l’ambassadeur des États-Unis auprès de l’Otan. « Je comprends la perspective russe sur ce sujet. Il ne s’agit pas ici de la Russie, mais du Monténégro », a-t-il ajouté.

Cette invitation adressée par l’Otan au Monténégro arrive après que des appels à la démission, lancés ces dernières semaines par l’opposition, à Milo Djukanovic, le Premier ministre. Ce dernier a d’ailleurs lié cette contestation au projet d’intégrer l’Alliance atlantique, accusant la Russie de téléguider les manifestations… alors qu’il s’agissait a priori de protestations obtenir de meilleures conditions de vie.

http://www.opex360.com/2015/12/01/le-montenegro-va-etre-invite-integrer-lotan/
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MessageSujet: Re: L’Organisation du traité de l’Atlantique Nord - OTAN / NATO   Mer 2 Déc 2015 - 18:38

Citation :
L’Otan va prendre des mesures « d’assurance » supplémentaires pour la Turquie


Posté dans Moyen-Orient, Otan par Laurent Lagneau Le 02-12-2015




Suite à l’affaire du bombardier tactique russe Su-24 « Fencer » abattu par l’aviation turque, les tensions entre Moscou et Ankara persistent. Ainsi, le 30 novembre, le président Poutine a livré une charge violente charge contre son homologue turc, Tayyep Recip Erdogan.

« Nous avons toutes les raisons de penser que la décision d’abattre notre avion a été dictée par la volonté de protéger ces chemins d’acheminement de pétrole [de l'État islamique, ou Daesh] vers le territoire turc » a ainsi accusé M. Poutine, après avoir pris des mesures de rétorsion à l’égard de l’économie turque.

« Nous devrions nous asseoir à une table et discuter de ce que nous pourrions faire plutôt que de lancer des accusations sans fondement », a répondu le Premier ministre turc, Ahmet Davutoglu.

L’un et l’autre sont accusés par les Occidentaux d’en faire le minimum, sur le plan militaire, contre Daesh. La Turquie, soupçonnée de complaisance à l’égard de l’organisation jihadiste, a surtout bombardé les rebelles kurdes du PKK, notamment dans l’est de l’Irak.

Quant à la Russie, même si un changement de posture a été décelé après avoir reconnu qu’un de ses avions de ligne avait été victime d’un attentat revendiqué par l’EI, ses frappes se concentrent surtout sur des groupes armés hostiles au régime syrien.

Sur ce point, pour donner une idée de la complexité de la situation sur le terrain, l’on compte 1.500 « katibats » en Syrie, « avec des alliances, des ruptures et des recompositions continuelles », comme l’a expliqué le général Pierre de Villiers, le chef d’état-major des armées françaises, lors d’une audition à l’Assemblée.

Quoi qu’il en soit, le président américain, Barack Obama, a appelé Ankara et Moscou à « travailler à réduire les tensions » pour se concentrer sur la priorité du moment, c’est à dire le combat contre Daesh.

« Comme je l’ai dit à M. Erdogan, nous avons tous un ennemi commun et c’est l’EI. Je veux être certain que nous nous concentrons sur cette menace et sur la nécessité de trouver une forme de solution politique en Syrie », a-t-il affirmé, le 1er décembre, estimant « possible, au cours des prochains mois, (…) un changement dans les calculs des Russes » quand ils « finiront par reconnaître que la menace que l’État islamique pose à leur pays est plus importante et qu’ils doivent s’aligner sur ceux qui le combattent. »

Cela étant, la Turquie peut toujours compter sur le soutien de l’Otan, dont elle membre depuis 1952.

« Comme la Turquie est à la frontière d’un instabilité régionale au sud, les Alliés cherchent des mesures d’assurance supplémentaires en sa faveur qui seront finalisées dans les prochaines semaines », a indiqué Jens Stoltenberg, le secrétaire général de l’Otan, à l’issue d’une réunion, à Bruxelles, le 1er décembre, des ministres des Affaires étrangères des États membres.

« Je m’attends à ce que d’autres Alliés prennent davantage d’engagements, je m’attends à de nouvelles décisions dans les semaines à venir », a-t-il dit. Il est possible que ces mesures consistent à déployer des avions de type AWACS, comme cela a été le cas pour la Pologne et les pays baltes, au plus fort de la crise en Ukraine.

« L’Otan a déjà renforcé la défense aérienne de la Turquie depuis plusieurs années et elle continuera de le faire », a encore ajouté M. Stoltenberg, en assurant que les mesures bientôt prises « ne sont pas liées à l’incident de la semaine dernière », c’est à dire au Su-24 russe abattu après avoir brièvement violé l’espace aérien turc.

Par le passé, les Alliés avaient déployé, en 2012, 6 batteries de défense aérienne Patriot le long de la frontière entre la Turquie et la Syrie. Actuellement, une seule y est encore, à Adana (sud), mise en oeuvre par les forces espagnoles.

« Nous avons, ces dernières années, augmenté les défenses aériennes de la Turquie », a rappelé M. Stoltenberg. Outre les batteries Patriot, les États-Unis ont envoyé des avions F-15 sur la base turque d’Incirlik et le Royaume-Uni a annoncé « qu’il allait déployer certains appareils », a-t-il précisé.

« L’Allemagne et le Danemark ont envoyé des bâtiments militaires dans l’est de la Méditerranée », a encore poursuivi M. Stoltenberg. Actuellement, une dizaine de navires de pays appartenant à l’Otan croisent en Méditerranée. « Tout ceci est pertinent » en raison de la situation dans la région, « marquée par une montée de l’extrémisme violent », a estimé M. Stoltenberg.

http://www.opex360.com/2015/12/02/lotan-va-prendre-des-mesures-dassurance-supplementaires-pour-la-turquie/
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MessageSujet: Re: L’Organisation du traité de l’Atlantique Nord - OTAN / NATO   Dim 13 Déc 2015 - 16:34

Citation :
En cas de guerre, l'Otan a peu de chances de vaincre la Russie


Défense
18:44 12.12.2015(mis à jour 22:21 12.12.2015)


Un expert militaire américain cite les points faibles de l'Alliance atlantique par rapport à l'armée russe.


Les responsables militaires américains craignent particulièrement une agression russe contre les pays baltes (Estonie, Lettonie et Lituanie), affirme Loren Thompson, éditorialiste du magazine Forbes.

Dans ce cas, l'Alliance serait obligée de défendre ces petits pays riverains de la mer Baltique. Or, l'Otan ne dispose pas de moyens suffisants pour opposer une riposte efficace à la Russie, estime l'analyste.

"Tout le flanc est de l'Otan est vulnérable à l'invasion, vu la proximité des forces russes et l'absence d'obstacles naturels susceptibles de ralentir leur avance", indique Loren Thompson.

Selon lui, les responsables militaires occidentaux ne peuvent pas prédire le comportement de Moscou après la fin du conflit en Ukraine. L'expert estime que Vladimir Poutine pourrait même "vaincre les forces de l'Alliance et bouleverser l'ordre fragile qui s'est établi en Europe après la chute de l'Union soviétique".

La présence militaire de l'Otan en Europe a été réduite à deux brigades légères qui sont évidemment incapables d'endiguer une avance russe, affirme Loren Thompson.

D'après lui, l'armée américaine n'est entraînée à se battre que dans des conditions où elle pourra bénéficier en permanence d'un appui aérien. Or, dans le cas de la Russie, ce scénario est impossible, car les systèmes de DCA russes sont en mesure d'abattre tout avion non doté de furtivité ou d'autres technologies de ce genre.

