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 Renseignement & Espionnage

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jf16
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MessageSujet: Re: Renseignement & Espionnage   Mar 15 Mar 2016 - 17:28

Citation :
Les logiciels espions du renseignement allemand


Stratégie et politique 15 mars 2016


Alors que l’opinion allemande s’était émue de l’opération d’espionnage de la NSA qui avait ciblé le téléphone portable d’Angela Merkel, le porte-parole du ministère de l’Intérieur a confirmé que les services de renseignement allemands étaient désormais autorisés à infecter le matériel informatique ou téléphonique d’un suspect, grâce à des « chevaux de Troie », pour surveiller ses communications. Baptisé Bundestrojaner, ce spyware aurait été réalisé par le groupe Finfisher Gamma international, spécialisé dans la surveillance des opposants politiques.

Cette pratique, encadrée par la cour constitutionnelle, ne serait autorisée qu’avec le consentement d’un juge et dans l’hypothèse où la sécurité de l’Etat ou la vie d’individus venaient à être menacées. Pourtant le porte-parole du fameux groupe de hackers berlinois, Chaos Computer Club (CCC), Frank Rieger, a rappelé que le gouvernement allemand avait déjà utilisé secrètement ce type de logiciels espions depuis 2008, baptisé à l’époque « Quellen TKÜ », avant que le CCC ne le découvre. Cette révélation avait provoqué un scandale politique majeur.

Si, à l’époque, chaque version était unique et adaptée à chaque cible, le produit de Finfisher Gamma exploiterait des vulnérabilités communes à tous les systèmes. Ces spywares sont capables de télécharger les données personnelles d’un suspect et d’y installer d’autres programmes destinés à piloter à distance ordinateurs et smartphones.

Mais, selon Rieger, le flou le plus total planerait sur la notion de « sécurité de l’Etat ». Celle-ci se limite-t-elle aux actions terroristes ou d’espionnage, ou s’étend-elle jusqu’à la notion de « sécurité économique » ?… Un concept inventé par les Allemands lors de la Première Guerre mondiale.

http://www.ttu.fr/logiciels-espions-renseignement-allemand/
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Adam
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MessageSujet: Re: Renseignement & Espionnage   Dim 22 Mai 2016 - 23:11


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juba2
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MessageSujet: Re: Renseignement & Espionnage   Mar 24 Mai 2016 - 0:51

Vois ci les 3 videos spy master cia in the crosshairs





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jf16
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MessageSujet: Re: Renseignement & Espionnage   Jeu 21 Juil 2016 - 21:06

Citation :
Nouveau scandale d’espionnage en Russie


21 juillet 2016/ Actualité Stratégie et politique


Les autorités russes ont rendu public un nouveau cas d’espionnage avec l’interpellation musclée du troisième secrétaire de la section politique de l’ambassade américaine à Moscou, Daniel Van Dyken. Selon les Russes, Van Dyken, qui serait un officier de la CIA, revenait d’un rendez-vous avec un informateur. Au-delà de la polémique sur les conditions de l’interpellation, c’est le dixième officier de la CIA en poste à Moscou dont les Russes dévoilent l’identité depuis trois ans !

Moscou paraît être revenu à une pratique très simple. Jusque 2002, les autorités russes continuaient de rendre publiques les interpellations d’informateurs de la CIA ou les expulsions de leurs officiers traitants. Puis la presse ne fut plus abreuvée de « scandales ». Exemple, TTU a appris qu’un officier de la CIA sous couverture diplomatique avait été expulsé pour espionnage en 2004, sans que rien ne filtre.

Depuis 2010, le FSB (contre-espionnage russe) a recommencé à distiller ses succès dans la presse, qu’il s’agisse des condamnations d’officiers de la Police, du FSB, ou du GRU fournissant des informations à Langley, ou de l’identité de certains opérateurs de la CIA sous couverture diplomatique à Moscou.

Les autorités russes ne font que reprendre les méthodes utilisées du temps de l’URSS : les scandales d’espionnage étaient soigneusement oubliés quand Russes et Américains s’entendaient bien, pour être rendus publics lors d’une dégradation des relations diplomatiques. Ainsi, quand Washington annonça l’expulsion d’une quarantaine de diplomates russes en 2001, Moscou en profita pour dévoiler le nom du chef de station adjoint de la CIA. Une publication russe spécialisée sur les questions de Défense poussa même le luxe jusqu’à dévoiler le nom du chef de station, Mark Kelton.

Autre raison de ce déballage : la montée en puissance des activités des services de renseignement en direction de la Russie. La doctrine militaire russe remise à jour en décembre 2014 considère désormais l’activité des services de renseignement étrangers contre la Russie comme une menace pour la souveraineté du pays. Rendre publics les noms des officiers traitants et souligner les échecs de l’adversaire devrait « refroidir » l’adversaire, pense-t-on à Moscou.

