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 Marine & mondialisation

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MessageSujet: Re: Marine & mondialisation   Jeu 8 Mar 2018 - 17:28

Citation :
Grèce: le chantier naval Skaramangas placé sous gestion spéciale en vue d'une vente


Athènes, 8 mars 2018 (AFP) -


La justice grecque a décidé de placer sous gestion spéciale Hellenic Shipyards (HSY), ex-fleuron de la construction navale grecque, en vue de la reprise par un investisseur de ses activités civiles, a-t-on appris jeudi auprès du ministère de l'Economie.

Satisfaisant à une demande du gouvernement datant de novembre, les magistrats ont appliqué aux chantiers cette procédure récente de règlement accéléré du sort des entreprises en faillite, a-t-on précisé dans l'entourage du ministre-adjoint à l'Économie, Stergios Pitsiorlas, en charge du dossier.

HSY appartenait depuis 2010 au groupe de construction navale Privinvest de l'homme d'affaires franco-libanais Iskandar Safa, mais se trouvait depuis 2011 plombé par des dettes, dont près de 700 millions d'euros à rembourser pour des aides d'État reçues de 1997 à 2002 et jugées illégales par la Commission européenne en 2008.

"Le jugement signifie qu'un gestionnaire va être nommé pour assainir l'entreprise et lancer un appel d'offres sous 12 mois pour la cession de ses activités civiles", a expliqué la même source. Selon elle, la décision n'est pas susceptible d'appel.

Des groupes chinois, coréen et européens ont déjà manifesté leur intérêt, a-t-elle affirmé, ajoutant que le ministère est "satisfait de cette décision, qui lance le pari d'une relance des activités de construction navale" grecques en déshérence alors même que les armateurs grecs détiennent la première flotte mondiale, a-t-elle souligné.

Les 650 employés travaillent actuellement au ralenti sur le site de Skaramangas, près d'Athènes, dont un terrain accueille désormais un camp de réfugiés.

Selon le ministère, le sort des activités militaires de HSY doit être réglé ultérieurement, dans le respect des engagements d'Athènes envers l'Otan.

Sous ses précédents propriétaires allemands, HDW/Ferrostaal puis ThyssenKrupp, l'Etat grec avait commandé six sous-marins au chantier.

Privinvest avait pourtant obtenu fin septembre de la Chambre de commerce internationale (CCI) un arbitrage enjoignant la Grèce à lui payer 200 millions d'euros, et ordonnant la mise en chantier des deux derniers sous-marins commandés, mais le jugement ne semble pas tenir compte de cet arbitrage.

Un porte-parole de Privinvest a considéré que la décision, "motivée par des considérations politiques, est une déception, mais pas une surprise étant donné les nombreuses et récentes discussions au Parlement et par les ministres sur ce sujet, plutôt maladroites et scandaleuses, présageant cette évolution".

"Hellenic Shipyards, ses employés et son équipe dirigeante en Grèce auraient eu un bel avenir si seulement le gouvernement avait mis en oeuvre le jugement" rendu par la CCI, a-t-il encore regretté à l'AFP.

Le litige a d'ores et déjà été porté par M. Safa devant un autre organisme arbitral, le Centre international pour le règlement des différends relatifs aux investissements (CIRDI) membre du groupe de la Banque mondiale.

Dans l'entourage de la Privinvest, jeudi, on évoquait carrément "un vol pur et simple" du chantier naval dans lequel Privinvest "a investi 160 millions d'euros", de surcroît "dans un climat détestable voire raciste à l'encontre de la Privinvest et de M. Safa".

Cette source a qualifié de "déni de justice" l'impossibilité de faire appel, et estimé que les rumeurs prêtant au gouvernement grec de vouloir vendre HSY au chinois Cosco, déjà propriétaire de deux tiers du port du Pirée, montrent "que tout cela a été organisé politiquement".

"Qui prendra désormais le risque d'investir dans un pays, la Grèce, d'où il pourra être exproprié sans protection juridique et sans dédommagement?", a-t-elle conclu.

http://www.marine-oceans.com/actualites-afp/15968-grece-le-chantier-naval-skaramangas-place-sous-gestion-speciale-en-vue-dune-vente
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MessageSujet: Re: Marine & mondialisation   Ven 23 Mar 2018 - 19:04



Citation :
Croisière : 4 vérités qui rendent le nouveau plus gros paquebot du monde unique

23.3.2018 - 17:18, Relaxnews


Photo: Relaxnews


La dernière prouesse navale des chantiers de Saint-Nazaire s'appelle Symphony of the Seas. Le nouveau fleuron de la Royal Caribbean n'a pas encore démarré sa carrière que, déjà, il est le plus gros paquebot de croisière du monde. Il quitte la Loire-Atlantique samedi 24 mars pour rejoindre Malaga, en Espagne, où il voguera sur les eaux méditerranéennes cet été avant de rejoindre les Caraïbes. Focus sur ses caractéristiques uniques... avant qu'un prochain géant des mers ne lui vole la vedette.

