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 Les Forces de défense et de sécurité de Côte d'Ivoire

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MessageSujet: Re: Les Forces de défense et de sécurité de Côte d'Ivoire   Mer 3 Mai 2017 - 17:50

Citation :
La Côte d'Ivoire envoie 150 hommes à la force de l'ONU au Mali


AFP 03/05/2017


L'armée ivoirienne va envoyer pour la première fois une "unité combattante" de 150 soldats au Mali, qui rejoindra la force de l'ONU à Tombouctou (nord), a annoncé mercredi le général Touré Sékou, chef d'état-major des armées.
La Côte d'Ivoire avait déjà envoyé un "peloton de transport" à la Minusma mais jamais d'unité combattante, a souligné le général.

"C'est un engagement fort (...) c'est la première unité combattante que nous déployons au Mali. Tout théâtre comporte des risques mais nous pensons que nos hommes ont été bien formés, bien sélectionnés. Ils ont un équipement adapté. Ils devraient pouvoir faire face à la situation et assumer la mission", a affirmé le général à la presse, lors d'une cérémonie à Abidjan en présence des familles des soldats.
"C'est le retour de la Côte d'Ivoire avec des ambitions plus grandes. Nous sommes en train de préparer un bataillon de maintien de la paix", a-t-il ajouté.

Jadis très influente en Afrique de l'Ouest, la Côte d'Ivoire, qui sort d'une décennie de crise politique interne, ambitionne de jouer à nouveau un rôle diplomatique majeur, à la hauteur de son poids économique.
"Face au péril terroriste, une coopération multinationale est plus que nécessaire", a assuré le général.
"En Côte d'Ivoire en interne nous nous préparons aussi pour faire face à tout acte", a-t-il précisé, alors que la Côte d'Ivoire avait été touchée par une attaque jihadiste en mars en 2016 (19 morts).

Par ailleurs, le général s'est montré rassurant sur le niveau de ses troupes après les mutineries de début d'année qui ont secoué le pays. "Nous pensons que la participation aux opérations de maintien de la paix devrait permettre à toute l'armée d'accroitre ses capacités opérationnelles et la participation à la Minusma devrait tirer les troupes vers le haut".

Neuf soldats maliens ont été tués et cinq blessés mardi dans une attaque dans la région de Ségou, dans le centre du Mali.
Les jihadistes ont été en grande partie chassés du nord du Mali par l'intervention française Serval en 2013. Mais des zones entières du pays échappent toujours au contrôle des forces maliennes, françaises et de l'ONU, régulièrement visées par des attaques malgré la signature en mai-juin 2015 d'un accord de paix, censé isoler définitivement les jihadistes.

https://www.lorientlejour.com/article/1049833/la-cote-divoire-envoie-150-hommes-a-la-force-de-lonu-au-mali.html
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MessageSujet: Re: Les Forces de défense et de sécurité de Côte d'Ivoire   Ven 12 Mai 2017 - 18:46

Citation :
Important déploiement militaire autour de l'état-major à Abidjan


AFP 12/05/2017


D'importantes forces loyalistes ivoiriennes étaient en train de se déployer vendredi en début d'après-midi autour du camp Gallieni au centre d'Abidjan, un des lieux tenus dans la matinée par des mutins qui réclament le versement de primes, a constaté un journaliste de l'AFP.

Plusieurs véhicules de la Garde républicaine, de police et de gendarmes chargés d'hommes armés ont pris position sur les axes autour du camp militaire, occupés auparavant par des soldats mutins. Ces derniers, désormais invisibles à l'extérieur de l'enceinte, se sont vraisemblablement regroupés à l'intérieur du camp qui comprend notamment l'état-major des armées.

Anciens rebelles intégrés dans l'armée, les mutins réclament le paiement de restes de primes que leur avait promis le gouvernement après les mutineries de début janvier qui avaient ébranlé le pays.

Jeudi soir, la télévision nationale a diffusé des images d'une cérémonie en présence du président Alassane Ouattara et de quelques soldats mutins qui avaient alors annoncé renoncé à leurs revendications financières.
Cette cérémonie, organisée sans la présence de la presse et diffusée en différé après montage, se voulait visiblement un point final à la protestation de l'ensemble des forces de sécurité mais a finalement déclenché un nouveau mouvement de grogne.

Dans la nuit de jeudi à vendredi et dans la matinée, des mutins ont tiré en l'air dans et parfois hors de casernes pour manifester leur mécontentement dans plusieurs villes du pays dont Abidjan. "Notre réponse à l'annonce d'hier, c'est ça", a expliqué un mutin sous couvert d'anonymat dans la matinée.

