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 UMA : l'espoir ou l'utopie

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FAMAS
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MessageSujet: UMA : l'espoir ou l'utopie   Mer 30 Déc 2009 - 23:21



Citation :
29e session du Conseil des ministres des AE de l'UMA à Tripoli : Interaction et complémentarité
Les travaux de la 29e session du Conseil des ministres des Affaires étrangères de l'Union du Maghreb arabe (UMA) ont débuté, mardi à Tripoli (Libye), en présence du ministre des Affaires étrangères, M. Mourad Medelci.
Cette session prévoit l'examen des questions inscrites à l'ordre du jour, notamment celles liées à l'intégration économique maghrébine, la poursuite de la réforme des institutions de l'UMA, l'examen du projet d'instauration d'une zone de libre échange, l'adoption de l'étude relative à la création de la communauté économique maghrébine, l'approbation du budget du secrétariat général de l'UMA et l'examen des questions liées à la jeunesse, outre l'évaluation des réalisations en matière du processus maghrébin et les prochaines échéances maghrébines.
La 29e session offrira aux ministres des AE des pays de l'UMA l'opportunité d'harmoniser leurs positions concernant les questions politiques, régionales et internationales intéressant la région.
Dans une allocution prononcée, à cette occasion, devant ses homologues maghrébins, M. Medelci a souligné "l'attachement de l'Algérie et du Président de la République, M. Abdelaziz Bouteflika, à la poursuite de l'action commune pour l'édification du socle maghrébin et la dynamisation de ses institutions, en vue de concrétiser ce projet civilisationnel qui constitue le cadre idoine pour la coopération et la complémentarité économique entre les Etats de la région".
Le ministre des Affaires étrangères a, en outre, affirmé que l'Algérie "ne ménagera aucun effort, en coordination avec ses frères, pour imprimer la dynamique escomptée à l'intégration multidimensionnelle entre les pays de la région sur la base de l'interaction et de la complémentarité qui sont à même de concrétiser un ensemble économique maghrébin fort".
S'agissant du processus maghrébin, M. Medelci a affirmé que celui-ci avait rencontré ces dernières années des "difficultés conjoncturelles" qui ne nous ont pas empêchés de rattraper les occasions manquées et de redoubler d'efforts pour faire face aux défis majeurs que nous pose le monde actuel.
Concernant les questions liées à l'environnement maghrébin, arabe, africain et méditerranéen, M. Medelci a souligné la nécessité de "faire de l'UMA un partenaire régional important et un interlocuteur des regroupements régionaux similaires, notamment l'Union européenne et le groupe 5+5 en raison des développements rapides que connaît le monde aujourd'hui".
Le secrétaire du comité populaire générale de la Communication extérieure et de la coopération internationale de la Djamahirya libyenne, a souligné que "nos peuples et les générations futures aspirent à ce que l'espace maghrébin devienne un espace unifié et dynamique", rappelant les étapes traversées dans ce sens.
Pour sa part, le secrétaire d'Etat tunisien chargé des Affaires maghrébines a indiqué que les évènements qui surviennent dans le monde nécessitent la conjugaison des efforts en vue de dégager une position réaliste qui prend en considération les aspirations des pays de la région quant à la concrétisation de la complémentarité en vue de renforcer leur capacité d'adaptation à cette situation mondiale.
Le ministre marocain des Affaires étrangères a, pour sa part, mis en exergue l'importance d'aller de l'avant vers "la consécration d'un dialogue responsable et constructif sur ce que nous attendons de notre Maghreb arabe".
Il a précisé à ce propos que l'intégration maghrébine est "une protection pour la région contre les crises économique et financière et les menaces d'ordre sécuritaires.
De son côté, la ministre mauritanienne des Affaires étrangères a souligné que "la Mauritanie réitère aujourd'hui son attachement inaliénable à l'UMA en tant qu'option stratégique irrévocable", indiquant que cette réunion constitue "une occasion pour évaluer le processus de l'union et lancer une réflexion autour des moyens idoines susceptibles d'activer ses structures".
http://www.elmoudjahid.com/accueil/cooperation/49140.html


Citation :
La délégation marocaine déplore de nouveau les entraves
La délégation marocaine participant à la 29e session du Conseil des ministres des Affaires étrangères de l'Union du Maghreb arabe (UMA), tenue mardi à Tripoli, a de nouveau déploré les entraves à l'intégration maghrébine, a affirmé le ministre des Affaires étrangères et de la Coopération, Taib Fassi Fihri
Dans une déclaration à l'agence MAP à l'issue des travaux de cette session, M. Fassi Fihri a indiqué que la délégation marocaine a exprimé «sa déception de l'état actuel des relations maroco-algériennes», citant la fermeture des frontières terrestres et l'absence d'une normalisation totale du fait des nouvelles conditions relatives à la question du Sahara marocain.

