Royal Moroccan Armed Forces


 
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 Resistance marocainne.

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Morrocan phoenix
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MessageSujet: Resistance marocainne.   Mar 19 Oct 2010 - 12:28

Salam j’espère que vous allez bien Wink

Je voudrais vous demander de poster des photos sur la résistance marocaine ici genre: photos de résistants... préparations manifestations.... bref tout ce qui touche a la résistance marocaine armée ou pacifique.
je n'arrive pas a en trouver beaucoup sur internet.
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Raib10
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MessageSujet: Re: Resistance marocainne.   Mer 27 Oct 2010 - 16:15

en voila kélkz une !
élk un !

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Northrop
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MessageSujet: Re: Resistance marocainne.   Mer 27 Oct 2010 - 17:36

En effet une partie des Resistants Marocains sont devenu soldat des FAR.

Pendant le protectorat 2 mouvement de resistances ont existé; l'une au debut (Rif et le reste du Maroc de 1912 a 1934) et l'autre et apparu lors de l'enlevement des Feu LM (Mohammed-V et Hassan-II) c a d de 1953 a 1956 (sans compter les mouvement de l'ALS jusqu'en 1958 (operation franco-espagnole "Epervier" avec la complicité des FAR).

Lors des mouvements de Resistance contre l'occupant des scenes de guerrilla urbaine eclate dans les grandes villes et des guerrilla eclate surtout dans le Nord (+ de 1200 soldat francais tué de 53 a 56).

Lors de la creation des FAR en 1956 ces derniers (ALN/ALS) rejoignirent les FAR (une bonne partie d'entre eux du moins).

Hommage a ces braves Combattant qui ont combattu pour la souvrainenté et la liberté du Royaume et le retour des Feu M-V et H-II.


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snak-boss
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MessageSujet: Re: Resistance marocainne.   Jeu 28 Oct 2010 - 0:40

Je suis très fier de ses braves!!!

Mon grand-père a combattu au Rif a partir de 1917 à 1932 !!!
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Missoum
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MessageSujet: Re: Resistance marocainne.   Jeu 28 Oct 2010 - 0:44

quelqu'un connait l'histoire d'Ahmed Arsalane je crois dit "Cheikh El Arab" qui s'est heurté à Hassan II car il voulait continuer la lutte jusqu'à l'indépendance de l'Algérie ?
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Samyadams
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MessageSujet: Re: Resistance marocainne.   Jeu 28 Oct 2010 - 1:45

Missoum a écrit:
quelqu'un connait l'histoire d'Ahmed Arsalane je crois dit "Cheikh El Arab" qui s'est heurté à Hassan II car il voulait continuer la lutte jusqu'à l'indépendance de l'Algérie ?
Cheikh Al Arabe, tué avec d'autres de ses compagnons dans une villa de Casablanca, suite à un échange de coups de feu avec la police, était un opposant de Hassan II et je n'ai jamais personnellement entendu parler de cette histoire de poursuivre la lutte en Algérie. Ce dont je doute fort d'ailleurs.
Les anciens résistants n'étaient pas des enfants de choeur, Missoum, ils voulaient s'imposer par la violence et ont perdu la partie face au Palais. Il ne faut surtout pas croire qu'ils avaient plus de conscience politique que le reste de la population, ils étaient seulement plus violents dans leurs revendications de leur part du gâteau après l'indépendance. Et pour se faire une bonne réputation, ils n'hésitaient pas à surfer sur les attentes populaires, en multipliant des slogans auxquels eux même ne croyaient qu'en partie ou pas du tout.
Avec ces gens au pouvoir, il y aurait eu bien plus d'oppression au Maroc que du temps de Hassan II. N'ayant été instruit des principes de la démocratie que sur le tard, ils n'y ont jamais vraiment cru. Quand à la solidarité avec les autres peuples du Maghreb, estimez-vous heureux, en Algérie, de ne pas avoir eu à intégrer ces drôles de zigotos dans votre équation politique, déjà compliquée à l'époque entre les politiques et les représentants du bras armé du FLN. Ils auraient semé encore plus d'embrouilles entre algériens.
Les grandes figures de la résistance et de l'opposition à Hassan II n'étaient pas forcément tous des hommes politiques vertueux. La plupart étaient de loin pire que Hassan II, Dieu nous en a préservé

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MessageSujet: Re: Resistance marocainne.   Jeu 28 Oct 2010 - 1:51

je crois que Cheikh Al arab est liquidé parcequ'il a crée des mouvements je crois de résistance dans les villes aprés l'indépendance, pour lutter contre le pouvoir de l'Etat et la monarchie ... mais je pense que ce sont des membres de l'ALN qui l'ont tué scratch

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Samyadams
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MessageSujet: Re: Resistance marocainne.   Jeu 28 Oct 2010 - 1:55

Non, la police a tué Cheikh Al Arabe dans une villa de Casablanca, qu'elle avait encerclée, suite à une information indiquant qu'il s'y trouvait. Suite à l'échange de coups de feu, il est mort ainsi que quelques uns de ses camarades, les autres blessés et arrêtés.

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MessageSujet: Re: Resistance marocainne.   Jeu 28 Oct 2010 - 12:26

Pourquoi te sens tu obligé d'attaquer ce mec, d'accord le roi n'était pas le pire, mais rien ne dit qu'il était le meilleur Wink
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salimalami
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MessageSujet: Re: Resistance marocainne.   Jeu 28 Oct 2010 - 15:12

Mes sieurs vous allons alors débattre d une partie de l histoire du MAROC très sensible ou existe encore des zones d hombre et des inédits. Chaque partie raconte sa version des faits. Alors le faisons dans la calme et le respect .et je propose de distinguer lors des interventions entre l ALN et l ALS.
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Northrop
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MessageSujet: Re: Resistance marocainne.   Jeu 28 Oct 2010 - 19:15

je sais qu'a Casablanca ce sont les gens des bidonvilles qui ont resister contre l'occupant de 1953/55.

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MessageSujet: Re: Resistance marocainne.   Jeu 28 Oct 2010 - 19:30

Northrop a écrit:
je sais qu'a Casablanca ce sont les gens des bidonvilles qui ont resister contre l'occupant de 1953/55.

CARRIERES CENTRALES .....

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MessageSujet: Les tribus de la chaouia resistent lors de la prise de Casablanca   Ven 29 Oct 2010 - 4:46

Le Centenaire du débarquement franco-espagnol à Casablanca en 1907

Le déroulement des combats à l’intérieur de la ville. Des accrochages sont signalés aux alentours du consulat d’Espagne, du Jardin des Français et du Consulat d’Angleterre.

De nombreuses victimes sont à déplorer dans les rangs des Chaouia. Le général Drude, commandant en chef, reçoit du renfort pour pouvoir mener à bien sa mission : deux bataillons de tirailleurs algériens, formés dans l’Oranais sous le contrôle du général Lyautey, commandant la région d’Ain Sefra. Un bataillon de la légion étrangère, soit 2400 fantassins. Un peu d’artillerie et 300 cavaliers fournis par un escadron de chasseurs d’Afrique de Blida et un demi-escadron de spahis d’Aumale.

C’est grâce aux troupes, qui sont déjà au nombre de 5.000 soldats, ainsi que des bâtiments de guerre, commandés par l’Amiral Philibert, que les troupes françaises et espagnoles sont parvenues à repousser les résistants, qui quittèrent la ville entre les 7 et 8 Août. La capacité d’adaptation des Chaouia aux techniques de la guérilla impressionna leurs adversaires.

