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 UMA : l'espoir ou l'utopie

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alphatango
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MessageSujet: Re: UMA : l'espoir ou l'utopie   Sam 29 Mai 2010 - 3:53

Cela a ete dit par d'autres mais l'Union du Maghreb Arabe est une necessite economique. Le fait est que, meme si nos dirigeants n'en veulent pas (pour des raisons qui sont purement politiciennes), les multinationales et leurs pays d'origine nous forcerons vers une telle union. N'oublions pas que c'est les Etats Unis qui ont forces les Europeens a creer la CECA (puis la CEE qui deviendra l'UE) pour accroitre la taille des marches et avoir des normes communes afin de reduire les couts des exportations americaines en Europe.
Dans notre cas, Renault n'est pas tres contente de devoir envoyer ses Logan de Casa vers Bucarest pour les renvoyer vers Alger.
Procter & Gamble va meme une etape plus loin puisque P&G (Tide, Pret...) en est deja au stade de l'Union Arabe. Certains de leurs produits sont fabrique en Arabie Saoudite (ou Maroc, Egypte...) puis exportes partout dans le monde arabe.

Donc, soit on le fait dans nos termes, soit ils vont nous y obliger dans des termes qui leurs sont favorables
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jonas
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MessageSujet: Re: UMA : l'espoir ou l'utopie   Jeu 26 Aoû 2010 - 1:17

Citation :

Trois pays au banc d'essai



Performances sportives, compétitivité, bien-être,
égalité des sexes... Comment l’Algérie, le Maroc et la Tunisie se
placent-ils dans les classements internationaux en 2010 ?
Les pays sont comme les êtres humains, ils aiment se classer les
uns par rapport aux autres : le plus riche, le plus beau, le plus
accueillant, le plus performant, le plus cher… Des cabinets spécialisés
se sont même fait une spécialité de ce genre de classements destinés à
l’opinion publique mondiale, mais aussi aux investisseurs et aux
touristes. Les États les reprennent quand cela arrange leur
communication, et les passent sous silence quand cela les dessert.Nous avons ainsi choisi les trois pays du Maghreb central – Algérie,
Maroc et Tunisie – pour établir une sorte de banc d’essai inédit. Alors
que s’achève la Coupe du monde de football, notre premier réflexe était
de voir, avant de passer aux choses « sérieuses », comment se classent
ces trois pays dans la « planète foot » en particulier et dans le sport
en général.
Selon le classement de la Fifa,
mis à jour le 14 juillet, après la Coupe du monde, c’est l'Algérie qui
est la mieux placée (33e). La Tunisie vient après (65e rang mondial)
suivie par le Maroc (82e). Le tableau n’est pas non plus brillant pour
les Jeux olympiques d’été : le Maroc est en tête (54e rang sur 147 pays) avec 22 médailles (pour 12 participations), devant l’Algérie (68e, 14 médailles pour 11 participations) et la Tunisie (81e, 7 médailles pour 12 participations).
Plus unis, ces trois pays – qui partagent la même histoire, les mêmes
cultures et le même espace géographique – sont capables de faire
certainement mieux sur le plan sportif comme sur le plan économique.
Bien doté en ressources naturelles, le Maghreb central peine à
exister sur le plan économique : selon les estimations du Fonds
monétaire international (FMI), il devrait produire pour près de 300
milliards de dollars de biens et de services au cours de cette année
2010 – c’est autant que la Thaïlande et moins que le petit Danemark (314
milliards). Tous les économistes vous le diront : si ces trois pays
opéraient dans une zone de libre-échange, leur poids économique serait
trois ou quatre fois supérieur à ce qu’il est aujourd’hui. Le Maghreb
communautaire n’existe pas. C’est chacun pour soi.

Carton (presque) plein pour la Tunisie
Le Produit intérieur brut (PIB) de l’Algérie a triplé au cours des
dix dernières années, le Maroc et la Tunisie faisant un peu moins bien
(respectivement 2,5 fois et 2 fois plus). Résultat : en 2005, l’Algérie a
rattrapé la Tunisie en termes de PIB par habitant, et elle dépasse
largement le Maroc.
Mais sa bonne fortune tient en un seul mot : hydrocarbures. Quand on a
du pétrole et du gaz à revendre, on ne cherche pas outre mesure à être
attractif et performant sur le plan industriel. L’Algérie se classe donc
au 83e rang mondial selon l’indice de compétitivité
établi chaque année par le Forum économique de Davos (Suisse). Peu
dotée en ressources minières, la Tunisie se positionne au 40e rang,
alors que le Maroc est 73e. Le centre de recherches de Davos a dressé
une liste de 120 facteurs clés pour tout investisseur : la Tunisie en
offre 53 positifs (ou avantages), contre 14 seulement pour le Maroc et
11 pour l’Algérie.