Dans le même contexte, le ministre a relevé que «cette situation se répercute négativement, non seulement sur les relations entre les deux pays et les deux peuples frères et voisins mais également sur la réalisation de leurs aspirations quant à l'édification de l'UMA».
M. Fassi Fihri avait affirmé à l'ouverture des travaux de la 29e session du conseil des ministres des Affaires étrangères des pays de l'UMA que les partenariats que les pays de l'Union du Maghreb Arabe œuvrent à mettre en place avec les regroupements régionaux, sont voués à l'échec à défaut d'une normalisation totale des relations entre tous les Etats membres de l'UMA.
Le succès de ces partenariats est tributaire également de la levée des conditions irréalistes liées aux différends régionaux qui entravent l'élan de l'union maghrébine, a-t-il ajouté.
http://www.lematin.ma/Actualite/Express/Article.asp?id=125436

Citation :
Pas de Maghreb économique sans un Maghreb politique

Les leaders maghrébins vont-ils franchir enfin le pas et activer une construction maghrébine, enlisée il y a plus de deux décennies dans un imbroglio de blocages divers. Le volontarisme politique, moult fois exprimé, va-t-il finir par se traduire dans les faits ? Pas si sûr, à voir les tergiversations et les atermoiements qui n’ont cessé de reporter sine die, une union pourtant des plus urgentes.
Quoiqu’en disent ses instigateurs, quant à son caractère stratégique et irréversible, l’Union du Maghreb arabe, (UMA), n’a que peu d’existence dans les réalités politiques et socio-économiques de la région. Il n’y a qu’avoir le volume des échanges entre les cinq pays réunis ; il dépasse à peine les 6 % du total de leurs échanges avec l’extérieur. Une telle désarticulation est d’autant plus inadmissible que la région, outre qu’elle appartient à la même sphère géographique, bénéficie de plusieurs atouts unificateurs (similitudes linguistiques, religieuses et culturelles) qui la prédestinent à une communauté de destins. Où se situe le blocage ? Un secret de polichinelle, s’il en est, c’est bien évidemment l’affaire du Sahara occidental qui constitue la pierre d’achoppement majeure, étouffant dans l’œuf toute volonté de passer d’une union souhaitée à une union réelle.
Que faire ? Le conseil des ministres des Affaires étrangères de l’UMA, réuni hier dans sa 29ème session à Tripoli, a planché sur le volet économique, désignant un comité d’experts pour activer la création d’un groupement économique maghrébin, et s’intéressant au passage à la zone de libre-échange maghrébine. L’idée est, semble-t-il, de contourner les obstacles politiques, en mettant en avant l’aspect économique. Certes un marché unique maghrébin, avec une libre circulation de biens et de personnes, constitue un facteur d’intégration par excellence. Mais, concrètement, peut-on imaginer un marché commun avec des frontières fermées entre l’Algérie et le Maroc ? En effet, l’ouverture des frontières, à laquelle le Maroc appelle de ses vœux, se heurte au refus catégorique d’Alger qui lie leur réouverture à une résolution globale des mésententes opposant les deux pays, dont la principale porte sur le statut à donner au Sahara occidental. Retour à la case départ, en somme.
Sur cette question, les deux pays sont fondamentalement inconciliables. Rabat revendique sa souveraineté sur le Sahara, alors qu’Alger soutient un referendum d’autodétermination, revendiqué par les Sahraouis.
On a beau chassé le casse-tête politique, il revient au galop. Un Maghreb économique, serait inenvisageable sans un Maghreb politique. Car, tout simplement, ce sont les politiques qui décident de l’économie. D’où l’impératif pour les leaders maghrébins, s’ils tiennent réellement à leur intégration, de dépasser leurs calculs étriqués et de penser leur avenir dans une vision régionale globale. Ils n’ont qu’à s’inspirer de l’exemple de l’Europe qui ne cesse de consolider son unité, et de fondre dans un projet commun, qui privilégie l’intérêt transnational sur des nationalismes révolus. L’Europe a, aujourd’hui, un Président, et une représentante des Affaires étrangères qui parlent en son nom, même si leurs poids respectifs restent peu ou prou importants, la symbolique est très forte et donne matière à méditer.
Le monde, tel qu’il est conçu aujourd’hui, n’offre plus de places aux pays esseulés, et aux entités désunies. D’autant que les pays de la région ont été acculés à ouvrir leur économie et trois d’entre eux se sont déjà engagés dans des accords de libre échange avec l’Union Européenne. Le rapport de force est complètement en leur défaveur, et leurs économies déjà aux prises avec de grands défis dont le chômage des jeunes et des cadres, risquent encore plus d’être mises à rude épreuve. En sont-ils conscients ? Certainement oui, c’est juste le courage qui semble faire défaut à certains d’entre eux.
http://www.gnet.tn/temps-fort/pas-de-maghreb-economique-sans-un-maghreb-politique/id-menu-325.html

Citation :
Actualité Afrique : Maghreb : L'UMA lancera sa banque d'investissement en 2010
Le 29ème Conseil des ministres des Affaires étrangères des pays de l'Union du Maghreb arabe (UMA) a pris fin mardi soir à Tripoli par la signature du procès verbal de la rencontre d'une journée qui a débouché, entre autres, sur l'accord pour le lancement en 2010 de la Banque maghrébine d'investissement et du commerce extérieur.


