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 le Sahel zone de non-droit

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bens.othman
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MessageSujet: Re: le Sahel zone de non-droit   Mer 5 Juil - 5:08

La France veut revenir sur le neo-conservatisme pour une approche plus gaullienne moins d'interventions et de va t'en guerre. Par-contre elle conçoit toujours ses relations avec l'Afrique de façon sécuritaire, la force commune du sahel ne sert à rien, les bases du terrorisme se trouvent en Algérie et en Libye ! Tous ce cinéma ne sert qu'à protéger les intérêts français (mines, uranium, ...) à moindre coups et de façon permanente. Combattre le terrorisme au sahel c'est accorder plus de place aux azawades et touaregs ( comme avec les kurdes au MO) et donc forcement mettre fin à l'unité territorial (absurde) du Mali, chose que l'Algérie ne laissera jamais faire pour des raisons évidentes.
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Adam
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MessageSujet: Re: le Sahel zone de non-droit   Lun 10 Juil - 14:27

Citation :

G5 Sahel : le programme Tiwara, pour combattre le terrorisme à la racine


Sous la houlette du président français, un ambitieux programme visant à éradiquer les germes du jihadisme vient de voir le jour.

On s’est beaucoup moqué des 8 millions d’euros promis d’ici à la fin de l’année par Emmanuel Macron, le 2 juillet à Bamako, comme contribution à la nouvelle force conjointe G5 Sahel (FC-G5S), sous forme de 4×4 tactiques ou de matériel de transmission. Une goutte d’eau comparée aux 423 millions d’euros jugés nécessaires par le président Ibrahim Boubacar Keïta pour équiper et entretenir 5 000 combattants anti­terroristes dans les cinq pays.

On a moins commenté sa promesse, autrement importante, de confier à l’Agence française de développement (AFD) le soin de financer en cinq ans pour 200 millions d’euros de projets destinés à combattre les facteurs qui font le lit du terrorisme : carences administratives, désœuvrement des jeunes, paupérisation des populations rurales, démographie galopante, inégalités, etc. Baptisé Tiwara du nom du masque cimier en forme d’antilope qui symbolise la fertilité chez les ethnies bambaras, dogons et bozos, ce programme s’ajoutera aux projets en cours de l’AFD et devrait être financé grâce à la taxe sur les transactions financières française.

39 millions d’euros pour des actions à impact immédiat

Dès 2017, il s’agira de dépenser 39 millions d’euros dans des actions à impact immédiat : par exemple, l’amélioration de l’accès aux services sociaux de base dans le nord et le centre du Mali (Gao, Kidal) et à la zone frontalière Burkina-Mali-Niger (Fada N’Gourma), le renforcement de la sécurité alimentaire dans l’est du Burkina, un appui à la transition démographique (contrôle des naissances) au Niger ou la formation des jeunes adaptée aux besoins des entreprises locales. Moins affectée par le terrorisme, la Mauritanie n’en profitera qu’à partir de l’année prochaine.

Tiwara se veut « agile », c’est-à-dire que l’AFD réorientera ses actions en fonction de la situation sur le terrain. Conçu sur une logique pluriannuelle, le plan sera mis en œuvre avec le concours des autorités publiques, des sociétés civiles et des acteurs locaux, et fera l’objet d’un suivi-évaluation pour éviter une déperdition des énergies et des moyens.

Une alliance UE, BAD, Banque mondiale et Pnud

Le président français a aussi proposé une alliance en faveur du développement des cinq pays qui, outre la France, pourrait mobiliser l’Union européenne, l’Allemagne, la BAD, la Banque mondiale et le Pnud.

L’addition de leurs expertises, de leurs dons et crédits, procurerait une force de frappe antipauvreté à la mesure des maux sahéliens – dont on saisira l’ampleur en rappelant que les ONG humanitaires intervenant seulement au Tchad estiment à 480 millions d’euros les besoins vitaux de ce pays. À peine la moitié de cette somme avait pu être trouvée en 2016…

JA

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MessageSujet: Re: le Sahel zone de non-droit   Dim 30 Juil - 15:58

Citation :
La ministre française des Armées en déplacement dans le Sahel


AFP 30/07/2017


La ministre française des Armées, Florence Parly, est arrivée dimanche au Tchad, avant de se rendre au Niger et au Mali dans le cadre d'un déplacement de deux jours dans le Sahel où elle rencontrera aussi les militaires engagés dans l'opération Barkhane.

"Le commandant de la force Barkhane accueille la ministre des armées Florence Parly sur la base de N'Djaména au Tchad", selon un tweet de l'état-major des armées (EMA).

Mme Parly s'entretiendra notamment au Tchad avec le président Idriss Déby, au Niger avec le président Mahamadou Issoufou et au Mali avec le président Ibrahim Boubacar Keïta, selon un communiqué du ministère. La ministre effectuera une partie de ce déplacement conjointement avec son homologue allemande, Ursula von der Leyen

Mme Parly "réaffirmera le soutien de la France à la montée en puissance de la force conjointe du G5 Sahel", une force "appelée à jouer un rôle essentiel pour combattre le terrorisme et les trafics qui contribuent à l'instabilité de la région". "Dans les entretiens communs qu'elles auront avec leurs hôtes, au Niger et au Mali, la ministre des Armées et son homologue allemande auront par ailleurs l'occasion de marquer leur appui en équipement et en formation à la force du G5, ainsi que leurs efforts actifs pour mobiliser les partenaires européens et internationaux en soutien de son action", a souligné le ministère.

La France, présente dans la zone sahélo-saharienne avec 4.000 hommes engagés dans l'opération antijihadiste Barkhane, a poussé à la création d'une force militaire conjointe des pays du G5 Sahel: Mauritanie, Tchad, Mali, Niger et Burkina Faso. Cette force, qui devrait compter 5.000 hommes, nécessite un financement de 423 millions d'euros, loin d'être atteint. Les Etats-Unis notamment se sont montrés très réticents.

https://www.lorientlejour.com/article/1064948/la-ministre-francaise-des-armees-en-deplacement-dans-le-sahel.html
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MessageSujet: Re: le Sahel zone de non-droit   Mar 26 Sep - 7:12

Citation :
Niger : deux policiers et un gendarme tués dans une attaque près de l'Algérie


AFP 26/09/2017


Quatre personnes, deux policiers, un gendarme et un civil nigériens, ont été tuées dans une attaque de "bandits armés" contre une patrouille en plein désert à la frontière avec l'Algérie, a annoncé mardi la police du Niger.

