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 Actualités internationales

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hanazakari
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MessageSujet: Re: Actualités internationales   Mer 11 Nov - 21:44

je trouve que c'est une bonne initiative de la part du producteur : Peter Jackson
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Samyadams
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MessageSujet: Re: Actualités internationales   Mer 11 Nov - 22:13

FAMAS a écrit:
Citation :
Epic Muhammad movie in pipeline

An epic movie about Islam's Prophet Muhammad is in the pipeline, backed by a producer of the Lord of the Rings.
American Barrie Osborne, who also produced The Matrix, told Reuters the film would be an "international epic" aimed at "bridging cultures".
In accordance with Islamic rules, the Prophet cannot be depicted on screen. Images of the Prophet are considered blasphemous by Muslims.
The $150m (£91m) English language film should go into production in 2011.
2010 talks
Qatari media company Alnoor Holdings, which is behind the plans, said it wanted to attract the "best international talent" for the film.
"The film will educate people about the true meaning of Islam," Osborne said.
Raja Sharif, vice president of international projects at Alnoor, told Reuters he expected to conclude deals next year.
http://news.bbc.co.uk/2/hi/entertainment/8337721.stm
[/quote]
Pour ceux qui ont vu le film "Matrix" rappelez vous la scéne presque à la fin, quand un combattant de la rebellion est venu annoncer la victoire. Il s'est adressé aux populations refugiées dans une sorte de grotte en commencant par les appeler "SION" Si les Musulmans veulent un film qui décrive réellement qui était notre prophéte (sws), sans arrières pensées politiques, ils n'ont qu'à le produire eux mêmes
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MAATAWI
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MessageSujet: Re: Actualités internationales   Jeu 12 Nov - 6:46

Citation :


Huit soldats tués par une mine dans les zones tribales au Pakistan

LEMONDE.FR avec AFP | 11.11.09 | 14h32


Huit soldats ont été tués, mercredi 11 novembre, par l'explosion d'une mine au passage de leur convoi dans les zones tribales du nord-ouest du Pakistan, dans un des bastions des talibans alliés à Al-Qaida près de la frontière afghane, a annoncé l'armée.

Ils ont péri dans le district de Mohmand où huit autres militaires sont portés disparus depuis l'attaque, dans la matinée, d'un autre convoi. "Huit soldats ont été tués et deux blessés quand leur véhicule a touché une mine", a déclaré le commandant Fazal ur-Rehman, porte-parole du corps des gardes-frontière, auquel appartenaient les victimes.

Les zones tribales frontalières avec l'Afghanistan sont considérées comme le nouveau sanctuaire d'Al-Qaida et de talibans afghans qui y ont installé des bases arrière, soutenus par les talibans pakistanais.

L'armée a lancé le 17 octobre une offensive terrestre dans le district tribal du Waziristan du Sud, plus au sud, le fief du Mouvement des talibans du Pakistan (TTP), qui a fait allégeance à Al-Qaida et dont les kamikazes sont responsables de la plupart des attentats qui ont fait environ 2 500 morts dans tout le pays depuis juillet 2007.

Dans la matinée de mercredi déjà, des talibans avaient attaqué un convoi de 52 soldats des Frontier Corps dans la zone de Ghanam Shah du district de Mohmand, avaient annoncé des responsables de l'administration locale. "Nous avons établi le contact avec 40 d'entre eux, les cadavres de deux autres ont été retrouvés et dix sont portés disparus", avait précisé l'un de ces responsables, Rasool Khan.

Mais, dans la soirée, il a annoncé que deux des disparus avaient également rétabli le contact avec leur hiérarchie, qui a lancé des recherches pour les huit toujours manquants. Dix insurgés islamistes avaient été tués par des missiles tirés par un hélicoptère de combat de l'armée appelé en renfort après l'embuscade, avait assuré également M. Khan.


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MessageSujet: Re: Actualités internationales   Jeu 12 Nov - 8:20

Samyadams a écrit:
FAMAS a écrit:
Citation :
Epic Muhammad movie in pipeline

An epic movie about Islam's Prophet Muhammad is in the pipeline, backed by a producer of the Lord of the Rings.
American Barrie Osborne, who also produced The Matrix, told Reuters the film would be an "international epic" aimed at "bridging cultures".
In accordance with Islamic rules, the Prophet cannot be depicted on screen. Images of the Prophet are considered blasphemous by Muslims.
The $150m (£91m) English language film should go into production in 2011.
2010 talks
Qatari media company Alnoor Holdings, which is behind the plans, said it wanted to attract the "best international talent" for the film.
"The film will educate people about the true meaning of Islam," Osborne said.
Raja Sharif, vice president of international projects at Alnoor, told Reuters he expected to conclude deals next year.
http://news.bbc.co.uk/2/hi/entertainment/8337721.stm
[/quote]
Pour ceux qui ont vu le film "Matrix" rappelez vous la scéne presque à la fin, quand un combattant de la rebellion est venu annoncer la victoire. Il s'est adressé aux populations refugiées dans une sorte de grotte en commencant par les appeler "SION" Si les Musulmans veulent un film qui décrive réellement qui était notre prophéte (sws), sans arrières pensées politiques, ils n'ont qu'à le produire eux mêmes
dans Matrix la derniere city de l`humanite est Sion qui peut donne allusion a jerusaleme mais le film est plein de ces ressemblance
si les musulmans produisent eux meme le film ca sera nul et on ne le verra que sur la RTM et compagnie comme le messager meme avec des acteurs tel que anthony quinn il n a connu aucun succe. en plus si des films americains commence a traiter de tels sujets de maniere objective on peut etre certains que l oppinion publique aux usa va changer le cinema est l`un des rares moyens qui leurs permettent de connaitre le monde exterieurs

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MessageSujet: Re: Actualités internationales   Jeu 12 Nov - 8:31

C'est de la "manière objective" de traiter le sujet qu'il est question. Partant des faits historiques concernant la vie du prophéte, il est possible de produire quatre ou cinq scénarios totalement différents les uns des autres, sans jamais dévier d'un iota de ces faits. Tout est dans la manière de présenter ces faits.
Ils ont un art certain pour faire passer leur message en douce, comme tu le confirme toi même Tom. Dans le film Matrix, ils ont réussi à nous rendre sympathique une communauté assimilée à celle d'Israël, assiegée par les "hordes barbares", c'est à dire nous mêmes, les Arabes. Et nous avons applaudi
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MAATAWI
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MessageSujet: Re: Actualités internationales   Jeu 12 Nov - 12:09

Citation :

Renforts en Afghanistan : Obama fait pression sur Karzaï








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Ce conflit a déjà tué plus de 800 soldats américains. Crédits photo : AFP

L'ambassadeur américain à Kaboul se dit très réservé sur l'envoi de troupes supplémentaires en Afghanistan, tant que la corruption n'est pas jugulée. Un avis que le président américain a pris en compte lors d'un conseil de guerre cette nuit.