Parfois, Moscou dévoile les noms d’officiers traitants adverses, sans les expulser, comme ce fut le cas en 2006 pour quatre membres du MI6 britannique en poste à Moscou. A quoi bon les expulser ? Autant les laisser travailler à l’ambassade, ils sont désormais « carbonisés », grillés, identifiés du grand public, ils ne pourront plus faire de dégâts. Alors que si on les expulsait, tout serait à recommencer avec leurs successeurs.

Mais l’utilisation des médias pour « humilier » les services secrets adverses ne sont pas l’apanage des seuls Russes : le FBI a rendu publics ses succès et à la mi-2014, le Nouvel Observateur publiait (avec le soutien de la DCRI) un dossier extrêmement bien documenté sur les activités du SVR et du GRU en France, multipliant exemples, faits, dates et opérations des services secrets russes contre la France. Plus récemment, la presse espagnole a révélé que, grâce au colonel Poteyev (haut responsable du département des illégaux du SVR qui a fait défection au profit des américains en 2010), un illégal avait été identifié en Espagne et surveillé par le contre-espionnage local. Faute de preuves, il avait pu rentrer à Moscou.

http://www.ttu.fr/nouveau-scandale-despionnage-russie/
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MessageSujet: Re: Renseignement & Espionnage   Sam 3 Sep 2016 - 21:59

Citation :

Les confessions d’un maître de l’espionnage français

C’est une intrusion inespérée dans un monde interdit aux regards extérieurs, celui du renseignement et des guerres secrètes. Face aux élèves de l’école d’ingénieurs CentraleSupélec, dont il est issu, Bernard Barbier, l’un des personnages les plus importants de l’espionnage français des dix dernières années, a levé le voile sur des mystères qu’on pensait insolubles. Au cours de cette causerie, il a ainsi fait œuvre de transparence sur certaines des principales affaires d’espionnage récentes ayant touché la France. Il a brisé des tabous, notamment en relatant l’attaque chinoise sur Areva et en confirmant la responsabilité de la France derrière une attaque informatique mondiale détectée par les services canadiens.

M. Barbier, qui fut de 2006 à 2014 l’homologue du directeur de l’Agence nationale de sécurité (NSA) américaine, en tant que chef de la direction technique de la Direction générale de la sécurité extérieure (DGSE), a commencé sa carrière au Commissariat à l’énergie atomique (CEA). Au sein de la DGSE, il obtient, en 2008, une enveloppe de 500 millions d’euros et 800 nouveaux postes pour l’une des plus formidables révolutions du renseignement français : créer un système de collecte massive de données replaçant la France dans la course à l’espionnage moderne.

De façon surprenante, le contenu de son intervention, faite en juin sur le campus de l’école à Châtenay-Malabry (Hauts-de-Seine) et dont nous avons pu consulter l’enregistrement filmé, n’a eu aucun écho public. En revanche, le milieu du renseignement et sa principale figure, Bernard Bajolet, le chef de la DGSE, ont eu tout l’été pour s’offusquer de ces déclarations qui montrent, sans doute, que les vrais secrets ne sont peut-être pas là où l’on croit. Extraits choisis.

A ce jour, il ne s’agissait que de soupçons. Les Américains auraient pu jouer un rôle dans le piratage, découvert entre les deux tours de l’élection présidentielle, en mai 2012, des ordinateurs des collaborateurs du chef de l’Etat français, alors Nicolas Sarkozy. Une note interne de la NSA, dévoilée par Le Monde à l’automne 2013 et préparant la visite, le 12 avril 2013, de deux hauts responsables français, dont M. Barbier, venus demander des comptes aux Américains, orientait plutôt les soupçons vers les services secrets israéliens…

« Le responsable de la sécurité informatique de l’Elysée était un ancien de ma direction à la DGSE, relate M. Barbier. Il nous a demandé de l’aide. On a vu qu’il y avait un “malware” [logiciel malveillant] qui avait une signature identique à celui que nous avions identifié lors d’une attaque contre la Communauté européenne en 2010. Il n’y avait que les Américains et les Russes qui avaient pu faire cette première opération. En 2012, nous avions davantage de moyens et de puissance techniques pour travailler sur les métadonnées. J’en suis venu à la conclusion que cela ne pouvait être que les Etats-Unis.

Ce malware avait aussi attaqué d’autres pays avec une méthode révolutionnaire qu’a révélée, en 2013, Edward Snowden : la “quantum attack”. Quelqu’un de l’Elysée allait sur Facebook, mais au lieu d’aller directement sur le serveur du réseau social, cette consultation était interceptée par une machine de la NSA qui répondait à la place de Facebook (…), lui permettant d’entrer dans votre ordinateur. Ce malware trouvait la faille et permettait de prendre le contrôle de votre ordinateur.

