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 La Guerre d'Algerie

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annabi
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MessageSujet: Re: La Guerre d'Algerie   Dim 14 Juil 2013 - 17:46

Citation :
14 Juillet 1958 : 1ère apparition du drapeau algérien sur les Champs Elysées



A l’occasion du défilé traditionnel du 14 Juillet 1958 sur les Champs Elysées, le 5ème bureau de l’armée française, chargé de l’action psychologique et dirigé par le colonel Godard, avait réuni 4000 Algériens pour participer aux festivités à Paris. Il promettait de montrer à l’opinion internationale les résultats de «la fraternisation». Le 14 Juillet, fête de la Révolution française de 1789 est donc célébré chaque année. Au programme, un défilé militaire de tous les corps d’armée, celui de l’Armée d’Afrique, comme les tirailleurs algériens, sénégalais, les harkis, celui de la jeunesse et aussi la masse des notables représentant les colonies

Une coupure de journal de l’époque attestant de l’événement
Devant la tribune officielle, il y avait les membres du gouvernement français à sa tête le général de Gaulle, les «officiels» des territoires d’Outre-mer», des personnalités de différents horizons et aussi du corps diplomatique accrédité à Paris. Comme à l’accoutumée, le défilé militaire débutait avec fanfare sous un soleil de plomb. Depuis la tribune et des deux côtés du parcours, les Parisiens applaudissaient. Dans le ciel, la patrouille de France, formée de plusieurs escadrilles, laissait derrière elle, des panaches de fumée tricolore ou formait la Croix de Lorraine, le symbole de la Libération.Ce fut le tour des 4 000 Algériens; les officiels français étaient fiers «de montrer à la face du monde» que les Algériens sont du côté de la «mère patrie» et que les «égarés de la montagne ne représentent qu’eux-mêmes». Ils ont voulu que le message soit clair, comme ils l’espéraient pour les diplomates présents et surtout pour l’opinion internationale qui s’éloigne du camp de la France et qui exprime sa sympathie pour le peuple algérien en guerre pour son indépendance.
Ce fut le cas notamment du sénateur Kennedy, des pays de l’Europe de l’Est, des pays non alignés, des pays arabes…
Mais lorsqu’ils arrivent devant la tribune officielle, il y eut un coup de théâtre! Un jeune en culotte courte et chemisette blanche, sortit des rangs et s’approcha de la tribune officielle, en brandissant au nez des officiels présents le drapeau algérien! Quel courage! Il savait que ce geste pouvait lui coûter la vie, mais pour l’Algérie il était prêt au sacrifice suprême. Une onde de choc envahit les occupants de la tribune officielle et les spectateurs. Le drapeau algérien est exhibé pour la première fois au défilé des Champs Elysées !Le service d’ordre est aussitôt intervenu, empoignant le jeune homme pour le conduire loin de la foule et peut-être pour le remettre «aux services concernés» qui le soumettront à la torture.
Pendant qu’il est conduit de force, des agents commençaient à le maltraiter. C’est à ce moment là qu’un haut responsable de la Croix-Rouge internationale est venu es-qualité à son secours afin de convaincre les agents de ne pas lui infliger des sévices. Ce fait héroïque sera rapporté par des agences de presse françaises et étrangères. Nous apprendrons et le monde aussi en même temps que nous qu’il s’agit du jeune Tidjini Mohamed âgé de 17 ans (né en 1941 à Belcourt) qui a bravé le pouvoir colonial devant des officiels français et étrangers, ainsi que des centaines de milliers de spectateurs. Un tel acte a eu alors beaucoup plus de retentissement qu’une action militaire d’envergure de l’ALN dans les djebels. Il a permis, depuis la capitale française, de faire entendre la voix du peuple algérien en lutte pour son indépendance par l’intermédiaire de l’un de ses jeunes patriotes.
Les autorités militaires françaises ne pouvaient que libérer le jeune Tidjini, puisque des témoins l’ont vu lorsqu’il fut «embarqué» par la police. Il sera relâché quelques jours après. Et Tidjini Mohamed ne pouvait rester à Alger, car il risquait d’être repris et assassiné.Et puis, il ne pouvait résister à l’appel de la montagne pour aller rejoindre ses frères.Mohamed Tidjini a intégré les rangs de l’ALN dans les maquis de la Wilaya IV. Il ne survécut pas à la guerre comme des milliers de jeunes de son âge. Il est tombé au champ d’honneur vers la fin de l’année 1961 dans la région de Lakhdaria.

http://www.algerie-focus.com/blog/2013/07/14/14-juillet-1958-1ere-apparition-du-drapeau-algerien-sur-les-champs-elysees/
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annabi
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MessageSujet: Re: La Guerre d'Algerie   Lun 22 Juil 2013 - 2:28

le président Houari Boumédiène en larme pour les martyrs de l'Algerie

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annabi
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MessageSujet: Re: La Guerre d'Algerie   Ven 9 Aoû 2013 - 18:17

Larbi Ben M'hidi (1923 - 1957)




 



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MessageSujet: Re: La Guerre d'Algerie   Lun 12 Aoû 2013 - 23:41

Guerre d' Algérie, des images et archives en couleurs pour la première fois .

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annabi
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MessageSujet: Re: La Guerre d'Algerie   Ven 16 Aoû 2013 - 0:19

on découvre encore les charniers coloniaux

Citation :
Skikda : 48 squelettes humains découverts dans une mine

SKIKDA - Quarante-huit (48) squelettes humains ont été découverts dans une ancienne mine abandonnée qui remonte à l’époque coloniale, située sur les hauteurs de la région de Ras El Ma, près de la commune d’Azzaba, dans la wilaya de Skikda, a appris mardi l’APS de source sécuritaire.
La découverte de ces squelettes, précise la même source, a été faite lors des travaux de terrassement dans la région, entamés dans le chantier de l’entreprise nipponne Cojaal, chargée de la réalisation de l’autoroute est-ouest, soulignant que parmi les squelettes humains découverts, 27 étaient entiers.
Dès l’alerte donnée, a ajouté la même source, les services de la Protection civile, de la Gendarmerie nationale, des unités de l’Armée nationale populaire (ANP) et des spécialistes du Laboratoire national de police scientifique ont été dépêchés sur les lieux.
Des opérations de fouilles approfondies de la région, ont été lancées, a indiqué la même source.

