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 Marine & mondialisation

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MessageSujet: Re: Marine & mondialisation   Ven 19 Mai 2017 - 17:47

Citation :
Fincantieri rachète STX France, mais négociations encore en cours avec l'Etat


Milan, 19 mai 2017 (AFP) -


Le groupe italien Fincantieri a signé vendredi un accord pour le rachat de 66,66% des chantiers navals de Saint-Nazaire à son actionnaire actuel STX Europe AS pour 79,5 millions d'euros, mais les négociations pour l'accord définitif avec l'Etat français sont encore en cours.

Le chiffre est en ligne avec la fourchette des analystes et les estimations circulant dans la presse, même s'il peut paraître loin du chiffre d'affaires généré par STX France, qui a atteint 1,4 milliard d'euros en 2016.

Lors de l'assemblée générale des actionnaires de Fincantieri vendredi à Trieste, dans le nord-est de l'Italie, le patron du groupe italien, Giuseppe Bono, a souligné que cette acquisition permettrait au groupe d'être "plus fort".

"Nous sommes le premier constructeur naval européen et nous devons croître. Le défi pour l'avenir est de s'engager encore plus sur la voie de la consolidation de l'industrie européenne", a affirmé M. Bono, qui défend ardemment l'idée d'un "Airbus des mers".

Il a noté qu'ensemble, Fincantieri et STX France avaient un carnet de commandes de 36 milliards d'euros. "Nous espérons arriver à 40 milliards d'ici la fin de l'année", a-t-il ajouté.

Les chantiers navals de Saint-Nazaire, qui comptent 2.600 employés et font travailler environ 5.000 employés d'entreprises sous-traitantes, apportent un carnet de commandes de 12 milliards d'euros.

Le ministre italien du Développement économique, Carlo Calenda, a exprimé sa "grande satisfaction" après la signature de l'accord pour l'acquisition par Fincantieri de 66,66% de STX France, après le feu vert donné par le tribunal en charge du dossier.

"Il s'agit d'une grande opération de politique industrielle européenne qui donnera naissance à un champion mondial du secteur de la mécanique et de la construction navale", a-t-il ajouté.

Fincantieri a précisé qu'il "continuait à négocier avec l'Etat français pour la finalisation de l'accord des actionnaires pour STX France, conformément à l'accord de principe signé le 12 avril".

- 'Chapeau à l'Etat français' -

L'Etat français, qui détient les 33,3% du capital restant de STX France, a deux mois pour exercer ou non son droit de préemption.

Fincantieri, qui emploie 19.200 personnes dans le monde, était le seul candidat à avoir déposé une offre pour reprendre STX France, filiale florissante du groupe sud-coréen en difficulté STX Offshore and Shipbuilding.

Mais le gouvernement français refusait qu'il devienne actionnaire majoritaire.

Selon l'accord de principe longuement négocié et annoncé le 12 avril, le constructeur italien devrait reprendre 48% du capital des chantiers de Saint-Nazaire. Il devra rester minoritaire pendant au moins huit ans et sera accompagné d'un investisseur italien indépendant, la Fondazione CR (Cassa di Risparmio) Trieste, qui devrait avoir autour de 7% du capital.

Côté français --où le gouvernement a changé après l'élection d'Emmanuel Macron à la présidence-- l'Etat conserverait un tiers du capital et un droit de veto, tandis que le constructeur militaire public français DCNS entrerait à hauteur de 12%.

"Chapeau à l'Etat français qui défend ses propres établissements industriels: je voudrais que l'Italie fasse de même", a affirmé M. Bono, en évoquant une opération "qui a suscité tant d'intérêts et de polémiques".

Il a remercié la Fondazione CR Trieste, dont la présence a été décisive pour parvenir à un accord avec l'Etat Français. "Le gouvernement nous laisse la gestion" de STX France, "en se réservant quelques droits, a-t-il noté.

Les élus du comité d'entreprise avaient rendu jeudi rendu jeudi un avis majoritairement défavorable à la cession à Fincantieri de 66,6% de STX France, mais cet avis est purement consultatif.

http://www.marine-oceans.com/actualites-afp/14665-fincantieri-rachete-stx-france-mais-negociations-encore-en-cours-avec-letat
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MessageSujet: Re: Marine & mondialisation   Lun 29 Mai 2017 - 21:30

Citation :
Chantiers de Saint Nazaire: Retailleau (LR) appelle à ce que "l'Etat rouvre le dossier"


Nantes, 29 mai 2017 (AFP) -


Le président (LR) de la région Pays de la Loire, Bruno Retailleau, a appelé lundi à ce que "l'Etat rouvre le dossier" des chantiers navals de Saint-Nazaire, racheté à la mi-mai par le groupe italien Fincantieri, "conclu précipitamment par l'ancien gouvernement".

