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 Nucléaire vs éolien/panneaux solaires...

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ahmedA
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MessageSujet: Re: Nucléaire vs éolien/panneaux solaires...   Ven 21 Jan - 15:25

tshaashh a écrit:
Fremo a écrit:
Un concept très innovant pour la production d'énergie nuc. ... Des centrales nucléaires immergées Surprised
http://www.meretmarine.com/article.cfm?id=115103

Excellent Fremo, merci

Je me souviens d'un concept Russe similaire (immerge cette foi) ainsi qu'americain sous forme de "piles nucleaires" basse puissance a tres longue duree de vie a enterrer dans les sous-sols dans les zones a haut besoin d'energie il y' a 4 ans mais je ne retrouve plus le lien.

Tous ces designs profitent du savoir faire des centrales embarquee sur les sous-marins et portes avions nucleaires. Du bien teste donc!
Toshiba 4S en alaska http://en.wikipedia.org/wiki/Toshiba_4S http://en.wikipedia.org/wiki/Galena_Nuclear_Power_Plant
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rafi
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MessageSujet: Re: Nucléaire vs éolien/panneaux solaires...   Ven 6 Mai - 5:42

Citation :
Dans la page Débats du Monde datée du mardi 26 avril, Yuri Bandajevski, Michèle Rivasi et Daniel Cohen-Bendit (BRC) développent une argumentation en faveur d'une sortie du nucléaire d'une telle force apparente qu'on se demande comment la question peut encore se poser : les accidents nucléaires provoquent des "hécatombes" démographiques ; la technologie nucléaire, d'arrière-garde, ponctionne les fonds publics ; les sources alternatives, propres et susceptibles de remplacer les énergies fossiles, existent.

Un bref examen des différentes composantes de l'argumentation montre cependant que ce diagnostic est bien peu fiable, et la situation moins simple que les auteurs de la tribune ne la présentent.

La démographie, d'abord. Ils affirment que, depuis Tchernobyl, la Biélorussie subit une hécatombe, avec un taux de décroissance de -5,9 %. Si c'était vrai, ce serait effectivement une hécatombe : en une douzaine d'années, les 9,5 millions de Biélorussiens diminueraient de moitié ! Mais il suffit de consulter le site de l'Institut national d'études démographiques pour rétablir un peu vérité : avec un taux de fécondité moyen de l'ordre de 1,3 enfant par femme, la Biélorussie a perdu environ 500 000 habitants en dix ans, ce qui donne un taux de décroissance de -0,5 %, soit dix fois moins que le chiffre annoncé (on espère qu'il s'agit d'une coquille, et pas d'une tromperie délibérée !). Mais on y voit aussi que la Russie (140 millions d'habitants) et l'Ukraine (45 millions d'habitants) ont des taux de décroissance semblables (-0,6 % et -0,3 % respectivement). Dans le cas des pays de l'ex-URSS, la tendance est en fait liée à l'effondrement de l'URSS, qui a fait voler en éclats les systèmes de protection sociale, de santé et de solidarité ! Il est probable que la gestion sociale désastreuse de la catastrophe de Tchernobyl a eu un rôle en Biélorussie, mais mal identifier les facteurs en cause n'aide jamais. On ne voit pas, non plus, que la radioactivité ait un rôle dans le développement de maladies cardiovasculaires. D'autres causes sont bien identifiées pour cela.

Notons au passage que l'Allemagne, avec un taux de fécondité moyen de 1,3 enfant par femme, a un taux de décroissance de -0,3 %, et va perdre environ 12 millions d'habitants d'ici 2050… Encore un effet de Tchernobyl ? Généralisons : dans ce décompte macabre des morts, les chiffres les plus fantaisistes circulent, souvent parce qu'ils proviennent de l'utilisation d'une extrapolation linéaire à partir des fortes doses. Or les études précises montrent que la relation dite "linéaire sans seuil" est fausse car, aux faibles doses, les effets des rayonnements ne sont pas proportionnels à leur cause, car il existe des seuils liés aux différents mécanismes correctifs par lesquels le vivant réagit à une exposition aux rayonnements.

En France, la dose reçue par radioactivité naturelle est moyenne de 2,45 mSv/an, mais elle est deux à trois fois plus élevée, sans conséquence mesurable, en Corse ou en Bretagne qu'à Lille. Dans certaines régions du monde, elle dépasse 50 mSv/an. Presque partout autour de Tchernobyl aujourd'hui et dès maintenant autour de Fukushima, les doses de radiations les plus grandes sont de l'ordre de 30 mSv/an.

