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 Nucléaire vs éolien/panneaux solaires...

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rafi
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MessageSujet: Nucléaire vs éolien/panneaux solaires...   Sam 16 Jan - 4:18

Citation :
« Ce que nous voyons dans l’espace transatlantique est une civilisation qui se meurt, une civilisation qui se condamne elle-même à disparaître (…) alors que dans la région trans-pacifique, en particulier du coté de l’Asie et de l’Océan indien, on voit que le progrès est en marche ! Quand on regarde la dynamique économique de cette région, on constate que le développement de l’énergie nucléaire est partout au programme ; alors que dans l’espace transatlantique, le nucléaire est quasiment banni, et l’arriération y menace de nous ramener à l’âge de pierre »

Voilà ce que lança hier l’économiste américain Lyndon LaRouche en découvrant l’incroyable escroquerie de l’énergie éolienne et solaire en France et en Allemagne. En France, au cours des mois de novembre et décembre, EDF a reçu environ 3000 dossiers par jour (contre une moyenne de 5000 par mois cet été) de citoyens désireux d’installer des panneaux solaires.

D’après le quotidien économique Les Echos, la quasi-totalité de ces demandes étaient motivées par le tarif d’achat de l’électricité par EDF à 58 centimes d’euro par kilowattheure, le plus élevé au monde, alors que l’Etat paye seulement 3 centimes d’euro le KWh d’origine nucléaire ! Le contribuable et l’usager payent donc presque 20 fois plus cher un des moyens les moins performant pour produire de l’énergie !

Si toutes les demandes de dossier avaient été acceptées (des contrats garantis sur 20 ans), l’on aurait abouti à une charge de 2,8 milliards d’euros par an, soit 56 milliards d’euros sur les deux prochaines décennies ! Mercredi 13 janvier, faisant face à une augmentation de la facture d’électricité de chaque français de l’ordre de 10% à 11%, l’Etat n’a eu d’autre choix que d’annuler l’offre.

En Allemagne, la situation n’est guère meilleure. L’Etat y subventionne également l’installation de panneaux solaires et là aussi la subvention est tellement alléchante que, à la place des 682 MW prévus, c’est 3000 MW qui sont en chantier. Devant cette ruée, le gouvernement allemand demande aux électriciens d’abandonner le solaire et de s’investir…dans l’éolien ! Pure folie ! Et c’est pareil de l’autre côté de l’Atlantique où, depuis une trentaine d’années, les mêmes politiques malthusiennes ont fini par engloutir les Etats-Unis.

Il faut changer. Aujourd’hui, la survie de l’humanité exige que l’on revienne sur ces politiques, en nous associant à la perspective d’une entente entre les quatre grandes puissances (Chine, Inde, Russie et une Amérique ayant changé de cap) en faveur d’une croissance économique globale fondée sur des transferts de technologie et non pas sur un pillage.

Regardez l’annonce du Ministère de la Recherche sud-coréen annonçant hier que la Corée entend conclure pour 400 milliards de dollars de contrats sur le marché du nucléaire d’ici 2030, en construisant quelque 80 centrales nucléaires, notamment au Vietnam, en Indonésie, en Thaïlande, mais aussi au Moyen Orient.

« La clef se trouve en Asie », affirme LaRouche, « Comme ailleurs en Asie, il existe une grande masse de populations pauvres en Chine. L’énergie nucléaire est donc une priorité. Si l’on veut améliorer les transports, une tache essentielle pour mettre fin au sous-développement, surtout avec un apport de haute technologie, alors le nucléaire est indispensable. La Russie, sans développer son système de transport, ne peut pas survivre. Là aussi, le nucléaire apporte les solutions. »

« Ce qui apparaît clairement, c’est que l’Europe et les Etats-Unis s’acheminent dans la direction inverse, c’est-à-dire vers un retour aux cavernes. En fait, ce n’est pas impossible qu’il existe déjà une vaste spéculation immobilière sur la location du parc cavernicole. Bientôt, seuls les riches auront le droit d’aménager une grotte ! »

http://www.solidariteetprogres.org/article6224.html


Citation :
Le gouvernement s'attaque à la bulle spéculative dans le photovoltaïque...

Le gouvernement a annoncé mercredi des mesures pour résorber la bulle spéculative qui s'est formée dans la production d'électricité solaire et qui aurait pu entraîner à terme une hausse des tarifs de l'électricité. (...) Cette envolée, si elle s'était poursuivie, aurait pu coûter cher aux consommateurs qui financent le rachat de l'énergie photovoltaïque par le biais de la Contribution au service public de l'électricité (CSPE). "Cela aurait coûté 56 milliards d'euros sur 20 ans, soit 2,8 milliards d'euros par an. Il aurait fallu augmenter de 10% la facture d'électricité des Français", explique-t-on au ministère de l'Energie.

La suite...

http://www.lesechos.fr/depeches/science-environnement/afp_00221204-le-gouvernement-s-attaque-a-la-bulle-speculative-dans-le-photovoltaique.htm
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Samyadams
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MessageSujet: Re: Nucléaire vs éolien/panneaux solaires...   Sam 16 Jan - 9:33

Peut être que les Européens ont en marre de la civilisation et qu'ils ont la nostalgie du Moyen Âge, époque "bénie" ou il n'y avait pas d'immigrés pour les embêter Après tout, c'est le développement de l'Europe qui a attiré ces immigrés, en y renonçant, les Européens seraient assurés de ne plus attirer personne chez eux Twisted Evil
Plaisanterie mise à part, l'Europe en voie de désindustrialisation, à coup de délocalisations et par souci écologique, alors que la Chine et l'Inde veulent tout simplement retrouver la position qui était la leur dans le commerce mondial il y a seulement quatre siècles. A eux deux, ils représentaient la moitié des échanges commerciaux de la planète.
Il n'y a de meilleur indicateur sur la volonté de progrès d'une nation que l'importance accordée à la production de l'énergie. Le nucléaire, c'est non seulement la perspective de produire de l'énergie bon marché, mais également la possibilité de mener des voyages interstellaires en développant de nouvelles générations de réacteurs pour vaisseaux spatiaux. Un défi similaire pour l'humanité à celui des découvertes géographiques menées par les Européens pendant les 15ème et 16ème siècles. Mais cette fois-ci, ce sera sans les Européens...
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MessageSujet: Re: Nucléaire vs éolien/panneaux solaires...   Sam 16 Jan - 10:01

Même pas peur! Encore quelques années et je file voir ailleurs si j'y suis, comme tant de retraités européens. Avec tous les copains que j'ai au Maroc s'il n'y en a pas un qui me fait une petite place pour bâtir mon "home sweet home"... Wink
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Samyadams
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MessageSujet: Re: Nucléaire vs éolien/panneaux solaires...   Sam 16 Jan - 14:42

Tu es toujours le bienvenu Rafi cheers Viens donc planter ton "gitoun" ici ou il y a au moins du soleil et et ou les gens prennent le temps de vivre et pas seulement travailler Laughing
Si les Européens avaient un tant soi peu de bon sens, ça fait longtemps qu'ils auraient dû investir massivement en Afrique, surtout au Maghreb voisin, ou les gens les apprécient bien plus qu'en Asie. Quand je regarde un chinois, je me dis que les Européens ont tort de croire qu'il y a d'énormes différences entre eux et les Arabes, quelles que soient ces différences, elles sont de toute manière moindre qu'avec les Asiatiques.
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MessageSujet: Re: Nucléaire vs éolien/panneaux solaires...   Sam 16 Jan - 15:40

Samyadams a écrit:
Peut être que les Européens ont en marre de la civilisation et qu'ils ont la nostalgie du Moyen Âge, époque "bénie" ou il n'y avait pas d'immigrés pour les embêter Après tout, c'est le développement de l'Europe qui a attiré ces immigrés, en y renonçant, les Européens seraient assurés de ne plus attirer personne chez eux Twisted Evil
Plaisanterie mise à part, l'Europe en voie de désindustrialisation, à coup de délocalisations et par souci écologique, alors que la Chine et l'Inde veulent tout simplement retrouver la position qui était la leur dans le commerce mondial il y a seulement quatre siècles. A eux deux, ils représentaient la moitié des échanges commerciaux de la planète.
Il n'y a de meilleur indicateur sur la volonté de progrès d'une nation que l'importance accordée à la production de l'énergie. Le nucléaire, c'est non seulement la perspective de produire de l'énergie bon marché, mais également la possibilité de mener des voyages interstellaires en développant de nouvelles générations de réacteurs pour vaisseaux spatiaux. Un défi similaire pour l'humanité à celui des découvertes géographiques menées par les Européens pendant les 15ème et 16ème siècles. Mais cette fois-ci, ce sera sans les Européens...