Dans une déclaration faite à la presse à l'issue de la réunion, le secrétaire du comité populaire général libyen des Relations extérieurs et de la Coopération internationale, Moussa Koussa, a indiqué que le Conseil a réussi à régler, dans un cadre serein, l'épineux problème de la Banque maghrébine d'investissement qui a suscité depuis quatre ans des divergences entre certains pays maghrébins.
Il a affirmé que cette future institution bancaire maghrébine, dont le siège se trouvera en Tunisie, sera lancée dans les prochaines semaines et que cette mesure représente un très grand pas sur la voie de la consolidation du processus de l'UMA, eu égard aux incidences économiques qu'elle aura sur les pays membres.
Répondant à une question de la PANA sur la portée de la proposition de la Libye relative au transfert de certaines compétences du conseil des leaders au niveau du Sommet au conseil maghrébin des ministres des affaires étrangères, il a indiqué que cette mesure vise à alléger les charges sur les dirigeants et présidents des pays de l'Union, étant donné qu'il existe parfois des difficultés à les réunir pour un sommet, ce qui a nécessité de déléguer certaines tâches aux ministres pour promouvoir davantage le processus d'intégration des pays de l'Union.
De son côté, le secrétaire libyen aux Affaires du monde arabe, Omran Boukraa, a indiqué que le Conseil s'est appesanti sur les consultations politiques relatives à des sujets déterminés qui préoccupent la nation arabe dans la phase actuelle, notamment la coordination des positions des ministres des affaires étrangères des pays de l'UMA sur le prochain sommet de la Ligue arabe qui se tiendra les 27 et 28 avril prochain en Libye.
Il a indiqué aussi que les ministres maghrébins des Affaires étrangères ont débattu du problème de la piraterie en Méditerranée, de la position à l'égard du processus de paix arabo-israélien, de l'infiltration des Israéliens en Afrique et leur tentative d'étrangler les pays arabes, notamment ceux qui se trouvent sur le bassin du Nil à travers leurs efforts d'influer sur les quantités d'eau déversées en Egypte et au Soudan par le biais de certains pays africains en y construisant des barrages sur les sources du Nil.
Selon lui, les concertations sur le voisinage européen et la position par rapport à la nouvelle Union pour la Méditerranée (UPM), ont figuré au menu de la réunion.
Revenant à la question de la Banque maghrébine d'investissement et du commerce extérieur, il a indiqué que les problèmes ont été résolus concernant sa direction (directeur général assuré par la Tunisie et président du Conseil d'administration par l'Algérie), son financement et son lancement.
Il a affirmé que certains détails relatifs à la révision du statut préliminaire signé par les ministres maghrébins des Finances, seront présentés lors de la prochaine réunion des ministres des finances prévue le premier trimestre de 2010 en Algérie.


Lire la suite : Casafree Actualité Maghreb : L'UMA lancera sa banque d'investissement en 2010 - Actualité Afrique - Webzine http://www.casafree.com/modules/news/article.php?storyid=41712#ixzz0bDC43bK7

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MessageSujet: Re: UMA : l'espoir ou l'utopie   Mer 30 Déc 2009 - 23:27

l'histoire nous a montré que lorsqu'on tourne vers nos "fréres" arabes, on risque de perdre tous, j'étais et je suis et je serais contre cet Utopie de l'UMA, à moin que je vois des signes trop précis de changement

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reese
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MessageSujet: Re: UMA : l'espoir ou l'utopie   Mer 30 Déc 2009 - 23:47

l UMA n est pas une utopie , l utopie c'est de penser qu il est possible d associer des despostes et des dictateurs
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MessageSujet: Re: UMA : l'espoir ou l'utopie   Jeu 31 Déc 2009 - 0:20

reese a écrit:
l UMA n est pas une utopie , l utopie c'est de penser qu il est possible d associer des despostes et des dictateurs

+1.
si les peuples décidaient réellement d'eux mêmes dans ces pays ca aurait été une autre histoire
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Samyadams
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MessageSujet: Re: UMA : l'espoir ou l'utopie   Jeu 31 Déc 2009 - 0:47

L'UMA n'est pas un choix, c'est une nécessité. Mais il faudra attendre une autre génération de dirigeants politiques, plus consciente et dévouée au bien être des peuples maghrébins. Les actuels dirigeants ne sont là que pour se servir, pas pour servir.
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Northrop
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MessageSujet: Re: UMA : l'espoir ou l'utopie   Jeu 31 Déc 2009 - 2:10

Vaudré que sa soit un espoir qu'une utopie Wink

Mais je ne comprend pas cette discorde politique entre le maroc et l'algerie..cette union sera benefique pour tous.

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FAMAS
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MessageSujet: Re: UMA : l'espoir ou l'utopie   Jeu 31 Déc 2009 - 4:50

je pense que le dynamisme que connait la question dernièrement surtout de la volonté de faire avancer la coopération économique multilatérale maghrebine, tout en gardant intacte les positions politiques et conservant les statuquo notamment sur le dossier du sahara, vient d'un besoin algéro-lybien de faire fructifier leurs caisses de devises bien rempli grâce à la flombée du cours du pétrole ! comme cité ci-haut on a commencé par le lancement d'une banque d'investissement ! l'Algérie et la Lybie se sentent dans l'obligation de reconfiguer leurs économies respectives et réduire la dépendance de leurs pays vis-à-vis des quasiment seuls et uniques exportations énérgitiques, en guise de diversification le chemin le plus court et le moin risqué est d'investir en tourisme, l'Algérie a lancé dernièrment une vaste compagne publicitaire pour promouvoir les potentiels touristiques du pays, or que il est très difficile d'oter des parts de marchés à deux destinations touristiques majeures comme le Maroc et la Tunisie, qui en plus du produit balnéaire classique offrent une multitude de produits touristiques en l'occurence désértique surlequel aspirait l'Algérie fonder son marketing
donc à mon sens la Lybie et l'Algérie pensent au travers le lancement de cette banque d'investissement maghrebine, investir en tourisme non pas à l'intérieur mais en Tunisie et au Maroc, et au lieu de recréer la roue, bénéficier de la renommée touristique de leurs pays voisins et ça restera un investissement de loin plus rentable que d'aller jetter des milliards en sable pour des touristes qui ne viendront pas....