J’ai reçu l’ordre du successeur de M. Sarkozy d’aller aux Etats-Unis les engueuler. Ce fut le 12 avril 2013 et ce fut vraiment un grand moment de ma carrière professionnelle. On était sûrs que c’était eux. A la fin de la réunion, Keith Alexander [directeur de la NSA de 2005 à 2014], n’était pas content. Alors que nous étions dans le bus, il me dit qu’il est déçu car il pensait que jamais on ne les détecterait. Et il ajoute : “Vous êtes quand même bons.” Les grands alliés, on ne les espionnait pas. Le fait que les Américains cassent cette règle, ça a été un choc.
Quand Le Monde s’apprêtait à publier le document interne de la NSA préparant notre visite du 12 avril 2013, j’ai demandé à mon correspondant de la NSA à Paris de m’en donner une copie. Il me répond qu’il ne peut pas, car le niveau de secret de la note est tel que seul le président Obama peut le déclassifier. J’ai réagi en disant que dix millions de Français allaient lire cette note alors que je n’y ai pas accès. Je l’ai finalement eue un jour avant sa publication. »

Babar ou la fin d’un secret d’Etat

En 2013, Le Monde publie une note dévoilée par Edward Snowden révélant que les services secrets canadiens suspectent leurs homologues français d’être derrière une vaste opération de piratage informatique lancée en 2009. Si l’attaque vise une demi-douzaine d’institutions iraniennes liées au programme nucléaire de ce pays, elle cible également le Canada, l’Espagne, la Grèce, la Norvège, la Côte d’Ivoire, l’Algérie et même certains objectifs en France. Sur ses auteurs, les Canadiens restaient flous : « Nous estimons, avec un degré modéré de certitude, qu’il s’agit d’une opération sur des réseaux informatiques soutenue par un Etat et mise en œuvre par une agence française de renseignement. » Du côté français, silence absolu. Paris admet s’être doté de capacités défensives, mais dément toute activité offensive, un tabou. Jusqu’au récit de M. Barbier.

« Les Canadiens ont fait du “reverse” [remonter la trace informatique] sur un malware qu’ils avaient détecté. Ils ont retrouvé le programmeur [le codeur] qui avait surnommé son malware “Babar” et avait signé “Titi”. Ils en ont conclu qu’il était français. Et effectivement, c’était un Français (…). On a franchi un seuil énorme entre 1990 et 1995 quand on a acheté un supercalculateur américain Cray. On s’est aperçu qu’avec une très grande puissance de calcul, on pouvait casser les mots de passe.

On a commencé à faire du hacking en 1992. J’ai monté les premières équipes de hacking étatique, les premiers soldats de la cyber-armée française. Les meilleurs n’ont pas de formation universitaire. Ce n’est pas un problème de connaissance, c’est un problème de cerveau. C’est quelqu’un qui, à partir de 15-16 ans, a commencé à bidouiller. Il va trouver des choses et donc des failles. Aujourd’hui, ce n’est pas 100 personnes qu’il faudrait recruter, il en faut 200 à 300. »
La fusion de la DGSE et de son homologue allemand, le BND
M. Barbier ne s’est pas contenté de relater des opérations. Il a également évoqué la frilosité du pouvoir politique face à ses propositions visant à répondre plus efficacement aux nouvelles menaces, et notamment son projet audacieux esquissant un embryon de renseignement européen.

« Il est impossible de construire un seul service de renseignement européen avec vingt-huit pays qui n’ont pas les mêmes moyens ni la même culture. Les meilleurs, par rapport à leur nombre d’habitants, ce sont les Suédois. Les Italiens sont mauvais. Les Espagnols sont un peu mieux, mais n’ont pas de moyens. Et les Britanniques, avec 6 500 agents au sein du GCHQ [le renseignement électronique britannique], sont forts, mais sont-ils européens ? Et la France est la première force de renseignement technique en Europe continentale.

Restent les Allemands, qui sont de solides partenaires. J’ai beaucoup travaillé avec eux, à la fois en transmettant notre savoir-faire mais aussi en leur apportant des moyens techniques. Les ingénieurs allemands et français travaillent très bien ensemble. En revanche, l’ingénieur britannique avec l’ingénieur français, c’est compliqué.
Pour être plus efficaces, j’ai dit aux politiques en France qu’il fallait fusionner le BND [le Service fédéral allemand de renseignement] et la DGSE. C’est la seule solution. Cela ferait un service de 15 000 personnes. La NSA compte 60 000 personnes, et la direction technique de la DGSE, seule, c’est 3 000 agents. Mais les politiques français n’ont jamais donné suite. »

Une révolution dans le secret de la DGSE

Au cours de son exposé, Bernard Barbier a illustré le rôle primordial joué désormais par la direction technique dans la lutte contre les milieux djihadistes et l’espionnage moderne.
« Pour avoir du renseignement humain sur les réseaux djihadistes, c’est quasiment impossible. Leurs membres [de ces réseaux] ne travaillent qu’avec des gens qu’ils connaissent. Dans la direction, on était déjà bien conscient en 2012 que des Français voulaient revenir faire le djihad en France. A plusieurs reprises, en 2013, mes équipes m’avaient déjà fait écouter des interceptions de Français de Syrie parlant à leur famille ou à des proches, en évoquant clairement leur projet de venir en France (…).

