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 TUNISIE - Actualités et avenir

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MessageSujet: Re: TUNISIE - Actualités et avenir   Dim 20 Mar 2016 - 15:57

Combat à Ben Guardane..
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FarLouati
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MessageSujet: Re: TUNISIE - Actualités et avenir   Dim 20 Mar 2016 - 16:19

Citation :
Le ministère de l'Intérieur et le ministère de la Défense ont publié un communiqué, dimanche 20 mars 2016, dans lequel ils annoncent que six personnes ont été blessées lors des affrontements avec des éléments terroristes dans la région de Sayyeh à Ben Guerdane.
Un agent de l'ordre, un agent de la Garde Nationale, trois militaires et un citoyen ont été légérement blessés lors de ces affrontements selon le communiqué.

C'est quasi-quotidien depuis la première attaque..
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MessageSujet: Re: TUNISIE - Actualités et avenir   Dim 20 Mar 2016 - 16:27

FarLouati a écrit:
Citation :
Le ministère de l'Intérieur et le ministère de la Défense ont publié un communiqué, dimanche 20 mars 2016, dans lequel ils annoncent que six personnes ont été blessées lors des affrontements avec des éléments terroristes dans la région de Sayyeh à Ben Guerdane.
Un  agent de l'ordre, un agent de la Garde Nationale, trois militaires et un citoyen ont été légérement blessés lors de ces affrontements selon le communiqué.

C'est quasi-quotidien depuis la première attaque..

Un connaisseur Tunisien disait:

Citation :
Maintenir la pression sur les FS et l'armée. Les djihadistes savent très bien ce qu'ils font à Ben Guerdane. J'ai l'impression de rabâcher la même chose depuis un moment. Des victoires militaires ne suffiront pas, la population voit les djihadistes d'un mauvais œil car la présence des FS est plus que gênante pour leurs business. Mais si cette économie se tarit ? Que va-t-il se passer à votre avis ? Mais aussi sur l'économie locale qui est majoritairement informelle.

Même scénario qu'au Sinaï, exactement la même chose.

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Fahed64
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MessageSujet: Re: TUNISIE - Actualités et avenir   Dim 20 Mar 2016 - 16:41

La différence c'est que la Tunisie n'est pas l'Egypte, et le maghreb n'est pas le moyen orient Baybar! Les soldats tunisiens bien que ayant moins de moyen font un boulot tout à fait honnorable et même plus que honorable!

Certes l'état doit avoir un plan économique derrière, mais l'armée tunisienne n'est pas l'armée egyptienne Cool

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FarLouati
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MessageSujet: Re: TUNISIE - Actualités et avenir   Dim 20 Mar 2016 - 16:43

C'est vrai qu'on se dirige progressivement vers un Sinaï bis, dans le silence complet, comme en Égypte avant qu l'on découvre la situation catastrophique de celle-ci. L'armée Tunisienne doit impérativement miner et mettre des systèmes radar et électronique le long de sa frontière, avec le mur le couple sera parfait. L'armée a lancé une campagne de modernisation de ses effectifs ainsi qu'une campagne de recrutement. Je terminerai par une note positive, contrairement à l'armée égyptienne, l'armée tunisienne est mieux équipée (surtout les fs = niveau occidental), mieux entrainée, possède le soutien de la population (hors djihadiste tunisiens) et surtout le plus important c'est une armée tournée exclusivement depuis un petit moment à la guerre contre le terrorisme (équipement, matériel,achat, entrainement...) contrairement à l'armée égyptienne qui est une armée conventionnelle pure et dure.

Bref que Dieu soit avec la Tunisie..
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MessageSujet: Re: TUNISIE - Actualités et avenir   Dim 20 Mar 2016 - 16:45

Fahed64 a écrit:
La différence c'est que la Tunisie n'est pas l'Egypte, et le maghreb n'est pas le moyen orient Baybar! Les soldats tunisiens bien que ayant moins de moyen font un boulot tout à fait honnorable et même plus que honorable!

Certes l'état doit avoir un plan économique derrière, mais l'armée tunisienne n'est pas l'armée egyptienne Cool

Le Maghreb n'est pas le Moyen-Orient? Désolé, je ne savais que le GIA, le MIA, le FIS, GSPC (AQMI), Ansar Dine était oriental et non Maghrébin, sans oublié que les Tunisiens sont un des premiers contingent de l'EI en nombre.

Je suis convaincu et je le redis, ce qui se passe dans le sud Tunisien est semblable au Sinaï (population de type tribal, contrebandiers avec la Libye, région délaissée, à la frontière avec un pays en guerre, radicalisation de la population).
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kurahee
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MessageSujet: Re: TUNISIE - Actualités et avenir   Dim 20 Mar 2016 - 16:56

benguerdane joue le rôle d'une tête de pont et un ballon d'essai pour le pseudo EI . Il s'y joue la mère des batailles ! si les forces de sécurité tunisiennes la perde il sera difficile de faire sortir le ver du fruit . bon courage à nos amis tunisiens ( dont les dirigeants s'obstinent soit-dit en passant à snober l'expertise marocaine )
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MessageSujet: Re: TUNISIE - Actualités et avenir   Mar 22 Mar 2016 - 12:21

Citation :

ARP : Approbation de deux conventions sur l’entraide judiciaire entre la Tunisie et le Maroc

Les députés de l’Assemblée des Représentants du Peuple ont approuvé, ce mardi 22 mars 2016, au cours d'une séance plénière, le projet de loi sur une convention entre la Tunisie et le Maroc relative à la coopération judiciaire en matière pénale.

Selon une dépêche de l’agence TAP, le vote s’est conclu avec l'approbation de 136 députés et d'une abstention.



Avec le même détail de vote, les élus ont aussi approuvé une convention entre la République tunisienne et la monarchie marocaine concernant la coopération juridique en matière en matière d'extradition des criminels.

Cet accord a pour objectif de lutter contre la criminalité, au sens large, telle la lutte contre les génocides et les actes terroristes ainsi que la prise de mesures pour faire face au terrorisme international.
http://www.businessnews.com.tn/arp--approbation-de-deux-conventions-sur-lentraide-judiciaire-entre-la-tunisie-et-le-maroc,520,63320,3

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“L'art de gouverner consiste à ne pas laisser vieillir les hommes dans leur poste.”. Napoléon.
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MessageSujet: Re: TUNISIE - Actualités et avenir   Ven 15 Avr 2016 - 12:08

Citation :
Tunisie: face au laisser-aller général, égouts et décharges débordent


Des bénévoles tunisiens trient les ordures dans une déchetterie à Tunis le 2 avril 2016 - © FETHI BELAID

sacs en plastique qui bourgeonnent dans les arbres, bouteilles vides qui bouchent les égouts et décharges qui débordent: face à la dégradation de l'environnement en Tunisie, les autorités affirment vouloir agir, mais sans convaincre.

Le Premier ministre Habib Essid l'a admis devant le Parlement: la situation environnementale s'est fortement détériorée ces dernières années, avec "des conséquences négatives sur la qualité de vie" des Tunisiens.

Pour certains, cette dégradation s'explique surtout par la désorganisation des administrations à la suite du soulèvement populaire qui a mis fin en 2011 aux 23 années de dictature de Zine El Abidine Ben Ali.

"L'environnement est la première victime de la révolution", affirme à l'AFP le militant écologiste Abdelmajid Dabbar.

Ainsi, dans les municipalités, le ramassage des déchets ne se fait plus de façon efficiente. De simples "délégations spéciales" ont été constituées après la révolution pour gérer les affaires courantes. Aucune date n'a encore été fixée pour la tenue d'élections locales, qui pourrait se tenir au printemps 2017.

Cette situation provisoire favorise un laisser-aller général et le dépôt anarchique des déchets s'est généralisé, comme dans le centre de Tunis, où il est rare de déambuler sans tomber sur des amoncellements de détritus faisant le festin de chats errants.