"Non seulement l'armée russe est devenue plus professionnelle, mais elle a aussi mis en place un arsenal d'armes conventionnelles sophistiquées, tandis que les Etats-Unis et leurs alliés n'ont pas investi suffisamment de ressources dans les nouvelles technologies", constate l'analyste.

Même les militaires américains reconnaissent que l'armée russe surpasse celle des Etats-Unis dans les domaines tels que les frappes à grandes distances, l'utilisation des systèmes électroniques, la cyberguerre et les guerres hybrides. Les armes antichars russes constituent également une menace majeure pour les blindés américains, affirme l'expert.

Selon lui, il ne faut pas oublier non plus les armes nucléaires russes. Vladimir Poutine lui-même a reconnu avoir songé à mettre ses forces nucléaires en état d'alerte lors du conflit en Ukraine.

Il est donc à craindre qu'une guerre, qui pourrait débuter comme un conflit visant les pays baltes, ne dégénère en un échange de frappes nucléaires, conclut l'analyste.


http://fr.sputniknews.com/defense/20151212/1020232574/otan-a-peu-de-chances-de-vaincre-la-russie.html#ixzz3uDO7AQ1c
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MessageSujet: Re: L’Organisation du traité de l’Atlantique Nord - OTAN / NATO   Lun 21 Déc 2015 - 17:25

Citation :
21/12/2015

Premier vol pour le Global Hawk de l’OTAN !





C’est en juin dernier que Northrop-Grumman a dévoilé le premier de cinq drones RQ-4B « Global Hawk » du programme Alliance Ground Surveillance de l'OTAN, destiné au renforcement de la capacité de détection et de surveillance terrestre aéroportée de l’Alliance Atlantique.

Premier vol :

Le premier exemplaire du drone RQ-4B « Global Hawk » destiné à l’OTAN a effectué son vol inaugural en début de la semaine. L’avion sans pilote a décollé du centre d’essais en vol de Palmdale, en Californie et a volé à proximité de la base aérienne d’Edwards.


Basé en Europe :

Le drone RQ-4B "Global Hawk" Block40 sera opéré par l'US Air Force pour le compte de l’OTAN en Europe, depuis les installations de la base aérienne de Sigonella, en Italie. Le système devrait être opérationnel d'ici 2017 et atteindra sa pleine capacité opérationnelle, l'année suivante avec l'ensemble des appareils en service.



A propos du Global Hawk :

Le RQ-4 « Global Hawk » est un drone de surveillance à long rayon d’action construit par Northrop-Grumman pour l'US Air Force. Il a effectué son premier vol le 28 février 1998. Il est un des rares représentants de la classe des drones de type «HALE» (Haute Altitude Longue Endurance). Le RQ-4 Global Hawk pèse 14,6 tonnes au maximum au décollage, soit la masse d'un petit chasseur, malgré ses dimensions notamment son envergure qui est digne de celle d'un avion de ligne. La construction est assurée à plus de 50 % en matériaux composites (les ailes sont en graphite). Permettant des vols de croisière à très haute altitude, au-dessus du trafic ordinaire commercial, le RQ-4 « Global Hawk » peut surveiller de vastes zones géographiques avec une précision extrême, donnant au gouvernement et à l'armée les informations les plus récentes disponibles, lors d'une crise ou une situation d'urgence et en leur fournissant en temps réel une imagerie de haute résolution qui permet d’appuyer les opérations sur un large spectre.


Photos : 1 & 3 Premier vol 2 Au sol @ Northrop-Grumman

http://psk.blog.24heures.ch/archive/2015/12/21/premier-vol-pour-le-global-hawk-de-l-otan-860429.html
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MessageSujet: Re: L’Organisation du traité de l’Atlantique Nord - OTAN / NATO   Dim 27 Déc 2015 - 20:02

Citation :
Turquie : l'Otan va envoyer des avions de surveillance


Une initiative qui s'inscrit dans le cadre de l'aide promise début décembre par l'Alliance pour assurer la sécurité de la Turquie.

Source AFP

Publié le 27/12/2015 à 18:25 | Le Point.fr



Comme l'Alliance l'avait envisagé début décembre, l'Otan va déployer des avions de surveillance en Turquie pour aider Ankara à protéger son espace aérien, selon une annonce du gouvernement allemand qui a suscité dimanche une vague de critiques. "Il est prévu un transfert provisoire d'avions de reconnaissance AWACS de la base de Geilenkirchen (ouest de l'Allemagne, ndlr) vers la base avancée de Konya", dans le sud de la Turquie, écrit le ministère allemand de la Défense le 18 décembre, dans un courrier révélé dimanche par la presse et consulté par l'AFP. Dans ce texte adressé à la commission de la défense du Bundestag, la chambre basse du Parlement, le ministère rappelle que Berlin fournit à l'Otan "30 % du personnel" des 17 AWACS basés à Geilenkirchen, des Boeing E-3A Sentry considérés comme "les yeux de l'Otan dans le ciel", selon le site de l'Alliance. Bien que cette décision implique l'envoi de soldats allemands à l'étranger, le gouvernement ne compte pas solliciter l'avis du Bundestag, au motif qu'il s'agit d'une simple aide à la surveillance de l'espace aérien et non d'une offensive armée, poursuit le ministère de la Défense.

Un soutien contesté en Allemagne

"Le gouvernement doit immédiatement informer le Parlement des détails de ce déploiement, en particulier concernant les missions précises assignées à ces avions et la destination des données recueillies sur l'espace aérien", a exigé dimanche le responsable des questions de défense au sein des Verts, Tobias Lindner, dans le quotidien Bild. Sahra Wagenknecht, vice-présidente du parti de gauche radicale Die Linke, a de son côté jugé "hautement dangereux" l'envoi en Turquie de ces avions et réclamé un vote du Bundestag, déplorant par ailleurs l'appui allemand aux forces de sécurité turques qui "tuent de nombreux Kurdes en Turquie". Le président de la commission de la défense du Bundestag, le social-démocrate Wolfgang Hellmich, a jugé "un peu curieux" le moment choisi pour cette annonce, dont les parlementaires en vacances n'ont pas encore pu discuter, explique-t-il aux journaux du groupe Funke dans une interview à paraître lundi. Il a laissé ouverte la question d'une consultation de la chambre basse, déjà sollicitée début décembre pour approuver la participation de jusqu'à 1 200 soldats allemands aux opérations internationales contre les djihadistes du groupe État islamique (EI) en Syrie et en Irak. L'envoi par l'Otan d'avions AWACS, en nombre pour l'heure non précisé, s'inscrit dans le cadre de l'aide promise début décembre par l'Alliance "pour assurer la sécurité de la Turquie" en raison des conflits à ses frontières, en Irak et en Syrie.

http://www.lepoint.fr/monde/turquie-l-otan-va-envoyer-des-avions-de-surveillance-27-12-2015-2005492_24.php
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MessageSujet: Re: L’Organisation du traité de l’Atlantique Nord - OTAN / NATO   Mer 27 Jan 2016 - 16:30

Citation :
27/01/2016

Pilotes de l’OTAN formés sur C-17





Boeing va installer en Angleterre un centre de formation, destiné aux pays membres du Strategic Airlift Capability (SAC) en vue de la formation d’équipages sur l’avion de transport tratégique C-17 « Globemaster III ».