L'ambassadeur américain à Kaboul s'est montré très clair, révèle le Washington Post. Karl Eikenberry a fait connaître mercredi à Barack Obama peu avant un conseil de guerre à la Maison-Blanche ses réticences face au déploiement de renforts en Afghanistan. Selon le quotidien, l'ambassadeur se montre très réservé sur cette question tant que le gouvernement afghan n'aura pas montré qu'il peut éliminer la corruption, qui a permis une résurgence des talibans dans le pays. Karl Eikenberry aurait également évoqué des inquiétudes quant au comportement imprévisible d'Hamid Karzaï.
Des craintes que le président américain semble avoir pris en compte, compte tenu des déclarations faites mercredi soir, à l'issue de ce conseil de guerre, par un haut responsable américain. «Le président pense qu'il faut signifier clairement au gouvernement afghan que notre engagement n'est pas illimité» a-t-il indiqué, sous couvert d'anonymat. «Après des années au cours desquelles les Américains se sont investis de manière substantielle, la gouvernance en Afghanistan doit s'améliorer dans un délai raisonnable pour que nous réussissions à transférer les responsabilités à notre partenaire afghan».
«Karzaï n'est pas erratique», répond Kaboul



Pendant plus de deux heures mercredi, Barack Obama a examiné avec attention les différentes stratégies possibles en Afghanistan en compagnie de son vice-président Joe Biden et ses principaux ministres, généraux et conseillers. Il n'aurait pour l'heure pas encore pris de décision. Selon l'agence AP, le président n'aurait en effet pas été convaincu par les propositions qui lui ont été faites. Pour autant, Barack Obama devrait se décider d'ici quelques semaines, a indiqué son porte-parole Robert Gibbs. Son homologue britannique Gordon Brown, partenaire clé en Afghanistan, assure de son côté qu'il ne s'agit que d'une question de jours. La tâche du président américain est d'autant plus délicate que l'opposition va grandissante chez les Américains face à une guerre qui, en plus de huit ans de combats, a déjà coûté la vie à plus de 800 soldats américains.
Kaboul a répondu jeudi aux craintes américaines, tout en pointant du doigt la responsabilité internationale. « Nous sommes sérieux dans cet engagement [contre la corruption, ndlr] vis à vis de la communauté internationale», a indiqué un porte-parole de la présidence, Siamak Herawi. «Mais en même temps, nous voulons que la communauté internationale fasse davantage pour éliminer la corruption qu'elle génère à travers l'aide qu'elle verse. Elle doit éliminer la corruption qui existe dans les systèmes actuels de contrats». Le porte-parole a également réagi aux attaques concernant Hamid Karzaï. «Le président Karzaï n'est pas erratique. C'est lui qui a réussi à maintenir l'unité du pays et empêcher le retour à la guerre civile. Il a essayé d'être un partenaire loyal de la communauté internationale tout en veillant dans le même temps à la sauvegarde des intérêts de l'Afghanistan», a-t-il assuré.

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MessageSujet: Re: Actualités internationales   Ven 13 Nov - 10:50

Citation :
Bachar al-Assad oppose une fin de non-recevoir à Israël

PARIS (Reuters) - Le président syrien Bachar al-Assad a opposé une fin de non-recevoir au Premier ministre israélien, qui s'est dit prêt à le rencontrer sans condition préalable, l'accusant de "jouer sur les mots".
"La Syrie n'a pas de conditions, la Syrie a des droits et la Syrie ne cèdera jamais sur ces droits", a-t-il déclaré à l'issue d'un entretien et d'un déjeuner de travail avec le président français Nicolas Sarkozy, au Palais de l'Elysée.

"Tous ces jeux sur les mots de la part des Israéliens visent à ce qu'il n'y ait ni exigence ni droits qui pourraient être récupérés ou restitués", a-t-il ajouté. "Mais cela ne pourra qu'accentuer l'instabilité dans la région."

Bachar al-Assad a expliqué que des discussions israélo-syriennes devaient porter sur la restitution des territoires occupés par Israël dans le Golan depuis 1967.

"Pour ce sujet, il y a un cadre de référence, il y a également des mécanismes qui existent", a-t-il poursuivi, en renvoyant ces discussions au niveau des experts.

Il faisait allusion aux négociations indirectes engagées en mai 2008 entre la Syrie et Israël par l'intermédiaire de la Turquie et interrompues à la suite de l'offensive israélienne dans la bande de Gaza, fin décembre 2008-début janvier 2009.

"Ce sont les négociateurs qui sont spécialisés dans ces négociations qui connaissent et maîtrisent ce mécanisme. Ce n'est ni moi ni M. Netanyahu", a-t-il dit. "Si M. Netanyahu est sérieux, il peut envoyer son équipe d'experts, nous enverrons notre équipe d'experts en Turquie, ils pourront alors parler, s'ils sont vraiment intéressés par la paix."

Benjamin Netanyahu, qui a été reçu mercredi par Nicolas Sarkozy, avait fait savoir, après cet entretien, qu'il était prêt à rencontrer le président syrien n'importe où et n'importe quand, pourvu qu'il n'y ait pas de conditions préalables.

Emmanuel Jarry, édité par Yves Clarisse

http://www.lemonde.fr/web/depeches/0,14-0,39-40897809@7-37,0.html

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MessageSujet: Re: Actualités internationales   Ven 13 Nov - 12:04

La frégate de surveillance Floréal intercepte des embarcations suspectes
Code:

[b]Le jeudi 12 novembre 2009, la frégate de surveillance Floréal, opérant dans le cadre de l’opération européenne Atalante, a intercepté un bateau-mère et deux skiffs, à 650 nautiques à l’est d’Hobyo (Somalie) et à 500 nautiques au nord nord-ouest des Seychelles. 12 pirates présumés sont retenus. Un matériel important a été saisi : armement (fusils d’assaut, lance-roquettes), munitions, grappins, système de navigation par satellite et près de 2 500 litres de carburant.[/b]


Le 11 novembre, l’avion de patrouille maritime luxembourgeois engagé dans l’opération Atalante a guidé le Floréal vers la zone où opéraient des embarcations suspectes. La frégate française a reçu l’ordre de les prendre en chasse.
La France participe à l’opération de l’Union européenne, EUNAVFOR Atalante, depuis sa création en décembre 2008. La force européenne agit en appui des résolutions 1814, 1816, 1838 et 1846 du conseil de sécurité de l’ONU (CSNU).
source Dicod

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MessageSujet: Re: Actualités internationales   Ven 13 Nov - 19:35

Russie-UE : la sécurité européenne au menu du sommet


Citation :

Les participants au sommet Russie-UE du 18 novembre prochain devraient se pencher sur l’initiative du président russe Dmitri Medvedev visant à créer un espace euratlantique commun de sécurité, a espéré vendredi l’ambassadeur russe auprès de l’Union européenne Vladimir Tchijov.


Selon le diplomate, Moscou propose de faire en sorte que les engagements politiques des Etats de l’espace euratlantique consacrés dans différents documents internationaux deviennent juridiquement contraignants.
"Il y a cependant aujourd’hui différents niveaux de sécurité dans l’espace euratlantique", a-t-il indiqué lors d’une conférence de presse à Bruxelles.
Et d’expliquer que l’Otan affirmait notamment que les engagements juridiquement contraignants en matière de sécurité n’existaient que pour les membres de l’Alliance, alors que pour tous les autres existait l’Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe (OSCE).


"La Russie veut éviter la division en +première et seconde catégories+", a souligné le délégué permanent russe auprès de l’UE.
"Le nouveau traité doit s’étendre à tous les pays de l’espace euratlantique et comprendre toutes les organisations impliquées dans la sécurité, notamment l’Otan et l’OSCE", a conclu le diplomate russe.
Le président Medvedev a formulé en juin 2008 à Berlin l’idée d’un traité de sécurité en Europe dont les piliers sont le respect de la souveraineté et de l’intégrité territoriale des Etats, le non-recours à la force armée, le contrôle des armements et le principe selon lequel aucune organisation internationale n’a le droit exclusif d’assurer la sécurité en Europe.
rianovosti© RIA NOVOSTI.

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MessageSujet: Re: Actualités internationales   Ven 13 Nov - 19:44

L’Europe face à un monde multipolaire en déséquilibre



Citation :

La place de l’Europe est loin d’être assurée sur l’échiquier géopolitique, actuellement en pleine reconfiguration. Pourtant, cela fait déjà un bon moment que les évolutions en cours sont amorcées et que les grandes lignes de ces mutations se dessinent de manière plutôt limpide. Ce que l’on désignait, au lendemain de la disparition de l’Union soviétique, comme « le moment unipolaire » touche inexorablement à sa fin, n’en déplaisent à ceux qui voulaient, et pour certains voudraient encore, y placer tous leurs espoirs.


