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 Wikileaks,fuites et révélations

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GlaivedeSion
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MessageSujet: Re: Wikileaks,fuites et révélations   Mer 1 Déc 2010 - 2:57

Citation :
La Syrie contre le Hamas
Le président syrien, Bachar Assad, a déclaré à des sénateurs américains, après s’être entretenu avec eux, qu’il considère le Hamas comme «un hôte qui n’a pas été convié». Le document révélé par le site WikiLeaks justifie cette position du président syrien: «Le mouvement du Hamas est issu des Frères musulmans, contre lequel le pouvoir syrien a lutté dans les années 80.»

Il a cependant ajouté: «Cependant, si je veux être efficace et actif, il me faut établir des contacts avec toutes les factions présentes. Le Hamas n’est autre que les Frèes musulmans, mais nous sommes contraints de composer avec lui».

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MessageSujet: Re: Wikileaks,fuites et révélations   Mer 1 Déc 2010 - 11:30

Fremo a écrit:
Visite de Sarkosy au Maroc en 2007
http://www.guardian.co.uk/world/us-embassy-cables-documents/127649

y a pas d'intéréssantes infos ...
ils parlent de ce geste


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FAMAS
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MessageSujet: Re: Wikileaks,fuites et révélations   Mer 1 Déc 2010 - 11:33

pour sûr c'est le président le moins bien élevé que la France a pu avoir

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MessageSujet: Re: Wikileaks,fuites et révélations   Mer 1 Déc 2010 - 11:51

Yakuza a écrit:
Fremo a écrit:
Visite de Sarkosy au Maroc en 2007
http://www.guardian.co.uk/world/us-embassy-cables-documents/127649

y a pas d'intéréssantes infos ...
ils parlent de ce geste


cette mimique dedaigneuse a t'elle un rapport avec le refus du Rafale ?
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Fremo
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MessageSujet: Re: Wikileaks,fuites et révélations   Mer 1 Déc 2010 - 11:52

pourtant il n'a fait aucune erreur pendant sa visite en Angleterre avec Carla .... la visite du Couple présidentiel a suscité beaucoup d'intérét, et a été à la une des journaux et magasin, du fait du grand respect aux protocoles strictes du palais royales britanniques ... mais il est bien évident qu'il a passé des semaines et des semaines pour se préparer pour ca Laughing

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MAATAWI
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MessageSujet: Re: Wikileaks,fuites et révélations   Mer 1 Déc 2010 - 13:26

Citation :

WikiLeaks: Sarkozy a irrité les Saoudiens lors de sa visite en 2008



Le président français Nicolas Sarkozy a irrité les Saoudiens lors de sa première visite dans le royaume en 2008, évitant de goûter à la nourriture locale ou faisant agressivement la promotion des firmes françaises, selon un télégramme américain révélé mercredi par WikiLeaks.
Les responsables saoudiens ont déclaré à des diplomates américains après cette visite, effectuée en janvier 2008, qu'ils avaient été offensés avant même l'arrivée du président français, en raison de son intention d'être accompagné par sa fiancée de l'époque, Carla Bruni, ce qui a choqué "leur culture conservatrice", selon un télégramme de l'ambassade américaine à Ryad.
Après être finalement venu sans Carla Bruni, M. Sarkozy est apparu "moins qu'aimable", refusant de goûter à la nourriture locale et semblant visiblement s'ennuyer lors de la danse traditionnelle de l'épée accomplie par des hommes lors de son arrivée.
Les Saoudiens ont également été irrités par le fait que le président français ait insisté sur le côté commercial de sa visite, leur dressant une liste de 14 contrats que des firmes françaises souhaitent conclure, avec les prix originaux et les "escomptes qu'il était prêt à négocier", selon le rapport publié par le Guardian mercredi.
Ces offenses étaient "mineures en substance, mais assez significatives" pour les Saoudiens, selon lesquels "le président Sarkozy n'a pas pu remplacer le président (Jacques) Chirac aux yeux des Saoudiens" d'après le document.
Le deuxième voyage de M. Sarkozy, une brève visite à Jeddah (ouest) en novembre 2008, n'a pas non plus impressionné les Saoudiens, qui espéraient qu'il consacrerait plus de temps à mieux faire la connaissance du roi Abdallah, selon les mêmes sources.
Au cours de sa troisième visite, en novembre 2009, le président français a passé la nuit au ranch du roi près de Ryad.
Une visite du souverain saoudien prévue cette année en France a été reportée à deux reprises, en raison de l'état de santé du roi Abdallah.
Mardi, le président français Nicolas Sarkozy avait fustigé les fuites de WikiLeaks, estimant qu'elles relevaient du "dernier degré d'irresponsabilité".
lemonde

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Yakuza
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MessageSujet: Re: Wikileaks,fuites et révélations   Mer 1 Déc 2010 - 13:45

reese a écrit:
cette mimique dedaigneuse a t'elle un rapport avec le refus du Rafale ?
non,la mort du rafale a ete signée avant ca,lors d´une reunion de 3h,ou il a tout fait pour faire reculer le choix...

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MessageSujet: Re: Wikileaks,fuites et révélations   Mer 1 Déc 2010 - 18:23

reese a écrit:
Yakuza a écrit:
Fremo a écrit:
Visite de Sarkosy au Maroc en 2007
http://www.guardian.co.uk/world/us-embassy-cables-documents/127649

y a pas d'intéréssantes infos ...
ils parlent de ce geste


cette mimique dedaigneuse a t'elle un rapport avec le refus du Rafale ?
La position des jambes de Mr Sarkozy est mal élevé quand meme jambes croisés avec pieds limite en l'air surtout devant un roi...Pathétique Exclamation
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Aslan
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MessageSujet: Re: Wikileaks,fuites et révélations   Mer 1 Déc 2010 - 18:50

C'est une posture desinvolte... On a l' impression qu'il se croit chez lui.
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MessageSujet: Re: Wikileaks,fuites et révélations   Mer 1 Déc 2010 - 18:53

Aslan a écrit:
C'est une posture désinvolte... On a l' impression qu'il se croit chez lui.
Regarder le regard du roi Il se dit qu'est-ce que je fais avec ce tocard mal polis Exclamation Exclamation
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Fahed64
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MessageSujet: Re: Wikileaks,fuites et révélations   Mer 1 Déc 2010 - 19:29

Elias a écrit:
Aslan a écrit:
C'est une posture désinvolte... On a l' impression qu'il se croit chez lui.
Regarder le regard du roi Il se dit qu'est-ce que je fais avec ce tocard mal polis Exclamation Exclamation


Je l'invite pour les vacances de pacque prochain

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GlaivedeSion
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MessageSujet: Re: Wikileaks,fuites et révélations   Mer 1 Déc 2010 - 20:40

Ca me conforte dans mon idée que sarkozy clown est vulgaire est mal elevée.

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MessageSujet: Re: Wikileaks,fuites et révélations   Mer 1 Déc 2010 - 20:45

Le Pakistan a transmis a Israel des informations sur des attentats en préparation contre des cibles israeliennes et juives en Inde.
Citation :
WikiLeaks: Pakistan passed terror intel to Israel

J'lem and Islamabad don't share official diplomatic ties, but it isn't unusual for the two countries to share intelligence information on global terrorism.
Pakistan shared intelligence information with Israel regarding possible terrorist attacks against Jewish and Israeli sites in India, according to a leaked diplomatic cable published on Wednesday as part of the ongoing Wikileaks saga.

According to the document dated October 7, 2009, Ahmad Shuja Pasha, head of Pakistan's Inter-Services Intelligence agency, told an American diplomat that he had conveyed intelligence on potential terror attacks in India to Israel.

He told former US Ambassador Anne Patterson that he had traveled to Oman and Iran to investigate information he received from the US about possible pending attacks in India.

"Pasha asked Ambassador to convey to Washington that he had followed up on threat information that an attack would be launched against India between September-November. He had been in direct touch with the Israelis on possible threats against Israeli targets in India," the cable read.

A few weeks before the cable was written, the Israeli Counter-Terror Bureau had issued a travel advisory warning of possible attacks against Israeli sites in India. A year earlier, 166 people were killed in multiple attacks in Mumbai, including an attack against the local Chabad house.

Israel and Pakistan do not share official diplomatic ties, although it is not unusual for the two countries to share intelligence information on sensitive issues such as global terrorism.

Israeli officials, such as Mossad chief Meir Dagan, were quoted in other documents published by Wikileaks expressing grave concern about the stability of the Pakistani government and the security surrounding Islamabad’s nuclear arsenal

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MessageSujet: Re: Wikileaks,fuites et révélations   Mer 1 Déc 2010 - 22:56

Il y a un truc que je pige pas:

Le Pakistan est l'ennemie de Inde...alors pourquoi les Pakis aident ils les Sionistes contre une Attaque en INDE ???
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thierrytigerfan
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MessageSujet: Re: Wikileaks,fuites et révélations   Mer 1 Déc 2010 - 23:02

c'est pas l'inde qui est aidée c'est les intérêts israeliens en inde
c'est pas tout a fait la même chose
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Aslan
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MessageSujet: Re: Wikileaks,fuites et révélations   Mer 1 Déc 2010 - 23:11

Je suis tombé sur cet article par hasard. Je ne connais pas du tout la valeur de la source.


Citation :
Wikileaks ? Une intox sioniste

[1] [2] [3] [4] [5] Notez

Jonathan Azaziah
Mercredi 1 Décembre 2010

Wikileaks ? Une intox sioniste
*

Mask of Zion, Jonathan Azaziah, 28 octobre 2010

Désinformation signifie « fausse information propagée délibérément dans le but d'influencer ou de confondre des rivaux. » Les gouvernements en usent pour induire en erreur et manipuler leur population, déclencher des guerres, faire chanter d’autres régimes. C’est l'arme suprême de la presse. La plus efficace désinformation est faite de mensonges aussi bien que de faits [réels]. Wikileaks, fondé par Julian Assange, colle idéalement, jusque dans la lettre, à cette description. Il est devenu du jour au lendemain l'une des plus grandes affaires de « divulgation » de l'histoire moderne.