"Deux policiers, un gendarme et un civil ont été tués dans cette attaque perpétrée le samedi 23 septembre par des bandits armés contre un poste de police mixte (police-gendarmerie) situé à 4 km d'Assamaka", une ville nigérienne proche de l'Algérie, précise un communiqué de la police nigérienne lu à par radio.

Les attaques contre les Forces de défense et de sécurité nigériennes sont peu courantes dans cette zone proche de l'Algérie, surtout réputée pour être un important corridor de trafiquants d'armes, de drogue et de passeurs de migrants illégaux.

Un policier a également été blessé dans l'attaque menée par "quatre bandits armés de fusils d'assaut AK 47", déplore la police nigérienne dans son communiqué lu par son porte-parole, Nazirou Moussa. Un véhicule et une arme appartenant à la police ont été "emportés" par les assaillants, souligne le texte. L'armée nigérienne, omniprésente dans la zone, a "engagé des poursuites", assure-t-il.

Début août, trois policiers nigériens ont été retrouvés morts dans cette même zone. Leur véhicule s'était égaré après avoir été pris dans une tempête de sable.

En juin 2016, 34 migrants, dont 20 enfants, avaient été retrouvés morts dans le désert, en tentant de se rendre en Algérie voisine, devenue une destination privilégiée des migrants subsahariens.

https://www.lorientlejour.com/article/1074739/niger-deux-policiers-et-un-gendarme-tues-dans-une-attaque-pres-de-lalgerie.html
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MessageSujet: Re: le Sahel zone de non-droit   Mar 3 Oct - 11:03

Citation :
La Mauritanie lance un appel aux donateurs pour boucler le budget de la Force conjointe du G5 Sahel


Posté dans Afrique, Diplomatie, Opérations par Laurent Lagneau Le 03-10-2017




Pour le moment, la future force conjointe du G5 Sahel (FC-G5S) ne dispose que de son état-major, lequel a été inauguré le 9 septembre dernier à Sévaré [centre du Mali] par le président malien Ibrahim Boubacar Keïta. Ce qui ne suffit évidemment pas à la rendre pleinement opérationnelle.

Sur le papier, cette FC-G5S, commandée par le général malien Didier Dacko, doit compter au moins 5.000 soldats, fournis par le Mali, la Mauritanie, le Burkina Faso, le Niger et le Tchad afin de lutter contre les groupes jihadistes actifs dans la bande sahélo-saharienne (BSS), avec le soutien de la force française Barkhane. Soit l’équivalent de 7 bataillons, déjà identifiés. Enfin, son organisation a été arrêtée : elle s’appuiera sur trois autres postes de commandement, installés à Nema [Mauritanie], à Niamey [Niger] et à Wour, dans le Tibesti [Tchad].

En juillet, le président français, Emmanuel Macron, a estimé « important » que « cette force conjointe soit pleinement opérationnelle à l’automne, avec les premiers financements débloqués […] et qu’elle ait ses premiers résultats. » Seulement, il reste un détail à régler : celui du financement.

En effet, il faudrait réunir la somme de 423 millions d’euros pour assurer le fonctionnement, pour un an, de cette force régionale. Soit un coût mensuel de 7.000 euros par soldat engagé. Or, si le Conseil de Nations unies soutient cette force conjointe du G5 Sahel, il a laissé en suspens la question de son financement. Telle aura été l’une des concessions de la diplomatie français à l’égard de son homologue américaine…

Aussi, pour le moment, un peu plus de 100 millions d’euros ont été débloqués au bénéfice de cette FC-G5S. D’où l’appel lancée par la Mauritanie, lors d’une réunion organisée à Nouakchott pour évoquer la coopération des pays méditerranéen avec l’Otan.

« Je saisis cette occasion pour exhorter nos partenaires bilatéraux et multilatéraux à apporter leur appui à la force conjointe du G5 Sahel lors de la conférence des donateurs », a ainsi déclaré Khadijetou Mbareck, Mme le ministre délégué chargé du Maghreb arabe. La « communauté internationale a endossé la mission fondamentale de la force armée du G5 Sahel qui est de combattre le terrorisme et le crime transfrontalier dans la région », a-t-elle ajouté.

La conférence des donateurs évoquée par Mme Mbarek doit avoir lieu le 16 décembre, Bruxelles. Mais avant, des membres du Conseil de sécurité de l’ONU, dont la présidence tournante est actuellement assurée par la France, se rendront au Sahel avant la fin de ce mois, soit quand la FC-G5S aura commencé ses opérations. Une occasion pour convaincre les donateurs potentiels…

« La force conjointe G5 Sahel est l’outil approprié pour compléter la MINUSMA » [Mission de l’ONU au Mali, ndlr] a fait valoir François Delattre, le représentant français auprès des Nations unies, en présentant le programme du Conseil de sécurité pour octobre.

http://www.opex360.com/2017/10/03/la-mauritanie-lance-un-appel-aux-donateurs-pour-boucler-le-budget-de-la-force-conjointe-du-g5-sahel/
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MessageSujet: Re: le Sahel zone de non-droit   Jeu 5 Oct - 5:43

Je viens d'entendre a la radio que au niger 3 soldats des FS Americains et 5 nigeriens sont tombés dans une ambuscade pres de la frontière avec le Mali. 2 FS seraient également blesses
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MessageSujet: Re: le Sahel zone de non-droit   Sam 7 Oct - 8:08

Citation :
07.10.2017

Un quatrième soldat US a été tué au combat au Niger




L'armée américaine a annoncé vendredi le décès d'un quatrième soldat américain dans l'attaque qui s'est produite mercredi soir dans le sud-ouest du Niger, à proximité de la frontière malienne.

