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 le Sahel zone de non-droit

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jf16
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MessageSujet: Re: le Sahel zone de non-droit   Sam 28 Mai - 11:19

Citation :
Chef d’état-major des armées a ajouté 2 photos.


A Bamako, le CEMA retrouve ses partenaires du G5 Sahel pour la 5ème fois consécutive

Répondant à l’invitation de ses homologues, le général d’armée Pierre de Villiers était aujourd'hui à Bamako pour assister à la 5ème réunion des chefs d’état-major du "G5 Sahel", instance au sein de laquelle les pays de la bande sahélo-saharienne (BSS) coordonnent leurs efforts pour lutter contre le terrorisme.

Considérée comme un partenaire stratégique essentiel, la France a été associée très tôt à cette initiative qui entend consolider le partenariat militaire de coopération transfrontalière. La fréquence de ces rencontres démontre la forte implication des membres du G5 pour s'opposer collectivement à l'évolution de la menace terroriste dans la BSS.

La présence du CEMA français, systématiquement invité par ses partenaires africains, chefs d’état-major général des armées (CEMGA), a permis de consolider le partenariat stratégique noué avec France. Il se structure aujourd’hui autour de trois piliers : des comités de coordination opérationnelle (CCO) réguliers, l’adoption d’un document conjoint de coordination interallié, la réalisation d’opérations militaires conjointes transfrontalières, avec l’appui de la force Barkhane. Ainsi, dans la continuité de ces rencontres, le CCO et Barkhane se réunissent régulièrement pour mettre en œuvre les orientations stratégiques du G5, évoquer les opérations conjointes tout en tirant les enseignements de celles déjà réalisées.

Procédures d’engagement, partage d’informations, planification des opérations, activation de postes de commandement bipartite ou tripartite autant de mesures qui concrétisent ce partenariat. La force Barkhane apporte son appui constant aux partenaires grâce aux détachements de liaison et d’appui opérationnel.

Sur le terrain, les résultats sont concrets : près d'une douzaine d'opérations transfrontalières ont déjà été réalisées et l’interopérabilité des forces armées est sans cesse renforcée. Récemment, l’opération Gabi menée par les forces armées maliennes et burkinabé au Sud d’Hombori ou l’opération Ossau conduite dans le Gourma et la région d’Ansongo-Ménaka par les FAMa avec la force Barkhane ont permis d’accentuer la coopération et l’échange de renseignement et l’interopérabilité avec les forces armées transfrontalières.



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MessageSujet: Re: le Sahel zone de non-droit   Jeu 2 Juin - 3:51

Citation :
Burkina: attentats de janvier à Ouagadougou, six personnes interpellées


AFP 02/06/2016


La gendarmerie et la police burkinabè ont arrêté "six personnes étrangères", suspectées d'être impliquées dans les attentats qui ont fait 30 morts, le 15 janvier à Ouagadougou, a-t-on appris mercredi de source sécuritaire.

"Six individus de nationalités étrangères ont été interpellés le lundi 30 mai à Ouagadougou", affirme un communiqué de la gendarmerie nationale, transmis à l'AFP. "Nous avons opéré des arrestations, en liaison avec l'attaque du 15 janvier", a indiqué de son côté le ministre burkinabè de la Sécurité intérieure, Simon Compaoré devant la presse.
Selon les premiers éléments de l'enquête, "ces personnes auraient hébergé et facilité l'action des auteurs de l'attentat de Ouagadougou et seraient en liaison avec le cerveau des attentats (qui est) toujours recherché", poursuit le communiqué.

M. Compaoré a également indiqué que ces arrestations ont été opérées grâce à une coopération entre les forces de sécurité du Burkina Faso et leurs "collègues" de la sous-région. "Ce sont ces informations qui ont permis de faire des recoupements et d'opérer à ces arrestations. Nous allons petit à petit remonter la piste", a-t-il souligné.

Le 15 janvier, un commando de trois assaillants ont attaqué l'hôtel Splendid, le café-restaurant Cappuccino, l'hôtel Yibi et le bar Taxi-Brousse, situé sur l'Avenue Kwamé N'Krumah, la plus fréquentée de la capitale Ouagadougou. Ils ont tué 30 personnes, majoritairement des étrangers et fait 71 blessés. Ces attaques ont été revendiquées par el-Qaëda au Maghreb islamique (Aqmi). Les services de sécurité burkinabè détiennent depuis les attentats de Ouagadougou un Burkinabè de 38 ans pour son implication présumée dans ces attaques.

Pays sahélien pauvre d'Afrique de l'ouest jusque-là épargné par les attaques et rapts d'occidentaux, le Burkina Faso a été frappé pour la première fois en 2015 lorsque le chef sécuritaire roumain d'une mine de manganèse a été enlevé par des membres d'Aqmi à Tambao, dans le nord du pays, près des frontières avec le Mali et le Niger, deux pays confrontés depuis 2008 aux attaques jihadistes.

http://www.lorientlejour.com/article/989123/burkina-attentats-de-janvier-a-ouagadougou-six-personnes-interpellees.html
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MessageSujet: Re: le Sahel zone de non-droit   Sam 4 Juin - 8:11

Citation :
30 militaires nigériens et deux soldats nigérians tués dans des combats avec Boko Haram


AFP 04/06/2016


Au moins 30 militaires nigériens et deux soldats nigérians ont été tués lors d'une attaque du groupe islamiste nigérian Boko Haram à Bosso, une localité du Niger proche de la frontière avec le Nigeria, a annoncé samedi le ministère nigérien de la Défense.

"Le vendredi 4 juin 2016 aux environs de 18H50 (17H50 GMT), des centaines d'assaillants du groupe terroriste Boko Haram ont attaqué le poste militaire de reconnaissance de Bosso. Le bilan provisoire est le suivant: 30 militaires nigériens et deux militaires nigérians tués. 67 militaires nigériens et nigérians blessés", souligne un communiqué du ministère nigérien de la Défense nationale transmis à l'AFP.

http://www.lorientlejour.com/article/989532/30-militaires-nigeriens-et-deux-soldats-nigerians-tues-dans-des-combats-avec-boko-haram.html
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MessageSujet: Re: le Sahel zone de non-droit   Jeu 9 Juin - 8:45

Citation :
Le Tchad envoie 2.000 soldats au Niger pour « traquer » les jihadistes de Boko Haram


Posté dans Afrique, Opérations par Laurent Lagneau Le 09-06-2016




Quelques jours après l’attaque menée par le groupe jihadiste nigérian Boko Haram contre la ville nigérienne de Bosso (et où la situation demeure encore confuse), le Tchad a envoyé, le 8 juin, 2.000 soldats.

Cette décision a été prise alors que le président nigérien, Mahamadou Issoufou, a, deux jours plus tôt, fait une brève visite à N’Djamena pour y rencontrer Idriss Déby Itno, son homologue tchadien.

« Les premiers soldats tchadiens, à bord d’une trentaine de véhicules tout-terrain lourdement armés, sont déjà arrivés à Bosso. Ils ont traversé la frontière (tchado-nigérienne) vers 16h30 locales (14h30 GMT) », a confié, à l’AFP, une source sécuritaire nigérienne.

Selon un source militaire tchadienne, le contingent envoyé par N’Djamena dans le sud du Niger a pour mission de « traquer partout les Boko Haram ». En février 2015, le Tchad avait également déployé des troupes relativement importantes à Bosso et à Diffa, afin de lancer une offensive contre le groupe jihadiste qui multipliait les incursions dans ces localités à l’époque.

Cette opération, conjuguée aux actions menées par l’armée nigériane, avait permis de faire reculer Boko Haram alors contraint de se replier vers la forêt de Sambisa, l’un de ses derniers fiefs.

Pour autant, le groupe jihadiste, qui a fait allégeance à l’État islamique (EI ou Daesh), n’a pas perdu sa capacité de nuisance. Ses incursions au Niger et dans l’extrême nord du Cameroun continuent et il commet régulièrement des attentats suicides, dont quelques uns ont été perpétrés – pour la première fois – au Tchad.