Pourtant, en réalité, c’est le plus grands projets de désinformation de l'histoire, et sans doute le plus pernicieux car déguisé en entreprise de divulgation de vérités. Les informations fournies par Wikileaks ne sont pas neuves, pas révolutionnaires ; elles ne font pas autant de tort à la Zunie que les gens le pensent ; il s’agit de réalités parcellaires ; et elles sont surchargées d’autant de propagande que ce que pondent au jour le jour les médias sionistes. Quelqu’un bénéficie de cette propagande. Et ce quelqu'un est l’illégitime entité usurpatrice d'Israël. Le gouvernement israélien lui-même le pense (1).


Sur l’Afghanistan ? Des balivernes

Publiée plus tôt cette année par Assange sous la forme de plus de 92.000 documents, la première grande « fuite » concernait l'Afghanistan occupé. Ces documents comportaient des « dossiers secrets » sur des meurtres de civils par la Zunie et l'OTAN, avec des histoires sur Oussama Ben Laden, un croque-mitaine mort depuis longtemps, des bêtises sur les Talibans achetant des missiles air-sol, et beaucoup de mensonges sur l’ISI, l’agence de renseignement pakistanaise (2). Il n’y avait pas un seul document sur :

- la formation israélienne des Talibans (3),

- les énormes profits sur la drogue du Mossad (4), de la CIA (5) et des marionnettes zuniennes, Hamid Karzaï et son frère (6),

- les liens de Karzaï avec Unocal et le Sioniste criminel de guerre Henry Kissinger (7),

- les opérations affairistes clandestines israéliennes, mises en place pour prendre le contrôle des champs pétrolifères des pays voisins, au Turkménistan, en Ouzbékistan et au Kazakhstan (Cool,

- la mafia judéo-russe, entièrement protégée par l'entité sioniste, qui vend des armes aux seigneurs de guerre afghans soutenus par la Zunie (9).

Pourquoi ne mentionner aucun de ces faits et opérations extrêmement importants, dangereusement préjudiciables ? Parce que, ce faisant, ça compromettrait un régime israélien déjà condamné à l'échelle internationale.

Des journalistes, des blogueurs et des militants de l'Afghanistan occupé et de l'étranger ont fait des reportages sur le grand nombre de victimes civiles là-bas depuis le début de l'intervention zunienne, il y a plus de 30 ans. Wikileaks ne révèle rien qui n’est déjà connu ; il renforce seulement la propagande sioniste sur le « bien-fondé d’une guerre contre le terrorisme. »


Sur l’Iraq ? Des ânerie

Sous la forme de près de 400.000 documents, la grande « fuite » suivante de l'organisation d’Assange, qui a obtenu plus de notoriété que la précédente, concernait l’Iraq occupé. Tout comme la désinformation sur l'Afghanistan occupé, elle incluait :

- des « dossiers secrets » sur des massacres de civils par des militaires zuniens, la torture à laquelle se livrent le criminel de guerre Nouri al-Maliki et ses forces (que, selon Wikileaks, des responsables militaires zuniens auraient tenté de faire cesser) (10),

- les manquements du régime zunien à semoncer les Blackwater (XE) pour les massacres qu’ils commettent (11),

- des exécutions brutales par l’occupant zunien et britannique mélangées à d’autres inepties sur un Al-Qaïda fictif,

- des idioties sur l'Iran qui formerait des hommes de milices irakiennes et sur des drones iraniens survolant l'Irak (12), sur l’Iran se livrant à de la contrebande d’armes, de munitions et d'explosifs vers l’Irak (13),

- des accusations ridicules contre le Hezbollah, le mouvement de Résistance libanaise, qui formerait des Irakiens à l'art du kidnapping d'enfant (14),

- des attaques calomnieuses contre la Garde révolutionnaire iranienne, et d'autres affirmations absurdes sur la République islamique qui se livrerait au meurtre d’Irakiens innocents.

Les registres de Wikileaks sur la guerre d’Irak « révèlent » aussi le nombre de victimes civiles : 66.081 (15). Ils « dévoilent » par-dessus le marché que les armes irakiennes de destruction massive ont vraiment existé, que les troupiers ont trouvé des laboratoires d’armes chimiques, des toxines adaptées au terrorisme, et des caches d'armes chimiques (16).

Il n'y avait rien de « secret » dans le fait que les forces zuniennes et britanniques massacraient, torturaient et violaient des innocents en Irak occupé. Comme en Afghanistan, avec beaucoup plus d'efficacité que Wikileaks, des journalistes Irakiens et internationaux, des blogueurs et des militants ont signalé les assassinats de civils en Irak depuis le début de l'occupation illégitime. Les militaires zuniens n'ont pas tenté de faire cesser la torture pratiquée par la marionnette al-Maliki sur des Irakiens emprisonnés abusivement, ils y ont participé. Ils lui ont ouvert la voie après l’avoir approuvée. Ils en étaient les principaux fauteurs (17). Des prisons secrètes où les barbares zuniens torturent des Irakiens innocents sont en ce moment même toujours en activité (18). La Zunie a embauché des mercenaires de Blackwater pour instiller la peur et exécuter des actes de terrorisme contre le peuple irakien, bien évidemment elle ne les a pas grondés. L’armée terroriste privée du prince Erik ne faisait que ce que lui demandait le régime zunien.

Penser que le Hezbollah forme des miliciens étrangers pour se mêler aux affaires de l'État est démence pure ; Sayyed Hassan Nasrallah a lui-même déclaré à maintes reprises que, si le Hezbollah voulait renverser le gouvernement libanais, il l’aurait déjà fait (19). Ses objectifs (comme en témoignent ses actions), sont de protéger le peuple libanais, d’assurer sa sécurité et de défendre sa dignité. Le Hezbollah ne porte pas atteinte à son propre gouvernement, il est stupide de penser qu'il pourrait saper celui d'une autre nation. La propagande visant l'Iran est pathétique, il y a assez d'armes en Irak pour des éternités grâce au soutien zunien à Saddam Hussein (20), il n'est nul besoin que l'Iran fournisse en « contrebande » des armes aux milices irakiennes. Les drones volant dans le ciel irakien appartenaient à la répugnante entité sioniste, et non pas à l'Iran (21). Les autres accusations ressemblent à des machinations exhumées de quelque donjon de clubs de réflexion sionistes et de groupes de pression salivant à la destruction de la République islamique, et non pas à un travail de dénonciateur tentant de révéler la corruption pour propager la vérité. Ces accusations servent le dossier sioniste en faveur d’une frappe militaire contre l'Iran. Ces accusations poussent encore à la guerre, pas à la paix.

Wikileaks ne doit pas avoir récupéré la bonne note de service sur les victimes civiles en Irak occupé. 66.081 est loin du compte. Leur nombre a éclipsé la borne des 1,5 millions. Rien de moins que cela. Un nombre aussi faible, surtout avancé par Wikileaks, est une fausse déclaration classique, visant à protéger le régime zunien et ses sbires. C'est une insulte aux 5 millions d'orphelins irakiens et aux 5 millions de réfugiés irakiens. C'est une gifle aux morts irakiens dont les noms ne seront jamais connus parce qu'ils ont été réduits en cendres par la Zunie et l'armement israélien. Et l’idée que des troupiers zuniens auraient trouvé des armes de destruction massive en Irak, après que le mythe des armes de destruction massive irakiennes ait été déboulonné maintes et maintes fois en tant que propagande sioniste, est franchement exaspérante. Les seules armes de destruction massive en Irak sont les bombes mark-77, le phosphore blanc, et les milliers de tonnes d'uranium appauvri répandus à Bassorah, Bagdad et Falloujah par l'armée terroriste de Zunie et les agents du Mossad israéliens positionnés stratégiquement (22).


Sous le feu au nom d’Israël

Où sont les révélations sur :

- les 55 sociétés sionistes qui profitent du sang versé irakien ? (23)

- les objets volés en Irak par des agents sionistes ? (24)

- les centaines d'agents du Mossad opérant à Mossoul ? (25)

- les installations de fabrication de bombes du Mossad à Kirkouk ? (26)

- les assassins du Mossad en poste dans plusieurs villages autour de la région dévastée de Fallujah ? (27)

- les engins explosifs improvisés à embout d’uranium appauvri de l’entreprise sioniste Zapata Engineering, qui ont massacré des milliers de gens à Najaf, Karbala et Tal Afar, pour n’en nommer que quelques-uns ? (28)

- les marchands d'armes israéliens fournissant des armes aux escadrons de la mort formés par la CIA ? (29)

- le Sioniste criminel de guerre Paul Wolfowitz, introduisant des experts es torture du Shin Bet pour former l'armée zunienne ? (30)

- la conduite des interrogatoires du Mossad et la torture dans les geôles d’Irak, notamment à Abou Ghraib ? (31)

- les faits qui reliront la guerre illégale, conçue exclusivement par des Sionistes, à Israël ?

Il n’y en a pas parce que Wikileaks ne s’intéresse pas à démasquer les véritables criminels ; son but est d’éloigner le public de la vérité pour le manipuler. C’est un tout nouveau COINTELPRO* qui recommence.
[* Ndt : programme de contre-intelligence, de brouillage de la compréhension pour embobiner les gens dans un but précis].

La première divulgation de Wikileaks visait la République islamique du Pakistan. Cette opération avait pour objectifs de donner une crédibilité à la guerre criminelle illégale d’Obama, qui avec ses attaques de drones a tué plus de 1.000 civils (32), de soulever la possibilité d'une future occupation ostensible, et de dissimuler l'ingérence d'Israël dans les territoires afghans occupés. Il est capital de remarquer que la déstabilisation du Pakistan était un objectif sioniste, puisque David Ben Gourion, l’architecte de la Nakba, en avait fait la déclaration (33).

La deuxième diffusion de Wikileaks visait la République islamique d'Iran. L'objectif de cette opération était de calomnier deux des très rares entités sur Terre résistant à Israël, le Hezbollah et l'Iran, ainsi que de dissimuler les empreintes digitales sioniste partout dans le démembrement de l'Irak. En confirmant que le programme nucléaire iranien est de nature pacifique et ne concernait en rien des fins militaires, l'AIEA avait déjà contrecarré par inadvertance le projet sioniste d’attaquer l'Iran sur la base de prémisses nucléaires (34). Les experts sionistes es controverse (hasbara) ont besoin de tenter un nouveau truc ; grâce à Wikileaks, les accusations contre l'Iran du régime Bush sioniste ont refait surface sous couvert de « révélations. » C’est truqué.


