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Le régime algérien, quelles perspectives d'avenir ? 5 3.4 5
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 Le régime algérien, quelles perspectives d'avenir ?

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MessageSujet: Re: Le régime algérien, quelles perspectives d'avenir ?   Dim 17 Avr 2011 - 23:56

Quel loup de la politique ce Ferhat Mehenni Very Happy


Citation:
PARIS — Le président du Gouvernement provisoire kabyle Ferhat Mehenni a appelé les Kabyles à se préparer à toute éventualité avec ou sans la chute du régime algérien, a-t-il dit.


Dans un message adressé aux participants à la Convention nationale kabyle, M. Mehenni a souligné que « devant un régime condamné, la Kabylie doit se préparer à toute éventualité avec ou sans sa chute ».

« S'il vient de tomber dans un proche avenir, et tous nos efforts y tendent, nous avons le devoir de ne pas répéter les erreurs, qui à l'indépendance de l'Algérie, ont fait de la Kabylie, la victime expiatoire du pouvoir depuis bientôt 50 ans. »

Dans le cas contraire, poursuit-il, « si le régime ne tombe pas tout de suite, nous avons à construire le plus vite possible, une autonomie qui mette la Kabylie à l'abri du joug, du sang et de la violence armée du pouvoir algérien ». Pour M. Mehenni, « un référendum s'impose ».

À propos de la Convention nationale kabyle, il a précisé que sa tenue se fait, dans un contexte historique qui plaide, selon lui, en faveur du dialogue et du rapprochement interkabyle.

« Nous ne pourrons pas dialoguer avec les autres si nous ne le faisons pas prioritairement entre nous », a souligné M. Mehenni dans une lettre adressée aux participants à la première CNK. Ferhat Mehenni a ajouté que « cette convention est l'occasion de nous entendre sur des valeurs, des règles de solidarité et des objectifs, dont la sauvegarde de la Kabylie dans son identité séculaire ».

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Fahed64
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MessageSujet: Re: Le régime algérien, quelles perspectives d'avenir ?   Ven 22 Avr 2011 - 11:13

Je le reposte ici, c'est trop bon

Citation:
Comment le CNT libyen a neutralisé la diplomatie algérienne

Le pouvoir algérien a beau dénoncer un complot, le résultat est là : en quelques sorties médiatiques, le CNT, un petit groupuscule dirigé par d’anciens ministres de Kadhafi et reconnu par quelques pays directement impliqués dans le conflit, à l’instar de la France, a réussi à neutraliser la diplomatie algérienne. La plus grande puissance militaire de la région Maghreb‑Sahel assiste impuissante à des événements graves à sa frontière.
Chaque jour ou presque, nos ministres sont obligés de se justifier sur des accusations certes graves – soutien militaire à Kadhafi, transports d’armes et de mercenaires… – mais formulées jusqu’à présent sans preuves tangibles. A l’image d’un État voyou, l’Algérie fait l’objet d’une plainte auprès de la Ligue arabe pour soutien à Kadhafi et envoi de mercenaires en Libye. Cette plainte déposée par le CNT a suscité une réaction molle d’Alger. Un pays sûr de sa puissance aurait exigé et obtenu de la Ligue arabe une déclaration et un rejet de la plainte du CNT sans même qu’elle soit examinée. Dans le cas contraire, il menacerait de quitter l’organisation. Mais Alger s’est contenté d’un nouveau démenti.

Un pays sûr de sa puissance n’aurait de même jamais toléré les propos tenus par Alain Juppé, ministre français des Affaires étrangères, lors d’un entretien téléphonique avec Mourad Medelci. Dans cet entretien, médiatisé par Alain Juppé sans l’accord d’Alger, le ministre français a demandé des explications à son homologue algérien sur la base « des informations qui circulent selon lesquelles Kadhafi aurait reçu plusieurs centaines de véhicules armés et transportant des munitions en provenance d'Algérie ».

