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 le Sahel zone de non-droit

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reese
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MessageSujet: le Sahel zone de non-droit   le Sahel zone de non-droit - Page 16 Icon_minitimeLun 11 Jan 2010 - 19:34

Rappel du premier message :

pour illustrer ce nouveau fil de discussion et lancer le debat je vous invite a lire cet article HALLUCINANT sur la realité des filieres d emigrations clandestines au Mali

Citation :


Trafic d’Etres humains au Nord du Mali


Le voyage de la peur



Depuis plusieurs mois, TTU tente de comprendre l’évolution dans la bande du Sahel et dans la région Touarègue. A Gao, capitale de la 7e Région du Mali (au nord du pays), le quartier Château abrite depuis plusieurs années une antenne de transit d’immigrants clandestins qui viennent en général de nombreux pays d’Afrique francophone ou anglophone mais également du Sri-Lanka (le plus souvent des Tamouls), du Pakistan, etc à destination de l'Europe via les pays les pays méditerranéens. Les listes des « passagers » sont établies par ordre d’arrivée. Les passeurs, bien connus des services, sont également inscrits dans cet ordre. Comme on dit dans le milieu, « chacun attend son tour ».

Mais il ne suffit pas d’être premier sur la liste pour trouver son strapontin dans la première caravane pour la Méditerranée. Des négociations sont d’abord menées entre les passeurs, les chefs des groupes d’immigrants et les chefs d’antennes sur « les frais de transport et les risques ». Selon nos informations locales, les discussions peuvent souvent durer plusieurs jours avant d’aboutir à une entente entre les parties (immigrants et chefs des groupes d’immigrants, passeurs et chefs des groupes d’immigrants, et enfin entre les passeurs et les chefs d’antenne…). Les chefs des groupes d’immigrants rendent compte à leurs camarades et ensuite procèdent à la collecte de l’argent qui constitue, comme dans tout groupe mafieux, le butin. Les chefs des groupes des immigrants (ceux qui sont adoubés par les immigrants pour les représenter dans les négociations) prélèvent un pourcentage avant la remise de l’argent aux responsables de l’antenne de transit. Les chefs d’antenne prélèvent aussi leur pourcentage avant la remise de l’argent aux passeurs. Quant aux passeurs, ils remettent un autre pourcentage aux chefs d’antenne pour garantir le prochain voyage. L’argent généré est ensuite blanchi selon différents circuits encore mal connus.

Le voyage démarre sous l’œil bienveillant des agents des services de sécurité maliens qui touchent au passage, de la part des passeurs et de l’antenne, « le prix d’un thé… ». La caravane des immigrants traverse le Sahara touareg malien pour entrer en Algérie, Libye, Maroc… Ils sont des milliers à tenter chaque année la « traversée » du Sahara. Cette rotation d’immigrants est permanente et selon une interminable chaîne où chacun, ou presque, trouve son compte sur le dos des immigrants.

Pour rejoindre, depuis Gao, la ville de Tamanrasset (Sud Algérien), le voyage harassant dure de 5 à 7 jours. Les clandestins (hommes et femmes) sont entassés dans les véhicules comme du bétail. Ils font en général partie d’une caravane de plusieurs véhicules (2 à 6 véhicules). Ils traversent le territoire des Touaregs de l’Adrar des Iforas dans le Nord du Mali (région de Kidal) pour atteindre l’Algérie. Des droits de passage sont possibles. Quand ils réussissent à rejoindre Tamanrasset, le plus grand nombre des immigrants est raflé par la police des frontières algérienne (PAF). Ils sont regroupés dans l’enceinte de la PAF, dans des conditions plus que difficiles. Après plusieurs jours de détention, ils sont mis dans des camions algériens qui les déposent à Tinzawaten, village frontière algérien, situé à quelques kilomètres de la frontière avec le Mali. Dans le cadre de Frontex, le dispositif surveillance de ses frontières extérieures de l’Union Européenne, l’Algérie touche des subventions pour toute reconduite de clandestins à ses frontières ; elle a donc tout intérêt à ce que cette situation perdure ; c’est donc devenu un cycle sans fin dans lequel l’Europe et les Etats Africains sont devenus les principaux piliers du système inhumain qui a cours dans le désert (et en mer).



Survivre et ne pas craindre l’échec

De Tinzawaten, certains immigrants tentent de revenir à Tamanrasset, d’autres cherchent des petits boulots sur place pour trouver l’argent pour rentrer au Mali. Les passeurs qui les suivent dans tous leurs déplacements leur font miroiter un avenir meilleur et leur promettent de réussir là où le premier voyage a échoué. Ceux qui réussissent à échapper à la police algérienne de Tinzawaten ou de Tamanrasset traversent le sud algérien en direction du Nord de l’Algérie, grâce à d’autres passeurs qui, à Tamanrasset, prennent le relais.

Un nombre important d’immigrants (ceux qui ne sont pas arrêtés en chemin) réussit à joindre les grandes Wilayas du Nord de l’Algérie et poursuivent leur route vers la frontière algéro-marocaine. Où ils seront pris en mains par d’autres passeurs, vers le Nord du Maroc, où d’autres passeurs tenteront de leur faire traverser la mer pour entrer en Europe. Le Maroc fera son maximum pour les arrêter, et toujours dans le cadre du dispositif Frontex, touchera des subsides pour les refouler vers l’Algérie.

Les immigrants qui tentent depuis l’Algérie d’aller vers la Libye seront accueillis par des passeurs libyens qui les attendent aux premiers postes frontaliers algéro-libyens (Ghat et Elbarkate). Les passeurs libyens entassent les immigrants les uns sur les autres dans des Peugeot 504 bâchées ou des Mazda et les couvrent d’une bâche pour les dissimuler aux contrôles de police libyens. Ces passeurs partent de Ghat et Elbarkate en passant par Oubari, Sabha (deux grandes régions du sud libyen (dont la majorité de la population est touareg) et arrivent avec leurs immigrants à Tripoli sans difficultés majeures. Sur la route qui mène à la capitale libyenne, chaque fois qu’ils tombent sur un contrôle de police, les passeurs disent « transporter des légumes et des fruits » et glissent quelques billets aux policiers, et cela marche toujours. Dès leur arrivée à Tripoli, certains immigrants cherchent et trouvent un travail journalier. D’autres campent près de la mer en attendant d’entrer en contact avec d’autres passeurs pour traverser la Méditerranée vers l’Europe. La police libyenne organise régulièrement des rafles et garde les immigrants en détention pendant souvent plusieurs mois dans des conditions inhumaines. Périodiquement, des immigrants d’originaire malienne sont expulsés par dizaines et mis dans un avion pour Bamako, capitale du Mali (où ils ne recevront aucun accueil et aucune aide de l’Etat malien pour leur réinsertion au pays et seront donc tentés de repartir à nouveau). D’autres sont rapatriés vers leur pays d’origine en fonction d’accords passés avec ces pays. D’autres immigrants sont relâchés, et tentent leur chance pour quitter la Libye et rejoindre l’Europe par la mer.



Des passeurs sans scrupule : quelques exemples vécus

Certains passeurs prennent en otages leurs passagers après avoir quitté Gao (Nord Mali). On se souvient que fin 2006, près de la frontière algérienne à Insabouk (en territoire Malien), des passeurs ont pris en otages leurs passagers, en majorité des Sri-Lankais (Tamouls), Pakistanais, Camerounais, Gambiens et quelques Maliens. Ils étaient 157 immigrants. Les passeurs avaient réclamé au chef d’antenne de Gao, le nommé Alassane Maiga, la somme de 187 millions de francs CFA (285.000 euros) et fait savoir que « le non paiement de cette somme entrainerait la mort de tous les immigrants…». Les passeurs avaient empêché les immigrants pris en otages de se nourrir et les avaient obligés à boire de l’eau bouillante. Le chef d’antenne de Gao, Alassane Maiga, était alors entré en contact avec les parents de certains immigrants pour leur expliquer la situation et leur demander de contribuer au paiement de la rançon. Des éléments de la rébellion touareg avaient constaté des remue-ménage suspects dans la zone et pensaient qu’il s’agissait de patrouilles de l’armée malienne. Après avoir pris les renseignements nécessaires, ils avaient finalement compris de quoi il retournait.

Dix jeunes combattants de la rébellion touareg avaient alors monté une opération de sauvetage des immigrants. L’assaut avait duré une demi-heure après des échanges des tirs nourris de part et d’autre. Les immigrants avaient été récupérés et les passeurs arrêtés par les Touaregs. L’un des passeurs avait fourni le nom et le numéro de téléphone du chef de l’antenne de Gao. Les combattants touaregs étaient entrés en contact avec ce chef d’antenne, Alassane Maiga, et son second Anara. Leur ayant expliqué le dénouement de la situation, ils leur avaient dit qu’ils étaient « responsables de ce commerce humain, que les passeurs allaient ramener les immigrants à Gao et que si un seul de leurs cheveux était touché », « ils sauraient où les joindre… ». Les Touaregs avaient récupéré les armes des passeurs et les avaient obligés à retourner à Gao avec l’ensemble des immigrants. Que s’est-il passé ensuite ? Ces immigrants sont-ils repartis de Gao pour une nouvelle traversée après ce qu’ils venaient de vivre ? Des centaines de situations comme celle-ci se sont produites et continuent de se produire.

Prenons un autre exemple : un véhicule bâché quitte Gao pour le Sud algérien, avec à bord 25 immigrants clandestins, hommes et femmes, tous entassés les uns sur les autres (véhicule généralement fait pour transporter au maximum 9 personnes). Il tombe en panne à 90 km du poste frontière algérien de Borj Baji Moctar (au Nord-Ouest de Tessalit, qui est le poste frontalier malien). Les provisions sont épuisées puisqu’il est prévu d’entrer en Algérie le même jour, jour de la panne. On est en pleine saison chaude, il fait près de 45° à l’ombre. Le chauffeur, c’est-à-dire le passeur, prend alors la décision de se rendre en Algérie pour chercher un mécanicien et la pièce qui manque. Il confie à son apprenti (d’origine touareg) qui assurait sa protection rapprochée, de veiller sur les immigrants et sur la voiture ; il prévoit d’être de retour dans une journée et de rapporter des provisions. Il part à pied vers Borj Baji Moctar, poste frontalier algérien, situé à 90 km de là. Deux jours passent, il n’est toujours pas de retour. Les immigrants croient qu’ils ont été abandonnés. Ils n’ont pas mangé depuis deux jours. Il ne leur reste plus qu’à se dévorer entre eux. Ils s’emparent de l’apprenti d’origine touareg et le tuent. Il sert de repas pour l’ensemble des immigrants.

Le troisième jour, le passeur n’est toujours pas de retour, ils s’emparent d’une femme qui fait partie du groupe et lui font subir le même sort. D’autres s’en vont, sans aucune orientation, l’essentiel étant de partir quelque part. C’est seulement le quatrième jour que le passeur revient dans une voiture avec un mécanicien, la pièce et des provisions. En s’approchant du lieu de la panne, il constate des vautours qui survolent la zone. De plus près, les immigrants courent à sa rencontre. Il comprend ce qui s’est passé après son départ. Il revient sur ses traces et retourne à Borj Baji Moctar (poste frontalier algérien). Il revient un jour plus tard et trouve sur place seulement deux immigrants qui sont encore vivants. Ils lui racontent la tragédie. Les deux survivants font savoir que les autres sont partis. Le passeur répare sa voiture et entre en Algérie. Que sont devenus ceux qui ne se sont pas dévorés entre eux ? Ils sont certainement morts et ensevelis quelque part dans les dunes de sable.