Le Strategic Airlift Capability (SAC) est composé de dix pays de l'OTAN et deux pays membres du Partenariat de l'OTAN pour la paix. Le programme débutera la formation de équipages multinationaux au début de cette année. Avant ce contrat, le programme du SAC envoyait les équipages aux États-Unis pour la formation.

Le centre de formation va être équipé d’un simulateur de vol complet du C-17, ainsi que des systèmes de simulation destinés aux Loadmaster. Les mécaniciens ne sont pas oubliés, le programme comprend également des modules destinés à leur formation.

Le C-17 Globemaster III :

Conçu pour le transport multi missions de matériel militaire (troupes, logistique et évacuation sanitaire) le Boeing C-17 Globemaster III a effectué son premier vol en 1991 pour ensuite commencer sa carrière en 1993. L’avion à l’origine dessiné par MC-Donnell-Douglas (avant son rachat par Boeing) dispose d’un train d’atterrissage composé de quatorze roues, son fuselage fait appel à bon nombre de matériaux composite et pour permettre une utilisation facilitée et ceci malgré sa taille, le pilote dispose d’une assistance numérique qui facilite tant le pilotage que son déplacement au sol.

L’avion est optimisé pour des missions à la fois tactiques et stratégiques. Sa soute est d’une longueur de 26.52 m et large de 5,49 m. La hauteur est de 4,11 m. Dotée de rails au sol la manutention en est grandement facilitée. En matière de transport de véhicule, le C-17 peut emporter par exemple un char d’assaut de 55 tonnes ou quatre hélicoptères UH-60 Black-Hawk.


Photos : 1 Simulateur du C-17 2 Le C-17 en vol @ Boeing

http://psk.blog.24heures.ch/archive/2016/01/27/pilotes-de-l-otan-formes-sur-c-17-860672.html
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MessageSujet: Re: L’Organisation du traité de l’Atlantique Nord - OTAN / NATO   Lun 1 Fév 2016 - 19:39

Citation :
  “Arc d’acier” et déni d’accès  

Stratégie et politique  1 février 2016  




Face à la montée en puissance militaire russe dans ce qu’un amiral de l’Otan a appelé “l’arc d’acier” (de l’Arctique au Levant), les Etats-Unis se trouvent, à court terme, contraints de revoir leur posture globale en termes de moyens aériens et navals. Car, pour le Pentagone, le défi posé par les stratégies de déni d’accès (A2/AD) ne se pose pas uniquement face à la Chine dans le Pacifique. Dans l’Atlantique, en Méditerranée orientale et dans l’Arctique, la Russie déploie des moyens d’A2/AD à même de limiter les marges de manœuvres des forces américaines.

A l’Otan, cette question est déjà posée : courant février, une interministérielle y sera consacrée et plusieurs rapports ont déjà été rédigés sur le sujet. Pour les forces américaines, dans le Grand Nord, le renforcement des emprises militaires russes — bases, batteries sol-air, troupes…— pose un “défi d’accès” inédit (voir article intitulé Grand Nord : l’autre front russe), que ni les ressources ni la stratégie actuelle des Etats-Unis sont à même de contrer.

Sur terre, la situation est équilibrée, l’US Army disposant pour l’essentiel en Alaska d’une brigade Stryker et d’une brigade parachutiste (bientôt transformée en simple bataillon), déployables partout en Arctique par C-17 et C-130. Des unités qui manqueraient cependant de préparation opérationnelle (atterrissage sur piste glacée…). L’armée régulière, elle, n’est ni préparée ni équipée pour ce type d’environnement, contrairement aux troupes russes.

Sur mer, si l’US Navy a centré sa stratégie sur l’emploi des sous-marins, elle a considérablement négligé les moyens de surface, notamment les indispensables brise-glaces. Sous la surface, avantage aux Américains, qualitativement et quantitativement : les sous-marins de la classe Seawolf, les plus avancés au monde, patrouillent très régulièrement sous la calotte polaire via le détroit de Bering. Un outil très discret pour réaffirmer leur capacité d’action et recueillir du renseignement. Mais seuls deux sous-marins de ce type sont opérationnels en Arctique, le programme ayant été interrompu à la fin de la Guerre Froide pour des raisons budgétaires.

Sur la mer, en revanche, les Russes disposent d’un avantage certain : l’US Coast Guard, dont les moyens sont largement cantonnés en Alaska (2 000 hommes, 52 bateaux et 17 aéronefs), n’alignent que deux brise-glaces vieillissants capables d’opérer en hiver. Face à eux, le gouvernement russe peut compter sur une flotte de 22 brise-glaces et a lancé la construction de 11 nouvelles unités. Des moyens dispersés mais qui pourraient être regroupés en task force en cas de crise. Un manque capacitaire américain qui limite les marges de manœuvres des bâtiments de surface de l’US Navy, qui ne bénéficient d’ailleurs que d’une expérience opérationnelle limitée dans la zone (hors sous-marins).

La feuille de route de l’US Navy pour l’Arctique, remaniée en 2014, n’a ni intégré les évènements en Ukraine ni les récents mouvements russes dans le Nord et stipule toujours que l’Arctique est un «environnement à risque faible dans lequel un conflit interétatique est très improbable». Ce qui se traduit par des moyens constants. Pas sûr que cela suffise pour tenir ses objectifs ambitieux : protéger la souveraineté US, pouvoir disposer de forces navales à même d’opérer dans la région et préserver la liberté de navigation…

L’US Navy a tout de même réagi au renforcement de l’activité des sous-marins russes en Atlantique Nord et en Méditerranée : l’amiral Richardson, chef des opérations de la Navy, a annoncé qu’un renforcement de la présence navale américaine partout où la Russie est présente est en discussion. Le fait qu’un bâtiment spécialisé russe se soit intéressé de près aux câbles sous-marins américains peu avant n’y est sans doute pas étranger…

A la Maison-Blanche, on annonce vouloir renforcer la flotte américaine de brise-glaces. Mais il faudra au mieux attendre 2025 et parvenir à dégager des crédits supplé­mentaires car le budget de l’US Coast Guard (9 milliards de dollars) ne peut absorber un tel investissement (autour d’un milliard par bâtiment).

Cette problématique de déni d’accès se retrouve, sur le plan aérien, sur l’ensemble de l’arc d’acier, jusqu’au Levant. Le commandant des forces aériennes américaines en Europe, le général Frank Gorenc, a récemment tiré le signal d’alarme face à la disparition progressive de l’avantage militaire occidental. La menace ne vient pas des airs, où la supériorité de l’Otan est réelle, mais du sol. En Arctique, à Kaliningrad, en Crimée ou en Syrie, la Russie est capable de mettre en place des zones d’A2/AD multicouches difficilement pénétrables, grâce à des batteries sol-air moins chères et disponibles en plus grand nombre que les aéronefs.

Si les Etats-Unis travaillent à long terme à des solutions technologiques adaptées, à plus court terme, deux solutions s’offrent à eux et à leurs alliés. D’abord les avions furtifs, avec le renforce­ment prévu de leur présence en Alaska (F-22 et F-35) et en Grande-Bretagne (F-35 britanniques et deux escadrons américains en 2020). Gorenc envisage aussi l’éventuel déploiement de F-22 en Europe… Selon lui, la survivabilité des avions de génération 4 et 4,5 (Rafale, Eurofighter…) dépendra de l’adoption et de l’entraînement à des tactiques, techniques et procédures (TTP) adaptées à cette menace. Une autre piste envisagée, baptisée RAPID X, vise à accroître la mobilité des avions alliés à travers un réseau entendu de bases Otan, afin de limiter l’impact d’éventuelles frappes russes…

http://www.ttu.fr/arc-dacier-et-deni-dacces/  
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MessageSujet: Re: L’Organisation du traité de l’Atlantique Nord - OTAN / NATO   Mer 10 Fév 2016 - 19:07

Citation :
Face à la menace russe, l'Otan renforce sa "présence avancée" à l'Est


AFP 10/02/2016


Les ministres de la Défense de l'Otan ont décidé mercredi de renforcer la "présence avancée" de l'Alliance atlantique en Europe de l'Est, soutenue notamment par le déploiement d'équipements lourds par les Etats-Unis, en réponse aux agissements de la Russie.