La Banque mondiale réalise de son côté un autre classement,
basé, lui, sur les conditions de l’entrepreneuriat (création et vie de
l’entreprise au quotidien, respect des droits de propriété, égalité de
traitement devant la justice, etc.). Plus connu sous le nom de « Doing
Business », ce palmarès place Singapour en tête des 183 pays évalués
dans le monde entier. La Tunisie arrive au 69e rang, mieux que la
Turquie (73e), loin devant le Maroc (128e) et l’Algérie (136e).
Des analyses approfondies sur ce qui va et ce qui ne va pas devraient
permettre aux autorités nationales d’identifier les manquements et
d’évaluer les gains d’une politique économique plus appropriée.
Les palmarès de la discorde
La corruption, qui est un fléau mondial, gangrène tous les rouages
institutionnels d’un pays. Petite ou grande, avec ou sans
dessous-de-table, elle favorise les passe-droits et mine la confiance
des citoyens et des entrepreneurs en leur administration. Difficile à
quantifier, elle est cependant analysée chaque année sous l’angle de la «
perception » qu’en ont les hommes d’affaires, les avocats et autres
observateurs vigilants. Mené par l’organisation Transparency
International, ce travail est aujourd’hui reconnu. Sur 180 pays, le dernier indice de perception de la corruption (IPC 2009)
place la Tunisie au 65e rang avec une note mitigée de 4,3 sur 10, mais
meilleure que celles du Maroc (89e avec 3,3) et de l’Algérie (111e avec
2,Cool.
Autre classement de la discorde – et de la propagande –, celui
portant sur l’égalité entre les sexes. Il ne s’agit pas ici des
multiples droits dont bénéficient les femmes sur le papier, mais de
l’écart qui les sépare des hommes sur quatre niveaux (politique,
éducation, santé et économie). Et c’est le sérieux Forum de Davos qui l’a calculé (Gender Gap).
Le pays le plus égalitaire est l’Islande (avec un score de 0,83 sur 1).
La Tunisie se place au 109e rang (avec 0,62), suivie par l’Algérie
(117e, avec 0,61) et le Maroc (124e, avec 0,59).
Quand la femme devient mère de famille, ses droits évoluent.
L’organisation mondiale Save the Children a cherché « le meilleur
endroit pour être mère ». Le « Mothers’ Index 2010 » (pdf)
(« Indice des mères »), publié le 3 mai dernier, attribue la meilleure
note à la Norvège et la plus mauvaise à l’Afghanistan. Entre les deux
extrêmes, la Tunisie se classe au 71e rang (sur 160), devant l’Algérie
(95e) et le Maroc (111e). L’indice prend en compte notamment les
conditions pré- et post­natales, l’accouchement et les soins portés au
nouveau-né.
En fait, rien n’échappe plus aux statisticiens. La ville la plus chère,
la plus dangereuse, la plus écolo ? Ou encore la ville où il fait bon
vivre ? À toutes ces questions, on peut trouver une réponse. Mais vous
avez beau chercher les indices de popularité des dirigeants maghrébins,
vous ne trouverez rien. L’absence de sondages d’opinion sur la vie
politique est, à l’image de la liberté de la presse, un signe qui ne
trompe pas.http://www.jeuneafrique.com/ 20/07/2010 à 17h:48 Par Samir Gharbi


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MessageSujet: Re: UMA : l'espoir ou l'utopie   Jeu 26 Aoû 2010 - 4:15

il faudrait se concetrer d'abord sur une union economique, mais cela passe par une ouverture de ses marchés aux autres pays, chose que l'algerie ne veut pas faire pour des motifs politiques. des compagnies marocaines n'attendent que l'autorisation d'alger pour inversitr massivement dans le pays, par exemple une banque marocaine (j'ai oublié qui c'etait) attend un agreement depuis plusieurs années afin de créer un banque en algérie, mais toujours pas de réponse.
il n'y a pas d'uma que sur le papier pour le moment, ce qui est bien dommage car ca fait perdre a tous les pays des points de croissance chaque année
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lida
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MessageSujet: Re: UMA : l'espoir ou l'utopie   Jeu 26 Aoû 2010 - 5:18

pour cette union pourquoi ne pas la faire pas a pas (economie maroc-tunisie, alger-lybie) puis d'autre accord viendrons.
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Samyadams
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MessageSujet: Re: UMA : l'espoir ou l'utopie   Jeu 26 Aoû 2010 - 5:46

Le Maroc et la Tunisie sont déjà tous deux membres de la zone de libre échange arabe crée par les Accords d'Agadir, avec l'Égypte et le Jordanie.
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MessageSujet: Re: UMA : l'espoir ou l'utopie   Jeu 26 Aoû 2010 - 9:35

le maroc a deja des accords d'échange libre avec la tunisie et l'egypte, mais la tunisie reste un petit marché qui a peu près la mêmeoffre économique que la notre, donc pas de complémentarité possible, l'algerie par contre est un terrain vierge ou les opportunites d'investissement abondent.
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lida
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MessageSujet: Re: UMA : l'espoir ou l'utopie   Ven 27 Aoû 2010 - 4:04

je le sais mais ce que je voulais dire c'est qu il ferons un bloc ,union economique.


Dernière édition par lida le Ven 27 Aoû 2010 - 5:26, édité 1 fois
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Samyadams
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MessageSujet: Re: UMA : l'espoir ou l'utopie   Ven 27 Aoû 2010 - 4:45

Tant que les deux poids lourds du Maghreb, le Maroc et l'Algérie, n'ont pas mis fin à leur éternel confrontation, ce n'est même pas la peine de rêver de bloc économique. D'abord, l'Algérie n'est pas prête d'ouvrir son marché aux Marocains, les Algériens savent la bonne réputation et la compétitivité de nos produits et n'ont pas envie de nous voir engranger des profits chez eux. Ensuite, le business des produits importés, et Dieu sait que l'Algérie importe une bonne partie de ce qu'elle consomme, est très lucratif pour les hauts bonnets du régime, qui monopolisent ce juteux marché.
La politique économique actuelle de l'Algérie, plus populiste que pragmatique, n'est ni dans l'intérêt de ce pays, ni dans celui du Maghreb. Pourtant, leurs propres ambitions industrielles, dont ils ont les moyens financiers, n'ont aucun sens en dehors d'un marché unique maghrébin. Mais bon, à qui le dire Rolling Eyes
Ensuite, quel bloc entre le Maroc et la Tunisie et la Libye sans continuité territoriale ?
May rabhou, may khelleou elli yerbah (Ils ne font pas de profits et ne laissent pas les autres en faire) Evil or Very Mad
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MessageSujet: Re: UMA : l'espoir ou l'utopie   Ven 27 Aoû 2010 - 5:28

donc chaqu un pour soi et dieu pour tous.
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Samyadams
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MessageSujet: Re: UMA : l'espoir ou l'utopie   Ven 27 Aoû 2010 - 6:00