Les études sur les faibles doses sont contestées par certains car leur origine est institutionnelle, et que les institutions mentiraient. Il faut, dit-on, des études "indépendantes". Mais la seule façon d'être réellement indépendant de toute source institutionnelle, c'est d'avoir échappé à l'enseignement "officiel", aux laboratoires "officiels" qui disposent du matériel adéquat, aux services hospitaliers "officiels" qui opèrent les millions de radiographies et scanners faits chaque année, bref d'avoir toute chance d'être… incompétent ! Nous n'avons pas d'autre choix, ici comme ailleurs, que de nous en tenir aux procédures normales de validation des connaissances scientifiques : publication dans des revues à comité de lecture, évaluation par les pairs. Entre l'IRSN et le Criirad, il n'y pas photo. L'Institut de radioprotection et de sûreté nucléaire (1 700 chercheurs) affronte les exploitants de centrales nucléaires sous le contrôle de l'Autorité de sûreté nucléaire quand ils l'estiment nécessaire, et la lecture des communiqués de l'IRSN sur l'accident de Fukushima témoigne de leur niveau de compétence.

Le nucléaire et les fonds publics ? Le parc nucléaire français a été payé par les consommateurs, pas par des investissements publics : EDF a emprunté pour construire ses centrales, et a répercuté les coûts sur les utilisateurs. Strictement parlant, ce parc appartient aux consommateurs, pas à l'Etat. Et les consommateurs en profitent bien, puisqu'ils bénéficient de tarifs 30% moins chers qu'en Allemagne. Le coût du démantèlement, autour de un milliard d'euros par centrale, ne change pas la situation. En revanche, la libéralisation du marché de l'électricité a toute les chances d'aligner le prix de l'électricité française sur le prix du marché européen.

Les sources renouvelables capables de remplacer les fossiles ? La European Wind Energy Association, que l'on ne peut soupçonner de minimiser les potentialités de la filière, envisage que la puissance installée atteigne 300 GW en 2030, donc environ 50 GW de puissance réellement produite, soit, pour toute l'Europe, nettement moins que ce que la France consomme aujourd'hui. Cela représentera peut-être 20 % des besoins en électricité, ce qui est appréciable et nécessaire, mais qui ne constitue qu'un complément. Les potentialités actuelles du photovoltaïque sont aujourd'hui plus faibles, à un prix plus élevé. Et rappelons que, par kWh produit, le mix énergétique allemand, cité en exemple, émet aujourd'hui 6,5 fois plus de gaz carbonique que le mix français ! Les "ingénieurs de renom" du scénario négaWatt prôné par BRC imaginent une mise en service de puissance intermittente (éolien et photovoltaïque) dont aucun réseau électrique ne peut encaisser les fluctuations, et qui se traduirait par un développement massif des centrales à gaz : il n'est que de constater l'évolution récente de l'Allemagne. Seule sortie possible : une forte réduction de la consommation énergétique conduisant à une décroissance brutale, dont les conséquences sociales et politiques sont pudiquement ignorées par négaWatt et par RBC.

Et Fukushima ? Chaque accident nucléaire force à revoir les concepts de sûreté. BRC ont raison d'insister sur le fait "qu'aucun système de radioprotection n'est efficace […] sans actions politiques concrètes et diffusion correcte de l'information". En France, les retours d'expérience la sûreté des réacteurs porteront sans aucun doute sur la résistance aux risques d'inondation, la possibilité pour les centrales de survivre à une perte simultanée de l'alimentation électrique et de la source de refroidissement, des moyens d'accès terrestres, et aussi sur un traitement amélioré des risques présentés par les piscines contenant les combustibles usés. Ce travail sera fait par EDF, sous contrôle de l'ASN et l'IRSN. Le but à atteindre sera d'éviter tout rejet important de radioactivité, même dans le cas d'une fusion du cœur d'un réacteur, de manière à éviter d'avoir à procéder à l'évacuation, toujours traumatisante, des populations proches de la centrale, dans le cas où un accident arriverait malgré les précautions prises.