"L'Etat doit tout mettre en oeuvre pour que nos emplois et nos activités stratégiques ne passent sous la bannière d'un autre pays, partenaire mais néanmoins concurrent", a déclaré à l'AFP M. Retailleau.

Le président de la région des Pays de la Loire souhaite que "Fincantieri n'obtienne pas la majorité du capital en deçà de 50%, ou, une solution plus radicale, que l'Etat préempte l'accord, disposant de 60 jours depuis la signature".

Le groupe italien Fincantieri a signé le 19 mai un accord pour le rachat de 66,66% des chantiers navals de Saint-Nazaire à son actionnaire actuel, STX Europe AS, pour 79,5 millions d'euros. L'Etat français détient 33,3% du capital de STX France.

Fincantieri, qui emploie 19.200 personnes dans le monde, était le seul candidat à avoir déposé une offre pour reprendre STX France, filiale florissante du groupe sud-coréen en difficulté, STX Offshore and Shipbuilding.

Mais le gouvernement français refusant que Fincantieri devienne actionnaire majoritaire, le groupe italien devra céder des parts.

Selon l'accord de principe longuement négocié, le constructeur italien devrait reprendre 48% du capital des chantiers de Saint-Nazaire. Il devra rester minoritaire pendant au moins huit ans et sera accompagné d'un investisseur italien indépendant, la Fondazione CR (Cassa di Risparmio) Trieste, qui devrait avoir autour de 7% du capital.

Côté français --où le gouvernement a changé après l'élection d'Emmanuel Macron à la présidence-- l'Etat conserverait un tiers du capital et un droit de veto, tandis que le constructeur militaire public français DCNS entrerait à hauteur de 12%.

Dans une lettre adressée à M. Macron, M. Retailleau "craint un transfert de l'emploi et du savoir-faire de la France vers l'Italie".

Sa crainte porte également sur "l'arrivée soudaine d'une fondation italienne la Fondazione CR, dont l'autonomie est d'autant moins prouvée qu'elle participe au capital de Fincantieri", poursuit-il dans sa lettre.

Les chantiers navals de Saint-Nazaire, qui comptent 2.600 employés et font travailler environ 5.000 employés d'entreprises sous-traitantes, apportent un carnet de commandes de 12 milliards d'euros, avec des commandes jusqu'en 2026.

http://www.marine-oceans.com/actualites-afp/14697-chantiers-de-saint-nazaire-retailleau-lr-appelle-a-ce-que-qletat-rouvre-le-dossierq
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MessageSujet: Re: Marine & mondialisation   Ven 2 Juin 2017 - 19:03

Citation :
STX France: MSC Croisières souhaite entrer au capital du chantier naval français (presse)


Rennes, 2 juin 2017 (AFP) -


Le propriétaire de l'armateur italo-suisse MSC Croisières Gianluigi Aponte affirme dans une interview au Monde qu'il souhaite entrer au capital du chantier naval STX France pour "participer à l'équilibre de l'actionnariat" et pour éviter le "pillage" de l'entreprise française que doit reprendre l'italien Fincantieri.

"Nous ne souhaitons pas devenir majoritaires, mais participer à l'équilibre de l'actionnariat" de STX France, assure Gianluigi Aponte.

"Si nous sommes actionnaires, de même que l'autre grand client Royal Caribbean, nous ferons tout pour que Fincantieri ne puisse pas piller Saint-Nazaire, transférer sa technologie à l'étranger, ni privilégier ses propres chantiers au détriment du site français", explique M. Aponte.

Ces déclarations interviennent deux jours après la livraison par STX France à MSC Croisières du paquebot Meraviglia, à laquelle avait assisté Emmanuel Macron. A cette occasion, le président de la République avait souligné vouloir "que "soit revu" l'accord d'actionnariat pour le rachat par Fincantieri des chantiers navals de Saint-Nazaire, afin de "garantir la préservation des emplois" et de la souveraineté.

Fincantieri a signé le mois dernier un accord pour le rachat de 66,66% de STX France à son actionnaire actuel, STX Europe AS, pour 79,5 millions d'euros.