Aucune source gouvernementale n'était joignable dans l'immédiat pour obtenir une réaction officielle sur cette mutinerie.

https://www.lorientlejour.com/article/1051454/important-deploiement-militaire-autour-de-letat-major-a-abidjan.html
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MessageSujet: Re: Les Forces de défense et de sécurité de Côte d'Ivoire   Sam 13 Mai 2017 - 20:44

Citation :
Côte d'Ivoire: les mutins bloquent l'accès à Bouaké, tirent en l'air


AFP 13/05/2017


Les soldats mutins de Bouaké (centre), épicentre des mutineries de janvier et de vendredi, ont tiré en l'air toute la nuit et bloqué samedi matin l'accès des quatre entrées de la deuxième ville du pays, a constaté un journaliste de l'AFP.

Par ailleurs, à Daloa (centre), des mutins ont également tiré pendant la nuit et continuaient à circuler en ville, selon deux habitants joints par l'AFP par téléphone.

Ce mouvement de grogne survient au lendemain des déclarations du chef d'état-major des armées ivoirien, le général Touré Sekou, qui a menacé vendredi soir les mutins de "sanctions disciplinaires sévères", et alors qu'un représentant de mutins avait annoncé jeudi au nom de tous les soldats renoncer à "toute revendication d'ordre financier".
"Nous voulons notre argent", a lancé samedi à Bouaké sous couvert d'anonymat l'un des mutins, qui portait une cagoule sur la tête.

Ces mutins ont chassé les policiers qui contrôlent habituellement les "corridors", et ont pris position sur les routes, bloquant les accès à Bouaké et empêchant toute circulation. Les corridors Nord et Sud sont situés sur le principal axe routier du pays qui part de la capitale économique Abidjan, et poursuit vers le nord jusqu'au Burkina Faso voisin.

Les mutins tiraient samedi sporadiquement en l'air au niveau de ces corridors mais aussi à l'intérieur de la deuxième ville du pays, où les banques et les magasins n'ont pas ouvert samedi matin.

Vendredi, des mutins avaient tiré et pris position autour du camp Gallieni situé au centre d'Abidjan. Ils avaient également tiré en l'air à Akouedo (est d'Abidjan) et paralysé plusieurs villes du pays dont Bouaké, Korhogo (nord), Odienné (nord) et Man (ouest).

Les forces loyalistes avaient de leur côté déployé vendredi un important dispositif à Abidjan, et menacé dans la soirée les mutins de sanctions, lors d'une allocution du chef d'état-major des armées au journal télévisé.
Samedi, la situation était calme à Abidjan, a constaté un journaliste de l'AFP.

"La situation est plus compliquée à Bouaké que dans les autres villes du pays. N'oubliez pas que cette ville fut la capitale de la rébellion", a commenté auprès de l'AFP Yao Kobena, enseignant à Bouaké.

Bouaké a été la capitale de la rébellion à partir de 2002. Une large partie de ces rebelles, qui ont soutenu le président Alassane Ouattara lors de la crise de 2010-2011 contre l'ancien président Laurent Gbagbo qui refusait de reconnaître sa défaite électorale, ont ensuite été intégrés à l'armée. C'est ce contingent de 8.400 hommes qui a lancé la mutinerie de janvier.

Anciens rebelles intégrés dans l'armée, les mutins réclament le paiement de reliquats de primes que leur avait promis le gouvernement après les mutineries de début janvier qui avaient ébranlé le pays.

Les mutins avaient réclamé 12 millions de francs CFA de primes (18.000 euros) et obtenu le versement dès janvier de 5 millions (7.500 euros). On leur avait promis de payer les 7 millions restants par tranche à partir de ce mois de mai.

Toutefois, jeudi soir, un représentant de soldats avait annoncé renoncer à leurs revendications financières, lors d'une cérémonie au Palais présidentiel en présence du président Ouattara et d'autres soldats.

Cette cérémonie, organisée sans la présence de la presse et diffusée en différé après montage, se voulait visiblement un point final à la protestation de l'ensemble des forces de sécurité, mais a finalement déclenché un nouveau mouvement de grogne.

https://www.lorientlejour.com/article/1051578/cote-divoire-les-mutins-bloquent-lacces-a-bouake-tirent-en-lair.html
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MessageSujet: Re: Les Forces de défense et de sécurité de Côte d'Ivoire   Dim 14 Mai 2017 - 21:14

Citation :
Opération de "rétablissement de l'ordre" en Côte d'Ivoire


Reuters 14/05/2017


Les forces gouvernementales ivoiriennes ont lancé une opération militaire de "rétablissement de l'ordre" au troisième jour de la mutinerie de soldats qui réclament le paiement de primes, a annoncé dimanche soir le chef d'état-major de l'armée, le général Sékou Touré, dans un communiqué.

