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 Relations séculaires Maroc-USA

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Yakuza
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MessageSujet: Relations séculaires Maroc-USA   Mar 13 Oct 2009 - 12:23

Tout ce qui concerne cette relation(histoire/politique/coopération tout genre..)

Citation :

L'histoire peu connue de Mostapha Zemmouri au 16è siècle, l'autre illustration des relations séculaires Maroc-USA



Washington - Né à Azemmour aux environs de 1503, au moment où cette partie du Maroc était encore sous occupation portugaise, Mostapha Zemmouri, décédé au Texas en 1539, représente l'autre illustration des relations séculaires maroco-américaines, une histoire peu relatée par les manuels d'histoire.
Par Fouad ARIF

Mostpaha Zemmouri, plus connu sous le nom d'Estebanico, a été vendu à un noble espagnol avec lequel il prit part à une expédition maritime visant à conquérir la Floride, une entreprise qui échoua, obligeant ce jeune marocain à passer le restant de sa vie au Texas.

Cet exemple a été évoqué lors d'un débat ayant eu lieu, à Washington, dans le cadre de la quatrième Convention annuelle de la Coalition maroco-américaine (10-11 octobre), pour souligner que l'histoire du Maroc et celle de l'Amérique sont liées depuis plusieurs siècles.

Les panélistes ont ainsi "logiquement" mis en doute le fait que l'histoire de Mostapha Zemmouri ait pu être unique à cette période de l'histoire, où une partie non négligeable des populations ibériques était d'origine marocaine, en dépit de la chute de Grenade.

Partant de ce constat, l'assistance à été invitée à considérer s'il est concevable qu'une partie de cette population, dont certains membres étaient dépositaires d'une longue tradition maritime, n'ait pas pu trouver son chemin vers le nouveau monde, à plus forte raison au moment où Christophe Colomb était à la recherche de compétences avérées pour l'aider à aller au-delà de ce qu'offraient les cartes du monde les plus actualisées de cette époque.

Les Maures, comme l'attestent les manuels de l'histoire, maniaient à merveille l'astrolabe, la lecture des cartes et les méthodes de navigation en haute mer en recourant aux étoiles, entre autres outils de navigation maritime révolutionnaires pour cette époque.

Est-il concevable partant de là que ces populations n'aient pas pu faire partie des premières vagues d'immigration vers le nouveau monde? se sont-ils encore interrogés, en appelant les historiens à jeter la lumière sur cette partie de l'histoire maroco-américaine pour la rendre plus connue du grand public.

Une telle entreprise se doit de mettre à contribution les différentes catégories d'âge de l'immigration marocaine aux Etats-Unis, à la faveur d'un engagement dans les différents domaines de la vie américaine, ont-ils dit, en attirant l'attention sur la réussite de plusieurs Marocains qui sont aujourd'hui des chercheurs à la NASA, au laboratoire national de Los Alamo ainsi qu'à Wall Street ou encore au sein de plusieurs entreprises US de renommée internationale.

Investir ces domaines de recherche de l'histoire, ont-ils affirmé, aiderait les 150.000 Marocains établis aux Etats-Unis à connaître cette partie de l'histoire pour mieux se projeter dans l'avenir et s'approprier le rêve américain tout en restant fidèles à leur héritage et patrimoine marocains.

Fort de la richesse et la diversité de la culture marocaine, plusieurs ont soutenu que "le génie marocain est tout à fait à même d'investir le +main stream+ américain et la culture populaire de ce pays", en plaçant notamment sur le marché des produits marocains, qui pourraient grâce à leur originalité creuser leur sillon dans l'American Way of Life, aux côtés des symboles que sont McDonald's et les produits dérivés d'Hollywood.

Le génie marocain, ont-ils fait observer, peut laisser sa marque sur le marché et la culture américaines, fort de l'attrait dont fait l'objet le Maroc dans la conscience commune US, de la reconnaissance de la jeune République des Etats-Unis, en passant par la place qu'occupe dans l'imaginaire des américains des villes comme Casablanca, rendue célèbre grâce au film éponyme, avec la prestation magistrale de Humphrey Bogart, Tanger qui abrite en la légation américaine, l'unique patrimoine US dans le monde hors territoire des Etats-Unis, ou encore Essaouira, immortalisé par Orsen Welles avec son adaptation culte d'Othello.

Les discussions des différents panels tout au long de deux jours ont été unanimes à résumer que "la culture marocaine est naturellement pourvue pour faire sa place au sein du main stream américain grâce à la vitalité et à la diversité de la communauté marocaine vivant aux Etats Unis".

MAP

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MessageSujet: Re: Relations séculaires Maroc-USA   Mar 13 Oct 2009 - 15:37

Yakuza a écrit:
Tout ce qui concerne cette relation(histoire/politique/coopération tout genre..)

Citation :

L'histoire peu connue de Mostapha Zemmouri au 16è siècle, l'autre illustration des relations séculaires Maroc-USA



Washington - Né à Azemmour aux environs de 1503, au moment où cette partie du Maroc était encore sous occupation portugaise, Mostapha Zemmouri, décédé au Texas en 1539, représente l'autre illustration des relations séculaires maroco-américaines, une histoire peu relatée par les manuels d'histoire.
Par Fouad ARIF

Mostpaha Zemmouri, plus connu sous le nom d'Estebanico, a été vendu à un noble espagnol avec lequel il prit part à une expédition maritime visant à conquérir la Floride, une entreprise qui échoua, obligeant ce jeune marocain à passer le restant de sa vie au Texas.

Cet exemple a été évoqué lors d'un débat ayant eu lieu, à Washington, dans le cadre de la quatrième Convention annuelle de la Coalition maroco-américaine (10-11 octobre), pour souligner que l'histoire du Maroc et celle de l'Amérique sont liées depuis plusieurs siècles.

Les panélistes ont ainsi "logiquement" mis en doute le fait que l'histoire de Mostapha Zemmouri ait pu être unique à cette période de l'histoire, où une partie non négligeable des populations ibériques était d'origine marocaine, en dépit de la chute de Grenade.

Partant de ce constat, l'assistance à été invitée à considérer s'il est concevable qu'une partie de cette population, dont certains membres étaient dépositaires d'une longue tradition maritime, n'ait pas pu trouver son chemin vers le nouveau monde, à plus forte raison au moment où Christophe Colomb était à la recherche de compétences avérées pour l'aider à aller au-delà de ce qu'offraient les cartes du monde les plus actualisées de cette époque.

Les Maures, comme l'attestent les manuels de l'histoire, maniaient à merveille l'astrolabe, la lecture des cartes et les méthodes de navigation en haute mer en recourant aux étoiles, entre autres outils de navigation maritime révolutionnaires pour cette époque.

Est-il concevable partant de là que ces populations n'aient pas pu faire partie des premières vagues d'immigration vers le nouveau monde? se sont-ils encore interrogés, en appelant les historiens à jeter la lumière sur cette partie de l'histoire maroco-américaine pour la rendre plus connue du grand public.

Une telle entreprise se doit de mettre à contribution les différentes catégories d'âge de l'immigration marocaine aux Etats-Unis, à la faveur d'un engagement dans les différents domaines de la vie américaine, ont-ils dit, en attirant l'attention sur la réussite de plusieurs Marocains qui sont aujourd'hui des chercheurs à la NASA, au laboratoire national de Los Alamo ainsi qu'à Wall Street ou encore au sein de plusieurs entreprises US de renommée internationale.

Investir ces domaines de recherche de l'histoire, ont-ils affirmé, aiderait les 150.000 Marocains établis aux Etats-Unis à connaître cette partie de l'histoire pour mieux se projeter dans l'avenir et s'approprier le rêve américain tout en restant fidèles à leur héritage et patrimoine marocains.

Fort de la richesse et la diversité de la culture marocaine, plusieurs ont soutenu que "le génie marocain est tout à fait à même d'investir le +main stream+ américain et la culture populaire de ce pays", en plaçant notamment sur le marché des produits marocains, qui pourraient grâce à leur originalité creuser leur sillon dans l'American Way of Life, aux côtés des symboles que sont McDonald's et les produits dérivés d'Hollywood.

Le génie marocain, ont-ils fait observer, peut laisser sa marque sur le marché et la culture américaines, fort de l'attrait dont fait l'objet le Maroc dans la conscience commune US, de la reconnaissance de la jeune République des Etats-Unis, en passant par la place qu'occupe dans l'imaginaire des américains des villes comme Casablanca, rendue célèbre grâce au film éponyme, avec la prestation magistrale de Humphrey Bogart, Tanger qui abrite en la légation américaine, l'unique patrimoine US dans le monde hors territoire des Etats-Unis, ou encore Essaouira, immortalisé par Orsen Welles avec son adaptation culte d'Othello.

Les discussions des différents panels tout au long de deux jours ont été unanimes à résumer que "la culture marocaine est naturellement pourvue pour faire sa place au sein du main stream américain grâce à la vitalité et à la diversité de la communauté marocaine vivant aux Etats Unis".

MAP


Go to this link very interesting http://www.geographicus.com/blog/rare-and-antique-maps/cibola-estebanico-antilla-and-the-seven-cities-of-gold/
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MessageSujet: Re: Relations séculaires Maroc-USA   Mar 13 Oct 2009 - 15:57

wow interessant Shocked merci Juba
un marocain qui a laissé sa trace dans la decouverte des Amériques,c´est grave ce qu´on sait rien de l´histoire.

en tout cas,on peut comrendre pourquoi les latinos ressemblent aux marocains
Citation :
Estebanico acquired great stores turquoise and other wealth as well as many [native] women

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MessageSujet: Re: Relations séculaires Maroc-USA   Mar 13 Oct 2009 - 16:34

Yakuza a écrit:
wow interessant merci Juba
un marocain qui a laissé sa trace dans la decouverte des Amériques,c´est grave ce qu´on sait rien de l´histoire.

en tout cas,on peut comrendre pourquoi les latinos ressemblent aux marocains
Citation :
Estebanico acquired great stores turquoise and other wealth as well as many [native] women

exactamente!!!.je parle courament l'espagnole castillan et l'espagnol latino,quand je suis en amerique central et du sud je plaisante toujours avec mes collegues.Example,un jour au venezuela j'ai fait un commentaire a des amis Venez,j'ai dit je ne sais pas pourquoi vous prenez le cote de polizbel et l'algerie alors que je sais que vous avez un peu de mon adn et sangre mora.Croyez moi il le savait.Beaucoup de latinos sont entrain de se convertir a l'islam du a cela,ils sont entrain de faire des recherches en culture et l'histoire.Le Maroc a un culture tres profonde en amerique latine,dans chaque pays tu trouvers toujours une rue qui s'appelle calle tetuan ou fes etc.....incroyable
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Yakuza
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MessageSujet: Re: Relations séculaires Maroc-USA   Lun 8 Mar 2010 - 23:22

Citation :
Science et innovation
L'envoyé spécial des Etats-Unis au Maroc

Publié le : 08.03.2010 | 14h35

C'est tout à fait possible de faire du Maroc une destination d'innovation et de recherche, et pas uniquement de low-cost. Et ce ne sont pas les ressources humaines qui manquent.