Bien évidemment, il n’y a aucun recours contre ces organisations criminelles dont les réseaux sont bien implantés et ne cessent de grandir et de se ramifier dans les pays du Sahel.



Quel impact pour les Touaregs qui peuplent le Sahara.

Les Touaregs qui peuplent le Sahara du Nord du Mali ne peuvent qu’assister impuissants à ce trafic d’être humains -qui traverse leurs territoires- dont l’issue pour ces immigrants est souvent la mort. Ils tentent quand ils le peuvent de porter secours à ces êtres humains en danger. Et restent stupéfait face à cette absence de réactions des autorités politiques des pays du Sahel et des pays africains. Ils observent la tragédie, le sacrifice de centaines, voire de milliers de jeunes, d’hommes, de femmes. On voit là l’échec des politiques des dirigeants africains. Car la responsabilité n’est pas seulement imputable aux pays qui organisent les reconduites des immigrants clandestins dans leurs pays d’origine. Malgré la situation de citoyens de seconde zone dans laquelle l’Etat malien maintient les Touaregs depuis l’indépendance du pays, on pourrait s’étonner que très peu d’entre eux cherchent à émigrer vers l’Europe et qu’on ne les retrouve pas dans ces cohortes d’immigrants clandestins.





http://www.ttu.fr/francais/Dossiers/index.html
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MessageSujet: Re: le Sahel zone de non-droit   le Sahel zone de non-droit - Page 16 Icon_minitimeMar 4 Aoû 2015 - 20:31

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mardi 4 août 2015
 
Akunamatata à Kounama 4



On ne l'a appris qu'aujourd'hui, les paras du 8e RPIMa et du 35e RAP ont effectué leur premier saut opérationnel au nord-Niger, en ouverture de l'opération Kounama 4, du 20 juillet au 1er août. 90 paras des deux régiments ont été largués sur la passe de Salvador, du 20 au 21 juillet, par, fait exceptionnel, pas moins de trois avions de transport de l'armée de l'air.

Les deux largages précédents, réalisés pour le 2e REP, n'avaient bénéficié que de deux avions, le troisième ayant pris la mauvaise habitude de rendre l'âme quelques heures avant le saut.
Rien de tout cela cette fois-ci. Deux Rafale de l'escadron de chasse 1/91 Gascogne, et un tanker du GRV Bretagne, ainsi qu'un drone non identifié ont aussi travaillé cette nuit-là.

L'EMA explique que ce détachement para est resté "plusieurs jours en autonomie" mais n'évoque pas de bilan.
Comme d'habitude, la cavalerie (ici le 3e RH) est arrivée par la piste, avec des éléments nigériens.

Ce saut pourrait être un des derniers avant une série blanche, puisqu'au départ du 8e RPIMa, en fin d'été, il n'y aura plus de paras conventionnels dans la BSS. Ce qui n'empêchera pas des sauts menés depuis la métropole, en Atlas, ou ponctuellement, depuis une zone de la sous-région disposant de paras en tournante.

La montée en puissance, simultanée, d'un sous-groupement aéromobile à Madama compensera partiellement la disparition des paras. Même si le décollage d'un SGAM entier fait un peu de bruit...

L'EMA explique que ce saut est le troisième de l'opération Barkhane, mais selon une comptabilité non officielle, ce serait en fait la quatrième. Tout dépend si l'on compte les parachutes, ou les annonces de Paris.

Post scriptum : akunanamata veut dire "il n'y a pas de problème".

http://lemamouth.blogspot.fr/2015/08/akunamatata-koumana-4.html#more
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MessageSujet: Re: le Sahel zone de non-droit   le Sahel zone de non-droit - Page 16 Icon_minitimeMer 5 Aoû 2015 - 21:03

Citation :
Lutte contre Boko Haram: 7 islamistes tués dans des combats sur le lac Tchad


AFP 05/08/2015


Sept islamistes ont été tués et deux soldats blessés mercredi dans des affrontements opposant l'armée tchadienne au groupe islamiste nigérian Boko Haram sur le lac Tchad, a-t-on appris de source sécuritaire à N'Djamena.

Des combats entre les forces armées tchadiennes et des éléments de Boko Haram se sont déroulés mercredi sur l'île tchadienne de Tchoukou Telia, localité riveraine du lac Tchad, a indiqué à l'AFP une source sécuritaire tchadienne qui a requis l'anonymat.
"Sept éléments de Boko Haram ont été tués et deux soldats tchadiens blessés", affirme cette source, selon laquelle "le ratissage se poursuit".

L'armée de N'Djamena a lancé mi-juillet une vaste offensive sur les îles tchadiennes du lac, où les islamistes nigérians s'étaient repliés en attaquant une dizaine de villages, selon des sources concordantes.
La semaine dernière, l'armée tchadienne avait affirmé avoir tué 117 islamistes et perdu deux soldats dans les combats. Ce bilan n'a pas pu être confirmé de source indépendante.
Selon une autre source sécuritaire tchadienne, quelque 1.000 soldats ont été déployés dans la zone du lac "pour occuper toutes les îles et neutraliser Boko Haram".

Le gouvernement tchadien avait demandé à la population d'évacuer les îles avant de lancer son opération.
Le lac est devenu un lieu de repli pour le groupe islamiste, affaibli dans ses fiefs nigérians par la coalition militaire régionale mise sur pied début 2015 par les quatre pays riverains du lac (Nigeria, Tchad, Niger et Cameroun), au sein de laquelle l'armée tchadienne joue un rôle prépondérant.


http://www.lorientlejour.com/article/937781/lutte-contre-boko-haram-7-islamistes-tues-dans-des-combats-sur-le-lac-tchad.html
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MessageSujet: Re: le Sahel zone de non-droit   le Sahel zone de non-droit - Page 16 Icon_minitimeVen 7 Aoû 2015 - 16:11

Citation :
Boko Haram: la stratégie de la terreur, un casse-tête sécuritaire


7 août 2015


Le changement de stratégie de Boko Haram, qui multiplie les attentats-suicides depuis le coup d’arrêt infligé à son expansion territoriale dans la région du lac Tchad, oblige à repenser les objectifs de la force régionale en cours de déploiement contre le groupe islamiste nigérian.

C’est tout le paradoxe: depuis le début de l’année 2015, les victoires remportées par les armées de la région (Nigeria, Tchad, Cameroun, Niger) ont contribué à éparpiller la menace, les insurgés s’étant repliés dans des zones très difficiles d’accès comme la forêt escarpée de Sambisa (proche du Cameroun) ou le lac Tchad, véritable labyrinthe composé de centaines d’îlots.

Affaiblis, les islamistes qui ont perdu des pans entiers de territoire et de localités-clés (Gwoza, Baga…) dans le nord-est du Nigeria où ils avaient proclamé l’établissement d’un califat avant de prêter allégeance à l’Etat islamique, ont adapté leur mode opératoire.

Depuis plusieurs semaines, ils multiplient les attentats kamikazes sanglants dans les grandes villes, n’hésitant pas à utiliser de très jeunes filles pour se faire exploser dans les marchés ou les bars bondés.

Fini la guerre frontale: la future force militaire va « combattre un groupe avec une stratégie de guérilla, qui commet des attentats-suicides et des raids éclairs », juge l’analyste Ryan Cummings, de l’entreprise de conseil en sécurité Red24.

La Force d’intervention conjointe multinationale (MNJTF), à laquelle doivent participer le Nigeria, le Niger, le Tchad, le Cameroun et le Bénin, doit compter 8.700 hommes et permettre de mieux coordonner leurs efforts, jusque-là dispersés.

Face à des actions de moins en moins prévisibles, le Nigeria et ses alliés devront « mettre en place un réseau local de renseignements fiable et étendu » à des territoires immenses, estime M. Cummings.

Outre la nécessité « d’avoir des troupes capables de tenir des terrains autrefois contrôlés » par Boko Haram, « la récolte des informations et leur utilisation sur le terrain est probablement le défi principal qu’aura à gérer cette force multinationale », confirme Benjamin Augé, chercheur associé à l’Institut Français des relations internationales (IFRI).

D’Abuja à N’Djamena, les autorités ne cessent d’encourager les populations à collaborer et à dénoncer tout comportement suspect. Toutefois, préviennent les experts, ce ne sera pas chose facile dans les fiefs nigérians de Boko Haram, où l’armée a perdu la confiance des civils, accusée d’avoir commis de nombreuses exactions lors de la répression de l’insurrection qui a fait plus de 15.000 morts depuis 2009.

En attendant, les islamistes ont infiltré ces régions touchées par un taux record de pauvreté et majoritairement peuplées de musulmans souvent de la même ethnie qu’eux, favorisant les complicités locales.

C’est notamment le cas à Maroua, la capitale de l’Extrême-Nord du Cameroun, où « des actions plus ciblées sont menées depuis les attentats de juillet », avec des opérations de « bouclage » dans les quartiers susceptibles d’abriter des membres de Boko Haram où ont eu lieu « de nombreuses arrestations », expliquent des sources sécuritaires camerounaises.

Le Tchad, qui joue un rôle clé dans la lutte contre Boko Haram, a aussi été récemment touché au coeur: à N’Djamena, deux attentats-suicides ont fait une cinquantaine de morts en moins d’un mois.

– Déploiement toujours attendu –

Le déploiement de la MNJTF, censé être effectif depuis le 30 juillet, est en revanche toujours attendu, même si Abuja ne cesse d’annoncer qu’il se fera « d’un moment à l’autre ».

Les mésententes entre le Nigeria anglophone et ses voisins francophones ont longtemps retardé sa mise en place, alors que sa création avait été décidée en mai 2014, après le rapt de plus de 200 lycéennes à Chibok (Nigeria) qui avait choqué le monde.

Depuis son investiture le 29 mai, le nouveau président nigérian Muhammadu Buhari, qui a fait de la lutte contre Boko Haram une priorité, a relancé la coopération régionale en multipliant les face-à-face avec ses homologues.

Peu d’informations ont filtré jusque-là. Sous couvert d’anonymat, certains officiers tchadiens – dont les troupes ont lancé mi-juillet une vaste offensive sur le lac, sans attendre les pays voisins – estiment que le déploiement se fera par un renforcement des effectifs déjà sur place.

Les contributions des différents pays restent floues, hormis celle du Bénin, qui a promis l’envoi de 800 hommes sur les 8.700 militaires, policiers et gendarmes prévus.

Une chose est sûre: la force, dont l’état-major est basé à N’Djamena, sera dirigée par le général nigérian Iliya Abbah, officier d’infanterie musulman originaire du nord du Nigeria, et divisée en « secteurs ».

