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 Les Forces de défense et de sécurité de Côte d'Ivoire

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augusta
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MessageSujet: Re: Les Forces de défense et de sécurité de Côte d'Ivoire   Ven 13 Nov 2015 - 11:44

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MessageSujet: Re: Les Forces de défense et de sécurité de Côte d'Ivoire   Jeu 19 Nov 2015 - 15:14

Citation :
SGF va former 170 Casques bleus ivoiriens pour la Minusma


Et de 11 pour Sovereign Global France! En effet, SGF démarre son programme de mise aux normes onusiennes et d'équipement d'une compagnie de protection ivoirienne qui sera engagée au sein de la Mission Multidimensionnelle Intégrée des Nations Unies pour la Stabilisation du Mali (Minusma).

La Côte d’Ivoire est, ainsi, le 6e pays qui fait confiance à l'ESSD française pour sa contribution aux opérations de maintien de la paix. Complétant l’action des éléments Français de Côte d’Ivoire, SGF préparera ces futurs casques bleus dont la mission consistera principalement à assurer la sécurité du poste de commandement du secteur de Tombouctou et à réaliser l’escorte des convois de l’Onu vers les unités déployées au Nord Mali. Il s’agit donc d’une contribution importante au dispositif opérationnel de la Minusma.

Depuis 2012, SG F aura préparé et équipé aux normes de l’Onu 11 unités militaires et de police, ce qui représente près de 4000 casques bleus engagés dans quatre opérations; 350 véhicules auront été livrés, ainsi que plus de 250 containers de matériel divers, principalement de soutien de l’homme.

http://lignesdedefense.blogs.ouest-france.fr/archive/2015/11/18/sgf-15090.html
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MessageSujet: Re: Les Forces de défense et de sécurité de Côte d'Ivoire   Jeu 3 Déc 2015 - 21:01

RIP

Citation :
Attaque meurtrière contre des militaires dans l’ouest de la Côte d’Ivoire


Posté dans Afrique par Laurent Lagneau Le 03-12-2015


Des positions tenues par les Forces républicaine de Côte d’Ivoire ont été attaquées, le 2 décembre, dans l’ouest du pays, près de la frontière avec le Liberia, par des hommes armés non identifiés. Le bilan fait était d’au moins 6 militaires ivoiriens tués.

« Notre position à Olodio, près de Grabo a subi une attaque vers 04H00 qui s’est soldée par un bilan ci-après : ceux qui tenaient notre position ont perdu six hommes », a en effet annoncé Paul Koffi Koffi, le ministre ivoirien de la Défense. « Quatre assaillants ont été tués dans les échanges de tirs qui ont duré une heure et fait quatre blessés et six prisonniers », a-t-il ajouté, avant d’assurer que la situation était sous contrôle.

« Nous avons entendu des tirs et des échanges de coups de feu qui ont duré plusieurs heures (…), nous nous sommes cachés », a témoigné un civil habitant le secteur concerné et dont les propos ont été rapportés par l’AFP.

« L’attaque a été lancée par surprise, les assaillants sont arrivés du côté du Liberia. On a eu des hommes à terre, nous avons fait aussi des morts dans le camp des assaillants », a témoigné, auprès de Jeune Afrique, un officier ivoirien.

Ce n’est pas la première fois que la région frontalière avec le Liberia est le théâtre de tensions. En juin 2012, 7 Casques bleus de l’ONUCI, la mission des Nations unies en Côte d’Ivoire, perdirent la vie dans une embuscade tendue, là encore, par un groupe non identifié.

En février 2014, une attaque contre les FRCI, également à Grabo, avait fait 4 tués, dont trois civils. Plus tôt cette année, une vingtaine d’individus armés ont pris à partie des militaires ivoiriens dans le même secteur. Bilan : 2 morts.

Toutes ces attaques, sont probablement le fait de milices et de mercenaires venus du Liberia. Ce que conteste Monrovia, pour qui cette instabilité est un problème « purement ivoirien ».

Dans un rapport publié il y a un peu plus de 3 ans, et dans lequel étaient dénoncées des attaques commises contre des villages ivoiriens durant l’année 2011, Human Rights Watch avait accusé le gouvernement libérien de pratiquer la « politique de l’autruche ».

« Plutôt que d’assumer leur responsabilité de poursuivre en justice ou d’extrader les personnes impliquées dans des crimes internationaux, les autorités libériennes sont restées passives alors que beaucoup de ces personnes recrutent des enfants soldats et mènent des attaques transfrontalières meurtrières », avait Matt Wells, un chercheur de l’ONG, spécialiste de l’Afrique de l’Ouest.

Cela étant, l’ouest de la Côte d’Ivoire est en proie à une instabilité chronique, en raison notamment de tensions ethniques et de problèmes fonciers.

« Deux régions administratives de ce vaste espace géographique frontalier du Libéria posent plus particulièrement problème : la Cavally et le Guémon. Ce sont les deux régions, en dehors d’Abidjan, où la crise postélectorale [ndlr, de 2011] a fait le plus grand nombre de victimes et où les violences les plus graves qui ont suivi cette crise ont été enregistrées. Leurs problèmes n’ont pas fait l’objet d’un traitement politique et économique de la part du gouvernement actuel mais d’un verrouillage sécuritaire qui n’a pas réduit l’instabilité chronique. Celle-ci demeure un facteur potentiel de relance de la crise », explique l’International Crisis Group.

http://www.opex360.com/2015/12/03/attaque-meutriere-des-militaires-dans-louest-de-la-cote-divoire/
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MessageSujet: Re: Les Forces de défense et de sécurité de Côte d'Ivoire   Jeu 3 Déc 2015 - 21:20

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MessageSujet: Re: Les Forces de défense et de sécurité de Côte d'Ivoire   Sam 23 Jan 2016 - 10:13

Citation :
CÔTE D’IVOIRE-BURKINA FASO: DES ENREGISTREMENTS IMPLIQUENT LA HIÉRARCHIE MILITAIRE IVOIRIENNE
Par notre correspondant à Abidjan: Georges Moihet le 22/01/2016 à 18h34




La radio RFI a diffusé sur ses antennes de nouveaux enregistrements sonores qui laissent entrevoir un soutien de la hiérarchie militaire ivoirienne dans la tentative de putsch de septembre dernier au Burkina.

Radio France internationale (RFI) a diffusé ce vendredi matin un enregistrement présenté comme une conversation entre le chef d’Etat-major de l’armée ivoirienne, le général Soumaïla Bakayoko et le général Gilbert Diendéré, le cerveau du coup d’Etat manqué de septembre au Burkina Faso.

Assiégé par l’armée burkinabè qui s’est mobilisée pour faire échec à la tentative de putsch menée par le RSP, le régiment de sécurité présidentiel, la garde prétorienne de Blaise Compaoré, le général Diendéré consulte un certain nombre de personnes. «…Parce que si tu ne fais pas ça et que tu restes coincé comme ça… Tôt ou tard, l’issue va se resserrer et tu n’auras plus aucune marge de manœuvre», annonce la voix attribuée au général Bakayoko à son interlocuteur présenté comme le général Diendéré.

Dans l’enregistrement que RFI indique avoir obtenu auprès de sources au Burkina, l’homme présenté comme le général Bakayoko explique à son interlocuteur la gravité de la situation en cas d’échec du putsch et les conséquences qui pourraient en découler.
«Si tu laisses faire calmement (…) une fois que tu arrives chez eux là-bas, c’est pour «finir» avec toi, ça c’est clair ! Je suis au regret de le dire…».

Plus tard dans la journée, RFI fait état d’un autre enregistrement présenté comme une conversation entre le lieutenant-colonel ivoirien Zakaria Koné et une dame qui serait l’épouse de Diendéré. «Ne vous en faites pas, ici (ndlr, en Côte d’Ivoire) vous avez beaucoup de soutiens la vieille (ndlr, une appellation affective de Fatou Diendéré). Même si c’est un affrontement, vous avez beaucoup de soutiens. Que ce soit en hommes, que ce soit d’autres», indique une voix attribuée au lieutenant-colonel Koné qui laisse entrevoir un éventuel appui logistique aux putschistes burkinabé.

Ces enregistrements, qui restent à authentifier, interviennent alors que le Burkina Faso a fait parvenir en début de semaine un mandat d’arrêt international contre Soro Guillaume, le président de l’Assemblée nationale ivoirienne.