Conclusion

Une note finale est nécessaire au sujet de Julian Assange, l'homme salué comme un combattant pour la liberté, un révolutionnaire et un ami du peuple opprimé.

Lors d’une récente interview, il a déclaré, « Quand nous arrivent de tous côtés des preuves d’intrigues réelles, pour la guerre ou d’immenses fraudes financières, ça m’ennuie constamment que des gens s’occupent de prétendues conspirations comme le 11/9. » (35)

Il est ahurissant qu’Assange soit agacé par ceux qui cherchent la vérité derrière les 1,5 millions d'innocents morts en Irak occupé, les 1,2 millions de victimes dans les territoires occupés Afghanistan, et les nombreux autres innocents, hommes, femmes et enfants, morts en Palestine occupée, au Liban, Pakistan, Yémen et en Somalie. Le 11/9 est tout sauf un faux complot. Des preuves accablantes montrent que des responsables zuniens et israéliens n’avaient pas que la connaissance anticipée de l'événement, et qu’ils l’ont planifié et mis à exécution. C'était une opération sous fausse bannière de la CIA et du Mossad, montée pour protéger l'entité sioniste de toute future menace militaire et étendre dans le monde entier la domination parasitaire de la Zunie et du régime illégitime de Tel Aviv par le biais d’une « guerre contre le terrorisme » d'inspiration sioniste (36).

Celui qui, oubliant délibérément les crimes israéliens dans les territoires occupés d’Afghanistan et d'Irak, insulte les chercheurs de la vérité derrière le 11/9, diffame le mouvement vertueux du Hezbollah, propage sur l'Iran une propagande qui parachève la campagne de diabolisation infligée à la République islamique par le lobby et les médias sionistes, n'est pas un combattant pour la liberté ; ce genre d’individu est un menteur et un propagandiste.

Comme une sorte de cadeau pour jour de fête, la toute dernière « fuite » de Wikileaks sur l'Irak occupé a été remise en bloc à plusieurs grands médias publics, notamment à Al-Jazirah, au New York Times sioniste, au Der Spiegel allemand qui a diffamé le Hezbollah dans le passé en accusant odieusement la Résistance de vendre des stupéfiants (37 ), au journal français sous contrôle sioniste Le Monde, qui a aussi diffamé le Hezbollah récemment (38) et à The Guardian britannique. Ce n'est pas une fuite. Ce n'est pas une révélation. C’est un communiqué de presse. Un spectacle médiatique. Un cirque servant à dissimuler les véritables crimes.

Ceux qui s’intéressent aux fuites réelles, et de surcroît au vrai courage, devraient lire l'histoire de Mordechai Vanunu. Il a dénoncé le programme nucléaire israélien et a passé les 26 dernières années en Israël, 18 années consécutives dans des prisons inhumaines et 11 ans en isolement (39).

Comme l'Afghanistan, l'Irak a été anéanti par le régime sioniste. En traitant de la destruction de ces nations, et du massacre de millions de leurs habitants, il est indispensable de comprendre les crimes commis pour démêler le rôle d'Israël. Toute personne ou institution omettant cela est un ignorant, un lâche ou un collaborateur. Ces gens n’ont pas de place dans la cause pour la restitution des territoires occupés aux peuples autochtones et la traduction en justice de leurs bourreaux.

En soutenant Wikileaks, vous ne luttez contre l'occupant. Vous n’honorez pas les martyrs. Vous ne luttez pas contre l'impérialisme. Et vous ne rendez pas ses coups à l'oppresseur. Vous aidez Israël et la dissimulation des activités de son réseau criminel. Wikileaks est une intox sioniste. Réveillez-vous.


Sources

(1) Wikileaks Reports Could Halt Iran's Nuclear Drive de Yaakov Katz, Jerusalem Post

(2) Wikileaks, Afghanistan and Pakistan de Muhammad Abdullah Gul

(3) Framing Pakistan: How The Pro-Israel Media Enables India's Surrogate Warfare de Maidhc Ó Cathail

(4) Intel Expert Says 9/11 Looks Like A Hollywood Show de Christopher Bollyn

(5) The Spoils Of War: Afghanistan's Multibillion Dollar Heroin Trade de Michel Chossudovsky

(6) Wikileaks Is Israel, Like We All Didn't Know de Gordon Duff, Veterans Today

(7) Profil d’Unocal sur History Commons

(Cool The Great Game: The War For Caspian Oil And Gas de Christopher Bollyn

(9) Drugs For Guns: How The Afghan Heroin Trade Is Fueling The Taliban Insurgency de Jerome Starkey, The Independent ; Red Mafiya: How The Russian Mob Has Invaded America de Robert Friedman

(10) Iraq War Documents Shed Light On Civilian Deaths, Prisoner Abuse de David Wood

(11) Iraq War Logs: Private Militarization Run Amok de Pratap Chatterjee, The Guardian

(12) US Shot Down Iranian Drone In Iraq, Wikileaks Confirms de Adam Weinstein

(13) Leaked Reports Detail Iran’s Aid for Iraqi Militias de Michael R. Gordon et Andrew W. Lehren, The New York Times

(14) Wikileaks Tip Iran's Hand In Iraq de Samuel Segev, Winnipeg Free Press

(15) Iraq War Leaks: No US Investigation Of Many Abuses de Al-Masry Al-Youm

(16) Wikileaks Show WMD Hunt Continued In Iraq – With Surprising Results de Noah Shachtman

(17) Iraq Today: Afflicted By Violence, Devastation, Corruption And Desperation de Stephen Lendman

(18) Lawless Arrests, Detentions And Torture In Iraq de Stephen Lendman

(19) Sayyed Nasrallah: Bellemare, UN Protecting False Witnesses d’Al-Manar

(20) Ho Hum, More Wikileaks Chickenfeed de Gordon Duff, Veterans Today

(21) Israeli Drones Said Operating Over Iraq And Afghanistan de Yossi Melman, Haaretz

(22) The Zionist Murderers Of Iraq de Jonathan Azaziah

(23) Fifty-five Israeli companies said to be operating in Iraq under assumed names, de l’agence de presse Yaqen, traduction de Muhammad Abu Nasr

(24) Israel Hopes To Colonize Parts of Iraq as 'Greater Israel' de Wayne Madsen. En français : Le « Grand Israël » coloniserait une partie de l’Irak

(25) Facts Vs. Beliefs –Today’s Ancient Warfare de Jeff Gates

(26) Resistance Kills Mossad Agents In Iraq de The Egyptian Gazette

(27) Israel's Battle In Fallujah de Rashid Khashana, Al-Hayat

(28) Iraq IEDs: Mossad/Zapata Engineering Conspiracy? de Cloak et Dagger ; Israeli Made IEDs and US Zapata Engineering made IED Triggers Are Killing US, Canadian And NATO Soldiers de NB Gazette

(29) Israeli Officer Sells Weapons To Terrorists In Iraq de Press TV ; CIA Death Squads Operating In Iraq d’Henry Michaels

(30) Seymour Hersh And The Missing Zionist-Israeli Connection de James Petras

(31) Mossad Does Interrogations in Iraqi Jails: Human Rights Group de China Radio International English ; What Were Mossad Agents With Fraudulent New Zealand Passports Doing In Iraq? de Jerry Mazza

(32) US Drone Strikes Kill 18 In Pakistan de Press TV

(33) Mossad And India Spy Agency Team Up, Target Pakistan de Tariq Saeedi

(34) IAEA report: zero evidence of Iran nukes. US Orwellian corporate war media: Iran building nukes? De Carl Herman, Los Angeles Examiner

(35) Wanted By The CIA: The Man Who Keeps No Secrets de Matthew Bell, The Independent

(36) 9/11: Israel's Grand Deception de Jonathan Azaziah

(37) Hezbollah Denies Der Spiegel's 'Cheap Fabrications' d’Al-Manar

(38) Le Monde: A Group Affiliated With Hezbollah Takes Photos Of The Hague de NOW Lebanon

(39) The Woman From Mossad: The Story Of Mordechai Vanunu And The Israeli Nuclear Program de Peter Hounam


Original : www.maskofzion.com/2010/10/wikileaks-is-zionist-poison.html
Traduction copyleft de Pétrus Lombard



En ce moment a la télé turk sur Habertürk précisement, il est question d'une opération psychologique. Il est question de la plus grande intox de l' histoire. Il est question de la création d'un cyber ben laden.. Il faut se mefier et prendre avec des pincettes toutes les soi disant révélations.
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MessageSujet: Re: Wikileaks,fuites et révélations   Jeu 2 Déc 2010 - 4:26

faut savoir ou wikileaks est a la solde des services de renseignements us ou wikileaks devoilent de vrais secret
tu ecris ça: Je ne connais pas du tout la valeur de la source
et à la fin tu ecris ça:Il faut se mefier et prendre avec des pincettes toutes les soi disant révélations.

si t'es pas certain de la source ou de sa validité tu publies pas et surtout tu ne commentes pas quelque chose dont tu n'es pas sur

je vai t'en donner moi une réelle validité des infos de wikileaks
wikileaks révelent que des armes nucléaires tactiques us sont stationée en Belgique sur la base aérienne de Kleine Brogel, cette info est bien exacte, même si le gouvernement belge et tout ceux qui l'ont précédés n'ont jamais voulus confirmer celà
et pourtant dans la zone des abris munitions de KB, il y a des bunkers interdit d'accès aux militaires belges et pour cause c'est là que sont entreposée les bombes nuc américaines, c'est pas nouveau ca date de la guerre froide il y a eu même fin des années 70 debut 80 des cruise missile armé nuc
comment je peux affirmer celà: quand tu va sur la base de kb et que tu y vois des mp us monté la garde
dans la zone des bunker et tout autour du périmetre de la base il n'y a qu'une chose logique à penser
présence de matériel nuc
si tu veux un autre exemple d'un soi disant secret, la présence de zone de stockage de matériels US divers
chars camion etc, en flandre c'est garde par une société de sécurite belge et par des militaires us
et encore une, la base de Chiêvre pres de mons et du shape, base de transit au depart et quic'est transformée en plateforme logsitique (en remplacement de Ramstein entre les usa et l'europe le moyen orient l'asie, présence continuelle d'avion C-5 Galaxy, C-130, C-17,c-20, C-21, des Gulfstream civil(avion CIA)prouvé par une enquête parlementaire belge sur la présence et le transit de présumé terroriste d'Al Quaida
mais bien sur tu vas peut etre me sortir oui c'est un complot sioniste pour desinformer , mais voilà
green peace manifeste plusieurs fois par ans devant la base de kb pour que la Belgique expulse les armes nuc, et d'autre part on est pas tres amis amis avec israel,car en Belgique nous avons une loi dite loi de compétence universelle qui permet d'enqueter et d'eventuellement juger des criminels de guerre lorsqu'il ss sont attrapés sur le sol belge, raison pour laquelle airel sharon n'est plus jamais venu en belgique depuis sa mise en accusation pour crimes contre l'humanité
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MessageSujet: Re: Wikileaks,fuites et révélations   Jeu 2 Déc 2010 - 7:15