J’ai réussi à convaincre le service “action” de travailler avec ma direction technique lors d’une première opération conjointe en juillet 2010 sur une équipe qui voulait faire sauter l’ambassade de France à Nouakchott, en Mauritanie. On a montré aux militaires que, grâce aux satellites, on pouvait faire une maquette 3D de leur lieu d’intervention [le campement djihadiste] au milieu de dunes, et donc leur permettre de choisir virtuellement leur chemin. Ils les ont éliminés à leur réveil.
Cette collaboration a été une vraie révolution au sein de la DGSE. Pour moi, en tant qu’ingénieur, c’était fondamental. Pour les commandos, faire venir des gens d’autres services avec eux, c’était une révolution. Car leur règle absolue, c’est : “Je fais tout moi-même.” En guise de remerciement pour le succès de l’opération, le chef du service action m’a offert une des kalachnikovs prises aux djihadistes. »

Edward Snowden, « un traître qui nous a plutôt aidés »

Enfin, interrogé sur le lanceur d’alerte le plus connu de l’histoire du renseignement, M. Barbier a apporté une nuance inattendue au discours officiel tenu habituellement sur Edward Snowden, soulignant les services rendus à la France.

« Pour moi, Snowden est un traître à son pays, mais il n’a rien à voir avec Julian Assange [fondateur de WikiLeaks]. Les Américains ont fait de Snowden, contractuel extérieur de la NSA, un administrateur système. Alors que ceux qui font ce métier à la DGSE sont des fonctionnaires qui ont entre quinze et vingt ans d’ancienneté. La probabilité d’avoir un Snowden en France est très faible. Snowden a montré que l’espionnage entre alliés existait et que le matériel était piraté par les Américains comme celui vendu par l’entreprise Cisco, ce qui pose un problème d’indépendance pour la technologie. A ce titre, Snowden nous a plutôt aidés. »
http://zinc.mondediplo.net/messages/36006

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MessageSujet: Re: Renseignement & Espionnage   Lun 19 Déc 2016 - 21:14


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MessageSujet: Re: Renseignement & Espionnage   Mer 1 Fév 2017 - 18:01

Citation :
Deux responsables du FSB arrêtés pour trahison au profit des Etats-Unis (avocat)


Moscou, 1 fév 2017 (AFP) -


Deux responsables des services de renseignement russes (FSB) spécialisés dans la cyber-sécurité et un expert en piratage informatique ont été arrêtés et inculpés pour "trahison" au profit des Etats-Unis, a déclaré mercredi à l'AFP l'avocat de l'un d'entre eux.

Sergueï Mikhaïlov, numéro 2 du Centre pour la sécurité informatique au sein du FSB, son adjoint Dmitri Dokouchaïev, ainsi que Rouslan Stoïanov, responsable du service d'enquête sur les cybercrimes pour le géant de la sécurité informatique Kaspersky Lab, sont actuellement en détention, a indiqué Ivan Pavlov à l'AFP.

"Cette affaire est liée aux Etats-Unis", a ajouté M. Pavlov, précisant qu'il n'y avait "aucune mention" de la CIA dans les documents dont il avait eu connaissance.

Interrogée, la CIA s'est refusé à tout commentaire.

Si les autorités russes arrêtent régulièrement des personnes soupçonnées d'intelligence avec un pays étranger, notamment les Etats-Unis, l'implication de hauts responsables du FSB, l'héritier du KGB, est extrêmement rare depuis la fin de la Guerre froide en 1991.

Les autorités russes n'ont pas fait de commentaires mais le porte-parole du Kremlin, Dmitri Peskov, a indiqué que Vladimir Poutine avait été informé d'articles de presse publiés sur cette affaire.

Alors que les agences de renseignement américaines ont accusé les autorités russes d'avoir organisé le piratage d'organisations américaines pour aider à l'élection de Donald Trump, Dmitri Peskov a dit qu'il ne pouvait y avoir de lien entre ces accusations et la supposée trahison d'officiers du FSB puisque Moscou "dément catégoriquement toute affirmation sur l'implication de Moscou" dans ces cyber-attaques.

Selon Ivan Pavlov, qui représente l'un des accusés, la procédure judiciaire ne devrait pas commencer avant longtemps. Plus de trois suspects sont impliqués, a-t-il ajouté, sans donner plus de détails.

Des sources anonymes citées par les agences Ria Novosti et Interfax ont évoqué d'autres arrestations à venir.

Kaspersky Labs, un des géants mondiaux de la sécurité informatique, dont le siège est à Moscou, avait confirmé à l'AFP la semaine dernière l'arrestation de Rouslan Stoïanov.