Mensurations

Symphony of the seas est évidemment unique par sa taille. Il dépasse d'un cheveu son prédécesseur, Harmony of the Seas inauguré en 2016, en présentant une longueur de 362 mètres, une hauteur de 72 mètres, soit l'équivalent d'un immeuble de vingt étages, et une largeur de 66 mètres. Si les membres d'équipage seront moins nombreux que sur Harmony of the Seas (2.394 contre 2.200), Symphony accueillera beaucoup plus de passagers que le précédent, 6.780 répartis dans 2.775 cabines, contre 5.479 voyageurs.

Toboggans

Selon la Royal Carribean, l'Ultimate Abyss sera le plus haut toboggan jamais installé sur un navire de croisière. Les nageurs qui n'auront pas froid aux yeux entreprendront une chute équivalente à dix étages. Les moins courageux se contenteront des trois chutes d'eau ou de tester l'un des deux simulateurs de surf.

Une suite duplex pour toute la famille

Les heureux locataires de cette cabine hors norme n'en croiront pas leurs yeux. Répartie sur deux étages, cette suite permettra aux enfants de rejoindre leurs parents en dévalant un toboggan débouchant depuis leur chambre du premier étage jusqu'au salon. La famille bénéficiera de sa propre salle de cinéma en trois dimensions (la machine à popcorn personnelle est incluse !), d'un mur de Lego, d'une table de air hockey, mais aussi d'un billard et d'un bain à remous face à la mer. Et pour couronner le tout, les chanceux auront droit de confier leurs moindres désirs à un majordome dédié à leur bien-être.

Laser game

Symphony of the Seas proposera même une salle de laser game à bord, pour ses voyageurs en quête de sensations fortes. Des missions intergalactiques attendront d'être relevées par les passagers. C'est la première fois que la Royal Carribean propose une telle attraction sur l'un de ses navires. La patinoire aurait pu être une autre extravagance, mais la Royal Carribean en a déjà construite d'autres sur ses précédents géants des mers. La tyrolienne ? Elle a aussi été étendue sur Harmony of the Seas, l'aînée de Symphony...

https://www.bluewin.ch/fr/lifestyle/voyage/croisiere-4-verites-qui-rendent-le-nouveau-plus-gros-paquebot-du-monde-unique-80151.html
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MessageSujet: Re: Marine & mondialisation   Jeu 12 Juil 2018 - 15:54

Citation :
STX: les chantiers de Saint-Nazaire à 100% dans les mains de l'Etat


Paris, 11 juil 2018 (AFP) -


L'Agence des participation de l'Etat (APE) a annoncé avoir racheté mercredi les deux tiers du capital des chantiers navals de Saint-Nazaire détenus par le groupe coréen STX Offshore & Shipbuilding, une opération qui lui donne provisoirement 100% de STX France avant sa prise de contrôle par l'italien Fincantieri.

Le rachat pour 80 millions d'euros de la participation majoritaire du groupe sud-coréen dans STX France, initialement prévu pour le 1er juillet, a été retardé de quelques jours "uniquement à cause de formalités techniques", a indiqué une porte-parole à l'AFP.

L'APE va maintenant céder, "dès la semaine prochaine, la partie destinée à tous les actionnaires minoritaires", à savoir Naval Group, un groupement d'entreprises locales et les salariés, a-t-elle dit.

Quant aux 50% que doit reprendre Fincantieri, "il faudra attendre l'autorisation des autorités de la concurrence, qui est plutôt attendue vers l'automne", a précisé la porte-parole.

Le groupe italien doit détenir 50% des chantiers navals de Saint-Nazaire, auxquels 1% sera "prêté" par l'État français, qui se réserve le droit de le reprendre si l'italien ne respecte pas ses engagements pendant une période maximale de 12 ans.

L'APE gardera une minorité de blocage de 34,34% du capital (dont 1% prêté à Fincantieri).

