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 La nouvelle diplomatie turque?

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MessageSujet: La nouvelle diplomatie turque?   Mer 14 Oct 2009 - 23:50

Un article intéressant sur la nouvelle diplomatie turque..

Citation :
Pourquoi pas un “modèle turc”?




14 octobre 2009 — La nouvelle n’est pas d’importance fondamentale. Elle est pourtant significative et suggère une réflexion sur ce qu’on pourrait désigner comme un “modèle turc”. Il s’agit de l’annonce, répercutée par Defense News le 12 octobre 2009, de l’annulation d’un exercice militaire international organisé par la Turquie, qui comprenait comme principal partenaire Israël. Cette annulation, qui implique un exercice où d’autres pays qu’Israël participaient, est effectivement dirigée contre la participation d’Israël.

«A senior military official here confirmed the cancellation of the Anatolian Eagle exercise that was to have been held in Turkey's Konya province. He did not elaborate on the reasons.

»Prime Minister Recep Tayyip Erdogan's mildly Islamist government was criticized earlier this year for allowing Israeli pilots to train in Turkish airspace. More extreme Islamist opponents here called Erdogan a hypocrite for condemning the Israel Defense Forces' offensive in the Gaza Strip last December and January but allowing Israeli participation in such exercises.

»Israeli diplomats here said that Turkey recently informed Israel of the cancellation of the Anatolian Eagle exercise, which also would have included U.S., Italian and other NATO nations' air forces. A government official said that Ankara decided to cancel all international participation in the annual air exercise, but analysts say the move was aimed specifically at Israel.»

Le Monde relève l’événement ce 14 octobre 2009 et confirme son interprétation politique: «Les autorités israéliennes et turques s'efforcent de minimiser les conséquences diplomatiques de la décision d'Ankara d'annuler la participation d'Israël à l'exercice militaire aérien ‘Aigle anatolien’, qui se déroule du 12 au 23 octobre dans la plaine de Konya, (Turquie). Mais celles-ci sont importantes. Les diplomates israéliens hésitent d'autant moins à parler, officieusement, de “crise” dans les relations bilatérales qu'Israël interprète la réunion du Conseil de coopération stratégique de haut niveau turco-syrien, à Alep (Syrie), le mardi 13 octobre, comme une preuve supplémentaire de la volonté de la Turquie de prendre ses distances avec Israël, tout en se rapprochant de ses voisins musulmans. L'annonce de prochaines manoeuvres militaires turco-syriennes ne peut, de ce point de vue, que renforcer la thèse israélienne.»

Cette décision , même si elle peut effectivement paraître d’une importance secondaire, constitue sans aucun doute le renforcement de l’évolution de la position de la Turquie par rapport à Israël, clairement lancée depuis la crise de Gaza et les prises de position extrêmement claires et courageuses du Premier ministre Erdogan. Le Premier ministre turc a eu le bonheur de marier une position morale évidente, qu’aucun chef de gouvernement ou d’Etat d’un pays de l’OTAN (puisque la Turquie en fait partie, prenons cette référence) n'imaginerait pouvoir prendre, avec une ouverture politique intéressante.

L’annonce de la suspension des manœuvres avec Israël montre que l’armée turque ne s’oppose pas à cette évolution d’un éloignement des positions israéliennes. Même si elle conserve des liens avec l’armée israélienne, l’armée turque a pris elle-même ses distances depuis que les Israéliens se sont rapprochés des Kurdes irakiens, évidemment peu appréciés de l’armée turque en raison de leur proximité des Kurdes de Turquie.

En plus du récent développement stabilisateur de l'établissement des relations turco-arméniennes, d’autres évolutions de la Turquie en un peu plus d’un an sont remarquables et constituent un ensemble qui nous paraît très significatif.

• Durant la crise géorgienne, la Turquie a adopté une position particulièrement intéressante. Certes, l’aspect régional, notamment des relations avec la Russie en fonction des diverses situations autour de la Mer Noire (cela, concrétisé récemment par l’officialisation de la normalisation avec l’Arménie), a son intérêt. Mais ce qui est principalement apparu intéressant, c’est une conception des relations internationales semblable à celle de la Russie et de quelques rares autres pays (la France, dans ses bons jours).

• La question de la position de la Turquie comme point de passage, ou relais de la circulation de l’énergie, notamment avec l’affaire des oléoducs. La Turquie a réussi à éviter le piège de l’affrontement entre les projets d’oléoducs russe et anti-russe (SouthStream et Nabucco), tout en se trouvant largement plus intéressée, voire intégrée dans le second, qui rassemble principalement la Russie, l’Italie et sans doute la France (EDF).

• Enfin, l’affaire de l’établissement du développement éventuel d’une position de “bons offices” entre l’Iran et les pays, notamment occidentalistes, qui sont dans une position de négociation-confrontation avec l’Iran. Là aussi, il y a l’intérêt de la position régionale, mais, aussi et surtout, une prise de position sur le principe fort intéressante de la recherche d’une “zone dénucléarisée”. Erdogan est pour une zone de cette sorte dans la région du Moyen-Orient, ce qui résoudrait le problème de l’Iran mais poserait, d’une façon intéressante, celui d’Israël (200 armes nucléaires). Plus encore – et c’est là un aspect fort peu mentionné, qui pourrait déclencher des réactions en chaîne: la “dénucléarisation” étant ce qu’elle est, elle devrait également porter sur les 90 bombes nucléaires B61 entreposées par l’U.S. Air Force sur sa base d’Incirlik, en Turquie. Erdogan pense-t-il à cela lorsqu’il parle d’une “zone dénucléarisée”? Dans tous les cas, ce serait une élégante façon de se débarrasser d’un poids US encombrant. (Au reste, puisque l’on sait que les Américains eux-mêmes flirtent parfois avec ce concept de “zone dénucléarisée” au Moyen-Orient, ont-ils pensé à leurs propres bombes entreposées en Turquie?)