Quoi qu’il en soit, l’arrivée des militaires tchadiens au Niger a été accompagnée par une intense activité aérienne à Diffa (à 140 km à l’ouest de Bosso). Un témoin, rapporte l’AFP, a dit y avoir observé un « balai aérien d’avions de chasse ». Ce qu’a confirmé la radio privée Anfani, selon qui « les avions militaires vont et viennent entre la zone du Lac Tchad et l’aéroport de Diffa. »

Ces mouvements de troupe se font alors qu’une Force d’intervention conjointe multinationale (MNJTF) a été mise en place sous l’égide de l’Union africaine, avec 8.500 soldats fournis Nigeria, le Tchad, le Cameroun, le Niger et le Bénin, afin de lutter contre Boko Haram.

Pour rappel, la France apporte un soutien aux opérations menées contre le groupe jihadiste, via des détachements de liaison et de contact au Niger et au Cameroun et une cellule de coordination et de liaison a été adossée au PC de l’opération Barkhane, installé à N’Djamena. Cette aide concerne notamment le renseignement. Les États-Unis sont également présents dans la région, avec des drones MQ-1 Predator non armés.

http://www.opex360.com/2016/06/09/le-tchad-envoie-2-000-soldats-au-niger-pour-traquer-les-jihadistes-de-boko-haram/
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MessageSujet: Re: le Sahel zone de non-droit   Jeu 16 Juin - 15:41

Citation :
Sahel : Faut-il renforcer l’opération Barkhane?


Posté dans Afrique, Opérations par Laurent Lagneau Le 16-06-2016




Selon des données compilées par le « Long War Journal« , plus de 100 attaques attribués à al-Qaïda au Maghreb islamique (AQMI) et à ses alliés (al-Mourabitoune, Ansar Dine) ont été constatée en Afrique de l’Ouest, et principalement au Mali, depuis le début de cette année.

« En dépit d’une opération de lutte contre le terrorisme dirigée par les Français et une force de maintien de la paix des Nations Unies, al-Qaïda conserve la capacité d’opérer ouvertement au Mali. Et contrairement aux années précédentes », l’organisation « a été en mesure de frapper dans toute l’Afrique de l’Ouest », constate le Long War Journal, qui craint que 2016 soit la plus meurtrière depuis 4 ans.

Et en effet, l’organisation terroriste a revendiqué des attaques en Côte d’Ivoire (la première du genre dans ce pays), au Burkina Faso et au Niger.



Face à cette recrudescence des actions menées par AQMI et ses alliés, la Mission multidimensionnelle intégrée pour la stabilisation du Mali (MINUSMA), souvent visée par les jihadistes, sera très probablement renforcée dans un avenir proche, avec des soldats, des hélicoptères et des capacités supplémentaires.

Aussi, dans ces conditions, faut-il aussi envisager un renforcement de l’opération Barkhane, qui compte actuellement entre 3.500 et 3.800 hommes répartis sur deux fuseaux (Est à partir de N’Djamena et Ouest à partir de Gao)? La question est en tout cas posée par le président nigérien, Mahamadou Issoufou, dont le pays fait face, en même temps, aux jihadistes nigérians de Boko Haram au sud, et à la menace d’AQMI et de ses alliés au nord.

« Il faut renforcer Barkhane. Nous avons fait un excellent travail avec l’armée française aux confins nord de notre pays [avec la base avancée de Madama, ndlr], où nous avons verrouillé les points de passage des trafiquants et des jihadistes en provenance de Libye », a confié M. Issoufou au quotidien Le Monde, à l’occasion d’une visite officielle à Paris. « Mais, a-t-il ajouté, face au renforcement de l’activité des groupes terroristes dans la région (…) nous pensons qu’il faut renforcer la présence de Barkhane, y compris autour du lac Tchad. »

Le 14 juin, le président Hollande, après avoir rencontré son homologue nigérien, a évoqué « ce que sera l’appui que la France apportera au Niger » dans le cadre de la lutte contre terrorisme. « Il y aura un travail de coopération, de formation, d’équipement, de renseignement et puis il y aura la participation de la France comme elle s’y était engagée lorsque j’étais allé au Sommet d’Abuja, au Nigéria, pour appuyer la Force multilatérale et ainsi porter les coups nécessaires à Boko Haram », a-t-il déclaré.

Et le président Hollande d’ajouter : « De la même manière, Barkhane se déploie partout dans la région et encore ces derniers jours au Mali, parce qu’il y a cette tentative toujours répétée des groupes terroristes de faire en sorte que le nord du Mali puisse être déstabilisé. »

En attendant, la force Barkhane a revu son dispositif, en le rééquilibrant vers la région de Kidal, où le groupe jihadiste Ansar Dine est très actif. En outre, elle met désormais en oeuvre des Lance-roquettes unitaires (LRU) depuis Tessalit… Et cela pour compenser le départ du Niamey des Mirage 2000.

En outre, le cas échéant, il sera toujours possible de solliciter les Forces françaises de Côte d’Ivoire (FFCI), dont les effectifs seront portés à 900 personnels cet été, afin notamment d’armer une compagnie du génie, une batterie d’artillerie et un détachement de l’Aviation légère de l’armée de Terre (ALAT).

http://www.opex360.com/2016/06/16/sahel-faut-il-renforcer-loperation-barkhane/
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MessageSujet: Re: le Sahel zone de non-droit   Ven 17 Juin - 7:16

Citation :
Mali: Aqmi fournit une preuve de vie par vidéo d'une otage suisse (SITE)


AFP 17/06/2016


El-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi) a diffusé jeudi une vidéo datant du mois de mai et apportant une preuve de vie de l'otage suisse Béatrice Stockly que le groupe détient depuis janvier au Mali, a rapporté le centre américain de surveillance de sites jihadistes SITE.

Dans cette vidéo de deux minutes et 50 secondes, dont SITE fournit un lien et qui a été postée ce jeudi, selon le centre, sur les réseaux sociaux Telegram et Twitter, on voit une femme voilée, de type occidental, les yeux clairs et le visage marqué. S'exprimant en français, d'une voix à peine perceptible, elle déclare qu'elle s'appelle Béatrice Stockly.

Face à la caméra ou filmée de profil, elle donne la date du mardi 17 mai 2016, précise qu'elle est aux mains d'Aqmi depuis 130 jours, avant de remercier sa famille et le gouvernement suisse pour leurs efforts afin de tenter de la faire libérer. Béatrice Stockly précise qu'elle est en bonne santé mais qu'elle supporte très difficilement la chaleur.

Aqmi avait revendiqué fin janvier dans une première vidéo l'enlèvement le 7 janvier de cette Suissesse dans le nord-ouest du Mali et avait réclamé pour la relâcher l'élargissement de détenus jihadistes.
La Suisse a exigé sa libération "sans condition". Béatrice Stockly, une quadragénaire, protestante convaincue qui ne faisait pas mystère de sa volonté évangélisatrice, avait déjà été retenue en otage en 2012, lorsque la ville de Tombouctou, au Mali, était contrôlée par des groupes jihadistes.
Elle avait décidé d'y retourner après sa libération obtenue au bout d'une dizaine de jours.

http://www.lorientlejour.com/article/991700/mali-aqmi-fournit-une-preuve-de-vie-par-video-dune-otage-suisse-site.html
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MessageSujet: Re: le Sahel zone de non-droit   Ven 17 Juin - 15:36

Citation :
Niger: 7 gendarmes tués lors de l'attaque jeudi contre un camp de déplacés


AFP 17/06/2016


Sept gendarmes ont été tués lors de l'attaque jeudi du camp de Nguagam qui accueille des réfugiés et des déplacés internes fuyant le groupe jihadiste nigérian Boko Haram dans le sud-est du Niger, a appris l'AFP de sources concordantes.

"Sept gendarmes ont été tués. Ils ont été inhumés aujourd'hui (vendredi)", a affirmé à l'AFP une source humanitaire sous couvert de l'anonymat. Ce bilan a été confirmé par une source sécuritaire. L'attaque avait eu lieu peu après le passage d'une importante délégation ministérielle.

http://www.lorientlejour.com/article/991782/niger-7-gendarmes-tues-lors-de-lattaque-jeudi-contre-un-camp-de-deplaces.html
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MessageSujet: Re: le Sahel zone de non-droit   Ven 1 Juil - 13:00

Citation :
Niger: la difficile lutte contre Boko Haram


1 juillet 2016




Après l’attaque massive début juin de la ville de Bosso, dans le sud-est du Niger, les jihadistes nigérians de Boko Haram qu’on disait affaiblis ont démontré qu’ils disposaient encore des capacités de nuisance importantes. Mais de nombreuses zones d’ombre entourent le groupe.