L'entreprise n'a pas donné de détails mais a précisé dans un communiqué que les accusations portées contre lui remontent "à une période lors de laquelle il n'était pas un employé de l'entreprise".

http://www.marine-oceans.com/actualites-afp/14188-deux-responsables-du-fsb-arretes-pour-trahison-au-profit-des-etats-unis-avocat
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MessageSujet: Re: Renseignement & Espionnage   Lun 24 Avr 2017 - 18:34

Citation :
Le ministère danois de la Défense accuse la Russie d’avoir piraté ses messageries électroniques


Posté dans Cyberguerre, Renseignement par Laurent Lagneau Le 24-04-2017




Les relations entre Copenhague et Moscou ont connu des jours meilleurs. Il y a environ deux ans, Mikhaïl Vanin, l’ambassadeur de Russie au Danemark, avait agité la menace nucléaire contre le pays scandinave, en raison de sa participation au bouclier antimissile de l’Otan.

« Je ne pense pas que les Danois réalisent les conséquences de leur potentielle adhésion à ce système de défense antimissile. Si cela devait se produire, leurs navires deviendraient la cible de nos missiles nucléaires » et « le Danemark fera alors partie de la menace contre la Russie (…) et ses relations avec la Russie en pâtiront », avait en effet déclaré le diplomate.

Et, quelques mois plus tôt, un rapport du renseignement militaire danois (Forsvarets Efterretningstjeneste) révéla que l’aviation russe avait simulé une attaque de l’île de Bornholm, alors que se tenait la traditionnelle réunion « Folkemødet », qui rassemble les responsables politiques et les journalistes du pays.

Mais, visiblement, les choses n’en sont pas restées là. Ce 24 avril, le ministre danois de la Défense, Claus Hjort Frederiksen, a dénoncé l’attitude « très agressive » de la Russie après la publication, un jour plus tôt, d’un rapport du Centre pour la cybersécurité selon lequel les messageries de se son ministère avaient été espionnées par des pirates informatiques russes.

« Cela participe d’une guerre continue dans ce domaine (…), où nous assistons à une attitude très agressive de la Russie », a dit M. Frederiksen. « Les emails piratés ne contiennent pas de secrets militaires, mais c’est évidemment grave », a-t-il ajouté.

Selon le rapport, cette intrusion dans les messagerie du ministère danois de la Défense serait l’oeuvre du groupe APT28, aussi appelé « Fancy Bear ». Ce dernier aurait été à l’origine du piratage de la chaîne de télévision TV5 Monde. Il a également été cité dans d’autres affaires, comme l’espionnage du comité national du Parti démocrate aux États-Unis ou, plus récemment, de celui du ministère néerlandais des Affaires générales.

« Il est lié aux services de renseignements ou à des éléments centraux au sein du gouvernement russe. Il doit être combattu en permanence », a accusé M. Frederiksen, lors d’un entretien donné à l’agence de presse Ritzau.

En outre, le rapport du Centre pour la cybersécurité estime que l’accès à des informations non classifiées est quand même susceptible de poser des problèmes dans la mesure où elles peuvent être utilisées pour « recruter, faire du chantage ou planifier une autre opération d’espionnage ».

Cette affaire de cyberespionnage survient alors que les 200 militaires danois qui doivent rejoindre l’Estonie au titre des mesures de réassurance de l’Otan ont été avertis, la semaine passée, qu’ils devaient se méfier des « pièges à miel« , c’est à dire de la séduction d’agents russes féminins ayant pour mission de les compromettre.

Photo : Extrait du rapport du Centre danois pour la cybersécurité

http://www.opex360.com/2017/04/24/le-ministere-danois-de-la-defense-accuse-la-russie-davoir-pirate-ses-messageries-electroniques/
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MessageSujet: Re: Renseignement & Espionnage   Mar 2 Mai 2017 - 14:54

Citation :
Espion suisse en Allemagne : silence des autorités à Berne


AFP 02/05/2017


Le ministre suisse de la Défense, Guy Parmelin, compétent en matière de services secrets, a refusé mardi de commenter l'arrestation d'un ressortissant suisse à Francfort soupçonné d'être un espion à la solde du SRC, le Service de renseignement de la Confédération.

Selon l'agence suisse ATS, M. Parmelin, qui présentait à Berne le rapport annuel du SRC, a indiqué aux journalistes qu'il n'avait "aucun commentaire à faire".

L'affaire concerne les dépôts bancaires en Suisse et non déclarés au fisc allemand, appartenant à de riches Allemands. Pour taxer ces fonds, l'Allemagne a acheté ces dernières années à des intermédiaires des CD contenant des listes de clients allemands non déclarés, des pratiques suscitant la colère en Suisse.

Selon son avocat, l'homme, arrêté vendredi et placé en détention préventive en Allemagne, "est soupçonné d'avoir enquêté pour le compte du SRC sur des enquêteurs fiscaux allemands illégaux en Suisse". Il s'agit, selon la presse, de Daniel M., âgé de 54 ans. Son arrestation a été ordonnée par le procureur fédéral allemand à Karlsruhe.
Le ministère suisse des Affaires étrangères (DFAE) a indiqué qu'il était au courant de l'arrestation d'un citoyen suisse en Allemagne, sans donner d'autres informations.

