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 Actualités Françaises

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vympel27
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MessageSujet: Re: Actualités Françaises   Dim 16 Oct - 16:46

je crois que sarkozy sera reelu Smile
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leadlord
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MessageSujet: Re: Actualités Françaises   Dim 16 Oct - 17:03

vympel27 a écrit:
je crois que sarkozy sera reelu Smile

la droite subi la crise , elle est sur la défensif , sa serai un miracle , sarko lui a voulais tellement faire le changement radicale que il a basculé les choses il a tellement déçus , chirac lui a su gardé une sorte stabilité sociale il a pas tellement amélioré les choses mais sa a pas empiré non plus , ce qui est pas le cas de sarko ou les choses on empiré mais en parti c'est la faute de la crise , sarko na rien anticipé il a fait que subir , en plus la france comparé a ses rivale européen a savoir Allemagne et uk , c'est la ou la situation est la plus pire socialement , les salaires les plus bas et le plus de corruption politique et économique par rapport au autre , et le bling bling sarkosite na fait que donnais une image négatif de lui , bref sa serai un miracle deja dans les sondages il est au plus bas .

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اقسم بالله العظيم ان اكون مخلصا لله و لملكي و ان اتفانى في خدمة وطني و دفع كل خطر يهدده و ان انفد اوامرقائدي الاعلى صاحب الجلالة
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PGM
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MessageSujet: Re: Actualités Françaises   Lun 17 Oct - 3:37

En hommage aux victimes du 17/10/1961


Citation :
17 octobre 1961: "Les plus faibles, ils les achevaient jusqu'à la mort"

[img]][/img]

Les images sont lointaines, les impressions confuses, mais il se souvient avoir entendu son père parler, un jour, de la manifestation du 17 octobre 1961. Il vivait alors dans le bidonville de Sartrouville, et ce soir-là, son père avait évoqué à mi-voix, avec des cousins, des coups, des morts et des violences policières. "C'était dans les années 1970, je devais avoir 10 ou 12 ans. Dès qu'ils ont réalisé que j'écoutais, ils se sont tus." Aujourd'hui, M'Hamed Kaki a 50 ans, il est devenu "passeur de mémoire" et il sera aux côtés du maire de Nanterre, dimanche 16 octobre, pour inaugurer le premier boulevard de France portant le nom du 17 octobre 1961. "Cette histoire que la France a longtemps oubliée et dont les anciens ne voulaient pas nous parler pour nous protéger, j'en suis aujourd'hui très fier", sourit-il.
M'Hamed Kaki a quitté l'école à 14 ans, il a un CAP de couvreur, mais son appétit de connaissances l'a vite transformé en "braconnier du savoir" : il a suivi des cours du soir, a travaillé comme veilleur de nuit à l'université de Nanterre et a fini par devenir comédien. En sept ans, Les Oranges, l'association qu'il a créée en 2004, a organisé plus de 60 conférences sur l'histoire coloniale et sur le 17 octobre 1961. "Je travaille dans le théâtre, je suis attentif au corps et aux gestes, et j'ai l'impression que ce jour-là, les Algériens ont relevé la tête et marché debout. Pendant des décennies, le silence a tout recouvert, mais, aujourd'hui, nous retrouvons la mémoire. Ce n'est pas l'histoire des Algériens ni même celle des enfants de l'immigration, c'est notre histoire à nous tous, l'histoire de la France."



Pendant les années 1970 et 1980, le souvenir du 17 octobre 1961 est enveloppé d'un épais linceul. Qui se souvient alors qu'un jour d'automne des hommes, des femmes et des enfants qui manifestaient en famille, désarmés, dans les rues de Paris ont été tués par la police à coups de crosse, jetés vivants dans la Seine, retrouvés pendus dans les bois ? "C'est tout simplement l'une des rares fois, depuis le XIXe siècle, où la police a tiré sur des ouvriers à Paris", constate l'historien Benjamin Stora. Dans les semaines qui suivent, des dizaines de cadavres d'Algériens aux visages tuméfiés sont repêchés dans la Seine. Benjamin Stora pense que la répression fit une centaine de morts, l'historien anglais Jim House "au minimum" 120 ou 130, Jean-Luc Einaudi, auteur de La Bataille de Paris, plus de 150.

Ce jour-là, les "Français musulmans d'Algérie" manifestaient à l'appel de la fédération de France du FLN contre le couvre-feu qui leur avait été imposé par le préfet de police de Paris, Maurice Papon. Cantonnés habituellement aux bidonvilles de banlieue, plus de 20 000 hommes, femmes et enfants défilent alors pacifiquement dans les rues du Quartier latin, sur les Grands Boulevards, aux abords des Champs-Elysées. La violence policière est inouïe : les agents les attendent à la sortie du métro et dans les rues pour les rouer de coups en les insultant. "Les plus faibles, ceux qui étaient déjà en sang, ils les achevaient jusqu'à la mort, je l'ai vu", racontera, en 1997, Saad Ouazen lors d'une réunion de commémoration organisée par le Mouvement contre le racisme et pour l'amitié entre les peuples (MRAP). Bien qu'ils n'opposent aucune résistance, des dizaines de manifestants sont tués par balles, d'autres sont noyés dans la Seine. Au total, plus de 11 000 Algériens sont arrêtés et transférés au Palais des sports ou au stade Pierre-de-Coubertin.

Entassés pendant plusieurs jours dans des conditions d'hygiène effroyables, ils sont violemment frappés par les policiers, qui les traitent de "sales bicots" et de "ratons". Au Palais des sports, les internés, terrorisés, n'osent plus aller aux toilettes, car la plupart de ceux qui s'y risquent sont tués. "Trois jours comme ça, assis sur une chaise, ni à manger, ni à boire, ni une cigarette, rien du tout. Autour de moi, il y en avait cinq ou six qui étaient blessés. On était là, on pleurait tous. On croyait tous mourir", raconte Ali Djermani dans Scènes de la guerre d'Algérie en France, de Jean-Luc Einaudi (Le Cherche Midi, 2009). Le lendemain matin, la préfecture recense officiellement trois morts - deux Algériens et un Français de métropole. Le mensonge s'installe. Le silence, bientôt, le recouvrira. Il durera plus de vingt ans.