Le pragmatisme américain a son summum ! «Si vous aviez une réunion de trois minutes avec Barack Obama, qu'est-ce que vous auriez à lui proposer pour promouvoir la science et l'innovation au Maroc?». La question a été adressée par Dr. Elias Zerhouni, Envoyé Spécial des Etats-Unis pour la Science, à une pléiade d'opérateurs économiques marocains spécialisés dans les domaines de la technologie, la santé, l'environnement et la science, lors d'une réunion organisée à la CGEM vendredi dernier et présidée par Mohamed Horani.

Les différents participants se sont mis d'accord sur la nécessité de développer la culture managériale anglo-saxonne dans un pays comme le Maroc, où l'influence du modèle francophone est ressentie à plusieurs niveaux. Un des préalables est de développer l'enseignement de l'anglais dans les écoles et les universités marocaines. Question traduction, la majorité pense que ce ne serait pas utile et ne pourrait pas être l'alternatif d'une maitrise de cette langue internationale, au moins son côté fonctionnel. Il s'agit là d'un sujet de nature transversale valable pour tous les secteurs. Mais les échanges ont porté lors de cette rencontre sur des problèmes touchant exclusivement les secteurs les plus concernés par la science. Les propositions faites par plus d'un patron ont été «riches et dénotent d'une bonne connaissance des problèmes de l'entreprise innovatrice marocaine», a constaté Elias Zerhouni.

Bachir Rachdi, ex-président de la Fédération des professionnels des technologies de l'information (Apebi) et président directeur général d'Involys, a expliqué que les sociétés des TIC se trouvent tiraillées entre le court terme (développement des marchés) et le moyen et long terme (innovation et recherche ainsi que développement). Il a proposé dans ce cadre un développement de la collaboration entre les universités et entreprises marocaines et leurs homologues américaines sur des questions bien précises. Il pense qu'il faut faire de l'université marocaine un incubateur des nouvelles idées en s'inspirant de l'expérience américaine. Question financement, c'est aux Etats-Unis de jouer le jeu, a-t-il indiqué, en apportant des fonds de nature à faciliter le développement de la R&D au Maroc, qu'il soit dans le secteur public ou privé.

Quant à Ayman Cheikh Lahlou du laboratoire pharmaceutique Cooper Maroc, il a mis l'accent sur au moins deux points dans son intervention. Il faut d'abord, à ses yeux, identifier trois secteurs d'activité où il y a un intérêt mutuel. Le mieux est de favoriser les secteurs pharmaceutiques, énergies renouvelables et IT. Ensuite, il faut repérer trois sociétés par secteur ayant déjà des relations avec les Etats-Unis et qui ont des relations avec les universités.

Ryad Mezzour, directeur général de Suzuki Maroc, tout en adhérant à plus d'une suggestion, croit qu'au lieu d'accompagner les entreprises marocaines, le gouvernement américain pourra faciliter l'implantation de ses entreprises innovatrices sur la plate-forme Maroc. Et pas n'importe quelle entreprise, a-t-il précisé, mais celles voulant conquérir des marchés comme le marché européen. L'automobile est parmi les secteurs à privilégier. Et pour cause, a-t-il justifié, la multiplicité des programmes de recherche lancés et pilotés par des constructeurs automobiles visant à développer et améliorer les performances des voitures électriques.
LeMatin

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Samyadams
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MessageSujet: Re: Relations séculaires Maroc-USA   Mar 9 Mar 2010 - 0:37

Puisque nos pouvoirs publics n'entendent rien à l'importance de la R&D, autant voir le secteur privé s'en occuper. Et, en la matière, les Américains sont le meilleur exemple à suivre. Ce sera déjà ça en matière de recherche appliquée, en souhaitant que nos dirigeants politiques à côté de la plaque prennent exemple de cette initiative et daignent financer un jour de la recherche fondamentale, que le secteur privé ne financera jamais.
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Nano
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MessageSujet: Re: Relations séculaires Maroc-USA   Mar 9 Mar 2010 - 18:51

Citation :

Maroc/Etats-Unis

Comment dynamiser la coopération scientifique



· L’envoyé spécial d’Obama sonde le patronat

· L’éducation, la formation de cadres intermédiaires, la R&D… les priorités


Trois minutes pour convaincre le président Obama. Elias Zerhouni, envoyé spécial de Barack Obama pour la science et la technologie dans les pays islamiques, a été l’hôte de la Confédération patronale. Objet de la rencontre: recueillir les suggestions des dirigeants marocains à même de favoriser la coopération scientifique et technique entre les Etats-Unis et le Maroc. «C’est la première fois qu’un président américain désigne un envoyé pour la science et la technologie dans le but d’examiner les opportunités de coopération entre les deux pays», explique Zerhouni. Selon l’envoyé spécial, «Barack Obama est convaincu que la R&D est un levier de développement économique». L’analyse faite par le gouvernement américain relève qu’il y a une forte poussée démographique dans les pays musulmans. D’où l’arrivée massive de nouveaux jeunes sur le marché du travail. Ce qui induit des défis de mise à niveau en matière de formation, d’éducation, de R&D…
Dans son discours prononcé au Caire en juin dernier, le président Obama avait relevé plusieurs priorités comme la sécurité alimentaire, sanitaire, énergétique, de l’eau, de développement… «Mais par quoi commencer et quelle orientation prendre?» s’interroge Zerhouni. L’objectif est d’améliorer la coopération scientifique et technique entre le Maroc et les Etats-Unis. Après avoir rencontré le Premier ministre Abbas El Fassi, l’envoyé d’Obama pour la science a pris attache avec les membres de la CGEM, vendredi 5 mars. Une étape qui consiste à recueillir les propositions des membres de l’organisation patronale et de les transmettre à la Maison-Blanche. Les échanges se sont focalisés sur le système éducatif national et les moyens de le rendre en phase avec les challenges actuels. «Le gouvernement dépense un budget conséquent pour l’éducation. Le produit est bon mais ne s’adapte pas facilement aux besoins de l’entreprise. C’est la raison pour laquelle la CGEM voudrait avoir son mot à dire afin d’améliorer la productivité du système éducatif», explique Mohamed Horani, président de la CGEM. Ce dernier suggère d’ailleurs le e-learning comme moyen d’appoint pour renforcer la formation des jeunes. Pour mieux se vendre sur le marché de l’emploi, les diplômés devraient en plus adopter une démarche marketing. L’innovation est un mot d’ordre qui est revenu dans tous les débats.
«Il existe au Maroc une réelle ouverture sur les pays anglo-saxons. Le gouvernement marocain devrait mettre l’accent sur la formation des cadres intermédiaires pour éliminer les écarts entre le Royaume et les Etats-Unis», recommande Zerhouni. De l’avis de l’expert américain, le secteur de l’ICT renferme un potentiel de croissance important. La création de partenariats entre le Maroc et les Etats-Unis ainsi qu’entre les universités des deux pays à travers des réseaux spécialisés est également préconisée.

L'économiste
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MessageSujet: Re: Relations séculaires Maroc-USA   Mar 9 Mar 2010 - 19:22

Citation :
Les différents participants se sont mis d'accord sur la nécessité de développer la culture managériale anglo-saxonne dans un pays comme le Maroc, où l'influence du modèle francophone est ressentie à plusieurs niveaux
le style managérial américain n'est pas le meilleure qui soit ! les américains sont tournés vers l'action, de pures "opportunistes", cet esprit a notamment servi au développement de la spéculation boursière aux USA, mais c'est cette mentalité opportuniste et spéculatrice qui est à l'origine de la crise des subprimes et la chute qu'a connu l'économie américaine
l'avantage que represente le modèle managérial US par rapport à celui français, est celui de "l'applatissement organisationnel", un patron américain est terre à terre, toute l'organisation a une orientation "Client" même le fonctionnaire aux archives, tandis que les français mettent une infinité de niveaux hiérarchiques, il faut toujours suivre un certain protocole, et plusieurs vices et secretaires avant de prendre rendez-vous avec le patron... cette complexité découle de l'esprit "féminin" français, féminin dans le sens du souci du détail et de la perfection

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MessageSujet: Re: Relations séculaires Maroc-USA   Mar 9 Mar 2010 - 23:10

Je pense qu'içi on parle l'aspect anglo-saxon dans la R&D et dans ce secteur précis il faut avoué qu'ils ont une longueur d'avance (avec le Japon)...et je parle en connaissance de cause...

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MessageSujet: Re: Relations séculaires Maroc-USA   Mer 8 Déc 2010 - 12:25

Petit clin d'oeil de Barak Obama une boutade pour expliquer le compromis historique avec les Républicains au sujet des réductions d'impôts aux Etats-Unis.


Citation :
WASHINGTON, D.C. — In a press conference this morning, President Barack Obama admitted that he was, in fact, born in Morocco.

"It's half-way between Kenya and the US," Mr. Obama explained, "so in the spirit of bipartisan compromise I'm going to admit that I was born in Morocco. I haven't seen the long-form birth certificate either and I don't remember my birth, so who knows? There's probably some truth in both sides. I hope by extending this olive branch to my opponents that we can lay this matter to rest."

This attempt to reach across the aisle to Republicans follows Mr. Obama's compromise that extended tax cuts to the richest in the country and lowered the estate tax in order to make sure the millions of unemployed Americans don't starve for the next few months. He hopes this compromise will lay the matter of his disputed citizenship to rest.

"It's a good start," said the Washington Post's David Broder. "I recently visited a small town filled with Real Americans in West Virginia, and I found them to be hostile to the president. But if he's willing to stand back from his ultra-liberal 'Hawaii is part of America' position, I believe that they'll be more amenable to his liberal agenda, like discussing allowing homosexuals in the military."

