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 Tout ce que vous avez toujours voulu savoir sur Cheminade

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rafi
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MessageSujet: Re: Tout ce que vous avez toujours voulu savoir sur Cheminade   Ven 20 Avr 2012 - 18:04

Qu'est-ce donc qu'un candidat libéral aujourd'hui? Laughing

Si un candidat te propose d'abolir la TVA, de baisser les impôts de 50%, de diviser le prix du pétrole par 3, d'embaucher 5 millions de fonctionnaires, voterais-tu pour un populiste d'un tel acabit, ou bien te dirais-tu que l'on se moque de toi? Le populisme est passé de mode, tout comme le libéralisme. La seule question qui vaille encore d'être posée, c'est : où va l'argent?

J'espère que vous avez découvert grâce à cette campagne, un homme politique, autre que celui qu'une certaine presse décrit, sans se donner la peine de l'écouter ou même de le lire. Au delà de son projet d'avenir concernant l'espace, je le trouve assez terre à terre pour répondre d'une façon correcte aux problèmes qui touchent nos sociétés. On peut ne pas l'apprécier, on peut le décrier, mais passer à côté de ce phénomène de culture et d'analyse aurait été une bien mauvaise opération. Pour finir, voici son message justement de fin de campagne.

Citation :
Nous voici en fin de campagne.

L’objet de cette réunion est d’expliquer pourquoi il faut voter pour moi après-demain – c’est-à-dire pour les idées que j’ai tenté de mon mieux de défendre.

La première raison est négative : le rejet des héritiers du régime des partis, qui ont eu l’occasion d’exercer le pouvoir avec le succès que l’on sait : un échec au permis de conduire politique qui a conduit le véhicule France contre le mur de la réalité économique et aux arrangements entre amis : celui qui se présente comme « le candidat du peuple » se rend au Crillon avec ses donateurs, celui de la Rose fréquente les banquiers à la recherche d’un « vrai équilibre » et Mélenchon s’est égaré dans les Buisson. Les candidats du peuple fréquentent peu les cantines du peuple.
La deuxième raison de voter pour moi est qu’après avoir fait le bon diagnostic de la crise en 1995, l’on peut me faire un peu plus confiance qu’aux autres pour avoir établi aujourd’hui l’ordonnance de la guérison.
La troisième raison est que j’ai été celui qui a posé dans cette campagne la question déterminante : ou bien l’Etat reprend le contrôle de sa dette, c’est-à-dire de l’émission de monnaie et de crédit, avec une banque nationale et un pôle public d’investissement, ou bien il continue à la livrer aux banques, dont la Banque centrale européenne paie les dettes de jeu avec du crédit de plus en plus complaisant. Cela s’appelle la règle d’or de l’équilibre budgétaire, que la droite veut inscrire dans la Constitution, et qui masque le renflouement des perdants pour qu’ils puissent rembourser les gagnants, tout en imposant au peuple une purge sociale destructrice. C’est l’austérité du chancelier Brüning dans l’Allemagne du début des années trente, et de Pierre Laval en France en 1935 – une politique admirée par Benjamin Lancar, le dirigeant des Jeunesses populaires de M. Sarkozy, et qui a conduit alors aux conséquences que l’on sait. Léon Blum, à son procès de Riom, le 20 février 1942, avait alors justement dénoncé « les tenants d’une rigueur extrême, qui a conduit l’Europe au chaos » .

Ils sont de retour et ont recommencé en Grèce.

La quatrième raison de voter pour moi est que si j’ai été attaqué beaucoup plus que les autres et constamment harcelé, c’est que je représente le pire ennemi du système en place qui nous a conduits au désastre. Un vote pour moi est un vote contre l’oligarchie financière, un vote pour qui respecte ceux qui votent.
Enfin, la cinquième raison est que la gauche cumulera bientôt tous les pouvoirs : Présidence, Assemblée nationale, Sénat et collectivités territoriales. C’est une bonne chose car elle n’aura plus d’excuses. Je serai alors, avec un effet de levier proportionnel au nombre de voix que j’aurai obtenues ou à l’attention que j’aurai appelée, celui qui la mettra sous surveillance pour juger si elle relève le défi de l’histoire.

J’ai déjà été le premier à dénoncer le chantage que constitue le produit financier qu’Eurex vient d’émettre contre la dette française, le 16 avril. Celui qui a dénoncé le monde de la City et de Wall Street, ses fonds spéculatifs et ses plateformes alternatives, opérant dans l’opacité la plus complète depuis l’application en France de la directive européenne du Marché des instruments financiers (MIF), le 1er novembre 2007. Il ne s’agit pas d’un complot mais d’une question existentielle, pour eux comme pour nous. Ou bien l’Europe se fera dans l’intérêt des peuples, ou bien sous le joug de la City et de Wall Street.

La tempête vient ; voter pour moi, c’est préférer un Pantagruel aux Panurge de la politique.

Vous constaterez que je ne vous ai parlé ni d’espace, ni de nucléaire : ce sont des points essentiels, mais ce sera pour après. Je représente dans ce domaine le moyen et le long terme, m’efforçant parmi les aveugles verts et les malvoyants politiques de voir avec les yeux de l’avenir, ceux de la raison et du cœur.

Solidarité et Progrès, le parti qui me soutient, présentera cent candidats aux élections législatives (pas moi, comme il a été dit à tort, mais Solidarité et Progrès).