Cette longue absence, dans les consciences, du massacre du 17 octobre 1961 n'étonne guère Benjamin Stora. "Dans ces années-là, la France ignorait en grande partie l'histoire d'Algérie, se souvient-il. Quand je faisais ma thèse, à la fin des années 1970, j'étais le seul élève de l'historien et spécialiste de l'Algérie Charles-Robert Ageron : personne ne s'intéressait à l'histoire coloniale, les grands noms de l'histoire politique algérienne étaient inconnus, ma thèse n'a même pas trouvé d'éditeur. Il y avait une immense méconnaissance de celui qu'on appelait l'indigène ou l'immigré, c'est-à-dire l'autre. Quand on a cette perception du monde, comment voulez-vous qu'on s'intéresse aux immigrés qui vivent dans les bidonvilles de la région parisienne ? Les Algériens étaient les "invisibles" de la société française."

A cette indifférence de l'opinion s'ajoute, dans les mois qui suivent le 17 octobre, une entreprise de dissimulation menée par les pouvoirs publics. Au Sénat, la commission parlementaire demandée par Gaston Defferre est écartée avec fermeté : elle ne ferait que "jeter un peu de doute, un peu de trouble, un peu de confusion dans l'esprit et le coeur d'un grand nombre de fonctionnaires de police", affirme le ministre de l'intérieur, Roger Frey. Le 27 octobre, Claude Bourdet, directeur du magazine France Observateur, demande - en vain - une commission d'enquête au conseil municipal de Paris. "Ce qu'il nous faut, c'est très simple et très clair : l'autorisation et suffisamment de bateaux (pour y mettre les Algériens), répond le conseiller Alex Moscovitch. Le problème qui consisterait à faire couler ces bateaux ne relève pas, hélas, du conseil municipal de Paris."

Les récits qui remettent en cause la version officielle sont censurés : Octobre à Paris, le film que Jacques Panijel tourne dans la foulée du massacre, est projeté clandestinement dans la capitale en 1962, mais les bobines sont saisies par la police - il ressort aujourd'hui en salles. François Maspero tente d'éditer un livre de la journaliste Colette Péju, mais il est interdit. L'amnistie qui accompagne l'indépendance de l'Algérie, en 1962, scelle ensuite le silence de la société française : toutes les plaintes sont classées. "J'avais 6 ans en 1961 et j'étais dans la manifestation avec mes parents, raconte Samia Messaoudi, cofondatrice de l'association Au nom de la mémoire. Un jour, au lycée, j'ai fait un devoir de français sur le 17 octobre, mais ma prof n'a pas compris : elle pensait que je confondais avec Charonne. Quand je parlais des morts de 1961 autour de moi, les gens ne me croyaient pas."

La mémoire de Charonne efface en effet les rares souvenirs du 17 octobre : en commémorant chaque année la manifestation contre l'OAS du 8 février 1962, qui fit neuf morts, la SFIO et le Parti communiste espèrent ainsi conjurer les mauvais souvenirs des années 1956-1962. "Après les accords d'Evian, la gauche, très embarrassée, essaie de faire oublier ses hésitations pendant la guerre, explique Benjamin Stora. La SFIO a voté les pouvoirs spéciaux en 1956 et le PC a longtemps milité pour la paix, pas forcément pour l'indépendance. La célébration des morts de Charonne permet d'installer dans l'imaginaire national l'idée qu'il y a eu, en France, une résistance politique longue contre la guerre d'Algérie. C'est une façon, pour la gauche, de masquer ses errements."

Malgré le silence, la mémoire du 17 octobre survit ici ou là, fragmentée, éclatée, souterraine. Elle reste vivante, bien sûr, chez les immigrés algériens de la région parisienne, qui ne peuvent oublier les cadavres abandonnés sur le trottoir, les amis grièvement blessés, les voisins qui ne sont jamais revenus. "Ces hommes parlaient entre eux ou dans les associations de la manifestation, mais la plupart n'ont pas transmis la mémoire de cet événement à leurs enfants, explique l'historien anglais Jim House. Dans les années 1980, ils savent, même s'ils ont du mal l'admettre, que leurs enfants vont rester en France, et ils ont peur de compromettre leur avenir en leur racontant les violences policières qu'ils ont subies."

Lorsque Jean-Luc Einaudi commence à recueillir des témoignages d'Algériens, dans les années 1980 et 1990, beaucoup parlent devant leurs enfants pour la première fois. "J'ai souvent vu de vieux messieurs algériens qui étaient restés silencieux toute leur vie s'effondrer en larmes devant leur famille. Ils n'avaient pas parlé parce que c'était trop douloureux, bien sûr, mais aussi parce qu'ils ne voulaient pas provoquer de réactions de révolte à l'égard de la France." C'est la voie qu'avait choisie le père de M'Hamed Kaki, qui s'est tu jusqu'à sa mort, en 2001. "Il pensait que pour être respecté, un immigré devait être silencieux et lisse, explique son fils. Il voulait nous protéger, éviter que l'on ait ces affreuses images dans la tête."

Dans ces années-là, la date du 17 octobre n'évoque aucun souvenir particulier chez l'immense majorité des Français. Seuls le PSU, l'extrême gauche et les héritiers du mouvement anticolonialiste tentent de faire vivre le souvenir de la répression anti-algérienne. "Cette mémoire est alors presque clandestine, en tout cas secondarisée", constate l'universitaire Olivier Le Cour Grandmaison, auteur de plusieurs ouvrages sur la colonisation. L'historien Pierre Vidal-Naquet, le réalisateur Jacques Panijel, le journaliste Claude Bourdet, l'éditeur François Maspero essaient de réveiller les consciences, mais le sort des Algériens de 1961 n'intéresse pas grand monde. "Il y avait un immense décalage entre ce petit groupe pour qui le 17 octobre appartenait au Panthéon des histoires noires de la République et l'ignorance absolue du plus grand nombre", constate Patrick Rotman, auteur de plusieurs livres sur la guerre d'Algérie et scénariste de la première fiction télévisée sur le 17 octobre.