Un milliard de sacs plastique

Si les administrations portent une part de responsabilité, "le citoyen est le premier responsable de la détérioration de la situation environnementale", accuse Abdelmajid Dabbar, rencontré au parc du Belvédère, principal poumon de la capitale.

En mars, des photos d'une pelouse de ce parc jonchée de détritus au soir d'un dimanche printanier ont circulé sur les réseaux sociaux, suscitant l'émoi.

Chaque année, les 11 millions de Tunisiens produisent quelque 2,3 millions de tonnes de déchets ménagers et utilisent près d'un milliard de sacs en plastique non recyclables, selon des chiffres officiels.

Les autorités enfouissent 80% de ces déchets sur une quinzaine de sites répertoriés, le reste finissant dans des "décharges anarchiques", selon le ministère de l'Environnement.

Les décharges arrivent en outre à leur capacité maximale d'absorption, et il est difficile de trouver de nouveaux terrains, ajoute-t-il.

Dépôt anarchique
En mars, le Parlement a amendé la loi pour durcir les sanctions contre le dépôt anarchique de déchets, désormais passible d'une peine de prison allant de 16 jours à trois mois et/ou d'une amende de 300 à 1000 dinars (130 à 440 euros).

Il y a peu, le ministre Néjib Derouiche a annoncé qu'un projet de loi interdisant la fabrication et la distribution des sacs plastique non recyclables serait présenté au Parlement, promettant "de lourdes amendes" aux contrevenants. Ces sacs menacent la vie de plusieurs espèces terrestres et marines, argue son ministère.

'Folklore'?

Mais ces annonces sont accueillies avec scepticisme car "des mesures similaires ont déjà été annoncées par le passé et sont restées lettre morte", relève Abdelmajid Dabbar, qui parle de "folklore".

Fondateur de l'association "Tunisie Recyclage", Houssem Hamdi se dit lui aussi préoccupé. "Est-ce qu'on a fourni les moyens nécessaires à la bonne application de la loi (sur les sacs plastique) ? Est-on sûr qu’il ne va pas y avoir de corruption dans son application?", s'inquiète-t-il.

Les doutes sur la détermination des autorités s'expriment jusque dans la fonction publique. "Avec la succession d'attaques (jihadistes), la lutte antiterroriste est devenue la priorité de l'Etat. Les autres questions ne viennent qu'après", déplore une source ministérielle sous couvert de l'anonymat.

Sensibilisation

Face au scepticisme ambiant, Abdelmajid Hamouda, directeur général de l'Agence nationale de gestion des déchets (Anged), qui dépend du ministère de l'Environnement, appelle à "appliquer sévèrement la loi". Mais il reconnaît que cela doit s'accompagner "d'une grande opération de sensibilisation" auprès des citoyens.

"Tout le monde est convaincu qu’il faut changer (...) le mode et l’esprit de la gestion des déchets d’une façon générale. Il faut aller vers la gestion intégrée" avec un suivi de l’ensemble du processus de prise en charge des ordures, du dépôt au recyclage en passant par la collecte, poursuit-il.

En attendant, les autorités ont lancé un appel d'offres international pour la mise en place d'une unité de valorisation des déchets ménagers sur l'île touristique de Djerba, un projet pilote qui devrait voir le jour en 2018.

http://www.rtbf.be/info/monde/afrique/detail_tunisie-face-au-laisser-aller-general-egouts-et-decharges-debordent?id=9270363
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MessageSujet: Re: TUNISIE - Actualités et avenir   Mar 19 Avr 2016 - 12:45

Citation :
D'ordinaire paisible, l'île tunisienne de Kerkennah sous haute tension


Ile de Kerkennah (Tunisie), 19 avr 2016 (AFP) -


Des fourgons de police à l'entrée du port, des routes jonchées de pierres et de troncs de palmiers calcinés: d'ordinaire sans histoires, la petite île tunisienne de Kerkennah est le théâtre d'une contestation inédite.

C'est un conflit social lié à la compagnie pétrolière britannique Petrofac qui a enflammé la situation sur ce bout de terre plat planté de palmiers au large de Sfax (centre-est), où se sont récemment produits une grève générale et des affrontements entre policiers et habitants.

Au-delà de ce conflit, la dispersion par la force d'un sit-in début avril et l'arrivée d'importants renforts policiers "ont fait bouillir Kerkennah et remonter à la surface tous les vieux problèmes liés au développement", affirme à l'AFP Ahmed Souissi, de l'Union des diplômés chômeurs (UDC).

De nombreux habitants réclament en effet à un Etat qu'ils estiment "absent" qu'il aide l'île -où coexistent la pêche, le tourisme et l'exploitation de pétrole et de gaz- à sortir d'une crise existentielle.

"Il faudrait nous expliquer quelque chose, car on n'a toujours pas compris: Kerkennah est-elle une île touristique ou une zone industrielle? Parce que le touriste qui voit de la plage les plateformes pétrolières, on lui dit quoi?", ironise Khaled, un jeune Kerkennien.

Ahmed Souissi, de l'UDC, assure ne pas lutter pour le départ des compagnies pétrolières. "Mais leur présence nuit à un secteur principal, celui de la pêche, activité de la majeure partie des habitants", affirme-t-il.

"L'Etat ne doit pas se retirer et laisser le champ libre" à des acteurs privés, plaide encore le jeune homme, en réclamant "un dialogue sérieux avec l'Etat et les compagnies pétrolières pour de véritables mesures de développement".

Car pour beaucoup d'habitants, l'île n'a pas profité de leur présence. "Il n'y a rien ici, rien. Vous avez traversé l'île, avez-vous vu quelque chose?", déplore un pêcheur.

Déclencheur des crispations du moment, l'avenir d'un système temporaire baptisé "programme environnemental" et financé par Petrofac depuis 2011, en droite ligne avec les mouvements sociaux de l'après-révolution.

- 'Calmant' -

Dans ce cadre, des diplômés chômeurs dont les salaires sont payés par la société --mais par le biais de l'Etat-- travaillent dans des institutions publiques comme la Poste, sans toutefois disposer de contrat, d'assurance ou de retraite.

Un simple "calmant" visant à acheter la paix sociale selon Ismahan Samet, 35 ans, l'une des 266 bénéficiaires.

A l'époque, en l'absence d'autres débouchés, "nous nous sommes dit pourquoi pas? Au moins ces chômeurs, nos enfants, pouvaient un peu profiter" des activités pétrolières, fait valoir Houcine el Hadhri, un responsable syndical.

Mais interrogé par le site d'information Nawaat, le directeur général de Petrofac en Tunisie, Imed Derouiche, a expliqué ne plus pouvoir continuer à financer le programme et appelé "l'Etat à faire son travail".

L'inquiétude est donc grande chez les bénéficiaires, car un deuxième accord trouvé en 2015 pour une pérennisation des emplois par l'Etat est resté lettre morte.

"Des gens ont construit leur vie (sur la base du programme), certains se sont mariés, d'autres font vivre leurs parents. Et on vient nous dire du jour au lendemain que le système va s'arrêter. Pourquoi ?", lance Ismahan Samet.

Sollicité par l'AFP, le délégué (équivalent du sous-préfet) de l'île a refusé de commenter la situation.

M. Derouiche, de Petrofac, a averti que, du fait du conflit social qui a entravé sa production de gaz, la société pouvait "à n'importe quel moment décider de remettre en question sa présence" à Kerkennah, dans un entretien à l'Economiste maghrébin.

Interrogé par la radio Jawhara FM, le chef du gouvernement Habib Essid s'est contenté de défendre l'action des forces de l'ordre, assurant qu'elles n'avaient fait qu'appliquer la loi et "protéger la liberté de travailler".

De nombreux habitants disent, eux, avoir très mal vécu l'envoi de renforts policiers. Mettant volontiers en avant leur mentalité d'"insulaires", certains parlent même d'un sentiment d'"occupation".