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MessageSujet: Re: UMA : l'espoir ou l'utopie   Jeu 31 Déc 2009 - 6:13

La volonté seule de devenir une destination touristique ne suffit pas, il faut la mentalité nécessaire pour ce faire. Ce n'est pas pour vexer les Algériens, mais la plupart d'entre eux n'ont pas la mentalité qu'il faut. Les gens susceptibles ou qui ont trop de "nif" ne peuvent pas faire l'affaire dans le domaine touristique. Un minimum "d'hypocrisie commerciale" est exigé. En la matière, Marocains et Tunisiens sont passés maîtres. Ils adaptent leur comportement et propos aux différents profils de touristes étrangers sans que cela ne leur pose le moindre problème. Ils savent encaisser les propos désagréables avec le sourire, sachant qu'ils le feront payer cher à ceux qui les auraient tenu en pièces sonnantes et trébuchantes. Alors qu'un Algérien ferait regretter sur le champ au touriste qu'il lui aurait tenu des propos désagréables en lui faisant passer un sale quart d'heure. L'excès de "nif" des Algériens est une entrave socio-culturelle réelle à toute ambition touristique de masse. Que les Algériens ne le prennent pas mal, car les Marocains avaient également leurs propres difficultés en ce domaine à une époque. Il y a une trentaine d'années, les responsables du tourisme marocain regrettaient le manque de professionnalisme des hôteliers et restaurateurs marocains, très hospitaliers, mais très négligents aussi sur des détails qui faisaient fuir les touristes. Outre les multiples arnaques dont furent victimes pas mal de touristes étrangers, contre lesquelles il a fallu lutter à coups de déploiement de brigades dédiées spécialement à cet effet. Et il en a fallu pas mal d'années et d'efforts pour commencer à voir le Maroc s'imposer comme destination assez prisée à l'échelle des principaux pays émetteurs, face à la forte concurrence des offres tunisienne, égyptienne, turque, espagnole et grecque. Maintenant, avec les charters bons marché, la concurrence ne se limite plus au bassin méditerranéen, mais s'étend également à l'Asie. Ce ne serait pas très intelligent de la part des Algériens d'investir lourdement dans le tourisme pour un résultat des plus incertains, du moins pas avant de très longues années. Dans un Maghreb unifié, la division du travail doit se faire sur la base des compétences naturelles de chacun. L'Algérie, et encore moins la Libye et la Mauritanie, ne disposent d'avantages compétitifs en la matière, si ce n'est dans des niches précises. En tout cas, pas pour le tourisme de masse. Par avantages compétitifs, il n'est pas question des beaux sites naturelles ou des monuments historiques, mais des compétences humaines et du cumul d'expérience qui débouche sur un savoir faire réel. C'est un secteur de service, donc de ressources humaines comme outil essentiel de production. Savoir faire maitrisé, donc, ainsi que la culture sociale adaptée à ce genre d'activités.
A travers l'unification du Maghreb, l'Algérie pourrait enfin réaliser le rêve d'industrialisation lourde de Boumedienne. Les grosses industries ne peuvent être compétitives, et donc viables, que lorsqu'il y a un marché suffisamment important pour en absorber les produits. Et comme les Algériens ne manquent pas de fonds, ils peuvent se permettre d'investir dans de grandes unités industrielles, en veillant à y faire participer Marocains et Tunisiens, dont les PMI (petites et moyennes industries) ont cumulé un réel savoir faire. Il y a le projet de la "Rhur du Maghreb" conçu par feu Hassan II et Boumedienne, quand ils s'entendaient encore, projet regroupant le Maroc, l'Algérie et la Mauritanie. Un projet similaire avait été annoncé entre l'Algérie, la Tunisie et la Libye, mais sans suite à ce que je sache. Ce ne sont pas les projets économiques à élaborer et concrétiser en commun qui manquent, chacun trouvant sa place dans une complémentarité maghrébine, c'est la volonté politique qui fait défaut. Et les seuls dirigeants les plus "coincés" à ce sujet sont ceux d'Algérie. Ils savent pertinemment qu'en continuant à mettre des bâtons dans les roues du Maroc, tout construction maghrébine est impossible. Je dirais même qu'ils sont contre tout progrès économique réel en Algérie même. Une économie qui fonctionne sur la base des rentes minières permet aux dirigeants de s'en mettre plein les poches en toute discrétion, tout en gardant un contrôle quasi totale de la société, dépendante en bonne partie de l'État, comme employeur ou comme distributeur de rentes. Une économie plus libérale, ce sont de nouveaux riches non dépendants de l'État et une classe moyenne plus dynamique, donc les ingrédients d'une future contestation du mode de gouvernance politique. Comme c'est déjà le cas au Maroc, ou de nouveaux riches et une petite classe moyenne de technocrates tiennent de plus en plus à se faire entendre et à défendre leurs intérêts, même contre l'État.
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MessageSujet: Re: UMA : l'espoir ou l'utopie   Jeu 31 Déc 2009 - 17:35

