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 le Sahel zone de non-droit

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reese
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MessageSujet: le Sahel zone de non-droit   le Sahel zone de non-droit - Page 29 Icon_minitimeLun 11 Jan 2010 - 19:34

Rappel du premier message :

pour illustrer ce nouveau fil de discussion et lancer le debat je vous invite a lire cet article HALLUCINANT sur la realité des filieres d emigrations clandestines au Mali

Citation :


Trafic d’Etres humains au Nord du Mali


Le voyage de la peur



Depuis plusieurs mois, TTU tente de comprendre l’évolution dans la bande du Sahel et dans la région Touarègue. A Gao, capitale de la 7e Région du Mali (au nord du pays), le quartier Château abrite depuis plusieurs années une antenne de transit d’immigrants clandestins qui viennent en général de nombreux pays d’Afrique francophone ou anglophone mais également du Sri-Lanka (le plus souvent des Tamouls), du Pakistan, etc à destination de l'Europe via les pays les pays méditerranéens. Les listes des « passagers » sont établies par ordre d’arrivée. Les passeurs, bien connus des services, sont également inscrits dans cet ordre. Comme on dit dans le milieu, « chacun attend son tour ».

Mais il ne suffit pas d’être premier sur la liste pour trouver son strapontin dans la première caravane pour la Méditerranée. Des négociations sont d’abord menées entre les passeurs, les chefs des groupes d’immigrants et les chefs d’antennes sur « les frais de transport et les risques ». Selon nos informations locales, les discussions peuvent souvent durer plusieurs jours avant d’aboutir à une entente entre les parties (immigrants et chefs des groupes d’immigrants, passeurs et chefs des groupes d’immigrants, et enfin entre les passeurs et les chefs d’antenne…). Les chefs des groupes d’immigrants rendent compte à leurs camarades et ensuite procèdent à la collecte de l’argent qui constitue, comme dans tout groupe mafieux, le butin. Les chefs des groupes des immigrants (ceux qui sont adoubés par les immigrants pour les représenter dans les négociations) prélèvent un pourcentage avant la remise de l’argent aux responsables de l’antenne de transit. Les chefs d’antenne prélèvent aussi leur pourcentage avant la remise de l’argent aux passeurs. Quant aux passeurs, ils remettent un autre pourcentage aux chefs d’antenne pour garantir le prochain voyage. L’argent généré est ensuite blanchi selon différents circuits encore mal connus.

Le voyage démarre sous l’œil bienveillant des agents des services de sécurité maliens qui touchent au passage, de la part des passeurs et de l’antenne, « le prix d’un thé… ». La caravane des immigrants traverse le Sahara touareg malien pour entrer en Algérie, Libye, Maroc… Ils sont des milliers à tenter chaque année la « traversée » du Sahara. Cette rotation d’immigrants est permanente et selon une interminable chaîne où chacun, ou presque, trouve son compte sur le dos des immigrants.

Pour rejoindre, depuis Gao, la ville de Tamanrasset (Sud Algérien), le voyage harassant dure de 5 à 7 jours. Les clandestins (hommes et femmes) sont entassés dans les véhicules comme du bétail. Ils font en général partie d’une caravane de plusieurs véhicules (2 à 6 véhicules). Ils traversent le territoire des Touaregs de l’Adrar des Iforas dans le Nord du Mali (région de Kidal) pour atteindre l’Algérie. Des droits de passage sont possibles. Quand ils réussissent à rejoindre Tamanrasset, le plus grand nombre des immigrants est raflé par la police des frontières algérienne (PAF). Ils sont regroupés dans l’enceinte de la PAF, dans des conditions plus que difficiles. Après plusieurs jours de détention, ils sont mis dans des camions algériens qui les déposent à Tinzawaten, village frontière algérien, situé à quelques kilomètres de la frontière avec le Mali. Dans le cadre de Frontex, le dispositif surveillance de ses frontières extérieures de l’Union Européenne, l’Algérie touche des subventions pour toute reconduite de clandestins à ses frontières ; elle a donc tout intérêt à ce que cette situation perdure ; c’est donc devenu un cycle sans fin dans lequel l’Europe et les Etats Africains sont devenus les principaux piliers du système inhumain qui a cours dans le désert (et en mer).



Survivre et ne pas craindre l’échec

De Tinzawaten, certains immigrants tentent de revenir à Tamanrasset, d’autres cherchent des petits boulots sur place pour trouver l’argent pour rentrer au Mali. Les passeurs qui les suivent dans tous leurs déplacements leur font miroiter un avenir meilleur et leur promettent de réussir là où le premier voyage a échoué. Ceux qui réussissent à échapper à la police algérienne de Tinzawaten ou de Tamanrasset traversent le sud algérien en direction du Nord de l’Algérie, grâce à d’autres passeurs qui, à Tamanrasset, prennent le relais.

Un nombre important d’immigrants (ceux qui ne sont pas arrêtés en chemin) réussit à joindre les grandes Wilayas du Nord de l’Algérie et poursuivent leur route vers la frontière algéro-marocaine. Où ils seront pris en mains par d’autres passeurs, vers le Nord du Maroc, où d’autres passeurs tenteront de leur faire traverser la mer pour entrer en Europe. Le Maroc fera son maximum pour les arrêter, et toujours dans le cadre du dispositif Frontex, touchera des subsides pour les refouler vers l’Algérie.

Les immigrants qui tentent depuis l’Algérie d’aller vers la Libye seront accueillis par des passeurs libyens qui les attendent aux premiers postes frontaliers algéro-libyens (Ghat et Elbarkate). Les passeurs libyens entassent les immigrants les uns sur les autres dans des Peugeot 504 bâchées ou des Mazda et les couvrent d’une bâche pour les dissimuler aux contrôles de police libyens. Ces passeurs partent de Ghat et Elbarkate en passant par Oubari, Sabha (deux grandes régions du sud libyen (dont la majorité de la population est touareg) et arrivent avec leurs immigrants à Tripoli sans difficultés majeures. Sur la route qui mène à la capitale libyenne, chaque fois qu’ils tombent sur un contrôle de police, les passeurs disent « transporter des légumes et des fruits » et glissent quelques billets aux policiers, et cela marche toujours. Dès leur arrivée à Tripoli, certains immigrants cherchent et trouvent un travail journalier. D’autres campent près de la mer en attendant d’entrer en contact avec d’autres passeurs pour traverser la Méditerranée vers l’Europe. La police libyenne organise régulièrement des rafles et garde les immigrants en détention pendant souvent plusieurs mois dans des conditions inhumaines. Périodiquement, des immigrants d’originaire malienne sont expulsés par dizaines et mis dans un avion pour Bamako, capitale du Mali (où ils ne recevront aucun accueil et aucune aide de l’Etat malien pour leur réinsertion au pays et seront donc tentés de repartir à nouveau). D’autres sont rapatriés vers leur pays d’origine en fonction d’accords passés avec ces pays. D’autres immigrants sont relâchés, et tentent leur chance pour quitter la Libye et rejoindre l’Europe par la mer.