Les ministres, réunis mercredi et jeudi à Bruxelles, "ont approuvé une présence avancée dans l'Est de l'Alliance", a déclaré le secrétaire général de l'Otan, Jens Stoltenberg, lors d'une conférence de presse.
Cette présence militaire accrue sera "multinationale, pour montrer qu'une attaque contre un Allié sera une attaque contre tous les Alliés", a-t-il souligné.

Des troupes alliées seront envoyées "par rotations" dans les pays de l'Est membres de l'Otan. La "présence avancée" sera "soutenue par un programme d'exercices" et par le dépôt d'équipements et de matériel dans la région, ce qui "facilitera l'envoi rapide de renforts" en cas d'attaque éventuelle, a décrit M. Stoltenberg.
Cette nouvelle stratégie illustre le concept de "dissuasion moderne", nouveau mot d'ordre à l'Otan alors que l'Alliance est environnée de crises majeures et de conflits en Europe, sur son flanc Est (Ukraine)ou Sud (Syrie, Irak, Libye).

Ce nouveau cadre a été longuement discuté mercredi par les ministres de la Défense. Il inclut aussi les menaces hybrides, comme les cyberattaques ou la violence non-étatique incarnée par l'organisation jihadiste Etat islamique, et il prévoit de rappeler avec force la posture de dissuasion nucléaire de l'Otan, probablement lors du prochain sommet de l'Alliance en juillet à Varsovie.

La "présence avancée" vient compléter les efforts entrepris depuis 18 mois pour rendre les forces de l'Otan plus réactives et dissuasives en réponse à l'annexion de la Crimée par la Russie en mars 2014 et à l'offensive des rebelles prorusses dans l'Est de l'Ukraine.

L'Otan avait ainsi pris toute une série de mesures pour rassurer les pays alliés d'Europe de l'Est depuis le printemps 2014, comme l'ouverture de centres logistiques, le prépositionnement de matériel, l'envoi d'avions de chasse dans les pays baltes ou le déploiement de davantage de navires en mer Baltique et en mer Noire.

Washington va quadrupler en 2017, à hauteur de 3,4 milliards de dollars, les dépenses destinées à muscler la présence américaine en Europe, en y stationnant notamment des équipements de combat lourds (tanks, lance-roquettes, etc.), pouvant accommoder une division américaine (15 à 20.000 hommes).

Par ailleurs, l'équivalent d'une brigade (soit quelque 3.600 soldats) sera à l'avenir stationné toute l'année dans les pays de l'Est, contre six mois par an actuellement, pour des exercices et entraînements.
"Notre dissuasion est basée sur une combinaison de cette présence avancée et de notre capacité à renforcer rapidement, si besoin" les troupes déjà déployées à l'Est, a précisé M. Stoltenberg.

Moscou met régulièrement en garde contre le "stationnement permanent" de forces de combat alliées substantielles à sa frontière, qu'elle considère comme contraire à l'Acte fondateur Otan-Russie, signé en 1997.
"Nous ne vivons plus à l'époque de la Guerre froide, où des centaines de milliers de soldats étaient massés dans un face-à-face sur la frontière", a souligné M. Stoltenberg.

Par cette évolution, l'Alliance a trouvé un "bon compromis" entre les "contraintes géopolitiques" et les demandes des pays baltes et de la Pologne, très inquiets des agissements de la Russie et qui réclamaient l'installation de bases permanentes de l'Otan sur leur territoire, a analysé un diplomate.
Il ne s'agit pas d'une "attitude escalatoire, provocante vis-à-vis de la Russie. Personne ne veut remettre en cause l'Acte fondateur", a assuré ce diplomate.
L'Otan compte dévoiler plus de détails en juillet à Varsovie, notamment quant au nombre de soldats que cette "présence avancée" va mobiliser en permanence.

http://www.lorientlejour.com/article/969566/face-a-la-menace-russe-lotan-renforce-sa-presence-avancee-a-lest.html
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MessageSujet: Re: L’Organisation du traité de l’Atlantique Nord - OTAN / NATO   Jeu 11 Fév 2016 - 20:50

Citation :
L'Otan étudie la possibilité de rejoindre la coalition anti-Etat islamique (Ashton Carter)


AFP 11/02/2016


L'Alliance atlantique, qui avait jusqu'à ce jour refusé de participer directement à la coalition contre le groupe Etat islamique, "explore la possibilité" de rejoindre ses rangs, a affirmé jeudi le chef du Pentagone Ashton Carter.

"Grâce au leadership du secrétaire général de l'Otan, Jens Stoltenberg, nous explorons la possibilité de l'Otan de rejoindre la coalition comme un membre à part entière", a déclaré le secrétaire américain à la Défense lors d'une conférence de presse à Bruxelles.

Les 28 pays membres de l'Otan participent tous individuellement à la coalition contre l'EI conduite par les Etats-Unis, mais l'Alliance en tant qu'organisation de défense collective avait jusqu'ici tenu à maintenir ses distances.

"En tant que nouveau membre, l'Otan apporterait des capacités uniques" à la coalition, ainsi que son "expérience dans le renforcement des capacités chez des partenaires (missions d'entraînement et de conseil, ndlr), dans l'entraînement de forces au sol et dans la stabilisation" post-conflit, a énuméré M. Carter.

Il a précisé que les Alliés discuteraient "dans les jours et semaines à venir" du "rôle approprié" que l'Otan pourrait jouer au sein de la coalition, qui effectue depuis plus de 18 mois des frappes aériennes contre l'organisation jihadiste en Irak et en Syrie.

M. Carter s'exprimait à l'issue d'une réunion avec ses homologues de 49 pays engagés en Syrie, dont l'Irak et l'Arabie saoudite, dans les locaux de l'Otan à Bruxelles.

Les Etats-Unis demandent à leurs partenaires de contribuer davantage en armements, équipements, troupes et contributions financières, pour mettre en oeuvre le "plan de campagne militaire" de la coalition, qui vise en premier lieu à "reconquérir" Mossoul, deuxième ville d'Irak, et le fief syrien de l'EI, Raqa, avait expliqué le secrétaire d'Etat américain en ouvrant la rencontre.

http://www.lorientlejour.com/article/969781/lotan-etudie-la-possibilite-de-rejoindre-la-coalition-anti-etat-islamique-ashton-carter.html
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MessageSujet: Re: L’Organisation du traité de l’Atlantique Nord - OTAN / NATO   Ven 11 Mar 2016 - 22:11

Citation :
L'Américain Scaparrotti nommé commandant des forces de l'Otan


AFP 11/03/2016


L'Otan a annoncé vendredi la nomination du général Curtis Scaparrotti, qui dirige actuellement les forces américaines en Corée du Sud, au poste de commandant suprême des forces alliées en Europe (Saceur).

