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 Renseignement & Espionnage

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annabi
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MessageSujet: Re: Renseignement & Espionnage   Lun 17 Fév 2014 - 20:51

Citation :
L’industrie aéronautique française victime d’une opération de cyberespionnage?

Quel est le rapport entre les sites Internet des Anciens combattants américains et du Groupement des Industries Françaises Aéronautiques et Spatiales (GIFAS), qui fédére 309 sociétés françaises spécialisées? Si l’on en croit Alexander Watson, directeur de recherche sur les menaces informatiques de la société de sécurité Websense, les deux auraient récemment été la cible de pirates informatiques, qui ont exploité une faille critique de type “zero day” dans les récentes versions du navigateur Internet Explorer de Microsoft.
Cette vulnérabilité serait à l’origine d’attaques depuis au moins le 20 janvier. Selon FireEye, un autre spécialiste de la sécurité informatique, les pirates s’en seraient servi pour contourner le système d’authentification des employés du département américain aux Anciens combattants après leur avoir envoyé un courriel contenant un lien de phishingn c’est à dire pointant vers un faux site. Le même procédé aurait été utilisé pour cibler le Gifas.
Pour Websense, cette opération, “complexe”, aurait eu pour objectif de s’introduire dans les ordinateurs des employés du Gifas pour y dérober des données sensibles ou des mots de passe afin de permettre aux pirates d’usurper leur identité et d’envoyer en leur nom des emails contenant des logiciels malveillants. Cette manoeuvre aurait ensuite permis d’infiltrer les systèmes informatiques d’entreprises du secteur.
De son côté FireEye, qui a reperé en premier la cyberattaque contre le site du département américain des Anciens combattant, lie cette dernière à celles qui visèrent le secteur financier japonais et qui furent attribuées par Symantec à un groupe de pirates chinois.
Quant à la parade, elle est des plus simples (ou simplistes). “Nous recommandons à nos clients de passer à Internet Explorer 11 pour obtenir davantage de protection”, a expliqué Adrienne Hall, directrice générale de la division Trustworthy Computing chez Microsoft.

http://www.opex360.com/2014/02/17/lindustrie-aeronautique-francaise-victime-dune-operation-de-cyberespionnage/
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MessageSujet: Re: Renseignement & Espionnage   Ven 28 Fév 2014 - 7:03

Citation :
Des images de millions de webcams collectées par les espions britanniques

Ce coup-ci, le GCHQ, l'agence de surveillance des télécommunications britannique, aura du mal à jouer la carte de la lutte contre le terrorisme et la prolifération nucléaire.
Le Guardian révèle, sur la base de documents d'Edward Snowden, que les espions britanniques ont intercepté de manière massive, entre 2008 et 2012, les images des caméras utilisées par les internautes dans les salons de chat de Yahoo!. Pendant six mois, en 2008, ce sont 1,8 millions de titulaires de comptes Yahoo! qui ont fait les frais de cette surveillance.

Ce programme de collecte, baptisé « Optic Nerve » (« nerf optique »), puisait dans les données collectées sur les câbles sous-marins, par lesquels transitent l'essentiel des informations sur Internet, et copiait les images interceptées dans les serveurs du GCHQ, à raison d'une toutes les cinq minutes pour chaque conversation vidéo.

UNE INTERCEPTION INDISCRIMINÉE, INNOCENTS COMPRIS

A l'inverse de certains autres programmes de la NSA et du GCHQ, « Optic Nerve » n'est pas conçu pour une interception ciblée des communications, mais bien pour une copie en masse des données, tel un grand chalut remontant tout ce qui passe dans ses filets.

C'est d'ailleurs ce que reconnaît un document interne du GCHQ reproduit par le Guardian, qui évoque une « interception sans distinction ». Cela signifie également que ne parviennent pas dans les bases de données du GCHQ les seules images de suspects de terrorisme, mais littéralement tout ce que peut attraper le GCHQ, soit les images de millions de parfaits innocents.

Yahoo a vivement réagi à ces informations, dénonçant « un niveau inédit d'atteinte à la vie privée de [ses] utilisateurs qui est totalement inacceptable ».

Le GCHQ a mis en place ce système, car l'agence a remarqué que certaines de ses cibles utilisaient les salons de discussion de Yahoo! pour communiquer. L'agence en a aussi profité pour expérimenter des technologies de reconnaissance faciale.

DE NOMBREUSES IMAGES D'INTERNAUTES DÉNUDÉS

Le GCHQ, avec de telles images dans ses bases de données, doit faire face à un problème évident pour qui a déjà fréquenté un chat vidéo pendant plus de cinq minutes : la nudité. Un des documents du GCHQ le note placidement : « Il semblerait qu'un nombre surprenant de gens utilisent des discussions vidéo pour montrer des parties intimes de leur corps. » L'agence chiffre même ce « nombre » : entre 3 % et 11 % des images interceptées.

Ainsi, le problème qui se présente aux espions britanniques ne semble pas tant être la dimension légale de leur collecte – les mailles de la loi sont de toute façon suffisamment lâches pour permettre une telle interception – ou le caractère moral de celle-ci, mais bien la manière dont ils vont se dépêtrer de ce tombereau d'internautes dénudés. Un document du GCHQ avertit ainsi les agents : « Ceux qui seraient gênés à l'idée d'un tel matériau sont priés de ne pas les ouvrir. »

UNE VAINE LUTTE CONTRE LE NU

A la lecture des documents reproduits par le Guardian, le GCHQ ne semble pas être parvenu à relever le défi technique de la nudité : les outils de détection automatique ne semblent pas fonctionner suffisamment bien pour expurger les images indésirables.

Le Guardian note que les documents auxquels il a eu accès montrent que le GCHQ a limité l'accès de ses agents aux images interceptées et stockées, notamment en ne donnant accès qu'aux métadonnées des conversations (leur date ou leur durée, par exemple). Mais certains espions se sont quand même servis des images collectées, notamment celles d'individus dont le pseudonyme ressemblait à celui d'une cible déjà connue.

http://www.lemonde.fr/technologies/article/2014/02/27/les-images-de-webcams-de-millions-d-innocents-collectees-par-les-espions-britanniques_4375033_651865.html
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MessageSujet: Re: Renseignement & Espionnage   Dim 16 Mar 2014 - 12:19

Citation :


L'Otan visée par une cyberattaque en pleine crise ukrainienne

http://fr.reuters.com/article/technologyNews/idFRKBN0C700920140316


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MessageSujet: Re: Renseignement & Espionnage   Ven 21 Mar 2014 - 15:35

Citation :
Ukraine : l’“ex-second bureau” du FSB  

 Actualité des forces  20 mars 2014  

Bien qu’indépendante depuis 1991, l’Ukraine était une sorte de “second bureau” des services secrets russes, le SBU (le ser­vice de renseignement ukrainien) étant considéré comme une annexe du FSB, la “maison-mère” de Vladimir Poutine. Car la présence, à tous les niveaux, d’agents russes avait été organisée dès l’indépendance.

Selon un accord conclu au lendemain de la dissolution de l’URSS, les services de renseignement de la CEI ne pouvaient pas s’espionner mutuel­lement. Mais le FSB n’était pas concerné par cet accord ! La loi russe de 1995 — amendée en 2003 — fait clairement référence aux organes de renseignement extérieur du FSB. Où au moins deux services seraient en charge de la “collecte”.

Le premier (un pan du 5e service du FSB) est la Direc­tion de l’information opéra­tionnelle et des relations internationales, actuellement dirigée par Oleg Khramov. Signe de l’importance de cette direction : Sergey Bessada, le prédécesseur de Khramov, a été promu à la tête du 5e service. Les hommes de la Direction de l’infor­mation n’étaient pas les seuls à s’intéresser à l’Ukraine. Un autre service (la section spéciale) — plus méconnu — est également en charge de missions de rensei­gnement extérieur. Ses attributions à l’étranger couvrant le contre-espionnage civil et mili­taire.