Les premiers combats en dehors des murs de la ville. Le camp français subit la première attaque le 8 août à l’aube, connue sous le nom de combat du Fondouk du Barbier. Un millier de cavaliers quitta les hauteurs pour venir au devant des soldats chargés de défendre la ville. Sans coup férir, les Chaouia engagèrent le combat. Les forces d’occupation, surprises par la violence de l’attaque, ripostèrent à partir de leur tranchée par un feu nourri, qui n’entama en rien la détermination des assaillants.

L’intervention de la Marine, commandée par l’Amiral Philibert qui pilonna les lignes Chaouia, obligea ces derniers à se retirer. Les bâtiments de l’Amiral Philibert mouillaient en face de Sidi Belyout et des Roches Noires. C’est à partir de ces points qu’ils pilonnaient les résistants. Les obus atteignaient (comme nous aurons l’occasion de l’évoquer) la Piste de Taddert (Taheddaret), le quartier Californie et Sidi Moumen.

D’après l’officier Second, les groupes des assaillants "ont fait preuve d’un acharnement inouï, bravant la mort…". Dans une déclaration au journal l’Echo de Paris, le premier ministre français Clemenceau, à reconnu que "les troupes ont été surprises par le courage et le savoir faire des Marocains...".

Le combat de la villa Fernau du 10 Août 1907, dirigé par les Ouled Bouziri qui attaquent les camps et assaillent de tous coté ses défenseurs.

Du coté français on signale cinq morts et dix blessés. Cette opération à été suivie des terrasses par des femmes qui ne s’empêchèrent pas, au risque de leur vie, de lancer de stridents you-you à l’adresse des combattants Marocains. Le lendemain, toutes les terrasses des maisons d’habitation en bordure du mur ont été interdites d’accès.

Traditionnellement, les femmes participent aux combats à leur manière, elles suivent à pied les combattants en jouant des tambourins ; l’accompagnement vocal distribue des satisfecits à l’adresse des combattants courageux qui font preuve de témérité en face de l’ennemi. Ceux qui rebroussent chemin, son barbouillés de henné. Au terme d’une bataille, les femmes se réunissent le soir autour d’un feu pour célébrer l’évènement. En général, ce sont les Chioukhs, qui assurent à travers le chant et la musique d’El Ayta, la diffusion de l’information auprès des autres tribus.

Le 18 août 1907, c’est au tour du combat dit des Carrières. A l’aube, les Marocains attaquent de nouveaux les camps. Ils sont violemment repoussés. Le Général Drude attend le lever du soleil pour lancer ses cavaliers (escadron) vers le campement des assaillants. Les français accrochés on faillit périr, si ce n’est le renfort des troupes et de l’artillerie qui ont été envoyés à la rescousse.

Du côté français, on dénombra trois morts dont le chef d’escadron et douze blessés. Un témoin de ces événements écrit à propos de l’affaire des Crêtes du 21 Août 1907 : "Dans le combat d’hier, les Français ont eu deux tirailleurs tués et un lieutenant algérien a été grièvement blessé. Une vingtaine d’hommes ont été mis hors de combat. J’ai vu le cheval d’un officier d’ordonnance du général Drude tomber, frappé d’une balle au cou et l’officier avoir le genou brisé par un coup de feu.

On a arrêté dans la soirée un indigène qui avait pénétré dans le camp des goumiers et tentait de leur prêcher la guerre sainte". Effectivement, les Chaouia, ont tenté à maintes reprises d'inciter les soldats algériens à rejoindre leurs rangs. De nombreux soldats musulmans rallièrent les rangs de la Mehalla de Moulay Hafid. Ce type d’information n’est pas fait pour connaître une large diffusion auprès de l’opinion publique et encore moins auprès des soldats algériens.

Les anciens Casablancais se rappellent du délicat problème qui s’est posé lors de l’inhumation des corps de soldats musulmans, servant dans les rangs de l’armée française : il fallait trouver un lieu propice pour éviter de fâcheux incidents. Finalement, c’est à l’extrémité du cimetière de Sidi Bou Lefaà que les Français aménagèrent pour leurs soldats un espace.

Dans le registre des désertions et compte tenu de l’importance historique de cet aspect des évènements ayant marqués notre ville, nous rappelons l’affaire des légionnaires d’origine allemande venus se réfugier auprès de leur consulat de la Place de Belgique. Cette affaire avait fait grand bruit, puisqu’il à fallu recourir à l’arbitrage de la Cour Internationale de la Haye. Le 25 Septembre 1908, des incidents eurent lieux à Casablanca à la suite de la désertion des légionnaires allemands, organisée par la communauté allemande et l’appui discret du consulat de Casablanca : une bagarre eut lieu entre un agent de la légation et des marins français. L’affaire fut soumise à l’arbitrage du tribunal de la Haye. Un journal allemand écrit après les incidents de Casablanca. "C’est une épreuve de force… notre honneur est très fortement engagé et il est grand temps que cette bande insolente sente de nouveau ce que peut faire le grenadier poméranien".

Les Français, ne pouvaient pas laisser passer l’occasion de mettre un terme aux désertions des soldats de la légion étrangère, dont l’impact sur le moral des troupes a été ressenti. Appelée l’Affaire de Casablanca, elle fut soumise au tribunal arbitral, présidé par H.J.L. Hammarskjöld, réuni à La Haye, qui a rendu sa sentence le 22 mai 1909 : "Il s’agit d’une tentative de faire embarquer des déserteurs allemands de la légion étrangère française, à bord d’un bateau allemand en rade à Casablanca. Ce sont Walter Beus, Heinrich Heinmann et Julius Meyer. Le chancelier du consulat impérial à Casablanca M. Just et le soldat marocain (de la chancellerie) Abdelkrim ben Mansour, ont été obligés de se défendre contre les voies de fait dont ils ont été l’objet de la part des soldats français qui ont procédé à l’arrestation des déserteurs".

Le tribunal à finalement renvoyé dos à dos les belligérants, la sentence très avantageuse pour la France et très honorable pour l’Allemagne donna lieu à un accord signé à Berlin le 10 novembre 1908, par le baron de Berckheim, chargé d’affaires de France à Berlin et M. de Schoen, ministre des Affaires étrangères. Le 10 juin, à Casablanca, le conseil de guerre a condamné les déserteurs à des peines d’emprisonnement, avec dégradation militaire.


Resistants casablancais mort au combat ALLAH IRHAMHOUM


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MessageSujet: Moha Ou Hamou Zaiani, khénifra   Ven 29 Oct 2010 - 5:10




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MessageSujet: Lyauté comparant la situation au Maroc à celle en Algérie   Ven 29 Oct 2010 - 5:17

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MessageSujet: Re: Resistance marocainne.   Ven 29 Oct 2010 - 5:51

Les Aït Atta
La plupart des habitants, sédentaires ou nomades, du djebel Sarghro appartiennent aux tribus des Aït Atta. Les Berbères Aït Atta furent les derniers à résister aux troupes françaises qui pacifiaient le protectorat marocain entre les deux guerres. Aujourd'hui, ces bergers transhument pour échapper aux rigueurs de l'hiver dans le Haut-Atlas.
L'épisode le plus héroïque de cette résistance à la colonisation se situe fin 1932, début 1933.
C'est la fameuse bataille de Bou Gafer. Près de deux mois de combats acharnés en plein hiver pour prendre un bastion de neige et de rocaille. D'un côté, plusieurs milliers d’hommes, de nombreux canons et quatre escadrilles de quarante-quatre avions basées à Ouarzazate.
De l'autre, conduits par les frères Baslam, un peu moins d'un millier de nomades sommairement armés, des femmes et des enfants.