Citation :
Affaire Clotilde Reiss : l'Elysée a exagéré la médiation de la Syrie
pour Le Monde.fr | 01.12.10 | 22h31

Pendant plus de dix mois, de juillet 2009 à mai 2010, le sort de Clotilde Reiss, la jeune chercheuse française arrêté en Iran pour "espionnage", a tenu l'opinion en haleine en France, mis la diplomatie en alerte, et accentué la détérioration des relations entre Paris et Téhéran. Le tout sous le regard attentif des diplomates des Etats-Unis.
Les documents américains obtenus par WikiLeaks et consultés par Le Monde révèlent certains dessous de cette crise. Ils décrivent comment l'Elysée a expliqué sa stratégie aux Américains, allant jusqu'à leur donner des conseils pour le traitement de leurs propres crises d' "otages" en Iran (un petit groupe de randonneurs).

Ils montrent comment les responsables français ont cherché à convaincre Washington que la libération de la jeune Française n'avait pas eu pour contrepartie la remise en liberté de Majid Kakavand, un Iranien détenu en France et recherché par la justice américaine pour trafic de matériaux au bénéfice du programme nucléaire iranien.

Enfin, ils placent sous une lumière crue la façon dont la présidence française a cherché à manipuler les médias pour accréditer l'idée que le président syrien, Bachar Al-Assad, avait joué un rôle central dans la libération de Clotilde Reiss. En réalité, il n'en fut rien.

LES "CONSEILS" FRANÇAIS AUX AMÉRICAINS

Un télégramme diplomatique rédigé le 12 août 2009 à Paris est intitulé "Iran : commentaires français sur la façon de gérer des cas d'otages". Le conseiller de l'Elysée pour les affaires stratégiques, François Richier, accompagné du directeur du Quai d'Orsay pour l'Afrique du Nord et le Moyen-Orient, Patrice Paoli, s'entretiennent avec la diplomate américaine Kathleen Allegrone.

Ils lui expliquent la méthode française. Ils conseillent aux Américains d'en faire autant pour rapatrier leurs propres ressortissants retenus de force en Iran. "Faites du bruit", disent-ils, "martelez sans cesse" dans les médias les mots "droits de l'homme fondamentaux", "innocence", "libération immédiate". Il le faut afin d'embarrasser le régime iranien, sensible à son image.

"Faites-le d'autant plus que les Iraniens vous demandent de ne pas le faire". Car, passées les tentatives de discussions par des canaux discrets, "le silence ne règlera rien", les Iraniens sont "maîtres en manœuvres dilatoires". M. Richier ajoute que l'arrestation d'étrangers est "une tactique iranienne familière : la prise d'otages pour le chantage politique".

Il annonce que la libération de prison de Clotilde Reiss (qui interviendra le 16 août, jour où elle se réfugie à l'ambassade de France) "nécessitera le versement aux Iraniens d'une large somme d'argent" (230 000 euros de caution). Et il fait savoir que l'Elysée anticipe d'autres crises d'otages, un phénomène qui "va s'aggraver". Les Iraniens pourraient "dans un avenir proche arrêter un autre des quelques 1 800 citoyens français vivant en Iran", dit-il.

LE SOUPÇON DE CONTREPARTIE

28 août 2009. Clotilde Reiss est sortie de prison depuis douze jours, mais reste bloquée en Iran. Une information est diffusée : l'Iranien Majid Kakavand, dont les Etats-Unis réclament l'extradition pour un trafic illégal de matériel électronique sensible vers l'Iran, est remis en liberté à Paris, sur décision d'un juge.

L'ambassade américaine, comme de nombreux observateurs, s'interroge sur cette troublante coïncidence. Pour Washington, qui traque les réseaux clandestins iraniens d'acquisition de matériel destiné au programme nucléaire, l'élargissement de Majid Khakavand est une mauvaise nouvelle. La France a-t-elle accepté un marchandage ? La libération de l'Iranien contre celle de la Française ?

Lors d'un nouvel entretien avec Kathleen Allegrone, le 4 septembre, François Richier assure que ce n'est pas le cas. L'Elysée, dit-il, a non seulement "été complètement pris par surprise par la décision du juge", mais a cherché à s'y opposer. "Il y a eu des échanges vifs entre la présidence française et le garde des sceaux" (à l'époque, Michèle Alliot-Marie), mais " le gouvernement français ne peut pas revenir sur la décision" judiciaire, observe-t-il.

M. Richier veut aussi démontrer que Majid Kakavand demeure placé sous l'"étroite" surveillance des services de renseignements français. Le conseiller de l'Elysée compose un numéro de téléphone, raccroche, puis informe la diplomate américaine que l'Iranien "est actuellement localisé dans des bâtiments à Paris gérés par l'ambassade iranienne".

LE RÔLE FICTIF DU PRÉSIDENT SYRIEN

Durant la détention de Clotilde Reiss en Iran, l'Elysée ne ménage pas ses efforts, au moyen de communiqués et de "fuites" organisées dans les médias, pour faire croire que le président syrien Bachar Al-Assad joue un rôle "important" et "influent" de "médiateur". Les Américains observent cette activité non sans ironie, et constatent que la manipulation porte ses fruits puisque plusieurs articles de presse répercutent la version officielle française.

Un télégramme daté du 25 août 2009 évoque "le 'blitz' médiatique des officiels français". Sur quoi se fonde tant de "gratitude" exprimée envers M. Assad, se demande l'ambassade à Paris. "Malgré leurs déclarations pleines de louanges, les officiels français reconnaissent en privé qu'ils n'ont qu'une vague notion de ce que les Syriens ont réellement fait".

Le document se penche ensuite sur les raisons qui ont poussé l'Elysée à verser dans cette fiction. L'intense effort de communication "vise à valider la politique de Sarkozy d'ouverture à la Syrie", analyse-t-il. Une politique lancée en 2008, qui "avait alors été perçue, par de nombreuses voix critiques en France et à l'étranger, comme prématurée et imméritée".

En "exagérant le rôle syrien", Paris cherche à "démontrer à la Syrie quelles louanges elle peut s'attirer en jouant un rôle constructif dans la région". L'objectif est aussi de "semer des graines de discorde entre la Syrie et l'Iran". L'ambassade américaine le sait de bonne source. Le 11 août, François Richier lui a confié : "bien sûr, nous ne savons pas si les Syriens ont fait quoi que ce soit. Mais nous les avons remerciés quand même. Cela devrait au moins semer la confusion chez les Iraniens".

Clotilde Reiss rentre en France le 16 mai 2010. Nicolas Sarkozy la reçoit à l'Elysée. Dans un communiqué, il remercie les présidents du Brésil, du Sénégal, et de la Syrie, pour leur "rôle actif en faveur de la libération de notre compatriote".



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MessageSujet: Re: Wikileaks,fuites et révélations   Jeu 2 Déc 2010 - 7:22

Citation :
WikiLeaks : les réserves américaines sur la médiation de Sarkozy en Géorgie
pour Le Monde.fr | 01.12.10 | 22h31

Souvent vantée comme un "exploit" de la diplomatie de Nicolas Sarkozy, la médiation entreprise par l'Elysée sur le conflit Russie-Georgie, en août 2008, a suscité des réserves des Etats-Unis et d'autres pays alliés. Ces critiques de l'administration Bush n'ont pas été exprimées publiquement afin de préserver une façade d'unité des Occidentaux face à Moscou. Elles se lisent toutefois dans les mémos diplomatiques obtenus par WikiLeaks et consultés par Le Monde.

Un télégramme envoyé par Condoleezza Rice, secrétaire d'Etat des Etats-Unis de 2005 à 2009, aux ambassades américaines, le 23 août 2008, laisse transparaître à quel point l'administration Bush choisit alors de laisser la France – qui tenait la présidence du Conseil européen – prendre la tête des efforts diplomatiques. Washington veut que l'Union européenne joue un rôle de premier plan, afin d'empêcher Moscou de transformer la crise en une confrontation russo-américaine dans l'ex-espace soviétique.

La diplomatie américaine se place ainsi en seconde ligne, suivant de près les actions françaises et s'employant à les recadrer là où cela paraît nécessaire. Ainsi, contrairement à ce qu'a prétendu publiquement M. Sarkozy (le 13 novembre 2008), George Bush ne s'est jamais opposé à son déplacement à Moscou, le 12 août, pour négocier un texte de cessez-le-feu.

Mais le résultat laisse les Américains dubitatifs. L'accord de cessez-le-feu comporte trop de "flous", qui permettent à Moscou de se livrer à "une fausse interprétation" du texte, et de continuer à déployer des forces à l'intérieur de la Géorgie. Pour cette raison, Mme Rice négocie avec l'Elysée un texte complémentaire : une lettre du président français datée du 14 août, où sont apportées des précisions, visant à contenir le déploiement des soldats russes. Moscou ne reconnaîtra cependant jamais cette lettre comme faisant partie de l'accord initial.

PRÉSERVER L'APPARENCE D'UNE UNITÉ DE VUE

Washington veut préserver l'apparence d'une unité de vue avec les Français. Quelles que soient les réserves américaines, "les postes (diplomatiques) doivent prendre soin de ne pas caractériser les positions françaises et celles du président Sarkozy", écrit ainsi le département d'Etat.