Le communiqué du Pentagone ne précise pas son identité, sa famille n'ayant pas encore été prévenue. L'attaque a également été fatale à trois soldats nigériens qui participaient à une mission conjointe de reconnaissance.

Le Pentagone a diffusé les identités de trois des quatre soldats tués au Niger le 4 octobre. Ces hommes appartenaient au 3rd Special Forces Group (Airborne), de Fort Bragg, en Caroline du Nord. Les trois tués identifiés sont:
- Staff Sgt. Bryan C. Black, 35, of Puyallup, Washington
- Staff Sgt. Jeremiah W. Johnson, 39, of Springboro, Ohio
- Staff Sgt. Dustin M. Wright, 29, of Lyons, Georgia.

D'après l'armée nigérienne, la patrouille d'une quarantaine de soldats, dont une douzaine d'Américains, a été attaquée par des hommes armés près du village de Tongo Tongo. Les assaillants circulaient à bord d'une dizaine de véhicules et sur une vingtaine de motos et sont parvenus à voler quatre véhicules dans l'accrochage.

http://lignesdedefense.blogs.ouest-france.fr/archive/2017/10/07/un-quatrieme-soldat-us-a-ete-tue-au-combat-au-niger-18618.html
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MessageSujet: Re: le Sahel zone de non-droit   Dim 22 Oct - 10:33

Citation :
Au moins 12 gendarmes ont été tués lors d’une nouvelle attaque au Niger

Laurent Lagneau22 octobre 2017




La région de Tillabéri, située dans le sud-ouest du Niger, a une nouvelle été le théâtre d’une attaque meurtrière, le 21 octobre. Cette fois, c’est la gendarmerie d’Ayorou qui a été visée, pour la deuxième fois cette année, par un groupe d’hommes armés arrivés à bord de plusieurs véhicules 4×4, depuis le camp de réfugiés maliens de Tabareybarey.

Les assaillants ont pillé la caserne avant de prendre la fuite avec trois véhicules de gendarmerie, des armes et des munitions.

Selon un premier bilan donné par le ministre nigérien de l’Intérieur, Mohamed Bazoum, au moins 12 gendarmes nigériens y ont laissé la vie. « Des opérations de traque ont été lancées », a-t-il assuré. Et une source sécuritaire a précisé que des « poursuites terrestres et aériennes » étaient en cours dans les heures qui ont suivi l’assaut.

Plus tard, un nouvel accrochage a eu lieu, cette fois dans la zone de Inates, un peu plus au nord, entre les forces armées nigériennes et un groupe armé qui tentait de rejoindre le nord du Mali. On ignore si c’est celui qui a attaqué la caserne d’Ayorou.

Les attaques de ce genre tendent à devenir de plus en plus fréquentes dans la région de Tillabéri, malgré l’instauration de l’état d’urgence et l’interdiction de la circulation de voitures et de motos dans plus zones afin d’empêcher les infiltrations terroristes. Les Nations unies affirme en avoir recensé « au moins 46 » depuis le début de l’année 2016.

La plus meurtrière a eu lieu le 22 février 2017. Ce jour-là, 16 soldats nigériens furent tués à Tilwa, à une dizaine de kilomètres de la frontière malienne. L’État islamique dans le Grand Sahara (EIGS), commandé par Abu Walid Al-Sahraoui, en avait revendiqué la responsabilité.

Par la suite, le ministre français de la Défense, qui était alors Jean-Yves Le Drian, avait annoncé le déploiement, dans la région, d’un détachement de liaison et d’assistance opérationnelle (DLAO), avec notamment 50 à 80 commandos des forces spéciales.

S’agissant de l’attaque de la caserne de gendarmerie d’Ayourou, des sources sécuritaires ont confié à RFI que le camp de réfugiés de Tabareybarey, situé à seulement 4 km, aurait servi de refuge aux assaillants. C’est un « endroit idéal pour stocker des armes, avant toute opération dans la zone », estiment-elles.

Des complicités… C’est aussi la piste privilégiée pour expliquer les circonstances de l’embuscade qui a coûté la vie à 4 commandos des forces spéciales américaines et à 4 soldats nigériens, au début de ce mois. Ainsi, le chef du village de Tongo Tongo, près duquel a eu lieu l’attaque, attribuée à l’EIGS, a été arrêté.

Ce chef de village a « retardé de quelques minutes une réunion » avec les militaires nigériens et américains, ce qui a « permis l’arrivée des assaillants » et « favorisé l’embuscade », a expliqué une source sécuritaire nigérienne, rapporte l’AFP.

« Certains des soldats qui ont assisté à la réunion avec les dirigeants locaux ont déclaré qu’ils soupçonnaient les villageois de retarder leur départ » et donc « auraient été complices de l’embuscade », a en outre récemment indiqué un responsable de la défense américaine, à l’antenne de CNN.

« C’est une zone où ils (les jihadistes) ont été en mesure d’être plus présents que nous, inspirer la peur et certainement disposer d’éléments à même de leur donner des renseignements très précis », a par ailleurs estimé Mohamed Bazoum.

http://www.opex360.com/2017/10/22/au-moins-12-gendarmes-ont-ete-tues-lors-dune-nouvelle-attaque-au-niger/
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MessageSujet: Re: le Sahel zone de non-droit   Lun 30 Oct - 10:56

Citation :
Les États-Unis vont financer la Force conjointe du G5 Sahel à hauteur de 60 millions de dollars

Laurent Lagneau 30 octobre 2017




En juin, au Conseil de sécurité des Nations unies, la diplomatie française avait dû amender son projet de résolution relatif à la création de la Force conjointe du G5 Sahel (FC-G5S) afin d’éviter un possible blocage des États-Unis.

Pour rappel, les pays du G5 Sahel (Tchad, Mali, Niger, Mauritanie et Burkina Faso) ont convenu de mettre sur pied une force conjointe, avec 5.000 soldats (soit 7 bataillons), pour traquer les groupes jihadistes opérant dans la bande sahélo-saharienne (BSS). D’où le soutien de la France à ce projet. Ainsi que celui de l’Union européenne (UE), qui a débloqué 50 millions d’euros pour le financer.