"Ces actes d'une extrême gravité sont contraires à la mission de protection assignée aux forces armées. En conséquence, une opération militaire est en cours pour rétablir l'ordre", ajoute le communiqué.

Des soldats ont à nouveau bloqué dimanche les accès à Bouaké, deuxième ville de Côte d'Ivoire, pour obtenir le versement de primes promises par le gouvernement.

Jusqu'à présent, les forces fidèles au gouvernement du président Alassane Ouattara s'étaient tenues à l'écart de ces actes de protestation.

https://www.lorientlejour.com/article/1051719/operation-de-retablissement-de-lordre-en-cote-divoire.html
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MessageSujet: Re: Les Forces de défense et de sécurité de Côte d'Ivoire   Lun 15 Mai 2017 - 23:22

Citation :
Côte d'Ivoire : les mutins rejettent l'accord du gouvernement


Reuters 15/05/2017


Le ministre ivoirien de la Défense, Alain-Richard Donwahi, a dit lundi soir à la télévision d'Etat être parvenu à un accord avec les soldats mutins qui paralysent depuis quatre jours plusieurs villes pour réclamer le versement de primes mais les intéressés ont immédiatement rejeté la proposition gouvernementale.

Deux porte-parole des 8.400 mutins ont dit avoir refusé la somme proposée par le gouvernement.

"Ils ont proposé 5 millions de francs CFA (chacun) payables demain. Mais nous voulons 7 millions versés en une seule fois", a déclaré le sergent Seydou Koné.

La situation s'est tendue dans la journée avec d'intenses fusillades signalées à Bouaké, la deuxième ville du pays, dans le Nord, et Abidjan, la capitale économique, au Sud, ranimant les craintes de guerre civile.

https://www.lorientlejour.com/article/1051930/cote-divoire-les-mutins-rejettent-laccord-du-gouvernement.html
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MessageSujet: Re: Les Forces de défense et de sécurité de Côte d'Ivoire   Mar 16 Mai 2017 - 23:36

Citation :
Fin des mutineries en Côte d'Ivoire et retour à la normale après un accord



Un policier ivoirien parle avec des soldats mutins à Bouaké, en Côte d'Ivoire, le 16 mai 2017. AFP / ISSOUF SANOGO

Crise
La vie a repris son cours dans les deux principales villes du pays, Abidjan et Bouaké.


OLJ/AFP 16/05/2017


Les soldats mutins qui ont semé le trouble en Côte d'Ivoire pendant quatre jours pour le paiement de primes ont cessé leur mouvement mardi après la conclusion d'un accord permettant un retour à la normale dans les principales villes, Abidjan et Bouaké.

Le bilan du mouvement qui a perturbé la vie économique et va peser sur les finances publiques du premier premier producteur mondial de cacao s'élève à 3 morts, a-t-on déclaré de source officielle, après le décès d'un jeune homme blessé au premier jour, vendredi.

"Je peux vous garantir que cet accord a été passé, il est définitif et sera appliqué par toutes les parties. L'accord est acquis, les deux parties sont consentantes", a déclaré le ministre de la Défense Alain Richard Donwahi mardi, lors d'une conférence de presse à Abidjan, la capitale économique.

Auparavant, les mutins avaient dit avoir accepté l'accord annoncé lundi par le ministre pour mettre fin à la deuxième vague de mutineries en quelques mois.
"On a trouvé un terrain d'entente. On va retourner en caserne. C'est terminé", a déclaré à l'AFP le sergent Cissé Fousseni, un des porte-parole des soldats de Bouaké (centre), le coeur de la rébellion.

Le ministre de la Défense a ajouté que la situation était en voie de normalisation après les premières mutineries lancées en janvier pour des revendications salariales.
"La situation est en train de se normaliser dans toutes les régions militaires. Le calme est revenu", a-t-il déclaré à l'issue d'un conseil du gouvernement. "Aujourd'hui les banques ont rouvert, les fonctionnaires peuvent aller au travail, les entreprises privées peuvent fonctionner", a ajouté M. Donwahi. Le contenu de l'accord n'a été révélé mais, dans l'entourage des mutins, on indiquait qu'ils avaient obtenu pleinement satisfaction.

Lors des mutineries de janvier, les soldats avaient réclamé 12 millions de francs CFA (18.000 euros) par personne et obtenu le versement de 5 millions (7.500 euros). On leur avait promis les 7 millions restants à partir de mai mais le versement avait été remis en cause jeudi dernier, amenant les soldats à sortir de nouveau de leurs casernes.

