Royal Moroccan Armed Forces


 
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 PH 97 Jeanne d'Arc

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MessageSujet: PH 97 Jeanne d'Arc   Lun 14 Déc 2009 - 14:15

Jeanne d'Arc

Pays : France
Constructeur : DCN
Lieu de construction : Brest (France)
Nom de bapteme ancien : (ex-La Résolue)
Mise sur cale : 1960 // Lancement : 1961 // Mise en service : 1964


Caractéristiques Techniques
Déplacement : 13270 tonnes (10575 lège)
Dimensions : 182.00 x 24.00 x 60.56 (hauteur totale) x 8.56 (tirant d'eau)

Motorisation :
" 4 chaudières multitubaires
" 4 turbines à engrenage
" 2 hélices

Vitesse : 27.00 noeuds
Puissance : 40000 CV - 29420 kW
Autonomie : 7500 nautiques à 15 noeuds


Armement
" 6 missiles MM38 Exocet
" 2 tourelles de 100 mm
" 4 mitrailleuses de 12,7

Groupe aérien :
" 6 hélicoptères (Capacité portée à 12 appareils en temps de guerre)


Equipements Electroniques
Détection surveillance :
" Radar de veille-air DRBV 22D
" Radar de veille air-surface DRBV 51A
" Radar de navigation DRBN 34A (Raccal Decca)

Contre mesures :
" Emplacement pour deux lance-leurres Syllex
" Bruiteur Nixie
" Détecteurs de radars ARBR 16B et ARBX 10

Système de commandement :
Opsmer et liaison satellitaire Inmarsat


Equipage : 519


Remarques :
Lorsqu’on analyse les caractéristiques de ce bâtiment, on note immédiatement qu’il s’agit d’une des unités principales de la Marine Française, avec plus de 13000 tonnes pc et 182 mètres de long. Actuellement, seuls le porte-avions Charles de Gaulle, les deux BPC Mistral et Tonnerre, et le BEM Monge sont plus grands. Il s’agit donc d’un des plus grands navires de combat Français qui parcourt le monde, visitant de nombreux pays, escale après escale, vitrine de la Marine Nationale et de la France à l’étranger, tant apprécié par les ambassadeurs et les expatriés de la France qui sont souvent reçus à bord avec tout le savoir faire français en la matière. Et pourtant, s’il s’agit d’un des plus grands, il est aussi un des plus anciens. Ses machines de type classique avec des chaudières et des turbines à vapeur Rateau Bretagne fournissent 40000 cv aux deux lignes d’arbre, et font l’objet de tous les soins, pour permettre au bâtiment d’atteindre 26 nœuds en essais.
Si les machines sont anciennes, l’armement l’est aussi. Il subsiste deux des quatre canons de 100 mm mle 53 initiaux, en tourelle simples, placés à l’avant bâbord et tribord. Les système Masurca un temps envisagé n’a jamais été installé (il s’agit peut-être de celui installé sur le Colbert). Six missiles MM38 exocet ont été installés devant le roof-passerelle secondairement, ainsi que quelques calibres secondaires.
Sur le plan des senseurs, il existe un sonar MF de type DUBV24 (désactivé d’après FDC2006), un radar de veille air DRBV22D, un DRBV51, mais les radars d’altimétrie DIBV10 ont été démontés. Dans les années 80-90, j'aurais aimé voir la Jeanne bénéficier d’une modernisation, permettant d’être pleinement opérationnelle. Un crotale aurait pu être installé en avant des MM38, ces derniers remplacés par des MM40, puis des sadral de chaque coté, voire deux 30 mm breda. Il y a de la place sur ce navire ! Un DRBV15 aurait pu être installé, un système SENIT, des satcom. J’avais même envisagé la possibilité d’une refonte plus récente avec des Aster15, un Arabel, des extensions de pont… on peut rêver ! A la place de tout ça : rien ! Un navire maintenu dans son rôle de navire école, mais dont la capacité opérationnelle s’est peu à peu effacée (il ne faudrait pas qu’elle se prenne un SS-N-25 !).
2010, le navire va étre désarmé, Après elle mouillera un petit moment à Landevennec avant un probable démantelement...

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MessageSujet: Re: PH 97 Jeanne d'Arc   Mer 16 Déc 2009 - 13:40

Citation :
Le Briefing Opérations
Tous les soirs, une ambiance studieuse règne à bord de la Jeanne d’Arc. Le contraste avec l’animation de la journée est saisissant : seul le bruit éloigné des machines encore audible nous rappelle que la Jeanne est en route. La raison ? Le briefing opérations ou briefing ops : à 18h30, les marins du bord se réunissent en salle de conférence pour ce grand rendez-vous quotidien.



Lors du briefing, différents thèmes concernant la situation du bâtiment sont abordés. Météo, renseignement, logistique, tous ces points sont balayés dans une présentation Powerpoint. Le briefing ops est aussi l’occasion de présenter au commandant les activités du lendemain et de faire le point sur les activités du jour. Ce retour d’expérience (Retex pour les initiés) auquel les marins portent une grande importance, permet d’identifier les points forts et les points faibles des différents secteurs afin d’améliorer les performances de chacun.

Cette réunion est aussi un moment d’échanges privilégiés entre le commandant et les chefs de service et permet à l’équipage de se tenir au courant des grandes décisions de l’état major.



A bord de la Jeanne, ce sont les officiers élèves qui sont chargés de présenter le briefing ops. Les différentes rubriques sont présentées tour à tour par les midships. Si une certaine appréhension était décelable au début de la campagne, les prestations s’améliorent de jour en jour et la mécanique semble désormais bien rodée !

Le briefing se clôt traditionnellement par un sujet d’intérêt général. Les officiers élèves présentent alors leurs projets de poste ou un évènement historique en relation avec la prochaine escale ou la zone de navigation. Parfois, ce sont les passagers provisoires de la Jeanne qui nous font profiter de leurs connaissances tel le médecin en chef Martinez qui a fait partager aux officiers élèves ses connaissances sur les effets du stress dans le métier des armes.


Aspirant Alexandre Constantin


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MessageSujet: Re: PH 97 Jeanne d'Arc   Dim 20 Déc 2009 - 12:49

Elle est cool la vie à bord de la Jeanne
Citation :
La coopérative

Le supermarché de la Jeanne



La « coop » de la Jeanne d’Arc, c’est un peu le supermarché du bord. Tous les jours, entre 12h00 et 13h30 et entre 18h30 et 20h00, le second maitre Delattre et le matelot Caldini accueillent les clients derrière le comptoir. Tout s’achète : des articles de première nécessité aux articles de représentation en passant par les menus plaisirs sucrés !

Tout ce dont le marin a besoin chaque jour y est disponible : dentifrice, rasoir, stylos ou cigarettes, en mer c’est tout de même pratique. On peut même y trouver quelques effets réglementaires comme les pattes d’épaule ou des insignes pour dépanner en cas de perte.

C’est aussi à la coop que les marins achètent tous les produits estampillés « Jeanne d’Arc » : T-shirts, cartes de mission, tapes de bouche, ours en peluche sans oublier la grande nouveauté de l’année : la maquette de la Jeanne d’Arc originelle ! Les marins du bord ne sont toutefois pas les seuls à s’approvisionner à la coopérative ; les passagers provisoires ainsi que les visiteurs présents lors des escales profitent de la superette locale pour ramener des souvenirs de la « Jeanne ».

Les bénéfices réalisés par la coopérative sont réinvestis au profit de l’équipage. Ils permettent d’améliorer le confort des marins et, en escale, de financer une partie des excursions proposées à l’équipage.

Aspirant Alexandre Constantin

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MessageSujet: Re: PH 97 Jeanne d'Arc   Ven 25 Déc 2009 - 10:09

Video : Un morceau de la Jeanne d’Arc à Rouen ?

http://www.corlobe.tk/article17539.html


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MessageSujet: Re: PH 97 Jeanne d'Arc   Mar 29 Déc 2009 - 3:22

Citation :
La Jeanne d’Arc et le Courbet accostent à Dakar


Pour sa deuxième et ultime escale sur le continent Africain, la Jeanne a choisi la capitale du Sénégal, située sur la fameuse presqu’île du Cap Vert. Ce n’est pas la première fois que le porte-hélicoptères y jette l’ancre : Dakar est en effet la 3ème escale la plus visitée par la Jeanne après Fort de France et Djibouti. A Dakar se trouve également des moyens militaires pré-positionnés, qui offrent notamment un soutien logistique important pour le ravitaillement. Les marins qui ont l’habitude de s’y rendre ont conseillé les plus jeunes à propos des lieux à visiter et des précautions à prendre lorsqu’ils se déplaçaient en ville.Les marins du bord ont profité des températures élevées pour se baigner ou faire de la voile. Avec une eau à 25°C, beaucoup ont encore du mal à réaliser que nous sommes bien en décembre, à quelques jours seulement de Noël ! Certains marins sont partis à la découverte de la région. Gorée, petite île située en face de Dakar et ayant conservé de nombreuses maisons colorées datant de l’époque coloniale, faisait figure de destination favorite. Le lac Rose, rendu célèbre par le Rallye Paris-Dakar, avait aussi les faveurs de nombreux marins. Ces derniers ont pu se balader en dromadaire ou en quad sur les dunes et sur les magnifiques plages qui bordent la côte sénégalaise. Les plus entreprenants sont mêmes allés jusqu’à Saint-Louis, ancienne capitale du Sénégal et première ville coloniale française de l’Afrique de l’ouest. Les excursionnistes ont pu découvrir le mode de vie des pêcheurs de Saint-Louis et réaliser que malgré leurs conditions de vie très difficiles, ces derniers vivent dans la bonne humeur. Les sourires rayonnants des innombrables enfants qui peuplent la ville de Saint-Louis marqueront sans doute les esprits des marins à jamais.

Lors des deux derniers jours de l’escale, les officiers élèves ainsi que leurs cadres ont participé à un stage d’infanterie, organisé par le 23ème BIMa (bataillon d’infanterie de marine). Leur résistance physique a été mise à rude épreuve lors des différents exercices tels que le parcours d’audace, des exercices de tirs, sans oublier une mission de nuit au cours de laquelle les officiers élèves ont mis en application les techniques d’aguerrissement et de leadership. Ils ont toutefois pu trouver quelque réconfort lors des courtes poses et dans les succulentes rations de combat qui leur avaient été distribuées ! L’objectif de ce stage était de renforcer la cohésion de la promo 2006 des midships et de leur faire découvrir une opération interarmées.

Par ailleurs, par le biais de l’association Marine Partage, une délégation d’officiers élèves s’est rendue au nord de la ville de Thiès, à 70km de Dakar, dans le village de Mont-Rolland, pour apporter des cartons de vêtements, jouets, livres et médicaments au profit du dispensaire et de l’école du village. Au programme de la journée : messe, match de foot avec les enfants du village et goûter, le tout sous l’œil averti de sœur Isabelle Diene. Ce fut une journée très riche pour tous, tant l’immersion au sein de la vie sénégalaise fut vraie et pleine de simplicité.

Dernier moment fort du rôle de représentation que nous jouons pendant les escales, la visite à bord de Souleymane Ndéné Ddiaye, Premier ministre du Sénégal, Abdoulaye Baldé, ministre de la défense et de Papa Ousmane Gueye, secrétaire général du Gouvernement, accompagnés de Jean-Christophe Rufin, ambassadeur de France à Dakar.


La Jeanne d’Arc quitte Dakar, tournant le dos pour la dernière fois de son histoire au continent africain, mais impatiente d’être à l’heure pour son rendez-vous sud-américain. Le 4 janvier 2010, nous serons à Rio de Janeiro !
Aspirant Constantin

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MessageSujet: Re: PH 97 Jeanne d'Arc   Mer 30 Déc 2009 - 12:39

Enfin, les magnifique exercices de la Jeanne ont commencé
Citation :
Grosse journée pour les artilleurs et les pilotes de Gazelle

24 obus de 100mm et 480 obus de 20 mm : un véritable déluge de feu s’est abattu cet après midi du 27 décembre sur la cible !
De nombreux exercices de tir ont eu lieu aujourd’hui au profit des deux bâtiments du GEAOM. Mais cette fois ci, les artilleurs n’ont pas été les seuls à participer à l’opération : les pilotes de l’ALAT (aviation légère de l’armée de terre), embarqués sur la Jeanne depuis le début de la mission, ont pu se joindre à l’entrainement et faire chauffer les canons de 20mm de leur Gazelle (hélicoptères légers).


La cible du jour était constituée de bidons métalliques reliés entre eux par de la toile rigide. Pour la rendre plus visible, les artilleurs l’avaient surmontée de ballons gonflables.

La Jeanne d’Arc a laissé au Courbet l’honneur de tirer le premier avec sa tourelle de 100mm. A la fin de l’exercice, chacun des deux bâtiments avait pu tirer 12 obus. Après avoir chargé à bord des hélicoptères des chaines de munitions et effectué les dernières vérifications, les pilotes de l’ALAT ont enfin pu décoller pour mitrailler la cible avec pas moins de 480 obus ! Notons quand même le nom quelque peu étrange donné à l’exercice : splashex, qui illustre avec brio toute la poésie militaire et qui est sans doute évocateur des bruits des projectiles qui impactent l’eau après avoir traversé la cible.
Pour conduire ce type d’exercice, une coordination parfaite est nécessaire entre la passerelle, la direction de tir au « central opérations », les artilleurs et les pilotes. Le respect de la procédure est primordial pour éviter tout incident. Le commandant supervise l’opération et est le seul à pouvoir ordonner les tirs, même les tirs d’entrainement !
Le bilan de cette journée particulièrement bruyante et riche en action est très positif : l’exercice s’est très bien déroulé et a permis de renforcer les liens entre les marins et les membres de l’ALAT.