N'oublions pas les termes du problème que l'humanité doit affronter dans les décennies qui viennent : répondre à une demande d'énergie mondiale qui, selon tous les scénarios, va doubler d'ici 2050, tout en divisant par deux les émissions de gaz à effet de serre pour éviter une dérive climatique incontrôlable. Le point de départ de toute réflexion sur la transition énergétique devrait être la reconnaissance qu'il s'agit d'une question extrêmement difficile, qu'il faudra faire appel à toutes les sources, sobriété, renouvelables et nucléaire comprises, et que proférer quelques "y'a qu'à" idéologiques ne fait que compliquer la tâche.

Jacques Treiner, professeur émérite à l'université Pierre-et-Marie-Curie et président de l'Association Sauvons le climat"

http://www.lemonde.fr/idees/article/2011/05/06/nucleaire-retablissons-quelques-verites_1517684_3232.html
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MessageSujet: Re: Nucléaire vs éolien/panneaux solaires...   Jeu 18 Aoû - 17:45

Citation :


Colloque à Oujda sur les programmes nucléaires dans le monde arabe et le développement économique durable


Oujda, 18/08/11- "La renaissance des programmes nucléaires dans le monde Arabe: vers un développement économique durable" est le thème d'un congrès international qui sera organisé, du 23 au 25 novembre prochain, à la faculté des sciences juridiques, économiques et sociales d'Oujda.



Ce colloque mettra l'accent sur la problématique et l'importance d'une harmonisation des législations au regard du droit international, les options politiques et diplomatie stratégique des programmes nucléaires dans le monde arabe en vue d'enrichir les débats et d'échanger les expériences.

Les initiateurs de ce colloque ont l'ambition de réunir une large communauté pluridisciplinaire, dont des décideurs, des experts, des chercheurs, des ingénieurs, des sociologues, des médecins, des responsables de formation, et des juristes et opérateurs dans le domaine, pour débattre aussi de l'impact des programmes nucléaires sur le développement des pays arabes.

La plupart des pays arabes disposent d'importantes ressources financières et économiques qu'ils doivent déployer pour s'investir dans de grands projets de programmes nucléaires qui peuvent constituer un pont pour le développement tant souhaité et attendu, estiment-ils, notant toutefois que la possession des programmes nucléaires dans le monde arabe est aussi "contrainte à un réveil du spectre de prolifération rampante au Moyen Orient, et donc à un renforcement de l'insécurité dans la zone".

Les axes de recherche retenus pour ce congrès sont, entre autres, "droit nucléaire et protection de l'environnement", "le régime juridique international régi par les utilisations pacifiques des programmes nucléaires", "le droit international et gestion des déchets radioactifs", "les centrales nucléaires et les catastrophes naturelles", "prolifération et terrorisme nucléaire: les options politiques" et "les programmes nucléaires dans le monde arabe : les conditions de succès".

Les interventions porteront aussi sur "le monde arabe face à l'internationalisation du combustible", "les outils de la diplomatie stratégique des programmes nucléaires dans le monde arabe", et "les concepts de la formation des programmes nucléaires dans les universités Arabe".

MAP


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MessageSujet: Re: Nucléaire vs éolien/panneaux solaires...   Ven 6 Jan - 14:13

Citation :
Le thorium, nucléaire du futur

Une filière thorium présente un atout écologique majeur : elle permet de brûler des déchets recyclés. Et, continuer à réduire les déchets signifie améliorer l’efficacité des réacteurs qui produisent ainsi plus d’électricité avec la même quantité de chaleur.

Au cours d’une conférence organisée par l’ONU dans le cadre de la CNUCED, j’intervenais à la suite de Carlo Rubbia : on ne partage pas une table ronde avec ce prix Nobel sans dialoguer du futur du nucléaire et du thorium.

Depuis, les éclats politiques français sur le futur de l’énergie et leurs débats entre l’énergie renouvelable et le nucléaire s’évanouissent dans l’obtus de dépendances encore incomprises (cf. Les métaux rares), ou dans l’entrechoc de concepts tels que « décarbonisation » et désindustrialisation.

Ces raisons encouragent à apporter des précisions sur le thorium après des échanges approfondis avec des chercheurs du Laboratoire de physique subatomique et de cosmologie de Grenoble (LPSC). Certains présentent l’uranium et le thorium comme des solutions opposées, c’est partiellement inexact.

Dans les réacteurs nucléaires actuels, le thorium peut être utilisé en remplacement de l’uranium 238 dans le fameux MOX. Il présente alors deux avantages. Premièrement, utilisé dans les réacteurs à haut taux de conversion, il économiserait de l’uranium naturel ; deuxièmement, il réduirait significativement la production d’actinides mineurs très gênants dans la gestion future du combustible après irradiation tout en réduisant les stocks de plutonium.