Cheminement d’un “modèle”

Ce qu’il nous importe de décrire ici n’est pas telle ou telle politique régionale, tel ou tel arrangement, telle ou telle évolution, mais la façon dont la Turquie accumule en quelques mois des prises de position fondamentales qui feraient sauter un cabinet à Londres, qui ferait balbutier un président français (l’actuel), qui conduirait à des réunions du National Security Council de Barack Obama en cascade après des polémiques insupportables de la droite républicaine et l’un ou l’autre édito pincé d New York Times. Ce pays, qu’on croirait marqué de travers et de déséquilibres divers et tous insurmontables, prend des positions audacieuses d’équilibre, raisonnables, justes et avantageuses pour lui, qui sembleraient scandaleuses dans une époque qui hait l’audace équilibrée, la raison et la justesse. Car dans toutes les précisions énoncées ci-dessus, une fois qu’on s’est débarrassé des fardeaux idéologiques et qu’on a écarté le carcan conformiste qui nous contraint, on reconnaît effectivement toutes ces qualités.

Remontons un peu dans le temps. Dans les années 1980, la Turquie était un pays prodigieusement corrompu, en plus d’être agité de violences diverses, d’un côté et de l’autre. Contre une commande substantielle de F-16, la société General Dynamics versa $40 millions au parti que les USA favorisaient pour assurer sa victoire à l’élection présidentielle. La somme est attestée par des sources plus qu’honorables, ainsi que la pratique courante de cette sorte de comportement. Dans ces époques parcourue de troubles aisément identifiables, les généraux turcs soumettaient un pouvoir pourtant acquis au “bon côté” (US) à une surveillance qui se traduisait parfois par une intrusion des chars dans Ankara, histoire de bien se faire comprendre.

La fin de la Guerre froide changea insensiblement les choses. Les prévisions étaient éventuellement apocalyptiques, avec le loup-garou islamiste dont nos experts sont devenus si friands. Effectivement, les islamistes (modérés, dans ce cas) prirent le pouvoir. Ils y sont toujours, bien accrochés, après les élections de 2007 qui a très largement confirmé leur victoire de 2002. Cette arrivée des islamistes est l’événement le plus intéressant du propos, parce qu’il a remarquablement modifié la position de la Turquie sans la bouleverser; qu’il l’a remarquablement modifiée non pas tant par rapport au monde islamiste et aux angoisses que suscite l’islamisme chez nos experts que par rapport aux conceptions générales des relations internationales. En quelque sorte, il s’est établi une relation modérée, voire pondérée, entre la réalité turque (sorte de “pays réel”), sa représentation et la réalité internationale.

Les relations internationales telles qu’elles sont pratiquées par la Turquie sont moins dictées par des pressions et des impératifs extérieurs ou des conséquences indirectes de ces impératifs. Lorsque la Turquie désapprouve la guerre en Irak et que son Parlement refuse le droit de passage de la Turquie aux forces US, ces troupes ne passent pas en Turquie et les USA ne rompent pas pour autant avec la Turquie. La Turquie établit des liens plus équilibrés avec ces voisins du monde islamiste et prend position contre une attaque contre l’Iran; pour autant, elle n’est pas enfermée dans le cadre islamique du chaudron moyen-oriental et développe avec son autre voisinage, avec la Russie et les pays de la Mer Noire, une politique tout aussi active. Elle y trouve ses intérêts et les autres s’en arrangent, souvent à leur avantage. La vigueur de l’attitude turque vis-à-vis d’Israël est simplement à mesure de la politique extrémiste, voire paranoïaque d’Israël, qui est avérée sans qu’il soit nécessaire d’user d’anathèmes et de déclencher quelque polémique que ce soit. Cette vigueur est la traduction évidente de la sagesse et de la justice.

La Turquie est toujours membre de l’OTAN et, pourtant, cette position ne constitue plus un lien pour elle comme elle l’est pour d’autres pays-membres. C’est la simple démonstration qu’en prenant l’OTAN pour ce qu’elle est devenue, on peut effectivement développer une politique indépendante avec une certaine tranquillité et sans entrave particulière. A cet égard, sans que ce pays ait l’une ou l’autre vertu extraordinaire, sans qu’il soit exempt de faiblesses ou de travers divers, la Turquie montre qu’on peut développer une politique de bon sens qui apparaît exempte des complexes et des excès qui marquent aujourd’hui les relations internationales, lorsqu’elles sont sous l’influence des tensions générées par le monde occidentaliste avec ceux que ce monde considère comme ses adversaires

Les Turcs ont fait leur choix, qui est celui de ce qu’on jugera être d’une époque nouvelle, qui est le choix de l’inévitable réalisme de la politique extérieur – chose courante en temps normal, chose exceptionnelle par les temps qui courent. C’est ce que disait le président Gür le 14 août 2008, en pleine crise géorgienne, alors que la Turquie détonnait largement à l’OTAN par sa compréhension de la politique russe: «I don't think you can control all the world from one centre. There are big nations. There are huge populations. There is unbelievable economic development in some parts of the world. So what we have to do is, instead of unilateral actions, act all together, make common decisions and have consultations with the world. A new world order, if I can say it, should emerge.»