Fait notable, le mandat a été transmis par le biais des services d’Interpol, en dehors des canaux diplomatiques, ce dont s’était désolé Abidjan. Une option qui marquerait sa détermination à élucider cette affaire.

Pour rappel, Soumaïla Bakayoko et Koné Zakaria ont été les principaux chefs militaires de la rébellion armée conduite par Soro Guillaume entre 2002 et 2010 et dont la base arrière était le Burkina Faso, alors dirigé par Blaise Compaoré.

Pour certains observateurs, ces enregistrements, montrerait une volonté de ces militaires de remettre en selle des personnes proches de Blaise Compaoré qui fait l’objet d’une procédure judiciaire dans son pays et est actuellement en exil en Côte d’Ivoire.

L’affaire apparait bien embarrassante et risque de brouiller durablement les relations entre les deux Etats.



http://www.le360.ma/fr/monde/cote-divoire-burkina-faso-des-enregistrements-impliquent-la-hierarchie-militaire-ivoirienne-61975

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MessageSujet: Re: Les Forces de défense et de sécurité de Côte d'Ivoire   Sam 23 Jan 2016 - 13:04

Citation :
Côte d’Ivoire : les gendarmes de Bouaké refont surface
Publié le 23 janvier 2016 à 10h30
Par Jeune Afrique


Après l'ouverture du procès, le 21 janvier, des assassins de l'ex-général putschiste Robert Gueï, le tribunal militaire d'Abidjan, présidé par le colonel Ange Kessy, va exhumer le dossier des soixante gendarmes tués le 6 octobre 2002 à Bouaké, fief du Mouvement patriotique de Côte d'Ivoire (MPCI) dirigé à l'époque par Guillaume Soro.

Le parquet militaire a commencé de rassembler les pièces encore disponibles en vue de l’ouverture d’une enquête et, le cas échéant, d’un procès. « C’est sûr que les crimes odieux commis pendant les crises de 2002-2007 puis de 2011 ne devront pas rester impunis », estime un proche du chef de l’État. Au moment des faits, Bouaké était contrôlé par les lieutenants-colonels Chérif Ousmane, actuel commandant en second du Groupement de sécurité de la présidence de la République (GSPR), et Issiaka Ouattara, alias Wattao, commandant en second de la Garde républicaine.


http://www.jeuneafrique.com/mag/294418/societe/cote-divoire-gendarmes-de-bouake-refont-surface/




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MessageSujet: Re: Les Forces de défense et de sécurité de Côte d'Ivoire   Sam 20 Fév 2016 - 21:22

Citation :
La marine nationale ivoirienne dotée d’un patrouilleur pour faire face aux menaces en mer

par: APA publié le : 19/02/2016 à 19:58 UTC 174 vues dans : Afrique


Copyright : APA



La marine nationale ivoirienne a été dotée, vendredi, d’un patrouilleur baptisé «Sékongo», pour accroître son dispositif de surveillance et faire face aux menaces en forte croissance en mer, a constaté APA sur place dans la capitale économique du pays, Abidjan.
A l’occasion de la remise de cet engin, Alain Richard Donwahi, ministre auprès du Président de la République, chargé de la Défense a exhorté, la marine nationale à «assurer une vigilance permanente dans les eaux ».

« Je vous exhorte à mettre tout en œuvre pour assurer une vigilance permanente dans les eaux », a insisté le ministre ivoirien en charge de la défense. Pour Alain Donwahi, «la marine est plus qu’outillée pour faire face aux menaces en forte croissance en mer. Il faut maintenir la lutte permanente dans les eaux ».

« C’est un évènement majeur qui couvre le dispositif de surveillance de l’eau (…). Ce n’est pas le dernier (patrouilleur), d’autres viendront », a-t-il promis à la réception de l’engin.

Pour sa part, le Contre-Amiral Djakaridja Konaté, Commandant de la marine nationale de Côte d’Ivoire, s’est réjoui de la réception de cet autre patrouilleur qui permettra entre autres « d’assurer une descente plus continue en mer et d’accomplir avec efficacité les missions ».

La flotte navale de la marine nationale présentait un tableau sombre selon son premier responsable depuis plusieurs années. « Avant la livraison de l’émergence (2014) et le bouclier en (2015), la marine nationale a réceptionné son dernier navire de guerre et de haute mer, le patrouilleur intrépide en 1977, une péniche dénommée Atchan en 1988 », a-t-il rappelé.

Le patrouilleur Capitaine de Frégate Sekongo a accosté, tôt vendredi matin, à la base annexe de la Marine nationale à la lisière du quartier administratif et des affaires de la capitale économique ivoirienne après un périple de 3 semaines qui l’a conduit de Lorient en France avec des escales à Aghadir (Maroc) et à Dakar (Sénégal) sous la houlette du Capitaine Franck Kati Coulibaly.

Ce patrouilleur est baptisée «CF Sékongo » du nom du Capitaine de Frégate Sékongo Doulaye décédé au cours du chavirement d’une embarcation sous le Pont Félix Houphouët-Boigny en 2012 avec 5 autres marins.

http://fr.starafrica.com/actualites/la-marine-nationale-ivoirienne-dotee-dun-patrouilleur-pour-faire-face-aux-menaces-en-mer.html
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MessageSujet: Re: Les Forces de défense et de sécurité de Côte d'Ivoire   Mar 3 Mai 2016 - 9:41

Citation :
La Côte d’Ivoire achèterait un ou deux patrouilleurs de 45 mètres à la France





La Côte d’Ivoire achèterait un ou deux patrouilleurs de 45 mètres à la France
Publié le 02/05/2016 17:42 | Mis à jour le 02/05/2016 17:43
Les discussions de haut niveau entre Jean-Yves Le Drian et son nouvel homologue ivoirien Alain Richard Donwahi ont fait apparaître le besoin d’un complément de moyens navals pour la marine locale. La Côte d’Ivoire avait déjà acquis trois patrouilleurs de 33 mètres chez Raidco, désormais tous livrés, et c’est vraisemblablement avec le même fournisseur qu’elle s’apprête à récidiver, pour un à deux patrouilleurs de 45 mètres.

http://www.lemarin.fr/secteurs-activites/defense/25193-la-cote-divoire-acheterait-un-deux-patrouilleurs-de-45-metres-la




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MessageSujet: Re: Les Forces de défense et de sécurité de Côte d'Ivoire   Mer 4 Mai 2016 - 15:54

Citation :
ECHANGES DE COUPS DE FEU ENTRE MILITAIRES À LA FRONTIÈRE IVOIRO-MALIENNE
Publié le 04/05/2016 à 12h45 Par notre correspondant à Abidjan Georges Moihet


#Côte d’ivoire : D’après des sources sécuritaires ivoiriennes, des soldats ivoiriens en mission à la frontière malienne, venus récupérer trois des leurs, interpellés dimanche par l’armée malienne, ont essuyé ce mardi des coups de feu. Bilan : un militaire ivoirien blessé.

Tout est parti de l’interpellation par des éléments de l’armée malienne, ce dimanche 1er mai, de deux militaires et un policier ivoiriens en patrouille dans la zone, accusés d’avoir franchi la frontière malienne, dans la zone d’Ouelli, une petite bourgade proche de la ville malienne de Fakola (situé à un peu plus de 300 km au sud de Bamako).

Les tractations alors engagées entre les Etats-majors des deux armées auraient abouti à un accord sur la libération de ces derniers, et c’est le détachement de l’armée ivoirienne dépêché à la frontière commune pour leur rapatriement qui a fait l’objet de tirs venus du côté malien, des militaires maliens étant pointés du doigt.

La frontière (poreuse) entre la Côte d’Ivoire et le Mali est une zone sous haute surveillance depuis les premières incursions djihadistes dans le sud malien, à Fakola notamment, en juin 2015.

Abidjan, qui a depuis accentué sa présence militaire dans la région, a même mis en place un Bataillon de sécurisation nord-ouest, chargé de la sécurisation d’une large bande longue de 532 km délimitant les deux pays. Et l’attaque de Grand Bassam, qui place le pays dans le viseur du terrorisme, a conduit les autorités à renforcer le dispositif sécuritaire dans la région.