Selon un accord négocié par l'ancien gouvernement, le constructeur italien devait reprendre 48% du capital des chantiers de Saint-Nazaire, épaulé par l'investisseur italien Fondazione CR (Cassa di Risparmio) Trieste à hauteur d'environ 7%. L'État français conservait 33% et un droit de veto, tandis que le constructeur militaire public français DCNS entrait au capital à hauteur de 12%.

Un schéma qui inquiétait les syndicats pour qui Fincantieri aurait été de facto majoritaire en raison de ses liens avec l'autre actionnaire italien et risquait de privilégier ses propres chantiers.

Pour M. Aponte, "seul maître à bord, Fincantieri pourrait agir à sa guise, transférer les technologies, revoir la stratégie commerciale de manière trop contraignante pour le développement de l'industrie de la croisière".

"Une forte hausse des prix nous inciterait à faire construire nos bateaux ailleurs, en Asie par exemple. Ce serait certainement la fin des chantiers européens", prévoit-il. "Les Asiatiques deviendraient rapidement les maîtres du jeu, comme ils l'ont fait dans d'autres secteurs", ajoute le fondateur du deuxième plus grand armateur de porte-conteneurs au monde, et le numéro quatre international des croisières.

MSC doit prendre livraison en décembre du MSC Seaside, premier de trois paquebots commandés à Fincantieri. STX doit lui livrer sept navires d'ici à 2026.

http://www.marine-oceans.com/actualites-afp/14725-stx-france-msc-croisieres-souhaite-entrer-au-capital-du-chantier-naval-francais-presse
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MessageSujet: Re: Marine & mondialisation   Jeu 8 Juin 2017 - 17:48

Citation :
L'accord STX-Fincantieri signé reste "valable" pour Rome


Rome, 8 juin 2017 (AFP) -


L'accord signé à la mi-mai par le groupe italien Fincantieri en vue de l'achat des chantiers navals de Saint-Nazaire reste "valable" pour Rome, même si le président français, Emmanuel Macron, veut le revoir, a déclaré jeudi un ministre italien.

"Nous considérons valable l'accord signé avec le gouvernement précédent concernant la naissance d'un pôle de chantiers navals", a déclaré Carlo Calenda, ministre du Développement économique, à des journalistes en marge d'un colloque.

Il s'est cependant déclaré prêt à discuter éventuellement "de quelle sera l'institution financière qui prendra les 6%" supplémentaires, "qui de toute façon reviennent à l'Italie".

En vertu d'un accord négocié par le précédent gouvernement français, Fincantieri devait reprendre 48% du capital des chantiers de Saint-Nazaire et rester minoritaire pendant au moins huit ans, épaulé par l'investisseur italien Fondazione CR (Cassa di Risparmio) Trieste à hauteur d'environ 7%.

Côté français, l'Etat devait conserver un tiers du capital et un droit de veto, mais les syndicats et les élus locaux, estimant que Fincantieri serait de facto majoritaire en raison de ses liens avec l'autre actionnaire italien, redoutent de le voir privilégier ses propres chantiers italiens.

Le 31 mai, M. Macron a déclaré qu'il voulait que cet accord "soit revu" afin de "garantir la préservation des emplois" mais aussi la souveraineté. Il a chargé le ministre français de l'Economie, Bruno Le Maire, de négocier la constitution d'un nouvel actionnariat "dans les prochaines semaines".

M. Le Maire a abordé ce sujet lundi à Rome avec son homologue italien, Pier Carlo Padoan, et M. Calenda. A l'issue de cette rencontre, les ministères français et italiens avaient diffusé un bref communiqué évoquant leur volonté de trouver une solution, rapide selon Rome.

Fincantieri, qui emploie 19.200 personnes dans le monde, était le seul candidat à la reprise de STX France, filiale florissante du groupe sud-coréen en difficulté STX Offshore and Shipbuilding.

http://www.marine-oceans.com/actualites-afp/14748-laccord-stx-fincantieri-signe-reste-qvalableq-pour-rome
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MessageSujet: Re: Marine & mondialisation   Jeu 20 Juil 2017 - 18:29

Citation :
STX-Fincantieri: Bruno Le Maire promet un accord rapide


Paris, 19 juil 2017 (AFP) -


Le ministre Bruno Le Maire a assuré mercredi que le groupe italien Fincantieri était le "bienvenu" au capital de STX France, en précisant qu'un accord pourrait être rapidement trouvé sur la répartition du capital des Chantiers de Saint-Nazaire.