Les Etats-Unis, toujours soucieux de maintenir leur leadership dans les affaires de la planète, ont été longtemps agacés d’entendre parler de « monde multipolaire ». Ils y voyaient l’expression codée d’un complot anti-américain. Auquel agacement les responsables européens, en particulier français, n’avait de cesse de rétorquer qu’il s’agissait non point d’un projet, mais d’un constat tout simple.
Etat des lieux – hier comme aujourd’hui
Or ce constat n’est pas aussi nécessairement réjouissant que l’on pourrait croire de prime abord. Car si un ordre mondial articulé autour d’un seul pôle prédominant comporte incontestablement la tentation forte de l’abus de pouvoir, la multipolarité n’est pas pour autant, elle non plus, la panacée : elle n’est ni une garantie ni une valeur en soi. A vrai dire, rien ne nous assure qu’un système multipolaire soit forcément basé sur des rapports équilibrés et coopératifs. De surcroît, et ceci concerne directement les citoyens de notre vieux continent, rien ne nous dit non plus que l’Europe figurera parmi les futurs pôles de puissance. Bien au contraire. Si les tendances actuelles se poursuivent et se confirment, elle risque de devenir, comme Hubert Védrine l’avait judicieusement observé, « l’idiot du village global ».[1] D’après l’ancien ministre français des Affaires étrangères, l’Europe se condamnerait en s’attachant à sa conception très ingénue (et très solitaire) selon laquelle nous serions déjà dans une grande famille, celle de « la communauté internationale ». Ajoutons-y tout de suite une autre tare. A savoir l’aisance stupéfiante avec laquelle l’écrasante majorité des gouvernements européens se sont habitués à vivre dans la dépendance d’une puissance tierce. De ce point de vue, l’identité de celle-ci est tout à fait secondaire. Pour l’heure, il s’agit de l’Amérique, mais une fois les fondements matériels (perte/abandon d’autonomie dans les secteurs stratégiques) et psychologiques (réflexes d’alignement et d’autocensure des élites) d’une situation de subordination sont établis, le piège de l’abdication de la souveraineté se referme - et la sujétion se perpétue qui que soit la puissance tutélaire.
A leur grand désarroi, les Européens ne peuvent même pas trouver réconfort dans l’idée que le danger serait nouveau, les mutations récentes, et leurs propres faiblesses dues à des difficultés d’adaptation dans un monde qui change à une vitesse vertigineuse. Car les questions de fond auxquelles ils doivent répondre d’urgence sont posées depuis de longues décennies. Pour témoin, un rapport rédigé il y a plus de trente ans par le Premier ministre belge Leo Tindemans, qui avait dressé le diagnostic avec une impressionnante exactitude.[2] Les thèmes qu’il évoque et les interrogations qu’il soulève ont pu changer de forme ou d’intensité, mais certainement pas de nature.
Les propos prémonitoires du Rapport Tindemans
C’est en décembre 1975 que le Premier ministre Tindemans adresse son rapport à ses homologues européens, mais la plupart des observations qu’il contient gardent, de nos jours encore, toute leur fraîcheur. Son analyse reste pertinente lorsqu’il parle des défis à l’échelle globale : « L’inégalité dans la distribution des richesses menace la stabilité du système économique mondial, l’épuisement des ressources pèse sur l’avenir de la société industrielle, l’internationalisation de la vie économique accroît la dépendance de notre système de production ». De même, le document n’a pas vieilli d’une ride quand il met en exergue les risques que comporte le recul des Etats : « Depuis trente ans, le poids relatif et l’influence de nos États dans le monde n’ont cessé de se dégrader. Parallèlement, l’emprise des gouvernements nationaux sur les leviers qui permettent d’influencer l’avenir de nos sociétés s’est constamment réduite. Sur le plan interne comme sur le plan externe, la marge de manœuvre des États a diminué. Le danger est grand de cette double spirale d’impuissance, qui conduit de la faiblesse à la dépendance, source elle-même de nouveaux abandons ».
Les propos de Tindemans restent aussi d’actualité lorsqu’il s’agit des attentes des citoyens, et des impératifs stratégiques que l’Europe ne doit surtout pas perdre de vue si elle veut être en mesure d’y répondre : « Nos peuples attendent de l’Union européenne qu’elle exprime, là où il le faut et où on l’attend, la voix de l’Europe. Que notre action commune défende efficacement nos intérêts légitimes, qu’elle assure les bases d’une véritable sécurité dans un monde plus équitable ». Pour ce faire, « L’Europe doit fuir à la fois l’isolement, le repli sur soi qui la mettrait en marge de l’histoire, mais aussi la sujétion, l’étroite dépendance, qui l’empêcherait d’exprimer sa voix. Elle doit retrouver une certaine maîtrise de son destin ». Sur ce point, le Premier ministre belge se révèle être complètement au diapason avec le sentiment profond, et remarquablement constant, des citoyens. Ce n’est pas un hasard si, dans les Eurobaromètres successifs, la PESC (politique étrangère et de sécurité commune) et la Défense européenne continuent de bénéficier du soutien massif (plus de 70%) de l’opinion publique – avec une majorité écrasante (plus de 80%) lorsqu’il s’agit de préciser que cette politique européenne « doit être indépendante des Etats-Unis ».