Forts ou faibles?

Le groupe islamiste a lancé une offensive d’ampleur sur Bosso, avec plusieurs centaines d’éléments. Ceux-ci ont facilement débordé les forces nigériennes: 24 soldats nigériens et deux nigérians ont été tués. Une démonstration de force qui a marqué les esprits et conduit près de 50.000 personnes à fuir.

« Si Boko Haram est fort, c’est surtout parce que les armées de la région à l’exception du Tchad sont faibles », souligne une source militaire rappelant que Boko Haram avait déjà pris Bosso en 2015. Le harcèlement, les attaques et incursions sont incessantes autour du lac Tchad.

Boko Haram s’est aussi régulièrement emparé de véhicules, armes, uniformes des armées qu’il combat. Le groupe a aussi pillé d’importants stocks d’armement moderne de l’armée nigériane.

« Boko Haram n’est plus capable de frapper N’Djamena », la capitale du Tchad, et « ne va plus dans les grandes villes », résume le général français Patrick Brethous, commandant de l’opération anti-jihadiste Barkhane au Sahel. « Cette menace n’est pas éradiquée, mais (elle) est diminuée et Boko Haram a une capacité de nuisance ».

Qui dirige?

La nébuleuse Boko Haram – qui sévit principalement au carrefour du Niger, du Nigeria, du Tchad et du Cameroun – reste peu connue. Il est difficile de savoir qui en est le chef depuis la disparition médiatique de son chef Abubakar Shekau.

Shekau apparaissait affaibli dans une vidéo en avril. Certaines sources pensent qu’il est « peut-être mort de maladie » et a laissé la place à d’autres, notamment au Camerounais Babagana (Ba’na) Bulachira (ou Bachera). D’autres estiment n’avoir aucune preuve d’une éventuelle succession. En tout état de cause, le groupe est fragmenté et dispose de commandants régionaux, disposant d’une réelle indépendance opérationnelle.

Changement de méthode?

A Bosso, Boko Haram ne s’est pas attaqué directement aux populations même s’il a fait des victimes collatérales. Le 16 juin, des éléments du groupe ont tué sept gendarmes à Nguaguam, tout en assurant à la population qu’ils ne s’en prendraient pas aux civils. Certains y voient un changement de modus operandi, contrastant avec les massacres passés.

Pour le chercheur Marc-Antoine Pérouse de Montclos, spécialiste du groupe, « cela ressemble surtout à un retour à 2012 ». A l’époque, Boko Haram s’en prenait surtout aux forces de sécurité ou aux « collaborateurs ». Le groupe est ensuite passé à une « stratégie de la terreur » pour lutter contre les milices et décourager les collaborateurs.

Combien sont-ils?

C’est une des grandes questions. Les estimations varient entre 5.000 et plusieurs dizaines de milliers de combattants. Une des forces du groupe –qui complique les estimations — est que ses éléments peuvent se fondre dans la population dont ils sont issus.

Ils bénéficient de complicités locales qui vont d’un soutien actif (approvisionnement en nourriture, renseignement) jusqu’à la simple bienveillance. « Boko Haram est partout. Ils ont des complices dans la population, dans les camps de réfugiés et de déplacés », admet une source nigérienne.

Moussa Yangari, figure de la société civile nigérienne, souligne que la force de Boko Haram coïncide avec l’absence de l’Etat.

« L’armée et les autorités sont souvent mal acceptées. Il n’y a pas forcément une adhésion au projet » de Boko Haram « mais une certaine sympathie qui peut aller plus loin », dit-il. Il rappelle que la décision des autorités nigériennes d’évacuer les zones du lac Tchad où travaillaient des pêcheurs et agriculteurs a été mal vécue par les déplacés qui se retrouvent sans ressources et à mendier. Il dénonce aussi la corruption et le manque de justice: « On ne peut pas régler le problème de Boko Haram, sans régler ses causes ».

Les milices?

Au Niger, des milices anti-Boko Haram, « se mettent en place sans les autorités, mais on ne va pas les interdire. Elles peuvent apporter quelque chose », confie un haut responsable de la sécurité. Mais, comme le souligne M. Pérouse de Monctlos: « Il n’y a pas de coordination entre les forces de sécurité et les milices. Il y a déjà eu des exactions. Certains groupes sont aussi récupérés par des caciques locaux. Les milices peuvent devenir partie du problème ». Le risque est aussi que l’armée fasse « une guerre par procuration ».

La force multinationale?

La force mixte de 8.500 hommes qui regroupe Niger, Tchad, Nigeria, Cameroun, et désormais le Bénin, n’a jusqu’ici pas fait preuve d’une grande coordination. Le Niger avait promis une offensive coordonnée pour prendre le groupe en tenaille, reprenant des annonces similaires faites par d’autres pays. Si le Tchad est déjà intervenu chez ses voisins, une grande offensive est toujours attendue. Des sources militaires notent toutefois une meilleure coordinations des moyens aériens.

https://afriquenewsinfo.net/2016/07/01/niger-la-difficile-lutte-contre-boko-haram/
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MessageSujet: Re: le Sahel zone de non-droit   Dim 10 Juil - 9:33

RIP
Citation :
Mali: deux soldats maliens tués dans le centre, près de la frontière burkinabè


AFP 10/07/2016


Deux soldats maliens ont été tués par des islamistes présumés dans le centre du Mali, près de la frontière avec le Burkina Faso, a-t-on appris dimanche de source militaire et auprès d'un élu local.

"Deux membres de la garde nationale (une composante de l'armée malienne) ont été tués samedi à Dinangourou (centre du Mali), près de la frontière avec le Burkina Faso par des terroristes", a déclaré à l'AFP une source militaire malienne.
Les assaillants "seraient venus du Burkina (Faso) et seraient retournés dans le même pays", a indiqué la même source.
L'information sur l'attaque et le bilan a été confirmée par un élu local qui a parlé "d'une opération très rapide menée par les assaillants qui étaient très probablement très informés".

"Nous devons rester très vigilants parce que les jihadistes maliens et burkinabè qui se réclament de Iyad Ag Ghaly (Touareg et chef du groupe islamiste malien Ansar Dine) travaillent ensemble pour attaquer des localités frontalières entre le Mali et le Burkina", a ajouté la même source.

Le nord du Mali était tombé en mars-avril 2012 sous la coupe de groupes jihadistes liés à el-Qaëda dont Ansar Dine, après la déroute de l'armée face à la rébellion à dominante touareg, d'abord alliée aux islamistes qui l'ont ensuite évincée.

Les jihadistes ont été en grande partie chassés par une intervention militaire internationale, lancée en janvier 2013 à l'initiative de la France, qui se poursuit.

Mais des zones entières échappent encore au contrôle des forces maliennes et étrangères, malgré la signature en mai-juin 2015 d'un accord de paix entre le camp gouvernemental et l'ex-rébellion, censé isoler définitivement les jihadistes.

Longtemps concentrées dans le nord, les attaques jihadistes se sont étendues à partir de 2015 vers le centre, puis vers le sud du pays.

http://www.lorientlejour.com/article/995553/mali-deux-soldats-maliens-tues-dans-le-centre-pres-de-la-frontiere-burkinabe.html
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MessageSujet: Re: le Sahel zone de non-droit   Lun 11 Juil - 14:16

Citation :
Nigeria : le président plaide pour une force régionale de lutte contre le terrorisme


AFP 11/07/2016


Le président nigérien Mahamadou Issoufou a appelé lundi à Niamey à la création d'une "force multinationale mixte" d'Afrique de l'Ouest contre le terrorisme, sur le modèle de celle opérant dans la région du lac Tchad.

Le président s'exprimait à l'ouverture d'un sommet des présidents du Conseil de l'Entente (Cinq Etats), crée en 1959, et dont il est le président en exercice.
"Nous devons oeuvrer pour le renforcement du mandat et des effectifs de la Minusma (force de l'Onu au Mali, ndlr) en vue de mener des offensives contre les forces terroristes de tous genres opérant au Nord-Mali", a affirmé M. Issoufou. "A défaut, pour combattre efficacement le terrorisme dans ce pays frère (Mali, ndlr), nous devons mettre en place une force mixte multinationale sur le modèle des forces qui opèrent dans le bassin du lac Tchad", a-t-il ajouté.