"Le Conseil de l'Atlantique Nord (qui réunit les 28 membres de l'organisation, ndlr) a approuvé la nomination du général d'armée Curtis M. Scaparrotti, de l'Armée de terre des Etats-Unis, au poste de commandant suprême des forces alliées en Europe", écrit l'Otan dans un communiqué.

Selon un diplomate européen, cette nomination n'est pas une surprise. "C'était prévu", a-t-il dit à l'AFP.
Une fois que les processus nationaux de confirmation auront pris fin, le général Scaparrotti prendra ses fonctions et viendra succéder au général américain Philip Breedlove, de l'Armée de l'air des États-Unis, a indiqué l'Alliance atlantique.

"La cérémonie de passation de commandement devrait avoir lieu au Grand quartier général des puissances alliées en Europe, à Mons (Belgique), au printemps 2016", a-t-elle ajouté. Le général Scaparrotti est actuellement à la tête "du Commandement des Nations unies, du Commandement des forces conjointes, et des forces des États-Unis en Corée", a poursuivi l'Otan.

Le général américain Philip Breedlove avait pris en mai 2013 ses fonctions de commandant suprême des forces de l'Otan, toujours occupé par un Américain.

http://www.lorientlejour.com/article/974989/lamericain-scaparrotti-nomme-commandant-des-forces-de-lotan.html
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MessageSujet: Re: L’Organisation du traité de l’Atlantique Nord - OTAN / NATO   Mar 15 Mar 2016 - 17:19

Citation :
Otan : faire face au déni d’accès


Actualité des forces 14 mars 2016


Face à la réalité des systèmes défensifs (S-300 et S-400) et offensifs (sous-marins, missiles balistiques et de croisière) d’origine russe, la question du déni d’accès est désormais l’objet de toutes les attentions, en France, aux Etats-Unis comme à l’Otan. Elle a récemment fait l’objet d’une conférence au Collège de défense de l’Otan et devrait figurer à l’ordre du jour de la prochaine ministérielle de l’Alliance des 15 et 16 juin.

Certes, au Pentagone, on travaille sur la question depuis plus de dix ans face à la montée en puissance des dispositifs chinois. Mais la grande nouveauté, c’est l’émergence de cette problématique sur le sol européen et dans sa périphérie, qu’il s’agisse des patrouilles plus fréquentes de sous-marins russes dans l’Atlantique, ou de présence de systèmes sol-air S-400 dans l’enclave de Kaliningrad, en Biélorussie et en Méditerranée orientale.

Au comité militaire de l’Otan, on a pris conscience de la vulnérabilité des forces aériennes de l’Alliance en cas de conflit avec Moscou. Et pas seulement. Car les Occidentaux pourraient aussi perdre leur supériorité aérienne en temps de paix, la présence de ces dispositifs d’anti-accès étant, par exemple, susceptible de gêner considérablement le déploiement de moyens d’urgence en Europe de l’Est, tels que ceux préconisés par les Américains. En réduisant la liberté d’action des Alliés sur leur propre zone de responsabilité, le déni d’accès russe deviendrait alors aussi déni d’action à même de contraindre la décision politique.

L’autre grande nouveauté est la démonstration de force de l’armée russe en Syrie, notamment la mise en place d’une bulle de protection autour de Lattaquié, où le déploiement d’un système S-400 rayonnant sur 400 km a considérablement compliqué les marges de manœuvres des forces aériennes alliées, soudain privées de la supériorité aérienne permanente sur l’ensemble du théâtre, une condition jugée indispensable lors des précédentes campagnes des Balkans, d’Irak ou de Libye. Jamais, depuis la fin de la Guerre froide, l’Otan n’avait été confrontée à des environnements “non-permissifs”.

«Les Russes ne font plus rire», note un observateur, d’autant que leurs systèmes antiaériens, que certains pensaient inefficients, disposent en réalité d’algorithmes très avancés. Qu’il s’agisse du S-300 ou du S-400, ces systèmes complexes utilisent plusieurs types de radars fonctionnant sur différentes fréquences. Ils sont mobiles et disposent d’une maintenance autonome. Il est, par conséquent, très difficile de faire une cartographie précise et à jour du dispositif sol-air russe.

Pire : les Russes travaillent à la mise en réseau de leurs dispositifs, afin de mettre en place un système de systèmes intégrés qui leur permettra de gérer plusieurs bulles d’A2/AD en même temps à partir d’un QG unique, voire d’établir des communications entre les différentes bulles pour en créer de plus grosses couvrant de vastes territoires. Face à ces dispositifs redondants, fonctionnant notamment sur des fréquences basses (capables de détecter avions furtifs et missiles de croisière), les dispositifs de guerre électronique embarqués sur les aéronefs de l’Otan ne seraient pas adaptés. A l’exception peut-être de ceux équipant les F-22 et les F-35 américains et ceux des pays clients, dotés d’un système de brouillage offensif performant, mais qui sont déjà très sollicités sur le théâtre Pacifique.

Le déploiement de ces bulles par la Russie ou de “briques” d’anti-accès par certains pays sur différents théâtres pourrait entraver les capacités d’intervention des forces aériennes françaises et de l’Otan, notamment pour l’entrée en premier. Entraînant un risque accru de pertes, un ralentissement et une hausse du coût des opérations qui pourraient rendre leur coût politique inacceptable.

Quelle réponse apporter à cette menace capacitaire et “politique” inédite ? En France, Jean-Yves Le Drian s’est déjà exprimé publiquement deux fois sur la question, et l’EMA a mis sur pied un groupe de travail chargé de faire remonter les analyses de chaque état-major. Une réflexion d’ensemble qui intégrera notamment celles déjà en cours sur certaines capacités futures, comme les drones de combat (travaux sur FCAS autour des capteurs multifonctions et antennes conformes). Au niveau politique, la France demande un vrai débat à l’Otan, d’abord pour identifier précisément la menace et s’accorder sur son périmètre. Puis pour travailler ensemble aux réponses capacitaires et politiques.

Des réponses qui devront être réalistes d’un point de vue financier et qui prendront en compte la dimension industrielle du problème. Car, comme le souligne un récent rapport du Collège de défense de l’Otan, les coûts potentiellement très importants des solutions technologiques à cette menace sont un défi majeur pour les Alliés européens, aux budgets limités, davantage que pour les Etats-Unis. Paris souhaite, notamment, éviter l’effet “buzz” de ce concept, qui pourrait profiter aux “maximalistes” et être utilisé par certains pour exiger davantage de moyens militaires alliés sur leur territoire, pour pousser à la généralisation de seuils de dépenses de défense très élevés ou encore pour promouvoir certaines technologies américaines, comme le F-35.

La France devra faire à moyens constants jusqu’à d’éventuelles nouvelles capacités décidées lors de la prochaine LPM (missiles anti-radars ou capacité de brouillage offensif sur Rafale qui pourraient être proposés par l’industrie française). Pour l’Otan, il s’agira tant de répondre au déni d’accès sur le plan opérationnel (intégration accrue du renseignement et du C2 entre les Alliés, par exemple) qu’au niveau politique, en contrant l’effet d’intimidation politique que confèrent ces systèmes. Ce n’est qu’en comprenant tous les ressorts de la stratégie russe que les Alliés pourront éviter d’être débordés sur le plan opérationnel.

http://www.ttu.fr/otan-faire-face-deni-dacces/
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MessageSujet: Re: L’Organisation du traité de l’Atlantique Nord - OTAN / NATO   Jeu 7 Avr 2016 - 17:51

Citation :
Le Parlement a ratifié le protocole sur le statut des quartiers généraux internationaux de l’Otan


Posté dans Otan par Laurent Lagneau Le 07-04-2016


Suite à sa décision de quitter le commandement militaire intégré de l’Otan (tout en restant membre de l’Alliance), la France avait dans le même temps dénoncé le protocole sur le statut des quartiers généraux internationaux qu’elle avait ratifié en 1955.