Il faudra l'arrivée à l'âge adulte de la seconde génération de l'immigration algérienne pour bousculer en profondeur le paysage mémoriel. Ces jeunes ont fréquenté l'école de la République, ils sont électeurs et citoyens français, mais ils ont l'intuition que les préjugés et les regards méprisants dont ils sont victimes sont liés à la guerre d'Algérie. "Souvent, ces enfants d'immigrés sentent qu'il y a un lien très fort entre l'hostilité à leur égard, notamment chez les policiers, et ce qui est arrivé à leurs parents plusieurs décennies auparavant, analyse l'historien Jim House. Ils ne connaissent pas vraiment le 17 octobre 1961, mais ils constatent qu'il y a, en France, une continuité dans la représentation négative de l'Algérien, celui qu'on appelait auparavant "le bicot"."

Lors de la Marche contre le racisme et pour l'égalité des droits de 1983, qui réunit 100 000 personnes dans les rues de Paris, une dizaine de jeunes issus de l'immigration se retrouvent pour rendre hommage aux Algériens noyés par la police. "On avait compris que cette histoire occultée était importante pour notre dignité et celle de nos parents, explique le réalisateur Mehdi Lallaoui, organisateur de la marche et cofondateur de l'association Au nom de la mémoire. On a lancé un travail de mémoire qui a duré plusieurs années : retrouver des témoignages, des archives, des photos."

Peu à peu, la mémoire se réveille : dans ces mêmes années 1980, Jean-Luc Einaudi entreprend un immense travail de recherche sur le 17 octobre. Il recueille des dizaines de témoignages et épluche toutes les archives des cimetières parisiens, des syndicats et des associations, les documents de la fédération de France du FLN et les comptes rendus officiels du conseil municipal de Paris, de l'Assemblée nationale et du Sénat Lorsque son livre sort, l'année du trentième anniversaire du 17 octobre, c'est le choc : La Bataille de Paris, qui reprend heure par heure le déroulement des faits et le silence qui s'ensuivit, suscite un débat sur la répression contre les Algériens.

Avec ce livre et quelques autres, la mémoire du 17 octobre 1961 commence à entrer dans l'espace public : en cette année 1991, la télévision diffuse en prime time un documentaire de Benjamin Stora sur "les années algériennes" qui s'attarde longuement sur le 17 octobre, et l'association Au nom de la mémoire voit le jour. Deux documentaires viennent ensuite nourrir la mémoire du 17 octobre : Le Silence du fleuve, d'Agnès Denis et Mehdi Lallaoui, en 1991, et Une journée portée disparue, de Philip Brooks et Alan Hayling, récompensé en 1993 par le FIPA d'or au Festival international des programmes audiovisuels. Les autorités de l'époque s'en tiennent cependant toujours à la vérité officielle : bien que les travaux d'historiens se multiplient, Maurice Papon évoque avec obstination les "morts mythiques" de 1961.

Après les historiens et les militants de la mémoire, c'est la justice qui entre en scène : lors du procès de l'ancien responsable de Vichy, en 1997, à Bordeaux, les magistrats s'attardent longuement sur le 17 octobre 1961. Confronté à Jean-Luc Einaudi, l'ex-préfet de police finit par admettre "quinze ou vingt morts" au cours cette "malheureuse soirée", mais il les attribue à des règlements de comptes entre Algériens. Pour la première fois, le pouvoir fait un geste : le premier ministre, Lionel Jospin, ouvre les archives, tandis que le ministre de l'intérieur, Jean-Pierre Chevènement, confie une mission à un conseiller d'Etat. En se fondant sur le seul registre d'entrée de l'Institut médico-légal - la plupart des archives de la préfecture et de la brigade fluviale ont mystérieusement disparu -, il conclut, en 1998, à l'existence d'au moins 32 morts.

Deux ans plus tard, la justice fait une nouvelle fois renaître le 17 octobre : Maurice Papon décide de poursuivre Jean-Luc Einaudi en diffamation. Mal lui en prend : manifestants, témoins et policiers à la retraite défilent à la barre pour raconter le "carnage". Cette fois, Papon admet une trentaine de morts, mais le tribunal lui donne tort : rendant hommage au caractère "sérieux, pertinent et complet" du travail de Jean-Luc Einaudi, les juges constatent que "certains membres des forces de l'ordre, relativement nombreux, ont agi avec une extrême violence, sous l'empire d'une volonté de représailles". Cette violence qui s'est manifestée "à chaud" lors de la manifestation, mais aussi "à froid" dans les centres d'internement, "n'était pas justifiée par le comportement des militants ce soir-là", conclut le jugement.

La version officielle du 17 octobre est désormais en lambeaux. Le temps de la commémoration est venu. Lors du 40e anniversaire, en 2001, le maire de Paris, Bertrand Delanoë, appose sur le pont Saint-Michel une plaque "à la mémoire des nombreux Algériens tués lors de la sanglante répression de la manifestation pacifique du 17 octobre 1961". En région parisienne, une vingtaine de plaques ou de stèles inscrivent désormais ces jours d'automne dans la mémoire collective. Les tensions restent vives - en 2001, le RPR et l'UDF ont voté contre l'apposition de la plaque de Saint- Michel -, mais le climat a changé. "En 2005, lorsque j'ai écrit le scénario de la première fiction sur le 17 octobre, Nuit noire, on était passé des braises chaudes de la passion au temps de l'histoire, raconte Patrick Rotman. Nuit noire tente d'ailleurs de comprendre plus que de dénoncer."

Il aura donc fallu trente, voire quarante ans, pour que le 17 octobre 1961 devienne une page de l'histoire de France. Une génération, presque deux. Le temps que les dirigeants politiques des années 1960 quittent la scène, que les historiens travaillent à l'abri des passions, que les archives officielles s'ouvrent et, surtout, que les enfants des immigrés algériens nés en France grandissent. "Pour les choses très douloureuses, il y a souvent un temps mystérieux de silence, soupire le réalisateur Mehdi Lallaoui. Les années mettent les choses à distance, les paroles deviennent possibles. L'occultation a failli réussir, mais le 17 octobre a fini par devenir une mémoire partagée, commune, reprise par tous les citoyens : c'était nécessaire pour qu'on puisse construire des passerelles de fraternité entre la France et l'Algérie."