Les Français ont-ils été grugés par le Kremlin ? Les documents américains révèlent que les Russes ont tendu un piège en fabriquant un deuxième texte de cessez-le-feu, quelque peu différent de celui que l'Elysée retenait comme faisant autorité. C'est sur ce texte seul que le président Medvedev a apposé sa signature. Deux versions de l'accord ont ainsi circulé, comportant des nuances de présentation et de contenu dont les Russes pouvaient tirer avantage sur le terrain.

Semblant par moments embarrassés, les responsables français conviennent que l'attitude de Moscou leur donne bien du fil à retordre, mais invoquent la nécessité de ne pas entrer en confrontation avec la Russie. Ils suggèrent que le sort de la Géorgie militairement occupée n'est pas le seul facteur à prendre en compte dans la relation avec la Russie. "L'Ouest a besoin de la Russie pour affronter la menace nucléaire que représente l'Iran", commente François Richier, le conseiller de l'Elysée pour les affaires stratégiques, le 5 septembre 2008, en recevant l'ambassadeur américain auprès de l'OTAN, Kurt Volcker. L'Américain acquiesce, mais fait observer qu'aussi longtemps que les forces russes demeureront en Géorgie, ce ne peut être "business as usual" avec Moscou.

"L'ATMOSPHÈRE ASSEZ LOURDE"

Le 8 septembre 2008, les Russes n'ayant pas retiré leurs forces, M. Sarkozy se trouve obligé de reprendre une médiation, à Moscou et Tbilissi. Le lendemain, le diplomate Philippe Lefort décrit "l'atmosphère assez lourde" des négociations, devant une homologue américaine en poste à Moscou. "A un moment, Sarkozy a attrapé le ministre russe des affaires étrangères Serguei Lavrov par le revers de la veste, et l'a traité de menteur dans des termes très vifs", écrit l'ambassade américaine. "Sarkozy semble avoir prévenu la Russie que sa posture de "puissance sérieuse" a été sérieusement endommagée par son refus de respecter ses obligations", ajoute le document.

Les forces russes ne se retireront au final que de certaines régions, avant de se renforcer considérablement, en 2009, en Ossétie du Sud et en Abkhazie. Un télégramme américain décrit le résultat comme un scénario "à la chypriote", une occupation militaire appelée à durer de longues années.

Toujours tiré du monde dans le méme sujet.
Citation :
Août 2008 : Angela Merkel et la "confiance détruite" envers la Russie

Après l'invasion partielle de la Géorgie par la Russie, en août 2008, la chancelière allemande Angela Merkel livre à des officiels lituaniens les leçons qu'elle tire de cette crise. "La Russie a détruit toute la confiance qu'elle avait construite auprès de l'Ouest ces vingt dernières années", commente-t-elle, selon un télégramme de l'ambassade américaine en Lituanie, daté du 27 août 2008, obtenu par WikiLeaks et consulté par Le Monde. "Merkel a dit au président lituanien Valdus Adamkus que la Russie a trois objectifs principaux", poursuit le document. "Le premier est de se débarrasser de Mikheil Saakachvili [le président de la Georgie], ce qui veut dire que l'Ouest doit se montrer solidaire de lui 'même si on ne l'aime pas'. (…) Deuxièmement, la Russie veut diviser les Occidentaux autant que possible. (…) Troisièmement, elle a dit que la Russie veut déstabiliser l'Ukraine, et il faut en conséquence réfléchir à la façon dont on pourrait convaincre Moscou que ce serait une erreur."

La chancelière allemande suggère, d'après ce télégramme américain, que l'idée d'accorder à l'Ukraine un "plan d'action pour l'intégration" à l'OTAN pourrait être de nouveau étudiée. En avril 2008, lors d'un sommet de l'Alliance atlantique à Bucarest, l'Allemagne s'est opposé à une telle démarche. Les ministres des affaires étrangères de l'OTAN doivent se pencher de nouveau sur la question en décembre 2008. En ce mois d'août, Mme Merkel confie aux responsables lituaniens que "l'état de la coalition gouvernementale" en Allemagne "limite sa capacité à agir, face à l'opposition du ministre des affaires étrangères, Frank Walter Steinmeier". Le document américain révèle ainsi les tensions qui ont alors opposé la chancelière à son ministre, plus favorable à une politique qui ménagerait les relations avec Moscou.

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MessageSujet: Re: Wikileaks,fuites et révélations   Jeu 2 Déc 2010 - 7:33

Citation :
Août 2008 : la Russie menace la Lituanie
pour Le Monde.fr | 01.12.10 | 22h31

Le 27 août 2008, deux semaines après la guerre de Géorgie, Moscou a adressé un message de menaces à la Lituanie. L'épisode est relaté dans un télégramme de l'ambassade américaine à Vilnius, un document obtenu par WikiLeaks et consulté par Le Monde. "L'ambassadeur russe en Lituanie, Vladimir Chkhivadze, a informé le ministre lituanien des affaires étrangères, Petras Vaitiekunas, que la Lituanie subirait des 'conséquences' pour le soutien qu'elle a apporté à la Géorgie", écrit un diplomate américain. L'ambassadeur russe a ajouté que "la Russie prendrait des 'mesures non ordinaires' contre la Lituanie, et que le pays allait devoir payer un prix pour son comportement", poursuit le document, "il n'a pas précisé quelles pourraient être ces mesures". Un officiel lituanien "a décrit la performance de l'ambassadeur comme scandaleuse". "En conséquence", ajoute le télégramme américain, "la Lituanie est demandeuse de signes de soutien de la part de l'OTAN et des Etats-Unis." Cette scène illustre comment la guerre de Géorgie a pu avoir des répercussions sur la façon dont les Etats baltes percevaient leurs enjeux de sécurité face à une Russie passée à l'offensive dans l'espace ex-soviétique.


Citation :
Un état omnivore, un tandem bancal, Washington analyse le pouvoir russe
pour Le Monde.fr | 01.12.10 | 22h30

"Batman et Robin" : telle est l'une des hypothèses évoquées par l'ambassade américaine pour qualifier les rapports mystérieux entre Vladimir Poutine et Dmitri Medvedev. Dans d'innombrables télégrammes, obtenus par WikiLeaks et étudiés par Le Monde, les diplomates s'interrogent sur les ressorts du pouvoir exécutif russe, le choc des ambitions, et la capacité d'émancipation de M. Medvedev.

Mais ils sont confrontés à une difficulté classique : l'opacité du premier cercle. Cette opacité n'empêche pas les diplomates américains de porter un regard implacable sur l'évolution de la Russie. Les deux pays ont beau avoir relancé leurs relations depuis l'élection de Barack Obama, les Américains ne croient pas à la solidité de la "verticale du pouvoir", que Vladimir Poutine se targue d'avoir rétabli.

LE TANDEM

Le 31 mai 2006, deux ans avant l'élection présidentielle russe, les spéculations ont déjà débuté. Vladimir Poutine va-t-il renoncer au Kremlin, conformément à la Constitution ? Oui, écrit ce jour-là l'ambassade américaine. Dans le choix d'un successeur, "il sera motivé par la protection de sa richesse et de sa sécurité (contre des poursuites) et par la volonté d'assurer la continuité de son influence politique et de son statut social après son départ."

A son arrivée au Kremlin, en mars 2008, Dmitri Medvedev divise les analystes. Est-il un figurant, une marionnette, ou un dirigeant en devenir, que la fonction va transcender ? En septembre 2009, un article audacieux du président intitulé "En avant la Russie !" est perçu par certains comme un premier défi lancé à Vladimir Poutine. Pas par l'ambassade. "L'article est moins une rupture avec le passé poutinien qu'une tentative d'en modérer les excès."

Le 27 novembre 2009, l'ambassade souligne à nouveau "la division du travail" entre les deux hommes, malgré les frictions entre leurs conseillers : "la modernisation économique" pour le président, le "langage de la rue" pour le premier ministre contre "les oligarques et les critiques."

Plus les mois passent, et plus les diplomates américains se montrent sévères au sujet de Dmitri Medvedev, qui se contente de mots doux aux oreilles occidentales. Poutine, lui, se désengagerait de son travail au quotidien, laissant les affaires courantes à son premier vice premier ministre, Igor Chouvalov. "Au vu de l'histoire russe et des dynamiques actuelles du tandem, le format bicéphale de direction en Russie n'est pas destiné à être permanent", résume une note, le 5 février 2010.

Quelques jours plus tôt, dans une discussion informelle rapportée aux Américains, M. Medvedev a été interrogé sur ses vœux de carrière, en cas de départ du Kremlin. Sa réponse : président de la Cour constitutionnelle ou premier ministre. L'incertitude demeure pour 2012.

PIKALIEVO, LE REVELATEUR

La division du travail ne garantit nullement l'efficacité de l'exécutif. Une crise a révélé les tares d'un système entier : Pikalievo. C'est le nom d'un village où a débuté un mouvement social qui fait trembler le pouvoir en juin 2009. Les salariés de trois usines ont bloqué une autoroute pour attirer l'attention sur leurs difficultés.

L'ambassade souligne, le 15 juin, qu' "aucune des institutions conçues pour protéger les intérêts des citoyens n'a fonctionné : syndicats, partis politiques, et même des institutions d'Etat comme le Service fédéral anti-monopoles". En cause aussi, les gouverneurs, qui sont "moins jugés sur leur efficacité comme leaders ou leur capacité à résoudre les problèmes locaux que par leur soutien résolu aux autorités centrales".

Pikalievo "a servi à confirmer les stéréotypes" sur MM. Poutine et Medvedev. "Medvedev est un homme de paroles, frayant avec les hommes d'affaires occidentaux" tandis que Poutine "est un homme d'action, réglant leurs comptes aux oligarques dans les provinces." D'action, ou d'images télévisées ? Dans une autre note, à la mi-novembre 2009, l'ambassade rappelle qu'en 2006, "au pic du contrôle de Poutine dans une économie en plein essor, la rumeur circulait dans l'administration présidentielle que jusqu'à 60% de ses ordres n'étaient pas exécutés."