Pour l'instant, oui. Mais le regroupement va finir par avoir lieu. La junte algérienne n'est pas éternelle et elle creuse elle même sa propre tombe. A force de vouloir jouer les plus puissants, de semer la discorde et la zizanie chez les voisins, Marocains et maintenant Maliens, de tenter de manipuler et jouer de mauvais tours aux Français, de fricoter avec certains lobbys américains sur des plans très ténébreux, de soumettre leurs propres citoyens aux combines mafieuses et autres liens étranges avec le GIA/GSPC/AQMI, les généraux algériens doivent s'attendre, un jour ou l'autre, à un retour de manivelle, qui leur sera fatal. Ils disparaîtront comme ils ont gouverné, dans les combines et le sang Cool
Même le plus anti-marocain des membres de l'élite politique algérienne qui peut prendre la relève, avec un brin de pragmatisme, saura qu'il est dans l'intérêt réciproque des Algériens et des Marocains de dépasser leurs conflits.
Il suffit d'attendre que les Algériens résolvent eux même d'abord leur problème de gouvernement et de gouvernance Basketball
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MessageSujet: Re: UMA : l'espoir ou l'utopie   Jeu 2 Déc 2010 - 12:03

d'un côté les tambours de la guerre de l'autre le relancement de l'uma

Citation :
UMA" pour démarrer la mise en place d'un accord de zone de libre circulation
http://www.sina.com.cn 2010年12月02日09:21 International en ligne
  International Nouvelles en ligne: Selon Xinhua Nouvelles Agence, l'Union du Maghreb arabe (UMA) Secrétaire général Habib Ben Yahia 1, ledit pays Ma membres de l'Union doivent commencer à partir de 2011, d'établir une "zone de libre circulation" conviennent de promouvoir les échanges commerciaux et économiques au sein de l'UMA.

  Dans la capitale algérienne Alger, lors d'une réunion, BU Yahya a dit qu'à l'heure actuelle, l'accord est prêt à entrer dans la phase finale, sera le ministre du Commerce états Ma membres de l'UA de soumettre au cheval après la signature de l'UE des Affaires étrangères du Conseil des ministres, le en vigueur après la ratification.

  Union du Maghreb arabe a été créé en 1989, les États membres, y compris le Maroc, l'Algérie, la Tunisie, la Libye et la Mauritanie. 90 du siècle dernier, les Etats membres de l'UA à cheval afin de discuter et de développer une intégration économique préliminaire en quatre phases de la stratégie globale de développement. Mais en raison de problèmes historiques, des facteurs tels que les différents niveaux de développement économique plus difficile, le plan a été mis de côté jusqu'à présent.
http://news.sina.com.cn/o/2010-12-02/092121570411.shtml

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MessageSujet: Re: UMA : l'espoir ou l'utopie   Jeu 2 Déc 2010 - 12:15

Citation :
Une zone de libre-échange maghrébine à partir de 2011
Publié le Jeudi 02 Décembre 2010 à 09:59

alarabonline - Habib Ben Yahia, Secrétaire Général de l’Union du Maghreb Arabe, (UMA), a déclaré qu’un accord a été conclu par les cinq pays maghrébins en vue de l’instauration d’une zone maghrébine de libre- échange à partir de 2011, après 19 ans de négociations.

"Nous sommes parvenus à un accord en vue de la création d’une zone de libre-échange qui sera lancée à partir de l’année prochaine
", a indiqué Ben Yahia dans une déclaration à la presse, en marge de l’ouverture des travaux de la 16ème session de la commission interministérielle maghrébine de la sécurité alimentaire, tenue à Alger, avec la participation des ministres de l’Agriculture des cinq pays.

Cet accord est prêt, et sera signé par les ministres du Commerce des cinq, avant qu’il ne soit soumis bientôt au conseil des ministres des Affaires étrangères, a-t-il fait savoir.

Habib Ben Yahia a qualifié les négociations ayant présidé à cet accord de "difficiles", signalant que cet accord dont le projet a été adopté en 1991 a pris en ligne de compte les intérêts de chaque Etat membre.

Ce faisant, la commission interministérielle planchera sur l’élaboration d’une vision d’avenir pour l’agriculture maghrébine jusqu’en 2030. Elle assurera, par ailleurs, le suivi des perspectives de coopération avec l’Organisation mondiale de la santé animale, ainsi que les programmes et stratégies relatifs à la recherche, la formation, l’orientation agricole, les semences, les fruits secs et la lutte contre les criquets.

Cette session évaluera, de surcroît, la situation de la sécurité alimentaire dans les cinq pays maghrébins, étudiera les questions inhérentes aux politiques agricoles, l’échange des produits, la protection des végétations, la médecine vétérinaire, la rationalisation de l’utilisation de l’eau dans l’agriculture, la richesse halieutique, la lutte contre la désertification, l’environnement et le développement durable.
http://www.gnet.tn/revue-de-presse-internationale/une-zone-de-libre-echange-maghrebine-a-partir-de-2011/id-menu-957.html
Citation :
C’est l’une des mesures pour une sécurité alimentaire dans le Maghreb
Une zone de libre-échange dès 2011
Par : Badreddine Khris