A l'époque, il y avait la religion, donc ça aider les gens à patienter sur leur sort, comme aujourd'hui dans le monde musulman un peu..

Aujourd'hui, quelle sera le résultat d'une pauvreté de l'Europe? Une catastrophe..

En tout cas je refuse qu'ils viennent chez nous (Moyen-Orient)..
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MessageSujet: Re: Nucléaire vs éolien/panneaux solaires...   Dim 17 Jan - 3:28

Citation :
En quoi l’énergie nucléaire est-elle « plus intelligente » que le solaire et l’éolien ?

Par Laurence Hecht, Rédacteur en chef de 21st Century Science Technology

Chaque fois que vous entendez parler de solaire ou d’éoliennes comme étant la réponse aux besoins énergétiques de l’humanité, l’image qui devrait vous venir à l’esprit est celle d’un milliard d’enfants affamés ou mourants.

Si vous ne voyez pas trop le rapport pour l’instant, c’est pardonnable. Cependant, à la fin de cet article, nous devrions vous avoir communiqué des concepts et des faits rudimentaires vous permettant de saisir pleinement cette dure vérité et d’agir en conséquence.

Commençons par un constat : pour offrir à l’ensemble de la population mondiale un niveau de vie décent en ce XXIème siècle, les capacités énergétiques de la planète devraient fournir au moins 3 à 5 kilowatts par habitant. Or, aujourd’hui, seuls les Etats-Unis, le Japon et l’Europe de l’Ouest atteignent ce niveau. Eclaircissons ce point, avant d’examiner comment satisfaire cette demande.

Le « kilowatt » est une mesure de puissance électrique, soit la quantité de travail pouvant être accomplie par unité de temps.

L’une des premières façons de mesurer la puissance consistait à la comparer à celle d’un cheval. La puissance d’un cheval standard « ch » équivaut à environ 750 watts électriques (1ch =735,5W). Cela veut dire qu’il faut 750 watts d’électricité pour accomplir le même travail (faire tourner un moteur ou autre appareil) que fournirait un cheval de labeur. Ainsi, un kilowatt (1000 watts) électrique équivaut au travail d’environ 1,33 chevaux musclés. Toutefois, le cheval ne peut travailler toute la journée, mais pendant un tiers environ, une fois soustrait le temps de s’alimenter et se reposer. Il s’ensuit qu’un kilowatt de production d’électricité installée, disponible jour et nuit, accomplit le travail de 3 fois 1,33, soit 4 chevaux.

Les Etats-Unis disposent actuellement d’environ 3 kilowatts de puissance par habitant, soit beaucoup moins que le niveau nécessaire pour assurer une vraie économie productive, mais néanmoins beaucoup plus que la plupart des autres pays. On peut donc dire que chaque Américain dispose en moyenne, à chaque heure du jour et de la nuit, de 12 chevaux sous forme d’électricité [1].

Sans électricité, ce travail doit être accompli par des hommes et des femmes, actionnant les pompes, transportant l’eau sur leur tête, passant des journées entières à laver le linge, privés de services élémentaires comme l’eau courante et le tout-à-l’égout, la réfrigération et même les ampoules lumineuses. Tel est, sinon pire, le lot de la majorité de la population mondiale, dont environ 1,7 milliard vivent entièrement sans électricité et plusieurs milliards n’en disposent que quelques heures par jour dans des conditions précaires.

La Chine, par exemple, qui produit une grande partie des produits manufacturés consommés aux Etats-Unis, ne disposait en 2005 que de 0,3 kilowatt de puissance installée par habitant, pour atteindre, selon les estimations, 0,5 kilowatt en 2008. Plus de la moitié de cette électricité sert à alimenter l’industrie, dont la production est surtout destinée à l’exportation. Ainsi, en Chine, la quantité d’énergie disponible est inférieure à 0,25 kilowatt par habitant, soit à peu près le tiers d’un « cheval ». On peut considérer que le Chinois dispose quotidiennement d’un cheval, contre douze pour l’Américain. La plupart des produits manufacturés distribués aux Etats-Unis sont fabriqués par des millions de Chinois sous-payés, dont les familles n’ont même pas accès à l’éclairage électrique.

Au Mexique, autre source majeure de produits destinés aux Etats-Unis, l’électricité disponible par personne est du même ordre qu’en Chine. En Inde, en Egypte, dans la majorité des pays africains et dans de larges zones d’Amérique du Sud, c’est encore pire. Une telle injustice ne peut guère durer. Comment y remédier ?

Ce n’est pas sérieux de penser à combler la pénurie énergétique dans le monde par des éoliennes ou des panneaux solaires. Les promoteurs de ces systèmes ne prennent jamais en compte les besoins réels mondiaux, si ce n’est pour proposer d’absurdes schémas de réfrigérateurs alimentés en énergie solaire pour les villages africains, qui ne fonctionnent, au mieux, que lorsque le soleil brille. Mais proposer d’utiliser le solaire et l’éolien dans les pays développés est aussi un leurre. Malgré les deniers publics dont ils bénéficient sous forme de crédit d’impôt ou de subventions, on n’a jamais démontré ni leur rentabilité énergétique ni leurs avantages économiques.

Pour fournir à notre population mondiale de 6,7 milliards d’individus un niveau de 1,5 kilowatt de puissance électrique installée par habitant, il faudrait construire 6000 gigawatts de puissance supplémentaire. La seule manière d’y parvenir est de s’engager dès maintenant dans un programme à marche forcée de construction de centrales nucléaires, mettant à contribution les moyens existants, et de lancer, entre autres, la production en série des nouveaux réacteurs à haute température de quatrième génération, refroidis à l’hélium.

La générosité du vent ou du soleil aurait-elle la moindre chance de combler le déficit mondial d’électricité ? La plus grande centrale solaire thermique existante, la Nevada Solar One, bien qu’enregistrant des pics de 63 mégawatts à midi, produit en moyenne moins de 15 mégawatts par jour [2].

La plus grosse centrale solaire utilisant des panneaux photovoltaïques se trouve à Jumilla, dans le sud-est de l’Espagne. Sa capacité théorique est estimée à 23 mégawatts, chiffre qui, une fois divisé par quatre, nous donne une production moyenne réelle de moins de 6 mégawatts !

En comparaison, une grande centrale nucléaire peut produire à elle seule au moins 1000 mégawatts (1 gigawatt) d’électricité, et ce, toute la journée, tous les jours, quelle que soit la météo, et sur une superficie plusieurs centaines de fois inférieure à celle exigée par les panneaux solaires ou les fermes éoliennes.

Qu’est-ce que la densité énergétique ?