Le nord du Mali était tombé en mars-avril 2012 sous la coupe de groupes jihadistes liés à el-Qaëda. Ces jihadistes ont été en grande partie chassés par une intervention militaire internationale, mais des zones entières échappent encore au contrôle des forces maliennes et étrangères.
Longtemps concentrées dans le nord, les attaques jihadistes se sont étendues à partir de 2015 vers le centre, puis vers le sud du pays.

Les présidents des quatre autres pays membres du Conseil de l'Entente - Alassane Ouattara (Côte d'Ivoire), Roch Marc Christian Kaboré (Burkina Faso), Patrice Talon (Bénin) et Faure Gnassingné (Togo) - participent à ce sommet à Niamey, ainsi que le président malien Ibrahim Boubacar Keïta, en tant qu'"observateur".

"Face au terrorisme, nous n'avons d'autres choix que la mutualisation de nos forces et de nos moyens de défense et de renseignements", a poursuivi le président nigérien. "Les attentats" notamment "contre Grand Bassam", près d'Abidjan, une "zone considérée comme éloignée des théâtres des opérations (des terroristes, ndlr) démontre en évidence que le champ d'action du terrorisme n'a pas de limite", a-t-il souligné.
L'attaque en mars de la station balnéaire de Grand Bassam avait fait 19 morts. C'était la première attaque de ce type perpétrée sur le territoire ivoirien.
MM. Issoufou et Ouattara avaient déjà évoqué par le passé la création d'une telle force, calquée sur celle du lac Tchad.

Mise en place en juillet 2015, la Force multinationale mixte opérant contre le groupe jihadiste nigérian Boko Haram dans la région du lac Tchad, est composée de 8.500 hommes originaires du Nigeria, du Niger, du Tchad, du Bénin et du Cameroun.
"Cette force est désormais opérationnelle et mène depuis quelques semaines des opérations efficaces contre Boko Haram", s'est félicité M. Issoufou.

http://www.lorientlejour.com/article/995746/nigeria-le-president-plaide-pour-une-force-regionale-de-lutte-contre-le-terrorisme.html
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MessageSujet: Re: le Sahel zone de non-droit   Jeu 14 Juil - 8:56

Citation :
Amnesty accuse le Cameroun d'abus dans sa lutte contre Boko Haram


Reuters 14/07/2016


Les autorités camerounaises ont arbitrairement arrêté plus de mille personnes dans le cadre de leur lutte contre Boko Haram et des dizaines sont mortes de maladies ou à la suite de tortures, accuse Amnesty International dans un rapport publié jeudi.

Jusqu'à huit personnes meurent chaque mois dans les cellules surpeuplées de la prison centrale de Maroua, chef-lieu de la région de l'Extrême-Nord, où les prisonniers sont détenus dans des conditions inhumaines, ajoute l'ONG.

De nombreux individus sont détenus dans des centres de détention illégaux installés sur des bases militaires avant d'être transférés dans des prisons officielles, dit encore Amnesty.

Plusieurs détenus de ces bases militaires ont déclaré à l'ONG avoir été frappés à coups de bâton, de fouet ou de machette. "Deux prisonniers ont été frappés si violemment qu'ils sont morts devant nous", a dit un homme de 70 ans à l'ONG.

"Le Cameroun poursuit un bon objectif mais en arrêtant arbitrairement, en torturant et en assujettissant les gens, il utilise les mauvais moyens", a déclaré Alioune Tine, directeur régional du groupe de défense des droits de l'homme.

"On ne parle pas nécessairement de combattants de Boko Haram, mais de gens normaux qui ont le malheur de se retrouver au mauvais moment à la mauvaise place", ajoute Ilaria Allegrozzi, chercheuse pour Amnesty. "Des innocents font les frais de la lutte contre Boko Haram."

Le gouvernement de Yaoundé n'a pas encore commenté ce rapport qui s'appuie sur des entretiens entamés en octobre dernier avec plus de 200 habitants de la région de l'Extrême-Nord, frontalière avec le Tchad et le Nigeria.

L'insurrection lancée par Boko Haram il y a sept ans dans le nord-est du Nigeria pour imposer un califat islamique dans la région a fait plus de 15.000 morts et 2 millions de déplacés.

Depuis le lancement d'une offensive des pays de la région l'an dernier pour chasser les extrémistes de leurs principaux bastions, Boko Haram mène une guerre d'usure en s'attaquant aux civils. Au Cameroun, des adolescentes ont commis des attentats suicide qui ont fait des dizaines de morts.

http://www.lorientlejour.com/article/996266/amnesty-accuse-le-cameroun-dabus-dans-sa-lutte-contre-boko-haram.html
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MessageSujet: Re: le Sahel zone de non-droit   Lun 18 Juil - 13:56

Citation :
La force Barkhane a évalué une piste d’aviation coupée par la frontière entre le Niger et la Libye


Posté dans Afrique, Opérations par Laurent Lagneau Le 18-07-2016




Dans son dernier compte-rendu, l’État-major des armées (EMA) a évoqué l’opération Scorpion 9, conduite par un sous-grouvement tactique blindé de la force Barkhane dans la passe de Toummo, au nord-est de la base avancée de Madama, au Niger.

Cette mission, a-t-il précisé, a été menée en collaboration avec les Forces armées nigériennes (FAN) et a permis « de perturber les flux logistiques des groupes armés terroristes dans les secteurs de transit du nord-est du Niger. » Jusque-là, rien de bien nouveau…

Mais, le 4e Régiment de Chasseurs (RCh), qui arme le Groupement tactique Blindé (GTB) « Edelweiss », en a dit davantage sur cette opération, qui a eu lieu entre le 27 juin et le 3 juillet. Ainsi, l’objectif était de « valoriser la piste d’atterrissage de Kourou Arkenne », située à environ 100 km de Madama, et d’assurer des patrouilles dans le secteur.

La piste d’aviation de Kourou Arkenne est perdue au milieu de nulle part. Pas un village dans les environs, pas une route pour la rejoindre. Rien qu’une piste goudronnée en plein de désert. Cependant, elle a une autre particularité : celle d’être coupée en deux par la frontière séparant le Niger de la Libye.



Pour « valoriser » cette piste, le détachement français comptait une équipe du 25e Régiment du Génie de l’Air (RGA), laquelle y a effectué des mesures tout en la ratissant pour la débarrasser de ses cailloux.

« Pour certifier une piste d’atterrissage pour un avion de transport tactique, il faut retirer tous les cailloux de la piste de plus de 7,5cm », explique le compte-rendu du 4e RCh. Aussi, pour cela, il a forcément fallu pénétrer en territoire libyen…

Quant aux patrouilles assurées par les groupes d’infanterie et le 2e Régiment de Hussards (RH), elles n’ont a priori rien donné. Si ce n’est que « la circulation aux abords de la transsaharienne semblait avoir diminué. »

http://www.opex360.com/2016/07/18/la-force-barkhane-evalue-piste-daviation-coupee-par-la-frontiere-le-niger-la-libye/
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MessageSujet: Re: le Sahel zone de non-droit   Jeu 28 Juil - 12:51

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MessageSujet: Re: le Sahel zone de non-droit   Mar 16 Aoû - 11:42

Citation :
La Force Barkhane bientôt en première ligne contre la branche libyenne de l’État islamique?


Posté dans Afrique, Opérations par Laurent Lagneau Le 16-08-2016




Pour le moment, l’opération Barkhane se focalise sur les groupes jihadistes qui, après avoir occupé le nord du Mali, ont trouvé refuge dans le sud de la Libye, devenu, pour reprendre l’expression de Jean-Yves Le Drian, le ministre français de la Défense, un « hub terroriste ». En outre, elle garde un oeil sur l’organisation Boko Haram, qui, liée à l’État islamique (EI ou Daesh), est active dans la région du lac Tchad.

À cette liste, il faudra probablement ajouter la branche libyenne de l’EI, qui compterait, selon les estimations, entre 4.000 et 6.000 combattants, dont de nombreux ressortissants étrangers originaires du Maghreb.

Actuellement, les milices de Misrata, loyales au gouvernement libyen d’union nationale (GNA), tentent de déloger l’EI de son fief de Syrte, avec un appui aérien fourni par les États-Unis et le concours de forces spéciales occidentales. Après de durs combats, les jihadistes ont été contraints de céder du terrain et d’abandonner leur quartier général où, par ailleurs, des documents évoquant l’existence d’une cellule terroriste près de Milan ont été découverts.