Certaines sources laissent déjà entendre qu’il ne s’agirait que d’un incident qui devrait être rapidement réglé.


http://afrique.le360.ma/cote-divoire-mali/societe/2016/05/04/2154-echanges-de-coups-de-feu-entre-militaires-la-frontiere-ivoiro-malienne-2154


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MessageSujet: Re: Les Forces de défense et de sécurité de Côte d'Ivoire   Sam 21 Mai 2016 - 18:47

Citation :
La Côte d'Ivoire initie des manoeuvres militaires pour lutter contre la piraterie maritime


Par : Justine 
French.china.org.cn | Mis à jour le 21-05-2016


Les autorités ivoiriennes ont initié des manoeuvres militaires en vue de sécuriser les côtes maritimes du pays, a-t-on appris vendredi de source sécuritaire.

Selon des officiers, il s'agit de renforcer le dispositif de surveillance et d'outiller les forces dans le but de faire face de manière efficace aux actes de piraterie maritime.

"Cet exercice qui se fait avec l'appui des partenaires dont la France, aidera la Côte d'Ivoire à mieux sécuriser son espace maritime", a noté le commandant de la marine nationale, le Contre- amiral Djakaridja Konaté.

Le Contre-amiral Konaté s'est réjoui du renforcement de capacités de la marine nationale, lors de l'exercice conjoint franco-ivoirien.

"Nous avons été instruit" à manoeuvrer en milieux hostiles", a-t-il noté, soulignant que les forces ivoiriennes ont acquis de nouveaux patrouilleurs auxquels s'ajoutent des vedettes et des hors-bords pour dynamiser la surveillance des 22.000 km2 de mer appartenant à la Côte d'Ivoire.

Depuis 2011, la marine nationale ivoirienne marine multiplie les manoeuvres en haute mer, ce qui permet à cette force de monter en puissance.

A travers ces manoeuvres, les unités d'élite de la marine ivoirienne veulent être en mesure d'intégrer une équipe opérationnelle projetée sur n'importe quel théâtre d'opérations.

Des années auparavant, la zone maritime du golfe de Guinée a connu plusieurs actes de piraterie. Face aux attaques menées par des pirates armés, les pays tentent de prendre des mesures sécuritaires d'envergure.


Source: Agence de presse Xinhua


http://french.china.org.cn/foreign/txt/2016-05/21/content_38502108.htm
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MessageSujet: Re: Les Forces de défense et de sécurité de Côte d'Ivoire   Mer 25 Mai 2016 - 12:52

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MessageSujet: Re: Les Forces de défense et de sécurité de Côte d'Ivoire   Ven 17 Juin 2016 - 18:14

Citation :
Abidjan peut désormais acheter des armements pour ses patrouilleurs


Abidjan peut désormais acheter des armements pour ses patrouilleurs
Publié le 17/06/2016 17:41
L’Onu vient d’annuler l’embargo sur les armes qui frappait la Côte d’Ivoire. Cette mesure attendue depuis la normalisation politique, en 2011, va profiter directement à la France, déjà un fournisseur du pays, notamment dans le domaine naval.


http://www.lemarin.fr/secteurs-activites/defense/25646-abidjan-peut-desormais-acheter-des-armements-pour-ses-patrouilleurs


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MessageSujet: Re: Les Forces de défense et de sécurité de Côte d'Ivoire   Jeu 7 Juil 2016 - 18:02

Citation :
07.07.2016

Sur fond de départ onusien, Alain-Richard Donwahi veut réformer l'armée ivoirienne





Ministre de la Défense de Côte d'Ivoire depuis janvier dernier, Alain-Richard Donwahi a lancé un ambitieux chantier de refonte de l'institution militaire ivoirienne (photo Gérard Niamien). Je l'ai rencontré il y a quelques jours, lors de mon passage à Abidjan. Voici la transcription de l'entretien.

Vous voulez créer une armée « républicaine ». Qu’est-ce que cela signifie pour vous ?
Nous voulons une armée attachée aux valeurs morales de la république, soucieuse des droits de l’Homme. Nous voulons une armée qui ne s’occupe pas de politique, comme ça a été le cas pendant quelques années ici. Une armée qui n’est pas contre son peuple mais qui est là pour protéger ce peuple. Une armée au comportement et à la tenue qui inspirent de la fierté à la population et une armée fière d’être aux côtés de la population !

D’où une réforme du secteur de la sécurité nationale… ?
Ce programme global de réforme du secteur de la sécurité comporte 108 points et il permet de mettre en œuvre toute la stratégie de sécurité nationale qui a été pensée par le Conseil national de sécurité.
La plus grande réforme porte sur la réorganisation du ministère de la Défense et des différents commandements. Déjà le vote de la Loi de programmation militaire donne un cadre pour les années 2016-2020. Cette réorganisation a été conduite de façon participative avec les forces armées de façon à faciliter sa mise en œuvre, même s’il est toujours difficile de réformer l’existant ou de changer les mentalités.



Quelles missions pour cette armée réorganisée ?
Nous avons un double objectif.
D’abord nous voulons que notre armée participe à la reconstruction. Par exemple, nous équipons actuellement deux bataillons du génie pour que, dans chaque zone de défense, les forces de sécurité puissent contribuer au relèvement économique et au développement. Cela permettra de rapprocher un peu plus nos forces des populations, de les réconcilier après toutes ces années de crise.
Ensuite, nous tenons à avoir une capacité de projection pour prendre part à des opérations extérieures. C’est pour cela que nous allons entamer une formation accrue de nos bataillons d’infanterie qui seront formés selon les normes onusiennes et projetables.

L’Onu vient de lever totalement son embargo sur les armes. Quel en sera l’impact ?
La fin de l’embargo était l’un de nos vœux les plus chers pour cette année 2016. Cet embargo a permis de réguler la circulation des armes. Mais il était devenu un frein à la mise en place des nouvelles structures de défense et à l’équipement de nos hommes. Nous voulons que nos soldats soient bien formés, bien armés et qu’ils vivent dans de bonnes conditions. Il n’y a désormais plus d’obstacle au relèvement capacitaire de nos forces.

Sur le volet équipement, quels sont les besoins les plus urgents ?
Nous étions arrivés à un point de délabrement assez élevé après toutes les années de crise. Les capacités de l’armée de l’air et de la marine, celles des forces terrestres, étaient presque réduites à néant. Il s’agit donc de les rééquiper en armement, de contribuer à leur mobilité terrestre et aérienne, de donner à la gendarmerie des capacités de maintien de l’ordre appropriées. La marine, pour sa part, doit contribuer à l’action de l’état en mer et coordonner l’action de tous les acteurs : les ministères de la Pêche, de l’Environnement, de l’Energie et du Tourisme, ainsi que les douanes.
Il s’agit aussi de mettre à la disposition des militaires des casernements aux normes, modernes, qui soient hors des villes, de façon à ce qu’ils évoluent dans des environnements plus sécurisés et moins en contact direct avec la population dont ils ne doivent pas gêner la vie quotidienne. Les infrastructures de santé devront aussi être rénovées. Chaque zone de défense sera dotée d’un hôpital militaire.

Vous tenez particulièrement à une formation de qualité…
Nous avons prévu d’agir à tous les niveaux. Du soldat de première classe au général ! Des centres de formation seront construits sur l’ensemble du territoire. Actuellement, nous mettons l’accent sur les études stratégiques ; c’est un volet qui manquait. Un Institut des études de sécurité et défense (IESD) a d’abord été créé et nous venons de signer un partenariat avec un institut de formation français, l'institut Themiis, qui a mis en place un cursus de quatre mois destiné aux officiers supérieurs. L’IESD ayant une vocation sous-régionale, ses portes s’ouvriront, à partir d’octobre, à des forces armées étrangères.

Le retrait l’Onuci commence et s’achèvera le 30 avril prochain. L’armée ivoirienne pourra-t-elle relever le défi?
La mission d’assistance de l’Onu est terminée parce que le pays a retrouvé la paix. La décision onusienne de retrait, décision prise après un avis favorable du gouvernement ivoirien, ne nous inquiète pas. Nous serons prêts.

http://far-maroc.forumpro.fr/post?t=3096&mode=reply  
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MessageSujet: Re: Les Forces de défense et de sécurité de Côte d'Ivoire   Ven 15 Juil 2016 - 14:41

Citation :
15.07.2016

Une compagnie de protection ivoirienne pour la MINUSMA





Les FRCI (forces républicaines de Côte d'ivoire) vont envoyer au Mali une compagnie de protection composée de 150 hommes. Cette unité comprend une section de commandement, trois sections d’infanterie et un peloton blindé (photos BIPA).

