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 le Sahel zone de non-droit

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MessageSujet: Re: le Sahel zone de non-droit   Lun 20 Fév 2017 - 19:22

Citation :
BSS : menaces sur la force Barkhane


20 février 2017/Actualité des forces


La branche africaine de l’Ouest de l’Etat islamique (EIAO) appelle ses «troupes» à frapper les bases et les forces étrangères dans la région, dont Barkhane.

Dans un document audiovisuel que TTU a pu visionner, le dirigeant de l’organisation dissidente de Boko Haram, le Nigérian Abou Moussab Al-Barnaoui, qui a prêté allégeance à Abu Bakr Al-Baghdadi en mars 2015, affiche de nouvelles ambitions. Si la cible prioritaire reste la force d’intervention conjointe multinationale (MNJTF) formée, autour du Nigeria, par les pays voisins (Niger, Tchad, Cameroun et Bénin), les bases militaires, les armées et les sites de renseignement appartenant aux Etats-Unis, à la France, à la Grande-Bretagne et même à la Chine, mais aussi les milices iraniennes «infiltrées» ainsi que les forces multinationales, comme la Minusma, relèvent désormais de son périmètre d’action.

Au même titre que «l’Irak, la Syrie, la Libye, le Sinaï, le Yémen, le Khorassan et le Caucase», territoires où des coalitions multinationales mènent la guerre contre l’EI, l’Azawad (Nord du Mali) constitue un champ de djihad et de conquête pour l’EI, seul capable de libérer ses populations des «forces d’occupation étrangères».

La diffusion de ce document intervient au lendemain du sommet extraordinaire du G5 Sahel du 6 février où les chefs d’Etat du Mali, du Niger, de la Mauritanie, du Tchad et du Burkina Faso ont convenu de mutualiser leurs efforts en créant une force conjointe contre le terrorisme.

Avec son contingent de 4 000 hommes déployés sur cinq pays, Barkhane appuie ce type d’initiative pour espérer progressivement passer le relais, à défaut de pouvoir, pour l’heure, se retirer. Un objectif qui apparaît encore plus lointain, si la force française se retrouve à devoir compter avec un nouvel ennemi sur la zone, déjà sur-occupée par les groupes affiliés à Al-Qaida.

http://www.ttu.fr/bss-menaces-force-barkhane/
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MessageSujet: Re: le Sahel zone de non-droit   Jeu 23 Fév 2017 - 18:24

Citation :
23.02.2017

Barkhane a "neutralisé" quatre membres d'un groupe armé dans le nord-est du Mali



L'armée française a tué quatre membres d'un groupe armé qui avait ouvert le feu sur elle dans le nord du Mali près de la frontière algérienne, selon le porte-parole de l'état-major, le colonel Steiger.

Dans la nuit de dimanche à lundi, la force "Barkhane a neutralisé un groupe armé terroriste dans la région de Bouguessa" (Boghassa, sur la carte ci-dessous), lors d'une opération d'interception.




Le groupe a "ouvert le feu sur les soldats français qui ont riposté," a-t-il ajouté en précisant que quatre "terroristes" avaient été tués. Les militaires français ont saisi "deux mitrailleuses lourdes, deux lance-roquettes, quatre fusils d'assaut Kalachnikov et des centaines de cartouches.

http://lignesdedefense.blogs.ouest-france.fr/archive/2017/02/23/barkhane-17694.html  
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MessageSujet: Re: le Sahel zone de non-droit   Dim 26 Fév 2017 - 18:20

Citation :
La France renforce son soutien militaire au Niger


Posté dans Afrique, Forces spéciales, Opérations par Laurent Lagneau Le 26-02-2017




Le Niger est confronté à une double menace jihadiste : il doit en effet faire face aux groupes armés liées à al-Qaïda au Maghreb islamique (AQMI) au nord et à l’ouest ainsi qu’à Boko Haram (dont une partie est affiliée à l’État islamique) au sud. Qui plus est, sa position géographique en fait une place tournante de tous les trafics possibles et imaginables.

