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 Assou Oubslam,le Heros de la bataille de Boughafer

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Yakuza
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MessageSujet: Assou Oubslam,le Heros de la bataille de Boughafer   Sam 27 Mar 2010 - 21:03

Citation :
Assou Oubslam, l'homme qui a écrit l'une des pages indélébiles de l'histoire d'un Maroc libre


Historique et mémorable, tels sont les adjectifs qualifiant la poignée de main entre le résistant Assou Oubslam et le général Huré. Ce face-à-face qui eut lieu le 25 mars 1933 à Ikniouen (80 km de Tinghir) suivit la bataille de Boughafer que se sont livrée les Aït Atta et l'armée française forte de plus de 80 mille soldats.

Grâce à sa sagesse et son intelligence politique instinctive, l'Amghar comprit que la négociation que demandait Huré, avait le goût d'une victoire. Le capitaine Henri de Bournazel étant blessé puis abattu, l'Etat Major français ne pouvait plus se permettre de s'embourber dans une aventure imprévisible.

Entouré des siens, le héros du Saghru tenait encore son fusil artisanal dans sa main gauche. Son regard vif dénotait une force de caractère. Dans la pure tradition des grands guerriers, Oubslam qui ne courba pas l'échine, resta le dos bien droit.

Le général Huré, lui, exécuta un salut militaire digne des grandes personnalités, avant de tendre sa main à son ennemi juré.

Outre l'analyse sémiotique de la photo historique montrant les deux hommes, l'historien français Henri Bordeaux avait qualifié Assou Oubslam d'"homme au beau visage grave, au corps maigre et musclé, impassible et indifférent d'apparence, mais fier et plein de dignité, et qui imposait la confiance."

David Hart, lui, évoquera sa personnalité dans un condensé phrastique lourd de sens: "ce très remarquable homme". Redescendu du Saghru où il était entré en dissidence quarante jours auparavant, il n'était jamais aussi libre et fier de son appartenance.

Assou Oubslam, de son vrai nom Issa Ou Ali N'Aït Baslam, dirigea ses troupes de manière charismatique. A quarante ans environ, l'homme faisait déjà l'unanimité.

Assou Oubslam qui rappela aux stratèges coloniaux français la bravoure inégale d'un Abdelkerim El Khattabi, et sa célèbre bataille d'Anoual onze ans auparavant, voulait épargner un carnage aux siens. Pas question de donner l'occasion aux 44 avions de guerre et à la lourde artillerie de commettre le pire.

Les salons français, eux, parlaient d'un échec. Dans leurs cahiers intimes, les officiers français, comme les historiens, avouaient la dureté des guerriers d'Aït Atta.

Depuis le Saghru, mont dans lequel ils s'étaient retranchés, ils étaient en train d'écrire une page indélébile de l'histoire d'un Maroc libre. L'histoire gardera aussi le rôle des femmes dans cette bataille.

Le médecin Major Vial racontera comment les femmes amazighes "veillaient à orienter les guerriers égarés, à soigner les blessés et à marquer les déserteurs". Leur courage les a même poussées à refuser en pleurs d'arrêter la bataille et d'appeler Oubslam à poursuivre les combats.

Sur le terrain, le manque d'effectifs et de matériel fut intelligemment remplacé par un sens de l'organisation et une parfaite mise à profit des données géographiques. Le tout est bien évidemment mêlé à un patriotisme intact.

Plus l'étau se resserrait autour des résistants, plus leur courage s'accentuait. Rares ceux qui surent à l'époque que la bataille de Boughafer eut une influence sur la stratégie coloniale dans son ensemble.

A elle seule, la mort de Bournazel disait tout. Celui qui prenait toujours sa position au devant des troupes, allait être l'objet d'un "baroud d'honneur" du haut d'une grotte.

Envoûté des récents triomphes au Tafilalt, ce capitaine français de 36 ans, dit le "Diable rouge", allusion faite à sa tunique rouge habituelle, avait certainement raté, lors de sa formation, la consigne de mise à profit de la géographie, mais aussi de ne pas sous-estimer l'ennemi à cause juste.

Trente ans plus tard environ, les américains commettront la même erreur. Imprévisible, le bilan global de la bataille fut surprenant.

Avec toute l'armada des Français, les pertes parmi les combattants étaient de l'ordre de 1300 personnes dont beaucoup de femmes et d'enfants, alors que l'ennemi avait perdu 3500 militaires dont 10 officiers.

Conforté par les écrits des généraux et officiers français ayant assisté à cette bataille, et fort d'un hommage que lui a rendu feu SM Mohammed V, après l'indépendance du pays, Assou Oubslam entra dans les annales de l'histoire marocaine contemporaine.

