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 le Sahel zone de non-droit

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jf16
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MessageSujet: Re: le Sahel zone de non-droit   Lun 20 Fév 2017 - 19:22

Citation :
BSS : menaces sur la force Barkhane


20 février 2017/Actualité des forces


La branche africaine de l’Ouest de l’Etat islamique (EIAO) appelle ses «troupes» à frapper les bases et les forces étrangères dans la région, dont Barkhane.

Dans un document audiovisuel que TTU a pu visionner, le dirigeant de l’organisation dissidente de Boko Haram, le Nigérian Abou Moussab Al-Barnaoui, qui a prêté allégeance à Abu Bakr Al-Baghdadi en mars 2015, affiche de nouvelles ambitions. Si la cible prioritaire reste la force d’intervention conjointe multinationale (MNJTF) formée, autour du Nigeria, par les pays voisins (Niger, Tchad, Cameroun et Bénin), les bases militaires, les armées et les sites de renseignement appartenant aux Etats-Unis, à la France, à la Grande-Bretagne et même à la Chine, mais aussi les milices iraniennes «infiltrées» ainsi que les forces multinationales, comme la Minusma, relèvent désormais de son périmètre d’action.

Au même titre que «l’Irak, la Syrie, la Libye, le Sinaï, le Yémen, le Khorassan et le Caucase», territoires où des coalitions multinationales mènent la guerre contre l’EI, l’Azawad (Nord du Mali) constitue un champ de djihad et de conquête pour l’EI, seul capable de libérer ses populations des «forces d’occupation étrangères».

La diffusion de ce document intervient au lendemain du sommet extraordinaire du G5 Sahel du 6 février où les chefs d’Etat du Mali, du Niger, de la Mauritanie, du Tchad et du Burkina Faso ont convenu de mutualiser leurs efforts en créant une force conjointe contre le terrorisme.

Avec son contingent de 4 000 hommes déployés sur cinq pays, Barkhane appuie ce type d’initiative pour espérer progressivement passer le relais, à défaut de pouvoir, pour l’heure, se retirer. Un objectif qui apparaît encore plus lointain, si la force française se retrouve à devoir compter avec un nouvel ennemi sur la zone, déjà sur-occupée par les groupes affiliés à Al-Qaida.

http://www.ttu.fr/bss-menaces-force-barkhane/
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MessageSujet: Re: le Sahel zone de non-droit   Jeu 23 Fév 2017 - 18:24

Citation :
23.02.2017

Barkhane a "neutralisé" quatre membres d'un groupe armé dans le nord-est du Mali



L'armée française a tué quatre membres d'un groupe armé qui avait ouvert le feu sur elle dans le nord du Mali près de la frontière algérienne, selon le porte-parole de l'état-major, le colonel Steiger.

Dans la nuit de dimanche à lundi, la force "Barkhane a neutralisé un groupe armé terroriste dans la région de Bouguessa" (Boghassa, sur la carte ci-dessous), lors d'une opération d'interception.




Le groupe a "ouvert le feu sur les soldats français qui ont riposté," a-t-il ajouté en précisant que quatre "terroristes" avaient été tués. Les militaires français ont saisi "deux mitrailleuses lourdes, deux lance-roquettes, quatre fusils d'assaut Kalachnikov et des centaines de cartouches.

http://lignesdedefense.blogs.ouest-france.fr/archive/2017/02/23/barkhane-17694.html  
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MessageSujet: Re: le Sahel zone de non-droit   Dim 26 Fév 2017 - 18:20

Citation :
La France renforce son soutien militaire au Niger


Posté dans Afrique, Forces spéciales, Opérations par Laurent Lagneau Le 26-02-2017




Le Niger est confronté à une double menace jihadiste : il doit en effet faire face aux groupes armés liées à al-Qaïda au Maghreb islamique (AQMI) au nord et à l’ouest ainsi qu’à Boko Haram (dont une partie est affiliée à l’État islamique) au sud. Qui plus est, sa position géographique en fait une place tournante de tous les trafics possibles et imaginables.

Ces menaces se traduisent par des incursions meurtrières de ces groupes armés sur son territoire. Ainsi, le 22 février, une patrouille des Forces armées nigériennes (FAN) a été attaquée à Tilwa, dans la zone de Ouallam (ouest), près du Mali. Le bilan définitif fait état de 16 soldats tués et de 17 blessés.

La région de Ouallam est située à une centaine de kilomètres au nord de Niamey. Elle est la cible d’attaques de plus en plus fréquentes, attribuées généralement à al-Mourabitoune, un groupe formé en 2013 par l’alliance du Mouvement pour l’unicité et le jihad en Afrique de l’Ouest (Mujao) et des « Signataires par le sang » du jihadiste algérien Mokhtar Belmokhtar.

En octobre, à Tazalit (ouest de Ouallam), un groupe d’une quarantaine d’hommes armés avait donné l’assaut contre un camp de réfugiés maliens, protégé par la Garde nationale nigérienne. Là aussi, le bilan avait été lourd, avec 22 tués parmi les militaires. Cette attaque n’a jamais été revendiquée.

Le mois suivant, une nouvelle attaque, menée selon le même mode opératoire observé à Tazalit, visa un poste de la Garde nationale nigérienne à Bani Bangou. Cette fois, les assaillants, suspectés d’appartenir au groupe d’Adnane Abou Walid Al-Sahraoui, rallié à l’État islamique, furent mis en déroute par l’intervention d’un Mirage 2000C et d’un Mirage 2000D français, basés à Niamey au titre de l’opération Barkhane.

La France a déployé des capacités militaires relativement importantes au Niger. Ainsi, elle dispose d’une base aérienne projetée (BAP) à Niamey, d’où décollent les Mirage 2000 et les drones MALE (Moyenne Altitude Longue Endurance) MQ-9 Reaper, ainsi que d’une base avancée à Madama, dans le nord du pays. En outre, face à Boko Haram, elle a envoyé un Détachement de liaison et d’appui opérationnel (DLAO) à Diffa, dans le sud.

Après l’attaque contre les FAN à Tilwa, l’appui militaire français va être revu à la hausse. « À la demande du président (Mahamadou) Issoufou, un DLAO est en train de se constituer à Tillabéri au profit de nos camarades nigériens », a annoncé, le 24 février, Jean-Yves Le Drian, le ministre de la Défense.

Selon une source militaire française citée par l’AFP, ce DLAO doit être armé par 50 à 80 commandos des forces spéciales, lesquels seront déployés « dans trois jours ». D’après RFI, ce détachement aura notamment « pour mission de combattre la faction du groupe État islamique d’al-Sahraoui. »

http://www.opex360.com/2017/02/26/la-france-renforce-son-soutien-militaire-au-niger/
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MessageSujet: Re: le Sahel zone de non-droit   Dim 5 Mar 2017 - 13:12

Citation :
Sahel : Trois groupes jihadistes ont annoncé leur fusion


Posté dans Afrique, Opérations, Terrorisme par Laurent Lagneau Le 05-03-2017




Dans une vidéo transmise le 1er mars à l’Agence mauritanienne ANI et diffusée ensuite sur les réseaux sociaux, le chef jihadiste malien Iyad Ag Ghaly, a annoncé la fusion de son groupe avec deux autres formations, dont al-Mourabitoune, de Mokhtar Belmokhtar, et l’Émirat du Sahara, une branche d’al-Qaïda au Maghreb islamique (AQMI).

Cette nouvelle entité jihadiste, toujours affiliée à al-Qaïda, a pris le nom de « Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans. » Elle sera commandée par Iyad Ag Ghaly, qui prend ainsi du galon.

Plusieurs responsables jihadistes figuraient sur la vidéo. Outre Iyad Ag Ghaly, l’on peut y voir Yahya Abu al-Hammam, le chef de l’Émirat du Sahara, Amadou Koufa, qui dirige la brigade « Macina » d’Ansar Dine, et Al-Hassan Al-Ansari, le bras droit de Belmokhtar. L’absence de ce dernier sur cette « photo de famille » ne manquera pas de relancer les spéculations à son sujet. En novembre, il fut rapporté qu’il avait été visé par une frappe aérienne française effectuée en Libye, sur la base de renseignements américains.