Les nombreux irréductibles retirés au Sarghro ne manquent aucune occasion de manifester leur hostilité ; ils adressent des menaces de représailles aux notables, qui cherchent à composer avec les Français.
Pour en finir, le Commandement décide, au mois de février 1933, de régler la question du Sarghro.
Coupés de toute communication avec l'extérieur du massif, harcelés jusque dans les rares points d'eau, les Aït Atta durent subir manœuvres d'encerclements, pilonnages d'artillerie et bombardements aériens.
Ils sont obligés de capituler le 25 mars 1933.
Ce sera le dernier des grands faits d'armes de la colonisation au Maroc.
Mais les tribus évitent le déshonneur. Assu u Baslam se rend, accompagné par les huées des femmes, qui voulaient lutter jusqu'à la mort.

L'ensemble des tribus Aït Atta conserve le droit de s'auto-administrer en dehors du commandement glawi.
De plus le bilan est lourd aussi du côté des troupes coloniales.
Plusieurs officiers, et non des moindres, y ont péri. L'invincible capitaine Henry de Bournazel, "l'homme rouge", à la veste de spahi pareille à un drapeau, le baroudeur connu notamment dans le Rif, le soldat aux innombrables citations de guerre y trouve la mort.

Le vainqueur, le capitaine Spillmann, rend hommage à ses adversaires: "L'individualisme développé par la dure existence pastorale, qui trempe fortement les caractères, risquerait de dégénérer assez vite en anarchie. Mais d'autres facteurs, conditionnés par le nomadisme même, viennent heureusement tempérer cette tendance. La recherche et la défense des pâturages, les nécessités de la transhumance créent en effet des liens collectifs qui consolident le lien ethnique. Pour subsister au milieu d'ennemis toujours aux aguets, pour utiliser au mieux les ressources que dispense parcimonieusement une nature trop souvent ingrate, les nomades ont accepté librement une discipline réelle qui les groupe dans le cadre de la fraction ou de la tribu. La structure de leur pays les fait à la fois gens de plaine et de montagne, nomades et qsouriens. Ils connaissent les rigueurs du climat saharien et celles des hautes altitudes."

Assu u Baslam
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MessageSujet: Re: Resistance marocainne.   Ven 29 Oct 2010 - 6:02

Soldats francaais bléssés, bataille de Fes


Bléssé sur le Franc d'Ifran


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MessageSujet: La guerre du Rif   Ven 29 Oct 2010 - 6:47

La bataille d'Anoual, fréquemment appelée désastre d'Anoual en Espagne, opposa un contingent militaire espagnol à l'armée rifaine d'Abdelkrim Al Khattabi, dans la région du Rif en juillet 1921. Les affrontements ont eu lieu à 120 km de Melilla dans le Nord du Maroc et marquent le début de la guerre du Rif.
La victoire d’une armée de résistants rifains sur l’armée espagnole devint un important symbole de la lutte anticoloniale, marque un tournant de la résistance au double protectorat espagnol et français instauré au Maroc.
Le désastre d'Anoual est une défaite cuisante de l'armée espagnole. Elle marque la naissance d’un mythe : celui d’Abdelkrim, héros de guerre, fin stratège et chef charismatique de la résistance.
La crise politique que provoqua cette défaite fut une des plus importantes que dût subir la monarchie libérale d'Alphonse XIII. Elle fut la cause directe du coup d'État et de la dictature de Miguel Primo de Rivera.
Origine

Depuis dix ans, l’Espagne éprouve beaucoup de difficultés à administrer la région nord du Maroc placée sous son autorité depuis 1912. Ses troupes se heurtent continuellement à des poches de résistance, particulièrement dans la région montagneuse du Rif.

Au début de 1921, une tribu rifaine, les Aït Ouriaghel, de la région d’al-Hoceïma, déclenche véritablement les hostilités. À sa tête, Mohamed ben Abdelkrim al-Khattabi, alias Abdelkrim, 39 ans à cette date, fils de cadi (« juge ») du clan des Ait Youssef Ouaâli. Journaliste à ses heures, il a étudié la technologie militaire en Espagne avant d’entrer dans l’administration espagnole.

Le général Manuel Fernández Silvestre, qui commande les forces espagnoles dans la région, est convaincu d’avoir affaire à une petite bande de brigands et continue d’avancer vers le cœur du Rif. Abdelkrim lui fait alors porter un message d’avertissement, que le fier général choisit d’ignorer. Il charge néanmoins l’un de ses chefs de bataillon, Jésus Villar, de poster 250 hommes à Abarran, à 5 km à l’ouest d’Anoual.
Le 1er juin 1921, les hommes de Villar ont à peine pris position qu’ils se trouvent encerclés par un millier de combattants rifains et sont massacrés. Une poignée d’entre eux seulement parvient à s’échapper, abandonnant leur artillerie aux combattants d’Abdelkrim.

Grâce à la prise de ces canons, ces derniers poursuivent, près de deux mois durant, leur offensive. Dans l’après-midi du 21 juillet 1921, à Anoual, 18 000 combattants rifains fondent sur les 18 000 soldats espagnols, les contraignant à battre en retraite. Au bout de trois semaines de combats acharnés, le contingent espagnol est taillé en pièces (le général Fenandez Silvestre fut tué à Anoual — certains ont parlé de suicide à cause de la rapidité de la défaite[réf. nécessaire]).

Conséquences
Les guerriers de Abdelkrim récupèrent à l'issue de la bataille, le matériel abandonné par les troupes espagnoles en retraite soit : 20 000 fusils, 400 mitrailleuses, 200 canons de calibres différents (des 75, des 65 et des 77), un stock important d'obus et des millions de cartouches, des camions, des approvisionnements en vivre, des médicaments, du matériel médical ainsi que 2 avions. En nombre d'hommes, l'Espagne perdait plus de 14 000 soldats, en plus des 1 100 prisonniers faits par le contingent rifain.

Cette défaite cinglante des forces coloniales est lourde de conséquences, de part et d’autre de la Méditerranée. Car c’est cette « humiliation », qui, en 1923 à Barcelone, incite le général Miguel Primo de Rivera à lancer un pronunciamiento et à instaurer une dictature militaire. La guerre du Rif dure encore cinq années et se solde par la victoire de la France et de l'Espagne. De nombreux témoignages rapportent l'utilisation de bombes chimiques par la France et l'Espagne.


Cadavres de soldats espagnols à Monte Arruit. 3 000 soldats meurent le 9 août 1921 sur cette position
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MessageSujet: 10 hommes-symboles.   Ven 29 Oct 2010 - 6:54


Nos avenues portent leurs noms, mais nos manuels d'Histoire les ignorent toujours. Qui étaient-ils vraiment ?


Allal Ben Abdellah, le samouraï
Allal Ben Abdellah se fait connaître le jour de sa mort. Le 11 septembre 1953, cet artisan, tantôt peintre tantôt cordonnier, originaire de Guercif, n'a aucune action de résistance à son tableau de chasse. Militant de base du parti de l'Istiqlal à Akkari à Rabat, il décide de faire le kamikaze contre le sultan malvenu, Mohamed Ben Arafa. Ce dernier se dirige alors à la prière du vendredi à la mosquée du Méchouar. Ben Abdellah se met sur la route du cortège, à bord de la Ford cabriolet immatriculée 2460 MA 9, qu'il vient d'acheter à cette fin. Intercepté par le sous-officier Robert King, il est abattu, poignard à la main, par l'officier (algérien) Mohamed Belhouari. Huit balles dans le dos, le samouraï n'est plus.