Ces menaces se traduisent par des incursions meurtrières de ces groupes armés sur son territoire. Ainsi, le 22 février, une patrouille des Forces armées nigériennes (FAN) a été attaquée à Tilwa, dans la zone de Ouallam (ouest), près du Mali. Le bilan définitif fait état de 16 soldats tués et de 17 blessés.

La région de Ouallam est située à une centaine de kilomètres au nord de Niamey. Elle est la cible d’attaques de plus en plus fréquentes, attribuées généralement à al-Mourabitoune, un groupe formé en 2013 par l’alliance du Mouvement pour l’unicité et le jihad en Afrique de l’Ouest (Mujao) et des « Signataires par le sang » du jihadiste algérien Mokhtar Belmokhtar.

En octobre, à Tazalit (ouest de Ouallam), un groupe d’une quarantaine d’hommes armés avait donné l’assaut contre un camp de réfugiés maliens, protégé par la Garde nationale nigérienne. Là aussi, le bilan avait été lourd, avec 22 tués parmi les militaires. Cette attaque n’a jamais été revendiquée.

Le mois suivant, une nouvelle attaque, menée selon le même mode opératoire observé à Tazalit, visa un poste de la Garde nationale nigérienne à Bani Bangou. Cette fois, les assaillants, suspectés d’appartenir au groupe d’Adnane Abou Walid Al-Sahraoui, rallié à l’État islamique, furent mis en déroute par l’intervention d’un Mirage 2000C et d’un Mirage 2000D français, basés à Niamey au titre de l’opération Barkhane.

La France a déployé des capacités militaires relativement importantes au Niger. Ainsi, elle dispose d’une base aérienne projetée (BAP) à Niamey, d’où décollent les Mirage 2000 et les drones MALE (Moyenne Altitude Longue Endurance) MQ-9 Reaper, ainsi que d’une base avancée à Madama, dans le nord du pays. En outre, face à Boko Haram, elle a envoyé un Détachement de liaison et d’appui opérationnel (DLAO) à Diffa, dans le sud.

Après l’attaque contre les FAN à Tilwa, l’appui militaire français va être revu à la hausse. « À la demande du président (Mahamadou) Issoufou, un DLAO est en train de se constituer à Tillabéri au profit de nos camarades nigériens », a annoncé, le 24 février, Jean-Yves Le Drian, le ministre de la Défense.

Selon une source militaire française citée par l’AFP, ce DLAO doit être armé par 50 à 80 commandos des forces spéciales, lesquels seront déployés « dans trois jours ». D’après RFI, ce détachement aura notamment « pour mission de combattre la faction du groupe État islamique d’al-Sahraoui. »

http://www.opex360.com/2017/02/26/la-france-renforce-son-soutien-militaire-au-niger/
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MessageSujet: Re: le Sahel zone de non-droit   Dim 5 Mar 2017 - 13:12

Citation :
Sahel : Trois groupes jihadistes ont annoncé leur fusion


Posté dans Afrique, Opérations, Terrorisme par Laurent Lagneau Le 05-03-2017




Dans une vidéo transmise le 1er mars à l’Agence mauritanienne ANI et diffusée ensuite sur les réseaux sociaux, le chef jihadiste malien Iyad Ag Ghaly, a annoncé la fusion de son groupe avec deux autres formations, dont al-Mourabitoune, de Mokhtar Belmokhtar, et l’Émirat du Sahara, une branche d’al-Qaïda au Maghreb islamique (AQMI).

Cette nouvelle entité jihadiste, toujours affiliée à al-Qaïda, a pris le nom de « Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans. » Elle sera commandée par Iyad Ag Ghaly, qui prend ainsi du galon.