M. Parmelin a de son côté indiqué mardi que "le SRC a pour mission de détecter les problèmes afin de permettre à la Confédération d'intervenir à temps" et qu'il agit "dans le respect des lois en vigueur pour protéger la Suisse et ses habitants". Il a également mentionné que les activités du SRC sont contrôlées de manière stricte, et que ce contrôle sera encore renforcé avec l'entrée en vigueur de la nouvelle loi suisse sur le renseignement.

Depuis janvier 2006, plusieurs Lands allemands, comme la Rhénanie du nord-Westphalie (ouest), ont acheté ces CD ou des clés USB avec ces données, qui provenaient de Suisse ou du Liechtenstein. Cette méthode avait soulevé la polémique en Allemagne et tendu les relations entre Berne et Berlin.

https://www.lorientlejour.com/article/1049583/espion-suisse-en-allemagne-silence-des-autorites-a-berne.html
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MessageSujet: Re: Renseignement & Espionnage   Jeu 18 Mai 2017 - 18:15

Citation :
Cyber attaques : la piste vietnamienne


18 mai 2017/Actualité Stratégie et politique


L’attaque informatique historique qui a touché ce week-end plus d’une centaine de pays, et qui résulterait de l’utilisation des travaux d’intrusion des sous-traitants de la NSA comme Equation Group, dérobés et diffusés par le groupe de hackers russes Shadow Brokers, a eu pour conséquence de passer sous silence l’émergence d’un nouvel acteur.

Expert en cyber investigations et en analyse de malwares, principal sous-traitant du DHS, de la NSA et du Pentagone, la firme californienne Fire Eye, qui pèse désormais 5 milliards de dollars, a identifié dans sa base de menaces des schémas d’attaques et des lignes de codes analogues à celles d’un groupe de hackers vietnamiens baptisé OceanLotus, qui utilise également le pseudonyme APT32.

Ce groupe s’est distingué depuis 2014 par l’utilisation de tactiques sophistiquées pour délivrer des malwares leur permettant de prendre le contrôle, via les messageries, des serveurs centraux d’administrations et de groupes privés en Occident mais aussi en Chine et aux Philippines. Ciblant les journalistes et les dissidents vietnamiens réfugiés à l’étranger, ainsi que les groupes cherchant à se délocaliser au Vietnam.

Si le ministère vietnamien des Affaires étrangères a décliné tout lien avec ce groupe, pour l’auteur du rapport de Fire Eye, Nick Carr, une part importante des cibles et la nature des informations dérobées noyées dans le bruit d’une attaque massive profitent largement aux autorités vietnamiennes, notamment en termes de sécurité économique.

Il s’agirait du premier groupe de hackers, parmi les 32 autres se livrant à des activités d’espionnage, à n’œuvrer ni pour les Chinois ni pour les Russes. Pour autant, il n’a pas été établi que ce groupe était parvenu à menacer des cibles gouvernementales chinoises. L’APL, qui dédit plus de 1 500 personnes à la sécurisation des logiciels qu’elle emploie, a en outre pu obtenir le privilège d’accéder au code source de Windows 10, et d’en obtenir une version modifiée.

http://www.ttu.fr/cyber-attaques-piste-vietnamienne/
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MessageSujet: Re: Renseignement & Espionnage   Dim 21 Mai 2017 - 21:25

Citation :
Chine : une vingtaine d'espions américains tués ou emprisonnés en 2010-12


AFP 21/05/2017


Pékin a systématiquement démantelé les efforts d'espionnage de la CIA en Chine à partir de 2010, tuant ou emprisonnant près d'une vingtaine de sources secrètes, a rapporté le New York Times.

Citant dix responsables américains encore en exercice ou pas, s'exprimant sous le couvert de l'anonymat, le quotidien américain décrit ce revers comme l'un des pires depuis des décennies pour les services secrets américains.

Encore aujourd'hui, les responsables des services secrets ne savent pas si les Etats-Unis ont été trahis par une taupe à l'intérieur de la CIA ou si les Chinois ont piraté le système utilisé par la CIA pour communiquer avec des sources étrangères.

Il n'y a en revanche aucun doute sur les dégâts infligés à ce qui fut l'un des réseaux d'espionnage américains les plus productifs, selon le journal.

Au moins une dizaine de sources de la CIA ont été tuées entre fin 2010 et début 2012 et l'une de ces sources a même été abattue devant ses collègues pour avertir clairement quiconque aurait des activités d'espionnage.

Au total, 18 à 20 sources de la CIA en Chine ont été tuées ou emprisonnées, selon deux anciens responsables américains cités par le New York Times.

Ces pertes sont comparables à celles occasionnées en Union soviétique et en Russie par la trahison des deux espions Aldrich Ames et Robert Hanssen, selon le journal. Les services d'espionnage occidentaux ont traditionnellement eu des difficultés à développer leurs réseaux en Chine et en Russie.

Après les pertes infligées à son réseau en Chine, la CIA a mené d'intenses recherches, enquêtant sur presque chaque employé de l'ambassade américaine à Pékin. Parallèlement, l'administration du président de l'époque Barack Obama s'interrogeait pour comprendre le ralentissement des informations en provenance de Chine.