Out-going Democratic Senator Evan Bayh applauded the president's concession. "This is exactly what Democrats should be doing. Obstructing the Republican agenda like we did for the last two years, including the Republican desire to impeach the president, only divided America and didn't accomplish anything for the American people. The people didn't want Barack Obama to be president; they wanted low taxes on the wealthy and for someone to take out, excuse me, take care of Social Security."

He added, "We should be listening to the American people, not some election that occurred, may I remind everyone, over two years ago."

The debate over the president's place of birth has dogged him for the first two years of his presidency as intellectuals on both sides of the debate had strong evidence in favor of their own opinion. The fury, though, has ruined the bipartisan spirit of the Bush Administration, even spilling over to some of Georgetown's finest cocktail parties. Political analysts in the nation's capital have been very concerned with getting America past this debate.

When reached for comment, Republican Representative Michelle Bachmann said, "Morocco? OK, whatever. It's still not America. That's a great compromise because we still win."
http://www.huffingtonpost.com/alex-blaze/obama-admits-i-was-born-i_b_793079.html


Comme au Caire lors de son fameux discours à l'adresse du monde musulman, il avait rappelé que "la première nation à reconnaitre mon pays les Etats-Unis était le Maroc".





Désoler Mrs mais là Vidéo poster juste au dessus a étè supprimer pour droit d'auteur, je ne vous demande pas à qui profite se type de scensure Question en voici une autre. Ils peuvent effacé les Vidéos mais hélas pour eux pas l'Histoire.



Et comme l'Histoire est écrite .

Citation :
Le discours de Barack Obama au Caire (texte et vidéo)

Le président américain a prononcé un discours à l'adresse des musulmans lors d'une visite au Caire le 4 juin 2009. En voici la vidéo en traduction simultanée (avec Public Sénat) et le texte intégral en français (traduction de la Maison Blanche).
Cliquez ici pour la vidéo (avec Public Sénat)

Je vous remercie. Bonjour à tous. C'est pour moi un honneur de me trouver dans cette ville intemporelle qu'est le Caire et d'être reçu par deux institutions remarquables. Depuis plus de mille ans, Al-Azhar est un haut lieu de transmission du savoir dans le monde musulman et, depuis plus d'un siècle, l'université du Caire est une source de progrès pour l'Égypte. Ensemble, vous représentez l'harmonie entre la tradition et le progrès. Je vous suis reconnaissant de votre hospitalité et de celle du peuple égyptien.

Je suis fier aussi de vous transmettre la bonne volonté du peuple américain et une salutation de paix de la part des communautés musulmanes de mon pays : " Salamm aleïkoum ". (Applaudissements)

Notre rencontre survient à un moment de grande tension entre les États-Unis et les musulmans du monde entier - tension ancrée dans des forces historiques qui dépassent le cadre des débats actuels de politique générale.

Les relations entre l'islam et l'Occident se caractérisent par des siècles de co-existence et de coopération, mais aussi par des conflits et des guerres de religion. Dans un passé relativement plus récent, les tensions ont été nourries par le colonialisme qui a privé beaucoup de musulmans de droits et de chances de réussir, ainsi que par une guerre froide qui s'est trop souvent déroulée par acteurs interposés, dans des pays à majorité musulmane et au mépris de leurs propres aspirations. En outre, les mutations de grande envergure qui sont nées de la modernité et de la mondialisation ont poussé beaucoup de musulmans à voir dans l'Occident un élément hostile aux traditions de l'islam.

Des extrémistes violents ont exploité ces tensions auprès d'une minorité de musulmans, qui pour être réduite n'en est pas moins puissante. Les attentats du 11 septembre 2001, conjugués à la poursuite des actions violentes engagées par ces extrémistes contre des civils, ont amené certains dans mon pays à juger l'islam inévitablement hostile non seulement à l'Amérique et aux pays occidentaux, mais aussi aux droits de l'homme. La peur et la méfiance se sont ainsi accentuées.

Tant que notre relation restera définie par nos différences, nous donnerons du pouvoir à ceux qui sèment la haine et non la paix et qui encouragent le conflit au lieu de la coopération qui peut aider nos deux peuples à connaître la justice et la prospérité. C'est ce cycle de la méfiance et de la discorde qui doit être brisé.

Je suis venu ici au Caire en quête d'un nouveau départ pour les États-Unis et les musulmans du monde entier, un départ fondé sur l'intérêt mutuel et le respect mutuel, et reposant sur la proposition vraie que l'Amérique et l'islam ne s'excluent pas et qu'ils n'ont pas lieu de se faire concurrence. Bien au contraire, l'Amérique et l'islam se recoupent et se nourrissent de principes communs, à savoir la justice et le progrès, la tolérance et la dignité de chaque être humain.

Ce faisant, je reconnais que le changement ne se produira pas du jour au lendemain. Il y a eu beaucoup de publicité à propos de mon discours, mais aucun discours ne peut éradiquer des années de méfiance, et dans l'espace de cet après-midi, je n'ai pas la réponse non plus aux questions complexes qui nous ont menés au point où nous sommes maintenant. Mais je suis convaincu que pour aller de l'avant, nous devons dire ouvertement entre nous ce que nous recelons dans notre coeur et que trop souvent nous n'exprimons qu'à huis clos. Nous devons consentir un effort soutenu afin de nous mettre à l'écoute et d'apprendre les uns des autres ; de nous respecter mutuellement et de rechercher un terrain d'entente. Comme le dit le Saint Coran, " Crains Dieu et dis toujours la vérité ". (Applaudissements) C'est ce que je vais essayer de faire aujourd'hui - de dire la vérité de mon mieux, rendu humble par la tâche qui nous attend et ferme dans ma conviction que les intérêts que nous partageons parce que nous sommes des êtres humains sont beaucoup plus puissants que les forces qui nous séparent.

Cette conviction s'enracine en partie dans mon vécu. Je suis chrétien, mais mon père était issu d'une famille kényane qui compte des générations de musulmans. Enfant, j'ai passé plusieurs années en Indonésie où j'ai entendu l'appel à la prière (azan) à l'aube et au crépuscule. Jeune homme, j'ai travaillé dans des quartiers de Chicago où j'ai côtoyé beaucoup de gens qui trouvaient la dignité et la paix dans leur foi musulmane.

Féru d'histoire, je sais aussi la dette que la civilisation doit à l'islam. C'est l'islam - dans des lieux tels qu'Al-Azhar -, qui a brandi le flambeau du savoir pendant de nombreux siècles et ouvert la voie à la Renaissance et au Siècle des Lumières en Europe. C'est de l'innovation au sein des communautés musulmanes (Applaudissements) - c'est de l'innovation au sein des communautés musulmanes que nous viennent l'algèbre, le compas et les outils de navigation, notre maîtrise de l'écriture et de l'imprimerie, notre compréhension des mécanismes de propagation des maladies et des moyens de les guérir. La culture islamique nous a donné la majesté des arcs et l'élan des flèches de pierre vers le ciel, l'immortalité de la poésie et l'inspiration de la musique, l'élégance de la calligraphie et la sérénité des lieux de contemplation. Et tout au long de l'histoire, l'islam a donné la preuve, en mots et en actes, des possibilités de la tolérance religieuse et de l'égalité raciale. (Applaudissements)

Je sais aussi que l'islam a de tout temps fait partie de l'histoire de l'Amérique. C'est le Maroc qui fut le premier pays à reconnaître mon pays. En signant le traité de Tripoli en 1796, notre deuxième président, John Adams, nota ceci : " Les États-Unis n'ont aucun caractère hostile aux lois, à la religion ou la tranquillité des musulmans. "

Depuis notre fondation, les musulmans américains enrichissent les États-Unis. Ils ont combattu dans nos guerres, servi le gouvernement, pris la défense des droits civils, créé des entreprises, enseigné dans nos universités, brillé dans le domaine des sports, remporté des prix Nobel, construit notre plus haut immeuble et allumé le flambeau olympique. Et, récemment, le premier Américain musulman qui a été élu au Congrès a fait le serment de défendre notre Constitution sur le Coran que l'un de nos Pères fondateurs, Thomas Jefferson, conservait dans sa bibliothèque personnelle. (Applaudissements)

J'ai donc connu l'islam sur trois continents avant de venir dans la région où il a été révélé pour la première fois. Cette expérience guide ma conviction que le partenariat entre l'Amérique et l'islam doit se fonder sur ce qu'est l'islam, et non sur ce qu'il n'est pas, et j'estime qu'il est de mon devoir de président des États-Unis de combattre les stéréotypes négatifs de l'islam où qu'ils se manifestent. (Applaudissements)

Or ce même principe doit s'appliquer à la façon dont l'Amérique est perçue par les musulmans. Tout comme les musulmans ne se résument pas à un stéréotype grossier, l'Amérique n'est pas le stéréotype grossier d'un empire qui n'a d'autre intérêt que le sien. Les États-Unis représentent l'une des plus grandes sources de progrès que le monde ait connues. Nous sommes nés d'une révolution contre un empire ; nous sommes fondés sur l'idéal de l'égalité de tous et nous avons versé de notre sang et combattu pendant des siècles pour donner un sens à ces mots - sur notre territoire et à travers le monde. Nous sommes façonnés par chaque culture, issus des quatre coins du monde et acquis à un concept simple : E pluribus unum: " De plusieurs peuples, un seul ".

Eh bien, qu'un Américain d'origine africaine et ayant pour nom Barack Hussein Obama ait pu être élu président a fait couler beaucoup d'encre. (Applaudissements)

Mais mon parcours n'est pas unique. Le rêve des chances de réussir ne s'est pas concrétisé pour tous en Amérique, mais cette promesse demeure pour tous ceux qui débarquent sur nos rivages - y compris les près de sept millions de musulmans américains qui vivent aujourd'hui dans notre pays et dont le revenu et le niveau d'éducation, disons-le, sont supérieurs à la moyenne. (Applaudissements)

En outre, la liberté en Amérique est indissociable de celle de pratiquer sa religion. C'est pour cette raison que chaque État de notre union compte au moins une mosquée et qu'on en dénombre plus de mille deux cents sur notre territoire. C'est pour cette raison que le gouvernement des États-Unis a recours aux tribunaux pour protéger le droit des femmes et des filles à porter le hijab et pour punir ceux qui leur contesteraient ce droit. (Applaudissements)

Le doute n'est pas permis : l'islam fait bel et bien partie de l'Amérique. Et je suis convaincu que l'Amérique contient en elle la proposition vraie qu'indépendamment de notre race, de notre religion ou de notre condition sociale nous aspirons tous à la même chose - vivre dans la paix et la sécurité ; faire des études et travailler dans la dignité ;

aimer notre famille, notre communauté et notre Dieu. C'est cela que nous avons en commun. C'est l'espoir de l'humanité tout entière.