Si vous voulez une UMA il faut qu'elle doit etre choisis par les peuples de la region pas par les gouvernements.le choix est toujours au peuple.Si les peuples choisissent l'union par la voix du referdum,alors la les diregeants n'auront rien dire.
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Leo Africanus
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MessageSujet: Re: UMA : l'espoir ou l'utopie   Dim 24 Jan 2010 - 13:57

Extait d'un tres interessant analyse publie' par le Royal Institut El Cano sur les relation entre les USA et la Mediterranne'e. Je suis bien desole' par la traduction mais il n'y a pas mieux.
Citation :

Políticas para el Norte de África
Aunque el Norte de África fue uno de los primeros puntos focales de la diplomacia y de la intervención militar estadounidenses desde los primeros días de la república, el compromiso moderno de EEUU con la región se ha visto ensombrecido por demandas más apremiantes y por relaciones más sólidas con otros lugares de Oriente Medio. Desde tiempos lejanos, Washington ha tenido una sólida relación bilateral con Marruecos que se ha visto reforzada por la postura moderada adoptada por el reino alauí en las cuestiones árabe-israelíes y, más recientemente, gracias a un acuerdo de libre comercio. En el resto de la región, la política estadounidense ha tenido que afrontar desafíos mayores. Argelia ha expresado su deseo de establecer vínculos más íntimos con Washington para contrarrestar a París y Bruselas y se ha producido una importante cooperación bilateral en el sector energético y, en menor medida, en las cuestiones relativas a la seguridad. No obstante, los vínculos bilaterales aún no se recuperado del todo de la década de violencia sufrida por Argelia, de la tradición soberanista y del continuo apego de Argel a los conceptos de la no-alineación. En el caso de Libia, las relaciones comenzaron literalmente con una hoja en blanco tras el restablecimiento completo de relaciones a finales de 2008. La Administración Obama continuará con toda probabilidad el proceso de normalización con Trípoli, pero el recelo residual en el Congreso estadounidense y el comportamiento volátil del líder libio limitan el alcance de los resultados.

En general, el interés estadounidense en el Magreb ha aumentado en los últimos años. Esto se debe en parte a los intereses energéticos y a los intereses derivados de la lucha contra el terrorismo. Tal como se apuntó antes, la atención europea en la región ha desempeñado cierto papel. No obstante, parte del interés estadounidense se ha visto impulsado también por la búsqueda de nuevos enfoques y geometrías en las relaciones con los mundos árabe y musulmán. Se trata de una estrategia indirecta que pretende mejorar el clima sin resolver necesariamente disputas básicas en el Golfo Pérsico o en Oriente Medio. Es más que improbable que EEUU pueda desplazar la influencia de Europa en el Norte de África. Existen motivos estructurales e importantes para que Europa tenga una posición predominante en la región y no hay un interés por parte de EEUU por iniciar una competición política o comercial en el patio trasero de Europa. Por el contrario, lo más probable es que los políticos estadounidenses consideren que el Magreb, al igual que los Balcanes, es una zona en la que Washington no tiene por qué asumir un papel de liderazgo.

Existe una cuestión que ha adquirido una gran relevancia en el debate estadounidense y que también ha recibido mucha atención por parte de políticos y observadores europeos: la naturaleza considerablemente subdesarrollada de la cooperación sur-sur. Esta situación queda claramente reflejada en la expresión “el coste del no Magreb”.[3] La frontera cerrada entre Marruecos y Argelia es la culminación de este problema, junto con el perenne conflicto del Sáhara Occidental –un conflicto congelado en mitad del desierto– y el volumen extraordinariamente reducido de comercio e inversión intrarregional. Si hubiera que identificar un eje central en la política estadounidense actual hacia el Norte de África éste sería el deseo de promover una mayor integración económica y cooperación política sur-sur. El deseo estadounidense de potenciar la integración regional es plenamente compatible con los impulsos de la política euromediterránea más reciente y es un componente básico de los proyectos previstos en la Unión para el Mediterráneo.

Citation :
Politiques pour l'Afrique du Nord
Bien que l'Afrique du Nord était l'un des premiers points focaux de la diplomatie et l'intervention militaire américaine depuis les premiers jours de la République, le moderne engagement américain dans la région a été éclipsée par des demandes plus pressantes et des relations plus fortes ailleurs dans le Moyen-Orient. Depuis les temps anciens, Washington a eu une relation bilatérale solide avec le Maroc qui a été renforcée par la position modérée adoptée par le royaume d'Afrique du Nord dans les questions israélo-arabe et, plus récemment, grâce à un accord de libre-échange. Dans le reste de la région, la politique américaine a été confrontée à des défis majeurs. L'Algérie a exprimé son désir de nouer des liens étroits avec Washington pour contrer de Paris et de Bruxelles, et a produit une coopération bilatérale importante dans le secteur énergétique et dans une moindre mesure, sur les questions relatives à la sécurité. Cependant, les relations bilatérales n'ont pas encore remis de la décennie de violence vécue par l'Algérie, le souverain et la tradition d'Alger a continué l'adhésion aux concepts de non-alignement. Dans le cas de la Libye, les relations ont commencé à la lettre d'une page blanche après le rétablissement complet des relations bilatérales à la fin de 2008. L'administration Obama continuera selon toute vraisemblance, le processus de normalisation des relations avec Tripoli, mais la méfiance résiduelle dans le Congrès américain et le comportement instable du dirigeant libyen en limiter la portée des résultats.