Journeaux de Bord

Citation :
La Jeanne d’Arc participe à son premier visitex depuis le début de la mission
Que ce soit pour des soupçons de trafic illégal, de piraterie ou de pêche illicite, les bâtiments de guerre français sont souvent amenés à contrôler en mer des navires. L’opération de contrôle peut aller de la simple interrogation par radio jusqu’à la fouille complète du bâtiment. Pour s’entrainer à ce type d’opération plutôt complexe, les bâtiments français participent régulièrement à des exercices de visite (ou visitex dans le jargon militaire). Aujourd’hui, quelques membres d’équipage du Courbet ont joué les trafiquants douteux et ont poussé l’équipe de visite de la Jeanne d’Arc à intervenir !


Lors de ces visites, il faut coordonner les actions des diverses équipes qui prennent part à l’opération. En passerelle, des marins sont chargés de prendre contact radio avec le « client » et de lui demander des informations concernant sa provenance, sa destination, sa cargaison… Pendant ce temps là, la cellule info crise est chargée de recueillir des preuves : des photos, des enregistrements sonores et éventuellement des films ; si le bateau ne coopère pas, le commandant peut demander aux artilleurs d’effectuer des tirs de semonce, d’arrêt voire au but avec les tourelles de 100mm ou les mitrailleuses de 12.7 mm. Une fois le client rendu plus conciliant, l’équipe de visite embarque sur un zodiac pour aller contrôler les documents du bord et éventuellement faire la fouille du bâtiment. Cette dernière est composée de fusiliers marins (les hommes en vert) et d’un expert juridique, le commissaire, officier habilité à bord constater les infractions. Les passeports des différents membres d’équipage ainsi que la cargaison sont scrupuleusement inspectés. Il peut arriver que les trafiquants se débarrassent de leurs marchandises en les jetant à la mer. Un hélicoptère ou un zodiac est alors chargé de les récupérer. Une fois analysés par le service médical, ces colis constitueront une preuve incontestable de l’infraction du navire !


L’exercice du jour s’est très bien déroulé, les différents automatismes étant bien intégrés par les différents participants, en particulier par les officiers élèves pour lesquels l’exercice était une grande première.

Journeaux de Bord

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MessageSujet: Re: PH 97 Jeanne d'Arc   Sam 2 Jan 2010 - 12:16

En route vers Rio
Citation :
RAM liquide avec le Courbet
La Jeanne d’Arc a ravitaillé le Courbet en gazole ce matin.



Même si la route est longue entre Dakar et Rio de Janeiro (12 jours de mer), la Jeanne d’Arc et le Courbet ont une autonomie en gazole suffisante pour naviguer pendant toute la traversée sans jamais être à sec. Néanmoins, les deux bâtiments du GEAOM procèdent souvent à des exercices de ravitaillement en mer (RAM) dont l’objectif est double : former les officiers élèves, répartis sur les deux navires, à ce type d’opération et entraîner l’équipage à exécuter rapidement et en sécurité les différentes manœuvres. Parfois, les deux bâtiments se présentent côte à côte mais n’échangent pas de carburant : ce sont les RAM Sec. En ce dernier jour de l’année 2009, les deux bâtiments ont procédé à un RAM Liquide, c'est-à-dire qu’il y a eu un transfert de carburant. C’est la Jeanne d’Arc qui a ravitaillé le Courbet en gazole. Pas moins de 50 mètres cubes ont été transférés durant les 2 heures qu’aura duré l’exercice.



Même après des heures d’entraînement et des années d’expérience, l’exercice s’avère toujours délicat. La première difficulté vient de la longueur de la manche (= tuyau par lequel passe le carburant) qui ne dépasse pas la cinquantaine de mètres ! De ce fait, les deux bâtiments doivent naviguer à la même allure et rester à une trentaine de mètres l’un de l’autre pendant toute la durée de l’exercice, et ce, malgré la houle et le vent. Les marins présents en passerelle sont donc particulièrement vigilants. La seconde difficulté consiste à faire passer la manche de gazole d’un bâtiment à l’autre, alors qu’ils sont tous deux en mouvement. Pour cela, les marins installent d’abord un câble support sur lequel glisse la manche. Les bras des 25 marins ne sont pas de trop pour tendre ce câble le temps de l’opération.

Aujourd’hui encore, l’exercice s’est déroulé sans encombre. Il en annonce d’autres pendant la campagne, notamment avec des marines étrangères.


Aspirant Alexandre Constantin

c'est cool la vie à bord de la Jeanne
Citation :
Le salon de coiffure de la Jeanne d’Arc


Comme chacun sait, la coupe de cheveu dégagée a toujours été très prisée des militaires. Loin d’être un effet de mode, la coupe réglementaire permet d’éviter tout accident malencontreux : les activités du bord pourraient être préjudiciables à quiconque laisserait ses longs cheveux onduler au vent. Elle permet en outre de contribuer sensiblement à l’hygiène de chacun et constitue un des fondements de l’harmonisation entre les marins tout comme l’est le port de l’uniforme. Pour les hommes, les cheveux doivent être courts en particulier les contours d’oreille et la nuque qui doivent être bien dégagés. Pour les femmes, c’est le chignon qui est de rigueur !



Si certains marins préfèrent se couper les cheveux entre eux dans leurs postes, d’autres préfèrent le confort d’un véritable salon de coiffure. Ce sont les matelots Jean- François Agura et Fabien Boudreaux qui s’occupent alors de leur tignasse. Tondeuses, rasoirs, ciseaux… aucun instrument ne leur fait peur ! Ce sont les anciens coiffeurs qui les ont poussés à exercer ce métier pour la dernière campagne. C’est d’ailleurs par ces derniers que le matelot Agura a été formé. Le matelot Boudreaux a quant à lui reçu une formation d’une semaine au Centre d’instruction naval de Brest. Chaque jour, une vingtaine de personnes se rend chez eux. Les emplois du temps sont toujours plein : ce moment convivial et relaxant semble faire oublier aux marins l’instant d’une coupe qu’ils sont en mer et loin de chez eux.


Aspirant Alexandre Constantin


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MessageSujet: Re: PH 97 Jeanne d'Arc   Lun 4 Jan 2010 - 12:38

Citation :
Les hommes-poissons de la Jeanne



En règle générale, les plongeurs de la Jeanne d’Arc s’entrainent lorsque le bâtiment est à quai pour des questions de facilité et de sécurité. Profitant des bonnes conditions météorologiques (houle inférieure à 1 mètre et vent inférieur à 20 nœuds) et de l’avance du porte-hélicoptères sur sa route, les plongeurs ont participé à un exercice en plein océan Atlantique pour la première fois de la mission. La plongée du jour était un entrainement à la visite des organes propulsifs et gouvernail. Ces plongées de routine ont un double objectif : entrainer les plongeurs du bord à réagir rapidement en cas d’avarie sur l’appareil propulsif et vérifier l’intégrité de la coque en s’assurant qu’il n’y a pas de zones fragilisées.



Les hélices ont été stoppées pendant toute la durée de l’exercice, laissant ainsi la Jeanne d’Arc soumise aux aléas des courants marins. Ces derniers doivent donc être inférieurs à 1 nœud pour que le bâtiment ne dérive pas outre mesure pendant toute la durée de l’entrainement. La plongée a nécessité la mise à l’eau d’un zodiac à partir duquel les 3 plongeurs ont été débarqués. En 1 heure, ils ont contrôlé les hélices, les lignes d’arbre (ce qui relie les moteurs aux hélices) et le safran (=gouvernail). Au programme également une simulation d’un accident de plongée pour permettre à l’équipe médicale de s’entrainer à ce type d’intervention délicate.



A l’issue de l’exercice, les hélices se sont remises à tourner : nous naviguerons sans interruption jusqu’à Rio.

Aspirant Alexandre Constantin


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MessageSujet: Re: PH 97 Jeanne d'Arc   Lun 11 Jan 2010 - 12:36

Escale trés riche pour la Jeanne à Rio voilà quelques articles des journeaux de bord, sans oubliez de signaler qu'il y avait aussi des évenments sportifs, des Don ...
Citation :
La Jeanne d’Arc à Rio de Janeiro : 639 cariocas dans la ville !
Le 4 janvier dernier, la Jeanne d’Arc et le Courbet ont jeté l’ancre au port civil de Rio de Janeiro, après 11 jours de traversée de l’océan Atlantique. Dès leur arrivée dans la célèbre baie de Guanabara, les marins du bord se sont rassemblés sur les extérieurs pour admirer la beauté du paysage qui s’offrait à leurs yeux. Malgré la brume matinale, ces derniers ont pu distinguer les innombrables montagnes à la végétation foisonnante qui semblaient émerger de l’eau. Parmi elles se trouvait le fameux Pain de Sucre, montagne caractéristique de la ville de Rio et point de repère pour les cariocas (=les habitants de Rio). L’équipage a même pu entrapercevoir au loin le Christ Rédempteur, dominant majestueusement la ville de Rio du haut du sommet du Corcovado.



Pendant toute la durée de l’escale, les marins auront pu faire le plein de découvertes et de souvenirs en arpentant la ville aux contrastes frappants et choquants. Frappants d’abord, puisque la ville de Rio a été construite entre les montagnes et la mer, au beau milieu de la forêt équatoriale. Partout, la ville se mêle à la nature, urbanisation et jungle cohabitent : les forêts d’immeubles sont bordées par la forêt équatoriale. Voir la ville s’étendre sur des kilomètres en occupant la moindre parcelle constructible est un spectacle véritablement saisissant ! Choquants, ensuite, puisque les tristement célèbres favelas côtoient les quartiers d’affaires et les quartiers riches aux villas somptueuses. Pour les marins de la Jeanne, c’est le dépaysement assuré !



Si le Christ Rédempteur et le Pain de Sucre faisaient figure de destinations favorites pour le point de vue sublime qu’ils offrent chacun aux touristes, les marins du bord, tels les aventuriers d’autrefois, sont également partis à la recherche de lieux moins touristiques et plus insolites. Citons entre autres le jardin botanique, le lac Rodrigo de Freitas et le stade de football de Maracanã, l’un des plus grands au monde.



Comment parler de Rio sans évoquer ses célèbres plages de sable fin ? Les marins de la Jeanne ont pu se « rafraichir » dans les eaux à 26°C des plages de Copacabana et d’Ipanema ! Le climat, presque étouffant à cette période de l’année, incitait fortement ces derniers à se baigner et se reposer. Beaucoup de marins ont également approfondi leur immersion dans la vie brésilienne en s’essayant au pas de la samba et de la capuela. Les churrascarias, restaurants traditionnels proposant des formules à volonté, ont été également pris s’assaut par l’équipage qui raffolait de leurs viandes succulentes.

Nous voilà devenus cariocas !

Aspirant Alexandre Constantin

Citation :
Villegagnon 2010 : nouveau rendez-vous maritime franco-brésilien




04h30 le 9 janvier 2010, sur les quais de Rio de Janeiro : « poste de manœuvre général » ! La Jeanne d’Arc s’apprête à appareiller au petit matin. Le Courbet s’éloigne déjà du quai, sa silhouette se détachant dans la nuit. Dans cinq heures, le GEAOM a rendez-vous pour inaugurer un nouvel épisode des relations maritimes avec le Brésil : Villegagnon 2010 ! Du nom de l’amiral français qui, il y a cinq siècles, arrivait en baie de Rio, cet exercice franco-brésilien est une première. Proposé à la marine brésilienne par la Jeanne d’Arc quelques jours avant l’escale du groupe école à Rio de Janeiro, l’exercice a fait l’objet d’une planification complète pendant l’escale, validée par une réunion « pré-sail » à l’état-major de l’escadre. Prévu de durer deux jours, Villegagnon 2010 a réuni pour la France la Jeanne d’Arc et le Courbet, et pour le Brésil, les frégates Liberal et Jaceguay ainsi que le pétrolier ravitailleur Amirante Gastao Motta. Les officiers élèves ont ainsi eu la chance de mener avec nos camarades brésiliens une série d’exercices, complétés par un échange de personnel entre les bateaux : évolutions tactiques, ravitaillement à la mer de la Jeanne d’Arc par l’Amirante Gastao Motta, posés croisés d’hélicoptères …





Le contre-amiral Ilques, commandant la deuxième division de l’escadre de Rio de Janeiro, ainsi que deux officiers de son état-major ont embarqué à bord de la Jeanne d’Arc le temps d’un déjeuner, avant que la force ne se sépare, mettant ainsi fin à Villegagnon 2010.
Citation :
Nouvelle distinction pour la Jeanne d’Arc
Le 23 novembre dernier à Londres, M. Efthimios Mitropoulos, secrétaire général de l’OMI, remettait à la Jeanne d’Arc le « Certificate of commendation for exceptional services rendered to shipping and mankind ». Cette distinction récompense les bâtiments français ayant participé aux opérations de lutte contre la piraterie au large de la Somalie et dans le golfe d’Aden du 8 décembre 2008 au 3 juillet 2009. Avec la Jeanne d’Arc étaient également récompensés les autres bâtiments français suivants : frégate Nivôse, aviso Premier Maître L’Her, frégate Floréal, frégate Georges Leygues, aviso Commandant Ducuing, patrouilleur Albatros, aviso Commandant Bouan et frégate Aconit.