Le site de Saint-Nazaire, qui construit des paquebots de croisière, mais aussi des navires militaires, emploie 2.600 salariés et fait travailler environ 5.000 personnes via des sous-traitants. Il doit être rebaptisé prochainement Chantiers de l'Atlantique.

Le feuilleton STX avait commencé en 2016 lorsque STX France, alors seule unité rentable de STX Offshore & Shipbuilding, avait été mis en vente pour cause de redressement judiciaire.

Fincantieri, contrôlé par l'Etat italien et seul candidat à la reprise, a alors obtenu le feu vert du gouvernement de François Hollande. Mais Emmanuel Macron, fraîchement élu président de la République, a demandé en mai 2017 à revoir la participation française à la hausse, visant une répartition à parts égales.

Cette proposition a été rejetée par Rome -les Italiens insistant pour détenir 51% du capital et le contrôle du conseil d'administration-, avant que les deux pays ne trouvent un compromis en septembre.

https://www.marine-oceans.com/actualites/stx-les-chantiers-de-saint-nazaire-a-100-dans-les-mains-de-l-etat
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MessageSujet: Re: Marine & mondialisation   Mer 18 Juil 2018 - 14:47

Citation :
STX France redevient officiellement "Chantiers de l'Atlantique"


Rennes, 18 juil 2018 (AFP) -


Les chantiers STX France ont repris leur nom historique de "Chantiers de l'Atlantique" perdu en 2006 lors du rachat de l'entreprise par le groupe norvégien Aker Yards, a annoncé l'entreprise mercredi dans un communiqué.

Ce retour à l'ancien nom historique des chantiers avait été promis par le ministre de l'Économie Bruno Le Maire en 2017. L'assemblée générale de l'entreprise a voté en faveur de ce changement de nom mardi soir.

Le nom de "Chantiers de l'Atlantique" est né en 1955 après la fusion des Ateliers et chantiers de la Loire et des Chantiers de Penhoët. Le nom a été perdu en 2006, lors de la cession des chantiers au groupe norvégien Aker Yards par Alstom.

Les Chantiers de l'Atlantique sont désormais détenus temporairement "à 84,3% par l'État français, 11,7% par Naval Group, 1,6% par les entreprises locales (COFIPME) et dans les prochaines semaines par les salariés à hauteur de 2,4%", ajoute l'entreprise. Elle rappelle que, "conformément à l'accord franco-italien de septembre 2017, le groupe italien Fincantieri entrera au capital dès que les autorisations nécessaires auront été obtenues".

Le carnet de commandes du chantier naval, qui fait travailler plus de 8.000 personnes dont 2.900 salariés, est plein pour plusieurs années avec onze paquebots à construire, six pour l'armateur italien MSC et cinq pour l'armateur américain RCCL. L'entreprise a réalisé plus de 1.000 embauches en CDI depuis 2013.

Mis en vente en 2016 par son actionnaire majoritaire sud-coréen STX Offshore % Shipbuilding, le chantier naval n'est toujours pas passé dans les mains de son concurrent italien Fincantieri. Malgré un accord signé entre la France et l'Italie en septembre pour le rachat de 50% du capital de STX France, les deux parties attendent toujours l'autorisation des autorités de la concurrence européennes attendue "pour fin 2018 début 2019" selon Bruno Le Maire.

Les tensions entre la France et le nouveau gouvernement italien restent aussi source d'incertitude.

"La seule incertitude, je le reconnais, c'est la position du gouvernement italien mais j'estime qu'un accord conclu par un État dépasse les changements politiques. Les gouvernements changent, mais les engagements des États demeurent. Je souhaite que cet engagement de l'État italien demeure", a assuré en juin lors d'une visite à Saint-Nazaire M. Le Maire.

https://www.marine-oceans.com/actualites/stx-france-redevient-officellement-chantiers-de-l-atlantique
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MessageSujet: Re: Marine & mondialisation   Dim 12 Aoû 2018 - 15:58

Citation :
  Accord historique sur le statut de la mer Caspienne


Aktaou (Kazakhstan), 12 août 2018 (AFP) -


C'est l'épilogue de plus de 20 ans d'éprouvantes négociations avec pour enjeux pétrole, gaz et caviar: la Russie, l'Iran, le Kazakhstan, l'Azerbaïdjan et le Turkménistan ont signé dimanche un accord historique définissant le statut de la mer Caspienne.