Mais le vent et le soleil sont « gratuits », nous dit-on : l’énergie est là, comme un don de la nature, nous n’avons plus qu’à nous servir. Après examen, on s’aperçoit pourtant que cet argument est un pur sophisme. Charbon, pétrole et uranium sont « gratuits » au même titre. Une certaine quantité de travail doit être fournie pour les extraire et les transporter là où ils seront consommés, de la même manière qu’un certain travail doit être effectué pour exploiter le vent et le soleil, et même énormément de travail par rapport aux bénéfices qu’on en tire.

Plutôt que de jouer sur les mots, examinons les deux concepts clés pour évaluer une source énergétique : la densité énergétique et la densité de flux énergétique.

Par densité énergétique d’un combustible ou d’une source d’énergie, nous entendons la quantité de travail utile qui peut être obtenue d’une masse donnée de substance.

Par densité de flux énergétique, entendons la capacité transformatrice qui attendue de cette source d’énergie ou de ce combustible.

Examinons d’abord le premier terme et voyons ce que nous pouvons en apprendre.

Au cours de son histoire, l’humanité a connu plusieurs augmentations progressives de la densité énergétique des combustibles employés. La transition de la combustion du bois à celle du charbon (dont la densité énergétique est quatre fois plus forte que celle du bois) se produisit en Europe au XVIIIème siècle. L’obtention de températures plus élevées et l’amélioration de la combustion du charbon permirent l’élaboration de l’acier à partir du minerai de fer et d’autres techniques. Principale source d’énergie pour l’industrie et les transports jusqu’aux années 1950, le charbon demeure à ce jour le principal combustible utilisé pour la production d’électricité dans le monde, hormis la France, la Suisse, le Japon et la Corée.

Quant au pétrole, sa densité énergétique est d’environ 50% plus élevée que le charbon. Sa supériorité pour la navigation devint un facteur majeur de la géopolitique à la fin du XIXème siècle, lorsque la British Royal Navy convertit ses chaudières à charbon en chaudières à pétrole. Son poids moindre et sa facilité de maniement (sans tâcheron pour alimenter le feu) accrurent le rayon d’action et l’efficacité des navires de guerres. Les dérivés plus légers du pétrole – essence, benzène ou kérosène – figurent parmi les liquides les plus énergétiquement denses, ce qui les rendent indispensables comme carburants automobile… tant qu’il en restera.

Pourtant, chacune de ces améliorations augmentant la densité énergétique des carburants fut éclipsée par la découverte de l’énergie atomique. Comme le montre le dessin ci-dessous, un grain d’uranium à peine visible, lorsqu’il est entièrement utilisé, fournit l’équivalent de 4760 litres de pétrole (pesant 4,5 tonnes), de 6,15 tonnes de charbon ou de 23,5 tonnes de bois sec. En comparant leur poids respectif, l’avantage de l’uranium sur les types de combustibles plus anciens saute aux yeux :



Avantage par unité de poids d’uranium… [3]

* sur le bois : 11,5 millions de fois,

* sur le charbon : 3 millions de fois [4],

* sur le pétrole : 2,2 millions de fois.

Précisons que ces chiffres ont été calculés en supposant que la totalité de l’uranium contenu dans la pastille de combustible brûle complètement (c.-à-d. qu’elle soit totalement fissionnée). Or, le taux de combustion dans la plupart des réacteurs actuellement en service ne dépasse guère les 4%, bien que ce taux soit nettement plus élevé pour les derniers types de réacteurs. Il faut donc diviser ces chiffres par 25, ce qui laisse encore au nucléaire un avantage en densité énergétique de seulement 88000 à 460000 fois sur le bois, le charbon et le pétrole respectivement !

Toutefois, grâce au retraitement du combustible, la quasi-totalité de la matière fissile peut être exploitée. Les neutrons libérés par la réaction de fission permettent d’enrichir, par transmutation nucléaire, d’autres pastilles de combustible. Ainsi, le cycle complet employant le retraitement et la régénération du combustible est pratiquement sans limite. Le combustible nucléaire est le seul qui se remplace tout en se consommant !

Densité de flux énergétique

Pour passer du concept de densité énergétique à celui de densité de flux énergétique, il faut approfondir la conception de travail. Dans nos manuels scolaires de physique, l’énergie est assimilée au travail, ce qui est une perversion.

Au XIXème siècle, l’une des grandes percées en physique fut de mettre en évidence une équivalence entre chaleur, électricité et mouvement mécanique, attribuant à toutes ces formes d’énergie (travail), entre autres, une mesure commune.

Ainsi, la définition technique de la densité de flux énergétique serait simplement la quantité d’énergie passant par une surface donnée durant une unité de temps. Par exemple, la comparaison entre l’action de deux couteaux, l’un aiguisé et l’autre émoussé, illustre cette différence de densité de flux énergétique. Avec le couteau aiguisé, le travail exercé par la main est concentré sur une surface plus petite. La densité de flux énergétique est plus élevée et le couteau aiguisé coupe là où l’autre n’y parvient pas.

Par cette méthode de calcul, on peut démontrer que la densité de flux énergétique produite par la fission d’un seul atome d’uranium est de 20 millions à 20 millions de milliards de fois supérieure à celle produite par la combustion d’une seule molécule de combustible à forte densité énergétique, comme le gaz naturel [5].

Cependant, cet avantage quantitatif ne rend pas compte de la différence essentielle. Pour comprendre la densité de flux énergétique dans le contexte de l’économie physique, une conception supérieure du travail est nécessaire ; contrairement à la physique scolaire, il ne suffit pas de considérer le travail comme une simple dépense d’énergie mesurée en calories, joules, kilowattheures ou électrons-volts. En économie physique, il faut plutôt observer la puissance transformatrice du travail. La devise des ouvriers qualifiés, « ne pas travailler dur, mais adroitement », donne une première idée du concept. Autrement dit, en faisant appel à son intelligence, une même dépense en termes d’effort sera rendue plus efficace, que ce soit en utilisant un outil différent, en en improvisant un nouveau ou en organisant différemment le processus.

Dans le cas du nucléaire, à l’opposé des processus chimiques ou mécaniques, une sorte d’ordre supérieur d’innovation est à l’œuvre. Il s’agit de l’application d’un nouveau principe physique universel, issu de la révolution en chimie physique qui débuta avec la séparation du premier gramme de radium par les Curie et se poursuivit par l’identification des processus de désintégration radioactive, la transmutation nucléaire, la relation entre l’énergie et la masse, le noyau, l’isotope, le neutron, l’accélérateur, puis la découverte de la fission, la réaction en chaîne, etc.

Outre les questions de coût et d’efficacité, dire que le solaire et l’éolien peuvent servir à générer de l’électricité au même titre que le nucléaire, est fallacieux précisément dans la mesure où cet argument ne tient pas compte de la puissance transformatrice que permet l’application de ce nouveau principe physique universel. L’énergie nucléaire travaille beaucoup plus intelligemment que ne le peuvent l’éolien, le solaire ou les énergies fossiles. La raison n’en est pas simplement la supériorité de sa densité de flux énergétique, mesurée en termes caloriques, mais plutôt la transformation du processus économique global qu’elle permet d’effectuer.

Avec la fission de chaque noyau d’uranium, plusieurs entités minuscules, en partie corpusculaires et en partie ondulatoires, sont libérées à des vitesses approchant celle de la lumière. Ces particules-ondes, que nous appelons neutrons, peuvent pénétrer au sein du noyau d’un autre atome proche et le transformer en un nouvel élément, processus qu’on appelle transmutation. Mais ce n’est qu’un début, car ce nouvel élément peut, à son tour, muter spontanément en un autre, puis encore un autre, produisant une famille de sous-produits (isotopes) qui finissent sous une forme stable. En maîtrisant la chimie de ces transformations, nous avons la possibilité de fabriquer de nouveaux matériaux, certains connus et d’autres restant à découvrir, qui seront bénéfiques à la vie humaine future.