Concrètement, cette nouvelle formation restera sous l’autorité d’AQMI. Dans la vidéo, Iyad Ag Ghaly a en effet prêté allégeance au chef de cette organisation, l’algérien Abou Moussa Abdelouadoud [alias Abdelmalek Droukdel].

Depuis l’opération française Serval, les groupes jihadistes présents dans le nord du Mali ont dû se réorganiser plusieurs fois. Ce fusion, par ailleurs « scellée » par le juge d’AQMI, Abdalrahman Al-Sanhaji, fait suite à celle opérée par le Mouvement pour l’unicité et le jihad en Afrique de l’Ouest (Mujao) avec les Signataires par le sang de Belmokhtar pour former al-Mourabitoune.

http://www.opex360.com/2017/03/05/sahel-trois-groupes-jihadistes-ont-annonce-leur-fusion/
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MessageSujet: Re: le Sahel zone de non-droit   Lun 6 Mar 2017 - 18:13

Citation :
Niger: quatre gendarmes tués dans une attaque "terroriste"


AFP 06/03/2017


Au moins quatre gendarmes nigériens ont été tués dans la nuit de dimanche, au cours d'une attaque apparemment "terroriste" dans la région de Tillabéri dans l'ouest nigérien proche du Mali et du Burkina Faso, a indiqué lundi à l'AFP une source sécuritaire.

"Le bilan provisoire est de quatre gendarmes tués dans l'attaque visiblement terroriste menée dans la nuit de dimanche", a souligné la source sécuritaire.

Le raid lancé par des hommes armés non identifiés a visé "un détachement de la gendarmerie" stationné dans la zone de "Wanzarbé", une localité du sud-ouest de la région de Tillabéri, proche du Mali et du Burkina Faso, a ajouté cette source sous couvert de l'anonymat.

Mi-mars 2016, trois gendarmes nigériens avaient déjà été tués dans cette même zone, au cours d'une attaque attribuée à Al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi) par les autorités.
Ecumées par des bandes armés terroristes, les zones nigériennes proches du Mali et du Burkina sont considérées comme très dangereuses.

Au Mali, 11 militaires maliens ont été tués et cinq blessés tôt dimanche matin au cours d'une attaque contre la base militaire de Boulikessi, dans le centre du pays, près du Burkina Faso, a annoncé le ministère malien de la Défense dans un communiqué lu à la télévision.

Le 3 mars dernier, Niamey a décrété "l'Etat d'urgence" dans plusieurs départements de Tillabéri et Tahoua, deux régions voisines du Mali et souvent l'objet d'attaques meurtrières, visant régulièrement des positions de l'armée et des camps de réfugiés, attribuées à des groupes jihadistes maliens liés notamment au Mouvement pour l'unicité et le jihad en Afrique de l'Ouest (Mujao).

Au moins 43 soldats nigériens ont péri dans des attaques "terroristes" entre octobre 2016 et février 2017 dans ces deux régions.
En janvier, le Niger, le Mali et le Burkina Faso ont décidé de créer une Force tripartite sur leur frontière commune, "en passe de devenir un sanctuaire de groupes terroristes et de criminels en tous genres".

https://www.lorientlejour.com/article/1038949/niger-quatre-gendarmes-tues-dans-une-attaque-terroriste.html
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MessageSujet: Re: le Sahel zone de non-droit   Lun 6 Mar 2017 - 18:34

Citation :
Mali : Un groupe armé s’oppose à l’installation des autorités intérimaires à Tombouctou


Posté dans Opérations, Points chauds par Laurent Lagneau Le 06-03-2017




Fin février, lors d’un déplacement au Mali, le ministre français de la Défense, Jean-Yves Le Drian, avait estimé que le processus de paix entre les groupes rebelles touareg et les autorités maliennes était sur le « bon chemin » dans le nord du pays. « Nous avons eu ces conversations très soutenues qui me permettent aujourd’hui d’avoir un point de vue optimiste sur la situation », avait-il dit, à l’issue d’un entretien avec le président malien, Ibrahim Boubacar Keïta.

Ce processus découle de l’accord de paix d’Alger, signés en 2015, par le gouvernement malien et les organisations indépendantistes du nord-Mali. Il prévoit notamment des patrouilles mixtes, formées par des soldats maliens, des ex-rebelles la Coordination des mouvements de l’Azawad (CMA), à dominante touareg, et des combattants du Groupe d’autodéfense touareg Imghad et alliés (Gatia, pro-gouvernemental), ainsi que l’installation d’autorités intérimaires à Gao, Kidal, Ménaka et Tombouctou.

Lors de la visite de M. Le Drian, et dans le cadre du Mécanisme Opérationnel de Coordination (MOC), les premières patrouilles mixtes ont été menées à Gao. Et cela, quelques semaines à peine après avoir été la cible d’une attaque terroriste meutrière revendiquée par le groupe jihadiste al-Mourabitoune. D’où l’optimisme mesuré du ministre français.

Quant à l’installation des autorités intérimaires, elle se fait non sans mal. Si aucun problème n’a été signalé à Menaka, il en est allé autrement à Gao où des hommes armés s’y sont opposés en investissant le Conseil régional. Cependant, la situation a pu être rapidement débloquée après négociation et au prix de quelques concessions.

À Kidal, où l’on pouvait craindre quelques difficultés, les autorités intérimaires ont été installées sans souci le 28 février, après toutefois 18 mois de tractations entre les différentes parties (gouvernement, CMA, etc…). Mais c’est à Tombouctou où les tensions sont les plus vives.

Là, un groupe armé, le Congrès pour la justice dans l’Azawad [CJA], apparu sur la scène malienne en octobre 2016, s’oppose à l’installation des autorités intérimaires, au motif qu’elles ne sont assez représentatives à son goût.

Depuis le 5 mars, cette organisation a envoyé ses troupes aux abords de la ville et menacé de prendre le contrôle des bâtiments administratifs. Toutefois, ses combattants en auraient été empêchés par l’intervention des militaires français de l’opération Barkhane et celles des Casques Bleus de la MINUSMA [Mission multidimensionnelle intégrée des Nations unies pour la stabilisation du Mali, ndlr].

« Des groupes armés opposés aux autorités intérimaires qui auraient dû être mises en place ce jour sont positionnées autour de la ville et menacent de la prendre », a expliqué, rapporte Reuters, le colonel Sidibé, porte-parole du ministère malien de la Défense. En outre, des tirs sporatiques ont été entendus et les commerces ont dû fermer.

Pour le moment, le gouvernement malien essaie de négocier avec le CJA. Mais, a priori, ses exigences seraient trop élevées puisqu’il réclame la modification de la composition des autorités intérimaires. Ce qui serait impossible en l’état.

Le CJA est dirigé par un ancien ministre malien, Hama Ag Mahmoud, qui a rallié le Mouvement national de libération de l’Azawad (MNLA), qui fait partie de la CMA, et par le colonel Abass Ag Mohamed Ahmad, un déserteur de l’armée malienne, lui aussi passé dans les rangs de la rébellion touareg.

http://www.opex360.com/2017/03/06/mali-groupe-arme-soppose-linstallation-des-autorites-interimaires-tombouctou/
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MessageSujet: Re: le Sahel zone de non-droit   Dim 19 Mar 2017 - 20:02

Citation :
L’État islamique cherche à rapprocher ses factions pour s’étendre en Afrique de l’Ouest


Posté dans Afrique, Opérations par Laurent Lagneau Le 19-03-2017




En août dernier, l’État islamique (EI ou Daesh) a annoncé qu’Abou Mosab al-Barnawi prendrait la direction de l’État islamique en Afrique de l’Ouest, c’est à dire du groupe jihadiste nigérian Boko Haram, à la place d’Abubakar Shekau, qui était jusqu’alors le chef de cette organisation.