Plusieurs responsables jihadistes figuraient sur la vidéo. Outre Iyad Ag Ghaly, l’on peut y voir Yahya Abu al-Hammam, le chef de l’Émirat du Sahara, Amadou Koufa, qui dirige la brigade « Macina » d’Ansar Dine, et Al-Hassan Al-Ansari, le bras droit de Belmokhtar. L’absence de ce dernier sur cette « photo de famille » ne manquera pas de relancer les spéculations à son sujet. En novembre, il fut rapporté qu’il avait été visé par une frappe aérienne française effectuée en Libye, sur la base de renseignements américains.

Concrètement, cette nouvelle formation restera sous l’autorité d’AQMI. Dans la vidéo, Iyad Ag Ghaly a en effet prêté allégeance au chef de cette organisation, l’algérien Abou Moussa Abdelouadoud [alias Abdelmalek Droukdel].

Depuis l’opération française Serval, les groupes jihadistes présents dans le nord du Mali ont dû se réorganiser plusieurs fois. Ce fusion, par ailleurs « scellée » par le juge d’AQMI, Abdalrahman Al-Sanhaji, fait suite à celle opérée par le Mouvement pour l’unicité et le jihad en Afrique de l’Ouest (Mujao) avec les Signataires par le sang de Belmokhtar pour former al-Mourabitoune.

http://www.opex360.com/2017/03/05/sahel-trois-groupes-jihadistes-ont-annonce-leur-fusion/
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MessageSujet: Re: le Sahel zone de non-droit   Lun 6 Mar 2017 - 18:13

Citation :
Niger: quatre gendarmes tués dans une attaque "terroriste"


AFP 06/03/2017


Au moins quatre gendarmes nigériens ont été tués dans la nuit de dimanche, au cours d'une attaque apparemment "terroriste" dans la région de Tillabéri dans l'ouest nigérien proche du Mali et du Burkina Faso, a indiqué lundi à l'AFP une source sécuritaire.

"Le bilan provisoire est de quatre gendarmes tués dans l'attaque visiblement terroriste menée dans la nuit de dimanche", a souligné la source sécuritaire.

Le raid lancé par des hommes armés non identifiés a visé "un détachement de la gendarmerie" stationné dans la zone de "Wanzarbé", une localité du sud-ouest de la région de Tillabéri, proche du Mali et du Burkina Faso, a ajouté cette source sous couvert de l'anonymat.

Mi-mars 2016, trois gendarmes nigériens avaient déjà été tués dans cette même zone, au cours d'une attaque attribuée à Al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi) par les autorités.
Ecumées par des bandes armés terroristes, les zones nigériennes proches du Mali et du Burkina sont considérées comme très dangereuses.

Au Mali, 11 militaires maliens ont été tués et cinq blessés tôt dimanche matin au cours d'une attaque contre la base militaire de Boulikessi, dans le centre du pays, près du Burkina Faso, a annoncé le ministère malien de la Défense dans un communiqué lu à la télévision.

Le 3 mars dernier, Niamey a décrété "l'Etat d'urgence" dans plusieurs départements de Tillabéri et Tahoua, deux régions voisines du Mali et souvent l'objet d'attaques meurtrières, visant régulièrement des positions de l'armée et des camps de réfugiés, attribuées à des groupes jihadistes maliens liés notamment au Mouvement pour l'unicité et le jihad en Afrique de l'Ouest (Mujao).

Au moins 43 soldats nigériens ont péri dans des attaques "terroristes" entre octobre 2016 et février 2017 dans ces deux régions.
En janvier, le Niger, le Mali et le Burkina Faso ont décidé de créer une Force tripartite sur leur frontière commune, "en passe de devenir un sanctuaire de groupes terroristes et de criminels en tous genres".

https://www.lorientlejour.com/article/1038949/niger-quatre-gendarmes-tues-dans-une-attaque-terroriste.html
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MessageSujet: Re: le Sahel zone de non-droit   Lun 6 Mar 2017 - 18:34