Le “modèle turc” est intéressant dans la mesure où il montre deux choses, qui pourraient inspirer d’autres pays:

• Comment on peut se dégager insensiblement mais fermement de liens de sujétion que les USA avaient imposés à nombre de pays, dont la Turquie, durant la Guerre froide. Au contraire de la plupart des autres, la Turquie a évolué effectivement comme si la fin de la Guerre froide marquait effectivement la fin d’une époque – ce qu’elle est effectivement en réalité. Cela est bien plus important, pour juger de ce pays, que de prendre comme seule référence la référence islamiste avec les analyses extrêmes qui l’accompagnent inévitablement.

• Comment on peut s’adapter à une situation nouvelle impliquant l’absence de “polarité” impérative encore plus que la “polarité” unique ou à un nombre quelconque; c’est-à-dire, une politique multidimensionnelle, débarrassée du diktat idéologique et de toutes les contraintes qui vont avec. Ces conceptions constituent l’autre face de ce que l’on observait le 29 avril dernier, qui était un certain éloignement turc des habituelles positions atlantistes et américanistes. Cet éloignement se traduit, objectivement dirait-on, par une politique beaucoup plus équilibrée que “renversée”, beaucoup plus mesurée que caractérisée par l’évolution d’un camp vers l’autre. C’est une politique qui admet qu’il n’y a pas de “camp” à vraiment parler, mais qu’il subsiste quelques positions déséquilibrées, voire paranoïaques, dont il faut s’éloigner et se garder.

Certes, il n’y a rien de miraculeux dans tout cela. Il y a simplement la référence d'une possibilité d’une évolution à partir d’une position captive du système, et d’un système qui ne se contrôle plus lui-même, vers une position qui prend en compte les réalités nouvelles sans rupture fondamentale. Il s’agit du retour à une diplomatie classique à partir d’une certaine souveraineté retrouvée, qui a l’avantage d’écarter les conflits artificiels dans lesquels le monde américaniste s’est embourbé. Ce n’est pas un avantage indifférent dans une époque où les vraies crises, bien plus contraignantes et tragiques que les artifices où l’on se débat, commencent à faire sentir leurs effets, et qu’il faut s’armer pour les affronter. Là-dessus, on peut alors commencer la critique humaniste de la vertu démocratique ou du débat passionnel des relations de la Turquie avec l’Europe – au moins, pour mesurer l’irréalité de ces choses en comparaison au reste.

http://www.dedefensa.org/article-pourquoi_pas_un_modele_turc__14_10_2009.html

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MessageSujet: Re: La nouvelle diplomatie turque?   Lun 19 Oct 2009 - 22:05

Citation :
Sommes-nous en train de perdre la Turquie ?, par Natalie Nougayrède




Les choix de la Turquie constituent l'un des phénomènes les plus passionnants à suivre sur la scène internationale. Ils touchent aux grands enjeux du fameux arc de crise qui court du Proche-Orient à l'Afghanistan. Ils soulèvent la question de l'évolution identitaire d'un pays soucieux de s'affirmer, à la confluence de l'Europe, de l'Orient, de l'Asie.

La diplomatie turque est active. Elle assume une posture de puissance régionale et ne recule pas devant des gestes susceptibles de bousculer les paramètres. La Turquie a conclu ce mois-ci un accord ouvrant la voie à une normalisation des relations avec l'Arménie.

La Turquie vient d'évincer Israël d'exercices militaires communs, pour marquer sa désapprobation de la guerre de Gaza. Le premier ministre turc, Recep Tayyip Erdogan, a annoncé qu'il serait prochainement reçu par Barack Obama à Washington, et qu'auparavant il se rendrait en Iran, rappelant ainsi la volonté turque de jouer les médiateurs sur les dossiers brûlants.

En avril, le voyage de deux jours du président américain en Turquie avait souligné l'importance conférée à ce pays, perçu comme un appui stratégique et un symbole fort pour le dialogue recherché avec le monde musulman.

La Turquie veut accroître sa visibilité sur les grands dossiers, mettant en oeuvre les concepts de "profondeur stratégique" et de "zéro problème" avec ses voisins mis au point par Ahmet Davutoglu, le nouveau ministre des affaires étrangères. Cet intellectuel est à l'origine des orientations prises par les néo-islamistes du parti AKP, au pouvoir depuis 2002.

Parfois surnommée "néo-ottomane", cette diplomatie soulève chez certains alliés de la Turquie de fortes interrogations. La Turquie se détournerait-elle peu à peu de ses attaches euro-atlantiques ? Certains se sont demandés si le phénomène de l'AKP ne cachait pas des ambitions cachées de panislamisme. Les contacts avec le Hamas, la volonté de ménager l'Iran malgré ses travaux nucléaires ou encore les suggestions de dialogue avec les talibans relèveraient, selon cette logique, d'une filiation idéologique.

La Turquie a aussi accéléré son rapprochement avec la Russie, suscitant d'autres questions. S'agit-il de sceller l'option "eurasienne" ? Cette relation s'est en grande partie nouée autour des approvisionnements énergétiques et des projets de gazoducs. La Russie fournit 66 % du gaz importé par la Turquie. Le récent rapprochement turco-arménien a été facilité par Moscou. Il a mit sous pression l'Azerbaïdjan, pays dont Gazprom voudrait contrôler les réserves énergétiques.

Ayant le sentiment d'être rejetée par l'Union européenne, du moins par certains de ses dirigeants, qui répètent que les négociations avec Bruxelles n'ont pas vocation à déboucher sur une adhésion, la Turquie semble chercher des amis sous d'autres cieux.