C’est le capitaine de frégate Jean-Marc Le Quilliec, ex-commandant de la frégate Nivôse (premier bâtiment à participer aux opérations de lutte contre la piraterie au large des côtes somaliennes dans le cadre de l’opération « Atalanta »), en présence du contre-amiral Charles-Edouard de Coriolis, attaché de défense à Londres, qui était présent pour recevoir des mains de M. Mitropoulos et au nom de tous les bâtiments concernés cette récompense méritée.

Ce sont au total 23 nations dont les mérites ont été soulignés, la France, et la Marine nationale en particulier, s’inscrivant à la troisième place des nations pour le nombre d’unités engagées, après les Etats-Unis et l’Inde, et à égalité avec le Royaume Uni.



En mars 2009, le porte-hélicoptères Jeanne d’Arc, de retour de la mission EAOM 2008/2009 avait intégré le dispositif mis en place dans le cadre de l’opération Atalanta de lutte contre la piraterie. Avec la frégate Georges Leygues, il avait notamment escorté dans le Golfe d’Aden un convoi d’une dizaine de bâtiments civils transitant dans le corridor de sécurité. Quelques jours avant, au large de la Somalie, la Jeanne d’Arc avait été elle-même, en pleine nuit, la cible de pirates qu’elle avait mis en déroute. En avril 2008, avant même le déclenchement de l’opération Atalanta, la Jeanne d’Arc avait également participé activement à l’opération Thalathine de libération des otages français capturés par des pirates somaliens sur le voilier de croisière Ponant.

Citation :
Les officiers élèves sur les traces de l'amiral de Villegagnon
A chaque escale, un groupe d’officiers élèves est chargé d’élaborer un projet de poste, de sa conception jusqu’à sa mise en place. Ces projets ont pour objectif d’approfondir les connaissances des midships ainsi que de nous permettre d’organiser à distance (en mer !) une activité à l’occasion d’une escale de la Jeanne d’Arc. Notre poste avait choisi de se lancer sur les traces de l’amiral de Villegagnon, pour découvrir notamment ce qu’il restait des lieux qu’il a connus.



Cinq siècles ont passé depuis que l'amiral de Villegagnon posait son regard sur la baie de Guanabara et la « rivière de Janvier » qui donnera son nom à la ville de Rio. L'île de Villegagnon elle-même n'est plus une île. L'espace qui la séparait du continent a été gagné sur la mer. Du Pain de Sucre, on aperçoit clairement les bâtiments de l'Ecole navale brésilienne, qui l’occupent aujourd'hui, coupés du reste de la ville par les pistes de l'aéroport Santos-Dumont. On imagine le regard de Villegagnon posé sur ces collines à la végétation foisonnante, barrière naturelle à la pénétration des Européens dans les terres. Aujourd'hui forêt Atlantique tropicale et urbanisation cohabitent, se confrontant aux abords de la ville de Rio de Janeiro. La jungle naturelle dessine les contours de la jungle urbaine.

De l'île de Villegagnon, le regard butte à l'ouest sur les buildings du centre de la ville. Au nord, une plate-forme pétrolière et le pont Rio-Niteroi balisent la route des navires de commerce qui s'engagent dans la baie. Dans ce quartier, au nord est de la ville, le blanc de l'île de Villegagnon, celui des bâtiments de l'Ecole navale, répond au gris des coques des bâtiments de guerre regroupés un peu plus haut sur une autre presqu'île. Au sud, avant que le regard ne butte sur le Pain de Sucre, animé désormais du ballet des cabines du téléphérique, on aperçoit le quartier du Flamengo, avec ses parcs, ses plages et sa voie rapide. Partout, la ville se mêle à la nature, jusqu'à l'est de la baie, elle aussi gagnée par une forêt mais d’immeubles cette fois. Il ne reste rien des traces de Villegagnon : seul son souvenir demeure dans la baie de Rio.


Officier de 2ème classe des affaires maritimes Raphaël Le Guillou – poste OE 6.


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MessageSujet: Re: PH 97 Jeanne d'Arc   Mar 12 Jan 2010 - 19:16

Citation :
Jeanne d’Arc : promouvoir l’action de la France à l’étranger

Tout au long de la mission 2009 – 2010, la Jeanne d’Arc et le Courbet proposent aux représentations françaises à l’étranger (ambassades, consulats, missions économiques, alliances françaises …) de profiter de la présence des bâtiments pour promouvoir l’image de la France auprès du pays d’accueil. Un partenariat a ainsi été noué entre la Jeanne d’Arc et UBIFRANCE, réseau présent dans le monde entier pour accompagner et réaliser les projets à l’international dans tous les domaines économiques. C’est dans ce cadre que de nombreuses activités ont été programmées pendant l’escale du groupe école à Rio de Janeiro.



A l’invitation de la Jeanne d’Arc et de la mission économique de Rio de Janeiro, un déjeuner de travail a ainsi été organisé à bord en présence du consul général de France et du président du port de Rio, rassemblant une quinzaine d’acteurs industriels, financiers et institutionnels autour du grand projet de rénovation du port de la ville.

C’est encore sous l’impulsion de la mission économique que le commandant de la Jeanne d’Arc et une délégation de marins ont été accueillis par Bethy Lagardère, ancienne mannequin, ambassadrice de la mode brésilienne en France, et Paulo Borges, directeur général de la Fashion Week, au plus important évènement de mode de l’année au Brésil. Et c’est sur la musique de Gilberto Gil, exceptionnel musicien brésilien, que cette semaine de la mode s’est ouverte, le long des quais de Rio, avec en arrière plan celle qui depuis 1964 est restée indémodable : la Jeanne d’Arc ! Les marins de la Jeanne ont le lendemain offert un poste de bande au défilé de mode qui se déroulait sur le quai, au pied du bâtiment.



Travaillant sur un projet de l’entreprise française de prêt-à-porter de luxe Lacoste, le photographe renommé brésilien Murillo Mereilles, accompagné du créateur styliste Osvaldo Costa Pereira, a enfin permis à une dizaine de marins de se couler dans la peau de « mannequin d’un jour », découvrant ainsi qu’une simple photo vue dans un magazine demandait généralement près de deux heures de prises de vue en amont. Un vrai métier !

Les centaines de « fashionistas » qui se pressaient sur le quai autour de la Jeanne d’Arc durant la Fashion Week ont dû ressentir un grand vide le 9 janvier au matin, quand ils se sont aperçus que la Jeanne d’Arc et le Courbet avaient disparu, reprenant la mer et retrouvant du même coup l’ambiance du large si chère aux marins. Mais tous auront une fois encore le sentiment que cette escale de la Jeanne d’Arc aura permis à UBIFRANCE et aux missions économiques de promouvoir une image de la France valorisante. C’est aussi cela, la Jeanne d’Arc.

JDB


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MessageSujet: Re: PH 97 Jeanne d'Arc   Ven 22 Jan 2010 - 18:42


Citation :
Les metocs : ceux pour qui la météo n’a plus de secret
S’informer des conditions météorologiques est un élément primordial à bord de n’importe quel bateau, qu’il soit civil ou militaire, tant la moindre erreur peut s’avérer catastrophique lorsqu’on est en mer. A bord de la Jeanne d’Arc, la grande majorité des décisions opérationnelles (vols d’hélicoptères, mises à l’eau des zodiacs…) se basent sur les prévisions météorologiques. Ces dernières doivent donc être les plus précises possibles, afin de garantir la sécurité des marins qui participent aux nombreux exercices. C’est à la cellule météo, à coté du burops, que travaillent le premier maître Marant et le second maitre Moisan. Leur particularité à bord de la Jeanne d’Arc ? Leurs compétences servent à la fois à la bonne conduite du navire et à la formation des officiers élèves.



La journée commence dès 06h30 avec la récupération des données météorologiques du jour. Images satellites, cartes et graphiques de température, pression, vent et humidité, toutes ces informations sont récupérées sur internet et par e-mail. Les metocs font des prélèvements quotidiens pour compléter les informations et les renvoyer à météo France. Il faut ensuite traiter les données et les analyser afin d’établir les prévisions des prochains jours. Pour cela, des logiciels sont mis à leur disposition pour leur permettre d’établir des modèles.

La météo a également un impact très important sur les vols des hélicoptères ; avant de décoller, chaque pilote d’hélicoptère doit connaitre l’environnement et être informé de toute évolution pendant son vol. Il est par exemple très dangereux pour un pilote d’apponter si le roulis est trop important lorsque la mer est fortement agitée.

En permanence, le « metoc » peut alerter le commandant sur les complications dues aux conditions météo, entrainant la modification voire l’annulation de certaines activités opérationnelles.

Enfin, les « metocs » s’occupent de la formation météo des officiers élèves. Chaque jour, un des midships est chargé de présenter les prévisions au briefing du soir. Si le but de la formation n’est pas d’en faire des spécialistes, elle permet de leur donner les connaissances de bases, utiles pour leurs carrières futures.


Aspirant Alexandre Constantin


Citation :
Buenos Aires pour la Jeanne, Montevideo pour le Courbet
Pour sa deuxième escale sur le continent sud-américain, la Jeanne d’Arc a jeté l’ancre à Buenos Aires, la capitale de l’Argentine tandis que le Courbet a accosté à Montevideo, de l’autre coté de l’embouchure du fleuve Rio de la Plata, en Uruguay. Partis de Rio le 9 janvier dernier, seuls cinq petits jours de mer ont été nécessaires pour rallier les deux villes phares d’Amérique Latine. Les marins du bord n’ont d’ailleurs pas vu le temps passer, tant l’activité à bord a été intense durant le transit : entre l’exercice Villegagnon 2010 avec la marine brésilienne, la formation des officiers élèves et la préparation de l’escale, les marins ne savaient plus où donner de la tête. Heureusement, Buenos Aires allait leur offrir de nombreuses occasions de se détendre et de se changer les idées.



Dès leur arrivée dans la plus européenne des villes latino-américaines, les marins du bord ont immédiatement ressenti un sentiment de « déjà vu » : au premier abord, le centre ville de Buenos Aires ressemble en effet fortement à ceux des grandes mégalopoles occidentales avec leurs grandes avenues, leurs monuments historiques, leurs gratte-ciels… Les marins de la Jeanne, curieux de nature, ont toutefois approfondi leurs connaissances de la ville en visitant les nombreux quartiers aux architectures et ambiances variées. La Boca, quartier traditionnel aux maisons colorées, s’est attiré les faveurs des marins du bord qui pouvaient apprécier des spectacles de Tango en pleine rue. Les quartiers de Palermo, San Telmo ou encore Puerto Madero, particulièrement animés le soir, ont également été très prisés par les marins en quête de divertissement. Ces derniers ont tenu par ailleurs à gouter la viande argentine, de réputation internationale, dans les nombreux restaurants que comporte la ville.



Certains aventuriers se sont éloignés de Buenos Aires pour partir à la découverte des paysages variés qui composent l’Argentine. Le centre de documentation proposait ainsi des excursions dans la Pampa, sur les traces des gauchos, les éleveurs de bétail mais aussi aux fameuses chutes d’Iguaçu, parmi les plus impressionnantes du monde, situées à la frontière avec le Brésil. Les marins de la Jeanne qui ont fait le déplacement ont été saisis par la puissance et la majesté de ce spectacle naturel.



L’escale à Buenos Aires a été ponctuée par des évènements particulièrement importants entrant dans le cadre de la mission de représentation. C’est ainsi qu’au cours de l’escale, le commandant de la Jeanne a discerné la médaille d’or de la défense nationale au contre amiral argentin Don Alvaro Manuel Gonzalez Lonzième, vétéran de la guerre des Malouines et ancien attaché de défense argentin à Paris. Une délégation du porte-hélicoptères a également été invitée à la résidence de l’ambassadeur de France en Argentine… Autre invitation exceptionnelle : les marins du bord ont été conviés au podium du Dakar 2010 au cours duquel le commandant à remis un prix au pilote français Stéphane Peterhansel et à son coéquipier, qui ont terminé 4ème au classement général du rallye autos. Ce podium du Dakar en Argentine a été un moment d’autant plus original pour les marins qu’ils étaient à Dakar quelques semaines plus tôt !



Nous faisons désormais route vers Ushuaia, toujours en Argentine mais cette fois à l’extrême sud du continent américain. D’ici là nous aurons certainement passé le Cap Horn, point mythique pour tous les marins du globe et point de passage obligé pour la Jeanne pour sa dernière mission.


Aspirant Alexandre Constantin

Citation :
Les bouilleurs : transformer l’eau de mer en eau douce
Aussi étonnant que cela puisse paraitre, l’eau douce à bord de la Jeanne est une denrée rare, à consommer avec modération. Si l’eau de mer est disponible à profusion, elle n’est utilisée que pour éteindre les incendies éventuels. L’eau douce demeure vitale pour tout le reste : boire, se laver mais aussi faire fonctionner les machines à vapeur ou encore entretenir les hélicoptères. Trop salée, l’eau de mer risquerait de détériorer les pièces métalliques et les conduits. A cet égard, le chef du service flotteur, le lieutenant de vaisseau Pascal Guerriau, ne manque pas une occasion de sensibiliser l’équipage à cette question et encourage les marins à modérer leur consommation.



Ce sont les bouilleurs, localisés près des machines, qui permettent de produire ce liquide précieux. Leur fonctionnement est très simple et est basé sur le principe de la distillation : la chaleur des machines permet de porter l’eau de mer à l’ébullition. L’eau distillée est ensuite récupérée après condensation. Une veille permanente est assurée par un marin dont le rôle est de s’assurer du bon fonctionnement de l’installation. Ce travail est particulièrement éprouvant compte tenu de la température ambiante qui peut atteindre les 50°C.