Mais sur quels territoires? Il faut encore « déterminer dans quelles parties du Nigeria et des pays voisins la force multinationale sera autorisée à opérer », estime Ryan Cummings, qui n’exclut pas un « débat féroce » sur cette question sensible touchant aux souverainetés nationales.

Le manque de moyens peut également expliquer ces retards. Excepté quelques rares contributions extérieures comme les 5 millions de dollars promis par les Etats-Unis, ou l’assistance technique apportée par la France, la force est essentiellement financée par les pays de la région.

http://maliactu.net/boko-haram-la-strategie-de-la-terreur-un-casse-tete-securitaire/#sthash.MmZ99BNx.dpuf
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MessageSujet: Re: le Sahel zone de non-droit   le Sahel zone de non-droit - Page 16 Icon_minitimeVen 14 Aoû 2015 - 22:06

Citation :
Cameroun : 2.450 soldats participeront à la force multinationale de lutte contre Boko Haram


AFP 14/08/2015


Le Cameroun mobilisera 2.450 militaires pour participer à la Force d'intervention conjointe multinationale (MNJTF) contre Boko Haram, qui doit compter au total 8.700 hommes, a annoncé vendredi un communiqué du ministre de la Défense.

"Le président de la République du Cameroun a autorisé le déploiement d'un contingent de 2.450 hommes au titre de la contribution du Cameroun à la force multinationale mixte", a indiqué le communiqué du ministre Edgard Alain Mebe Ngo'o, lu à la radio nationale.

Selon le texte, le président Paul Biya a aussi nommé au poste d'adjoint au commandant de la force multinationale le général de brigade Valère Nka. Un autre général, Bouba Dobekreo, est nommé commandant du premier secteur de la MNJTF à Mora, dans l'Extrême-nord du Cameroun frontalier du Nigeria. Ces deux officiers supérieurs ont été promus généraux jeudi par M. Biya.

Le général Valère Nka occupait le poste d'attaché de défense auprès du haut-commissariat du Cameroun au Nigeria, alors que Bouba Dobekreo est coordonnateur général au Bataillon d'intervention rapide (BIR), une unité d'élite de l'armée camerounaise, en première ligne dans la lutte contre Boko Haram.

Le communiqué précise que le chef de l'Etat camerounais a procédé à ces nominations conformément aux résolutions du sommet extraordinaire des chefs d'Etat et de gouvernement de la commission du bassin du lac Tchad (Clbt) et du Bénin organisé à Abuja le 11 juin, consacré à la lutte contre le groupe islamiste nigérian.

Le Cameroun est engagé dans une coalition régionale de lutte contre Boko Haram aux côtés du Nigeria, du Tchad, du Niger et du Bénin. Cette coalition vise à mobiliser 8.700 hommes, essentiellement des militaires mais aussi des policiers et des civils, pour combattre de manière concertée les islamistes nigérians au sein de la MNJTF. Le Bénin a déjà annoncé son intention de mobiliser 800 hommes dans cette force dont le déploiement est toujours attendu.

La force, dont l'état-major est basé à N'Djamena, sera dirigée par le général nigérian Iliya Abbah, officier d'infanterie musulman originaire du nord du Nigeria, et divisée en "secteurs". L'Extrême-Nord du Cameroun est depuis deux ans la cible régulière de raids meurtriers et d'enlèvements menés par les insurgés de Boko Haram, qui recourent désormais également aux attentats-suicides, jusque-là inédits dans ce pays. Cinq attentats-suicide ont ainsi frappé la région au cours du mois de juillet, faisant une cinquantaine de morts.



http://www.lorientlejour.com/article/939197/cameroun-2450-soldats-participeront-a-la-force-multinationale-de-lutte-contre-boko-haram.html
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MessageSujet: Re: le Sahel zone de non-droit   le Sahel zone de non-droit - Page 16 Icon_minitimeDim 16 Aoû 2015 - 21:47

Citation :
L’armée intercepte des armes en contrebande près de la frontière malienne


15 août 2015

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Patrouille de l’armée malienne dans la région de Gao. (photo archives)Olivier Fourt/RFI


L’armée algérienne a déjoué une tentative de contrebande d’armes, dont des obus antichars, près de la frontière avec le Mali, a annoncé samedi le ministère de la Défense.


Les militaires ont mis en échec vendredi lors d’une opération de reconnaissance près de la bande frontalière algéro-malienne « une tentative d’introduction » d’une importante quantité d’armes et de munitions, selon un communiqué du ministère repris par l’agence APS.

L’armée a notamment saisi quatre pistolets mitrailleurs de type Kalachnikov, quatre obus antichars, 225 kilogrammes d’explosifs et une importante quantité de munitions de différents calibres.

L’armée algérienne annonce régulièrement l’arrestation ou la mort de contrebandiers armés dans les zones frontalières sahéliennes.

L’Algérie compte plus de 6.000 km de frontière avec plusieurs pays, dont près de 1.400 km avec le Mali.


En 2012, le nord du Mali a été transformé en sanctuaire et en base d’opérations jihadistes, jusqu’au lancement à l’initiative de la France, en janvier 2013, d’une intervention militaire internationale, toujours en cours.

Les jihadistes en ont été en grande partie chassés à la suite de l’opération, mais des zones entières de cette région échappent encore au contrôle des autorités maliennes comme des forces étrangères.


http://maliactu.net/larmee-intercepte-des-armes-en-contrebande-pres-de-la-frontiere-malienne/#sthash.6e7Gw0VB.dpuf
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MessageSujet: Re: le Sahel zone de non-droit   le Sahel zone de non-droit - Page 16 Icon_minitimeLun 17 Aoû 2015 - 20:04

Citation :
Sahel : Barkhane, conçue pour durer    


Par Rémi Carayol - envoyé spécial à N'Djamena


Lancée il y a un an, l'opération de l'armée française pourrait s'éterniser. Reportage dans son QG de N'Djamena, au Tchad, d'où l'on traque sans relâche - et avec des succès mitigés - les jihadistes du désert.

C’est un peu le réveil-matin des N’Djaménois. Une première détonation puis une deuxième, trente secondes plus tard : deux Rafale français viennent de décoller de l’aéroport situé au cœur de la capitale. Comme tous les jours, ces avions de chasse partent loin, pour des frappes ou des exercices au-dessus du désert. Le choc, dit-on, indispose les habitants. Le président Idriss Déby Itno s’en serait plaint auprès des militaires français.

Mais la France, ici, est en guerre. Et est un peu comme chez elle. Quarante-six ans que les opérations en terre tchadienne se succèdent. Les photos sur les murs de l’état-major, un bâtiment de plain-pied situé au cœur de la base française qui jouxte l’aéroport, illustrent cette histoire riche en interventions : Limousin (1969-1971), Tacaud (1978-1980), Manta (1983-1984), Épervier (1986-2014)… et aujourd’hui Barkhane.

Combattre le jihadisme dans cinq pays

Lancée le 1er août 2014, cette opération qui a pris le relais d’Épervier et de Serval (au Mali) est inédite. Pour la première fois, le périmètre des activités ne se limite pas à un seul pays. Face à un ennemi diffus – les groupes jihadistes -, c’est toute la bande sahélo-saharienne occidentale qui est concernée. Cinq pays en tout, dans lesquels les soldats français sont basés et peuvent intervenir : Tchad, Niger, Burkina, Mali et Mauritanie. Plus le voisinage immédiat, ce que l’on appelle entre gradés les « zones d’intérêt », où l’on ne compte pas d’hommes mais que l’on suit de près : Libye, Nigeria, Cameroun…

Si l’on en croit le général Jean-Pierre Palasset, cela risque de durer. « Barkhane s’effacera un jour, il le faut, prévient celui qui a commandé la force durant un an, jusqu’en juillet. Mais ce ne sera pas pour tout de suite. Bosnie, Kosovo, Côte d’Ivoire, Afghanistan… La durée de vie d’une opération, c’est souvent dix ans. » Pour Barkhane, ce délai semble même optimiste. Car l’objectif n’est pas seulement de « chasser les terroristes », mais bien de les détruire. « Quand vous atteignez un chef, vous décapitez un réseau », veut croire le général Palasset. Les faits semblent démontrer le contraire : en deux ans et demi d’opérations dans le Sahel, des dizaines de chefs sont tombés, mais la menace est toujours là.

Les interventions françaises ont fortement perturbé les jihadistes

L’intervention française au Mali et la multiplication des opérations dans le Sahel ont pourtant considérablement perturbé les plans des groupes jihadistes. Ils ne disposent plus d’aucun sanctuaire au Mali et doivent prendre de nombreuses précautions quand ils se déplacent. Outre les « neutralisations » (une bonne quinzaine de chefs présumés et des centaines de combattants), l’armée française a procédé à des dizaines d’arrestations, à la destruction de caches et à la saisie de plus de 200 tonnes d’armes et de munitions, principalement au Mali et au Niger.

Pour ce faire, les officiers de Barkhane ont maintenu la stratégie adoptée lors du déclenchement de Serval en janvier 2013 : attaquer, ne jamais laisser de répit. Cela suppose des opérations d’envergure, qui mobilisent des centaines d’hommes et de véhicules, des surveillances aériennes quotidiennes, mais aussi des interventions coups de poing diligentées en urgence et menées la plupart du temps par les forces spéciales basées à Ouagadougou. Cela implique aussi la présence de « plots » un peu partout dans la zone, y compris dans les coins les plus reculés, comme à Tessalit (Mali) et à Madama (Niger). Ces petites bases qui comptent moins de 250 hommes demandent des efforts humains et matériels considérables mais sont jugées indispensables.


En perpétuel mouvement

Un tour dans le centre d’opération de Barkhane illustre l’activité des troupes françaises. Ici, on ne dort jamais. Vingt-deux officiers et sous-officiers, spécialistes de la météo, des évacuations sanitaires ou de l’appui aérien, suivent en direct, derrière des écrans d’ordinateurs, les faits du jour. « C’est le centre nerveux de Barkhane, souligne le maître des lieux, le lieutenant-colonel Jean-Charles. C’est ici que l’on conduit les opérations en cours et que l’on prépare les prochaines. »

Au mur, plusieurs écrans. L’un d’eux diffuse les images envoyées en direct par un drone qui survole un petit hameau entouré de dunes. Sur un autre, le programme, heure par heure, des opérations en cours. Il y en a deux ce jour-là : une dans l’extrême-nord du Niger, près de la passe de Salvador, lieu de passage obligé pour les groupes qui veulent se rendre de la Libye vers le Mali et vice versa ; l’autre dans le nord-est du Mali, près de la frontière avec le Niger, là où sévissent encore les éléments du Mouvement pour l’unicité et le jihad en Afrique de l’Ouest (Mujao).

Selon le ministère de la Défense, les différents bataillons logistiques de Barkhane ont parcouru l’équivalent de dix fois le tour de la Terre chaque mois. Mais avec à peine 3 000 hommes, 200 véhicules de logistique, 200 blindés, une vingtaine d’hélicoptères, 6 avions de chasse, 3 drones et une dizaine d’avions de transports, la force ne peut pas faire grand-chose sur un territoire aussi grand que l’Europe. Les trafics en tous genres ont repris de plus belle depuis quelques mois. Et les attentats se sont multipliés, notamment au Mali. « Les terroristes ont pris cher, mais ils sont toujours là et attendent la moindre faille pour reprendre la main », constate un négociateur qui connaît bien les mouvances jihadistes et observe avec mépris « l’esbroufe » des forces françaises.