La comparaison entre le thorium et l’uranium ne peut se faire que dans le cadre des réacteurs du futur. Et ces derniers permettront deux opérations en un seul lieu : premièrement, transformer la matière naturelle (uranium ou thorium) en combustible et deuxièmement brûler ce combustible. On parle alors de régénération du combustible dans le réacteur lui-même. Cette opération se réalisera dans les réacteurs à neutrons rapides pour l’uranium et dans les réacteurs à sels fondus pour le thorium.


- Le premier avantage de cette régénération est une diminution de plus qu’un facteur 100 de la consommation d’uranium naturel. Même si le thorium est réputé plus présent dans la croûte terrestre que l’uranium, à ce stade les différences quantitatives de ressources naturelles entre le thorium ou l’uranium deviennent secondaires. Toutefois, aucune étude économique sérieuse d’exploitation minière n’ayant été menée sur le thorium, nous dirons que les deux matières sont également accessibles. Et que l’on dispose de ressources pour 10.000 ans ou pour 30.000 ans ne change pas grand chose, d’autant que la réalité est très certainement bien au-delà de ces temps là !


- Le second avantage des cycles régénérateurs par rapport au nucléaire actuel est la disparition de la quasi-totalité des actinides mineurs dans la combustion (neptunium, américium, curium et dans le cas du thorium le protactinium). Néanmoins, dans le cas du thorium comme dans celui de l’uranium, certains produits de fission gênants seront toujours à stocker (samarium, étain, technétium, sélénium, zirconium, césium, palladium, iode…), sur une période longue, mais les volumes de ces déchets seront au moins dix fois moindre qu’actuellement.

Continuer à réduire les déchets signifie améliorer l’efficacité énergétique des réacteurs, c’est-à-dire qu’ils produisent plus d’électricité avec la même quantité de chaleur, avec moins de combustible et donc moins de déchets.

A ce stade, les deux cycles thorium et uranium présentent les mêmes avantages et inconvénients. Il faut donc examiner les types de réacteurs régénérateurs pour les départager.

Le réacteur à neutrons rapides (RNR) est la suite logique de nos réacteurs actuels fonctionnant à l’uranium, outre la réduction future des déchets il permet d’incinérer certains de nos déchets passés. Toutefois, il nécessiterait un coût logistique élevé à cause des nombreuses manipulations de matériaux.

Les réacteurs à sels fondus et à spectre rapide (MSFR) développés par le LPSC et retenus en 2008 par le forum international génération 4 n’ont plus grand chose à voir avec l’ancienne conception (MSBR). Le MSFR, en effet, est de conception plus sûre et plus simple. Par ailleurs, lorsqu’on irradie le thorium deux uraniums sont produits, essentiellement de l’uranium 233 et en très faible quantité de l’uranium 232, mais là, ils sont inséparables. Le second devenant très fortement irradiant au bout de quelques semaines, il rend la manipulation de l’uranium 233 très difficile et par conséquent ce dernier devient non proliférant.

Tordons le cou d’un vieux canard. L’uranium fût choisi dans les débuts du nucléaire non pas à cause de l’aspect militaire - le thorium y répond d’une manière différente - mais parce qu’il comportait une étape de moins que le cycle thorium (l’uranium 235 est disponible dans la nature) et parce qu’il était plus placide si j’ose dire, plus facilement manipulable que le mix 233U 232U issue de l’irradiation du thorium.

C’est ce dernier désavantage de l’irradiation du thorium qui est transformé en un atout lorsqu’on envisage d’utiliser le mélange uranium 232 et 233 sous la forme d’un liquide afin d’éliminer de dangereuses manipulations. Ce liquide sera utilisé dans les nouveaux réacteurs à sels fondus, et ce nucléaire là n’a plus grand chose à voir avec le nucléaire actuel. Cette option élimine l’usine de la Hague de la boucle du circuit du combustible puisque le retraitement du combustible se fait in situ (moins de transport et de manipulation).