MAP

article 2006
Citation :
La bataille de Boughafer: une étape marquante dans la lutte nationale contre l'occupation

Rabat, 19/03/06 - Le peuple marocain et en premier lieu la famille de la résistance et les habitants de la province de Ouarzazate commémorent, mardi, le 73ème anniversaire de la bataille de Boughafer qui constitue une étape marquante dans la lutte des Marocains contre l'occupation française, sous la conduite du glorieux Trône Alaouite.

Les forces d'occupation françaises, qui ont mené une offensive contre les combattants des tribus d'Ait Atta le 13 novembre 1933, avaient subi une défaite cuisante malgré les moyens modestes dont disposaient les résistants marocains contrairement à l'armée française qui a mobilisé sa lourde artillerie et ses grands moyens pour s'emparer de la région de Saghro.

Le courage et la forte détermination dont ont fait montre les combattants de cette région ont mis en échec les plans militaires des forces d'occupation, indique le Haut Commissariat aux anciens résistants et anciens membres de l'armée de libération, dans un communiqué publié à cette occasion.

L'académicien français, Henri Debordeau, rappelle le communiqué, a affirmé à ce propos que les forces d'occupation n'ont pas pu atteindre leur objectif car la résistance était non seulement "acharnée" mais hautement organisée.

Face à la résistance farouche de la part des habitants de la région, les forces françaises avaient été contraintes à se replier et à réviser leur stratégie. Ainsi, le commandant général des forces coloniales, le Général Hure a dû faire appel à deux généraux pour mettre au point une nouvelle stratégie d'attaque du mont Saghro où se sont retranchés les résistants.

Après la mort du capitaine Bournasel, les forces françaises ont poursuivi leur bombardement sans interruption de jour comme de nuit sur les pistes de ravitaillement des combattants, les abris utilisés et les points d'eau.

Malgré les décès enregistrés parmi les enfants et les vieillards de la région, cette situation n'avait pas pour autant entamé le moral et le courage des résistants qui ont forcé l'armée coloniale à entrer en négociations avec le chef des combattants, Assou Baslam, le 24 mars 1933.

Un cessez-le-feu fut ainsi décrété. Les combattants ont accepté de déposer les armes sous des conditions, notamment le respect de la dignité des habitants des tribus d'Ait Atta.

La bataille de Boughafer constitue donc une étape glorieuse dans l'histoire du Maroc, et un événement mémorable qui servira de leçon pour les générations à venir, renforçant ainsi les principes de citoyenneté, de responsabilité et d'abnégation.

A cette occasion, un meeting populaire aura lieu à la commune d'Ikniouen, à l'initiative du Haut Commissariat aux anciens résistants et anciens membres de l'armée de libération et le Conseil national provisoire des anciens résistants et anciens membres de l'armée de libération, en collaboration avec la province de Ouarzazate, les élus et les acteurs de la région.

Il sera également procédé à la tenue de rencontres entre les familles des anciens membres de la résistance et l'armée de libération de la ville de Tinghir.

Un résistant de la ville, souligne le communiqué, sera décoré d'un Wissam que lui a accordé SM le Roi Mohammed VI, à l'occasion du 48ème anniversaire de la visite historique de feu SM Mohammed V à M'hamid El Ghizlan, dans la province de Zagoura.

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MessageSujet: Re: Assou Oubslam,le Heros de la bataille de Boughafer   Dim 28 Mar 2010 - 16:33

uYakuza you are the man .assou un nom indeniable de hero,cela est un nom qui doit rentrer dans les livres d'histoire du maroc pas qq f..................
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RED BISHOP
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MessageSujet: Re: Assou Oubslam,le Heros de la bataille de Boughafer   Mar 3 Aoû 2010 - 14:28

Reportage sur les Ait Atta

http://www.dailymotion.com/video/x2c8d9_l-emission-de-france3-faut-pas-reve_creation

50 000 hommes et 40 avions Français contre un miliers de Marocains...

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MessageSujet: Re: Assou Oubslam,le Heros de la bataille de Boughafer   Mar 3 Aoû 2010 - 15:23

mirage a écrit:
Reportage sur les Ait Atta

http://www.dailymotion.com/video/x2c8d9_l-emission-de-france3-faut-pas-reve_creation

50 000 hommes et 40 avions Français contre un miliers de Marocains...

mes respect a ces citoyens et citoyennes.le roi ainsi que les pouvoirs publics doivent aider ces gens a mieux vivrent.
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BOUBOU
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MessageSujet: Re: Assou Oubslam,le Heros de la bataille de Boughafer   Dim 13 Fév 2011 - 9:10



Citation :
Le Maroc célèbre le 78ème anniversaire de la bataille de Bougafer

Image d'archive. /DRLe Maroc célèbre ce dimanche le 78ème anniversaire de la bataille de Bougafer, lors de laquelle les tribus Ait Atta avaient victorieusement combattu les forces coloniales.