"Que leur a-t-on fait ? On est des terroristes peut-être ?", s'interroge ainsi Saïda, une femme au foyer de 52 ans encore "effarée" par l'irruption de gaz lacrymogène chez elle.

http://www.marine-oceans.com/actualites-afp/12700-dordinaire-paisible-lile-tunisienne-de-kerkennah-sous-haute-tension
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MessageSujet: Re: TUNISIE - Actualités et avenir   Mer 11 Mai 2016 - 10:25

Citation :
La Tunisie veut renforcer sa coopération antiterroriste avec l'Algérie et le Maroc


AFP 11/05/2016


Le chef du gouvernement tunisien Habib Essid a plaidé à Rabat pour un renforcement de la coopération avec le Maroc et l'Algérie pour lutter contre le terrorisme, en particulier la menace jihadiste.

La Tunisie "a une coopération étroite avec l'Algérie et avec le Maroc pour combattre le terrorisme", a déclaré M. Essid mardi soir lors d'une conférence de presse à l'occasion d'une visite dans le royaume marocain.
"Nous avons pu mettre en échec plusieurs opérations terroristes grâce à notre coopération sécuritaire avec l'Algérie, notamment sur les frontières", a précisé le Premier ministre tunisien.
Quant au Maroc, "il y a un échange d'informations et, dans mes entretiens avec le Premier ministre marocain (Abdelilah Benkirane), nous avons décidé de renforcer davantage cette coopération", a-t-il encore indiqué.

La Tunisie est le pays du Maghreb le plus affecté par l'essor de la mouvance jihadiste responsable de la mort de dizaines de policiers et de soldats. Les attentats les plus spectaculaires, menés contre des sites touristiques, ont été revendiqués par le groupe Etat islamique (EI).

Evoquant la Libye, M. Essid a rejeté "toute "ingérence dans les affaires intérieures" de ce pays qui partage une longue frontière avec la Tunisie et qui peine à se stabiliser. "toute ingérence dans les affaires intérieures libyennes et une erreur", a t-il averti.
M. Essid a récemment rencontré à Tripoli Fayez al-Sarraj, le chef du gouvernement d'union nationale formé sous l'égide de l'Onu et soutenu par la communauté internationale.

http://www.lorientlejour.com/article/985419/la-tunisie-veut-renforcer-sa-cooperation-antiterroriste-avec-lalgerie-et-le-maroc.html
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kurahee
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MessageSujet: Re: TUNISIE - Actualités et avenir   Mer 11 Mai 2016 - 13:13

enfin une initiative qui va dans le bon sens ! je pense qu'ils ont beaucoup à apprendre de notre expérience et notre doctrine de contre-terrorisme
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MessageSujet: Re: TUNISIE - Actualités et avenir   Dim 26 Juin 2016 - 15:39

Citation :
Surplace en Tunisie

Une énième conférence des investisseurs, "Tunisia 2020", doit se tenir à Tunis, les 29 et 30 novembre, pour tenter de convaincre la communauté internationale de s’intéresser au pays du Jasmin et relancer son économie. Du moins si tout se passe comme prévu. Car depuis quelques semaines, cette nation, qui vit naître le Printemps arabe fin 2010, a replongé dans l’incertitude politique. Le pouvoir du Premier ministre Habib Essid, à la tête d’une coalition hétéroclite depuis seize mois, vacille. Et nul ne sait qui occupera la Kasbah, siège de la primature, dans quatre mois.

Alors que les réformes patinent, le président Beji Caïd Essebsi, 89 ans, vient d’appeler, par surprise, début juin, à un gouvernement d’union nationale avant la fin du ramadan (début juillet), associant tous les partis, et même, s’il le fallait, le "quartet". Titulaire du Nobel de la paix 2015 pour avoir conduit avec doigté le pays vers une nouvelle constitution, début 2014, puis vers les élections, ce quatuor est composé de la Ligue des Droits de l’Homme, du barreau, du patronat (Utica) et du principal syndicat, l’UGTT. Mais ses membres ont décliné l’offre.

En attendant, le personnel politique se chamaille à l’infini sur cette idée d’union nationale. Nidaa Tounes, le grand parti né de la révolution s’émiette. Le parti islamiste Ennahdha vient, lui, d’abandonner, lors d’un congrès, son référentiel théocratique pour, persiflent ses adversaires, mieux parvenir au pouvoir. Bref, la Tunisie reste comme engluée dans une crise sans fin. Celle-ci a des facteurs multiples : politiques mais surtout sécuritaires (terrorisme intérieur et chaos chez le voisin libyen), sociaux et économiques. Avec la fin du processus institutionnel, début 2015, on attendait un sursaut, un regain de l’économie qui aurait pu remettre le pays en mouvement et apaiser les tensions. Il ne s’est pas produit. Dans un contexte incertain, les entreprises tunisiennes et étrangères mesurent chichement leurs investissements. Bref, le serpent se mord la queue.

Certes, le pays n’est pas à l’arrêt. Et après le très mauvais chiffre de 2014 (+ 0,8%), la croissance affichera entre 1,5 et 2% cette année, puis 3% l’an prochain, dixit le FMI. C’est bien trop faible pour résorber le chômage, officiellement à 15,4% mais dans les faits bien plus élevé, surtout dans les zones déshéritées et chez les diplômés (30%). Plombé par le risque terroriste, le tourisme (12% de l’économie) reste encalminé. La récolte agricole, médiocre, plombe encore l’ambiance. Seul le prix bas de l’or noir donne un peu d’air aux comptes extérieurs, mais pas assez pour combler un déficit commercial atteignant 10% du PIB. Illustration de ces maux, le dinar vient d’afficher son plus bas historique. C’est par où la sortie ?
http://www.usinenouvelle.com/editorial/surplace-en-tunisie.N398522
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MessageSujet: Re: TUNISIE - Actualités et avenir   Lun 11 Juil 2016 - 9:14

L'économie tunisienne dans le rouge. Les investissements extérieurs partent du pays, le Dinar Tunisien s'effondre.

http://www.jeuneafrique.com/340218/economie/pression-saccentue-dinar-tunisien/

http://kapitalis.com/tunisie/2016/06/15/derriere-la-devaluation-du-dinar-une-economie-tunisienne-en-charpie/
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MessageSujet: Re: TUNISIE - Actualités et avenir   Mer 10 Aoû 2016 - 10:53

Citation :
Tunisie : les voleurs étaient... des policiers


AFP 10/08/2016


Quatre policiers tunisiens ont été arrêtés pour avoir piégé et extorqué de l'argent à un trafiquant de devises alors qu'ils patrouillaient en uniforme, a annoncé mercredi le ministère de l'Intérieur.

Ce trafiquant se trouvait dans un taxi mardi lorsqu'il a été arrêté par les membres des forces de l'ordre, qui lui ont fait croire qu'il était recherché avant de s'emparer de l'argent qu'il avait en sa possession, selon un communiqué du ministère.
Le trafiquant s'est aussitôt rendu au commissariat de Ben Arous, dans la banlieue sud de Tunis, où les policiers incriminés ont été identifiés grâce à des images de vidéosurveillance.

"Les suspects -les quatre policiers et deux citoyens (qui les accompagnaient)- ont été arrêtés et tout l'argent volé a été saisi", selon le ministère. Chacun d'entre eux avait 6.300 dinars (2.500 euros) sur lui lors de l'arrestation, soit 37.800 dinars au total (15.200 euros).
Il s'est ensuite avéré que le trafiquant avait été piégé par le groupe, qui pour le faire venir à Ben Arous lui a fait croire qu'un citoyen voulait convertir une grosse somme d'argent en euros en dinars tunisiens.