Nous bénéficions aussi des rayonnements émis par ces isotopes, d’au moins trois types différents, chacun d’une dureté particulière. Leur utilité dans le diagnostic et le traitement d’une palette de maladies graves est avérée, et chaque jour ouvre de nouvelles perspectives.

Le nucléaire pour le carburant et l’eau

Dans de nombreuses régions du monde, y compris certaines densément peuplées comme la côte est de l’Inde, l’approvisionnement en eau potable se tarit. Les puits sont contaminés tandis que les eaux fossiles s’épuisent. Même aux Etats-Unis, notamment dans le sud de la Californie, on atteint des limites critiques.

La solution est pourtant connue. L’efficacité de la production d’eau douce par le dessalement de l’eau de mer et des nappes saumâtres a été largement démontrée. Actuellement, 40 millions de mètres cubes d’eau sont produits chaque jour par dessalement, essentiellement au Moyen-Orient et en Méditerranée. Les principales méthodes sont l’osmose inverse (on utilise des pompes électriques pour faire passer l’eau salée ou saumâtre dans des membranes spécialement conçues) et la distillation flash. Toutefois, le dessalement est un processus qui nécessite beaucoup d’énergie.

La faisabilité du nucléaire pour dessaler de grandes quantités d’eau fut démontrée pour la première fois il y a quarante ans, au Kazakhstan soviétique. Pendant vingt-sept ans, le réacteur à neutrons rapides d’Aktau a produit 80000 mètres cubes d’eau potable par jour et en même temps, jusqu’à 135 mégawatts d’électricité. Le Japon fait tourner dix usines de démonstration de dessalement, couplées à des réacteurs nucléaires, et l’Inde a mis en service en 2002 une usine de démonstration de dessalement à la Madras Atomic Power Station, dans le sud-est, qui produit journellement 6300 mètres cubes. A la différence des centrales nucléaires, éoliennes et panneaux solaires ne peuvent assumer la fourniture de grandes quantités d’eau douce.

Le nucléaire permettra aussi de ne plus dépendre du pétrole importé. La clef se trouve dans les deux atomes d’hydrogène contenus dans chaque molécule d’eau (H2O). L’hydrogène est un carburant qui peut être utilisé tel quel ou combiné à des sources de carbone pour produire des carburants liquides tout à fait similaires à ceux que nous utilisons aujourd’hui. On peut l’obtenir à partir de l’eau, par électrolyse ou décomposition thermochimique. Les hautes températures fournies par la nouvelle génération de réacteurs refroidis à l’hélium permettent d’améliorer largement l’efficacité de ces deux processus. L’hydrogène ou les carburants à base d’hydrogène produits grâce au nucléaire, combinés à une électricité abondante pour des véhicules électriques, fourniront l’approvisionnement local en carburant automobile. Au lieu d’enrichir les cartels anglo-saoudiens en acheminant le pétrole par mer sur des milliers de kilomètres, le carburant serait produit sur place, en même temps que l’électricité, grâce aux centrales nucléaires disponibles.

Voilà ce que nous réclamons en tant que nation et c’est aussi ce dont le monde a besoin. Ce sont les retombées pratiques des révolutions scientifiques du XXème siècle. L’avenir est plein de promesses : des percées, comme la fusion thermonucléaire, sont à portée de main, d’autres suivront.

Le retour à des modes de production énergétiques d’avant le XVIIIème siècle provoquera un effondrement de la civilisation, un « nouvel âge de ténèbres » dont nous risquons de ne pas nous remettre avant longtemps.

Notes:

[1] Un outil pédagogique utile, que l’on trouve couramment dans les musées scientifiques et autres expositions publiques, est le générateur (dynamo) de bicyclette. En pédalant, le curieux découvre combien de travail il faut fournir pour allumer une ampoule de 100 watts. Voilà un moyen sensuel d’apprécier l’économie de travail rendue possible par la production électrique moderne !

[2] Méfiez-vous des apparences ! La centrale a un pic de production énergétique de 64 mégawatts. Mais comme toute centrale solaire, il s’agit de la quantité qu’elle peut produire à l’heure de midi. A mesure que le soleil décline, la production baisse d’autant, jusqu’à la tombée de la nuit où elle ne produit plus rien du tout.

[3] Source des données du tableau :

Les équivalences pour les combustibles carbonés sont disponibles de plusieurs sources sur le net.

La division de ces poids par 1,86 gramme d’uranium, qui, lorsqu’il est complètement fissionné, est équivalent au contenu énergétique des poids présentés ci-dessus, provient de Robert J. Monn (1985).

[4] La comparaison entre le poids du charbon et celui du pétrole est d’autant plus pertinente que le premier représente à l’heure actuelle presque la moitié du tonnage transporté par rail aux Etats-Unis, et 85% en Chine !

[5] Précisons que les Etats-Unis sont en retard dans l’utilisation des isotopes médicaux, parce que leurs capacités de production ont été pratiquement éliminées, sauf pour les plus communs d’entre eux. 90% des isotopes médicaux sont importés. Les chances de survie face à certains types de cancer sont bien plus grandes dans un hôpital européen qu’aux Etats-Unis, parce que les médecins américains n’ont pas recours aux thérapies radio-isotopiques appropriées.

http://www.solidariteetprogres.org/article5349.html
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reese
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MessageSujet: Re: Nucléaire vs éolien/panneaux solaires...   Dim 17 Jan - 10:11

czt article est interessant mais il ne fait aucune mention des dechets radioactifs ou de la penurie d uranium qui touchera le monde a partir de 2015

Citation :

Pénurie et fin progressive de l'uranium




Production possible d'uranium (milliers de tonnes par an)Source : "Uranium Resources and Nuclear Energy





Une pénurie mondiale d'uranium se produira dès 2015, la production d'uranium atteindra son maximum en 2025 avant de diminuer, entraînant la diminution de la production d'électricité nucléaire. Aucune autre technologie nucléaire ne sera disponible avant 2040. Le prix de l'uranium a été multiplié par dix en quatre ans et le coût du combustible nucléaire prend une importance croissante dans le coût de l'électricité nucléaire.

L'uranium est une ressource limitée dont le maximum de production mondiale se situe vers 2025 (hypothèse la plus probable).


http://travail-chomage.site.voila.fr/energie/fin_uranium.htm
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MessageSujet: Re: Nucléaire vs éolien/panneaux solaires...   Dim 17 Jan - 10:29

On nous avait déjà vanté la fin du pétrole pour l'an 2000, Reese.

Lorsque tu lis ce genre de chose, tu sais à qui tu as à faire...

Citation :
Avec une baisse constante de leur coût, les énergies renouvelables (éolien, photovoltaïque ...) progressent rapidement, de 30 à 60% chaque année selon les pays (moyenne sur dix ans) et sont la seule solution réaliste avec les économies d'énergie.

L'UE dans ses statistiques énergétiques estime qu'il y a pour plus de 140 ans de réserve (prouvée) en uranium...