http://www.aps.dz/48-squelettes-humains-decouverts.html
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MessageSujet: Re: La Guerre d'Algerie   Ven 16 Aoû 2013 - 11:05

annabi a écrit:
on découvre encore les charniers coloniaux

Citation :
Skikda : 48 squelettes humains découverts dans une mine

SKIKDA - Quarante-huit (48) squelettes humains ont été découverts dans une ancienne mine abandonnée qui remonte à l’époque coloniale, située sur les hauteurs de la région de Ras El Ma, près de la commune d’Azzaba, dans la wilaya de Skikda, a appris mardi l’APS de source sécuritaire.
La découverte de ces squelettes, précise la même source, a été faite lors des travaux de terrassement dans la région, entamés dans le chantier de l’entreprise nipponne Cojaal, chargée de la réalisation de l’autoroute est-ouest, soulignant que parmi les squelettes humains découverts, 27 étaient entiers.
Dès l’alerte donnée, a ajouté la même source, les services de la Protection civile, de la Gendarmerie nationale, des unités de l’Armée nationale populaire (ANP) et des spécialistes du Laboratoire national de police scientifique ont été dépêchés sur les lieux.
Des opérations de fouilles approfondies de la région, ont été lancées, a indiqué la même source.

http://www.aps.dz/48-squelettes-humains-decouverts.html
qui te prouve qu'il s'agit bien de crimes "coloniaux" et non de pauvres gens égorgés par le FLN comme des centaines de milliers de gens ?

ou bien de réglements de comptes entre les hommes du FLN eux-mêmes lors d'une bleuite comme c'était très courant ? !!

ce que je veux dire , c'est qu'il faut arrêter avec cette histoire du FLN à "l'eau de rose" et laisser les vrais historiens et non les propagandistes de toutes sortes traiter la "guerre d'algérie" ...
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MessageSujet: Re: La Guerre d'Algerie   Ven 16 Aoû 2013 - 18:34

marques a écrit:
annabi a écrit:
on découvre encore les charniers coloniaux

Citation :
Skikda : 48 squelettes humains découverts dans une mine

SKIKDA - Quarante-huit (48) squelettes humains ont été découverts dans une ancienne mine abandonnée qui remonte à l’époque coloniale, située sur les hauteurs de la région de Ras El Ma, près de la commune d’Azzaba, dans la wilaya de Skikda, a appris mardi l’APS de source sécuritaire.
La découverte de ces squelettes, précise la même source, a été faite lors des travaux de terrassement dans la région, entamés dans le chantier de l’entreprise nipponne Cojaal, chargée de la réalisation de l’autoroute est-ouest, soulignant que parmi les squelettes humains découverts, 27 étaient entiers.
Dès l’alerte donnée, a ajouté la même source, les services de la Protection civile, de la Gendarmerie nationale, des unités de l’Armée nationale populaire (ANP) et des spécialistes du Laboratoire national de police scientifique ont été dépêchés sur les lieux.
Des opérations de fouilles approfondies de la région, ont été lancées, a indiqué la même source.

http://www.aps.dz/48-squelettes-humains-decouverts.html
qui te prouve qu'il s'agit bien de crimes "coloniaux" et non de pauvres gens égorgés par le FLN comme des centaines de milliers de gens ?

ou bien de réglements de comptes entre les hommes du FLN eux-mêmes lors d'une bleuite comme c'était très courant ? !!

ce que je veux dire , c'est qu'il faut arrêter avec cette histoire du FLN à "l'eau de rose" et laisser les vrais historiens et non les propagandistes de toutes sortes  traiter la "guerre d'algérie" ...
le FLN n'était qu'un acteur parmi d'autres ..et tu parles de quels historiens ...tu as un doute que des martyrs sont morts pour l'indépendance et que la france a commis des massacres et crimes contre l'humanité en algérie.....ne sois pas français plus que les français eux même ...l'histoire de l'independance de l'algérie ...n'est pas une histoire d'un régime qui l'a trafiquée et maquillée à sa guise pour maintenir son droit au pouvoir absolu ...mais l'histoire d'un peuple ...cher ami
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MessageSujet: Re: La Guerre d'Algerie   Lun 26 Aoû 2013 - 0:55

respect pour ce martyr  

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MessageSujet: Re: La Guerre d'Algerie   Jeu 5 Sep 2013 - 1:54