Houmane Fetouaki, la terreur
Le commerçant Mohamed Ben Brik Ben Brahim (plus connu sous le nom de Houmane Fetouaki) a 52 ans lorsqu'il est contacté pour relayer la lutte armée à Marrakech. Il est alors recruté pour deux raisons : sa relation familiale avec le pacha Thami Glaoui et son attachement farouche et insoupçonné à la cause nationale. Entre février et juillet 1954, il constitue un réseau local qui sème la terreur. Coup sur coup, il cible, sans succès, Glaoui lui-même, blesse Ben Arafa, rate de peu le Résident général Guillaume en visite à la ville et abat le commissaire Maurice Monnier. Mais, suite à l'assassinat du contrôleur civil Thivend, son réseau est démantelé. Fetouaki sera condamné à mort par un tribunal militaire et exécuté le 9 avril 1955 au pénitencier d'El Ader.

Ahmed Ou Moha Al Hansali le “serial killer”
Modeste agriculteur, Sidi Ahmed Ahansal (dit Al Hansali) fait parler de lui le 13 mai 1951, lorsqu'il intercepte un véhicule de colons, leur tire dessus et met la main sur les armes en leur possession. Ses attaques se multiplient, contre des caïds, des contrôleurs civils mais aussi de simples propriétaires terriens. La presse de l'époque le baptise “le tueur de Tadla”. Dans la région, il fait l'objet d'une traque à l'aveuglette à laquelle prennent part mille soldats. Il est déclaré “wanted”, moyennant un million de francs. Finalement, le piège se referme sur lui, en compagnie de son frère d'armes, Mohamed Smiha, le 23 juillet 1951. Interrogés et torturés sous l'œil de Pascal Boniface en personne, tous deux seront exécutés le 16 février 1952.

Brahim Roudani, le populiste
Dès 1952, Si Adi Addou Ben Brahim (Brahim Roudani) est un parrain de la résistance casablancaise. Membre fondateur d'Al Mounaddama assyria (l'Organisation secrète), cet homme riche (il avait une boucherie et une usine d’eau de Javel) n'apprécie pas trop “la direction bourgeoise de l'Istiqlal”. Sans pour autant passer à l'acte lui-même, il catalyse les énergies meurtrières. Et joue, à partir de Casablanca, un rôle majeur dans le renforcement de la résistance rurale, via un réseau d'épiciers dans sa ville d'origine, Taroudant. Arrêté puis torturé au centre de détention Darkoum en juin 1954, il en sort affaibli. à l'orée de l'Indépendance, il tente de jouer le médiateur pour unir les factions armées. Jugé populiste et peu fiable, il est attaqué et abattu par quatre membres marocains du Croissant noir le 5 juillet 1956.

Mohamed Zerktouni, le leader
Ce jeune menuisier, issu de l'ancienne médina de Casablanca, est connu pour son ubiquité. Membre dirigeant de l'Istiqlal à Casablanca, il joue d'abord un rôle dans le démantèlement d'une structure ad hoc de lutte armée. En 1951, il est l'un des fondateurs, aux côtés d'Abderrahmane Senhaji, de l'Organisation secrète (0S). Il veille à la constitution des cellules, s'occupe de trouver les armes et de les acheminer vers Marrakech plus tard. Rompu au travail clandestin, il esquive les coups de filet tendus après les opérations (Marché central, Rapide Casa-Alger...) dont il est le maître d'œuvre. Vu ses dons de leader, l'OS veut le protéger, en l'envoyant à Tétouan préparer la naissance de l'Armée de libération nationale. Il refuse. Et le 18 juin 1954, la police vient l'arrêter chez lui. Il se suicide en avalant une capsule de cyanure.

Moulay Abdeslam Jebli, le stratège
Originaire de Marrakech, insaisissable, Moulay Abdeslam Jebli est l'un des rares à avoir joué un
rôle-clé dans la lutte armée, de bout en bout. Il est, en 1952, aux côtés de Fqih Basri, le mentor du réseau El Fetouaki à Marrakech. Il s'occupe de piloter, avec l'aide d'un certain Mohamed Bouyahya, originaire de Tata, les réseaux de résistance armée au Sud. Il veille, plus tard, avec d'autres dirigeants de l'Organisation secrète, à “sécuriser le système d'information, de la base au sommet”. Arrêté en octobre 1954, il fera preuve, à plusieurs reprises, d'une rare capacité à organiser des fuites de prison. Sous l'Indépendance, il continue “la résistance pour la démocratie”.

Ahmed Rachidi, le romantique
“Ne me bandez pas les yeux, laissez-moi voir le ciel bleu de mon pays”, ainsi parlait Ahmed Rachidi, le 4 janvier 1954, face au peloton d'exécution. Titulaire d'un CEP et maîtrisant bien la langue française, cet illustre dirigeant de l'organisation La Main Noire a tué le moqaddem Mohamed Ben Larbi pour, dit-il devant le tribunal, “donner un exemple aux autres traîtres”. Le 5 octobre 1953, son compagnon de cellule Mekki est arrêté à la mosquée Chleuh dans l'ancienne médina de Casablanca. Sa cache d'armes, logée sous la scène du cinéma Rio, est alors découverte et Rachidi tombe dans le panier.

Abdellah Chefchaouni, le héros
À Fès, la résistance se limite en grande partie à l'action politique. Sous l'impulsion de Zerktouni, plusieurs tentatives sont menées pour passer à l'acte armé. Finalement, le cordonnier Abdellah Chefchaouni se montre le plus entreprenant. Principale action armée à l'actif de son groupe, l'attentat contre le pacha Baghdadi à Bab Ftouh, le 1er mai 1954. Le collabo fassi s'en est tiré avec des blessures. Chefchaouni faillit passer à la vitesse supérieure, en lançant une bombe au milieu du cortège de Guillaume, mais il s'est rétracté. Arrêté le 23 mars 1955, son avocat traduit ainsi sa pensée : “Je ne suis pas un criminel mais un homme libre qui défend sa patrie, sa religion et son sultan”. Il est exécuté le 2 août 1955. Fès perd alors un héros.

Rahal Meskini, le campagnard
Cet originaire de la tribu de Beni Meskine a adhéré au parti de l'Istiqlal à Kénitra en 1947, à l'âge de 21 ans. Il quitte la ville en 1952, au moment où la vie politique est mise à mort, et s'exile à Casablanca. Là, il prend le train en marche au sein de l'Organisation secrète et s'occupe de la région de M'dakra, autour de la ville. Revolver à la main, il est réputé sans merci, autant avec les colons qu'avec les marocains féodaux. En 1954, il est arrêté mais parvient, au bout de quarante jours de torture, à prendre la fuite. Il périt le 17 décembre 1956 sous les balles de militants du Croissant noir. Une autre victime des règlements de compte post-indépendance.