La corruption est un fléau en Tunisie, où de nombreux habitants se plaignent régulièrement de devoir payer des pots-de-vin, notamment à des policiers.

http://www.lorientlejour.com/article/1001090/tunisie-les-voleurs-etaient-des-policiers.html
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MessageSujet: Re: TUNISIE - Actualités et avenir   Mer 7 Sep 2016 - 15:43

Citation :
Il y aurait un millier de jihadistes tunisiens en Libye, selon un ministre


Posté dans Afrique, Terrorisme par Laurent Lagneau Le 07-09-2016


Alors qu’elle a connu une transition démocratique aboutie dans la ligne des printemps arabe de 2011, la Tunisie est paradoxalement le pays qui compte le plus de jihadistes enrôlés dans les rangs de l’État islamique (EI ou Daesh) au regard de sa population. Et encore, selon les autorités tunisiennes, plus de 18.000 départs vers la Syrie ou la Libye ont été empêchés entre mars 2015 et août 2016.

Selon une étude des Nations unies publiée l’an passé, environ 5.500 Tunisiens seraient partis rejoindre une organisation jihadiste, dont 4.000 en Syrie et en Irak. Et, dans le lot, il y aurait 700 femmes.

En marge de l’Université d’été de la Défense, organisée sur le campus de l’École polytechnique, le ministre tunisien de la Défense, Farhat Horchani, a estimé que la branche libyenne de Daesh compterait au moins un millier de jeunes ressortissants de son pays. Évidemment, la question de leur retour va poser d’énormes problèmes de sécurité. Problèmes qui vont aussi concerner la France dans la mesure où il y a, parmi eux, des binationaux franco-tunisiens.

Cela étant, les jihadistes tunisiens partis en Libye, où l’EI est en passe de perdre son fief de Syrte, ne reviennent pas de « manière massive », a voulu rassurer M. Horchani. Et, a-t-il continué, « il est très probable que certains partent vers le sud, et certains vont aller vers l’ouest. » Mais « il faut rester vigilant », a-t-il ajouté.

Toutefois, il ne faudrait pas oublier que, en mars, des jihadistes de Daesh venus de Libye ont tenté d’occuper la ville tunisienne de Ben Gardane, avant d’en être chassés au prix de pertes relativement importantes.

En outre, il faudra aussi compter sur les milliers de jihadistes tunisiens qui reviendront de Syrie ou d’Irak si l’EI perd ses bastions de Mossoul et de Raqqa, ce qui signerait la fin du « califat » autoproclamé. Qu’en feront les autorités tunisiennes?

Selon RFI, environ 600 jihadistes tunisiens rentrés au pays sont actuellement emprisonnés. « Mais cela pose aussi un problème, celui de l’endoctrinement carcéral » car « dans les prisons encombrées, les membres du groupe EI sont mélangés avec les prisonniers de droit commun ».

Autant dire que le défi posé est énorme, d’autant plus que la Tunisie, déjà victime de trois attentats meutriers en 2015, doit aussi faire face à la brigade Oqba Ibn Nafaa, qui, liée à al-Qaïda au Maghreb islamique (AQMI), est surtout active dans la région du mont Châambi, à la frontière avec l’Algérie. Le 30 août, cette organisation a d’ailleurs revendiqué la mort 3 soldats tunisiens, tombés dans une embuscade au Mont Sammama.

En attendant, M. Horchiani se concentre d’abord sur la question des combattants étrangers de l’EI en Libye. « Les pays gèrent la question au jour le jour », a-t-il déploré. « La guerre contre le terrorisme est une guerre totale. Si on traite le terrorisme seulement sur le plan sécuritaire et militaire, on perd la guerre », a-t-il estimé.

Et d’expliquer : « Le terrorisme, c’est une pensée, c’est une culture qui se forge dans l’esprit des jeunes. Il faut créer un type nouveau d’éducation, mener un autre type de discours religieux aussi. (…) Il faut inculquer aux jeunes que l’islam ce n’est pas cela (…) Sinon on va avoir dans quelques années un monstre plus dangereux que Daesh. »

http://www.opex360.com/2016/09/07/il-y-aurait-millier-de-jihadistes-tunisiens-en-libye-selon-ministre/
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Adam
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MessageSujet: Re: TUNISIE - Actualités et avenir   Jeu 15 Sep 2016 - 14:50

Rached Ghannouchi / Foreign Affairs a écrit:

From Political Islam to Muslim Democracy



The Ennahda Party and the Future of Tunisia

Ennahda, one of the most influential political parties in the Arab world and a major force in Tunisia’s emergence as a democracy, recently announced a historic transition. Ennahda has moved beyond its origins as an Islamist party and has fully embraced a new identity as a party of Muslim democrats. The organization, which I co-founded in the 1980s, is no longer both a political party and a social movement. It has ended all of its cultural and religious activities and now focuses only on politics.

Ennahda’s evolution mirrors Tunisia’s broader social and political trajectory. The party first emerged as an Islamist movement in response to repression at the hands of a secularist, authoritarian regime that denied citizens religious freedom and the rights of free expression and association. For decades, Tunisian dictators shut down all political dis­course in the country, forcing movements with political aims to operate exclusively as social and cultural organizations. But the revolution of 2010–11 brought an end to authoritarian rule and opened up space for open, free, and fair political competition.

Tunisia’s new constitution, which Ennahda members of parliament helped draft and which was ratified in 2014, enshrines democracy and protects political and religious freedoms. Under the new constitution, the rights of Tunisians to worship freely, express their convictions and beliefs, and embrace an Arab Muslim identity are guaranteed, and so Ennahda no longer needs to focus its energies on fighting for such protections. Therefore, the party no longer accepts the label of “Islamism”—a concept that has been disfigured in recent years by radical extremists—as a description of its approach. In this new democratic stage of Tunisian history, the question is no longer one of secularism versus religion: the state no longer imposes secularism through repression, and so there is no longer a need for Ennahda or any other actor to defend or protect religion as a core part of its political activity.

Of course, as Muslims, the values of Islam still guide our actions. However, we no longer consider the old ideological debates about the Islamization or secularization of society to be necessary or even relevant. Today, Tunisians are less concerned about the role of religion than about building a governance system that is democratic and inclusive and that meets their aspirations for a better life. As the junior partner in Tunisia’s coalition government, Ennahda aims to find solutions to matters of concern to all of the country’s citizens and residents.

Ennahda’s evolution is a result of 35 years of constant self-evaluation and more than two years of intense introspection and discussion at the grass-roots level. At an Ennahda Party congress held in May, more than 80 percent of the delegates voted in favor of this formal shift, which represents not so much a sea change as a ratification of long-held beliefs. Our values were already aligned with democratic ideals, and our core convictions have not changed. What has changed, rather, is the environment in which we operate. Tunisia is finally a democracy rather than a dictatorship; that means that Ennahda can finally be a political party focusing on its practical agenda and economic vision rather than a social movement fighting against repression and dictator­ship. As the entire Middle East grapples with instability and violence—often complicated by conflicts over the proper relationship between religion and politics—Ennahda’s evolution should serve as evidence that Islam is indeed compatible with democracy and that Islamic move­ments can play a vital, constructive role in fostering successful democratic transitions.

RESISTANCE AND RENAISSANCE

Abdelfattah Mourou and I established the Islamic Tendency Movement (MTI), which later became Ennahda, in the 1970s. We were both graduates of Ez-Zitouna, the first Islamic university in the world, which was founded in 737 and has long fostered a vision of Islam as dynamic and responsive to the changing needs of society. Our approach was shaped by our contact with a variety of reformist Islamic thinkers. Early on, we were influenced by thinkers in Egypt and Syria linked to the Muslim Brotherhood, such as the movement’s Egyptian founder, Hasan al-Banna, and Mustafa al-Sibai, the leader of its Syrian branch. But as the MTI developed, we increasingly drew inspiration from thinkers in the Maghreb region, such as the Algerian philosopher Malek Bennabi and Ez-Zitouna University’s own Mohamed Tahar Ben Achour, one of the fathers of the rationalistic approach to Koranic exegesis, which emphasizes the importance of maqasid al-sharia: the objectives, or ends, of Islamic law.