La France, militairement impliquée dans le conflit, a tous les moyens de savoir si des véhicules algériens ont franchi la frontière libyenne avec des armes. Mais la question d’Alain Juppé avait un autre objectif : placer la diplomatie algérienne sur la défensive. Et Juppé a réussi. Face aux accusations, Mourad Medelci a simplement démenti. « Je lui ai posé la question et il m'a assuré que (...) ce n'était pas vrai », a expliqué Alain Juppé. Mais au lieu de condamner les propos du ministre français ou de demander à Paris de faire pression sur ses alliés du CNT, Alger a dépêché en France son ministre de l’Industrie pour promettre de nouvelles conditions favorables pour les investisseurs étrangers et particulièrement français.

Cet épisode donne un aperçu de ce que sera la position de l’Algérie dans l’avenir. Des relations tendues avec tous ses voisins immédiats. Avant il y avait le Maroc, le Mali, le Niger et la Mauritanie. Désormais, la liste est complétée par la Tunisie et la Libye. Lors de sa visite à Alger, le premier ministre tunisien a reproché amicalement à Bouteflika d’avoir tardé avant d’apporter son soutien aux changements en Tunisie. Pour se faire pardonner, le président algérien a sorti le chéquier et offert une aide de 100 millions de dollars d’aide. Mais le mal est fait.

Sur un plan plus large, l’Algérie, qui aspirait à concurrencer l’Égypte pour le contrôle de la Ligue arabe, est réduite maintenant à tenter de se justifier suite à la plainte du CNT. L’Égypte, après le changement de régime, sera plus renforcée ; le Qatar a déjà choisi son camp : celui des nouvelles démocraties. Le dernier allié de l’Algérie dans le monde arabe est le régime syrien, très affaibli par les manifestations de rue. Autant dire que l’Algérie n’a plus d’alliés.

TSA

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MessageSujet: Re: Le régime algérien, quelles perspectives d'avenir ?   Mar 30 Aoû 2011 - 14:41

Ahmed Benbitour était l'ancien chef du gouvernement de Bouteflika démissionnaire en 2000 devant les dérives totalitaires et maffieuses de ce dernier

Citation:
Le changement est inéluctable !

Pourquoi ? Comment ?

La nation est en danger et le pays va à la dérive, sous l’effet de l’accumulation d’un certain nombre de maux qui s’autoalimentent mutuellement, rendant inévitables l’explosion sociale et l’installation de la violence comme seul moyen de règlement des conflits entre individus, entre groupes d’individus et entre groupes d’individus et le pouvoir.

Après étude des expériences de l’Algérie, des pays d’Amérique latine, de l’Europe du Sud (Espagne, Portugal, Grèce), de l’Europe de l’Est et de l’Asie, nous pouvons retenir trois hypothèses de travail, fiables :
(l) Le régime algérien travaille à sa propre destruction, mais avec la rente, le chemin de la dérive est lent. Du fait de la lenteur de ce processus, lorsque le système se détruit, il détruit avec lui toute la société par un mélange détonant de pauvreté, de chômage chez les jeunes, de corruption et de perte de la morale collective. La perte de la morale collective, c’est une Algérie qui perd ses valeurs humanistes les plus précieuses, connaît un incivisme généralisé, intériorise la violence, la prédation et la corruption comme un mode de fonctionnement normal. La généralisation de la corruption à tous les secteurs d’activité, c’est un cheminement prévisible qui mène au gaspillage des ressources nationales, plus particulièrement la fuite du capital humain vers l’étranger et l’exploitation irrationnelle des hydrocarbures. Ce cheminement a commencé avec la petite corruption au niveau des bureaucrates et des petits fonctionnaires.