Signé à Paris en 1952, ce protocole complétait alors la convention entre les États parties au Traité de l’Atlantique Nord (dite Status Of Forces Agreement, SOFA Otan) avec l’objectif de donner un statut aux quartiers généraux de l’Alliance ainsi qu’une couverture juridique aux personnels civils et militaires (ainsi qu’à leurs familles) appelés à y être affectés.

Avec le retour, en 2009, de Paris au sein de ce commandement militaire intégré, la question de ratifier à nouveau ce protocole sur les quartiers généraux a fini par se poser, sachant que l’on compte environ 240 militaires étrangers affectés principalement dans des états-majors implantés en France.

« La France a recommencé à accueillir du personnel de l’Organisation dans ses quartiers généraux militaires sans que ceux-ci ne bénéficient d’aucun statut international. Seuls des arrangements de circonstance ont permis jusqu’ici l’accueil de personnels de l’Otan dans les quartiers généraux situés sur le sol français », expliquait, le mois dernier, le sénateur Jacques Gautier, pour qui une nouvelle adhésion à ce protocole était « logique et attendue ».

« L’application de ce Protocole permettra de faciliter la vie quotidienne des personnels militaires et civils envoyés par les autres pays de l’Alliance dans les quartiers généraux situés en France, ainsi que des personnes à leur charge, en leur octroyant notamment les traditionnels privilèges diplomatiques en matière de juridictions, d’exonérations fiscales ou douanières et le bénéfice de règles protectrices concernant les dommages commis ou subis, c’est-à-dire en fait, en leur donnant les mêmes droits que ceux dont disposent réciproquement les militaires français travaillant dans les quartiers généraux de l’Otan », avait aussi fait valoir le parlementaire.

Du coup, quatre sites implantés en France peuvent être concernés par ce protocole : le quartier général du Corps de Réaction Rapide-France de Lille (CRR-FR), le Quartier général du corps de réaction rapide européen de Strasbourg (CRR-E ou Eurocorps), le Quartier général de l’état-major de la force aéromaritime française de réaction rapide (COMFRMARFOR) de Toulon et le Centre d’analyse et de simulation pour la préparation aux opérations aériennes (CASPOA) de Lyon Mont Verdun.

Comme l’on pouvait s’y attendre, la ratification de ce protocole a donné lieu à quelques sorties caricaturales, certains parlementaires y ayant vu un blanc-seing pour l’implantation de bases – sous entendu : américaines – en France.

« Ce projet de loi officialise le retour des militaires de l’Otan sur le sol français 50 ans après leur expulsion par le général de Gaulle », a affirmé le député européen Jean-Luc Mélenchon, qui ignore, sans doute, que de nombreux militaire français sont affectés à des quartiers généraux de l’Alliance (notamment à Norfolk).

« La ratification de ce protocole n’est pas une simple formalité », a, affirmé le député Bernard Debré (Les Républicains), estimant qu’elle rendrait possible l’implantation de bases « étrangères » en France.

Quoi qu’il en soit, le projet de loi autorisant la ratification de ce protocole a été adopté par le Sénat le 15 mars dernier. Et l’Assemblée nationale vient d’en faire autant, ce 7 avril.

http://www.opex360.com/2016/04/07/le-parlement-ratifie-le-protocole-sur-le-statut-des-quartiers-generaux-internationaux-de-lotan/
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MessageSujet: Re: L’Organisation du traité de l’Atlantique Nord - OTAN / NATO   Jeu 21 Avr 2016 - 15:35

Citation :
Un dialogue Otan-Russie « franc et sérieux » pour constater des « désaccords profonds »


Posté dans Diplomatie, Otan, Russie par Laurent Lagneau Le 20-04-2016


Pour la première fois depuis 2014 et l’annexion de la Crimée, un Conseil Otan-Russie s’est tenu, ce 20 avril, à Bruxelles. Au vu des contentieux en cours, l’ordre du jour promettait d’être riche. Mais, finalement, cette réunion n’aura servi qu’à constater les l’ampleur des désaccords entre Moscou et l’Alliance atlantique. Mais pouvait-il en aller autrement?

Premier dossier abordé : l’Ukraine. Comme attendu, la réunion de ce jour n’a évidemment pas permis de rapprocher les points de vue, chacun campant sur ses positions. Mais le secrétaire général de l’Otan, Jens Stoltenberg, a parlé de « discussions franches et sérieuses ». « Nous avons écouté ce que les uns et les autres avaient à dire », a-t-il affirmé.

Mais, « lors de cette rencontre, il a été reconfirmé que nous étions en désaccord sur les faits, sur l’histoire et sur les responsabilités en Ukraine et autour de l’Ukraine », a déclaré M. Stoltenberg, le secrétaire général de l’Otan, à l’issue de la réunion.

« De nombreux alliés ne sont pas d’accord quand la Russie essaie de présenter cela comme une guerre civile. C’est la Russie qui déstabilise l’est de l’Ukraine, apporte un soutien
aux séparatistes, munitions, finances, équipements et aussi structures de commandement et de contrôle », a ajouté M. Stoltenberg, avant de rappeler que les Alliés « ne reconnaissent pas l’annexion illégale de la Crimée » par Moscou.

Toutefois, il a été convenu de la nécessité d’arriver « à la mise en oeuvre rapide et complète des accords de Minsk », censés instaurer un cessez-le-feu (toujours fragile) et déboucher sur une modification de la Constitution ukrainienne pour donner à la région séparatiste du Donbass plus d’autonomie.

Un autre sujet abordé a concerné la transparence des activités militaires. Et là encore, aucune des deux parties n’a pu s’entendre.

Si les forces armées d’un pays ou d’une alliance ont le droit de mener des exercices, les alliés ont constaté, selon M. Stoltenberg, « moins de transparence » et de « prévisibilité » dans les activités militaires russes, par ailleurs en augmentation. « Tout cela représente une combinaison dangereuse », a-t-il dit si l’on y ajoute la « rhétorique » qui les accompagne.

Le fait est, les bombardiers stratégiques russes effectuent régulièrement des vols à proximité de l’espace aérien de l’Otan tandis que l’activité des sous-marins russes n’a jamais été aussi élevée depuis la fin de la Guerre Froide.

« Il est important de considérer les mesures que nous pouvons tous prendre pour accroître la transparence et la prévisibilité. Au sein de l’OSCE [Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe, ndlr], les pays de l’Otan et la Russie ont convenu de règles régissant les activités militaires en Europe, y compris l’observation et la notification des exercices. Ces règles doivent être respectées », a estimé M. Stoltenberg. « Ceci est à la fois l’intérêt de l’Otan et de la Russie », a-t-il ajouté.

Enfin, toujours dans le même registre, les Alliés ont exprimé leurs préoccupations au sujet des incidents ayant impliqués, dans la région de la Baltique, « des avions militaires russes ». Pour rappel, des Su-24 Fencer ont survolé, d’une façon jugée agressive, un destroyer USS Donald Cook tandis qu’un Su-27 Flanker a effectué des manoeuvres dangereuses autour d’un avion de renseignement de l’US Air Force.