Haj Omar Lamzodi, le jihadiste
Ce tailleur, installé au Hay Mohammadi, est le fondateur de Jaïch al Atlas (Armée de l'Atlas). En revenant de la Mecque durant l'été 1953, il fait escale au Caire et va voir Abdelkrim qui l'incite à “apprendre aux Marocains comment tuer les colonisateurs, ne serait-ce qu'avec des faucilles ou des jets de pierre”. A son retour, Lamzodi constitue un réseau, auquel adhéreront des hommes de Fetouaki, des hommes venus du Sud, comme Hmidou Al Watani (Safi) et un certain Moulay M'barek, dit Si Bouchta, auteur de trois actions-phares : la bombe au café Mers Sultan, la grenade au Bar de la Gironde et l'attentat contre François Avival, “terroriste européen”. Les armes que détenait Lamzodi et ses hommes seront transférées à l'Armée de Libération nationale à Marrakech.
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MessageSujet: Re: Resistance marocainne.   Ven 29 Oct 2010 - 6:56

8 opérations phares.

Exécutions, poses de bombes, émeutes, acheminement d'armes... Les résistants ont ciblé autant les colons que les collabos.


La bombe du marché central
Jeudi 24 décembre 1953, en plein Noël, une bombe explose au Marché central à dix heures du matin. L'opération fait dix-neuf morts, dont une française, et quarante-huit blessés. Un certain Mohamed Ben Moussa Al Ibrami se porte volontaire dans une réunion secrète, dirigée la veille par Zerktouni, pour poser la bombe. Les bidons artisanaux, remplis de bouts de fer, confectionnés dans un garage du quartier Bouchentouf, ne sont prêts que tard dans la nuit. Le tout est mis au point dans la précipitation. Résultat, deux autres bombes, posées parallèlement aux Colis postaux et à la Poste centrale, ont la mèche trop courte pour exploser. Mais l'exception Marché central suffit pour que le résident général Juin promette “une lutte sans merci contre les terroristes”.

L'affaire de l'imprimerie Al Atlas
En janvier 1954, Slimane Laraïchi, l'un des dirigeants de la lutte armée, ramène de Tétouan un cliché de Mohammed V (introuvable à l'époque) pour l'utiliser dans un tract. Pour ce faire, il s'introduit la nuit du 6 février, aux côtés d'un groupe de résistants, dans l'imprimerie de Mohamed Ghallab, Al Atlas. Après avoir acheminé une première fournée de tracts, Zerktouni revient et trouve les lieux encerclés par la police. Il s'enfuit. Hassan Sghir, l'un des acteurs de l'opération, avale une capsule de poison. Il devient le premier résistant suicidé de l'histoire du Maroc colonisé. Quant à Laraïchi, il réussit à filer grâce à son gaillard de compagnon, Dahous, qui abat au pistolet le commissaire Boyer. Les fugitifs iront alors de douar en douar trouver refuge. Mais la répression s'abat sur leurs compagnons, qui s'exilent au Nord.

Bombes sur la ligne Casa-Alger
Trois jours après la déposition de Mohammed V, le train reliant Casa-Alger est déraillé, à 5 Km de la gare de Port Lyautey (Kénitra). Bilan : un technicien mort et onze blessés. L'opération, menée par un groupe de résistants dirigé par Bouchaïb Ben Omar, est plus spectaculaire qu'efficace. Mais celle effectuée sur la même ligne, le 7 novembre 1953, par l'Organisation secrète, via Mohamed Mansour, fait plus de dégâts. Ce dernier pose, à l'approche de Rabat, l'engin explosif dans les toilettes de la deuxième classe. Il descend aussitôt et monte dans la voiture du dirigeant Saïd Bounaïlat qui l'attend. La déflagration retentit tout juste après le pont du Bou Regreg. Bilan : six morts, dont deux Français et quatorze soldats blessés. Elle fera date et les attaques contre les lignes ferroviaires se multiplient par la suite.

Attentats contre Glaoui et Ben Arafa
En mars 2005, les mosquées de Marrakech sont le terrain des opérations du réseau El Fetouaki. La première opération, le vendredi 5 mars, a lieu à la mosquée Koutoubia, où deux bombes sont lancées. Le pacha Glaoui, principale cible, en sort indemne, mais une trentaine de musulmans sont blessés. Le 19 mars, le groupe de résistants marrakchis récidivent à la mosquée Berrima, jouxtant le palais. Sachant que le sultan mal aimé Ben Arafa y faisait sa prière, le jeune Ahmed Ben Ali y pose une bombe. Le sultan, ainsi que six membres de sa garde rapprochée, sont blessés. Glaoui s'occupe lui-même de liquider sur place l'exécutant, connu sous le nom de “Oukkala”.

Exécution du Dr. Emile Eyraud
Avant sa mort, Mohamed Zerktouni a planifié le meurtre de l'un des suppôts du régime colonial, le docteur Emile Eyraud, directeur alors du quotidien La Vigie marocaine. L'opération sera exécutée deux semaines après sa mise à mort. Le chef de l'opération, Driss Lahrizi, abat sa cible par une balle dans le dos, à sa sortie du journal, le 30 juin 1954. Devant rejoindre ses frères d'armes, à côté du café La Chope, Lahrizi est intercepté par des colons. Il tire alors sur eux. Une fusillade s'ensuit. Il s'en sort avec un bras cassé et sera plus tard condamné à mort. Quant à son acolyte Brahim Firdaous, il en sort indemne. Un faux passeport en sus, il sera exilé au Caire en attendant des jours meilleurs.

Attentat contre Pascal Boniface
En 1955, l'Organisation secrète que dirige alors Fquih Basri, à Casablanca, charge Mohamed Sarjane et Ahmed Touil d'assassiner Pascal Boniface, le chef de la région de Casablanca. Sa longévité (de 1944 à 1955) et sa défense acharnée des intérêts coloniaux ont rendu cet homme intouchable. Les deux résistants le suivent à la trace. Le 10 mars, ils le traquent à partir de l'avenue Foch, lieu de sa résidence. L'un des deux tire sur Boniface, lequel simule la mort. à l'aide de ses gardes, sa voiture redémarre et l'attentat tombe à l'eau.

Les armes acheminées à bord de Dina
En décembre 1954, Abdelkrim Khatib, Houcine Berrada et Mohamed Bensaïd Aït Idder se mettent d'accord, au nom de l'Armée de Libération nationale, avec leurs pairs algériens, Ben Bella et Boudiaf, pour partager la cargaison d'armes provenant d'égypte, à bord du Dina. Le résistant Brahim En Naïl s'occupe de gérer le transbordement des armes devant parvenir au port de Kebdana. à l'arrivée de la cargaison en février 1955, les Marocains récupèrent 96 fusils, 144 grenades et des munitions ; les algériens ont droit au double. La résistance se prépare à une guerre qui n'aura pas lieu.

Le soulèvement d'Oued Zem
Deux ans après la déportation de Mohammed V, le 20 août 1955, la résistance urbaine s'abstient de manifester. à la surprise générale, les manifestations les plus sanglantes ont lieu dans la bourgade d'Oued Zem, où les quelque 800 habitants français se sentent chez eux. Réprimés par les caïds locaux et les contrôleurs civils, des résistants et autres agriculteurs portant les photos de Mohammed V ont attaqué des lieux de commerce et des postes de police. Bilan, quarante-neuf Européens sont morts. La répression, menée sous l'ordre du résident général Grandval, fait officiellement 700 morts, chiffre que Charles André Julien qualifie de “ridicule”.

4 organisations mères.

Les résistants n’étaient pas, loin s’en faut, des électrons libres et isolés. Revue des principales structures.