Cette décision a provoqué des remous au sein de Boko Haram, Shekau ne l’ayant jamais acceptée. Du coup, le groupe s’est scindé en deux. En outre, il est désormais sur la défensive en raison de l’action menée par la Force multinationale mixte, mise en place par le Nigéria, le Cameroun, le Tchad, le Niger et le Bénin.

Cela étant, en difficulté en Irak et en Syrie, l’EI est apparemment bien décidé à étendre son influence en Afrique de l’Ouest. D’où la promotion d’al-Barnawi à la tête de Boko Haram. Ce dernier a pour second un certain Mamman Nour, un tchadien qui aurait planifié l’attentat commis contre les Nations unis à Abuja, en 2011. En outre, de par ses contacts avec les Shebab somaliens et les jihadistes libyens, il bénéficierait d’une influence relativement importante.

« Certains analystes estiment qu’en réalité le vrai cerveau [de Boko Haram] c’est Mamman Nur mais tactiquement, il a choisi de ne pas être présenté comme le leader de la nouvelle faction. Il a préféré que ce soit Barnawi, parce que le symbole de Barnawi est important en raison de sa relation familiale avec le fondateur de Boko Haram, Mohammed Yusuf », expliquait à RFI, en septembre 2016, Mathias Owona Nguini, un politiste camerounais.

Pour s’imposer en Afrique de l’Ouest, Daesh favorise le rapprochement entre les groupes qui lui ont fait allégeance. Comme le récent « État islamique du Grand Sahara » d’Abou Walid al-Sahraoui, un chef jihadiste en rupture de ban avec al-Mourabitoune, l’organisation formée en 2013 par la fusion du Mujao et des Signataires par le sang de Mokhtar Belmokhtar.

D’après le Figaro, qui a cité une source militaire ayant accès aux notes de renseignement, al-Barnawi et al-Sahraoui auraient conclu un accord pour étendre l’influence de Daesh au Burkina Faso, au Mali, voire au Bénin.

« L’objectif des deux organisations soeurs vise une extension territoriale vers l’ouest et l’est de leur zone respective », a expliqué cette source militaire. « En s’alliant avec Barnawi, Sahraoui y gagne en puissance dans une région, le Sahel, investie et dominée par al-Qaïda », indique une note de renseignement évoquée par le quotidien. Qui plus est, le chef de l’État islamique du Grand Sahara a assis son ancrage au sein de la communauté peule après s’être marié avec une Peule originaire du village de Bouratam.

Ce rapprochement entre ces deux factions de Daesh en Afrique de l’Ouest est sans doute l’une des raisons de la récente fusion des groupes jihadistes Ansar Dine, al-Mourabitoune et l’Émirat du Sahara, une branche d’al-Qaïda au Maghreb islamique (AQMI). Ces derniers sont désormais réunis au sein du « Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans », dirigé par le touareg malien Iyad Ag Ghaly et lié à al-Qaïda.

Par ailleurs, au Mali, la force Barkhane continue de chercher à perturber les flux logistiques des jihadistes, en particulier dans le nord du pays. Comme en témoigne les prises faite par le Groupement tactique désert (GTD), lors d’une vaste opération menée ces derniers jours (450 soldats, 110 véhicules blindés et 3 hélicoptères).

Ainsi, selon le compte de l’État-major des armées, les militaires français ont mis la main sur une quarantaine de tubes lance-roquettes, 5 000 cartouches de gros calibre, une demi-douzaine d’obus de mortier ainsi que six fusées de roquettes (dispositif de mise à feu) dans le secteur d’In Tachdaït. À Almoustarat, ils ont neutralisé un engin explosif improvisé chargé de 15 kg d’explosifs. Enfin, dans la région de Tessalit, le GTD Korrigan a démantelé un dispositif de « tir indirect », constitué d’une roquette de 122 mm placée sur une rampe de lancement improvisée.

http://www.opex360.com/2017/03/19/letat-islamique-cherche-rapprocher-ses-factions-pour-setendre-en-afrique-de-louest/
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MessageSujet: Re: le Sahel zone de non-droit   Ven 24 Mar 2017 - 21:57

Citation :
Barkhane : arrivée de deux drones Reaper supplémentaires

Mise à jour : 24/03/2017 - Direction : Armée de l'air



Deux drones MALE (moyenne altitude longue endurance) Reaper de l’escadron de drones 1/33 « Belfort » ont été réceptionnés sur la base aérienne de Niamey, au Niger. Leur arrivée porte désormais à cinq la capacité drones MALE opérationnels déployés au-dessus de la bande sahélo-saharienne.

Les drones Reaper assurent des missions de renseignement, de surveillance, de reconnaissance et de désignation d’objectifs. Leur grande autonomie de vol (24 heures) et leur endurance font d’eux des acteurs incontournables sur les théâtres d’opération. Dans le cadre de la lutte permanente menée par la force Barkhane et les pays du G5 Sahel (Mauritanie, Mali, Burkina Faso, Niger, Tchad) contre les groupes armés terroristes (GAT), les Reaper évoluent dans une zone d’action six fois plus grande que la France. Dotés de multiples capteurs (optique jour et caméra infrarouge, systèmes de guidage laser et de marquage de point d'intérêt), ils mettent en œuvre la capacité ISR (Intelligence, surveillance and reconnaissance). Ils permettent ainsi à la force de récolter des images vidéos en temps réel. Des informations qui constituent un atout dans le domaine de l’appui des troupes au sol.



Sources : Armée de l'air
Droits : ©Armée de l'air


http://www.defense.gouv.fr/air/actus-air/barkhane-arrivee-de-deux-drones-reaper-supplementaires
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MessageSujet: Re: le Sahel zone de non-droit   Dim 26 Mar 2017 - 17:30

Citation :
Un chef du groupe jihadiste Ansarul Islam tué au Burkina Faso


Posté dans Afrique, Opérations par Laurent Lagneau Le 26-03-2017




Le 16 décembre 2016, un détachement burkinabè du Groupement des forces armées anti-terroristes (GFAT) était attaqué par une quarantaine d’hommes lourdement armés à Nassoumbou, une localité située dans le nord-ouest du Burkina Faso, à seulement une trentaine de kilomètres de la frontière malienne. Selon un bilan officiel, douze soldats y laissèrent la vie.

Cet assaut fut revendiqué dix jours plus tard par un nouveau groupe jihadiste : Ansarul Islam, fondé par le prédicateur radical Ibrahim « Malam » Dicko. Proche du malien Hamadoun Koufa, le chef de la katiba Macina, liée à Ansar Dine, ce dernier avait été arrêté par les militaires français de l’opération Serval, près de Tessalit, à la fin de l’année 2013, avant d’être libéré par les autorités maliennes deux ans plus tard et de rejoindre Djibo, au Burkina Faso.

Après l’attaque de Nassoumbou, disposant certainement de bases arrières au Mali, en particulier à Douna et à Selba, Ansarul Islam a multiplié les expéditions punitives et les menaces contre la population civile. Et, rapidement, Ibrahim « Malam » Dicko est devenu l’ennemi public n°1 à Ouagadougou, où l’on craint l’implantation de ce groupe jihadiste dans le nord du pays.

Lors d’une cérémonie marquant l’entrée en service de 200 motos aux policiers et aux gendarmes burkinabé pour leur permettre de patrouiller dans la région convoitée par Ansarul Islam, le ministre de la Sécurité, Simon Campaoré, a rappelé sa détermination : « Il n’est pas question de céder la moindre parcelle de notre territoire à des gens pour qu’ils dictent leur loi » et « il faut leur rendre coup pour coup ».

Justement, le 23 mars, le Groupement des forces armées anti-terroristes et les gendarmes burkinabè ont porté un rude coup à Ansarul Islam en menant une opération importante dans la région de Djibo.