Cela étant, une défaite à Syrte ne signifiera pas pour autant la fin de l’EI en Libye. Ainsi, selon le Wall Street Journal, qui cite des responsables occidentaux, des centaines de jihadistes auraient quitté la ville en direction du sud libyen avant son encerclement par les forces du GNA. Certains chercheraient ainsi à passer les frontières pour se replier dans des États voisins, comme l’Algérie, mais aussi et surtout le Niger, voire le Tchad.

Or, ces deux derniers pays, membres du G5 Sahel, accueillent une partie importante du dispositif de la Force Barkhane (état-major à N’Djamena, base aérienne à Niamey et base avancée à Madama).

Mais le plus probable est que la branche libyenne de l’EI cherche à se regrouper pour lancer éventuellement une contre-attaque. Pour cela, elle peut compter sur des relais dans l’est de la Libye, en particulier à Derna et à Benghazi, ainsi que sur le soutien de tribus, comme celle des Warfalla, présente à la fois à Syrte et à Bani Walid, ville située à un carrefour entre Tripoli et Misrata.

http://www.opex360.com/2016/08/16/la-force-barkhane-bientot-en-premiere-ligne-la-branche-libyenne-de-letat-islamique/
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MessageSujet: Re: le Sahel zone de non-droit   Sam 27 Aoû - 13:15

RIP
Citation :
Tchad : quatre soldats tués par une mine de Boko Haram


Reuters  27/08/2016


Quatre soldats tchadiens en patrouille samedi près de la frontière du Tchad avec le Niger ont été tués dans l'explosion d'une mine posée par des islamistes du groupe Boko Haram, a-t-on appris auprès des services de sécurité.

Ils circulaient à bord d'un véhicule qui a sauté sur la mine au niveau de Kaiga Kindji, dans la région du lac Tchad, en proie aux troubles déclenchés par Boko Haram depuis 2009.

Depuis le lancement de son insurrection voici sept ans, Boko Haram a tué autour de 15.000 personnes.

http://www.lorientlejour.com/article/1003989/tchad-quatre-soldats-tues-par-une-mine-de-boko-haram.html
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MessageSujet: Re: le Sahel zone de non-droit   Lun 5 Sep - 12:44

Citation :
Sahel : Un groupe ayant fait allégeance à l’EI revendique une attaque au Burkina Faso


Posté dans Afrique, Opérations par Laurent Lagneau Le 05-09-2016




Membre du Front Polisario, Adnane Abou Walid Al-Sahraoui avait fini par rejoindre le Mouvement pour l’unicité et le jihad en Afrique de l’Ouest (Mujao), dont il devint un porte-parole lors de l’occupation jihadiste du Nord-Mali.

Puis, après l’opération française Serval, le Mujao se rapprocha d’un autre groupe jihadiste, appelé « Les Signataires par le sang » et dirigé par Mokthar Belmokhtar, transfuge d’al-Qaïda au Maghreb islamique (AQMI), pour former l’organisation al-Mourabitoune. Mais la proclamation d’un califat à cheval entre la Syrie et l’Irak par l’État islamique (EI ou Daesh) troubla cette alliance.

Ainsi, en mai 2015, Al-Sahraoui fit publiquement allégeance à Abou Bakr al-Baghdadi, le chef de Daesh, au nom d’al-Mourabitoune. Seulement, quelques jours plus tard, Belmokhtar y opposa un démenti formel et réaffirma sa fidélité à l’égard d’Ayman al-Zawahiri, le successeur de Ben Laden à la tête d’al-Qaida.

Plus tard, il fut rapporté par la presse locale que des combats entre les partisans de Belmokhtar et ceux d’al-Sahraoui – une centaine – éclatèrent dans la région de Gao. Depuis, al-Mourabitoune s’est donc scindé en deux formations : l’une a rejoint les rangs d’AQMI pendant que l’autre a pris le nom d’ »État islamique dans le grand Sahara ».

Seulement, l’EI n’a jamais donné de suite à l’allégeance d’al-Sahraoui, sans doute parce que son groupe est considéré, à Raqqa ou à Mossoul, comme trop faible. Et il est vrai que, jusqu’à présent, il s’est fait discret par rapport à AQMI, al-Mourabitoune ou encore Ansar Dine.

Cela étant, sous réserve d’une éventuelle confirmation, l’État islamique dans le grand Sahara a revendiqué sa première attaque dans la bande sahélo-saharienne auprès de l’agence mauritanienne Al-Akhbar, connue pour diffuser régulièrement les messages de revendication des différents groupes jihadistes de la région.

L’attaque en question a visé, le 2 septembre, le poste douanier de Markoye, au Burkina, situé près de la frontière avec le Niger. Un bilan provision avait fait état de deux morts (un douanier et un civil) et de trois blessés. À noter que la région où s’est produit cet incident est distante d’un peu plus de 200 km de celle de Boni, ville malienne ayant brièvement été contrôlée, le même jour, par un groupe jihadiste non encore identifié.

Mais cette action revendiquée par le groupe d’al-Sahraoui st plutôt surprenante dans la mesure où, à en croire les menaces qu’il a proférées en mai dernier, l’on s’attendait à des attaques contre la mission des Nations unies au Sahara occidental ou encore contre des cibles situées au Maroc.

http://www.opex360.com/2016/09/05/sahel-groupe-ayant-fait-allegeance-lei-revendique-attaque-au-burkina-faso/
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MessageSujet: Re: le Sahel zone de non-droit   Jeu 8 Sep - 9:44

Citation :
4e Régiment de chasseurs- 4RCH

Barkhane : un détachement d'instruction opérationnelle du SGD Lyautey forme une section des forces armées nigériennes

De juin à juillet 2016, un détachement de soldats du 4e RCh, engagé au sein du sous groupement Désert Lyautey, est déployé au Niger afin d’encadrer une instruction opérationnelle au profit des forces armées nigériennes (FAN).

Dans un premier temps, les deux patrouilles du SGD Lyautey assurent la protection de l’emprise d’Aguelal, menant en parallèle des patrouilles de reconnaissance et de contrôle de zone afin de connaitre et maitriser le terrain.
Dans un second temps, sous l’autorité du chef de corps du 23e Bataillon interarmes nigérien, les cavaliers montagnards débutent la formation de la section nigérienne : instruction sur le tir de combat (ISTC), contre-IED, combat de nuit, combat en localité et combat en montagne. L’objectif est multiple car au-delà de l’apprentissage de ces savoir-faire techniques, il s’agit de faire manœuvrer ensemble une section hétérogène afin qu’elle devienne la 1re compagnie d’intervention du bataillon. L’enjeu est donc de taille.

C’est donc extrêmement motivés que les militaires du SGD Lyautey forment et conseillent leurs frères d’armes nigériens dans leur montée en puissance.
Il est à noter que la zone d’Aguelal est particulièrement adaptée à l’entraînement opérationnel. Située à l’Ouest du massif de l’Aïr (massif montagneux culminant à 2000 mètres d’altitude), elle offre des immensités de sable, des zones rocheuses contraignantes et exigeantes ainsi que quelques zones marécageuses. De jour comme de nuit, les soldats mènent alors des exercices de contrôle de zone, des infiltrations à pied, des prises d’assaut de hameau, des reconnaissances dans le désert et des combats débarqués en montagne. Chaque interception de véhicule, chaque action de secourisme ou de combat ou contre-IED améliorent les réflexes opérationnels et la coordination au sein du groupe.

Au fil des semaines, l’instruction renforce un peu plus les liens d’amitié entre les deux armées et offre des moments privilégiés pour chacun des soldats.
L’immersion des soldats français au cœur des forces armées nigériennes a notamment permis d’approfondir les connaissances sur les troupes africaines et de découvrir un autre armement tel que l’AK47 dont le tir fut très apprécié de tous.

En appuyant les armées des pays du G5 Sahel dans leurs actions de formation, les soldats de l’opération Barkhane contribuent directement au renforcement de leurs capacités.
Ce partenariat existe depuis le 1er août 2014 et regroupe 3 500 militaires dont la mission consiste à lutter contre les groupes armés terroristes pouvant agir dans la bande sahélo-saharienne.