L'Organisation Secrète, (Al Mounaddama Assirya)
Au moment où le parti de l'Istiqlal est persécuté, des membres ultras, dont principalement Abderrahmane Senhaji, Mohamed Zerktouni, Houcine Berrada, Thami Noamane et Hassan Laaraïchi, créent le 7 Avril 1951 une organisation armée qu'ils ont juré (sur le livre sacré) de tenir secrète. Au fur et à mesure des arrestations, exils et autres fuites, d'autres membres, comme Saïd Bounaïlat, Moulay Abdeslam Jebli et Fqih Basri se sont joints au groupe en 1953 puis en 1954. Cet état-major s'occupe d'orienter les cellules, constituées chacune de trois membres seulement, de mettre à disposition les armes (surtout des pistolets à l'origine), de distribuer les tracts, d’appeler au boycott, par exemple, et de piloter des réseaux locaux, ce qui lui permettra d'avoir des ramifications autant au Sud qu'au Nord. Mais, à la fin de 1954, les arrestations successives de ses dirigeants et l'exil d'autres à Tétouan, réduisent sa force de frappe.

La Main noire, (Al Yad Assaouda')
Ce groupement est né à Casablanca, au lendemain de l'assassinat du leader tunisien, Ferhat Abbas. à l'initiative d'un fqih, Mohamed Talii et bien d'autres istiqlaliens de base, dont un certain Moulay Tahar, cheminot, trois groupuscules armés se sont formés dès décembre 1952. Abdeslam El Kohen prend l'initiative d'en créer une branche à Fès, qui disparaît rapidement, suite à l'arrestation de ses membres. L'aile la plus connue de l'organisation porte le nom de “Cinéma Rio” à Casablanca. Là aussi, le 5 octobre 1953, soixante membres, dont le célèbre Ahmed Rachidi, sont interpellés. S'ensuit une dislocation de la structure et un procès au tribunal militaire qui aboutit le 5 juillet 1954 à la mise à mort d'Al Yad Assaouda.

Le Croissant noir, (Al Hilal Al Aswad)
Après la disparition de La Main noire et la dispersion des membres de l'Organisation secrète, des contacts sont pris en octobre 1954 au cœur de la Nouvelle Médina (Derb Espagne) de Casablanca, pour perpétuer la lutte armée. Hassan Glaoui, un artificier de bombes artisanales, Mehdi Nammoussi et Mohamed Haddaoui parviennent à fusionner deux mini-structures qui agissaient séparément. Des opérations à la bombe sont menées ici et là. Suite à l'assassinat de l'ingénieur Armand Maré, le 3 mars 1955, par une cellule à laquelle appartient, entre autres résistants Bouchta Jamaï, une vague d'arrestations lamine le mouvement. Le jeune Abdellah Haddaoui, précoce (il a 18 ans alors) prend le relais. Il recrute à tour de bras. Après l'Indépendance, le Croissant noir est traité de branche secrète des communistes ou encore de suppôt de Lahcen Lyoussi. Il est alors victime des luttes intestines du mouvement national.

L'armée de libération, (Jaïch Attahrir)
La direction de l'Organisation secrète, exilée à Tétouan, bénéficie dès la fin de 1954 de la complicité espagnole. Abdelkrim El Khatib, un médecin ayant le gage d'Allal El Fassi, sert d'intermédiaire à cette fin. De nouveaux venus, comme Hassan Laârej, Abbès Messaadi, Abdelkébir El Fassi, Mohamed Figuigui s'organisent sous la direction d'Abderrahmane Senhaji, en vue de préparer des actions armées d'envergure. Finie l'action secrète, la lutte armée devient visible et est soutenue par les frères d'armes algériens. Un appel est lancé pour que des anciens officiers de l'armée régulière française se joignent au groupe. Un camp d'entraînement est organisé à côté de Nador, à Jnan Romi, grâce au concours de Abdelkhaleq Torrès. Le 2 octobre 1955, les premières opérations sont menées contre six sites marocains sous occupation française. Après le retour de Mohammed V, la plupart des dirigeants de l'Armée de Libération nationale (ALN) refusent d'être noyés dans les Forces armées royales. Ils se sont par contre attachés à parfaire le recouvrement des territoires colonisés. L'Armée de libération du Sud, menée essentiellement par Mohamed Ben Lhassan Ba Amrani et Mohamed Bensaïd Aït Idder, est accueillie par la tribu des Aït Ba Amran à Sidi Ifni. Sans profiter des mêmes compromis espagnols qu'au Nord, la direction de l'ALN s'organise, à partir de Sidi Ifni, ouvre une brèche sur la côte atlantique pour recevoir les armes, accueille ses hommes du Nord et de l'Atlas et invite des volontaires sahraouis à rejoindre ses rangs. En 1958, l'opération écouvillon, orchestrée par le prince Moulay Hassan et Paris, met fin à ses aspirations pour récupérer le Sahara occidental. Depuis, la plupart de ses dirigeants sont emprisonnés et les quelques survivants regagnent le maquis, mais ils ne feront pas long feu.






Portraits. La résistance au féminin

Au-delà de l'image de la femme, précieux soutien de son résistant de mari, un grand nombre de femmes précocement affranchies ont un temps embrassé la résistance.

Fatma El Malkia. Cette figure de la ville de Salé, pionnière dans la fabrication et l'exportation de tapis vers l'Europe dans les années 70, s'est illustrée tout au long des années 53-55 par un courage immense. Tête de pont d'un réseau de résistants à Salé, elle permettra à de nombreuses épouses de rendre visite à leurs maris réfugiés dans le Nord en leur procurant faux passeports et argent. Elle fera également de son domicile un lieu de réunion et une cache sûre pour les fugitifs.

Fatima Bent Allal. Cette résistante de la ville de Oued Zem recevra une balle dans la tête alors qu'elle assurait l'approvisionnement en munitions des combattants lors de la bataille de Oued Zem du 20 août 1955.

Amina El Berhilia. Membre de l'Istiqlal, anime à Oujda, dans la clandestinité, des cellules féminines, leur faisant prendre conscience de la nécessité de participer au mouvement pour la liberté, distribuant des tracts et assurant le transport des armes. Lors d'une de ces livraisons, elle échoue entre les mains des policiers français et passe un an à la prison de Ain Kadous à Fès.

Khaddouj Zerktouni. Sœur et bras droit du grand résistant , elle sera à ses côtés lors de son arrestation. Elle subira tortures et exactions diverses et restera longtemps entre les griffes des Français avant d'être relâchée en piteux état.

“Ito”. c'est sous ce seul nom qu'est connue cette femme mythique de Khénifra. Elle sera la seule personne à avoir accès à Moha Ou Hammou Zayani lorsque, recherché par les Français, il se réfugiera dans les montagnes. Elle lui apportera vivres et nouvelles de la résistance et se chargera de transmettre ses ordres à ses compagnons d'armes.

Maa El Ainine Oum El Fadel bent Cheikh Sidatou. Digne descendante de El Hiba Maa Al Ainine, illustre chef de guerre, elle s'illustre par son endurance et son courage lorsqu’elle doit parcourir de longues distances dans le désert pour porter assistance et nourriture aux éléments de l'ALS. Elle périt lors d'un bombardement espagnol de Laâyoune.

Telquel
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MessageSujet: Re: Resistance marocainne.   Mar 9 Nov 2010 - 12:02

eagle30 a écrit:
8 opérations phares.

Exécutions, poses de bombes, émeutes, acheminement d'armes... Les résistants ont ciblé autant les colons que les collabos.


