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 Marine & mondialisation

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MessageSujet: Re: Marine & mondialisation   Ven 19 Mai 2017 - 17:47

Citation :
Fincantieri rachète STX France, mais négociations encore en cours avec l'Etat


Milan, 19 mai 2017 (AFP) -


Le groupe italien Fincantieri a signé vendredi un accord pour le rachat de 66,66% des chantiers navals de Saint-Nazaire à son actionnaire actuel STX Europe AS pour 79,5 millions d'euros, mais les négociations pour l'accord définitif avec l'Etat français sont encore en cours.

Le chiffre est en ligne avec la fourchette des analystes et les estimations circulant dans la presse, même s'il peut paraître loin du chiffre d'affaires généré par STX France, qui a atteint 1,4 milliard d'euros en 2016.

Lors de l'assemblée générale des actionnaires de Fincantieri vendredi à Trieste, dans le nord-est de l'Italie, le patron du groupe italien, Giuseppe Bono, a souligné que cette acquisition permettrait au groupe d'être "plus fort".

"Nous sommes le premier constructeur naval européen et nous devons croître. Le défi pour l'avenir est de s'engager encore plus sur la voie de la consolidation de l'industrie européenne", a affirmé M. Bono, qui défend ardemment l'idée d'un "Airbus des mers".

Il a noté qu'ensemble, Fincantieri et STX France avaient un carnet de commandes de 36 milliards d'euros. "Nous espérons arriver à 40 milliards d'ici la fin de l'année", a-t-il ajouté.

Les chantiers navals de Saint-Nazaire, qui comptent 2.600 employés et font travailler environ 5.000 employés d'entreprises sous-traitantes, apportent un carnet de commandes de 12 milliards d'euros.

Le ministre italien du Développement économique, Carlo Calenda, a exprimé sa "grande satisfaction" après la signature de l'accord pour l'acquisition par Fincantieri de 66,66% de STX France, après le feu vert donné par le tribunal en charge du dossier.

"Il s'agit d'une grande opération de politique industrielle européenne qui donnera naissance à un champion mondial du secteur de la mécanique et de la construction navale", a-t-il ajouté.

Fincantieri a précisé qu'il "continuait à négocier avec l'Etat français pour la finalisation de l'accord des actionnaires pour STX France, conformément à l'accord de principe signé le 12 avril".

- 'Chapeau à l'Etat français' -

L'Etat français, qui détient les 33,3% du capital restant de STX France, a deux mois pour exercer ou non son droit de préemption.

Fincantieri, qui emploie 19.200 personnes dans le monde, était le seul candidat à avoir déposé une offre pour reprendre STX France, filiale florissante du groupe sud-coréen en difficulté STX Offshore and Shipbuilding.

Mais le gouvernement français refusait qu'il devienne actionnaire majoritaire.

Selon l'accord de principe longuement négocié et annoncé le 12 avril, le constructeur italien devrait reprendre 48% du capital des chantiers de Saint-Nazaire. Il devra rester minoritaire pendant au moins huit ans et sera accompagné d'un investisseur italien indépendant, la Fondazione CR (Cassa di Risparmio) Trieste, qui devrait avoir autour de 7% du capital.

Côté français --où le gouvernement a changé après l'élection d'Emmanuel Macron à la présidence-- l'Etat conserverait un tiers du capital et un droit de veto, tandis que le constructeur militaire public français DCNS entrerait à hauteur de 12%.

"Chapeau à l'Etat français qui défend ses propres établissements industriels: je voudrais que l'Italie fasse de même", a affirmé M. Bono, en évoquant une opération "qui a suscité tant d'intérêts et de polémiques".

Il a remercié la Fondazione CR Trieste, dont la présence a été décisive pour parvenir à un accord avec l'Etat Français. "Le gouvernement nous laisse la gestion" de STX France, "en se réservant quelques droits, a-t-il noté.

Les élus du comité d'entreprise avaient rendu jeudi rendu jeudi un avis majoritairement défavorable à la cession à Fincantieri de 66,6% de STX France, mais cet avis est purement consultatif.

http://www.marine-oceans.com/actualites-afp/14665-fincantieri-rachete-stx-france-mais-negociations-encore-en-cours-avec-letat
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MessageSujet: Re: Marine & mondialisation   Lun 29 Mai 2017 - 21:30

Citation :
Chantiers de Saint Nazaire: Retailleau (LR) appelle à ce que "l'Etat rouvre le dossier"


Nantes, 29 mai 2017 (AFP) -


Le président (LR) de la région Pays de la Loire, Bruno Retailleau, a appelé lundi à ce que "l'Etat rouvre le dossier" des chantiers navals de Saint-Nazaire, racheté à la mi-mai par le groupe italien Fincantieri, "conclu précipitamment par l'ancien gouvernement".

"L'Etat doit tout mettre en oeuvre pour que nos emplois et nos activités stratégiques ne passent sous la bannière d'un autre pays, partenaire mais néanmoins concurrent", a déclaré à l'AFP M. Retailleau.

Le président de la région des Pays de la Loire souhaite que "Fincantieri n'obtienne pas la majorité du capital en deçà de 50%, ou, une solution plus radicale, que l'Etat préempte l'accord, disposant de 60 jours depuis la signature".

Le groupe italien Fincantieri a signé le 19 mai un accord pour le rachat de 66,66% des chantiers navals de Saint-Nazaire à son actionnaire actuel, STX Europe AS, pour 79,5 millions d'euros. L'Etat français détient 33,3% du capital de STX France.

Fincantieri, qui emploie 19.200 personnes dans le monde, était le seul candidat à avoir déposé une offre pour reprendre STX France, filiale florissante du groupe sud-coréen en difficulté, STX Offshore and Shipbuilding.

Mais le gouvernement français refusant que Fincantieri devienne actionnaire majoritaire, le groupe italien devra céder des parts.

Selon l'accord de principe longuement négocié, le constructeur italien devrait reprendre 48% du capital des chantiers de Saint-Nazaire. Il devra rester minoritaire pendant au moins huit ans et sera accompagné d'un investisseur italien indépendant, la Fondazione CR (Cassa di Risparmio) Trieste, qui devrait avoir autour de 7% du capital.

Côté français --où le gouvernement a changé après l'élection d'Emmanuel Macron à la présidence-- l'Etat conserverait un tiers du capital et un droit de veto, tandis que le constructeur militaire public français DCNS entrerait à hauteur de 12%.

Dans une lettre adressée à M. Macron, M. Retailleau "craint un transfert de l'emploi et du savoir-faire de la France vers l'Italie".

Sa crainte porte également sur "l'arrivée soudaine d'une fondation italienne la Fondazione CR, dont l'autonomie est d'autant moins prouvée qu'elle participe au capital de Fincantieri", poursuit-il dans sa lettre.

Les chantiers navals de Saint-Nazaire, qui comptent 2.600 employés et font travailler environ 5.000 employés d'entreprises sous-traitantes, apportent un carnet de commandes de 12 milliards d'euros, avec des commandes jusqu'en 2026.

http://www.marine-oceans.com/actualites-afp/14697-chantiers-de-saint-nazaire-retailleau-lr-appelle-a-ce-que-qletat-rouvre-le-dossierq
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MessageSujet: Re: Marine & mondialisation   Ven 2 Juin 2017 - 19:03

Citation :
STX France: MSC Croisières souhaite entrer au capital du chantier naval français (presse)


Rennes, 2 juin 2017 (AFP) -


Le propriétaire de l'armateur italo-suisse MSC Croisières Gianluigi Aponte affirme dans une interview au Monde qu'il souhaite entrer au capital du chantier naval STX France pour "participer à l'équilibre de l'actionnariat" et pour éviter le "pillage" de l'entreprise française que doit reprendre l'italien Fincantieri.

"Nous ne souhaitons pas devenir majoritaires, mais participer à l'équilibre de l'actionnariat" de STX France, assure Gianluigi Aponte.

"Si nous sommes actionnaires, de même que l'autre grand client Royal Caribbean, nous ferons tout pour que Fincantieri ne puisse pas piller Saint-Nazaire, transférer sa technologie à l'étranger, ni privilégier ses propres chantiers au détriment du site français", explique M. Aponte.

Ces déclarations interviennent deux jours après la livraison par STX France à MSC Croisières du paquebot Meraviglia, à laquelle avait assisté Emmanuel Macron. A cette occasion, le président de la République avait souligné vouloir "que "soit revu" l'accord d'actionnariat pour le rachat par Fincantieri des chantiers navals de Saint-Nazaire, afin de "garantir la préservation des emplois" et de la souveraineté.

Fincantieri a signé le mois dernier un accord pour le rachat de 66,66% de STX France à son actionnaire actuel, STX Europe AS, pour 79,5 millions d'euros.