Citation :
Uranium (in metric tonnes U-235)
Total world reserves Jan. 1st 2010: 17963
World usage per second: 0.0000042222017
Estimated date of exhaustion: 23:12 Nov 28, 2144

source: http://www.energy.eu/#depletion

Mais tout ça ne dispense pas d'atteindre le but qu'est la fusion thermonucléaire bien avant le 28 novembre 2144, et le plus tôt sera le mieux.
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Samyadams
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MessageSujet: Re: Nucléaire vs éolien/panneaux solaires...   Dim 17 Jan - 16:52

La fusion à froid, Rafi, le rêve de tous les physiciens sunny
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PGM
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MessageSujet: Re: Nucléaire vs éolien/panneaux solaires...   Lun 18 Jan - 6:52

Ce qui me gène dans ces articles ventant le nucléaire face aux autres energies, avec force arguments sur le rapport rendement/investissement, est qu'ils font fi de 2 choses : le nucléaire, pour ceux qui manque d'energie (c-à-d les pays du sud), veut forcément dire "dépendance" vis à vis du nord. Alors que ça n'est pas vrai pour bien d'autre source d'energie. Ma crainte est que l'occident ne veuille plus pour les 50 ans qui viennent dépendre du sud comme c'est le cas aujourd'hui avec le pétrole. Car la maitrise par les pays qui manquent d'energie, du cycle nucléaire, est quasi innenvisageable, sauf pour quelques pays.
Secundo, personne ne parle des investissements (humains et matériels) qu'il faut consentir pour avoir un parc nucléaire. Ca ne se résume pas à une centrale à 4/5 mds $, mais plutôt à 40/50 mds $. Il faut par ailleurs à mon avis, bénéficier d'une certains niveau de développement pour produire de l'energie via du nuke, ne serais-ce que pour former des milliers d'ingénieurs/techniciens, assurer une sécurité digne de ce nom, avoir une capacité de recyclage....
Quant à la fusion, le projet ITER à Cadarache, dont l'objectif est de s'assurer que l'on peut produire de l'energie à partir de la fusion, va couter au bas mot 50 mds $, et l'horizon théorique est de 50 ans !
Il vaut mieux a mon avis adapter l'offre d'energie à ce que les peuples maitrisent, et peuvent produire de manière autonome. Ca peut être le bois, le charbon ou le solaire, en fonction du pays, de ses reserves, et de sa capacité technologique.
Une des theories qu'il faudrait creuser, est celle d'un américain, théorie dite du négawatt, qui peut se résumer ainsi : le kilowatt le moins cher à produire, est celui qu'il est inutile de produire....ou il est démontrer que la simple consommation de produit locaux et de saison, ferait economiser 35 à 50% de la production mondiale d'energie (1 kg de riz importé de thailande, requiert 2 fois son poids en petrole pour être transporté dans un hypermarché parisien).

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rafi
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MessageSujet: Re: Nucléaire vs éolien/panneaux solaires...   Lun 18 Jan - 9:23

L'énergie nucléaire se doit être au service de toutes et de tous, le but étant de produire de l'énergie favorisant le développement économique où que ce soit sur cette terre à bas coût et en masse. C’est l’énergie qu’il nous faut aujourd’hui et demain, comme nous avons eu besoin du charbon au 19ème siècle, ou encore des moulins à vents à l’époque de Cervantès. En quoi le sud serait-il dépendant du nord en se dotant de centrales nucléaires? L'Afrique du nord se livre déjà pieds et poings liés aux nouveaux colonisateurs que seront les producteurs d'énergie solaire (à destination de l'Europe bien évidemment) sans même comprendre ce que cela implique.

Le savoir est universel, ne connait ni couleur, ni religion et dès lors que l'on sait quelque chose, on ne peut plus le désapprendre, bien que l'on puisse le perdre comme ce fût le cas à la chute de l'empire romain où le flambeau de la connaissance et par la même des sciences s'est retrouvé dans les mains du monde arabe, avec charge à lui de le dispenser, ce qu'il fit. Il faudra former des milliers de techniciens et de scientifiques, et alors? Les instituts technologiques, les universités du monde entier regorgent de jeunes gens envoyés par leur pays afin de devenir justement, techniciens, ingénieurs ou scientifiques.

L'argent n'est qu'un moyen, peu importe combien cela nous coûtera afin d'atteindre ce but qu'est la maitrise de la fusion thermonucléaire. La crise à vu des centaines de milliards de dollars et d'Euros s'envoler en fumée soit pour soutenir les marchés, soit pour soutenir une certaine parité entre les monnaies, en pure perte. Et je ne parle même pas des milliards en subsides pour les banques.

L'usage du bois pour le chauffage et la cuisine n'a aboutit, dans le tiers-monde, qu'à accélerer la désertification. Le solaire ne servira à rien pour construire un chemin de fer entre le Cap et Alger tant sa puissance (et encore en heure de pointe) est ridicule, ni pour la production d'acier que nécessite la fabrication des rails ni même pour faire rouler les trains chargés de marchandises et de passagers. Le nucléaire de fission, puis de fusion, si on veut bien en partager les bienfaits, permettra aux monde de se développer, l'autre solution, était celle préconisée par les plus fous des participants à Copenhague, c'est à dire la réduction drastique de la population mondiale afin de faire vivre moins bien, moins de personnes, et je te laisse imaginer où se trouvent ceux qui devront céder la place?

S'il est vrai qu'il semble stupide de payer les agriculteurs européens à coup de milliards en subventions afin de ne plus produire, de même que de laisser le spéculateur prendre le pain de la bouche de ceux qui s'en nourrissaient dans les pays les plus pauvres, il n'en reste pas moins que je ne suis pas du tout choqué que l'on retrouve du riz thaïlandais sur les tables françaises, quoi que cela ait coûté en énergie afin de l'amener là où il doit être, si l'exportation de cette marchandise n'a pas été faite au détriment du peuple thaïlandais cela va sans dire. Les bananes, les ananas, ne poussent pas en Europe, devrait-on s’en priver?

Bref, le nucléaire face au solaire, c'est un aussi un choix de civilisation...
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MessageSujet: Re: Nucléaire vs éolien/panneaux solaires...   Lun 18 Jan - 17:10

Le pb du nuke, c'est la dualité de la technique. Tu risques donc aussi la prolifération, et quand je vois le rafi, pardon le rafu autour de l'iran !
Plaisanterie mise à part, le nuke, c'est aussi tchernobyl ! ça plaisante pas en cas de d'accident. Il s'agit d'accidents aux dommages quasi eternels.Et mécaniquement, si tu as des centaines de centrales en plus, tu auras plus d'incidents, et là, pas de réparation possible. Et la simple idée de rendre un dommage irréversible, m'effraie.
Tu habiterais toi à coté d'une centrale lybienne ou congolaise ?

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MessageSujet: Re: Nucléaire vs éolien/panneaux solaires...   Mar 19 Jan - 11:48

Si la centrale nucléaire congolaise est au standard de ce que l'on trouve en Europe en matière de sécurité et de fonctionnement, si ceux qui la dirigent sont d'une compétence égale à ce que l'on trouve en France, cela ne me posera aucun problème. Tu fournis le terrain?

Tchernobyl c'est l'Union Soviétique avec tout ce que implique de précarité, d'insulte à la vie humaine et du peu de respect des règles de sécurité. Bref, une dictature, que peut-on attendre d'un tel régime? La France est le pays au monde qui utilise le plus cette forme d'énergie, combien de morts pouvons nous dénombrer à cause se son utilisation, combien d'accidents depuis le 7 janvier 1956, date de la mise en service de la centrale de Marcoulle, ont entrainé la morts de combien de personnes en 54 ans?