Enfin, le GRU — service de rensei­gne­ment militaire — n’était pas concerné par les accords signés à la création de la CEI. Ce service dispose d’ailleurs de représentants dans l’ambassade russe à Kiev ainsi que d’unités Spetsnaz, qui peuvent avoir été engagées en Crimée et ailleurs en Ukraine dès le début de la crise. Le SBU annonçait le 14 mars qu’un officier du GRU avait été interpellé dans la région de Kherson. De sur­croît, lorsque des troupes russes sont déployées — ce qui est le cas en Crimée —, des officiers des sections spéciales (Osobii Otdel), le contre-espionnage militaire russe, les accom­pagne. Mais ce maillage global — étudié avec préci­sion par Cyril Gelibter, historien du renseignement — a subi le contre­coup de la prise de contrôle de la Crimée par Moscou.

Kiev a commencé à mettre de l’ordre puis à réorganiser le SBU, à détri­coter une organisation calquée sur les services russes et à mettre à l’écart l’essentiel de sa hiérarchie. Son directeur, le direc­teur adjoint, les chefs de service des archives, des forces spéciales, des écoutes, de la protection du secret ont été «remer­ciés». Ainsi que nom­bre de direc­teurs régionaux, dont ceux de Kharkov et de Dnipropetrovsk. C’est dire si le FSB a perdu de très nombreux points d’appui. Sauf en Crimée, où l’on ignore encore le sort des installations et des agents du service de rensei­gnement ukrai­nien : seule informa­tion, la base du SVR d’Alushta, ville balnéaire de Crimée, a été prise d’assaut.

http://www.ttu.fr/ukraine-lex-second-bureau-du-fsb/
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MessageSujet: Re: Renseignement & Espionnage   Ven 21 Mar 2014 - 20:18

Citation :
DGSE : L'Algérie parmi les pays-cibles d'un vaste piratage informatique des services français

http://www.zonebourse.com/DGSE-COMPANIES-INC-8472009/actualite/DGSE--LAlgerie-parmi-les-pays-cibles-dun-vaste-piratage-informatique-des-services-francais-18137353/

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MessageSujet: Re: Renseignement & Espionnage   Ven 28 Mar 2014 - 8:30

Citation :
Google : toujours plus de requêtes pour surveiller les internautes

Google n’a pas vraiment apprécié de voir les grandes oreilles de la NSA traîner dans ses serveurs sans y être vraiment invité. Récemment, le moteur de recherche a renforcé la sécurisation de Gmail pour éviter autant que possible que les conversations de ses utilisateurs soient écoutées.
Loin des pratiques douteuses de la NSA, il existe un moyen légal pour les autorités fédérales américaines et d’autres pays de jeter un oeil dans les bases de données de Google : via un mandat de justice. Dans la dernière livraison de son rapport sur la transparence, Google explique avoir reçu 27.000 requêtes provenant du monde entier, durant le second semestre 2013. Ce sont 42.000 comptes qui ont été touchés par ces demandes de levée du secret.


Le chiffre des requêtes représente une hausse de 120% ces quatre dernières années, une croissance liée au fait que « de plus en plus de gouvernements commencent à exercer leur droit de demander des requêtes », précise Richard Salgado, directeur des affaires légales pour Google. Histoire de parfaitement expliquer le fonctionnement des requêtes, le moteur s’est fendu d’une vidéo amusante :


Le rapport n’indique cependant pas le volume de la surveillance appliquée par la NSA, en vertu d’une interdiction légale que Google voudrait bien supprimer.

http://www.journaldugeek.com/2014/03/28/google-requetes-surveiller-internautes/
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MessageSujet: Re: Renseignement & Espionnage   Sam 24 Mai 2014 - 22:17

Citation :
Robert Gates: Most Countries Conduct Economic Espionage

http://thediplomat.com/2014/05/robert-gates-most-countries-conduct-economic-espionage/
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MessageSujet: Re: Renseignement & Espionnage   Jeu 10 Juil 2014 - 20:39

Citation :
Berlin expulse le représentant du renseignement américain en Allemagne

Posté dans Renseignement par Laurent Lagneau Le 10-07-2014


L’an passé, l’Allemagne avait été « stupéfaite » d’apprendre qu’elle était le pays de l’Union européenne le plus surveillé par la National Security Agency (NSA, les grandes oreilles américaines), suite aux révélations d’Edward Snowden, un ancien consultant du renseignement américain (passé depuis chez les Russes, qui doivent en faire tout autant dans ce domaine…).

« S’il est confirmé que des représentations diplomatiques de l’Union européenne et de pays européens ont été espionnées, alors nous devons dire clairement: l’espionnage d’amis est inacceptable. Nous ne sommes plus dans la guerre froide », avait alors déclaré Steffen Seibert, porte-parole du gouvernement allemand. Et outre-Rhin, ce genre d’affaire est sensible : le souvenir de la surveillance des individus par le régime nazi et puis par la Stasi, l’ex-police politique est-allemande reste bien ancré dans les esprits.

Quelques semaines plus tard, nouvelle révélation, toujours d’après Edward Snowden. Cette fois, les autorités allemandes apprenaient que les communications de la chancelière, Angela Merkal, étaient interceptées. Cette pratique aurait cessé dès que la Maison Blanche en a pris connaissance… mais trop tard, le mal était fait. Qui plus est, les écoutes étaient réalisées depuis l’ambassade des Etats-Unis à Berlin, c’est à dire à seulement 850 mètres de la Chancellerie et du Bundestag, la chambre basse du  Parlement allemand.

Et puis il y a eu l’affaire de trop, avec l’ouverture d’une enquête concernant un agent du BND (le service de renseignement allemand), suspecté de travailler en même temps pour la CIA depuis au moins 2012. Ce dernier aurait remis à la centrale de Langley pas moins de 200 documents émanant d’une commission d’enquête parlementaire sur les activités de la NSA outre-Rhin.

« Si les informations sont exactes, ce serait une affaire grave », a commenté, le 7 juillet, Angela Merkel. « Il s’agirait à mes yeux d’une évidente contradiction avec ce que je considère être une coopération de pleine confiance entre agences (de renseignemen)et partenaires », a-t-elle ajouté. Mais elle n’était alors pas au bout de sa peine car, une semaine plus tard, la justice allemande a ouvert une seconde enquête pour un autre cas similaire. Selon la presse, ce serait cette fois un officier de la Bundeswehr qui aurait transmis des informations à un service américain.

« Je crois que dans ces moments qui peuvent être très confus, il est décisif de pouvoir se faire confiance entre alliés. Plus de confiance peut impliquer plus de sécurité », alors affirmé, ce 10 juillet, Mme Merkel. « Les Américains font preuve d’une bêtise à pleurer dans cette affaire. Que les Etats-Unis recrutent chez nous des gens de troisième classe, c’est tellement idiot. Et face à tant de bêtise, on ne peut que pleurer. Et c’est pourquoi, cela n’amuse pas franchement la chancelière », a, de son côté, commenté Wolfgang Schäuble, le ministre allemand des Finances.

Quoi qu’il en soit, cette affaire d’agents doubles a motivé, ce jour, l’expusion du chef du renseignement américain en Allemagne. Ce qui est une mesure rare entre alliés de l’Otan.

« Il a été demandé au représentant des services secrets américains à l’ambassade des Etats-Unis d’Amérique de quitter l’Allemagne », a affirmé Steffen Seibert. « L’expulsion intervient en réaction d’un manque de coopération (constaté) depuis longtemps dans les efforts pour éclaircir l’activité d’agents de renseignements américains en Allemagne », a précisé Clemens Binninger, le président de la commission de contrôle parlementaire sur les activités de renseignement.

Cette affaire en rappelle une autre… en France. En janvier 1995, Charles Pasqua, alors ministre de l’Intérieur du gouvernement emmené par Édouard Balladur, avait convoqué l’ambassadeur des États-Unis à Paris pour lui signifier l’expulsion de 5 citoyens américains, dont le chef de poste de la CIA.