Or, pour les États-Unis, le mandat de cette Force conjointe du G5 Sahel était trop imprécis. Aussi estimèrent-ils qu’une simple déclaration de soutien de la part du Conseil de sécurité était suffisante.

Et, s’agissant du financement, le texte soulignait qu’il incombait « aux États du G5 Sahel de donner à la FC-G5S les ressources » nécessaires (soit 423 millions d’euros) alors que Paris souhaitait obtenir une aide logistique et financière des Nations unies.

Depuis, quatre commandos des forces spéciales américaines ont perdu la vie dans une embuscade tendue par des membres présumés de l’État islamique dans le Grand Sahara (EIGS). Et cela, dans des circonstances qui n’ont pas encore été totalement précisées. Une enquête du Pentagone est actuellement en cours.

Cet événement est-il pour quelque chose dans la décision que vient d’annoncer Rex Tillerson, le chef de la diplomatie américaine? En tout cas, elle marque un revirement de la part de Washington…

« Pour vaincre le terrorisme, il faut s’assurer que les organisations terroristes ne bénéficient d’aucun refuge sur aucun continent », a commencé par souligner M. Tillerson, dans un communiqué diffusé ce 30 octobre. « Dans cette optique, sous réserve de l’issue des consultations avec le Congrès, les Etats-Unis s’engagent aujourd’hui à soutenir pour un montant pouvant atteindre 60 millions de dollars [51 millions d’euros] les efforts antiterroristes de la Force conjointe du G5 Sahel », a-t-il ajouté.

Toujours d’après les explications données par M. Tillerson, ces fonds vont « renforcer [les] partenaires régionaux [des États-Unis] dans leur combat pour assurer la sécurité et la stabilité » face au groupe jihadiste Etat islamique et aux autres « réseaux terroristes ». Et d’insister : « C’est un combat que nous devons gagner, et cet argent va jouer un rôle-clé pour y parvenir. »

Avec cette promesse de financement, il reste 264 millions d’euros à trouver pour boucler le budget de fonctionnement de cette force conjointe du G5 Sahel. Une conférence des donateurs doit avoir lieu, à cette fin, à Bruxelles, en décembre prochain.

D’après le général Sadou, le chef d’état-major burkinabé, les fonds débloqués ont jusqu’à présent permis de financer la mise en place du quartier général de cette force à Sévaré (Mali). La pleine capacité opérationnelle de cette dernière doit être prononcée dans quelques mois.

En attendant, la force française Barkhane, ainsi que les Éléments français au Sénégal (EFS), continuent d’entraîner les unités africaines qui seront sollicitées. C’est ainsi que, ces deux dernières semaines, un bataillon burkinabé a suivi un entraînement au combat de deux semaines à Dori et que des soldats tchadiens ont été formé à lutter contre les engins explosifs improvisés par des instructeurs du 2e Régiment Étranger de Génie.

http://www.opex360.com/2017/10/30/les-etats-unis-vont-financer-la-force-conjointe-du-g5-sahel-hauteur-de-60-millions-de-dollars/
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MessageSujet: Re: le Sahel zone de non-droit   Mer 1 Nov - 11:22

Citation :
La force antijihadiste G5 Sahel a lancé ses premières opérations


AFP 01/11/2017


La force antijihadiste conjointe du G5 Sahel a entamé mercredi ses premières opérations dans la zone transfrontalière très instable entre Mali, Burkina Faso et Niger, a annoncé la force militaire française Barkhane, qui soutient les troupes africaines déployées au sol.

"Le déploiement des Maliens, des Nigériens et des Burkinabé de la force G5 Sahel a débuté ce matin", a déclaré à l'AFP le lieutenant-colonel français Marc-Antoine, qui coordonne avec une centaine d'hommes de Barkhane cette première opération de la force africaine de soldats de cinq pays de la région (Mali, Niger, Mauritanie, Burkina Faso et Tchad).

L'opération antijihadiste française au Sahel Barkhane (4.000 hommes) va apporter aux quelques centaines de troupes maliennes, burkinabé et nigériennes engagées dans cette première phase, "du conseil et de l'accompagnement" sur le plan aérien et un appui de l'artillerie, a ajouté le militaire français depuis une base avancée dans la région d'In-Tillit (centre du Mali).

Cette première opération, baptisée "Hawbi", est "une démonstration de force pour reprendre pied dans une zone délaissée par les Etats", aux confins du Mali, du Burkina Faso et du Niger, "en entravant la liberté de mouvement dont bénéficient plusieurs groupes armés depuis des mois", a souligné le lieutenant-colonel Marc-Antoine.
"L'objectif in fine est de faire monter cette force G5 Sahel en puissance pour qu'elle puisse se réimplanter dans les zones transfrontalières de façon autonome", a-t-il ajouté.

La force conjointe doit atteindre d'ici mars 2018 sa pleine capacité de 5.000 hommes, répartis en sept bataillons: deux pour le Mali et le Niger, et un pour le Tchad, le Burkina Faso et la Mauritanie. Les soldats ne se mélangeront pas, à part pour quelques officiers de liaison.

Ce nouveau dispositif vise à combler les lacunes des dispositifs militaires nationaux et multinationaux dans la région du Sahel, au sud du Sahara.

Elle est devenue un important foyer pour les groupes extrémistes, notamment depuis que la Libye a sombré dans le chaos en 2011, que la secte Boko Haram s'est étendue au Nigeria et que des groupes jihadistes liés à Al-Qaïda se sont emparés du nord du Mali en 2012.

https://www.lorientlejour.com/article/1081608/la-force-antijihadiste-g5-sahel-a-lance-ses-premieres-operations.html
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MessageSujet: Re: le Sahel zone de non-droit   Mer 1 Nov - 14:57

Jacques Roussellier / American Military University a écrit:

The Forgotten Maghreb–Sahel Nexus


In confronting the Sahel’s transnational security challenges, international actors would benefit from giving Maghreb states a role in stabilization and development.