Citation :
Photos inédites de moudjahidate algériennes exposées à Paris


PARIS- Des photos, pour la plupart inédites, de moudjahidate (anciennes combattantes algériennes) prises dans le feu de l’action pour la libération du pays, sont exposées à Paris, à l’initiative de la photographe et réalisatrice Nadja Makhlouf.
Elles ont pour nom Boudjemma Kheira, Lamri Malika, Elyette Loup ou Monique Hervo. Algériennes ou Européennes, musulmanes, juives ou chrétiennes, ces femmes étaient mues par un seul idéal : libérer l’Algérie du joug colonial, indépendamment du profil qu’elles devaient utiliser pour la bonne cause, a expliqué la photographe.
L’exposition-photo "De l’invisible au visible, moudjahida : femme combattante", qui se tient à l’Institut de recherche et d’études Méditerranée et Moyen-Orient (Iremmo), a la particularité de rendre hommage exclusivement à des femmes toujours en vie. Aux côtés de chacune des photos prises d’elles par Nadja Makhlouf, figurent d’autres photos d’archives prises durant la guerre de libération ainsi qu’un portrait renseignant sur leurs rôles à ce moment-là.
"A travers mes lectures, je me suis rendue compte qu’on glorifiait surtout les femmes tombées au combat. Même s’il n’est pas question de remettre en question l’engagement de ces femmes, il était aussi important à mon sens d’évoquer celles dont on parle peu, parfois jamais, surtout en France", a expliqué l’exposante à l’APS.
Pour elle, il est "extrêmement pertinent" de parler, à l’occasion du cinquantenaire de l’indépendance nationale, de femmes algériennes, françaises, espagnoles, musulmanes, juives ou chrétiennes qui avaient mené un combat juste et universel. Pour monter son exposition, dont les préparatifs remontent à plus d’un an, Nadja Makhlouf est allée à la rencontre de ces femmes qu’elle a dû convaincre pour faire étalage d’un pan important de leur vécu.
"Lors de mes recherches, j’ai réalisé que certaines combattantes algériennes étaient beaucoup plus médiatisées que d’autres, devenues presque l’ombre d’elles-mêmes. J’ai trouvé assez triste qu’on ne puisse pas parler de toutes ces femmes de manière égale", a-t-elle indiqué, signalant que les femmes qu’elle a photographiées sont "les moins connues, voire pas connues du tout".
Selon elle, l’idée, au-delà de leur médiatisation, était également de dresser tous les types de métiers que ces femmes exerçaient durant la guerre de libération nationale. "Généralement, quand on parle de cette guerre, l’action de la femme est parfois réduite à quelques profils", a ajouté la photographe.
Son exposition parisienne a été sélectionnée pour la 5ème Biennale photographique, prévue du 5 octobre au 1er décembre prochains en Haute Normandie, avant un déplacement en 2014 successivement à Alger et Oran.
Nadja Makhlouf est photographe et réalisatrice. Elle est née le 16 février 1981 à Provins (sud-est de Paris). Après un bac littéraire, elle étudie l’image à l’université d’Aix-Marseille. En sortant de cette formation, elle enchaîne les expériences audiovisuelles dans le cinéma, la photographie et l’audiovisuel.
Cela lui permet d’acquérir le savoir et les outils pour assumer des postes tels que photographe, journaliste, rédactrice, chargée de production, de diffusion, de communication.
En 2010, elle décide de tout quitter pour réaliser un projet "plus personnel" : donner naissance à une trilogie audiovisuelle et à une exposition photographique sur des portraits de femmes en Algérie à travers la Kabylie, Alger et le désert.
Cela donne lieu à un projet en trois volets sur la condition des femmes en Algérie, chacun composé d’une exposition photographique et d’un film documentaire.
Le premier volet Femmes Fatales dresse les portraits photographiques de ces femmes kabyles dans l’Algérie d’aujourd’hui. Allah Ghaleb (On n’y peut rien), le film qui l’accompagne, lui, rend compte en toute intimité du quotidien de ces femmes.
L’oeuvre avait reçu le Prix du public lors du festival "Regard sur le cinéma du monde" à Rouen en 2012. Le deuxième volet "De l’invisible au visible : moudjahidate, femme combattante", porte, cette fois-ci, sur les moudjahidate à Alger, d’hier à aujourd’hui. Un film se rapportant à l’exposition est en cours de réalisation.
Pour mener à bien ce projet, la photographe franco-algérienne décide de vivre entre Paris et Alger courant 2012. Un livre de photos est en cours de préparation et devrait être publié en 2014/2015

http://www.aps.dz/Photos-inedites-de-moudjahidate.html
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MessageSujet: Re: La Guerre d'Algerie   Lun 23 Sep 2013 - 21:04

le retour de la dpouille de l'emir abdelkader en algérie et les honneurs en présence du feu président houari boumadiène

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annabi
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MessageSujet: Re: La Guerre d'Algerie   Sam 28 Sep 2013 - 1:40

Citation :
Djamila Boupacha, source de fierté de tous les Algériens


ALGER- Immortalisée par Picasso, défendue par Simone de Beauvoir et Gisèle Halimi contre le système colonial français, la moudjahida Djamila Boupacha (77 ans) "doit remplir de fierté tous les Algériens", souligne Khalfa Mameri dans un livret qu’il lui a consacré.
"Djamila Boupacha, l’inoubliable héroïne de la Guerre d’Algérie" (Thala éditions), actuellement en vente, est un portrait que M. Mameri a dressé de la moudjahida, à la suite de leur rencontre le 30 mars 2013 à Alger, à l’intention des "écoliers et des enfants d’Algérie".
Le livret sur Boupacha est la dernière livraison de la collection lancée en 1998 par l’auteur qui a déjà réalisé les portraits du colonel Lotfi, Larbi Ben M’hidi, Abane Ramdane, Houari boumediene, Mohamed Boudiaf et Ferhat Abbas dans l’intention, explique-t-il, de faire aimer la lecture aux enfants et faire connaître les grandes figures nationales qu’elles soient hommes ou femmes.
"Que la femme érigée un temps en symbole pour la défense des valeurs universelles soit une jeune fille algérienne, à peine sortie de l’adolescence et qui s’est engagée, au prix de sa vie, à libérer son pays ne peut, ne doit que remplir de fierté tout Algérien, toute Algérienne jusqu’à la fin des temps", écrit M. Mameri.

L’auteur revient sur l’enfance de Djamila, née à Saint-Eugène (Bologhine, Alger) le 9 février 1938, et explique comment et pourquoi une jeune fille de 15 ans, d’un "caractère décidé", s’est engagée dans la politique, en adhérent à l’Union des femmes de l’UDMA (Union démocratique pour le Manifeste algérien), un parti créé par Ferhat Abbas en mai 1946.
Il raconte également comment elle a rejoint le maquis en 1955 à l’aide de son frère et d’un responsable FLN de la Basse-Casbah et comment elle s’est mise à la disposition de la Révolution "en faisant preuve d’une audace à peine croyable".
"Prête et disponible pour toutes les actions, elle ne refuse aucune mission (...) son innocence, son jeune âge la font passer partout", souligne M. Mameri.
L’auteur décrit, par ailleurs, comment la jeune fille est parvenue, par sa volonté et son courage, à devenir aide-soignante à l’hôpital de Beni-Messous (Alger) où elle se procurait des médicaments au profit du maquis de la wilaya IV (l’Algérois). Il revient aussi sur la bombe (désamorcée) qu’elle a déposée, le 27 septembre 1959, à la "Brasserie des facultés", au quartier de la Grande poste d’Alger.
M. Mameri raconte par la suite le basculement des Boupacha dans l’horreur après l’arrestation, le 11 février 1960, à leur domicile à Dely Ibrahim, de Djamila (22 ans), de son père (71 ans) et de son beau frère et les tortures abominables qu’ils ont subies pendant 33 jours.
Le livret se termine par un chapitre sur la campagne d’opinion qui a été lancée par l’avocate de Djamila Boupacha, Gisèle Halimi, et l’écrivaine et philosophe Simone de Beauvoir qui ont réussi à arracher la jeune fille, alors risquant la mort, des griffes des militaires et de la justice coloniale en Algérie.
Cette campagne a été inaugurée par Simone de Beauvoir en signant, à la demande de Halimi, un article dans le journal "Le Monde" du 3 juin 1960 sur le cas de Boupacha. "Le retentissement est immédiat et mondial. Les autorités sont submergées, assommées par les révélations de l’article, aussi bien à Alger qu’à Paris", signale l’auteur.
Une bataille juridique a opposé le ministère des armées et le pouvoir judiciaire qui a instruit la plainte en torture de Boupacha et qui, pour la première fois, voulait poursuivre des haut gradés de l’armée coloniale qui a refusé de collaborer avec la justice.
"L’affaire Djamila Boupacha prend de l’ampleur et sort totalement de son cadre. Désormais c’est une bataille juridique qui s’ouvre entre le pouvoir exécutif (gouvernement à travers le ministre des armées) et le pouvoir judiciaire. Tout ce que la France compte en sommités juridiques intervient dans le débat", souligne M. Mameri.