"Fincantieri est un industriel renommé, Fincantieri est le bienvenu", a déclaré M. Le Maire devant la Commission des Affaires économiques de l'Assemblée, assurant que la présence du groupe italien au capital de STX allait permettre "une coopération franco-italienne de grande qualité" dans la construction navale.

"Il n'y a pas de suspicion" vis-à-vis de Fincantieri, "il n'y a pas de rejet, au contraire", a poursuivi M. Le Maire. Dans "les nouveaux équilibres, que nous aurons à définir dans les heures qui viennent, les Italiens sont les bienvenus".

Selon un accord négocié par le précédent gouvernement français, le constructeur italien devait reprendre d'abord 48% du capital des chantiers de Saint-Nazaire et rester minoritaire pendant au moins huit ans, épaulé par l'investisseur italien Fondazione CR (Cassa di Risparmio) Trieste à hauteur d'environ 7%.

Côté français, l'Etat devait conserver un tiers du capital et un droit de veto, mais les syndicats et les élus locaux, estimant que Fincantieri serait de facto majoritaire en raison de ses liens avec l'autre actionnaire italien, redoutaient de le voir privilégier ses propres chantiers italiens.

Le 31 mai, M. Macron avait déclaré vouloir que cet accord "soit revu" afin de "garantir la préservation des emplois" mais aussi la souveraineté de la France. Le président français avait chargé M. Le Maire de négocier un nouvel actionnariat.

"Nous aurons dans cet actionnariat Naval group, qui est donc l'ex-DCNS, nous aurons bien évidemment l'Etat, et nous aurons les salariés", car "je pense qu'il est important d'associer les salariés au capital de l'entreprise", a expliqué M. Le Maire devant les députés.

"C'est dans ce cadre-là que nous définirons les nouveaux équilibres. Et j'ose espérer que dans les jours qui viennent, nous parviendrons avec les autorités italiennes à nous entendre sur la définition de ce nouvel équilibre", a-t-il poursuivi.

Selon des informations publiées mercredi par Le Figaro, l'accord s'orienterait vers un partage à 50-50 entre Fincantieri et les actionnaires français. Emmanuel Macron et le président du Conseil italien Paolo Gentiloni devraient s'appeler de manière imminente, ajoute le quotidien.

Fincantieri était le seul candidat à avoir déposé une offre pour reprendre STX France, filiale florissante du groupe sud-coréen en difficulté STX Offshore and Shipbuilding, et qui exploite les chantiers navals de Saint-Nazaire.

http://www.marine-oceans.com/actualites-afp/14911-stx-fincantieri-bruno-le-maire-promet-un-accord-rapide
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MessageSujet: Re: Marine & mondialisation   Lun 24 Juil 2017 - 19:59

Citation :
Fincantieri/STX France: des syndicats italiens critiquent Rome


Milan, 24 juil 2017 (AFP) -


Plusieurs syndicats italiens ont critiqué lundi leur gouvernement concernant le rachat par Fincantieri des Chantiers navals de Saint-Nazaire, estimant qu'il ne défendait pas comme il le devait le groupe italien face à la France.

Selon des informations publiées mercredi par Le Figaro, on s'orienterait vers un partage à 50-50 du capital des Chantiers Navals entre Fincantieri et les actionnaires français alors que, selon l'accord négocié avec le précédent gouvernement français, le constructeur italien devait reprendre 48% et l'investisseur italien Fondazione CR (Cassa di Risparmio) Trieste environ 7%.

Le gouvernement italien "s'est montré disponible à raboter les accords conclus entre deux pays, je me demande à quelle fin. Si l'exécutif veut défendre le sort d'un grand groupe industriel du pays qui peut se targuer de succès internationaux, il doit se battre afin que le contrôle de l'actionnariat tout comme la gestion des ex-chantiers de l'Atlantique restent entre les mains de l'Italie", a affirmé dans un communiqué le secrétaire général de l'Uilm-Gênes, Antonio Apa.

"Sur cela, le gouvernement ne peut faire machine arrière, c'est la ligne soutenue avec force par M. Bono (le PDG de Fincantieri) et les organisations syndicales", a-t-il ajouté.

"La faiblesse montrée par le gouvernement (italien) pour contester l'initiative (du président français Emmanuel) Macron sur Fincantieri produit le pire résultat pour l'Italie: Fincantieri (...) risque de se retrouver avec une société à 50%, avec un droit de veto des Français", a dénoncé pour sa part dans un communiqué Fabrizio Potetti, responsable du Fiom-Cgil chez Fincantieri.