Une partie de l’eau distillée récupérée est destinée aux machines. Le reste est employé à la production d’eau potable. Pour retrouver une composition semblable à celle de l’eau douce naturelle, on y rajoute un peu d’eau de mer et quelques éléments minéraux tels que le chlore.



Les chiffres de production et de consommation d’eau douce à bord d’un bâtiment de 600 marins peuvent donner le vertige : les soutes du porte-hélicoptères peuvent contenir jusqu’à 400 mètres cubes d’eau douce et chaque bouilleur du bord peut produire environ 60 mètres cubes chaque jour alors que la consommation moyenne est de 80 mètres cubes.

La gestion de l’eau à bord est donc une préoccupation importante comme l’atteste l’attention toute particulière que porte le commandant de la Jeanne aux existants en eau douce et eau distillée tous les soirs au briefing opérations.


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MessageSujet: Re: PH 97 Jeanne d'Arc   Sam 23 Jan 2010 - 12:23

Citation :
Jeanne D’Arc Airways
Au cours de sa mission, la Jeanne d’Arc embarque quatre hélicoptères légers : deux « Alouette » de l’aéronautique navale et deux « Gazelle » de l’ALAT (aviation légère de l’armée de terre). Un hélicoptère lourd de manœuvre (type Super Puma) est embarqué à partir du mois de mai 2010 jusqu’à la fin de la mission. Les « Alouette III » dépendent de l’escadrille 22S de la base de Lanvéoc, située à coté de l’Ecole Navale. Ce sont des hélicoptères particulièrement bien adaptés aux missions de sauvetage et de liaison. Les « Gazelle » sont des hélicoptères de combat qui sont capable de lancer des missiles et de tirer au canon. A bord, du personnel est détaché spécialement pour s’en occuper : pilotes, mécaniciens, pompiers, directeurs et personnels chargés du pont d’envol…. Les missions des hélicoptères de la Jeanne sont variées : surveillance maritime, liaison avec d’autres bâtiments, qualification des pilotes, simulation d’attaques aériennes, transport de l’équipe de visite…



La Jeanne ayant été conçue comme un véritable porte-hélicoptères avant d’être aménagée en navire école, ses installations sont particulièrement adaptées à la mise en œuvre des hélicoptères. Ainsi, bien que son volume ait diminué depuis sa création, le hangar peut à l’heure actuelle accueillir jusqu’à dix aéronefs légers. Le pont d’envol, situé à l’arrière du bâtiment, possède six spots, sortes de places de parking pour hélicoptères.



Dès qu’un vol est prévu, la passerelle rappelle au « poste aviation ». Toutes les personnes concernées (pilotes, techniciens, officiers de quart aviation, pompiers lourds…) rallient alors leur poste. L’hélicoptère est ensuite amené sur le pont d’envol grâce à l’ascenseur situé à l’arrière du bâtiment. Il est placé sur un des spots sur lequel il est saisiné (=attaché) jusqu’à son décollage. De la passerelle aviation, abri vitré surplombant le pont d’envol, l’officier de quart aviation organise et supervise les mouvements des hélicoptères.



Aujourd’hui, les pilotes se sont entrainés à réaliser un hélitreuillage d’urgence. L’entrainement n’a pas eu lieu en pleine mer mais sur la plage avant de la Jeanne. Les pilotes de l’Alouette se sont entrainés à descendre et à remonter le plongeur chargé de récupérer le blessé ainsi que la civière de transport. L’exercice, toujours impressionnant lorsqu’il est visible d’aussi près, s’est déroulé sans encombre. Il aura permis aux pilotes de faire un pas de plus vers leur qualification finale.

Rappelons au passage que cette année 2010 marque le centenaire de la création de l’aéronautique navale, constituée aujourd’hui de 235 appareils et de 6700 personnels.



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MessageSujet: Re: PH 97 Jeanne d'Arc   Mer 27 Jan 2010 - 19:40

Citation :
Les marins de la Jeanne au bout du bout du monde: le cap Horn!

La date du lundi 25 janvier 2010 restera longtemps gravée dans la mémoire des marins de la Jeanne d’Arc. En ce 55ème jour de la 45ème et ultime mission, la Jeanne a franchi pour la dixième fois de son histoire le mythique Cap Horn. «Cap Horn», «le Horn», «Horn» ce nom sonne et résonne dans les têtes des marins de toute la planète. Rendu tristement célèbre par les innombrables naufrages des navigateurs malchanceux ou téméraires qui s’y sont aventurés, il reste à l’heure actuelle redouté par de nombreux marins, même les plus aguerris. C’est avec un réel enthousiasme certes mêlé d’une crainte bien naturelle que l’équipage de Jeanne est venu défier le redoutable Horn, l’un des points de passage les plus dangereux du monde.



Si les marins du bord attendaient depuis longtemps de pouvoir franchir ce cap légendaire, l’excitation a véritablement commencé à monter au passage des «Cinquantièmes Hurlants» (50°Sud) et s’est intensifiée hier soir, lors du franchissement du détroit de «Le Maire» qui sépare la grande île de la Terre de Feu de l’île des États. Ce détroit fut découvert en 1616 par Jacob Le Maire alors qu’il recherchait une voie de passage entre l’océan Atlantique et l’océan Pacifique. Il ne découvrit le Horn que quelques jours plus tard. Après le briefing opérations quotidien, les marins ont pu se rendre sur les extérieurs pour admirer l’île des États, l’île la plus à l’est du continent sud américain, rendue célèbre par «le phare du bout du monde» qu’elle abrite, où Jules Vernes a placé l’action d’un de ses romans. Les marins de la Jeanne redoutaient que les conditions météorologiques rencontrées aux alentours de cette porte d’entrée vers le Horn ne soient que les prémices de ce qui les attendrait au large du redoutable cap. En effet, bien que la mer était relativement peu agitée car abritée par les côtes, le vent établi à 30 nœuds annonçait une mer déchainée au Horn.
Finalement, les craintes des marins furent apaisées ce matin. Si le vent était bel et bien au rendez-vous, la mer n’était pas aussi houleuse que prévue. Même le soleil daignait pointer le bout de son nez. Sans doute Neptune avait-il bien voulu épargner la «vieille dame» quelques heures pour sa dernière mission, lui témoignant ainsi toute sa reconnaissance pour sa longue et belle carrière… Ce répit fut néanmoins de courte durée puisque dans l’après midi, la houle a commencé à s’intensifier si bien que vers 16h00, au large du Cap Horn, la Jeanne affronta des creux de 4 mètres ainsi qu’un vent de 45 nœuds. Le cap Horn était à la hauteur de sa réputation!
Le spectacle que nous a offert la nature cet après-midi était inoubliable: de puissantes vagues venaient se briser sur l’étrave du porte-hélicoptères tandis que le vent soufflait sans jamais faiblir. Avoir pu admirer la côte cisaillée du cap Horn dans de telles conditions fut une expérience unique pour bon nombre des marins du bord!



La Jeanne est désormais armée par 644 cap-horniers. Nous emprunterons demain le canal de Beagle pour rejoindre la ville la plus australe du monde : Ushuaia, cinquième escale de la Jeanne. Le 28 janvier prochain, nous reprendrons la route à travers les splendides chenaux de Patagonie.

JdB
et là je vais poster une poème de Sara Vial de decembre 1992 …puisque le Cap Horn est à l’honneur!

Citation :
I am the albatross that awaits you
At the end of the world
I am the forgotten souls of dead mariners

Who passed Cape Horn
From all the oceans of the world
But they did not die
In the furious waves
Today they sail on my wings
Toward eternity
In the last crack
Of the Antarctic winds

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MessageSujet: Re: PH 97 Jeanne d'Arc   Ven 29 Jan 2010 - 20:57


Citation :
Ushuaia: La Jeanne et le Courbet font escale deux jours au bout du monde
Après avoir bravé le Cap Horn, la Jeanne d’Arc et le Courbet ont fait escale en Terre de Feu, à la pointe de la Patagonie, dans la petite ville d’Ushuaia. Cette bourgade atypique, bordée d’un coté par le canal de Beagle et de l’autre par des montagnes enneigées est devenue célèbre lorsqu’elle a été reconnue comme étant la ville la plus australe au monde. Si la ville en elle-même, avec ses immeubles en bois peint et ses faux airs de station de ski européenne présente quelques lieux d’intérêt pour les visiteurs, ce sont surtout les alentours de la ville qui valent le détour. Les paysages sont tout simplement magnifiques : les monts enneigés et les glaciers sont bordés par les eaux transparentes des différents chenaux. Les montagnes et la mer se rejoignent, ici, à l’extrême sud de l’Amérique du Sud, pour former un véritable décor de carte postale.



Le parc national par exemple, situé à 12 km d’Ushuaia, est représentatif des paysages que l’on retrouve dans la région. Les nombreuses criques qui bordent les eaux claires et glaciales du canal du Beagle sont de véritables havres de paix. La nature semble préservée de toute activité humaine. Les marins du bord qui se sont ressourcés dans ce parc naturel peuvent tous témoigner : le calme et le silence qui règnent en ces lieux sont particulièrement appréciables, surtout après avoir passé des journées entières dans l’environnement trépidant et sonore de la Jeanne.


Toutefois, si le Courbet était à quai comme lors des escales précédentes, la Jeanne d’Arc, elle, était exceptionnellement au mouillage. Si la vue sur les monts enneigés et les glaciers est certainement plus agréable que celle des grues ou des pétroliers, être au mouillage demande un effort logistique important. Il faut en effet être en mesure de pouvoir transférer 300 marins entre la Jeanne et le quai toutes les demi-journées. Pour cela, un système de rotation a été mis en place : les deux chaloupes du bord ainsi qu’une embarcation civile faisaient des allers et retours à des intervalles réguliers pout permettre à tout un chacun de profiter au maximum de l’escale. En dépit de conditions météorologiques parfois délicates, les armements des chaloupes, équipage et officiers élèves, ont permis à l’équipage d’aller et venir dans les meilleures conditions possibles.
L’escale ne durant que deux jours, la Jeanne d’Arc a fonctionné par bordées. En d’autres termes, l’équipage a été scindé en deux : la première moitié a pu sortir le premier jour en fin d’après-midi et le deuxième jour au matin tandis que la seconde moitié était permissionnaire l’après-midi de la seconde journée. Grâce à ce mode de fonctionnement, il y avait en permanence la moitié du personnel de service afin assurer les fonctions essentielles et la veille nautique. En fin de compte, tous les marins ont eu la chance de pouvoir poser pied à terre et fouler ce lieu à la fois mythique et idéalisé.
Nous avons appareillé d’Ushuaia ce matin, non sans regrets de quitter un cadre aussi fantastique. Nous ne quittons pas pour autant la Patagonie : lors des trois prochains jours, nous naviguerons à travers les célèbres chenaux dans lesquels se jettent les glaciers, à travers les îles qui composent la Patagonie, afin de pouvoir rejoindre l’océan Pacifique.




JdB

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MessageSujet: Re: PH 97 Jeanne d'Arc   Lun 1 Fév 2010 - 18:41

Citation :
La Jeanne d’Arc à travers les chenaux de Patagonie: la navigation en eaux resserrées



Depuis l’appareillage d’Ushuaia, la Jeanne d’Arc et le Courbet naviguent à travers les sinueux chenaux de Patagonie. En ces lieux paisibles et vierges de toute activité humaine, point de houle, point de vague, la Jeanne semble glisser sur l’eau. Le panorama est exceptionnel: à bâbord et à tribord, de la passerelle à la plage arrière, les marins du bord peuvent admirer les montagnes enneigées qui semblent émerger de l’eau. Cette dernière a un aspect très variable: du vert clair au bleu marine, c’est tout un panel de couleurs qui s’offre à la vue de l’équipage. Le temps change également très vite, il n’est pas rare de passer du soleil à la grêle en à peine une heure.


Ces changements brusques de météo permettent de découvrir les chenaux sous différents angles. Ainsi, la Jeanne est passée hier devant les célèbres glaciers des Italiens, des Français et des Allemands. La brume qui recouvrait ces étendues de glace se jetant dans la mer renforçait le caractère quasi mystique de ces lieux. Aujourd’hui, le soleil brillait au-dessus de la Patagonie. Les hélicoptères ont ainsi pu décoller pour permettre aux photographes d’immortaliser cette traversée mémorable. Si les paysages sont magnifiques, la navigation dans ces bras de mer étroits n’est pas de tout repos: elle requiert une attention toute particulière. Jusqu’au 31 janvier, date à laquelle la Jeanne sortira des chenaux, le porte-hélicoptères va naviguer en NAVRES (navigation en eaux resserrées).


Ceci implique quelques aménagements au niveau de la conduite du navire. En premier lieu, afin de repérer plus rapidement les embarcations ou les éventuels icebergs, l’équipe de veille située en passerelle supérieure est renforcée. Armés de leurs jumelles, les veilleurs fonctionnent par quart, comme la plupart des marins du bord et se relaient pour scruter les abords de la Jeanne. Par ailleurs, les chenaux étant relativement étroits, il faut être en mesure de pouvoir réagir rapidement en cas d’avarie de barre. Le local barre est donc armé en permanence. Des manœuvriers sont également présents plage avant afin de pouvoir faire face à un mouillage d’urgence. En outre, la profondeur des chenaux étant très variable, l’itinéraire de la Jeanne est étudié dans les moindres détails, en passerelle, grâce à des cartes de navigation très précises. Enfin, la Jeanne a fait appel à deux «pilotes» Chiliens qui ont embarqué sur le transit Ushuaia - Valparaiso. Véritables experts de la navigation à travers les chenaux, ils apportent toute leur expérience aux marins du bord.