Des passeurs sans scrupule : quelques exemples vécus

Certains passeurs prennent en otages leurs passagers après avoir quitté Gao (Nord Mali). On se souvient que fin 2006, près de la frontière algérienne à Insabouk (en territoire Malien), des passeurs ont pris en otages leurs passagers, en majorité des Sri-Lankais (Tamouls), Pakistanais, Camerounais, Gambiens et quelques Maliens. Ils étaient 157 immigrants. Les passeurs avaient réclamé au chef d’antenne de Gao, le nommé Alassane Maiga, la somme de 187 millions de francs CFA (285.000 euros) et fait savoir que « le non paiement de cette somme entrainerait la mort de tous les immigrants…». Les passeurs avaient empêché les immigrants pris en otages de se nourrir et les avaient obligés à boire de l’eau bouillante. Le chef d’antenne de Gao, Alassane Maiga, était alors entré en contact avec les parents de certains immigrants pour leur expliquer la situation et leur demander de contribuer au paiement de la rançon. Des éléments de la rébellion touareg avaient constaté des remue-ménage suspects dans la zone et pensaient qu’il s’agissait de patrouilles de l’armée malienne. Après avoir pris les renseignements nécessaires, ils avaient finalement compris de quoi il retournait.

Dix jeunes combattants de la rébellion touareg avaient alors monté une opération de sauvetage des immigrants. L’assaut avait duré une demi-heure après des échanges des tirs nourris de part et d’autre. Les immigrants avaient été récupérés et les passeurs arrêtés par les Touaregs. L’un des passeurs avait fourni le nom et le numéro de téléphone du chef de l’antenne de Gao. Les combattants touaregs étaient entrés en contact avec ce chef d’antenne, Alassane Maiga, et son second Anara. Leur ayant expliqué le dénouement de la situation, ils leur avaient dit qu’ils étaient « responsables de ce commerce humain, que les passeurs allaient ramener les immigrants à Gao et que si un seul de leurs cheveux était touché », « ils sauraient où les joindre… ». Les Touaregs avaient récupéré les armes des passeurs et les avaient obligés à retourner à Gao avec l’ensemble des immigrants. Que s’est-il passé ensuite ? Ces immigrants sont-ils repartis de Gao pour une nouvelle traversée après ce qu’ils venaient de vivre ? Des centaines de situations comme celle-ci se sont produites et continuent de se produire.

Prenons un autre exemple : un véhicule bâché quitte Gao pour le Sud algérien, avec à bord 25 immigrants clandestins, hommes et femmes, tous entassés les uns sur les autres (véhicule généralement fait pour transporter au maximum 9 personnes). Il tombe en panne à 90 km du poste frontière algérien de Borj Baji Moctar (au Nord-Ouest de Tessalit, qui est le poste frontalier malien). Les provisions sont épuisées puisqu’il est prévu d’entrer en Algérie le même jour, jour de la panne. On est en pleine saison chaude, il fait près de 45° à l’ombre. Le chauffeur, c’est-à-dire le passeur, prend alors la décision de se rendre en Algérie pour chercher un mécanicien et la pièce qui manque. Il confie à son apprenti (d’origine touareg) qui assurait sa protection rapprochée, de veiller sur les immigrants et sur la voiture ; il prévoit d’être de retour dans une journée et de rapporter des provisions. Il part à pied vers Borj Baji Moctar, poste frontalier algérien, situé à 90 km de là. Deux jours passent, il n’est toujours pas de retour. Les immigrants croient qu’ils ont été abandonnés. Ils n’ont pas mangé depuis deux jours. Il ne leur reste plus qu’à se dévorer entre eux. Ils s’emparent de l’apprenti d’origine touareg et le tuent. Il sert de repas pour l’ensemble des immigrants.

Le troisième jour, le passeur n’est toujours pas de retour, ils s’emparent d’une femme qui fait partie du groupe et lui font subir le même sort. D’autres s’en vont, sans aucune orientation, l’essentiel étant de partir quelque part. C’est seulement le quatrième jour que le passeur revient dans une voiture avec un mécanicien, la pièce et des provisions. En s’approchant du lieu de la panne, il constate des vautours qui survolent la zone. De plus près, les immigrants courent à sa rencontre. Il comprend ce qui s’est passé après son départ. Il revient sur ses traces et retourne à Borj Baji Moctar (poste frontalier algérien). Il revient un jour plus tard et trouve sur place seulement deux immigrants qui sont encore vivants. Ils lui racontent la tragédie. Les deux survivants font savoir que les autres sont partis. Le passeur répare sa voiture et entre en Algérie. Que sont devenus ceux qui ne se sont pas dévorés entre eux ? Ils sont certainement morts et ensevelis quelque part dans les dunes de sable.

Bien évidemment, il n’y a aucun recours contre ces organisations criminelles dont les réseaux sont bien implantés et ne cessent de grandir et de se ramifier dans les pays du Sahel.



Quel impact pour les Touaregs qui peuplent le Sahara.