« Une longue et minutieuse enquête de la DST a permis d’établir des actes d’ingérence d’un service de renseignement américain par l’intermédiaire d’un haut fonctionnaire français. J’en ai informé l’ambassadeur des Etats-Unis à Paris à qui j’ai fait savoir de la manière la plus ferme que ces agissements ne pouvaient être tolérés et que leurs auteurs ne sauraient demeurer sur le territoire français », avait expliqué M. Pasqua, dans un courrier publié à l’époque par le quotidien Le Monde. La CIA avait tenté de « retourner » un membre du cabinet de M. Balladur, un autre de celui du ministre de la Communication et un technicien des réseaux de France Télécom.


http://www.opex360.com/2014/07/10/berlin-expulse-le-representant-du-renseignement-americain-en-allemagne/
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MessageSujet: Re: Renseignement & Espionnage   Dim 7 Sep 2014 - 14:20

Citation :
 Une drôle d’affaire entre l’Estonie et la Russie

Posté dans Europe par Laurent Lagneau Le 07-09-2014


Les relations entre l’Estonie et la Russie ne sont pas au beau fixe, surtout après l’affaire des cyberattaques de 2007 et, plus récemment, l’affaire ukrainienne. En raison du fait, notamment, que près d’un quart de la population estonienne est de souche russe. En outre, au cours de ces dernières années, plusieurs incidents liés à des trafics ont eu lieu à la frontière séparant les deux pays.

Et un nouveau s’est produit le 5 septembre. Et les circonstances sont plutôt intrigantes. Que s’est-il passé? Selon les autorités estoniennes, un membre de leurs services de sécurité, Eston Kohver, aurait été enlevé lors d’une opération contre les passages clandestins à la frontière avec la Russie.

L’ambassadrice de l’Estonie au Canada a indiqué, lors d’un entretien donné à CBC, que des « agents russes, qui ne portaient aucun insigne sur leurs vêtements, auraient brouillé les communications radio du poste transfrontalier de Luhamaa, lancé des grenades fumigènes pour ensuite enlever le policier estonien, le menaçant à la pointe d’un fusil ».

Suite à cela, Tallin a demandé des éclaircissements à Moscou, selon Urmas Paet, le ministre estonien des Affaires étrangères.

Côté russe, la version est radicalement différente. Ainsi, selon les Services fédéraux de sécurité (FSB), un « agent estonien » a été « arrêté en territoire russe », avec en sa possession « un pistolet Taurus avec des munitions, 5.000 euros en liquide, du matériel d’écoute clandestine et des documents apportant la preuve d’une mission de renseignement ». Ce qui a de quoi laisser un brin dubitatif…

Que cet individu ait été armé, soit. Mais qu’il ait été interpellé avec des documents indiquant sa qualité d’agent de renseignement est tout de même très étonnant. D’un autre côté, la somme d’argent qu’il portait sur lui est très importante pour une simple opération de contrôle aux frontières.

http://www.opex360.com/2014/09/07/drole-daffaire-lestonie-la-russie/
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MessageSujet: Re: Renseignement & Espionnage   Mar 9 Sep 2014 - 10:18

Citation :
Israel provides anti-Islamic State coalition with intelligence, says Western diplomat

Source says information includes names of Western citizens suspected of joining rebels; U.S. shares intel with Arab and Turkish allies, and possibly with Iran.


REUTERS - Israel has provided satellite imagery and other intelligence in support of the U.S.-led aerial campaign against Islamic State in Iraq, a Western diplomat said on Monday.

Once "scrubbed" of evidence of its Israeli origin, the information has often been shared by Washington with Arab and Turkish allies, the diplomat said.

Israel's Defense Ministry neither confirmed nor denied involvement in any international efforts against the militant group.

"We don't comment on any assistance by us, or if there is such assistance, in the fight against ISIS," said Yaacov Havakook, spokesman for ministry, using one of Islamic State's former names.

The spread of Islamic State in Syria and Iraq, the insurgent group's foreign volunteer contingent and the execution of two U.S. journalists have jolted Western powers into military intervention.

Israel, worried that Islamic State could eventually reach its borders and keen to repair international ties frayed by its policies towards the Palestinians, has offered to help.

Satellites and databases

The Western diplomat said Israeli spy satellites, overflying Iraq at angles and frequencies unavailable from U.S. satellites, had provided images that allowed the Pentagon to "fill out its information and get a better battle damage assessments" after strikes on Islamic State targets.

Israel had also shared information gleaned from international travel databases about Western citizens suspected of joining the insurgents, who could be potential recruits for future attacks in their native countries.

"The Israelis are very good with passenger data and with analyzing social media in Arabic to get a better idea of who these people are," the diplomat said on condition of anonymity.

Underscoring Israel's backstage role, it is not among countries being visited by U.S. Defense Secretary Chuck Hagel this week as he builds the anti-Islamic State coalition.

But the Israeli-supplied intelligence would reach the U.S. partner "with the Hebrew and other markings scrubbed out" to avoid raising hackles among Arabs, Turks and perhaps even the Iranian forces who also view Islamic State as a foe, the diplomat said.

Finance Minister Yair Lapid, a member of Prime Minister Benjamin Netanyahu's security cabinet, told a conference hosted by the IDC Herzliya college near Tel Aviv that Israel should "build a coalition of sanity" in which Israeli intelligence "is part of the regional effort" against Islamic State, Lebanon's Hezbollah group and Al-Qai

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MessageSujet: Re: Renseignement & Espionnage   Ven 12 Sep 2014 - 15:19

Citation :
L’UE demande la libération d’un policier estonien retenu en Russie

Posté dans Diplomatie, Europe par Laurent Lagneau Le 12-09-2014  


La semaine dernière, dans des circonstances qui restent à éclaircir, un policier estonien, Eston Kohver, s’est retrouvé aux mains des Services fédéraux de sécurité (FSB), le service de renseignement intérieur russe.

Selon Tallinn, ce membre des forces de sécurité était engagé dans une opération contre les passages clandestins à la frontière avec la Russie. Et il aurait été « enlevé » par des « agents russes » ne portant aucune marque distinctive, après avoir brouillé les communications radio du poste transfrontalier de Luhamaa et lancé des grenades fumièges.

À Moscou, l’on prétend qu’Eston Kohver a été interpellé en territoire russe alors qu’il était en possession d’un pistolet Taurus, de munitions, de 5.000 euros en liquide, du matériel d’écoute et « des documents apportant la preuve d’une mission de renseignement ». L’usage veut pourtant que l’on soit plus discret quand on doit mener une opération clandestine…

Quoi qu’il en soit, et malgré les demandes d’éclaircissement adressés par les autorités estoniennes, Eston Kohver a été inculpé, le 8 septembre par la justice russe pour espionnage. Selon son avocat, Nikolaï Polozov, il risque jusqu’à 20 ans de prison. Le policier estonien a été envoyé dans un centre de détention provisoire du FSN à Moscou.

Cette affaire est troublante à plus d’un titre. Surtout, elle a commencé deux jours à peine après un déplacement du président américain, Barack Obama, en Estonie, justement programmé pour rassurer les pays baltes face à Moscou. « La défense de Tallinn et Riga et Vilnius est tout aussi importante que la défense de Berlin et à Paris et à Londres », avait-il dit à cette occasion.

Quant à l’Union européenne, dont l’Estonie est membre, elle a demandé la libération immédiate d’Eston Kohver, dans un communiqué émis par son service diplomatique. « Une telle action de la part de la Russie va à l’encontre de la loi internationale et du principe de l’inviolabilité des frontières », a fait valoir un porte-parole, qui a en outre précisé que la délégation de l’UE à Moscou était en contact avec les autorités russes pour tenter de trouver une solution rapide à cette affaire.

http://www.opex360.com/2014/09/12/lue-demande-la-liberation-dun-policier-estonien-retenu-en-russie/
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MessageSujet: Re: Renseignement & Espionnage   Jeu 18 Sep 2014 - 13:02

Citation :
L'armée chinoise accusée de pirater les transporteurs du Pentagone (rapport du Sénat)      

Washington, 17 sept 2014 (AFP) -

Des pirates informatiques liés à l'armée chinoise ont pénétré à au moins 20 reprises en 2012 et 2013 les systèmes informatiques d'entreprises qui transportent soldats et équipements militaires américains, selon un rapport d'enquête du Sénat américain rendu public mercredi.