Les représentants de l'AKP expliquent que le pays ne fait là que s'adapter à de nouvelles circonstances. La fin de la guerre froide a élargi les options de la Turquie. Il est naturel qu'elle utilise des cartes régionales, au sud, à l'est, au nord, le long de nouveaux axes commerciaux.

Rien de tout cela, insistent les responsables turcs, n'entraîne une quelconque remise en cause des grandes orientations stratégiques : l'ancrage dans l'OTAN depuis 1952 et la candidature à l'UE. La Turquie entend concilier la diversification de sa diplomatie avec la préservation des alliances. Elle se dit en mesure d'apporter ainsi "plus" à l'Europe.

Le débat n'est pas clos. Aux Etats-Unis, la question "Sommes-nous en train de perdre la Turquie ?" est apparue en 2003, au moment des désaccords à propos de la guerre d'Irak. Le rééquilibrage de la diplomatie américaine par Barack Obama devrait recréer des synergies, notamment sur l'Afghanistan. Mais beaucoup doutent de convergences sur l'Iran, Ankara s'opposant à un scénario de sanctions.

La Turquie a, de son côté, discrètement demandé le soutien de Washington sur la question chypriote. L'Europe se pose-t-elle la question du danger de "perdre" la Turquie ? Ses propres enjeux de voisinage suffiraient à le justifier.

Dans la zone mer Noire - Caucase, la Turquie ne perçoit pas l'UE comme un véritable interlocuteur. Seule le face-à-face avec la Russie compte, comme l'a montré l'initiative de la "Plateforme pour la coopération et la stabilité dans le Caucase", réactivée en urgence pendant la guerre de Géorgie en août 2008, sans consulter aucun des alliés.

La Turquie se prépare à devenir un pays majeur pour le transit de gaz naturel vers l'Europe en provenance de la Russie, de la Caspienne, d'Irak, et un jour peut-être d'Iran. C'est parce que la Turquie a le sentiment d'être au coeur d'une nouvelle géopolitique qu'il lui est difficile de se contenter d'un statut de candidat à l'UE.

Selon un récent sondage du German Marshall Fund, seuls 35 % des Turcs jugent l'OTAN indispensable à la sécurité du pays (contre 53 % en 2004). 48 % restent favorables à l'entrée dans l'UE (contre 73 % en 2004), mais 65 % sont convaincus que cela n'arrivera jamais. Deux fois plus de Turcs (43 %) veulent que le pays agisse seul, plutôt qu'en concertation avec l'UE.

Courriel : nougayrede@lemonde.fr.

Natalie Nougayrède (Service International)

http://www.lemonde.fr/opinions/article/2009/10/19/sommes-nous-en-train-de-perdre-la-turquie-par-natalie-nougayrede_1255761_3232.html
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MessageSujet: Re: La nouvelle diplomatie turque?   Lun 19 Oct 2009 - 22:23

J'ai trouver cet article exécrable, comme d'habitude, elle évoque le fait que le gouvernement soit issu d'un parti islamiste pour sous entendre que la diplomatie Turque s'islamise. Par contre elle oublie de dire que la guerre dans la bande de ghaza a choqué l'opinion public dans le monde musulman, elle oublie de dire que Israël ne négocie rien du tout puisqu'ils veulent le beurre, l'argent du beurre et le sourire de la crémière. D'ailleurs Israël comme à son habitude, n'a pas manqué d'essayer de passer pour la victime de l'histoire Evil or Very Mad

Bravo au gouvernement Turc et à sa diplomatie courageuse, sans complexe et ambitieuse. Ce pays devrait être un exemple pour tout les pays musulmans

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MessageSujet: Re: La nouvelle diplomatie turque?   Lun 19 Oct 2009 - 22:42

la Turquie a peux etre enfin compris que les européens ne veulent pas d eux, ne veulent pas d un pays de 80 millions d habitants et encore moins d un pays musulmans. la les turques se placent avec une très grande intelligence
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MessageSujet: Re: La nouvelle diplomatie turque?   Lun 19 Oct 2009 - 22:49

Avec un PIB de l'orde de 1000 milliard de $, une dette quasi nul, des finances public à faire rougir les pays développé, une économie en pleine croissance, une population jeune et éduqué, la Turquie peut très bien se débrouiller sans l'Europe Twisted Evil
Le jour ou cette dernière aura besoin de la Turquie croit moi ils seront obliger de venir à genoux
La roue tourne Twisted Evil

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MessageSujet: Re: La nouvelle diplomatie turque?   Lun 19 Oct 2009 - 22:53

Fahed64 a écrit:
Avec un PIB de l'orde de 1000 milliard de $, une dette quasi nul, des finances public à faire rougir les pays développé, une économie en pleine croissance, une population jeune et éduqué, la Turquie peut très bien se débrouiller sans l'Europe
Le jour ou cette dernière aura besoin de la Turquie croit moi ils seront obliger de venir à genoux
La roue tourne

la Turquie aurait du depuis longtemps lacher l affaire avec l UE, vu comme on traite la turquie en france en allemagne, en autriche.... la turquie peux se tourner vers les pays du moyen orient et vers l asie et le caucase
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Fahed64
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MessageSujet: Re: La nouvelle diplomatie turque?   Lun 19 Oct 2009 - 22:55

Mais c'est exactement ce qu'elle est entrain de faire Twisted Evil

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MessageSujet: Re: La nouvelle diplomatie turque?   Lun 19 Oct 2009 - 23:02

Citation :

Une semaine après
l'annulation d'un exercice militaire commun, les dirigeants turcs ont
justifié leur décision d'écarter leur allié israélien des manoeuvres
aériennes prévues au-dessus de la plaine anatolienne par un désaccord
sur les opérations israéliennes menées à Gaza entre le 27 décembre et
le 17 janvier.