Pour des raisons de commodités, les autres caractéristiques de fonctionnement des réacteurs thorium à sels fondus ne seront pas exposées ici. Soulignons toutefois qu’un combustible liquide présente un avantage déterminant de sûreté : un liquide peut être transvasé très rapidement par simple gravité. On peut donc envisager deux configurations différentes du combustible selon que le réacteur fonctionne en mode normal ou qu’il est en arrêt pour maintenance ou suite à un accident. Un combustible liquide permet aussi un retraitement du combustible sans arrêter le réacteur et améliore la rentabilité de la centrale sans pour autant que ce retraitement favorise une prolifération car nos uraniums 232 et 233 sont toujours (intimement) mêlés.

Cette filière thorium comme les RNR présentent un atout écologique parce qu’elle permet de brûler des déchets recyclés. Toutefois, une filière thorium ne peut pas démarrer sans une filière uranium puisqu’il faut de la matière fissile (235U, Pu ou 233U ou encore un mix de tout ça) pour démarrer la première charge d’un réacteur thorium. L’intérêt est qu’il aura alors brûlé lors de son démarrage une bonne partie des plutoniums et actinides mineurs entreposés à la Hague, pour ensuite continuer avec un cycle du combustible très propre ne rejetant que des produits de fission. Le réacteur du futur fait office de nettoyeur.

Dans une période énergétique très critique et avec de lourdes tensions, la France pourrait-elle mettre au point cette filière thorium en moins de cinq ans, à l’image de l’état d’esprit du projet Manhattan ? L’impossible n’est jamais une hypothèse, mais disons qu’une trentaine d’années paraissent plus réalistes car il est difficile de s’engager dans la gestion de deux cycles de combustibles (uranium et thorium) et les contraintes financières sont conséquentes.

Voilà pour la théorie. Il reste à passer à la pratique : l’avenir de l’atome ne réside pas dans les nouvelles dépendances des renouvelables mais dans l’atome.

Remerciements à Roger Brissot, chargé de communication au LPSC, ancien professeur à Grenoble INP, et à Daniel Heuer, directeur de recherche au CNRS/ LPSC.

DIDIER JULIENNE

http://blogs.lesechos.fr/market-makers/le-thorium-nucleaire-du-futur-a8348.html
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MessageSujet: Re: Nucléaire vs éolien/panneaux solaires...   Ven 6 Jan - 15:42

Thorium, les plus grandes réserves sont détenus par les Usa, l'Australie, la Turquie, et l'Inde.
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MessageSujet: Re: Nucléaire vs éolien/panneaux solaires...   Ven 6 Jan - 15:48

Merci pour l'info.
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MessageSujet: Re: Nucléaire vs éolien/panneaux solaires...   Lun 16 Jan - 9:31

Citation :
Une équipe de recherche internationale a franchi un pas important dans ses tentatives de démontrer que la combinaison inhabituelle d’un réacteur nucléaire avec un accélérateur de particules pourrait être utilisée dans la transmutation, de manière à éliminer les déchets nucléaires produits dans les réacteurs nucléaires conventionnels. Cette percée rappelle que certains « déchets » nucléaires sont potentiellement des ressources de grande valeur.

Lors d’une conférence de presse à Paris le 11 janvier, des chercheurs du Centre de recherche nucléaire de Mol en Belgique (SCK-CEN) et du Commissariat à l’énergie atomique (CEA) en France, ont rapporté qu’ils ont réussi à faire fonctionner un réacteur de recherche refroidi au plomb en stimulant ses réactions nucléaires avec des faisceaux de neutrons provenant d’une source extérieure. Le réacteur en question, situé en Belgique, a pour nom Guinevere.

Ce réacteur, le premier de ce type existant actuellement dans le monde, fonctionne sur le principe de « système piloté par accélérateur » (ADS, accelerator-driven system), ce qui signifie que son coeur contient trop peu de matière fissile pour soutenir une réaction en chaîne, une condition également connue sous le terme de « sous-critique ». Ceci lui offre une grande sécurité, puisqu’il suffit de couper le faisceau de neutrons pour arrêter immédiatement la réaction.

Ce concept est presque aussi vieux que celui de l’énergie nucléaire elle-même, mais l’idée s’est graduellement imposée au cours des années 80, lorsque le physicien des particules Carlo Rubbia, jusqu’en 1993 directeur du Centre européen de recherche nucléaire (CERN) de Genève a proposé de construire un système piloté par accélérateur pour produire de l’électricité, une sorte d’amplificateur d’énergie. Depuis lors, la recherche s’est toutefois focalisée sur l’utilisation de ce principe pour transmuter les combustibles nucléaires usés en matériaux moins dangereux et plus utiles à l’homme.