Les Touaregs qui peuplent le Sahara du Nord du Mali ne peuvent qu’assister impuissants à ce trafic d’être humains -qui traverse leurs territoires- dont l’issue pour ces immigrants est souvent la mort. Ils tentent quand ils le peuvent de porter secours à ces êtres humains en danger. Et restent stupéfait face à cette absence de réactions des autorités politiques des pays du Sahel et des pays africains. Ils observent la tragédie, le sacrifice de centaines, voire de milliers de jeunes, d’hommes, de femmes. On voit là l’échec des politiques des dirigeants africains. Car la responsabilité n’est pas seulement imputable aux pays qui organisent les reconduites des immigrants clandestins dans leurs pays d’origine. Malgré la situation de citoyens de seconde zone dans laquelle l’Etat malien maintient les Touaregs depuis l’indépendance du pays, on pourrait s’étonner que très peu d’entre eux cherchent à émigrer vers l’Europe et qu’on ne les retrouve pas dans ces cohortes d’immigrants clandestins.





http://www.ttu.fr/francais/Dossiers/index.html
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MessageSujet: Re: le Sahel zone de non-droit   le Sahel zone de non-droit - Page 29 Icon_minitimeLun 19 Aoû 2019 - 17:39

Citation :
L'US Air Force a lancé ses premières opérations aériennes depuis la base d’Agadez, au Niger

par Laurent Lagneau · 19 août 2019


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En 2014, le Niger donna son accord à une demande américaine visant à établir une base de l’US Air Force à Agadez, un ancien carrefour caravanier idéalement situé pour surveiller les groupes armés terroristes présents dans une région allant du sud de la Libye au Lac Tchad.

Seulement, il fallut consentir d’importants investissements – plus de 110 millions de dollars – afin de réhabiliter cette base [qui porte le numéro 201, ndlr] et la mettre aux normes américaines. C’est à dire pour y construire les infrastructures pour les opérations aériennes… et pour le confort des aviateurs américains [cafétaria, bibliothèque, accès Wi-Fi, salles de sport, etc…].

Éloigné de tout, le chantier prit du retard, notamment à cause de problèmes logistiques et des conditions climatiques. Initialement, il était prévu de déclarer la capacité opérationnelle initiale de cette base 201 en 2016… Il aura finalement fallu attendre trois ans de plus.

En effet, via un communiqué publié le 15 août, l’US Air Force Europe [USAFE] a indiqué que la base d’Agadez était désormais prête pour des opérations « limitées », c’est à dire pour des vols de type VFR [Visual Flight Rules – vol à vue] d’avions de transport C-130 Hercules.

Ces vols VFR font partie d’une évaluation des installations aériennes et contribuent à l’élaboration des procédures qui entreront en vigueur quand la base sera déclarée pleinement opérationnelle. Ce qui devrait être le cas, selon l’USAFE, d’ici la fin de cette année.

« Je suis fier du travail formidable accompli […]. La base aérienne 201 offre au Niger et aux États-Unis des capacités incroyables dans une des régions les plus difficiles du monde. Cette piste à utilisation commune permet de mieux répondre aux exigences de sécurité régionales et offre un accès stratégique et de la flexibilité. Nos aviateurs sont créatifs, souples et capables de prendre des décisions rapidement, et il n’y a pas de meilleur exemple que celui de l’aérodrome qu’ils ont construit à la base aérienne nigérienne 201 »; s’est félicité le général Jeff Harrigian, commandant de l’US Air Force pour l’Afrique.

La base 201 d’Agadez doit accueillir au moins un escadron de drones MALE [Moyenne Altitude Longue Endurance] de type MQ-9 Reaper ainsi que des avions légers ISR [Intelligence, Surveillance, Reconnaissance].

Actuellement, l’US Air Force – via le 323rd Expeditionary Reconnaissance Squadron – met en oeuvre des MQ-9 Reaper depuis la base 101 de Niamey. Il est donc question de redéployer ces appareils vers Agadez.

Mais d’après le blog « The War Zone », d’autres travaux en cours sur la base 201 suggèrent qu’un second escadron de MQ-9 Reaper y serait attendu. Il pourrait s’agir du 324th Expeditionary Reconnaissance Squadron, qui est actuellement basé à Sigonella, en Sicile. Voire des drones utilisés par la CIA depuis la base de Dirkou, dans le nord du Niger.

Pour rappel, Niamey a demandé aux États-Unis à déployer des drones armés sur son territoire en novembre 2017. La présence de tels appareils au Niger a été confirmée en août 2018.

http://www.opex360.com/2019/08/19/lus-air-force-a-lance-ses-premieres-operations-aeriennes-depuis-la-base-dagadez-au-niger/
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MessageSujet: Re: le Sahel zone de non-droit   le Sahel zone de non-droit - Page 29 Icon_minitimeMar 20 Aoû 2019 - 17:05

Citation :
Une attaque jihadiste inflige de lourdes pertes aux Forces armées du Burkina Faso

par Laurent Lagneau · 20 août 2019


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Les tensions interethniques dont profitent les groupes armés terroristes, la faiblesses de ses forces armées ainsi que l’influence de prédicateurs radicaux auprès des populations estimant avoir été délaissées par le pouvoir central font que le Burkina Faso est considéré comme étant le maillon faible de la lutte contre la mouvance jihadiste au Sahel.

Ces derniers mois, les attaques jihadistes se sont multipliées, notamment dans l’est et le nord du pays. Et la dernière en date, commise le 19 août contre le détachement militaire de Koutougou, localité située dans parte orientale de la province du Soum, a infligé de lourdes pertes aux Forces armées du Burkina Faso [FANBF].

« Au petit matin, le détachement militaire de Koutougou, province du Soum, a été la cible d’une attaque d’envergure perpétrée par des groupes armés terroristes. Dans les rangs des forces nationales, un bilan provisoire fait état de plus d’une dizaine de militaires tombés et plusieurs blessés », a ainsi annoncé l’État-major général des armées du Burkina Faso, le 19 août au soir.

« En réaction à cette attaque barbare, une vaste opération aérienne et terrestre de ratissage a permis de neutraliser de nombreux assaillants », a continué l’état-major, sans donne plus de détails sur les moyens engagés. Sans doute que la force française Barkhane a été sollicitée, comme le permet un accord signé par Paris et Ouagadougou en décembre 2018.

Selon des sources sécuritaires, le bilan de l’attaque de Koutougou pourrait être encore plus lourd, étant donné que plusieurs soldats sont « portés disparus ». Ce qui en ferait l’attaque la plus meurtrière commise dans la province du Soum.

En décembre 2016, un groupe fort d’une quarantaine de jihadistes avait attaqué un poste militaire situé à une trentaine de kilomètres de la frontière avec le Mali. Douze militaires et gendarmes burkinabè y avaient laissé la vie. Depuis, l’état d’urgence a été instaurée dans cette région.

Les auteurs de cette attaque contre le détachement de Koutougou pourraient appartenir au groupe Ansarul Islam, fondé par le prédicateur Malam Dicko, tué lors d’un raid mené par force Barkhane dans la forêt de Foulsaré, au Mali, en mai 2017 [opération Bayard]. Cette organisation est en effet très active dans la province du Soum, où les prêches de son ex-chef trouvèrent un terrain favorable parmi la population.