Le puzzle de la mémoire collective a fini par se reconstituer, mais, pour beaucoup, il manque encore une pièce : la reconnaissance de l'Etat. "On ne demande pas que la France se mette à genoux pour dire sa repentance, poursuit M. Lallaoui. On ne souhaite ni vengeance ni punition. On aimerait simplement que l'Etat nomme ce qui s'est passé ce jour-là." "La connaissance du 17 octobre est là, mais elle ne fait que souligner l'absence de reconnaissance de ce crime d'Etat, ajoute l'universitaire Olivier Le Cour Grandmaison. Il faut rendre symboliquement justice aux victimes de 1961. Cela passe par une déclaration publique des plus hautes autorités de l'Etat."

Le gouvernement de François Fillon ne semble pas envisager le moindre geste, mais, avec les années, Mehdi Lallaoui est devenu patient. "Si ce n'est pas ce gouvernement, ce sera un autre", dit-il dans un sourire.


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MessageSujet: Re: Actualités Françaises   Lun 17 Oct - 6:12

leadlord a écrit:


francois hollande président Very Happy je vous le dit dés maintenant a moins d'avoir alin jupée comme candidat de droite
ca sera la pire chose qu´on pourrait avoir,faut lui barrer la route

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MessageSujet: Re: Actualités Françaises   Lun 17 Oct - 6:44

Malheureusement aussi "normale" et "creux" qu'il paraît, il a de très très forte chance de passer. Mad

Franchement nous français on est pas sorti de la merde, on a dun côté Sarko digne héritier d'un système politique mise en place tout au long de la Vème rép.......... et cet espèce de truc que quand il parle il commence toutes ses phrases par "Evidemment il faudra...." mais ne te propose que du vent en contre partie !!!

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MessageSujet: Re: Actualités Françaises   Lun 17 Oct - 6:57

Sarkozy sera réelu, c'est une certitude pour moi... Le nain est pas encore monté au front ca va chialer dans les chomiéres.
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MessageSujet: Re: Actualités Françaises   Lun 17 Oct - 7:31

pour moi franchement mieux que ce nouveau mitterand Rolling Eyes
sarko II sera moins populiste que I,vu que ca sera son dernier act(2 mandats),donc pas de quoi draguer l´electorat extreme droite, il voudra finir en bon president dans les memoires

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MessageSujet: Re: Actualités Françaises   Lun 17 Oct - 9:49

PGM a écrit:
En hommage aux victimes du 17/10/1961


Citation :
17 octobre 1961: "Les plus faibles, ils les achevaient jusqu'à la mort"

[img]][/img]

Les images sont lointaines, les impressions confuses, mais il se souvient avoir entendu son père parler, un jour, de la manifestation du 17 octobre 1961. Il vivait alors dans le bidonville de Sartrouville, et ce soir-là, son père avait évoqué à mi-voix, avec des cousins, des coups, des morts et des violences policières. "C'était dans les années 1970, je devais avoir 10 ou 12 ans. Dès qu'ils ont réalisé que j'écoutais, ils se sont tus." Aujourd'hui, M'Hamed Kaki a 50 ans, il est devenu "passeur de mémoire" et il sera aux côtés du maire de Nanterre, dimanche 16 octobre, pour inaugurer le premier boulevard de France portant le nom du 17 octobre 1961. "Cette histoire que la France a longtemps oubliée et dont les anciens ne voulaient pas nous parler pour nous protéger, j'en suis aujourd'hui très fier", sourit-il.
M'Hamed Kaki a quitté l'école à 14 ans, il a un CAP de couvreur, mais son appétit de connaissances l'a vite transformé en "braconnier du savoir" : il a suivi des cours du soir, a travaillé comme veilleur de nuit à l'université de Nanterre et a fini par devenir comédien. En sept ans, Les Oranges, l'association qu'il a créée en 2004, a organisé plus de 60 conférences sur l'histoire coloniale et sur le 17 octobre 1961. "Je travaille dans le théâtre, je suis attentif au corps et aux gestes, et j'ai l'impression que ce jour-là, les Algériens ont relevé la tête et marché debout. Pendant des décennies, le silence a tout recouvert, mais, aujourd'hui, nous retrouvons la mémoire. Ce n'est pas l'histoire des Algériens ni même celle des enfants de l'immigration, c'est notre histoire à nous tous, l'histoire de la France."



Pendant les années 1970 et 1980, le souvenir du 17 octobre 1961 est enveloppé d'un épais linceul. Qui se souvient alors qu'un jour d'automne des hommes, des femmes et des enfants qui manifestaient en famille, désarmés, dans les rues de Paris ont été tués par la police à coups de crosse, jetés vivants dans la Seine, retrouvés pendus dans les bois ? "C'est tout simplement l'une des rares fois, depuis le XIXe siècle, où la police a tiré sur des ouvriers à Paris", constate l'historien Benjamin Stora. Dans les semaines qui suivent, des dizaines de cadavres d'Algériens aux visages tuméfiés sont repêchés dans la Seine. Benjamin Stora pense que la répression fit une centaine de morts, l'historien anglais Jim House "au minimum" 120 ou 130, Jean-Luc Einaudi, auteur de La Bataille de Paris, plus de 150.