Assurant que les relations privilégiées entre les
deux pays, liés par une alliance stratégique depuis 1996, ne seraient
pas remises en cause par une crise présentée comme passagère, le
président de la République, Abdullah Gül, a déclaré que "cela
ne veut pas dire que la Turquie ne fera pas entendre sa voix contre les
erreurs qui peuvent être commises". "On ne devrait pas penser que la
Turquie restera silencieuse"
, a-t-il ajouté pour défendre la position de son gouvernement.M.
Gül a invoqué le rapport Goldstone, adopté par le Conseil des droits de
l'homme des Nations unies le 16 octobre mais rejeté par Israël, qui
recommande que des enquêtes soient menées sur les opérations militaires
de l'hiver.L'argument de la "tragédie de Gaza" a été également avancé en des termes moins diplomatiques par le premier ministre Recep Tayyip Erdogan, pour expliquer ce rafraîchissement dans les relations turco-israéliennes. "La Turquie n'a jamais été du côté des persécuteurs mais a toujours défendu les opprimés", a-t-il lancé samedi. M. Erdogan a expliqué que, en repoussant ces exercices militaires, il s'est fait "le porte-parole du peuple".
Ces déclarations ont provoqué la colère en Israël, où un mouvement de
boycottage des produits turcs a été lancé. Les touristes israéliens
avaient déjà boudé les plages turques cet été.En janvier, au
forum de Davos, M. Erdogan avait brutalement quitté la scène faute de
pouvoir répondre au chef de l'Etat israélien, Shimon Pérès, qui avait défendu l'offensive à Gaza. En septembre, le ministre des affaires étrangères, Ahmet Davutoglu,
a annulé un voyage en Israël après le refus israélien de l'autoriser à
se rendre à Gaza. Même les chefs d'état-major turc et israélien ont
échangé des reproches, laissant paraître une crise plus profonde.Le
14 octobre, la diffusion sur une chaîne de la télévision publique
turque (TRT) de la série Ayrilik ("La Séparation"), montrant des
soldats israéliens en train d'abattre froidement une petite fille ou de
procéder à des exécutions sommaires, a ravivé l'émoi. Le ministre
israélien des affaires étrangères, Avigdor Lieberman, a convoqué l'ambassadeur turc pour protester contre cette fiction, qualifiée d'"incitation à la haine"."Modèle de réussite des juifs"Le
terrain est propice en Turquie, où 53 % des habitants, selon une
enquête parue début octobre, se disent hostiles à l'idée d'avoir un
voisin juif. Un sentiment antisémite que le premier ministre est accusé
d'attiser à l'occasion. Dans un discours prononcé devant les étudiants
de l'université technique Yildiz d'Istanbul, le 8 octobre, il a ainsi expliqué avoir "observé le modèle de réussite des juifs", affirmant que grâce à "leur sens des affaires", "les juifs peuvent faire fructifier leur argent en restant assis".Les tensions avec Israël traduisent aussi des objectifs divergents au Proche-Orient. A peine installé, le gouvernement de Benyamin Nétanyahou a rejeté l'offre turque de poursuivre sa tentative de médiation entre la Syrie et Israël. De
son côté, la Turquie a accéléré son rapprochement avec Damas, mettant
fin à des années de brouille. Les gouvernements ont même organisé le 13
octobre, pour la première fois, un conseil des ministres commun à Alep,
et les visas entre les deux pays ont été supprimés. Des manoeuvres
militaires communes sont prévues prochainement. Avec l'Iran, Ankara a
adopté une position conciliatrice, s'opposant à des sanctions
internationales sur le dossier du nucléaire. Et le premier ministre
Erdogan doit se rendre à la fin du mois à Téhéran.Guillaume Perrier


http://www.lemonde.fr/europe/article/2009/10/19/en-turquie-le-premier-ministre-recep-tayyip-erdogan-exploite-un-sentiment-d-hostilite-vis-a-vis-d-israel_1255784_3214.html#xtor=AL-32280184
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MessageSujet: Re: La nouvelle diplomatie turque?   Lun 19 Oct 2009 - 23:20

Je suis optimiste sur l'avenir de la Turquie, je sais que des gens pragmatiques gouverne en Turquie, comme le professeur Ahmet Davutoğlu ministère des affaires étrangères...il est de la même lignée islamique qu'Erdogan..

C'est un académicien, politique et ambassadeur..

- 1990 Il à enseigner en Malaisie dans la "Malezya International Islamic University",
- 1993-1998 puis à l'université de Marmara dans les relations internationales.
- 1998-2002 Académie militaire et à l'académie des sciences militaires d'Ankara
- 1998-2004 Université de Beykent
- 2003-2006 Ambassadeur et conseiller du président..
- 2008- ?? Ministère des affaires étrangères

Voici ses livres:

- Alternative Paradigms: The Impact of Islamic and Western Weltanschauungs on Political Theory. University - Press of America, 1993
- Civilizational Transformation and the Muslim World. Quill, 1994
- Stratejik derinlik: Türkiye'nin uluslararası konumu. Küre Yayınları, 2001
- Osmanlı Medeniyeti: Siyaset İktisat Sanat. Klasik, 2005
- Küresel Bunalım. Küre, 2002.

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MessageSujet: Re: La nouvelle diplomatie turque?   Lun 19 Oct 2009 - 23:27

Ici le ministre visitant des malades venant d'Irak, qui sont soigner par la Turquie..