Ensuite, c’est la grande corruption qui se manifeste par des scandales financiers lors des passations de contrats de réalisation de projets d’infrastructures, de l’achat d’équipements collectifs et de prêts bancaires. C’est alors l’entrée en jeu de hauts responsables et des «nouveaux riches». Ils voudront monnayer leur richesse mal acquise par le maintien du pouvoir entre leurs mains. L’accès au pouvoir dans un tel système est le moyen le plus efficace pour l’enrichissement aujourd’hui et demain. C’est alors l’accaparement de l’Etat. La pauvreté, c’est le manque d’opportunités pour utiliser sa force de travail et son savoir-faire pour s’assurer un revenu décent. C’est aussi le manque de capacité d’accès à l’école et à la santé. De même le manque de sécurité face à la violence, aux chocs économiques, aux désastres et aux calamités naturelles. C’est enfin, le manque de voix, le manque de pouvoir pour influencer les débats et les décisions ainsi que le contrôle et l’allocation des ressources.
(ll) Le changement pacifique recherché ne peut venir de l’intérieur du système, ni des institutions officielles entièrement soumises au contrôle du pouvoir en place (Parlement, partis politiques de l’alliance ou de l’opposition), ni de la société civile telle qu’elle a été organisée par le pouvoir (associations satellites transformées en relais durant les périodes électorales). Il ne viendra pas davantage via l’agenda gouvernemental actuel (élections, référendum, assemblées ad hoc…).
Le changement ne vient de l’intérieur que dans des situations tout à fait exceptionnelles, où sont réunis trois facteurs : (a) une pression forte et croissante de la société et qui dure (b) une alliance stratégique des forces du changement (c) un événement déclencheur.
(lll) La décennie 2010-2020, enregistrera la dérive de l’Etat algérien de sa situation actuelle de défaillance vers une nouvelle situation de déliquescence. Un Etat déliquescent est un Etat chaotique, ingouvernable.


Face à une telle conviction, le choix est clair :
- ne rien faire et subir le changement avec tous les risques de dérapage, ou bien
- préparer ce changement dans le calme et la sérénité pour placer le pays dans la voie du progrès et de la prospérité. Nous avons choisi la solution de la mobilisation pacifique pour le changement.
Pour réussir le changement, il faut réunir trois facteurs :
- Une pression des citoyens forte, croissante et durable sur le pouvoir en place pour réclamer le changement du système de gouvernance et pas seulement le changement des dirigeants,
- Une alliance stratégique entre les forces du changement pour construire une capacité viable de propositions, de négociations et de mise en œuvre du changement,
- Un événement déclencheur.
Les expériences tunisienne et égyptienne de ce début de l’année 2011, permettent de tirer un certain nombre de conclusions qui pourront dessiner les hypothèses fiables pour réunir ces facteurs.


Il s’agit de quatre leçons qui définissent quatre hypothèses de travail.
-1. Des citoyens réunis avec persévérance en un endroit stratégique de la ville, sans leaders, sans programme politique préétabli et face à des forces de répression importantes, sont capables de faire partir les symboles du régime et en premier lieu le chef de l’Etat.
D’où la première hypothèse : quelle que soit l’ampleur des moyens mobilisés pour imposer l’autocratie, les citoyens sont capables d’amorcer le changement et faire partir les symboles du régime.
-2. Les dirigeants actuels ne peuvent plus bénéficier du paradis de l’exil. Il y avait l’hypothèse que les dirigeants peuvent quitter le pays en cas de tensions intenables et aller profiter des avoirs qu’ils ont frauduleusement placés à l’étranger. Ceci n’est plus possible, ni pour eux, ni pour leurs familles, ni pour leurs collaborateurs proches. De même qu’ils ne peuvent plus bénéficier des soutiens bienveillants des puissances internationales, qui ont fini par comprendre que leurs intérêts se situaient du côté du peule et non du côté des autocrates. La peur s’est déplacée des citoyens vers les autocrates.
D’où la deuxième hypothèse : les autocrates se trouvent aujourd’hui face à une pression multiple, de la société, de leur famille, de leurs collaborateurs proches et des puissances internationales.
-3. Les expériences tunisienne et égyptienne ont démontré que quelle que soit l’ampleur des gratifications des autocrates en direction des forces armées et des forces de l’ordre, celles-ci s’alignent en dernière instance sur leur peuple et non du côté des autocrates. D’où la troisième hypothèse : les forces armées et les forces de l’ordre se rallieront aux forces du changement immanquablement.
-4. Les instruments des nouvelles technologies de l’informatique et des communications NTIC (Facebook, Internet …), ont joué un rôle de premier plan dans la mobilisation des citoyens pour le changement et sont accessibles à notre jeunesse en tout temps et en tous lieux.