Bien qu’indépendant, Ansarul Islam cultive des liens étroits avec des formations ayant rejoint le Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans [GSIM ou JNIM] d’Iyad Ag Ghali, comme la Katiba Serma et la Katiba Macina, dirigée par Amadou Koufa.

L’est du Burkina Faso est surtout le terrain du groupe État islamique dans le grand Sahara [EIGS], lui même affilié à l’ISWAP, c’est à dire la branche de Boko Haram reconnue par l’EI.

« Le Parc national du W, situé à cheval sur le Bénin, le Burkina Faso et le Niger, est en train de devenir un nouveau bastion pour les groupes terroristes de la région, notamment l’État islamique du Grand Sahara, qui continue de coopérer avec JNIM au Mali et au Niger », expliquait un récent rapport des Nations unies, pour qui les « groupes terroristes implantés au Sahel
empiètent de plus en plus sur les frontières du Bénin, de la Côte d’Ivoire, du Ghana et du Togo. »

http://www.opex360.com/2019/08/20/une-attaque-jihadiste-inflige-de-lourdes-pertes-aux-forces-armees-du-burkina-faso/
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MessageSujet: Re: le Sahel zone de non-droit   le Sahel zone de non-droit - Page 29 Icon_minitimeVen 23 Aoû 2019 - 19:43

Citation :
Des camions Arquus pour la Force Conjointe du G5 Sahel

Actualités Nathan Gain 23 août, 2019

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(Crédit photo: FC-G5S)



Arquus a décroché un contrat de 11M€ pour la fourniture de camions au profit de la Force Conjointe du G5 Sahel (FC-G5S), révèle un communiqué publié mercredi par le Secrétariat permanent de l’organisme africain.


Ce contrat, signé par « le Secrétaire Permanent du G5 Sahel, SEM. Maman Sambo Sidikou, et M. Antoine Cuny, représentant de la compagnie privée Arquus, » prévoit la livraison de « 42 camions d’allègement (logistiques) de 7 tonnes; et 42 camions citernes de 6 m3. » Les 84 camions acquis seront livrés d’ici 2021, précise le communiqué.

Cette transaction se matérialise grâce aux financement versés par les Émirats arabes unis au profit du fonds fiduciaire créé à Nouakchott, en Mauritanie, où est basé le secrétariat du G5 Sahel. Ce fonds est constitué de deux organes, un comité de soutien et un comité de contrôle, le premier étant responsable de l’organisation des transactions.

Le G5S ne mentionne par ailleurs pas le ou les modèles sélectionnés. Seront-ce encore des VLRA ? Robuste et déjà en service dans de nombreuses pays d’Afrique, le VLRA possède un PTAC bien supérieur à celui annoncé dans le communiqué, de l’ordre de 12 tonnes. Il repose cependant sur un châssis identique à celui du Bastion, véhicule 4×4 blindé qu’Arquus a déjà fourni aux pays du G5 Sahel, ce qui faciliterait sensiblement le MCO des deux parcs.

Ce marché intervient à l’heure où les pays du G5 Sahel peinent à rassembler les fonds promis par les bailleurs. Selon les différents scénarios évoqués dans la presse, seuls 5 à 20% des 414M€ garantis en février 2018 lors de la Conférence de Bruxelles auraient été versés jusqu’à présent, dont l’extrême majorité provient de l’Union européenne. Ainsi, les EAU, par exemple, n’auraient versé que 10 des 30M€ attendus. De nouveaux décaissements seraient néanmoins intervenus il y a peu, permettant à la FC-G5S d’entériner des commandes de matériel militaire. Une nouvelle trajectoire qui, si elle se confirme, pourrait encore bénéficier à Arquus, l’industriel versaillais espérant décrocher une nouvelle commande pour des véhicules Bastion dès cette année.


*Composé du Mali, du Burkina Faso, du Niger, du Tchad et de la Mauritanie

http://forcesoperations.com/des-camions-arquus-pour-la-force-conjointe-du-g5-sahel/
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MessageSujet: Re: le Sahel zone de non-droit   le Sahel zone de non-droit - Page 29 Icon_minitimeDim 25 Aoû 2019 - 18:36

Citation :
Niger: douze villageois tués par Boko Haram dans le village de Lamana

le Sahel zone de non-droit - Page 29 _12b826
Soldats nigériens (image d'illustration).
© Warren Strobel/Reuters

Par RFI Publié le 25-08-2019 • Modifié le 25-08-2019 à 08:08



Nouvelle attaque de Boko Haram au Niger : c'est le village de Lamana (commune de Gueskérou) qui a été visé. Douze villageois ont été tués par des éléments du groupe terroriste qui ont réussi à traverser la rivière qui sépare le Nigeria du Niger au niveau du lac Tchad.

Le retour des eaux de la rivière Komadougou Yobé n’a pas empêché les éléments de Boko Haram de sévir une fois de plus contre les populations riveraines du lac Tchad dans sa partie nigérienne. En effet, c’est à la nage et de nuit, le vendredi 23 août, qu’ils ont traversé les flots pour attaquer le village de Lamana, dans la commune de Gueskérou.

Boko Haram, toujours en capacité de nuire

Leur irruption dans le village a coïncidé avec la prière, aux environs de 20 heures, heure locale. Après avoir trié les bras valides, ils les ont ensuite entraînés de force à la sortie du village où onze furent tués à bout portant et le douzième égorgé. Cette descente meurtrière en dit long sur la capacité de résilience de Boko Haram qu’on croyait affaibli, mais qui garde toujours sa capacité de nuisance.

Les douze victimes de Boko Haram ont été enterrées hier, samedi, par les villageois en présence d’une délégation des autorités régionales. Cette attaque intervient à quelques jours seulement de l’arrivée d’un nouveau gouverneur à Diffa en la personne d’Issa Lamine, un ancien député, ancien chef rebelle toubou du Front pour la défense de la République (FDR), et natif de la région.