Selon un accord négocié par l'ancien gouvernement, le constructeur italien devait reprendre 48% du capital des chantiers de Saint-Nazaire, épaulé par l'investisseur italien Fondazione CR (Cassa di Risparmio) Trieste à hauteur d'environ 7%. L'État français conservait 33% et un droit de veto, tandis que le constructeur militaire public français DCNS entrait au capital à hauteur de 12%.

Un schéma qui inquiétait les syndicats pour qui Fincantieri aurait été de facto majoritaire en raison de ses liens avec l'autre actionnaire italien et risquait de privilégier ses propres chantiers.

Pour M. Aponte, "seul maître à bord, Fincantieri pourrait agir à sa guise, transférer les technologies, revoir la stratégie commerciale de manière trop contraignante pour le développement de l'industrie de la croisière".

"Une forte hausse des prix nous inciterait à faire construire nos bateaux ailleurs, en Asie par exemple. Ce serait certainement la fin des chantiers européens", prévoit-il. "Les Asiatiques deviendraient rapidement les maîtres du jeu, comme ils l'ont fait dans d'autres secteurs", ajoute le fondateur du deuxième plus grand armateur de porte-conteneurs au monde, et le numéro quatre international des croisières.

MSC doit prendre livraison en décembre du MSC Seaside, premier de trois paquebots commandés à Fincantieri. STX doit lui livrer sept navires d'ici à 2026.

http://www.marine-oceans.com/actualites-afp/14725-stx-france-msc-croisieres-souhaite-entrer-au-capital-du-chantier-naval-francais-presse
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MessageSujet: Re: Marine & mondialisation   Jeu 8 Juin 2017 - 17:48

Citation :
L'accord STX-Fincantieri signé reste "valable" pour Rome


Rome, 8 juin 2017 (AFP) -


L'accord signé à la mi-mai par le groupe italien Fincantieri en vue de l'achat des chantiers navals de Saint-Nazaire reste "valable" pour Rome, même si le président français, Emmanuel Macron, veut le revoir, a déclaré jeudi un ministre italien.

"Nous considérons valable l'accord signé avec le gouvernement précédent concernant la naissance d'un pôle de chantiers navals", a déclaré Carlo Calenda, ministre du Développement économique, à des journalistes en marge d'un colloque.

Il s'est cependant déclaré prêt à discuter éventuellement "de quelle sera l'institution financière qui prendra les 6%" supplémentaires, "qui de toute façon reviennent à l'Italie".

En vertu d'un accord négocié par le précédent gouvernement français, Fincantieri devait reprendre 48% du capital des chantiers de Saint-Nazaire et rester minoritaire pendant au moins huit ans, épaulé par l'investisseur italien Fondazione CR (Cassa di Risparmio) Trieste à hauteur d'environ 7%.

Côté français, l'Etat devait conserver un tiers du capital et un droit de veto, mais les syndicats et les élus locaux, estimant que Fincantieri serait de facto majoritaire en raison de ses liens avec l'autre actionnaire italien, redoutent de le voir privilégier ses propres chantiers italiens.

Le 31 mai, M. Macron a déclaré qu'il voulait que cet accord "soit revu" afin de "garantir la préservation des emplois" mais aussi la souveraineté. Il a chargé le ministre français de l'Economie, Bruno Le Maire, de négocier la constitution d'un nouvel actionnariat "dans les prochaines semaines".

M. Le Maire a abordé ce sujet lundi à Rome avec son homologue italien, Pier Carlo Padoan, et M. Calenda. A l'issue de cette rencontre, les ministères français et italiens avaient diffusé un bref communiqué évoquant leur volonté de trouver une solution, rapide selon Rome.

Fincantieri, qui emploie 19.200 personnes dans le monde, était le seul candidat à la reprise de STX France, filiale florissante du groupe sud-coréen en difficulté STX Offshore and Shipbuilding.

http://www.marine-oceans.com/actualites-afp/14748-laccord-stx-fincantieri-signe-reste-qvalableq-pour-rome
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MessageSujet: Re: Marine & mondialisation   Jeu 20 Juil 2017 - 18:29

Citation :
STX-Fincantieri: Bruno Le Maire promet un accord rapide


Paris, 19 juil 2017 (AFP) -


Le ministre Bruno Le Maire a assuré mercredi que le groupe italien Fincantieri était le "bienvenu" au capital de STX France, en précisant qu'un accord pourrait être rapidement trouvé sur la répartition du capital des Chantiers de Saint-Nazaire.

"Fincantieri est un industriel renommé, Fincantieri est le bienvenu", a déclaré M. Le Maire devant la Commission des Affaires économiques de l'Assemblée, assurant que la présence du groupe italien au capital de STX allait permettre "une coopération franco-italienne de grande qualité" dans la construction navale.

"Il n'y a pas de suspicion" vis-à-vis de Fincantieri, "il n'y a pas de rejet, au contraire", a poursuivi M. Le Maire. Dans "les nouveaux équilibres, que nous aurons à définir dans les heures qui viennent, les Italiens sont les bienvenus".

Selon un accord négocié par le précédent gouvernement français, le constructeur italien devait reprendre d'abord 48% du capital des chantiers de Saint-Nazaire et rester minoritaire pendant au moins huit ans, épaulé par l'investisseur italien Fondazione CR (Cassa di Risparmio) Trieste à hauteur d'environ 7%.

Côté français, l'Etat devait conserver un tiers du capital et un droit de veto, mais les syndicats et les élus locaux, estimant que Fincantieri serait de facto majoritaire en raison de ses liens avec l'autre actionnaire italien, redoutaient de le voir privilégier ses propres chantiers italiens.

Le 31 mai, M. Macron avait déclaré vouloir que cet accord "soit revu" afin de "garantir la préservation des emplois" mais aussi la souveraineté de la France. Le président français avait chargé M. Le Maire de négocier un nouvel actionnariat.

"Nous aurons dans cet actionnariat Naval group, qui est donc l'ex-DCNS, nous aurons bien évidemment l'Etat, et nous aurons les salariés", car "je pense qu'il est important d'associer les salariés au capital de l'entreprise", a expliqué M. Le Maire devant les députés.

"C'est dans ce cadre-là que nous définirons les nouveaux équilibres. Et j'ose espérer que dans les jours qui viennent, nous parviendrons avec les autorités italiennes à nous entendre sur la définition de ce nouvel équilibre", a-t-il poursuivi.

Selon des informations publiées mercredi par Le Figaro, l'accord s'orienterait vers un partage à 50-50 entre Fincantieri et les actionnaires français. Emmanuel Macron et le président du Conseil italien Paolo Gentiloni devraient s'appeler de manière imminente, ajoute le quotidien.

Fincantieri était le seul candidat à avoir déposé une offre pour reprendre STX France, filiale florissante du groupe sud-coréen en difficulté STX Offshore and Shipbuilding, et qui exploite les chantiers navals de Saint-Nazaire.

http://www.marine-oceans.com/actualites-afp/14911-stx-fincantieri-bruno-le-maire-promet-un-accord-rapide
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MessageSujet: Re: Marine & mondialisation   Lun 24 Juil 2017 - 19:59

Citation :
Fincantieri/STX France: des syndicats italiens critiquent Rome


Milan, 24 juil 2017 (AFP) -


Plusieurs syndicats italiens ont critiqué lundi leur gouvernement concernant le rachat par Fincantieri des Chantiers navals de Saint-Nazaire, estimant qu'il ne défendait pas comme il le devait le groupe italien face à la France.

Selon des informations publiées mercredi par Le Figaro, on s'orienterait vers un partage à 50-50 du capital des Chantiers Navals entre Fincantieri et les actionnaires français alors que, selon l'accord négocié avec le précédent gouvernement français, le constructeur italien devait reprendre 48% et l'investisseur italien Fondazione CR (Cassa di Risparmio) Trieste environ 7%.

Le gouvernement italien "s'est montré disponible à raboter les accords conclus entre deux pays, je me demande à quelle fin. Si l'exécutif veut défendre le sort d'un grand groupe industriel du pays qui peut se targuer de succès internationaux, il doit se battre afin que le contrôle de l'actionnariat tout comme la gestion des ex-chantiers de l'Atlantique restent entre les mains de l'Italie", a affirmé dans un communiqué le secrétaire général de l'Uilm-Gênes, Antonio Apa.

"Sur cela, le gouvernement ne peut faire machine arrière, c'est la ligne soutenue avec force par M. Bono (le PDG de Fincantieri) et les organisations syndicales", a-t-il ajouté.