D’où la quatrième hypothèse : les instruments virtuels NTIC sont accessibles à une grande majorité de notre jeunesse et sont un moyen très efficace de mobilisation pacifique pour le changement. Avec ces quatre hypothèses solides parce que construites à partir d’expériences vécues, à savoir, la capacité des citoyens à changer le régime, les pressions multiformes exercées sur les tenants du pouvoir, la neutralité positive sinon encourageante des forces armées et des forces de l’ordre et l’accès facile aux instruments nouveaux de mobilisation, nous savons la voie à suivre pour réunir le premier facteur du changement : la pression de la société. Mais il faut bien noter que ces quatre hypothèses nous offrent les moyens d’amorcer le changement, mais pas ceux de le réaliser.
Autrement dit, nous savons ce qu’il faut faire pour le départ des symboles du régime, notamment le chef de l’Etat, mais nous n’avons pas encore le mode de gestion du changement. Nous avons la condition nécessaire pour amorcer le changement, mais elle n’est pas suffisante pour le concrétiser. En réalité, une telle fin de règne est très coûteuse pour les autocrates et aléatoire pour le changement. Elle est très coûteuse pour les autocrates : El Gueddafi a perdu ses fils dans la bataille, Abdallah Ali Nacer a subi des dommages corporels importants, Moubarak a été humilié par une apparition dans une cage, en face des juges. Tous les autocrates ont vu leurs avoirs, ceux des membres de leur famille et ceux de leurs proches collaborateurs, saisis à l’étranger.
Donc pour leurs propres intérêts et leur propre sauvegarde, ils n’ont aucun avantage à laisser faire et voir la situation sécuritaire leur échapper.


Elle est aléatoire pour la réalisation du changement. Dès le début, les autorités en place, après le départ du chef de l’Etat, se trouvent devant un enjeu contradictoire :
- Aller rapidement vers des élections pour installer un gouvernement légitime capable de mettre en œuvre une stratégie du changement ; mais elles ont besoin de temps pour réaliser un accord avec des forces disparates sur les principes de base qui doivent définir le nouveau système politique. D’où le report des dates prévues pour les élections. C’était le cas aussi bien en Tunisie qu’en Egypte. Plus le temps passe, plus le nouveau gouvernement perd de sa légitimité, plus le danger de s’installer à nouveau dans l’autocratie, commence à se répandre à travers la société. C’est alors, le retour à la rue avec des situations de plus en plus chaotiques ! En réalité, le désir des autorités des pays non encore engagés dans le changement est de voir l’échec de la mise en place du changement en Tunisie et en Egypte. Mais il faut bien noter que ces difficultés ne sont pas inhérentes au processus du changement imposé par la société. C’est la faute des autocrates qui n’ont pas su aménager une voie de sortie, sécurisée pour eux-mêmes et favorable à la réussite du changement dans l’intérêt du pays.


D’où l’importance de la construction du deuxième facteur, à savoir, la création des conditions d’alliance entre les forces du changement pour définir une capacité de propositions, de négociations et de mise en œuvre.
La construction d’alliances s’impose comme une solution viable, parce que :
- Après vingt années de divisions idéologiques qui nous ont dressé politiquement, physiquement, moralement et intellectuellement les uns contre les autres, les blessures sont encore profondes et douloureuses au sein de notre société,
- L’incapacité de courants politiques continuellement divisés à proposer une alternative crédible risque de provoquer la lassitude et la démotivation d’une population fatiguée et désabusée,
- Les tentatives répétées de fractionnement, divisions et manipulations de la part de certaines franges du pouvoir, rendent impossible un travail d’union des forces du changement dans le court terme. Il faut par conséquent bien noter que l’appel à l’alliance ne signifie ni fusion ni union, mais la mise en commun des moyens de mobilisation pacifique pour le changement. C’est un appel à une coopération «gagnant-gagnant». Les associations et partis participant aux coordinations et alliances conservent leur autonomie. A l’issue de la période de transition, chaque partie sera libre de se lancer seule ou dans des alliances dans les futures compétitions électorales.
Quant au troisième facteur, à savoir l’événement déclencheur, il est difficile d’en prévoir l’avènement avec précision. Les conditions de son apparition sont variées. En Indonésie, l’événement déclencheur est intervenu à la suite d’une grève massive des étudiants, à la suite de l’augmentation des prix des produits dérivés des hydrocarbures à la pompe et donc du coût du transport ! Les grèves ont commencé dans les universités à l’intérieur du pays ; puis les étudiants en grève ont convergé vers la capitale. Leur rassemblement par milliers à Jakarta pendant plusieurs jours a fait intervenir le commandement militaire qui a demandé au général Suharto de quitter ses fonctions, après 32 ans d’exercice de pouvoir autocrate. En Espagne, c’était la mort du dictateur Franco. En Tunisie, c’était l’immolation par le feu du jeune Bouazizi. En Egypte, c’était l’exemple tunisien qui a servi de déclencheur à la forte mobilisation.