Un revirement "à la faveur des Français" qui pose "divers problèmes", a souligné le syndicaliste, en demandant au gouvernement de "changer d'approche et de prétendre à la réciprocité dans les opérations à caractère européen".

Le 31 mai, M. Macron avait déclaré vouloir que l'accord sur STX France "soit revu" afin de "garantir la préservation des emplois" et la souveraineté de la France.

Le ministre français en charge du dossier, Bruno Le Maire, a assuré mercredi que Fincantieri était le "bienvenu" au capital de STX France.

"Il n'y a pas de suspicion" vis-à-vis de Fincantieri, "il n'y a pas de rejet, au contraire", a-t-il dit, en espérant parvenir rapidement "à (s') entendre sur la définition (du) nouvel équilibre" avec les autorités italiennes.

"Nous aurons dans cet actionnariat Naval group, qui est donc l'ex-DCNS, nous aurons bien évidemment l'Etat, et nous aurons les salariés", a précisé M. Le Maire.

Interrogé lundi par l'AFP sur l'évolution du dossier et les réactions syndicales, Fincantieri s'est refusé à tout commentaire.

http://www.marine-oceans.com/actualites-afp/14929-fincantieristx-france-des-syndicats-italiens-critiquent-rome
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MessageSujet: Re: Marine & mondialisation   Mar 25 Juil 2017 - 19:35

Citation :
STX: Paris veut un partage à 50-50 entre Fincantieri et actionnaires français
     

Paris, 25 juil 2017 (AFP) -


Le gouvernement a proposé aux autorités italiennes un partage de STX France "à 50-50" entre Fincantieri et les actionnaires français, avec en contrepartie une coopération accrue dans le domaine militaire, a indiqué mardi le ministre de l'Economie Bruno Le Maire.

"Pour sécuriser l'avenir de STX, nous pensons que le mieux est d'avoir un partage 50-50: 50 pour Fincantieri et 50 pour les détenteurs français du capital", a déclaré M. Le Maire lors d'une audition devant la commission des affaires économiques du Sénat.

"Ce choix signifie deux choses: que nos amis italiens sont bienvenus, mais que nous souhaitons rester à part égale dans le capital de STX", a ajouté le ministre, précisant que les actionnaires français incluaient Naval Group (ex-DCNS), l'Etat mais aussi les salariés, que le gouvernement souhaite "faire monter au capital" de cette structure.

"Cette proposition a été transmise aux autorités italiennes" par le président Emmanuel Macron, avec une proposition de coopération accrue entre Paris et Rome "dans le domaine du naval militaire", où les "perspectives de coopération" sont "très importantes", a poursuivi M. Le Maire.

"Nous attendons maintenant la réponse du gouvernement italien. J'espère que cette réponse sera positive", a ajouté le ministre, assurant que les décisions sur le nouvel équilibre au capital de STX France interviendraient "avant la fin de la semaine".

Selon un accord négocié par le précédent gouvernement français, le constructeur italien devait reprendre d'abord 48% du capital des chantiers de Saint-Nazaire et rester minoritaire pendant au moins huit ans, épaulé par l'investisseur italien Fondazione CR (Cassa di Risparmio) Trieste à hauteur d'environ 7%.

Côté français, l'Etat devait conserver un tiers du capital et un droit de veto, mais les syndicats et les élus locaux, estimant que Fincantieri serait de facto majoritaire en raison de ses liens avec l'autre actionnaire italien, redoutaient de le voir privilégier ses propres chantiers italiens.

Le 31 mai, M. Macron avait ainsi demandé que cet accord "soit revu".

"La base participative qui avait été envisagée par le précédent gouvernement ne garantissait pas suffisamment les intérêts stratégiques des chantiers navals de Saint-Nazaire", a justifié mardi Bruno Le Maire.

Plusieurs syndicats italiens ont critiqué lundi leur gouvernement, estimant qu'il ne défendait pas comme il le devait Fincantieri face à la France. Le groupe italien était le seul candidat à avoir déposé une offre pour reprendre STX France, filiale florissante du groupe sud-coréen en difficulté STX Offshore and Shipbuilding.

http://www.marine-oceans.com/actualites-afp/14934-stx-paris-veut-un-partage-a-50-50-entre-fincantieri-et-actionnaires-francais  
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MessageSujet: Re: Marine & mondialisation   Mer 26 Juil 2017 - 19:14

Citation :
STX: Rome n'a "aucune intention d'aller de l'avant" dans ces conditions (ministre)


Milan, 26 juil 2017 (AFP) -


L'Italie n'a "aucune intention d'aller de l'avant" dans le dossier STX France si les conditions qu'elles a posées ne sont pas respectées, a affirmé jeudi le ministre du Développement économique, Carlo Calenda.