« Le leader terroriste Arouna Dicko a été abattu lors d’une opération au cours de la nuit de mercredi à jeudi à Petéga (25 km de Djibo) », a en effet affirmé un officier burkinabè, d’après l’AFP. Une autre source militaire a précisé que « plusieurs autres personnes, environ une vingtaine, ont également été interpellées sur différents sites. » Et d’ajouter : « Ces arrestations permettront sans doute de procéder à d’autres interpellations encore. »

Âgé d’une cinquantaine d’année, Arouna Dicko était probablement le numéro deux d’Ansarul Islam. Du moins, il était l’un des plus proche lieutenants de « Malam ».

En tout cas, cette opération est une « première victoire de notre armée sur ces terroristes au Sahel », s’est réjouie la source militaire burkinabè citée par l’AFP.

http://www.opex360.com/2017/03/26/chef-du-groupe-jihadiste-ansarul-islam-tue-au-burkina-faso/
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MessageSujet: Re: le Sahel zone de non-droit   Lun 10 Avr 2017 - 17:22

Citation :
BSS : le JNIM change de stratégie


10 avril 2017/ Actualité Stratégie et politique




Un an après avoir initié une stratégie de radicalisation islamiste dans les communautés, en ciblant plus particulièrement l’ethnie peule, force est de consta­ter qu’AQMI en récolte les fruits. Non seulement il est durablement installé au-delà de la boucle du Niger dans la région de Mopti, avec les attaques de la Katibat peule Macina, en rayonnant jusqu’au Burkina Faso, mais surtout il se rapproche dangereusement de la capitale Bamako au sud-ouest du pays.

Car si les attaques se sont poursuivies la semaine dernière autour de Mopti, en attaquant un véhicule de l’armée malienne près de Koina et la gendarmerie de Djenne, Iyad Ag Ghaly, à la tête de la nouvelle coalition JNIM, semble mener en parallèle une stratégie visant à instrumentaliser les tensions communautaires historiques entre Peuls et Bambara, qui contrôlent le pouvoir.

Suite à une vendetta après la mort d’un jeune peul, les djihadistes de la Katibat Macina, revendiquant leur mission de protection à l’égard de ce peuple nomade, ont multiplié les attaques contre la milice Dozo des Bambara dans la région de Seghou, à 230 km de la capitale malienne.

En changeant de mode opératoire, dans une région où l’empreinte djihadiste est quasi inexistante, Iyad Ag Ghaly cherche à obtenir un soulèvement d’une partie de la population qui ne se limitera pas qu’au Mali. Car les Bambara sont également présents au Burkina Faso, en Côte d’Ivoire, en Guinée, au Sénégal, en Gambie et marginalement en Mauritanie, au même titre que les Peuls, dont les couloirs de transhumance rayonnent jusqu’au Golfe de Guinée.

Attiser la haine entre les deux ethnies est sans doute l’un des leviers les plus efficaces pour déstabiliser l’Afrique de l’ouest et étendre l’influence djihadiste sans même recourir aux actions militaires. Il est fort à parier que l’instrumentalisation des revendications touarègues n’aura été que la première étape de la stratégie de conquête d’Al-Qaida dans la BSS.

http://www.ttu.fr/bss-jnim-change-de-strategie/
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MessageSujet: Re: le Sahel zone de non-droit   Ven 5 Mai 2017 - 23:27

Citation :
Tchad : neuf soldats et 40 jihadistes tués dans une attaque de Boko Haram


AFP 05/05/2017


Neuf militaires tchadiens ont été tués dans une attaque vendredi matin menée par le groupe jihadiste Boko Haram contre un poste de l'armée tchadienne dans la région du lac Tchad, ont indiqué à l'AFP des sources sécuritaire et locale.

Une quarantaine d'éléments de Boko Haram ont été tués lors de la riposte de l'armée tchadienne à cette attaque contre le poste de Kaïga, selon ces mêmes sources qui ont tenu à garder l'anonymat. Un responsable militaire a officiellement confirmé l'attaque sans donner de bilan.

"L'attaque a fait neuf morts et une vingtaine de blessé du côté de l'armée tchadienne, et 40 éléments de Boko haram ont été tués", a déclaré la source sécuritaire à l'AFP. Ce bilan par un responsable local/
"Très tôt ce matin, les éléments de Boko Haram ont attaqué la position de l'armée tchadienne à Kaïga, dans le lac Tchad. Les éléments ont été repoussés et le bilan suivra", a indiqué dans un communiqué le porte-parole de l'armée tchadienne, le colonel Azem.

Proche de la frontière du Niger, cette position de l'armée tchadienne sur la rive nord du lac Tchad a été la cible régulière d'attaques de Boko Haram.
Un précédent accrochage fin septembre à Kaïga s'était traduit par la mort de quatre militaires tchadiens et de plusieurs éléments de Boko Haram.

Frontalier du Nigeria, du Cameroun, du Tchad et du Niger, le lac Tchad subit depuis plusieurs années les attaques du groupe Boko Haram, fondé au 2009 dans le nord-est du Nigeria mais qui mène également ces dernières années des attaques dans les pays voisins.

Depuis deux ans, les insurgés ont été chassés de la plupart des territoires dont ils s'étaient emparés en 2014 pour fonder un califat islamique. Mais malgré cet affaiblissement, les attaques et attentats-suicides continuent.
Le conflit, qui dure depuis huit ans, a fait plus de 20.000 morts et 2,6 millions de déplacés, dévastant la région et rendant des millions de personnes dépendantes de l'aide humanitaire.

https://www.lorientlejour.com/article/1050263/tchad-neuf-soldats-et-40-jihadistes-tues-dans-une-attaque-de-boko-haram.html
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MessageSujet: Re: le Sahel zone de non-droit   Jeu 11 Mai 2017 - 0:12

Citation :
Accord judiciaire "historique" entre le Niger, le Tchad et le Mali


AFP 10/05/2017


Le Niger, le Mali et le Tchad, confrontés aux attaques jihadistes et trafics de toutes sortes, ont signé mardi à Niamey un accord "historique" de coopération judiciaire, a rapporté mercredi la radio publique nigérienne.

"Les frontières entre le Mali, le Tchad et le Niger n'existent plus en matière judiciaire", a commenté le ministre tchadien de la Justice, Mahamat Hassan, qui salue "un accord historique" dans "la lutte contre le terrorisme et la criminalité transfrontalière".

"La signature de l'accord intervient à un moment où nos Etats sont confrontés aux grands défis de l'heure, le terrorisme et le crime organisé, le trafic de drogues, la traite des personnes et le trafic des armes", a déclaré le ministre nigérien de la justice, Marou Amadou.

L'accord de coopération judiciaire, signé par les ministres de la Justice de ces trois pays de la bande sahélienne, prévoit la mise en place de commissions rogatoires internationales, l'échange entre les Etats des actes judiciaires, la comparution des témoins, experts et personnes poursuivies et une politique de coopération en cas d'extradition.

Il autorise également des enquêtes conjointes et le transfert des poursuites.
"L'ingéniosité des terroristes et des trafiquants a pris le pas" sur les procédures judiciaires classiques "longues et complexes", a expliqué Marou Amadou.

Les trois pays sont en proie à de nombreuses attaques des groupes jihadistes sahéliens ou du groupe nigérian Boko Haram.
Le désért est aussi propice aux trafics de drogue et d'armes ainsi qu'à l'immigration clandestine.

https://www.lorientlejour.com/article/1051116/accord-judiciaire-historique-entre-le-niger-le-tchad-et-le-mali.html
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MessageSujet: Re: le Sahel zone de non-droit   Mer 31 Mai 2017 - 19:30

Citation :
AQMI décapité ?


31 mai 2017/Actualité Stratégie et politique




Selon des sources de renseignement français interrogées par TTU, Mokhtar Belmokhtar, l’un des principaux chefs de la mouvance AQMI au Sahel, a bien été tué lors d’une attaque menée par les forces occidenta­les en Libye il y a plusieurs semaines.

Cette figure historique, issue des rangs des GIA puis du GSPC algériens avant de s’en écarter en créant son propre groupe, les Signataires par le Sang, puis Al-Mourabitoune pour finalement réintégrer AQMI, avait été donnée pour morte à plusieurs reprises. Son décès aurait été confirmé par Alger après vérification de son ADN.