En Algérie, cela aurait pu être les émeutes du 5 janvier 2011 ; mais les deux autres facteurs, surtout celui de l’alliance stratégique entre les forces du changement, n’étaient pas réunis. Face à ces facteurs du changement le pouvoir s’appuie sur trois ingrédients :
- La démocratie de façade et la politique du faire semblant pour plaire aux puissances étrangères et tromper l’opinion internationale,
- Le pari sur la division des forces du changement et la faible mobilisation politique de la population,
- L’utilisation de la rente et de la prédation pour acheter la population par des concessions et des mesures démagogiques, en puisant dans les réserves d’hydrocarbures non renouvelables au détriment des générations futures. Mais il faut bien noter que l’autisme du pouvoir, d’un côté, et le mécontentement grandissant de la société, de l’autre, nourrissent la double violence de la rue et des autorités, qui font que la situation peut devenir insoutenable à tout moment. D’où l’urgence et la nécessité de construire les alliances stratégiques entre les différentes forces du changement, afin de prévenir la dérive et le chaos. C’est l’objectif primordial de notre travail à la mobilisation pacifique pour le changement.
Pour les autorités en place, le choix est clair :
- Laisser faire et vendre des réformes cosmétiques et alors, ils subiront ce qu’ont subi les dirigeants de Tunisie, d’Egypte, de Libye, de Syrie et du Yémen, en mettant le pays dans le chaos ;
- Etre partie prenante de la préparation du changement en négociant avec les forces du changement une feuille de route et un agenda pour la mise en œuvre du changement du système de gouvernance. C’est la concrétisation d’une période de transition.


Dr Ahmed Benbitour


http://www.elwatan.com/actualite/pourquoi-comment-30-08-2011-138118_109.php

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MessageSujet: Re: Le régime algérien, quelles perspectives d'avenir ?   Mar 30 Aoû 2011 - 20:59

Excellent article, Reese, merci pour le partage.
Je noterai, toutefois, que l'auteur semble avoir ignoré un facteur primordial dans les processus de changement de régime décrits. La classe ouvrière.
En Tunisie, ce n'est que lorsque le principal syndicat a échappé au contrôle de ses dirigeants, aux ordres du pouvoir en place, et que les travailleurs ont partiellement immobilisé l'appareil productif, que le pays est vraiment entré dans une situation révolutionnaire. De même en Egypte, quand les villes industrielles sont entrées en insurrection, même l'appareil répressif de l'Etat a embrayé.
Par contre, au Maroc par exemple, la classe ouvrière n'a, à aucun moment, semblé concerné par le mouvement du 20 février, qui a eu tort de négliger, voir sous estimer, la classe ouvrière marocaine. Sans mobilisation des travailleurs, point de changement de régime politique, parce que l'unique classe sociale apte à immobiliser l'appareil productif, et donc de mettre le régime en place au bord du gouffre.
Je comprends que les médias aux ordres aient évité de soulever cet aspect des révoltes arabes, mais je crois que l'auteur de cet excellent article a eu tort de négliger cette dimension fondamentale de tout processus révolutionnaire abouti.
Le journal el Watan publie de bons articles, dignes du journalisme algérien que nous avons connu antan

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MessageSujet: Re: Le régime algérien, quelles perspectives d'avenir ?   Mar 30 Aoû 2011 - 22:13

Bonne analyse de Benbitour.
Ce qui effraie, et pas uniquement dans le cas algérien, cela vaut aussi pour Maroc,Tunisie, lybie, Égypte, c'est que dans la situation présente, a force d'immobilisme pendant 40 ans, d'absence de maturation démocratie, d'evolution, nous sommes obligé de gérer tout les problèmes en meme temps. Nous devons construire des institutions de toute pièce, demander aux partis d'être a la hauteur, exiger du citoyen un apprentissage accéléré de la démocratie, redéfinir le rôle central de l'armée, et la question majeure, celle de la place de l'islam politique...
Le tout dans un environnement proche en pleine recomposition.