Plusieurs attaques meurtrières

Ce n’est pas la première fois que la commune de Gueskérou et ses villages environnants font l’objet d’attaques meurtrières. C’est une commune située au bord de la Komadougou Yobé et qui tire toute sa richesse du lac Tchad. Il y a deux semaines, le 10 août, quatre soldats de la Force multinationale mixte (Niger, Nigeria, Tchad et Cameroun) ont été tués près de Bosso des suites de l’explosion de leur véhicule qui a sauté sur des mines.

http://www.rfi.fr/afrique/20190825-niger-terrorisme-attaque-boko-haram-jihadistes-village-lamana-lac-tchad
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MessageSujet: Re: le Sahel zone de non-droit   le Sahel zone de non-droit - Page 29 Icon_minitimeLun 26 Aoû 2019 - 18:28

Citation :
La France et l’Allemagne vont lancer un « Partenariat pour la sécurité et la stabilité » au Sahel

par Laurent Lagneau · 26 août 2019


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Lancée en juillet 2017 par la France, l’Allemagne et l’Union européenne, avec le concours de la Banque Mondiale, de la Banque africaine de développement et du Programme des Nations Unies pour le développement, l’Alliance Sahel finance des projets visant à aider les pays du G5 Sahel [Mauritanie, Mali, Burkina Faso, Tchad, Niger] dans les domaines de l’agriculture, de l’éducation, de la gouvernance et de la sécurité intérieure.

Dans le même temps, la France a apporté son soutien à une Force conjointe du G5 Sahel [FC-G5S]. Devant compter 5.000 soldats [soit 7 bataillons] déployés selon trois fuseaux [ouest, centre, est], cette force fit l’objet d’une résolution du Conseil de sécurité des Nations unies qui « salua » sa création sans pour autant lui accorder le moindre financement. Et, évidemment, son déploiement ne s’en trouva que plus compliqué.

Malgré des promesses de financement obtenues lors de conférences de donateurs et l’activité du secrétaire général des Nations unies, la FC-G5S, souffrant de lacunes capacitaires importantes, n’a jamais pu être totalement opérationnelle, les fonds promis n’ayant pas tous été débloqués.

En outre, en dépit des efforts de la France, via la force Barkhane, de l’ONU, avec la MINUSMA, de l’Union européenne [UE], via sa mission EUTM Mali et les aides financières qu’elle a consenties, voire de la présence militaire américaine au Niger, l’emprise des groupes jihadistes, comme le GSIM [Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans] et les branches locales de l’État islamique [EIGS, ISWAP], « continue de croître » dans la région du Sahel, au point d’inquiéter les pays voisins.

D’où la nouvelle initiative lancée par le président français, Emmanuel Macron, la chancelière allemande, Angela Merkel, lors du sommet du G7, à Biarritz. Ainsi, il s’agit de renforcer et d’élargir le soutien apporté aux pays du G5 Sahel.



« Face à l’extension du phénomène terroriste, nous avons décidé […] d’élargir ce soutien, de le renforcer et de lancer une nouvelle initiative avec le Partenariat pour la sécurité et la stabilité au Sahel. Tous les efforts [jusqu’ici consentis, ndlr] sont évidemment très utiles mais notre objectif est de changer d’échelle, de méthode », a affirmé M. Macron, lors d’une conférence de presse donnée le 25 août.

Rappelant qu’il n’y a « pas de développement sans sécurité », Mme Merkel a expliqué que l’objectif est aussi de « répondre aux besoins du G5 Sahel ». Soulignant que le partenariat proposé serait ouvert à d’autres pays [et on en saura plus lors de la prochaine Assemblée générale des Nations unies, en septembre prochain], la chancelière a estimé qu’il est « urgent d’agir ». Et d’assurer que l’Allemagne « consentira tous les efforts possibles » pour faire aboutir cette initiative car elle « considère cela comme une initiative prioritaire ».

Ce « pacte » va « élargir le périmètre de sécurité compte tenu de l’évolution terroriste », a ensuite repris le président Macron. Il « permettra de réengager dans l’aspect sécurité les membres de la CEDEAO [Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest], c’est à dire en particulier tous les pays du golfe de Guinée, qui sont aujourd’hui hors du G5 Sahel » et il « permettra de réengager du financement international en soutien de ces derniers », a-t-il ajouté.

En clair, il s’agira d’encourager les coopérations et donc d’avoir « une action beaucoup plus importante », a précisé M. Macron. « Grâce à ce pacte, on créé un cadre, on va pouvoir, avec les armées, les services de douanes et les services de ces pays voisins, […] financer des opérations conjointes et aussi à des bailleurs internationaux de venir financer ces actions », a-t-il développé.

Présent à Biarritz, le président burkinabè, Roch Marc Christian Kaboré, actuellement à la tête du G5 Sahel, a salué ce nouveau « pacte » défendu par la France et l’Allemagne. Cela étant, il a aussi rappelé qu’il est important, avant tout, de trouver une solution à la question libyenne.

« C’est une gangrène qui se propage et nous avons estimé qu’il était important que l’ensemble des partenaires trouvent une solution à la question libyenne qui nous permette de freiner la progression du terrorisme non seulement dans le Sahel mais aussi dans les pays côtiers qui nous environnent », a ainsi fait valoir M. Kaboré.

Élargir le G5 Sahel aux pays de la CEDEAO permettrait sans doute d’obtenir plus facilement le financement nécessaire à la planification d’opérations conjointes [ainsi qu’une résolution de l’ONU sous chapitre VII].

D’ailleurs, en 2012, quand l’influence de la mouvance jihadiste ne cessait de prendre de l’ampleur dans le nord du Mali, en 2012, la CEDEAO avait envisagé de former une force d’intervention au Mali [Micema]. Mais la lenteur pour en fixer les modalités firent qu’elle n’eut guère le temps de se concrétiser… Et il ne fut plus question de cette initiative après les débuts de l’opération française Serval.


http://www.opex360.com/2019/08/26/la-france-et-lallemagne-vont-lancer-un-partenariat-pour-la-securite-et-la-stabilite-au-sahel/
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MessageSujet: Re: le Sahel zone de non-droit   le Sahel zone de non-droit - Page 29 Icon_minitimeMar 27 Aoû 2019 - 23:14

Citation :
Tchad: les rebelles stoppés sur la route de Ndjamena lourdement condamnés

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Vue aérienne de N'Djamena, la capitale tchadienne.
© SIA KAMBOU / AFP

Par RFI Publié le 27-08-2019 • Modifié le 27-08-2019 à 17:56



Le verdict est tombé ce mardi 27 août pour plus de 200 membres d'une colonne rebelle stoppée par une intervention de l'aviation française, alors qu'ils faisaient route vers la capitale Ndjamena, début février. Le ministre de la Justice a annoncé la décision de la cour : le chef des rebelles, en exil, écope de la perpétuité, les commandants et les soldats de peines allant de 20 ans à 10 ans de prison, et plusieurs mineurs ont été relaxés.