Certes, notre tâche commence seulement quand nous avons pris conscience de notre humanité commune. Ce n'est pas par des paroles que nous pouvons répondre aux besoins de nos peuples. Nous ne pourrons les satisfaire qu'à condition d'agir avec audace dans les années à venir et de comprendre que nous nous heurtons à des défis communs et qu'en nous abstenant d'y faire face c'est à nous tous que nous faisons tort.

Car nous en avons fait récemment l'expérience : quand le système financier d'un pays particulier s'affaiblit, la prospérité est mise à mal partout. Quand une nouvelle grippe infecte un seul être humain, nous courons tous un risque. Quand un pays particulier tente de se doter d'une arme nucléaire, le risque d'attaque nucléaire augmente dans toutes les nations. Quand des extrémistes violents sévissent dans une certaine région de montagnes, les populations situées par-delà l'océan sont mises en danger. Et quand des innocents en Bosnie et au Darfour sont massacrés, c'est notre conscience collective qui est souillée. (Applaudissements)

Vivre ensemble dans le monde, voilà ce que cela signifie au vingt et unième siècle. C'est la responsabilité que nous avons les uns envers les autres en tant qu'êtres humains.

C'est une responsabilité difficile à assumer. Car l'histoire de l'humanité est trop souvent le récit de nations et de tribus - et admettons-le, de religions - qui s'asservissent en visant leur propre intérêt. Mais dans cette ère nouvelle, une telle attitude est auto-destructrice. Au vu de notre interdépendance, tout ordre mondial qui élève un pays ou un groupe d'individus au détriment d'un autre est inévitablement voué à l'échec. Quelle que soit notre opinion du passé, nous ne devons pas en être prisonniers. Nous devons régler nos problèmes par le biais du partenariat et partager nos progrès. (Applaudissements)

Il ne faut pas en conclure que nous devrions faire sembler d'ignorer les sources de tension. C'est l'inverse qui nous est suggéré : nous devons affronter carrément ces tensions. Dans cet esprit, permettez-moi de m'exprimer aussi clairement et aussi simplement que possible sur certaines questions précises auxquelles nous devons maintenant faire face ensemble.

La première est celle de l'extrémisme violent sous toutes ses formes.

À Ankara, j'ai fait clairement savoir que l'Amérique n'est pas - et ne sera jamais - en guerre contre l'islam. (Applaudissements)

En revanche, nous affronterons inlassablement les extrémistes violents qui font peser une menace grave sur notre sécurité. Parce que nous rejetons ce que rejettent les gens de toutes confessions : le meurtre d'hommes, de femmes et d'enfants innocents. Et il m'incombe d'abord, en tant que président, de protéger le peuple américain.

La situation qui prévaut en Afghanistan illustre les objectifs de l'Amérique et la nécessité de collaborer tous ensemble. Voilà maintenant plus de sept ans, forts d'un large appui de

la communauté internationale, les États-Unis ont donné la chasse à al-Qaïda et aux talibans. Nous avons agi de la sorte non par choix, mais par nécessité. Je suis conscient que d'aucuns mettent encore en question ou même justifient les événements du 11 Septembre. Mais soyons clairs : Al-Qaïda a tué près de trois mille personnes ce jour-là. Ses victimes étaient des hommes, des femmes et des enfants innocents, venus d'Amérique et de beaucoup d'autres pays, et qui n'avaient rien fait à personne. Mais al-Qaïda a choisi de les tuer sans merci, de revendiquer les attentats et il réaffirme aujourd'hui encore sa détermination à commettre d'autres meurtres à une échelle massive. Ce réseau a des membres dans de nombreux pays et il essaie d'élargir son rayon d'action. Il ne s'agit pas là d'opinions à débattre - ce sont des faits à combattre.

Eh bien, ne vous y trompez pas : nous ne voulons pas laisser nos soldats en Afghanistan. Nous ne cherchons pas - nous ne cherchons pas à y établir des bases militaires. Il nous est douloureux pour l'Amérique de perdre ses jeunes gens et ses jeunes femmes. La poursuite de ce conflit s'avère coûteuse et politiquement difficile. Nous ne demanderions pas mieux que de rapatrier tous nos soldats, jusqu'au dernier, si nous avions l'assurance que l'Afghanistan et maintenant le Pakistan n'abritaient pas d'éléments extrémistes déterminés à tuer le plus grand nombre possible d'Américains. Mais ce n'est pas encore le cas.

C'est pourquoi nous oeuvrons en partenariat avec une coalition de 46 pays. Malgré les couts en cause, la volonté de l'Amérique ne va pas fléchir. Assurément, aucun d'entre nous ne doit tolérer ces éléments extrémistes. Ils ont fait des morts dans beaucoup de pays. Ils ont tué des gens de toutes religions - et surtout des musulmans. Leurs actions sont irréconciliables avec les droits de l'homme, le progrès des nations et l'islam. Le Saint Coran nous enseigne que quiconque tue un innocent tue l'humanité tout entière, (Applaudissements) et que quiconque sauve quelqu'un, sauve l'humanité tout entière. (Applaudissements) La foi enracinée de plus d'un milliard d'habitants de la planète est tellement plus vaste que la haine étroite de quelques-uns. Quand il s'agit de combattre l'extrémisme violent, l'islam ne fait pas partie du problème - il constitue une partie importante de la marche vers la paix.

Nous savons en outre que la puissance militaire ne va pas à elle seule résoudre les problèmes qui se posent en Afghanistan et au Pakistan. C'est pour cette raison que nous comptons investir 1,5 milliard de dollars par an, au cours des cinq prochaines années, dans la construction d'écoles et d'hôpitaux, de routes et d'entreprises, en partenariat avec les Pakistanais, ainsi que des centaines de millions de dollars pour venir en aide aux personnes déplacées. C'est pour cette raison encore que nous fournissons plus de 2,8 milliards de dollars aux Afghans afin de les aider à développer leur économie et à prodiguer les services dont la population a besoin.

Je voudrais aussi aborder le dossier de l'Irak. Contrairement à la guerre en Afghanistan, la guerre en Irak est le résultat d'un choix, lequel a provoqué des différences marquées dans mon pays et à travers le monde. Tout en étant convaincu que le peuple irakien a gagné au bout du compte à être libéré de la tyrannie de Saddam Hussein, je crois aussi que les événements en Irak ont rappelé à l'Amérique la nécessité de recourir à la

diplomatie et de construire un consensus international pour résoudre ses problèmes à chaque fois que c'est possible. (Applaudissements) De fait, nous avons en mémoire les propos de Thomas Jefferson, qui disait ceci : " J'espère que notre sagesse grandira avec notre puissance et qu'elle nous enseignera que moins nous utiliserons cette dernière, plus elle fera de l'effet. "

Aujourd'hui, l'Amérique possède une double responsabilité : aider l'Irak à se forger un avenir meilleur et laisser l'Irak aux Irakiens. J'ai fait clairement savoir au peuple irakien (Applaudissements) que nous ne cherchons nullement à établir des bases en Irak ni à revendiquer son territoire ou ses ressources. La souveraineté de l'Irak appartient à l'Irak. C'est pour cette raison que j'ai ordonné le retrait de nos brigades de combat d'ici au mois d'août de l'année prochaine. C'est pour cette raison que nous allons honorer l'accord que nous avons conclu avec le gouvernement irakien, élu démocratiquement, concernant le retrait de nos troupes de combat des villes irakiennes d'ici au mois de juillet et de toutes nos troupes du territoire irakien d'ici à 2012. (Applaudissements) Nous aiderons l'Irak à former ses forces de sécurité et à développer son économie. Mais c'est en tant que partenaires, et jamais en tant que protecteurs, que nous apporterons notre appui à un Irak sécurisé et uni.

Enfin, tout comme l'Amérique ne tolérera jamais la violence des extrémistes, elle ne doit jamais altérer ni oublier ses principes. Les événements du 11 Septembre ont infligé un traumatisme considérable à notre pays. La peur et la colère qu'ils ont provoquées sont compréhensibles, mais dans certains cas ces sentiments nous ont conduits à agir de manière contraire à nos traditions et à nos idéaux. Nous prenons maintenant des mesures concrètes pour rectifier cette situation. J'ai interdit sans équivoque l'usage de la torture par les États-Unis et j'ai ordonné la fermeture de la prison à Guantanamo Bay d'ici au début de l'année prochaine. (Applaudissements)

L'Amérique va donc se défendre, dans le respect de la souveraineté des nations et de la primauté du droit. Et nous agirons en ce sens en partenariat avec les communautés musulmanes qui sont elles aussi menacées. Plus vite les extrémistes seront isolés et malvenus dans les communautés musulmanes, plus vite nous connaîtrons tous une sécurité accrue.

La deuxième grande source de tension que nous devons aborder concerne la situation entre les Israéliens, les Palestiniens et le monde arabe.

Les liens solides qui unissent l'Amérique à Israël sont bien connus. Cette relation est immuable. Elle se fonde sur des liens culturels et historiques et sur la reconnaissance du fait que l'aspiration à un territoire juif est ancré dans un passé tragique indéniable.

À travers le monde, le peuple juif a été persécuté pendant des siècles et l'antisémitisme en Europe a atteint son paroxysme avec un holocauste sans précédent. Demain, je me rendrai à Buchenwald, qui faisait partie d'un réseau de camps où des Juifs étaient réduits à l'esclavage, torturés, abattus et envoyés aux chambres à gaz par le Troisième Reich.

Six millions de Juifs ont été tués - soit un nombre supérieur à celui de toute la population juive d'Israël aujourd'hui. Il est injustifié, ignorant et odieux de nier ce fait. Il est profondément injuste de menacer Israël de destruction, ou répéter de vils stéréotypes sur les Juifs et cela ne sert qu'à évoquer dans l'esprit des Israéliens cette page la plus douloureuse de leur passé et à empêcher de prendre racine la paix à laquelle ont droit les habitants de cette région.