Pour le cas spécifique de l Algérie, je le rapproche parfois du modèle Turque : la place particulière de l'armée. Il faut que les généraux regagnent leurs casernes, mais pour cela il faut comme en Turquie, une présidence forte avec une large légitimité populaire. Qui aurait cru il y a seulement 5 ans que l'armee turque se retire du jeu politique et soit meme domestiquée ?

Pgm

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MessageSujet: Re: Le régime algérien, quelles perspectives d'avenir ?   Mar 30 Aoû 2011 - 22:24

PGM a écrit:
Bonne analyse de Benbitour.
Ce qui effraie, et pas uniquement dans le cas algérien, cela vaut aussi pour Maroc,Tunisie, lybie, Égypte, c'est que dans la situation présente, a force d'immobilisme pendant 40 ans, d'absence de maturation démocratie, d'evolution, nous sommes obligé de gérer tout les problèmes en meme temps. Nous devons construire des institutions de toute pièce, demander aux partis d'être a la hauteur, exiger du citoyen un apprentissage accéléré de la démocratie, redéfinir le rôle central de l'armée, et la question majeure, celle de la place de l'islam politique...
Le tout dans un environnement proche en pleine recomposition.

Pour le cas spécifique de l Algérie, je le rapproche parfois du modèle Turque : la place particulière de l'armée. Il faut que les généraux regagnent leurs casernes, mais pour cela il faut comme en Turquie, une présidence forte avec une large légitimité populaire. Qui aurait cru il y a seulement 5 ans que l'armee turque se retire du jeu politique et soit meme domestiquée ?

Pgm



je partage ton point de vue concernant le fait que nos pays doivent tout gerer en même temps c'est tres dangereux car c'est le genre de situation typique qui conduit a l'implosion...
J'espere vraiment un scenario a la turque pour l'algerie

cordialement

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MessageSujet: Re: Le régime algérien, quelles perspectives d'avenir ?   Mer 31 Aoû 2011 - 0:09

Citation:
URGENT : Dans un geste désespéré, le régime algérien brouille, pour la première fois, la chaine Aljazeera.

http://www.algeriesoir.com/index.php?option=com_content&view=article&id=41969:&catid=46:algerie-presse

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MessageSujet: Re: Le régime algérien, quelles perspectives d'avenir ?   Mer 31 Aoû 2011 - 1:26

ce que je trouve remarquable par contre ! c'est bien que la présence militaire dans la société Egyptienne est très grande force est de constater que l'armée a fait preuve d'une grande maturité, préférant se contenter de la chose militaire et laisser la politique aux civils, j'ignore encore combien de temps ou combien de sacrifices faudra-t-il pour que les généraux Algériens comprennent
que dans ce contexte de réveil généralisé des peuples il n'est plus possible de télécommander la république derrière les coulisses et qu'il est temps de "professionnaliser" l'armée et la "dépolitiser"

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MessageSujet: Re: Le régime algérien, quelles perspectives d'avenir ?   Mer 31 Aoû 2011 - 1:35

farewell a écrit:
Citation:
URGENT : Dans un geste désespéré, le régime algérien brouille, pour la première fois, la chaine Aljazeera.

http://www.algeriesoir.com/index.php?option=com_content&view=article&id=41969:&catid=46:algerie-presse


Alors c'était bien ça !! je suivais l'émission "7adit al thawra" et lorsque Larbi Zitoute a pris la parole l'image a disparu (signal faible); je me suis dit que peut être c'est le régime algérien qu'il l'a fait, et voila la confirmation. A ce que je vois le régime s'est bien préparé au pire, le brouillage d'Aljazeera était plus performant et efficace que ce qu'à fait Kaddafi ou même Moubarak... C'est clairement de la téchnologie russe !
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MessageSujet: Re: Le régime algérien, quelles perspectives d'avenir ?   Mer 31 Aoû 2011 - 2:08