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Viper
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MessageSujet: Re: La nouvelle diplomatie turque?   Lun 19 Oct 2009 - 23:40

quel est l'état de l'opignon turc sur ce revirement de la politique étrangère du gouvernement ?

Surtout des relations avec Israel ?

En tout cas avec Erdogan vous avez un homme de premier plan, et que la Turquie avance et avance bien avec au commande un gouvernement islamiste "modéré" ( je n'aime pas cette expression) en dérange plus d'un, surtout en europe.

je garderais tjrs en mémoire sa réaction face à Perez à Davos, il a affirmé avec force sa postion ( en regardant son interlocuteur droit dans les yeux !) et celà en gardant tout le respect qui lui devait ...


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MessageSujet: Re: La nouvelle diplomatie turque?   Lun 19 Oct 2009 - 23:41

la Turquie est critiqué /mal vue en europe, alors qu en afrique du nord au moyen orient et en asie centrale elle fait office de leader/puissance

je pense que pour la turquie c est le meilleur choix que de se tourné vers les pays de ces region que vers l europe .

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MessageSujet: abes   Mar 20 Oct 2009 - 2:22

La Turquie a misé sur l'UE et perdu son pari. Maintenant, elle se tourne vers les pays du Moyen Orient en tant que marchés potentiels pour son industrie en plein essor. Prendre la Turquie comme exemple, d'accord, la prendre comme leader prouverait que les Arabes n'ont rien retenu de l'Histoire. Autant fermer les facs d'Histoire et que les Arabes se déclarent peuples amnésiques. Les Turcs, depuis les Seldjoukides, n'ont plus jamais fait confiance aux Arabes et ca a trés bien marché pour eux comme ça. La perennité de l'Empire Ottoman est là pour le prouver. Quand les successeurs de l'Empire Ottoman ont dû faire face aux appetits des puissances coloniales occidentales, ils ont préférés laisser tomber les pays arabes sous leur protection pour sauver leur pays. Je ne leur en veut pas, ils ont fait ce qu'il fallait faire, mais c'est aux Arabes de se rendre compte que les Turcs ne vont jamais remplir le rôle du sauveur du monde arabe. Ils vont juste exploiter la situation au mieux de leurs interêts.
A mon avis, la leçons à retenir de l'expérience turque, c'est que la Turquie est un pays laïc gouverné par des islamistes qui n'ont jamais remis en cause la laïcité. Coup dur pour nos islamistes. Ce que les Islamistes arabes n'ont jamais voulu comprendre et qui s'étale là, sous leurs yeux, comme pour les narguer, c'est que les électeurs arabes n'attendent pas d'eux l'application de la chariâ, exactement comme en Turquie. Les électeurs turques ont voté pour un parti qui se référe aux percéptes de l'Islam en tant que cadre éthique de l'exercice du pouvoir. Aucun débit de boissons alcoolisées n'a été fermé, le hijab n'a pas été imposé aux femmes et les gens sont toujours libres d'exprimer leurs opinions, même laïques et anti-islamistes, sans se retrouver en prison ou sous le coup d'une fatwa réclamant leur mise à mort. Les cadres du PJD turc au pouvoir ont administré l'économie de leur pays en bons gestionnaires et c'est ce que attendaient d'eux leurs électeurs, qui les ont reconduit au pouvoir. Personne en Turquie ne leur a reproché de ne pas avoir appliqué la chariâ et de s'être essentiellement occupé du développement du pays. Bien au contraire. Un coup trés dur pour les islamistes arabes, qui ne concoivent l'exercice du pouvoir qu'en tant qu'opportunité d'appliquer la chariâ. Ils n'arrivent toujours pas a admettre que les gens s'en foutent royalement de l'application de la chariâ, ce qu'ils veulent, c'est un dynamisme économique qui leur donnerait du travail et un pouvoir d'achat. Seuls les Islamistes turcs ont compris ça.
D'autre part, les Turcs sont pragmatiques. Et trés hypocrites, ce que personne ne peut là encore leur reprocher, puisqu'ils agissent dans le sens des interêts de leur pays. Quand l'ex-premier ministre danois a été proposé au poste de SG de l'OTAN, les Turcs ont remué ciel et terre pour faire capoter la candidature de celui qui avait défendu le journal ayant publié des caricatures du prophéte. Ce que les masses arabes ont beaucoup apprécié. Mais dés que la Turquie a obtenu des compensations en échange de la nomination de Rasmussen à la tête de l'OTAN, la ferveur islamique des Turcs s'est rapidement et étrangement évaporée. Bizarrement, les masses arabes n'ont pas réagi. Ce qui veut dire que les Turcs ont bien compris la mentalité des masses arabes. Les Arabes se contentent de slogans creux pour prétendre à la dignité.
Nous, Marocains, ne devons jamais oublier le leg de nos ancêtres, qui ont repoussé les Turcs Ottomans et ont toujours refusé de se soumettre à l'autorité de la "Porte sublime". La Turquie, à l'instar de l'Empire Ottoman, ne défend pas le monde arabe, elle ne défend que ses propres interêts. C'est un pays dont j'admire la réussite exemplaire, mais j'estime que voir en les Turcs des sauveurs et des défenseurs des interêts du monde arabe reviendrait à commettre la même faute que les Arabes d'antan.
La vraie leçon à retenir des Turcs, c'est que se sont des gens qui n'ont pas hésité de s'allier à Israël quand ca arrangeait leurs interêts. Et n'ont pas hésité non plus à tourner le dos aux Israéliens, puisque leurs interêts ont changé de direction. Même si je doute profondément de la véracité de ce revirement.
En conclusion, faisons comme eux, mais surtout, ne croyons pas en eux.
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MessageSujet: Re: La nouvelle diplomatie turque?   Mar 20 Oct 2009 - 8:53

oui , y a pas photo que chacun travail pour sa poire, la ou je voulais en venir, c est que la turquie a plus de prestige dans les regions que j ai cité qu en europe (ou des baton sont mis pour rendre son adhesion plus difficile sans que se soit pour des raison economique ou politique , mais clairement pour des raison ideologique )

un petit point que j aimerai abordé sammy , c est au sujet du comportement turc pragmatique avec les pays arabe (alliance a israel...)