Le 13 février 1933, les forces coloniales avaient mené leur première attaque contre les combattants des tribus Ait Atta, qui s'étaient repliés dans les montagnes de Bougafer.

Repli stratégique

Profitant d'une position stratégique, difficile d'accès pour l'ennemi, les résistants se sont alors organisés pour assurer leur défense et prendre ensuite d'assaut les positions des forces coloniales.

Ces dernières, en dépit de leurs armements sophistiqués, avaient subi une lourde défaite lors de cette opération.

Commentant cet évènement historique, l'académicien français Henri Debordeau avait affirmé, à ce propos, que "les forces coloniales n'ont pas pu atteindre leur but car la résistance était non seulement acharnée mais encore hautement organisée".

"les forces coloniales n'ont pas pu atteindre leur but car la résistance était non seulement acharnée mais encore hautement organisée".
Henri Debordeau, académicien français

"Les combats étaient intenses et les forces coloniales ont subi des pertes importantes", témoignait l'officier français, le capitaine Bournasel, peu de temps avant qu'il soit tué lors de la même bataille.

Devant cette forte résistance, le courage et la ferme détermination dont ont fait montre les combattants marocains, les forces coloniales avaient été contraintes au repli.

Dans cette attaque, l'armée française avait utilisé l'artillerie lourde et l'aviation pour bombarder les résistants marocains, dont le nombre ne dépassait pas 5.000 à Bougafer, femmes et enfants compris.

Après d'intenses combats, les forces françaises ont réussi à encercler les combattants, leur interdisant ainsi toute communication avec l'extérieur mais, sans jamais parvenir à les faire plier.

Parallèlement, et après la mort du capitaine Bournasel, les forces coloniales avaient poursuivi leur bombardement sans interruption de jour comme de nuit sur les pistes de ravitaillement des combattants, les abris utilisés, les rassemblements qui peuvent se former et les quelques points d'eau existant à l'intérieur du massif.

La résistance est si acharnée que le général Huré, qui commande les troupes françaises au Maroc, décide de prendre en main le commandement de l'opération.

"Aucune campagne coloniale, dans aucun pays, n'aurait pu briser une telle résistance de l'homme et du terrain", témoigne le romancier Henry Bordeaux.

"Il fallait donc recourir à d'autres moyens pour réduire cet ennemi acharné dans son formidable bastion : le bombarder sans répit, jour et nuit, lui enlever les points d'eau, le resserrer dans son réduit et le contraindre à y demeurer avec son bétail mort, avec ses cadavres...".

L'artillerie coloniale commence à marteler la citadelle de jour et de nuit. Un déluge de feu se déchaîne sur elle de la terre et du ciel. Les résistants sont acculés mais ne cèdent pas.

La bravoure des femmes

Les femmes ont joué un rôle prééminent et admirable durant la bataille de Bougafer. Elle assurait en effet les arrières, préparait les vivres et les munitions, soutenait et vivifiait la flamme des combattants et les encourageait par des youyous stridents que les échos des montagnes amplifiaient.

Les femmes défiaient les mitrailleuses braquées sur les points d'eau en allant y remplir leurs cruches pour approvisionner les résistants.

Beaucoup d'entre elles tombaient, mais d'autres arrivaient aussitôt pour prendre la relève.

Après quarante deux jours d'enfer, les Français ont perdu 3.500 hommes dont 10 officiers. Les résistants, eux, ont perdu 1.300 combattants. Parmi les victimes, il y a beaucoup d'enfants, de femmes et de vieillards.

Acculés, cernés, extenués par la faim et la soif, les résistants vont se rendre. Mais, malgré la situation difficile, voire intenable, la reddition ne se fera que par la négociation.

Plusieurs cas de décès avaient été enregistrés chez les enfants et les vieillards, une situation qui n'avait pas pour autant pu infléchir le moral et le courage des résistants qui obligeaient l'armée coloniale à entrer en négociations avec le chef des combattants, Assou Ou Basslam, le 24 mars 1933.

Un cessez-le feu a été ainsi décrété. Les résistants, qui ont accepté de déposer les armes, ont néanmoins posé leurs conditions, en exigeant notamment que les tribus Ait Atta soient administrées par l'un des leurs. Ce fut Assou Ou Basslam lui-même.

L'honneur et la fierté des Aït Atta n'en sont que plus renforcés.

A travers cet anniversaire, célébré chaque année par le peuple marocain en général et les populations de la province d'Ouarzazate en particulier, les tribus d'Ait Atta et avec elles la famille de la résistance veulent se remémorer de l'une des victoires marocaines sur les forces coloniales.-


source:aufaitmaroc.com

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MessageSujet: Re: Assou Oubslam,le Heros de la bataille de Boughafer   Dim 13 Fév 2011 - 10:54

Vraiment très fier!
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MessageSujet: Re: Assou Oubslam,le Heros de la bataille de Boughafer   

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