L'Iran se doterait de la technologie pour produire des cacahuètes moins chères et de meilleure qualité que celles produites par l'état américain de Géorgie que des poux lui seraient tout de même cherchés dans la tête afin que soit stoppée cette odieuse provocation contre les intérêts de l'occident.
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kaidow
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MessageSujet: Re: Nucléaire vs éolien/panneaux solaires...   Ven 29 Jan - 2:18

il se peut que dans un proche avenir, on aura meme pas besoin de ces panneaux solaire

Citation :
La fusion thermo-nucléaire artificielle n'a jamais été aussi proche


WASHINGTON
- Des scientifiques américains viennent de franchir une étape clé vers
le déclenchement d'une fusion nucléaire contrôlée vue comme une source
potentielle d'énergie illimitée et propre, pouvant résoudre durablement
les problèmes de gaz à effet de serre de la planète.
Les chercheurs du "National Ignition Facility" (NIF) ont réussi à
franchir pour la première fois la barrière d'un mégajoule avec plus de
111 millions de degrés Celsius, en concentrant 192 rayons laser de
grande puissance dans un tube pas plus grand qu'un taille crayon,
rempli de deutérium et de tritium, deux isotopes naturels légers
d'hydrogène.
Ils se sont ainsi approchés, comme jamais jusque là, très près de la
température nécessaire pour déclencher la fusion thermo-nucléaire, qui
se produit naturellement dans le coeur du soleil et de la plupart des
étoiles.
"Le NIF a montré sa capacité à produire suffisamment longtemps
l'énergie requise pour mener des expériences de fusion plus tard cette
année", souligne Ed Moses, le directeur du NIF, qui fait partie du
Laboratoire Lawrence Livermore en Californie.
La température produite pendant quelques milliardièmes de seconde par
ce dispositif de puissants lasers occupant la surface d'un terrain de
football, a produit une énergie équivalente à 500 fois celle utilisée
aux Etats-Unis à tout moment. Elle est aussi trente fois plus élevée
que celles obtenues jusqu'à présent par tout autre groupe de laser dans
le monde.
"Franchir la barrière du mégajoule nous rapproche du déclenchement de
la fusion nucléaire (...) et montre le potentiel énorme de l'un des
plus grands défis scientifiques et d'ingéniérie de notre époque", a
déclaré Thomas D'Agostino, le directeur du NNSA (National Nuclear
Security Administration).
L'énergie nucléaire peut être libérée de deux façons: en cassant des
noyaux atomiques lourds, la fission, déjà contrôlée, ou en fusionnant
des noyaux très légers, la fusion. Et maîtriser la fusion de noyaux
légers, tels que le deutérium et le tritium, ouvrirait la voie à des
ressources en énergie quasiment éternelles.
Le deutérium est un élément qui peut-être extrait de l'eau et ses
réserves correspondent à plusieurs millions d'années de consommation
mondiale, relève sur son site internet le Commissariat français de
l'énergie atomique (CEA).
"Si nous pouvons dompter cette source d'énergie pour avoir une planète
sans carbone et déchets nucléaires radio-actif, ce sera tout simplement
merveilleux", observe Ed Moses, dont les travaux sont détaillés dans la
revue américaine Science datée du 29 janvier.
Aujourd'hui 87% de l'énergie consommée dans le monde provient des
énergies fossiles non-renouvelables dont la combustion est la
principale sources des émissions de gaz à effet de serre.
Les réserves prouvées de pétrole sont évaluées à 43 ans, à 66 ans pour
le gaz naturel et à 240 ans pour le charbon, selon des estimations du
CEA.
Malgré les recherches conduites dans le monde depuis les années 1950,
aucune application industrielle de la fusion à la production d'énergie
n'a encore abouti et son potentiel reste encore incertain.
L'espoir de voir la fusion thermo-nucléaire devenir une source
d'énergie universelle à l'horizon 2050 repose principalement sur le
projet Iter, qui sera vers la fin de la décennie, la plus grande
installation de recherche au monde destinée à prouver que la fusion est
possible.
En construction en France, Iter lancé en 2006, est un vaste projet
expérimental de dix milliards de dollars réunissant Union européenne,
Japon, Chine, Russie, Etats-Unis, Corée du Sud et Inde.
(©AFP / 28 janvier 2010 22h37)

(©AFP / 28 janvier 2010 22h37)
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Yakuza
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MessageSujet: Re: Nucléaire vs éolien/panneaux solaires...   Ven 29 Jan - 8:36

fusionné

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MessageSujet: Re: Nucléaire vs éolien/panneaux solaires...   Ven 29 Jan - 11:29

kaidow a écrit:
il se peut que dans un proche avenir, on aura meme pas besoin de ces panneaux solaire

Citation :
La fusion thermo-nucléaire artificielle n'a jamais été aussi proche


WASHINGTON
- Des scientifiques américains viennent de franchir une étape clé vers
le déclenchement d'une fusion nucléaire contrôlée vue comme une source
potentielle d'énergie illimitée et propre, pouvant résoudre durablement
les problèmes de gaz à effet de serre de la planète.
Les chercheurs du "National Ignition Facility" (NIF) ont réussi à
franchir pour la première fois la barrière d'un mégajoule avec plus de
111 millions de degrés Celsius, en concentrant 192 rayons laser de
grande puissance dans un tube pas plus grand qu'un taille crayon,
rempli de deutérium et de tritium, deux isotopes naturels légers
d'hydrogène.
Ils se sont ainsi approchés, comme jamais jusque là, très près de la
température nécessaire pour déclencher la fusion thermo-nucléaire, qui
se produit naturellement dans le coeur du soleil et de la plupart des
étoiles.
"Le NIF a montré sa capacité à produire suffisamment longtemps
l'énergie requise pour mener des expériences de fusion plus tard cette
année", souligne Ed Moses, le directeur du NIF, qui fait partie du
Laboratoire Lawrence Livermore en Californie.
La température produite pendant quelques milliardièmes de seconde par
ce dispositif de puissants lasers occupant la surface d'un terrain de
football, a produit une énergie équivalente à 500 fois celle utilisée
aux Etats-Unis à tout moment. Elle est aussi trente fois plus élevée
que celles obtenues jusqu'à présent par tout autre groupe de laser dans
le monde.
"Franchir la barrière du mégajoule nous rapproche du déclenchement de
la fusion nucléaire (...) et montre le potentiel énorme de l'un des
plus grands défis scientifiques et d'ingéniérie de notre époque", a
déclaré Thomas D'Agostino, le directeur du NNSA (National Nuclear
Security Administration).
L'énergie nucléaire peut être libérée de deux façons: en cassant des
noyaux atomiques lourds, la fission, déjà contrôlée, ou en fusionnant
des noyaux très légers, la fusion. Et maîtriser la fusion de noyaux
légers, tels que le deutérium et le tritium, ouvrirait la voie à des
ressources en énergie quasiment éternelles.
Le deutérium est un élément qui peut-être extrait de l'eau et ses
réserves correspondent à plusieurs millions d'années de consommation
mondiale, relève sur son site internet le Commissariat français de
l'énergie atomique (CEA).
"Si nous pouvons dompter cette source d'énergie pour avoir une planète
sans carbone et déchets nucléaires radio-actif, ce sera tout simplement
merveilleux", observe Ed Moses, dont les travaux sont détaillés dans la
revue américaine Science datée du 29 janvier.
Aujourd'hui 87% de l'énergie consommée dans le monde provient des
énergies fossiles non-renouvelables dont la combustion est la
principale sources des émissions de gaz à effet de serre.
Les réserves prouvées de pétrole sont évaluées à 43 ans, à 66 ans pour
le gaz naturel et à 240 ans pour le charbon, selon des estimations du
CEA.
Malgré les recherches conduites dans le monde depuis les années 1950,
aucune application industrielle de la fusion à la production d'énergie
n'a encore abouti et son potentiel reste encore incertain.
L'espoir de voir la fusion thermo-nucléaire devenir une source
d'énergie universelle à l'horizon 2050 repose principalement sur le
projet Iter, qui sera vers la fin de la décennie, la plus grande
installation de recherche au monde destinée à prouver que la fusion est
possible.
En construction en France, Iter lancé en 2006, est un vaste projet
expérimental de dix milliards de dollars réunissant Union européenne,
Japon, Chine, Russie, Etats-Unis, Corée du Sud et Inde.
(©AFP / 28 janvier 2010 22h37)

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cheers on n'arrete pas le progrès, ça ne fera pas plaisir aux pays du golf
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MessageSujet: Re: Nucléaire vs éolien/panneaux solaires...   Ven 29 Jan - 14:26