At the time, Tunisia was experiencing increasing social and political unrest due to widespread dissatisfaction with the authoritarian regime of President Habib Bourguiba and its crackdown on civil and political liberties, as well as with the slow pace of economic growth, the spread of corruption, and the persistence of social inequality. Discontent boiled over in a series of strikes between 1976 and 1978 that culminated in a general strike on January 26, 1978—a day that came to be known in Tunisia as Black Thursday, when the regime killed dozens of protesters, wounded hundreds more, and arrested more than 1,000 people on charges of sedition.

In light of a growing consensus about the need for democratic reforms, the MTI brought together Tunisians who opposed the Bourguiba regime and felt excluded from the political system, especially owing to the state’s repression of any expression of religiosity, whether in public or private. MTI members set up discussion groups, published journals, and organized students on university campuses.

In April 1981, the Bourguiba regime consented to the registration of other political parties. The MTI submitted a request to form a party committed to democracy, political pluralism, the peaceful sharing and alternation of power, free and fair elections as the sole source of political legitimacy, the protection of moderate religious scholar­ship, and the pro­motion of a form of modern­ization that would be in harmony with Tunisia’s values and cultural heritage. But the application was ignored by authorities.

Faced with rising calls for reform, the regime instead expanded its crackdown, arresting around 500 MTI members, myself included. Between 1981 and 1984, I was imprisoned along with many of my colleagues. Shortly after our release, many of us were rearrested, accused of inciting violence and “seeking to change the nature of the state.” Many Ennahda members were sentenced to life in prison after sham trials, as the regime deepened its descent into repression and despotism.

The rise to power of Zine el-Abidine Ben Ali, who deposed Bourguiba in a 1987 coup d’état, seemed to signal a potential political opening. The following year, Ben Ali granted an amnesty to all political prisoners and announced the beginning of a new era of multiparty democracy. The MTI again applied for recognition as a poli­tical party, changing its name to Hizb Ennahda (the Renaissance Party). How­ever, the application was again ignored, and the hoped-for opening soon proved to be a mirage, as the Ben Ali regime reverted to the repressive tactics of the Bourguiba era. After the 1989 national elections, in which independent candidates linked to Ennahda won 13 percent of the overall vote and, according to some sources, as much as 30 percent in some major urban areas, the regime moved to crush the party. Tens of thousands of members were arrested, imprisoned, tortured, blacklisted from employment and educational opportunities, and subjected to police harassment. Many others, including me, were forced into exile.

For the next two decades, Tunisia languished under repression, and Ennahda struggled to survive as a banned underground movement. A turning point finally came in December 2010, when a young Tunisian street vendor named Mohamed Bouazizi set himself on fire in front of a local government office to protest the harassment he had suffered at the hands of officials. Bouazizi’s action captured the public imagination, and in less than a month, massive protests around the country had forced Ben Ali to flee and had sparked a series of revolts across the Arab world. Ennahda members participated in the protests alongside other Tunisians, but not under the party banner, partly to avoid giving the regime an excuse to paint the demonstrations as the work of an opposition group seeking to take power.

In the country’s first free and fair elections, in October 2011, Ennahda’s grass-roots networks and track record of opposing the dicta­torship helped it win the largest share of the vote, by a wide margin. Seeking a national unity government, Ennahda entered into a pio­neering coalition with two secular parties, setting an important precedent in contemporary Arab politics.

In Tunisia’s postrevolutionary era, when tensions have threatened to overwhelm the country’s fragile democratic structures, Ennahda has pushed for compromise and reconciliation rather than exclusion or revenge. During negotiations over a new constitution, Ennahda’s parliamentarians made a series of crucial concessions, consenting to a mixed presidential-parliamentary system (Ennahda had originally called for an exclusively parliamentary system) and agreeing that the constitution would not cite sharia as one of the sources of legislation. As a result of Ennahda’s willingness to compromise and work within the system, the new constitution enshrines democratic mechanisms, the rule of law, and a full range of religious, civil, political, social, economic, cultural, and environmental rights.

In 2013, violent Salafi extremists carried out a series of attacks and political assassinations, setting off a period of instability and protest. Seeking to tar Ennahda by falsely associating the party with these crimes, a number of parliamentarians suspended their participation in the drafting of the constitution. In response, Ennahda and its coalition partners sought to forge a compromise rather than force the document through in the midst of turmoil. To preserve the legitimacy of the process, the Ennahda-led government did something never before seen in the region: it willingly stepped down and handed over power to a neutral, technocratic government. Our priority was not to remain in control but to ensure that the National Constituent Assembly, the supreme representative body, could complete the work of drafting a constitution that would establish the political foundations of a democratic Tunisia.

Following elections in 2014, Ennahda gracefully conceded its loss—even before the official results were announced—to Nidaa Tounes, a center-right party founded in 2012. Ever since, Ennahda has worked with Nidaa Tounes as the junior partner in a coalition government. Although the two parties do not see eye to eye on every issue, the coalition has held steady, and the combination of a well-constructed constitution and political cooperation has produced the right conditions for Ennahda to take the next step in its journey toward Muslim democracy.

THE SEPARATION OF MOSQUE AND STATE

At its tenth party congress, in May, Ennahda announced a series of changes that formalized its decision to focus exclusively on politics and to leave behind social, educational, cultural, and religious activities. In recent years, the party has gradually abandoned those pursuits, recognizing that they should be the purview of independent civil society organizations and not of the party or any entity related to it. The motion to enact this change stipulated, among other things, that the party’s cadres can no longer preach in mosques and cannot take leadership positions in civil society groups, such as religious or charitable associations.

Our objective is to separate the political and religious fields. We believe that no political party can or should claim to represent religion and that the religious sphere should be managed by independent and neutral institutions. Put simply, religion should be nonpartisan. We want the mosque to be a space for people to come together, not a site of division. Imams should not hold positions in any political party and should be trained as specialists in their field in order to gain the skills and credibility required of religious leaders; currently, only seven percent of Tunisian imams have undergone such training.

The party congress also approved a comprehensive strategy to overcome the major challenges Tunisia faces, focusing on consolidating constitutional procedures, pursuing transitional justice, reforming state institutions, enacting economic reforms to spur growth, creating a multidimensional approach to the fight against terrorism, and promoting good governance in religious institutions.

Ennahda is now best understood not as an Islamist movement but as a party of Muslim democrats. We seek to create solutions to the day-to-day problems that Tunisians face rather than preach about the hereafter. To be clear, the principles of Islam have always inspired Ennahda, and our values will continue to guide us. But it is no longer necessary for Ennahda (or any other party) to struggle for religious freedoms: under the new constitution, all Tunisians enjoy the same rights, whether they are believers, agnostics, or atheists. The separation of religion and politics will prevent officials from using faith-based appeals to manipulate the public. It will also restore the independence of religious institutions: religion will no longer be hostage to politics, as it was before the revolution, when the state interfered in and repressed religious activities.

This separation will also help better equip Tunisia to combat extremism. When religion was repressed and religious institutions forcefully closed and restricted for decades, Tunisian youth were left with no reference point for mainstream, moderate Islamic thought; many succumbed to distorted interpretations of Islam that they encountered on the Internet. Confronting violent extremism requires an understanding of the true teachings of Islam, which reject black-and-white views and allow for interpretations that accommodate the needs of modern life. The genuine separation of mosque and state and the effective governance of religious institutions will facilitate better religious education and reintroduce moderate Islamic thinking to Tunisia.

A REBUKE TO TYRANTS AND EXTREMISTS

Tunisia has made significant political progress over the last five years. To consolidate these gains, the government must prioritize social and economic development. It must go beyond democratic institution building and carry out economic reforms that will meet the urgent need for jobs and growth. To this end, Ennahda has called for a comprehensive national economic dialogue and a participatory approach to reforms based on a vision of “compassionate capitalism”—an approach that balances the freedom of enterprise with the ideals of social justice and equal opportunity.