UN ETAT ETOUFFANT

En avril 2007, l'ambassade dresse un bilan sévère du poids excessif de l'Etat dans l'économie. "Depuis 2004, le gouvernement a mis la main sur la plus grande affaire de titanium au monde, il a consolidé ses positions dans Gazprom, il a fusionné 10 sociétés d'aviation au sein d'un conglomérat d'Etat et pris des positions majoritaires dans d'autres sociétés. Non moins fascinant a été le mélange d'avidité, de politique et de business derrière l'expansion de l'Etat dans l'économie."

Cette intrusion ne va que dans un seul sens : pas question pour les grands hommes d'affaires de gêner le pouvoir central. Les poursuites engagées contre l'ancien patron du groupe pétrolier Ioukos, Mikhaïl Khodorkovski, déjà condamné à huit ans de prison, sonnent comme un avertissement. "Il est communément admis que Khodorkovski a violé les règles du jeu tacites : si vous ne vous mêlez pas de politique, vous pouvez vous remplir les poches autant que vous voulez ", résume l'ambassade, le 30 décembre 2009.

L'Etat ne porte pas seul la responsabilité d'un système politique déficient. L'ambassade s'intéresse aussi aux carences de la société civile. Fin décembre 2006, les diplomates américains soulignent les faiblesses structurelles des ONG russes. La nouvelle génération d'activistes, rompus aux méthodes modernes, est trop famélique.

Les vétérans des droits de l'homme de l'époque soviétique "continuent de jouer un rôle leader disproportionné", note l'ambassade. Elle s'interroge aussi, le 1er avril 2009, sur le conservatisme des classes moyennes, "politiquement inertes", "formatées par une pensée hiérarchique" et "largement allergiques au risque". Cette tendance expliquerait le soutien dont bénéficierait le tandem Poutine-Medvedev.

UNE CORRUPTION SYSTEMIQUE

Une des plaies du système russe est la corruption. Le 19 novembre 2009, l'ambassade à Moscou explique qu'il existe "un consensus croissant parmi les analystes : même si l'élite au pouvoir voulait lutter contre la corruption, la crise économique a exacerbé" l'incapacité du pouvoir vertical à gérer ce phénomène. "Alors que la crise a réduit la taille du pot et que la rhétorique anti-corruption s'est accrue, certains Russes estiment qu'il vaut mieux prendre autant que possible tant qu'il est encore temps."

Un des nœuds de cette corruption se trouve là où sont concentrés 80% des investissements : dans la capitale. Le 12 février 2010, l'ambassade livre une analyse crue du fonctionnement de la mairie de Moscou, dirigée par Iouri Loujkov.
"Loujkov supervise un système dans lequel il semble que chacun ou presque à tous les niveaux est impliqué dans une forme de corruption ou d'activité criminelle. Le dilemme de Poutine et Medvedev est de décider quand Loujkov devient plus un risque qu'un atout." Sept mois plus tard, en septembre, Iouri Loujkov est débarqué.

Les services russes en action

Le 9 novembre 2009, John Beyrle, l'ambassadeur américain à Moscou, transmet une longue note au directeur du FBI, en perspective de sa visite en Russie. Il y livre une analyse très critique des services de sécurité russe, guère convertis à la fameuse relance des relations entre les deux pays.

Ces services "ressemblent davantage au modèle de l'Okhrana (police secrète) de l'époque tsariste qu'aux forces de l'ordre occidentales (…) les facteurs politiques déterminent l'enthousiasme des services dans la poursuite de leurs investigations et des analystes indépendants considèrent que des individus dans les services de sécurité sont liés au crime organisé."

Dans cette note obtenue par WikiLeaks et révélée par Le Monde, le chef de poste affirme même que le harcèlement des employés de l'ambassade a pris une ampleur inédite depuis "de nombreuses années". Des membres de leurs familles ont été annoncés morts; les intrusions à leurs domiciles sont devenues courantes, de même que les pressions sur les employés russes. "Nous n'avons aucun doute que cette activité a pour origine le FSB [ex KGB]", affirme l'ambassadeur.

Le 30 janvier de la même année, ce dernier avait consacré une note entière aux "provocations" des services russes. Selon lui, les représentants les plus durs parmi les structures de sécurité veulent "entraver les efforts visant à améliorer les relations américano-russes."

L'ambassadeur Beyrle rappelle que le FSB a demandé aux Américains de ne plus financer les ONG dans le Nord-Caucase. Il mentionne aussi un montage photo envoyé à un membre de l'Institut national démocratique à Moscou, le représentant avec une enfant de 9 ans et l'accusant de viol.



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MessageSujet: Re: Wikileaks,fuites et révélations   Jeu 2 Déc 2010 - 7:42

Citation :
Cuba-Venezuela, "l'axe de la Malice", dit l'ambassade américaine à Caracas
pour Le Monde.fr | 30.11.10 | 22h33 • Mis à jour le 01.12.10 | 11h23


Après "l'axe du Mal" cher à George Bush (Irak-Iran-Corée du Nord), voici "l'axe de la Malice". C'est ainsi que l'ambassade américaine à Caracas qualifie l'alliance entre Cuba et le Venezuela dans un rapport secret de janvier 2006 obtenu par WikiLeaks et révélé par Le Monde (voir les liens vers les documents diplomatique utilisés, en pied de cet article, ndlr). Les diplomates des Etats-Unis considèrent que les opposants au président vénézuélien, Hugo Chavez, ont fait fausse route en dénonçant "les ingérences et le communisme cubains". Cet argument ne porte pas auprès des "Vénézuéliens pauvres", car les programmes sociaux inspirés et soutenus par La Havane sont appréciés. Cependant, l'ambassade prend très au sérieux "la large coopération des Cubains avec les services de renseignement vénézuéliens".

La Havane aide Caracas également pour la naturalisation des étrangers résidant au Venezuela et l'établissement de cartes d'identité. "Le rôle des Cubains sur le plan militaire est moins clair, mais ne doit pas être moins significatif." Les agents de liaison de La Havane occupent les positions détenues auparavant par des officiers européens ou d'autres pays latino-américains. "Les services de renseignement vénézuéliens figurent parmi les plus hostiles aux Etats-Unis dans la région, mais ils manquent d'expertise, ce que les services cubains peuvent leur fournir", note le document.

L'entraînement se fait à la fois à Cuba et au Venezuela et mêle "l'endoctrinement politique et l'instruction opérationnelle". "Les agents cubains de renseignement ont un accès direct à Chavez et lui fournissent souvent des rapports sans passer par leurs homologues vénézuéliens." Les Cubains seraient actifs dans plusieurs ministères, et nombreux dans l'agriculture. Leur nombre exact "est difficile à établir", d'autant qu'ils gardent un "profil bas".

CASTRO, "HABILE MANAGER DE CRISES"

Environ 350 personnes empruntent trois à cinq vols commerciaux ou militaires quotidiens entre les deux pays, sans s'arrêter à la douane ni à la police des frontières. Des milliers de Cubains ont des papiers vénézuéliens. En août 2006, un autre mémo avance néanmoins le chiffre de 40 000 Cubains présents au Venezuela. Ce deuxième texte évalue l'impact de la maladie de Fidel Castro sur son ami Hugo Chavez. Le leader bolivarien pourrait devenir plus "imprévisible" en cas de disparition du dirigeant cubain. En effet, le président vénézuélien est un "maître tacticien", mais il est "moins bon pour gérer les crises". Or, son mentor cubain est un "superb crisis manager [habile manager de crises]", selon les Américains.

Il l'a prouvé à plusieurs reprises, poussant M. Chavez à résister au coup d'Etat de 2002. "C'est Castro a qui conçu les 'misiones' [programmes sociaux] pour remonter la popularité de Chavez." Justement, la "mission Barrio Adentro" – des dispensaires installés dans les quartiers pauvres grâce au personnel cubain – fait l'objet de plusieurs mémos américains. L'appréciation de l'ambassade est sévère : coûteux, ce programme est inefficace et ne représente pas une solution à long terme.

LA FUITE DES MÉDECINS CUBAINS

Sa mise en œuvre s'est faite au détriment des hôpitaux publics, dont la crise a débouché sur des protestations croissantes, note un message de décembre 2009. Les médecins cubains qui ont demandé un visa pour les Etats-Unis ont permis aux diplomates de dresser un bilan détaillé du fonctionnement de "Barrio Adentro". Selon leurs confidences, les Cubains y sont étroitement surveillés par leurs supérieurs, leur passeport est souvent confisqué. Ils touchent une mince partie de leur rémunération, bloquée sur un compte pour s'assurer qu'ils rentreront bien à Cuba après les deux ou trois ans de service.

Ils travaillent dans des conditions précaires, sans les médicaments nécessaires et se voient poussés à gonfler les chiffres de soins. Un message d'avril 2010 évoque 739 candidats au départ vers les Etats-Unis parmi ce personnel. Beaucoup d'entre eux ont dû soudoyer la police des frontières à Caracas pour éviter d'être livrés aux autorités de La Havane. D'autres ont tenté leur chance en traversant la frontière terrestre avec la Colombie.


Citation :
Venezuela : les très relatives ambitions nucléaires de Hugo Chavez
pour Le Monde.fr | 01.12.10 | 22h32

L'amitié entre le président Hugo Chavez et son homologue iranien, Mahmoud Ahmadinejad, ainsi que la signature d'un accord avec l'entreprise russe Rosatom (2008), ont déclenché l'alerte sur un éventuel programme nucléaire au Venezuela.

En octobre 2009, un message confidentiel de l'ambassade américaine à Caracas, obtenu par WikiLeaks et examiné par Le Monde, estime que le pays sud-américain "a peu d'uranium".

Pourtant, le U. S. Geological Survey's 2008 Minerals Yearbook prétendait le contraire : selon cet ouvrage de référence, 50 000 tonnes d'uranium seraient enfouies sous la jungle des Etats vénézuéliens Amazonas et Bolivar. Un géologue vénézuélien cité dans un autre mémo de janvier 2009 a pris l'habitude d'ironiser à ce sujet : "il y a une mine d'uranium, mais personne ne sait où elle se trouve".

Selon un troisième document, datant de juin 2009, la dernière étude significative à ce propos remonte à 1976.