Selon le cabinet du chef d'état-major général des FRCI, elle aura pour mission la protection du camp Super (où est aussi installé un DLAO français) et de l’aéroport de Tombouctou, d’assurer le contrôle des différents accès du camp onusien, d’intervenir à proximité du camp ou dans la zone de Tombouctou soit pour neutraliser un élément ennemi soit pour intercepter tout élément qui attaquerait une emprise de l’Onu.

Cette compagnie a été créée en août 2013 et elle a stationnée pendant sa montée en puissance au camp Akouédo. Les soldats ivoiriens ont été formés par des coopérants français et mis au niveau onusien (règles d’engagement, règles de comportement, maitrise des procédures logistiques des Nations Unies).

L'unité ivoirienne a été inspectée le 1er juillet par quatre experts onusiens. Une fois équipée en matériel roulant, la compagnie de protection sera projetée au Mali.

http://lignesdedefense.blogs.ouest-france.fr/archive/2016/07/13/une-compagnie-de-protection-ivoirienne-pour-la-minusma-16549.html
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MessageSujet: Re: Les Forces de défense et de sécurité de Côte d'Ivoire   Jeu 25 Aoû 2016 - 20:50

Citation :
Côte d'Ivoire: les eaux maritimes "sécurisées" contre la piraterie
   
Abidjan, 25 août 2016 (AFP) -


La Côte d'Ivoire a présenté jeudi un nouveau patrouilleur, dernière étape d'un effort pour sécuriser son espace maritime après une montée de la piraterie ces dernières années, a-t-on appris de source militaire.

"Le bouclier" est la troisième acquisition de navires de la flotte ivoirienne pour combattre la piraterie maritime en plein essor dans le Golfe de Guinée et qui avait fini par toucher en 2012 la Côte d'Ivoire, puissance économique régionale.

"Depuis l'acquisition de nos trois patrouilleurs, les eaux ivoiriennes sont sécurisées (...) nous effectuons régulièrement des sorties en mer", a affirmé à l'AFP le lieutenant de vaisseau Ghislain Guié, commandant "Le bouclier", lors d'une cérémonie de présentation du bateau à la presse.

L'officier a salué un "recul" de la présence de navires pirates dans la zone qui, selon lui, sont "informés que nous disposons de bateaux prêts à intervenir sur les 500 kilomètres de côtes quelles que soient les circonstances".

Pour le capitaine de vaisseau Amara Koné, chef des opérations de la marine nationale ivoirienne, la région du golfe de Guinée (Nigeria, Togo, Bénin, Ghana, Côte d'Ivoire, Sénégal etc.) "est devenue une zone d'immigration clandestine, de trafic de drogue et d'armes, de pêches illicites et de pollution maritime".

L'officier a salué la formation, en deux ans, d'une centaine de marins ivoiriens par les gardes-côtes américains aux techniques d'arraisonnement.

En 2014, la France et la Côte d'Ivoire sont convenus, lors d'une visite du ministre français de la Défense Jean-Yves Le Drian à Abidjan, de lutter contre "l'insécurité maritime" au large de la Côte d'Ivoire.

Un pétrolier français avait été attaqué par des pirates en février 2013 au large d'Abidjan dans la troisième attaque du genre visant le pays en quelques mois. En janvier 2013, un pétrolier nigérian battant pavillon panaméen avait été victime d'une attaque de pirates à son ancrage d'Abidjan. Début octobre 2012, un tanker grec avait subi une attaque semblable au même endroit.

Jusque-là, la Côte d'Ivoire avait été préservée de la piraterie dans le Golfe de Guinée. Fréquente au Nigeria, premier producteur de pétrole d'Afrique, elle a gagné les eaux du Bénin, où les attaques de navires avaient explosé en 2011.

Les autorités ivoiriennes avaient reconnu au moment des attaques de 2013 être "démunies de navires destinés à la surveillance des eaux maritimes".

http://www.marine-oceans.com/actualites-afp/13320-cote-divoire-les-eaux-maritimes-qsecuriseesq-contre-la-piraterie
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MessageSujet: Re: Les Forces de défense et de sécurité de Côte d'Ivoire   Lun 10 Oct 2016 - 20:01

Citation :
4e Régiment de chasseurs- 4RCH a partagé la publication de Armée de Terre.

Zoom sur les soldats du 3e escadron projetés en RCI

Fin août 2016, les forces françaises en Côte d’Ivoire ont organisé des détachements d’instruction opérationnelle au profit de militaires ivoiriens prochainement déployés sous mandat ONU au Mali.
Lors de cette dernière étape de leur mise en condition avant projection, les Ivoiriens ont restitué leurs savoir-faire en tir, sauvetage au combat, systèmes d’information et de communication.
Découvrez en images leurs derniers préparatifs.
Photos : Sébastien R./Armée de Terre


PHOTOS:
 
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MessageSujet: Re: Les Forces de défense et de sécurité de Côte d'Ivoire   Jeu 20 Oct 2016 - 18:04

Citation :
Sillinger vend 16 bateaux à la Côte d’Ivoire


Publié le 20/10/2016 14:25


Ces unités serviront à l’unité d’intervention de la gendarmerie nationale. (Photo : DR)


C’est un beau marché pour une vente de 16 unités qui a été remporté par la filiale du groupe Marck à Abidjan avec l’unité d’intervention de la gendarmerie nationale (UIGN, équivalent du GIGN français) et les forces spéciales locales.

Ces deux clients se partagent une commande groupée de deux semi-rigides de 12 mètres (avec trois moteurs de 300 ch et sellerie Ullman), quatre de 7,65 mètres (2x200 ch), deux de 6,80 mètres (1x200 ch) et huit de 4,70 mètres.

Sillinger avait déjà remporté, en 2015, un marché d’équipement pour les pompiers du port d’Abidjan. Les forces spéciales ivoiriennes s’étaient équipées en 2013 avec des UFR 9.30 d’Ufast.

http://www.lemarin.fr/secteurs-activites/defense/26666-sillinger-vend-16-bateaux-la-cote-divoire
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MessageSujet: Re: Les Forces de défense et de sécurité de Côte d'Ivoire   Ven 6 Jan 2017 - 18:19

Citation :
Côte d'Ivoire: tirs à l'arme lourde près d'un camp militaire de Bouaké


AFP 06/01/2017


Des tirs à l'arme lourde étaient entendus vendredi à Bouaké à proximité du plus grand camp militaire de la deuxième ville de Côte d'Ivoire, où au moins deux commissariats de police ont été attaqués, a constaté un correspondant de l'AFP.

"C'est une mutinerie des ex-combattants intégrés dans l'armée qui réclament des primes de 5 millions FCFA (7.600 euros) plus une maison chacun", a expliqué à l'AFP un militaire sous couvert d'anonymat.
Les militaires ont attaqué au moins deux commissariats et dressé des barricades au centre-ville, coupant toute circulation, a constaté le correspondant de l'AFP, faisant état de tirs d'armes automatiques sporadiques.
Les militaires ont pris position à divers carrefours stratégiques de la ville et circulaient dans des véhicules de la police.
"C'est vers 3h00 du matin (03H00 GMT) que des militaires sont arrivés au commissariat du 1er arrondissement situé au quartier Sokoura où ils ont désarmé les policiers présents et emporté des kalachnikov", a indiqué à l'AFP un responsable de la police locale sous couvert d'anonymat.

La préfecture de police de la ville a aussi été attaquée, a ajouté ce responsable.

http://www.lorientlejour.com/article/1027761/cote-divoire-tirs-a-larme-lourde-pres-dun-camp-militaire-de-bouake.html
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MessageSujet: Re: Les Forces de défense et de sécurité de Côte d'Ivoire   Sam 7 Jan 2017 - 17:11

Citation :
Côte d'Ivoire : intenses fusillades entendues à Bouaké


Reuters 07/01/2017


D'importantes fusillades ont été entendues tôt samedi matin près du camp militaire de Bouaké, deuxième ville de Côte d'Ivoire, où des soldats mécontents se sont révoltés vendredi pour exiger une hausse de leur solde et le paiement de primes, indiquent des habitants et un soldat.

"Les échanges de coups de feu sont très intenses en ce moment au 3e bataillon. Je suis à proximité et je les entends comme si j'étais juste à côté", a commenté Konan Benoît, un habitant de Bouaké.

Les militaires ont pris le contrôle de la ville qui compte environ 500.000 habitants, installant des barrages aux différentes entrées de l'agglomération.

L'armée a dépêché des renforts à Bouaké mais le ministre de la Défense a indiqué dans un communiqué lu vendredi soir que le gouvernement était prêt à écouter les doléances des soldats.