En effet, l’une des principales vertus du Rapport Tindemans est que, concernant nos relations avec l’Amérique, il n’hésite pas de mettre le doigt sur les vérités qui dérangent. Même de nos jours, il est rare de trouver des responsables européens prêts à admettre des évidences tel le fait que si l’Europe s’est construite, c’est aussi, sinon surtout, pour pouvoir peser face aux Etats-Unis. Ou à évoquer l’hypothèse, ô combien sacrilège, que nos intérêts respectifs peuvent ne pas toujours être identiques au sein de cette grande famille transatlantique qui, par ailleurs, n’est pas non plus forcément monolithique. « Les relations avec les États-Unis, qui sont à la fois alliés, nos partenaires et parfois nos concurrents, posent à l’Union européenne des questions d’une grande ampleur. La nécessité pour l’Europe de parler d’une seule voix dans ses rapports avec les États-Unis est une des motivations profondes de la construction européenne ». L’objectif est d’« établir avec les États-Unis des rapports fondés sur le principe de l’égalité, exempts de toute idée de sujétion, qui reflètent à la fois ce qu’il y a de commun dans nos valeurs fondamentales, nos intérêts et nos responsabilités, et ce qu’il y a de différent dans le destin de nos deux régions du monde ».
Le facteur américain au cœur du problème
Or sur ce point crucial, qui constitue le nœud des questions de fond concernant la construction européenne, les visions des Etats membres restent incompatibles les unes avec les autres. Ou, pour reprendre les termes euphémistiques du rapport Tindemans, les capitales européennes sont loin, très loin, « d’arriver à une appréciation rigoureusement identique des rapports entre les États-Unis et l’Europe ». Rien d’étonnant à cela. Les Etats-Unis ont toujours été le grand sujet tabou des discussions en matière de PESC, et ceci malgré le fait que les prises de position des uns et des autres se définissent essentiellement par rapport à ce non-dit qu’est la position, bien connue et/ou discrètement communiquée d’avance, des autorités washingtoniennes. Et malgré aussi le fait que la première question que se posent les responsables des pays tiers au sujet de la politique étrangère et de défense de l’UE, est de savoir si elle se construit comme un complément ou comme un contrepoids à la politique américaine. Question laissée indéfiniment en suspens.
Déjà en 1973, lors de la rédaction de la « Déclaration sur l’identité européenne », une différence subtile, mais parlante, entre les versions anglaise et française rend compte des visions diamétralement opposées. Pour les Français, les relations avec l’Amérique ne doivent pas influencer, d’aucune manière, l’affirmation d’une politique européenne qu’ils veulent voir indépendante (« Les liens étroits qui existent entre les Etats-Unis et l’Europe des Neuf n’affectent pas la détermination des Neuf de s’affirmer comme une entité distincte et originale »), alors même que les Britanniques préfèrent souligner qu’ils nient jusqu’à l’idée même d’une éventuelle contradiction entre les deux (“The close ties between the United States and Europe of the Nine do not conflict with the determination of the Nine to establish themselves as a distinct and original entity.” ).[3]
Cette opposition fondamentale est à l’origine des tribulations futures de la PESC/PESD (politique européenne de sécurité et de défense), et explique bon nombre d’organigrammes surréalistes, de formules fantasques et d’épisodes ubuesques. Comme l’avait observé Nicole Gnesotto, ancienne directrice de l’Institut des Etudes de sécurité de l’UE : « Alors que les Européens peuvent assez facilement tomber d’accord sur une vision plus ou moins commune du monde, ils sont divisés sur le rôle de l’Union pour gérer les crises du monde. Puisque ce rôle est largement fonction du type de relations que chacun des Etats membres souhaite construire avec les Etats-Unis, de manière bilatérale ou dans les cadres de l’OTAN, les Européens n’ont jamais pu se mettre d’accord sur la finalité de leur coopération politique et militaire. Les débats récurrents sur les vertus ou vices de la multipolarité ou de l’unipolarité, ainsi que les discussions sur le degré possible de l’autonomie européenne en matière de défense, sont les illustrations les plus caricaturales de cette division latente parmi les Européens concernant le rôle de l’Union et ses relations avec la superpuissance américaine ».[4]
Au risque de se répéter, il convient d’insister sur le fait que les relations de dépendance ou d’autonomie que nous définissons par rapport à l’Amérique aujourd’hui, verrouillent nos positions vis-à-vis n’importe quelle puissance à l’avenir. La sujétion implique des conséquences durables, tant sur le plan matériel que psychologique. La résignation à la dépendance technologique et industrielle signifie que nous acceptons un décrochage définitif, avec nos secteurs stratégiques soit réduits à une fonction de sous-traitance, soit complètement détruits. Psychologiquement, le fait de s’en remettre à quelqu’un d’autre pour sa propre défense forge progressivement une culture de déresponsabilisation et nous ôte toute dignité. C’est dans cette perspective que dans son livre Jean-François Deniau, négociateur français du Traité de Rome et premier Commissaire européen chargé de relations extérieures, a mis en avant l’exigence d’une Europe indépendante (« il n’y en a pas d’autre »), et attiré l’attention sur les questions de défense : « parce que tôt ou tard, elles conditionnent toutes les autres et parce qu’il n’y a pas de sentiment d’identité sans l’exercice de responsabilités, la plus importante des responsabilités étant celle qui consiste à rester capable de choisir son destin, autrement dit de se défendre ».[5]
Mythes, illusions et naïvetés
A l’instar de Jean Monnet, Deniau disait avoir confiance en « la force des idées simples ». Or, les relations transatlantiques se sont avérées être, à cet égard, l’exception qui confirme la règle. Si le mélange de lieux communs, de grands élans rhétoriques, de petits calculs mesquins et d’aveuglement émotico-idéologique qui constitue, du côté européen, le fondement de nos rapports avec l’Amérique, continue de résister au temps en dépit de la logique la plus élémentaire, c’est parce que nos élites n’ont eu de cesse de propager des conceptions profondément naïves (ou coupablement trompeuses) sur les questions de puissance et d’autonomie.
Questions de puissance
La réticence des Européens à réfléchir en termes de puissance se traduit, entre autres, par leurs tentatives de minimiser la prégnance des réalités géopolitiques et par leur croyance béate en l’utopie d’une « Europe puissance civile ».
Le mythe de la « postmodernité »
Par tradition, les Européens apparaissent particulièrement sensibilisés à l’héritage de l’histoire et tout ce qui va avec : cultures, identités, méfiance vis-à-vis d’interprétations unidimensionnelles ou simplistes. Or l’importance que l’on attache à ces facteurs nous différencie de nos cousins d’outre-Atlantique. Comme l’avait noté Javier Solana, Haut représentant de l’UE pour la politique étrangère et de sécurité commune : « Quand les Américains disent ‘c’est l’histoire’ (it is history’), ils entendent souvent par là que ceci n’a plus d’importance. Quand les Européens disent ‘c’est l’histoire’, c’est en général pour indiquer le contraire ».[6] N’empêche que, depuis le début des années 1990, les élites européennes ont été de plus en plus séduites par les thèses américaines sur « la fin de l’Histoire », et obnubilées par les incantations, souvent déguisées en discours droitsdelhommiste, sur le merveilleux et irrésistible projet qu’est l’exportation du modèle occidental.
L’idéologie postmoderniste ne se contente pas de nous placer, en quelque sorte, « au-delà » de l’histoire, elle entend nous mettre aussi « en dehors » de la géographie. A nouveau, deux visions s’affrontent, ce qui se reflète, en l’occurence, dans les versions anglaises et françaises du texte de la Stratégie européenne de sécurité. Lequel document sert pourtant, aux responsables européens dans leurs relations avec des dirigeants étrangers, comme une carte de visite. Or, une fois de plus, les minuscules nuances dans les traductions rendent compte de divergences profondes. Si pour les Français « Même à l’ère de la mondialisation, la géographie garde toute son importance. », pour les Anglais il suffit de noter que “Even in an era of globalisation, geography is still important.” (« Même à l’ère de la mondialisation, la géographie est importante encore ». [7] On y retrouve le face-à-face habituel entre le réalisme géopolitique et une conception qui, au nom du post-modernisme, souhaiterait pouvoir faire fi des réalités. Cependant, les faits sont parlants. Notre Europe constitue le petit bout occidental du vaste continent eurasiatique (au point que les géographes, eux, nomme l’Europe de pseudo-continent), tandis qu’elle reste séparée de l’Amérique, au grand regret des atlantistes de tous bords, par 6000 kilomètres d’océan Atlantique. « L’Amérique ne fait pas partie de l Europe... Je crois l’avoir découvert sur la carte », avait remarqué le Général de Gaulle à l’époque, non sans une pointe d’ironie.
Le mythe de « L’Europe, puissance civile »
Le Président français Nicolas Sarkozy, avec son habituelle propension à marteler des évidences, tombe parfois sur des tabous qu’il brise, du coup, avec une désinvolture nonchalante. C’est ainsi qu’il observe, dans les colonnes du New York Times, que « L’Europe ne peut pas être une puissance économique sans assurer sa propre sécurité ».[8] Par cette remarque, pourtant aussi simple que logique, le chef de l’Etat achève d’un trait un demi-siècle de mascarade transatlantique. Avec, comme dommage collatéral, l’arsenal complet de la propagande pacifiste. En effet, l’abdication des responsabilités en matière militaire a des répercussions directes dans tous les domaines, et met en péril la survie même de l’ensemble d’un modèle sociétal. Indépendamment de ce que cette abdication se fasse par croyance béate en la paix universelle ou par esprit de servilité vis-à-vis d’une puissance étrangère. Comme l’avait relevé, avec une franchise tout à fait inhabituelle dans les milieux bruxellois, Robert Cooper (éminence grise de Javier Solana et directeur général des Affaires externes et politico-militaires du secrétariat général du Conseil) : « c’est extrêmement insatisfaisant que 450 millions d’Européens dépendent tellement de 250 millions d’Américains pour leur défense. Il n’y a pas de défense gratuite. A un point ou un autre, les Européens vont devoir payer pour ces arrangements. Rien ne garantit que les intérêts américains et européens vont toujours se coïncider ».[9] Tôt ou tard, on reçoit toujours la facture…
Nos amis d’outre-Atlantique ne s’en cachent pas d’ailleurs. Un document officiel publié par le Département de la Défense sous l’administration Clinton eut le mérite de tirer les choses au clair : « Nos alliés doivent être sensibilisés au lien qui existe entre le soutien américain à leur sécurité et leurs actions dans les domaines tels que la politique commerciale, le transfert des technologies et la participation aux opérations de sécurité multinationales ».[10] Et ce ne sont pas que des paroles en l’air. Déjà en 1962, en plein milieu de la guerre froide, le vice-président des Etats-Unis en visite à Berlin, l’endroit le plus sensible de l’Europe, avait brandi la menace de retirer les troupes américaines d’Allemagne si le Marché commun freinait les exportations de poulets américains vers le vieux continent…