Ceci dit, il est également indéniable que le peuple palestinien, qui regroupe des musulmans et des chrétiens, a souffert en quête d'un territoire. Depuis plus de soixante ans, il connaît la douleur de la dislocation. Beaucoup attendent dans des camps de réfugiés en Cisjordanie, à Gaza et dans des terres voisines de connaître une vie de paix et de sécurité à laquelle ils n'ont jamais eu le droit de goûter. Ils subissent au quotidien les humiliations - grandes et petites - qui accompagnent l'occupation. Il n'est pas permis d'en douter : la situation du peuple palestinien est intolérable. L'Amérique ne tournera pas le dos à l'aspiration légitime du peuple palestinien à la dignité, aux chances de réussir et à un État à lui. (Applaudissements)

Depuis des dizaines d'années, une impasse persiste : deux peuples aux aspirations légitimes, chacun marqué par un passé douloureux qui rend un compromis insaisissable. Il est aisé de pointer un doigt accusateur : les Palestiniens peuvent attirer l'attention sur la dislocation consécutive à la fondation d'Israël, et les Israéliens peuvent dénoncer l'hostilité et les attaques dont le pays a de tout temps fait l'objet à l'intérieur même de ses frontières et par-delà. Mais si nous examinons ce conflit à travers le prisme de l'une ou de l'autre partie, nos oeillères nous cacheront la vérité : la seule résolution consiste à répondre aux aspirations des uns et des autres en créant deux États, où Israéliens et Palestiniens vivront chacun dans la paix et la sécurité. C'est dans l'intérêt d'Israël, dans l'intérêt de la Palestine, dans l'intérêt de l'Amérique, dans l'intérêt du monde. C'est pourquoi je compte personnellement poursuivre un tel aboutissement avec toute la patience et le dévouement qu'exige cette tâche. (Applaudissements) Les obligations qu'ont acceptées les parties en vertu de la Feuille de route sont claires. Pour que règne la paix, il est temps que les parties - et que nous tous -se montrent à la hauteur de leurs responsabilités.

Les Palestiniens doivent renoncer à la violence. La résistance sous forme de violence et de massacre n'aboutira pas. Les Noirs en Amérique ont souffert du fouet quand ils étaient esclaves et de l'humiliation de la ségrégation. Mais ce ne fut pas la violence qui leur a finalement permis d'obtenir l'égalité des droits dans son intégrité. Ce fut la persévérance ferme et pacifique pour les idéaux au coeur même de la création de l'Amérique. Cette même histoire peut être racontée par des peuples de l'Afrique du sud à l'Asie du sud ; de l'Europe de l'est à l'Indonésie. C'est une histoire avec une simple vérité : la violence ne mène nulle part. Lancer des roquettes contre des enfants israéliens endormis ou tuer des vieilles femmes dans un autobus, n'est pas un signe de courage ni de force. Ce n'est pas de cette manière que l'on revendique l'autorité morale ; c'est ainsi qu'on l'abdique.

Le moment est maintenant venu pour les Palestiniens de se concentrer sur ce qu'ils peuvent bâtir. L'Autorité palestinienne doit développer ses capacités de gouverner avec des institutions qui répondent aux besoins de son peuple. Hamas jouit du soutien de certains Palestiniens, mais il doit aussi reconnaitre ses responsabilités. Il doit jouer un rôle pour réaliser les aspirations des Palestiniens et unir le peuple palestinien. Hamas doit mettre fin à la violence, reconnaître les accords passés et reconnaître le droit à l'existence d'Israël.

En même temps, Israël doit reconnaître que tout comme le droit à l'existence d'Israël ne peut être nié, il en est de même pour la Palestine. Les États-Unis n'acceptent pas la légitimité de la continuation des colonies israéliennes. (Applaudissements) Ces constructions constituent une violation des accords passés et portent préjudice aux efforts de paix. Le moment est venu pour que ces colonies cessent. (Applaudissements)

Israël doit aussi honorer ses obligations et assurer que les Palestiniens puissent vivre, travailler et développer leur société. Tout comme elle ravage les familles palestiniennes, la continuation de la crise humanitaire à Gaza ne sert pas à promouvoir la sécurité d'Israël, l'absence persistante de chances de réussite en Cisjordanie non plus. Des améliorations dans la vie de tous les jours du peuple palestinien doivent constituer une partie cruciale de la feuille de route pour la paix.

Enfin, les États arabes doivent reconnaître que l'initiative arabe de paix a été un début important, mais non la fin de leurs responsabilités. Le conflit israélo-arabe ne devrait plus être utilisé pour distraire les populations des États arabes des autres problèmes. Il doit au contraire servir de raison pour aider les populations palestiniennes à développer les institutions qui permettront d'asseoir leur État ; à reconnaître la légitimité d'Israël ; et à opter pour le progrès au lieu de se polariser de manière autodestructive sur le passé.

L'Amérique alignera ses politiques avec ceux qui veulent la paix. Nous dirons en public ce que nous dirons en privé aux Israéliens, aux Palestiniens et aux Arabes. (Applaudissements) Nous ne pouvons pas imposer la paix. Mais en privé, de nombreux Musulmans reconnaissent qu'Israël ne disparaitra pas ; de même, de nombreux Israéliens reconnaissent la nécessité d'un État palestinien. Le moment est venu de prendre une initiative, sur ce que tous savent être vrai.

Trop de larmes ont coulé. Trop de sang a été versé. Nous avons tous la responsabilité d'oeuvrer pour le jour où les mères d'Israéliens et de Palestiniens pourront voir leurs enfants grandir sans peur ; où la terre sainte de trois grandes religions sera ce lieu de paix que Dieu avait voulu ; où Jérusalem sera un lieu de résidence sur et permanent pour les Juifs, les Chrétiens et les Musulmans et un lieu où tous les enfants d'Abraham pourront se côtoyer dans la paix comme dans l'histoire d'Israh, (Applaudissements), - comme dans l'histoire d'Israh, de Moïse, de Jésus et de Mohammed (que la paix soit avec eux) unis dans la prière. (Applaudissements)

La troisième source de tension est nos intérêts en commun à l'égard des droits et des responsabilités des États concernant les armes nucléaires.

Cette question a constitué une source de tension entre les Etats-Unis et la République islamique d'Iran. Pendant de nombreuses années, l'Iran s'est défini en partie par son opposition à mon pays et il existe en effet un passé tumultueux entre nos deux pays. En pleine Guerre froide, les États-Unis ont joué un rôle dans le renversement d'un gouvernement iranien démocratiquement élu. Depuis la révolution islamique, l'Iran a joué un rôle dans la prise d'otages et dans des actes de violence à l'encontre des troupes et des civils américains. Cette histoire est bien connue. Plutôt que de rester emprisonné par le passé, j'ai dit clairement au peuple et aux dirigeants iraniens que mon pays est prêt à aller de l'avant. La question qui se pose maintenant n'est pas de savoir à quoi l'Iran s'oppose, mais plutôt quel est l'avenir qu'il souhaite bâtir.

Je comprends qu'il sera difficile de surmonter des décennies de méfiance, mais nous allons procéder avec courage, rectitude et fermeté. Il y aura de nombreux problèmes à examiner entre nos deux pays et nous sommes disposés à aller de l'avant sans conditions préalables, sur la base d'un respect mutuel. Mais il est clair pour tous ceux préoccupés par les armes nucléaires que nous sommes arrivés à un tournant décisif. Ce n'est pas simplement dans l'intérêt des États-Unis, c'est pour empêcher une course aux armes nucléaires susceptible d'entraîner cette région sur une voie extrêmement dangereuse .

Je comprends ceux qui protestent contre le fait que certains pays possèdent des armes que d'autres ne possèdent pas. Aucun État ne devrait décider et choisir qui sont les pays à avoir des armes nucléaires. C'est pourquoi je réaffirme fermement l'engagement de l'Amérique à vouloir un monde dans lequel aucun pays ne possède d'armes nucléaires. (Applaudissements) Et chaque pays, y compris l'Iran, devrait avoir le droit d'avoir accès à l'énergie nucléaire pacifique s'il respecte ses engagements dans le cadre du Traité de non-prolifération nucléaire. Cet engagement est au coeur du Traité et il doit être pris par tous ceux qui y souscrivent pleinement. J'espère que tous les pays de la région pourront partager cet objectif.

Le quatrième point je vais aborder est la démocratie. (Applaudissements)

Je sais - je sais qu'il y a eu une polémique, au cours des récentes années, au sujet de la promotion de la démocratie et qu'une grande partie de cette controverse est liée à la guerre en Irak. Par conséquent, permettez-moi de le dire clairement : aucun système de gouvernement ne peut ou ne devrait être imposé par un pays à un autre.

Toutefois, cela ne diminue pas mon engagement à l'égard des gouvernements qui reflètent la volonté du peuple. Chaque nation donne naissance à ce principe de sa propre manière, en fonction des traditions de son propre peuple. L'Amérique ne prétend pas savoir ce qui est le mieux pour tout et chacun, tout comme nous ne voudrions pas prétendre décider des résultats d'une élection pacifique. Mais j'ai la ferme conviction que tous les peuples aspirent à certaines choses : la possibilité de s'exprimer et d'avoir une voix dans la façon dont ils sont gouvernés ; la confiance en l'État de droit et

l'application équitable de la justice ; un gouvernement qui est transparent et qui ne vole pas ce qui appartient à son peuple ; la liberté de vivre selon leur choix. Il ne s'agit pas simplement d'idéaux américains, il s'agit des droits de l'homme et c'est pourquoi nous les encouragerons dans le monde entier. (Applaudissements)

C'est vrai, il n'y a pas de route directe pour honorer cette promesse. Mais une chose est claire, les gouvernements qui défendent ces droits sont à terme plus stables, meilleurs et plus en sécurité. La suppression des idées ne réussit jamais à les éliminer. L'Amérique respecte la liberté d'expression de tous ceux, dans le monde entier, qui sont pacifiques et respectueux de la loi, même si nous ne sommes pas d'accord avec eux. Nous accueillerons tous les gouvernements élus pacifiques - à condition qu'ils gouvernent en respectant toutes leurs populations.

Ce point est important car il y a ceux qui encouragent la démocratie uniquement lorsqu'ils ne sont pas au pouvoir ; et une fois au pouvoir ils sont sans scrupules dans la suppression des droits d'autrui. (Applaudissements) Quel que soit là où il prend forme, le gouvernement du peuple et par le peuple est le seul étalon par lequel on mesure tous ceux qui sont au pouvoir : il faut conserver le pouvoir par le consentement du peuple et non la coercition ; il faut respecter les droits des minorités et participer, dans un esprit de tolérance et de compromis ; il faut mettre les intérêts du peuple et le déroulement légitime du processus politique avant ceux de son parti. Sans ces ingrédients, les élections ne créent pas une vraie démocratie à elles seules.