Le procès n’a jamais eu lieu. Immortalisée par Picasso, le plus grand peintre du 20ème siècle, qui a dressé son portrait le 8 décembre 1961, Djamila a retrouvé la liberté le 21 avril 1962, dans le cadre des accords d’Evian, et rentre "libre, fière dans son pays après avoir bellement accompli un devoir patriotique exceptionnel."







http://www.aps.dz/Djamila-Boupacha-source-de-fierte.html

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MessageSujet: Re: La Guerre d'Algerie   Mer 9 Oct 2013 - 13:35

Citation :
Une stèle pour commémorer l’odyssée du "Dina" à Nador (Maroc)

ALGER - Une délégation de l’Organisation nationale des moudjahidine (ONM) a participé récemment à l’inauguration d’une stèle commémorative de l’accostage, le 5 mars 1955, du bateau dénommé "Dina" près Ras El ma, dans la Province de Nador au Maroc pour décharger des pièces d’armes destinées aux combattants algériens et marocains.
A cette occasion, le chef de la délégation algérienne a prononcé une allocution dans laquelle il a rappelé les conditions ayant entouré "l’accostage du navire" saluant "cette initiative et la nature des relations fraternelles et de solidarité qui unissaient les Algériens et les Marocains tout au long de leur lutte commune contre l’occupant français", a souligné mardi un communiqué de l’ONM dont une copie est parvenue à l’APS.
En 1955, le bateau ½ Dina », chargé d’une vaingtaine de tonnes d’armes, a accosté à Ras El Ma dans les environs de Nador (Maroc) en provenance d’Alexandrie (Egypte) pour venir en aide aux combattants algériens et marocains contre l’armée coloniale française.
Le bateau avait à son bord plusieurs moudjahidine algériens dont l’ancien président Houari Boumediène.

http://www.aps.dz/Une-stele-pour-commemorer-l.html
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MessageSujet: Re: La Guerre d'Algerie   Mer 9 Oct 2013 - 16:36

annabi a écrit:
Citation :
Une stèle pour commémorer l’odyssée du "Dina" à Nador (Maroc)

ALGER - Une délégation de l’Organisation nationale des moudjahidine (ONM) a participé récemment à l’inauguration d’une stèle commémorative de l’accostage, le 5 mars 1955, du bateau dénommé "Dina" près Ras El ma, dans la Province de Nador au Maroc pour décharger des pièces d’armes destinées aux combattants algériens et marocains.
A cette occasion, le chef de la délégation algérienne a prononcé une allocution dans laquelle il a rappelé les conditions ayant entouré "l’accostage du navire" saluant "cette initiative et la nature des relations fraternelles et de solidarité qui unissaient les Algériens et les Marocains tout au long de leur lutte commune contre l’occupant français", a souligné mardi un communiqué de l’ONM dont une copie est parvenue à l’APS.
En 1955, le bateau ½ Dina », chargé d’une vaingtaine de tonnes d’armes, a accosté à Ras El Ma dans les environs de Nador (Maroc) en provenance d’Alexandrie (Egypte) pour venir en aide aux combattants algériens et marocains contre l’armée coloniale française.
Le bateau avait à son bord plusieurs moudjahidine algériens dont l’ancien président Houari Boumediène.

http://www.aps.dz/Une-stele-pour-commemorer-l.html
Tou cela est beau,mais qu'est ce que vos diririgeants et vos generaux nous ont donne comme cadeaux et reconnaissance, armer le polizbel pour tuer nos enfants et etre contre le peuple marocains tout ce discours c'est de la pure foutaise et hypocrisie.Mais cela est bien pour le Maroc en laissant faire ce discours les dirigeants algerien et leur sergeants sont entrain de faire du PR pour le Maroc inconsciement et montrer l'hypocrisie de l'algerie au monde et que c'est un pays qu'on doit pas faire confiance tant qu'ils ont ces pharaons et dinosaures qui dirigent le pays.
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annabi
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MessageSujet: Re: La Guerre d'Algerie   Mer 16 Oct 2013 - 22:48

Citation :
17 octobre 1961 : une des pages les plus sanglantes de la répression coloniale