Sur ce point, et alors qu’il est question de déployer une brigade blindée américaine sur le flanc oriental de l’Alliance (sans parler du projet de défense antimissile), Alexander Grouchko, l’ambassadeur de la Russie auprès de l’Otan, a reproché aux Alliés leurs activités militaires aux frontières russes. Et il a notamment cité la présence de l’USS Donald Cook près de l’enclave de Kaliningrad [ndlr, le destroyer américain naviguait à 70 milles de là].

« Il s’agit de tentatives visant à exercer une pression militaire sur la Russie », a affirmé le diplomate russe. « Nous prendrons toutes les mesures nécessaires, toutes les précautions pour contrebalancer ces tentatives de recourir à la force militaire », a-t-il ajouté.

Malgré les désaccords, M. Stoltenberg a estimé qu’il est « dans l’intérêt de nous tous de maintenir ouverts les canaux de dialogue politique » avec la Russie car « c’est nécessaire et utile à la fois, particulièrement en ces temps de tensions. »

De son côté, M. Grouchko s’est montré moins enthousiaste étant donné qu’il a affirmé vouloir analyser les résultats de cette réunion et examiner les arguments avancés par l’Otan avant d’envisager une nouvelle rencontre.

http://www.opex360.com/2016/04/20/dialogue-otan-russie-franc-serieux-pour-constater-des-desaccords-profonds/
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MessageSujet: Re: L’Organisation du traité de l’Atlantique Nord - OTAN / NATO   Jeu 12 Mai 2016 - 13:39

Citation :
Déploiement du système antimissile américain en Roumanie: une "menace" pour la Russie (Kremlin)


Moscou, 12 mai 2016 (AFP) -


La Russie a dénoncé jeudi comme une "menace pour sa sécurité" la mise en service du système de défense antimissile américain en Roumanie, destiné à être intégré dans le projet plus large de bouclier antimissile de l'Otan.

"Nous le disons depuis le début (...), nous en sommes convaincus: le déploiement du système antimissile est en soi une menace pour la sécurité de la Russie", a déclaré le porte-parole du Kremlin, Dmitri Peskov.

Ce projet, lancé en 2010, est présenté par Washington comme une protection face à l'Iran ou la Corée du Nord mais Moscou estime qu'il est dirigé contre ses capacités de dissuasion nucléaire. Il s'agit d'un grand sujet de discorde entre l'Otan et la Russie depuis plusieurs années.

"Le président Poutine s'est demandé à de nombreuses reprises contre qui ce système est destiné (...) La situation avec l'Iran a drastiquement changé, mais la question reste d'actualité", a poursuivi M. Peskov, en référence à l'accord sur le nucléaire iranien trouvé en juillet 2015.

Formé de missiles intercepteurs de type SM-2, ce système défensif est situé à Deveselu, dans le sud de la Roumanie. Il fait partie de la deuxième phase du projet de bouclier antimissile américain, après le déploiement d'un radar en Turquie et de quatre navires Aegis dotés de capacités de défense antimissile à Rota, en Espagne.

La troisième phase vise la mise en place d'un système de défense antimissile en Pologne. Les travaux sur le site de Redzikowo, qui débutent vendredi, devraient être achevés fin 2018.

"Tout ça est à 100, 200, 300, 1.000% dirigé contre nous. Ce n'est pas l'Iran mais la Russie et ses capacités de dissuasion nucléaire" qui sont visées, avait fustigé plus tôt jeudi le président de la commission de Défense du Parlement russe, Vladimir Komoïedov.

"Nous sommes capables de surpasser ce système antimissile. Nous allons renforcer nos capacités défensives, notamment dans la

http://www.marine-oceans.com/actualites-afp/12812-deploiement-du-systeme-antimissile-americain-en-roumanie-une-qmenaceq-pour-la-russie-kremlin
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MessageSujet: Re: L’Organisation du traité de l’Atlantique Nord - OTAN / NATO   Jeu 12 Mai 2016 - 14:34

Citation :
A Rare Look Inside Aegis Ashore Missile Defense System Romania

Ajoutée le 11 mai 2016

Take a look inside the Aegis Ashore Missile Defense System's (AAMDS) deckhouse including the Combat Information Center (CIC) and the Combat Systems Maintenance Center at Naval Support Facility Deveselu, Romania. AAMDS is the land-based component of the Aegis Ballistic Missile Defense (BMD) System. The AAMDS uses a nearly identical configuration of the Vertical Launch System, fire control system, and SPY-1 radar currently in use aboard Aegis cruisers and destroyers deployed around the world.

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MessageSujet: Re: L’Organisation du traité de l’Atlantique Nord - OTAN / NATO   Jeu 12 Mai 2016 - 21:07

Citation :
Pour Moscou, la mise en service d’un site de la défense antimissile de l’Otan en Roumanie est une « menace »


Posté dans Défense antimissile, Otan, Russie par Laurent Lagneau Le 12-05-2016




En 2009, l’administration américaine décida de revoir ses plans au sujet de la défense antimissile, qui doit aussi être celle de l’Otan. Alors qu’il était initialement prévu d’installer un radar d’alerte avancée en République tchèque et des missiles intercepteurs en Pologne, il fut alors envisager d’installer ces éléments en Roumanie et en Bulgarie. Et ce dispositif devait être complété par le déploiement permanent en Espagne de 4 destroyers dotés du système AEGIS.

Finalement, l’architecture retenue reposera sur un radar installé en Turquie, des systèmes « Aegis Ashore » implantés en Roumanie (à Deveselu) et en Pologne (à Redzikowo), un centre de commandement établi à Ramstein (Allemagne) et, donc, les destroyers Arleigh Burke de l’US Navy.

Avec un peu de retard sur le calendrier initial, la composante terrestre de l’Aegis Ballistic Missile Defense (BMD) de Deveselu a été officiellement déclarée opérationnelle ce 12 mai (celle de Pologne devrait l’être aussi en 2018).

« Les Etats-Unis et la Roumanie font l’histoire aujourd’hui en livrant ce système à l’Otan », a commenté l’amiral Mark Ferguson, le commandant des forces navales américaines en Europe et en Afrique, lors de la cérémonie d’inauguration.

« Nous marquons aujourd’hui un moment important pour l’Otan et pour la sécurité transatlantique », a estimé Jens Stoltenberg, le secrétaire général de l’Alliance atlantique. Ce système « représente un renforcement important de la capacité de défendre les Alliés européens contre la prolifération de missiles balistiques émanant d’au-delà de la zone euro-atlantique », notamment du Moyen Orient, a-t-il ajouté.

Seulement, et comme l’on pouvait s’y attendre au vu de précédentes déclarations, la mise en service du site de Deveselu, doté de missiles intercepteurs SM-2, a suscité l’ire du Kremlin.

« Nous le disons depuis le début (…), nous en sommes convaincus: le déploiement du système antimissile est en soi une menace pour la sécurité de la Russie », a ainsi affirmé Dmitri Peskov, le porte-parole de la présidence russe.

« Le président Poutine s’est demandé à de nombreuses reprises contre qui ce système est destiné (…) La situation avec l’Iran a drastiquement changé, mais la question reste d’actualité », a continué M. Peskov, en faisant référence à l’accord de Vienne sur les activités nucléaires iraniennes. Cela étant, un missile balistique n’a pas besoin d’avoir une tête nucléaire pour être une menace. Et qui peut dire ce que sera le contexte dans 15 ans?