Constituant la principale cible des forces françaises et de leurs partenaires dans la région, il s’était distingué lors des attaques sur la base pétrolière algérienne d’In Amenas en janvier 2013. Son compa­triote Abou Zeid, autre figure historique du groupe dirigé par Abdelmalek Droukdel, avait été tué en 2013 dans le cadre de l’opération française Serval au Mali.

Même si la mort du «borgne» n’a pas été officialisée par l’organisation, il aurait déjà été remplacé au sein de la nouvelle alliance créée en mars dernier, le Groupe de soutien pour l’islam et les musulmans (GSIM), regroupant les différents groupes affiliés à Al-Qaida dans la zone, par l’un de ses adjoints Abderrahmane al-Sanhaji. Celui-ci le représentait lors de la création du GSIM. Son autre bras droit, Mohamed Ould Nouini, alias Hassan Al-Ansari, est l’autre figure montante du groupe à avoir émergé depuis l’absence prolongée – et remarquée – de Belmokhtar sur le terrain malien.

Comme pour maintenir le doute sur son sort, les communicants d’AQMI ont diffusé, il y a quelques jours, des textes anciens signés de sa plume, mais non datés, dans lesquels il appelle les peuples de la région à rejoindre le djihad. Une pratique qui rompt avec la tradition de ces courants, qui rendent toujours hommage à leurs morts.

http://www.ttu.fr/aqmi-decapite/
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MessageSujet: Re: le Sahel zone de non-droit   Jeu 1 Juin 2017 - 18:57

RIP

Citation :
Niger : 6 soldats ont été tués lors d’une attaque « terroriste »


Posté dans Afrique, Opérations par Laurent Lagneau Le 01-06-2017




Une nouvelle fois, une unité de l’armée nigérienne a été attaquée par des éléments terroristes près de la frontière avec le Mali. Le 31 mai au soir, l’accrochage a eu lieu près de la localité d’Abala, située à environ 200 km au nord de Niamey, la capitale du Niger.

« Il y a six morts dans cette attaque terroriste dont quatre membres de la Garde nationale et deux gendarmes », a indiqué une source sécuritaire nigérienne à l’AFP. Selon cette dernière, les assaillants, lourdement armés, sont arrivés dans les environs d’Abala en début de soirée, à bord de 14 voitures tout terrain.

« Nos hommes ont opposé une forte résistance (…) ils se sont vaillamment battus », a-t-elle ajouté, avant de préciser que des combats étaient toujours « en cours » entre les forces nigériennes et les terroristes et que des « avions militaires » (dont l’origine n’a pas été précisée) étaient engagés dans « opérations de ratissage et de poursuites. »

En février, les forces nigériennes (FAN) avaient été attaquées selon le même mode opératoire, dans la région de Tilwa (est du Niger), frontalière avec le Mali.

L’attaque, attribuée au groupe d’Adnane Abou Walid Al-Sahraoui, rallié à l’État islamique, avait fait 15 tués dans les rangs des militaires nigériens. Par la suite, Jean-Yves Le Drian, alors ministre de la Défense, avait annoncé l’envoi d’un Détachement de liaison et d’appui opérationnel (DLAO) français auprès des FAN dans le cadre de l’opération Barkhane.

Auparavant, le Niger, le Mali et le Burkina Faso avaient annoncé leur intention de déployer une force tripartite sur leur frontière commune afin d’empêcher que cette région devienne « un sanctuaire de groupes terroristes et de criminels en tous genres. » Mais, pour le moment, cette annonce ne s’est pas concrétisée.

En revanche, le 10 mai dernier, le Niger, le Mali et le Tchad ont signé un accord qualifié d' »historique » en matière de coopération judicaire. Et Marou Amadou, le ministre nigérien de la justice, d’expliquer que « la signature de l’accord intervient à un moment où nos États sont confrontés aux grands défis de l’heure, le terrorisme et le crime organisé, le trafic de drogues, la traite des personnes et le trafic des armes » et que « l’ingéniosité des terroristes et des trafiquants a pris le pas » sur les procédures judiciaires classiques « longues et complexes. »

http://www.opex360.com/2017/06/01/niger-6-soldats-ont-ete-tues-lors-dune-attaque-terroriste/
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MessageSujet: Re: le Sahel zone de non-droit   Ven 2 Juin 2017 - 20:14

Citation :
BSS : implication italienne


2 juin 2017/Actualité Stratégie et politique


La réunion du G7 de Taormina aura eu un impact immédiat sur le plan de la sécurité dans la bande sahélienne-saharienne (BSS) et de la lutte contre les groupes armés terroristes. Profitant de la présence du président nigérien, Mahamadou Issoufou, à l’occasion de la réunion réunissant plusieurs pays africains ciblés par les djihadistes (Nigeria, Tunisie, Tchad, Ethiopie, Kenya) avec les pays du G7, le Premier ministre italien, Paolo Gentiloni, a officialisé la création d’une base militaire italienne dans les prochaines semaines dans le Nord du Niger.

Les Italiens retrouveront ainsi les Français, présents à Madama, à 200 km de la frontière libyenne, les Américains dans leurs bases d’Agadez et de Niamey, ainsi que les Allemands. Depuis octobre dernier, ces derniers construisent une base aérienne près de Niamey, suite à l’engagement d’Angela Merkel d’investir près de 100 millions d’euros pour la lutte contre le narco-djihadisme dans la BSS, en appui du G5-Sahel.

Deux futurs GTIA franco-allemands devraient par ailleurs renforcer la sécurité du «faisceau ouest» de l’opération Barkhane, qui connaît une migration méridionale et une réorganisation des groupes terroristes aux confins des frontières malienne-nigérienne et burkinabaise. La prochaine réunion, mi-juillet, des pays du G20 à Hambourg devrait confirmer ce nouveau dispositif.

Certains, comme les présidents nigérien et tunisien, plaident désormais ouvertement en faveur d’une intervention occidentale en Libye. Evoquant la nécessité «d’éteindre le chaudron libyen», ils auraient demandé à la France de s’y préparer.

http://www.ttu.fr/bss%e2%80%88-implication-italienne/
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MessageSujet: Re: le Sahel zone de non-droit   Mar 6 Juin 2017 - 17:42

Citation :
L’Union européenne annonce une aide de 50 millions d’euros pour la force conjointe du G5 Sahel


Posté dans Afrique, Diplomatie, Opérations par Laurent Lagneau Le 06-06-2017




Le 6 février, à l’occasion d’un sommet organisé à Bamako, les pays du G5 Sahel (Tchad, Mali, Mauritanie, Niger et Burkina Faso) annoncèrent leur intention de créer une force conjointe de 5.000 hommes, destinée à lutter contre la menace jihadiste.

« Nous avons décidé de rendre effective la création d’une force G5 pour lutter contre le terrorisme », avait déclaré, à l’époque, Mahamadou Issoufou, le président du Niger. « Nous allons demander une résolution des Nations unies et du Conseil de sécurité pour appuyer la création de cette force », avait-il ajouté.

Le principe de cette force conjointe avait en réalité été arrêté le 20 novembre 2015, lors d’un sommet du G5 Sahel qui s’était tenu à N’Djamena [Tchad]. Il s’agissait alors d’accentuer les efforts contre les groupes armés terroristes présents dans la région.

Quoi qu’il en soit, à Bamako, le président tchadien, Idriss Déby Itno, avait sollicité une aide européenne. « Ce que nous voulons, c’est que les pays européens nous donnent les moyens. Nous allons nous-mêmes être en première ligne dans la lutte contre le terrorisme dans l’espace G5. Comme ça, ils vont faire l’économie des vies de leurs soldats », avait-il en effet avancé.