En général, l'intérêt américain pour le Maghreb a augmenté ces dernières années. Ceci est dû en partie à des intérêts énergétiques et les intérêts découlant de la lutte contre le terrorisme. Comme indiqué précédemment, l'attention des Européens dans la région a joué un rôle. Toutefois, une partie des intérêts américains a été stimulée aussi par la recherche de nouvelles approches et de géométries dans les relations avec les mondes arabe et musulman. Il s'agit d'une stratégie indirecte qui vise à améliorer le climat sans pour autant résoudre les différends de base dans le golfe Persique ou du Moyen-Orient. Il est hautement improbable que les Etats-Unis pourraient supplanter l'influence européenne en Afrique du Nord. Il existe d'importantes raisons structurelles pour l'Europe d'avoir une position prédominante dans la région et il n'y a pas d'intérêt par les États-Unis par le démarrage d'une concurrence politique ou commercial dans la cour de l'Europe. Au contraire, il est probable que les politiciens américains considèrent que le Maghreb, comme les Balkans est un domaine dans lequel Washington n'a pas à assumer un rôle de leadership.

Il ya une question qui suscite un grand intérêt dans le débat américain et a également reçu beaucoup d'attention des politiciens européens et des observateurs: la nature sous-développée considérablement au sud-sud. Cette situation se reflète clairement dans la phrase «le coût du non Maghreb." [3] La frontière fermée entre le Maroc et l'Algérie est le point culminant de cette question, avec le conflit vivaces dans l'Ouest du conflit du Sahara-figé au milieu du désert et considérablement réduit le volume du commerce intrarégional et l'investissement. Si on devait identifier un axe central de la politique américaine actuelle envers l'Afrique du Nord que ce serait le désir de promouvoir une plus grande intégration économique et la coopération politique Sud-Sud. La volonté américaine de renforcer l'intégration régionale est pleinement compatible avec les impulsions de l'Euro les plus récentes-méditerranéen politique est une composante essentielle des projets envisagés dans l'Union pour la Méditerranée.

http://www.realinstitutoelcano.org/wps/portal/rielcano/contenido?WCM_GLOBAL_CONTEXT=/elcano/elcano_es/zonas_es/mediterraneo+y+mundo+arabe/ari141-2009
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MessageSujet: Re: UMA : l'espoir ou l'utopie   Mer 27 Jan 2010 - 17:40

sécurité alimentaire au Magrheb

http://ressources.ciheam.org/om/pdf/c01-5/93400045.pdf

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MessageSujet: Re: UMA : l'espoir ou l'utopie   Mer 27 Jan 2010 - 17:57

Le Maroc est le mieux placé des pays du Maghreb sur tous les plans Si seulement notre cher voisin de l'est pouvait défendre le droit de son peuple à l'autosuffisance alimentaire au lieu du droit des "sahraouis" au séparatisme Rolling Eyes Au moins actuellement, les habitants des provinces du sud mangent-ils de bons légumes bien fraîches du terroir, au lieu de devenir comme l'Algérie, obligée d'importer l'essentiel des produits alimentaires consommés par sa population.
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reese
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MessageSujet: Re: UMA : l'espoir ou l'utopie   Mer 27 Jan 2010 - 18:04

Samyadams a écrit:
Le Maroc est le mieux placé des pays du Maghreb sur tous les plans Si seulement notre cher voisin de l'est pouvait défendre le droit de son peuple à l'autosuffisance alimentaire au lieu du droit des "sahraouis" au séparatisme Au moins actuellement, les habitants des provinces du sud mangent-ils de bons légumes bien fraîches du terroir, au lieu de devenir comme l'Algérie, obligée d'importer l'essentiel des produits alimentaires consommés par sa population.
pour les cereales c est bien simple les rendements a l hectare sont 02 fois plus elevés au Maroc qu en Algerie . Il faut aussi signaler que la SAU est legerement superieure au Maroc qu en Algerie
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rafi
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MessageSujet: Re: UMA : l'espoir ou l'utopie   Mer 27 Jan 2010 - 18:08

Les tableau montrent la situation pour les années 1985/1990, nul doute qu'aujourd'hui la situation doit être encore plus favorable.
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MessageSujet: Re: UMA : l'espoir ou l'utopie   Jeu 28 Jan 2010 - 0:06

Samyadams a écrit:
Le Maroc est le mieux placé des pays du Maghreb sur tous les plans Si seulement notre cher voisin de l'est pouvait défendre le droit de son peuple à l'autosuffisance alimentaire au lieu du droit des "sahraouis" au séparatisme Rolling Eyes Au moins actuellement, les habitants des provinces du sud mangent-ils de bons légumes bien fraîches du terroir, au lieu de devenir comme l'Algérie, obligée d'importer l'essentiel des produits alimentaires consommés par sa population.


La normalisation de la situation entre le maroc et l'algérie présente beaucoup d'opportunités, notamment pour le tourisme au maroc, cette normalisation pourrait par exemple augmenter le nombres de touristes visitant le maroc et le rapprocher de son objectif de 10 millions. Durant les années 70s et 80s beaucoup d'agériens venait au maroc pour se prendre en photos avec des bananes et toutes sortes de fruits et légumes qu'on ne voyait à l'époque en algérie que sur les manuelles scolaires, c'était une sorte de complémentarité et de rapprochement entre les 2 peuples frères... Le bon vieux temps...