Ce jour-là, les "Français musulmans d'Algérie" manifestaient à l'appel de la fédération de France du FLN contre le couvre-feu qui leur avait été imposé par le préfet de police de Paris, Maurice Papon. Cantonnés habituellement aux bidonvilles de banlieue, plus de 20 000 hommes, femmes et enfants défilent alors pacifiquement dans les rues du Quartier latin, sur les Grands Boulevards, aux abords des Champs-Elysées. La violence policière est inouïe : les agents les attendent à la sortie du métro et dans les rues pour les rouer de coups en les insultant. "Les plus faibles, ceux qui étaient déjà en sang, ils les achevaient jusqu'à la mort, je l'ai vu", racontera, en 1997, Saad Ouazen lors d'une réunion de commémoration organisée par le Mouvement contre le racisme et pour l'amitié entre les peuples (MRAP). Bien qu'ils n'opposent aucune résistance, des dizaines de manifestants sont tués par balles, d'autres sont noyés dans la Seine. Au total, plus de 11 000 Algériens sont arrêtés et transférés au Palais des sports ou au stade Pierre-de-Coubertin.

Entassés pendant plusieurs jours dans des conditions d'hygiène effroyables, ils sont violemment frappés par les policiers, qui les traitent de "sales bicots" et de "ratons". Au Palais des sports, les internés, terrorisés, n'osent plus aller aux toilettes, car la plupart de ceux qui s'y risquent sont tués. "Trois jours comme ça, assis sur une chaise, ni à manger, ni à boire, ni une cigarette, rien du tout. Autour de moi, il y en avait cinq ou six qui étaient blessés. On était là, on pleurait tous. On croyait tous mourir", raconte Ali Djermani dans Scènes de la guerre d'Algérie en France, de Jean-Luc Einaudi (Le Cherche Midi, 2009). Le lendemain matin, la préfecture recense officiellement trois morts - deux Algériens et un Français de métropole. Le mensonge s'installe. Le silence, bientôt, le recouvrira. Il durera plus de vingt ans.

Cette longue absence, dans les consciences, du massacre du 17 octobre 1961 n'étonne guère Benjamin Stora. "Dans ces années-là, la France ignorait en grande partie l'histoire d'Algérie, se souvient-il. Quand je faisais ma thèse, à la fin des années 1970, j'étais le seul élève de l'historien et spécialiste de l'Algérie Charles-Robert Ageron : personne ne s'intéressait à l'histoire coloniale, les grands noms de l'histoire politique algérienne étaient inconnus, ma thèse n'a même pas trouvé d'éditeur. Il y avait une immense méconnaissance de celui qu'on appelait l'indigène ou l'immigré, c'est-à-dire l'autre. Quand on a cette perception du monde, comment voulez-vous qu'on s'intéresse aux immigrés qui vivent dans les bidonvilles de la région parisienne ? Les Algériens étaient les "invisibles" de la société française."

A cette indifférence de l'opinion s'ajoute, dans les mois qui suivent le 17 octobre, une entreprise de dissimulation menée par les pouvoirs publics. Au Sénat, la commission parlementaire demandée par Gaston Defferre est écartée avec fermeté : elle ne ferait que "jeter un peu de doute, un peu de trouble, un peu de confusion dans l'esprit et le coeur d'un grand nombre de fonctionnaires de police", affirme le ministre de l'intérieur, Roger Frey. Le 27 octobre, Claude Bourdet, directeur du magazine France Observateur, demande - en vain - une commission d'enquête au conseil municipal de Paris. "Ce qu'il nous faut, c'est très simple et très clair : l'autorisation et suffisamment de bateaux (pour y mettre les Algériens), répond le conseiller Alex Moscovitch. Le problème qui consisterait à faire couler ces bateaux ne relève pas, hélas, du conseil municipal de Paris."

Les récits qui remettent en cause la version officielle sont censurés : Octobre à Paris, le film que Jacques Panijel tourne dans la foulée du massacre, est projeté clandestinement dans la capitale en 1962, mais les bobines sont saisies par la police - il ressort aujourd'hui en salles. François Maspero tente d'éditer un livre de la journaliste Colette Péju, mais il est interdit. L'amnistie qui accompagne l'indépendance de l'Algérie, en 1962, scelle ensuite le silence de la société française : toutes les plaintes sont classées. "J'avais 6 ans en 1961 et j'étais dans la manifestation avec mes parents, raconte Samia Messaoudi, cofondatrice de l'association Au nom de la mémoire. Un jour, au lycée, j'ai fait un devoir de français sur le 17 octobre, mais ma prof n'a pas compris : elle pensait que je confondais avec Charonne. Quand je parlais des morts de 1961 autour de moi, les gens ne me croyaient pas."

La mémoire de Charonne efface en effet les rares souvenirs du 17 octobre : en commémorant chaque année la manifestation contre l'OAS du 8 février 1962, qui fit neuf morts, la SFIO et le Parti communiste espèrent ainsi conjurer les mauvais souvenirs des années 1956-1962. "Après les accords d'Evian, la gauche, très embarrassée, essaie de faire oublier ses hésitations pendant la guerre, explique Benjamin Stora. La SFIO a voté les pouvoirs spéciaux en 1956 et le PC a longtemps milité pour la paix, pas forcément pour l'indépendance. La célébration des morts de Charonne permet d'installer dans l'imaginaire national l'idée qu'il y a eu, en France, une résistance politique longue contre la guerre d'Algérie. C'est une façon, pour la gauche, de masquer ses errements."

Malgré le silence, la mémoire du 17 octobre survit ici ou là, fragmentée, éclatée, souterraine. Elle reste vivante, bien sûr, chez les immigrés algériens de la région parisienne, qui ne peuvent oublier les cadavres abandonnés sur le trottoir, les amis grièvement blessés, les voisins qui ne sont jamais revenus. "Ces hommes parlaient entre eux ou dans les associations de la manifestation, mais la plupart n'ont pas transmis la mémoire de cet événement à leurs enfants, explique l'historien anglais Jim House. Dans les années 1980, ils savent, même s'ils ont du mal l'admettre, que leurs enfants vont rester en France, et ils ont peur de compromettre leur avenir en leur racontant les violences policières qu'ils ont subies."