On October 30, the UN Security Council discussed the nature and extent of UN support for the new French-backed Group of Five Sahel (G5 Sahel) Joint Force, which Washington had successfully prevented from getting a UN peacekeeping mandate and funding in June. The council again stopped short of offering this mandate, instead calling for multilateral and bilateral assistance. Yet recent U.S. casualties in Niger and signs of growing instability in the Sahel region have intensified this debate around security intervention in the region.

The initiative to form the G5 Sahel Force has spurred contradictory and competitive reactions from Morocco and Algeria, which both see the Sahara as a natural extension of their national territory. Morocco welcomed the French move, partly because it undermines Algeria’s own views on the Sahel, and offered to provide support in military training and border security. Algeria felt sidestepped by the French, who have criticized it for playing both sides with terrorist groups in the Sahara and have overlooked its attempts to play an important regional security role. France views both regional actors with suspicion, Algeria for its ambiguous dealings with terrorist groups in the region, and Morocco for its connections to the drug trafficking and migrant routes to the Sahel and West Africa.

As France seeks to reassert its influence in the region, President Emmanuel Macron warned in July that it would place new demands on Algeria and the Sahel states to be tougher on terrorist groups in the Sahara and Sahel, regardless of their own domestic political motivations. Yet Algeria quickly countered with a new initiative in the Sahel, including plans to resurrect its largely ineffective Sahel counterterrorism defense coordination cell run by the Joint Military Staff Committee (CEMOC). Algeria’s CEMOC initiative, launched in 2010, included Mali, Mauritania, and Niger but not Morocco, and its plan to set up a joint military base hosting a 70,000-strong joint Sahel force in the Algerian desert at Tamanrasset never materialized. Now Rabat can play the French-backed G5 Sahel Force against Algiers, which may hope that France incur high financial and political costs for its intervention that may push it back out of the Sahel.

The security environment in West and North Africa has seen a gradual change toward increasing conflicts involving non-state actors. The conflict over Western Sahara was a main security concern in the Sahara-Sahel region between 1975 and 1990, as were the clashes between Libya and Chad over the Aouzou strip in eastern Sahara. Today, insurgencies and state disintegration have allowed non-state actors to flourish. Al-Qaeda in the Islamic Maghreb (AQIM) has taken hold in large ungovernable areas, particularly in Mali, as has Boko Haram in Nigeria and Chad. These groups exploit political instability and local ethnic grievances and are financed by trafficking in arms, humans, and drugs. The porous geography between the Sahel and North and Central Africa has enabled armed groups to proliferate. They are extremely versatile, able to split across national borders and regroup along ethnic and socioeconomic lines. The lack of effective military regional cooperation allows these groups to asymmetrically challenge states’ forces and their international supporters in the region.

In the Sahel, the United States focuses on containing violent extremism, while the European Union prioritizes stemming the flow of migrants. Yet despite these different security interests, the Sahel’s multilevel challenges require a stabilization and development strategy in which Maghreb states play an important role. The region has seen many initiatives and plans to assist Sahel states on issues prioritized by external actors, whether terrorism, transnational crime, migration, or development—yet these plans do not consistently include wider regional actors such as Morocco, Algeria, or Nigeria.

Both Morocco and Algeria have a long history of interaction with the Sahel, both to compete for influence and build on their narratives of national identity. It would be practical to include them in the renewed French and U.S. efforts to provide heightened stabilization and security assistance to Sahel states. The French-backed G5 Sahel Force—planned to include 5,000 soldiers from Burkina Faso, Mali, Mauritania, Niger, and Chad—is expected to reinforce the fight against terrorism and transnational crime in the region and supplement France’s own cash-strapped intervention force, Operation Barkhane, as well as the moderately successful UN Multidimensional Integrated Stabilization Mission in Mali (MINUSMA). Likewise, the United States is providing critical logistical and intelligence support to Operation Barkhane and security coordination assistance to the African-led Multinational Joint Task Force—which includes Niger, Chad, Nigeria, Benin, and Cameroon—fighting against Boko Haram in the Lake Chad basin.

The Arab Maghreb Union (AMU)—a trade and political bloc consisting of Algeria, Libya, Mauritania, Morocco, and Tunisia that is widely considered to be ineffective—could provide an interface for Sahel initiatives like the G5 Force. But due to disagreements between Algiers and Rabat over Western Sahara and whether to look toward the EU for trade (as Morocco and Tunisia do) or toward the Arab world (as Algeria does), the AMU never took off economically, let alone politically. With Libya in chaos, Tunisia in fragile transition, Mauritania with a shaky regime, and Algeria and Morocco competing to expand influence and trade south of the Sahara, the AMU may not be ready for full cooperation with the Sahel states, though some cooperation within specific sectors is possible. Alternatively, Algeria could be persuaded to join the Community of Sahel-Saharan States (CEN-SAD), a regional economic bloc that is also mandated to coordinate on regional security, in particular counterterrorism and organized crime, and includes 29 states from West, North, and East Africa.

Persuading Maghreb states, in particular Morocco and Algeria, to participate in efforts for sustainable development and lasting stabilization of the Sahel is not only in the long-term security interests of key external actors like France and the United States. It would also reduce the short-term risk that a potential spoiler like Algeria or free-rider like Morocco could use counterterrorism and stabilization efforts for their own competitive objectives in and south of the Sahel.

Source Carnegie

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MessageSujet: Re: le Sahel zone de non-droit   Mer 1 Nov - 15:30

le sahel était depuis des décennies l'arrière jardin de l'algérie, et voila le resultat
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MessageSujet: Re: le Sahel zone de non-droit   Ven 3 Nov - 11:03

Citation :
Niamey demande à Washington de déployer des drones armés sur son territoire

Laurent Lagneau3 novembre 2017




Alors que le Congrès des États-Unis envisage de revoir la loi autorisant l’usage de la force armées (AUMF), adoptée après les attentats du 11 septembre 2001, l’ampleur de l’engagement militaire américain en Afrique fait débat, outre-Atlantique. Notamment après l’embuscade qui, tendue par des membres présumés de l’État islamique dans le Grand Sahara (EIGS), a coûté la vie à quatre « Bérets verts » au Niger, le 4 octobre dernier.