La plus lourde peine prononcée condamne le chef des rebelles, Timan Erdimi. Dirigeant de l'Union des forces de la résistance (UFR), c'est ce neveu du président Idriss Déby qui, depuis la Libye, avait lancé une colonne armée en direction de Ndjamena. Lui écope de la prison à perpétuité par contumace.

Parmi les 267 rebelles arrêtés après l'échec de l'attaque, 12 ont été condamnés à 20 ans de prison, 231 autres à des peines allant de 10 à 15 ans de prison. 24 mineurs, capturés avec les autres, ont été simplement relaxés par la Cour criminelle spéciale siégeant depuis une semaine à Koro Toro, une prison installée dans le désert au nord du pays.

Les condamnés ont tous été capturés après l'arrêt soudain de leur colonne de pick-up qui se dirigeaient vers la capitale. Ils ont été stoppés par trois frappes distinctes des Mirages 2000 de l'aviation française, effectuées à la demande du Tchad.

Ces frappes avaient à l'époque provoqué une levée de boucliers des oppositions tchadienne comme française, au nom du refus de « l'ingérence ». Un argument rejeté par le ministre français des Affaires étrangères Jean-Yves Le Drian, qui avait justifié la légalité de l'intervention contre une « menace de coup d’État ».

http://www.rfi.fr/afrique/20190827-tchad-verdict-contre-rebelles-stoppes-route-ndjamena-deby
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MessageSujet: Re: le Sahel zone de non-droit   le Sahel zone de non-droit - Page 29 Icon_minitimeLun 9 Sep 2019 - 21:01

Citation :
lundi 9 septembre 2019

Des drones pour Barkhane



C'était prévu, les premiers minidrones durcis destinés à l'opération Barkhane ont été déployés la semaine dernière au Sahel.
Ces engins sont des Novadem NX70 dont les cinq premiers systèmes avaient été livrés à la fin du printemps à l'armée de terre, pour réaliser les formations des télépilotes.

27 systèmes ont été commandés, soit 54 drones.

Le NX70 dispose de capteurs jour/nuit, et peut voler une quarantaine de minutes. Son faible poids (un kilo) le rend facile à déployer sur un combattant. La station-sol est aussi ultra-compacte : une tablette durcie.
Il succède aux drones DJI acquis en crash opérations par Barkhane

https://lemamouth.blogspot.com/2019/09/des-drones-pour-barkhane.html
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MessageSujet: Re: le Sahel zone de non-droit   le Sahel zone de non-droit - Page 29 Icon_minitimeMar 10 Sep 2019 - 19:07

Citation :
Mauritanie: des officiers de la force G5 Sahel en formation à Nouakchott


le Sahel zone de non-droit - Page 29 _12e29  
«Nous avons convenu que la Minusma et le G5 Sahel ne suffisent pas», a déclaré le président ivoirien.
© AFP/Sebastien Rieussec

Par RFI  Publié le 10-09-2019  • Modifié le 10-09-2019 à 02:10


Lundi matin, trente-six officiers de la force conjointe du G5 Sahel ont commencé une session de formation au Collège de défense de Nouakchott. L’objectif est de pouvoir mutualiser les manières de travailler entre les pays concernés.

Durant les trois semaines que va durer cette première session de formation, les officiers vont devoir réaliser un exercice opérationnel, en conditions réelles. Pour le général Brahim Vall, le directeur du collège de défense, c’est une nécessité.

« Ces deux dernières années, on a senti que les différents officiers qui viennent au PC sont des gens qui ont fait de la planification opérationnelle depuis quelques années dans les écoles et qui ont besoin qu’on leur rafraîchisse la mémoire. »

A l’Union européenne, le principal bailleur du G5 Sahel, on estime que la coordination des troupes est le plus important. « Les officiers ont différentes formations, dans différents pays et ici, il faut trouver des procédures communes pour lesquels ils peuvent travailler ensemble », explique Joachim Santana, le conseiller régional défense de l’institution.

Lors de cette formation, les officiers vont également se mettre à jour sur le droit international. « Dans un contexte asymétrique comme au Sahel, on a pour les officiers beaucoup de difficultés de distinguer les civils des combattants », souligne Baptiste Martin, du Haut-commissariat au droit de l’homme pour le G5.

« Un autre défi c’est pour toutes les sources de renseignement qui peuvent être au sein de la population civile de ne pas exposer les sources. Beaucoup de personnes ont été tuées dans certains pays du G5 Sahel pour avoir fourni des informations aux forces de défense et de sécurité. »

Au terme de ces trois semaines, les officiers prendront leurs quartiers pour affronter directement la menace terroriste.

http://www.rfi.fr/afrique/20190910-mauritanie-formation-officiers-g5-sahel  

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MessageSujet: Re: le Sahel zone de non-droit   le Sahel zone de non-droit - Page 29 Icon_minitimeVen 13 Sep 2019 - 19:46

Citation :
BARKHANE : Nouveau déploiement de l’ATLANTIQUE 2 sur la base aérienne projetée de Niamey

Mise à jour :13/09/2019


Le mardi 3 septembre, un ATLANTIQUE 2 (ATL2) a atterri sur la piste de la base aérienne projetée (BAP) de Niamey pour une mission au profit de la force Barkhane. Cet aéronef de la marine nationale est régulièrement déployé au-dessus de la bande sahélo-saharienne (BSS).

Pesant plus de 40 tonnes, cet aéronef est initialement conçu pour des missions de patrouilles maritimes et de lutte anti sous-marine. Polyvalent, il est un excellent vecteur pour sonder la profondeur d’une zone désertique comme la BSS.

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Aux côtés des drone REAPER et des MIRAGE 2000, cet aéronef vient compléter les capacités de renseignement et de surveillance de la force Barkhane. Le lieutenant de vaisseau Laurent, coordinateur tactique à bord de l’ATL2 témoigne de ses capacités opérationnelles: « La force de cet aéronef, c’est sa polyvalence. Il est doté d’un très grand rayon d’action, permet de voler en moyenne 9h au-dessus de la BSS. Grâce à ses multiples capteurs, il est un vecteur très efficace pour le recueil de renseignements, de jour comme de nuit. »

Cet avion de patrouille maritime peut également conduire des missions d’appui. Pour lui permettre de mener à bien ces missions, il dispose d’une capacité offensive de bombardement et peut tirer en autonome des armements guidés laser, lui permettant d’appuyer les troupes au sol et neutraliser l’ennemi.