Lorsque Jean-Luc Einaudi commence à recueillir des témoignages d'Algériens, dans les années 1980 et 1990, beaucoup parlent devant leurs enfants pour la première fois. "J'ai souvent vu de vieux messieurs algériens qui étaient restés silencieux toute leur vie s'effondrer en larmes devant leur famille. Ils n'avaient pas parlé parce que c'était trop douloureux, bien sûr, mais aussi parce qu'ils ne voulaient pas provoquer de réactions de révolte à l'égard de la France." C'est la voie qu'avait choisie le père de M'Hamed Kaki, qui s'est tu jusqu'à sa mort, en 2001. "Il pensait que pour être respecté, un immigré devait être silencieux et lisse, explique son fils. Il voulait nous protéger, éviter que l'on ait ces affreuses images dans la tête."

Dans ces années-là, la date du 17 octobre n'évoque aucun souvenir particulier chez l'immense majorité des Français. Seuls le PSU, l'extrême gauche et les héritiers du mouvement anticolonialiste tentent de faire vivre le souvenir de la répression anti-algérienne. "Cette mémoire est alors presque clandestine, en tout cas secondarisée", constate l'universitaire Olivier Le Cour Grandmaison, auteur de plusieurs ouvrages sur la colonisation. L'historien Pierre Vidal-Naquet, le réalisateur Jacques Panijel, le journaliste Claude Bourdet, l'éditeur François Maspero essaient de réveiller les consciences, mais le sort des Algériens de 1961 n'intéresse pas grand monde. "Il y avait un immense décalage entre ce petit groupe pour qui le 17 octobre appartenait au Panthéon des histoires noires de la République et l'ignorance absolue du plus grand nombre", constate Patrick Rotman, auteur de plusieurs livres sur la guerre d'Algérie et scénariste de la première fiction télévisée sur le 17 octobre.

Il faudra l'arrivée à l'âge adulte de la seconde génération de l'immigration algérienne pour bousculer en profondeur le paysage mémoriel. Ces jeunes ont fréquenté l'école de la République, ils sont électeurs et citoyens français, mais ils ont l'intuition que les préjugés et les regards méprisants dont ils sont victimes sont liés à la guerre d'Algérie. "Souvent, ces enfants d'immigrés sentent qu'il y a un lien très fort entre l'hostilité à leur égard, notamment chez les policiers, et ce qui est arrivé à leurs parents plusieurs décennies auparavant, analyse l'historien Jim House. Ils ne connaissent pas vraiment le 17 octobre 1961, mais ils constatent qu'il y a, en France, une continuité dans la représentation négative de l'Algérien, celui qu'on appelait auparavant "le bicot"."

Lors de la Marche contre le racisme et pour l'égalité des droits de 1983, qui réunit 100 000 personnes dans les rues de Paris, une dizaine de jeunes issus de l'immigration se retrouvent pour rendre hommage aux Algériens noyés par la police. "On avait compris que cette histoire occultée était importante pour notre dignité et celle de nos parents, explique le réalisateur Mehdi Lallaoui, organisateur de la marche et cofondateur de l'association Au nom de la mémoire. On a lancé un travail de mémoire qui a duré plusieurs années : retrouver des témoignages, des archives, des photos."

Peu à peu, la mémoire se réveille : dans ces mêmes années 1980, Jean-Luc Einaudi entreprend un immense travail de recherche sur le 17 octobre. Il recueille des dizaines de témoignages et épluche toutes les archives des cimetières parisiens, des syndicats et des associations, les documents de la fédération de France du FLN et les comptes rendus officiels du conseil municipal de Paris, de l'Assemblée nationale et du Sénat Lorsque son livre sort, l'année du trentième anniversaire du 17 octobre, c'est le choc : La Bataille de Paris, qui reprend heure par heure le déroulement des faits et le silence qui s'ensuivit, suscite un débat sur la répression contre les Algériens.

Avec ce livre et quelques autres, la mémoire du 17 octobre 1961 commence à entrer dans l'espace public : en cette année 1991, la télévision diffuse en prime time un documentaire de Benjamin Stora sur "les années algériennes" qui s'attarde longuement sur le 17 octobre, et l'association Au nom de la mémoire voit le jour. Deux documentaires viennent ensuite nourrir la mémoire du 17 octobre : Le Silence du fleuve, d'Agnès Denis et Mehdi Lallaoui, en 1991, et Une journée portée disparue, de Philip Brooks et Alan Hayling, récompensé en 1993 par le FIPA d'or au Festival international des programmes audiovisuels. Les autorités de l'époque s'en tiennent cependant toujours à la vérité officielle : bien que les travaux d'historiens se multiplient, Maurice Papon évoque avec obstination les "morts mythiques" de 1961.

Après les historiens et les militants de la mémoire, c'est la justice qui entre en scène : lors du procès de l'ancien responsable de Vichy, en 1997, à Bordeaux, les magistrats s'attardent longuement sur le 17 octobre 1961. Confronté à Jean-Luc Einaudi, l'ex-préfet de police finit par admettre "quinze ou vingt morts" au cours cette "malheureuse soirée", mais il les attribue à des règlements de comptes entre Algériens. Pour la première fois, le pouvoir fait un geste : le premier ministre, Lionel Jospin, ouvre les archives, tandis que le ministre de l'intérieur, Jean-Pierre Chevènement, confie une mission à un conseiller d'Etat. En se fondant sur le seul registre d'entrée de l'Institut médico-légal - la plupart des archives de la préfecture et de la brigade fluviale ont mystérieusement disparu -, il conclut, en 1998, à l'existence d'au moins 32 morts.

Deux ans plus tard, la justice fait une nouvelle fois renaître le 17 octobre : Maurice Papon décide de poursuivre Jean-Luc Einaudi en diffamation. Mal lui en prend : manifestants, témoins et policiers à la retraite défilent à la barre pour raconter le "carnage". Cette fois, Papon admet une trentaine de morts, mais le tribunal lui donne tort : rendant hommage au caractère "sérieux, pertinent et complet" du travail de Jean-Luc Einaudi, les juges constatent que "certains membres des forces de l'ordre, relativement nombreux, ont agi avec une extrême violence, sous l'empire d'une volonté de représailles". Cette violence qui s'est manifestée "à chaud" lors de la manifestation, mais aussi "à froid" dans les centres d'internement, "n'était pas justifiée par le comportement des militants ce soir-là", conclut le jugement.