"La faiblesse montrée par le gouvernement (italien) pour contester l'initiative (du président français Emmanuel) Macron sur Fincantieri produit le pire résultat pour l'Italie: Fincantieri (...) risque de se retrouver avec une société à 50%, avec un droit de veto des Français", a dénoncé pour sa part dans un communiqué Fabrizio Potetti, responsable du Fiom-Cgil chez Fincantieri.

Un revirement "à la faveur des Français" qui pose "divers problèmes", a souligné le syndicaliste, en demandant au gouvernement de "changer d'approche et de prétendre à la réciprocité dans les opérations à caractère européen".

Le 31 mai, M. Macron avait déclaré vouloir que l'accord sur STX France "soit revu" afin de "garantir la préservation des emplois" et la souveraineté de la France.

Le ministre français en charge du dossier, Bruno Le Maire, a assuré mercredi que Fincantieri était le "bienvenu" au capital de STX France.

"Il n'y a pas de suspicion" vis-à-vis de Fincantieri, "il n'y a pas de rejet, au contraire", a-t-il dit, en espérant parvenir rapidement "à (s') entendre sur la définition (du) nouvel équilibre" avec les autorités italiennes.

"Nous aurons dans cet actionnariat Naval group, qui est donc l'ex-DCNS, nous aurons bien évidemment l'Etat, et nous aurons les salariés", a précisé M. Le Maire.

Interrogé lundi par l'AFP sur l'évolution du dossier et les réactions syndicales, Fincantieri s'est refusé à tout commentaire.

http://www.marine-oceans.com/actualites-afp/14929-fincantieristx-france-des-syndicats-italiens-critiquent-rome
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MessageSujet: Re: Marine & mondialisation   Mar 25 Juil 2017 - 19:35

Citation :
STX: Paris veut un partage à 50-50 entre Fincantieri et actionnaires français
     

Paris, 25 juil 2017 (AFP) -


Le gouvernement a proposé aux autorités italiennes un partage de STX France "à 50-50" entre Fincantieri et les actionnaires français, avec en contrepartie une coopération accrue dans le domaine militaire, a indiqué mardi le ministre de l'Economie Bruno Le Maire.

"Pour sécuriser l'avenir de STX, nous pensons que le mieux est d'avoir un partage 50-50: 50 pour Fincantieri et 50 pour les détenteurs français du capital", a déclaré M. Le Maire lors d'une audition devant la commission des affaires économiques du Sénat.

"Ce choix signifie deux choses: que nos amis italiens sont bienvenus, mais que nous souhaitons rester à part égale dans le capital de STX", a ajouté le ministre, précisant que les actionnaires français incluaient Naval Group (ex-DCNS), l'Etat mais aussi les salariés, que le gouvernement souhaite "faire monter au capital" de cette structure.

"Cette proposition a été transmise aux autorités italiennes" par le président Emmanuel Macron, avec une proposition de coopération accrue entre Paris et Rome "dans le domaine du naval militaire", où les "perspectives de coopération" sont "très importantes", a poursuivi M. Le Maire.

"Nous attendons maintenant la réponse du gouvernement italien. J'espère que cette réponse sera positive", a ajouté le ministre, assurant que les décisions sur le nouvel équilibre au capital de STX France interviendraient "avant la fin de la semaine".

Selon un accord négocié par le précédent gouvernement français, le constructeur italien devait reprendre d'abord 48% du capital des chantiers de Saint-Nazaire et rester minoritaire pendant au moins huit ans, épaulé par l'investisseur italien Fondazione CR (Cassa di Risparmio) Trieste à hauteur d'environ 7%.

Côté français, l'Etat devait conserver un tiers du capital et un droit de veto, mais les syndicats et les élus locaux, estimant que Fincantieri serait de facto majoritaire en raison de ses liens avec l'autre actionnaire italien, redoutaient de le voir privilégier ses propres chantiers italiens.

Le 31 mai, M. Macron avait ainsi demandé que cet accord "soit revu".

"La base participative qui avait été envisagée par le précédent gouvernement ne garantissait pas suffisamment les intérêts stratégiques des chantiers navals de Saint-Nazaire", a justifié mardi Bruno Le Maire.

Plusieurs syndicats italiens ont critiqué lundi leur gouvernement, estimant qu'il ne défendait pas comme il le devait Fincantieri face à la France. Le groupe italien était le seul candidat à avoir déposé une offre pour reprendre STX France, filiale florissante du groupe sud-coréen en difficulté STX Offshore and Shipbuilding.

http://www.marine-oceans.com/actualites-afp/14934-stx-paris-veut-un-partage-a-50-50-entre-fincantieri-et-actionnaires-francais  
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MessageSujet: Re: Marine & mondialisation   Mer 26 Juil 2017 - 19:14

Citation :
STX: Rome n'a "aucune intention d'aller de l'avant" dans ces conditions (ministre)


Milan, 26 juil 2017 (AFP) -


L'Italie n'a "aucune intention d'aller de l'avant" dans le dossier STX France si les conditions qu'elles a posées ne sont pas respectées, a affirmé jeudi le ministre du Développement économique, Carlo Calenda.

"Nous, sur STX, nous sommes clairs depuis le début. Le précédent gouvernement français a demandé à Fincantieri de s'intéresser (au dossier) et le groupe l'a fait avec un projet industriel solide qui a des conditions fondamentales. Ces conditions sont connues du précédent gouvernement, qui a signé l'accord, et de l'actuel", a affirmé M. Calenda à la presse.

"L'Italie n'a aucune intention d'aller de l'avant si ces conditions ne sont pas là, comme l'a également dit (le patron de Fincantieri) Giuseppe Bono", a-t-il ajouté.

"Nos conditions sont très claires", a encore martelé M. Calenda.

"Je rappelle que la majorité (de STX France) avait été donnée précédemment aux Coréens", a-t-il dit.

"Je crois que c'est un bon test pour comprendre si celui qui parle d'européisme et de valeurs libérales ensuite les applique", a-t-il lancé.

Interrogée par l'AFP, une source proche du ministère italien de l'Economie avait souligné mercredi matin que Rome exigeait que Fincantieri ait plus de 50% de STX France, en rappelant que Paris avait "changé les cartes" par rapport à l'accord initial.

"Les autorités italiennes sont disponibles" pour parler avec Paris et modifier cet accord, mais seulement si "deux conditions sont respectées": que "Fincantieri ait la majorité du capital, même de peu, comme par exemple 51%, et le contrôle du conseil d'administration afin d'assurer une gouvernance adéquate", a dit cette source.

http://www.marine-oceans.com/actualites-afp/14944-stx-rome-na-qaucune-intention-daller-de-lavantq-dans-ces-conditions-ministre
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MessageSujet: Re: Marine & mondialisation   Jeu 27 Juil 2017 - 19:11

Citation :
STX France: les syndicats partagés vis-à-vis de la nationalisation temporaire


Saint-Nazaire, 27 juil 2017 (AFP) -


Une décision "satisfaisante" et "rassurante" pour les uns, qui ne "résout rien" pour les autres: les syndicats du chantier naval STX France de Saint-Nazaire (Loire-Atlantique) étaient partagés jeudi après l'annonce par le gouvernement de sa nationalisation temporaire.

"C'est une bonne nouvelle, c'est forcément satisfaisant, même si c'est temporaire, transitoire", a réagi Nathalie Durand-Prinborgne, déléguée Force ouvrière (FO), syndicat qui milite depuis longtemps pour une nationalisation du chantier naval.

L'Etat est "le seul véritable actionnaire qui se soit engagé ces dernières années pour sauvegarder ce site, même s'il était minoritaire, en faisant pression sur les banques pour les commandes", a-t-elle souligné, se félicitant que le gouvernement "dispose maintenant de beaucoup plus de temps (...) pour continuer à négocier".

"Le gouvernement ne lâche pas les négociations en cours (avec Fincantieri), c'est ça qui me rassure", a déclaré de son côté Christophe Morel, délégué CFDT, rappelant que, depuis la première mise en vente de STX France par sa maison mère sud-coréenne, en 2014, "un seul industriel s'était montré intéressé, Fincantieri".

"On est reparti pour un tour", a déploré de son côté François Janvier, représentant CFE-CGC. L'annonce d'une prise de contrôle temporaire de l'Etat sur le chantier naval "apporte sur le court terme une période de stabilité indispensable pour l'activité, mais ne résout rien sur le fond", selon M. Janvier, qui trouvait "plutôt satisfaisant" l'accord initial trouvé avec le constructeur italien Fincantieri.

"L'Etat ne va pas rester actionnaire pendant 20 ans et pour l'instant, il ne propose pas d'actionnaire industriel de référence et ça nous gêne", a-t-il relevé.

"C'est un nouveau rebondissement dans la saga de la vente des chantiers", a commenté Alain Lebrun, délégué CGT, premier syndicat de STX France, "pas plus rassuré" par la préemption que par la répartition de l'actionnariat initialement proposée.