Réunis dans le port kazakh d'Aktaou, les cinq pays qui bordent la Caspienne se sont mis d'accord sur le statut de cette étendue d'eau, en plein vide juridique depuis la dissolution de l'Union soviétique, qui englobait alors la totalité de ces Etats sauf l'Iran, avec lequel existait un accord, aujourd'hui caduc.

L'hôte de la cérémonie, le président kazakh Noursoultan Nazarbaïev, a salué un "événement historique".

"Nous pouvons dire qu'un consensus sur le statut de la mer a été difficile à atteindre et qu'il a pris du temps, les pourparlers se sont échelonnés sur 20 ans et ont nécessité des efforts importants et conjoints des parties impliquées", a-t-il ajouté.

Le président russe Vladimir Poutine a de son côté évoqué une convention dont la "signification fera époque" et plaidé pour une plus grande coopération militaire entre les pays de la mer Caspienne afin d'"assurer la paix" dans la région.

Selon M. Nazarbaïev, les principaux points du nouvel accord concernent l'autorisation de la construction de pipelines sous-marins pour le transport d'hydrocarbures, des quotas de pêche définis pour chaque pays et l'interdiction de toute présence militaire d'un pays tiers sur la Caspienne.

"La mer Caspienne n'appartient qu'aux pays de la Caspienne", a immédiatement salué le président iranien Hassan Rouhani.

- Hydrocarbures -

Le nouvel accord qui a été signé dimanche, précédé par une réunion des chefs de la diplomatie des cinq pays samedi, ne devrait pas mettre fin à toutes les disputes concernant cette mer fermée, la plus grande du monde de ce type.

Il devrait néanmoins aider à apaiser les tensions existant de longue date dans la région, qui recèle de vastes réserves d'hydrocarbures, estimées à près de 50 milliards de barils de pétrole et près de 300.000 milliards m3 de gaz naturel.

Selon le Kremlin, l'accord préserve la plus grande partie de la Caspienne en tant que zone commune, mais partage entre les cinq pays les fonds marins et les ressources sous-marines.

Selon le vice-ministre russe des Affaires étrangères, Grigori Karassine, la Caspienne bénéficiera d'un "statut légal spécial": ni mer, ni lac, qui ont tous deux leur propre législation en droit international.

Le Turkménistan, l'un des pays les plus fermés de la planète, semble être l'un des grands gagnants de ce nouvel accord: cet Etat d'Asie centrale riche en hydrocarbures devrait ainsi pouvoir installer au fond de la Caspienne des pipelines sous-marins pour lui permettre d'exporter son gaz vers les marchés européens via l'Azerbaïdjan.

Ce projet, estimé à cinq milliards de dollars, avait auparavant rencontré l'opposition des autres pays de la région. Il pourrait encore être contesté par Moscou et Téhéran, les anciens maîtres de la Caspienne, pour des raisons environnementales.

- Caviar et bases militaires -

Si la Russie a dû céder sur un certain nombre de sujets, "elle gagne des bons points pour avoir fait sortir une situation de l'impasse" et renforcé son image de pays producteur d'accords diplomatiques, relève John Roberts, analyste collaborant avec l'Atlantic Council.

De plus, l'accord devrait asseoir la prédominance militaire russe dans la région en interdisant à des pays tiers de disposer de bases militaires sur la Caspienne.

L'Iran, pour sa part, pourrait profiter de la clarté apportée par le texte pour lancer des projets communs avec l'Azerbaïdjan.

La République islamique a eu recourt par le passé à des manoeuvres navales hostiles pour défendre ses prétentions dans la Caspienne.

Au-delà des considérations économiques et militaires, l'accord donne espoir pour la préservation de la diversité écologique de la région.

Les populations de bélugas, dont les oeufs sont appréciés dans le monde entier en tant que caviar, pourront désormais se multiplier grâce à un "régime de quotas clair et commun pour les eaux de la Caspienne", selon M. Roberts.

https://www.marine-oceans.com/actualites/accord-historique-sur-le-statut-de-la-mer-caspienne
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MessageSujet: Re: Marine & mondialisation   Ven 12 Oct 2018 - 18:42

Citation :
Naval Group/Fincantieri : pourquoi ça fait pshittttt

Par Michel Cabirol | 12/10/2018, 15:17 | 1273 mots


Trois principales raisons ont eu la peau du projet de rapprochement entre Naval Group et Fincantieri
(Crédits : Alessandro Bianchi)


Trois principales raisons ont eu la peau du projet de rapprochement entre Naval Group et Fincantieri : les relations polaires entre la France et l'Italie, la guerre entre Fincantieri et Leonardo, et la volonté de l'Etat français de préserver Thales.