Les raisons de la fusillade entendue samedi n'ont pas été clairement établies dans l'immédiat mais un militaire qui participe à la contestation sur place a fait état de mouvements suspects à l'extérieur du camp militaire.

"Ce sont des tirs pour les décourager", a-t-il dit.

http://www.lorientlejour.com/article/1027855/cote-divoire-intenses-fusillades-entendues-a-bouake.html
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MessageSujet: Re: Les Forces de défense et de sécurité de Côte d'Ivoire   Lun 9 Jan 2017 - 20:14

Citation :
Côte d’Ivoire : accalmie après l’accord avec les soldats mutins


07 janvier 2017 à 23h53 — Mis à jour le 08 janvier 2017 à 09h54

Par AFP




La Côte d'Ivoire semblait se diriger vers une sortie de crise après l'accord conclu entre le gouvernement et les soldats mutins qui réclament une amélioration de leurs conditions.


Cet accord avait été scellé samedi à Bouaké à l’issue d’une rencontre entre le ministre ivoirien de la Défense Alain Richard Donwahi et des soldats mutins, qui réclament le paiement de primes, des augmentations de solde, une promotion plus rapide entre les grades et des logements.

Des militaires en colère avaient cependant empêché le ministre et sa délégation de quitter la résidence du sous-préfet en tirant des rafales de Kalachnikov et à l’arme lourde.

M. Donwahi et sa délégation n’ont finalement été retenus que pendant un peu plus de deux heures, avant de quitter la deuxième ville du pays. Ni le ministre ni les représentants des mutins n’ont fait de déclaration à leur sortie.

Après la libération du ministre, les militaires ont levé les barrages interdisant l’entrée dans Bouaké.

Dans une brève allocution télévisée en début de soirée, M. Ouattara avait annoncé son « accord pour la prise en compte des revendications relatives aux primes et à l’amélioration des conditions de vie des soldats ». « Ayant marqué mon accord, je demande à tous les soldats de regagner leurs casernes pour permettre l?exécution de ces décisions dans le calme », avait-il dit.

– Barrages levés –

A Abidjan également, la capitale économique ivoirienne, – siège de la présidence, du gouvernement et du Parlement de ce pays d’Afrique de l’Ouest – la situation s’était tendue samedi.

« Des tirs ont été entendus ici à Abidjan à la caserne d’Akouédo », a affirmé un présentateur sur la télévision nationale.

Des soldats ont bloqué l’accès à un carrefour stratégique situé près de ce camp militaire, dans le quartier chic de Cocody.

« Les militaires étaient arrêtés au rond-point devant le camp, demandant aux automobilistes de faire demi-tour. Ca a créé la panique. Tous les magasins aux alentours ont fermé. Les militaires portaient des cagoules », a rapporté un journaliste ivoirien à l’AFP.

Selon des images diffusées à la télévision nationale samedi soir, le calme était cependant revenu devant le camp où la circulation a repris.

Des journalistes de l’AFP avaient également vu des barricades près d’une caserne de sapeurs-pompiers, dans le centre d’Abidjan. Une dizaine de militaires en treillis et armés ordonnaient aux véhicules de faire demi-tour.

Des militaires du groupement de la sécurité présidentielle (GSPR), un corps d’élite, puissamment armés sillonnaient le quartier désert du Plateau, siège de la présidence ivoirienne.

– Situation inédite –

Cette situation est inédite à Abidjan depuis décembre 1999, où la mutinerie des militaires avait débouché sur la chute de l’ex-président Henri Konan Bédié (1993-1999).

Vendredi, le mouvement s’était étendu aux villes de Daloa et Daoukro (centre), Korhogo et Odienné (nord), où la situation semblait être revenue au calme dès samedi. Le mouvement avait cependant gagné Man, la grande ville de l’Ouest, où des tirs ont été entendus et des militaires ont paradé en ville.

A Bouaké, des tirs sporadiques samedi après-midi avaient succédé aux tirs d’arme lourde de la matinée et de la nuit. Mais ces tirs ont cessé après la libération du ministre.

Ecoles et commerces sont restés fermés samedi dans cette ex-capitale de la rébellion qui contrôlait le nord du pays lorsqu’il était coupé en deux entre 2002 et 2011. Cette rébellion était favorable au président Ouattara, alors que le sud du pays était tenu par les forces loyales à l’ex-président Laurent Gbagbo.

Fin 2010, M. Gbagbo avait refusé de reconnaître sa défaite à la présidentielle et le pays avait plongé dans cinq mois de violences qui ont fait 3.000 morts.

M. Ouattara, qui s’était rendu samedi au Ghana pour l’investiture du nouveau chef de l’Etat, avait regagné Abidjan dans l’après-midi pour tenir un conseil des ministres extraordinaire.

En novembre 2014 déjà, une vague de protestation de soldats était partie de Bouaké pour s’étendre à d’autres villes pour des raisons liées au non-paiement d’arriérés de solde.

Le gouvernement a présenté récemment une ambitieuse loi de programmation militaire jusqu’en 2020 qui prévoit achats d’équipements et refonte des effectifs. L’armée ivoirienne – 22.000 hommes au total – compte beaucoup trop de gradés pour peu de soldats.

http://www.jeuneafrique.com/depeches/390776/politique/cote-divoire-accalmie-apres-laccord-soldats-mutins/
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MessageSujet: Re: Les Forces de défense et de sécurité de Côte d'Ivoire   Jeu 12 Jan 2017 - 20:27

Citation :
Mutinerie en Côte d'Ivoire: nouveaux tirs à Bouaké avant la visite du ministre de la Défense


AFP 12/01/2017


Les militaires qui s'étaient mutinés à Bouaké, deuxième ville de Côte d'Ivoire (centre) la semaine dernière, ont tiré en l'air dans la nuit de mercredi à jeudi et dans la matinée, pour "mettre la pression", a constaté un journaliste de l'AFP.

Ces tirs surviennent à la veille de la visite du ministre de la défense Alain-Richard Donwahi, qui devrait apporter les promesses du gouvernement et mettre un point final à la mutinerie.
"Nous attendons notre argent demain. Ce qui compte c'est l'argent", a dit un des mutins à l'AFP, soulignant qu'ils "mettaient la pression" pour "rappeler en haut lieu ce qui a été convenu".


Un accord avait été trouvé samedi à Bouaké entre le ministre et des soldats qui réclament le paiement de primes, des augmentations de solde, une promotion plus rapide entre les grades ainsi que des logements.
Des militaires en colère avaient cependant empêché le ministre et sa délégation de quitter la résidence du sous-préfet pendant plus de deux heures.

Dans la nuit de mercredi à jeudi mais aussi dans la matinée, des tirs nourris tirés ont été entendus dans un camp militaire en face de l'Université Alassane Ouattara (ouest de Bouaké).
"Ils ont passé toute la nuit à tirer en l'air. On n'a pas pu fermé l'oeil. Et ce matin, ils ont continué de tirer" a indiqué Marguerite Bambara, une voisine.

Les habitants vivent dans la psychose des événements du week-end et de nombreux magasins ont fermé ou n'ont pas ouvert jeudi matin en raison des coups de feu.
Le mouvement avait fait tache d'huile, s'étendant à la plupart des casernes du pays, notamment dans la capitale économique Abidjan.

Le président ivoirien Alassane Ouattara s'était lui même impliqué dans la crise, demandant dimanche à la population de vaquer à ses occupations après avoir annoncé l'accord dans une allocution télévisée samedi.
Les revendications des mutins, dont beaucoup sont d'anciens rebelles, sont matérielles. Elles marquent le retour d'un problème récurrent dans un pays sorti en 2011 de dix ans de rébellion dont Bouaké, 1,5 million d'habitants, fut la capitale.

En novembre 2014 déjà, une vague de protestation de soldats était partie de Bouaké et s'était étendue à Abidjan et d'autres villes.

Le pays a achevé mercredi une réorganisation politique. Le président a nommé mardi l'ancien Premier ministre Daniel Kablan Duncan vice-président, poste nouveau créé après le referendum constitutionnel de novembre, et Amadou Gon Coulibaly, ex-secrétaire général de la présidence, nouveau Premier ministre. Il a formé mercredi un nouveau gouvernement plus restreint que la précédente équipe.