Outre de nous mettre à la merci des pressions, voire chantages, d’un tiers, le refus de la puissance nous prive aussi de toute crédibilité, donc de toute influence réelle sur la scène internationale. Les épisodes tel celui de l’aéroport de Sarajevo, reconstruit grâce au financement européen, mais inauguré par le Secrétaire d’Etat américain ne sont que la partie émergée de l’iceberg. Comme l’avait noté Robert Cooper : « l’absence de force militaire crédible signifie que lorsqu’il s’agit des questions comme le Kosovo, l’Irak ou l’Afghanistan, les décisions clés sont prises à Washington ». Et ce malgré un engagement financier robuste et la présence massive de soldats européens sur les théâtres d’opération. Dans une vraie situation de crise, poursuit Cooper, « les Européens se retrouveraient extrêmement dépendants de la bienveillance de l’Amérique ». Or du point de vue de la puissance ou l’impuissance de l’Europe, la présence ou l’absence de « force militaire crédible » n’est pas une question de chiffres, mais une question d’autonomie. L’américaine Kori Schake, professeur à l’Académie militaire West Point, experte au Conseil de sécurité nationale pendant le premier mandat du Président Bush et conseillère en sécurité nationale du candidat républicain John McCain lors de la campagne électorale de 2008 avait brillamment mis le doigt sur ce truisme : « Sans disposer de forces militaires véritablement autonomes, les besoins de l’Europe sont subordonnés aux priorités des Etats-Unis. L’UE reste l’otage des préoccupations et du veto potentiel des Etats-Unis… ».[11] Voilà qui a le mérite d’être clairement dit.
Questions d’indépendance
A l’évidence, tout le monde ne voit pas d’un mauvais œil la subordination des intérêts européens aux desiderata de l’Amérique. Ceux qui, de part et d’autre de l’Atlantique, y trouvent leur compte ou s’y résignent ont le plus souvent recours aux trois arguments fallacieux qui suivent.
Le mythe du soutien américain au renforcement de l’Europe
Il est toujours de bon ton de rappeler le soutien indéfectible que Washington n’aurait cessé d’apporter à la construction de l’Europe. En laissant ici de côté la question des mobiles de cet appui américain (beaucoup moins altruistes que l’on n’aimerait admettre), on se limitera à soulever la question de sa cible. En d’autres termes, il convient surtout de préciser quelle sorte d’Europe les Etats-Unis encouragent-ils de se construire. Certes, il ne fait aucun doute que l’Amérique reste toujours un partisan inconditionnel, et fut même un des instigateurs, du Marché commun – du moins tant que celui-ci rejette sagement l’idée même de devenir une véritable Communauté économique. Celle-ci se distinguant du premier par la mise en place de politiques… tarifaires, commerciales, agricoles ou industrielles, toutes susceptibles, par définition, de protéger les intérêts des citoyens européens. A l’instar de celles que mènent de leur côté, et à juste titre, les autorités américaines. Dans la même veine, si les Etats-Unis ont fini par accepter, après des années de véhémentes protestations et de mises en garde, le lancement de la PESC/PESD, c’est parce qu’ils pensent pouvoir la confiner à des rôles qui leur soient utiles : paravent de légitimation politique (à leurs actions diplomatico-militaires), réservoir de supplétifs (déploiement, sous commandement ou contrôle US, de soldats européens), et marché captif (au bénéfice des industries d’armement américaines). Toujours est-il que Washington continue d’y voir un risque potentiel d’émancipation de ses alliés, et veille donc surtout à torpiller toute initiative susceptible, de près ou de loin, de mettre en cause sa position hégémonique.
Car derrière les remontrances convenues et les ricanements obligatoires au sujet de la prétendue « incapacité européenne » (illustrée par de poétiques images de « pygmées » et de « tigres en papier »), les préoccupations américaines sont d’une toute autre nature. Zbigniew Brzezinski, chef de file des milieux démocrates en matière de diplomatie et de sécurité, eut l’obligeance de nous les expliquer dans un de ses livres : « Avec le potentiel économique de l’UE qui équivaut déjà celui de l’Amérique et avec les deux entités déjà se heurtant dans les domaines financier et commercial, une Europe militairement émergente pourrait devenir une formidable concurrente pour l’Amérique. Elle constituerait inévitablement un défi à l’hégémonie US. (…) Une Europe politiquement forte, capable de rivaliser en matière économique, et qui ne serait plus militairement dépendante des Etats-Unis remettrait inévitablement en cause la suprématie américaine (…) et confinerait la sphère de la prédominance des USA grosso modo à la région du Pacifique ».[12] Ce n’est donc pas une surprise si Brzezinski encourage, et il n’est pas le seul, « la complémentarité, mais pas l’autonomie » de l’Europe vis-à-vis les Etats-Unis.