"La seule chose qu'on regardera, c'est quel actionnaire donne des garanties sociales aux salariés. La CGT sera vigilante là-dessus", a-t-il ajouté.

Dernier grand chantier naval français, STX France emploie quelque 2.600 salariés et fait travailler environ 5.000 employés d'entreprises sous-traitantes.

http://www.marine-oceans.com/actualites-afp/14965-stx-france-les-syndicats-partages-vis-a-vis-de-la-nationalisation-temporaire
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MessageSujet: Re: Marine & mondialisation   Dim 30 Juil 2017 - 22:15

Citation :
Vers une alliance entre le français Naval Group et l’italien Fincantieri?


Posté dans Industrie par Laurent Lagneau Le 30-07-2017




Estimant que l’accord portant sur sa reprise par le constructeur naval italien Fincantieri ne garantissait pas suffisamment les intérêts français, le ministre de l’Économie, Bruno Le Maire, a donc annoncé la nationalisation « temporaire » du chantier naval STX France, dans l’attente de trouver une solution plus équitable avec Rome.

Pour rappel, il avait été convenu, en avril dernier, de répartir le capital de STX France, d’une importance capitale pour la construction navale militaire française étant donné que le chantier naval de Saint-Nazaire est le seul à pourvoir accueillir de grosses coques, comme celles des porte-avions, entre Fincantieri (48%), la Fundazione CR Trieste (7%), Naval Group (12%) et l’État français (33%).

Mais la proximité de Fincantieri avec la Fundazione CR Trieste et son alliance avec un constructeur naval chinois ont motivé la décision du président Macron de revoir cet accord, même si l’État y disposait d’un droit de veto. D’où l’imbroglio franco-italien de ces derniers jours, qui a donc conduit à la nationalisation de STX France (montant de l’opération : 80 millions d’euros).

Pour autant, en faisant valoir son droit de préemption qui courait jusqu’au 28 juillet, l’exécutif français affirme vouloir toujours trouver une solution avec son homologue italien sur ce dossier, qui est à deux doigts de virer à la crise diplomatique.

Ainsi, dans les colonnes du Journal du Dimanche, ce 30 juillet, M. Le Maire a précisé les intentions de Paris avant sa rencontre, prévue mardi prochain, avec Pier Carlo Padoan, son homologue italien, et Carolo Calenda, le ministre transalpin du Développement économique.

L’idée que M. Le Maire a développée consisterait à étendre les négociations sur le sort de STX France à une « coopération militaire » dans la construction des navires de surface.

« Jusque-là, on partait sur une base de coopération dans le secteur industriel civil : la réalisation de paquebots de plaisance, pour résumer. Eh bien, nous disons à nos amis italiens : regardons aussi ce que nous pouvons faire dans le secteur militaire, dans les navires de surface précisément, et bâtissons un grand champion de l’industrie navale européenne », a expliqué le ministre français de l’Économie.

Et « s’il n’y a pas d’accord, nous en resterons à la situation actuelle et nous chercherons d’autres repreneurs », a continué M. Le Maire, avant de préciser immédiatement que ce n’est pas l’issue souhaitée, alors que l’on sait que les armateurs Royal Caribbean Cruise Line (RCCL) et Mediterranean Shipping Company (MSC), c’est à dire les principaux clients de STX France, ont proposé une solution alternative.

Quoi qu’il en soit, cette offre d’une coopération militaire viserait à un rapprochement entre Naval Group (ex-DCNS) et Fincantieri. Un « serpent de mer » depuis quelques années déjà…

En 2015, les deux groupes avaient en effet signé un « head of agreement » en vue de négocier un éventuel rapprochement à 50/50 dans les navires de surface. Puis, plus rien… En janvier 2017, Hervé Guillou, le Pdg de Naval Group, aurait proposé aux actionnaires de relancer cette idée, en profitant de la prise de contrôle alors annoncée de STX France par Fincantieri, avec des participations croisées. Las, ce projet, appelé « Magellan« , n’a pas reçu le feu vert du gouvernement français, qui ne voulait pas alors mélanger les deux dossiers à quelques semaines de l’élection présidentielle.

Pour M. Guillou, on ne pourra pas faire l’économie d’une consolidation du secteur européen de la construction navale militaire afin de faire face à la concurrence mondiale, et notamment asiatique. Mais pour cela, encore faut-il trouver un partenaire. En décembre 2016, l’allemand TKMS ne donnait « aucun signe d’ouverture » tandis que le néerlandais Daman était « associé aux États-Unis » pour ce qui concerne les systèmes de combat. Restait donc l’hypothèse Fincantieri, la piste Navantia étant impossible après la rupture fracassante de 2010.

« Très faible en ce qui concerne les sous-marins, pour la construction desquels il dépend d’un transfert technologique, il dispose en revanche d’une gamme très étendue de bâtiments de surface. C’est contre lui que nous avons perdu le contrat qatari. Là aussi, on a tué nos marges! », avait dit, au sujet de Fincantieri, M. Guillou, lors d’une audition à l’Assemblée nationale.

http://www.opex360.com/2017/07/30/vers-une-alliance-entre-le-francais-naval-group-et-litalien-fincantieri/
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MessageSujet: Re: Marine & mondialisation   Mar 1 Aoû 2017 - 20:50

Citation :
STX France : Paris et Rome d'accord pour surmonter leurs divergences


Rome, 1 août 2017 (AFP) -


L'Italie et la France sont convenus de trouver une issue positive à la crise née entre les deux pays après la nationalisation du chantier naval STX France, pourtant promis à l'Italien Fincantieri.

"Les gouvernements italien et français expriment leur volonté commune de surmonter leurs divergences concernant l'équilibre de la structure du capital de STX", indique le texte d'une déclaration commune, rendue publique après une rencontre à Rome entre le ministre italien des Finances Pier Carlo Padoan et son homologue français Bruno Le Maire.

Les deux gouvernements se sont donné jusqu'au 27 septembre, date d'un sommet entre le président français Emmanuel Macron et le chef du gouvernement italien Paolo Gentiloni, pour tenter de trouver une solution "réciproquement acceptable", selon cette déclaration.

MM. Padoan et Le Maire se sont rencontrés pour tenter de trouver une issue à la crise née entre les deux pays après la nationalisation "temporaire" de STX France, chantier naval basé à Saint-Nazaire pourtant promis à l'Italien Fincantieri sous la présidence de François Hollande.

Le nouveau président français Emmanuel Macron a toutefois décidé de rouvrir le dossier et de réviser le pacte d'actionnnaires, en proposant à l'Italie un accord 50-50, ce qu'elle refuse, réclamant la majorité absolue du capital du chantier français.

M. Padoan avait rappelé cette exigence mardi en fin de matinée, dans un entretien avec l'AFP.

"Fincantieri doit avoir au minimum plus de 50%, vu que les Coréens avaient les deux tiers" du capital de STX France, a ainsi affirmé le ministre italien.

Et de fait, la rencontre mardi n'a pas permis de trouver un accord sur ce point crucial.

- 'Option préférée' -

La France s'est toutefois engagée à ne pas rechercher d'autres actionnaires d'ici le 27 septembre et à considérer Fincantieri comme "son option privilégiée" pour l'avenir de STX France, selon cette déclaration.

"Nous avons constaté qu'il reste encore des divergences qui n'ont pas été éliminées", a déclaré M. Padoan devant la presse, à l'issue de la rencontre.

"Nous avons des difficultés et des opinions différentes sur STX, mais nous trouverons une solution adéquate", a renchéri M. Le Maire.

Ce dernier s'est dit prêt à revenir à Rome dès septembre, avant le sommet franco-italien le 27, pour tenter d'aplanir ces divergences, et avancer sur le dossier de la coopération dans le domaine naval entre les deux pays.

"J'ai bon espoir que dans les semaines qui viennent nous trouverons non seulement une solution sur STX mais surtout que nous arriverons à lancer les bases de cette coopération navale", a-t-il affirmé.

"La France et l'Italie expriment leur souhait de faciliter la création d'une industrie navale européenne plus efficace et compétitive", indique ainsi la déclaration commune.

L'idée est de "bâtir l'équivalent de ce que nous avons su faire dans le domaine de l'aéronautique avec Airbus", a expliqué le ministre français.

"Nous avons la possibilité dans les années qui viennent de construire le premier groupe industriel naval mondial entre la France et l'Italie", a-t-il encore affirmé.

Encore faut-il, que la "confiance revienne" entre les deux pays, a souligné le ministre italien du Développement économique, Carlo Calenda, qui a participé à la rencontre. Et pour ce faire, a-t-il ajouté, il est nécessaire de trouver un accord sur STX "qui respecte dans la substance les accords déjà conclus avec le gouvernement français".