Ces entreprises sont sous-traitantes du commandement américain pour le transport, US Transcom, chargé de la logistique de toute l'armée américaine. Par exemple, 90% des mouvements de passagers au sein de l'armée sont assurés par des compagnies aériennes privées, relève le sénateur Carl Levin, président de la commission de la Défense, qui a mené l'enquête.

"Ce qui est en jeu, c'est la sécurité même de nos opérations militaires", a-t-il dit à des journalistes. "Toutes les intrusions ont pour origine le gouvernement chinois", a ajouté Carl Levin.

Les enquêteurs parlementaires se sont intéressés aux 79 entreprises sous-traitantes de l'US Transcom sur une période d'un an, de juin 2012 à juin 2013.

Leur enquête a mis en évidence au moins 20 intrusions réussies, dont seulement deux étaient connues de Transcom.

Entre 2008 et 2010, des pirates ont par exemple réussi à accéder à des courriels, documents, mots de passe et codes informatiques chez une entreprise travaillant pour Transcom. En 2012, l'armée chinoise s'est introduite dans les systèmes informatiques d'un navire sous contrat avec Transcom.

Les entreprises attaquées sont censées rapporter toute intrusion aux autorités, mais les parlementaires montrent dans leur rapport que la confusion règne sur les procédures de remontée des informations et le partage d'informations entre agences gouvernementales (Pentagone, FBI, etc.). Une clause de la prochaine loi sur la défense est censée harmoniser les règles pour que le Pentagone puisse avoir une vision exhaustive du piratage et préparer d'éventuels plans B.

De nombreux transporteurs peuvent ne pas comprendre les implications d'un piratage pour la sécurité nationale, soulignent les enquêteurs parlementaires, à commencer par les grandes compagnies aériennes, qui peuvent être mobilisées par le gouvernement en cas de crise nationale pour transporter des soldats et du cargo militaire (programme CRAF).

"Les systèmes informatiques des entreprises qui ne contiennent aucune information militaire en temps de paix peuvent devenir absolument cruciaux lors d'une crise", a expliqué un enquêteur de la commission à des journalistes mercredi.

Il est impératif, selon la commission, que le Pentagone soit systématiquement informé des piratages, au cas où l'armée chinoise soit implantée dans les systèmes pour exploiter, pendant une crise, les vulnérabilités informatiques de ces sous-traitants.

Ce n'est pas la première fois que les Etats-Unis accusent la Chine de pirater ses systèmes. En juillet, le New York Times avait rapporté que les fichiers personnels de fonctionnaires fédéraux avaient fait l'objet d'attaques informatiques depuis la Chine.

http://www.marine-oceans.com/actualites-afp/8801-larmee-chinoise-accusee-de-pirater-les-transporteurs-du-pentagone-rapport-du-senat
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MessageSujet: Re: Renseignement & Espionnage   Ven 19 Sep 2014 - 0:02

la chine est entrain de jouer avec du feu,allah yester un autre tgv chinois accident cause software malfunction.
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MessageSujet: Re: Renseignement & Espionnage   Jeu 13 Nov 2014 - 15:43

Citation :
Airbus Helicopters a-t-il été victime d'un piratage informatique américain ?


Selon des sources concordantes, Airbus Helicopters a été victime d'une attaque informatique. Le constructeur a de "fortes suspicions" d'une attaque venant des États-Unis.  


C'est peut-être une affaire d'État. Certes ce qui s'est passé chez Airbus Helicopters n'est pas réellement surprenant mais si l'enquête des autorités françaises en cours confirme les "fortes suspicions" du constructeur de Marignane, selon des sources concordantes, elle mettrait une nouvelle fois en lumière les pratiques détestables d'espionnage des États-Unis à l'égard de leurs alliés malgré toutes les conséquences néfastes sur le plan diplomatique de l'affaire Snowden. Ce qui est sûr, selon ces mêmes sources, c'est que Airbus Helicopters a bien été victime d'une attaque informatique, dont l'ampleur reste encore à déterminer.

Le constructeur de Marignane s'est récemment aperçu d'une intrusion ou d'une tentative d'intrusion dans ses réseaux de communications. Alerté par Airbus Helicopters, l'Agence nationale de la sécurité des systèmes d'information (ANSSI), l'autorité nationale en matière de sécurité et de défense des systèmes d'information, a lancé une enquête pour savoir si les intrusions ont réussi et, si c'est le cas, pour déterminer l'ampleur des dommages. Contacté par La Tribune, Airbus Helicopters affirme qu'"aucune information classifiée" n'a été dérobée. Mais, selon des sources concordantes interrogées par La Tribune, le constructeur nourrit de "fortes suspicions" vis-à-vis des États-Unis. "Mais nous n'avons pas encore d'éléments pour le démontrer", explique-t-on chez le constructeur à La Tribune.

En jeu, un important appel d 'offre en Pologne

Pourquoi les États-Unis ? Selon ces mêmes sources, le constructeur suspecte s'être fait "piraté" dans le cadre de l'appel d'offres international lancé par la Pologne, qui veut acheter 70 hélicoptères de transport pour un montant estimé à 2,5 milliards d'euros environ. Les trois compétiteurs - l'italien AgustaWestland (AW149), Airbus Helicopters (Caracal ou EC725) et l'américain Sikorsky (S-70) attendent une décision de Varsovie fin 2014, voire début 2015. Les candidats ont jusqu'au 28 novembre pour déposer leurs offres. Jusqu'ici la compétition entre Airbus Helicopters et Sikorsky était très, très chaude.

Depuis plusieurs jours, Sikorsky joue d'ailleurs un drôle de jeu en Pologne. Les Américains veulent vendre des hélicoptères dont les performances ne correspondent pas au cahier de charge établi par Varsovie. Ce sont des appareils d'ancienne génération qu'ils ont en stock. Le ministère polonais de la Défense a répliqué fin octobre sur un ton extrêmement ferme à  un courrier du président du consortium Sikorsky Aircraft Corporation (SAC) Mick Maurer, en affirmant que c'est à lui qu'appartient de "définir les besoins des forces armées et non au soumissionnaire de lui indiquer ce qu'il a à vendre".

Que va faire Sikorsky ?

"Les exigences concernant l'hélicoptère multitâche étaient connues depuis mai dernier et la société SAC dispose d'appareils qui y répondent", a relevé le ministère polonais, avant de noter que "les autres candidats ont annoncé qu'ils présenteraient des offres correspondant aux exigences de l'Inspection de l'Armement". Le ministère "ne prévoit pas d'annuler l'appel d'offres ou d'en modifier les termes au détriment de la Pologne", a assuré Varsovie, laissant entendre que tel était le sens de la lettre de Sikorsky. Il "reste ouvert à un dialogue équitable avec tous les candidats, mais ne cède pas aux pressions de contractants potentiels concernant les termes de la commande".

Du coup, le 30 octobre, Sikorsky Aircraft a annoncé qu'elle ne participerait pas à l'appel d'offres pour la fourniture de 70 hélicoptères à la Pologne si les termes n'en sont pas modifiés. Le constructeur a précisé qu'il ne présenterait pas de proposition avec son partenaire polonais PZL Mielec car il lui semble impossible de livrer ses hélicoptères Black Hawk dans les conditions définies par l'appel d'offres. Dans un communiqué, le ministère polonais de la Défense a qualifié cette attitude de tactique de négociation, ce qu'a démenti Sikorsky. Le ministère a confirmé qu'il n'envisageait pas de modifier les termes de l'appel d'offres.

http://www.latribune.fr/entreprises-finance/industrie/aeronautique-defense/20141113trib0392bd0ed/airbus-helicopters-a-t-il-ete-victime-d-un-piratage-informatique-americain.html
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MessageSujet: Re: Renseignement & Espionnage   Mer 26 Nov 2014 - 17:28

Citation :
Regin, le virus le plus impressionnant jamais conçu
Publié à 17h26, le 25 novembre 2014, Modifié à 06h53, le 26 novembre 2014

HIGH-TECH - Le spécialiste de la sécurité informatique Symantec a identifié un nouveau virus aux capacités jamais vues.