To boost growth, the government needs to pave the way for the resumption of production in several strategic sectors, such as the phosphate industry, which has slowed down since the revolution due to disagreements between labor unions and producers over pay and working conditions. Ennahda also strongly supports reforms to the banking sector that will make it easier for firms and individuals to get access to financing. These reforms will bring much of the informal economy into the mainstream. The party has also successfully pushed for increases in government assistance to small busi­nesses and farmers. In addition, the government must diversify Tunisia’s trading relations and increase Tunisia’s exports to neighboring countries by opening up new opportunities in Africa, Asia, and Latin America and advancing the ongoing negotiations over a free-trade agreement with the EU.

Creating a culture of entrepreneurship is particularly critical for Tunisia’s success. Tunisians have grown accustomed to thinking of the state as the country’s main employer, and corruption under the former regime placed many barriers in the way of would-be entrepreneurs. Ennahda wants to encourage a shift away from this dependence, which has historically allowed the state to monopolize resources and distribute them in an opaque and clientelistic manner. Ennahda supports the government’s ongoing efforts to encourage entrepreneurship among the younger generations; the minister of vocational training and employ­ment, the Ennahda member Zied Ladhari, has introduced ambitious and much-needed reforms, launching a new program to train more than 600,000 unemployed Tunisians, renovating job-training centers, and creating a national authority for career guidance.

Ennahda also backs reforms that will make it easier to establish public-private partnerships and to start new businesses. The Ennahda-led government of 2011–14 introduced a new law governing such part­nerships, which has recently been adopted. And a new program proposed by Ladhari would promote new businesses by creating mentoring programs for start-ups and by supporting entrepreneurs through training, flexible funding systems, and a one-stop shop for administrative procedures, to reduce bureaucracy.

Economic development cannot progress, however, without significant changes in the educational system, which has become divorced from the realities of the labor market in Tunisia, where the overall unem­ployment rate currently hovers around 15 percent. Education must be a path to work, not a bridge to joblessness. Ennahda is pushing for reforms that will help educational institutions meet the needs of the market, including by focusing more on soft skills, providing a larger range of technical training schemes, and connecting students to opportunities and internships in the public and private sectors.

Consolidating Tunisia’s dramatic political transformation and making progress on economic development will also require social change, especially when it comes to the role of women in government and business. The participation and leadership of Tunisian women—in politics, the judiciary, and civil society—were crucial to the country’s democratic transition. Today, 60 percent of all Tunisian university graduates are female, yet women still face higher unemployment than men (21.5 percent compared with 12.7 percent in 2014). The country’s democratic development depends on removing the obstacles that women face in all fields, promoting equal participation, and protecting women’s rights. To that end, Ennahda supports mandating equal gender representation on all party lists in the local elections that will be held in March 2017. Ennahda members of parliament have also proposed stronger maternity-leave rights to protect women against discrimination and to give them greater career flexibility.


Overshadowing all these issues, of course, is the question of security. The challenge of keeping Tunisians safe in an unstable region is testing the resilience of the country’s new democratic system. The state must protect citizens while ensuring respect for individual rights and the rule of law. Ennahda has successfully pushed for amendments to counterterrorism laws that ensure suspects’ access to legal advice. We have also called for a compre­hensive national security strategy that addresses the complex causes of extremism. Smart counterterrorism avoids counterproductive reactions and will require a cultural shift on the part of Tunisia’s security institutions, toward respecting the supremacy of the law and protecting the freedoms of individuals, civil society groups, and the media. Newly enacted provisions to protect the rights of detainees, as well as the establishment of the National Anti-Torture Commission, represent a step in the right direction.

The only way to conclusively defeat extremist groups such as the self-proclaimed Islamic State (also known as ISIS) is to offer a hopeful alternative to millions of young Muslims around the world. In the Arab world, people have faced increasing social exclusion, fewer opportunities, and repression at the hands of autocrats. Their frustration has been exploited by extremist groups such as ISIS, which aim to sow chaos and disorder and impose their own form of tyranny on the region. By showing that Muslim democracy can respect individual rights, promote social and economic opportunities, and protect Arab Islamic values and identities, the successful con­solidation of democracy in Tunisia will serve as a rebuke to secular tyrants and violent extremists alike.

Ennahda’s recent transition will make that kind of success more likely. We hope it will also inspire more debate in the Muslim world about the compatibility of Islam and democracy, what it means to be an inclusive political party, and how to build democratic systems that promote pluralism and respect the right to difference. Of course, Tunisia’s political environment is different from that in the rest of the region. Other Arab countries, such as Egypt, Iraq, and Syria, are still suffering under dictatorship and military rule or remain mired in ethnic and sectarian conflicts. The more complicated a country’s internal situation, the higher the price of change will be and the longer it will take. But change is coming, whether as a result of civil war, peaceful revolution, or gradual reform. And when it comes, Tunisia—and Ennahda—will hopefully serve as a valuable model.

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MessageSujet: Re: TUNISIE - Actualités et avenir   Lun 19 Sep 2016 - 13:26

Ecofin a écrit:

Tunisie : le Parlement européen accorde 500 millions d’euros et envisage un Plan Marshall de 20 milliards


Le Parlement européen  (PE) a accordé, le 14 septembre dernier, une aide financière d’un montant de 500 millions d’euros à Tunis. Suite à l’Appel à une mobilisation internationale en faveur de la Tunisie, lancé par le Cercle Kheireddine, un think tank tunisien, un « Plan Marshall » est également envisagé pour sortir le pays de la torpeur économique dans laquelle il est plongé depuis plusieurs années et pour consolider sa démocratie.

Ce plan prévoit un financement d’un montant de 20 milliards d’euros sur 5 ans (2016-2020).  Il comprend un vaste programme d’actions et de réformes qui permettrait d’engager un nouveau modèle de développement, plus équilibré sur le plan régional, plus inclusif dans le domaine social et plus ambitieux, en ce qui concerne l’intégration internationale. Il vise fondamentalement à préserver le modèle sociétal tunisien bâti sur l’autorité de l’Etat de droit, la démocratie, le rôle central joué par les femmes, la quête de plus de justice sociale et de libertés individuelles et une éducation fondée sur des valeurs universelles et porteuse de modernité. Ce Plan Marshall favoriserait également la transition démocratique.

Présidé par Afif Chelbi, le cercle Kheireddine réclame une «déclaration claire sur les modalités de mobilisation et de coordination entre les différentes institutions financières (FMI, Banque mondiale, Berd, BEI, BAD et BID) afin qu’elles puissent contribuer de manière optimale à la croissance et à la restructuration de l’économie tunisienne».

Une délégation de parlementaires européens est attendue à Tunis, ce 19 septembre, dans le cadre de cet appui, annonce un communiqué de l’Union européenne, rapporté par Africanmanager.

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MessageSujet: Re: TUNISIE - Actualités et avenir   Lun 3 Oct 2016 - 16:02

Citation :
Tunisie : 31 condamnations à mort pour l'attaque du domicile d'un ex-ministre


AFP 03/10/2016


Trente-et-une personnes ont été condamnées par contumace à la peine de mort pour leur implication dans l'attaque en 2014 contre le domicile de Lotfi Ben Jeddou, alors ministre tunisien de l'Intérieur, dans laquelle quatre policiers ont été tués, a-t-on appris lundi auprès du parquet.

Un total de 46 personnes étaient poursuivies par la justice tunisienne pour cette attaque commise en mai 2014 à Kasserine (centre), et revendiquée par un groupe lié à el-Qaëda au Maghreb islamique (Aqmi). Parmi elles, 31 accusés, de nationalités tunisienne et algérienne, étaient jugées en "état de fuite" et ont écopé de la peine capitale, a dit à l'AFP le porte-parole du tribunal de première instance de Tunis, Sofiène Sliti. Reconnus coupables d'"homicide volontaire et adhésion à un groupe terroriste", entre autres, ils ont également été condamnés à 36 ans d'emprisonnement, a précisé la même source.