Le mythe de la complémentarité Europe-Amérique
L’éloge de cette « complémentarité » est, depuis quinze ans, un exercice obligatoire dans les milieux transatlantiques. Il n’en comporte pas moins deux erreurs de base. D’une part, dans l’acception partagée par l’Amérique et la plupart des gouvernements européens, la complémentarité s’opère en sens unique : elle signifie, bien entendu, celle de l’Europe par rapport à l’Amérique. Aussi, il n’est pas difficile de voir qu’entre la volonté de maintien d’un contrôle absolu dans les affaires de sécurité européenne (qu’incarne l’OTAN, cadre institutionnel de la tutelle US) et le désir d’une marge de manœuvre autonome (qu’exprime, malgré toutes les tergiversations internes, la mise en route de la Défense européenne), la tension est structurelle. Par conséquent, les deux non seulement ne sont pas complémentaires, mais risquent même d’être antinomiques. Comme l’avait observé Michael Cox, professeur des Relations internationales à The London School of Economics, auditionné par la Commission de la Chambre des Communes britannique : la contradiction peut être gérée « tant que la PESD ne sera pas réellement sérieuse ». Toutefois, « si la PESD devenait vraiment sérieuse, il pourrait y avoir une incompatibilité », et « il serait possible d’envisager une situation où la main gauche pourrait commencer à se battre avec la main droite ».[13]
De surcroît, l’exemple de la Grande-Bretagne est là pour témoigner des conséquences, désastreuses pour la souveraineté, d’une politique menée sous la bannière de la complémentarité. Pour l’ancien patron des exportations militaires de la Grande-Bretagne, Tony Edwards, son pays « maintient sa capacité de projection au prix d’une dépendance excessive par rapport aux Etats-Unis pour la technologie, les équipements, le soutien et le renseignement ».[14] L’analyse de l’ex-président de la Commission de Renseignement de Sa Majesté, M. Rodric Braithwaite, n’est pas plus rassurante. Pour lui, « Les décideurs politiques américains trouvent les Britanniques utiles en tant que valets d’armes à l’ONU et à l’OTAN, et comme des alliés militaires plutôt compétents quand de faire la guerre. De temps en temps, ils essaient d’utiliser les Britanniques comme un potentiel cheval de Troie, si la construction européenne semble sur la voie d’être trop bien réussie ». Braithwaite précise également qu’à force de chercher la « complémentarité » avec l’Amérique, désormais « dans une guerre réelle, les forces britanniques ne vont opérer que faisant partie intégrante des forces américaines, sous commandement américain et servant des intérêts américains ». Le verdict est sans appel : « Contrairement aux Français qui ont préféré un chemin plus solitaire, mais indépendant, la coopération avec les Américains a privé les Britanniques d’une grande partie de leur indépendance ».[15] Reste à voir si, en échange, ils ont réussi, ou du moins auraient une chance de réussir, à obtenir ne serait-ce qu’un minium d’influence. Sans surprise, la réponse est non – et un non retentissant.
Le mythe d’une influence possible sur Washington
Pour une illustration récente, il suffit de regarder la prestation du Premier ministre Blair dans l’affaire irakienne – et sa « récompense » en termes d’influence. Côté politique, l’ambassadeur britannique a lui-même avoué par la suite que Londres n’avait pas été tenu au courant (encore moins associé à l’élaboration) des plans de l’après-guerre. Côté militaire, quelques révélations de la presse ont mis en exergue qu’une fois placées sous commandement américain, les forces britanniques ne disposent plus de leurs propres moyens (incident emblématique dès le début de l’opération Iraqi Freedom : les troupes britanniques engagées au sol auraient eu besoin de l’appui de leurs propres avions – mais leurs appels sont restés sans effet. Le commandement américain a préféré envoyer les appareils britanniques à l’appui des forces US – en plus des avions US). Côté diplomatique, Londres n’a pas vraiment eu plus de succès. En témoignent les efforts de plus en plus désespérés déployés par Tony Blair pour pouvoir afficher ne serait-ce qu’un semblant de contrepartie en échange de son soutien inconditionnel. Washington ne leur a pas donné de suite – ni sur le dossier israélo-palestinien, ni sur celui du changement climatique. Comme le disait l’ancien chancelier allemand Helmut Schmidt, la relation anglo-américaine « est tellement spéciale que seuls les Britanniques sont au courant qu’elle existe ».
Et même les fidèles Britanniques commencent à avoir des doutes… D’après un rapport du prestigieux Chatham House, publié en décembre 2006 et signé par le directeur sortant, le cas de Tony Blair est surtout symptomatique d’une erreur d’appréciation plus générale, celle de la surévaluation des possibilités d’influence. En effet, « l’échec fondamental (de la politique extérieure de Blair) a été son incapacité à influencer l’administration Bush de quelque façon significative, malgré le sacrifice – militaire, politique et financier – qu’avait consenti le Royaume-Uni ». Or, poursuit le rapport, « étant donné la complexité byzantine de la politique washingtonienne, il a toujours été peu réaliste de croire que des puissances extérieures – aussi loyales qu’elles soient – puissent avoir beaucoup d’influence sur le processus américain de prise de décision ».[16] Mais pourquoi, au juste, devraient-elles avoir de l’influence sur la décision des autorités américaines qui ont pour mandat de défendre les intérêts de leurs propres citoyens ? En réalité, la question n’est pas celle de l’influence, mais celle d’une coopération éventuelle. Or qui dit coopération dit réciprocité. Le problème pour l’Europe, c’est qu’à partir d’une situation de dépendance il est impossible de participer à une coopération équilibrée. L’une des parties est toujours en mesure de quitter, ou de menacer de quitter, la coopération sans que son potentiel stratégique s’en trouve diminué, tandis que l’autre (ayant démantelé les bases de son autonomie) s’y trouve verrouillée. Bref, il faut être deux pour pouvoir coopérer sur un pied d’égalité. Le chemin qui pourrait y mener un jour est donc le même que celui qui doit conduire à l’autonomie.
Questions d’Europe : le mythe de l’ « européanisation » comme solution miracle
Force est de constater que ce chemin ne se dégage pas automatiquement d’une intégration européenne toujours plus poussée. Celle-ci pourrait même conduire, à défaut d’une prise de conscience urgente et générale des enjeux, exactement à l’inverse. Pour y voir plus clair, il faut d’abord dissiper un amalgame trompeur. En notant que le terme « européen » a deux aspects bien distincts. Le premier désigne, dans une acception bureaucratico-institutionnelle, le niveau européen par opposition au, et comme étant au-dessus du, niveau national. Le second nous définit par rapport au reste du monde et se réfère, dans une acception politico-stratégique cette fois-ci, à des intérêts et des priorités spécifiques à notre continent. Or les deux ne se confondent point. La supranationalisation ne nous mène pas mécaniquement à la prise en compte et à la poursuite des intérêts européens au sens géopolitique. Hélas, dans l’état actuel des choses, elle risque d’avoir l’effet contraire. Etant donné que la plupart des Etats membres sont réticents, voire hostiles à l’idée d’une Europe indépendante, tout « progrès » dans l’intégration, sous forme, par exemple, de passage au vote à la majorité dans les domaines stratégiquement sensibles, signifierait la mise en minorité immédiate de toute ambition de puissance et d’autonomie.
Les deux sortes de tensions intra-européennes à l’origine de la plupart des blocages font partie, de ce point de vue, d’une seule et même problématique. Que ce soit l’affrontement entre logique nationale et logique fédérale, ou entre vision autonomiste (en faveur d’une Europe indépendante) et vision atlantiste (préconisant une Europe soi-disant complémentaire des Etats-Unis), c’est autour de la question de souveraineté que s’articule le fond des débats. Or, si l’on part du principe que l’on construit l’Europe pour défendre, et non pas pour détruire, la souveraineté de ses peuples, les deux sortes de tensions sont indissociablement liées. En effet, un pays avec un haut degré d’indépendance et une conscience aiguë des enjeux de puissance (la France, pour ne pas la nommer) n’acceptera, et dans l’intérêt de l’Europe toute entière ne doit surtout pas accepter, le jeu supranational qu’à la condition que les mêmes exigences stratégiques de puissance et d’autonomie soient assumées et défendues, avec la même intransigeance et au même degré, par les autorités bruxelloises. Tant que la majorité des Etats membres s’y opposera, toute poussée intégrationniste ne pourra que nous verrouiller, toujours davantage, dans une position de dépendance définitive. D’un autre côté, Tindemans avait déjà averti qu’« un édifice inachevé ne peut pas défier le temps : il doit être complété, sinon il s’écroule ». Pour trancher ce nœud gordien, il faudra surtout en finir, une fois pour toutes, avec les mythes ; autrement dit rompre avec les illusions/idéologies pacifistes et atlantistes.
Comme l’avait formulé Jean Monnet dans ses Mémoires : « Les échecs que j’ai rencontrés étaient moins souvent le fait de gens bornés par nature que d’esprits délibérément fermés à l’évidence, que la loyauté envers leur système de référence rendait aveugles ».


[1] Audition de Hubert Védrine devant la Commission sur le Livre blanc sur la défense et la sécurité nationale, 4 octobre 2007.
[2] Rapport sur l’Union européenne, dit « Rapport Tindemans », Bruxelles, 29 décembre 1975.
[3] Declaration on The European Identity, 14 December 1973, Copenhagen. Déclaration sur l’identité européenne, 14 décembre 1973, Copenhague.
[4] Nicole Gnesotto, EU, US : visions of the world, visions of the other, in Shift or Rift – Assessing US-EU relations after Iraq, (ed. Gustav Lindstrom), Institut des études de sécurité de l’UE, Paris 2003.
[5] Jean-François Deniau, La découverte de l’Europe, Paris, Seuil, 1994.
[6] Discours de Javier Solana à l’Institut des études de sécurité de l’UE, 6 octobre 2006, Paris.
[7] A Secure Europe In a Better World – The European Security Strategy, 12 December 2003. Une Europe sûre dans un monde meilleur – Stratégie européenne de sécurité, 12 décembre 2003.
[8] Entretien du Président Nicolas Sarkozy avec le quotidien « The New York Times », 24 septembre 2007.
[9] Robert Cooper, The Breaking of Nations, Atlantic Books, London, 2004. [10] Report on the Bottom-up Review, Les Aspin, Secretary of Defense, October 1993.
[11] Kori Schake, “The United States, ESDP and Constructive Duplication”, in J. Howorth and J.T.S. Keeler (eds.), Defending Europe : The EU, NATO and the Quest for European Autonomy, Palgrave MacMillan, 2003, pp.107-132.
[12] Zbigniew Brzezinski, The Choice : domination or leadership, Perseus Books, New York, 2004.
[13] House of Commons Defence Committee, The future of NATO and European defence, 20 mars 2008.
[14] Contribution au Livre vert de la Commission, apportée par M. Tony Edwards et citée dans « Le marché européen des équipements de défense : l’article 296 du Traité instituant la Communauté européenne et le Livre vert de la Commission européenne », rapport rédigé par Franco Danieli, à l’Assemblée générale de l’Union de l’Europe occidentale, 6 décembre 2005.
[15] Rodric Braithwaite, End of the affair, Prospect Magazine n° 86, mai 2003.
[16] Victor Bulmer-Thomas, Blair’s Foreign Policy and its Possible Successor(s), Chatham House, December 2006.
Intervention au Séminaire international organisé sous l égide du Comité pour l Etat Fédéral Européen, Strasbourg, 7 mars 2009 Langue originale de la publication : Français

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MessageSujet: Re: Actualités internationales   Ven 13 Nov - 20:06

Trés bon texte, trés instructif, merci Crepitator
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MessageSujet: Re: Actualités internationales   Sam 14 Nov - 6:10

En Afghanistan, l’Amérique perdra la face, ou, au contraire, la trouvera
Citation :

Un nouveau scandale a éclaté à Washington à la suite de la divulgation d’une correspondance confidentielle.