L'accord conclu par l'ancien gouvernement prévoyait de confier 48% du capital de STX France à Fincantieri et quelque 6% à une fondation basée à Trieste, où est également installé le groupe italien.

La nationalisation de STX a suscité de vives réactions dans la classe politique et les médias italiens, au moment où nombre de sociétés françaises sont engagées dans la péninsule.

http://www.marine-oceans.com/actualites-afp/15002-stx-france--paris-et-rome-daccord-pour-surmonter-leurs-divergences
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MessageSujet: Re: Marine & mondialisation   Lun 28 Aoû 2017 - 23:48

Citation :
Chantiers navals : Paris compte sur un accord avec Rome fin septembre


AFP 28/08/2017


Le ministre français de l'Economie, Bruno Le Maire, a assuré lundi viser un accord à la fin septembre avec l'Italie sur le chantier naval STX France, afin de mettre fin à une nationalisation qui a provoqué une crise entre les deux pays.

"Mon souhait et ma volonté, c'est que nous parvenions d'ici la fin du mois de septembre à un accord avec nos amis italiens sur ces chantiers navals", a déclaré M. Le Maire sur la chaîne LCI, annonçant la reprise dès cette semaine des discussions avec son homologue transalpin, Pier Carlo Padoan.

La France a provoqué la colère de l'Italie en annonçant fin juillet la nationalisation temporaire de STX France basé à Saint-Nazaire (ouest), pourtant promis à l'italien Fincantieri aux termes d'un accord élaboré lors de la présidence de François Hollande.

Début août, Paris et Rome avaient déjà fixé la date butoir du 27 septembre, date d'un sommet entre le nouveau président français Emmanuel Macron et le chef du gouvernement italien Paolo Gentiloni, pour tenter de trouver une solution "réciproquement acceptable".

Tout en assurant ne pas souhaiter une nationalisation définitive des chantiers, qui emploient 2.600 personnes, et se fixant à la place l'objectif de "la réalisation d'un grand géant industriel naval européen", M. Le Maire a néanmoins pris garde lundi d'exclure une telle option. "S'il n'y a pas d'accord nous resterons dans une nationalisation", a-t-il prévenu, évoquant les "intérêts stratégiques", en premier lieu la construction d'éléments de porte-avions.

https://www.lorientlejour.com/article/1069643/chantiers-navals-paris-compte-sur-un-accord-avec-rome-fin-septembre.html
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MessageSujet: Re: Marine & mondialisation   Sam 2 Sep 2017 - 16:50

Citation :
Fincantieri-STX: Le Maire se dit confiant sur une solution d'ici fin septembre


Cernobbio (Italie), 2 sept 2017 (AFP) -


Le ministre français de l'Economie, Bruno Le Maire, s'est dit confiant samedi sur la conclusion d'un accord sur les chantiers navals de STX France avec l'Italie d'ici fin septembre, répétant qu'un accord avec l'Italien Fincantieri restait la "meilleure option pour Saint-Nazaire".

"Je serai à Rome le 11 septembre pour essayer de construire un nouveau compromis sur STX avec (mon homologue) Pier Carlo Padoan et le gouvernement italien", a déclaré M. Le Maire devant la presse lors du forum The European House - Ambrosetti, sorte de mini-Davos à l'italienne qui se tient jusqu'à dimanche à Cernobbio, sur le lac de Côme.

"Je suis toujours d'avis qu'une coopération entre la France et Fincantieri reste la meilleure option pour Saint-Nazaire. Nous devons résoudre certains problèmes, nous devons trouver un compromis, mais je suis profondément convaincu que si chacun est capable de faire un effort, nous trouverons un compromis avant la fin de septembre", a-t-il ajouté.

Les gouvernements français et italien se sont donné le 2 août jusqu'au 27 septembre, date d'un sommet entre le président français, Emmanuel Macron, et le chef du gouvernement italien, Paolo Gentiloni, pour tenter de trouver une solution "réciproquement acceptable".

La crise entre les deux pays est née avec la nationalisation "temporaire" fin juillet de STX France, pourtant promis à Fincantieri sous la présidence de François Hollande.

Emmanuel Macron a en effet décidé de rouvrir le dossier et de réviser le pacte d'actionnaires en proposant à l'Italie un accord 50-50, ce que Rome refuse en réclamant la majorité absolue du capital du chantier.

Paris a évoqué l'idée d'un grand pôle naval, civil et militaire entre la France et l'Italie pour faciliter un accord, ce à quoi le gouvernement italien s'est montré favorable.

"Je sais qu'il y a eu des malentendus durant les dernières semaines" et "nous sommes totalement déterminés avec Pier Carlo à trouver une solution sur les malentendus: l'Italie et la France sont de grands pays, ils doivent travailler ensemble, ils doivent renforcer leurs liens économiques et je suis profondément convaincu que nous y parviendrons", a martelé M. Le Maire.

"Construire de nouvelles sociétés européennes entre la France et l'Italie serait un résultat positif pour tous", a-t-il dit, en estimant que "le compromis sur STX pourrait être le début d'une magnifique histoire industrielle entre nos pays".

"Les investissements italiens sont les bienvenus en France et j'espère vraiment également que les investissements français sont bienvenus en Italie", a-t-il encore dit.

http://www.marine-oceans.com/actualites-afp/15148-fincantieri-stx-le-maire-se-dit-confiant-sur-une-solution-dici-fin-septembre
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MessageSujet: Re: Marine & mondialisation   Dim 3 Sep 2017 - 16:39

Citation :
L'Italie veut toujours les 51% de STX France (Padoan)


Cernobbio (Italie), 3 sept 2017 (AFP) -


L'Italie "n'a pas changé d'idée" et réclame toujours 51% des chantiers navals de STX France, a affirmé dimanche le ministre italien des Finances, Pier Carlo Padoan, en se disant néanmoins "optimiste" sur un possible accord avec Paris.

Samedi, le ministre français de l'Economie, Bruno Le Maire, s'était lui aussi déclaré confiant sur la possible conclusion d'un accord avec l'Italie d'ici fin septembre, répétant qu'un actionnariat avec l'Italien Fincantieri restait la "meilleure option pour Saint-Nazaire".

M. Le Maire, qui s'exprimait lors du forum The European House - Ambrosetti, sorte de mini-Davos à l'italienne organisé à Cernobbio (nord), doit rencontrer M. Padoan le 11 septembre à Rome "pour essayer de construire un nouveau compromis", a-t-il précisé.

"Nous verrons ce que dira Bruno Le Maire, avec qui nous avons par ailleurs d'excellentes relations. Le gouvernement français a décidé de nationaliser les chantiers navals, nous verrons comment il entend trouver une solution différente", a déclaré M. Padoan lors d'un entretien avec la chaîne italienne Rai 3.

Alors que le journaliste lui demandait si l'Italie réclamait toujours 51% de STX France, le ministre a répondu: "nous avons été très clairs et nous n'avons pas changé d'idée".

Interrogé par ailleurs sur la chaîne Rai 1, M. Padoan, présent au forum dimanche, affirmé "être bien sûr optimiste", en ajoutant: "nous devrons voir maintenant s'il y a des propositions plus acceptables que celles faites jusqu'ici".

Rome et Paris se sont donné jusqu'au 27 septembre, date d'un sommet entre le président français, Emmanuel Macron, et le chef du gouvernement italien, Paolo Gentiloni, pour tenter de trouver une solution "réciproquement acceptable".

La crise entre les deux pays est née avec la nationalisation "temporaire" fin juillet de STX France, pourtant promis à Fincantieri sous la présidence de François Hollande.

Son successeur, Emmanuel Macron, a décidé de rouvrir le dossier et de réviser le pacte d'actionnaires, en proposant à l'Italie un accord 50-50, ce que Rome refuse.

Paris a évoqué l'idée d'un grand pôle naval, civil et militaire entre la France et l'Italie pour faciliter un accord, ce à quoi le gouvernement italien s'est montré favorable.

http://www.marine-oceans.com/actualites-afp/15153-litalie-veut-toujours-les-51-de-stx-france-padoan
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MessageSujet: Re: Marine & mondialisation   Mer 6 Sep 2017 - 18:14

Citation :
STX: Retailleau (LR) demande au gouvernement de "rester ferme" face à l'Italie


Nantes, 5 sept 2017 (AFP) -


Le président (LR) de la région des Pays de la Loire, Bruno Retailleau, a appelé mardi le gouvernement à "rester ferme" face à l'Italie, qui réclame toujours la majorité absolue au capital des chantiers navals STX France de Saint-Nazaire (Loire-Atlantique).