La zone maghrébine de libre-échange des produits agricoles, agro-industriels et ceux de la pêche, sera opérationnelle à partir de l’année 2011. Le projet est à la troisième phase de sa concrétisation. Un groupe de travail s’est chargé d’établir une convention portant création de cette zone. Ce document sera signé d’abord par les ministres du Commerce des cinq pays de l’Union du Maghreb arabe (UMA) et sera ensuite proposé au conseil des ministres des Affaires étrangères. Parmi les mesures qui seront prises dans le cadre de cet espace commercial dans la région, l’on note l’allègement de la taxe douanière. Pour cela, une liste de produits qui pourraient être libérés dans cette zone sera élaborée. Ce projet devrait être l’un des points abordés au cours de la 16e session de la commission ministérielle maghrébine spécialisée et chargée de la sécurité alimentaire, qui s’est déroulée hier à Alger. D’autres questions liées à l’examen des mécanismes à mettre en place pour la création de cette zone ainsi que son impact sur les économies des 5 pays, devraient être également abordées lors de cette réunion. Des négociations entre les membres des délégations ont été menées au cours d’une séance exigée à huis clos. Le secrétaire général de l’UMA, M. Habib Benyahia, qui a pris part à cette rencontre, avoue que la convention a fait l’objet d’âpres négociations entre spécialistes et prend en considération les intérêts de chaque pays, rappelant que le projet avait déjà été adopté en 1991. Le pari de la sécurité alimentaire dans les pays de l’UMA ne peut être gagné, souligne-t-il, sans la création d’une zone de libre-échange des produits agricoles, l’augmentation des investissements dans le secteur, la promotion de la recherche scientifique, la lutte contre la désertification et l’amélioration de la production des céréales. Le déficit des pays maghrébins en termes de production agricole engendre des dépenses qui ont atteint, selon un des intervenants, plus de 30 milliards de dollars annuellement. Le différentiel entre les importations et les exportations agroalimentaires de l’Afrique du Nord s’est approfondi depuis des décennies. La balance commerciale des échanges agricoles confirme la dépendance des pays du Maghreb vis-à-vis du reste du monde. Le ministre de l’Agriculture et du Développement rural, le Dr Rachid Benaïssa, reconnaît la persistance du déficit en pluviométrie dans la région qui se répercute indubitablement sur les rendements agricoles des cinq pays. “En dépit de l’évolution enregistrée par les politiques agricoles de chaque pays, il n’en demeure pas moins que cela ne couvre pas les besoins nationaux”, affirme-t-il. Il salue néanmoins cette prise de conscience dont a fait preuve chaque pays maghrébin quant à l’enjeu de la sécurité alimentaire pour la stabilité sociale de la région. Pour M. Benaïssa, le plan vert au Maroc, la politique du renouveau agricole en Algérie, les programmes de développement en Tunisie, les priorités tracées pour la production agricole en Mauritanie et Libye, ne sont que des indices résumant clairement l’intérêt qu’accordent ces pays au volet de la sécurité alimentaire. M. Benyahia a appelé, pour sa part, à la création d’un observatoire maghrébin de céréales, l’affermissement des liens entre les organismes professionnels maghrébins œuvrant dans le secteur agricole et le soutien des outils de production.
http://www.liberte-algerie.com/edit.php?id=146775

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MessageSujet: Re: UMA : l'espoir ou l'utopie   Jeu 2 Déc 2010 - 13:10

Une zone de LE avec une frontière commune fermé Suspect Impossible mais pas maghrebin apparement Like a Star @ heaven

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MessageSujet: Re: UMA : l'espoir ou l'utopie   Jeu 2 Déc 2010 - 13:15

L'UMA est comme un poisson dans l'eau qui refait surface pour prendre une bouffée d'air... Rolling Eyes

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MessageSujet: Re: UMA : l'espoir ou l'utopie   Jeu 2 Déc 2010 - 14:29

Fahed64 a écrit:
Une zone de LE avec une frontière commune fermé Suspect Impossible mais pas maghrebin apparement Like a Star @ heaven
ils ouvriront les frontières la semaine après des cellules polisariennes iront infiltrés les étudiants Sahraoui à Rabat et Marrakech, et la DRS fera sauter quelque hôtels à Marrakech et Agadir, et ils joueront une fois de plus la vierge effarouchée

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MessageSujet: Re: UMA : l'espoir ou l'utopie   Jeu 29 Sep 2011 - 2:54

Citation :
Lakhdar Brahimi favorable à la réouverture des frontières avec le Maroc
Par : Karim Kebir
Lu : (237 fois)

Même si tout au long de son intervention, il ne s’est pas départi de sa réserve diplomatique, Lakhdar Brahimi, dont les appréciations des questions internationales font autorité, ne s’est pas empêché, hier, lors du colloque à la Bibliothèque d’El-Hamma, de s’exprimer sur certaines questions concernant notamment l’Algérie.
C’est ainsi qu’il a considéré qu’“il est dommage qu’on ne parle pas de l’Union du Maghreb arabe”. Un Maghreb qu’on ne peut évoquer, selon lui, “sans l’ouverture de la frontière entre l’Algérie et le Maroc”. “à chaque fois que je pars au Maroc, on m’interpelle sur la question. à Tlemcen aussi.” “Il n’y a pas de Maghreb sans amélioration des relations entre l’Algérie et le Maroc. Et le Machrek a besoin du Maghreb”, a-t-il dit. Cependant, il a admis que la question sahraouie “constitue un obstacle” à la construction maghrébine. “Il y a des tentatives, mais il y a toujours échec.” Enfin, à une question sur les changements, notamment en Algérie, l’ancien ministre des AE a considéré que le Maroc, l’Algérie et l’Arabie Saoudite peuvent mener eux-mêmes les réformes sans contrainte car “les gouvernants de ces pays sont capables de mener leurs pays vers le changement. Il suffit, à titre d’exemple, de rappeler la volonté d’aller vers des réformes, affichée par le roi Mohammed VI ou encore le discours que le président Bouteflika a adressé à la nation”.
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MessageSujet: Re: UMA : l'espoir ou l'utopie   Ven 16 Déc 2011 - 23:22

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MessageSujet: Re: UMA : l'espoir ou l'utopie   Sam 17 Déc 2011 - 3:17

Ichkirne a écrit:

hhahahahahha l'algérie a un poid historique et politique et démographique pour joué la grande seour du maghréb , lol c'est ce genre de gens qui ont justement tué le maghréb avec leurs idée .