Un membre du public : Barack Obama, on vous aime !

Président Obama : Je vous remercie. (Applaudissements) Le cinquième point que nous allons aborder ensemble est celui de la liberté de religion.

L'Islam a une tradition de tolérance dont il est fier. Nous le constatons dans l'histoire de l'Andalousie et de Cordoue pendant l'Inquisition. Je l'ai constaté de première main pendant mon enfance en Indonésie, où des Chrétiens dévots pratiquaient ouvertement leur religion dans un pays à prépondérance musulmane. C'est cet esprit qu'il nous faut aujourd'hui. Les habitants de tous les pays doivent être libres de choisir et de vivre leur religion d'après leur conviction d'esprit, de coeur et d'âme. Cette tolérance est essentielle pour que la religion puisse s'épanouir, or elle est assaillie de plusieurs façons différentes.

Parmi certains musulmans, on constate que certains ont malheureusement tendance à mesurer leur propre croyance à l'aune du rejet des croyances d'autrui. Il faut soutenir la richesse de la diversité religieuse, que ce soit pour les Maronites au Liban ou les Coptes en Égypte . (Applaudissements) Et pour être francs, il faut aussi mettre fin aux divergences entre les musulmans, car les divisions entre les sunnites et les chiites ont provoqué des violences tragiques, tout particulièrement en Irak.

La liberté de religion joue un rôle crucial pour permettre aux gens de vivre en harmonie. Nous devons toujours examiner les façons dont nous la protégeons. Aux États-Unis, par exemple, les musulmans ont plus de mal à s'acquitter de l'obligation religieuse de la zakat étant donné les règles relatives aux dons de bienfaisance. C'est pour cette raison que je suis résolu à oeuvrer avec les musulmans américains pour leur permettre de s'acquitter de la zakat.

De même, il importe que les pays occidentaux évitent d'empêcher les musulmans de pratiquer leur religion comme ils le souhaitent, par exemple, en dictant ce qu'une musulmane devrait porter. En un mot, nous ne pouvons pas déguiser l'hostilité envers la religion sous couvert de libéralisme.

De fait, la foi devrait nous unir. C'est pour cette raison que nous sommes en train de créer de nouveaux programmes de service communautaire en Amérique qui réunissent des chrétiens, des musulmans et des juifs. C'est également pour cette raison que nous nous réjouissons des initiatives telles que le dialogue interreligieux du roi Abdallah d'Arabie Saoudite et le leadership de la Turquie dans l'Alliance des civilisations. À travers le monde, nous pouvons transformer le dialogue en un service interreligieux de sorte que les ponts entre les êtres humains mènent à des actions en faveur de notre humanité commune, que ce soit pour lutter contre le paludisme en Afrique ou pour fournir des secours après une catastrophe naturelle.

La sixième question - la sixième question dont je veux parler porte sur les droits des femmes.

(Applaudissements) Je sais - je sais, et vous pouvez le voir d'après ce public - que cette question suscite un sain débat. Je rejette l'opinion de certains selon laquelle une femme qui choisit de se couvrir la tête est d'une façon ou d'une autre moins égale, mais j'ai la conviction qu'une femme que l'on prive d'éducation est privée d'égalité. (Applaudissements) Et ce n'est pas une coïncidence si les pays dans lesquels les femmes reçoivent une bonne éducation connaissent bien plus probablement la prospérité.

Je tiens à préciser une chose : les questions relatives à l'égalité des femmes ne sont absolument pas un sujet qui concerne uniquement l'Islam. En Turquie, au Pakistan, au Bangladesh et en Indonésie, nous avons vu des pays à majorité musulmane élire une femme à leur tête, tandis que la lutte pour l'égalité des femmes continue dans beaucoup d'aspects de la vie américaine, et dans les pays du monde entier.

Je suis convaincu que nos filles peuvent offrir une contribution à la société tout aussi importante que nos fils (Applaudissements)et que notre prospérité commune sera favorisée si nous utilisons les talents de toute l'humanité, hommes et femmes. Je ne crois pas que les femmes doivent faire les mêmes choix que les hommes pour assurer leur égalité, et je respecte celles qui choisissent de suivre un rôle traditionnel. Mais cela devrait être leur choix. C'est pour cela que les États-Unis oeuvreront en partenariat avec tout pays à majorité musulmane pour améliorer l'alphabétisation des filles. Nous aiderons aussi les jeunes femmes à faire la transition de l'école au monde du travail par l'intermédiaire du microfinancement qui permet aux gens de réaliser leurs rêves. (Applaudissements)

Finalement, je veux parler de notre intérêt commun à favoriser le développement et les opportunités économiques.

Je sais que pour beaucoup, la mondialisation présente des aspects contradictoires. Internet et la télévision peuvent transmettre dans les foyers des connaissances et des informations, mais également une sexualité vulgaire et une violence gratuite. Le commerce peut s'accompagner de nouvelles richesses et opportunités, mais aussi de grands bouleversements et de changements au niveau communautaire. Dans tous les pays, y compris en Amérique, ce changement provoque la peur. La peur que la modernité signifie la perte du contrôle de nos choix économiques, de nos décisions politiques et, il s'agit d'un élément encore plus important, de notre identité, c'est-à-dire des choses qui nous attachent à notre communauté, notre famille et notre foi.

Mais je sais aussi qu'on ne peut pas empêcher le progrès humain. Le développement et la tradition ne sont pas nécessairement contradictoires. Des pays comme le Japon et la Corée du Sud ont connu une prodigieuse croissance économique tout en conservant leur culture distincte. Il en va de même pour les progrès remarquables au sein de pays à majorité musulmane, de Kuala Lumpur à Dubaï. Par le passé et de nos jours, les communautés musulmanes ont été à la pointe de l'innovation et de l'éducation.

Ceci est important car aucune stratégie de développement ne peut se fonder uniquement sur ce que produit la terre et elle ne peut être durable si les jeunes n'ont pas de travail. De nombreux pays du Golfe se sont énormément enrichis grâce au pétrole et certains commencent à concentrer leurs ressources sur le développement plus large. Mais nous devons tous garder à l'esprit que l'éducation et l'innovation seront la monnaie d'échange du 21e siècle. (Applaudissements) Dans trop de communautés musulmanes, le sous-investissement en ces domaines persiste. J'attire l'attention sur cette réalité dans mon propre pays. Et à la différence du passé pendant lequel l'Amérique se concentrait sur le pétrole et le gaz, s'agissant de cette partie du monde, nous chercherons désormais à agir dans des domaines plus variés.

Dans le domaine de l'éducation, nous allons élargir les programmes d'échange et augmenter les bourses, comme celle qui a permis à mon père de venir en Amérique, (Applaudissements) tout en encourageant davantage d'Américains à étudier dans des communautés musulmanes. Nous offrirons à des étudiants musulmans prometteurs des stages aux États-Unis ; nous investirons dans l'enseignement en ligne destiné aux enseignants et aux enfants à travers le monde ; et nous créerons un nouveau réseau informatique qui permettra à un jeune du Kansas de communiquer instantanément avec un jeune du Caire.

Dans le domaine du développement économique, nous créerons un nouveau corps de volontaires des milieux d'affaires qui formeront des partenariats avec des homologues de pays à majorité musulmane. Je vais aussi accueillir un Sommet sur l'entrepreneuriat cette année pour trouver les moyens d'approfondir les liens entre les leaders du monde des affaires, les fondations et les entrepreneurs sociaux des États-Unis et des communautés musulmanes à travers le monde.

Dans le domaine des sciences et des technologies, nous établirons un nouveau fonds pour appuyer le développement technologique dans les pays à majorité musulmane et pour

aider à concrétiser commercialement des idées pour qu'elles créent des emplois. Nous ouvrirons des centres d'excellence scientifiques en Afrique, au Moyen-Orient et en Asie du Sud-Est, et nous nommerons de nouveaux émissaires pour les sciences chargés de collaborer à des programmes qui mettront au point de nouvelles sources d'énergie, créeront des emplois verts, numériseront les registres et archives, purifieront l'eau et produiront de nouvelles cultures. Dans le domaine de la santé au niveau mondial, j'annonce aujourd'hui une nouvelle initiative avec l'Organisation de la conférence islamique pour éradiquer la polio et nous intensifierons nos partenariats avec des communautés musulmanes pour améliorer la santé maternelle et infantile.

Tout cela doit être accompli en partenariat. Les Américains sont prêts à se joindre aux citoyens et gouvernements, aux organisations communautaires, aux dirigeants religieux et aux entreprises dans les communautés musulmanes du monde entier afin d'aider nos populations à améliorer leur vie.

Il ne sera pas facile de régler les questions dont je viens de parler. Mais nous avons la responsabilité de nous unir pour réaliser le monde auquel nous aspirons, un monde où les extrémistes ne menacent plus notre pays et où les soldats américains sont rentrés chez eux, un monde où les Palestiniens et les Israéliens vivent chacun en sécurité dans un État qui leur est propre et où l'énergie nucléaire est utilisée à des fins pacifiques, un monde où les gouvernements servent les intérêts de leurs citoyens et où les droits de tous les enfants de Dieu sont respectés. Tel est le monde auquel nous aspirons et nous n'y parviendrons qu'ensemble.

Je sais qu'un grand nombre de gens - musulmans et non musulmans - se demandent si nous arriverons vraiment à prendre ce nouveau départ. Certains veulent attiser les flammes de la division et entraver le progrès. Certains suggèrent que ça ne vaut pas la peine ; ils avancent qu'il y aura fatalement des désaccords et que les civilisations finissent toujours par s'affronter. Beaucoup plus ont tout simplement des doutes. Il y a tellement de peur, tellement de méfiance qui se sont accumulées avec les ans. Mais si nous choisissons de nous laisser enchaîner par le passé, nous n'irons jamais de l'avant. Je veux particulièrement le déclarer aux jeunes de toutes les fois et de tous les pays, plus que quiconque, vous avez la possibilité de ré-imaginer le monde, de refaire le monde.