FAMAS a écrit:
ce que je trouve remarquable par contre ! c'est bien que la présence militaire dans la société Egyptienne est très grande force est de constater que l'armée a fait preuve d'une grande maturité, préférant se contenter de la chose militaire et laisser la politique aux civils, j'ignore encore combien de temps ou combien de sacrifices faudra-t-il pour que les généraux Algériens comprennent
que dans ce contexte de réveil généralisé des peuples il n'est plus possible de télécommander la république derrière les coulisses et qu'il est temps de "professionnaliser" l'armée et la "dépolitiser"

Dans le cas de l'Egypte, comme dans le cas de la Tunisie d'ailleurs, il faut clairement distinguer entre la classe des hauts gradés, voleurs et corrompus, défenseurs du régime en place, celle des simples officiers, issus de la classe moyenne, et celle des hommes de troupes, issus des classes défavorisées. Au moment critique, ce sont les officiers issus de la classe moyenne, forcément approuvés et appuyés par les hommes de troupes, qui ont fait défaut au régime. Pas les hauts gradés, qui n'ont fait que s'adapter à la situation, en misant sur leurs propres arguments à faire valoir auprès de tout nouveau régime, ou prenant même la tête de celui-ci, à titre provisoire, pour "sauvegarder l'ordre et la sécurité de la nation".
Le malheur de l'Algérie, se sont ses recettes pétrolières, qui permettent au régime de "choyer" relativement ses "serviteurs", les mettant de facto dans une classe à part, aux intérêts quelque peu divergents de ceux de la masse des citoyens. Redevables au régime en place pour leur statut socio-économique plus élevé que celui de la majorité, ils n'en sont pas moins politiquement conscients, comme le prouvent les propos engagés des officiers de l'ANP et de la DRS qui ont fait défection au cours des sombres années du "Qui tue qui ?". Mais ils ne prendront le parti du peuple que lorsque ce dernier les obligera à choisir en les mettant devant le fait accompli.

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MessageSujet: Re: Le régime algérien, quelles perspectives d'avenir ?   Mer 31 Aoû 2011 - 3:08

atlasonline a écrit:
C'est clairement de la téchnologie russe !

non allemande,Cassidian,les russes ne peuvent faire une telle prouesse!
mais ca aura comme consequences mtn que les vendeurs occidentaux vont freiner avant tout autre deal(ils ont ete tres critiqués ici pour les memes ventes aux libyens avant)
c´est un mauvais signal pour le regime tyranausore,ils accelerent comme ca les choses seulement..

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MessageSujet: Re: Le régime algérien, quelles perspectives d'avenir ?   Mer 31 Aoû 2011 - 3:23

Yakuza a écrit:
atlasonline a écrit:
C'est clairement de la téchnologie russe !

non allemande,Cassidian,les russes ne peuvent faire une telle prouesse!
mais ca aura comme consequences mtn que les vendeurs occidentaux vont freiner avant tout autre deal(ils ont ete tres critiqués ici pour les memes ventes aux libyens avant)
c´est un mauvais signal pour le regime tyranausore,ils accelerent comme ca les choses seulement..


à la différence des brouillages de gueddafi et moubarak qui étaient alternatifs, l'image a cette fois totalement disparu. Le brouillage était fort que même Al Arabiya a disparu elle aussi.
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MessageSujet: Re: Le régime algérien, quelles perspectives d'avenir ?   Mar 6 Sep 2011 - 15:16

Citation:
Algérie : La tempête arrive à grands pas !

Totalement aveuglés par la richesse à leur disposition, les dirigeants algériens viennent seulement de réaliser qu’ils ne sont plus à l’abri d’une révolte ni même d’une révolution. Ils se rendent également compte que le régime a une fondation construite sur du sable, comme toute les dictatures, et qu’il s’écroulera comme un château est de carte.

Selon des informations crédibles, le débat sur le rôle éventuel de l’armé n’est pas totalement tranché. Si pour la majorité des officiers, il n’est pas question d’intervenir et encore moins de réprimer la population, dès que la révolte sonnera, certains généraux, prêts à tout pour se maintenir, lorgne ostensiblement vers l’exemple syrien et espèrent pouvoir entrainer « la grande muette » dans la répression.