Citation :
Mali : Un groupe armé s’oppose à l’installation des autorités intérimaires à Tombouctou


Posté dans Opérations, Points chauds par Laurent Lagneau Le 06-03-2017




Fin février, lors d’un déplacement au Mali, le ministre français de la Défense, Jean-Yves Le Drian, avait estimé que le processus de paix entre les groupes rebelles touareg et les autorités maliennes était sur le « bon chemin » dans le nord du pays. « Nous avons eu ces conversations très soutenues qui me permettent aujourd’hui d’avoir un point de vue optimiste sur la situation », avait-il dit, à l’issue d’un entretien avec le président malien, Ibrahim Boubacar Keïta.

Ce processus découle de l’accord de paix d’Alger, signés en 2015, par le gouvernement malien et les organisations indépendantistes du nord-Mali. Il prévoit notamment des patrouilles mixtes, formées par des soldats maliens, des ex-rebelles la Coordination des mouvements de l’Azawad (CMA), à dominante touareg, et des combattants du Groupe d’autodéfense touareg Imghad et alliés (Gatia, pro-gouvernemental), ainsi que l’installation d’autorités intérimaires à Gao, Kidal, Ménaka et Tombouctou.

Lors de la visite de M. Le Drian, et dans le cadre du Mécanisme Opérationnel de Coordination (MOC), les premières patrouilles mixtes ont été menées à Gao. Et cela, quelques semaines à peine après avoir été la cible d’une attaque terroriste meutrière revendiquée par le groupe jihadiste al-Mourabitoune. D’où l’optimisme mesuré du ministre français.

Quant à l’installation des autorités intérimaires, elle se fait non sans mal. Si aucun problème n’a été signalé à Menaka, il en est allé autrement à Gao où des hommes armés s’y sont opposés en investissant le Conseil régional. Cependant, la situation a pu être rapidement débloquée après négociation et au prix de quelques concessions.

À Kidal, où l’on pouvait craindre quelques difficultés, les autorités intérimaires ont été installées sans souci le 28 février, après toutefois 18 mois de tractations entre les différentes parties (gouvernement, CMA, etc…). Mais c’est à Tombouctou où les tensions sont les plus vives.

Là, un groupe armé, le Congrès pour la justice dans l’Azawad [CJA], apparu sur la scène malienne en octobre 2016, s’oppose à l’installation des autorités intérimaires, au motif qu’elles ne sont assez représentatives à son goût.

Depuis le 5 mars, cette organisation a envoyé ses troupes aux abords de la ville et menacé de prendre le contrôle des bâtiments administratifs. Toutefois, ses combattants en auraient été empêchés par l’intervention des militaires français de l’opération Barkhane et celles des Casques Bleus de la MINUSMA [Mission multidimensionnelle intégrée des Nations unies pour la stabilisation du Mali, ndlr].

« Des groupes armés opposés aux autorités intérimaires qui auraient dû être mises en place ce jour sont positionnées autour de la ville et menacent de la prendre », a expliqué, rapporte Reuters, le colonel Sidibé, porte-parole du ministère malien de la Défense. En outre, des tirs sporatiques ont été entendus et les commerces ont dû fermer.

Pour le moment, le gouvernement malien essaie de négocier avec le CJA. Mais, a priori, ses exigences seraient trop élevées puisqu’il réclame la modification de la composition des autorités intérimaires. Ce qui serait impossible en l’état.