« Ce qui est unique avec Guinevere est que nous reproduisons exactement les caractéristiques d’un système piloté par accélérateur à l’échelle industrielle », a expliqué Hamid Aït Abderrahim, directeur-adjoint du SCK-CEN.

Guinevere, un petit réacteur refroidi au plomb (1kw) est une version réduite de Myrrha (Multipurpose Hybrid Research Reactor for High-tech Applications), un système piloté par accélérateur beaucoup plus grand dont la construction doit démarrer en 2015. Myrrha sera assemblé par le CNRS français et opéré par le SCK-CEN belge, près d’Anvers. Le projet dans son ensemble est soutenu par 12 autres laboratoires européens et par la Commission européenne.

Myrrha pourra produire des radio isotopes à usage médical ou pour l’industrie des semi-conducteurs, mais ses caractéristiques seront particulièrement adaptées à la recherche sur la transmutation. Une fois maîtrisée à l’échelle industrielle, la transmutation simplifiera grandement la gestion des combustibles usés. Il pourra également être utilisé pour tester la faisabilité de réacteurs à neutrons rapides refroidis au plomb, et sera un bon complément au Réacteur Jules Horowitz, actuellement en construction près de Cadarache en France.

Le coût total de Myrrha est estimé à 960 millions d’euros, financé à 40% par l’Etat belge. Le SCK-CEN cherche à établir un consortium international pour compléter son financement.

Les Premiers ministres chinois et belge, Wen Jiabao et Yves Leterme, ont par ailleurs signé en octobre dernier un accord de principe pour la coopération dans la recherche nucléaire entre le SCK-CEN et l’Académie chinoise des sciences, focalisé sur Myrrha. « Les chinois voient en Myrrha un équipement de recherche préparant la voie au traitement des combustibles usés », selon la déclaration conjointe annonçant l’accord.

Cet accord définit également le cadre pour la construction d’une usine pilote pour la production de combustibles à oxyde mixte d’uranium et de plutonium (MOX) et pour son utilisation dans des réacteurs nucléaires chinois. Dans ce but, un consortium comprenant Tractebel Engineering, filiale de GDF Suez, le SCK-CEN, et leur filiale commune Belgonucléaire, a été mis sur pied avec China National Nuclear Corporation (CNNC).

La Belgique à une longue expérience dans ce domaine et produit depuis 1986 à l’usine de Dessel son propre MOX et l’utilise dans ses centrales nucléaires depuis 1995.

La Chine prévoit que 200 réacteurs de grande puissance seront en opération d’ici une vingtaine d’années sur son territoire et désire diminuer les importations d’uranium pour les faire fonctionner. Elle cherche par conséquent à compléter le cycle du combustible nucléaire en retraitant les combustibles usés pour en tirer l’uranium restant et surtout le plutonium nécessaire à la fabrication du MOX.

http://www.solidariteetprogres.org/Percee-dans-la-transmutation-des-dechets-nucleaires-en-Belgique_08489
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MessageSujet: Re: Nucléaire vs éolien/panneaux solaires...   Mar 24 Juil - 14:52

Citation :
Les Allemands victimes de l’escroquerie des énergies renouvelables. Et nous ?

Une quarantaine de fournisseurs allemands ont déjà annoncé de fortes hausses des prix du gaz, de l’électricité et du fioul domestique pour l’automne. Cette décision est due avant tout à une modification de la loi sur les énergies renouvelables, qui garantit aux producteurs un certain prix par kwh d’énergie produite à partir de sources renouvelables, au dépens des autres formes. La charge supplémentaire moyenne pour un ménage de 4 personnes dépassera les 100 euros en 2013, soit près de 10 % de plus qu’en 2011. Au cours des 12 derniers mois, pas moins de 200 000 ménages ont vu leur alimentation énergétique suspendue, au moins temporairement, faute de pouvoir payer la facture.

Mais ce n’est là que le début. L’abandon total de l’énergie nucléaire n’est censé être compensé que par d’onéreux investissements dans des sources « renouvelables » inefficaces, y compris au moins 3000 kilomètres de nouvelles lignes de transmission, rendues nécessaires par la quasi impossibilité de stocker de l’électricité, produite de manière aléatoire par l’éolien et le solaire. La facture énergétique moyenne pour les ménages pourrait doubler dès 2020, et devenir inabordable pour les ménages les plus modestes et les petites entreprises industrielles (qui n’ont pas droit aux mêmes remises de prix que les grandes industries).