Il s’agirait du virus le plus perfectionné jamais conçu, tout simplement. Le groupe informatique Symantec a annoncé dimanche avoir découvert en 2013 un logiciel d'espionnage furtif, baptisé Regin, ou plus précisément Backdoor.Regin. Un outil extrêmement sophistiqué et capable de réaliser de très nombreuses tâches, qui aurait fonctionné entre 2008 et 2011, avant de refaire surface en 2013 dans une autre version.

Regin, un virus de type "backdoor". Cet outil d’espionnage a été présenté par Symantec comme un cheval de Troie de type "backdoor". Mais qu’est-ce qu’une "backdoor" ? Il s’agit d’une porte dérobée, ou porte de derrière, qui permet de rentrer discrètement dans un logiciel, voire ensuite dans tout un appareil, sans que l’utilisateur ne s’en rende compte.

Les concepteurs de logiciels prévoient souvent eux-mêmes de tels "backdoor" pour pouvoir faire de la maintenance à distance mais un hacker peut lui aussi en créer une fois qu’il a réussi à pénétrer dans un logiciel ou un appareil, ce qui lui permet de revenir ensuite plus facilement et discrètement. Les services de renseignement sont eux-mêmes soupçonnés de faire pression sur certaines entreprises pour qu’elles conçoivent des backdoors : Microsoft ou encore Apple ont notamment été accusées d’avoir créé de telles portes dérobées pour la NSA, ce qu’elles ont toujours nié. Mais de telles pratiques existent bien puisque le concepteur de Linux a reconnu que les Etats-Unis avaient fait pression sur lui pour qu’il installe une porte dérobée dans le système d’exploitation qu’il a conçu.

A quoi sert ce virus Regin ? A priori, à espionner un logiciel ou un appareil. Symantec assure que Regin est capable de réaliser des captures d'écran, de prendre le contrôle d'une souris et de son curseur, de voler des mots de passe, de surveiller le trafic d’un réseau, et de récupérer des fichiers effacés. Et probablement d’autres tâches qui n’ont pu être identifiées car Candid Wueest, un chercheur travaillant pour Symantec, a reconnu que "même lorsqu'on parvient à l'identifier quelque part, il est extrêmement difficile de déterminer ce qu'il a fait ou ce qu'il recherche".

Qui a été espionné ? N’importe quel Etat ou entreprise, mais aussi citoyen, peut potentiellement avoir été espionné. Mais les équipes de Symantec affirment que les attaques se sont concentrées sur dix pays, "en premier lieu la Russie puis l'Arabie saoudite, qui concentrent chacune environ un quart des infections". Viennent ensuite le Mexique, l'Irlande puis l'Inde, l'Afghanistan, l'Iran, la Belgique, l'Autriche et le Pakistan. Retrouver la Belgique dans cette liste peut intriguer mais li ne faut pas oublier que ce pays héberge la Commission européenne ou encore le siège de l’OTAN.

Les cibles incluent des entreprises, des organisations gouvernementales et des instituts de recherche. "Sa présence repérée dans des domaines comme l'hôtellerie et l'aéronautique a par exemple pu servir à ses instigateurs pour se renseigner sur les allées et venues de certaines personnes", affirme l'expert de Symantec.

Un outil tellement puissant qu’il a dû être conçu par un Etat. Pour les équipes de Symantec, il y a peu de doutes : le développement de cet outil d’espionnage a nécessité plusieurs mois, voire plusieurs années, si bien que "le temps et les ressources employés indiquent qu'une nation est responsable", assure Candid Wueest.

Le site d'informations The Intercept s’est, lui, montré bien plus catégorique : "Regin" est référencé dans des documents publiés par l'ancien consultant de l'agence américaine de renseignement NSA, Edward Snowden. Ce virus auraient donc été conçu par les Etats-Unis ou par les Five Eyes, l’alliance entre ce dernier et le Royaume-Uni, le Canada, l’Australie et la Nouvelle-Zélande.

http://www.europe1.fr/high-tech/regin-un-virus-aux-capacites-jamais-vues-2299651

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MessageSujet: Re: Renseignement & Espionnage   Mer 3 Déc 2014 - 17:29

Citation :
L'affaire Snowden, «une rupture stratégique»

Un entretien avec Quentin Michaud qui publie, avec Olivier Kempf, un livre sur cette affaire.

Publié le mercredi 03 décembre à 10h56



Le journaliste Quentin Michaud et le chercheur Olivier Kempf publie un livre «L'affaire Edward Snowden, une rupture stratégique» (Economica) avec une préface de Bernard Barbier, ancien Directeur Technique à la DGSE, qui raconte pour la première fois de quelle manière il a vécu ce scandale au cours de l'été 2013. Alors qu'Edward Snowden doit s'exprimer (par video-conférence) pour la première fois en France, mercredi 10 décembre, à l'occasion de la journée internationale des droits de l'homme organisée à Paris par Amnesty International, nous avons interrogé Quentin Michaud (dont on peut retrouver les articles sur le site Opérationnels) sur les enjeux de cette affaire. Edward Snowden a révélé l'existence d'un vaste système d'espionnage électronique par la National Security Agency américaine. Poursuivi dans son pays, il est réfugié en Russie.

En quoi l'affaire Snowden est-elle une «rupture stratégique» ?

Elle constitue un scandale inédit dans le milieu de l'espionnage et plus particulièrement du cyberespionnage. C'est une affaire multidimensionnelle qui n'a pas seulement bouleversée la NSA. Pour la première fois, les moyens dédiés au renseignement technique sont mis au grand jour. Et quels moyens ! La NSA s'est fixée ni plus ni moins pour objectif d'atteindre la "collecte totale", c'est-à-dire la capacité de pouvoir collecter toutes les métadonnées qui transitent aussi bien par les satellites que par les câbles sous-marins de communication. L'affaire Snowden est donc une rupture par les moyens dévoilés mais aussi par ses répercussions qui ne sont pas encore toute mesurables à ce jour. Les révélations sur les activités de la NSA ont nui aux relations diplomatiques entre les Etats-Unis et plusieurs pays (Brésil, Allemagne). La NSA a du considérablement revoir sa sécurité interne pour éviter que de telles fuites comme celles orchestrées par Edward Snowden ne puissent se reproduire. De plus, des entreprises américaines ont perdu de nombreux contrats dans le secteur de la sécurité informatique et du Cloud. En effet, comment des entreprises étrangères pourraient encore faire confiance aux grandes multinationales américaines qui partagent directement leurs données avec la NSA ? Depuis le déroulement de l'affaire Snowden, cette guerre économique profite au secteur informatique asiatique, en particulier chinois, qui connaît un développement florissant. Enfin, politiquement parlant, cette affaire n'a pas arrangé la position déjà affaiblie du président américain Barack Obama sur la scène internationale. La réaction de l'administration américaine a été très tardive et très timide.

Comment les services français ont ils réagi ?

Par son ampleur et le caractère sensible des informations fournies par Edward Snowden, ce scandale a surpris tous les services de renseignement mis en cause dans les documents de la NSA révélés dans la presse. En France, les documents de Snowden publiés par Le Monde ont mis en cause les mêmes partenariats dont la NSA dispose avec les multinationales américaines mettant en exergue une coopération étroite entre la DGSE et Orange. Dès lors, cette affaire a gêné le milieu du renseignement français expliquant des formes de coopération qui permettent aujourd'hui au renseignement français de remplir sa mission. Officiellement, les services français n'ont pas réagi. La position de la DGSE a été critiquée par certains commentateurs. Aujourd'hui, ce n'est plus l'affaire Snowden qui agite véritablement les consciences mais le vrai débat de fond instauré par ce scandale sur la collecte et l'exploitation des données des internautes. C'est ce que nous explique également Bernard Barbier, ancien directeur technique de la DGSE,  à travers la préface de l'ouvrage constituant son premier témoignage sur l'affaire Snowden.

