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 Quand Napoléon était pressenti pour entraîner l’armée ottoma

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rafi
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MessageSujet: Quand Napoléon était pressenti pour entraîner l’armée ottoma   Lun 11 Jan 2010 - 17:30

Citation :
En 1795, le général de brigade Napoléon Bonaparte, après avoir commandé l’artillerie de l’armée d’Italie, est nommé par le comité de salut Public au bureau topographique où se décidaient les plans de campagne et les mouvements des armées. C’est dans ces fonctions qu’il s’illustre en rédigeant un mémoire intitulé « Instructions et projets pour l’armée d’Italie » qui révèle de grandes capacités dans le domaine militaire mais également un grand sens politique. Peu après, la Sublime Porte sollicite la France pour renforcer son armée

Pendant le temps que Napoléon Bonaparte occupait son poste au bureau topographique où il se faisait remarquer par ses brillants travaux, la Sublime Porte s’occupait d’un armement contre la Russie. Elle demanda de l’aide à la République Française notamment pour l’envoi de quelques officiers d’artillerie. Bonaparte, mystérieusement attiré par l’Orient, pense sérieusement à s’y expatrier.

Napoléon se tourne vers l’Empire Ottoman

L’Orient lui souriait ; il lui semblait qu’il y avait là un vaste champ ouvert à son activité. Il a rédigé, une note par laquelle il s’offrait d’aller rejoindre l’Empire Ottoman, et divers projets d’arrêtés relatifs à cette mission. En voici un extrait :

« Dans un temps où l’impératrice de Russie a resserré les liens qui l’unissent à l’Autriche, il est de l’intérêt de la France de faire tout ce qui dépend d’elle pour rendre plus redoutables les moyens militaires de la Turquie. Cette puissance a des milices nombreuses et braves, mais ignorantes sur les principes de l’art de la guerre. La formation et le service de l’artillerie, qui influe si puissamment dans notre tactique moderne sur le gain des batailles, et presque exclusivement sur la défense des places fortes, est encore dans son enfance en Turquie.

La Porte, qui l’a senti, a plusieurs fois demandé des officiers d’artillerie et du génie ; nous y en avons effectivement quelques-uns dans ce moment, mais ils ne sont ni assez nombreux ni assez instruits pour produire un résultat de quelque conséquence. Le général Buonaparte, qui a acquis quelque réputation en commandant l’artillerie de nos armées en différentes circonstances, et spécialement au siège de Toulon, s’offre pour passer en Turquie avec une mission du gouvernement. Il mènera avec lui six ou sept officiers, dont chacun aura une connaissance particulière des sciences relatives à l’art de la guerre. S’il peut, dans cette nouvelle carrière, rendre les armées turques plus redoutables et perfectionner la défense des places fortes de cet empire, il croira avoir rendu un service signalé à la patrie, et avoir, à son retour, bien mérité d’elle" Note du Général Buonaparte, fructidor an III (soit le 30 août 1795).

D’après un arrêté du comité de Salut public retrouvé dans les pièces officielles, le projet semble se concrétiser : « Le général Buonaparte se rendra à Constantinople avec ses deux aides de camp, capitaines, pour y prendre du service dans l’armée du Grand Seigneur et contribuer, de ses talents et de ses connaissances acquises, à la restauration de l’artillerie de ce puissant empire, et exécuter ce qui lui sera ordonné par les ministres de la Porte »

Malheureusement, finalement cela ne se fera pas, « le comité de Salut public devant se refuser à éloigner, dans ce moment surtout, de la République un officier aussi distingué « . Des représentants du comité préféraient trouver pour Napoléon « une position qui lui convînt, et ne pas le laisser porter à l’étranger une capacité qu’ils pressentaient qu’on aurait prochainement l’occasion d’employer plus directement au service de la France ».

Deux mois plus tard, il sera promu au grade de général de Division, après avoir réprimé avec succès une insurrection royaliste à Paris puis 15 jours après, commandant en chef de l’armée de l’Intérieur.

http://www.turquie-news.fr/spip.php?article3330
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Samyadams
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MessageSujet: Re: Quand Napoléon était pressenti pour entraîner l’armée ottoma   Mar 12 Jan 2010 - 0:28

Si Bonaparte avait rejoint l'Empire Ottoman, l'histoire de l'humanité aurait été bien différente. Pas de 18 Brumaire, pas d'Empire, pas de boucheries à travers l'Europe, peut être même un Lazare Carnot à la tête de la République...Mais avec des si... Rolling Eyes
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MessageSujet: Re: Quand Napoléon était pressenti pour entraîner l’armée ottoma   Mar 12 Jan 2010 - 0:53

Samyadams a écrit:
Si Bonaparte avait rejoint l'Empire Ottoman, l'histoire de l'humanité aurait été bien différente. Pas de 18 Brumaire, pas d'Empire, pas de boucheries à travers l'Europe, peut être même un Lazare Carnot à la tête de la République...Mais avec des si... Rolling Eyes

Et peut être l'Empire Ottoman au porte de Moscou.. Cool
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MessageSujet: Re: Quand Napoléon était pressenti pour entraîner l’armée ottoma   

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