Pour d’autres pays la chose est inconcevable : les plus importants médias publiant des messages secrets de l’ambassadeur au dirigeant du pays écrits il y a à peine une semaine.
L’ambassadeur des Etats-Unis en Afghanistan, Karl Eikenberry, écrit une lettre au président (et les médias américains la publient instantanément et sans aucune gêne), en lui disant qu’il est insensé d’envoyer des renforts en Afghanistan, si le gouvernement du président Hamid Karzaï ne manifeste pas le désir de lutter contre la corruption et autres vices qui ne contribuent qu’à renforcer les talibans et leurs semblables.
Le président américain a plusieurs variantes pour augmenter les effectifs des troupes en Afghanistan afin de les porter de 10000 à 40000 hommes. Ces renforts coûteront 33 à 50 milliards dollars par an. L’ambassadeur estime qu’il est absurde de faire quoi que ce soit sans changement de régime.
Il n’est pas étonnant que l’examen de ce problème devant s’effectuer dans le plus grand secret ait alimenté le débat public. Le fait est que, pour les Etats-Unis (ou, plus largement, pour toute la civilisation occidentale), il n’y a rien de plus important en ce moment. En effet, en Afghanistan, il s’agit non seulement de milliards de dollars, mais aussi de vies humaines. Par exemple, la Grande-Bretagne y a perdu son 200e soldat. Au nom de quoi ?
Qui plus est, il devient de plus en plus clair que l’absurdité de l’organisation, d’ailleurs américaine, de l’élection présidentielle en Afghanistan fin août sape entièrement les efforts ultérieurs déployés par les Etats-Unis dans ce pays.
Rappelons que l’administration Obama considérait cette élection comme le point culminant de son programme de règlement du "problème afghan". Lorsque Karzaï et ses partisans ont été accusés d’avoir truqué les résultats de l’élection, la pire variante a été adoptée : le recompte des voix a rendu nécessaire un second tour. D’abord, la diplomatie américaine a fait pression sur le président du pays en l’obligeant à accepter un second tour. Ensuite, cette même diplomatie s’est retrouvée dans une situation idiote, lorsque le rival de Karzaï a retiré sa candidature pour le second tour.
Karzaï s’en est offensé et dit à présent ouvertement ce qu’il pense de la politique américaine dans son pays (cela explique le mécontentement de l’ambassadeur américain).
Comment il pouvait se taire puisque l’Amérique a fait tout son possible pour montrer aux Afghans que leur président n’est qu‘une marionnette (ce que nombreux soupçonnent), de plus, une marionnette ayant trop de fils tirés par beaucoup trop d’Américains aux avis opposés. En Afghanistan, on peut diriger sans élections, mais pas sans respect.
Au moment où se déroulait toute cette comédie, le président Obama a déclaré du haut de la tribune de l’ONU que la démocratie n’était pas un produit d’exportation et que les Etats-Unis n’avaient pas l’intention de l’exporter. C’est l’idée théorique, mais comment "ne pas l’exporter" concrètement en Afghanistan ? Les Etats-Unis et, en général, la civilisation occidentale ne le savent pour l’instant pas.
Bref, l’agonie durera longtemps et c’est en Afghanistan que l’Amérique trouvera sa nouvelle image (et un nouveau style de comportement dans le monde), ou bien elle la perdra définitivement (l’Europe mérite une conversation à part).
Pour le moment, de nombreux pays ont commencé à participer plus activement aux affaires afghanes, en créant une alternative évidente à la politique américaine. Un cas rare : l’ONU a adopté unanimement une résolution appropriée de l’Assemblée générale (c’est-à-dire de tous les pays membres de l’ONU) à l’initiative de l’Allemagne. Dans cette résolution, les élections en Afghanistan sont considérées comme libres, justes et dignes de confiance. Le Japon a décidé d’accroître son aide à l’Afghanistan en la portant de 3 à 5 milliards de dollars (sur cinq ans). D’autres pays donateurs de l’Afghanistan se sont réunis à Istanbul, et il n’a pas été question de réduire l’aide.
Enfin, l’Inde, la Chine et la Russie (lors d’une rencontre de leurs ministres des Affaires étrangères à Bangalore) ont inclus dans le document final quelques paragraphes intéressants sur leur désir d’élaborer "conjointement avec d’autres pays" une stratégie afghane collective. Pourquoi ? C’est simple : l’administration américaine veut apporter des changements dans ses actions à l’étranger, en premier lieu, en Afghanistan et dans la région. Mais s’il est nécessaire d’agir de façon nouvelle - notamment, avec l’aide de la Russie - on est tout de suite en présence d’une paralysie déjà familière de la volonté et de la pensée.
Auteur : Dmitri Kossyrev, RIA Novosti.
Ce texte n’engage que la responsabilité de l’auteur.
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MessageSujet: Re: Actualités internationales   Sam 14 Nov - 11:42


Citation :
U.S. President Barack Obama, left, bows as he is greeted by Japanese Emperor Akihito, as he arrives at the Imperial Palace in Tokyo, Saturday, Nov. 14, 2009. Obama is on a two-day visit in Japan since Friday. (AP / Charles Dharapak)

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MessageSujet: Re: Actualités internationales   Sam 14 Nov - 16:04

ca c´est du respect Cool

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MessageSujet: Re: Actualités internationales   Sam 14 Nov - 21:00

L’activité humaine responsable du réchauffement climatique
Citation :

Londres - Seulement 41% des Britanniques considèrent que l’activité humaine est responsable du réchauffement climatique, selon un sondage réalisé pour le "Times". Près d’un tiers (32%) estime que ce lien n’est pas encore prouvé et 8% pensent que c’est de la propagande écologique.
Enfin 15% estiment que la Terre ne se réchauffe pas. Seul un quart (28%) pense que le changement climatique est le problème le plus sérieux auquel le monde doit faire face.
Le "Times" souligne que ce scepticisme illustre la difficulté qu’aura le gouvernement britannique à persuader le public d’accepter des taxes vertes plus élevées destinées à baisser respectivement de 34% en 2020 et de 80% en 2050 les émissions de gaz carbonique.
Environ 53% des personnes interrogées sont opposées à des hausses de prix pour inciter les conducteurs à moins utiliser leur voiture.
Le sondage a été réalisé par l’institut Populus auprès de 1.504 adultes qui ont été interrogés par téléphone entre le 6 et le 8 novembre.
SDA-ATS

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MessageSujet: Re: Actualités internationales   Dim 15 Nov - 6:53

Modération Samyadam : Article supprimé et d'autres encore le seront à chaque fois que la source fera défaut.s:

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MessageSujet: Re: Actualités internationales   Dim 15 Nov - 15:31

Tu n'est pas interessé par le fait de fait de mettre des source a tes articles Crepitator?

Tu diminues l'interet des gens qui les lisent en faisant ca car on ne peut faire la difference entre un article issu d'un torchon et celui d'une publication serieuse...qu'apres s'etre rendu compte que l'info etait erronée ou maquillée.
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MessageSujet: Re: Actualités internationales   Lun 16 Nov - 7:34

Citation :
Nouveau record pour l'Hydroptère



crédits : GILLES MARTIN-RAGET

16/11/2009

Le trimaran volant a clôturé en beauté sa campagne de records en Méditerranée en établissant un nouveau record du mille à 50,17 noeuds de moyenne. Sur l'Hydroptère, Alain Thébault et ses équipiers ont donc porté les records de vitesse sur les deux distances au delà des 50 noeuds : 51,36 noeuds sur 500 mètres et 50,17 noeuds sur le mille nautique
SOURCE:http://www.meretmarine.com/article.cfm?id=111609

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MessageSujet: Re: Actualités internationales   Lun 16 Nov - 12:35

Citation :

Ce demi-frère qu'Obama va retrouver en Chine



Même silhouette longiligne et athlétique, Mark Ndesandjo présente aussi de vraies ressemblances dans les traits avec son demi-frère Barack Obama. Crédits photo : ASSOCIATED PRESS

Mark Okoth Obama Ndesandjo, né du même père et d'une autre mère, vit à Shenzhen au sud de la Chine. Il vient de publier un roman autobiographique et sera dimanche à Pékin pour accueillir le président.