Incapables de trouver des réponses politiques, de comprendre l’évolution du monde, les dirigeants algériens, enfermés dans des schémas d’une autre époque, s’en remettent, encore et toujours, à la gestion policière de la société.

Débâcle diplomatique et perte de crédit international

Avec la débâcle diplomatique qui a sanctionné la position algérienne sur le conflit libyen, le régime sait désormais qu’il a perdu tout crédit auprès de la communauté internationale et que son image est quasiment détruite dans l’opinion. Il apparaît, désormais, comme le dernier régime autoritaire de la région. La déclaration, peu diplomatique, du ministre français des affaires étrangères, Alain Juppé, mettant en doute la parole du chef de l’état algérien, Abdelaziz Bouteflika, s’inscrit dans cette optique. Il n’y a plus de joker !

Le régime a vite compris, qu’à la première contestation sérieuse dans la rue algérienne, la communauté internationale le pointera du doigt immédiatement.

Il cherche, dès lors, à empêcher, par tous les moyens, que la révolte ne se déclenche. Avec le réflexe des vieilles dictatures, le régime cherche comme à son habitude, l’ennemi extérieur qui permettra de titiller le sentiment patriotique et relèguera le problème intérieur au second plan. Une pratique d’un ancien temps, que Ben Ali, Moubarak, Kadafi et Bachar Al Assad ont utilisé, sans succès.

« Aljazeera », nouvel ennemi officiel

Après avoir fait des rebelles libyens et de l’OTAN, le point de fixation, le régime vient de changer « d’ennemi » . Le nouveau diable s’appelle désormais « Aljazeera ». Une chaine de télévision. Les médias à la solde du régime ont entamé la campagne. Feu sur « Aljazeera » !! Le quotidien « Ennahar », qui ne s’embarrasse pas de précaution lorsqu’il s’agit des ordres du DRS, annonce même en « UNE » sur toute la page, « Le peuple veut la chute d’Aljazeera ». Prenant les algériens pour des martiens, ce journal et ses commanditaires veulent faire croire que c’est « Aljazeera » qui est le problème de l’Algérie. C’est « Aljazeera » qui dirige l’Algérie depuis des décennies et qui l’a mené au bord de l’explosion. C’est « Aljazeera » qui pille les richesses du pays sans vergogne et qui maltraite le peuple.

Cette campagne légitime, dans le même temps, le brouillage de la chaine « ennemi ». Dans les faits, ce brouillage a déjà commencé. Depuis plusieurs jours, la chaine « Aljazeera » est régulièrement brouillée. Pour éviter une condamnation internationale, les « experts » brouillent par petite touches ( de 5 à 20 minutes) de manière à éviter de se faire remarquer mais suffisamment pour « dégouter » le téléspectateur qui zappe pour aller regarder tranquillement ailleurs.

Ces tentatives désespérées renseignent sur la nature du régime algérien. Un régime dirigé, non pas par des hommes politiques mais par des officiers de renseignements, gère le pays comme un commissariat de police, par l’esbroufe, la manipulation, la diversion et la répression. Au mieux, ces pratiques permettront-elles de gagner quelques jours ou quelques semaines. De même qu’on arrête pas une tempête avec un blindé, de même, ce ne sont pas quelques basses manœuvres policières qui changeront le cours de l’histoire.

Par Yahia Bounouar

Le Quotidien d'Algérie

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MessageSujet: Re: Le régime algérien, quelles perspectives d'avenir ?   Mar 6 Sep 2011 - 15:33

Merci pour le partage Resse.

Penses tu sincèrement que sa va bouger en Algérie ou pas Question

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MessageSujet: Re: Le régime algérien, quelles perspectives d'avenir ?   Mar 6 Sep 2011 - 16:11

Yakuza a écrit:
les russes ne peuvent faire une telle prouesse!


Si les US ont achetés des brouilleurs GPS russes alors...., Aviaconversiya n'existent plus mais y en a beaucoup d'autres (varus ...etc)

Le brouillage de Voice of America depuis la Cuba sur le satellite Telsar (brouillage à la source), c'était pourtant du matos russe.



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Le régime algérien, quelles perspectives d'avenir ?

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