Entre la France et l'Italie, les relations diplomatiques polaires depuis le début de l'été, ont eu principalement raison du projet Poséidon. La crise des migrants a généré des passes d'arme d'une violence inédite dans les relations entre Emmanuel Macron et le ministre de l'Intérieur italien, Matteo Salvini. Puis, les accusations de l'Italie sur le présumé rôle joué par la France dans la crise en Libye début septembre ont rajouté de l'huile sur le feu entre les deux pays. Résultat, le rapprochement entre Naval Group et Fincantieri est essentiellement tombé à l'eau en raison du froid entre les deux pays. Et ce en dépit de la volonté d'Hervé Guillou et de Giuseppe Bono, respectivement patrons de Naval Group et de Fincantieri, de poursuivre coûte que coûte cette opération. Aujourd'hui Hervé Guillou semble également résigné.

De mauvaises raisons, qui ne touchent pas le contenu du projet, ont donc joué un rôle crucial sur l'abandon du projet initial, torpillé par le changement de majorité à Rome, puis la dégradation des relations entre les deux pays. En outre, la stratégie de Fincantieri a pu interpeller en France. Début septembre, des responsables de Fincantieri ont évoqué la création d'un consortium, en association avec Autostrade per l'Italia (Aspi), pour la reconstruction du pont Morandi de Gênes, dont une partie s'est écroulé en août. Alors que l'Etat français a poussé Naval Group à se désengager des énergies renouvelables (hydroliennes), Fincantieri se lance quant à lui dans la construction de ponts... Cela fait désordre.

1/ Des relations polaires entre la France et l'Italie

Début juillet, le ministre de l'Intérieur et chef de l'extrême droite Matteo Salvini conseillait à Emmanuel Macron de "se laver la bouche parce que l'Italie à fait beaucoup plus que les Français qui continuent de repousser des personnes à Vintimille", à la frontière franco-italienne. Il répondait ainsi à la France qui accusait l'Italie "d'irresponsabilité" sur la crise des migrants. Matteo Salvini estimait également que l'Italie n'avait pas de leçons à recevoir de la part d'un pays qui, selon lui, n'a pas tenu ses engagements en matière d'accueil.

Puis, la ministre italienne de la Défense, Elisabetta Trenta, avait estimé que la France avait une part de responsabilité dans la crise libyenne de début septembre. La ministre évoquait sur sa page Facebook l'intervention militaire de la France et d'autres pays en Libye en 2011 contre le régime du colonel Kadhafi. "Evidemment, il est indéniable qu'aujourd'hui ce pays se retrouve dans cette situation parce que quelqu'un, en 2011, a privilégié ses intérêts à ceux des Libyens et de l'Europe elle-même", avait écrit la ministre. Dans la foulée, Elisabetta Trenta a annulé deux rendez-vous avec Florence Parly. Finalement, les deux ministres se sont croisées au sommet de l'OTAN.

Difficile dans ces conditions diplomatiques très tendues pour l'Elysée d'annoncer un rapprochement stratégique entre la France et l'Italie dans le domaine aussi sensible que la défense et d'organiser un événement grandiose pour le célébrer. La France et l'Italie voudront-elles néanmoins sauver la face lors du salon Euronaval (23-26 octobre) pendant lequel ce rapprochement aurait dû être célébré en grande pompe? Voudront-elles annoncer un projet a minima avec la création d'une société commune regroupant quelques actifs dans les bâtiments de surface et faisant des propositions communes franco-italienne à l'export? Ce serait la tendance. A suivre. Mais l'Etat français serait carrément schizophrène...

2/ Leonardo gagne la guerre en Italie

Depuis le lancement de Poséidon, ce projet a provoqué une guerre violente entre les deux principaux industriels italiens, Ficantieri et Leonardo, opposé à ce dossier pour des raisons industrielles. Le groupe d'électronique italien avait émis des craintes d'être mis au bord de la route cette alliance, compte tenu que Thales détient 35% de Naval Group. Leonardo a finalement gagné deux batailles, dont l'une cruciale. Alors que Giuseppe Bono avait expliqué aux Français qu'il allait récupérer les activités très stratégiques des systèmes de gestion de combat (CMS) de Leonardo, le patron de Fincantieri a in fine perdu cette bataille. Le groupe d'électronique de défense italien va garder cette activité après s'être battu et être monté au créneau pour se défendre.