Nous pouvons travailler sereinement et dormir sur nos deux oreilles: toutes les dispositions ont été prises pour naviguer dans des conditions de sécurité optimales !

Aspirant Alexandre Constantin

Du sérieux maintenant
Citation :
Séances de descente en rappel sur la plateforme ascenseur

La Jeanne d’Arc par la face nord

Alors que la Jeanne traverse actuellement les chenaux de Patagonie, un créneau était réservé ce matin pour permettre à la brigade de protection (=groupe constitué pour les actions de vive force) de s’entraîner à descendre en rappel le long de la plateforme ascenseur. D’autres membres d’équipage ont également pu profiter de l’occasion.
Ainsi, malgré la fraicheur caractéristique de la Patagonie, de nombreux marins se sont laissés tenter par l’exercice organisé et supervisé par le premier maître Sébastien Saunier. La corde était accrochée au sommet de la grue de la Jeanne d’Arc, située à bâbord sur le pont d’envol. Le but de l’entrainement était de descendre jusqu’au hangar hélicoptères en passant par la plateforme ascenseur.

Les initiés en ont profité pour apprendre à faire un baudrier avec des sangles afin de descendre en rappel en toutes circonstances, et en toute sécurité.



Aspirant Alexandre Constantin
la Jeanne au service de la science
Citation :
Un petit effort pour la Jeanne, une grande aide pour Ultima Patagonia

Juste avant de quitter définitivement les chenaux de Patagonie, la Jeanne d’Arc a tenu à apporter son soutien à une expédition scientifique française dénommée Ultima Patagonia. Pour cette équipe, composée de 26 Français et 6 Chiliens, l’aventure a commencé il y a 8 ans avec la découverte d’un squelette de baleine dans une grotte de l’île Madre de Dios, située à 8 mètres au-dessus du niveau de la mer. Revenue en 2008 pour élucider le mystère, l’équipe a tenté de rallier la grotte par différents moyens. Sur leur chemin, les scientifiques ont aperçu d’autres grottes conservant les traces d’un peuple quasiment disparu, les Kawesqar, indiens nomades de la mer. Ils ont ainsi découvert des sépultures et des peintures rupestres tapissant les murs des grottes.



Depuis, leur champ d’investigation s’est élargi: climatologie, anthropologie, botanique, biologie et cartographie. Pour mener à bout leurs recherches dans ces lieux où les conditions de travail sont extrêmes, les scientifiques ont demandé l’aide du porte-hélicoptères, dont l’itinéraire coïncidait avec la localisation de l’expédition. La Jeanne a accepté de leur fournir une aide de logistique: l’objectif principal était de transporter du matériel depuis le camp de base jusqu’à des camps annexes, difficiles d’accès. Une alouette et une gazelle du bord ont ainsi permis de transporter une tonne de matériel ainsi que huit expéditionnaires. La préparation en amont a demandé du temps aux marins de la Jeanne, tant au niveau de l’élaboration de la chronologie de l’opération qu’au niveau de la coordination des moyens, même si l’opération en elle-même a été de courte durée puisqu’elle s’est déroulée entre 06h00 et 09h00.
Les hélicoptères n’ont pas été les seuls moyens déployés. Une des deux chaloupes du bord a été mise à l’eau pour débarquer une vingtaine de marins de la Jeanne à terre. Parmi eux, des officiers élèves qui se sont intéressés de près à l’expédition en elle-même et qui ont interrogé les scientifiques sur leurs objectifs, leurs moyens, leurs résultats… Les officiers élèves ont également pu s’entrainer à la manœuvre de la chaloupe sur le plan d’eau. 11 officiers élèves sont ainsi désormais lâchés «patron de chaloupe». Par ailleurs, certains membres de la brigade de protection ont pu poser un pied à terre afin de participer à un exercice de reconnaissance. Enfin, une équipe de plongeurs, composée de quatre officiers élèves et de deux marins du bord, a effectué une plongée.



Finalement, l’opération fut largement bénéfique pour les deux parties: si le gain de temps pour les expéditionnaires a été considérable, l’échange entre les scientifiques et les midships a été très riche et témoigne une fois de plus l’importance que revêt l’ouverture d’esprit dans la formation des officier élèves.

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MessageSujet: Re: PH 97 Jeanne d'Arc   Ven 5 Fév 2010 - 18:29

Admirez moi ca
Citation :
730 nautiques entre glaciers et montagnes

Heureux qui comme Ulysse a fait un long voyage … Les 640 marins de la Jeanne d’Arc se souviendront longtemps de cette dernière mission mythique qui aura mené le porte-hélicoptères aux confins du monde habitable, où l’homme, malgré sa technologie, n’a pas encore réussi à dompter la nature. Non content d’avoir bravé le fameux Cap Horn, où tant de navigateurs expérimentés se sont échoués, l’équipage de la Jeanne a parcouru près de 730 nautiques, soit plus de 1300 km, à travers les sinueux chenaux de Patagonie. Tel Thésée qui déambulait à travers les dédales du Minotaure, la Jeanne d’Arc a navigué à travers ce véritable labyrinthe géant que sont ces chenaux. Néanmoins, loin de partir à l’inconnu, les marins ont utilisé des cartes très détaillées de la région. Véritable « fil d’Ariane », la route de navigation a évité à l’équipage de se perdre dans le méandre d’îles de la Patagonie.



A la fois sublimes et austères, on ne sait comment décrire ces lieux où la nature n’a toujours pas été entachée par la main de l’homme. Le climat est certainement trop rude, les terres trop inhospitalières pour permettre à une communauté de s’y développer. Pourtant, la végétation verdoyante semble s’être bien adaptée au climat et recouvre la moindre parcelle de terre non enneigée. Les seuls habitants de ces lieux de désolation sont les otaries et les éléphants de mer. Quelques oiseaux s’y aventurent également et se plaisent à planer au ras de l’eau, malgré les rafales qui soufflent sans relâche. Le silence y est assourdissant. Tout juste entendons nous le bruit du vent qui se faufile entre les montagnes enneigées, semblable à un long soupir plaintif.



Les bateaux se font extrêmement rares sur cette route maritime légendaire que Magellan, navigateur tenace et génial, emprunta pour la première fois 5 siècles plus tôt. Magellan, Beagle, Le Maire… Autant de grands noms d’explorateurs qui ont franchi ces chenaux et détroits dans le passé. Les marins de la Jeanne sont fiers de suivre leurs traces, à une époque où les navires préfèrent emprunter le canal de Panama pour passer de l’océan Atlantique à l’océan Pacifique. Ces trois jours de traversée resteront profondément gravés dans leur mémoire : chaque jour et chaque nuit passé à naviguer à travers ces milliers d’îles qui composent ce dédale naturel apportait son lot de surprise et d’émerveillement. Jamais la grandeur de Mère Nature ne se sera faite aussi fortement ressentir que dans ce paysage si imposant et quasi surnaturel. Naviguant entre ces gigantesques parois naturelles, notre Jeanne semblait bien humble devant l’immensité et la solitude de ce lieu. La vue des falaises calcaires et des glaciers au reflet bleuté était un ravissement de tous les instants. Les couchers et levers de soleil étaient les instants les plus marquants : la vision de la douce lumière enrobant les montagnes enneigées avait un aspect vraiment remarquable.



La météo était extrêmement variable. Au grand jamais, même en Bretagne nous n’avions vu le temps changer aussi rapidement que lors de cette véritable Odyssée à travers les eaux intérieures chiliennes. Pluie, soleil, brouillard et grêle se sont succédés avec une rapidité déconcertante. Ce climat, à l’image du paysage, était brutal et indomptable, mais il aura permis aux marins de contempler les chenaux sous toutes ses coutures, toutes ses humeurs … Par ses différentes couleurs, l’eau elle-même aura su se joindre à l’harmonie du paysage : d’une clarté d’émeraude aux ténèbres de l’ébène profond, l’élément de prédilection des marins avait un aspect plutôt inhabituel et étonnant.



Les marins se rappelleront toute leur vie de cette épopée avec émotion, gardant en tête le caractère mystérieux et onirique de la brume troublant ce paysage si particulier. La Jeanne méritait bien cet enchantement pour son dernier passage.


"Aspirant Alexandre Constantin"
la Jeanne lieu d'apprentissage pour tous qui cerculent à bord
Citation :
Université Jeanne d’Arc, l’autre école de formation

La Jeanne d’Arc, bâtiment école par excellence, a bien sûr pour objectif de finaliser la transformation des officiers élèves en officiers de marine. Mais les cours dispensés à bord ne s’adressent pas seulement à ceux-ci. En effet, d’autres cours sont également proposés à l’équipage, sur la base du volontariat. Réunis sous le nom d’Université Jeanne d’Arc, ils permettent aux marins qui le souhaitent d’atteindre le niveau nécessaire pour passer des qualifications et ainsi évoluer dans leur carrière, ou, pour d’autres, de progresser en langues étrangères.


Les cours proposés sont variés : langues (Anglais et Espagnol, eu égard à notre parcours en Amérique Latine), sciences, mathématiques et Français. Ils sont prodigués par une équipe dynamique de 6 aspirants, dont les deux professeurs de langues du bord (l’aspirant Agathe Chaussard et l’aspirant Marie Le Prielec) qui donnent par ailleurs des cours aux officiers élèves. Le tout est ordonné par le lieutenant de vaisseau Olivier Lebosquain.


A bord d’un bâtiment militaire, où beaucoup de marins sont de quart, il n’est pas toujours évident d’être assidu, et surtout d’avoir des disponibilités pour des cours à heures fixes. C’est pourquoi un même cours est donné deux fois dans la même journée, à deux moments différents. Ce sont donc pas moins de huit heures de cours (au moins) qui sont données dans ce cadre, presque chaque jour de mer. Si l’Université Jeanne d’Arc est une opportunité pour les marins, qui disposent de professeurs volontaires prêts à les aider à progresser, les élèves ne sont pas les seuls à en retirer un bénéfice : bien que l’aspirant Le Prielec s’est déjà retrouvée face à une classe, cette expérience d’enseignement est une première pour l’aspirant Chaussard ainsi que pour les 4 aspirants chargés des cours de sciences, mathématiques et Français (le volontaire aspirant Eduard de Waal et les trois aspirants stagiaires polytechniciens Alexandre Constantin, Paul Tolmer et Jean-Baptiste Boin), qui se rendent compte des difficultés que l’on peut avoir à enseigner à un groupe de personnes au niveau parfois hétérogène, même si les élèves sont très disciplinés !


Au-delà du bénéfice direct découlant des cours, l’Université Jeanne d’Arc permet aussi à ces jeunes officiers volontaires dans la Marine d’échanger avec des marins venant de différents services et ayant tous eu des parcours assez différents, le tout dans un cadre qui sort de leurs activités habituelles. Pour ces aspirants, côtoyer ces marins est donc le meilleur moyen d’élargir leur vision de la vie sur le porte-hélicoptères, et de renforcer la cohésion de l’équipage. Symbole de la solidarité des marins, l’Université Jeanne d’Arc fait partie de ces nombreuses activités qui font d’un équipage beaucoup plus que la simple somme des marins qui le constituent.
Ecole de Marine, école de langues et sciences, mais surtout Ecole de Vie, la Jeanne d’Arc s’efforce de transmettre cet état d’esprit aux futures campagnes d’application.

Aspirant Jean-Baptiste Boin
des boulangers à bord
Citation :
Les boulangers : créateurs de bien être

Chaque matin, pouvoir savourer des viennoiseries moelleuses et du pain bien frais est un plaisir toujours renouvelé pour les marins de la Jeanne. A des milliers de kilomètres de la France, après un quart nocturne ou simplement lors d’un petit creux, il est toujours agréable de déguster une baguette croustillante qui sort tout juste du four. Tous les bâtiments de la marine nationale n’ont pas le privilège d’avoir des boulangers à bord !

Néanmoins, nourrir les quelques 640 marins du bord est un véritable défi quotidien pour les deux boulangers de la Jeanne : le maitre Jean-Marc Touny et le matelot Emmanuel Merlaud. Les quantités sont tout simplement astronomiques : chaque jour, ou plutôt chaque nuit, ces deux stakhanovistes produisent pas moins de 250 baguettes, 300 pains bâtards et jusqu’à 700 viennoiseries le weekend. A cela s’ajoutent des commandes spéciales des différents carrés. Dernier exemple en date : la production de 600 hamburgers qui n’avaient pas à rougir devant ceux de Mac Donald ! Bien au contraire, venir à bout de ces burgers gargantuesques mais délicieux n’était pas à la portée de tous les estomacs.

Nos deux boulangers du bord sont de véritables papillons de nuit, et pour cause : leur « journée » de travail commence dès 19 heures pour finir à 6 heures du matin. En outre, compte tenu des nombreuses étapes nécessaires à l’élaboration des différents types de pain, une organisation sans faille et un rythme de travail intense sont indispensables pour arriver à produire la quantité suffisante dans le temps imparti. Il faut en effet être capable d’alterner les fournées de pain et de viennoiseries dans les plus brefs délais.
Tous les soirs, dès 22h00, la douce odeur du pain envahit les coursives situées aux abords de la boulangerie. Pour rencontrer nos deux artisans, il suffit de remonter à sa source : les fourneaux. Les deux boulangers nous accueillent toujours à bras ouvert. Si la température ne vous gêne pas, il est même possible de mettre la main à la pâte. Bien que les gestes semblent faciles à première vue, la pratique prouve le contraire ! Il faut du temps pour d’arriver au même résultat que nos deux pros ! Le jeu en vaut cependant la chandelle : nos artisans aiment partager leur savoir faire et donnent des conseils pour obtenir un pain à la croute croustillante, la mie moelleuse et à l’aspect doré. Si on suit toutes les étapes de la fabrication du pain, on obtient même un magnifique diplôme du petit boulanger signé par le commissaire en chef en personne !
Passer voir les deux boulangers, c’est la garantie de passer un bon moment. C’est également l’occasion d’échanger avec ceux qui ont rythme de travail totalement décalé par rapport au reste de l’équipage.