PARIS - En cette journée mémorable du 17 octobre 1961, s’écrivait, en plein cœur de Paris, une des pages les plus sanglantes de la répression coloniale menée contre un peuple déterminé à lutter pour recouvrer sa souveraineté.
Cinquante-deux ans sont passées depuis le massacre perpétré ce jour-là contre des milliers d’Algériens, hommes, femmes et enfants, sortis manifester pacifiquement pour protester contre le couvre-feu discriminatoire qui leur a été imposé et répondre à l’appel à la mobilisation de la Fédération de France du Front de libération nationale (FLN) suite à plusieurs cas de violence policière et de tueries contre la communauté algérienne.
Plus tard dans la soirée, les rues de Paris étaient jonchées de corps d’Algériens dont un grand nombre fut jeté dans les eaux froides de la Seine. Les consignes impitoyables ordonnées par le préfet de police Maurice Papon, qui lui-même appliquait les instructions dictées en hauts lieux, pour réprimer dans le sang cette manifestation pacifique, furent exécutées avec zèle.
Difficile à ce jour d’établir le bilan macabre de cette répression d’Etat d’une extrême gravité perpétrée par quelque 7 000 policiers chauffés à blanc et déployés en cette nuit glaciale et pluvieuse contre une marche pacifique organisée pour appuyer la revendication d’indépendance d’un peuple en proie à une guerre sanglante. Les historiens et la Fédération de France du FLN évoquent plusieurs centaines de morts et de disparus.
Plus de onze mille Algériens sont arrêtés, détenus, dans des conditions atroces durant plusieurs jours. Des autobus de la RATP ont même été réquisitionnés pour les déporter dans des stades, ou les enfermer dans des commissariats pour être sauvagement torturés, souvent à mort. Les survivants au massacre ont été expulsés massivement vers l’Algérie.
Pour de nombreux historiens, les massacres du 17 octobre 1961 marquent l’apogée d’une répression meurtrière déjà renforcée depuis le mois de septembre de la même année.
En effet, dès ce mois-ci déjà, les harkis, ces supplétifs de l’armée française s’installaient au bidonville "La Folie" de Nanterre pour pratiquer des méthodes éprouvées de quadrillages, de terreur et de torture.
Les contrôles policiers, que les Algériens subissaient déjà, les insultes, les brimades, les rétentions de plusieurs jours se multipliaient.
On constatait alors que les décès d’Algériens, dont on retrouvait les cadavres sur la voie publique, augmentaient chaque jour.
 Dévoiler la grande visibilité d’une communauté portée par le désespoir
Lorsqu’à plus de cinquante ans de distance, on évoque cette manifestation, on ne fait que dévoiler la grande visibilité d’une communauté sortie ce jour-là portée par un immense désespoir imposé par les injustices coloniales mais aussi par un immense espoir de se faire entendre et se faire reconnaître dans sa pleine dignité d’êtres humains.
Aujourd’hui, la communauté internationale sait ce qui fut fait de cette dignité sous les ordres de Papon, exécuteur de consignes dictées par les plus hautes autorités d’un Etat colonial répressif.
Largement dissimulés par le mensonge de l’Etat et recouverts par l’indifférence dominante, les massacres perpétrés cette nuit là, sont restés pendant plusieurs décennies délibérément occultés. Une amnésie officielle s’est alors installée.
Pendant longtemps aussi, la France refusait de reconnaître officiellement ce crime pour diverses raisons, mais aussi, parce que les responsables ont continué durant longtemps à occuper d’importantes fonctions dans l’Etat français.
Maurice Papon, Préfet de police en 1961, a été ministre jusqu’en 1981 et Roger Frey, ministre de l’Intérieur en 1961, a présidé le Conseil constitutionnel jusqu’en 1983.
Il a fallu le développement de recherches de la part d’historiens, de chercheurs, la publication de livres, un mouvement inlassable de la société civile pour que, peu à peu, la vérité se fraye un chemin.
Le procès intenté en 1999 par Maurice Papon contre l’historien et écrivain Jean-Luc Einaudi qui, à travers ses enquêtes et recherches a dressé un panorama étourdissant de la répression anti-algérienne, a été un moment crucial qui a permis que ce massacre soit reconnu pour la première fois. Depuis, un mouvement de reconnaissance a pris forme de la part de nombreuses municipalités. A commencer par Paris.
 Une plaque commémorative au pont Saint-Michel
Le 17 octobre 2001, Bertrand Delanoë, maire de Paris, a fait un geste fort en inaugurant une plaque commémorative au pont Saint-Michel, où furent jetés les corps de centaines d’Algériens et où est écrit "à la mémoire de nombreux Algériens tués lors de la sanglante répression de la manifestation pacifique du 17 octobre 1961".
Le 17 octobre 2011, le candidat socialiste à la présidentielle, François Hollande déposait une gerbe de fleurs au pont de Clichy, d’où des Algériens furent également jetés à la Seine, affirmant que "trop longtemps cet événement a été occulté des récits historiques" et ajoutant qu’ "il est important de rappeler ces faits".
Un an plus tard, le 17 octobre 2012, c’est un communiqué de l’Elysée tant attendu depuis des décennies des deux côtés de la Méditerranée qui exprime la reconnaissance officielle de ces faits tragiques.
Dans ce communiqué, brisant le silence de l’Etat français, le président François Hollande déclarait alors que ½ le 17 octobre 1961, des Algériens qui manifestaient pour le droit à l’indépendance ont été tués lors d’une sanglante répression".
"La République reconnaît avec lucidité ces faits. Cinquante et un ans après cette tragédie, je rends hommage à la mémoire des victimes", a-t-il ajouté. Toutes les associations qui se sont mobilisées depuis des décennies pour réclamer une telle reconnaissance ont salué cette déclaration assimilée à une "victoire importante" dans leur combat pour la vérité sur cet épisode parisien sanglant.
Pour elles, elle marque la fin du déni et des mensonges officiels qui ont longtemps cherché à dissimuler ce crime d’Etat, même s’ils estiment que cette déclaration ne couvre pas tous les crimes coloniaux commis en Algérie.
Pour nombre d’observateurs cependant, au-delà du geste politique, cette déclaration devrait être le signal de la poursuite du travail des historiens pour que soient établies les circonstances de ce drame, ce qui implique un plus large accès à toutes les archives qui s’y rapportent et qui doivent être apportées à la connaissance du public longtemps mis à l’écart de la vérité.

http://www.aps.dz/Le-17-octobre-1961-une-des-pages.html
Citation :
Manceron : la France doit faire un travail politique et historique pour tourner la page coloniale




PARIS - L’historien et spécialiste du colonialisme français, Gilles Manceron, revient, dans cet entretien à l’APS, sur les massacres de centaines d’Algériens le 17 octobre 1961 à Paris. Même s’il concède que le communiqué du président français, François Hollande, reconnaissant avec lucidité ces faits est un acte important, il affirme qu’un travail politique et historique est à poursuivre pour que la France tourne enfin la page coloniale de son histoire.