La bombe du marché central
Jeudi 24 décembre 1953, en plein Noël, une bombe explose au Marché central à dix heures du matin. L'opération fait dix-neuf morts, dont une française, et quarante-huit blessés. Un certain Mohamed Ben Moussa Al Ibrami se porte volontaire dans une réunion secrète, dirigée la veille par Zerktouni, pour poser la bombe. Les bidons artisanaux, remplis de bouts de fer, confectionnés dans un garage du quartier Bouchentouf, ne sont prêts que tard dans la nuit. Le tout est mis au point dans la précipitation. Résultat, deux autres bombes, posées parallèlement aux Colis postaux et à la Poste centrale, ont la mèche trop courte pour exploser. Mais l'exception Marché central suffit pour que le résident général Juin promette “une lutte sans merci contre les terroristes”.

L'affaire de l'imprimerie Al Atlas
En janvier 1954, Slimane Laraïchi, l'un des dirigeants de la lutte armée, ramène de Tétouan un cliché de Mohammed V (introuvable à l'époque) pour l'utiliser dans un tract. Pour ce faire, il s'introduit la nuit du 6 février, aux côtés d'un groupe de résistants, dans l'imprimerie de Mohamed Ghallab, Al Atlas. Après avoir acheminé une première fournée de tracts, Zerktouni revient et trouve les lieux encerclés par la police. Il s'enfuit. Hassan Sghir, l'un des acteurs de l'opération, avale une capsule de poison. Il devient le premier résistant suicidé de l'histoire du Maroc colonisé. Quant à Laraïchi, il réussit à filer grâce à son gaillard de compagnon, Dahous, qui abat au pistolet le commissaire Boyer. Les fugitifs iront alors de douar en douar trouver refuge. Mais la répression s'abat sur leurs compagnons, qui s'exilent au Nord.

Bombes sur la ligne Casa-Alger
Trois jours après la déposition de Mohammed V, le train reliant Casa-Alger est déraillé, à 5 Km de la gare de Port Lyautey (Kénitra). Bilan : un technicien mort et onze blessés. L'opération, menée par un groupe de résistants dirigé par Bouchaïb Ben Omar, est plus spectaculaire qu'efficace. Mais celle effectuée sur la même ligne, le 7 novembre 1953, par l'Organisation secrète, via Mohamed Mansour, fait plus de dégâts. Ce dernier pose, à l'approche de Rabat, l'engin explosif dans les toilettes de la deuxième classe. Il descend aussitôt et monte dans la voiture du dirigeant Saïd Bounaïlat qui l'attend. La déflagration retentit tout juste après le pont du Bou Regreg. Bilan : six morts, dont deux Français et quatorze soldats blessés. Elle fera date et les attaques contre les lignes ferroviaires se multiplient par la suite.

Attentats contre Glaoui et Ben Arafa
En mars 2005, les mosquées de Marrakech sont le terrain des opérations du réseau El Fetouaki. La première opération, le vendredi 5 mars, a lieu à la mosquée Koutoubia, où deux bombes sont lancées. Le pacha Glaoui, principale cible, en sort indemne, mais une trentaine de musulmans sont blessés. Le 19 mars, le groupe de résistants marrakchis récidivent à la mosquée Berrima, jouxtant le palais. Sachant que le sultan mal aimé Ben Arafa y faisait sa prière, le jeune Ahmed Ben Ali y pose une bombe. Le sultan, ainsi que six membres de sa garde rapprochée, sont blessés. Glaoui s'occupe lui-même de liquider sur place l'exécutant, connu sous le nom de “Oukkala”.

Exécution du Dr. Emile Eyraud
Avant sa mort, Mohamed Zerktouni a planifié le meurtre de l'un des suppôts du régime colonial, le docteur Emile Eyraud, directeur alors du quotidien La Vigie marocaine. L'opération sera exécutée deux semaines après sa mise à mort. Le chef de l'opération, Driss Lahrizi, abat sa cible par une balle dans le dos, à sa sortie du journal, le 30 juin 1954. Devant rejoindre ses frères d'armes, à côté du café La Chope, Lahrizi est intercepté par des colons. Il tire alors sur eux. Une fusillade s'ensuit. Il s'en sort avec un bras cassé et sera plus tard condamné à mort. Quant à son acolyte Brahim Firdaous, il en sort indemne. Un faux passeport en sus, il sera exilé au Caire en attendant des jours meilleurs.

Attentat contre Pascal Boniface
En 1955, l'Organisation secrète que dirige alors Fquih Basri, à Casablanca, charge Mohamed Sarjane et Ahmed Touil d'assassiner Pascal Boniface, le chef de la région de Casablanca. Sa longévité (de 1944 à 1955) et sa défense acharnée des intérêts coloniaux ont rendu cet homme intouchable. Les deux résistants le suivent à la trace. Le 10 mars, ils le traquent à partir de l'avenue Foch, lieu de sa résidence. L'un des deux tire sur Boniface, lequel simule la mort. à l'aide de ses gardes, sa voiture redémarre et l'attentat tombe à l'eau.

Les armes acheminées à bord de Dina
En décembre 1954, Abdelkrim Khatib, Houcine Berrada et Mohamed Bensaïd Aït Idder se mettent d'accord, au nom de l'Armée de Libération nationale, avec leurs pairs algériens, Ben Bella et Boudiaf, pour partager la cargaison d'armes provenant d'égypte, à bord du Dina. Le résistant Brahim En Naïl s'occupe de gérer le transbordement des armes devant parvenir au port de Kebdana. à l'arrivée de la cargaison en février 1955, les Marocains récupèrent 96 fusils, 144 grenades et des munitions ; les algériens ont droit au double. La résistance se prépare à une guerre qui n'aura pas lieu.

Le soulèvement d'Oued Zem
Deux ans après la déportation de Mohammed V, le 20 août 1955, la résistance urbaine s'abstient de manifester. à la surprise générale, les manifestations les plus sanglantes ont lieu dans la bourgade d'Oued Zem, où les quelque 800 habitants français se sentent chez eux. Réprimés par les caïds locaux et les contrôleurs civils, des résistants et autres agriculteurs portant les photos de Mohammed V ont attaqué des lieux de commerce et des postes de police. Bilan, quarante-neuf Européens sont morts. La répression, menée sous l'ordre du résident général Grandval, fait officiellement 700 morts, chiffre que Charles André Julien qualifie de “ridicule”.

4 organisations mères.

Les résistants n’étaient pas, loin s’en faut, des électrons libres et isolés. Revue des principales structures.


L'Organisation Secrète, (Al Mounaddama Assirya)
Au moment où le parti de l'Istiqlal est persécuté, des membres ultras, dont principalement Abderrahmane Senhaji, Mohamed Zerktouni, Houcine Berrada, Thami Noamane et Hassan Laaraïchi, créent le 7 Avril 1951 une organisation armée qu'ils ont juré (sur le livre sacré) de tenir secrète. Au fur et à mesure des arrestations, exils et autres fuites, d'autres membres, comme Saïd Bounaïlat, Moulay Abdeslam Jebli et Fqih Basri se sont joints au groupe en 1953 puis en 1954. Cet état-major s'occupe d'orienter les cellules, constituées chacune de trois membres seulement, de mettre à disposition les armes (surtout des pistolets à l'origine), de distribuer les tracts, d’appeler au boycott, par exemple, et de piloter des réseaux locaux, ce qui lui permettra d'avoir des ramifications autant au Sud qu'au Nord. Mais, à la fin de 1954, les arrestations successives de ses dirigeants et l'exil d'autres à Tétouan, réduisent sa force de frappe.