Dernière édition par Raptor le Jeu 28 Jan 2010 - 0:17, édité 1 fois
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Yakuza
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MessageSujet: Re: UMA : l'espoir ou l'utopie   Jeu 28 Jan 2010 - 0:08

oui je me rappel bien de ces images sur la route Fes-oujda,en 94

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MessageSujet: Re: UMA : l'espoir ou l'utopie   Jeu 28 Jan 2010 - 12:33

vous oubliez le Coca et le Fanta qu on buvait a la petite cuillere comme un medicament

a propos d UMA quand des egyptiens se frottent a des Maghrebins ca donne ce bijou :

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Leonidas
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MessageSujet: Re: UMA : l'espoir ou l'utopie   Ven 29 Jan 2010 - 3:28

je vous aime ya les Algériens
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MessageSujet: Re: UMA : l'espoir ou l'utopie   Ven 29 Jan 2010 - 17:06

Leonidas a écrit:
je vous aime ya les Algériens

i love you too
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MessageSujet: Re: UMA : l'espoir ou l'utopie   Ven 29 Jan 2010 - 18:18

Leonidas a écrit:
je vous aime ya les Algériens
reese a écrit:

i love you too









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MessageSujet: Re: UMA : l'espoir ou l'utopie   Ven 29 Jan 2010 - 18:25

et celle la ?

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MessageSujet: Re: UMA : l'espoir ou l'utopie   Ven 29 Jan 2010 - 18:33

Cheb Khaled!

Là par contre tu vas peut être me convaincre car tu viens de sortir un argument de taile... Cool
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Samyadams
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MessageSujet: Re: UMA : l'espoir ou l'utopie   Ven 29 Jan 2010 - 23:00

Hmmm, le débat commence à prendre une dimension poétique Cool Heureusement que l'amour signifie l'espoir, pas l'utopie I love you
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MessageSujet: UMA   Mer 17 Fév 2010 - 13:54

Il y a un vent unioniste qui souffle sur le Maghreb et les Maghrébins d'Europe, j'espère que vos politiques comprendront les enjeux et cesseront toute sorte d'hostilité qui ne respectent pas les liens fraternels entre vos peuples..

Citation :
Maghrébins, unissons-nous !

Selon une enquête menée en France par le cabinet d’études marketing Solis, la diaspora des trois pays du Maghreb central est largement unioniste.

Rares sont les moments de liesse pan-maghrébine comparables à celui que vient d’offrir l’édition 2010 de la Coupe d’Afrique des nations (CAN). Tout le Maghreb du foot s’est tenu aux côtés de l’Algérie pour soutenir son équipe dans la dernière ligne droite. L’élan unioniste s’est vérifié des deux côtés de la Méditerranée. À la veille du match contre le « frère ennemi », l’Égypte, un chibani marocain prenait ainsi les voyageurs du métro parisien à témoin : « Nos frères vont battre l’Égypte. Vive l’Algérie ! » En football, les frontières tombent, notamment du côté de la diaspora. Un constat que confirme un sondage mené par Solis, cabinet d’études marketing spécialisé dans les sondages ethniques, auprès d’un échantillon de 1 648 Marocains, Tunisiens et Algériens résidant en France. Interrogés à la veille de la CAN, 82,9 % des sondés déclaraient qu’ils soutiendraient l’équipe algérienne.

Mais, au-delà du foot, la diaspora va-t-elle jusqu’à soutenir un projet d’Union du Maghreb à trois ? Solis a posé la question. Résultat : un quasi-plébiscite, 77,5 % des sondés s’y disant favorables, dont 45,6 % « tout à fait favorables ». « Pour les sondés, il est évident que l’union fait la force », commente Abbas Bendali, patron fondateur de Solis. Ils ne sont que 7,9 % à n’y être « pas du tout favorables », autant que les « sans opinion ». « C’est logique, décrypte Hakim el-Karoui, banquier chez Rothschild & Cie et, surtout, fondateur du Club XXIe siècle et des Young Mediterranean Leaders, qui œuvrent à un rapprochement des deux rives de la Méditerranée. Les Maghrébins installés en France regardent le Maghreb avec leur expérience de l’Europe. » Les Tunisiens de France se révèlent les plus unionistes, favorables à 81,6 % à une Union du Maghreb, contre 78 % des Marocains et 75,7 % des Algériens. « Il n’y a pas de contentieux territorial pour la Tunisie », souligne Abbas Bendali.

Région homogène

Quant aux « obstacles à cette union », une large majorité – 64,2 % – l’impute à « une volonté insuffisante des dirigeants politiques ». Viennent ensuite « les contentieux territoriaux » pour 37,9 % des sondés ; « trop de différences culturelles » (30,4 %) et « des écarts économiques encore trop importants » (28,6 %). Pourtant, juge Karoui, « les pays européens ont plus de différences entre eux, du point de vue de la langue notamment ». Et de rappeler le fossé qui séparait la France de l’Espagne ou du Portugal en 1986, lorsque ces derniers ont rejoint la Communauté européenne. Difficile, il est vrai, de trouver région plus homogène que le Maghreb sur les plans culturel, religieux et linguistique. Les écarts économiques ? « Plutôt que d’écarts, il s’agit de modèles économiques différents », nuance Karoui.