http://www.aps.dz/Manceron-la-France-doit-faire-un.html
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annabi
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MessageSujet: Re: La Guerre d'Algerie   Jeu 17 Oct 2013 - 23:13

Citation :
Massacres d’octobre 1961 : il faut dire la "vérité" sur la répression sanglante (Delanoë)



PARIS - Le Maire de Paris, Bertrand Delanoë, a affirmé jeudi que la "vérité" doit être dite sur les victimes "injustes" des massacres de centaines d’Algériens le 17 octobre 1961 dans la capitale française, soulignant qu’un peuple ne s’abaisse jamais s’il regarde la vérité en face.
"Du point de vue de la Mémoire, il n’y a rien de malsain à dire la vérité. Si des fautes graves ont été commises, on le dit. Cela ne vous abaisse pas, au contraire, ça vous grandit", a-t-il déclaré à la presse, après s’être recueilli, au pont Saint Michel, à la mémoire des victimes de la répression sanglante.
Le Maire socialiste a, à cet effet, rendu hommage à l’ancien président français, Jacques Chirac, qui avait reconnu la responsabilité de son pays dans la déportation.
"Le président (Ndlr Chirac) a été très critiqué quand il a reconnu la responsabilité de l’Etat français dans la déportation des juifs. Je crois qu’il a grandi la France lorsqu’il l’a fait", a-t-il dit, alors qu’il venait, en compagnie de l’ambassadeur d’Algérie en France, Amar Bendjemaa, de poser une gerbe de fleurs à même la plaque commémorant les tragiques évènements.
"La colonisation est un acte condamnable. Un peuple qui domine un autre, qui l’exploite économiquement, qui pratique la répression, c’est une faute", a affirmé l’édile, estimant que jamais un peuple s’abaisse s’il regarde la vérité en face.
"Tous les peuples, dans leur histoire, ont connu des moments de tragédie et, parfois, des comportements particulièrement condamnables de leurs dirigeants", a-t-il fait valoir, estimant qu’un peuple "se grandit lorsqu’il regarde la vérité en face".
A la question de savoir s’il reviendrait, l’année prochaine, se recueillir au même endroit à la mémoire des victimes, le Maire sortant a répondu : "Bien sûr", rappelant que lorsqu’il était arrivé en mars 2001 à la Mairie de Paris, il avait dit qu’il "n’allait pas perdre de temps (il apposera la plaque commémorative quelques mois après) parce qu’il y a une blessure, un manque de netteté sur un drame".
Selon l’Association des moudjahidine de la Fédération du FLN en France 1954-1962, la chasse à l’homme sanglante déclenchée contre les Algériens le 17 octobre 1961 à Paris a été accompagnée de 12.000 à 15.000 interpellations dont 3.000 envoyés en prison, tandis que 1.500 ont été refoulés vers leurs douars d’origine.
Des chiffres corroborés par des historiens, qui parlent de 300 à 400 morts par balles, par coups de crosse ou par noyade dans la Seine, de 2.400 blessés et de 400 disparus suite à la répression policière de ce mardi pluvieux d’octobre 1961.

http://www.aps.dz/Massacres-d-octobre-1961-il-faut.html
Citation :
Fatima Beddar ou le rêve noyé dans la Seine

BEJAIA - Elle n’était pas activiste, encore moins un enfant-soldat. Elle avait juste un rêve, celui de voir son pays sortir d’une longue nuit d’occupation et vivre comme toutes les adolescentes de son âge, épanouie, instruite et libre. Fatima Beddar tout juste 15 ans, en allant manifester, à Paris, le 17 octobre 1961, a payé de sa personne son audace juvénile.
Ni sa frimousse innocente, ni le port de son cartable en bandoulière, ni ses tresses enfantines, n’ont eu de grâces aux yeux de ses bourreaux qui, sans ménagement, en représailles, l’ont livrée aux furies des eaux de la Seine. Elle y est restée plus de deux semaines durant, n’en sortant que le corps mutilé et en décomposition. Ses parents n’ont pu l’identifier que grâce à ses nattes singulières, tissées à la manière des jeunes paysannes kabyles.
En ce mardi, légèrement pluvieux et humide, Fatima n’avait pas pris le temps, en effet, de se préparer pour rallier Paris. Le projet de voyage était en tête, mais elle avait d’autres activités à assumer au domicile familial, situé à Stein, en Seine saint Denis, notamment s’occuper des tâches ménagères et garder ses frères. Et de plus, ses parents, à qui elle en avait confié l’idée, y étaient farouchement opposés, craignant justement pour sa vie.
"Et d’un coup de tête, elle en est sorti, bravant et l’interdit parental et celui à venir, celui, de la préfecture imposant le couvre-feu à tous les musulmans à partir de 20h30. Depuis, on ne l’a jamais revue", se remémore, Djoudi, son frère cadet de cinq ans, qui affirme avoir mis du temps à réaliser que sa grande s£ur, qui tenait pour lui un rôle de seconde mère, "avait disparu à jamais".
Au demeurant, pour toute la fratrie, elle n’était partie que pour un long voyage, d’où peut-être elle ne reviendrait pas". " Seuls les parents ont enduré, silencieusement, la douleur de sa disparition", narrait-t-il, la voix serrée par l’émotion.
Dans son entourage, notamment au commissariat de Police de Stein, où la plainte de sa disparition a été déposée, c’était le silence radio, et personne ne pouvait se hasarder de surcroît, à contredire la thèse des officiels sur l’inexistence de victimes, et qui reconnaissaient alors seulement deux morts pendant les manifestations. Et pendant une année, c’était l’omerta.
Ce n’est qu’en 1986, que la question de sa mort remonta en surface, et ce, grâce à des investigations, suivies d’un article de presse dans le quotidien "l’Humanité". L’auteur, Didier Daeninckx, en collaboration avec l’historien Jean Luc Enaudi, ont dû apporter des preuves de son assassinat sans pour autant reconstituer l’emploi du temps ou le parcours de la journée de Fatima. Mais c’était suffisant pour que l’administration Française lui rende justice.
Enterrée au cimetière de Stains en 1961, son corps a été exhumé puis rapatrié, en 2006, dans sa ville natale de Tichy, où, depuis, elle repose au Carré des martyrs, au bout d’une procédure longue engagée par la Fondation du 08 mai 45, et soutenue par le ministère des Moudjahidine.
Née en Août 1945, Fatima, avait rallié le territoire Français en 1951, où elle a rejoint son père, employé à l’entreprise Gaz de France. Une fois sur place, elle s’était inscrite au collège commercial et industriel féminin de Stains, et avait montré d’amples aptitudes, incitant son père à l’associer dans beaucoup de réunion partisanes. Un élément qui a eu son impact sur sa conscientisation précoce par rapport à la cause nationale, forgée de surcroît par les conditions socio-économiques précaires de ses compatriotes. Sa participation à la marche de Paris n’était que l’expression de sa maturité.