Globalement, cette politique pénalisera de plus en plus l’industrie allemande, qui paye déjà les prix les plus élevés en Europe. Le plus grand fournisseur, E.on, est particulièrement vulnérable, avec ses 40 % d’énergie d’origine nucléaire. Elle gère pour son propre compte six centrales nucléaires et cinq autres partiellement. Le revenu total issu du secteur nucléaire, qui s’élève aujourd’hui à plusieurs milliards d’euros par an, déclinera continuellement dans les prochaines années pour disparaître avec la fermeture de la dernière centrale en 2021.

Le passage à l’énergie renouvelable se fait à perte, et ne survit que parce qu’il est lourdement subventionné par le gouvernement et, via le prix de l’énergie, par le consommateur. Le coût net supplémentaire des renouvelables en Allemagne est évalué entre 18 et 20 milliards d’euros.

Le deuxième fournisseur d’électricité, RWE, a décidé de fermer complètement sa filière nucléaire et de ne plus construire de centrales nucléaires, même à l’extérieur de l’Allemagne. Il ne prévoit pas non plus de nouvelles centrales conventionnelles, car la politique du gouvernement rend le charbon et le gaz non compétitifs.

Par ailleurs, Südweststrom, un conglomérat d’une quarantaine de fournisseurs, vient d’annoncer l’annulation de la construction d’une nouvelle centrale à charbon de 1800 mégawatts, parce que l’investissement ne pourra pas être rentabilisé. L’obsession du gouvernement Merkel pour les énergies renouvelables, sans égal nulle part ailleurs ni en Europe ni dans le monde, est un désastre préprogrammé pour le pays.

http://www.solidariteetprogres.org/Les-Allemands-victimes-de-l-escroquerie-des-energies-renouvelables-Et-nous_08940
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MessageSujet: Re: Nucléaire vs éolien/panneaux solaires...   Mar 18 Sep - 11:38

Citation :
La Chine en piste pour devenir leader mondial du nucléaire du futur ?

Bien qu’Arnaud Montebourg et même Delphine Batho clament haut et fort que le nucléaire restera « un secteur d’avenir », François Hollande, au nom de la « transition énergétique et écologique », vient de confirmer la fermeture de la centrale de Fessenheim durant son mandat. Il a également répété qu’il ramènera de 75% à 50% la part d’électricité d’origine nucléaire dans l’hexagone.

En France, le pays qui, avec Curie, Langevin, Pierre Mendès France et De Gaulle, a toujours joué un rôle de pionnier dans ce domaine, on est tombé si bas que nos politiques cherchent à nous vendre l’idée qu’elle pourrait devenir un champion mondial grâce à son savoir-faire en « démantèlement de centrales » !

Pourtant, en parallèle avec le démonstrateur ASTRID (réacteur à neutrons rapides refroidi au sodium) piloté par le CEA, une équipe du CNRS de Grenoble à retravaillé le concept des réacteurs aux sels fondus (RSF) associé au thorium (Molten Salt Fast Reactor – MSFR), l’une des six options de recherche retenues dans le cadre du forum Génération IV.

Le thorium 232, un métal trois fois plus abondant dans la nature que l’uranium, exposé à une source de neutrons, par exemple dans le cœur d’un EPR, peut être « fertilisé ». Il se transforme alors en uranium 233 et devient à son tour un combustible fissile.

Alors que l’Inde compte s’en servir comme combustible solide, les MSFR reposent sur l’utilisation d’un sel fondu (fluorures de lithium ou de béryllium), servant à la fois de fluide caloporteur, de combustible et de première barrière de confinement. Les sels fondus sont également au cœur des piles à combustible et même des panneaux solaires.

Réacteur de rêve

Mais il y a plus. Le RSF est un véritable kit « tout-en-un » : réacteur à haute température, son rendement est plus élevé que les centrales actuelles et sa chaleur permet le dessalement de l’eau de mer ; régénérateur, il permet de multiplier le combustible tout en broyant les déchets accumulés par le nucléaire militaire et civil. Avec des facilités d’arrêt grâce à un système de sécurité passive et opérant à pression ambiante, il est totalement exclu qu’il se transforme en Tchernobyl. Mieux encore, avec le RSF, la durée de vie des déchets, dont la quantité est bien moindre, n’est plus que de 300 à 500 ans, loin des millions d’années qu’il faut prévoir aujourd’hui.