La rébellion du nord qui coupa la Côte d'Ivoire en deux en 2002-2011 était favorable à M. Ouattara. Le sud était tenu par les forces loyales à l'ex-président Laurent Gbagbo.
La côte d'Ivoire a mis en route en 2016 une ambitieuse loi de programmation militaire jusqu'en 2020. Elle prévoit modernisation et achats d'équipements pour 1,2 milliard d'euros et une refonte des effectifs. L'armée ivoirienne - 22.000 hommes au total - compte trop de gradés pour peu de soldats.

http://www.lorientlejour.com/article/1028786/mutinerie-en-cote-divoire-nouveaux-tirs-a-bouake-avant-la-visite-du-ministre-de-la-defense.html
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MessageSujet: Re: Les Forces de défense et de sécurité de Côte d'Ivoire   Mar 17 Jan 2017 - 22:04

Citation :
Côte d'Ivoire: des mutins tirent en l'air dans Yamoussoukro


AFP 17/01/2017


Des militaires mutins tirent en l'air et patrouillent dans Yamoussoukro, la capitale politique de la Côte d'Ivoire, rackettant les habitants, ont affirmé plusieurs témoins à AFP mardi.

"Ils circulent en ville à bord de cargos (camions militaires). Ils arrachent (volent) des véhicules" a affirmé Ahmed Ouattara, un garagiste de Yamoussoukro, confirmant les déclarations de plusieurs autres témoins.
Cette révolte survient après la mutinerie d'anciens rebelles intégrés dans l'armée, initiée début janvier à Bouaké (centre) et qui s'est terminée par un accord avec le gouvernement pour le paiement de 12 millions de CFA (18.000 euros) à 8500 soldats.


A Yamoussoukro, les mutins sont sortis de la caserne de Zambakro, située à une dizaine de km de la capitale, où sont habituellement basés des soldats qui ne sont pas d'anciens rebelles. Ils ne sont donc pas à priori concernés par l'accord financier.

Les mutins se sont notamment postés sur "la grande voie qui traverse Yamoussoukro", la route nationale qui relie Abidjan au nord du pays, selon un autre témoin. "J'ai préféré rentrer chez moi. Ils volent des véhicules", a affirmé à l'AFP un habitant Koffi Germain.
"Nous nous cachons, il y a beaucoup de tirs", a précisé un fonctionnaire sous couvert de l'anonymat.

https://www.lorientlejour.com/article/1029687/cote-divoire-des-mutins-tirent-en-lair-dans-yamoussoukro.html
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MessageSujet: Re: Les Forces de défense et de sécurité de Côte d'Ivoire   Mar 24 Jan 2017 - 21:38

Citation :
Côte d’Ivoire : le malaise des militaires, « conséquence d’un déficit de commandement et d’autorité »


Publié le 23 janvier 2017 à 08h36  — Mis à jour le 23 janvier 2017 à 08h38  

Par Haby Niakate et Vincent Duhem - à Abidjan

 


Il n'a fallu que quelques heures, début janvier, à des soldats mécontents pour obtenir gain de cause. Quelques heures pendant lesquelles le pays entier a tremblé et qui ont mis en évidence les divisions profondes de l’armée. Tout comme l’urgence de la réformer.

 
Pour cette IIIe République qu’il voulait « moderne » et « résolument tournée vers l’avenir », Alassane Ouattara avait certainement rêvé de débuts moins agités… Mais comme pour lui montrer que les comptes du passé n’étaient définitivement pas soldés, une partie de l’armée ivoirienne s’est soulevée, dans la nuit du 5 au 6 janvier, plongeant en l’espace de quelques heures le pays tout entier dans l’angoisse.


Que vaut la chaîne de commandement quand des soldats sont obligés de se mutiner pour trouver solution à leur problème ?

Dans une répétition améliorée de la grogne de novembre 2014, les casernes de Bouaké (dans le centre du pays), l’ancien fief de la rébellion, ont donné le la. Selon une note des renseignements généraux datée du 6 janvier 2017 que Jeune Afrique a pu consulter, tout est allé très vite : le 6, à 7 heures, les mutins s’étaient déjà emparés de la ville ; à 9 h 45, les militaires de la compagnie territoriale de Korhogo (Nord) ont rejoint le mouvement, puis c’est au tour de ceux du 2e bataillon de Daloa (Centre) ; et, à midi, des coups de feu sont entendus à Daoukro… La mutinerie gagne ensuite Odienné et Man, dans le Nord et l’Ouest, avant de s’étendre, le lendemain, jusqu’à Abidjan.

Même scénario qu’en 2014

Comme en 2014, les revendications sont nombreuses et hétéroclites : revalorisation des salaires et des allocations familiales, révision de la période d’avancement dans les grades, paiement des primes… Et, comme en 2014, l’exécutif ivoirien est pris de court. Face à l’urgence, il plie. « Je confirme mon accord pour la prise en compte des revendications relatives aux primes et à l’amélioration des conditions de vie et de travail des soldats », déclare le président Ouattara à l’issue d’un Conseil des ministres extraordinaire, le 7 janvier.

Les mutins obtiennent même, dès le 9 janvier, le limogeage du chef d’état-major des armées, le général Soumaïla Bakayoko – qu’ils accusent notamment d’avoir détourné des fonds réservés aux troupes –, du commandant supérieur de la gendarmerie, Gervais Kouakou Kouassi, et du chef de la police, Brindou M’Bia. « Ils ont la soixantaine et étaient déjà quasiment à la retraite, tempère un proche de Ouattara. Le président leur avait seulement accordé un an de plus. Il allait de toute façon y avoir du changement. »

Le soupçon d’un putsch créé la panique

Pour le pouvoir, la séquence, bien que brève, est fâcheuse. Indéniablement. Le chef de l’État lui-même l’a reconnu lors de son allocution du 7 janvier : « Je voudrais redire que cette manière de revendiquer n’est pas appropriée. Elle ternit l’image de notre pays, après tous nos efforts de développement économique et de repositionnement diplomatique. » Sur les réseaux sociaux, rumeurs et thèses complotistes ont fleuri.

Les ambassades occidentales et les grandes institutions telles que la BAD ont envoyé des SMS d’alerte à leurs ressortissants et à leurs employés. L’opposition s’en est donné à cœur joie tandis que les supermarchés fermaient à la hâte et que des embouteillages monstres paralysaient certaines communes d’Abidjan… Et pendant quarante-huit heures, ces questions sont restées sans réponse : que veulent vraiment les mutins ? Comment une telle situation est-elle encore possible aujourd’hui ? Ouattara tient-il vraiment son armée ?

Des militaires sous payés

« Que vaut la chaîne de commandement quand des soldats sont obligés de se mutiner pour trouver solution à leur problème ? Il y a eu des défaillances, affirme Joël N’Guessan, porte-parole du Rassemblement des républicains (RDR), le parti présidentiel. Certaines personnes n’ont pas joué leur rôle ou n’ont pas suffisamment pris leurs responsabilités. »

Une thèse qu’accrédite une autre note des renseignements généraux, que JA a pu consulter. Datée du 24 novembre 2016, elle détaille les revendications des soldats du rang issus des ex-Forces nouvelles et celles des anciens combattants démobilisés.



Les premiers réclament un nouveau calcul de leur ancienneté et la fameuse prime Ecomog (du nom de la force de la Cedeao qui aurait pu intervenir en Côte d’Ivoire), en l’occurrence « cinq millions de F CFA [plus de 7 600 euros] et une villa promise » – promesse dont il n’existe aucune trace officielle, mais qui aurait été faite oralement. Pour les seconds, les revendications varient selon les villes, mais il est toujours question de primes et de pensions de retraite impayées.

Les ex-combattants laissés à l’abandon

Il peut d’ailleurs être difficile de distinguer ces hommes les uns des autres, les ex-combattants ayant parfois gardé armes et treillis et espérant encore réintégrer un jour l’armée ou rejoindre la police. Salué par une majorité d’observateurs lorsqu’il a pris fin, en juin 2015, le processus de désarmement, démobilisation et réinsertion (DDR) a donc montré ses limites. « À Bouaké, il a été bâclé parce que les autorités voulaient aller vite.


La majorité des ex-combattants démobilisés vit dans un état de précarité inquiétant.

Résultat, dans le Nord, les ex-combattants ont encore leur kalachnikov, ils commettent des braquages et, quand nos unités sont envoyées, elles essuient des tirs », explique un militaire. « La majorité des ex-combattants démobilisés vit dans un état de précarité inquiétant, précise le rapport des RG. Leur vulnérabilité a atteint un niveau tel qu’ils perdent facilement leur self-control. » Et de préconiser « la reprise d’un dialogue social franc, sincère et fécond » pour éviter « l’irruption d’un front armé ». La recommandation remonte à la fin du mois de novembre 2016. Pourtant, depuis, rien n’a été fait.