Nous partageons tous cette planète pendant un court instant. À nous de décider si nous passons ce temps à nous concentrer sur ce qui nous sépare ou si nous nous engageons à faire ce qu'il faut - de façon soutenue - pour trouver un terrain d'entente, pour nous concentrer sur l'avenir que nous désirons pour nos enfants, et pour respecter la dignité de tous les êtres humains.

Tout ceci n'est pas simple. Il est plus facile de se lancer dans une guerre que de faire la paix. Il est plus facile de blamer autrui que de s'examiner soi-même ; il est plus facile de voir ce qui nous distingue, plutôt que ce que nous avons en commun. Mais il faut choisir le bon chemin, et non le plus facile. Il y a une règle essentielle qui sous-tend toutes les religions : celle de traiter les autres comme nous aimerions être traités. Cette vérité transcende les nations et les peuples. C'est une croyance qui n'est pas nouvelle, qui n'est ni noire ni blanche ni basanée, qui n'est ni chrétienne ni musulmane ni juive. C'est une

foi qui a animé le berceau de la civilisation et qui bat encore dans le coeur de milliards d'êtres humains. C'est la foi dans autrui et c'est ce qui m'a mené ici aujourd'hui.

Nous avons le pouvoir de construire le monde auquel nous aspirons, mais seulement si nous avons le courage de prendre un nouveau départ, en gardant à l'esprit ce qui a été écrit.

Le Saint Coran nous dit: 'Ô hommes! Nous vous avons créés d'un mâle et d'une femelle, et Nous avons fait de vous des nations et des tribus, pour que vous vous entre-connaissiez."

Le Talmud nous dit : " Toute la Torah a pour objectif de promouvoir la paix. "

La Bible nous dit : " Bienheureux les artisans de paix : ils seront appelés fils de Dieu. "

Les habitants du monde peuvent cohabiter en paix. Nous savons que telle est la vision de Dieu. C'est maintenant notre tâche sur cette Terre. Je vous remercie et que la paix de Dieu soit avec vous. Je vous remercie. Je vous remercie. (Applaudissements)

http://www.lesechos.fr/economie-politique/monde/document/300353123-le-discours-de-barack-obama-au-caire-texte-et-video-.htm


Il semblerait que le Forum est infiltré par la Voisine. Mais nous somme là quand même prêt et vigilant Face à l'ennemi ou qu'il soit.


Dernière édition par mox le Sam 11 Déc 2010 - 4:34, édité 7 fois
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MessageSujet: Re: Relations séculaires Maroc-USA   Mer 8 Déc 2010 - 21:14

Ca explique les différentes photos du genre M'barek Obama en circulation sur le net Laughing
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MessageSujet: Re: Relations séculaires Maroc-USA   Lun 13 Déc 2010 - 3:36

Mrs Voici des documents de la Bibliothéque du Congré US sur les courriers de Thomas Barclay en 1785 et 1786 concernant le traité de paix entre les USA et le Maroc, désoler c'est illisible, mais si une personne peut y remedier les Forumeurs le remercie par avance pour son travail.

Citation :
N°72


N°83


N°92


N°112


N°115


Voici le Lien:
http://www.loc.gov/fedsearch/metasearch/?cclquery=thomas+barclay+#query=(thomas barclay )&filter=pz:id=lcweb|ammem|catalog|ppoc|thomas



Ps: Merçi pour la Médaille Embarassed
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MessageSujet: Re: Relations séculaires Maroc-USA   Lun 13 Déc 2010 - 10:53

Citation :
Tangier is home to the oldest U.S. diplomatic property in the world, and the only building on foreign soil that is listed in the U.S. National Register of Historic Places, the American Legation in Tangier (now a musuem).

http://casablanca.usconsulate.gov/about_the_consulate3.html
http://rabat.usembassy.gov/history.html

Citation :
Your Majesty, America will never forget that in 1777, the first nation in the world to recognize the United States was the Kingdom of Morocco. (Applause.) Ten years later, our two countries approved a treaty of peace and friendship, which today remains the longest unbroken treaty of its kind in all history. In the days since, we have stood together to live up to that treaty's ideals and to secure its blessings for others.

http://clinton6.nara.gov/2000/06/2000-06-20-remarks-by-the-president-and-king-mohammed-vi-of-morocco-a.html

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MessageSujet: Re: Relations séculaires Maroc-USA   Lun 13 Déc 2010 - 20:26



C'est un peu plus visible là. Je m'en occuperais convenablement dès que j'aurais un peu de temps supplémentaire. Smile
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MessageSujet: Re: Relations séculaires Maroc-USA   Mar 14 Déc 2010 - 1:56

Dejitaiza a écrit:


C'est un peu plus visible là. Je m'en occuperais convenablement dès que j'aurais un peu de temps supplémentaire. Smile

Oui c'est plus claire rien à voir, merci par avance pour le temps que tu prendra pour les rendres lisibles
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MessageSujet: Re: Relations séculaires Maroc-USA   Ven 7 Jan 2011 - 2:52

Tableau résumant l'assistance militaire des US au Maroc, on constate une net augmentation en 2011 avec plus de 41M$ (alors qu'elle était seulement de 26M$ en 2008) Cool






j'ai trouvé sa aussi qui a rien avoir ou enfin presque.....


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MessageSujet: Re: Relations séculaires Maroc-USA   Jeu 20 Jan 2011 - 0:33

Citation :

Rabat et Washington partagent les mêmes idéaux de stabilité et de prospérité, affirme Mme Clinton


Londres- La Secrétaire d'Etat américaine, Mme Hillary Clinton, a affirmé que le Maroc et les Etats-Unis partagent les mêmes idéaux de stabilité et de prospérité dans la région du Moyen-Orient et de l'Afrique du nord.





"Nos deux pays ont un objectif commun de renforcer la stabilité et la prospérité à travers l'Afrique du nord et le Moyen-Orient", a dit Mme Clinton dans un article contenu dans le rapport 2011 sur le Maroc, publié par le think-tank international, The Oxford Business Group (OBG).
"Un tel objectif doit être concrétisé en se concentrant sur les importants problèmes auxquels nous sommes confrontés", a dit la responsable US, citant la sécurité régionale, le développement économique, la tolérance religieuse et les réformes sociales.
Ces objectifs ne peuvent être concrétisés seulement à travers des lois et des gouvernements, a-t-elle dit, expliquant que cette entreprise requiert également une coalition de personnes partageant les mêmes valeurs et capables de traduire les lois en un changement durable.

+Les Etats-Unis suivent avec admiration les progrès réalisés sous la conduite de SM le Roi+.

Mme Clinton a, par ailleurs, souligné qu' "à l'instar de plusieurs pays, les Etats-Unis ont suivi avec une grande admiration les progrès réalisés par le Maroc sous la conduite de SM le Roi Mohammed VI et le gouvernement marocain démocratiquement élu".
Le gouvernement marocain a mis en Âœuvre des réformes qui ont offert de nouvelles opportunités aux jeunes en particulier dans le domaine de la participation politique, sociale et économique, a ajouté la Secrétaire d'Etat, soulignant qu'il n'est pas surprenant qu'elle fasse l'éloge de ces réformes qui ont accordé de nouvelles libertés aux femmes pour mettre à contribution leur talent en faveur de la consolidation des institutions démocratiques, l'accélération de la croissance économique et l'élargissement de l'action de la société civile.
"Ces opportunités se sont élargies en faveur du peuple marocain dans un environnement de tolérance religieuse", a dit Mme Clinton, soulignant qu'il s'agit-là d'un exemple supplémentaire de la manière dont le leadership du gouvernement, avec le soutien des institutions civiles et religieuses, peut favoriser la création des conditions pour l'épanouissement des personnes et des communautés.
Le Maroc ne cesse de franchir des pas dans bien d'autres secteurs plus spécifiques, a observé la responsable américaine, citant notamment le domaine des énergies propres, érigées en priorité dans le cadre d'une stratégie d'avenir.
Elle a rappelé, dans ce sens, le lancement par SM le Roi Mohammed VI de l'initiative de l'énergie renouvelable, un programme d'infrastructure devant mettre à profit une technologie américaine.
La Secrétaire d'Etat a également mis l'accent sur l'accord de libre-échange liant le Maroc et les Etats-Unis et le Millenium Challenge en tant qu'exemples des divers mécanismes de coopération déjà existant entre les deux pays amis.

+ Une action commune pour renforcer la stabilité régionale+.

Mme Clinton a, par ailleurs, souligné l'importance de l'action conjointe menée par Rabat et Washington en vue de renforcer la stabilité dans la région.
"Nous travaillons ensemble pour développer notre coopération dans le domaine de la lutte contre le terrorisme, éradiquer le trafic de drogue et de personnes dans la région, promouvoir les droits de l'homme et créer un environnement propice à la stabilité régionale", a-t-elle dit.
Elle a souligné, dans ce sens, que le Maroc et les Etats-Unis "continueront de travailler main dans la main pour promouvoir nos idéaux communs de sécurité, de prospérité et d'opportunité". La responsable a, dans ce contexte, noté qu'il existe plusieurs questions internationales qui représentent une source de préoccupation commune pour le Maroc et les Etats-Unis.
Parmi les objectifs communs des deux pays, la Secrétaire d'Etat a notamment cité la concrétisation des aspirations du peuple palestinien à avoir son propre Etat et à disposer de son propre destin.
"Nous allons continuer de travailler pour la concrétisation de cet objectif", a-t-elle dit.
"Les Etats-Unis et le Maroc ont examiné comment la position de l'Administration Obama n'a pas changé", a encore souligné la responsable, relevant que son gouvernement "ne croit pas que les colonies sont légitimes".
Et la responsable de souligner que les efforts consentis par le Maroc "peuvent servir de modèle pour les autres pays de la région".
"J'estime que ce modèle peut bénéficier non seulement au peuple marocain mais à tous ceux qui œuvrent pour renforcer les opportunités pour un lendemain meilleur de leurs peuples", a-t-elle dit, avant de conclure: "Nous allons continuer de développer notre coopération et élargir nos valeurs partagées pour enrichir la région et le continent".