http://www.aps.dz/Fatima-Beddar-ou-le-reve-noye-dans.html


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MessageSujet: Re: La Guerre d'Algerie   Sam 2 Nov 2013 - 0:11

Histoire du Drapeau Algerien ...par al jazeera



il était un 1er novembre ...



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MessageSujet: Re: La Guerre d'Algerie   Sam 2 Nov 2013 - 5:04

Annabi tu sais que le premier drapeau de lindependance de l'Algérie qui a ete porte par le FLN a été cousu au Maroc par une Rifaine et elle etait membre de ma famille. Sauf les vrais homes shouhadas qui sont partis. Le reconnait un peu de travaille studieux et tu en trouvera. Les vrais hommes des deux coté sont partis et tout ce qui nous reste c'est de. La racaille.
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MessageSujet: Re: La Guerre d'Algerie   Sam 2 Nov 2013 - 22:07

juba2 a écrit:
Annabi tu sais que le premier drapeau de lindependance de l'Algérie qui a ete porte par le FLN a été cousu au Maroc par une Rifaine et elle etait membre de ma famille. Sauf les vrais homes shouhadas qui sont partis. Le reconnait un peu de travaille studieux et tu en trouvera. Les vrais hommes des deux coté sont partis et tout ce qui nous reste c'est de. La racaille.
allah yahfedha si elle est vivante we yarhmaha si elle est morte  


Le maire d'Ottawa, M. Jim Watson hisse le drapeau national sur l'édifice de l'hôtel de ville de la capitale fédérale canadienne, à l'occasion de la fête Nationale du 1er Novembre.

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MessageSujet: Re: La Guerre d'Algerie   Dim 3 Nov 2013 - 1:49

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MessageSujet: Re: La Guerre d'Algerie   Dim 3 Nov 2013 - 11:48

juba2 a écrit:
Annabi tu sais que le premier drapeau de lindependance de l'Algérie qui a ete porte par le FLN a été cousu au Maroc par une Rifaine et elle etait membre de ma famille. Sauf les vrais homes shouhadas qui sont partis. Le reconnait un peu de travaille studieux et tu en trouvera. Les vrais hommes des deux coté sont partis et tout ce qui nous reste c'est de. La racaille.
Merci juba pour cette info... 

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MessageSujet: Re: La Guerre d'Algerie   Dim 24 Nov 2013 - 23:05

Citation :
Guerre d'Algérie: l'armée retire une affiche polémique

Une affiche glorifiant les batailles militaires avait omis de mentionner la guerre d’Algérie. Ce qui a provoqué la colère des anciens combattants.



Alors que l’on s’apprête à commémorer le centenaire de la Première Guerre mondiale, un autre conflit, celui d’Algérie, enflamme les esprits des anciens combattants. Il a suffi d’une affiche, maladroite, pour raviver le traumatisme d’une guerre qui fut longtemps niée par les autorités.  
Exposée dans plusieurs centres d’information et de recrutement des armées (Cirfa), l’affiche intitulée « Soldats de France, voici d’où vous venez », rappelle quelques grands faits d’arme des militaires français : les batailles de Marignan (1515), de Bazeilles (1870), de Verdun (1916)… Problème : elle passe directement de la chute de Diên Biên Phu (1954) aux opérations extérieures d’aujourd’hui – « opex », dans le jargon.
La guerre d’Algérie, où 15 000 soldats français sont morts au combat, a été occultée, c’est stupéfiant et inacceptable « , tempête l’ancien lieutenant-colonel Georges Brignone , 84 ans, président d’honneur de l’Amicale du 4e régiment de hussards, dans lequel il servit à Souk-Ahras. De nombreux courriers d’indignation ont été envoyés au cabinet des ministres de la Défense et des Anciens combattants. Pour couper court à la polémique qui enfle sur la Toile et chez les anciens, le chef l’état-major de l’armée de terre, le général Bertrand Ract-Madoux, vient de décider le « retrait immédiat » de l’affiche.
Celle-ci avait été conçue en 2011 par une brigade de l’armée de terre qui cherchait à exalter les valeurs militaires et vanter ses exploits auprès des jeunes recrues. Si bien qu’elle a ensuite été utilisée dans les Cirfa. « Le choix des batailles emblématiques correspond à celles dans lesquelles les régiments de cette brigade s’étaient distingués, explique le colonel Bruno Louisfert, conseiller en communication du général Ract-Madoux. Un livret pédagogique accompagnait l’affiche, livret qui était remis à chaque jeune engagé en formation initiale. Il n’y avait donc, précise-t-il, aucun message politique sous-jacent dans l’esprit des concepteurs du produit. » Ce choix avait été validé sur les conseils d’un spécialiste du Service historique de la Défense…


http://www.lexpress.fr/actualite/societe/guerre-d-algerie-l-armee-retire-une-affiche-polemique_1301462.html
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MessageSujet: Re: La Guerre d'Algerie   Mer 27 Nov 2013 - 2:11

l'histoire des harkis

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MessageSujet: Re: La Guerre d'Algerie   Jeu 5 Déc 2013 - 22:58

au diable ....

Citation :
Paul Aussaresses, du héros de la seconde guerre mondiale au tortionnaire d'Algérie

Le militaire, ancien combattant des Forces françaises libres et ancien espion, avait fait scandale en assumant l'utilisation de la torture lors de la guerre d'Algérie. 