"Nous, sur STX, nous sommes clairs depuis le début. Le précédent gouvernement français a demandé à Fincantieri de s'intéresser (au dossier) et le groupe l'a fait avec un projet industriel solide qui a des conditions fondamentales. Ces conditions sont connues du précédent gouvernement, qui a signé l'accord, et de l'actuel", a affirmé M. Calenda à la presse.

"L'Italie n'a aucune intention d'aller de l'avant si ces conditions ne sont pas là, comme l'a également dit (le patron de Fincantieri) Giuseppe Bono", a-t-il ajouté.

"Nos conditions sont très claires", a encore martelé M. Calenda.

"Je rappelle que la majorité (de STX France) avait été donnée précédemment aux Coréens", a-t-il dit.

"Je crois que c'est un bon test pour comprendre si celui qui parle d'européisme et de valeurs libérales ensuite les applique", a-t-il lancé.

Interrogée par l'AFP, une source proche du ministère italien de l'Economie avait souligné mercredi matin que Rome exigeait que Fincantieri ait plus de 50% de STX France, en rappelant que Paris avait "changé les cartes" par rapport à l'accord initial.

"Les autorités italiennes sont disponibles" pour parler avec Paris et modifier cet accord, mais seulement si "deux conditions sont respectées": que "Fincantieri ait la majorité du capital, même de peu, comme par exemple 51%, et le contrôle du conseil d'administration afin d'assurer une gouvernance adéquate", a dit cette source.

http://www.marine-oceans.com/actualites-afp/14944-stx-rome-na-qaucune-intention-daller-de-lavantq-dans-ces-conditions-ministre
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MessageSujet: Re: Marine & mondialisation   Jeu 27 Juil 2017 - 19:11

Citation :
STX France: les syndicats partagés vis-à-vis de la nationalisation temporaire


Saint-Nazaire, 27 juil 2017 (AFP) -


Une décision "satisfaisante" et "rassurante" pour les uns, qui ne "résout rien" pour les autres: les syndicats du chantier naval STX France de Saint-Nazaire (Loire-Atlantique) étaient partagés jeudi après l'annonce par le gouvernement de sa nationalisation temporaire.

"C'est une bonne nouvelle, c'est forcément satisfaisant, même si c'est temporaire, transitoire", a réagi Nathalie Durand-Prinborgne, déléguée Force ouvrière (FO), syndicat qui milite depuis longtemps pour une nationalisation du chantier naval.

L'Etat est "le seul véritable actionnaire qui se soit engagé ces dernières années pour sauvegarder ce site, même s'il était minoritaire, en faisant pression sur les banques pour les commandes", a-t-elle souligné, se félicitant que le gouvernement "dispose maintenant de beaucoup plus de temps (...) pour continuer à négocier".

"Le gouvernement ne lâche pas les négociations en cours (avec Fincantieri), c'est ça qui me rassure", a déclaré de son côté Christophe Morel, délégué CFDT, rappelant que, depuis la première mise en vente de STX France par sa maison mère sud-coréenne, en 2014, "un seul industriel s'était montré intéressé, Fincantieri".

"On est reparti pour un tour", a déploré de son côté François Janvier, représentant CFE-CGC. L'annonce d'une prise de contrôle temporaire de l'Etat sur le chantier naval "apporte sur le court terme une période de stabilité indispensable pour l'activité, mais ne résout rien sur le fond", selon M. Janvier, qui trouvait "plutôt satisfaisant" l'accord initial trouvé avec le constructeur italien Fincantieri.

"L'Etat ne va pas rester actionnaire pendant 20 ans et pour l'instant, il ne propose pas d'actionnaire industriel de référence et ça nous gêne", a-t-il relevé.

"C'est un nouveau rebondissement dans la saga de la vente des chantiers", a commenté Alain Lebrun, délégué CGT, premier syndicat de STX France, "pas plus rassuré" par la préemption que par la répartition de l'actionnariat initialement proposée.

"La seule chose qu'on regardera, c'est quel actionnaire donne des garanties sociales aux salariés. La CGT sera vigilante là-dessus", a-t-il ajouté.