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MessageSujet: Re: le Sahel zone de non-droit   Jeu 8 Sep - 11:17

Citation :
Un nouveau groupe armé fait son apparition au Niger


Posté dans Afrique par Laurent Lagneau Le 08-09-2016




Jusqu’à présent, le Niger était confronté à deux menaces : celle des groupes jihadistes liés à al-Qaïda au Maghreb islamique (AQMI) au nord et celle de Boko Haram, lié à l’État islamique (EI) au sud. Une troisième vient d’apparaître avec l’émergence d’un nouveau groupe armé, appelé « Mouvement pour la justice et la réhabilitation du Niger » (MJRN).

En fait, il serait plus juste de parler de « réapparition » étant donné que ce groupe affime vouloir défendre les droits de la minorité ethnique des Toubous, comme les Forces armées révolutionnaires du Sahara (FARS) par le passé.

Cette ethnie est géographiquement présente dans trois pays, à savoir le Niger, le Tchad et la Libye, où elle fut marginalisée par le régime du colonel Kadhafi, ce dernier étant même allé jusqu’à les priver de leur citoyenneté. D’ailleurs, en 2008, une révolte menée par le » Front Toubou pour le salut de la Libye » (FTSL) fut rapidement réprimée par l’armée libyenne.

Comme les FARS, le nouveau groupe armé a des vues sur les régions d’Agadez (nord) et de Diffa (sud-est), cette dernière étant régulièrement la cible des jihadistes nigérians de Boko Haram. Mais son combat vise surtout à obtenir des droits de la part de Niamey et à protester contre la présence chinoise dans le pays.

« Le Mouvement pour la Justice et la Réhabilitation du Niger informe l’opinion nationale et internationale de son intention à faire (d’avoir) recours à la lutte armée pour obtenir nos droits fondamentaux », est-il affirmé dans un communiqué signé par Adam Tcheke Koudigan, le chef « par intérim » de ce groupe.

« Le gouvernement du Niger est resté complètement indifférent à nos revendications plus que légitimes. (…) Malgré nos cris de détresse face aux dégâts écologiques des sites pétroliers (…) la dégradation de nos territoires de pâturages et de nos conditions de vie (…) les autorités de la république du Niger sont muettes à nos revendications », fait valoir le MJRN, qui s’en prend notamment à la compagnie pétrolière chinoise CNPC (China National Petroleum Corporation), accusée de faire « des millions de dollars de bénéfice sur les sites pétroliers » tout en faisant « payer le prix fort (…) sur le plan environnemental » aux « riverains ».

En outre, dans une vidéo diffusée sur les réseaux sociaux dans laquelle il apparaît aux côtés d’hommes armés, Adam Tcheke Koudigan revendique également « les droits les plus fondamentaux de boire de manger, de s’éduquer et se soigner ». Et d’ajouter : « Nous sommes sur le terrain, engagés (…) si l’heure arrive nous allons attaquer le Niger. »

Visiblement, à en croire une source proche du gouvernement nigérien, citée par l’AFP, la menace du MJRN n’est pas prise très au sérieux. « Cette vidéo, c’est un juste un coup médiatique, Koudigan est insignifiant, il n’a personne derrière lui », a-t-elle estimé.

Cela étant, le MJRN pourrait très bien bénéficier d’un soutien des Koudous installés en Libye où, à la faveur de la révolution libyenne contre le régime du colonel Kadhafi, ils ont pu se récupérer des armes et des munitions. Établis dans une région, le sud libyen, riche en pétrole, en eau et en minerais rares tout étant un carrefour pour de juteux trafics en tout genre, ils sont cependant souvent aux prises avec les Touareg et la tribus des Zwaïs.

Qui plus est, lors de la révolution libyenne, des combattants toubous tchadiens, exilés au Soudan après avoir échoué à renverser le président Idriss Déby Itno en 2008, avaient aidé leurs semblables en Libye. En février, RFI a même rapporté que ces derniers, restés sur place, ont été enrôlés pour lutter contre l’expansion de l’EI dans le pays.

http://www.opex360.com/2016/09/08/nouveau-groupe-arme-fait-son-apparition-au-niger/
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MessageSujet: Re: le Sahel zone de non-droit   Sam 17 Sep - 9:27

Citation :
Niger : 38 combattants de Boko Haram tués dans le sud nigérien (armée)


AFP 17/09/2016


Trente-huit membres de Boko Haram ont été tués et deux soldats ont été blessés, au cours "d'opérations de ratissage" menées cette semaine par les militaires du Niger et du Tchad, dans la région de Diffa (sud-est nigérien), a annoncé vendredi l'armée nigérienne.

"Le bilan global provisoire est le suivant: côté amis, deux (soldats) blessés légers. Côté ennemis: 38 terroristes tués", a déclaré à la télévision d'Etat le porte-parole du ministère nigérien de la Défense, le colonel Moustapha Ledru. "D'importantes quantités d'armes et de munitions" appartenant aux insurgés ont été également saisies, a souligné le colonel Ledru. Les armées nigérienne et tchadienne ont lancé des "opérations de ratissage" après "les attaques" de Boko Haram dans les zones "de Toumour et Gueskérou les 12 et 14 septembre", a-t-il expliqué.

Le communiqué ne fournit aucun détail sur l'attaque de Gueskérou survenue mercredi.
Mais d'après des villageois et des ONG locales, des éléments de Boko Haram ont "attaqué mercredi la nuit Gueskerou", un village située à une trentaine de kilomètres de la ville de Diffa "sans faire de victime".
"L'attaque néanmoins a semé la psychose au sein de la population" et "les assaillants ont incendié des habitations et emporté des vivres et des médicaments après avoir pillé des magasins et une pharmacie", a affirmé à l'AFP le responsable d'une ONG nigérienne.

Le 12 septembre, cinq militaires nigériens ont été tués et six autres blessés dans une embuscade tendue par des éléments de Boko Haram, non loin de Toumour, à 75 km au nord de la ville de Diffa. Selon Niamey, 30 combattants de Boko Haram ont été également tués et deux autres capturés au cours "d'une opération de ratissage" lancée juste après par les militaires nigériens et tchadiens.

Depuis février 2015, Boko Haram mène des attaques autour de Diffa, région frontalière du nord-est du Nigeria, fief des insurgés islamistes.
Fin juillet 2016, la Force multinationale mixte (Nigeria, Tchad, Niger, Cameroun), et notamment le Tchad, avait engagé des moyens importants et avait indiqué avoir repris aux insurgés islamistes les localités stratégiques nigérianes de Doutchi et Damasack, proches du Niger.

http://www.lorientlejour.com/article/1007680/niger-38-combattants-de-boko-haram-tues-dans-le-sud-nigerien-armee.html
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MessageSujet: Re: le Sahel zone de non-droit   Ven 23 Sep - 12:57

Citation :
Nord-est du Nigeria : le président Buhari appelle la communauté internationale à l'aide


AFP 23/09/2016


Le président du Nigeria a lancé un appel à l'aide vendredi à la tribune des Nation unies, son pays ne pouvant affronter seul le désastre humanitaire en cours dans le nord-est, provoqué par l'insurrection du groupe jihadiste Boko Haram, selon un communiqué de la présidence.

Les Nations unies et de nombreuses ONGs alertent continuellement depuis deux mois sur la situation de détresse alimentaire qui touche la région du Lac Tchad, affectée par des déplacements massifs de population dus au conflit.

A la tribune de l'Assemblée générale de l'Onu, Muhammadu Buhari a expliqué que les dégâts causés par les insurgés de Boko Haram ont été amplifiés par les effets du changement climatique.
"Nous renouvelons nos appels pour une action internationale ciblée afin d'assister les personnes qui ont besoin d'une aide humanitaire et combattre les causes du terrorisme", a déclaré le président. "La complexité et la gravité des crises humanitaires partout ailleurs dans le monde ont augmenté ces dernières années et leurs conséquences sont désastreuses", a-t-il ajouté. "La combinaison du changement climatique et du terrorisme menacent encore plus la paix et la sécurité."

Pour de nombreux experts, le réchauffement climatique touche directement les populations du Lac Tchad, qui ne trouvent plus assez d'eau potable.
Dans un communiqué diffusé vendredi, 15 organisations humanitaires (dont Oxfam, Première Urgence Internationale et Action contre la Faim) ont comparé la crise alimentaire dans cette région à la sécheresse en Somalie, de 2011, "où plus de 250.000 sont mortes" de faim. Deux ans après, les Nations unies avaient reconnu que la communauté internationale n'avait pas agi assez tôt.