Des militaires américains sont ainsi équipés « pour le combat » et déployés dans plusieurs pays africains. En Somalie, par exemple, ou encore récemment en Libye, il s’agit d’y mener des opérations contre les groupes jihadistes. Au Cameroun, leur présence vise à soutenir les efforts contre le Boko Haram. Au Niger, leur mission consiste officiellement à « entraîner, conseiller et assister » les forces locales pour leur permettre de mener, par elles-mêmes, leur propres opérations anti-terroristes.

« On peut appeler ça entraîner et équiper, mais je soupçonne fort qu’au Niger, il s’agit de bien plus que ça », a déclaré le sénateur Rand Paul (élu du Kentucky). Et il s’agit d’un peu plus que ça, effectivement. À Agadez, dans le centre de ce pays, les forces américaines sont en train de construire une base aérienne 201, non sans difficultés d’ailleurs, malgré les 100 millions de dollars d’investissement.

Devant être opérationnelle en 2017, la base d’Agadez ne pourra l’être pleinement que l’an prochain. « Les opérations américaines sur une nouvelle base au Niger seront retardées d’un an alors que les équipes de travail luttent contre les tempêtes de sable et les obstacles logistiques pour achever l’un des plus grands projets de l’histoire de l’US Air Force », a ainsi indiqué le magazine Star and Stripes, le 1er novembre.

Les travaux en cours doivent permettre la mise en oeuvre, depuis Agadez, d’avions de transport stratégique C-17, d’appareils spécialisés dans la collecte de renseignements et de drones MALE (Moyenne Altitude Longue Endurance) de type MQ-9 Reaper. Cette base est idéalement située pour surveiller de très près les groupes terroristes présents dans la bande sahélo-saharienne (BSS), dans le nord du Nigéria ou encore dans le sud de la Libye.

Fin octobre, plusieurs médias américains ont rapporté que le Pentagone envisageait d’y envoyer des drones armés. Mais encore faut-il en obtenir l’autorisation (les forces françaises l’ont déjà). A priori, cela ne devrait pas poser de problèmes parce que les autorités nigériennes ont demandé à Washington le déploiement de tels appareils. C’est, en tout cas, ce qu’a révélé Kalla Mountari, le ministre nigérien de la Défense.

« Je leur ai demandé il y a quelques semaines de les armer [les drones] et de les utiliser au besoin », a en effet déclaré M. Mountari, dans un entretien donné à l’agence Reuters. Interrogé sur la réponse donnée par Washington, il a répondu que « nos ennemis le découvriront ».

Quant au rôle des troupes américaines au Niger, où elles compteraient jusqu’à 800 personnels, le ministre nigérien a confirmé les doutes exprimés par le sénateur Rand Paul. « Les Américains ne se contentent pas d’échanger des informations avec nous. Ils font la guerre quand c’est nécessaire », a-t-il dit. « Nous travaillons main dans la main. La preuve évidente est que les Américains et les Nigériens sont tombés sur le champ de bataille pour la paix et la sécurité de notre pays », a-t-il ajouté, en faisant référence à l’embuscade du 4 octobre, au sujet de laquelle il a refusé de donner plus de précisions.

http://www.opex360.com/2017/11/03/niamey-demande-washington-de-deployer-des-drones-armes-sur-son-territoire/
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MessageSujet: Re: le Sahel zone de non-droit   Dim 5 Nov - 8:48

Citation :
05.11.2017

G5 Sahel: "vache noire" ou vache maigre?




La première opération d'une unité de la force du G5 Sahel a été lancée le 28 octobre aux confins du Mali, du Burkina Faso et du Niger. Elle a été baptisée "Haw Bi" ou "Vache noire".

Anthony Fouchard, le correspondant d'Ouest-France au Mali a suivi la première partie de cette opération très médiatisée mais qui a mis en lumière l'implication massive de la force Barkhane. Sur le terrain, les Maliens sont escortés par des dizaines de soldats français qui assurent aussi l'essentiel de leur soutien logistique. Et si les décisions opérationnelles sont prises par un poste de commandement (PC) de la force conjointe à Niamey, c'est depuis une base avancée française implantée dans la région d'In Tillit, au milieu de la savane, que s'opère la coordination tactique de l'opération Haw Bi.



Voici son récit:
"La radio du VAB français crachote des consignes alors que la longue colonne de véhicule militaire s'ébranle dans le désert Malien : "Les gars, les FAMa (forces armées maliennes) sont avec nous, on est attentifs, il ne doit rien arriver". Les soldats maliens juchés sur des pick-up, prennent la tête du convoi pour cette première mission estampillée G5 Sahel, largement entourés par les forces françaises Barkhane.
Objectif du jour : reconnaître l'axe de Tessin à Kaygourouten. La zone est un carrefour pour les groupes armés terroristes actifs dans la région. Dans cette partie du centre du Mali, les attaques contre l'armée nationale ou les forces étrangères sont quasi-quotidienne.
A quelques dizaines de kilomètres de là, les soldats nigériens et burkinabé ont également entamé leurs manœuvres. En théorie, le G5 Sahel donne des pouvoirs étendus aux armées des pays signataires (Mali, Tchad, Niger, Mauritanie, Burkina Faso), elles peuvent ainsi s'affranchir des frontières et mener des poursuites par exemple chez leur voisin, si la situation l'exige.
En pratique, le faible niveau d'équipement et l'absence totale de logistique ou de support aérien compromettent ce genre d'opération. Sur le terrain, difficile de constater autre chose. Ce sont les Français qui assurent la sécurité, au sol comme dans les airs, des militaires maliens. Même au moment d'établir un camp pour la nuit, les Français mobilisent leur équipe de déminage pour sécuriser la zone de repos des soldats du Mali.
Malgré des moyens dérisoires, les forces armées maliennes ont tout de même réuni une centaine d'homme dans cette opération, dirigé par le lieutenant Gaoussou Diarra. "Nous avons moins de matériel que Barkhane, mais nous avons appris à leur côté. Cette mission, c'est nous qui l'a menons en tête, avec Barkhane en appui", tient-il à rappeler. Sur la reconnaissance des zones, les militaires maliens ont l'avantage, ils connaissent le moindre chemin, évitent les oueds dans lesquelles les lourds véhicules français risqueraient de s'ensabler.
Mais pour l'instant les FAMa sont "clairement incapable de mener seul une opération de cet envergure", poursuit un officier Français. "Notre rôle c'est d'accompagner la montée en puissance de ces partenaires. Aujourd'hui, je ne vais pas vous le cacher, c'est difficile de dire s'ils seront opérationnels d'ici 2 ans", détaille le lieutenant-colonel Marc-Antoine, chef du poste de commandement tactique de Barkhane, déployé pour l'occasion. La colonne de blindé suit les traces laissées dans le sable par les pick-up des FAMa. La mise en place du G5 envoie quand même un "signal fort" estime le lieutenant-colonel, "qui prouve que toutes ces armées veulent et peuvent désormais travailler ensemble contre un ennemi commun".