SCEPTICISME DES EXPERTS CONSULTÉS

Quoi qu'il en soit, "aucun projet pour exploiter une telle ressource n'est apparemment en cours". En outre, "le Venezuela ne dispose pas du nombre suffisant de scientifiques entraînés pour développer un programme nucléaire". A en croire un des experts vénézuéliens consultés, "le gouvernement Chavez n'a pas confiance dans les scientifiques". "Sceptiques", ces experts rappellent un précédent : "dans les années 1970, l'intérêt du gouvernement vénézuélien pour l'énergie nucléaire n'a débouché sur rien".

A leur avis, il en sera de même aujourd'hui. Les rares laboratoires existants sont "surannés" et "sous-équipés". Développer un programme énergétique avec les moyens disponibles demanderait de dix à quinze ans. Dans ce domaine, le Venezuela ne se trouve pas seulement derrière le Brésil et l'Argentine, mais aussi derrière le Chili et le Mexique.

Toutefois, diplomates et experts évoquent la possibilité "d'acheter clés en mains une installation nucléaire, incluant les techniciens, auprès d'un gouvernement ami". Malgré "les difficultés financières actuelles du gouvernement vénézuélien", les Américains pensent qu'une telle éventualité serait "tentante" pour M. Chavez.

Toutefois, même si le Venezuela faisait appel à des scientifiques cubains, l'exploration des réserves d'uranium exigerait de "larges ressources humaines et la nouvelle d'un tel effort ferait rapidement l'objet de fuites".




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MessageSujet: Re: Wikileaks,fuites et révélations   Jeu 2 Déc 2010 - 7:53

Citation :
Quand Washington s'inquiétait de "l'intimité" entre Caracas et Téhéran
pour Le Monde.fr | 01.12.10 | 22h32

A en juger par les télégrammes du département d'Etat obtenus par WikiLeaks et révélés par Le Monde, l'une des priorités de la diplomatie américaine en Amérique latine serait de contenir la présence croissante de l'Iran. "Téhéran est en train de prendre contact avec les pays latino-américains en vue de réduire son isolement diplomatique et resserrer ses liens avec les Etats de gauche de la région", souligne un message secret portant la signature d'Hillary Clinton, le 23 janvier 2009. La secrétaire d'Etat attribue cette politique au président Mahmoud Ahmadinejad et pointe du doigt "l'aide personnelle" dont il bénéficie de la part de son homologue vénézuélien, Hugo Chavez.

L'Iran a ouvert des centres culturels dans seize pays et possède une dizaine d'ambassades dans la région. Mais Mme Clinton admet "ne pas disposer d'informations sur les intentions stratégiques de Téhéran". "Est-ce que Téhéran a l'intention d'utiliser la région comme plate-forme pour d'éventuelles attaques terroristes, soit directement, soit par le biais de sous-traitants ?"

Il y a un précédent : la justice argentine accuse l'Iran pour l'attentat contre la mutuelle juive de Buenos Aires qui avait fait 86 morts en 1994, et dont les exécutants auraient appartenu au Hezbollah libanais. "Est-ce que les officiels iraniens visent le territoire des Etats-Unis ou des entreprises américaines à partir de l'Amérique latine ? ", s'interroge Mme Clinton.

HAINE COMMUNE À L'ÉGARD DES ETATS-UNIS

L'Iran essaie-t-il de contourner les sanctions économiques internationales ? Devient-il un acteur régional en Amérique latine ? La coopération militaire intéresse tout particulièrement la secrétaire d'Etat.

Dans le cas du Venezuela, le gouvernement chercherait à obtenir la maintenance des appareils d'origine américaine de sa force aérienne, que Washington refuse d'assurer. Caracas voudrait acquérir d'autres avions et des drones.

Un message secret de mars 2009 demande aux autorités turques d'intercepter un chargement iranien de "matériel électronique" à destination du Venezuela, qui dissimulerait des drones, contrevenant une résolution du Conseil de sécurité des Nations unies interdisant à l'Iran l'exportation d'armement.

Enfin, M. Chavez aurait trouvé auprès des milices iraniennes l'inspiration, voire l'entraînement, pour ses propres "structures militaires parallèles" (la réserve et la garde territoriale). C'est ce que suggère un mémo secret d'avril 2006, qui attribue "l'intimité" entre Caracas et Téhéran à leur haine commune à l'égard des Etats-Unis.

En tout cas, l'alliance entre M. Chavez et M. Ahmadinejad inquiète au plus haut point la communauté juive vénézuélienne, selon un document confidentiel de novembre 2009. Les autorités voient les membres de cette communauté comme des "étrangers" et non comme des Vénézuéliens à part entière. La preuve, leur interlocuteur gouvernemental est un haut fonctionnaire du ministère des affaires étrangères et non du ministère de l'intérieur.


Citation :
WikiLeaks : Igor Setchine, mystérieux conseiller de Vladimir Poutine
pour Le Monde.fr | 01.12.10 | 22h31 • Mis à jour le 01.12.10 | 22h35

Un brouillard épais entoure Igor Setchine, ancien chef adjoint de l'administration présidentielle sous Vladimir Poutine, devenu ensuite son vice-premier ministre, lorsque Dmitri Medvedev a été élu président. Cet homme quasiment invisible dans les médias pendant des années a fait l'objet d'un long et passionnant portrait, en deux volets, par l'ambassade américaine, en septembre 2008


Les diplomates ont interrogé de nombreuses sources à Moscou, entendant des sons de cloche divers. Certains ont souligné le rôle stratégique de M. Setchine dans la répartition des richesses, sous l'égide de Vladimir Poutine. Il aurait favorisé la puissante et opaque société suisse Gunvor dans les exportations pétrolières (dont elle contrôlerait 50%, selon un expert russe) et été à l'origine des attaques contre les groupes Mechel et TNK-BP.

Mais d'autres ont mis en avant ses tendances "libérales", dans le secteur énergétique. "Etant donné la stagnation de la production de gaz de Gazprom et le besoin croissant de la Russie d'importer du gaz d'Asie centrale pour satisfaire ses engagements", détaille une note obtenue par WikiLeaks et étudiée par Le Monde, "c'est Setchine qui mène la charge pour encourager la production de gaz par des compagnies pétrolières et indépendantes", entamant le monopole du conglomérat Gazprom.
"Setchine pourrait échouer non pas parce qu'il manque de pouvoir, de compétence ou de soutien mais plutôt parce que les intérêts enracinés, surtout ceux de Gazprom, sont simplement trop puissants pour être réformés de l'extérieur et trop corrompus pour être réformés de l'intérieur."

Wikileaks : l'église orthodoxe, un acteur politique

Le 28 janvier 2010, l'ambassadeur américain a rencontré l'archevêque Hilarion, qui dirige les relations extérieures de l'Eglise orthodoxe russe, selon un télégramme obtenu par WikiLeaks et étudié par Le Monde. Celui-ci a souligné le rôle croissant et central de l'Eglise dans la vie publique et dans la politique extérieure de la Russie, épousant le plus souvent les intérêts du gouvernement. "Les Russes ont toujours aimé avoir une personnalité forte et puissante au sommet", a dit Hilarion.

Interrogé sur la possibilité, dans le pays, "d'un système, à l'avenir, où le gouvernement devrait rendre des comptes devant les citoyens, Hilarion a dit que c'était ‘théoriquement possible' mais que ça ne marchait pas toujours en pratique", explique l'ambassade.

Pour Hilarion, le patriarche en Russie n'est pas seulement le chef de l'Eglise, mais "le leader spirituel de toute la nation". Il a dû néanmoins convenir du décalage croissant entre cette influence politique et la pratique de la foi. "Hilarion s'est lamenté du fait que, même si 70-80 % des Russes se disent orthodoxes, très peu (environ 5 %) se rendent à l'église régulièrement, et encore moins ‘sont influencés dans leur vie par la foi orthodoxe'."



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MessageSujet: Re: Wikileaks,fuites et révélations   Jeu 2 Déc 2010 - 8:01

Citation :
WikiLeaks : Erdogan jugé autoritaire et sans vision
pour Le Monde.fr | 30.11.10 | 13h54 • Mis à jour le 30.11.10 | 19h41

Les diplomates américains mettent sérieusement en doute la fiabilité des dirigeants turcs. C'est le constat peu amène que révèlent les dizaines de milliers de télégrammes échangés, pour l'essentiel, entre le département d'Etat et son ambassade d'Ankara, depuis plus de trois décennies. Les documents les plus récents étant une somme de critiques cinglantes à l'égard du gouvernement de Recep Tayyip Erdogan – contredisant pratiquement chacune des déclarations officielles des autorités américaines de ces dernières années.

L'homme qui dirige depuis 2003 le plus important pays musulman allié des Etats-Unis y est décrit comme un islamiste assoiffé de pouvoir, certes pragmatique mais sans vision. Ses ministres sont dépeints comme des individus souvent incapables, manquants de formation et parfois même corrompus. Ses conseillers comme obséquieux et dédaigneux.

Parmi les documents obtenus par WikiLeaks et révélés par Le Monde, un mémo du 30 décembre 2004 souligne le style très autoritaire de M. Erdogan et sa profonde méfiance envers les autres. Un ancien conseiller turc aurait même dit de lui que "Tayyip Bey croit en Dieu… mais il ne lui fait pas confiance". Cinq mois plus tard, un autre télégramme indique que le premier ministre n'a toujours pas su se forger une vision réaliste du monde, qu'il aime se présenter comme "le tribun populaire d'Anatolie" et qu'il est persuadé que Dieu l'a appelé pour diriger le pays.

FORTS SOUPÇONS DE CORRUPTION
Dès 2004, les mémos américains évoquent de forts soupçons de corruption à quasiment tous les niveaux du pouvoir. La famille du premier ministre est mentionnée, sans toutefois que la moindre preuve soit apportée. Les télégrammes font état des confidences d'un haut conseiller gouvernemental recueillies par une journaliste turque selon lesquelles Recep Tayyip Erdogan se serait enrichi en privatisant une usine de raffinerie appartenant à l'Etat. En 2009, toujours selon les mémos américains, il aurait également fait pression pour qu'un de ses amis d'enfance, le patron d'une entreprise turque de construction portuaire, décroche un contrat avec l'Iran pour l'acheminement de produits gaziers.