Le CJA est dirigé par un ancien ministre malien, Hama Ag Mahmoud, qui a rallié le Mouvement national de libération de l’Azawad (MNLA), qui fait partie de la CMA, et par le colonel Abass Ag Mohamed Ahmad, un déserteur de l’armée malienne, lui aussi passé dans les rangs de la rébellion touareg.

http://www.opex360.com/2017/03/06/mali-groupe-arme-soppose-linstallation-des-autorites-interimaires-tombouctou/
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MessageSujet: Re: le Sahel zone de non-droit   Dim 19 Mar 2017 - 20:02

Citation :
L’État islamique cherche à rapprocher ses factions pour s’étendre en Afrique de l’Ouest


Posté dans Afrique, Opérations par Laurent Lagneau Le 19-03-2017




En août dernier, l’État islamique (EI ou Daesh) a annoncé qu’Abou Mosab al-Barnawi prendrait la direction de l’État islamique en Afrique de l’Ouest, c’est à dire du groupe jihadiste nigérian Boko Haram, à la place d’Abubakar Shekau, qui était jusqu’alors le chef de cette organisation.

Cette décision a provoqué des remous au sein de Boko Haram, Shekau ne l’ayant jamais acceptée. Du coup, le groupe s’est scindé en deux. En outre, il est désormais sur la défensive en raison de l’action menée par la Force multinationale mixte, mise en place par le Nigéria, le Cameroun, le Tchad, le Niger et le Bénin.

Cela étant, en difficulté en Irak et en Syrie, l’EI est apparemment bien décidé à étendre son influence en Afrique de l’Ouest. D’où la promotion d’al-Barnawi à la tête de Boko Haram. Ce dernier a pour second un certain Mamman Nour, un tchadien qui aurait planifié l’attentat commis contre les Nations unis à Abuja, en 2011. En outre, de par ses contacts avec les Shebab somaliens et les jihadistes libyens, il bénéficierait d’une influence relativement importante.

« Certains analystes estiment qu’en réalité le vrai cerveau [de Boko Haram] c’est Mamman Nur mais tactiquement, il a choisi de ne pas être présenté comme le leader de la nouvelle faction. Il a préféré que ce soit Barnawi, parce que le symbole de Barnawi est important en raison de sa relation familiale avec le fondateur de Boko Haram, Mohammed Yusuf », expliquait à RFI, en septembre 2016, Mathias Owona Nguini, un politiste camerounais.

Pour s’imposer en Afrique de l’Ouest, Daesh favorise le rapprochement entre les groupes qui lui ont fait allégeance. Comme le récent « État islamique du Grand Sahara » d’Abou Walid al-Sahraoui, un chef jihadiste en rupture de ban avec al-Mourabitoune, l’organisation formée en 2013 par la fusion du Mujao et des Signataires par le sang de Mokhtar Belmokhtar.

D’après le Figaro, qui a cité une source militaire ayant accès aux notes de renseignement, al-Barnawi et al-Sahraoui auraient conclu un accord pour étendre l’influence de Daesh au Burkina Faso, au Mali, voire au Bénin.

« L’objectif des deux organisations soeurs vise une extension territoriale vers l’ouest et l’est de leur zone respective », a expliqué cette source militaire. « En s’alliant avec Barnawi, Sahraoui y gagne en puissance dans une région, le Sahel, investie et dominée par al-Qaïda », indique une note de renseignement évoquée par le quotidien. Qui plus est, le chef de l’État islamique du Grand Sahara a assis son ancrage au sein de la communauté peule après s’être marié avec une Peule originaire du village de Bouratam.

Ce rapprochement entre ces deux factions de Daesh en Afrique de l’Ouest est sans doute l’une des raisons de la récente fusion des groupes jihadistes Ansar Dine, al-Mourabitoune et l’Émirat du Sahara, une branche d’al-Qaïda au Maghreb islamique (AQMI). Ces derniers sont désormais réunis au sein du « Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans », dirigé par le touareg malien Iyad Ag Ghaly et lié à al-Qaïda.

Par ailleurs, au Mali, la force Barkhane continue de chercher à perturber les flux logistiques des jihadistes, en particulier dans le nord du pays. Comme en témoigne les prises faite par le Groupement tactique désert (GTD), lors d’une vaste opération menée ces derniers jours (450 soldats, 110 véhicules blindés et 3 hélicoptères).