Ces révélations interviennent alors que la CIA cherche à savoir comment certains de ses documents très sensibles ont été publiés voilà deux mois par WikiLeaks, tandis que le FBI enquête sur des liens éventuels entre des membres de l'équipe de campagne de Donald Trump et Moscou. La CIA comme le FBI se sont refusés à tout commentaire.

https://www.lorientlejour.com/article/1052897/chine-une-vingtaine-despions-americains-tues-ou-emprisonnes-en-2010-12.html
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MessageSujet: Re: Renseignement & Espionnage   Ven 16 Juin 2017 - 2:13

Citation :

BAE Systems Secretly Sold Surveillance Technology to Repressive Governments



It has been revealed that BAE Systems, the UK’s biggest arms company, secretly sold mass surveillance technology to six repressive governments in the Middle East. An expert has told Sputnik the sales make a mockery of claims the arms trade makes the world safer.

The sales of the controversial technology are understood to have been made via a Danish company BAE purchased in 2011, now known as BAE Systems Applied Intelligence, according to documents obtained by the BBC.


Buyers of the tech — named "Evident" — included Algeria, Morocco, Oman, Qatar, Saudi Arabia and the United Arab Emirates. It can be used to spy on millions of individuals' emails and mobile phones, collecting, cataloging and analyzing a vast wealth of communications data at great speed. It can also pinpoint individuals' location based on data emitted by their mobile phones — and there are even suggestions the technology is capable of breaking encrypted communications, although no clarification or details on that point have yet been specified.

Given each state's record of political repression, particularly the Gulf Monarchies, it's probable the resources were used to surveil and jail dissidents.

"You would be able to intercept any internet traffic. If you wanted to do a whole country, go ahead. You'd probably need something to narrow your search down, either by a specific person, a specific email address, specific IP address or specific keywords to search for," a former BAE employee claimed.

Troublingly, according to leaked documents, it's clear UK officials were concerned the exports could backfire, imperiling the security of the country and their international allies. Emails dating back to 2015 between Danish and British departments responsible for overseeing exports indicate at least one official believed had the UK been asked to approve export of the technology, it would have refused on the grounds it could have been used to spy on British citizens, and even sensitive government communications.

Mainstream researchers are said to have to have located two Tunisians individuals employed to operate "Evident" during the now fallen dictatorship of President Zine al-Abidine Ben Ali. Under his brutal regime, opponents were arbitrarily tortured and imprisoned by his regime between 1987 and 2011, when he was overthrown in the Arab Spring.

One of the men claimed his job was to monitor Tunisia's internet from the basement of one of Ben Ali's houses. The tool, he said, is based on keywords — type in an individual's name and one is presented with every site, blog and social network connected to them.

The was part of a specialist intelligence unit that worked closely with Ben Ali, where he would be asked directly to procure information about specific people, and then forward it to the former President — most of the data related to Ben Ali's opponents.

While BAE has said it cannot comment on specific contracts due to the "strict national security and confidentiality regulations" it operates under, it disputed certain claims about the deals made in media reports — although failed to specify which ones — and claimed the company is committed to operating "ethically and responsibly."

Moreover, the company claimed its technology played "crucial" roles in enabling the UK and allies to combat international terrorism, supporting law enforcement and "helping to keep the public safe" both in the UK and abroad.

"We have robust policies and procedures in place to ensure our international exports to overseas governments are fully compliant with international export regulations as well as our own strict criteria to evaluate every potential contract," a spokesperson for the firm alleged.

Such "robust policies" are contested by Joe Lo, a Researcher at Campaign Against The Arms Trade. Moreover, he says sending such highly advanced "snooping tech" to countries such as Saudi Arabia — "well-known" for their "appalling" human rights records, is "grossly irresponsible."

"Companies like BAE and the UK government alike often claim arms sales to countries that repress people actually make world safer — disclosures like this actually make clear the exact opposite is true. Instead of reducing threats, such practices only serve and further the interests of arms manufacturers and brutal dictatorships. The UK government must end its support for the arms trade, and invest in renewable and other industries that tackle the real security concerns facing us," Lo told Sputnik.

However, there's little suggestion BAE will end its commercial relationships with the world's repressive states.

Mr. Lo notes the company's 2016 annual report mentions its Systems Applied Intelligence division will benefit from "a pipeline of opportunities" from commercial and government customers alike in North America, Europe, Asia-Pacific and the Middle East. The report also noted "continued demand" in Asia-Pacific and the Middle East for "protection against national threats."
Moreover, Mr. Lo is concerned about the close links between the UK government and the arms trade.

While officials may privately express concern about BAE's conduct, the two remain almost inextricably intertwined. For instance, Kevin Taylor, BAE Systems Applied Intelligence's Managing Director, also currently serves as Chair of the government's Industrial Development Advisory board — and Brooke Hoskins, Director of BAE Systems Applied Intelligence Labs between April 2015 and July 2016, was Private Secretary to Stephen Byers, Labour Secretary of State for Business, Innovation and Skills between 1998 and 2001.