Les menaces « extérieures » : Boko Haram et la Libye

Et puis il y a les menaces « extérieures », sur lesquelles Barkhane n’a que peu de prise : Boko Haram au Nigeria, secte islamiste contre laquelle la France n’agit qu’à la marge, en soutenant les armées nigérienne, tchadienne et camerounaise ; et surtout la Libye, où se sont réfugiés la plupart des groupes jihadistes après l’intervention au Mali. « Tout reste à faire dans le sud de la Libye, dit le général Palasset. C’est devenu leur repaire principal car personne ne vient les y embêter. » Il ne s’en cache pas : un jour, il faudra bien finir par y aller.

Cette opinion, nombre de stratèges du ministère de la Défense la partagent, en dépit des écueils diplomatiques et militaires que cela impliquerait. Le ministre Jean-Yves Le Drian l’a plusieurs fois soutenue, tout comme le président tchadien. Officiellement, la France ne dispose d’aucun élément sur place et ses hommes n’y pénètrent jamais. Mais il n’est pas interdit de penser que des avions survolent la zone et que des agents secrets y préparent déjà la future guerre du Sahel. Barkhane serait alors « l’outil idéal pour agir », indique une source au sein de l’état-major français. Le bail de l’armée tricolore à N’Djamena n’en serait que plus long.

QUAND LA FRANCE SE RETIRERA…

Le « partenariat élargi » : les officiers de Barkhane n’ont que ce mot à la bouche. Ce serait, à les entendre, la solution au problème jihadiste et le meilleur moyen, pour la France, de quitter enfin le Sahel. De quoi s’agit-il ? D’une coopération poussée entre les pays de la zone, avec l’appui de l’armée française : des patrouilles mixtes, des chaînes de commandement « métissées » et un partage étroit des renseignements. À vrai dire, c’est déjà une réalité. En un peu plus d’un an, huit opérations conjointes ont été menées dans trois « zones grises » stratégiques : la frontière entre le Mali et la Mauritanie, celle entre le Mali, le Niger et le Burkina, et enfin celle entre le Niger et le Tchad.

« Les militaires des différents pays apprennent à se connaître et retournent dans des zones qu’ils avaient abandonnées. C’est grâce à ça que nous pourrons partir et laisser les Africains assurer leur sécurité », confie un officier français. Cette collaboration s’effectue depuis quelques mois dans le cadre d’une nouvelle structure basée à Nouakchott, le G5 Sahel, qui réunit la Mauritanie, le Mali, le Burkina, le Niger et le Tchad et dont la France a fortement soutenu la -naissance.


http://www.jeuneafrique.com/mag/252771/politique/sahel-barkhane-concue-pour-durer/
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MessageSujet: Re: le Sahel zone de non-droit   le Sahel zone de non-droit - Page 16 Icon_minitimeMar 18 Aoû 2015 - 21:10

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Nigeria: 150 personnes mortes dans une attaque de Boko Haram


18 août 2015


Près de 150 personnes sont mortes noyées ou ont été abattues alors qu’elles fuyaient une attaque du groupe islamiste Boko Haram dans un village reculé de l’Etat de Yobe, dans le nord-est du Nigeria, ont déclaré des habitants mardi.

Des dizaines de membres de Boko Haram, arrivés sur des motos et dans une voiture ont attaqué jeudi dernier le village de Kukuwa-Gari, provoquant la panique parmi ses habitants.

Les hommes de Boko Haram « ont immédiatement ouvert le feu, ce qui a poussé les habitants à la fuite. Ils ont abattu plusieurs personnes. Malheureusement, beaucoup d’habitants qui tentaient de s’échapper ont sauté dans la rivière, qui est haute à cause des pluies. Beaucoup se sont noyés », a déclaré à l’AFP un villageois, Modu Balumi.

« Selon notre dernier bilan, nous avons 150 personnes qui ont été soit abattues, ou qui se sont noyées durant cette attaque. Les hommes armés ont délibérément tiré sur un pêcheur qui tentait de secourir les villageois qui étaient en train de se noyer », a-t-il dit.

Il a ajouté que les corps de nombreuses victimes avaient été retrouvés par des habitants à plusieurs kilomètres du village.

L’annonce de cette attaque a été retardée à cause de la destruction par Boko Haram des réseaux téléphoniques dans les environs du village, situé à environ 50 kilomètres de Damaturu, capitale de l’Etat de Yobe, depuis le début de leur insurrection en 2009.

« La plupart des habitants, majoritairement des femmes et des enfants, ont couru vers la rivière dans la panique. Ils ont été pourchassés par des hommes armés qui continuaient de tirer dans leur direction. Dans une tentative désespérée de leur échapper, ils ont sauté dans la rivière qui débordait », a raconté Bukar Tijjani.

Un responsable du gouvernement local a confirmé cette attaque, en faisant état de son côté d’un bilan d’environ 50 morts.


– Un village encore sous le choc –


L’embuscade est survenue pendant la haute saison des pluies dans cette région. La majorité des cours d’eau du Nigeria sont alors en crue et peuvent atteindre un débit dangereux.

Le village était encore sous le choc d’un autre raid mené par des membres présumés de Boko Haram, le 31 juillet, quand au moins 10 personnes ont été tuées par des hommes armés qui ont incendié des maisons, des stocks de nourrriture et du bétail.

Le district de Gujba, dans l’Etat de Yobe, où est situé le village de Kukuwa-Gari, a été la cible de nombreuses attaques islamistes par le passé, et Boko Haram s’en est même emparé pendant plusieurs mois, mais aucune violence n’y avait été signalée depuis que l’armée avait repris le contrôle de la zone en mars.

En septembre 2013, de nombreux étudiants avaient été massacrés dans leur sommeil à l’université agricole qui se trouve dans les environs. En février 2014, plusieurs dizaines d’étudiants avaient aussi été exécutés dans leur dortoir à Buni Yadi, le chef-lieu du district.

Boko Haram, qui a prêté allégeance à l’organisation Etat islamique, avait revendiqué ces deux attaques.

L’insurrection de Boko Haram et sa répression par l’armée ont fait plus de 15.000 morts au Nigeria depuis 2009, essentiellement dans le Nord majoritairement musulman.

Sous le mandat du prédécesseur du président Muhammadu Buhari, Goodluck Jonathan, l’armée avait été vivement critiquée pour avoir échoué à contenir l’insurrection islamiste.

M. Buhari, qui depuis son investitutre le 29 mai a érigé en priorité la lutte contre les islamistes, a donné trois mois à ses forces armées pour en finir avec les insurgés de Boko Haram, la semaine dernière.

Mais depuis son arrivée au pouvoir, une nouvelle vague de violences a frappé le nord-est du Nigeria, faisant plus de 1.000 morts dans le pays, selon un calcul de l’AFP.

Mais les embuscades mortelles et les attentats-suicides, souvent perpétrés par des femmes, se sont également étendus au Cameroun et au Tchad voisins.

Une Force d’intervention conjointe multinationale (MNJTF), à laquelle doivent participer le Nigeria, le Niger, le Tchad, le Cameroun et le Bénin, a été mise en place pour combattre Boko Haram. Elle doit compter 8.700 hommes et devrait être déployée de façon imminente.


http://maliactu.net/nigeria-150-personnes-mortes-dans-une-attaque-de-boko-haram/#sthash.4L9lG9Iv.dpuf
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MessageSujet: Re: le Sahel zone de non-droit   le Sahel zone de non-droit - Page 16 Icon_minitimeVen 21 Aoû 2015 - 17:54

Citation :
Publié le 21-08-2015  •  Modifié le 21-08-2015 à 13:15

Le déploiement de la force anti-Boko Haram s'accélère

Par RFI

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Des soldats nigériens patrouillent dans le nord du Nigeria, sur les traces de Boko Haram.
AFP PHOTO / PHILIPPE DESMAZES



Le Tchad abrite depuis hier, jeudi 20 août, une réunion des chefs d’état-major des armées du Nigeria, du Niger, du Cameroun, du Tchad et du Bénin pour rendre opérationnelle la force multinationale chargée de combattre Boko Haram dans le bassin du lac Tchad. Une réunion qui devrait donner un coup d’accélérateur au déploiement des troupes qui a déjà pris du retard.


C’est en principe depuis la fin juillet 2015 que les contingents désignés dans le cadre de la force multinationale devraient êtres déployés. Mais, pour des raisons d’organisation pratique, les troupes n’ont pu se positionner autour du lac comme convenu par les chefs d’Etat le 11 juillet 2015 à Abuja. Selon le chef d’état-major général de l’armée tchadienne, il est temps de donner un coup d’accélérateur au processus militaire.

Pour le général Brahim Seid Mahamat, « l'heure de passer aux actes a sonné. La force mixte internationale doit prendre des dispositions qui s'imposent pour s'approprier dans les meilleurs délais ses zones de responsabilité afin d'éradiquer ces illuminés de Boko Haram de notre espace commun. »

La réunion de Ndjamena permettra de s’accorder sur les zones de responsabilité et le nombre d’hommes à y déployer, les règles d’engagement ou encore, le calendrier de déploiement de chaque contingent dans sa zone de responsabilité.



http://www.rfi.fr/afrique/20150821-tchad-terrorisme-boko-haram-jihadistes-niger-nigeria-benin-cameroun
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MessageSujet: Re: le Sahel zone de non-droit   le Sahel zone de non-droit - Page 16 Icon_minitimeLun 24 Aoû 2015 - 23:13

Citation :
Mokhtar Belmokhtar recherché par Daesh


L'État islamique a lancé un avis de recherche contre Mokhtar Belmokhtar, chef autoproclamé d'Al-Qaïda en Afrique de l'Ouest (Aqao).
Par Jean Delterme


Publié le 24/08/2015 à 16:03 - Modifié le 24/08/2015 à 16:32 | Le Point.fr


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Daesh semble définitivement vouloir asseoir sa domination sur la Libye et damner le pion au mouvement islamiste Aqmi. Pour conquérir le leadership du djihad mondial, depuis ce week-end, l'EI a commencé à faire circuler sur les réseaux sociaux un tract où figure une photo du leader d'Al-Qaïda en Afrique de l'Ouest (Aqao), Mokhtar Belmokhtar. Le principal fait d'armes de Belmokhtar : la prise d'otages du site gazier d'In Amenas, en Algérie, en janvier 2013. Comme dans un mauvais western, le tract précise « Wanted Dead ». Étonnant, car « Le Borgne » – son nom de guerre – avait été annoncé comme mort en juin dernier après une frappe menée par l'armée américaine en Libye. Il pourrait être réfugié dans la ville de Derna, dans l'est de la Libye.