L’équipage au complet comprend douze spécialistes, aux ordres du commandant de bord. À l’intérieur, ces spécialistes s’affairent sur leurs consoles de bord pour mettre en œuvre les différents capteurs de l’aéronef, sous la supervision du coordinateur tactique, le lieutenant de vaisseau Laurent : « L’ATL2 est un véritable poste de commandement volant, nous pouvons communiquer avec les troupes au sol, les chasseurs, mais aussi avec les structures de commandement et de conduite tel que le PCIAT (Poste de commandement interarmées sur le théâtre) situé à N’Djaména. ».

L’enseigne de vaisseau Fréderic, pilote à bord de l’ATL2 ajoute : « L’ATL 2 est un avion polyvalent, endurant, mais il a aussi une capacité à fédérer l’équipage au sein duquel nous travaillons en symbiose, chaque fonction à bord est importante, nous sommes tous très soudés, c’est une réelle force qui contribue à la réussite de nos missions. »

Conduite par les armées françaises, en partenariat avec les pays du G5 Sahel, l’opération Barkhane a été lancée le 1er août 2014. Elle repose sur une approche stratégique fondée sur une logique de partenariat avec les principaux pays de la bande sahélo-saharienne (BSS) : Burkina-Faso, Mali, Mauritanie, Niger et Tchad. Elle regroupe environ 4 500 militaires dont la mission consiste à lutter contre les groupes armés terroristes et à soutenir les forces armées des pays partenaires afin qu’elles puissent prendre en compte cette menace notamment dans le cadre de la force conjointe du G5 Sahel en cours d’opérationnalisation.

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Sources : État-major des armées
Droits : Ministère de la Défense


https://www.defense.gouv.fr/operations/actualites2/barkhane-nouveau-deploiement-de-l-atlantique-2-sur-la-base-aerienne-projetee-de-niamey
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MessageSujet: Re: le Sahel zone de non-droit   le Sahel zone de non-droit - Page 29 Icon_minitimeDim 15 Sep 2019 - 16:03

Citation :
15.09.2019

A Agadez, l'USAF pose ses Hercules mais s'interroge encore sur les missions qui y seront menées


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Le 3 août, un C-130J Super Hercules appartenant au 37th Airlift Squadron basé à Ramstein Air Base, en Allemagne, s'est posé sur la base 201 d'Agadez, au Niger. C'était le premier posé d'un avion de ce type sur la base que se partagent désormais Nigériens et Américains (photo USAF).

Ce vol à vue (VFR pour Visual Flight Rule) s'inscrivait dans une série de mouvements aériens préliminaires décidés par la direction générale de l'aviation civile du Niger, l'armée de l'air du Niger et l'USAF. Ces opérations vont se poursuivre jusqu'à la fin de l'année avec d'autres vols de C-130 qui vont effectuer des missions logistiques.

le Sahel zone de non-droit - Page 29 _12c1146

Selon un porte-parole de l'US Air Forces Europe – Air Forces Africa, d'autres vols sont prévus "pour déterminer exactement quelles missions pourront à long terme être effectuées à partir d'Agadez". On se souviendra que la piste est capable d'accueillir des C-17 et qu'elle est supposé accueillir des drones armés.

Actuellement AF Africa dispose de quatre emprises sur le continent: outre Agadez, elle est présente à Niamey (AFB 101), Manda Bay au Kenya et Chabelley Air Station à Djibouti.

http://lignesdedefense.blogs.ouest-france.fr/archive/2019/09/11/a-agadez-20447.html
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MessageSujet: Re: le Sahel zone de non-droit   le Sahel zone de non-droit - Page 29 Icon_minitimeDim 15 Sep 2019 - 16:41

Citation :
Les dirigeants des États de l’Afrique de l’Ouest adoptent un plan d’un milliard de dollars contre le terrorisme

par Laurent Lagneau · 15 septembre 2019


Publié cet été, le 24e rapport de l’Équipe d’appui de surveillance des sanctions prises par les Nations unies à l’égard d’al-Qaïda et de l’État islamique [EI ou Daesh] a prévenu que l’emprise des groupes jihadistes au Sahel et en Afrique de l’Ouest ne cessait de croître. Et de souligner que la « porosité des frontières et le manque de moyens des autorités pour faire face à la menace grandissante aggravent la situation. »

Pourtant, beaucoup d’efforts sont consentis pour contrer cette menace jihadiste, avec la force française Barkhane, le rôle de l’Union européenne [EUTM Mali, aide au développement], l’engagement des États-Unis au Niger, l’implication de la communauté internationale avec la Mission des Nations unies au Mali [MINUSMA], la mise sur pied de la Force conjointe du G5 Sahel [Tchad, Mauritanie, Niger, Mali, Burkina Faso] et de la Force multinationale mixte [FMM] du bassin du Lac Tchad, pour lutter contre Boko Haram et la filiale locale de l’État islamique.

Malgré cela, selon les chiffres que vient d’avancer le Center for Strategic and International Studies [CSIS], le nombre d’attaques liées aux jihadistes au Sahel et en Afrique de l’Ouest a « doublé tous les ans depuis 2016 pour atteindre 465 en 2018 », soit plus d’un par jour. Pour rappel, plusieurs organisations sont actives selon les aires géographiques, dont le Groupe de Soutien à l’islam et aux musulmans [GSIM, lié à al-Qaïda], Ansarul Islam, l’État islamique au grand Sahara [EIGS], Boko Haram, ISWAP, etc.

Cela étant, certaines initiatives peinent à se concrétiser. Tel est le cas de la Force conjointe du G5 Sahel, devant mobiliser 5.000 soldats. Soutenue par la France, et plus largement par l’UE et le secrétaire général des Nations unies, Antonio Guterres, elle n’a pas encore reçu la totalité des fonds qui lui avaient été promis pour assurer sa montée en puissance et remédier à ses importants déficits capacitaires.