#Source

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MessageSujet: Re: Renseignement & Espionnage   Ven 23 Juin 2017 - 20:32

Citation :
USA: un sous-traitant de la Défense accusé d'espionnage pour la Chine


AFP 23/06/2017


Un ancien militaire américain, ayant travaillé pour le Département d'Etat et d'autres instances de l'administration américaine, a été arrêté jeudi et inculpé d'espionnage au profit de la Chine.
Selon le ministère de la Justice, Kevin Mallory, un résident de Leesburg (Virginie, est), a vendu des documents classés "secret" à des agents des renseignements chinois lors de voyages à Shanghai en mars et en avril.
Il risque la prison à vie.

La source et le contenu de ces documents n'ont pas été révélés mais ils ont été décrits comme des "informations de défense" pour lesquelles il a reçu 25.000 dollars.
"Votre objectif est d'obtenir des informations, et mon objectif est d'être payé", a-t-il dit à un correspondant chinois le 5 mai dans un message, selon l'acte d'accusation.

Kevin Mallory, 60 ans, parle couramment le mandarin. Il a servi dans l'armée de terre des Etats-Unis, puis comme agent spécial pour un service de sécurité du Département d'Etat, avant d'être employé comme sous-traitant par différentes agences gouvernementales.

Jusqu'en 2012, il a occupé des fonctions lui permettant d'avoir accès à des informations de niveau d'autorisation "Top secret", en Chine, à Taïwan, en Irak et à Washington.
Selon le quotidien Washington Post, il a travaillé pour l'agence de renseignements américaine CIA.
L'homme a été inculpé de remise d'informations relatives à la défense à un gouvernement étranger et d'avoir fait de fausses déclarations à des agents de la police fédérale (FBI).

https://www.lorientlejour.com/article/1058854/usa-un-sous-traitant-de-la-defense-accuse-despionnage-pour-la-chine.html
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MessageSujet: Re: Renseignement & Espionnage   Mar 15 Aoû 2017 - 19:22

Citation :
Le FSB dit avoir arrêté en Crimée un "saboteur" des services spéciaux ukrainiens


AFP 15/08/2017


Les services spéciaux russes (FSB) ont annoncé mardi l'arrestation en Crimée, péninsule ukrainienne annexée par Moscou en 2014, d'un homme présenté comme un agent des services secrets ukrainiens qui préparait des "actes de sabotage".

Cet "agent", "originaire de la région de Kherson (a été) envoyé en Crimée pour commettre des actes de sabotage", a déclaré le FSB dans un communiqué.

A Kiev, les services secrets ukrainiens (SBU) ont démenti leur implication et qualifié l'annonce russe de "provocation". Selon un communiqué du SBU, la Russie cherche simplement à accuser l'Ukraine pour "faire peur à la population" de la Crimée au moment où "le mécontentement grandit à l'égard des autorités occupantes".

Par ailleurs interrogée par l'AFP, la porte-parole du SBU, Olena Gitlianska, n'a ni démenti ni confirmé que la personne arrêtée avait la citoyenneté ukrainienne.
"Nous sommes en train d'établir qui a été détenu" par le FSB, a déclaré la porte-parole, précisant ne pas avoir d'informations concernant la nationalité de cette personne, désignée comme "Guennadi Lemechko" par le FSB.

Selon Moscou, l'homme avait des explosifs et prévoyait de provoquer notamment des coupures de courant dans cette péninsule souvent victime de pénuries d'électricité.

Dans une vidéo diffusée par plusieurs médias russes, un jeune homme, plaqué au sol par deux personnes cagoulées, avoue devant une caméra avoir voulu "scier un pylône d'électricité" sur ordre des autorités ukrainiennes.
Il dit avoir aussi été envoyé en Crimée pour "mettre le feu à une décharge", ou encore déclencher un éboulement sur une route.

La Crimée était presque totalement dépendante de l'Ukraine pour ses approvisionnements en électricité au moment de son annexion en mars 2014 par la Russie, et la péninsule a connu depuis plusieurs coupures de courant, notamment fin novembre 2016 après le sabotage d'une ligne à haute tension venant du territoire ukrainien.

Les autorités de la Crimée et Moscou en ont fait porter la responsabilité au gouvernement ukrainien. Kiev a affirmé ne pas en connaître les responsables. Kiev et Moscou sont à couteaux tirés depuis l'annexion de la Crimée et le début d'un conflit meurtrier qui oppose depuis avril 2014 les forces ukrainiennes et les rebelles prorusses, faisant plus de 10.000 morts.

Au cours des dernières années, les arrestations d'Ukrainiens pour espionnage ou sabotage se sont multipliées. En 2016, les autorités ukrainiennes estimaient qu'au moins une dizaine d'Ukrainiens étaient incarcérés en Russie pour des raisons politiques.

https://www.lorientlejour.com/article/1067392/le-fsb-dit-avoir-arrete-en-crimee-un-saboteur-des-services-speciaux-ukrainiens.html
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