Un corps d’armée fractionné en groupuscules

Le pouvoir a-t-il sous-estimé le mécontentement ? Était-il trop occupé par son agenda politique, entre les élections législatives et la nomination – très attendue – d’un nouveau Premier ministre et celle d’un vice-président, pour entendre la mise en garde ? Ce qui est sûr, c’est que le dossier est complexe. « L’armée ivoirienne est une armée à deux vitesses, résume Aline Leboeuf, chercheuse à l’Institut français des relations internationales (Ifri) et auteure d’un rapport sur le sujet publié en mars 2016. Il y a d’un côté des corps d’élite qui ont la confiance du pouvoir et travaillent dans les meilleures conditions – les forces spéciales, le GSPR [Groupement de sécurité de la présidence de la République], le CCDO [Centre de coordination des décisions opérationnelles]. De l’autre, une armée “sociale” qu’on cherche à contenter pour éviter toute mutinerie, mais à laquelle on ne donne pas de moyens. »


On se retrouve, six ans après la fin de la guerre, non pas avec une armée unique, mais avec des armées dans l’armée.

« Tout le monde sait qu’il y a un gros malaise parmi les militaires, renchérit un ancien comzone. C’est la conséquence d’un déficit de commandement et d’autorité. Si bien qu’on se retrouve, six ans après la fin de la guerre, non pas avec une armée unique, mais avec des armées dans l’armée. Il y a les fidèles d’Alassane Ouattara, ceux de Guillaume Soro, ceux d’Ibrahim Coulibaly [dit IB, tué en 2011], ceux de l’ancien président Gbagbo… Tant que ces hommes qui se sont fait la guerre ou qui entretiennent aujourd’hui une très forte rivalité composeront l’armée, celle-ci sera sujette aux troubles. »

Aux origines de la crise

Pour comprendre les racines de la crise, un petit détour dans l’histoire récente s’impose. Félix Houphouët-Boigny se méfiait des militaires, mais avait mis en place une armée de format réduit, convenablement équipée, dont les soldats jouissaient de certains privilèges, résumait Azoumana Ouattara, professeur à l’université de Bouaké, dans un livre paru en 2011. Cela lui avait valu le surnom d’« armée suisse d’Afrique ». Et, longtemps, les Forces armées nationales de Côte d’Ivoire (Fanci) ont gardé cette image d’une armée apolitique, pluriethnique et légaliste. Au fil des années pourtant, les militaires ont été exclus de la vie civile, et, en décembre 1990, des jeunes soldats frustrés se mutinent. Après la mort d’Houphouët en 1993, les officiers de son entourage et de celui de son ancien Premier ministre, Alassane Ouattara, sont évincés par Henri Konan Bédié, qui nomme des proches à la plupart des postes clés.

Arrive alors le putsch de 1999 – à l’origine, un simple mouvement d’humeur d’une poignée de sous-officiers et de soldats, mais qui traduit un malaise profond. Selon Azoumana Ouattara, ce coup d’État a été « un véritable accélérateur de la destruction de l’armée, divisée par des choix partisans, ayant rompu avec la discipline et le respect de la hiérarchie des années 1990 ». L’armée a pris le pouvoir, mais se déchire. À Abidjan, des groupes rivaux font la loi sous le nom de « Camorra », de « Brigades rouges » ou de « Cosa Nostra », jusqu’à la tentative de coup d’État de septembre 2000 et la répression qui a suivi.

De Gbagbo à Ouattara, scission chez les militaires

C’est dans ce contexte que s’ouvre la crise politico-militaire de 2002. Dix ans plus tard, l’armée en sort profondément bouleversée. Les rôles se sont inversés : les soldats loyalistes sont devenus rebelles, et les rebelles, loyalistes. Créées en mars 2011 par Alassane Ouattara, les Forces républicaines de Côte d’Ivoire (FRCI) sont composées des anciens Fanci, qui ont soutenu Gbagbo, et des Forces armées des forces nouvelles (FAFN), en grande majorité sans expérience d’une véritable hiérarchie militaire.


« En 2011, les FAFN et les comzones estimaient que c’étaient eux les chefs, et ils ne voulaient pas travailler avec les anciens cadres des Fanci, explique un expert militaire français. Le problème, c’est qu’ils n’étaient pas formés. » Les défis étaient alors légion. Il fallait tout reconstruire : faire travailler des corps qui se regardaient en chiens de faïence, régler l’épineux problème des ex-comzones, lancer les processus de DDR et de réforme du secteur de sécurité…

Conflits hiérarchiques

Six ans plus tard, les mouvements d’humeur de la troupe montrent bien que, malgré les réformes engagées, le chantier reste ouvert. La question de l’intégration des anciens rebelles dans l’armée n’est pas finalisée. Et le cas des anciens comzones est aussi sensible que complexe. Depuis plusieurs années, le pouvoir, qui a mis en place un système de rotation des postes et lancé des procédures judiciaires contre certains d’entre eux, a tenté de les affaiblir. Mais y est-il parvenu ?

Certains experts militaires estiment que ceux qui ont régné pendant presque dix ans sur le nord de la Côte d’Ivoire sont aujourd’hui décrédibilisés aux yeux du gros de la troupe. Pourtant, ils ont tout de même réussi à placer des proches à leur place, ouvrant la voie à une nouvelle génération de comzones qui répondent plus aux ordres de leurs aînés qu’à ceux de leur hiérarchie. Et le fait qu’un Wattao ait joué les médiateurs lors de la dernière mutinerie alors qu’il n’est plus « que » commandant en second de la Garde républicaine montre bien qu’Abidjan n’a pas complètement réussi à le mettre sur la touche. Voire qu’il conserve une forte influence sur une partie de la troupe.

Du ménage pour 2020

La réforme du secteur de la sécurité engagée par l’ancien ministre délégué à la Défense, Paul Koffi Koffi, et poursuivi par Alain-Richard Donwahi, a accouché d’une loi de programmation militaire pour les années 2016-2020. Le texte prévoit une réduction progressive des effectifs des FRCI – qui compteraient à terme 20 000 hommes – avec notamment un programme de départs volontaires concernant 4 400 militaires, ainsi qu’une réorganisation de la gestion des carrières.

Le texte précise que les « volontaires au départ bénéficie[ront] de l’octroi d’un pécule de départ, déterminé par grade et ancienneté de service ». Mais combien accepteront le deal ? Et surtout : l’armée ivoirienne sera-t-elle pour autant plus docile ?

http://www.jeuneafrique.com/mag/392686/politique/cote-divoire-malaise-militaires-consequence-dun-deficit-de-commandement-dautorite/  
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MessageSujet: Re: Les Forces de défense et de sécurité de Côte d'Ivoire   Dim 5 Fév 2017 - 23:13

Citation :
 Côte d’Ivoire/ Démonstration de « force » du Titus à Lomo-Nord (Toumodi)


Publié le 05/02/2017


Des soldats ivoiriens ont fait une démonstration avec le Titus au terme d'une formation



Abidjan, 05 fév (AIP)- Des soldats ivoiriens formés par le groupe français Nexter SA, spécialisé dans la fabrication d’armement, ont organisé une démonstration de « force », lors d’un exercice militaire au champ de tir de Lomo-Nord, dans la localité de Toumodi, avec l’engin blindé Titus (Technical Infanterie Transport and Utility System), a appris dimanche l’AIP de source militaire. Cet exercice tactique avec des tirs à balles réelles a mis en scène la réduction d’un ennemi virtuel par une section mixte de 35 soldats composée d’éléments du premier bataillon blindé, de l’unité d’intervention de la Gendarmerie nationale, du groupe d’escadron blindé de la Gendarmerie nationale et des forces spéciales, précise une note d’information...

http://aip.ci/cote-divoire-demonstration-de-force-du-titus-a-lomo-nord-toumodi/
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MessageSujet: Re: Les Forces de défense et de sécurité de Côte d'Ivoire   Jeu 13 Avr 2017 - 21:05

Citation :
Côte d’Ivoire : « Il est clair que notre armée n’est pas réunifiée »

Le président Ouattara a privilégié sa sécurité plutôt que la réconciliation entre les anciens soldats de Laurent Gbagbo et ceux issus de l’ex-rébellion.