Rappelant que l'AKP, le Parti de la justice et du développement, créé et dirigé par l'actuel premier ministre, avait lancé sa campagne en promettant d'éradiquer la corruption, plusieurs notes évoquent des rumeurs de nombreux conflits d'intérêts, autant au niveau national que local. L'une d'elles indique, en 2004 que "nous avons entendu de deux contacts que Erdogan avait huit comptes dans des banques suisses ; ses justifications selon lesquelles sa fortune proviendrait de dons reçus lors du mariage de son fils et qu'un homme d'affaire turc paierait les frais de scolarité de ses quatre enfants aux Etats-Unis, sont peu crédibles."

NOUVELLES "AMBITIONS NÉO-OTTOMANES"

Les télégrammes diplomatiques attestent également des divisions qui règnent au sein de l'AKP et du gouvernement. Dès les premiers mois de 2005, ils pointent la tension et la rivalité grandissante entre le président Abdullah Gül et Recep Tayyip Erdogan.

Dans plusieurs mémos dévastateurs, certains ministres et proches conseillers du gouvernement auraient, selon les diplomates américains, une vision totalement étriquée de la politique, confinée à l'intérieur des frontières du pays. Ils citent la ministre Nimet Cubukçu - sa proximité avec Emine, la femme d'Erdogan, lui aurait permis d'obtenir son siège au sein du gouvernement – mais surtout Ahmet Davutoglu, chef de la diplomatie turque, évoqué dans quelque 539 mémos.

Ce manque de discernement de l'actuel ministre des affaires étrangères se traduirait par de nouvelles "ambitions néo-ottomanes", croient déceler les sources américaines. Un haut conseiller turc aurait même affirmé qu'Ahmet Davutoglu exercerait une "influence islamiste" sur le premier ministre : "Il est exceptionnellement dangereux", aurait-il conclu.

Dans un autre mémo, un proche du gouvernement et ancien membre d'un think-tank de l'AKP aurait parodié, en 2004, l'ancrage européen du gouvernement en ces termes : "Nous voulons récupérer l'Andalousie et prendre la revanche de la défaite de 1683 devant Vienne."

"ERDOGAN EST UN FONDAMENTALISTE"

En bref, résume un diplomate américain dans un télégramme datant du 20 janvier 2010, la Turquie aurait "les ambitions d'une Rolls-Royce, mais avec les moyens d'une Rover". Une vision du monde jugée pour le moins risquée. Pour preuve, la sérieuse dégradation des relations avec Israël.

Les deux gouvernements s'étaient violemment opposé sur la guerre contre le Hamas (27 décembre 2008-17 janvier 2009) et l'arraisonnement par Israël de la flottille en route pour Gaza, le 31 mai 2010 à Gaza. La situation ne s'est pas améliorée depuis. Selon les mémos, les Américains semblent soutenir la thèse de l'ambassadeur israélien à Ankara, Gabby Levy. Celui-ci aurait affirmé, selon un télégramme du 27 octobre 2009, que "Erdogan est un fondamentaliste et qu'il nous déteste pour des raisons religieuses". Le document précise que "cette haine se répand" partout ailleurs dans le pays. Un dernier mémo datant de février 2010 met en garde : "Personne ne peut prédire où tout cela finira"…


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MessageSujet: Re: Wikileaks,fuites et révélations   Jeu 2 Déc 2010 - 8:34

Citation :
WikiLeaks : décoder la Corée du Nord à l'aune de la transition dynastique
pour Le Monde.fr | 29.11.10 | 22h31 • Mis à jour le 30.11.10 | 18h02

Comment soulever le voile ? Percer l'épais mystère qui entoure Pyongyang à l'heure d'un délicat processus de succession à sa tête ? Les diplomates américains consultent beaucoup pour tenter de décrypter les évolutions du régime de la Corée du Nord, dynastie stalino-nationaliste dont les foucades nucléaires inquiètent l'ensemble de l'Extrême-Orient, et au-delà. Les avis des Sud-Coréens, des Chinois et des Russes sont particulièrement sollicités.

La plupart des analyses rassemblées par les Américains convergent : le durcissement du comportement extérieur de Pyongyang (tirs de missile et essai nucléaire du printemps 2009, torpillage en mars 2010 de la corvette sud-coréenne Cheonan imputé à la Corée du Nord par une commission d'enquête internationale) est directement lié aux aléas de la transition dynastique en cours au sommet du régime.

Ce processus de succession, précipité par l'accident cérébral dont le "grand dirigeant" Kim Jong-il a été la victime l'été 2008, domine de manière écrasante l'agenda nord-coréen. En avril 2009, l'ambassade américaine de Moscou reçoit un diplomate russe travaillant sur le dossier nord-coréen. L'intransigeance de Pyongyang sur la question nucléaire et son agressivité à l'égard du Sud, analyse ce dernier, visent "à masquer une lutte interne pour la succession" selon un document obtenu par WikiLeaks et révélé par Le Monde. A la même époque, l'ambassade américaine de Séoul débat du même sujet avec un officier supérieur sud-coréen dont la mission est de décoder les arcanes de Pyongyang.

La conversation porte sur la mise en scène de diverses initiatives de la hiérarchie militaire par la propagande du régime. Les généraux du Nord, analyse le Sud-Coréen, sont conviés à s'afficher pour envoyer un "message d'ordre" au pays à l'heure où des manifestations de mécontentement ont été signalées. "Pour damer toute dissidence interne, il faut créer de la tension extérieure", affirme l'officier sud-coréen. Faut-il prendre au sérieux ces rumeurs de malaise intérieur ? Le même interlocuteur sud-coréen se fait l'écho d'une "insatisfaction au sein de certains groupes de l'élite, qui sont au courant des réformes économiques en Chine et au Vietnam et se demandent pourquoi la situation de la Corée du Nord, elle, se détériore".

UN SCÉNARIO POUR CONSACRER LES DÉBUTS DE L'HÉRITIER

En janvier 2010, un autre haut-responsable sud-coréen va même jusqu'à rapporter à la mission américaine de Séoul qu'"un nombre non spécifié d'officiels nord-coréens de rang élevé en poste à l'étranger ont récemment fait défection au profit de la Corée du Sud".

Au même moment, un civil chinois familier de la Corée du Nord rencontré par le consulat américain d'une ville de Chine se fait l'écho d'informations similaires. Il raconte que, suite à une défection, tous les étudiants et scientifiques nord-coréens séjournant en Chine ont été rappelés au pays, signe de la "paranoïa" de Kim Jong-il. Mais le durcissement externe ne viserait pas qu'à désamorcer les oppositions internes. Il constituerait aussi un préalable à une future discussion avec les Etats-Unis, dont Pyongyang escompte des "garanties de sécurité" vitales pour sa survie.

"Il faut d'abord faire monter la pression pour créer un besoin de dialogue", note l'officier sud-coréen rencontré par la mission américaine de Séoul en avril 2009. Les Chinois partagent cet avis. A Pékin, un officiel chinois explique aux diplomates américains en juin 2009 que Kim Jong-il a décidé de provoquer une "escalade de la tension avec les Etats-Unis" afin de permettre à son successeur présumé – son fils cadet Kim Jong-un [à l'époque non encore officiellement adoubé] – de "sauter dans le train pour soulager la pression".

UN "ÉTAT TAMPON" ENTRE LA CHINE ET LA CORÉE DU SUD

Bref, un scénario minutieusement réglé pour consacrer les débuts de l'héritier. Mais au-delà de ces manœuvres tactiques, quid de l'avenir du régime ? Le scénario le plus catastrophiste offert aux diplomates américains émane d'un vice-ministre sud-coréen. En février 2010 à Séoul, ce dernier confie à ses interlocuteurs : "La Corée du Nord s'est déjà effondrée économiquement. Elle s'effondrera politiquement deux ou trois ans après la mort de Kim Jong-il."

Seul soutien extérieur du régime, Pékin "ne pourra l'empêcher", souligne le même vice-ministre. Les Chinois font évidemment passer le message inverse. "Les experts américains ne devraient pas présumer que la Corée du Nord s'effondrera après la mort de Kim Jong-il" met en garde l'officiel chinois rencontré à Pékin en juin 2009.

Mais la position chinoise n'est pas aussi monolithique qu'elle en a l'air. Officiellement, l'orthodoxie de Pékin sur l'avenir de la péninsule coréenne est la défense du statu quo qui, à travers l'existence de la Corée du Nord, permet d'installer un "Etat tampon" entre la Chine et la Corée du Sud pro-américaine. Selon le vice-ministre sud-coréen rencontré par la mission américaine de Séoul en février 2010, certains officiels chinois sont toutefois plus ouverts – bien sûr en privé – sur une perspective finale de réunification. Ces responsables chinois, note-t-il, "sont prêts à admettre la nouvelle réalité que la Corée du Nord n'a plus qu'une valeur limitée d''Etat tampon' pour Pékin" et que les deux Etats devraient donc être "réunifiés" sous les couleurs du Sud.

La Chine s'y résoudrait, poursuit le vice-ministre sud-coréen citant ses sources chinoises, mais elle ne saurait accepter la présence de troupes américaines au nord de l'actuelle frontière. En outre, la nouvelle Corée réunifiée ne devra manifester en aucune manière d' "hostilité " à l'égard de la Chine. La révélation de cette école de pensée au sein de la diplomatie chinoise montre que Pékin dispose déjà d'un plan B au cas où son fidèle allié du Nord viendrait à disparaître.


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MessageSujet: Re: Wikileaks,fuites et révélations   Jeu 2 Déc 2010 - 23:21

Citation :
En 2008, le ministre de la Défense libanais confie aux Américains : "le Hezbollah a peur"

Selon WikiLeaks, le ministre de la Défense libanais, M. Elias el-Murr confie aux Américains en 2008 : "le Hezbollah a peur des Israéliens" et en donne pour preuve que de nombreux sympathisants et familles des dirigeants du mouvement terroristes chiites déménagent pour s'installer au beau milieu de quartiers ou de localités chrétiennes ou druzes. C'est pour cette raison qu'il implore cependant Israël de ne pas bombarder ces secteurs en cas d'une nouvelle guerre, "afin d'épargner les Chrétiens". Elias el-Murr est lui-même chrétien
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