Lutte d'influence

Cité par RFI, Romain Caillet, chercheur et consultant sur les questions islamistes, indique que « cette liste de cibles à éliminer a d'abord mentionné un simple membre d'Aqmi, puis l'Égyptien Hisham Amshawy (l'un des fondateurs du groupe armé Al-Mourabitoune) et enfin Mokhtar Belmokhtar ». Ces différentes « mises à mort » sont la conséquence des nombreux conflits intérieurs entre Daesh et Aqmi. Comme l'explique Romain Caillet sur son compte Twitter, « les djihadistes de l'EI ont été repoussés par d'autres djihadistes proches d'Al-Qaïda, la brigade Abu Salim. » Depuis, « ce groupe a repris la ville de Derna et l'EI diffuse régulièrement des menaces ».

Réfugié en Libye après l'opération Serval

Le tract se présente comme  « une biographie sommaire de Mokhtar Belmokhtar, affirme Romain Caillet. Ils donnent des éléments de son parcours biographique que l'on ne connaissait pas, sous réserve que les informations divulguées par l'EI soient exactes. Ils précisent qu'il s'est réfugié en Libye après l'intervention française au Mali dans le cadre de l'opération Serval (lancée en janvier 2013), pour fonder Al-Mourabitoune dans la ville de Derna ». « Le Borgne » est considéré comme le cadre d'Al-Qaïda le plus virulent à l'encontre de l'EI. Par conséquent, cet avis de recherche ne fait que confirmer la lutte et le combat sans merci qui s'annoncent dans les prochaines semaines entre l'EI et Aqmi.


http://www.lepoint.fr/monde/mokhtar-belmokhtar-recherche-par-daesh-24-08-2015-1958838_24.php#xtor=RSS-221
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MessageSujet: Re: le Sahel zone de non-droit   le Sahel zone de non-droit - Page 16 Icon_minitimeMar 25 Aoû 2015 - 0:29

JF16 you are joking no? je leur conseille de contacter l'interpol directement ou mieux le DRS algerien.
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MessageSujet: Re: le Sahel zone de non-droit   le Sahel zone de non-droit - Page 16 Icon_minitimeMar 25 Aoû 2015 - 14:24

EI veut éliminer ses concurrents au Sahel, en Afghanistan et aussi ailleurs ...

Citation :
The Islamic State’s supporters want Mokhtar Belmokhtar dead

By Thomas Joscelyn | August 23, 2015 | tjoscelyn@gmail.com | @thomasjoscelyn

le Sahel zone de non-droit - Page 16 1192

15-08-21 Belmokhtar wanted dead poster


Update: According to some Islamic State-linked accounts, the “wanted dead” poster for Mokhtar Belmokhtar was not officially issued by the group. This statement comes after a number of Islamic State supporters and members spread the image seen above on social media. Interestingly, as can be seen below, other “wanted dead” posters have targeted pro-al Qaeda jihadists linked to Belmokhtar. This includes the “wanted dead” poster for Al Murabitoon leader Hisham Ali Ashmawi, who allegedly has “ties” to Belmokhtar. Thus far, the poster for Ashmawi hasn’t been disavowed.

The Islamic State’s supporters in Libya have continued their “wanted dead” campaign by targeting Mokhtar Belmokhtar, an al Qaeda leader who has long been loyal to Ayman al Zawahiri. The Islamic State’s loyalists have released an online poster for Belmokhtar (seen above), just as they have done for dozens of other pro-al Qaeda jihadists in North Africa. Some senior Islamic State figures on Twitter quickly disavowed the poster, saying it wasn’t an official production.

Not all of the posters are bluster, however. The “caliphate’s” arm in North Africa has specifically targeted some of the individuals identified in previous posters, including leaders of the Mujahideen Shura Council (MSC) in Derna, a jihadist coalition that has been engaged in heavy fighting against Abu Bakr al Baghdadi’s fighters.

Indeed, in June, Baghdadi’s forces killed two veteran jihadists in Derna. The MSC then quickly routed the Islamic State’s branch from its strongholds in the city, pushing most of the fighting to Derna’s suburbs.

The Islamic State is attempting to strike back. The Islamic State says its opponents in Libya and elsewhere are part of the “awakenings.” This term is used to disparage its jihadist rivals, including the MSC, lumping them in with the American-backed tribes and fighters who battled al Qaeda during the height of the Iraq War. In reality, the MSC has nothing in common with America’s allies in western Iraq.

The Islamic State’s supporters say Belmokhtar is part of the “awakenings,” too.

Belmokhtar leads Al Murabitoon, an al Qaeda group that operates in North and West Africa. Al Murabitoon recently released a statement saying that Belmokhtar had been selected to serve as its emir. The statement’s authors added “Al Qaeda in West Africa” to Al Murabitoon’s name. But online operatives quickly clarified that it should have simply read “Al Murabitoon – Al Qaeda,” dropping the “West Africa” part while still emphasizing their connection to Zawahiri’s international insurgency and terrorist organization.

Al Murabitoon’s decision to underscore its connection to al Qaeda was undoubtedly influenced by the uncertainty caused earlier this year when another leader in the group, Adnan Abu Walid al Sahrawi, swore allegiance to Baghdadi. Sahrawi claimed to speak on behalf of the entire Al Murabitoon group, but this was quickly proven false. Belmokhtar and his men remain firmly in al Qaeda’s camp.

The one-eyed Belmokhtar has been reported killed on at least several occasions, only to reemerge. According to Al Murabitoon and other al Qaeda-linked jihadist groups operating in North Africa, including al Qaeda in the Islamic Maghreb (AQIM), Belmokhtar survived a June airstrike by the US in Libya. The US bombed a jihadist meeting hosted by the Ajdabiya Shura Council (ASC), which is led by Ansar al Sharia, yet another al Qaeda-linked group.

Interestingly, local press reports out of North Africa claimed that Belmokhtar was expected to attend the meeting, which was part of his effort to coordinate the opposition to the Islamic State’s presence in Libya. However, this and other details concerning the meeting cannot be easily verified.

Regardless, members of the Islamic State’s Libyan arm clearly see Belmokhtar as a threat.

As The Long War Journal reported earlier this month, one of the “wanted dead” posters (seen on the right) put a former Egyptian special forces officer named Hisham Ali Ashmawi in the Islamic State’s crosshairs. In late July, Ashmawi was featured in a video posted online by “Al Murabitoon,” which is either part of Belmokhtar’s operation or an allied entity in Egypt. The video makes it clear that Ashmawi is loyal to Ayman al Zawahiri.

le Sahel zone de non-droit - Page 16 3253

Egyptian officials allege that Ashmawi has been involved in a string of assassinations, including a car bombing that killed Egypt’s chief prosecutor in June.

According to Baghdadi’s loyalists, Ashmawi “joined the awakenings council” (the MSC) and “participated in the war on the Islamic State in the city of Derna.” The Islamic State has other reasons for its animosity, too. Ashmawi became a member of Ansar Bayt al Maqdis (ABM), a Sinai-based group that pledged allegiance to Baghdadi in November 2014 and was then rebranded as the Islamic State’s “Sinai province.” Ashmwai joined ABM after returning from the jihad in Syria in 2013. But Ashmawi did not join his ABM comrades when they switched allegiance to Baghdadi. Instead, he is part of an ABM cadre that remained in al Qaeda’s network.

The “wanted dead” poster for Ashmawi, which was disseminated by the Islamic State’s supporters, says he has “ties” to Belmokthar. If true, then this is a strong piece of evidence that the two “Al Murabitoon” groups (Belmokhtar’s and Ashmawi’s) are indeed connected.

le Sahel zone de non-droit - Page 16 4139

Another graphic (seen on the right) identifies one of Ashmawi’s alleged colleagues. The jihadist is Imad al Din Ahmad Mahmud Abdul Hamid, a “close friend” of Ashmawi who was also a member of the Egyptian armed forces before joining ABM. Abdul Hamid then broke from ABM and supposedly joined the “Apostate Awakenings Council” (MSC) in Derna.


The poster describes Abdul Hamid as Ashmawi’s “right hand man” and as the “mastermind” of Ashmawi’s plans. He supposedly attempts to hide his identity, which the Islamic State’s supporters have now gladly shared.

Thomas Joscelyn is a Senior Fellow at the Foundation for Defense of Democracies and the Senior Editor for The Long War Journal.

http://www.longwarjournal.org/archives/2015/08/the-islamic-state-wants-mokhtar-belmokhtar-dead.php
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MessageSujet: Re: le Sahel zone de non-droit   le Sahel zone de non-droit - Page 16 Icon_minitimeMar 25 Aoû 2015 - 14:29

Citation :
Mali : LA CHARIA NE REVIENDRA PAS PAR LE SUD


25 août 2015


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Les attentats terroristes, nous l’avons vu, sont aujourd’hui le fait de radicalisés dont l’objectif final est d’introduire la charia au Mali, en partant du sud et de la capitale du pays. Ces « djhadistes » voudraient imposer à tous la violence qui en découle et qui a tant fait souffrir nos frères et sœurs du nord. Des valeurs qui sont contraires à notre culture et à nos traditions et que nous saurons laisser propager sans réagir, avant qu’il ne soit trop tard.


Contenue dans le nord du Mali, la menace terroriste se dirige à présent vers le sud du pays, où des attaques ont été commises ces derniers mois. A Bamako, les projets meurtriers planifiés pendant le mois béni de Ramadan, mais bien heureusement déjoués grâce à l’arrestation des « djihadistes » de Dawa et du Front de libération de la Macina, visaient les croyants et les Mosquées rejetant l’extrémisme. Ce sont également des adeptes de cette secte Dawa qui s’étaient attaqués à du personnel des forces de sécurité internationales, installés dans un hôtel de Sévaré, agissant au nom d’Ançar Dine et du Front de Libération du Macina, d’après les revendications qui ont suivies.

Le but de ces terroristes est sans aucun doute et en premier lieu de tenter d’ouvrir un nouveau front au Mali, frustrés d’être mis en déroute dans le nord par les forces de sécurité réunies, comme c’est le cas d’Iyad ag Ghaly. Le chef d’Ançar Dine ne se défend même pas des accusations d’abandon de la cause Azawadienne qu’il prétendait représenter. Mais derrière cette vague de « djihadistes » affiliés à la secte Dawa, au FLM et à Ançar Dine, tentacules manipulées par AQMI, la pieuvre malfaisante, se cache une adhésion commune à un courant de pensée religieux extrémiste et profondément violent. Une radicalité qu’ils voudraient imposer au Mali tout entier, en passant par le sud, dans la mesure où leurs tentatives passées d’introduire la charia dans le nord ont échoué.

Nos frères et sœurs nord n’ont jamais accepté et restent terriblement marqués par l’horreur des châtiments corporels cruels qu’ils ont subis : des innombrables membres coupées, des lapidations et flagellations publiques, des exécutions sommaires. Certains ont perdu la vie pour avoir simplement écouté de la musique, joué au foot, voulu s’instruire, fumé ou refusé de porter le voile intégral. Les Maliens ne laisseront pas ces fanatiques conduire notre pays vers plus d’atrocités, vers le malheur et le désespoir absolu. Nous ne laisserons pas notre pays régresser d’autant plus, alors que nous avons tout d’un grand pays et que nous sommes connus de partout pour notre culture. Ce n’est pas ce monde que nous voulons pour nous-mêmes et pour nos enfants.