Parmi les 15 accusés restants, huit ont été condamnés à des peines allant de trois à dix ans de prison ferme pour "adhésion à un groupe terroriste et implication dans des affaires liées au terrorisme". Les sept autres ont bénéficié d'un non-lieu, a ajouté M. Sliti. Ces jugements ont été prononcés vendredi mais n'ont été communiqués que lundi.

Parmi les 31 accusés condamnés à mort figure Seiffallah Ben Hassine alias "Abou Iyadh", fondateur de Ansar Al-Charia, un groupe jihadiste interdit en Tunisie. Il aurait été tué lors d'une frappe américaine en Libye en 2013 mais son sort reste incertain. On retrouve aussi le nom de l'Algérien Lokman Abou Sakhr, chef du groupe armé tunisien Okba Ibn Nafaa, la branche locale d'Aqmi, tué selon Tunis dans une opération antiterroriste en mars 2015 à Kasserine, près de la frontière algérienne.

Depuis son indépendance en 1956, la Tunisie a procédé à 135 exécutions, mais le pays observe un moratoire depuis 1991. La nouvelle loi antiterroriste, adoptée en juillet, a maintenu la peine de mort malgré les appels de plusieurs ONG nationales et internationales à son abolition.
La Tunisie fait face depuis 2011 à un essor de la mouvance jihadiste dont les attaques ont coûté la vie à des dizaines de policiers et militaires, mais aussi à des civils et à 59 touristes étrangers en 2015.

http://www.lorientlejour.com/article/1010616/tunisie-31-condamnations-a-mort-pour-lattaque-du-domicile-dun-ex-ministre.html
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MessageSujet: Re: TUNISIE - Actualités et avenir   Mar 8 Nov 2016 - 19:04

Decidemment, c'est la grande mode en ce moment...
http://africanmanager.com/07_la-tunisie-doit-comme-le-maroc-chercher-largent-ou-il-est-en-afrique/ a écrit:

La Tunisie doit, comme le Maroc, chercher l’argent où il est : En Afrique!!

Pour ceux qui en doutaient, mais ils ne sont pas nombreux, le chef du gouvernement tunisien, Youssef Chahed, va aller en France demain mercredi 09 novembre 2016 pour parler gros sous. Chahed qualifie lui-même son voyage de « stratégique » et lui confère volontiers, dans un entretien avec l’AFP, « une vocation économique ». A quelques semaines de la Conférence internationale de l’investissement – les 29 et 30 novembre 2016 à Tunis -, il était grand temps d’aller secouer l’ami historique et premier partenaire économique de la Tunisie, mais qui se fait discret depuis quelque temps, empêtré lui aussi dans ses difficultés économiques et un chômage qui s’obstine à rester dans la zone des 10%, alors que ses voisins d’Europe du Nord, mais surtout l’Allemagne, font nettement mieux.

Chahed attend de la France qu’elle prenne en charge, aux côtés de la Tunisie, une partie des coûts de la transition démocratique et de l’instabilité en Libye. Cette incantation, tout au mieux, en tout cas au regards des faits, a des allures de voeu pieux. Le Premier ministre tunisien perd de vue les signaux, ou plutôt l’absence de signaux, qui ont suivi le déplacement en septembre 2016 d’une délégation tunisienne pour « vendre » le Plan Marshall, qui coûterait à l’Union Européenne la bagatelle de 20 milliards d’euros, en financements. Certes il y a eu un vote du Parlement européen plein de ferveur, d’emphase et d’empathie pour la Tunisie, pour ses souffrances, sa bravoure, sa ténacité, ce phare du monde arabe… Bref, les déclarations passionnées de circonstance. Sauf que depuis rien ne se passe, ou pas grand chose. Les Européens sont toujours aussi tièdes quand il s’agit de voler au secours de la Tunisie, je veux dire de manière consistante et pas des actions de saupoudrage ou de plâtrage sur une jambe en bois. Par ailleurs la résolution adoptée par le Parlement européen en faveur du plan Marshall n’est pas coercitive. Pire, les députés européens se sont démenés pour coller à leur vote un épais document de 70 points sur des réformes que la Tunisie doit entreprendre et réussir si elle veut voir la couleur des billets.


Autant vous le dire tout de suite : Les choses sont très mal engagées. Chahed n’arrive pas à avancer dans son projet de la loi de finances 2017, dont d’ailleurs il a demandé le report de l’examen à l’ARP, de quelques jours (il était prévu de débuter les plénières ce 15 novembre, ce sera ce 18 novembre finalement), pour tenter de dégrossir la vague des détracteurs, avec à leur tête l’UGTT. Mais la centrale syndicale tient toujours mordicus aux majorations salariales dans le secteur public, et menace de décréter des grèves générales un peu partout dans le pays et de paralyser l’économie si les engagements ne sont pas tenus. Je ne vous apprends rien en vous disant que tout ça est du plus mauvais effet sur les investisseurs et que si tous ces problèmes ne sont pas solutionnés très rapidement, ils vont venir fin novembre, faire un peu de tourisme, et repartir comme ils sont venus. Sans lâcher un sou.
Alors on a regardé autour de nous pour voir s’il y a un pays qui réussissait économiquement, sans tout ce battage médiatique ou ces grands-messes des investisseurs, coûteux en temps et en deniers publics. Et on a vu le Maroc

Le Maroc aime l’Afrique, et elle le lui rend bien

Le Maroc… Voilà un pays qui a tout compris, depuis des décennies, et qui prospère dans son contient, pendant que la Tunisie regardait avec des yeux de Chimène une Union euro-méditerranéenne qui n’est jamais venue, et qui est de plus en plus improbable depuis que le terrorisme a fait irruption dans la vie paisible des Maghrébins.

Le pays doit en partie sa santé économique et son taux de chômage relativement bas (9,6%, selon les chiffres dévoilés par le Haut-commissariat au Plan, alors que la Tunisie, au mieux, affiche plus de plus 15%) à son extraordinaire dynamisme sur les marchés africains.
Le roi du Maroc, Mohammed VI, le meilleur VRP (voyageur, représentant, placier) du pays, est un pèlerin infatigable et qui ne rechigne jamais à aller chercher l’argent là où il se trouve : Justement dans le continent africain.

L’Afrique est un continent qui regorge de matières premières, vendues à prix d’or sur les marchés internationaux, un pactole qui est rapatrié sur le continent mais dont les Africains, très souvent, ne savent que faire faute d’avoir le savoir-faire et les installations pour le transformer en infrastructures. Et c’est là où le Maroc intervient, avec sa formidable armada diplomatique en Afrique – plus de 30 ambassades et représentations, alors que la Tunisie n’en a qu’une quinzaine – qui fait feu de tout bois. Après avoir mâché le travail, le roi et sa cohorte d’hommes n’ont qu’à passer pour cueillir les fruits mûrs.