Le 4 juin, ces voeux ont été en partie exaucés. Lors d’un déplacement, à Bamako, Mme le Haut représentant de l’Union pour les Affaires étrangères et la Politique de sécurité, Federica Mogherini, a annoncé une aide de 50 millions d’euros, laquelle doit contribuer « à la mise en place effective de la Force conjointe du G5 Sahel. »

« La stabilité et le développement de la région du Sahel sont cruciaux non seulement pour l’Afrique mais aussi pour l’Europe. Nous sommes voisins et tout ce qui se passe sur l’un de nos continents a un impact sur l’autre. Nous devons unir nos forces pour lutter contre le terrorisme, les trafics de toutes sortes, y compris d’êtres humains, et une meilleure gestion des frontières. La coopération entre les pays du G5 Sahel est la clé du succès pour sécuriser le territoire du Sahel. Notre soutien à la force conjointe annoncé aujourd’hui montre qu’ils peuvent compter sur nous » a fait valoir Mme Mogherini.

Pour rappel, l’UE compte trois missions au Sahel au titre de la sécurité : EUCAP Niger et EUCAP Mali ainsi que EUTM Mali (formation et entraînement des forces armées maliennes). Un processus de régionalisation de l’action des ces trois missions est en cours.

Pour le moment, cette force conjointe du G5 Sahel n’a pas encore vu le jour. Son concept stratégique a été finalisé le 27 mars derniers, lors d’une réunion extraordinaire du Comité de défense et de sécurité du G5 Sahel (CDSG5S), à Bamako. Annoncée en janvier, la « force de sécurisation du Liptako-Gourma », région commune au Mali, au Niger et au Burkina Faso, qui reste aussi à créer, en sera une composante.

Au total, et comme l’ont décidé, en mai, les chefs d’État du G5 Sahel lors du dernier sommet « arabo-musulman et américain » de Riyad, les effectifs de cette force conjointe s’élèveront finalement à 10.000 soldats. « Ceci montre vraiment leur engagement parce que c’est un espace qui est très vaste », a commenté Abdoulaye Diop, le ministre malien des Affaires étrangères.

http://www.opex360.com/2017/06/06/lunion-europeenne-annonce-une-aide-de-50-millions-deuros-pour-la-force-conjointe-du-g5-sahel/
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MessageSujet: Re: le Sahel zone de non-droit   Ven 9 Juin 2017 - 18:40

Citation :
L'idée française d'une force au Sahel plaît peu à Washington


Reuters 09/06/2017


Les Etats-Unis s'inquiètent de la demande faite par la France au Conseil de sécurité de l'Onu d'appuyer le déploiement d'une force ouest-africaine dans la bande sahélienne pour y lutter contre le terrorisme. L'idée est d'y combattre outre le terrorisme les trafics de drogue et d'êtres humains en "éradiquant" les groupes islamistes et le crime organisé.

Mais pour le gouvernement américain, la question du financement de cette force fait débat, dit-on dans les milieux diplomatiques. Washington préférerait, à une résolution en bonne et due forme, que le Conseil de sécurité donne son assentiment sous la forme d'un communiqué et encourage le soutien apporté à la force des pays d'Afrique de l'Ouest déjà déployée dans la région.

L'Union européenne s'est déjà engagée à verser 50 millions d'euros à la force sahélienne.

Les Etats-Unis, sous l'impulsion du président Donald Trump, cherchent à réduire l'aide financière qu'ils apportent à l'Onu, en particulier aux missions de maintien de la paix.

"L'Union africaine et le secrétaire général ont demandé au Conseil d'autoriser cette force du Sahel", a déclaré jeudi l'ambassadeur de France auprès des Nations unies, François Delattre. "Il est important que tout le Conseil de sécurité se retrouve uni derrière ce projet", a-t-il dit à la presse.

La France dispose de 4.000 soldats environ basés dans cinq pays du Sahel depuis l'intervention militaire en janvier 2013 au Mali. Mais Paris peine à rétablir la sécurité dans cette vaste région désertique où les groupes djihadistes liés à el-Qaëda et à l’État islamique restent très actifs.

https://www.lorientlejour.com/article/1056261/lidee-francaise-dune-force-au-sahel-plait-peu-a-washington.html
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MessageSujet: Re: le Sahel zone de non-droit   Jeu 15 Juin 2017 - 23:59

Citation :
Soutien de l'ONU à une force antijihadiste au Sahel: Le Drian pense "y arriver"


AFP 15/06/2017


Le ministre français des Affaires étrangères Jean-Yves Le Drian s'est dit jeudi à Dakar plutôt confiant dans les chances de faire approuver par l'ONU la création d'une force conjointe antijihadiste par les pays du G5 Sahel.

Le projet de résolution présenté par la France pour appuyer, y compris financièrement, le déploiement de cette force conjointe du G5 Sahel (Burkina Faso, Mali, Mauritanie, Niger, Tchad) rencontre des réticences au Conseil de sécurité, en particulier de la part des Etats-Unis.

Face à "l'accroissement de la menace terroriste sur certains Etats du Sahel, singulièrement d'ailleurs sur le Mali, le Burkina et le Niger", M. Le Drian a salué l'initiative de ces pays qui, au sein du G5 Sahel, ont "décidé de créer une force conjointe pour mener des opérations contre le terrorisme".
"Nous pensons qu'il faut les appuyer dans cette démarche, parce que la sécurité des Africains ne viendra, in fine, que par les Africains eux-mêmes" a-t-il ajouté, lors d'une conférence de presse conjointe avec son homologue sénégalais Mankeur Ndiaye.

Avec le Sénégal, qui siège actuellement au Conseil de sécurité, "nous essayons de faire avancer cette thèse, je pense que nous y arriverons", a affirmé le chef de la diplomatie française.

Avant le Sénégal, M. Le Drian a entamé sa tournée ouest-africaine par la Guinée mercredi soir. Il est attendu ensuite en Mauritanie, ou il doit notamment se rendra au siège du "G5 Sahel

Le prochain sommet du G5 Sahel se déroulera le 2 juillet à Bamako en présence du président français Emmanuel Macron.

Le nord du Mali était tombé en mars-avril 2012 sous la coupe de groupes jihadistes liés à el-Qaëda. Les jihadistes ont été en grande partie chassés de cette région par une intervention militaire internationale, lancée en janvier 2013 à l'initiative de la France, et qui se poursuit actuellement.
Mais des zones entières échappent encore au contrôle des forces maliennes, françaises et de l'ONU, régulièrement visées par des attaques meurtrières, malgré la signature en mai-juin 2015 d'un accord de paix censé isoler définitivement les jihadistes.

Depuis 2015, ces attaques se sont étendues au centre et au sud du pays, et le phénomène gagne les pays voisins, en particulier le Burkina Faso et le Niger.
Cette dégradation de la situation a conduit les pays touchés à réactiver le projet de force conjointe du G5 Sahel, évoqué depuis 2015.

https://www.lorientlejour.com/article/1057406/soutien-de-lonu-a-une-force-antijihadiste-au-sahel-le-drian-pense-y-arriver.html
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MessageSujet: Re: le Sahel zone de non-droit   Mer 21 Juin 2017 - 21:20

Citation :
G5 Sahel : l’ONU s’accorde sur le déploiement d’une force africaine

Depuis 2015, les attaques djihadistes se sont étendues au centre et au sud du Mali, et le phénomène gagne les pays voisins, en particulier le Burkina Faso et le Niger.

Le Monde.fr avec AFP| Le 21.06.2017 à 17h11 • Mis à jour le 21.06.2017 à 18h25



Le Conseil de sécurité de l’ONU a adopté à l’unanimité, mercredi 21 juin, une résolution saluant le déploiement d’une force africaine pour combattre les djihadistes dans la région du Sahel. Le projet de résolution élaboré par la France a été accepté par la totalité des quinze membres du Conseil, après que Paris et Washington sont parvenus à trouver un accord sur son contenu.

La résolution n’invoque pas le chapitre VII de la charte des Nations unies, autorisant le recours à la force. Une précédente version présentée par la France visait à lui permettre d’« utiliser tous les moyens nécessaires », mais les Etats-Unis s’y sont opposés, jugeant cette formulation trop vague.