Nous savons qu’Iyad ag Ghaly a adopté ce courant de pensée caractérisé par la haine de l’autre et le mépris pour nos traditions, qu’il a connu en Arabie Saoudite et qui lui a valut de se faire expulser ce pays pourtant réputé pour sa radicalité. Le sournois délaisse le nord, car il a bien conscience qu’il ne saura de toute façon pas y imposer une nouvelle fois sa propre lecture fondamentaliste mensongère et néfaste de notre Islam, car les esprits resteront marqués par toutes les tortures. Il a donc opéré un rapprochement avec d’autres mouvances du sud qui profitent de l’effroi qu’inspire Ançar Dine en prétendant agir en son nom. Il joue aussi sur l’image d’un combat pour l’Azawad islamique auprès d’AQMI, pensant pouvoir gagner en notoriété auprès de la population Peule : lui qui se proclamait défendeur de la cause touarègue… Les Peuls perçoivent en effet AQMI comme une entité combattant les étrangers et non la population locale, ce qui est une grave erreur car nous avons vu que les principales victimes restent les Maliens, à commencer par nos jeunes et même nos enfants, qu’ils enrôlent et envoient se faire tuer à leur place.

Tel un cancer, un parasite, quand ils auront fini de consommer nos enfants, notre avenir, nos forces, ils viendront repeupler notre pays, se l’approprier, le vider de sa substance et le regarder mourir avant d’aller s’attaquer à une autre cible. Le feu couve, Il faut se lever aujourd’hui car si l’incendie se propage il sera trop tard pour réagir. Ne comptons pas sur les pompiers de la communauté internationale. Ils pourront toujours déployer tous leurs moyens, ils arriveront peut-être à éteindre les flammes, mais il ne restera que des cendres de nos maisons.

Réagissons, ces terroristes ne peuvent pas nous contraindre à accepter leur conception dénaturée de notre religion et à adhérer à leur rejet de nos coutumes et traditions maliennes. Il faut se lever aujourd’hui et agir pour leur signifier notre rejet de cette violence fratricide qui nous menace et montrer du doigt ceux qui portent ces discours nauséabonds, que cesse enfin de couler le sang des nôtres. Car si nous laissons se propager de telles dérives, une fois en place, il deviendrait trop difficile de les déloger : nous le voyons dans bien d’autres pays.


Idrissa KHALOU pour Maliactu

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MessageSujet: Re: le Sahel zone de non-droit   le Sahel zone de non-droit - Page 16 Icon_minitimeSam 29 Aoû 2015 - 18:42

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Publié le 29-08-2015  •  Modifié le 29-08-2015 à 10:32

Tchad: dix membres de Boko Haram condamnés à mort

Par RFI

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Soldats tchadiens déployés dans le cadre de la force militaire mixte contre Boko Haram, au Nigeria, en février 2015.
REUTERS/Emmanuel Braun



Au Tchad, la session criminelle chargée de juger des membres de l’Etat islamique en Afrique de l’Ouest - ex-Boko Haram - s’est achevée hier, vendredi 28 août, par des condamnations à la peine capitale pour tous les accusés. Un verdict prononcé en huis clos pour des raisons de sécurité.


Les dix membres de l’Etat islamique en Afrique de l’Ouest, ex-Boko Haram, jugés depuis le mercredi 26 août sont tous condamnés à mort. Ils seront fusillés. Tel est le verdict de la cour criminelle spéciale, convoquée pour les juger.

Dans son arrêt, la cour a décidé aussi de remettre les armes saisies pendant les perquisitions à l’Etat tchadien. Les substances psychotropes retrouvées dans leurs domiciles seront incinérées.

A huis clos

Selon un des avocats commis d’office, la cour n’a pas suivi la défense dans son verdict : « Nous avons plaidé des circonstances atténuantes parce que tous ont reconnu ce qui leur est reproché. La plupart ont rejoint Boko Haram sous l’influence de facteurs externes qui sont soit leur milieu social, soit des raisons économiques », a-t-il expliqué.


Le procès ouvert mercredi sous très haute sécurité s’est poursuivi ce vendredi à huis clos dans un lieu tenu secret à la demande des services de sécurité qui ont mis à jour de sérieux risques d’attentats.


http://www.rfi.fr/afrique/20150829-tchad-dix-membres-boko-haram-condamnes-mort
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MessageSujet: Re: le Sahel zone de non-droit   le Sahel zone de non-droit - Page 16 Icon_minitimeDim 30 Aoû 2015 - 15:15

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Publié le 29-08-2015  •  Modifié le 29-08-2015 à 21:54

Le Tchad exécute dix membres présumés de Boko Haram

Par RFI

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Des membres présumés du groupe Boko Haram lors de leur procès Ndjamena, le 26 août 2015. Ils ont été exécutés trois jours plus tard.
AFP PHOTO / STRINGER


Dix membres présumés du groupe islamiste Boko Haram, aujourd'hui rebaptisé Etat islamique en Afrique de l'Ouest, ont été fusillés ce samedi 29 août, à 10h05 (TU) dans la capitale, a fait savoir le ministère de l'Intérieur tchadien à RFI. Ils avaient été arrêtés après le double attentat-suicide perpétré en juin contre le commissariat central et l'école de police de Ndjamena. Ces attentats avaient fait 38 morts, dont les trois kamikazes, et 101 blessés.


Les dix condamnés ont été exécutés, à 11h05 (heure locale) a précisé le ministre de l'Intérieur. L'information de cette exécution avait commencé à filtrer depuis le début de la matinée. C'est un peloton de la gendarmerie qui a procédé à l'exécution, dans un endroit tenu secret, probablement sur une plaine au nord de la capitale.

Avant leur exécution, les condamnés ont eu droit au rite musulman, les autorités sont venues recueillir leur profession de foi. C'est aussi l'Etat tchadien qui s'est chargé de leur linceul et de leur inhumation dans un lieu lui aussi tenu secret.

Cette exécution, moins de 24h après le prononcé de la condamnation des membres de l'Etat islamique en Afrique de l'Ouest, ex-Boko Haram, est présentée par les autorités comme « un avertissement aux extrémistes qui trouveront, quoi qu'ils fassent, les autorités sur leur chemin », a prévenu le ministre de la Sécurité publique.

Une « régression », pour Amnesty International


L'organisation Amnesty International regrette cette décision, estiment qu'on ne combattra pas l'Etat islamique en Afrique de l'Ouest en employant les mêmes méthodes que ses combattants, explique Alioune Tine, nouveau directeur régional pour l'Afrique de l'Ouest du Centre d'Amnesty International. « Le Tchad est à contre-courant de la tendance lourde qui existe à l'heure actuelle sur le continent », affirme-t-il, prenant exemple sur les 17 pays africains qui ont aboli la peine de mort. Parmi eux, figurent le Sénégal, la Côte d'Ivoire, le Bénin, le Rwanda, ou encore Madagascar.

« Aujourd'hui, persiste-t-il, c'est la tendance lourde. Même dans la sous-région. Il y a actuellement un débat sur la peine de mort au Burkina Faso, et également un débat sur la nouvelle loi sur le code pénal en Guinée Conakry. C'est une vériable régression que de revenir à l'application de la peine de mort. » Selon lui, cela ne traite pas la question. Au contraire, ça la complique. Contre le terrorisme, ajoute-t-il, il faut combattre avec des moyens qui respectent les droits humains : « Nous pensons que les Etats doivent combattre les Etats avec les armes d'un Etat moderne, civilisé. Même si Alioune Tine l'avoue, « nous savons que c'est extrêmement dififficile pour les Etats africains, qui n'ont pas été préparés à la lutte contre le terrorisme. »


http://www.rfi.fr/afrique/20150829-tchad-execute-dix-membres-presumes-boko-haram
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MessageSujet: Re: le Sahel zone de non-droit   le Sahel zone de non-droit - Page 16 Icon_minitimeJeu 3 Sep 2015 - 19:56

Citation :
Armée française - opérations militaires OPEX (page officielle)

Barkhane : Point de situation au 3 sept. 2015

Le calme de la situation sécuritaire dans l’ensemble de la bande sahélo-saharienne perdure. Au Mali, le mois d’août 2015 a cependant été marqué
par un regain de tension au Sud de la boucle du Niger avec des actions terroristes conduites contre les forces maliennes et la MINUSMA. Cette
situation n’a pas conduit à l’engagement de la force Barkhane, dont la zone d’effort reste concentrée dans la partie nord de la bande sahélo-saharienne.

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Crédits : État-major des armées / ECPAD
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MessageSujet: Re: le Sahel zone de non-droit   le Sahel zone de non-droit - Page 16 Icon_minitimeVen 4 Sep 2015 - 13:26

Citation :
Nouvelle opération aéroportée du 8e RPIMa dans le nord du Niger


Posté dans Afrique, Forces terrestres, Opérations par Laurent Lagneau Le 04-09-2015  



Le scénario est désormais bien rôdé. Comme le 2e Régiment Étranger de Parachutistes (REP) au printemps, le 8e Régiment de Parachutistes d’Infanterie de Marine (RPIMa) a effectué, dans la nuit du 22 au 23 août, sa deuxième opération aéroportée dans le nord du Niger, précisément dans le secteur de le passe de Salvador, lieu de transit des groupes armés terroristes (GAT) entre le sud de la Libye et le nord du Mali.

La première opération de ce type menée par le 8e RPIMa, et plus généralement par le Groupement tactique Désert-est (GTD-E) Chimère de la force Barkhane, appelée Kounama-4, avait eu lieu le 20 juillet.

Environ 90 hommes du 8e RPIMa, du 17e Régiment du Génie Parachutiste (RGP) et du 35e Régiment d’Artillerie Parachutiste (RAP) ont donc été largués par trois avions de transport tactique (1 C-130 Hercules et 2 Transall C-160). L’État-major des armées (EMA) ne le précise pas mais il est très probable qu’un drone MALE et 2 avions de combat ont appuyé cette opération, comme ce fut le cas lors des trois précédentes.

L’objectif des parachutistes était de mettre en place un « dispositif d’embuscade » sur l’itinéraire emprunté par les jihadistes afin de perturber leurs flux logistiques et financiers ainsi que leur liberté de mouvement. Une opération aéroportée permet d’agir en toute discrétion et de profiter, éventuellement, d’un effet de surprise.

Comme les fois précédentes, les parachutistes ont été rejoints par un détachement de l’armée nigérienne et les « éléments mobiles du GTD-E » (fournis par le 3e Régiment de Hussards), alors « stationnés dans un autre compartiment du terrain », précise l’EMA.