En s'aventurant pour la première fois en terre chinoise, dimanche, Barack Obama pourra s'appuyer sur une épaule familiale s'il est pris du vertige du grand dépaysement. Son «frère chinois» devrait être là pour l'accueillir. Resté jusqu'à présent très discret sur sa parenté si intime avec le président américain, Mark Ndesandjo vient de sortir un peu de l'ombre.
Longtemps, l'homme avait tu cette prestigieuse affinité­ lignagère, y compris à ses bons amis, jusqu'à ce que la presse le débusque l'an dernier. Depuis, il avait refusé toutes les sollicitations. Aujourd'hui, c'est cependant fort opportunément que Mark Okoth Obama Ndesandjo sort un livre, à mi-chemin entre le roman et l'autobiographie, à l'aube du voyage du président américain à Pékin. Si pour Barack Obama, le chemin s'est fait de Hawaï à Washington, celui de Mark l'a conduit De Nairobi à Shenzhen, titre de son ouvrage. Le demi-frère de l'homme le plus puissant du monde, comme on le souligne ici, a fait souche depuis sept ans dans la grande ville du sud de la Chine, à un jet de pierre de Hongkong. Une ville qui reste le symbole des réformes lancées par Deng Xiaoping, le temple du capitalisme rouge, pour ne pas perdre tous ses repères américains.
SOURCE:http://www.lefigaro.fr/international

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MessageSujet: Re: Actualités internationales   Lun 16 Nov - 20:05

Citation :
Atlantis s'est envolée vers la Station spatiale internationale

Six astronautes sont à bord de la navette spatiale américaine pour une mission de onze jours qui marque le dernier vol de l'orbiteur cette année.


La navette spatiale américaine Atlantis s'est envolée lundi avec six astronautes à son bord vers la Station spatiale internationale (ISS) pour une mission de onze jours qui marque le dernier vol d'un orbiteur en 2009...

La mission (STS-129) doit permettre de livrer 12 tonnes de pièces et de matériels de rechange à l'avant-poste orbital dont deux plate-formes devant y être attachées pour stocker ces éléments. Ces tâches et d'autres prévues nécessiteront trois sorties orbitales de six heures et demie chacune par une équipe de deux astronautes.
http://www.lefigaro.fr/sciences-technologies/2009/11/16
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MessageSujet: Re: Actualités internationales   Lun 16 Nov - 20:09

merci pour l info et désolé


Dernière édition par hanazakari le Mar 17 Nov - 16:39, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Actualités internationales   Lun 16 Nov - 20:26

Attention on ne flood pas Like a Star @ heaven
Citation :
2-7) les floods sont interdits, les membres ont droit au plus de deux posts succesives. cepedant ils sont tenus a modifier leurs posts grace a la fonction ''editer''.

Arrow http://far-maroc.forumpro.fr/salon-membres-f12/reglement-du-forum-t1.htm

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MessageSujet: Re: Actualités internationales   Ven 20 Nov - 9:58

Citation :

Palin chez les militaires: l'armée craint des débordements

L'ex-candidate à la vice-présidence Sarah Palin doit promouvoir son livre sur une base militaire lundi prochain. L'US Army redoute que la réunion ne tourne à la manif anti-Obama.

© Keystone |


AFP | 20.11.2009 | 07:13

Le Pentagone avait tout d'abord envisagé de totalement bannir la presse de cette rencontre entre Mme Palin et les soldats qui doit avoir lieu sur la base de Fort Bragg en Caroline du Nord.
Mais les haut-gradés se sont ravisés, en autorisant une poignée de reporters à couvrir l'événement au cours duquel Sarah Palin doit dédicacer son livre "Going Rogue" ("Virer rebelle"), paru cette semaine et dont la sortie a été fortement médiatisée.
"Nous limitons la couverture médiatique pour éviter que l'événement ne prenne des allures de forum politique, critique de notre commandant en chef" le président Barack Obama, a dit Thomas McCollum, un porte-parole de la base de Fort Bragg, dans un courriel adressé à l'AFP.
L'US Army invoque aussi des problèmes de place et de sécurité pour justifier sa décision.
Sarah Palin, qui fait figure d'égérie de la droite américaine, a démissionné de son poste de gouverneur d'Alaska cet été. Certains lui prêtent l'intention de briguer l'investiture du parti républicain pour l'élection présidentielle de 2012. Mme Palin n'a pas exclu cette possibilité.
SOURCE:http://www.tdg.ch/palin-militaires-armee-craint-debordements-2009-11-20

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MessageSujet: Re: Actualités internationales   Ven 20 Nov - 13:26

Nouvelle doctrine militaire russe : le projet est prêt

Citation :

Le projet de nouvelle doctrine militaire russe, qui envisage la possibilité de frappes nucléaires préventives, est fin prêt, a annoncé le secrétaire du Conseil de sécurité russe Nikolaï Patrouchev dans une interview publiée vendredi par le quotidien Rossiïskaa Gazeta.


Il s’agit de la troisième version de doctrine militaire adoptée dans la période postsoviétique, a-t-il précisé.
"Lorsque, en rédigeant sa première version en 1993, nous estimions que les conflits militaires étaient déjà exclus, les développements ultérieurs ont montré qu’ils étaient possibles, même des conflits d’envergure", a estimé le responsable.
La nouvelle doctrine stipule notamment que la Russie est en droit de recourir à l’arme nucléaire pour repousser une agression d’envergure menée faisant appel aux armes conventionnelles.
Selon le secrétaire du Conseil de sécurité, le projet fait état de nouveaux risques, dont la lutte pour les ressources énergétiques et d’autres, l’élargissement de l’OTAN, la prolifération des armes de destruction massive, dont nucléaires, et le terrorisme international.
Aux termes de sa nouvelle doctrine, la Russie juge crucial de prévenir tout conflit militaire.
La Russie estime parallèlement légitime de "faire appel aux troupes pour repousser une agression contre elle ou ses alliés, maintenir ou rétablir la paix aux termes d’une décision du Conseil de sécurité de l’ONU et d’autres structures de sécurité collective", a noté M.Patrouchev.
Les dispositions concernant l’arme atomique sont formulées de manière à préserver le statut de la Russie en tant que puissance nucléaire capable de dissuader ses adversaires contre une agression.
"Nous réaffirmons notre volonté d’avancer vers un monde dénucléarisé. Pour cela, toutefois, il faut que la Russie et les Etats-Unis renoncent à l’arme nucléaire, et que leur exemple soit suivi par les autres membres du "club nucléaire" qui restent encore dans l’expectative", a estimé M.Patrouchev.
Selon le responsable, le projet de nouvelle doctrine militaire russe est entièrement conforme au doit international et s’appuie sur la Charte de l’ONU.
"Le face-à-face des grandes puissances est depuis longtemps révolu mais, sans changer d’architecture internationale, il est d’ores et déjà impossible de garantir la sécurité (...). Tous les pays européens (...) ne sont pas intégrés dans l’OTAN, pourtant leurs intérêts doivent également être pris en ligne de compte", a conclu le secrétaire du Conseil de sécurité russe.
rianovosti© RIA NOVOSTI.

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MessageSujet: Re: Actualités internationales   Ven 20 Nov - 14:39

article interessant creptitator mais tu as choisi la mauvaise rubrique où le poster
ça concerne "l'armée russe"et il y a tout un topic ladessus

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