Avec le nouvel accord, les mutins toucheront "tout ce qui avait été promis en janvier", a expliqué l'un d'eux sous couvert d'anonymat, avec le paiement de 5 millions de F CFA versés tout de suite et des 2 derniers millions en juin.

Les soldats révoltés appartiennent essentiellement aux quelque 8.400 anciens rebelles ayant soutenu le président Alassane Ouattara pendant la crise électorale de 2010-2011 et qui ont ensuite été intégrés dans l'armée. "On est contents, ça fait cinq jours qu'on ne dort pas", a commenté un autre porte-parole des militaires révoltés, le sergent Sidick. "Les mutineries, nous-mêmes on n'en veut plus. Les mutineries, ça s'arrête là. Mais on n'avait pas le choix pour se faire entendre", a-t-il dit.

A Bouaké, les soldats ont cédé le contrôle de l'entrée sud de la deuxième ville du pays aux policiers qu'ils en avaient chassés vendredi et les rues se sont remplies de monde.


"La population souffre"
"C'est une joie pour les populations", s'est réjoui Billy Kouassi Kouassi, un agriculteur.
Mais, comme d'autres, il se plaint du traitement de faveur obtenu par les soldats.

"Ca devient une habitude (les mutineries). On ne peut pas rester dans ça éternellement", juge-t-il. "Les mutins ont raison. Il fallait les payer, (...) mais là, 7 millions, au vu du peuple qui est en train de souffrir..."

Des griefs repris par un étudiant, Cyril Guedé, qui note que les mutins "disent que c'est fini et, après, ils reviennent. Eux, ils sont à l'aise, ils sont en paix, ils mangent, mais la population souffre énormément".
"Le décaissement (de l'argent) va engendrer d'autres grèves, dans la fonction publique, le reste de l'armée, les gendarmes...", prévoit-il déjà.

Le ministre de la Défense a néanmoins affirmé que "le gouvernement n'est pas sorti affaibli de cette situation, mais au contraire renforcé. Il a pu traverser une situation difficile".

Le paiement des primes aux mutins va néanmoins peser lourdement sur le budget de l'Etat dans une situation déjà très tendue socialement et économiquement.

Le pays, premier producteur mondial de cacao, fait face à une chute des cours de la fève et a dû recourir il y a quelques semaines à des emprunts sous la haute surveillance du Fonds monétaire international (FMI).
Si les 8.400 ex rebelles touchent bien leur reliquat de primes, la somme équivaudra à quelque 88 millions d'euros.

https://www.lorientlejour.com/article/1052024/en-cote-divoire-les-mutins-obtiennent-satisfaction-et-retournent-en-caserne.html
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MessageSujet: Re: Les Forces de défense et de sécurité de Côte d'Ivoire   Mer 17 Mai 2017 - 18:12

Citation :
Mutinerie en Côte d'Ivoire: le gouvernement a choisi "la paix et la sécurité"


AFP 17/05/2017


Le gouvernement ivoirien a donné "la priorité à la paix et à la sécurité" pour régler la crise des soldats mutinés qui a secoué le pays pendant quatre jours, a déclaré mercredi son porte-parole.
Le nouveau bilan des victimes de cette crise s'élève à 4 morts et 9 blessés, a par ailleurs annoncé le ministre de la Communication et porte-parole du gouvernement, Bruno Kone.

Au cours d'une conférence de presse à l'issue du conseil des ministres, il s'est refusé à communiquer tout chiffre sur le règlement financier de la crise, après l'accord intervenu mardi entre les mutins et le gouvernement.
Il a néanmoins semblé reconnaître implicitement qu'un accord financier avait été trouvé avec les 8.400 militaires mutins, qui réclamaient 7 millions de francs CFA chacun (10.500 euros), après avoir obtenu 5 millions (7.500 euros) lors des premières mutineries en janvier.


Interrogé sur l'impact budgétaire des sommes versées aux mutins, il a affirmé que l'Etat avait la "capacité" de payer. "Sur un budget total de 6.500 milliards de FCFA (environ 10 milliards d'euros), on sait trouver les moyens" pour préserver "la paix et la sécurité", a-t-il déclaré.

Au total, si les mutins ont obtenu tout ce qu'ils réclamaient, la deuxième tranche des paiements s'élèverait au total à 60 milliards de FCFA, soit 1% du budget annuel de l'Etat ivoirien.
"Tout est couvert", "cela a déjà été prévu dans l'ajustement budgétaire adopté la semaine dernière", a assuré de son côté à l'AFP le ministre du Budget Abderhamane Cissé à la sortie du conseil des ministres.