Alors que le ministre de l'Economie, Bruno Le Maire, est attendu le 11 septembre à Rome pour tenter de trouver un accord sur la reprise des chantiers navals, et que son homologue transalpin, Pier Carlo Padoan, a réaffirmé dimanche que son pays exigeait toujours 51% de STX France, M. Retailleau demande au gouvernement français de "résister aux pressions de l'Italie, ce qui implique que le groupe Fincantieri ne dispose pas de la majorité du capital".

"Je demande également que le pacte d'actionnaires, qui découlera de ces négociations, puisse intégrer de solides garde-fous destinés à sécuriser l'emploi et le savoir-faire des chantiers de Saint-Nazaire, comme ceux de ses sous-traitants, à rendre impossible contractuellement les délocalisations de commandes et à préserver l'autonomie des chantiers navals en matière commerciale et de R&D (recherche et développement, ndlr)", écrit le président de la région dans un communiqué.

La nationalisation "temporaire" fin juillet des chantiers navals de Saint-Nazaire, pourtant promis au constructeur italien Fincantieri sous la présidence de François Hollande, a créé une crise entre Paris et Rome. Les deux capitales se sont donné jusqu'au 27 septembre, date d'un sommet franco-italien, pour trouver une solution "réciproquement acceptable" sur ce dossier.

Les ministres français et italien des Finances se sont tous deux dit "confiants" ces derniers jours sur la réalisation de cet objectif, M. Le Maire répétant qu'un accord avec Fincantieri restait la "meilleure option pour Saint-Nazaire".

STX France emploie 2.600 personnes à Saint-Nazaire et fait travailler quelque 5.000 salariés d'entreprises sous-traitantes.

http://www.marine-oceans.com/actualites-afp/15178-stx-retailleau-lr-demande-au-gouvernement-de-qrester-fermeq-face-a-litalie
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MessageSujet: Re: Marine & mondialisation   Lun 11 Sep 2017 - 18:10

Citation :
Fincantieri-STX: rencontre franco-italienne pour tenter de "trouver un compromis"


Milan, 11 sept 2017 (AFP) -


Le ministre français de l'Economie, Bruno Le Maire, rencontre lundi à Rome son homologue italien Pier Carlo Padoan pour tenter de "trouver un compromis" sur les chantiers navals de STX France, axé principalement sur une proposition d'alliance dans l'industrie navale militaire.

Alors que le dossier a créé cet été de vives tensions entre les deux capitales, le ton semble s'être apaisé, même si M. Padoan a souligné récemment que l'Italie réclamait toujours 51% de STX France, chantier basé à Saint-Nazaire, dans l'ouest de la France.

Lors d'un déplacement en Italie le 2 septembre, M. Le Maire s'est dit confiant sur la possibilité de conclure un accord.

"Je suis toujours d'avis qu'une coopération entre la France et (le constructeur italien) Fincantieri reste la meilleure option pour Saint-Nazaire", a dit le ministre. "Nous devons résoudre certains problèmes", mais "je suis profondément convaincu que si chacun est capable de faire un effort, nous trouverons un compromis avant la fin de septembre", a-t-il affirmé.

Le lendemain, M. Padoan s'est lui aussi dit "optimiste", en soulignant avoir d'"excellentes relations" avec M. Le Maire. Il a néanmoins indiqué que l'Italie n'avait "pas changé d'idée" concernant les 51% de STX. "Nous devrons voir maintenant s'il y a des propositions plus acceptables que celles faites jusqu'ici", a-t-il dit.

- 'Offre améliorée' -

Selon Emma Marcegaglia, la présidente de Business Europe, l'association des industriels européens, qui a déjeuné le 2 septembre avec M. Le Maire, Paris devrait proposer "une offre améliorée", avec "quelque chose sur la partie militaire".

La crise entre les deux pays est née avec la nationalisation "temporaire" fin juillet de STX France, pourtant promis à Fincantieri sous la présidence de François Hollande.

Son successeur Emmanuel Macron a décidé de rouvrir le dossier, estimant que l'accord n'était "pas suffisamment protecteur des intérêts industriels stratégiques français". Révisant le pacte d'actionnaires, il a proposé à l'Italie un accord 50-50, ce que Rome refuse.

Les deux capitales se sont donné jusqu'au 27 septembre, date d'un sommet entre M. Macron et le chef du gouvernement italien Paolo Gentiloni, pour tenter de trouver une solution "réciproquement acceptable".

Paris a évoqué l'idée d'un grand pôle naval, civil et militaire, entre la France et l'Italie, pour faciliter un accord, ce à quoi le gouvernement italien s'est montré favorable.

"Nous travaillons avec nos collègues italiens à la constitution d'une alliance entre les industries navales militaires française et italienne, dans le domaine des bâtiments de surface, avec l'ambition de constituer à terme un leader mondial", a expliqué mardi la ministre française des Armées Florence Parly.

"Ce projet ambitieux avance, en concertation étroite avec les industriels concernés", a-t-elle ajouté.

On se dirigerait ainsi vers une alliance large entre Naval Group (ex-DCNS), STX France et Fincantieri, groupes représentant un chiffre d'affaires combiné de 9 milliards d'euros.

- 'Garde-fous' -

Mais Bruno Retailleau, le président de la région des Pays de la Loire où est situé STX France, a appelé le gouvernement français à "résister aux pressions de l'Italie" et à faire en sorte que "Fincantieri ne dispose pas de la majorité du capital".

Il a également demandé que le pacte d'actionnaires "puisse intégrer de solides garde-fous destinés à sécuriser l'emploi et le savoir-faire des chantiers de Saint-Nazaire, comme ceux de ses sous-traitants, rendre impossibles contractuellement les délocalisations de commandes et préserver l'autonomie des chantiers navals en matière commerciale et de recherche et développement".

Le président de la Confindustria (le patronat italien), Vincenzo Boccia, a de son côté souhaité que "prévale le bon sens et que la France devienne toujours plus européenne". "Nous, nous le sommes", a-t-il ajouté.

La presse italienne avait tiré à boulets rouges sur la France après l'annonce de la privatisation de STX, fustigeant le "protectionnisme" de Paris, alors que de nombreuses sociétés italiennes, comme Gucci, sont tombées dans l'escarcelle de groupes français ces dernières années.

"Je sais qu'il y a eu des malentendus durant les dernières semaines", a reconnu M. Le Maire. Mais "nous sommes totalement déterminés avec Pier Carlo à trouver une solution": l'Italie et la France "doivent travailler ensemble" et "renforcer leurs liens économiques", a-t-il martelé.

http://www.marine-oceans.com/actualites-afp/15201-fincantieri-stx-rencontre-franco-italienne-pour-tenter-de-qtrouver-un-compromisq
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MessageSujet: Re: Marine & mondialisation   Lun 25 Sep 2017 - 17:23

Citation :
STX France: Rome reste ferme sur les 51%, mais évoque les conditions d'un accord
     

Milan, 25 sept 2017 (AFP) -


Le ministre italien du Développement économique, Carlo Calenda, a souligné lundi que Rome restait résolu à obtenir pour Fincantieri les 51% des chantiers navals de STX France, mais a fait état de l'existence de "conditions pour parvenir à un accord".

"Nous sommes en train de travailler. Il y a les conditions pour parvenir à un accord, qui devra tenir compte tant des préoccupations des Français sur l'exportation du savoir-faire, que des nôtres concernant la nécessité d'avoir un contrôle effectif pour faire fonctionner le groupe", a affirmé le ministre dans un entretien au quotidien La Stampa.

A la question "les 51% de STX à l'Italie sont-ils intouchables?", M. Calenda a répondu: "ils le sont".

"S'il y a un accord sur les chantiers, on peut faire partir un raisonnement qui conduira dans un délai plutôt serré à un accord paritaire entre Fincantieri et Naval Group. Nous voulons une alliance européenne très importante mais faite avec toutes les garanties. Pour cette raison nous avons travaillé ces dernières semaines ensemble avec les ministres (de la Défense Roberta) Pinotti et (des Finances Pier-Carlo) Padoan pour coordonner la position des différents acteurs italiens", a-t-il ajouté.

Le quotidien italien La Repubblica avait affirmé la semaine passée que Paris ne serait plus opposé à l'idée de donner la majorité de STX France à Fincantieri, comme le réclame le gouvernement italien.

"Les 51% ne sont plus tabous pour nous. Nous rendrons les Italiens heureux et nous le serons nous aussi", affirmait une source anonyme à l'intérieur du gouvernement français et proche du dossier, citée par le journal.

D'après La Repubblica, "la solution identifiée prévoit des pouvoirs renforcés et des garanties dans le conseil d'administration et en matière de stratégie pour l'actionnaire français".