Ainsi, selon le compte de l’État-major des armées, les militaires français ont mis la main sur une quarantaine de tubes lance-roquettes, 5 000 cartouches de gros calibre, une demi-douzaine d’obus de mortier ainsi que six fusées de roquettes (dispositif de mise à feu) dans le secteur d’In Tachdaït. À Almoustarat, ils ont neutralisé un engin explosif improvisé chargé de 15 kg d’explosifs. Enfin, dans la région de Tessalit, le GTD Korrigan a démantelé un dispositif de « tir indirect », constitué d’une roquette de 122 mm placée sur une rampe de lancement improvisée.

http://www.opex360.com/2017/03/19/letat-islamique-cherche-rapprocher-ses-factions-pour-setendre-en-afrique-de-louest/
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MessageSujet: Re: le Sahel zone de non-droit   Ven 24 Mar 2017 - 21:57

Citation :
Barkhane : arrivée de deux drones Reaper supplémentaires

Mise à jour : 24/03/2017 - Direction : Armée de l'air



Deux drones MALE (moyenne altitude longue endurance) Reaper de l’escadron de drones 1/33 « Belfort » ont été réceptionnés sur la base aérienne de Niamey, au Niger. Leur arrivée porte désormais à cinq la capacité drones MALE opérationnels déployés au-dessus de la bande sahélo-saharienne.

Les drones Reaper assurent des missions de renseignement, de surveillance, de reconnaissance et de désignation d’objectifs. Leur grande autonomie de vol (24 heures) et leur endurance font d’eux des acteurs incontournables sur les théâtres d’opération. Dans le cadre de la lutte permanente menée par la force Barkhane et les pays du G5 Sahel (Mauritanie, Mali, Burkina Faso, Niger, Tchad) contre les groupes armés terroristes (GAT), les Reaper évoluent dans une zone d’action six fois plus grande que la France. Dotés de multiples capteurs (optique jour et caméra infrarouge, systèmes de guidage laser et de marquage de point d'intérêt), ils mettent en œuvre la capacité ISR (Intelligence, surveillance and reconnaissance). Ils permettent ainsi à la force de récolter des images vidéos en temps réel. Des informations qui constituent un atout dans le domaine de l’appui des troupes au sol.



Sources : Armée de l'air
Droits : ©Armée de l'air


http://www.defense.gouv.fr/air/actus-air/barkhane-arrivee-de-deux-drones-reaper-supplementaires
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MessageSujet: Re: le Sahel zone de non-droit   Dim 26 Mar 2017 - 17:30

Citation :
Un chef du groupe jihadiste Ansarul Islam tué au Burkina Faso


Posté dans Afrique, Opérations par Laurent Lagneau Le 26-03-2017




Le 16 décembre 2016, un détachement burkinabè du Groupement des forces armées anti-terroristes (GFAT) était attaqué par une quarantaine d’hommes lourdement armés à Nassoumbou, une localité située dans le nord-ouest du Burkina Faso, à seulement une trentaine de kilomètres de la frontière malienne. Selon un bilan officiel, douze soldats y laissèrent la vie.

Cet assaut fut revendiqué dix jours plus tard par un nouveau groupe jihadiste : Ansarul Islam, fondé par le prédicateur radical Ibrahim « Malam » Dicko. Proche du malien Hamadoun Koufa, le chef de la katiba Macina, liée à Ansar Dine, ce dernier avait été arrêté par les militaires français de l’opération Serval, près de Tessalit, à la fin de l’année 2013, avant d’être libéré par les autorités maliennes deux ans plus tard et de rejoindre Djibo, au Burkina Faso.

Après l’attaque de Nassoumbou, disposant certainement de bases arrières au Mali, en particulier à Douna et à Selba, Ansarul Islam a multiplié les expéditions punitives et les menaces contre la population civile. Et, rapidement, Ibrahim « Malam » Dicko est devenu l’ennemi public n°1 à Ouagadougou, où l’on craint l’implantation de ce groupe jihadiste dans le nord du pays.