C'est une figure de la période trouble de la guerre d'Algérie qui disparaît. Le général Paul Aussaresses est mort à l'âge de 95 ans, a annoncé mercredi 4 décembre l'association d'anciens parachutistes Qui ose gagne. Ancien combattant des Forces françaises libres durant la seconde mondiale, ancien espion, l'officier parachutiste est surtout connu pour avoir assumé et défendu l'utilisation de la torture lors de la guerre d'Algérie, entre 1954 et 1962. Il l'avait confessé "sans regrets ni remords" au début des années 2000 dans un entretien publié dans le quotidien Le Monde (article payant).
Selon l'association d'anciens combattants qui annonce la mort de l'ancien chef des services de renseignements à Alger, ses obsèques auront lieu le mardi 10 décembre  à La Vancelle, dans le Bas-Rhin, où il avait décidé de terminer ses jours. C'est d'ailleurs dans le quotidien L'Alsace qui l'avait donné l'une de ces dernières interviews en septembre 2012. Il y assumait encore son rôle durant la guerre d'Algérie : "On a fait ce qu'on devait", affirmait-il. Retour sur un personnage qui a vécu le XXe siècle à travers ses conflits.

A partir de 1941 : services secrets et Résistance
Né le 7 novembre 1918 à Saint-Paul-Cap-de-Joux (Tarn), Paul Aussaresses a 21 ans quand la France entre en guerre contre l'Allemagne et ses alliées de l'Axe. En 1941, il est élève officier à l'école militaire de Saint-Cyr, transférée en zone libre, à Aix-en-Provence. Il se porte alors volontaire pour les services secrets de la France libre de De Gaulle et intègre, plus tard, les équipes de l'opération Jedburgh. Les agents Américains, Britanniques et Français qui y participent sont parachutés en France en 1944 et "se comportent en officiers de liaison", entre armée et Résistance, écrit Anne-Aurore Inquimbert dans un ouvrage consacré au rôle des services secrets dans le contrôle de la Résistance intérieure française. 
Pour ces faits de guerre, Paul Aussaresses obtient de prestigieuses décorations : commandeur de la Légion d'honneur, Croix de guerre 1939-1945 avec palmes et Médaille de la Résistance.
Enfin, il participe à la création du 11e Choc, bras armé du Service de documentation extérieure et de contre-espionnage (SDECE, future DGSE), avant de servir durant la guerre d'Indochine (1945-1954), en tant que chef de bataillon parachutiste. 
A partir de 1955 : Algérie et tortures
En 1955, il devient responsable des services de renseignements à Alger alors que débute la guerre d'Algérie. Deux ans plus tard, il est à la tête de ce qu'il appelle lui-même "un escadron de la mort", chargé de procéder à des arrestations nocturnes, suivies de tortures, avec élimination de certaines personnes arrêtées.
Dans son livre Service spéciaux, Algérie 1955-1957 (Perrin), il confirme avoir pratiqué la torture, "tolérée, sinon recommandée" selon lui par les politiques. Une pratique dont il martèle qu'elle "devient légitime quand l'urgence s'impose". La torture, il la légitimise et surtout, il l'enseigne. A la fin de la guerre d'Algérie, il part aux Etats-Unis, où il enseigne aux Américains "les techniques de la bataille d'Alger" aux Bérets Verts de Fort Braggs, en Caroline du Nord. Il revient en France et, en 1966, prend le commandement du prestigieux 1er Régiment de chasseurs parachutistes (RCP). Pendant les années qui suivent, il utilise son expérience algérienne dans "des cours de contre-insurrection", qu'il délivre notamment en Amérique du Sud. 
A partir de 1973 : Amérique latine et vente d'armes
 En 1973, il est nommé attaché militaire au Brésil, alors sous le pouvoir de l'armée. Alors que les dictatures militaires s'installent en Amérique latine, il retrouve des anciens élèves qu'il a formés à l'époque de Fort Braggs, confirme-t-il dans un entretien au magazine Vice. Il officie notamment au Chili. "Considère que t’es chez toi ici", lui disent les hommes de la police politique de Pinochet, alors au pouvoir dans ce pays. Une police au sinistre bilan : "près de 38 000 personnes ont été torturées sous la dictature d’Augusto Pinochet. Plus de 3 200 ont été tuées ou portées disparues" au Chili, selon une Commission des droits de l’homme, cité par RFI en 2011.
Puis, en 1975, il quitte l'Amérique latine "pour 'pantoufler' chez les vendeurs d'armes" de Thomson, écrit Le Point en 2001. 
A partir de 2001 : confessions et procès
"Est-ce que la torture m'a posé des problèmes ? Je dois dire que non. Je m'étais habitué à tout cela." Au début des années 2000, Paul Aussaresses fait la lumière sur son sombre passé. Ces confessions, accompagnées d'interviews dans la presse, suscitent une tempête politique. En mai 2001, France 2 avait consacré un sujet sur les révélations du général dans son livre sur la guerre d'Algérie. Il y raconte complaisamment les exécutions sommaires et les tortures auxquelles il a participé, entre 1955 et 1957.

En 2004, le général Aussaresses est finalement condamné pour apologie de la torture et doit payer une amende de 7 500 euros. Il est alors exclu de l'ordre de la Légion d'honneur.

-20131204-[bouton]-[facebook]http://www.francetvinfo.fr/france/le-general-aussaresses-connu-pour-avoir-defendu-la-torture-en-algerie-est-mort_474054.html#xtor=EPR-51-[alerteinfo]-20131204-[bouton]-[facebook]
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MessageSujet: Re: La Guerre d'Algerie   Sam 7 Déc 2013 - 21:34

Paix à l'âme de ce Grand Héro de l'histoire de l'armée française et GLOIRE à ces œuvres en algérie française      

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MessageSujet: Re: La Guerre d'Algerie   Sam 7 Déc 2013 - 22:29

Franchement la Fremo tu abuses! Le mec il prônait la torture via du courant dans les testicules entre autre!

Si tu appelles ça la grandeur de la France moi j'en ai une tout autre idée Rolling Eyes 

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