Dernier grand chantier naval français, STX France emploie quelque 2.600 salariés et fait travailler environ 5.000 employés d'entreprises sous-traitantes.

http://www.marine-oceans.com/actualites-afp/14965-stx-france-les-syndicats-partages-vis-a-vis-de-la-nationalisation-temporaire
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MessageSujet: Re: Marine & mondialisation   Dim 30 Juil 2017 - 22:15

Citation :
Vers une alliance entre le français Naval Group et l’italien Fincantieri?


Posté dans Industrie par Laurent Lagneau Le 30-07-2017




Estimant que l’accord portant sur sa reprise par le constructeur naval italien Fincantieri ne garantissait pas suffisamment les intérêts français, le ministre de l’Économie, Bruno Le Maire, a donc annoncé la nationalisation « temporaire » du chantier naval STX France, dans l’attente de trouver une solution plus équitable avec Rome.

Pour rappel, il avait été convenu, en avril dernier, de répartir le capital de STX France, d’une importance capitale pour la construction navale militaire française étant donné que le chantier naval de Saint-Nazaire est le seul à pourvoir accueillir de grosses coques, comme celles des porte-avions, entre Fincantieri (48%), la Fundazione CR Trieste (7%), Naval Group (12%) et l’État français (33%).

Mais la proximité de Fincantieri avec la Fundazione CR Trieste et son alliance avec un constructeur naval chinois ont motivé la décision du président Macron de revoir cet accord, même si l’État y disposait d’un droit de veto. D’où l’imbroglio franco-italien de ces derniers jours, qui a donc conduit à la nationalisation de STX France (montant de l’opération : 80 millions d’euros).

Pour autant, en faisant valoir son droit de préemption qui courait jusqu’au 28 juillet, l’exécutif français affirme vouloir toujours trouver une solution avec son homologue italien sur ce dossier, qui est à deux doigts de virer à la crise diplomatique.

Ainsi, dans les colonnes du Journal du Dimanche, ce 30 juillet, M. Le Maire a précisé les intentions de Paris avant sa rencontre, prévue mardi prochain, avec Pier Carlo Padoan, son homologue italien, et Carolo Calenda, le ministre transalpin du Développement économique.

L’idée que M. Le Maire a développée consisterait à étendre les négociations sur le sort de STX France à une « coopération militaire » dans la construction des navires de surface.

« Jusque-là, on partait sur une base de coopération dans le secteur industriel civil : la réalisation de paquebots de plaisance, pour résumer. Eh bien, nous disons à nos amis italiens : regardons aussi ce que nous pouvons faire dans le secteur militaire, dans les navires de surface précisément, et bâtissons un grand champion de l’industrie navale européenne », a expliqué le ministre français de l’Économie.

Et « s’il n’y a pas d’accord, nous en resterons à la situation actuelle et nous chercherons d’autres repreneurs », a continué M. Le Maire, avant de préciser immédiatement que ce n’est pas l’issue souhaitée, alors que l’on sait que les armateurs Royal Caribbean Cruise Line (RCCL) et Mediterranean Shipping Company (MSC), c’est à dire les principaux clients de STX France, ont proposé une solution alternative.

Quoi qu’il en soit, cette offre d’une coopération militaire viserait à un rapprochement entre Naval Group (ex-DCNS) et Fincantieri. Un « serpent de mer » depuis quelques années déjà…

En 2015, les deux groupes avaient en effet signé un « head of agreement » en vue de négocier un éventuel rapprochement à 50/50 dans les navires de surface. Puis, plus rien… En janvier 2017, Hervé Guillou, le Pdg de Naval Group, aurait proposé aux actionnaires de relancer cette idée, en profitant de la prise de contrôle alors annoncée de STX France par Fincantieri, avec des participations croisées. Las, ce projet, appelé « Magellan« , n’a pas reçu le feu vert du gouvernement français, qui ne voulait pas alors mélanger les deux dossiers à quelques semaines de l’élection présidentielle.

Pour M. Guillou, on ne pourra pas faire l’économie d’une consolidation du secteur européen de la construction navale militaire afin de faire face à la concurrence mondiale, et notamment asiatique. Mais pour cela, encore faut-il trouver un partenaire. En décembre 2016, l’allemand TKMS ne donnait « aucun signe d’ouverture » tandis que le néerlandais Daman était « associé aux États-Unis » pour ce qui concerne les systèmes de combat. Restait donc l’hypothèse Fincantieri, la piste Navantia étant impossible après la rupture fracassante de 2010.