Le projet d’Union suscite davantage de réticences chez les plus jeunes : 16 % des 18-34 ans s’y disent défavorables, contre 13,5 % des 35-49 ans et 13,7 % des 50 ans et plus. Les plus enthousiastes appartiennent aux catégories socioprofessionnelles élevées : ils sont 83,2 % à y être favorables. Quant aux femmes, elles se montrent plus pondérées : elles sont moins nombreuses à se déclarer « tout à fait favorables » (39,7 %, contre 50,8 % des hommes) ou « pas du tout favorables » (6,6 %, contre 9,1 %). Et quasi deux fois plus nombreuses que leurs congénères masculins à se dire « sans opinion » (10,4 %, contre 5,6 %).

Quoi qu’il en soit, la diaspora maghrébine est largement unioniste. Qu’en aurait-il été si ce sondage avait été mené au sud de la Méditerranée ? « Les résultats en faveur de l’Union auraient été moins importants, estime Karoui. Parce qu’on y est plus conscient des raisons pour lesquelles elle ne se fait pas. » Des raisons éminemment politiques fondées sur la fibre nationaliste et qui s’enkystent dans le conflit algéro-marocain sur le Sahara occidental. Pas sûr qu’un match de football qui se déroule à Amgala ou à Tindouf ait les mêmes vertus fédératrices que la CAN…

http://www.jeuneafrique.com/Article/ARTJAJA2561p041.xml0/maghrebins-unissons-nous.html
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MessageSujet: Re: UMA : l'espoir ou l'utopie   Jeu 27 Mai 2010 - 22:17

Citation :

Algeria and Morocco
Open that border

Will the long stalemate between the Maghreb’s two big rivals ever
end?

May 27th 2010 | RABAT | From The Economist



MOROCCANS call the vast and arid region along their border with
Algeria “the Oriental”. For centuries, trade bustled between their
former capital, Fez, and cities on the western side of present-day
Algeria, such as Oran. Pilgrims passed through on their way to the
Middle East. Ibn Battuta, a great 14th-century Muslim explorer, set off
from Tangier, on Morocco’s north-western tip, on his 30-year
peregrinations that took him as far as China.

Alas, there are no Ibn Battutas today, if only because the border
between Morocco and Algeria, which runs for 1,559km (969 miles), or
1,601km if you include a further stretch alongside the disputed Western
Sahara, has been closed for nearly 16 years. In 1994 Algeria shut it
after Morocco’s government imposed visas on Algerian travellers in the
wake of a guerrilla attack on the Atlas Asni Hotel in Marrakech, in
which the Moroccans suspected Algeria of having a hand. Thousands of
Algerian residents and tourists were summarily expelled.

The Western Sahara row has made matters worse. For 35 years, since
Spain’s departure, the territory has been disputed between the Polisario
movement, which wants independence, and the Moroccan government, which
has offered autonomy. The Algerians have doggedly backed Polisario. The
conflict is barely closer to a resolution, though Morocco has managed to
keep Polisario’s guerrillas militarily at bay.

Even leaving aside Western Sahara, the Atlas Asni incident is still a
big barrier to better relations. It also impedes economic integration
between the Maghreb countries in general. The Arab Maghreb Union (AMU), a
trade organisation created in 1989 to encourage free trade between
Algeria, Libya, Mauritania, Morocco and Tunisia, has failed to hold a
summit meeting since 1994, in part because of the Algerian-Moroccan
spat. Trade within the AMU quintet accounts for a paltry 2% of what the
region conducts with the whole of the rest of the world.

Morocco’s King Muhammad VI began trying to break the logjam in 2004,
when he let Algerians visit his country without a visa. Algeria’s
president, Abdelaziz Bouteflika, returned the favour the next year but
refused to reopen the border, despite King Muhammad’s plea in 2008 and
the urging of the United States and the European Union. Algeria may
still feel bitter about the expulsion after the hotel attack of 1994 but
it is also nervous lest Morocco use the border issue as a lever to get
Algeria to back down over Western Sahara. Algeria still insists, to the
irritation of Morocco, that there should be a referendum under an
international agreement signed in 2003. The unresolved issue has fuelled
rivalry for dominance of the wider Maghreb region, in which the two
countries are by far the biggest in terms of population: Morocco has 32m
people, Algeria 35m.

The benighted borderlands



Moroccan towns such as Oujda, a ten-minute drive from the border,
have been hard hit. Despite efforts to reorient the region’s economy
towards tourism and to draw the area into Morocco’s hub on the Atlantic,
local unemployment is two-and-a-half times the official national rate
of 10%. Remittances from Europe probably provide the region’s main
source of income: nearly a third of the 3m-plus Moroccans working in the
EU hail from the eastern area. Their king recently visited Oujda to
launch plans for new factories and infrastructure, implying he could not
wait for Algeria to open up. Yet opening the border to trade would
plainly bring a boom.

Signs of softening between the two countries are, however, evident.
Regardless of politics, businessmen are going their own way. More
Algerians now take holidays in jollier Morocco, even if they have to go
by air, and Moroccan companies are trying to bring their know-how to
Algeria, which is rich in oil and gas but stubbornly hostile to markets
and global business. Since 2007 the intelligence services of both
countries have held regular meetings on counter-terrorism, in view of a
shared threat from jihadists. And AMU officials have agreed to set up a
Maghreb Customs Co-operation Council with headquarters in Algiers and a
training centre in Morocco’s commercial capital, Casablanca. A UN man
calls it “the most important move in years towards reconciliation.”
http://www.economist.com/world/middle-east/displaystory.cfm?story_id=16219845

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