Le texte salue le déploiement du G5 Sahel (Mali, Mauritanie, Niger, Tchad et Burkina Faso), mais sans toutefois délivrer un mandat de l’ONU à cette force de 5 000 soldats chargés d’une mission spéciale de contre-terrorisme dans la région.

Ne remplace ni la Minusma ni l’opération « Barkhane »

Cette force, qui ne remplace pas celle de l’ONU ou l’opération française « Barkhane », sera basée à Bamako, comme celle de l’ONU, la Minusma. Elle sera dirigée par le général Didier Dacko, précédemment chef d’état-major de l’armée malienne. Un succès de cette force pourrait permettre d’envisager à terme un retrait des quelque 4 000 militaires de Barkhane.

Le nord du Mali était tombé en mars-avril 2012 sous la coupe de groupes djihadistes liés à Al-Qaida. Ils ont été en grande partie chassés de cette région par une intervention militaire internationale, lancée en janvier 2013 à l’initiative de la France, et qui se poursuit actuellement.

Mais des zones entières échappent encore au contrôle des forces maliennes, françaises et de l’ONU, régulièrement visées par des attaques meurtrières, malgré la signature en mai-juin 2015 d’un accord de paix censé isoler définitivement les djihadistes. Depuis 2015, ces attaques se sont étendues au centre et au sud du pays, et le phénomène gagne les pays voisins, en particulier le Burkina Faso et le Niger.

http://www.lemonde.fr/afrique/article/2017/06/21/g5-sahel-l-onu-s-accorde-sur-le-deploiement-d-une-force-africaine_5148922_3212.html#fCboVwIAFvy8qOyI.99
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MessageSujet: Re: le Sahel zone de non-droit   Jeu 29 Juin 2017 - 19:47

Citation :
Barkhane : Les militaires français accompagneront la future force conjointe du G5 Sahel


Posté dans Afrique, Opérations par Laurent Lagneau Le 29-06-2017




Désormais chef de la diplomatie française, l’ancien ministre de la Défense, Jean-Yves Le Drian, ne se prive pas de parler des opérations militaires en cours, en particulier dans la bande sahélo-saharienne (BSS). C’est en effet ce qu’il a fait à l’occasion d’un entretien qui sera publié ce jeudi par le quotidien Le Monde (daté du 30 juin).

Ainsi, M. Le Drian a indiqué que la force française Barkhane accompagnera la future force conjointe du G5 Sahel (FC-G5S), qui a fait l’objet d’une résolution a-minima du Conseil de sécurité des Nations unies, la semaine passée, jusqu’à ce que la « situation soit pacifiée » dans la BSS.

Pour rappel, le G5 Sahel réunit le Tchad, le Mali, la Mauritanie, le Niger et le Burkina Faso.

« Cette force est d’abord destinée à sécuriser les frontières en particulier dans les zones où évoluent les groupes terroristes. Elle fait du contre-terrorisme. C’est une priorité pour Barkhane de l’accompagner dans la durée », a expliqué M. Le Drian.

Le « terrorisme territorial et militarisé, qui occupait la moitié nord du Mali et menaçait sa moitié sud », est devenu un « terrorisme d’opportunité et de harcèlement », a continué l’ancien ministre de la Défense. « Mais il est redevenu dangereux » parce qu’Iyad Ag Ghali, l’un des chefs de la mouvance jihadiste, a réussi à fédérer des groupes disparates, y compris peuls », a-t-il relevé.

Sur ce point, M. Le Drian fait référence au Groupe de soutien à l’islam et aux musulman (GSIM), né de la fusion d’Ansar Dine, d’al-Mourabitoune et de l’Émirat du Sahara, une branche d’al-Qaïda au Maghreb islamique (AQMI), sous la houlette d’Iyad Ag Ghali.

« Pour l’instant, le G5 Sahel c’est un bataillon par pays, avec un niveau d’équipement encore faible. Il faut l’aider à monter en puissance », a encore fait valoir M. Le Drian. Effectivement, cette FC-G5S, qui va bénéficier d’une aide de 50 millions d’euros de la part de l’Union européenne, présente des déficits capacitaires majeurs, en particulier dans les domaines de la logistique, du renseignement et de l’appui aérien.

Sur ce point, la résolution adoptée par le Conseil de sécurité précise qu’il « incombe aux États du G5 Sahel de donner à la FC-G5S les ressources dont elle a besoin » et demande au secrétaire général des Nations unies, Antonio Guterres, de remettre un rapport sur « les problèmes rencontrés et d’autres mesures qui pourraient être envisagées ainsi que les moyens d’atténuer les retombées négatives que pourraient avoir ses opérations militaires sur la population civile, notamment les femmes et les enfants. »

http://www.opex360.com/2017/06/29/barkhane-les-militaires-francais-accompagneront-la-future-force-conjointe-du-g5-sahel/
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MessageSujet: Re: le Sahel zone de non-droit   Mar 4 Juil 2017 - 15:39

Je pense que l'heure est venue pour le Maroc de joindre concrètement la parole à l'acte,  et cette force est l'occasion parfaite pour faire cela. Je pense que au nom de l'Afrique, le Maroc devrait envoyer un contingent des FAR, comprenez une unité de combat, intégrée cette force. Ça serait un signe et une démarche très appréciée par les peuples de la sous région du Sahel, qui est notre sous région avec l'Afrique de l'Ouest, ont ne peut pas rester uniquement dans des postures de business dans la région,  il faut aussi s'engager concrètement militairement pour montrer aux Africains et à l'Afrique que le Maroc à pour objectif la sécurisation et le bien être des populations africaines, par la même occasion on coupe l'herbe sous le pied des algériens qui eux seront dans la posture du pays qui exporte ses terros et qui mar dessus le marché ne fait rien militairement pour l'Afrique. Même au niveau purement de la communication, cette démarche va apporter au Maroc un capital sympathie auprès des populations de la région, et par la suite tout le reste coulera de source automatiquement, business compris. Il faut capitaliser sur nos derniers succès en Afrique, un pays d'Afrique du Nord s'engage pour ses frères africains de l'Ouest et du Sahel, c'est un message symbolique.
On à du matériel à ne plus savoir quoi en faire, on a la capacité d'envoyer du matériel léger, blindé, tout type d'armement etc des hommes aguerris en milieu désertique, c'est aussi une occasion pour engranger de l'expérience, et en donner. Je verrais bien des véhicules légers avec ZPU, des VAB VTT/VCI, VAMTAC avec mitrailleuses lourdes etc et j'en passe ,mobilité et puissance de feu , c'est l'occasion de dérouiller les hommes et le matériel.

Le seul problème c'est la mentalité du marocain, si un homme meurt dans ces opérations par exemple, tu verras des marocains crier au scandale, et critiquer le fait que ont envoi nos hommes mourir la bas , alors que c'est notre continent et notre costume de pays leader en Afrique nous impose de mener des actions de ce type parce que la géopolitique veut cela, mais le marocain ne comprend pas ça, il est borné.

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MessageSujet: Re: le Sahel zone de non-droit   Mar 4 Juil 2017 - 15:54

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MessageSujet: Re: le Sahel zone de non-droit   Mar 4 Juil 2017 - 16:14

Il était une fois un passé bien révolu lol! C'est la ou l'on voit les progrès sans concession de notre diplomatie

http://maghrebinfo.actu-monde.com/le-maroc-ecarte-reunion-alger-securite-sahel/article7760.html

http://www.algeria-watch.org/fr/article/pol/geopolitique/commandement_militaire_conjoint.htm

Citation :
Plusieurs pays membres de l'OTAN avaient insisté, à plusieurs reprises et notamment lors des affaires des otages français capturés par Aqmi au Niger et au Mali, pour que le Maroc intègre cet ensemble militaire régional. «Le Maroc n'a aucune relation géographique avec le Sahel», a affirmé M. Benchaâ, avant de s'interroger: «comment voulez-vous ajouter des pays qui n'ont aucune relation avec le Sahel à ce commandement?» Au printemps dernier, le ministre délégué aux Affaires africaines avait déjà affirmé, sur cette question, que «le Maroc n'a aucune relation avec le Sahel».