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MessageSujet: Re: PH 97 Jeanne d'Arc   Mer 10 Fév 2010 - 11:44

Citation :
La Jeanne d’Arc jette l’ancre à Valparaiso : « Hissez haut ! »

Le 4 février dernier, la Jeanne d’Arc et le Courbet ont accosté à Valparaiso, plus grand port de la côte ouest de l’Amérique du Sud. Cette escale, la première sur la côte Pacifique, était attendue avec impatience par les marins de la Jeanne, après 15 jours de navigation difficile et délicate au large du Cap Horn et dans les étroits chenaux de Patagonie. Situé à une centaine de kilomètres de la capitale Santiago, Valparaiso est un port mythique pour de nombreux marins de tous horizons. Il a en effet longtemps été un point de ravitaillement obligé pour tous les navigateurs qui désiraient passer de l’océan Atlantique à l’océan Pacifique en empruntant le détroit de Magellan ou en doublant le Cap Horn. Il paraissait donc naturel que la Jeanne y fasse escale pour sa dernière mission.

L’arrivée dans un nouveau port revêt toujours un caractère magique, chaque escale apportant son lot de découvertes et de surprises. C’est au soleil levant et sous un ciel rougeoyant que la Jeanne est entrée dans la baie de Valparaiso, les rayons lumineux venant tout juste pointer le bout de leur nez au dessus des collines de la ville. Profitant de ce premier bain de soleil au Chili, les marins présents sur les extérieurs ont pu observer l’accostage dans ce port surprenant. Les pompiers de la ville de Valparaiso ont accueilli la Jeanne d’Arc en grandes pompes. En lançant trois jets d’eau aux couleurs de la France, ils ont lancé le début des échanges entre les marins de la Jeanne et la Pompe n°5 de Valparaiso qui allaient s’avérer très riches pendant toute l’escale.

Véritablement atypique, le port de Valparaiso est inscrit au patrimoine mondial de l’Unesco. Cette reconnaissance n’est point usurpée : des myriades de maisons colorées s’étalent sur les collines de la ville. Avec ses murs aux mille couleurs, la ville est particulièrement attrayant et possède un charme indéniable. Ses rues calmes et chaleureuses sont le lieu idéal pour tous les artistes en quête d’inspiration.
La configuration de la ville est plutôt exceptionnelle : la baie, dominée par les 44 collines, ou « cerros », constitue un véritable amphithéâtre naturel dont la Jeanne, trônant au milieu du port, était l’élément central. La ville s’est développée de manière inhabituelle compte tenu des contraintes liées au relief. Les habitants ont toutefois su adapter y leurs moyens de transport. Ainsi, même si l’on se demande comment ces « boites de conserve » peuvent encore fonctionner de nos jours, les 15 funiculaires ou « ascensores » sont idéaux pour passer de la ville basse à la ville haute et renforcent le caractère pittoresque du port. Le plus ancien, « Concepción », permet d’accéder au quartier du même nom, un des plus authentiques de la ville. De nombreux marins se sont laissés tenter par les cafés situés sur les hauteurs, leurs terrasses proposant une vue imprenable sur la baie de Valparaiso !

Dans le prolongement de Valparaiso se trouve la ville de Viña del Mar, première station balnéaire du Chili. Le contraste entre ces deux villes est frappant : d’un coté, le port pittoresque avec ses funiculaires et ses cafés ; de l’autre, la station balnéaire moderne avec ses plages, ses bars et discothèques… Si l’eau était certes plus fraiche qu’à Rio de Janeiro, certains marins ont tout de même profité de l’occasion pour prendre leur baptême du Pacifique.

Marins, mais avant tout Français, les marins de la Jeanne ont pu déguster le vin chilien, de renommée internationale. Ainsi, dans le cadre de leur projet de poste, des officiers élèves ont organisé une dégustation de différents cépages dont le fameux carmenere disparu des vignes françaises depuis l’épidémie de phylloxéra.

Tel un « fameux trois mats », nous avons quitté ce matin le port pittoresque de Valparaiso et voguons désormais en direction de Callao, au Pérou, notre prochaine escale. C’est néanmoins avec un petit pincement au cœur que nous laissons dernière nous cette ville à la fois reposante et chaleureuse, des souvenirs plein la tête.


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MessageSujet: Re: PH 97 Jeanne d'Arc   Ven 12 Fév 2010 - 12:07

la Jeanne Sensibilise les jeunes sur le rôle de la marine ...
Citation :
La Jeanne d’Arc, marraine de tous les marins en herbe !

Si la Jeanne d’Arc est très active sur le plan du rayonnement de la France à l’étranger, elle joue également un rôle important dans la sensibilisation des plus jeunes sur le rôle de la marine. Dans cette optique et depuis plusieurs années, un système de parrainage a été mis en place entre des marins de la Jeanne et des écoles de tout le pays. De la maternelle au lycée, de la Bretagne à l’Alsace-Lorraine, du Nord à la Côte d’Azur, des enfants de tous âges et de tous horizons ont la possibilité d’échanger avec des marins du bord. Cette année, 75 marins se sont portés volontaires pour assurer une correspondance régulière avec ces enfants. A chaque escale est envoyé un exemplaire des « Echos de la Jeanne », gazette retraçant la vie du bord et présentant les pays visités. Des activités ludiques sont aussi au programme. Les parrains ajoutent à ce petit journal des cartes postales, des lettres voire même des souvenirs des villes visitées. Cette démarche permet aux enfants de voyager avec la Jeanne d’Arc et de découvrir la marine nationale de manière ludique et pédagogique. L’échange n’est pas unilatéral : les parrains sont en effet particulièrement touchés lorsque leurs filleuls leur envoient des dessins ou des poèmes en retour. Le travail effectué par ces élèves est d’ailleurs souvent impressionnant comme l’atteste ce poème écrit par les élèves du cours moyen de l’école St Fiacre à Crozon. Graine de marins mais aussi graine de poètes.


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Enfin, on a pu découvrir le service flotteur de la Jeanne
Citation :
Immersion dans le service flotteur

S’il existe un service méconnu aux yeux du grand public, c’est bien le service flotteur ! Il est pourtant loin d’être anecdotique : plus grand service du bord, il comptabilise 105 marins à son actif. Ses domaines d’activités sont aussi vastes que variés : de la production d’électricité à la gestion des carburants en passant par la formation sécurité des officiers élèves, les membres du service flotteur interviennent à tous les niveaux. Gérer une telle équipe demande naturellement une organisation sans faille. Le service est ainsi divisé en trois secteurs, aux dénominations particulièrement originales : FLOT 1, FLOT 2 et FLOT 3.


Le premier secteur, sous la direction du premier maitre Olivier Beneyton, rassemble les quelques 24 électriciens du bord. Responsables de la production et la gestion de l’électricité du bord, ils interviennent également de manière régulière afin de réaliser des opérations de maintenance. En vue d’assurer une permanence efficace, des électriciens sont toujours présents au PC électricité, et sont susceptibles d’intervenir à tout moment en cas d’avarie. Le Jeanne d’Arc ne peut en effet pas se passer de courant électrique.
Le second secteur, composé de 40 marins de spécialité « pompier », est chargé de la sécurité du porte-hélicoptères. Au-delà de la lutte contre les sinistres tels que les incendies ou les voies d’eau, les « sécuritards » ont pour rôled’entretenir le matériel relatif à la sécurité et de réaliser des exercices réguliers. Enfin, le secteur est également responsable de la formation sécu des officiers élèves. Ainsi, le chef du service flotteur, Le lieutenant de vaisseau Pascal Guerriau, forme quotidiennement un nouveau « midship » à la fonction de directeur de lutte (DDL), acteur clé chargé de coordonner les actions des différentes équipes d’intervention lors d’un sinistre.


Enfin, le dernier secteur, sous la responsabilité de l’enseigne de vaisseau Stéphane Letty, regroupe les autres fonctions liées au soutien logistique. D’une part, 20 marins sous la supervision du maitre principal Yves Olivier veillent sur le bon fonctionnement des groupes électrogènes et des usines frigorifiques, servant à la fois aux chambres froides et à la ventilation des 876 locaux qui composent la Jeanne d’Arc. Ces marins sont aussi chargés du stockage de l’eau douce ainsi que de son approvisionnement en escale. D’autre part, une vingtaine de marins, sous la direction de maitre principal Dominique Gaciobbi, s’occupe du stockage et du ravitaillement du bâtiment en combustible. Enfin, des techniciens œuvrent dans les ateliers thermiques, mécaniques et d’auto-entretien afin de contribuer au confort de tout l’équipage.


Finalement, avec ses 160 locaux répartis dans tout le bord, le service flotteur agit pour le confort de tous. Soutien indispensable au bon fonctionnement du bâtiment, il est en relation avec tous les autres services du bord. Preuve de son efficacité, le commandant de la Jeanne d’Arc a récemment mis à l’honneur certains marins du service, qui, a force de travail, permettent à la Jeanne de fonctionner comme à ses premiers jours.

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MessageSujet: Re: PH 97 Jeanne d'Arc   Dim 14 Fév 2010 - 0:45


Citation :
La Jeanne d’Arc : 50 ans et pas une ride !


Alors que la Jeanne d’Arc s’apprête à rejoindre le port de Callao, au Pérou, l’équipage s’est réuni sur le pont d’envol ce matin, afin de célébrer les 50 ans de la « vieille dame ». C’est en effet le 31 aout 1960 qu’est mise sur cale la Résolue, ancien nom porté par le porte-hélicoptères. Suite au désarmement du croiseur école Jeanne d’Arc en juillet 1964, la Résolue reprend le flambeau et est renommée Jeanne d’Arc à cette occasion. La Jeanne telle que nous la connaissons aujourd’hui appareille alors de Brest pour sa première campagne d’application le 5 novembre 1964. Ce premier tour du monde ne sera que le premier d’une longue liste mais fera entrer la Jeanne dans la légende. Au total, le porte-hélicoptères aura réalisé plus de 85 000 appontages sans jamais faillir ! La mission actuelle, la 45ème et la dernière, met un point d’orgue à cette longue et brillante carrière. En 50 ans de service actif, la Jeanne d’Arc aura formé près de 6400 officiers élèves, avalé près de 1 800 000 nautiques (= plus de 3 300 000 kilomètres) et fait 768 escales dans 84 pays. 15 000 marins auront eu l’honneur de servir à bord cette unité mythique. Les mers et océans du globe n’ont plus de secret pour elle : qui peut prétendre avoir passé 110 fois l’Equateur, 31 fois le canal de Suez, 33 fois celui de Panama, 10 fois le Cap Horn ainsi qu’une fois le Cercle Polaire !
Profitant des conditions météorologiques très clémentes, les marins de la Jeanne, tout de blanc vêtus, se sont rassemblés sur le pont d’envol à l’issue de l’appel matinal de manière à former les dates clés du navire école : 1960 – 2010. Cette photo, depuis une Alouette III, rend hommage au plus emblématique des bâtiments de la marine, qui, après 50 années de service, n’a pas pris une seule ride !

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Citation :
Bolivie, Pérou, Chili : la solution au bout du tunnel ?

Lors de l’escale à Valparaiso, les officiers élèves du poste 8 ont souhaité approfondir leurs connaissances à propos d’un projet original qui permettrait à la Bolivie de retrouver son accès à la mer, accès qu’elle avait perdu lors de la guerre du Pacifique (1879 – 1884) qui opposa le Pérou et la Bolivie au Chili.
Depuis cette guerre tripartite, le Chili noue des relations relativement tendues avec ses deux voisins qui contestent les frontières actuelles. Afin de résoudre le problème de manière diplomatique, l’architecte chilien Humberto Eliash et ses deux collaborateurs, Carlos Martner et Fernando Castillo Velasco, que les officiers élèves sont allés interroger, ont imaginé un tunnel de 150 km de long, partant de la Bolivie et débouchant sur une île bolivienne artificielle située au milieu d’une mer « trinationale » appelée mer de la Concorde.


Le projet est certes titanesque, mais pour les architectes, il n’a rien d’utopique : « du point de vue technique, il est parfaitement envisageable aujourd’hui de construire un tel ouvrage ; il en existe déjà de similaires », plaide Carlos Martner devant les midships du poste 8. La Bolivie posséderait enfin un débouché vers la mer lui permettant d’exporter directement ses matières premières, principalement des hydrocarbures et des minerais, sans passer par l’Argentine ou d’autres intermédiaires. Le gain serait important et permettrait d’autofinancer la construction du tunnel. Le Pérou gagnerait une extension de ses eaux territoriales et le Chili réglerait enfin son contentieux avec ses voisins tout en gardant un droit sur la zone litigieuse. Sur le papier, le projet a tous les arguments en sa faveur mais en réalité, l’étude de la faisabilité technique – essentielle dans un pays où la sismicité est importante - n’a pas encore été réalisée et les tensions entre les trois pays demeurent un frein au développement du projet.
Au-delà de l’aspect purement technique et par le biais de différentes rencontres, notamment celle des architectes et du premier conseiller près l’ambassade de France au Chili, les officiers élèves du poste 8 ont pu se renseigner sur les différentes politiques qui opposent ces trois pays et se rendre compte de l’ensemble des conséquences diplomatiques, stratégiques et économiques que pourrait avoir l’aboutissement d’un tel projet. Ainsi, en marge de leur formation opérationnelle en mer, les nombreuses escales de la Jeanne permettent aux midships de développer leur esprit critique ainsi que leur ouverture d’esprit, qualités indissociables du statut d’officier.