Par Cyril Bensimon

LE MONDE| Le 13.04.2017 à 11h39





Le capitaine B. et le sergent G. (tous deux tiennent au strict respect de leur anonymat) sont comme les deux faces d’une même pièce. Fondus dans un même corps, mais incapables de diriger leur regard vers un même horizon. Leurs maux sont différents, mais tous deux incarnent les malaises qui perturbent l’armée ivoirienne. La « grande muette » s’est fait entendre avec fracas, en janvier, par une série de mutineries qui ont réveillé de vieilles peurs chez nombre d’Ivoiriens et rappelé aux autorités à quel point l’édifice militaire, comme celui de cette nation en reconstruction, est encore fragile.


Le capitaine B. est un officier formé dans les écoles militaires de Côte d’Ivoire et d’Europe, mais qui, aujourd’hui, se sent marginalisé en raison du peu de confiance qu’accorde le pouvoir actuel à ceux qui ont servi sous Laurent Gbagbo. Le sergent G., quant à lui, est un ancien combattant des ex-Forces nouvelles (FN), la rébellion déclenchée en septembre 2002 contre l’ancien chef de l’Etat : il s’estime mal récompensé pour ses années de lutte qui ont permis à Alassane Ouattara d’accéder au pouvoir en 2011.


Le premier est aussi discret que le second est « grande gueule », mais tous deux sont des hommes frustrés. Le manque d’argent et de reconnaissance sont les principaux moteurs de leur colère.

« On a pensé que la crise était passée »

Devant son jus d’orange matinal, le capitaine B. refuse l’étiquette de « pro-Gbagbo », même s’il s’est battu pour l’ancien président désormais jugé devant la Cour pénale internationale (CPI), à La Haye, aux Pays-Bas. Durant ses deux décennies de service, il est resté loyal à sa hiérarchie, « parce que l’armée c’est la discipline et que nous devons défendre le président de la République et les institutions », prévient-il d’emblée. Quand Alassane Ouattara a pris le pouvoir, il a joué le jeu de la réconciliation, « sans état d’âme », avec ceux qu’il a combattus pendant près de dix ans. « Nous avons appris à nous connaître, on s’est fait des amitiés lors de ces cinq dernières années. On a pensé que la crise était passée », raconte-t-il.


Les mutineries de janvier, parties de Bouaké, le quartier général de l’ancienne rébellion, avant de faire tache d’huile dans d’autres casernes du pays, sont venues déterrer les vieilles rancœurs.

« Quand les ex-FN ont réclamé des primes et de meilleures conditions de vie, nous pensions que leurs demandes étaient pour toute l’armée. Mais quand, dans ma caserne, certains se sont soulevés, ils ont refusé que nous en bénéficiions. Leur refus nous a montré que ceux que nous considérions comme des frères d’armes sont des hypocrites et qu’ils n’ont pas confiance en nous. Ils pensent que nous sommes toujours loyaux à Gbagbo, alors que nous travaillons pour le pays. Ce n’est vraiment pas ce que l’on attendait. »

Et de raconter la traque dont ont été victimes les ex-Forces de défense et de sécurité (FDS, l’appellation en cours sous Laurent Gbagbo) à Bouaké comme à Yamoussoukro, où quatre morts ont été recensés.

« On ne peut pas travailler dans la suspicion. Beaucoup d’entre nous sont maintenant démotivés et font le service minimum. Les soldats se présentent au rassemblement du matin puis rentrent chez eux, et dans le commandement tout le monde est conscient de la situation mais chacun cherche à conserver son poste. »

« Ils ont toujours des projets de coup d’Etat »

Depuis le fond d’une gargote de Bouaké où il fait sauter les capsules de bière à main nue et se délecte d’un agouti en sauce, le sergent G. confirme ces divisions qui perdurent au sein de l’appareil militaire. Mais, selon ses dires, les failles sont aussi nombreuses que les motifs de grogne. « Avec les ex-FDS, il y a un réel problème de confiance. Ils font toujours des petites réunions entre eux. Ils ont toujours des projets de coup d’Etat », affirme le sous-officier, qui se prétend informé de toutes les manipulations et de tous les complots, réels ou fantasmés, qui pourraient se tramer en Côte d’Ivoire.


Figurant parmi les meneurs du coup de colère qui a éclaté à Bouaké début janvier, le sergent G. a, comme 8 400 autres anciens rebelles, perçu un beau pécule de 5 millions de francs CFA (7 622 euros) qui lui a permis de s’offrir une nouvelle voiture et d’acheter un terrain « à crédit », souligne-t-il pour mieux rappeler, un brin menaçant, que le gouvernement s’est engagé à entamer le versement du reliquat promis, 7 millions de francs CFA, à partir de mai.

« Le gouvernement nous a dit que les caisses sont vides, qu’il doit payer les enseignants, alors nous avons décidé d’attendre mais il ne faut pas jouer avec nous. »

Et si un nouveau délai était demandé ? « Il n’y aura pas de si », coupe d’emblée le sergent, qui profite de l’occasion pour déverser une montagne de rancœurs accumulées. Sa principale cible est le général Soumaïla Bakayoko, l’ancien chef d’état-major (il a été limogé en janvier), « qui s’est enrichi sur notre dos et n’a placé que ses parents dans les Forces spéciales [la garde prétorienne du régime qui, elle aussi, s’est mutinée en février] », mais tous les « com-zone » (les chefs militaires de l’ex-rébellion) en prennent pour leurs grades.

« Ce sont des opérateurs économiques. Pour eux, l’armée est une couverture alors qu’ils sont devenus multimilliardaires. Si nous nous sommes soulevés, c’est parce qu’ils nous avaient promis de l’argent pour capturer Laurent Gbagbo qu’ils ne nous ont jamais versé. »

Investissant dans les mines, l’immobilier, le cacao, la noix de cajou ou le coton, les anciens patrons militaires de l’ex-rébellion sont en effet devenus des entrepreneurs prospères, comme en attestent plusieurs rapports du groupe d’experts mandaté par le Conseil de sécurité des Nations unies, aujourd’hui dissous.

« Les troupes n’étaient pas tenues »

La vague de mutineries a ouvert de nombreuses questions irrésolues, la principale portant sur l’éventuelle implication de l’ex-chef rebelle Guillaume Soro, qui, au moment où les premiers coups de feu en l’air résonnaient à Bouaké, jouait sa réélection à la présidence de l’Assemblée nationale. « C’est faux. Les mutineries ont éclaté en raison d’une agrégation de problèmes : la précarité des conditions de vie et de travail des soldats, des problèmes de compétence du commandement. Les troupes n’étaient pas tenues », rétorque-t-on dans l’entourage de celui qui conserve un poids certain sur une partie de cette armée qui, depuis le coup d’Etat de Noël 1999, n’a plus quitté l’arène politique. Cette influence pourrait s’avérer précieuse en vue des futures joutes électorales annoncées pour 2020 : Guillaume Soro pourrait en effet être l’un des principaux candidats à la succession d’Alassane Ouattara.


L’avenir est encore plein d’incertitudes, mais une chose est sûre : au moment où le gouvernement ivoirien s’est soumis à la diplomatie du chéquier en payant des primes considérables à une partie de son armée, les anciens chefs de la rébellion ont été replacés au cœur de l’échiquier militaire local. Issiaka Ouattara, alias « Wattao », le plus emblématique d’entre eux, a été promu commandant de la Garde républicaine. Chérif Ousmane a été nommé à la tête des commandos parachutistes. « Par manque de confiance en son outil sécuritaire, Alassane Ouattara a recrédibilisé des chefs de bande alors que ceux-ci étaient conspués par leurs troupes », analyse un observateur averti de l’armée ivoirienne.


Pour prévenir de nouvelles irruptions de colère, d’après une bonne source, ces officiers ont été priés de retourner dans les casernes dès le début d’après-midi afin de veiller sur leurs troupes. Plutôt que la réconciliation avec l’ensemble son armée, le président ivoirien a privilégié sa sécurité en s’appuyant sur des hommes de confiance ou perçus comme tels.

« On verra comment ça va se passer maintenant, dit le capitaine B. On n’a pas envie de retomber dans les crises car tout le monde en a marre, mais il est clair que notre armée n’est pas réunifiée. »

http://www.lemonde.fr/afrique/article/2017/04/13/cote-d-ivoire-il-est-clair-que-notre-armee-n-est-pas-reunifiee_5110723_3212.html#KmDHmjoeVRkPKdXu.99
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