Ces derniers, grâce aux renseignements fournis par une patrouille de Rafale et les parachutistes français, ont pu appréhender un pick-up à bord du quel se trouvaient 4 hommes « lourdement armés » (Kalachnikov, mitrailleur PKM) et équipés de matériels de télécommunication qui devraient fournir des informations intéressantes. « De la drogue a également été découverte dans leur véhicule, qui devait plus tard être échangée contre de l’armement à destination des cellules combattantes du Nord-Mali », a indiqué l’EMA.


http://www.opex360.com/2015/09/04/nouvelle-operation-aeroportee-du-8e-rpima-dans-le-nord-du-niger/
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MessageSujet: Re: le Sahel zone de non-droit   le Sahel zone de non-droit - Page 16 Icon_minitimeVen 11 Sep 2015 - 16:43

Citation :
Boko Haram: la force mixte prête à agir dans le premier secteur

Publié le 11-09-2015  

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Des éléments de l'armée tchadienne dans les rues de Gambaru, au Nigeria, le 4 février 2015. Près de 2 000 soldats tchadiens seraient
aujourd'hui dans la régionde Diffa pour combattre Boko Haram. REUTERS/Stringer


C'est aujourd'hui que le général Bouba Dubekréo prend ses fonctions de commandement du premier secteur de la Force mixte multinationale (FMM). Chargée de lutter contre Boko Haram, celle-ci comporte trois secteurs, dont le premier comprend le nord du Cameroun, jusqu'au lac Tchad, et la ville de Gambaru au Nigeria. On se rapproche donc d'un début effectif des opérations de la FMM contre le Groupe Etat islamique en Afrique de l'Ouest, ex-Boko Haram



Une cérémonie solennelle de prise de fonction va se dérouler ce matin dans la localité de Mora au nord du Cameroun. C'est dans cette ville située à une trentaine de kilomètres de la frontière nigériane et donc des positions du groupe Etat islamique en Afrique de l'Ouest que le général Bouba Dubekréo dirigera le premier secteur de la force.

Sous ses ordres des contingents camerounais et tchadien qui opéreront tout le long de la frontière avec le Nigeria jusqu'au lac Tchad. Pour le colonel Badjeck responsable de la communication de l'armée camerounaise, la clé du succès résidera dans la coordination entre la FMM et les forces d'élite du Cameroun comme le bataillon d'intervention rapide (BIR).

8 700 hommes sur les trois secteurs

« C’est une force mixte, il ya des chefs militaires qui appartiennent à tous les pays, explique le colonel Badjeck. La coordination va se faire de manière excellente et les actions également. Ce sont des ordres de coordination qui vont être faits. C’est assez facile, dans notre lexique militaire, de comprendre ce genre d’organisation, donc il n’y aura d’aucun problème dans l’intégration de toutes les forces en présence et sur le terrain. »

Dans le premier secteur, la FMM disposera du contingent tchadien, fort de trois mille hommes, ainsi que des 2 450 soldats camerounais, dont certains éléments de la marine déployés sur le lac Tchad. Au total la force comprendra à terme 8 700 hommes sur l'ensemble des trois secteurs.


http://www.rfi.fr/afrique/20150910-boko-haram-force-mixte-prete-agir-le-premier-secteur-lac-tchad-cameroun-nigeria-bad
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MessageSujet: Re: le Sahel zone de non-droit   le Sahel zone de non-droit - Page 16 Icon_minitimeVen 11 Sep 2015 - 22:43

Citation :
Les avions français survolent bien le Nigeria, malgré les démentis

11 septembre 2015 à 16h42  — Mis à jour le 11 septembre 2015 à 17h41  

Par Pierre Boisselet


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Paris, qui s’apprête à accueillir le président nigérian Muhammadu Buhari en visite officielle, du 14 au 16 septembre, coopère de plus en plus étroitement avec Abuja dans la lutte contre Boko Haram. Malgré les précédents démentis de l'armée française, ses chasseurs sont désormais bien autorisés à survoler le territoire du Nigeria.


Jusque-là, officiellement, les avions français s’arrêtaient aux frontières du Nigeria. À partir de leur base de N’Djamena, au Tchad, ils pouvaient certes apercevoir des combattants des islamistes de Boko Haram en survolant les pays frontaliers. Et lorsque, le 3 février, François Hollande avait déclaré que les avions français décollaient « pour surveiller le Sahel, la République centrafricaine ou le Nigeria […] en ce moment », des sources du ministère de la Défense avait démenti, affirmant que les chasseurs ne pénétraient pas dans l’espace aérien nigérian.

En réalité, cela fait plusieurs semaines que cette version est dépassée. Des avions français de reconnaissance survolent bien le nord du pays, pour recueillir des informations sur les terroriste de Boko Haram, alias l’État islamique en Afrique de l’ouest. « Il arrive même que les Nigérians nous demandent de survoler certaines zones spécifiques pour obtenir des renseignement», explique un diplomate français haut placé. Les silences et les démentis servaient, sans doute, à éviter d’écorner l’image d’une armée alliée malmenée par ses défaites face à au groupe jihadiste.

Vols de renseignement

Ces vols servent – pour le moment exclusivement – à recueillir du renseignement pour le Nigeria ainsi que les pays frontaliers également aux prises avec Boko Haram : le Niger, le Tchad, le Cameroun. Paris a d’ailleurs déployé une vingtaine de militaires français dédiés à la lutte contre la secte islamiste à Diffa, au Niger, près de la frontière avec le Nigeria, et forme des militaires nigérians à l’analyse des renseignements. Le « QG renseignement » de l’opération, situé à Abuja, comprend en outre des agents de liaison français, aux côtés de leurs homologues britanniques et américains.

Mais les images aériennes sont sans doute moins décisives aujourd’hui qu’il y a quelques mois. Boko Haram a en effet changé de stratégie : le groupe ne contrôle plus les villes de la région mais commandite des attentats meurtriers à partir de cellules autonomes réparties dans les zones peu peuplées de la région. En tout cas, le groupe a fait plus de 10 000 victimes depuis le début de l’année, un rythme au moins aussi soutenu qu’en 2014 – il avait alors fait 14 000 victimes.

Boko Haram devrait à nouveau être au cœur des discussions bilatérales au cours de la visite officielle du président nigérian Muhammadu Buhari à Paris, du lundi 14 au mercredi 16 septembre. La France veut en effet continuer de jouer un rôle de premier plan aux côtés de ce partenaire stratégique. Un Sommet avait déjà été organisé à l’Élysée en mai 2014, entre les chefs d’État du Nigeria (Goodluck Jonathan, à l’époque) et de ses quatre voisins, tous francophones. Un nouveau sommet sur la sécurité est prévu, dans les prochains mois, mais ni sa localisation ni sa date ne sont pour l’instant connus.


http://www.jeuneafrique.com/263812/politique/avions-francais-survolent-bien-nigeria-malgre-dementis/
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MessageSujet: Re: le Sahel zone de non-droit   le Sahel zone de non-droit - Page 16 Icon_minitimeSam 12 Sep 2015 - 19:26

Citation :
Terrorisme: réinstauration du visa entre le Mali et le Cameroun

Par RFI Publié le 12-09-2015  •  Modifié le 12-09-2015 à 04:34

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Les combattants du Mujao (photo) et de Boko Haram utilisent souvent de faux passeports camerounais ou maliens pour pouvoir circuler
librement en Afrique de l'Ouest et en Afrique centrale.
AFP PHOTO / ISSOUF SANOGO


Après 51 ans de libre circulation des biens et des personnes entre le Mali et le Cameroun, les deux pays viennent de rétablir le visa. Outre le fait que le Cameroun devait respecter des engagements vis-à-vis des autres pays de la Cémac (communauté économique des Etats de l'Afrique centrale), la mesure vise surtout à lutter contre le terrorisme, notamment contre la circulation d'éléments de Boko Haram entre l'Afrique centrale et l'Afrique de l'Ouest.


Désormais, un ressortissant malien qui se rend au Cameroun doit d’abord obtenir un visa et vice versa. C’est notamment la lutte contre le terrorisme, contre Boko Haram, qui explique ces nouvelles mesures entre les deux pays. A Bamako comme à Yaoundé, les autorités s’inquiétaient de plus en plus.

En effet, une branche du Mujao — le Mouvement pour l’unicité et le jihad en Afrique de l’Ouest —, basé dans le nord du Mali, et Boko Haram au Nigeria, pays voisin du Cameroun, ont fait allégeance à l’organisation Etat islamique. Or, pour passer de l’Afrique de l’Ouest à l’Afrique centrale et vice versa, les combattants de ces deux groupes terroristes utilisent souvent la filière des faux documents.

Une de leurs astuces est d’obtenir de faux passeports camerounais moyennant de fortes sommes afin de partir de l’Afrique centrale. Ils arrivent ensuite à Bamako, où ils n’ont alors pas besoin de visa. Une fois sur place, ils se débrouillent pour obtenir un passeport malien, qui leur permet de se rendre librement dans des pays comme l’Algérie, la Tunisie et le Maroc, situés aux portes de l’Europe.


http://www.rfi.fr/afrique/20150912-terrorisme-reinstauration-visa-mali-cameroun-boko-haram-mujao
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MessageSujet: Re: le Sahel zone de non-droit   le Sahel zone de non-droit - Page 16 Icon_minitimeDim 13 Sep 2015 - 17:53

Citation :
Cameroun: au moins sept morts dans un double attentat-suicide


AFP 13/09/2015



Au moins sept personnes ont été tuées et une vingtaine blessées dimanche matin au Cameroun dans un double attentat-suicide à Kolofata, ville de la région de l'Extrême-nord, régulièrement visée par les islamistes nigérians de Boko Haram, a appris l'AFP auprès d'un responsable de l'armée.

"Les premières informations en notre possession font état de neuf morts (dont les deux kamikazes, ndlr) et d'une vingtaine de blessés", a indiqué sous couvert d'anonymat ce responsable, précisant bien qu'il s'agissait d'un "bilan provisoire". Kolofata se trouve non loin de Kerawa, visée le 3 septembre par un double attentat ayant fait au moins 20 morts.
Les attaques de Kolofata portent à neuf le nombre d'attentats-suicides ayant frappé depuis juillet l'Extrême-nord du Cameroun, frontalier des bastion nigérians de Boko Haram.

Outre des attentats, Boko Haram mène régulièrement dans cette région des opérations meurtrières de harcèlement des forces de sécurité camerounaises. Une Force d'intervention conjointe multinationale (MNJTF), à laquelle doivent participer le Nigeria, le Niger, le Tchad, le Cameroun et le Bénin, a été mise en place pour mieux coordonner les efforts des différentes armées, qui agissaient jusque-là en ordre dispersé.

Vendredi, le général de brigade camerounais Bouba Dobekreo a été officiellement installé à la tête du premier secteur de cette force à Mora (extrême-nord).
Le commandant du 2e secteur sera basé à Gamboru (ville nigériane frontalière du Cameroun) et celui du 3e secteur à Baga, localité nigériane sur les rives du lac Tchad.


http://www.lorientlejour.com/article/944017/cameroun-au-moins-sept-morts-dans-un-double-attentat-suicide.html
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MessageSujet: Re: le Sahel zone de non-droit   le Sahel zone de non-droit - Page 16 Icon_minitimeMer 16 Sep 2015 - 17:34

Citation :
Cameroun: 400 civils tués par Boko Haram depuis 2014, violences militaires


16 septembre 2015


le Sahel zone de non-droit - Page 16 4119

Le groupe islamiste nigérian Boko Haram « a massacré près de 400 civils dans le nord du Cameroun » depuis 2014, provoquant une « réaction brutale » des forces de sécurité camerounaises qui ont tué des dizaines de civils, affirme Amnesty International dans un rapport publié mercredi.