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MessageSujet: Re: PH 97 Jeanne d'Arc   Lun 15 Fév 2010 - 13:33

Citation :
Branle bas de combat ! Alerte missile sur bâbord !

« Le pays Safran est en guerre civile. Le parti au pouvoir empêchait l’évacuation des ressortissants français mais une évacuation d’urgence a été effectuée contre sa volonté. La Jeanne d’Arc est restée en observation au large du pays Safran. Nous représentons un grand symbole et le pays Safran pourrait être tenté de s’attaquer à nous pour restaurer sa crédibilité »


Tel était le thème tactique du MACOPEX (maitrise des capacités opérationnelles) du jour. Cet exercice, programmé en moyenne une fois par traversée, concerne l’ensemble de l’équipage. Lors de ces simulations de combat naval, deux qualités essentielles sont testées chez les marins : la réactivité d’abord, chacun devant être en mesure d’agir le plus rapidement possible devant tous types de menace. La capacité d’adaptation ensuite, l’équipage devant être en mesure de poursuivre le combat dans des conditions optimales, malgré les éventuelles avaries qui pourraient apparaitre suite aux tirs ennemis.
Dès que la sirène du poste de combat retentit, l’effervescence monte à bord du bâtiment. Tous les marins rallient leur poste avec leurs accessoires : masque, gants et cagoule anti-feu, ainsi que leurs complétifs : masque A3P (=masque à gaz), brassières et fusées de détresse. A bord d’un porte-hélicoptères de la taille de la Jeanne, il faut moins de 6 minutes pour que l’ensemble de l’équipage soit à son poste. Tourelles de 100mm, compartiments machines, passerelle, PC sécurité… tous ces locaux essentiels au combat sont alors armés. Par ailleurs, afin de préserver au maximum l’intégrité bâtiment et de limiter la propagation des sinistres, des mesures strictes sont appliquées : les portes et panneaux étanches sont fermés. On dit alors que le bâtiment est dans la situation d’étanchéité numéro 1 !


Lors des MACOPEX, la cellule « macops » devient le véritable centre névralgique du bâtiment. C’est en effet cette cellule qui centralise toutes les informations relatives aux pertes humaines ou aux pertes de matériel. Au combat, le commandant donne des priorités telles que la lutte au dessus de la surface ou la mise en œuvre des hélicoptères… En fonction des informations qu’elle reçoit, la cellule « macops », coordonne alors les actions de chacun de manière à mettre en œuvre la priorité émise par le commandant. Elle lui rend compte ensuite de l’effet de ses décisions. Le commandant peut alors poursuivre le combat de la même manière ou alors changer de priorité.
Le PC sécurité est également un lieu stratégique lors de ces exercices à grande échelle puisque c’est dans ce local que sont coordonnées les actions des équipes de lutte contre les sinistres ainsi que celles des équipes médicales.


Aujourd’hui, la Jeanne est à nouveau sortie vainqueur de son combat face au pays Safran. Malgré deux attaques missiles, la Jeanne est parfaitement opérationnelle pour faire face à son prochain adversaire : le pays Guacamole !

Aspirant Alexandre Constantin
Il y a 22 ans ce type d’exer­cice était appelé "Exer­cice majeur de sécu­rité" car il dif­fé­rait très net­te­ment des pos­tes de com­bat habi­tuel de par la durée(au moins 6h) et son thème. Véri­ta­ble "mise en scène" la plus réa­liste pos­si­ble à par­tir d’un synop­sis soi­gneu­se­ment pré­paré par le CSD et SECU1 c’était une excel­lente manière d’entrai­ner tout l’équi­page. La seule dif­fé­rence c’est qu’aujourd’hui équi­pe­ments du per­son­nel et maté­riels sont plus per­for­mants

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Dernière édition par Fremo le Lun 22 Fév 2010 - 20:12, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: PH 97 Jeanne d'Arc   Jeu 18 Fév 2010 - 11:59

Citation :
Deux « grandes dames » se donnent rendez-vous à Callao.

Née en 1909, elle a traversé les tempêtes, est connue dans tous les ports du monde et au-delà, fait pétiller les yeux, briller les lèvres, rosir les joues, et a su conserver ses valeurs à travers les années. Le soir de l’arrivée à Callao, elles se sont retrouvées : deux grandes dames françaises : la Jeanne d’Arc … et l’Oréal.


La Jeanne, porte-hélicoptères mais aussi porteuse des valeurs et du savoir faire français à l’étranger, s’était associée à l’Oréal pour recevoir les six cents invités du cocktail à bord. Sous l’égide d’UbiFrance et de la mission économique près l’ambassade de France à Lima, cette grande entreprise française, l’Oréal, était mise à l’honneur sur le pont d’envol. Après avoir accueilli le directeur général de l’Oréal Pérou, le capitaine de vaisseau Augier, l’équipage et tous les invités ont assisté à la projection du film sur les cent ans de la marque française, mettant en scène la merveilleuse et rayonnante Juliette Binoche.
De la « société française de teintures inoffensives pour cheveux », créée le 30 juillet 1909, il ne reste que les premiers brevets déposés dès 1907 par Eugène Schueller et les premières publicités, - on disait « réclames » à l’époque – qui s’étalaient sur les murs et dans les boutiques spécialisés. Cent ans plus tard, l’Oréal est devenue la première entreprise mondiale de cosmétiques, employant 67 000 salariés dans 130 pays.


Quelle drôle d’histoire que cette rencontre un jour de février 2010 au Pérou ! Deux grandes dames se rencontrent, et la France rayonne ! Les six cents personnes présentes ce soir là sur le pont d’envol de la Jeanne d’Arc ont applaudi avec enthousiasme cet évènement, dont chacun gardera en souvenir un parfum offert gracieusement par l’Oréal au départ des invités. Standing ovation pour la Jeanne d’Arc et l’Oréal ? Parce qu’elles le valent bien !


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MessageSujet: Re: PH 97 Jeanne d'Arc   Lun 22 Fév 2010 - 20:10

Citation :
Un exercice rarissime : le tir contre terre.

Dans le but de conforter les relations maritimes franco-péruviennes et d’initier les officiers élèves aux enjeux de la coopération internationale, la Jeanne d’Arc a réalisé aujourd’hui de nombreux exercices avec deux bâtiments de la marine péruvienne : l’Aguirre et le Velasquez. Au programme de la journée : des exercices de tir, des vols en hélicoptères, des PRERAM (présentation de ravitaillement à la mer)…
L’exercice le plus notable aura été le tir contre terre, exercice devenu aujourd’hui difficile à organiser compte tenu des contraintes qu’il implique. Il n’est ainsi plus possible d’en réaliser en France, le dernier champ de tir réservé à cet effet ayant fermé. Le commandant de la Jeanne n’a donc pas hésité une seule seconde et a sauté sur l’occasion de pouvoir réaliser cet exercice pour la dernière mission du navire école.


Ce GUNEX particulier repose en grande partie sur la coordination des différentes équipes. En premier lieu, le bâtiment tire plusieurs salves dites de recherche sur une cible située à terre et dont les coordonnées sont transmises par une équipe localisée dans un abri proche de la cible. Cette dernière avait quitté la Jeanne d’Arc la veille au soir à Callao pour être en place au moment de l’exercice. Après chaque salve de recherche, elle transmet par radio les corrections à apporter aux tirs selon ses observations. Les calculateurs artillerie situés au PC principal traduisent alors ces observations sous forme de nouvelles coordonnées. Une fois que la cible est encadrée, le porte-hélicoptères procède alors à une salve dite d’efficacité.
Lors de l’exercice du jour, la Jeanne d’Arc a réalisé quatre passes de tir. Les midships, sous la supervision de l’instructeur « armes », le lieutenant de vaisseau Olivier Alvarez, ont particulièrement apprécié la possibilité de réaliser ce type d’exercice.

Aspirant Alexandre Constantin
Citation :
La poste embarquée : on a tous à y gagner !

A bord de la Jeanne d’Arc, tous les types de métier sont représentés : du cuisinier au canonnier en passant par le pilote, c’est tout un panel d’acteurs qui cohabitent et interagissent au sein du porte-hélicoptères qui apparait alors comme une véritable fourmilière. L’agence postale, où officient les seconds maitres Michel et Trendel, est une véritable institution à bord de la Jeanne d’Arc. Pendant les traversées, on peut y acheter des timbres, y faire peser et affranchir des colis, y poster son courrier. Depuis le début de la mission, l’agence postale a reçu pas moins de 2300 Kg de courrier. Par ailleurs, pour l’ultime mission, les deux agents vendent trois fois plus de timbres que lors des missions précédentes, preuve de l’intérêt que continuent à porter les marins au courrier manuscrit.


Les agents postaux sont des acteurs essentiels à bord du navire école : véritables intermédiaires entre les marins et leurs proches, ils sont indispensables au bon moral de l’équipage. Courrier, colis, lettres, cartes postales… les deux agents ont fort à faire ! Mais leur travail en vaut la chandelle : quel réconfort en effet de recevoir un mot de sa famille ou d’un ami, lorsque l’on est à l’autre bout du monde où les moyens de communication sont limités.
D’autre part, les agents postaux ne s’occupent pas seulement du courrier personnel. Ils gèrent également la réception et la distribution des pièces de rechanges nécessaires au fonctionnement du bâtiment mais aussi celui des « Alouette III » de la 22S et des « Gazelle » de l’ALAT.


Comme pour les avions de lignes, il existe des produits qu’il est strictement interdit de faire embarquer dans les dépêches postales, sous peine de voir l’ensemble du courrier bloqué par les douanes des pays d’escale et pénaliser l’ensemble de l’équipage. Tous les sacs postaux sont aujourd’hui en effet passés au scanner. Ainsi, toutes les matières biologiques périssables (nourriture), les bouteilles d’alcool, les substances stupéfiantes mais aussi les matières inflammables ou dangereuses (briquet, déodorants, parfums) sont strictement interdites. Il est de même fortement déconseillé de faire transiter des sommes d’argent (billets de banque, pièces de monnaie…). Un seul non respect des règles et c’est l’ensemble des dépêches qui est bloqué à la douane comme c’est arrivé lors de l’escale à Callao Il nous faut alors attendre que les dépêches soient réexpédiées en France, reconditionnées et transmises vers un autre port d’escale. Imaginez la déception des marins !
L’année dernière, plus de quatre tonnes de courriers avaient transité par l’agence postale de la Jeanne d’Arc. Record à battre cette année … grâce à vous !

Aspirant Alexandre Constantin
un hommage aux "bouchons gras"
Citation :
Vapeur toute !

La Jeanne d’Arc est l’un des deux seuls bâtiments de la marine nationale avec le Charles de Gaulle à utiliser un appareil propulsif fonctionnant grâce à la vapeur d’eau. Si les machines à vapeur sont généralement associées aux locomotives à charbon dans l’imaginaire collectif, la réalité est toute autre aujourd’hui. En effet, le porte-avions utilise de l’uranium pour faire fonctionner son réacteur nucléaire et le porte-hélicoptères utilise le traditionnel gazole de navigation comme combustible.


Le principe de fonctionnement des chaudières est relativement simple puisqu’il repose sur le principe d’ébullition. Toutefois, les machines de la Jeanne d’Arc sont très complexes et quiconque les observe ne peut qu’être impressionné par les innombrables conduits qui s’entremêlent et relient les différents compartiments. Symboles de l’apogée du savoir faire français en matière de mécanique à vapeur, les machines de la Jeanne sont un véritable patrimoine à elles seules. Le porte-hélicoptères possède ainsi deux groupes propulsifs entrainant chacun une ligne d’arbre au bout de laquelle on trouve l’hélice.
Le gazole est d’abord brulé dans des chambres de combustion, les bruleurs. L’air chaud qui se dégage vient chauffer une multitude de tubes dans lesquels circule l’eau que l’on cherche à vaporiser. Il s’y forme des bulles de vapeur qui montent jusque dans un grand réservoir : le coffre. Dans le coffre, l’eau va être séparée de la vapeur, et cette dernière va partir dans des tubes appelés collecteurs. Les enceintes étant closes, le dispositif utilisé va permettre d’obtenir de la vapeur sous pression à 45 bars et une température de 450°C. Chaque machine est composée de 2 chaudières, soit 4 au total. Une chaudière est elle-même équipée de 4 brûleurs. Selon la puissance demandée, une chaudière peut fonctionner sur 1 à 4 brûleurs. La Jeanne peut alors développer une puissance de 40 000 chevaux qui n’était pas de trop à ses débuts pour propulser un bâtiment de 12 000 tonnes jusqu’à une vitesse de 28 nœuds (50 km/h).


C’est cette vapeur, « gonflée à bloc », qui va fournir l’énergie permettant de faire fonctionner les turbines et produire l’électricité. Une première partie de la vapeur permet de mettre en rotation des turbines. L’énergie de rotation est transmise jusqu’aux hélices grâce à deux lignes d’arbre. Ces dernières sont régulièrement inspectées lors des plongées sous coque puisqu’elles sont indispensables à la propulsion de la Jeanne. La seconde partie de la vapeur sert à la production de l’électricité du bord. Elle permet en effet de faire tourner un alternateur. Ce dernier est composé de deux bobines électriques. La rotation de l’une à l’intérieur de l’autre permet, grâce au principe de l’électromagnétisme, de créer un courant électrique.
Après son passage dans les turbines, la vapeur n’est pas perdue. Elle est récupérée dans le condenseur qui sert à redonner à l’eau son état liquide. Après filtration, l’eau est renvoyée dans la chaudière pour recommencer un nouveau cycle.