historiquement c'est un état née ya moins de 50 an . maroc a 13 siecle . politiquement est on plus proche de la démocratie eux de la dictature , et démographiquement on est kif kif je comprend pas ce genre de réflexion débile qui serve a rien .

le seul pays qui appelle a la naissance du maghrébe est le maroc depuis toujours . celui qui met les baton dans les roue est algérie depuis toujours et maintenant on vient raconté des conneries .

algérie a fait un pas envers le maroc wa nariiiii , c'est bien le roi qui fait des appelles a chaque fois qui les embarrasse avec sa même . wjakoum 9as7 wallah . qui appelle a l'ouverture des fontiere et qui refuse ? wak wak

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MessageSujet: Re: UMA : l'espoir ou l'utopie   Sam 17 Déc 2011 - 3:54

Shocked Je suis choqué par le débit d'hypocrisie dans le débat...
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MessageSujet: Re: UMA : l'espoir ou l'utopie   Ven 20 Jan 2012 - 8:23

Citation :
Le nouveau ministre marocain des AE la semaine prochaine à Alger
Relancer l’UMA, nouvelle priorité de la diplomatie algérienne

Saâd-Eddine El Othmani, le nouveau ministre marocain des affaires étrangères et de la coopération, est attendu en début de semaine prochaine à Alger pour une visite officielle, a appris TSA de sources diplomatiques. Cette visite du diplomate marocain confirme le réchauffement des relations entre Alger et Rabat, amorcé avec le précédent gouvernement marocain. Depuis quelques mois, les deux pays se sont engagés sur la voie de la réconciliation après des années de brouille qui ont suivi la fermeture de la frontière terrestre en août 1993.

La visite de M. El Othmani interviendra quelques jours avant celle de Moncef Marzouki. Le nouveau président tunisien effectue en effet à partir du 6 février une visite qui le conduira en Algérie et au Maroc. Mourad Medelci, ministre des Affaires étrangères, rencontrera également ses homologues de Mauritanie et de Libye, en marge du sommet de l’Union africaine et de la réunion des « pays du champ » prévus en février. Ces rencontres seront suivies d’une réunion des ministres des Affaires étrangères de l’Union des Maghreb (UMA), prévue à la mi-février à Rabat. Enfin, une réunion des 5+5, le 20 février à Naples en Italie devrait être l’occasion de rencontres entre Medelci et ses homologues maghrébins.

Ces visites et rencontres interviennent au moment où l'Union du Maghreb arabe (UMA) tente de prendre un nouvel essor après les bouleversements dans la région au lendemain du printemps arabe. La Tunisie, la Libye et, à un degré moindre, le Maroc viennent de connaître de grands changements. « La diplomatie algérienne accorde une place prépondérante à la relance et a la refondation de l'UMA », confirme une source diplomatique algérienne. C’est également dans ce cadre qu’on pourrait interpréter le déplacement effectué le 14 janvier par le président Bouteflika à Tunis où il a pris part aux célébrations du premier anniversaire de la révolution tunisienne. Comprendre : l’Algérie, même si elle n’a pas été touchée par le printemps arabe, veut faire partie du nouveau Maghreb démocratique.




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MessageSujet: Re: UMA : l'espoir ou l'utopie   Mer 25 Jan 2012 - 0:21


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MessageSujet: Re: UMA : l'espoir ou l'utopie   Mer 25 Jan 2012 - 9:02

j ai vu l intervention de ministre des AE, j aime bien ça façon de parler, de plus il fait plaisir il reste droit et la tête sur les épaules bravo cheers

en attend la suite
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Viper
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MessageSujet: Re: UMA : l'espoir ou l'utopie   Mar 7 Fév 2012 - 4:28


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MessageSujet: Re: UMA : l'espoir ou l'utopie   Mar 7 Fév 2012 - 9:44

Numéro spécial de Jeune Afrique sur le rapprochement algero-marocain :



Citation :
Algérie - Maroc : et s'ils s'entendaient ?


Après la visite-surprise à Alger du chef de la diplomatie marocaine, la discorde entre les deux voisins du Maghreb apparaît plus que jamais comme une aberration politique, économique et humaine. Enquête sur un incroyable gâchis.

« Vous allez me vendre vos jeans et vos tomates, je vais vous apporter mes pétrodollars : croyez-vous que l'échange sera égal ? » Cette petite phrase-choc, prononcée il y a près de douze ans par Abdelaziz Bouteflika devant deux émissaires marocains, Saadeddine El Othmani ne l'a certes pas entendue de la bouche du président algérien lors de l'audience de trois heures que ce dernier lui a accordée dans la résidence Djenane el-Mufti le 24 janvier. Pourtant, reçu en frère maghrébin avec tous les égards, le nouveau ministre marocain des Affaires étrangères a eu droit à de longs rappels historiques, mais pas au geste qu'il espérait sans doute. La réouverture de la frontière commune, obstinément fermée depuis 1994, n'est toujours pas à l'ordre du jour tant persiste chez les dirigeants algériens, à commencer par le premier d'entre eux, la conviction selon laquelle il s'agirait là d'un cadeau fait au Maroc sans contreparties valables : des tomates contre des devises...

En réalité, si cette visite, la première d'un chef de la diplomatie marocaine en Algérie depuis neuf ans, a été tant suivie et commentée, c'est d'abord parce qu'elle est la traduction concrète du rapport inédit qui s'est établi à Rabat entre le gouvernement et le Palais royal. Chose impensable il y a peu, les affaires étrangères ayant toujours été le domaine réservé du souverain, il s'agit là en effet d'une initiative du nouveau Premier ministre islamiste, Abdelilah Benkirane. Certes ce déplacement n'a pu se faire qu'après concertation avec le Palais et avec l'accord du roi Mohammed VI, qui a remis à El Othmani un message pour le président algérien, mais il est évident que, en choisissant une destination aussi sensible pour le premier voyage à l'étranger de son ministre, le chef du Parti de la justice et du développement (PJD) a voulu marquer les esprits et se démarquer de ses prédécesseurs. Le PJD n'est pas l'Istiqlal, considéré à Alger comme l'archétype d'un certain chauvinisme marocain, et Saadeddine El Othmani n'est pas Taïeb Fassi Fihri, dont la pugnacité a plus d'une fois irrité l'hôte du palais d'El-Mouradia. Aucune critique « négative » n'a d'ailleurs été relevée dans les médias algériens à propos de cette visite, et les éditoriaux qui lui ont été consacrés n'ont pas donné lieu aux habituelles poussées de fièvre nationalistes.