Bruno Kone a réfuté tout risque que la crise effraie les investisseurs étrangers. "La Côte d'Ivoire demeure aussi attrayante qu'avant, la capacité de l'économie ivoirienne est là, sa résilience est démontrée, malgré les difficultés sur le cacao, grâce à la diversification", a-t-il affirmé.

Le porte-parole a réfuté tout "cafouillage" dans la gestion de la crise, assurant que la "logique" du gouvernement avait été de "régler la crise avec le moins d'impact possible sur la population".
Les blessés seront "pris en charge par l'Etat", a-t-il affirmé.

La vie a repris normalement mercredi à Abidjan, la capitale économique, et dans les principales villes de Côte d'Ivoire, avec la fin des mutineries qui avaient paralysé les activités pendant plusieurs jours.
Un accord conclu la veille entre le gouvernement et les mutins avait permis de mettre fin au mouvement lancé vendredi dernier à Bouaké, dans le nord.

https://www.lorientlejour.com/article/1052280/mutinerie-en-cote-divoire-le-gouvernement-a-choisi-la-paix-et-la-securite.html
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MessageSujet: Re: Les Forces de défense et de sécurité de Côte d'Ivoire   Jeu 18 Mai 2017 - 23:05

Citation :
Côte d'Ivoire: le chef d'état-major demande "pardon" aux démobilisés pour leur camarade tué


AFP 18/05/2017


Le chef d'état-major des armées ivoiriennes s'est rendu jeudi à Bouaké (centre), épicentre de la mutinerie qui a secoué le pays, et a demandé "pardon" pour la mort d'un ex-rebelle démobilisé tué par les mutins, a constaté un journaliste de l'AFP.

L'homme a été tué au quartier général des démobilisés (ex-rebelles qui n'ont pas été intégrés à l'armée, contrairement aux mutins) par des soldats mutinés qui ont ouvert le feu sur eux. Les mutins reprochaient aux démobilisés de revendiquer des primes similaires aux leurs, et ainsi de mettre en péril leur propres revendications.

Devant une centaine de démobilisés, le général Touré Sekou a assuré de sa compassion la famille et les camarades du défunt.
"Nous sommes tous choqués (...) je viens vous présenter les excuses de toute l'armée". "Quand vous êtes père et que vous avez malheureusement de mauvais enfants, vous allez toujours avoir honte du comportement de ces enfants. Nous sommes venus ici pour vous demander pardon" au nom de l'armée, a-t-il lancé, recueillant des applaudissements.

Le général n'avait pas prévu de prendre publiquement la parole mais a dû improviser pour désamorcer un incident et calmer les démobilisés, rendus furieux par des paroles malheureuses du maire-adjoint de la ville Zoumana Ouattara.
Celui-ci avait utilisé un ton menaçant, accusant notamment les porte-parole des démobilisés de vouloir les mener "au suicide".

Un premier porte-parole, Amadou Ouattara, avait demandé le paiement de 18 millions de francs CFA de primes (27.000 euros).
"Comment comprendre que certaines personnes (les démobilisés) n'ont perçu que 800.000 FCFA (1.200 euros, lors de leur démobilisation) tandis que d'autres (les mutins) en plus d'être fonctionnaires, bénéficient de différentes primes (12 millions CFA, 18.000 euros)?", s'était-il interrogé.

Un autre porte-parole, Diomande Megbe, avait déclaré: "Nous sommes fatigués. Nous n'avons plus de maison, plus d'électricité. Nos enfants ne vont plus à l'école. On ne mange même plus".
Il avait ensuite annoncé qu'au lieu d'enterrer le corps de leur camarade, ils le placeraient lundi sur un rond-point central de la ville et entameraient "une grève de la faim jusqu'à la mort".

Après l'intervention du général qui a promis de transmettre leurs doléances au président Alassane Ouattara, les porte-parole ont affirmé à l'AFP suspendre leur mouvement.

Le général a par la suite visité à l'hôpital des civils blessés lors de la mutinerie, qui a fait au total quatre morts et neuf blessés dans tout le pays selon le bilan du gouvernement.
Protégé par une unité de gendarmerie, le général n'a toutefois pas rencontré les anciens mutins rentrés en caserne.
"Ce n'était pas prévu pour aujourd'hui. On est venu constater, pour rendre visite aux familles des victimes. Tout est normal", a-t-il dit à l'AFP.

https://www.lorientlejour.com/article/1052531/cote-divoire-le-chef-detat-major-demande-pardon-aux-demobilises-pour-leur-camarade-tue.html
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