« Très faible en ce qui concerne les sous-marins, pour la construction desquels il dépend d’un transfert technologique, il dispose en revanche d’une gamme très étendue de bâtiments de surface. C’est contre lui que nous avons perdu le contrat qatari. Là aussi, on a tué nos marges! », avait dit, au sujet de Fincantieri, M. Guillou, lors d’une audition à l’Assemblée nationale.

http://www.opex360.com/2017/07/30/vers-une-alliance-entre-le-francais-naval-group-et-litalien-fincantieri/
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MessageSujet: Re: Marine & mondialisation   Mar 1 Aoû 2017 - 20:50

Citation :
STX France : Paris et Rome d'accord pour surmonter leurs divergences


Rome, 1 août 2017 (AFP) -


L'Italie et la France sont convenus de trouver une issue positive à la crise née entre les deux pays après la nationalisation du chantier naval STX France, pourtant promis à l'Italien Fincantieri.

"Les gouvernements italien et français expriment leur volonté commune de surmonter leurs divergences concernant l'équilibre de la structure du capital de STX", indique le texte d'une déclaration commune, rendue publique après une rencontre à Rome entre le ministre italien des Finances Pier Carlo Padoan et son homologue français Bruno Le Maire.

Les deux gouvernements se sont donné jusqu'au 27 septembre, date d'un sommet entre le président français Emmanuel Macron et le chef du gouvernement italien Paolo Gentiloni, pour tenter de trouver une solution "réciproquement acceptable", selon cette déclaration.

MM. Padoan et Le Maire se sont rencontrés pour tenter de trouver une issue à la crise née entre les deux pays après la nationalisation "temporaire" de STX France, chantier naval basé à Saint-Nazaire pourtant promis à l'Italien Fincantieri sous la présidence de François Hollande.

Le nouveau président français Emmanuel Macron a toutefois décidé de rouvrir le dossier et de réviser le pacte d'actionnnaires, en proposant à l'Italie un accord 50-50, ce qu'elle refuse, réclamant la majorité absolue du capital du chantier français.

M. Padoan avait rappelé cette exigence mardi en fin de matinée, dans un entretien avec l'AFP.

"Fincantieri doit avoir au minimum plus de 50%, vu que les Coréens avaient les deux tiers" du capital de STX France, a ainsi affirmé le ministre italien.

Et de fait, la rencontre mardi n'a pas permis de trouver un accord sur ce point crucial.

- 'Option préférée' -

La France s'est toutefois engagée à ne pas rechercher d'autres actionnaires d'ici le 27 septembre et à considérer Fincantieri comme "son option privilégiée" pour l'avenir de STX France, selon cette déclaration.

"Nous avons constaté qu'il reste encore des divergences qui n'ont pas été éliminées", a déclaré M. Padoan devant la presse, à l'issue de la rencontre.

"Nous avons des difficultés et des opinions différentes sur STX, mais nous trouverons une solution adéquate", a renchéri M. Le Maire.

Ce dernier s'est dit prêt à revenir à Rome dès septembre, avant le sommet franco-italien le 27, pour tenter d'aplanir ces divergences, et avancer sur le dossier de la coopération dans le domaine naval entre les deux pays.

"J'ai bon espoir que dans les semaines qui viennent nous trouverons non seulement une solution sur STX mais surtout que nous arriverons à lancer les bases de cette coopération navale", a-t-il affirmé.

"La France et l'Italie expriment leur souhait de faciliter la création d'une industrie navale européenne plus efficace et compétitive", indique ainsi la déclaration commune.

L'idée est de "bâtir l'équivalent de ce que nous avons su faire dans le domaine de l'aéronautique avec Airbus", a expliqué le ministre français.

"Nous avons la possibilité dans les années qui viennent de construire le premier groupe industriel naval mondial entre la France et l'Italie", a-t-il encore affirmé.

Encore faut-il, que la "confiance revienne" entre les deux pays, a souligné le ministre italien du Développement économique, Carlo Calenda, qui a participé à la rencontre. Et pour ce faire, a-t-il ajouté, il est nécessaire de trouver un accord sur STX "qui respecte dans la substance les accords déjà conclus avec le gouvernement français".

L'accord conclu par l'ancien gouvernement prévoyait de confier 48% du capital de STX France à Fincantieri et quelque 6% à une fondation basée à Trieste, où est également installé le groupe italien.

La nationalisation de STX a suscité de vives réactions dans la classe politique et les médias italiens, au moment où nombre de sociétés françaises sont engagées dans la péninsule.

http://www.marine-oceans.com/actualites-afp/15002-stx-france--paris-et-rome-daccord-pour-surmonter-leurs-divergences
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