http://lignesdedefense.blogs.ouest-france.fr/archive/2017/11/05/g5-sahel-vache-noire-ou-vache-maigre-18734.html
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MessageSujet: Re: le Sahel zone de non-droit   Dim 5 Nov - 14:29

Citation :
Soldats américains tués au Niger : la mission devait « capturer mort ou vif » un dirigeant jihadiste, selon ABC

02 novembre 2017 à 17h23 — Mis à jour le 02 novembre 2017 à 18h54




Des éléments de l'embuscade ayant causé la mort de quatre militaires américains au Niger contredisent la version officielle, selon un récit publié jeudi par la chaîne américaine ABC. Le média cite des sources nigériennes et des services de renseignement américain.

L’opération des 3 et 4 octobre de l’équipe américano-nigérienne a été présentée par le chef d’état-major Joe Dunford comme une « patrouille de reconnaissance ». Mais selon des témoignages de hauts-gradés nigériens recueillis par ABC, c’était en fait une mission destinée à « capturer mort ou vif » un dirigeant jihadiste lié aux groupes État islamique et Al-Qaïda et identifié comme Dandou.

L’objectif de la mission a « changé »

Selon des sources des services de renseignement, la mission initiale était bien une patrouille ordinaire. Mais elle a été modifiée en cours de route, rallongeant la présence des soldats américains dans la zone, où ils sont restés plus de 24 heures.

« Ils devaient faire l’aller-retour dans la journée », a indiqué un responsable des services de renseignement américain cité par la chaîne. « Mais ils sont restés là-bas tellement longtemps pour une mission qui a changé, qu’ils ont été remarqués, surveillés et finalement attaqués. »

Selon la version officielle présentée la semaine dernière par le général Dunford, la patrouille de reconnaissance composée de douze soldats américains des forces spéciales et trente soldats nigériens revenait du village de Tongo Tongo, près de la frontière avec le Mali, lorsqu’elle a été attaquée par un groupe de cinquante combattants affiliés au groupe État islamique. Les hommes étaient équipés de petites armes à feu, de grenades et de véhicules armés.

Une première demande de renforts refusée par les Américains

Les forces spéciales n’ont appelé des renforts qu’après une heure de combat, a précisé le chef d’état-major, laissant entendre que la patrouille américano-nigérienne pensait initialement pouvoir venir à bout de ces combattants. Or selon un officier nigérien cité par ABC, les Nigériens avaient demandé des renforts qui leur ont été refusés par la partie américaine.

Cinq soldats nigériens, qui patrouillaient avec les Américains, ont également été tués.

Selon des sources américaines, une deuxième équipe de forces spéciales américaines devait venir en renfort mais n’a pas pu les rejoindre pour des raisons encore incertaines. Certains évoquent des problèmes de communication, d’autres la mauvaise météo.

La présence d’une deuxième équipe a été reconnue par le Pentagone, mais la version officielle est qu’une attaque était improbable car il y a eu au moins 26 missions dans la même région ces six derniers mois sans problème.

Implication de la CIA

En outre, selon les sources d’ABC, la CIA était impliquée dans la mission, alors que le général Dunford a affirmé n’être pas au courant d’une implication des services secrets américains.

Enfin la version officielle est que le corps du quatrième Américain, le sergent La David Johnson, 25 ans, a été retrouvé par des soldats nigériens un peu à l’écart des autres. En fait, son corps aurait été restitué à l’armée nigérienne par les villageois alors qu’un groupe de soldats américains avançait vers le village en formation d’attaque.

Interrogé sur tous ces détails, le Pentagone s’est refusé à tout commentaire. « Mener une enquête approfondie sur cet événement malheureux est la priorité numéro un du ministère de la Défense », a indiqué une porte-parole. « Je ne ferai aucun autre commentaire tant que nous n’aurons pas une vision complète de ce qui s’est passé ou pas ».

http://www.jeuneafrique.com/489127/politique/soldats-americains-tues-au-niger-la-mission-devait-capturer-mort-ou-vif-un-dirigeant-jihadiste-selon-abc/
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MessageSujet: Re: le Sahel zone de non-droit   Ven 10 Nov - 9:04

Citation :
Pour sa première opération, la force du G5 Sahel a manqué de moyens de transmission

Laurent Lagneau 10 novembre 2017




Lancée fin octobre avec le soutien de la force française Barkhane, l’opération Haw Bi, la première menée par la Force conjointe du G5 Sahel (FC-G5S) avec des unités maliennes, nigériennes et burkinabè, dans la zone dite des « trois frontières » a marqué une étape, selon le compte-rendu hebdomadaire de l’État-major des armées (EMA).

« Le premier objectif a été atteint avec la capacité à monter une opération coordonnée multinationale en peu de temps », affirme en effet l’EMA. « Il constitue un succès en soi dans la mesure où il y a quatre mois, au moment du sommet de Bamako […], les postes de
commandement de Niamey et de Sévaré n’existaient pas et la Force Conjointe ne disposait d’aucune unité », ajoute-t-il.

La manoeuvre a consisté à mettre en place un dispositif de bouclage de zone avec 750 soldats, puis de mener des reconnaissances simultanées « de part et d’autre de la frontière burkinabé et malienne. » Aucun élément jihadiste n’a été neutralisé lors de cette phase.