Ce qui lui vaut d’être vivement critiquée par des observateurs locaux, comme Mahamadou Savadogo, chercheur au Carrefour d’études et de recherche d’action pour la démocratie et le développement, de l’université Gaston-Berger au Sénégal, cité par l’AFP. « Quel est le résultat opérationnel du G5? Qu’est-ce qu’il a apporté? Le peu qui a été décaissé [en sa faveur] a servi en frais de réunion, d’hôtel, de fonctionnement… Le G5 est presque à genoux », a-t-il critiqué.

Aussi, certains ne donnaient pas cher de la peau de la Force conjointe du G5 Sahel lors du sommet de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest [Cédéao] dédié à « la lutte contre le terrorisme », organisé le 14 septembre à Ouagadougou [Burkina Faso]. Le Tchad et la Mauritanie avaient été conviés à y participer.

Finalement, ceux qui prédisaient la fin du G5 Sahel en auront été pour leur frais.

« Les débats nous ont permis d’adopter des décisions très fortes […] La conférence a adopté un plan d’action et de mobilisation de ressources à hauteur d’un milliard de dollars pour la lutte contre le terrorisme », s’est en effet félicité Mahamadou Issoufou, le président du Niger.

Ce milliard de dollars, qui sera réuni grâce à des « ressources internes », servira à renforcer les capacités opérationnelles des armées nationales et des forces multinationales, dont celle du G5 Sahel.

« Le G5 est loin d’être mort. Le communiqué final [du sommet] montre bien le soutien de la Cédéao au G5 Sahel et à la force mixte du Bassin du Lac Tchad », a souligné M. Issoufou. »
Dans l’immédiat, ce sont elles [les forces G5 Sahel et bassin du Lac Tchad] qui sont sur le terrain », a-t-il insisté.

Par ailleurs, la Cédéao espère que le recours à des ressources internes pour trouver le milliard de dollars annoncé encouragera les dons d’autres bailleurs de fonds… étant donné que cette somme [soit 250 millions par an] reste insuffisante pour faire face aux défis posée par la menace jihadiste.

« Un financement interne aurait pour conséquence la claire indication de la fermeté de la Cédéao dans la lutte contre le terrorisme et cela pourrait contribuer à mobiliser les ressources externes », a fait valoir Jean-Claude Brou, le président de la commission de la Cédéao, cité par RFI.

En outre, la Cédéao a fait part de son intention de demander à la Banque mondiale et au Fonds monétaire international [FMI] de considérer les dépenses de sécurité comme des « investissements ». Rétablir la sécurité est un préalable pour faire repartir l’activité économique.

Quoi qu’il en soit, les orientations données par la Cédéao vont dans le sens du « pacte » proposé par le président français, Emmanuel Macron, et la chancelière allemande, Angela Merkel, pour le Sahel et, plus largement, l’Afrique de l’Ouest.

Ce « pacte va élargir le périmètre de sécurité compte tenu de l’évolution terroriste. Il permettra de réengager dans l’aspect sécurité les membres de la Cédéao, c’est à dire en particulier tous les pays du golfe de Guinée, qui sont aujourd’hui hors du G5 Sahel » et il « permettra de réengager du financement international en soutien de ces derniers », avait expliqué M. Macron, lors du dernier sommet du G7.

« Grâce à ce pacte, on créé un cadre, on va pouvoir, avec les armées, les services de douanes et les services de ces pays voisins, […] financer des opérations conjointes et aussi à des bailleurs internationaux de venir financer ces actions », avait ensuite précisé le président français.

http://www.opex360.com/2019/09/15/les-dirigeants-des-etats-de-lafrique-de-louest-adoptent-un-plan-dun-milliard-de-dollars-contre-le-terrorisme/
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MessageSujet: Re: le Sahel zone de non-droit   le Sahel zone de non-droit - Page 29 Icon_minitimeJeu 19 Sep 2019 - 21:28

Citation :
Mali: le Niger accuse des membres du HCUA de complicité avec les terroristes

le Sahel zone de non-droit - Page 29 _12f324
Le HCUA est notamment basé à Kidal dans le nord du Mali.
© Wikimédia

Par RFI Publié le 19-09-2019 • Modifié le 19-09-2019 à 16:05


Selon des informations recueillies par RFI, des personnalités de Kidal, dans le nord du Mali, seraient impliquées directement ou indirectement dans plusieurs attaques perpétrées au Niger. C'est ce qui expliquerait les récentes critiques du président nigérien Mahamadou Issoufou sur le statut de Kidal.

L'armée nigérienne a perdu plusieurs dizaines de ses hommes sur les 800 kilomètres de frontière entre le Mali et le Niger. Les véhicules et les armes emportés et vendus au Haut Conseil pour l’unité de l’Azawad (HCUA) lors des attaques de Midal, Tongo Tongo et tout récemment contre la garnison d'Inates sont l'illustration parfaite, selon Niamey, de ces complicités.

Les noms de personnalités du HCUA sont cités dans un document officiel nigérien consulté par RFI. Il y a Bohada Ag Hamzata, chef de la sécurité de l’actuel gouverneur de Kidal. Ce dernier est impliqué, selon Niamey, dans l’attaque terroriste de Midal, en juillet 2017,dans la région de Tassara, à Taoua. Grièvement blessé, il a été évacué à Tinzawaten à la frontière algérienne pour des soins.

Des personnes impliquées dans l’attaque de Tongo Tongo

Toujours selon Niamey, l’officier du HCUA Alhousseini Ag Ahmedou, alias Goumey, a participé à l’attaque de mai dernier près de Tongo Tongo, où 27 soldats nigériens ont été tués. Le matériel pris à l’armée nigérienne a été réceptionné dans la vallée d’Inadar par Achafghi Ag Bohada, chef d’état-major du HCUA. On apprend par ailleurs que le matériel pris lors de l'attaque d'Inates, en juillet dernier, a été acheminé sur le site de cantonnement des mouvements armés à Tin Fadimata, dans la région de Menaka. Cité aussi dans le document comme un de ses proches, on retrouve Alghabass Ag Intalla, frère de l’actuel Amenokal de Kidal.

Enfin, il y a Hamad Ali, chef de poste de la Coordination des mouvements de l'Azawad (CMA). Selon Niamey, il a eu à diriger une réunion avec des émissaires d'Abou Walid al-Sahraoui pour instaurer la charia à Menaka, affaiblir le MSA et le Gatia, et créer ainsi une zone tampon pour mener des attaques d’envergure en direction du Niger et de ses partenaires.

http://www.rfi.fr/afrique/20190919-mali-le-niger-accuse-membres-hcua-complicite-terroristes
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