La crise entre Paris et Rome a éclaté avec la nationalisation "temporaire" fin juillet de STX France, pourtant promis à Fincantieri sous la présidence de François Hollande.

Son successeur Emmanuel Macron a décidé de rouvrir le dossier, estimant que l'accord n'était "pas suffisamment protecteur des intérêts industriels stratégiques français". Révisant le pacte d'actionnaires, il a proposé à l'Italie un accord 50-50, ce que Rome a refusé.

Un accord pourrait être annoncé mercredi, date d'un sommet à Lyon entre M. Macron et le chef du gouvernement italien Paolo Gentiloni.

Pour faciliter un accord, Paris avait évoqué l'idée d'un grand pôle naval, civil et militaire, entre la France et l'Italie, ce à quoi le gouvernement italien s'est montré favorable.

Mais d'après La Repubblica, l'alliance se concentrerait dans un premier temps sur la seule composante civile, principalement la construction des navires de croisière.

http://www.marine-oceans.com/actualites-afp/15260-stx-france-rome-reste-ferme-sur-les-51-mais-evoque-les-conditions-dun-accord
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MessageSujet: Re: Marine & mondialisation   Jeu 28 Sep 2017 - 20:26

Citation :
Les dessous de la prise de contrôle de STX France par Fincantieri

Par Michel Cabirol | 28/09/2017, 8:31 | 1406 mots


(Crédits : STEPHANE MAHE)


Le chantier naval italien Fincantieri a réussi à mettre la main sur STX France. Un nouvel accord-cadre signé entre Paris et Rome donnera lieu à l'acquisition par Fincantieri de 50 % du capital de STX France, tandis que l'État français conservera sa participation de 34,34 %. Grâce à un prêt à long terme de l'Etat français de 1% du capital, Fincantieri sera majoritaire.

Tout ça pour ça... Le chantier naval italien Fincantieri a réussi, à l'issue d'une crise diplomatique entre la France et l'Italie, à mettre la main sur STX France. Avec des conditions, comme c'était déjà le cas lors de l'accord accepté par François Hollande, mais avec des différences.

Ce nouvel accord-cadre qui se revendique équilibré donnera tout d'abord lieu à l'acquisition par Fincantieri de 50 % du capital de STX France, tandis que l'État français (via l'Agence des participations de l'Etat) conservera sa participation de 34,34 %. En outre, Naval Group va acquérir une participation minoritaire de 10 %. Enfin, 2% du capital seront proposés aux salariés et 3,66 % à un groupe de sociétés locales.

Fincantieri disposera de 51% du capital de STX France

Pourquoi donc Fincantieri prend la main? Parce que l'État français prêtera à long terme 1 % du capital de STX France à Fincantieri, "tout en gardant la possibilité de mettre fin à ce prêt pendant une période de trois mois au terme d'une durée de deux ans, cinq ans, huit ans et douze ans suivant la transaction", a expliqué mercredi le communiqué commun franco-italien. Au cas où la France déciderait de mettre fin au prêt, une consultation se tiendrait entre les deux gouvernements. Une façon pour tout le monde de sortir la tête haute...

Si Fincantieri ne respecte pas "ses obligations en matière de respect des règles de gouvernance, de préservation de la propriété intellectuelle et des savoir-faire, d'appui au développement des chantiers navals, de préservation de l'emploi et des sous-traitants et d'égalité de traitement au sein du groupe", l'Etat français pourra mettre un terme à cet accord. Dans son projet industriel, Fincantieri s'est engagé à rechercher des synergies et à optimiser les capacités de production et d'ingénierie au bénéfice de STX France. Paris évaluera si ces collaborations et synergies ont créé de la valeur pour les Chantiers navals. En matière d'emploi, l'État français vérifiera, au cours de la période de cinq ans qui suivra la transaction, l'absence de plan social et le respect du plan d'embauche sur trois ans.

Enfin, la France s'assurera du respect de l'engagement de Fincantieri qui s'engage à ne pas effectuer de transfert de technologie, de savoir-faire ou de droits de propriété intellectuelle en dehors de l'Europe, et en particulier vers la Chine, ni à concéder de licence autorisant l'utilisation des éléments précités. Elle appréciera également la mise en œuvre d'un plan d'investissement cohérent ainsi que les possibilités de diversification offertes aux chantiers navals.

Co-contrôle de STX France?

Les principales conditions de l'accord seront formalisées dans le pacte d'actionnaires final et dans le contrat d'acquisition d'actions de STX France, qui doit être signé dans les semaines à venir, après consultation du comité d'entreprise. Toutes les autres modalités déjà convenues par les parties, notamment tous les engagements de nature industrielle, financière et opérationnelle pris par Fincantieri dans le protocole d'accord du 12 avril et dans la dernière version provisoire du pacte d'actionnaires (notamment les clauses en matière de majorité qualifiée, de cession d'actions et de manquements) sont confirmées, tout comme l'ensemble des droits particuliers accordés à l'APE et à Naval Group à titre de protection, en tenant compte de la nouvelle structure de capital.

Selon nos informations, Naval Group disposerait d'un droit de veto au conseil d'administration de STX France. En outre, Fincantieri ne pourra pas se lancer dans la construction militaire avec STX France à l'exception des commandes passées par la France telles qu'un nouveau porte-avions et des pétroliers ravitailleurs ou encore de commandes export concernant des Bâtiments de projection et de commandement (BPC) de type Mistral. Enfin, Naval Group pourra détenir jusqu'à 15,66 % du capital de STX France si la mise en œuvre du plan de rachat par les salariés et/ou la reprise par un groupe de sociétés locales ne peuvent aboutir.

S'agissant de la gouvernance, le conseil d'administration sera composé de quatre administrateurs nommés par Fincantieri (y compris le président et le PDG), de deux administrateurs nommés par l'État français, d'un administrateur nommé par Naval Group et d'un administrateur nommé par les salariés. Le président du conseil disposera d'une "voix prépondérante".

Vers une alliance franco-italienne dans le naval militaire

Dans leur déclaration conjointe publiée le 1er août 2017, les gouvernements français et italien avaient annoncé qu'ils partageaient l'objectif d'avancer vers une Alliance forte entre les deux pays, à la fois dans le domaine civil et militaire. C'est confirmé par le nouvel accord-cadre : "Rapprocher les forces de Fincantieri, de Naval Group et de STX France permettrait de créer un leader européen d'envergure mondiale qui aurait pour objectif d'être le plus grand exportateur du monde sur les marchés civils et militaires, avec une activité significative dans les systèmes et les services", a expliqué l'accord cadre.

Hervé Guillou peut se réjouir mais le chemin reste encore très long et semé d'embûches. Et le "souhait de faciliter la création d'une industrie navale européenne plus efficace et plus compétitive" reste toujours à démontrer. Aujourd'hui aucun programme franco-italien dans le domaine naval est en cours. Ni dans un futur proche. Pour autant, précise l'accord-cadre, à chaque fois que la France et l'Italie envisageront des investissements dans de nouveaux programmes militaires, ils s'efforceront de lancer des programmes communs.

C'est dans ce cadre que Naval Group et Fincantieri "vont étudier les modalités de la mise en place d'une Alliance progressive, ambitieuse et équilibrée". Outre les deux groupes navals, ce projet complexe mettra à contribution toutes les parties prenantes concernées : les actionnaires, les partenaires industriels, les clients, les employés.... En outre, au regard des importantes répercussions de ce processus sur les intérêts stratégiques nationaux, les gouvernements français et italien devront "faire preuve d'engagement et fournir des éléments de cadrage", précise l'accord-cadre.

Une feuille de route en juin 2018

Dans cet esprit, ce projet va devoir être conduit "en plusieurs étapes et être dirigé par un comité de pilotage conjoint", composé de six membres : deux représentants de l'Italie, deux représentants de la France et les deux PDG de Fincantieri et Naval Group. D'ici à fin juin 2018 et après consultation des principaux partenaires et actionnaires des deux groupes, le comité de pilotage sera chargé de proposer aux deux gouvernements une feuille de route à moyen et long terme, décrivant les modalités du projet de la France et de l'Italie dans le secteur naval.