Plus tôt, le président de la commission de Défense du Parlement russe, Vladimir Komoïedov, y était allé de son commentaire. « Tout ça est à 100, 200, 300, 1.000% dirigé contre nous. Ce n’est pas l’Iran mais la Russie et ses capacités de dissuasion nucléaire » qui sont visées, a-t-il affirmé.

« Nous sommes capables de surpasser ce système antimissile. Nous allons renforcer nos capacités défensives, notamment dans la région de l’Arctique en y déployant nos systèmes de détection et d’interception », a-t-il ajouté.

Lors de la cérémonie organisée à Deveselu, M. Stoltenberg a répondu aux commentaires des responsables russes. « Le site en Roumanie, tout comme celui en Pologne, n’est pas dirigé contre la Russie », a-t-il commencé par faire valoir. Et cela pour une raison simple : « Les intercepteurs sont peu nombreux et situés trop au sud ou trop près de la Russie pour pouvoir intercepter des missiles balistiques intercontinentaux russes. »

Enfin, M. Stoltenberg a rappelé que l’Otan a vainement offert « transparence, dialogue et coopération » à Moscou au sujet de cette défense antimissile.

Lors du sommet de Lisbonne, en novembre 2010, il avait été en effet proposé à Moscou une coopération dans le domaine de la défense antimissile. Mais les exigences russes furent par la suite jugées excessives par les membres de l’Otan. « La Russie n’a pas répondu de manière positive à nos offres et a mis fin à ce dialogue en 2013″, a ainsi rappelé M. Stoltenberg.

http://www.opex360.com/2016/05/12/pour-moscou-la-mise-en-service-dun-site-de-la-defense-antimissile-de-lotan-en-roumanie-menace/
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MessageSujet: Re: L’Organisation du traité de l’Atlantique Nord - OTAN / NATO   Mer 18 Mai 2016 - 21:56

Citation :
L'adhésion du Monténégro à l'Otan signée jeudi, effective d'ici 18 mois


AFP18/05/2016


Le Premier ministre du Monténégro doit signer jeudi à Bruxelles l'adhésion de son pays à l'Otan mais cette petite République des Balkans ne rejoindra le club atlantique que dans 18 mois.

"Nous accueillerons le Premier ministre (Milo) Djukanovic qui signera le protocole d'adhésion. A l'issue de cette cérémonie, le Monténégro pourra, à partir de demain (jeudi) participer à toutes les réunions de l'Otan en tant qu'observateur ou invité", a expliqué le secrétaire général de l'Alliance, Jens Stoltenberg, lors d'une conférence de presse.

M. Stoltenberg s'exprimait au siège de l'Alliance à Bruxelles, qui accueille jeudi et vendredi ses 28 ministres des Affaires étrangères, à deux mois d'un sommet à Varsovie où les chefs d'Etat et de gouvernement de l'Otan doivent faire le point sur les menaces sécuritaires qui pèsent sur ses flancs est et sud, et décider de la réponse à y apporter.
L'adhésion du Monténégro doit ensuite être ratifiée par les parlements des 28 pays membres de l'Alliance, ce qui devrait prendre un an à 18 mois, selon plusieurs diplomates.

Les chefs de la diplomatie de l'Otan avaient officiellement invité le Monténégro, petite république comptant 630.000 habitants, à rejoindre l'Alliance de l'Atlantique nord en décembre, au grand dam de Moscou qui y voit un empiètement sur sa sphère d'influence dans les Balkans.

"C'est un principe fondamental que toute nation indépendante et souveraine puisse décider du chemin qu'elle veut suivre, y compris en ce qui concerne les accords de sécurité dont elle veut faire partie", a expliqué M. Stoltenberg, anticipant les critiques de la Russie, avec laquelle les relations sont au plus bas depuis deux ans en raison de la crise en Ukraine. "Toute sanction ou réaction de la Russie seraient absolument injustifiées", a-t-il prévenu.

Le dernier élargissement de l'Otan remonte à 2009, lorsque la Croatie et l'Albanie, deux autres pays des Balkans bordant comme le Monténégro la mer Adriatique, ont rejoint ses rangs.
Le Monténégro est très divisé sur cette perspective et le souvenir de la campagne de bombardements de l'Alliance contre la Serbie en 1999 reste douloureux. Plusieurs manifestations violentes contre l'adhésion au bloc euro-atlantique ont déjà eu lieu. Les autorités de Podgorica y ont vu la main de Moscou.

http://www.lorientlejour.com/article/986610/ladhesion-du-montenegro-a-lotan-signee-jeudi-effective-dici-18-mois.html
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MessageSujet: Re: L’Organisation du traité de l’Atlantique Nord - OTAN / NATO   Jeu 19 Mai 2016 - 17:47

Citation :
L’Otan ne rejoindra pas la coalition anti-Daesh


Posté dans Opérations, Otan par Laurent Lagneau Le 19-05-2016


À l’issue d’une réunion à Bruxelles, en février, le secrétaire américain à la Défense, Ashton Carter, avait évoqué la possibilité de voir l’Otan rejoindre la coalition anti-Daesh en tant que « membre à part entière ».

L’un des enjeux était de pouvoir ainsi solliciter les avions de surveillance aérienne Boeing E-3A Sentry (AWACS) de la Force aéroportée de détection lointaine et de contrôle de l’Otan (NAEW&C) au-dessus de l’Irak et de la Syrie. Une idée qui suscita quelques réserves parmi les membres européens de l’Alliance, qui participent individuellement, et à des degrés divers, à la coalition anti-Daesh.

Finalement, il n’en sera pas question. « Nous sommes d’accord pour ne pas entrer dans l’exercice visant à définir si nous sommes formellement un membre de la coalition ou non, et pour simplement dépasser cette question afin de poser une question plus pratique », a en effet affirmé Douglas Lute, l’ambassadeur américain auprès de l’Alliance atlantique, lors d’une conférence de presse donnée le 18 mai à Bruxelles.

Cela étant, si l’Otan ne sera pas un membre « à part entière » de la coalition, elle peut toutefois lui fournir quelques capacités. D’ailleurs, les 28 ministres des Affaires étrangères de l’Alliance, réunis les 19 et 20 mai à Bruxelles, vont voir « s’il y a des moyens (…) pour un soutien capacitaire et d’autres capacités [militaires] de niche pour contribuer » aux efforts contre Daesh.

A priori, l’idée de faire appel aux E-3A Sentry de l’Otan n’est plus de mise, la coalition, a avancé M. Lute, n’en ayant pas (ou plus) besoin à ce stade.

Aussi, il est question d’intensifier la formation de 350 officiers irakiens, actuellement assurée par l’Otan au Centre d’entraînement pour les opérations spéciales Roi Abdallah à Amman, en Jordanie. Formation qui met l’accent sur la médecine militaire, la planification civilo-militaire et la lutte contre les engins explosifs improvisés (IED).

« Nous avons reçu une requête du Premier ministre (irakien) al-Abadi pour étendre notre mission d’entraînement à l’Irak lui-même », a ainsi affirmé Jens Stoltenberg, le secrétaire général de l’Otan.

« Renforcer les capacités des forces inclusives de défense et de sécurité irakiennes est une des façons dont l’Otan peut contribuer à la projection de la stabilité dans les pays partenaires. Le programme a été conçu pour compléter les efforts déployés par les différents Alliés, par la coalition internationale contre l’EI, par l’Union européenne et par l’Organisation des Nations Unies », explique l’Otan au sujet de cette formation assurée en Jordanie.

http://www.opex360.com/2016/05/19/lotan-ne-rejoindra-pas-la-coalition-anti-daesh/
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