En France, cette rupture stratégique a-t-elle selon vous été suffisament anticipée notamment par le Livre blanc de la défense et de la sécurité nationale ?

C'est incontestable : Les nouveaux défis de la Défense se situent dans le cyberespace. Cette problématique liée à la cyberdéfense que doit développer les services compétents a été prise à bras-le-corps par le pouvoir politique. Le dernier LBDSN prend véritablement en compte le développement de ces capacités qui incombe notamment à la DGA/MI et à l'ANSSI. La cyberdéfense demeure un sujet d'attention particulière du ministre de la Défense, Jean-Yves Le Drian, qui s'est particulièrement impliqué dans ce dossier. Pour autant, l'impact de l'affaire Snowden doit encore être davantage prise en compte en France et plus globalement en Europe sur les thématiques de la cyberdéfense et de la cybersécurité. Ne faudrait-il pas se préparer à l'apparition éventuelle d'un nouvel Edward Snowden à terme en France ou en Europe ?

La France, médias et politiques compris, a réagi beaucoup plus timidement que l'Allemagne. Pourquoi ?

Cette réaction politique et médiatique française est à l'image de la réaction du renseignement français que j'ai évoqué précédemment. Historiquement et culturellement parlant, le renseignement n'intéresse pas l'opinion publique française. A cela s'ajoute des conséquences limitées pour la France qui n'a pas été autant éclaboussé que l'Allemagne ou encore le Brésil par les documents de la NSA copiés par Edward Snowden. En Allemagne, les slides de l'Agence américaine publié par Der Spiegel ont tout de même montré que ce n'est ni plus ni moins la chancelière allemande Angela Merkel qui a été mise sur écoute ! En France, l'affaire aurait évidemment pris une autre dimension si l'on eut appris qu'un haut responsable politique français puisse être mis sur écoute par l'Agence américaine.

Où en est Snowden aujourd'hui ?

Il bénéficie d'un soutien russe renouvelé depuis qu'il a pu recevoir cet été un nouveau visa de résidence en Russie pour une durée de trois ans. Devenu une icône pour la liberté individuelle et la protection des données numériques, Edward Snowden n'est pas considéré par tout le monde comme un héros. Il pourrait même devenir gênant pour les autorités russes à terme. Il a constesté publiquement les moyens des services russes dédié à la surveillance des communications. La question de son avenir en Russie risque de se poser assez rapidement. Il a exprimé à plusieurs reprises son souhait de résider en Europe, plus précisément en Suisse


http://www.lopinion.fr/blog/secret-defense/l-affaire-snowden-rupture-strategique-19023
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MessageSujet: Re: Renseignement & Espionnage   Sam 13 Déc 2014 - 3:33

Pas de prisonniers de la CIA au Maroc
http://www.washingtonpost.com/world/national-security/rise-and-fall-of-cias-overseas-prisons-traced-in-senate-report-on-interrogations/2014/12/11/067232b4-8143-11e4-9f38-95a187e4c1f7_story.html a écrit:

Rise and fall of CIA’s overseas prisons traced in Senate report on interrogations


The agency also began to scout new locations for secret prisons, including three in Eastern Europe and a fourth, in Morocco, that was abandoned before it ever held any prisoners.

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""Qu'importe que je sois de mauvaise foi puisque je lutte pour une cause juste.
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MessageSujet: Re: Renseignement & Espionnage   Sam 13 Déc 2014 - 16:30

http://www.lemag.ma/Rapport-du-Senat-US-Il-n-y-a-pas-eu-de-prison-de-la-CIA-au-Maroc_a87505.html a écrit:

Rapport du Sénat US : Il n’y a pas eu de prison de la CIA au Maroc


Washington : Dans son rapport sur le programme d’interrogation et de détention de la CIA, le comité du Sénat américain a conclu que, aucun centre de détention de la CIA n’a été opérationnel au Maroc.

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MessageSujet: Re: Renseignement & Espionnage   Sam 13 Déc 2014 - 23:55

le dernier rapport du sénat US qui affirme qu'il n'y a pas eu de prisons de la CIA sur le sol marocain

wa chahida chahidoune min a'hliha voilà qui fera taire la polémique et les faux procès faits au Maroc par certains pays hostiles
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MessageSujet: Re: Renseignement & Espionnage   Lun 15 Déc 2014 - 17:20

Citation :
La Russie révèle l'histoire d'un de ses agents en Estonie

AFP 15/12/2014


Les services de renseignement russes (FSB) ont révélé l'histoire d'un de leurs agents infiltré pendant 15 ans au sein de la police secrète d'Estonie, qui a ainsi transmis des informations à Moscou et déjoué l'espionnage des Occidentaux contre la Russie dans cette ex-république soviétique.

Dans un documentaire diffusé dimanche soir par la chaîne pro-Kremlin NTV intitulé "Notre homme à Tallinn", Uno Puusepp raconte lui-même son travail au département des écoutes de la police secrète d'Estonie, KaPo, entre 1996 et 2011.

La KaPo a aussitôt annoncé l'ouverture d'une enquête après ces révélations très inhabituelles de la part des services d'espionnage.

"On s'habitue peu à peu à vivre dans le danger, à savoir (...) qu'on peut passer les 20 prochaines années en prison", a raconté l'espion, assis dans son fauteuil devant la caméra.

L'Estonien avait lui-même proposé ses services au FSB, l'héritier du KGB soviétique, en 1996, a raconté un ex-agent soviétique à Tallinn, Nikolaï Ermakov, qui était alors patron d'une boulangerie en Estonie et qui l'a aidé à contacter les services secrets russes.

"Nous étions au courant de tout ce qui se préparait, de tous les recrutements qui étaient en cours et cela nous permettait de prendre des mesures nécessaires", a ajouté M. Ermakov.

Grâce à son informateur, Moscou a obtenu systématiquement des rapports sur les relations de KaPo avec la CIA, les services secrets britanniques, canadiens, finlandais et ceux des autres pays Baltes.
Uno Puusepp a permis également de démasquer des agents étrangers en Russie, dont Valeri Oïamiaè, qui a été condamné en 2001 à sept ans de camp à Moscou pour espionnage pour le compte de la Grande-Bretagne.
Rentré en Russie depuis trois ans, Uno Puusepp qui a travaillé au département des écoutes de KaPo s'est notamment félicité d'avoir empêché l'installation par Washington d'un système d'écoute coûteux dans l'ambassade russe à Tallinn.

L'ex-espion russe a raconté également avoir été chargé dans le cadre de son travail pour la KaPo de la surveillance de centaines d'Estoniens, souvent russophones. Ce système de surveillance était contrôlé par des collaborateurs de l'ambassade américaine à Tallinn, affirment les auteurs du documentaire. Uno Puusepp n'a jamais agi contre l'Estonie et il informait Moscou "uniquement sur ce qui nuisait à l'Estonie elle-même", a assuré M. Ermakov, en ajoutant que son collègue "n'a jamais pris un seul kopeck pour son travail".

La KaPo n'a jamais démasqué le vrai espion et arrêté en août 2013 son autre cadre, Valdimir Veïtman, un ex-agent du KGB, condamné à 15 ans de prison pour espionnage pour le compte de la Russie, concluent les auteurs du documentaire.

"Révéler publiquement un espion qui a à peine arrêté ses activités est une pratique exceptionnelle pour le FSB", s'étonne l'expert des questions de sécurité Andreï Soldatov qui anime le site agentura.ru. Cette révélation pourrait ainsi présager "un échange d'agents démasqués entre Moscou et Tallinn", selon lui.