Giuseppe Bono a pris une deuxième claque en se faisant souffler Vitrociset, une grosse PME qui opère dans les systèmes électroniques et informatiques dans les domaines civil et militaire par Leonardo. Fincantieri souhaitait s'emparer de ce spécialiste des systèmes de défense, de contrôle de trafic aérien, de technologies de satellites... Sauf qu'il n'avait pas anticipé que Leonardo détenait moins de 2% du capital de Vitrociset... avec un droit de préemption. Et le patron de Leonardo a bien sur exercé son droit de préemption.

Enfin, les Italiens sont arrivés à la conclusion que l'équation proposée par le projet de rapprochement n'avait pas de solutions idéales pour Leonardo. Car aussi bien du côté italien que du côté français, les deux filières navales militaires sont organisées en chaîne nationale. Le rapprochement entre les deux groupes navals implique un risque pour Leonardo et Thales... sauf à fusionner toute la filière (Leonardo, Thales, Fincantieri et Naval Group). C'est finalement ce qu'a compris Rome au bout d'un certain temps à l'issue d'une analyse très approfondie. L'Italie n'a pas voulu choisir entre ses deux champions... tout comme d'ailleurs Paris.

En tout cas, l'Italie a souhaité créer un champion européen en demandant à Leonardo et Fincantieri de renforcer leur coopération dans le secteur naval. Ce n'est ni plus ni moins le vieux plan Capricorn qui a resurgi. Pour ce faire, ils ont convenu de réorganiser leur société commune Orizzonte Sistemi Navali afin de présenter des solutions communes sur un marché naval de plus en plus concurrentiel et exigeant. "La réorganisation d'Orizzonte Sistemi Navali est la meilleure façon d'encourager le développement de l'ensemble de la chaîne d'approvisionnement nationale qui contribue à la création de navires militaires, a expliqué le directeur général de Leonardo, Alessandro Profumo. Grâce à l' offre conjointe de produits et de services, nous allons augmenter la compétitivité de l'industrie italienne sur le marché international".

3/ La France incapable de choisir vraiment

Pour la France, le projet Poséidon présentait autant de problèmes que de perspectives. La Direction générale de l'armement (DGA) et l'Agence des participations de l'Etat (APE) ont toujours soutenu Thales tout en étant partisan du projet Poséidon sur le thème "rien ne peut se faire contre les intérêts du groupe d'électronique portant sur les équipements, les radars, les sonars..." Pour preuve, selon nos informations, l'Etat n'est jamais venu demander à Thales de quitter le capital de Naval Group. Ce qui suggère qu'il n'a jamais voulu un départ du groupe d'électronique de Naval Group.
Aujourd'hui, Hervé Guillou a compris que le vent avait définitivement tourné. Son regard se porterait sur TKMS (ThyssenKrupp Marine Systems) que la maison mère pourrait céder. Un vieux rêve français de 20 ans qui risque une nouvelle fois de se fracasser sur la francophobie des dirigeants allemands. Du côté de l'Etat français, "l'exécutif veut voir s'il peut organiser une alliance sur des sujets délimités, plutôt que sur la totalité des activités des deux entités", explique-t-on à La Tribune.

https://www.latribune.fr/entreprises-finance/industrie/aeronautique-defense/naval-group-fincantieri-pourquoi-ca-fait-pshittttt-793585.html
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MessageSujet: Re: Marine & mondialisation   Mar 23 Oct 2018 - 22:51

Citation :
Naval Group et Fincantieri vont créer une co-entreprise pour renforcer leur compétitivité


Paris, 23 oct 2018 (AFP) -


Naval Group et Fincantieri ont annoncé mardi soir dans un communiqué leur intention de créer une co-entreprise contrôlée à parts égales, dans le cadre de leur rapprochement lancé en septembre 2017 lors du 34e sommet franco-italien.

Cette annonce a été saluée par les gouvernements français et italien dans un texte séparé publié à l'issue d'une rencontre à Paris entre la ministre des Armées Florence Parly et son homologue italienne Elisabetta Trenta, qui y voient le moyen d'"améliorer la compétitivité des offres de cette alliance sur le marché mondial".

https://www.marine-oceans.com/actualites/naval-group-et-fincantieri-vont-creer-une-co-entreprise-pour-renforcer-leur-competitivite
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MessageSujet: Re: Marine & mondialisation   Mar 13 Nov 2018 - 16:32


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MessageSujet: Re: Marine & mondialisation   

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