Si seulement la science pouvait contrecarrer les plans des malthusiens...
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MessageSujet: Re: Nucléaire vs éolien/panneaux solaires...   Ven 29 Jan - 17:52

Ce n'est pas la science, c'est la volonté politique qui fait défaut, Rafi Rolling Eyes Le salut de ce monde viendra de la Chine, de la Russie et de l'Inde. Le centre du monde n'est plus l'Atlantique, mais le Pacifique. Mais avant de céder définitivement la place, les dirigeants US vont encore faire des dégâts Mad
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MessageSujet: Re: Nucléaire vs éolien/panneaux solaires...   Lun 22 Fév - 22:47



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MessageSujet: Re: Nucléaire vs éolien/panneaux solaires...   Dim 14 Mar - 6:48

Citation :
La France lance sa force de frappe de nucléaire civil


Avec la Conférence internationale sur l’accès au nucléaire civil qui s’est tenue le 8 et 9 mars dernier, à l’OCDE à Paris, la France a remis ses capacités nucléaires au cœur d’une offensive majeure pour démocratiser l’utilisation de l’atome à travers le monde. Tous les pays pourront se porter candidat, à condition d’accepter les obligations de transparence qui s’imposent à l’échelle internationale.

Organisée à l’initiative de la France, par l’OCDE et son Agence pour l’énergie nucléaire (AEN), la conférence a rassemblé plusieurs centaines des personnalités de haut niveau de pas moins de 60 pays. Et, un certain nombre de ces pays font déjà la queue pour avoir leurs centrales, parmi eux la Syrie, la Jordanie, le Maroc, la Tunisie, le Vietnam et beaucoup d’autres.

Tourner la page des fiascos récents

Avec cette initiative très importante, la France semble vouloir tourner la page après les deux énormes fiascos politiques de ces derniers temps : l’échec des négociations avec les Émirats arabes unis pour la vente de 4 centrales de 3ème génération (EPR), au profit de la KEPCO sud-coréenne, et celui du Sommet de Copenhague où la France a donné l’impression détestable qu’elle avait rejoint son ennemi héréditaire, la Grande Bretagne, pour imposer une politique malthusienne aux pays en développement sous prétexte de réchauffement climatique.

Après avoir forcé le trait sur la question d’un réchauffement climatique qui s’est avéré être une fraude, comme nous l’avions dit souvent dans nos publications, la France est bien obligée de corriger le tir et de rappeler que, dans le domaine du nucléaire, elle a encore un certain nombre de cartouches à tirer.

Face aux défis de croissance du secteur en développement, aussi bien le chef de l’Etat que le Premier ministre, François Fillon, ont pris leurs distances avec la décroissance dans leur discours respectifs. « La population mondiale croît et s’enrichit » a dit Nicolas Sarkozy. « Les besoins en énergie de notre planète s’accroissent. L’Agence internationale de l’énergie prévoit une hausse de 40% des besoins en énergie d’ici 2030. » « La solution n’est pas dans les idéologies de la décroissance et du repli. Elle est dans la diversification, la rationalisation et le progrès scientifique et technique ».

Et le chef de l’Etat de devenir presque lyrique en notant « que le monde ne se divise pas entre pays possesseurs de la technologie nucléaire, arcboutés sur un privilège et des peuples réclamant un droit que les premiers leur refuseraient. Je pense, au contraire, que le nucléaire peut être le ciment d’une nouvelle solidarité internationale ». Dans son discours de clôture de la même conférence, François Fillon, a lui aussi rejeté les thèses de la « décroissance » et cité le Général de Gaulle pour qui « la solution aux grands problèmes du monde de demain, nous ne la trouverons pas en revenant à la lampe à huile ou à la marine à voile ».

Le dispositif pour y arriver

Pour réussir ce défi, aussi immense qu’incontournable, si on veut faire face à la crise de ressources à venir, Nicolas Sarkozy a fait un certain nombre de propositions indispensables pour pouvoir y arriver, en matière d’aides financières aux pays voulant se lancer dans ces investissements particulièrement lourds, et en matière de formation des scientifiques, ingénieurs et autres techniciens de haut niveau.

Parmi les propositions phares :

1. Mettre fin à « l’ostracisme » exercé par les grands organismes internationaux de financement de projets, tels la Banque Mondiale, la BERD, et autres banques de développement, contre le nucléaire civil ;

2. Donner la priorité à la formation en créant un « Institut international de l’énergie nucléaire » qui abritera une École internationale du nucléaire. Un premier centre sera créé en Jordanie et un Institut franco-chinois de l’énergie nucléaire fonctionne déjà au sein de l’Université de Canton en Chine ;

3. Créer une banque de combustible nucléaire au sein de l’AIEA, afin de garantir la sécurité des approvisionnements à tous les pays, en cas de panne de fournisseur. Enfin, en proposant la création d’un Institut de notation des technologies nucléaires en fonction de leur sécurité, Nicolas Sarkozy est venu en aide à Areva dont la sécurité est l’un des principaux chevaux de bataille au niveau commercial. Il ne peut y avoir de réacteurs « low cost » a martelé de son côté aussi, Anne Lauvergeon, la PDG d’Areva, présente elle aussi à cette conférence.

Adapter notre outil

Si cette volonté de la France de se remettre en selle nous paraît très importante, il est clair qu’elle ne pourra pas obliger tout le monde à consommer de l’EPR, même avec toutes les aides financières et les bonnes notes d’Areva en matière de sécurité.

Les pays en développement ont besoin de réacteurs plus petits qu’un EPR à 1600 mw, et encore plus sûrs intrinsèquement, comme les HTR à lits de boulets en préparation en Afrique du sud. L’apparition de l’Atméa, un EPR de 1000 mw est un premier pas dans cette direction.

Mais pour réussir le grand défi qui est celui de fournir de l’électricité à 9 milliards d’êtres humains d’ici 2050, comme l’a noté Anne Lauvergeon dans son intervention, il faudra augmenter beaucoup plus fortement la production. Ceci exige le passage accéléré vers les réacteurs de 4ème génération. Tous les pays qui ont opté pour le cycle fermé – avec retraitement et recyclage des combustibles usés – comme la France, la Russie, l’Inde, ou la Corée, font partie du Forum Génération IV, où des recherches conjointes sont menées notamment sur les réacteurs à haute température, comme les HTR d’Afrique du sud mentionnés ci-dessus, ou les réacteurs à neutrons rapides, les surgénérateurs, qui produisent plus d’énergie qu’ils n’en consomment.

La France doit appliquer tout son génie (et elle en a quand elle a le dos au mur et qu’il s’agit de défendre son rang et faire face aux grands défis de demain), à la mise en place de la quatrième génération dès maintenant. « Nous faisons de l’argent », répond Mme Lauvergeon, à tous ses détracteurs à la tête d’Areva.

Répondant à une question de la salle, sur la nécessité d’aller vite dans cette direction, Pierre Franck Chevet, Directeur général de l’énergie et du climat au ministère de l’Ecologie, de l’Energie, du Développement durable et de la Mer, a répondu que la France avait une double priorité au niveau de l’énergie nucléaire mais aussi des énergies renouvelables qui ne lui permettait pas d’avancer aussi vite dans cette direction. La réponse de M. Henri Proglio, le nouveau PDG d’EDF a été encore plus terre à terre en disant que la question de l’équipement est définie par le parc existant, c’est-à-dire des réacteurs de 2ème et 3ème générations.