Au Nigeria, pays le plus peuplé d'Afrique, des millions de personnes sont concernées et la situation pourrait empirer. "Ce sont plus de 65 000 personnes qui vivent déjà en situation de famine dans certaines zones du nord-est du Nigeria. 6,3 millions de personnes vivent en situation d'insécurité alimentaire sévère au Nigeria, au Niger, au Tchad et au Cameroun. Parmi eux, 4,4 millions de personnes sont au Nigeria", précise le communiqué. "Si les organisations ne peuvent pas atteindre les communautés dans les zones prises au piège par le conflit, nous assisterons à une catastrophe bien plus importante que celle à laquelle nous sommes actuellement confrontés", explique Yannick Pouchalan, directeur d'Action contre la Faim pour le Nigeria.

Boko Haram a été repoussé par une offensive de l'armée nigériane et des forces régionale, mais de grandes parties du territoire restent hors-de-contrôle et inaccessibles pour le personnel humanitaire.
En juillet, les Nations unies ont annoncé que 250.000 enfants de moins de 5 ans souffrent de malnutrition aiguë dans le seul Etat du Borno, et que 50.000 d'entre eux pourraient mourir d'ici la fin de l'année.

Pour Toby Lanzer, coordinateur humanitaire de l'Onu pour la région du Sahel, il faudrait 385 millions de dollars (345 millions d'euros) supplémentaires pour le seul nord-est du Nigeria et 559 millions de dollars pour toute la région du lac Tchad.

http://www.lorientlejour.com/article/1008988/nord-est-du-nigeria-le-president-buhari-appelle-la-communaute-internationale-a-laide.html
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MessageSujet: Re: le Sahel zone de non-droit   Dim 25 Sep - 9:33

RIP
Citation :
Tchad : quatre soldats tchadiens tués dans une attaque attribuée à Boko Haram


AFP 25/09/2016


Quatre soldats tchadiens ont été tués samedi soir près de la frontière avec le Niger dans une attaque attribuée au groupe jihadiste nigérian Boko Haram, a indiqué dimanche à l'AFP une source sécuritaire à N'Djamena.

"Aux environs de 20h00 (samedi soir), les éléments de Boko Haram ont attaqué le poste de Djoroye près de la frontière avec le Niger dans la région du lac Tchad, tuant quatre de nos soldats", a indiqué à l'AFP cette source sécuritaire, qui a également fait état de sept morts dans les rangs de Boko Haram au cours de la riposte de l'armée.

http://www.lorientlejour.com/article/1009219/tchad-quatre-soldats-tchadiens-tues-dans-une-attaque-attribuee-a-boko-haram.html
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MessageSujet: Re: le Sahel zone de non-droit   Mer 5 Oct - 9:17

Citation :
Niger: l'Allemagne va construire une base militaire en appui à la Minusma au Mali


AFP 05/10/2016


L'Allemagne va construire au Niger une base militaire en "appui" à la Mission militaire onusienne qui combat les jihadistes au Mali voisin, a annoncé mercredi l'ambassadeur d'Allemagne à Niamey.

"Avec l'établissement d'une base militaire allemande pour le transport aérien à Niamey, en appui à la mission de la Minusma au Mali auquel le Niger a militairement participé de manière significative dès le début, un nouveau chapitre de notre coopération est ouvert" avec le Niger, a déclaré l'ambassadeur Bernd von Münchow-Pohl.
"Dans quelques jours, nous attendons la visite de la chancelière Angela Merkel au Niger", a-t-il précisé, dans une allocution à l'occasion de la fête de la réunification allemande et dont l'AFP a reçu une copie.
L'Allemagne, a-t-il dit, "est prête à s'engager davantage dans la région du Sahel" et "à assumer encore plus de responsabilité". "Le Niger est à cet effet pour nous un partenaire central" et "un pays-clé dans la lutte contre le terrorisme et la migration illégale", en provenance d'Afrique de l'Ouest.

La France et les Etats-Unis disposent déjà de bases militaires au Niger pour lutter contre les jihadistes du Sahel, notamment entre la Libye et le Mali, deux voisins du Niger. Ils ont aussi déployé des drones à Niamey et à Agadez (nord du Niger) pour surveiller les mouvements des jihadistes.

Selon les experts, le Niger, Etat sahélien très pauvre, est en passe de devenir "une base cruciale" pour les opérations des puissances occidentales principalement dans la lutte contre les jihadistes.
De nombreux responsables de la société civile du Niger critiquent cette "forte présence militaire étrangères" et accusent les autorités "d'aliéner" la souveraineté du pays.

http://www.lorientlejour.com/article/1011016/niger-lallemagne-va-construire-une-base-militaire-en-appui-a-la-minusma-au-mali.html
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MessageSujet: Re: le Sahel zone de non-droit   Ven 7 Oct - 11:39

RIP

Citation :
Au moins 22 soldats nigériens tués lors de l’attaque d’un camp de réfugiés


Posté dans Afrique, Opérations par Laurent Lagneau Le 07-10-2016




Un groupe non identifié, fort d’une quarantaine d’hommes armés, a attaqué, le 6 octobre, le camp de réfugiés maliens de Tazalit, dans le nord du Niger, à environ 180 km de la frontière malienne.

Selon les premiers éléments disponibles – qui demandent encore à être confirmés – les assaillants seraient arrivés sur le site à bord d’une douzaine de véhicules et d’une moto avant de surprendre les militaires nigériens affectés à la surveillance et à la protection des lieux. Ces derniers ont subi une lourde perte : au moins 22 d’entre eux ont été tués. En outre, un réfugié a été blessé par une balle perdue.

« Nous avons été informés d’une attaque sur le camp de Tazalit. Pour l’instant, on nous a dit qu’il y a 22 morts mais ce n’est pas le bilan définitif. Il pourrait s’alourdir », a en effet déclaré le Premier ministre nigérien, Brigi Rafini.

Après leur attaque, les assaillants ont pris la direction du nord-ouest, certainement vers le Mali, en emportant des armes, des munitions et au moins un véhicule de l’armée nigérienne. Des moyens de la force française Barkhane (*) auraient été engagés afin de retrouver leur trace.

Ce n’est pas la première fois qu’un camp de réfugiés maliens (qui seraient 54.000 au Niger selon l’UNHCR) est attaqué. Celui de Tabareybarey, situé à une dizaine de kilomètres de la ville d’Ayorou, avait également été visé, dans la soirée du 10 septembre, par des hommes armés. Trois civils y laissèrent la vie. Même chose pour celui de Mangaize, en octobre 2014. Là, selon Niamey, 9 membres des forces de sécurité y furent tués.

Pour le moment, aucune précision sur l’identité des assaillants du camp de Tazalit n’a été officiellement donnée. Si le nord du Niger, comme d’ailleurs l’ensemble de la bande sahélo-saharienne (BSS), est une région où proliférent des réseaux criminels, la piste jihadiste est la plus probable. Cela étant, la frontière entre les groupes terroristes et les trafiquants est poreuse, comme le souligne l’Office des Nations unies contre la drogue et le crime.

Les groupes criminels, note-t-il, « utilisent d’anciennes routes caravanières pour divers trafics : résine de cannabis et de cocaïne, contrebande de médicaments et même trafic d’êtres humains. » Et d’ajouter que le « phénomène insurrectionnel et le terrorisme salafiste compliquent les investigations dans cette zone instable », d’autant plus que « l’interconnexion entre groupes terroristes et réseaux criminels traditionnels rend le travail des enquêteurs sérieusement plus compliqué. »

Par ailleurs, l’attaque de Tazalit est la plus meurtrière pour l’armée nigérienne depuis celle de Bosso, commise en juin dernier par les jihadistes du groupe nigérian Boko Haram. Selon un bilan finalement révisé à la baisse, 24 soldats nigériens avaient été tué dans cette ville située près de la frontière avec le Nigéria.