Moscou détient depuis le 5 septembre le policier estonien Eston Kohver, arrêté dans le nord-ouest de la Russie, près de la frontière estonienne, et inculpé d'espionnage par la justice russe. Les autorités estoniennes ont dénoncé un enlèvement sur son territoire.

L'expert du journal d'opposition Novaïa Gazeta Pavel Felgengauer n'exclut pas non plus "un projet d'échange d'espions" qui pourrait se cacher derrière cette révélation. "Elle peut servir d'un avertissement adressé aux services secrets occidentaux, un appel à abandonner toute coopération avec leurs collègues estoniens, dont nombre sont des ex-agents soviétiques", conclut-il.


http://www.lorientlejour.com/article/901024/la-russie-revele-lhistoire-dun-de-ses-agents-en-estonie.html
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MessageSujet: Re: Renseignement & Espionnage   Lun 26 Jan 2015 - 20:41


Le FBI annonce l'arrestation d'un espion russe à New York

http://www.romandie.com/news/Le-FBI-annonce-larrestation-dun-espion-russe-a-New-York/559187.rom
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MessageSujet: Re: Renseignement & Espionnage   Mar 27 Jan 2015 - 22:48

Citation :
Comment le FBI a mis la main sur un espion russe à New York
"Genia" était une perle pour le renseignement moscovite. Mais les erreurs de ses officiers de liaison russes ont fini par le faire tomber.

Alors que New York se préparait, lundi, à traverser ce que CNN n'avait pas hésité à qualifier de "tempête de neige historique", c'est bel et bien au temps de la guerre froide que le FBI s'offrait de renvoyer la ville.
L'homme, Evgueny "Genia" Bouriakov, 39 ans, employé d'une banque russe sur le territoire américain, aurait profité de cette couverture pour recruter des sources – étudiantes new-yorkaises et consultants d'affaires – afin de compiler des informations économiques au profit du SVR, le service des renseignements extérieurs de la Fédération de Russie. Selon le ministère américain de la justice, "Genia" opérait pour deux complices : Igor Sporichev, 27 ans, et Victor Podobni, 40 ans. Deux hommes protégés, eux, par une immunité diplomatique et qui ont pu de ce fait quitter les Etats-Unis.

Bouriakov était chargé de récolter les renseignements et de transmettre les rapports qu'il préparait à ses complices du SVR à destination de Moscou. C'est ainsi qu'entre mars 2012 et septembre 2014, le FBI aurait observé des dizaines de brèves rencontres à l'extérieur durant lesquelles Bouriakov passait un sac, un magazine ou des feuilles de papier à Sporichev.

Selon les procureurs, les complices auraient également été enregistrés à de nombreuses reprises discutant de leurs efforts pour recruter dans des grandes entreprises et une université new-yorkaise.
Un espion en or

Bouriakov était un élément précieux dans ce mécanisme en tant qu'agent "non-officiel" selon les documents du ministère de la Justice américain. Car en tant qu'employé ordinaire, sans immunité diplomatique, il pouvait avoir accès à des données économiques auquel aucun officiel russe – sans parler d'un membre du renseignement! – n'aurait pu avoir accès. Placer et maintenir un tel agent est d'ailleurs l'un des aspects les plus difficiles de la gestion des espions dans un pays étranger, souligne le "Times" mardi. Une tâche que ne maitrisaient donc apparemment pas Sporichev et Podobni. Selon les enquêteurs, ce sont bien eux qui ont exposé Bouriakov en lui téléphonant sur une ligne non sécurisée et en l'appelant par son nom véritable lors d'une conversation dans les bureaux new-yorkais du SVR, bureaux apparemment mis sur écoute par la division de contre-espionnage du FBI.

Si Bouriakov, qui risque officiellement 20 ans de prison pour les chefs d'accusation d'espionnage qui pèsent contre lui, devrait s'en sortir par une expulsion du territoire dans le cadre d'un échange contre tout prisonnier américain détenu en Russie, Sporichev et Podobni pourraient ne pas être accueillis à Moscou avec la même indulgence.
Guerre américano-russe

Parmi les sujets sur lesquels les trois hommes auraient espionné figuraient notamment de potentielles sanctions américaines contre des banques russes et les efforts des Etats-Unis pour développer des sources d'énergie alternative, toujours selon le ministère de la Justice.

De fait, les relations entre Washington et Moscou sont extrêmement tendues depuis quelques mois, voire des années maintenant, réduites à un niveau sans précédent depuis la Guerre froide. En cause notamment, les questions des droits de l'homme [> voir l'affaire Magnitski] ou encore les guerres en Syrie et en Ukraine où les intérêts des deux puissances s'opposent.

Les deux Etats ont déployé l'un contre l'autre plusieurs séries de sanctions économiques. Et c'est bien dans ce contexte que le travail de ces espions russes était mis à profit par Moscou.
Etats-Unis, nid d'espions ?

Ce n'est d'ailleurs pas la première fois que des agents russes se font prendre la main dans le sac aux Etats-Unis. En 2010, les services américains avaient arrêté dix supposés agents dormants, dont Anna Chapman, une jeune femme d'affaires russe surnommée la "nouvelle Mata Hari" à New York.
Cette dernière avait d'ailleurs plaidé coupable et avait été renvoyée en Russie dans le cadre d'un échange de prisonniers.

[url=http://tempsreel.nouvelobs.com/monde/20150127.OBS0984/comment-le-fbi-a-mis-la-main-sur-un-espion-russe-a-new-york.html]http://tempsreel.nouvelobs.com/monde/20150127.OBS0984/comment-le-fbi-a-mis-la-main-sur-un-espion-russe-a-new-york.html[/url
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MessageSujet: Re: Renseignement & Espionnage   Lun 2 Fév 2015 - 18:05

Il voulait pas faire le sale boulot pour son pays il a finit par le faire pour les autres .. résultat un thé glacé :

Citation :

Alexander Litvinenko was 'a paid consultant' for MI


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."قال الرسول صلى الله عليه وسلم : "أيما امرأة استعطرت فمرّت بقوم ليجدوا ريحها فهي زانية
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MessageSujet: Re: Renseignement & Espionnage   Mar 17 Fév 2015 - 11:40

Citation :
La nouvelle arme de la NSA s'appelle Fanny

L'agence de sécurité américaine aurait infecté des milliers d'ordinateurs en passant par un ver dissimulé dans les disques durs.


L'agence de sécurité américaine NSA aurait développé un puissant ver informatique qui a infecté des milliers d'ordinateurs à travers le monde à des fins d'espionnage, rapporte Reuters, mardi 17 février.

La révélation ne provient pas de l'ancien consultant Edward Snowden, mais de l'éditeur d'antivirus Kaspersky. Des chercheurs de l'entreprise russes ont mis à jour un programme espion dissimulé d'abord dans les disques durs vendus par des grandes marques (dont Western Digital, Seagate, Toshiba, IBM et Samsung).

Le ver était logé dans le cœur même du logiciel (le firmware) du disque dur. Ensuite, le programme se dupliquait sur les machines et supports branchés au disque.
Le disque dur est capable d'infecter l'ordinateur et tout ce qui lui est branché", explique le chercheur Costin Raiu à Reuters.

Des milliers d'ordinateurs, voire "des dizaines de milliers d'ordinateurs", à travers le monde ont ainsi été infectés, donnant la capacité d'y espionner tous les faits et gestes, mais aussi de voler n'importe quel document, selon Kaspersky. Toutefois, les machines ayant été contrôlées à distance ont été minutieusement sélectionnées, selon Costin Raiu. Les cibles étaient des sociétés de télécommunication, des banques, des entreprises du secteur de l'énergie, des chercheurs en nucléaire, des médias et des activités islamistes, le plus souvent à l'étranger.