Pour l’heure donc, malheureusement, ces recherches dans les technologies de pointe du futur ne sont pas encore du domaine de l’ardente obligation, bien que celle-ci soit, comme à l’époque du lancement du programme électronucléaire français, la condition même de la réussite.

http://www.solidariteetprogres.org/article6429.html
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Samyadams
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MessageSujet: Re: Nucléaire vs éolien/panneaux solaires...   Dim 14 Mar - 11:44

Les Français sont enfin entrain de se réveiller, Rafi cheers Il n'est jamais trop tard pour bien faire Cool
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MessageSujet: Re: Nucléaire vs éolien/panneaux solaires...   Dim 14 Mar - 12:29

j'entre dans le débat, la Belgique a décidé de stopper les activités nucléaire dans le pays sur une periode de 10 à 20 ans, de la remplacer par les energies renouvelable comme les Eolienes,le solaire et les bio carburants,en ce qui touche le bio carburant c'est un flop
économique ,reste donc le vent et le soleil,les parcs eoliens sont en plein dévellopement avec l'ouverture du premeir champ eolien en mer du nord, je pense sincèrement que ce dévellopement de ces energies vertes sont l'avenir pour le monde et une oppurtunité pour les pays du sud de devellopper le solaire afin de satisfaire à leurs besoins energetiques sans dépendre de qui que ce soit,l'espace est là,la technologie est disponible,manque sans doute la volonté politique de mettre cette politique en oeuvre
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MessageSujet: Re: Nucléaire vs éolien/panneaux solaires...   Dim 14 Mar - 12:47

Les énergies dites vertes seront le tombeau de l'humanité, elles ne correspondent en rien à ce dont les hommes ont besoin afin de se développer, elles ne représentent pas l'avenir, mais le passé. ET elles sont toutes subventionnées, et qui paie ces subventions? L'Etat. ET dans quel état se trouve la Belgique, ou la France? les économies de ces pays s'écroulent et ce ne sont pas les chômeurs qui contribueront bien longtemps à un système en faillite. Les européens sont prêts à retourner vivre dans des cavernes, qu'ils y aillent.
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MessageSujet: Re: Nucléaire vs éolien/panneaux solaires...   Dim 14 Mar - 12:54

Dernières nouvelles de la recherche nucléaire en Belgique :
Citation :
Avec Myrrha, la Belgique renoue avec sa tradition nucléaire

6 mars 2010 (Nouvelle Solidarité) – Mercredi 3 mars, par une décision de plus en plus rare en Europe, le cabinet restreint du gouvernement belge a donné le feu vert à la réalisation du projet nucléaire international Myrrha au Centre belge d’étude de l’Energie nucléaire (SCK-CEN) de Mol, cinquante kilomètres à l’est d’Anvers. Le réacteur Myrrha nécessite la création de 2000 emplois hautement qualifiés et de longue durée et remplacera le réacteur de recherche BR2 de Mol, âgé de plus de 45 ans.

Joignant l’acte à la parole, le comité ministériel restreint a débloqué un montant de 384 millions d’euros (soit 40 % de la facture totale) qui sera injecté dans l’opération sur une période de dix ans. Le premier ministre Yves Leterne a affirmé que le gouvernement « attend un retour sur investissement important. La nocivité des déchets nucléaires sera réduite de mille et leur volume de cent. C’est un bon investissement pour la société et une contribution à la production d’énergie durable ». Une étude évalue que le projet rapporterait 13 milliards d’euros, dont 11 pour la Belgique.
Unique au monde dans le domaine des sciences nucléaires, MYRRHA (Multi-purpose hybrid research reactor for high-tech applications) vise à relever plusieurs défis pour les quarante années à venir : le traitement et la transmutation en ressources utiles des déchets nucléaires, l’approvisionnement continu en radio-isotopes à usage médical et la disponibilité industrielle de silicium dopé, un semi-conducteur essentiel des circuits électroniques dans toute la haute technologie. Le flux de protons et de neutrons de Myrrha offre un outil exceptionnel pour mener des expériences sur des matériaux nouveaux pour les réacteurs nucléaires de quatrième génération, pour l’exploration spatiale ou encore l’agro-biochimie.

Le lendemain de cette décision historique, ce fut l’inauguration à Mol, en présence du ministre belge de l’énergie Paul Magnette, celui de la politique scientifique, Sabine Laruelle, et des responsables français du CEA et du CNRS, d’un réacteur d’essai à faible puissance (GUINEVERE : Generator of Uninterrupted Intense NEutrons at the lead VEnus REactor), un modèle à puissance réduite du premier démonstrateur mondial de systèmes pilotés par accélérateur (ADS), précurseur de Myrrha. Guinevere est le produit d’une collaboration entre le Centre de Mol, le CEA et le CNRS. qui a mobilisé la compétence de quatre laboratoires (Grenoble, Orsay, Caen et Strasbourg). Mol a aussi d’autres partenariats, notamment avec l’Inde.

Cette décision confirme le retour au nucléaire en Belgique. Déjà le 12 octobre, le gouvernement belge avait décidé de reporter de dix ans sa sortie du nucléaire initialement prévue pour 2015.

Cependant, avec une crise économique et financière internationale sans précédent, la réalité s’est invitée dans le débat. D’abord, le maintien du nucléaire offre des perspectives non négligeables de revenus fiscaux stables. Ensuite, la pénurie dramatique de radio-isotopes à but médical, suite à la fermeture temporaire du réacteur canadien NRU et le réacteur néerlandais de Petten, fermé le 19 février, suscite les plus vives inquiétudes de la part des autorités sanitaires. En effet, avec la fermeture de ces deux réacteurs, l’approvisionnement mondial en radio-isotopes perdait 75% de la production. Avec cette baisse, c’est toute l’imagerie médicale et le traitement des cancéreux qui sont remis en cause. Le centre de Mol, qui assure 25% de la production mondiale grâce à son réacteur de recherche BR2, a augmenté sa production tout en faisant savoir qu’elle ne pourrait pas satisfaire l’ensemble de la demande dans les années à venir. Or, le BR2 à quarante-cinq printemps et est en fin de vie.
http://solidariteetprogres.org/article6408.html
Les Belges ne sont pas fous, ils ont fini par comprendre que les énergies renouvelables ne remplaceront jamais le nucléaire, qui offre bien PLUS de possibilités.
En tant que marocain, je n'ai rien contre les énergies renouvelables, tant que les investissements sont étrangers. Mais si c'est notre argent, autant l'investir dans du sérieux, c'est à dire le nucléaire.
Tant qu'on ne m'aura pas prouvé que l'on peut alimenter en électricité les industries lourdes, grosses consommatrices d'énergie, à partir des énergies renouvelables, parce que pas assez puissantes, je garderai une nette préférence pour le nucléaire. Notre objectif premier est le développement, pour faire vivre décemment notre peuple, toute autre considération, genre réchauffement climatique, passe après.
Si je me trouve à côté d'une source radioactive et que j'ai faim, c'est d'abord la faim qui va me tuer, bien avant la radioactivité.
Toutefois, je ne renie pas aux Occidentaux le droit de vouloir reculer et de se sous-développer. S'ils en ont marre de progresser, c'est leur droit de revenir à l'âge des moulins à vent Twisted Evil
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rafi
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MessageSujet: Re: Nucléaire vs éolien/panneaux solaires...   Dim 14 Mar - 13:00

Qu'ils y aillent... mais pas moi! A croire que les occidentaux ne savent même plus d'où vient l'énergie qui les fait vivre, croient que les steaks, et la nourriture en général, poussent dans les supermarchés, ne se posent même plus la question de savoir d'où vient leur chauffage lorsqu'il fait froid dehors, croient que l'on peut vivre sans usine et que les services tertiaires donneront à manger à tous, etc. Et puis cette peur irrationnelle de la technologie et de la science en général, c'est presque surréaliste... Rolling Eyes
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MessageSujet: Re: Nucléaire vs éolien/panneaux solaires...   Aujourd'hui à 16:03

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Nucléaire vs éolien/panneaux solaires...
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