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MessageSujet: Re: le Sahel zone de non-droit   Mar 4 Juil 2017 - 20:35

Laughing
https://www.yabiladi.com/articles/details/55220/reunion-rencontre-prevue-avec-pays.html a écrit:

Réunion du G4 : Une rencontre prévue avec les pays du Sahel avant la fin de 2017



Collaborer avec les chefs de gouvernement des pays du Sahel pour lutter contre le terrorisme, le crime organisé et le trafic de drogue et trouver une solution à la problématique migratoire.
C’est l’une des propositions à laquelle sont parvenus les représentants espagnol, marocain, portugais et français de l’Intérieur lors du sommet du G4 à Séville, indique El País.

«Nous organiserons une réunion durant le dernier trimestre à Marrakech avec les pays du G5 - composé du Tchad, du Burkina Faso, du Mali, du Niger et de la Mauritanie - pour traiter directement à la base les effets des politiques migratoires. Cela nous permettra d’adopter des politiques communes», a déclaré Juan Ignacio Zoido, ministre espagnol de l’Intérieur.

Ce dernier a fait savoir que la Centrafrique remplacera la Mauritanie lors de cette réunion prévue avec le G5.
Cette rencontre, la quatrième depuis la création de ce groupe de travail en 2013, a également été l’occasion pour les quatre représentants de parapher la Déclaration de Séville, un document qui reflète l’engagement de leur pays respectif à être «utile». Le texte inclut un plan d’action pour mettre en œuvre des «initiatives concrètes d’ordre opérationnel et des réunions d’experts» et «renforcer les mécanismes de coopération».

Il s’agit de tendre vers l’éradication des réseaux de traites d’êtres humains et de répondre aux sollicitations des 9 496 migrants irréguliers qui sont arrivés cette année en Espagne, en hausse de 97,3% par rapport à l’année précédente, selon le ministère espagnol de l’Intérieur, et à ceux qui continuent d’arriver.
«Nous allons analyser et gérer, de manière solidaire, les flux migratoires en nous appuyant sur une responsabilité partagée, et en travaillant dans les pays d’origine [des migrants] pour qu’ils ne soient pas tentés ou ressentent la nécessité de partir», a ajouté Juan Ignacio Zoido.

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MessageSujet: Re: le Sahel zone de non-droit   Mer 5 Juil 2017 - 12:28

La théorie : LAMAMRA : « EMMANUEL MACRON EST UN AMI DE L’ALGÉRIE »

La pratique :

Citation :
  La diplomatie algérienne face au jeu trouble de Paris dans le Sahel


Depuis son élection, le 14 mai 2017, le président français Emmanuel Macron porte un intérêt particulier à la région du Sahel et au Mali plus précisément. Pour son premier déplacement hors-Europe, Macron, en chef de guerre, s’est rendu à Gao, au Nord-Mali, le 19 mai 2017, pour rencontrer les troupes françaises de la force Barkhane et les militaires maliens. À Gao, se trouve la plus importante base militaire française à l’extérieur avec 1600 soldats.


Emmanuel Macron a profité de son passage au Mali (il a évité la capitale Bamako) pour critiquer l’Algérie en des termes clairs. « J’aurais une exigence renforcée à l’égard des États du Sahel et de l’Algérie. On ne peut pas manifester quelque faiblesse que ce soit à l’égard de groupements terroristes, quelles que soient les raisons politiques domestiques », a-t-il déclaré.

Son propos suggérait que l’Algérie « fermait les yeux » sur l’action de certains groupes terroristes dans la zone Sahel. Cela a été mal perçu à Alger. L’Algérie déploie, depuis le début de la crise au Nord-Mali, d’énormes efforts diplomatiques et politiques pour essayer de rapprocher les points de vue des différentes parties aux fins d’appliquer efficacement l’accord de paix d’Alger signé en 2015.

Alger, qui préfère les solutions dans un cadre africain, a toujours plaidé pour lier les aspects sécuritaires aux questions de développement économique des zones du Nord-Mali.

Création d’une force militaire au Sahel

En moins de deux mois, le Président français a appelé à trois reprises au téléphone le chef de l’État algérien pour lui parler plus du Mali que des relations bilatérales. Paris semble insister pour « l’accélération de la mise en œuvre de l’accord d’Alger ».


L’Algérie, qui a grandement contribué et facilité le dialogue inter-malien, est chargée du suivi de l’application de cet accord avec « d’autres partenaires internationaux » du Mali comme la France. Mais, Paris donne l’impression de vouloir doubler l’Algérie dans la région Sahel et imposer ses propres règles.

Emmanuel Macron est revenu au Mali, le dimanche 2 juillet, pour annoncer et parrainer la création d’une force militaire conjointe de 5000 hommes regroupant cinq pays de la zone sahelo-saharienne : Tchad, Niger, Burkina Faso, Mali et Mauritanie. Appelée G5 Sahel, cette force va, selon des médias français, soutenir les troupes françaises Barkhane et les Casques bleus de la Minusma au Nord-Mali, zone réputée riche en ressources minières.


L’opération Barkhane coûte cher à l’État français, presque 800 millions d’euros par an. Donc, Paris cherche également une voie de sortie pour éviter une présence militaire durable au Mali sans résultats notables. La France n’a pas pu obtenir une couverture onusienne à la G5 Sahel, en raison d’un refus américain.

L’Algérie, toujours attachée au principe de la souveraineté des États, refuse de faire partie d’une force militaire conjointe dont la création a été décidée dans un cadre non africain et par une ancienne puissance coloniale. Alger rejette toute implication de son armée en dehors des frontières et refuse l’ingérence étrangère dans les affaires des pays. L’Algérie a, pendant plusieurs années, tenté de rassembler les pays du Sahel autour de l’objectif de combattre le terrorisme et les crimes transfrontaliers d’une manière concertée, efficace et continue. Mais, des interférences extra-africaines ont empêché la réalisation de cet objectif.

La diplomatie algérienne doit s’adapter à la situation

Paris ne s’est pas contentée des manœuvres opérationnelles, mais a fait usage « d’une arme » diplomatique pour augmenter la pression sur l’Algérie. Pire, la France cherche visiblement à isoler l’Algérie dans la zone sahélienne malgré son rôle central et incontournable.

Lundi 3 juillet,  les ministres de l’Intérieur du Portugal, de l’Espagne et du Maroc se sont réunis à Séville, en présence de l’ambassadeur de France, pour discuter de la manière de lutter contre le terrorisme, la migration clandestine, le crime organisé et la drogue avec le soutien du G5 Sahel, une force sous-équipée et sans financements.

Pourtant, ces questions ont été maintes fois abordées et discutées dans un cadre africain, dans le cadre méditerranéen informel du 5 + 5 et dans le cadre bilatéral. Pourquoi la France fait-elle dans le double emploi ? Et quelle signification a « la lutte contre le terrorisme et le crime organisé » sans l’Algérie, le pays qui a le plus de frontières avec le Sahel et qui a le plus de moyens et d’expertise pour contrer les groupes terroristes et les réseaux criminels dans la région ?


Il est évident que sans l’Algérie, avec son poids diplomatique, militaire et politique en Afrique, le G5 Sahel ne fera rien. Mais, la diplomatie algérienne doit s’adapter à la situation en engageant un nouveau plan de déploiement dans la région avec tous les moyens possibles, en ayant comme objectif les intérêts de l’Algérie d’abord. Une Algérie qui partage des frontières avec des pays instables comme la Libye et le Mali.

À la menace sécuritaire permanente, s’ajoute le jeu trouble de Paris avec qui il faut compter désormais comme un facteur déstabilisant avec un nouveau président français dont la vision des relations internationales est encore floue. Paris semble s’engager sur une voie dangereuse en voulant jouer la carte d’un pays contre un autre ou une démarche politique contre une autre dans un dossier considéré comme très sensible par les autorités algérienne

TSA

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