je pense qu il faut rapellé que les turc on en souvenir le soulevement arabe fomenté par lawrence" d arabie" contre le protecteur ottoman, du moin la puissance administrante du proche orient (palestine ;syrie, jordanie)

soulevement qui pormettait au bedouin de cette region la souvrainté apres le depart des turc, promesse que l awrence ne put jamais tenir car un accort secret "accord Sykes-Picot" entre la france et la G.B prevoyé le decoupage de ces territoire desquel etait chassé les ottoman.


en gros, pour les turc, ce qui se passe maintenant au proche orient et la responsabilité des arabe et non la leur et il n ont pas de scrupule a avoir pour un probleme crée a cause de ceux qui les ont chassé a savoir les bedouin arabe du proche orient qui ont suivi les angais et chassé les turc, les anglais ont permi la creation d un foyé juif donc indirectement les arabe sont a l origine de leur probleme (ou encore les arabe pays pour avoir chassé les turc )

bref c etait juste pour tenté d expliqué le pragmatisme turc a l egar de la situation au proche orient et des pays arabe.


mais quoi qu il en soit la turquie dispose d un prestige considerable dans les pays des region afrique du nord/M.O/asie centrale (modele economique /militaire/politique/de stabilité) .qu elle ne dispose pas en europe malgré ses qualité qui sont masqué par sont identité

des pays beaucoup moin lotie economiquement ou d autre encore corrompue (pays d europe de l est) ont etait appelé a rentré par l union meme, du moin leur adhesion n a etait qu une formalité la ou l adhesion de la turquie est toujour soumise a de nouvelle condition , toujour repoussé, remise en question etc.

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MessageSujet: Re: La nouvelle diplomatie turque?   Mar 20 Oct 2009 - 11:51

Salam,

La situation économique actuelle de la turquie est plutot bonne parce que le Gvt mène une politique économique et monétaire rigoureuse. Le rigorisme de l'AKP est d'abord économique avant d'être idéologique. A l'epoque des gvts pro-occidentaux (tansu ciller), l'inflation etait élevée et la corruption faisait rage et c'est pour ces raisons que les turcs se sont tourné, d'abord vers Necmetin Herabaktiar (désolé pour l'orthographe, je fais dans le phonétique), puis vers Erdogan qui déjà maire d'istanbul, avait montré la voie d'une gestion rigoureuse.
Il n'y a que les européens pour ignorer que la Turquie est un pays profondément musulmans, meme s'il est laique. Par ailleurs les européens ont vite oublier que la turquie etait le premiers remparts contre le pacte de varsovie. La turquie avait abrité des forces nucléaires US, qui avaient entrainé une surenchère sovietique en installant des missiles à Cuba. La turquie, en cas de conflit majeur, aurait été l'un des premiers pays vitrifié par les russes, et ça beaucoup l'ont oublié. Sauf les USA qui se battent pour faire admettre la turquie dans l'UE.
Le seul avantage que pourrait en tirer la turquie serait de bénéficier à terme d'une monnaie de référence (euro), pour le reste je pense qu'il ne faut pas en attendre grand chose.

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MessageSujet: Re: La nouvelle diplomatie turque?   Mar 20 Oct 2009 - 13:42

l´europe n´a plus rien a donner meme,plus aucun pays de l´old europe ne boucle 1% de croissance,au contraire,le trend est baissier,l´europe de l´est a tout rasé ce qui etait encore la,la turquie peut faire mieux seule

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MessageSujet: Re: La nouvelle diplomatie turque?   Mar 20 Oct 2009 - 21:18

Samy, la Turquie s'islamise, je parle en connaissance de cause, le gouvernement islamiste de l'AKP sont très pragmatiques, en fait, c'est le contraire des islamistes arabes, ils parlent peu mais agissent beaucoup, c'est aussi le cas avec l'état, je t'explique..

En 6 ans de pouvoir, ils ont remplacer presque tout les hauts-fonctionnaires laïques et praticiennes, ils les ont remplacés par des gens beaucoup plus conservateur et islamiste, les recteurs des universités étaient tous laïcs anti-AKP, aujourd'hui, ils ont presque tous étaient remplacer par des recteurs islamistes ou conservateurs..

Je parle aussi des médias, l'histoire de l'ex-magnat turc qui s'est enfuis en France, je parle de Cem (Jam) Uzan, pourquoi, il s'est opposé à l'AKP..

Pareil pour les gouverneurs, les gouverneurs sont tous du tendance de l'AKP, l'armée aussi à était affaiblit, voire saigner à sang par les islamistes, aujourd'hui, leur pouvoir diminue de jour en jour..

L'objectif est d'affaiblir les institutions étatiques (armée, élites nobilitas, etc..), puis les juger (l'affaire Ergenekon) et remplacer par des gens proches du parti..