Ainsi, selon l’EMA, « la capacité de la Force Conjointe à concevoir,
commander et conduire une opération a été validée, démontrant qu’elle dispose de cadres formés capables de mettre en œuvre des procédures communes » et la « la phase initiale de déploiement a permis le rodage des procédures entre PC [postes de commandement, l’un étant à Sévaré, l’autre, à Niamey].

Seulement, tout n’a visiblement pas été aussi parfait. D’ailleurs, a relevé l’EMA, il y a des « des progrès à poursuivre » pour que la FC-G5S soit pleinement opérationnelle, notamment au niveau des transmissions entre les unités sur le terrain et le commandement.

Le général malien Didier Dacko, le chef de cette force conjointe, ne semble pas satisfait de cette première opération. Et son bilan est plus contrasté que celui dressé par l’EMA. « Il y a beaucoup de difficultés qui sont apparues. Des difficultés de coordination, des moyens de communication à parfaire et les délais de mise en place à revoir pour que la prochaine opération soit mieux conduite », a-t-il confié au Studio Tamani, un média malien financé par l’Union européenne.

En outre, le colonel nigérien Mahamadou Mounkaila, qui commande le PC de Niamey (qui correspond à la région « centre » du G5 Sahel), a fait état de « problèmes logistiques ». « C’est une première mission, nous avons beaucoup de leçons à tirer mais je ne pense pas que ce soit insurmontable », a-t-il assuré auprès de TV5.

Aussi, l’on peut considérer le bilan de cette première opération comme étant encourageant car le pari de faire manoeuvrer ensemble trois forces différentes était loin d’être gagné en juillet dernier. Mais il reste encore beaucoup de travail à accomplir pour que les unités du G5 Sahel soient suffisamment autonomes pour permettre à Barkhane, comme l’a dit, non sans optimisme, le général Bruno Guibert, son chef, de « disparaître progressivement du paysage ».

Qui plus est, la question des capacités se pose, notamment dans les domaines de l’appui aérien, du renseignement ou encore de l’évacuation sanitaire.

À terme, la FC-G5S doit compter 5.000 hommes, soit l’équivalent de 7 bataillons, fournis par le Tchad, la Mauritanie, le Mali, le Niger et le Burkina Faso. Son financement (plus de 420 millions d’euros de budget de fonctionnement) n’est toujours pas bouclé.

Selon des sources diplomatiques citées par le quotidien La Croix, cette force conjointe risque de se frotter à d’autres problèmes. « Entre les discours officiels et la réalité du terrain, il y a un monde. Le président malien, par exemple, se méfie de son armée. Il la traite mal : d’ailleurs, on peut s’attendre à des remous graves à l’approche de l’élection présidentielle, en 2018 », a expliqué l’une d’elles, estimant qu’il valait mieux parler de G4+ puisque la Mauritanie serait « sortie du jeu ».

http://www.opex360.com/2017/11/10/pour-sa-premiere-operation-la-force-du-g5-sahel-manque-de-moyens-de-transmission/
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MessageSujet: Re: le Sahel zone de non-droit   Mar 14 Nov - 11:57

Citation :
Sauver des bérets verts


14 novembre 2017/ Actualité des forces


Alors que la mort des quatre bérets verts américains au Niger a déchaîné les passions outre-Atlantique, sans l’opération de sauvetage entreprise par les forces françaises, tous les éléments étaient réunis pour qu’aucun des 12 bérets verts et des 30 soldats qui les accompagnaient ne survivent.

Depuis de nombreux mois, un scénario d’intervention avait été mis en place dans l’hypothèse d’une telle éventualité, en coordination avec l’armée de l’Air et le Commandement des opérations spéciales. Après plus d’une heure d’un déferlement de tirs, de mitrailleuses lourdes, de lance-roquettes et de mortiers, l’appel de détresse du groupe des forces spéciales américano-nigériennes a été relayé par l’Ussocom au commandement français.

Une «Quick Response Force» (QRF) s’est immédiatement mise en branle. Deux Mirage 2000, maintenus H24 en condition d’alerte sur l’aéroport Diori Hamani de Niamey, ont décollé en moins de trente minutes, un délai minimum pour briefer les équipages et armer les appareils. Arrivés sur les lieux de l’attaque à 200 km de la capitale nigérienne, à proximité du village de Tongo Tongo, les pilotes ont constaté que l’intrication des combattants rendait impossible l’usage des bombes guidées comme des canons.

La décision a été prise d’opter pour la tactique d’intimidation éprouvée depuis l’Afghanistan. Une décision courageuse en raison de la prolifération des Manpads de fabrication russe auprès des groupes djihadistes de la zone. L’impact tant tellurique que psychologique des passages à basse altitude des avions de combat français a compromis momentanément la poursuite de l’embuscade par les assaillants.

Mais en parallèle, et dès le début de l’alerte, un groupe d’action «Chimère» du 1er RPIMA, accompagné par des opérateurs américains, était acheminé sur place pour neutraliser le groupe de djihadistes. Cette QRF, soutenue par deux hélicoptères de combat Tigre appartenant au 4e RHFS et un drone Reaper afin d’assurer la couverture ISR de la contre-attaque, a neutralisé au final pas moins de 21 djihadistes, dont les corps ont été enterrés à proximité dans le respect de la tradition musulmane.

Une heure donc seulement après l’arrivée des Mirage, la zone était définitivement sécurisée, et deux Super Puma acheminés depuis la base de Gao, au nord Mali, avec à leur bord une antenne médicale du COS décollaient pour évacuer les dix blessés. Un détachement d’investigateurs scientifiques de la DRM, arrivé avec l’équipe médicale, a ensuite pu prendre possession des lieux et a relevé plusieurs indices déterminants qui ont permis, quelques heures plus tard, l’arrestation de plusieurs complices au sein de la population du village de Tongo Tongo.

https://www.ttu.fr/sauver-berets-verts/
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MessageSujet: Re: le Sahel zone de non-droit   Mar 14 Nov - 13:17

Cet op merite un bon film d'ici quelque annees
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le Sahel zone de non-droit
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