Ce concept, développé et testé dans les années 1960 à Oak Ridge National Laboratories (ORNL) aux Etats-Unis, fut abandonné par le Président Richard Nixon pour une raison qu’on présente aujourd’hui comme une qualité : il ne produisait pas assez de plutonium de qualité militaire. A cela s’ajoutait le fait que la marine américaine avait fait le choix des réacteurs à eau pressurisée pour les sous-marins nucléaires, une option reprise par Westinghouse pour l’immense majorité des réacteurs construits dans le monde.

L’offensive chinoise

Alors que chez nous, on doute et on rogne les budgets, la Chine se prépare patiemment à avancer avec des pas de géants. Pour l’Empire du milieu, il ne s’agit pas seulement de disposer d’une centaine de réacteurs classiques d’ici 2030, mais de prendre le leadership mondial du « nucléaire du futur », efficace, écologique et avec une meilleure sécurité. A cela s’ajoute l’objectif d’une certaine indépendance énergétique. En 2010, 95% de l’uranium consommé en Chine venait de l’étranger alors que le pays pense disposer, vu l’abondance de terres rares, de réserves considérables de thorium.

Dès janvier 2011, l’Académie des Sciences chinoises (ASC) avait annoncé qu’elle lançait un grand projet de R&D pour les RSF associés au thorium. Il y a trois mois, en juin 2012, le département de l’énergie américain (DOE) a signé un accord de coopération sur la question avec l’ASC.C’est l’académicien chinois Jiang Mianheng (le fils de l’ancien Premier ministre Jiang Zhemin) qui co-dirige le comité de pilotage. C’est lui qui a dirigé une délégation de l’ASC qui s’est rendue à Oak Ridge pour discuter du MSFR avec les anciens chercheurs américains.

1 milliard de dollar d’investissement

Le 6 août 2012, Ken Chun de l’ASC a donné une présentation à l’Université de Berkeley en Californie sur le programme chinois des RSF. En résumé, la Chine a investi 350 millions de dollars (certains disent 1 milliard de dollars) dans la fabrication de deux réacteurs expérimentaux. Bien que l’ASC dispose d’une centaine de centres de recherche, le principal contributeur est le Shanghai Institute of Applied Physics (SINAP). La Chine a déjà construit un bâtiment pouvant accueillir 500 chercheurs, ingénieurs et techniciens dans lequel fonctionnent déjà des boucles à sels fondus.

Le premier réacteur sera étudié en détail en 2013. Fabriqué en 2014, il atteindra la criticité fin 2015. Ce premier réacteur de 2MW qui utilisera le thorium sous forme de combustible solide sera refroidi par sels fondus. Le deuxième réacteur, luis aussi de 2 MW, devra atteindre la criticité en 2017. Il aura un combustible liquide à sels fondus. Pour l’instant, beaucoup de spécificités restent en suspens. En tout cas, selon le succès de ces réacteurs, la Chine développera un programme pilote avec un réacteur d’environ 10 MW, puis un programme démonstrateur avec un réacteur d’environ 100 MW.

L’objectif de la Chine n’est pas seulement de produire ces réacteurs, mais de s’assurer les droits de propriété intellectuelle liés à l’implantation de cette technologie ; commercialement, les Chinois se donnent les moyens de prendre de vitesse le reste du monde.

Bien qu’aux Etats-Unis, en Angleterre et en France, une modeste prise de conscience est en route parmi les chercheurs, à ce jour, le programme chinois est l’initiative nationale la plus importante concernant une filière qui permettra, entre des missions médicales, de produire de l’hydrogène et de dessaler l’eau de mer.

http://www.solidariteetprogres.org/La-Chine-en-piste-pour-devenir-leader-mondial-du-nucleaire-du-futur_09082
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MessageSujet: Re: Nucléaire vs éolien/panneaux solaires...   Mar 18 Sep - 14:39

Citation :
une filière qui permettra, entre des missions médicales, de produire de l’hydrogène et de dessaler l’eau de mer.

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MessageSujet: Re: Nucléaire vs éolien/panneaux solaires...   Sam 15 Fév - 7:17

Citation :
Energie & EnvironnementNanophotonique : des chercheurs du MIT découvrent un moyen de convertir la totalité du rayonnement solaire en énergie électrique

http://www.bulletins-electroniques.com/actualites/75176.htm
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MessageSujet: Re: Nucléaire vs éolien/panneaux solaires...   Aujourd'hui à 18:08

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