Lors d’une cérémonie marquant l’entrée en service de 200 motos aux policiers et aux gendarmes burkinabé pour leur permettre de patrouiller dans la région convoitée par Ansarul Islam, le ministre de la Sécurité, Simon Campaoré, a rappelé sa détermination : « Il n’est pas question de céder la moindre parcelle de notre territoire à des gens pour qu’ils dictent leur loi » et « il faut leur rendre coup pour coup ».

Justement, le 23 mars, le Groupement des forces armées anti-terroristes et les gendarmes burkinabè ont porté un rude coup à Ansarul Islam en menant une opération importante dans la région de Djibo.

« Le leader terroriste Arouna Dicko a été abattu lors d’une opération au cours de la nuit de mercredi à jeudi à Petéga (25 km de Djibo) », a en effet affirmé un officier burkinabè, d’après l’AFP. Une autre source militaire a précisé que « plusieurs autres personnes, environ une vingtaine, ont également été interpellées sur différents sites. » Et d’ajouter : « Ces arrestations permettront sans doute de procéder à d’autres interpellations encore. »

Âgé d’une cinquantaine d’année, Arouna Dicko était probablement le numéro deux d’Ansarul Islam. Du moins, il était l’un des plus proche lieutenants de « Malam ».

En tout cas, cette opération est une « première victoire de notre armée sur ces terroristes au Sahel », s’est réjouie la source militaire burkinabè citée par l’AFP.

http://www.opex360.com/2017/03/26/chef-du-groupe-jihadiste-ansarul-islam-tue-au-burkina-faso/
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MessageSujet: Re: le Sahel zone de non-droit   Lun 10 Avr 2017 - 17:22

Citation :
BSS : le JNIM change de stratégie


10 avril 2017/ Actualité Stratégie et politique




Un an après avoir initié une stratégie de radicalisation islamiste dans les communautés, en ciblant plus particulièrement l’ethnie peule, force est de consta­ter qu’AQMI en récolte les fruits. Non seulement il est durablement installé au-delà de la boucle du Niger dans la région de Mopti, avec les attaques de la Katibat peule Macina, en rayonnant jusqu’au Burkina Faso, mais surtout il se rapproche dangereusement de la capitale Bamako au sud-ouest du pays.

Car si les attaques se sont poursuivies la semaine dernière autour de Mopti, en attaquant un véhicule de l’armée malienne près de Koina et la gendarmerie de Djenne, Iyad Ag Ghaly, à la tête de la nouvelle coalition JNIM, semble mener en parallèle une stratégie visant à instrumentaliser les tensions communautaires historiques entre Peuls et Bambara, qui contrôlent le pouvoir.

Suite à une vendetta après la mort d’un jeune peul, les djihadistes de la Katibat Macina, revendiquant leur mission de protection à l’égard de ce peuple nomade, ont multiplié les attaques contre la milice Dozo des Bambara dans la région de Seghou, à 230 km de la capitale malienne.

En changeant de mode opératoire, dans une région où l’empreinte djihadiste est quasi inexistante, Iyad Ag Ghaly cherche à obtenir un soulèvement d’une partie de la population qui ne se limitera pas qu’au Mali. Car les Bambara sont également présents au Burkina Faso, en Côte d’Ivoire, en Guinée, au Sénégal, en Gambie et marginalement en Mauritanie, au même titre que les Peuls, dont les couloirs de transhumance rayonnent jusqu’au Golfe de Guinée.

Attiser la haine entre les deux ethnies est sans doute l’un des leviers les plus efficaces pour déstabiliser l’Afrique de l’ouest et étendre l’influence djihadiste sans même recourir aux actions militaires. Il est fort à parier que l’instrumentalisation des revendications touarègues n’aura été que la première étape de la stratégie de conquête d’Al-Qaida dans la BSS.

http://www.ttu.fr/bss-jnim-change-de-strategie/
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