La version officielle du 17 octobre est désormais en lambeaux. Le temps de la commémoration est venu. Lors du 40e anniversaire, en 2001, le maire de Paris, Bertrand Delanoë, appose sur le pont Saint-Michel une plaque "à la mémoire des nombreux Algériens tués lors de la sanglante répression de la manifestation pacifique du 17 octobre 1961". En région parisienne, une vingtaine de plaques ou de stèles inscrivent désormais ces jours d'automne dans la mémoire collective. Les tensions restent vives - en 2001, le RPR et l'UDF ont voté contre l'apposition de la plaque de Saint- Michel -, mais le climat a changé. "En 2005, lorsque j'ai écrit le scénario de la première fiction sur le 17 octobre, Nuit noire, on était passé des braises chaudes de la passion au temps de l'histoire, raconte Patrick Rotman. Nuit noire tente d'ailleurs de comprendre plus que de dénoncer."

Il aura donc fallu trente, voire quarante ans, pour que le 17 octobre 1961 devienne une page de l'histoire de France. Une génération, presque deux. Le temps que les dirigeants politiques des années 1960 quittent la scène, que les historiens travaillent à l'abri des passions, que les archives officielles s'ouvrent et, surtout, que les enfants des immigrés algériens nés en France grandissent. "Pour les choses très douloureuses, il y a souvent un temps mystérieux de silence, soupire le réalisateur Mehdi Lallaoui. Les années mettent les choses à distance, les paroles deviennent possibles. L'occultation a failli réussir, mais le 17 octobre a fini par devenir une mémoire partagée, commune, reprise par tous les citoyens : c'était nécessaire pour qu'on puisse construire des passerelles de fraternité entre la France et l'Algérie."

Le puzzle de la mémoire collective a fini par se reconstituer, mais, pour beaucoup, il manque encore une pièce : la reconnaissance de l'Etat. "On ne demande pas que la France se mette à genoux pour dire sa repentance, poursuit M. Lallaoui. On ne souhaite ni vengeance ni punition. On aimerait simplement que l'Etat nomme ce qui s'est passé ce jour-là." "La connaissance du 17 octobre est là, mais elle ne fait que souligner l'absence de reconnaissance de ce crime d'Etat, ajoute l'universitaire Olivier Le Cour Grandmaison. Il faut rendre symboliquement justice aux victimes de 1961. Cela passe par une déclaration publique des plus hautes autorités de l'Etat."

Le gouvernement de François Fillon ne semble pas envisager le moindre geste, mais, avec les années, Mehdi Lallaoui est devenu patient. "Si ce n'est pas ce gouvernement, ce sera un autre", dit-il dans un sourire.


Le Monde

PGM


grand merci a toi PGM pour cet hommage


Citation :
Au pont de Clichy, Hollande rend hommage aux Algériens morts en 1961

http://www.lemonde.fr/politique/article/2011/10/17/hollande-rend-hommage-aux-algeriens-morts-en-1961_1589233_823448.html

bon debut, pour ma part concernant hollande...

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MessageSujet: Re: Actualités Françaises   Lun 17 Oct - 12:52

ce soir Mots croisés sur France2
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MessageSujet: Re: Actualités Françaises   Lun 17 Oct - 13:46

Yakuza a écrit:
pour moi franchement mieux que ce nouveau mitterand Rolling Eyes
sarko II sera moins populiste que I,vu que ca sera son dernier act(2 mandats),donc pas de quoi draguer l´electorat extreme droite, il voudra finir en bon president dans les memoires

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MessageSujet: Re: Actualités Françaises   Lun 17 Oct - 13:49

La bonne question à se poser au sujet de ces deux messieurs, est de savoir lequel est le plus influençable, si le peuple décidait de montrer sa détermination à ne pas accepter n'importe quoi en matière de politique économique et financière.
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MessageSujet: Re: Actualités Françaises   Lun 17 Oct - 15:17

leadlord a écrit:
Yakuza a écrit:
pour moi franchement mieux que ce nouveau mitterand Rolling Eyes
sarko II sera moins populiste que I,vu que ca sera son dernier act(2 mandats),donc pas de quoi draguer l´electorat extreme droite, il voudra finir en bon president dans les memoires

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sauf qu'en france, on aimerais bien changer de disque, pendant 5 ans on a eu que de la banane maintenant on voudrait du fromage de corréze... Razz

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MessageSujet: Re: Actualités Françaises   Lun 17 Oct - 15:22

farewell a écrit:
leadlord a écrit:
Yakuza a écrit:
pour moi franchement mieux que ce nouveau mitterand Rolling Eyes
sarko II sera moins populiste que I,vu que ca sera son dernier act(2 mandats),donc pas de quoi draguer l´electorat extreme droite, il voudra finir en bon president dans les memoires

+1 vaux mieux sarko que un pseudo socialiste , au moins avec lui on sait a quoi nous en tenir .

sauf qu'en france, on aimerais bien changer de disque, pendant 5 ans on a eu que de la banane maintenant on voudrait du fromage de corréze... Razz

Oh que je sais , mais je vois les choses tant que marocain ce qui est bien pour le Maroc , si le francais a le choix entre nul et nul vaux mieux que il prend nul qui me convient .

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MessageSujet: Re: Actualités Françaises   Lun 17 Oct - 15:47

d'ailleurs quelle est la position de hollande vis a vis du maroc ? Il a déjà montré des signes pro-marocain/neutre/hostile ?

D'une manière générale, le parti socialiste a très peu parlé de politique internationale lors de leurs primaire ...
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MessageSujet: Re: Actualités Françaises   Lun 17 Oct - 16:20

RadOne a écrit:
d'ailleurs quelle est la position de hollande vis a vis du maroc ? Il a déjà montré des signes pro-marocain/neutre/hostile ?

D'une manière générale, le parti socialiste a très peu parlé de politique internationale lors de leurs primaire ...

il est socialiste ce qui implique que il est plus proche des voisins , tout cas il sera plus proche d'eux que sarko .