Repentance

Réitéré à de multiples reprises à Rabat et par le roi lui-même lors de son dernier discours du Trône, le souhait marocain de voir la frontière officiellement rouverte ne pouvait donc être porté sous de meilleurs auspices. Las, de ce côté-là et en dépit de rumeurs aussi récurrentes qu'unilatérales (elles proviennent surtout du Maroc), rien ne semble bouger à l'horizon, tout au moins pour l'instant. Les raisons de ce qui apparaît comme une réticence inexpliquée d'Alger sont de deux ordres. Symbolique tout d'abord. En exigeant que soit au préalable abordé le dossier de l'indemnisation de leurs ressortissants expulsés du Maroc à la suite de l'attentat contre l'hôtel Atlas Asni de Marrakech, en août 1994, les dirigeants algériens veulent obliger le Maroc à reconnaître de facto qu'il s'est fourvoyé en attribuant cet acte terroriste aux services spéciaux algériens. C'est à la suite de ces accusations formulées à l'époque par le tout-puissant ministre de l'Intérieur Driss Basri - lesquelles n'ont jamais été prouvées, au point d'apparaître rapidement comme infondées - et des expulsions qui ont suivi qu'Alger prit la décision de fermer la frontière. Une telle reconnaissance - certains diront repentance - est-elle envisageable vue de Rabat ? Ce n'est pas exclu. Mohammed VI n'est pas Hassan II, et, en ce domaine comme en tant d'autres, il n'est pas lié par la part sombre, « basrienne », de son héritage.

Mais, cet obstacle symbolique à peine franchi (à condition qu'il le soit), voici qu'un autre, encore plus indicible celui-là, se profile : l'Algérie n'a aucun intérêt particulier et urgent à la réouverture de la frontière commune. Il ne s'agit pas là d'une revendication populaire pressante, aucune puissance étrangère ne l'y pousse - et d'ailleurs, aucune puissance étrangère n'a réellement d'influence sur l'Algérie - et les dividendes économiques qu'elle pourrait en tirer sont infiniment moindres que ceux que le Maroc peut en attendre. Une économie diversifiée et libéralisée comme au Maroc aurait en effet tout à gagner à l'ouverture d'un marché algérien hyperdépendant des importations, sans compter que le flux de visiteurs est-ouest (estimé à près de 2 millions de personnes par an) serait une aubaine pour l'industrie touristique du royaume. Cela, les autorités algériennes le savent, tout comme elles n'ignorent pas que la comparaison entre les deux économies en termes d'attractivité pour les investisseurs a depuis longtemps tourné à l'avantage du Maroc. « L'Algérie, dont les réserves en devises sont considérables, ne veut pas que l'instauration d'un Maghreb sans frontières la réduise au rôle de banquier-bailleur de ses voisins marocain et tunisien. Bref, elle n'est pas encore prête », résume un diplomate européen.

Petits pas

Ce type de raisonnement purement comptable vaut d'ailleurs également pour le dossier du Sahara occidental, dont on ne répétera jamais assez qu'il est la conséquence et non la cause de la mésentente entre les deux voisins. Le Maroc, auquel la mobilisation de toute une armée le long du mur de défense coûte cher, a tout intérêt à ce qu'une solution à ce conflit s'impose enfin, alors que l'Algérie, qui a fait prendre en charge par des réseaux d'organisations caritatives européennes l'essentiel de l'entretien des camps du Polisario, n'en a pratiquement aucun.

Si l'on ajoute à cet état des lieux l'absence quasi totale de tout contact direct, téléphonique et a fortiori physique, entre les deux chefs d'État, et faute d'un hypothétique esprit unitaire maghrébin qui n'existe guère que dans les discours, ce qui milite pour un rapprochement spectaculaire est faible. En revanche, les deux parties ayant décidé de laisser de côté ce qui fâche, une place existe pour l'accélération d'une politique des petits pas faite d'accords bilatéraux, dans les domaines agricole et gazier notamment. Des échanges a minima existent également sur le plan sécuritaire, même si le Maroc apprécie peu d'être exclu des diverses concertations antiterroristes saharo-sahéliennes parrainées par l'Algérie.

À défaut de rétablir ce qui manque le plus, à savoir la confiance réciproque au sein d'un couple qui n'a jamais connu que le divorce et la cohabitation conflictuelle, le séjour de Saadeddine El Othmani aura donc permis aux deux voisins d'accomplir un pas de plus vers l'autre. Combien en faut-il pour arriver à mi-chemin des 959 kilomètres qui séparent Alger de Rabat ?



Lire l'article sur Jeuneafrique.com : Algérie - Maroc : et s'ils s'entendaient ? | Jeuneafrique.com - le premier site d'information et d'actualité sur l'Afrique



Citation :
Algérie - Maroc : quand l'union pourrait faire la force

Le commerce intrarégional maghrébin ne représente qu'entre 2 % et 4 % des échanges de ces pays. © D.R
Les chiffres parlent d'eux-mêmes, l'absence d'échanges commerciaux entre le Maroc et l'Algérie pénalise les deux économies. Une réelle intégration permettrait de récupérer plus de 2 milliards de dollars par an.