Deux équipes de dix marins se relaient en permanence à la mer pour faire fonctionner les machines de la Jeanne d’Arc. L’environnement de travail y est difficile (chaleur et bruit important), mais pour rien au monde, les « bouchons gras » ne laisseraient leur place : ils sont particulièrement fiers de travailler sur ce système passionnant, véritable joyau d’ingéniosité.
Aspirant Alexandre Constantin

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MessageSujet: Re: PH 97 Jeanne d'Arc   Jeu 25 Fév 2010 - 11:34

l'ALAT à bord de la Jeanne ...
Citation :
La face cachée de l’ALAT

A bord de la Jeanne d’Arc, plus de cinquante marins et militaires de l’aviation légère de l’armée de terre font partie du service aviation. Certes, si l’on pense tout de suite aux pilotes, il ne faut tout de fois pas oublier les autres métiers tout aussi importants. Chiens jaunes, mécaniciens… Chacun a une place essentielle dans la mise en œuvre des hélicoptères.


Il est particulièrement intéressant de se pencher sur les militaires de l’ALAT qui se sont parfaitement intégrés au sein de la marine, même si cela n’a pas toujours été simple, les us et coutumes étant parfois différents entre les deux armées. En mer comme sur terre, ils ont su s’organiser afin de continuer leurs activités habituelles : instruction, vols de qualification, exercices opérationnels, maintenance, sans oublier le sport … Issus de différents régiments et animés par un esprit de cohésion sans faille, ils œuvrent en toute confiance avec leurs collègues marins de la flottille 22S de Lanvéoc.


Les Gazelle, tout comme les Alouette III de la marine, sont de véritables bijoux de technologie et nécessitent un suivi particulier. Les militaires qui travaillent dans le domaine du soutien dédient par conséquent beaucoup de leur temps à l’entretien des machines. L’entretien technique représente évidemment la grosse part du travail : il faut sans cesse contrôler l’intégrité du matériel et parfois effectuer des réparations. Régulièrement, des « lavages » sont programmés, excluant naturellement toute autre activité. Au-delà de l’aspect purement esthétique, ces nettoyages permettent entre autre d’enlever le sel des pièces métalliques et de décrasser les turbines afin de garantir la sécurité des pilotes en vol.
Grâce au travail de fond des mécaniciens, il y a en permanence des aéronefs opérationnels. Alors que la Jeanne entame sa mission NARCOPS (lutte contre le narco-trafic) à quelques jours du franchissement du canal de Panama, leur réactivité a de nouveau été démontrée. En plein MACOPEX et la suite de la découverte d’un bateau suspect, les équipes sont parvenues à tenir une Gazelle parée à décoller en 15 minutes alors que 30 minutes leur avaient été accordées. Chapeau !


« Tenir la mer en équipage » : les militaires de l’ALAT ont bien vite adopté la devise de la Jeanne en s’intégrant parfaitement au reste des marins. Leur rigueur et leur esprit de cohésion leur permettent de faire face aux missions confiées tout en travaillant dans le respect des règles de l’art afin de garantir la sécurité du matériel et des personnes.

"Aspirant Alexandre Constantin"

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MessageSujet: Re: PH 97 Jeanne d'Arc   Dim 28 Fév 2010 - 13:16

Citation :
La Jeanne aux portes du canal de Panama

Avant de traverser le célèbre canal de Panama, la Jeanne d’Arc a fait une courte escale à Balboa, port situé à quelques kilomètres seulement de la capitale du pays. Aux environs de 02h45 du matin, un branle-bas très matinal a surpris tout l’équipage ! Le pilote panaméen chargé d’accompagner et de conseiller les marins pendant la délicate manœuvre d’accostage était en nette avance sur son programme ! Néanmoins, les marins de la Jeanne ont particulièrement bien réagi devant l’inattendu, et la Jeanne a pu passer sans encombre sous le célèbre pont des Amériques, porte d’entrée vers le canal de Panama et de l’océan Atlantique.


Hier, à l’approche des côtes panaméennes, on constatait une forte affluence de bateaux arborant des pavillons de différentes nationalités. Le canal de Panama est en effet le lieu de passage obligé pour tous les navires de commerce qui souhaitent passer d’un océan à l’autre, sans aller braver le Cap Horn. Arrivée au mouillage non loin de l’entrée du canal à 22h00, la vieille dame était entourée par une multitude de navires attendant patiemment leur tour. En effet, compte tenu du fort trafic maritime en ce lieu particulièrement étroit, un ordre de passage strict est établi. Les bateaux ne doivent pas rater le créneau qui leur est réservé sous peine de ne pouvoir traverser le canal.
Malgré le peu de temps qui leur était imparti (une demi-journée, comme à Ushuaia), les marins sont partis visiter la ville de Panama City située de l’autre coté du pont des Amériques. L’économie de la ville s’est en grande partie bâtie sur les échanges permis par l’exploitation du canal. Avec les gratte-ciel, les larges avenues et les centres commerciaux omniprésents dans le quartier moderne, l’influence américaine est toujours très forte, dix ans après que les Etats-Unis aient définitivement laissé l’exploitation du canal aux Panaméens. Fait marquant : la monnaie utilisée est le dollar, ce qui témoigne de l’ancienne emprise des Etats-Unis mais aussi de l’importance des échanges et du négoce dans cette région du globe à la géographie si particulière.


La ville de Panama City garde cependant une âme qui lui est bien propre, ambiance unique que l’on retrouve dans la vieille ville. L’architecture de ce quartier ancien nommé Casco Antiguo est en effet assez remarquable, mêlant des styles espagnol, français, italien et caribéen, ce qui reflète la diversité culturelle de cet isthme, aux confins de deux continents et deux océans. Ville de contrastes, de luxueux palaces bien entretenus y côtoient de véritables ruines. C’est dans ce quartier inscrit au patrimoine mondial de l’UNESCO depuis 1997 que l’on trouve les principaux monuments remarquables de la ville (le théâtre national, l’église San José et son autel doré …). Les marins se rappelleront notamment de la Catedral Metropolitana, dont la nef de couleur sombre contraste de façon surprenante avec les deux clochers d’une blancheur d’albâtre dont elle est ornée.


Après cette halte panaméenne, la Jeanne d’Arc se résignera à abandonner définitivement le Pacifique en traversant une dernière fois le fameux canal, et à faire son grand retour dans l’océan Atlantique.


Aspirants Alexandre Constantin et Jean-Baptiste Boin

Citation :
La Jeanne quitte définitivement les eaux du Pacifique

Après les sinueux chenaux de Patagonie, c’est dans un décor et un climat totalement différents que la Jeanne s’est lancée ce matin dans la traversée du canal de Panama. Une dizaine d’heures auront été nécessaires au porte-hélicoptères pour parcourir les quelques 77 kilomètres du canal. Initié par les Français en la personne de Ferdinand de Lesseps, sa construction fut achevée par les Américains en 1914. Depuis lors, le canal constitue un point de passage stratégique pour la navigation comme en témoigne le nombre de navires que la Jeanne a croisés sur sa route pendant la traversée. L’équipage a ainsi pu voir des bâtiments battant le pavillon de nombreux pays. Lors de chaque rencontre, les marins s’échangeaient des saluts chaleureux, témoin d’une grande fraternité dans le monde de la mer.


Du fait de la différence de hauteur moyenne de 20 cm entre les deux océans mais surtout de l’important marnage (différence de hauteur entre marée haute et marée basse) du coté Pacifique, des écluses ont été nécessaires à la construction du canal. Ces dernières sont au nombre de trois : Miraflores et Pedro Miguel, ayant respectivement un dénivelé 16 et 9 mètres permettent aux bateaux de se hisser à une vingtaine de mètre au-dessus du niveau de la mer et ainsi rejoindre la rivière Chagres et le lac de Gatún. Enfin, la triple écluse de Gatún, la plus impressionnante, permet de ramener les navires au niveau de la mer. Ces derniers peuvent alors rejoindre la mer des Caraïbes. Pour un bâtiment de la taille de la Jeanne d’Arc, si la navigation dans les étroits chenaux de Patagonie demandait déjà une attention particulière, le passage des écluses du canal a demandé aux marins un niveau de concentration encore plus élevé. Larges de 33 mètre et longues de 300 mètres, les écluses ne laissent pas la place à l’erreur ! Fort heureusement, le porte-hélicoptères était tracté par de petites locomotives appelées « mules » permettant d’entrer et sortir en douceur des bassins.


La traversée du canal de Panama aura également donné aux marins l’occasion d’admirer un paysage tropical. De chaque coté du canal, les marins présents sur les extérieurs pouvaient en effet observer une végétation évoquant la luxuriante forêt amazonienne. A l’instar de la traversée des chenaux de Patagonie, les marins apprécient et profitent des rares moments où il leur est possible de voir la côte.
Du pont des Amériques à la baie de Limon, la 33ème et dernière traversée de la Jeanne s’est déroulée de la plus belle des manières. Le porte-hélicoptère a tourné le dos au Pacifique pour la dernière fois pour poursuivre l’aventure dans l’océan Atlantique.



Aspirant Alexandre Constantin

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MessageSujet: Re: PH 97 Jeanne d'Arc   Jeu 11 Mar 2010 - 12:23

Citation :
La Jeanne d’Arc portée sur grand écran

Cela fait maintenant plus de trois mois que la Jeanne d’Arc a appareillé de Brest pour son ultime mission. En vue de célébrer cette étape importante, le second maitre Alexis le Toudic, épaulé par le maitre principal Jean-Luc François et le lieutenant de vaisseau Pascal Guerriau, achève à l’heure actuelle la réalisation du traditionnel film de mi-mission. Cette production, qui anticipe la sortie du véritable film de mission, permet certes de porter à la postérité les visages des marins et de cristalliser l’ambiance qui règne à bord de la Jeanne, mais il permet surtout de montrer aux familles ce que vivent les marins au quotidien, lorsqu’ils sont à l’autre bout du monde. Dans cette perspective, l’ensemble de l’équipage a été filmé au cours des dernières semaines. Ce travail titanesque aura nécessité des heures de tournage et de montage. Une vraie production hollywoodienne ! Dynamisme et authenticité, tels sont les meilleurs termes pour qualifier ce film qui s’attache avant tout au facteur humain et qui sera projeté au profit des familles le 27 mars à la salle Surcouf de Brest. Cette diffusion est permise grâce à la très active et dévouée association des « Anciens Marins de la Jeanne d’Arc » et au bureau de liaison des familles, également à l’origine de la galette des rois du 31 janvier dernier. A l’issue de la projection, un exemplaire du DVD sera remis à chaque famille afin que chacun puisse repasser en boucle ces scènes de la vie quotidienne. Venez nombreux avec vos enfants à cette séance de cinéma inoubliable !


Aspirant Alexandre Constantin
Citation :
Lorsque l’ensemble du bateau s’enflamme

Alors que la Jeanne d’Arc vogue en direction de sa première escale sur le territoire français, Fort-de-France en Martinique, l’équipage du porte-hélicoptères a participé ce matin à son premier « sécurex majeur » depuis le début de la mission. A bord d’un bâtiment de la marine nationale, la sécurité est une préoccupation majeure tant le moindre sinistre peut prendre des proportions considérables compte tenu du confinement et de l’isolement. Si la sécurité est l’affaire de tous, les « sécurex » programmés au profit des officiers élèves dans le cadre de leur formation, impliquent généralement une partie seulement de l’équipage : « les sécuritards ».


Aujourd’hui, l’exercice a pris une toute autre ampleur puisque la simulation d’incendie a concerné l’ensemble de l’équipage. En effet, quelques minutes après le début de l’exercice sécu, la diffusion « rappel au poste de sécurité » a retenti dans tout le bord. De la même manière que lorsque la sirène du poste de combat résonne dans les postes et les coursives, l’ensemble des marins de la Jeanne quittent alors leur poste de travail pour rejoindre le lieu où ils sont attendus pour le reste de l’exercice. Les marins qui ne sont pas membres de l’équipe d’intervention rejoignent alors l’équipe d’alarme en tant que réserve. Le sinistre ayant été déclaré vers l’avant du bâtiment, cette dernière s’est rassemblée dans le hangar hélicoptères, situé tout à l’arrière.


Le succès de l’exercice repose en grande partie sur le respect des consignes et sur la coordination entre le DDL (directeur de lutte), le DDI (directeur d’intervention) et le chef de l’équipe d’alarme. Le DDI est situé à proximité du sinistre et coordonne l’action des pompiers lourds venus attaquer le feu. Le chef d’équipe d’alarme s’occupe de la réserve de pompiers légers et pompiers lourds, et les envoie au DDI si besoin est. Le DDL, présent au PC Sécu, centralise toutes les informations et donne les ordres concernant les actions à mener (coupure de ventilation, envoi de renforts, appel de l’équipe médicale…).


Le retour d’expérience (ou RETEX) a montré que l’équipage marins était très réactif et bien organisé puisque l’exercice s’est déroulé sans encombre jusqu’à l’extinction totale de l’incendie et la prise en charge des blessés à l’infirmerie.
En exclusivité, voici un dessin humoristique réalisé par le second maitre Charles WASSILIEFF. A partir d’aujourd’hui, de nombreux articles seront illustrés par ce dessinateur talentueux.



Aspirant Alexandre Constantin

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