La Main noire, (Al Yad Assaouda')
Ce groupement est né à Casablanca, au lendemain de l'assassinat du leader tunisien, Ferhat Abbas. à l'initiative d'un fqih, Mohamed Talii et bien d'autres istiqlaliens de base, dont un certain Moulay Tahar, cheminot, trois groupuscules armés se sont formés dès décembre 1952. Abdeslam El Kohen prend l'initiative d'en créer une branche à Fès, qui disparaît rapidement, suite à l'arrestation de ses membres. L'aile la plus connue de l'organisation porte le nom de “Cinéma Rio” à Casablanca. Là aussi, le 5 octobre 1953, soixante membres, dont le célèbre Ahmed Rachidi, sont interpellés. S'ensuit une dislocation de la structure et un procès au tribunal militaire qui aboutit le 5 juillet 1954 à la mise à mort d'Al Yad Assaouda.

Le Croissant noir, (Al Hilal Al Aswad)
Après la disparition de La Main noire et la dispersion des membres de l'Organisation secrète, des contacts sont pris en octobre 1954 au cœur de la Nouvelle Médina (Derb Espagne) de Casablanca, pour perpétuer la lutte armée. Hassan Glaoui, un artificier de bombes artisanales, Mehdi Nammoussi et Mohamed Haddaoui parviennent à fusionner deux mini-structures qui agissaient séparément. Des opérations à la bombe sont menées ici et là. Suite à l'assassinat de l'ingénieur Armand Maré, le 3 mars 1955, par une cellule à laquelle appartient, entre autres résistants Bouchta Jamaï, une vague d'arrestations lamine le mouvement. Le jeune Abdellah Haddaoui, précoce (il a 18 ans alors) prend le relais. Il recrute à tour de bras. Après l'Indépendance, le Croissant noir est traité de branche secrète des communistes ou encore de suppôt de Lahcen Lyoussi. Il est alors victime des luttes intestines du mouvement national.

L'armée de libération, (Jaïch Attahrir)
La direction de l'Organisation secrète, exilée à Tétouan, bénéficie dès la fin de 1954 de la complicité espagnole. Abdelkrim El Khatib, un médecin ayant le gage d'Allal El Fassi, sert d'intermédiaire à cette fin. De nouveaux venus, comme Hassan Laârej, Abbès Messaadi, Abdelkébir El Fassi, Mohamed Figuigui s'organisent sous la direction d'Abderrahmane Senhaji, en vue de préparer des actions armées d'envergure. Finie l'action secrète, la lutte armée devient visible et est soutenue par les frères d'armes algériens. Un appel est lancé pour que des anciens officiers de l'armée régulière française se joignent au groupe. Un camp d'entraînement est organisé à côté de Nador, à Jnan Romi, grâce au concours de Abdelkhaleq Torrès. Le 2 octobre 1955, les premières opérations sont menées contre six sites marocains sous occupation française. Après le retour de Mohammed V, la plupart des dirigeants de l'Armée de Libération nationale (ALN) refusent d'être noyés dans les Forces armées royales. Ils se sont par contre attachés à parfaire le recouvrement des territoires colonisés. L'Armée de libération du Sud, menée essentiellement par Mohamed Ben Lhassan Ba Amrani et Mohamed Bensaïd Aït Idder, est accueillie par la tribu des Aït Ba Amran à Sidi Ifni. Sans profiter des mêmes compromis espagnols qu'au Nord, la direction de l'ALN s'organise, à partir de Sidi Ifni, ouvre une brèche sur la côte atlantique pour recevoir les armes, accueille ses hommes du Nord et de l'Atlas et invite des volontaires sahraouis à rejoindre ses rangs. En 1958, l'opération écouvillon, orchestrée par le prince Moulay Hassan et Paris, met fin à ses aspirations pour récupérer le Sahara occidental. Depuis, la plupart de ses dirigeants sont emprisonnés et les quelques survivants regagnent le maquis, mais ils ne feront pas long feu.






Portraits. La résistance au féminin

Au-delà de l'image de la femme, précieux soutien de son résistant de mari, un grand nombre de femmes précocement affranchies ont un temps embrassé la résistance.

Fatma El Malkia. Cette figure de la ville de Salé, pionnière dans la fabrication et l'exportation de tapis vers l'Europe dans les années 70, s'est illustrée tout au long des années 53-55 par un courage immense. Tête de pont d'un réseau de résistants à Salé, elle permettra à de nombreuses épouses de rendre visite à leurs maris réfugiés dans le Nord en leur procurant faux passeports et argent. Elle fera également de son domicile un lieu de réunion et une cache sûre pour les fugitifs.

Fatima Bent Allal. Cette résistante de la ville de Oued Zem recevra une balle dans la tête alors qu'elle assurait l'approvisionnement en munitions des combattants lors de la bataille de Oued Zem du 20 août 1955.

Amina El Berhilia. Membre de l'Istiqlal, anime à Oujda, dans la clandestinité, des cellules féminines, leur faisant prendre conscience de la nécessité de participer au mouvement pour la liberté, distribuant des tracts et assurant le transport des armes. Lors d'une de ces livraisons, elle échoue entre les mains des policiers français et passe un an à la prison de Ain Kadous à Fès.

Khaddouj Zerktouni. Sœur et bras droit du grand résistant , elle sera à ses côtés lors de son arrestation. Elle subira tortures et exactions diverses et restera longtemps entre les griffes des Français avant d'être relâchée en piteux état.

“Ito”. c'est sous ce seul nom qu'est connue cette femme mythique de Khénifra. Elle sera la seule personne à avoir accès à Moha Ou Hammou Zayani lorsque, recherché par les Français, il se réfugiera dans les montagnes. Elle lui apportera vivres et nouvelles de la résistance et se chargera de transmettre ses ordres à ses compagnons d'armes.

Maa El Ainine Oum El Fadel bent Cheikh Sidatou. Digne descendante de El Hiba Maa Al Ainine, illustre chef de guerre, elle s'illustre par son endurance et son courage lorsqu’elle doit parcourir de longues distances dans le désert pour porter assistance et nourriture aux éléments de l'ALS. Elle périt lors d'un bombardement espagnol de Laâyoune.

Telquel

Merci beaucoup... tu peux me passer le lien de l'article stp???
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MessageSujet: Re: Resistance marocainne.   Lun 22 Nov 2010 - 4:48

Pas de quoi. Le lien: http://www.telquel-online.com/200/couverture_200_1.shtml
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ahmedA
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MessageSujet: Re: Resistance marocainne.   Sam 23 Avr 2011 - 5:07

eagle30 a écrit:
8 opérations phares.

Exécutions, poses de bombes, émeutes, acheminement d'armes... Les résistants ont ciblé autant les colons que les collabos.


L
Événements de Oued Zem après la déportation de Mohammed V
http://www.dailymotion.com/swf/x3q68d_oued-zem-lutte-pour-l-independance_news


Dernière édition par ahmedA le Dim 24 Avr 2011 - 14:38, édité 1 fois
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ahmedA
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MessageSujet: Re: Resistance marocainne.   Sam 23 Avr 2011 - 5:37



Commémoration à Khénifra du 90è anniversaire du décès du martyr Moha ou Hammou Zayani (bataille d'Elhri 1914)

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mbarki_49
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MessageSujet: Re: Resistance marocainne.   Dim 18 Mai 2014 - 0:34

Image insupportables des atrocités de l'armée française dans la région d'Agouraï à Meknes dans les années dix et vingt du siècle dernier. Les tirailleurs français coupaient les têtes des résistants marocains qui s'opposaient  à l'avancée des troupes coloniales et les exposaient comme de vulgaires trophées.

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MessageSujet: Re: Resistance marocainne.   

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Resistance marocainne.
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