« Nous n'avons pas d'alliés éternels et nous n'avons pas d'ennemis éternels. Nos intérêts sont éternels et perpétuels, et ce sont ces intérêts qu'il est de notre devoir de défendre. » D'un côté de la frontière maroco-algérienne comme de l'autre, on serait bien inspiré de méditer cette phrase de lord Palmerston, ministre britannique du milieu du XIXe siècle. Car, aujourd'hui plus que jamais, tout plaide en faveur d'une meilleure intégration économique entre les deux voisins. Les révolutions arabes, d'abord, ont prouvé aux dirigeants à quel point le coût social du chômage, d'une croissance ralentie et d'une faible productivité pouvait être élevé. La crise financière mondiale a quant à elle démontré que l'Union européenne, premier partenaire commercial des deux pays, ne pourrait pas être éternellement la locomotive de leurs économies.

En revanche, du Sud-Est asiatique à l'Amérique du Sud, en passant bien entendu par l'exemple européen, l'intégration économique a prouvé qu'elle était un support puissant au développement et à la création de richesse. À cet égard, le Maghreb semble aller à rebours du sens de l'Histoire. Fermée depuis 1994, la frontière entre le Maroc et l'Algérie est un obstacle à la libre circulation des hommes, des produits et des capitaux. Le commerce intrarégional maghrébin ne représente qu'entre 2 % et 4 % des échanges de ces pays. Un chiffre bien loin des 21 % de l'Asean, des 19 % du Mercosur et même des 10,7 % de la Communauté économique des états de l'Afrique de l'Ouest (Cedeao). La direction des études et des prévisions financières de l'Union du Maghreb arabe (UMA) a chiffré le manque à gagner à 2,1 milliards de dollars par an (980 millions hors hydrocarbures).

L'Algérie, la Tunisie et le Maroc pourraient gagner deux points de croissance en travaillant ensemble.

Il n'est plus tabou aujourd'hui de dire que cette situation détruit de la richesse. Les pays du Maghreb gagneraient 2 points de croissance par an si leurs économies étaient mieux intégrées. Selon une étude de la Banque mondiale, s'ils parvenaient à former un vrai bloc commercial, à réaliser une libéralisation complète des services et à mettre en place un climat d'investissement conforme aux meilleures pratiques internationales, le PIB réel par habitant pourrait augmenter, entre 2005 et 2015, de 57 % en Algérie et de 38 % au Maroc.

Les raisons en sont simples. Avec un marché élargi à 67 millions de consommateurs, avec des règles communes et claires, les entreprises bénéficieraient d'économies d'échelle et créeraient davantage d'emplois. La concurrence les pousserait à investir plus dans la recherche et à améliorer l'efficacité de leurs produits. Autre effet de levier : l'investissement étranger. À preuve, le Maghreb ne capte que 3 % des investissements européens alors que le Mexique capte, à lui seul, 18 % des investissements nord-américains. « Dans notre région, plusieurs entreprises étrangères attendent avec impatience l'ouverture de la frontière pour investir, par exemple dans le tourisme », confie Driss Moulay Rchid, directeur du Centre régional d'investissement de l'Oriental. Pour Hasni Abidi, directeur du Centre d'études et de recherche sur le monde arabe et méditerranéen, « un Maghreb désuni encourt le risque d'une marginalisation politique et économique dans la mondialisation, de disparaître des radars des investisseurs à cause de marchés trop fragmentés et trop peu rentables ».

Complémentarité

Partageant la même langue, la même religion et les mêmes habitudes culturelles, Maroc et Algérie ont en plus l'avantage d'être complémentaires sur le plan économique. Dans le domaine de l'énergie, le Maroc pourrait bénéficier des ressources algériennes en gaz et en pétrole, alors qu'aujourd'hui le royaume se contente de percevoir des droits de passage sur le pipeline qui traverse son territoire en direction de l'Europe. Mais, surtout, un partenariat entre l'Office chérifien des phosphates, premier groupe d'extraction de phosphates au monde, et l'algérien Sonatrach recèle d'énormes potentialités. « À eux deux, les voisins pourraient construire une industrie pétrochimique de grande envergure et devenir un leader mondial dans le domaine de la production des engrais phosphatés », explique Francis Ghilès, chercheur au Centre d'études et de documentation internationales de Barcelone et expert des questions énergétiques. Quand on connaît les besoins de l'Inde, du Brésil ou encore de la Chine pour leur agriculture, les débouchés sont énormes. Cela dynamiserait par ailleurs de nombreuses entreprises de sous-traitance, des investisseurs, et cela créerait de nombreux emplois.

Dans l'agroalimentaire aussi les complémentarités sont évidentes. L'Algérie est le premier importateur de produits agroalimentaires de la rive sud de la Méditerranée. Elle se fournit principalement en Europe, alors même que son voisin marocain produit des agrumes, de l'huile d'olive ou des céréales... « Sur les marchés algériens, la tomate marocaine, importée par la contrebande, coûte presque 30 dinars [0,30 euro, NDLR] moins cher que la tomate en provenance d'Italie ! » explique l'économiste Camille Sari. Autre paradoxe qui confine à l'absurde : les Renault Logan vendues en Algérie proviennent de Roumanie, alors même que la firme automobile a une usine d'assemblage à Tanger.

Entrepreneurs pénalisés

Car dans le domaine industriel aussi, la fermeture de la frontière conduit à de véritables aberrations. Si elle profite largement au commerce informel, dont le chiffre d'affaires annuel est estimé à 600 millions de dollars (457 millions d'euros), elle pénalise les entrepreneurs. Slim Othmani, patron du groupe algérien NCA Rouiba, rappelle par exemple que certaines entreprises sont obligées de faire des transbordements via l'Europe pour s'approvisionner entre elles.
Conséquence, un allongement des délais de livraison et le renchérissement des coûts de transport. À ceux qui rétorquent que le marché algérien n'est pas prêt à affronter la concurrence marocaine,

Othmani répond fermement : « L'économie algérienne ne se réduit pas à une économie de rente. Elle pourrait être compétitive si elle n'évoluait pas dans un système qui bride ses capacités. Une meilleure intégration permettrait de revitaliser le tissu des PME. » Il propose de s'inspirer de l'exemple du « corridor économique » entre la Chine et Hong Kong, basé sur le principe du « laisser-faire ».