Ce document définira notamment la gouvernance, la structure et l'organisation de l'Alliance, des lignes directrices pour les politiques gouvernementales qui soutiendront le projet, les modalités de prise en compte des intérêts de toutes les parties prenantes dans la construction de cette alliance et les conditions financières du processus de convergence et des actifs inclus dans son périmètre. Concernant l'organisation, la feuille de route devra préciser les domaines qui nécessiteront un traitement spécial pour des raisons de souveraineté et les domaines où la coopération sera potentiellement la plus avantageuse pour les deux parties. Elle devra également déterminer "des possibles interdépendances" entre les deux pays et "un processus de convergence en matière de contrôle des exportations et de sécurité". Ce qui ne sera pas une mince affaire au regard des facilités de l'Italie à jouer avec les règles OCDE.
Enfin, l'accord cadre prévoit d'analyser la possibilité et les modalités d'un échange de titres entre les deux groupes à hauteur de 5% à 10 % de leur capital respectif. En outre, des mesures concrètes visant à développer les synergies seront définies et présentées aux deux gouvernements. Cette feuille de route devrait prévoir "la création d'une coentreprise équilibrée" au sein de laquelle des projets communs seraient progressivement élaborés, en priorité les plateformes ainsi que les systèmes et équipements des navires de surface. Une alliance équilibrée ou le romantisme à la française en matière d'Europe, qui en général se fracasse sur la dure réalité de la compétition entre pays européens. L'exemple d'Airbus en est l'exemple le plus probant. Où est la France au sein du constructeur aéronautique?

http://www.latribune.fr/entreprises-finance/industrie/aeronautique-defense/les-dessous-de-la-prise-de-controle-de-stx-france-par-fincantieri-752047.html
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MessageSujet: Re: Marine & mondialisation   Ven 29 Sep 2017 - 14:47

Citation :
Fincantieri/Naval Group: l'accord envisage un échange de participations de 5 à 10%


Milan, 29 sept 2017 (AFP) -


L'accord conclu entre Rome et Paris au sujet des chantiers navals de STX France prévoit un possible échange de participations de 5 à 10% entre Fincantieri et Naval Group, précise un document publié par le ministère italien de l'Economie et des Finances.

"L'opportunité et les modalités d'un échange (de participations) entre les deux entreprises entre 5% et 10% de leur capital respectif seront analysées et des actions concrètes visant à développer des synergies seront définies et présentées aux deux gouvernements", affirme le texte de l'accord.

"Cette feuille de route inclut la création d'une co-entreprise équilibrée, dans laquelle des projets communs seraient progressivement développés, avec une priorité donnée aux bâtiments de surface, aux systèmes et à l'équipement", ajoute-t-il.

Cette prise de participations croisées s'inscrit dans l'alliance navale que la France et l'Italie entendent développer, comme annoncé mercredi soir par les deux dirigeants, Emmanuel Macron et Paolo Gentiloni, lors de la conclusion de l'accord dans le dossier Fincantieri-STX après des semaines de crispation.

Le groupe italien a obtenu 50% des chantiers navals français auxquels il faut ajouter 1% "prêté" par l'Etat français, qui se réserve le droit de le reprendre si Fincantieri ne respecte pas ses engagements pendant une période de 12 ans.

Aux côtés de Fincantieri (50%) et de l'Etat français (34,34%), Naval Group détiendra 10% de STX France, les employés 2% et des sous-traitants du bassin de Saint-Nazaire 3,66%.

Au conseil d'administration siègeront quatre membres nommés par Fincantieri (dont le président et le directeur général), deux nommés par l'Etat français, un par Naval Groupe et un par les employés.

Le ministre français de l'Économie, Bruno Le Maire, a confirmé jeudi que Laurent Castaing resterait "directeur exécutif" de STX France.

"Il fait du très bon travail, il est apprécié des salariés (...). On ne change pas une équipe qui gagne. On ne change pas une direction qui est appréciée", a-t-il souligné, en précisant que l'Etat garderait "un droit de veto sur la nomination d'un nouveau directeur exécutif le moment venu, car personne n'est éternel".

http://www.marine-oceans.com/actualites-afp/15304-fincantierinaval-group-laccord-envisage-un-echange-de-participations-de-5-a-10
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MessageSujet: Re: Marine & mondialisation   Mer 4 Oct 2017 - 23:18

Citation :
Le directeur de STX France inquiet pour l'avenir de sa branche militaire


Paris, 4 oct 2017 (AFP) -


Le directeur général de STX France Laurent Castaing a exprimé mercredi son inquiétude quant à l'avenir de la branche militaire de son activité menacée selon lui par l'entrée de Naval Group au capital des chantiers navals de Saint-Nazaire.

"C'est tout un processus (...) qui amène à une prise d'hégémonie de DCNS sur la construction navale militaire française", a déclaré M. Castaing au cours d'une rencontre avec des journalistes.

En entrant au capital de la nouvelle entité, "DCNS fait une super affaire, ils tuent un concurrent pour pas cher", a-t-il poursuivi.

Au terme de longs mois de discussions, un accord a été conclu entre Paris et Rome, le groupe italien Fincantieri obtenant 50% des chantiers navals français auxquels il faut ajouter 1% "prêté" par l'Etat français, qui se réserve le droit de le reprendre si Fincantieri ne respecte pas ses engagements pendant une période de 12 ans.

Aux côtés de Fincantieri (50%) et de l'Etat français (34,34%), Naval Group (ex-DCNS) détiendra 10% de STX France, les employés 2% et des sous-traitants du bassin de Saint-Nazaire 3,66%.

Cet accord met un terme à "une période d'incertitude de quatre ans" donc "une bonne chose", selon M. Castaing qui s'inquiète cependant de l'avenir de la branche militaire du groupe qui représente "10 à 20%" de son activité mais est plus lucrative que le civil.

STX construit des navires de grande taille en coopération avec Naval Group, géant français de la construction navale militaire, et des navires de petite et moyenne taille -patrouilleurs et frégates- en propre.

- Marges de manoeuvre restreintes -

Pour M. Castaing, l'arrivée de Naval Group fera perdre au constructeur sa "liberté de négociation" sur la construction des grosses unités.

"Le fait que DCNS soit à l'intérieur de notre système me laisse craindre qu'on ne puisse pas disposer des mêmes marges que celles qu'on avait sur les grands navires", a ajouté M. Castaing qui est à la tête de STX France depuis février 2012.

En outre, "il y a des marchés où nous agissons indépendamment de DCNS: sur les petits et moyens navires. Et là nous avons une vraie crainte que demain on nous refuse d'avoir une activité", a-t-il ajouté, estimant que Naval Group pourrait s'approprier ce marché, notamment celui des navires garde-côtes en pleine expansion.

Contacté par l'AFP, Naval Group n'a souhaité faire aucun commentaire sur ces déclarations.

Interrogé sur son avenir en tant que directeur général de STX France, M. Castaing a déclaré que cela "fait partie des vrais sujets à discuter avec Fincantieri". "J'ai peur que Fincantieri me dise +sur le militaire doucement+ donc il faudra prendre la décision: +est ce que je suis DG dans ces conditions ou pas+?".

Le ministre français de l'Économie, Bruno Le Maire, avait confirmé jeudi que Laurent Castaing resterait "directeur exécutif" de STX France qui va reprendre son ancien nom: "Chantiers de l'Atlantique".

Paris et Rome ont affiché leur ambition de créer un "champion naval" européen, civil et militaire, capable de résister à la concurrence, notamment asiatique, grâce au rapprochement souhaité entre Naval Group et Fincantieri.

http://www.marine-oceans.com/actualites-afp/15319-le-directeur-de-stx-france-inquiet-pour-lavenir-de-sa-branche-militaire
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MessageSujet: Re: Marine & mondialisation   Jeu 5 Oct 2017 - 18:42

Citation :
STX France: feu vert à la nationalisation temporaire du chantier naval


Paris, 5 oct 2017 (AFP) -


La nationalisation temporaire du chantier naval STX France, préalable au rachat par le concurrent italien Fincantieri, a été autorisée par un arrêté publié jeudi au Journal officiel (JO).

"L'acquisition par l'Etat de 9.525.837 actions de STX France représentant 66,66% du capital pour un montant de 79.550.000 euros, est autorisée", selon le JO.

L'Etat, qui détenait déjà un tiers des actions, rachète ainsi la part du sud-coréen STX, jusqu'alors propriétaire du chantier naval français.

Fin juillet, l'annonce de la nationalisation "temporaire" de STX France, pourtant promis à Fincantieri sous la présidence de François Hollande, avait engendré une crise entre Paris et Rome.

Peu après son élection, le chef de l'Etat Emmanuel Macron avait décidé de rouvrir le dossier, le temps de renégocier à la baisse la participation du repreneur italien Fincantieri qui réclamait une majorité absolue au capital du chantier français.

Après des mois d'un long feuilleton diplomatique, Fincantieri a finalement obtenu 50% de STX, auxquels il faut ajouter 1% "prêté" par l'État français, qui se réserve le droit de le reprendre si l'Italien ne respecte pas ses engagements pendant une période de douze ans.

http://www.marine-oceans.com/actualites-afp/15321-stx-france-feu-vert-a-la-nationalisation-temporaire-du-chantier-naval
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