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MessageSujet: Re: Actualités Françaises   Lun 17 Oct - 16:26

RadOne a écrit:
d'ailleurs quelle est la position de hollande vis a vis du maroc ? Il a déjà montré des signes pro-marocain/neutre/hostile ?

D'une manière générale, le parti socialiste a très peu parlé de politique internationale lors de leurs primaire ...


Les socialistes sont souvent suspendus aux votes des immigrés.
Ils nous gavent de projets sociaux (souvent des aides financiere), mais sont discret sur la politique étrangére, notament maghrebine pour ne pas voire leurs chances de voix se déplacer a droite.

Mais il me semble qu'il y a quelques années de cela, François Hollande a soutenu l'intégrité territoriale du royaume sur les provinces deSud, tout en appelant au dialogue avec l'algésario.

De plus, c'est dans l'intéret de la France et de l'Europe de soutenir le royaume marocain contre ses ennemis (qui sont comun)

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feu Hassan II.

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MessageSujet: Re: Actualités Françaises   Mar 18 Oct - 4:21

hollande comme son ex etaient et sont loin de nos interets,et vu comment leur ancien gourou mitterand a fauché la France,loin des interets des fancais aussi.
la solution economique n´est ni gauche ni droite puisque ce sont seulement le co-pilote en arriere,le/s pilote/s ce sont d´autres qui manient l´avion.
diplomatiquement le socialiste est imprudent et non doué,je vous rappel que c´etait leur clique qui a boycotté le disours de feu H2 en 96,donc vous savez ce qui vous attend..

http://www.ina.fr/art-et-culture/litterature/video/CAC96019260/hassan-ii-a-l-assemblee-nationale.fr.html

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MessageSujet: Re: Actualités Françaises   Mar 18 Oct - 5:03


Bernard SQUARCINI, patron de la DCRI (Direction Centrale du Renseignement Intérieur) a été mis en examen par 1 juge d'instruction dans l'affaire Bettancourt, le 17/10/2011, pour avoir ordonné la communication à la police des factures détaillées d'1 journaliste du Monde, dans le but de découvrir ses sources (parfaitement illégal) a annoncé qu'il ne démissionnerait pas...
Aucun honneur...

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MessageSujet: Re: Actualités Françaises   Mar 18 Oct - 6:14

pierrot1771 a écrit:

Bernard SQUARCINI, patron de la DCRI (Direction Centrale du Renseignement Intérieur) a été mis en examen par 1 juge d'instruction dans l'affaire Bettancourt, le 17/10/2011, pour avoir ordonné la communication à la police des factures détaillées d'1 journaliste du Monde, dans le but de découvrir ses sources (parfaitement illégal) a annoncé qu'il ne démissionnerait pas...
Aucun honneur...

Ce qui est fou, c'est l'amateurisme avec lequel est traité, ce qui relève des "services".
Entre Rondot qui écrivait tout sur ses cahiers d'écolier et qui laisse trainer ça sur son bureau (saisie par le juge), les traces laissées par l'affaire ELF (Sirven), les agents arrêtés (Somalie) et ceux qui se jettent par la fenêtre (Frégate de Taiwan), et les ex-directeurs qui s'épanche a travers des bouquins (Marion), ça devient vraimant du n'importe quoi !
Vivement une "re-militarisation" des "Services" et la discipline qui va avec.
Incroyable qu'un directeur DRCI se fasse serrer comme ça.

Il faut admettre que les "services" c'est l'illégalité de l'etat, s'il faut donc que tout ce qu'il fasse soit inscrit dans le cadre de la loi, on n'est pas sorti de l'auberge.

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MessageSujet: Re: Actualités Françaises   Mar 18 Oct - 7:01


100% d'accord avec toi PGM,
Mais il ne faut pas perdre de vue 1 truc trés important...
Tous ces "hauts fonctionnaires" nommés par Sarko & ses proches se croient intouchables.
Je suis sur que Squarcini savait evidemment que ce qu'il faisait été illégal mais il était sur qu'aucun juge n'oserait dire quoi que ce soit.
Heureusement, il s'est trompé... Et maintenant son propre patron est convoqué par le juge ces jours-ci.
Aprés ce sera le Ministre Guéant.

Le 1er Ministre Fillon est venu au journal de 20h de France2, hier pour nous expliquer qu'1 mise en examen n'est pas 1 condamnation... On se fout de nous.
Vivement le mois de Mai, qu'on se débarasse de Sarkozy & de ses corrompus.

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MessageSujet: Re: Actualités Françaises   Mar 18 Oct - 7:03

pierrot1771 a écrit:


Vivement le mois de Mai, qu'on se débarasse de Sarkozy & de ses corrompus.

qu'est ce que je vous disais on en peut plus de don corleone a l'elysée...

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MessageSujet: Re: Actualités Françaises   Mar 18 Oct - 7:20


A ce propos, chers amis, je vous invite à visiter le blog du collectif auquel j'appartiens & dont je viens de mettre l'adresse dans ma signature.
J'attends vos avis... Wink

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MessageSujet: Re: Actualités Françaises   Mar 18 Oct - 7:32

ça a l'air sympa. Je te donne mon avis dès lecture complète.
Vous voulez concurrencer "Surcouf" ?

au fait, ce matin on annoncait la suppression de 6500 postes dans la marine, au point que le CEMM prevoit un arbitrage entre des dimensions "essentielles" dévolues à la marine.

PGM
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MessageSujet: Re: Actualités Françaises   Mar 18 Oct - 8:00


Merci PGM, j'attends ton avis avec impatience...

Concernant la Marine, j'ai entendu aussi, c'est incompréhensible.
Tu sais ce qu'on dit, quand on touche à l'armée dans 1 pays, c'est que ça va vraiment mal...
J'éspère qu'ils n'auront pas le temps, jusqu'aux prochaines elections.

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MessageSujet: Re: Actualités Françaises   Mar 18 Oct - 15:17

Ce n'est pas incompréhensible, mais c'est totalement logique ... la Royale n'aura plus besoin de ces effectifs dans le futurs, que ca soit le personnels naviguant ou le sur terre.

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