Car si les blocages politiques perdurent, les entrepreneurs marocains et algériens font, eux, preuve de réalisme et même d'inventivité pour contourner les obstacles. Le 17 février 2007, les patrons des patrons du Maghreb ont créé l'Union maghrébine des employeurs. En janvier 2008 a été lancée l'Union maghrébine des foires, qui permet aux opérateurs économiques de se rencontrer régulièrement. « Il y a plusieurs structures qui fonctionnent bien, mais, sur le terrain, les entraves réglementaires, les systèmes bancaires peu concurrentiels sont autant d'obstacles qui freinent les projets », explique Camille Sari. Pour l'économiste, auteur d'un livre sur la convergence des économies marocaine et algérienne, l'intégration est plus que jamais une urgence. Car face à une Union européenne en crise et dont la politique méditerranéenne n'est plus une priorité, les pays du Maghreb auraient tout intérêt à négocier comme un seul bloc plutôt qu'à continuer de faire cavaliers seuls.


Lire l'article sur Jeuneafrique.com : Algérie - Maroc : quand l'union pourrait faire la force | Jeuneafrique.com - le premier site d'information et d'actualité sur l'Afrique

Citation :
Benjamin Stora : "La liberté de circultation doit s'appliquer aux pays du Maghreb"

Pour l'historien français spécialiste de la région, il faudrait mettre entre parenthèses le conflit du Sahara pour avancer sur les autres différends qui oppose le Maroc et l'Algérie.

Jeune Afrique : Comment se fait-il qu'il y ait tant d'occasions ratées dans les relations maroco-algériennes depuis cinquante ans ?

Benjamin Stora : Si l'histoire entre ces deux pays semble en effet jalonnée de rendez-vous manqués, c'est parce que l'aspiration à une union des peuples est un idéal politique. On peut dater l'acte fondateur en 1958, la conférence de Tanger, qui a réuni les trois grands partis nationalistes [l'Istiqlal marocain, le FLN algérien et le Néo-Destour tunisien, NDLR] pour jeter les bases d'une unité maghrébine. Dans la pratique, le projet a avorté plusieurs fois depuis l'indépendance. La guerre des Sables, en 1963, marque le premier coup d'arrêt. En revanche, l'idée n'a cessé d'être reprise à chaque visite de chef d'État, même sous Boumédiène. Le deuxième frein est bien sûr la crise du Sahara, dès 1976-1977.

Depuis, l'Union du Maghreb arabe a été lancée, en 1989, mais reste une coquille vide...

Justement à cause des relations conflictuelles entre le Maroc et l'Algérie. Cette tentative d'union économique et politique a buté principalement sur la guerre civile algérienne et la fermeture des frontières entre les deux pays en 1994.

Même l'ouverture attendue au début du règne de Mohammed VI a fait long feu...

L'intronisation du souverain marocain, en 1999, a suscité de l'espoir. Tout le monde attendait la réouverture des frontières. On soulignait alors les liens personnels d'Abdelaziz Bouteflika avec le Maroc. Le président algérien est né à Oujda. Au Maroc, l'arrivée de Mohammed VI a permis d'ouvrir la scène intérieure, une sorte de « printemps marocain ». Mais les différends de fond n'ont pas été réglés.

À qui la faute ?

Il est très difficile d'imputer la situation actuelle à une seule partie. Au coeur du malaise maroco-algérien, il y a le conflit au Sahara, l'un des plus vieux au monde. Le statu quo renforce certains intérêts économiques et militaires.

Pour Rabat, la priorité c'est la réouverture de la frontière. Pour Alger, c'est le Sahara. Sortons de cette impasse.

Parallèlement, chaque capitale pose ses préalables à une normalisation des relations. Pour Rabat, la priorité est la réouverture des frontières. Pour Alger, cette question est liée au règlement global du conflit au Sahara. Pour sortir de cette impasse, il est urgent de séparer ces deux dossiers et de traiter spécifiquement la question de la frontière.

Pensez-vous que le Printemps arabe peut précipiter cette normalisation ?

Les sociétés et, surtout, les jeunesses sont impatientes. Conscientes d'appartenir à la même aire, elles ont le sentiment de partager un destin, en plus d'une civilisation et d'une langue communes. L'union est l'une des nouvelles exigences des peuples. Les dirigeants l'ont compris et doivent donc anticiper cette revendication. Le Printemps arabe a porté une demande de liberté et d'égalité. Concrètement, entre le Maroc et l'Algérie, cela comprend évidemment la liberté de circulation. Exigée vis-à-vis de l'Europe, elle va devoir s'appliquer au Sud.

Pour des raisons économiques, le Maroc semble aujourd'hui plus demandeur que l'Algérie, qui, elle, profite d'une rente pétrolière...

On peut le voir ainsi, mais en fait les deux économies ont besoin de cette ouverture. Le volume des échanges est extrêmement faible. Prenez l'agriculture : l'Algérie, qui importe une grande partie de sa consommation en produits alimentaires, pourrait être le débouché naturel pour la production marocaine. Mais pour avancer sur ces questions économiques, il faut les sortir des négociations politiques et les traiter à part.

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Propos recueillis par Youssef Aït Akdim.

Jeune Afrique

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MessageSujet: Re: UMA : l'espoir ou l'utopie   Mar 7 Fév 2012 - 15:54

Elle est marrant l'image..

Ont voit souvent des images comme ça quand il sagit de relations Algéro-Marocaine..

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MessageSujet: Re: UMA : l'espoir ou l'utopie   

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