La société turque s'islamise, pas comme en Iran, d'un seul coup, mais petite à petit...en parlant de sa, on aurait jamais vue ce genre d'image, il y à 10 ans, c'est une ancienne ville gauchiste (marxiste-léniniste) aujourd'hui, beaucoup d'anciens communistes sont devenus des islamistes..aujourd'hui, le gouvernement aide ses religieux..





















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MessageSujet: Re: La nouvelle diplomatie turque?   Mar 20 Oct 2009 - 21:24

je n'éspére pas voir la belle Turquie dans un Etat comme l'Iran

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MessageSujet: Re: La nouvelle diplomatie turque?   Mar 20 Oct 2009 - 21:27

Fremo a écrit:
je n'éspére pas voir la belle Turquie dans un Etat comme l'Iran

En fait c'est gagnant-gagnant, l'AKP aide ses groupes, en contre partie, ses groupes aident le gouvernement dans leur discours et parmi la plèbe..

Par exemple, j'ai remarqué des policiers faire la prière dans les mosquées, pareil pour les militaires..
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MessageSujet: Re: La nouvelle diplomatie turque?   Mar 20 Oct 2009 - 21:31

barbaros pacha a écrit:
Samy, la Turquie s'islamise...

La plupart des pays musulmans s'islamisent, ça n'a rien de nouveau, cette tendance a commencé pendant la fin des 70s et le début des 80s. dans certains pays les islamistes ont du mal à arriver au pouvoir pour diverses raisons: manque de pragmatisme comme tu dis, la religion est le ''monopole'' de l'Etat comme le maroc, conflit de pouvoir et d'intêrtet comme l'Egypte... mais les peuples s'islamisent et c'est inévitable! ceux qui ''n'ont pas la même façon de voir les choses'' pour ne pas dire ''ennemis des islamistes'' ou encore ''les laîcs extrêmistes '' ont du mal a avouer l'islamisation des peuples... mais franchement, entre ce qu'on veut/peut avouer et la réalité il y a un écart considérable.
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MessageSujet: Re: La nouvelle diplomatie turque?   Mar 20 Oct 2009 - 22:02

Fremo a écrit:
je n'éspére pas voir la belle Turquie dans un Etat comme l'Iran

Non, pas l'Iran, mais la Turquie se dirige vers une concept politique de style néo-ottomane, l'idéologie développer par le ministère des affaires étrangères actuels..
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MessageSujet: Re: La nouvelle diplomatie turque?   Mar 20 Oct 2009 - 23:26

Voici le trio qui gouverne la Turquie..

- Le président Abdullah Gül (d'origine arabe)
- Le premier ministre Recep Tayyip Erdogan (d'origine circassienne)
- Le chef d'état major turc, le général Basbug (d'origine macédonienne)

Mais ils sont turcs avant tout..



Et n'oublions le 4ème mais le plus influent des hommes politiques, Bülent Arinç, il est très influent..





Et Taner Yildiz, qui à un grand potentiel..

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MessageSujet: Re: La nouvelle diplomatie turque?   Mar 20 Oct 2009 - 23:32

barbaros pacha a écrit:
Voici le trio qui gouverne la Turquie..

- Le président Abdullah Gül (d'origine arabe)
- Le premier ministre Recep Tayyip Erdogan (d'origine circassienne)
- Le chef d'état major turc, le général Basbug (d'origine macédonienne)

Mais ils sont turcs avant tout..

avec ce Trio la Turquie a devant elle un futur briant, vers la place du leader des musulmans

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MessageSujet: Re: La nouvelle diplomatie turque?   Mer 21 Oct 2009 - 1:41

Les photos que tu as publié m'ont étonné Barbaros jamais je n'aurai cru que la Turquie évolue dans ce sens
Les femmes portent non pas des hijabs, mais des burkas Que l'AKP prenne le contrôle des institutions et bride l'armée n'est pas une mauvaise chose en soi, mais si c'est pour tomber dans un conservatisme rétrograde, pauvre Turquie L'AKP a pu émerger dans un systéme laïc, mais si le systéme politique est islamisé, aucune tendance politique laïque ne pourra y avoir sa place
Mais il faut avouer que jusqu'à présent, l'AKP a plutôt fait du bon travail. Peut être qu'il sortira de l'expérience turque un nouveau model d'islamisme
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MessageSujet: Re: La nouvelle diplomatie turque?   Mer 21 Oct 2009 - 1:51

Samyadams a écrit:
Les photos que tu as publié m'ont étonné Barbaros jamais je n'aurai cru que la Turquie évolue dans ce sens
Les femmes portent non pas des hijabs, mais des burkas Que l'AKP prenne le contrôle des institutions et bride l'armée n'est pas une mauvaise chose en soi, mais si c'est pour tomber dans un conservatisme rétrograde, pauvre Turquie L'AKP a pu émerger dans un systéme laïc, mais si le systéme politique est islamisé, aucune tendance politique laïque ne pourra y avoir sa place
Mais il faut avouer que jusqu'à présent, l'AKP a plutôt fait du bon travail. Peut être qu'il sortira de l'expérience turque un nouveau model d'islamisme

après la chute de l'urss les sociétés musulmanes s'islamisent de plus en plus, et qu'on le veuille ou non, c'est inévitable, après, chacun ses préférences, ce qu'il veut, ce qu'il souhaite, mais ça n'a aucune influence sur l'évolution des choses... c'est une fatalité! mais ce n'est pas forcément une mauvaise choses, laissons l'histoire juger l'islamisme comme il a jugé les autres idéologies...; l'islam politique c'est pas les talibans!
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