Dans ce rapport, présenté au cours d’une conférence de presse à Yaoundé, Amnesty International revient sur certaines des tueries attribuées aux islamistes nigérians depuis janvier 2014.

« A Amchidé (Extrême-Nord, ville frontalière du Nigeria), des centaines, voire un millier de combattants de Boko Haram, ont attaqué le village le 15 octobre 2014, faisant au moins 30 victimes civiles, dont des personnes accusées de collaborer avec les autorités de l’Etat », rapporte le document.

Le 17 avril 2015, plus de 100 combattants de Boko Haram ont pris d’assaut la ville de Bia (Extrême-Nord), tuant 16 civils, dont deux enfants.

« Quartier après quartier, ils ont tué des gens et tout brûlé (150 maisons) », raconte un témoin de l’assaut de Bia cité par Amnesty International. Selon l’ONG, « Boko Haram abat, brûle ou égorge » au cours de ses attaques.

« En réponse, les forces de sécurité camerounaises ont attaqué des villages, détruisant des maisons, tuant des civils et arrêtant plus de 1.000 suspects, dont certains n’étaient âgés que de 5 ans », s’indigne l’organisation.

Selon Amnesty, « des événements graves, notamment la mort de 25 personnes en garde à vue, n’ont donné lieu à aucune enquête sérieuse », et « on est toujours sans nouvelles de plus de 130 personnes ».

« Il ne faut pas, en combattant Boko Haram, violer les droits des civils innocents. Il faut le faire avec discernement et professionnalisme », a affirmé à la presse Alioune Tine, directeur pour l’Afrique centrale et de l’Ouest à Amnesty International.

L’Extrême-Nord du Cameroun est depuis deux ans la cible d’attaques régulières de Boko Haram. Depuis juillet, plus de 100 personnes ont été tuées par neuf attentats-suicides dans la région.

Le gouvernement camerounais y a considérablement renforcé ses présence militaire, appuyé par des forces tchadiennes, sans pour autant pouvoir faire cesser les attaques des islamistes nigérians, basés de l’autre côté de la frontière dans l’Etat de Borno, leur fief du nord-est du Nigeria.

http://maliactu.net/cameroun-400-civils-tues-par-boko-haram-depuis-2014-violences-militaires/#sthash.5vePOU30.dpuf
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MessageSujet: Re: le Sahel zone de non-droit   le Sahel zone de non-droit - Page 16 Icon_minitimeMer 16 Sep 2015 - 20:37

Citation :
Armée française - opérations militaires OPEX (page officielle)

Barkhane - Déployés depuis le 19 mai 2015 au titre de groupe dédié à la récupération de personnel
isolé et aux évacuations sanitaires au profit de la force Barkhane, six militaires issus du Commando
Parachutiste de l’Air n°20 (CPA20) sont intégrés au détachement d’hélicoptères de manœuvre de
N’Djamena.

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MessageSujet: Re: le Sahel zone de non-droit   le Sahel zone de non-droit - Page 16 Icon_minitimeMer 16 Sep 2015 - 23:20

Citation :
Selon les Touaregs libyens, la France joue un « rôle trouble » au Sahel


Par Frédéric Bobin (Tunis, correspondant)

LE MONDE|  Le 16.09.2015

le Sahel zone de non-droit - Page 16 765
Un soldat français de l'opération Barkhane à Madama, Niger, près de la frontière libyenne, janvier 2015.  


Le propos n’est pas virulent mais déçu, incrédule, poliment accusatoire. Visage enserré dans un chèche couleur crème, Hussein Al-Koni parle de la France avec des accents d’amer dépit. De passage à Tunis, dimanche 13 septembre, le président du Conseil suprême des Touaregs – une coalition rassemblant les Touaregs libyens – a confié au Monde Afrique l’incompréhension que lui inspire l’attitude de la France à l’égard du sud libyen, région secouée de convulsions aux confins de l’Egypte, du Soudan, du Tchad, du Niger et de l’Algérie.

Son opinion : la « politique française n’est pas claire ». Pis, la France commet à ses yeux une « erreur » stratégique en pariant sur de mauvais partenaires dans son combat contre les groupes djihadistes de la région, objectif proclamé de sa base de Madama dans l’extrême nord du Niger, non loin de la frontière avec la Libye.

De Madama, l’armée française cherche à prévenir les infiltrations vers le Niger de noyaux extrémistes venant de la Libye, soit la réédition du scénario qui avait abouti in fine à la déstabilisation du nord du Mali en 2012.


Pour comprendre les interrogations critiques à l’égard de Paris du chef des Touaregs libyens, qui fut durant dix-sept ans ambassadeur du régime de Kadhafi à Niamey (Niger), il faut les resituer dans le contexte des troubles interethniques qui ensanglantent le sud libyen depuis la chute du pouvoir kadhafiste à l’automne 2011. Avec l’effondrement de la Jamahiriya, le réveil des identités communautaires sur fond de montée de l’insécurité et de l’exacerbation des rivalités autour de l’appropriation des ressources (pétrole, contrebande, trafics humains…) a fragmenté et militarisé le paysage tribal de la Libye méridionale.

Le principal conflit oppose dans la ville d’Oubari les Touaregs, qui estiment être les propriétaires historiques du lieu, aux Toubous, communauté dont la couleur de la peau (noire) lui a longtemps valu d’être discriminée en Libye. Un second conflit met aux prises à Sebha, le chef-lieu du Fezzan (région du sud-ouest libyen), les mêmes Toubous à la tribu arabe des Ouled- Slimane.

A ces deux théâtres majeurs s’ajoutent des antagonismes armés plus secondaires. Or tout ce qui touche au sud libyen a nécessairement un impact sur les Etats sahéliens voisins – et réciproquement – en raison du caractère frontalier des communautés qui peuplent la région.


Ainsi les Touaregs libyens dénoncent-ils l’infiltration à partir du Niger ou du Tchad de « mercenaires toubous » venant prêter main-forte à leurs frères (les Toubous de Libye) sur les différents fronts militaires où ils sont engagés. Et ils s’interrogent sur l’attitude à Madama de l’armée française, qui semble à leurs yeux davantage intéressée à contrôler le flux Libye-Niger que celui dans l’autre sens : Niger-Libye.

« Les Touaregs de Libye sont attaqués par des Toubous arrivant du Niger ou du Tchad », dénonce Hussein Al-Koni. Que fait la France ? A partir de Madama, elle sait très bien ce qui se passe à la frontière. » Le chef du Conseil suprême des Touaregs poursuit : « Nous attendons de la France qu’elle joue un rôle en faveur de la paix dans la région. Or sa politique n’est pas claire. Si elle n’est pas en mesure de contribuer à la paix, sa présence à Madama ne sert à rien. » Hussein Al-Koni affirme que « le peuple touareg accuse la France de soutenir les Toubous, ces forces extérieures qui nous attaquent. »

Le dépit des Touaregs libyens est d’autant plus vif que la France a une connaissance historique du Fezzan libyen, région qu’elle a administrée entre 1943 et 1951 (avec une présence militaire prolongée jusqu’à 1956). Aussi aurait-elle dû, explique en somme Hussein Al-Koni, faire preuve de plus de clairvoyance, plutôt que de s’appuyer sur les seuls Toubous pour sécuriser la frontière.

Fins politiques, les Toubous ont su s’attirer les sympathies de la France et d’autres puissances engagées dans le combat anti-djihadiste en offrant leurs services « contre le terrorisme » . Ainsi sont-ils affiliés dans le puzzle libyen au camp « anti-islamiste » de Tobrouk, soutenu par l’Egypte et les Emirats arabes unis, et ils ne cessent de dénoncer leurs rivaux touaregs – liés, eux, au camp de Tripoli à inclination islamiste – comme des « extrémistes » .

Dans ce contexte, la politique française jugée pro-Toubous passe mal auprès des Touaregs libyens. « La France commet une erreur en confiant aux Toubous le rôle de garde-frontières, déplore Hussein Al- Koni. Car elle légitime leurs ambitions territoriales. Les Touaregs, eux aussi, sont en mesure de garder la frontière libyenne. Or la France nous a négligés. » Hussein Al-Koni ajuste son chèche et son boubou et prend poliment congé. Son avion pour Tripoli l’attend.


http://www.lemonde.fr/afrique/article/2015/09/16/selon-les-touaregs-libyens-la-france-joue-un-role-trouble-au-sahel_4759039_3212.html#T6q4R7LMB8tW9gqX.99
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MessageSujet: Re: le Sahel zone de non-droit   le Sahel zone de non-droit - Page 16 Icon_minitimeJeu 17 Sep 2015 - 9:31

Citation :

Burkina Faso: le président et le Premier ministre "pris en otage"
A moins d'un mois d'une élection présidentielle cruciale au Burkina Faso, des éléments du Régiment de sécurité présidentielle (RSP) retiennent en otage le président intérimaire du pays Michel Kafando et son Premier ministre Isaac Zida à Ouagadougou, une tentative de "coup d'Etat" pour la société civile. Peu après 19H00 (GMT), des coups de feu ont été tirés par des soldats aux abords du palais présidentiel, pour disperser ces centaines de manifestants. A la suite de ces tirs, les manifestants ont reflué vers le centre-ville. Les émissions de Radio France Internationale (RFI) et de la radio privée Omega étaient par ailleurs coupées. La crise s'est nouée lorsque des militaires du RSP ont fait "irruption dans la salle du Conseil des ministres à 14H30 et ont pris en otage le président du Faso Michel Kafando, le Premier ministre Isaac Zida" et deux ministres (Fonction publique Augustin Loada, Urbanisme René Bagoro)", selon le président du Conseil national de la transition (assemblée de transition) Cheriff Sy. Ce nouveau coup de force de la garde prétorienne de l'ex-président Blaise Compaoré, chassé du pouvoir par la rue en octobre 2014 après 27 ans au pouvoir, a brusquement plongé dans l'incertitude ce pays sahélien enclavé, où les élections présidentielle et législatives du 11 octobre sont censées mettre un terme à la transition.
leconomiste.

_________________
“Le monde ne sera pas détruit par ceux qui font le mal, mais par ceux qui les regardent sans rien faire.” Albert Einstein.
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MessageSujet: Re: le Sahel zone de non-droit   le Sahel zone de non-droit - Page 16 Icon_minitimeJeu 17 Sep 2015 - 15:23

Citation :
Burkina : Hollande condamne "un coup d'Etat", appelle à la "remise en place" des institutions


AFP 17/09/2015



Le président français François Hollande a condamné jeudi un "coup d'Etat" au Burkina Faso, exigeant la "remise en place des institutions" et la libération des dirigeants de la transition retenus en otage depuis 24 heures par des militaires d'un régiment d'élite.

"Le président Hollande condamne fermement le coup d'Etat qui a eu lieu au Burkina Faso", indique un communiqué de l'Elysée. Il "appelle à la libération immédiate de toutes les personnes arrêtées, à la remise en place des autorités de la transition et à la reprise du processus électoral", ajoute le texte.


http://www.lorientlejour.com/article/944799/burkina-hollande-condamne-un-coup-detat-appelle-a-la-remise-en-place-des-institutions.html
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