(*) À noter que le dernier compte-rendu de l’État-major des armées (EMA) ne fait aucune mention de Barkhane. Une première depuis août 2014.

http://www.opex360.com/2016/10/07/au-moins-22-soldats-nigeriens-tues-lors-de-lattaque-dun-camp-de-refugies/
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MessageSujet: Re: le Sahel zone de non-droit   Ven 7 Oct - 12:27

Citation :
Comment Alger protège le djihadiste Iyad Ag-Ghali avec l’aide de Paris

LE MONDE Le 06.10.2016 à 11h08
.
C’est un geste de courtoisie diplomatique et militaire dont on se souviendra longtemps au ministère français de la défense. En 2014, alors qu’elle avait Iyad Ag-Ghali, chef du mouvement djihadiste malien Ansar Eddine à portée de fusil, la France a choisi de prendre l’avis d’Alger avant d’agir, plutôt que de le « neutraliser » ou de le capturer vivant.

Pas si peu fiers de cette marque de considération, les Algériens envoient à Paris un message aussi clair que l’eau de roche : « Ne vous occupez pas d’Iyad. Nous en faisons notre affaire. »

On connaît bien la suite de cette consultation franco-algérienne : Iyad Ag-Ghali en a tiré profit pour disparaître des écrans radar. Mieux, le chef djihadiste a reconstitué Ansar Eddine, sorti, comme tous les autres mouvements djihadistes, du Sahel, zone déstabilisée par l’opération militaire française « Serval » de janvier 2013.

A la tête d’une « katiba »

A la différence des autres figures emblématiques du djihad sahélien importés d’Algérie, tels Mokhtar Belmokhtar ou feu Abou Zeid, Iyad Ag-Ghali est un notable touareg malien. Il a pu ainsi se servir de cette qualité d’autochtone pour élargir la base de recrutement de ses combattants au-delà de la seule communauté touareg. Résultat : on trouve aujourd’hui encore dans les rangs d’Ansar Eddine, non seulement des djihadistes étrangers, mais aussi des ressortissants maliens appartenant à différents groupes ethnolinguistiques tels que les Bambara, les Peuls, les Soninké.

Lire aussi :   Peut-on encore sauver « le soldat IBK » au Mali ?

Amadou Koufa, le leader du Front de libération du Macina (FLM), tout dernier-né des groupes djihadistes maliens, implanté dans la région de Mopti, au centre du pays, fut d’ailleurs un prédicateur proche du chef d’Ansar Eddine. Dans sa stratégie de reconstitution de son mouvement, qui n’est en réalité qu’une sorte de katiba d’Al-Qaida au Maghreb islamique (AQMI), Iyad Ag-Ghali a également pu compter sur ses contacts pour s’approvisionner en Libye, pays devenu une sorte de supermarché à ciel ouvert d’où partent toutes sortes d’armes et de munitions en circulation dans la bande sahélo-saharienne.

Selon l’ambassadeur de Libye à Paris, Alshiabani Abuhamoud – qui représente le gouvernement de Faïz Serradj – pas moins de 20 millions de munitions de toutes fabrications ont été sorties des magasins après la chute de Mouammar Kadhafi, en 2011. Si certains stocks sont restés en Libye, d’autres, en revanche, ont pris le chemin de l’étranger pour se retrouver dans les mains des groupes djihadistes, de Boko Haram à Ansar Eddine, en passant par le Mouvement pour l’unicité et le djihad en Afrique de l’Ouest (Mujao).

Lire aussi :   Le jour où j’ai déjeuné avec des preneurs d’otages nigériens

Ensemble, l’enrôlement de nouvelles recrues issues des communautés locales et le circuit d’approvisionnement en armes à partir de la Libye expliquent le retour en force d’Iyad Ag-Ghali sur le théâtre djihadiste malien.

Assurance-vie tribale

En dépit de la montée en puissance de la capacité de nuisance d’Ansar Eddine, le cas Iyad Ag-Ghali ne semble être la priorité ni de la France ni de l’Algérie. Encore moins du Mali, confronté à d’autres urgences. Occupés à pourchasser Mokhtar Belmokhtar, auteur de la spectaculaire attaque du site gazier d’In-Amenas en janvier 2013, les Algériens ne se préoccupent pas du chef d’Ansar Eddine, tant qu’il reste sévir au Mali. Pour des raisons différentes, celui que le spécialiste des mouvements djihadistes au Sahel, Lemine Ould Salem, présente comme un immense poète et un grand amateur de musique converti au salafisme rigoureux, n’est pas dans le viseur des forces et des services de renseignement français. En effet, à Paris on s’en tient toujours à la promesse de 2014 de l’Algérie, interlocuteur incontournable pour gagner la plus petite guerre au Sahel, de s’occuper du « cas Iyad ». Avec cette posture, Paris évite de froisser Alger, qui lui avait accordé d’énormes facilités aux premiers jours de « Serval », dont l’approvisionnement en carburant et en produits d’intendance (eau, nourriture…) des forces françaises basées sur la frontière algéro-malienne.

Lire aussi :   Pourquoi ma voisine Falmata Kollo a rejoint Boko Haram ?

Mais, au-delà des considérations d’agendas cachés des uns et des autres, Iyad Ag-Ghali est un notable touareg appartenant à la puissante tribu des Ifoghas qui vit à cheval entre le Mali, le Niger et l’Algérie. Les Ifoghas ont pris une part active dans la libération des derniers otages français au Sahel (2013 et 2015), tout comme dans celle des diplomates algériens enlevés en avril 2012, au tout début de l’occupation du nord du Mali par les groupes djihadistes. Paris et Alger n’ont donc aucun intérêt à se mettre ces Touaregs-là à dos.

Bien qu’il se soit totalement investi dans le djihad sur fond d’idéologie salafiste extrémiste, Iyad Ag-Ghali est toujours considéré par sa communauté comme l’un des siens, qu’elle n’a pas perdu espoir de ramener à la raison. Il n’est d’ailleurs un secret pour personne que le chef d’Ansar Eddine continue de jouir d’une certaine estime de la part de plusieurs dirigeants de la rébellion armée signataires de l’accord de sortie de la crise au nord du Mali, officialisé en février 2015 à Alger.

Lire aussi :   Au Mali, la situation se dégrade au nord et au centre du pays

Lemine Ould Salem, auteur de Le Ben Laden du Sahel : sur les traces du djihadiste Mokhtar Belmokhtar, décrypte : « Le statut de chef traditionnel d’Iyad Ag-Ghali peut expliquer la bienveillance dont il jouit encore. Certains se disent là-bas que les choses vont finir par se tasser, on trouvera alors le moyen de récupérer Iyad. »

En attendant son retour dans les rangs, Iyad Ag-Ghali se balade entre la frontière algéro-malienne et le nord du Mali qu’il arpente depuis la première rébellion touareg des années 1980.


En savoir plus sur http://www.lemonde.fr/afrique/article/2016/10/06/comment-alger-protege-le-djihadiste-iyad-ag-ghali-avec-l-aide-de-paris_5009126_3212.html#K8QuLjMYIK4xur6H.99
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MessageSujet: Re: le Sahel zone de non-droit   Ven 14 Oct - 12:59

Citation :
14 oct. 2016 | Par Emmanuel Huberdeau

Barkhane : Mirage 2000 C et D de nouveau en action



Des Mirage 2000 C et D assurent l'appui aérien de l'opération Barkhane © Emmanuel Huberdeau



L'état major des armées (EMA) a annoncé hier que trois Mirage 2000 supplémentaires ont rejoint l'opération Barkhane. Ces appareils opèrent désormais depuis deux bases : Niamey au Niger et N'Djamena au Tchad. L'EMA n'a pas voulu préciser le type de Mirage 2000 actuellement déployé dans le Sahel. Selon ses porte-paroles un panachage de Mirage 2000C et D intervient sur ce théâtre, mais la composition du détachement chasse de l'opération Barkhane peut évoluer régulièrement en fonction des sollicitations et des besoins des escadrons d'Orange (Sur Mirage 2000C) et de Nancy (Sur Mirage 2000D).

Depuis le mois d'août, l'appui aérien des troupes au sol de Barkhane est confié exclusivement aux Mirage 2000 tandis que la participation à l'opération Chammal ne concerne plus que les Rafale (12 appareils de l'armée de l'Air). Avant cela, des Rafale étaient déployés à N'Djamena et des Mirage 2000D opéraient depuis la Jordanie. Selon l'armée de l'Air, cette réorganisation vise à optimiser la gestion des flux logistiques et à préserver les potentiels humain et mécaniques en vue de durer dans le temps.

http://www.air-cosmos.com/barkhane-mirage-2000-c-et-d-de-nouveau-en-action-83995
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