Le dimanche 06 novembre 2016, Mohammed VI, était au Sénégal, d’où il a prononcé le discours sur la marche verte en direction des Marocains, une première dans l’histoire du pays, un insigne honneur que le président sénégalais, Macky Sall, a apprécié à sa juste valeur.
C’est aussi cela la diplomatie économique : Des symboles. Les Subsahariens aiment ces marques d’attention, et les Marocains savent y faire. Par ailleurs le roi a fait cela dans un pays qui, d’après le FMI, affichera plus de 6% de croissance en 2017, une envolée dopée par le très ambitieux Plan Sénégal Emergent (PSE), sans parler des énormes quantités de pétrole et de gaz découvertes récemment. Nul doute que le Sénégal saura se souvenir du geste du roi du Maroc…

Avant le Sénégal, il y a à peine trois semaines – le 18 octobre 2016 -, Mohammed VI a fait une virée au Rwanda où la délégation marocaine a signé 19 contrats dans des secteurs très divers, puis cap sur la Tanzanie où les hommes d’affaires qui l’accompagnaient ont conclu 20 accords. Et encore il allait affoler de nouveau les compteurs en Ethiopie, mais il a dû rappliquer au pays. Mais ce n’est que partie remise, après la COP22, organisée à Marrakech, il retourne en Ehiopie. Le roi aime arpenter le continent africain, et l’Afrique le lui rend bien. C’est ainsi que le Maroc est montée jusqu’à plus de 500 entreprises exportatrices sur le continent…

Les promoteurs tunisiens aussi ont un appétit pour l’Afrique, surtout depuis que les horizons se sont bouchés en Europe, le souci c’est que les hommes d’affaires tunisiens ne sont pas soutenus par une réelle volonté politique, quoi qu’en dise la PDG du Cepex (Centre de Promotion des Exportations). Le Premier ministre tunisien n’a jamais évoqué l’Afrique subsaharienne dans ses discours, du moins pas assez fort pour qu’on l’entende. Et encore moins programmer une visite dans cette partie du continent que la Tunisie connait si peu. Ce n’est pas vraiment cela qu’on appelle volonté politique. Il est temps que ça change, si la Tunisie veut se donner une chance de changer son destin…

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""Qu'importe que je sois de mauvaise foi puisque je lutte pour une cause juste.
        Qu'importe que je lutte pour une cause injuste puisque je suis de bonne foi""


“L'histoire n'est que la géographie dans le temps, comme la géographie n'est que l'histoire dans l'espace.”

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MessageSujet: Re: TUNISIE - Actualités et avenir   Lun 14 Nov 2016 - 11:17

Citation :
Tunisie : saisie de trois caches d'armes près de la Libye


Reuters 14/11/2016


Quatre caches d'armes ont été découvertes depuis samedi dans une région tunisienne frontalière de la Libye et des dizaines de fusils ainsi que d'importantes quantités de munitions ont été saisies, a-t-on appris lundi de sources de sécurité.

Les deux premières caches ont été découvertes samedi dans les localités de Kharrouba et de Chareb Errajel, près de la ville méridionale de Ben Guerdane, respectivement sur les routes de Tataouine et Zarzis, selon les mêmes sources et des témoins.
Une troisième, la plus importante, a été mise au jour dimanche à l'intérieur d'un garage, à proximité de Jalel, en périphérie de Ben Guerdane, a-t-on ajouté.

Enfin, alors que les opérations de ratissage se poursuivent, une quatrième cache a été découverte lundi à El Amiriya, au sud de Ben Guerdane, a annoncé à l'AFP une source sécuritaire.
Il ne s'agit pas des premières caches d'armes découvertes dans le sud, mais elles le sont rarement en nombre aussi élevé.

Dans un communiqué, le ministère de l'Intérieur a en outre insisté sur l'importance de l'opération menée dimanche, relevant qu'une cinquantaine de fusils, dont 27 kalachnikovs, et plusieurs dizaines de missiles avaient alors été saisis.
Trente caisses de munitions, 12 kilos d'explosifs et plus d'un millier de tasers, entre autres, ont également été recensés.

Cet arsenal était dissimulé dans un garage entouré d'une clôture, ont précisé des sources de la Sécurité. D'après le ministère, trois personnes, dont le propriétaire, ont été interpellées. Une quatrième personne a été arrêtée lundi après la mise au jour de la quatrième cache.

Citant un responsable du ministère de la Défense, la radio Shems FM a affirmé que ces caches d'armes avaient été découvertes à l'aide de données récupérées sur le téléphone portable d'un jihadiste abattu la semaine dernière sur le mont Salloum, dans le centre-ouest du pays.
Sollicité, le ministère n'a pas confirmé.

Mercredi dernier, les autorités avaient annoncé avoir tué le chef d'un groupe jihadiste lié à l'organisation extrémiste Etat islamique (EI), responsable de l'assassinat quelques jours plus tôt d'un soldat à son domicile.
La ville de Ben Guerdane se trouve dans l'extrême sud de la Tunisie, non loin de la frontière avec la Libye, pays où le chaos a permis l'émergence de l'EI.

Pour tenter de limiter les trafics, notamment d'armes, Tunis a érigé un "système d'obstacles" sur la moitié des 500 km de frontière commune.
En mars, Ben Guerdane a été le théâtre d'attaques coordonnées contre des installations sécuritaires, et les autorités avaient affirmé avoir déjoué une tentative de créer une branche de l'EI en Tunisie.
Selon un bilan officiel, 13 membres des forces de l'ordre et sept civils sont morts dans ces attaques, tandis qu'au moins 55 extrémistes ont été tués.

http://www.lorientlejour.com/article/1018199/tunisie-saisie-de-trois-caches-darmes-pres-de-la-libye.html
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MessageSujet: Re: TUNISIE - Actualités et avenir   Lun 14 Nov 2016 - 15:43

Fort a parier que le Drs algerien est pour quelque chose!!! C'est pas la première fois qu'ils essayent de tordre le bras du gouvernement tunisien pour influencer sur un rapprochement avec le Maroc
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MessageSujet: Re: TUNISIE - Actualités et avenir   Ven 18 Nov 2016 - 14:19


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MessageSujet: Re: TUNISIE - Actualités et avenir   Ven 25 Nov 2016 - 21:47

Citation :

Des drones américains en Tunisie

23 novembre 2016

Le président tunisien Béji Caïd Essebsi reconnait pour la première fois que des drones américains survolent le territoire tunisien et mènent des opérations dans le pays.
En revanche, il nie les informations selon lesquelles une base militaire américaine a été installée en Tunisie.
M. Essebsi a déclaré avoir personnellement autorisé les opérations de drones américains, notamment pour surveiller les parties frontalières avec la Libye.
Ces opérations sont menées dans l'intérêt de la Tunisie, qui a l'obligation de coopérer avec les Etats-Unis dans la lutte contre le terrorisme, a précisé le président tunisien dans une interview accordée à une chaîne de télévision locale.
La mission de ces appareils sans pilote, poursuit-il, est de collecter des informations sur les activités et les mouvements des groupes djihadistes.
Les renseignements obtenus sont partagés avec les autorités tunisiennes, selon Béji Caïd Essebsi.
Déjà, l'an dernier, les Etats-Unis, l'Allemagne et le Royaume-Uni s'étaient engagés à former les forces de sécurité tunisiennes et à moderniser leurs infrastructures de collecte de renseignements, à la suite d'une série d'attaques revendiquées par le groupe Etat islamique.

http://www.bbc.com/afrique/region-38082835



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MessageSujet: Re: TUNISIE - Actualités et avenir   Mer 30 Nov 2016 - 15:31

econostrum a écrit:

PSA va fabriquer un pick-up en Tunisie


Le groupe automobile PSA (54,7 mrds€ de chiffre d'affaires en 2015 et 184 000 salariés) a signé, mardi 29 novembre 2016, une lettre d'intention avec son distributeur local Stafim pour l'assemblage et la commercialisation en Tunisie d'un pick-up de la marque Peugeot.

Le projet sera effectif mi-2018 avec un volume annuel de 1 200 unités réservées au marché tunisien. La base de ce pick-up sera fournie par l'actionnaire chinois de PSA, DongFeng.

Selon Jean-Christophe Quémard, directeur de la région Moyen-Orient et Afrique de PSA, "partenaire historique du développement de la filière automobile en Tunisie avec ses trois marques, Peugeot, Citroën et DS, le groupe PSA, avec ce projet, a bien l'intention de confirmer sa place de leader."

Le groupe PSA (Peugeot Société Anonyme), qui s'implantera en 2019 à Kénitra au Maroc et négocie son entrée en Algérie, prévoit de vendre un million de véhicules dans la zone Moyen-Orient et Afrique à l'horizon 2025. Il n'en a vendu que 180 200 en 2015.

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