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MessageSujet: Re: Relations séculaires Maroc-USA   Mer 26 Jan 2011 - 16:18

Obama a donne un grand discours hier au congres americains qu'on appelle "state of the union".Il a parle de la Tunisie en traitant que la region s'est debarasse d'un dictateur ,la bravure du peuple tunisiens et que le peuple tunisiens peut compter sur un support undefinie des USA et que la region suivra.Il a aussi insister que les USA n'aideraont pas les pays qui ne choisissent pas la voix de la liberte et le traitement digne de leur peuple.Les analyste ici a washington predictent que le gouvernemnt US n'est pas du tout content avec la main dure des generaux algerien et maintenant le statisme de boutef n'aide plus.C'est pour cela que l'envoye d"obama a visite dernierement la capital algerienne pour dire franchement ce que les USA pensent.la novelle c'etait que la rencontre n'etait pas du tout cordiale en privee.en ce qui concerne le sahara,ce n'est plus qu'une question de temps cour,le polisario est dans un total chaos et le superpuissance meme la russie et la chine sont d'accord pour en finir.
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MessageSujet: Re: Relations séculaires Maroc-USA   Sam 5 Mar 2011 - 11:42


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MessageSujet: Re: Relations séculaires Maroc-USA   Lun 14 Mar 2011 - 12:56

Citation :
Right Turn
Monday, March 14, 2011

Morocco's example

You'd be hard-pressed to find a greater contrast last week in the Middle East than Libya and Morocco. While the bloodbath continued in Libya, Morocco was a different story. Libyans were fighting for their lives; Moroccans were listening to an unusual speech, in which King Mohammed VI promised "comprehensive constitutional reform," including changes in how the prime minister is chosen.

This is a big deal in Morocco. On Feb. 20, Moroccans took to the streets to demand more accountability and constitutional reform. Much of their anger was directed at the parliament and the political parties. The king, instead of cracking down, decided to speed up a process of decentralization and deconcentration of power. The idea is to move power and authority out of the capital, Rabat, and devolve it to local elected bodies.

That will entail monumental challenges for a country where local figures have not had responsibility for governance. The opportunity for graft is real and significant. To say there will be a steep learning curve would be a vast understatement.

The speech was praised by France and Spain. The United Nations and then, belatedly, the Obama administration added their commendations. The message was delivered by a State Department spokesman, rather than the secretary of state. Obama was characteristically silent. Last year, however, Hillary Clinton did praise Morocco as a "model to follow." Unfortunately, it is not a model she personally cared to tout last week.

So why is Morocco's political ethos so different from its neighbors? The consensus is: the Moroccan monarchy. For centuries the monarchy has been a symbol of unity in a country with a variety of languages and substantial regional differences. Moreover, as the highest religious authority in the country as well as its ruler, the Moroccan monarchy enjoys a legitimacy and respect that Moammar Gaddafi, Hosni Mubarak and Zine el-Abidine Ben Ali could only dream of. And this particular king has been on a path of economic and political reform, including women's rights and economic development, for 20 years.

What can the United States and, more important, Morocco's neighbors, learn from the king's approach? For the United States, this should be a reminder that Morocco is an ally that we can and should work with. To the extent that Obama has adopted the "freedom agenda" as his own, he'd be wise to provide financial, political and technical assistance. Aside from money, the conversion to a more democratic system of local rule will require training in everything from urban planning to accounting for hundreds of local officials. And this probably isn't the time to decrease aid to the one uber-stable Muslim country in the region.

Most critically, Morocco can serve as an example to others in the region that the best defense against Islamic radicals and secular revolutions is a modernizing country that provides young people opportunity for economic success and political freedom. Those not yet enveloped in the flames of revolution should think hard about the Moroccan example.
http://www.washingtonpost.com/wp-dyn/content/article/2011/03/13/AR2011031303600.html

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MessageSujet: Re: Relations séculaires Maroc-USA   Lun 14 Mar 2011 - 14:41

cet article du "Washington Post" est du lourd , du très lourd même Very Happy
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MessageSujet: Re: Relations séculaires Maroc-USA   Ven 18 Mar 2011 - 0:28

Reform in the Arab World: Democracy on the Move in Morocco & Why There's 'No Turning Back'
Citation :
Next week, His Excellency, Taieb Fassi-Fihri, Minister of Foreign Affairs and Cooperation for the Kingdom of Morocco, is visiting Washington, DC to meet with Secretary of State Hillary Rodham Clinton and other senior U.S. Administration officials to discuss the recent wave of unrest in North Africa and the Middle East and how Morocco's decision to accelerate its reforms can promote stability, security, and democracy in the region.
The Press Conference will be held on Wednesday, March 23, 2011 at 12:30 pm at The National Press Club 529 14th St. NW, 13th Floor, Murrow Room
Washington DC
http://www.moroccanamericanpolicy.org/

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MessageSujet: Re: Relations séculaires Maroc-USA   Jeu 24 Mar 2011 - 1:50

Remarks With Moroccan Foreign Minister Taieb Fassi Fihri



Le récit de la conference de presse ici
Arrow http://www.state.gov/secretary/rm/2011/03/158895.htm

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MessageSujet: Re: Relations séculaires Maroc-USA   Ven 25 Mar 2011 - 1:40

Citation :
Moroccan FM: Obama needs to “adjust” his Middle East approach
Posted By Josh Rogin Wednesday, March 23, 2011 - 8:22 PM

Two years after President Barack Obama's famous speech to the Muslim world in Cairo, it's time for him to rethink and adjust his approach to the region, according to the foreign minister of Morocco.

Foreign Minister Taieb Fassi Fihri, who is touring Washington this week, met with Secretary of State Hillary Clinton Wednesday afternoon. He sat down with The Cable for an exclusive interview on Thursday afternoon, following a speech at the Brookings Institution. Fihri said that Obama should revise his strategy for dealing with the Arab world in light of the dramatic events sweeping the region.

"[Obama] now has some results, some bad, some good, some question marks. We need an evaluation, an adjustment," he said. The recent rifts between European allies aside, the United States and Europe must come together to establish a clear approach to the region, he said.

"We need coherent and complementary actions vis-à-vis all of the south of the Mediterranean."

Asked whether the United States and Europe have different interests in the region, especially in Libya, he said, "Now they have common interests."

The United States could start by deepening and broadening its strategic relationship with Morocco, he suggested. Morocco has a free trade agreement with the United States, as well as a compact with the Millennium Challenge Corporation, but wants a deeper strategic dialogue and greater cooperation in areas like counter-narcotics, he said.

"Now, because the world has changed, now we have to decide on a new roadmap, action oriented, to look to the future, because our society has changed, our economy has changed, and we have to readjust this strong partnership in the context of our common evolution," he said.

Following their meeting, Clinton thanked Morocco for leading the drive for Arab support for the Libyan intervention, especially last weekend during a crucial meeting in Paris. Fihri said that it was the responsibility of all U.N. member countries to enforce the Security Council resolution to protect civilians but that Morocco was not in a position to participate militarily.

"Morocco has other military concerns because of the Sahara issue... but we have to think first about our national interest," he said.

Morocco supports the international effort to protect civilians in Libya, but said that some nations should be left alone to sort out their own affairs, and noted the example of Saudi Arabia.

"Saudi Arabia is an important state, has an important role, and is key for many things. We have to respect their policy, not only at a domestic level. We cannot decide many things in the region without Saudi Arabia," Fihri said.

Clinton praised Morocco's political reforms as a model for the region. She also said that the military intervention in Libya was making "significant progress," and had halted the Libyan government's pending assault on Benghazi, which would have put hundreds of thousands of Libyans at risk.

"I know that the nightly news cannot cover a humanitarian crisis that thankfully did not happen, but it is important to remember that many, many Libyans are safer today because the international community took action," she said.
http://thecable.foreignpolicy.com/posts/2011/03/23/moroccan_fm_obama_needs_to_adjust_his_middle_east_approach

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MessageSujet: Re: Relations séculaires Maroc-USA   Ven 25 Mar 2011 - 21:51

Yakuza a écrit:
Citation :
Moroccan FM: Obama needs to “adjust” his Middle East approach
Posted By Josh Rogin Wednesday, March 23, 2011 - 8:22 PM

Two years after President Barack Obama's famous speech to the Muslim world in Cairo, it's time for him to rethink and adjust his approach to the region, according to the foreign minister of Morocco.

Foreign Minister Taieb Fassi Fihri, who is touring Washington this week, met with Secretary of State Hillary Clinton Wednesday afternoon. He sat down with The Cable for an exclusive interview on Thursday afternoon, following a speech at the Brookings Institution. Fihri said that Obama should revise his strategy for dealing with the Arab world in light of the dramatic events sweeping the region.

"[Obama] now has some results, some bad, some good, some question marks. We need an evaluation, an adjustment," he said. The recent rifts between European allies aside, the United States and Europe must come together to establish a clear approach to the region, he said.

"We need coherent and complementary actions vis-à-vis all of the south of the Mediterranean."

Asked whether the United States and Europe have different interests in the region, especially in Libya, he said, "Now they have common interests."

The United States could start by deepening and broadening its strategic relationship with Morocco, he suggested. Morocco has a free trade agreement with the United States, as well as a compact with the Millennium Challenge Corporation, but wants a deeper strategic dialogue and greater cooperation in areas like counter-narcotics, he said.

"Now, because the world has changed, now we have to decide on a new roadmap, action oriented, to look to the future, because our society has changed, our economy has changed, and we have to readjust this strong partnership in the context of our common evolution," he said.

Following their meeting, Clinton thanked Morocco for leading the drive for Arab support for the Libyan intervention, especially last weekend during a crucial meeting in Paris. Fihri said that it was the responsibility of all U.N. member countries to enforce the Security Council resolution to protect civilians but that Morocco was not in a position to participate militarily.

"Morocco has other military concerns because of the Sahara issue... but we have to think first about our national interest," he said.

Morocco supports the international effort to protect civilians in Libya, but said that some nations should be left alone to sort out their own affairs, and noted the example of Saudi Arabia.

"Saudi Arabia is an important state, has an important role, and is key for many things. We have to respect their policy, not only at a domestic level. We cannot decide many things in the region without Saudi Arabia," Fihri said.

Clinton praised Morocco's political reforms as a model for the region. She also said that the military intervention in Libya was making "significant progress," and had halted the Libyan government's pending assault on Benghazi, which would have put hundreds of thousands of Libyans at risk.

"I know that the nightly news cannot cover a humanitarian crisis that thankfully did not happen, but it is important to remember that many, many Libyans are safer today because the international community took action," she said.
http://thecable.foreignpolicy.com/posts/2011/03/23/moroccan_fm_obama_needs_to_adjust_his_middle_east_approach


Very good Mr. FF it is time that we have a MAE who gives a strong statement. Un ministere engage cheers
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