La plupart des ordinateurs infectés sont localisés en Iran, en Russie, au Pakistan, en Afghanistan, en Chine, au Mali, en Syrie, au Yémen et en Algérie. De quoi laisser soupçonner un espionnage étatique.
Le ver Fanny, dans la veine de Stuxnet

Kaspersky se refuse toutefois à désigner publiquement la NSA, évoquant les auteurs du ver comme "le groupe Equation", nommé d'après la complexité des formules de cryptage. "Ce groupe est extrêmement puissant [et] utilise des outils très complexes et coûteux pour infecter ses victimes", précise l'entreprise russe. Elle affirme aussi que le ver informatique, baptisé "Fanny" (et ses déclinaisons EquationLaser, EquationDrug, DoubleFantasy, TripleFantasy et GrayFish), s'est diffusé par de nombreuses voies, infectant après les ordinateurs les clés USB, les CD et les sites djihadistes.

Pour Kaspersky, "Fanny est comme Stuxnet", c'est-à-dire qu'il exploite deux failles logicielles inconnues (on parle de "zéro day"). "Il est tout à fait possible" que le groupe à l'origine de Fanny soit le même que celui à l'origine de Stuxnet, glisse Costin Raiu à Reuters. Stuxnet est un ver informatique qui a perturbé les centrales nucléaires iraniennes en 2011 et dont la parenté est attribuée aux Etats-Unis.

Deux anciens de la NSA ont confirmé à Reuters que l'agence de renseignement américaine est bien derrière cet espionnage des ordinateurs du monde. Selon eux, la NSA peut facilement obtenir les systèmes des produits d'entreprises de technologies, soit en se présentant simplement comme développeur de logiciels, soit en réclamant un audit de sécurité avant que le gouvernement achète du matériel.
Ils ne l'admettent pas, mais ils ne disent : 'Nous allons faire une évaluation, nous avons besoin du code source'", a expliqué à Reuters Vincent Liu, consultant en sécurité chez Bishop Fox et ancien analyste de la NSA. "C'est souvent la NSA qui est chargé de faire l'évaluation, et c'est plutôt facile de garder le code source."

Interrogés par l'agence de presse, les fabricants de disques durs disent ne pas avoir connaissance du programme d'espionnage, voire ne pas savoir comment la NSA a pu accéder aux systèmes de ses produits.

Selon les recherches de Kaspersky, des traces du ver informatique remontent parfois jusqu'à 2001. D'après les révélations d'Edward Snowden, c'est après les attentats du 11-Septembre que la NSA a mis en place de nombreux dispositifs d'espionnage massif, notamment via le programme Prism.

http://tempsreel.nouvelobs.com/monde/20150217.OBS2677/la-nouvelle-arme-de-la-nsa-s-appelle-fanny.html

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MessageSujet: Re: Renseignement & Espionnage   Ven 20 Fév 2015 - 23:38

Citation :
Pourquoi la NSA et le GCHQ ont volé des clés de chiffrement de cartes SIM

e site The Intercept a révélé que les services secrets britanniques (le GCHQ), aidés par les Américains (la NSA) avaient piraté les comptes email et Facebook de salariés de Gemalto, le leader mondial coté au CAC40 de la fabrication de cartes SIM. Ces piratages ont permis aux agents britanniques et américains de mettre la main sur des clés de chiffrement de cartes SIM pour téléphones mobiles.

Lire : Des clés de cryptage de cartes SIM massivement volées par la NSA et le GCHQ

Voici quelques clés pour comprendre ce piratage de grande ampleur :

   Qu'est-ce qu'une carte SIM ?

La carte SIM se présente sous la forme d'un petit rectangle de plastique comportant une puce électronique. C'est cette puce qui permet à l'opérateur téléphonique de faire le lien entre un appareil téléphonique, un numéro et ses données (appels, SMS...). Historiquement, leur sécurité n'était pas très performante : aux débuts de la téléphonie mobile grand public, les cartes SIM conçues pour fonctionner sur les réseaux 2G utilisaient des protocoles mal protégés, qui ont été remplacés par des protocoles plus performants pour les réseaux 3G et 4G. Mais la sécurité des communications n'a jamais été la « mission » des cartes SIM : leurs utilisateurs, à savoir les opérateurs téléphoniques, cherchaient surtout un outil qui leur permettrait de facturer les communications avec justesse et d'éviter la fraude.

   C'est quoi, une « clé de chiffrement » de carte SIM ?

Cette « clé » est une série de caractères qui permet de confirmer l'identité du téléphone sur le réseau. En résumé, chaque carte SIM dispose de sa propre clé, liée à une autre clé en possession de l'opérateur téléphonique. Lorsque le mobile tente de se connecter sur le réseau, l'opérateur peut vérifier que le téléphone est bien ce qu'il prétend être, et établir une communication chiffrée. Intercepter cette communication n'est pas très difficile, mais déchiffrer le contenu de celle-ci sans la clé est complexe et demande d'importantes ressources informatiques.

   Quel est le rôle de Gemalto dans cette affaire ?

La quasi-totalité des opérateurs téléphoniques ne produisent pas eux-mêmes leurs cartes SIM. Il est beaucoup plus économique de sous-traiter cette fabrication, qui nécessite des usines équipées et un certain savoir-faire, à une entreprise spécialisée. Gemalto, société de droit néerlandais mais dont les équipes internationales sont basées à Paris, et qui est cotée au CAC40, est justement le leader mondial de la fabrication de cartes SIM. La société est spécialisée dans les puces sécurisées, et en conçoit également pour des cartes bancaires ou des passeports. Gemalto est la principale victime du piratage, qui a visé certains de ses employés pour dérober des clés de chiffrement. Les documents publiés par The Intercept montrent que certains de ses concurrents ont également été visés par les services britanniques et américains, dont l'allemand Giesecke.

   Pourquoi la NSA et le GCHQ ont-ils voulu voler ces clés de chiffrement ?

Une fois ces clés en leur possession, les agences de renseignement peuvent mettre en place de manière très discrète des surveillances très poussées. En mettant en place leurs propres antennes de réception mobile, ces agences peuvent alors « piéger » l'utilisateur d'un téléphone, et lire « en clair » ses conversations et messages.  Autre avantage, cette méthode laisse très peu de traces et est difficilement détectable, pour l'utilisateur comme pour l'opérateur. Elle est donc adaptée à des surveillances de masse.

   Peut-on se protéger contre la surveillance de son téléphone si un intrus détient cette clé de chiffrement ?

Oui en utilisant un deuxième système de chiffrement - messagerie sécurisée, par exemple - : l'intrus ne pourra plus espionner les conversations dans cette application.

   Que disent le GCHQ et la NSA ?

Comme d'habitude, les deux agences de renseignement n'ont pas commenté les révélations de The Intercept. La NSA a simplement refusé de répondre aux questions du site, tandis que le GCHQ se bornait à affirmer que ses opérations sont conduites « dans le strict respect de la loi et des procédures », avec des mécanismes de contrôle « assurant qu'elles sont menées de manière autorisée, nécessaire et proportionnée ».

   Quelles sont les réactions politiques ?

La réponse du GCHQ a fait bondir l'eurodéputée néerlandaise Sophie In't Veld, membre de la commission des libertés publiques et très critique des méthodes de surveillance de la NSA. « Si c'est 'dans le strict cadre de la loi', on se demande ce qui peut bien être en dehors de la loi », écrivait-elle sur son compte Twitter.

En France, ni l'Elysée, ni aucun ministre n'a souhaité réagir à ces révélations. Bernard Cazeneuve, qui est ce vendredi dans la Silicon Valley pour rencontrer les patrons des principales entreprises du Web, pourrait toutefois s'exprimer dans la soirée sur ce dossier.

   Y aura-t-il des suites juridiques à cette affaire ?

Gemalto, qui a annoncé vendredi matin avoir lancé un vaste audit interne pour confirmer ou infirmer les révélations de The Intercept et recherche d'éventuelles failles de sécurité, n'a pas annoncé vouloir porter plainte. En revanche, la Commission européenne pourrait lancer une enquête - Sophie In't Veld a déposé une question parlementaire en ce sens.

http://www.lemonde.fr/pixels/article/2015/02/20/pourquoi-la-nsa-et-le-gchq-ont-vole-des-cles-de-chiffrement-de-cartes-sim_4580668_4408996.html
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