Pour faire la preuve qu’au-delà des présidentielles, d’autres que moi, de plus en plus nombreux et de plus en plus édifiés sur les mœurs de notre pays, sont capables d’exprimer les idées que j’ai essayé de défendre, j’espère en mieux et encore plus vigoureusement.

Trouver ces candidats, hommes et femmes, n’est pas pour Solidarité et Progrès un problème. Financer les campagnes, lui, en est un. Car le mode de financement de la vie politique, dans notre pays, réserve les moyens de l’Etat à ceux qui exercent déjà le pouvoir, notamment pour ce qui est des élections législatives.Comme il est nécessaire de faire sauter le verrou financier pour rétablir la justice sociale en Europe et dans le monde, il est nécessaire de faire sauter le verrou qui ferme l’accès au politique dans notre pays. Ce sera notre tâche, comme de reparler des grands absents de cette campagne qu’ont été la politique étrangère, les institutions politiques, la santé, le logement et la culture – et les collectivités territoriales de France et d’outremer oubliées – les médias et les partis ont préféré la viande halal et le permis de conduire. Dans un pays où l’on détruit les outils de travail et on impose un saccage social, où les banques jouent avec ce qui se mange et se respire, on parle d’autre chose. On culpabilise et on évite l’essentiel.

Bref, nous nous battons pour sortir de l’enfumage. Soyons nombreux à élever l’exigence !

Je terminerai par quelques mots sur la campagne elle-même.

Nous avons participé à cette campagne dans des conditions très difficiles :

Face à l’absence de moyens financiers par rapport aux autres candidats (un budget de 300 000 euros), alors que même les plus « petits » des autres candidats ont eu un budget double, triple ou quintuple, et les cinq héritiers (Mme Le Pen et MM. Mélenchon, Hollande, Sarkozy et Bayrou) un budget dix ou plus de cinquante fois plus élevé.
Face à une campagne lancée par une certaine presse et certains hommes politiques qui ont tenté de troubler mon message en me faisant passer pour un « farfelu » ou un « doux dingue » (ce sont leurs mots) alors qu’ils avaient constitué des fiches à mon encontre et, généralement, pas lu une ligne de mon programme. Le lynchage auquel ont procédé La Chaîne parlementaire et France 2 , lors de l’émission « Des paroles et des actes », n’ont été que le paroxysme de cette campagne, qui a par ailleurs déconsidéré ses auteurs.
Enfin, face à l’attitude d’une certaine presse écrite, dont le cas extrême est celui du Monde , qui a décidé de me mettre à l’index. Je rappelle que dans son numéro du 10 avril 2012, une note en bas de page de ce quotidien du soir précise : « Nous n’avons pas interrogé Jacques Cheminade, position qui est celle du journal Le Monde depuis l’officialisation de sa candidature. » Cette injure inouïe au pluralisme politique est révélatrice d’un état d’esprit qu’Hubert Beuve-Méry critiquait à la fin des années trente en s’en prenant à « cette étrange conception du journalisme qui devait normalement porter des fruits de plus en plus amers ».

Bref, jeter le voile du silence ou mettre tant d’acharnement à s’efforcer de détruire un candidat par ailleurs décrit comme « farfelu », indique qu’autre chose se trouve ici en jeu.

La mention constante du nom de Lyndon LaRouche (jamais par moi) en est l’expression, dans un contexte de contrevérités, de citations tronquées et de mises en cause rappelant la façon de procéder de régimes totalitaires. Je sais (et je dispose de preuves) que l’ambassade des Etats-Unis répand depuis plus de trente ans, avec l’appui de nombreux sites internet, ce message en France pour me nuire, voyant dans mon action une menace de voir s’étendre les idées de Lyndon LaRouche en Europe.

Parlons donc de Lyndon LaRouche, puisque ceux qui m’ont visé ont mis constamment son nom en cause, dans ce contexte. Lyndon LaRouche a été et demeure l’ennemi du monde de la City et de Wall Street, qui le lui rend bien. Il représente aujourd’hui aux Etats-Unis l’esprit des pères fondateurs de ce pays, de Lincoln, de Roosevelt et de ce qui a été tenté par les frères Kennedy. L’un de ses soutiens les plus constants a été Mme Amelia Boynton Robinson, la grande dame des Droits civiques américains avec Rosa Parks, et la première à organiser la venue de Martin-Luther King dans le sud des Etats-Unis.

En France, lorsque LaRouche a été l’objet d’un procès politique aux Etats-Unis, digne des mœurs du maccarthysme, ce sont des Résistants qui se sont levés pour le défendre : Marie-Madeleine Fourcade et Jean-Gabriel Revault d’Allonnes. Ramsey Clark, le ministre de la justice de Lyndon Johnson et auteur des lois sur les Droits civiques, a jugé que le harcèlement judiciaire et politique dont Lyndon LaRouche avait fait l’objet aux Etats-Unis était l’opération de distorsion de la justice et de « biais » politique la plus grave et la plus extrême qu’il ait eu à connaître dans l’histoire américaine du XXe siècle.

Ce n’est pas moi qui ai mentionné le nom de LaRouche dans cette campagne présidentielle, bien que j’aie jugé normal de mettre sa référence dans les liens de mon site internet. Je devais donc cette rectification à ceux qui s’interrogent et désireraient – légitimement – creuser le sujet.

Pour les autres, qui comme autant de picadors ont tenté d’utiliser le nom de LaRouche comme une pique pour tenter d’épuiser l’animal, c’est-à-dire moi, je leur donne rendez-vous avec ce qui va se passer au cours des prochaines mois et des prochaines années.

Il me reste à conclure en soulignant que lors de nos interventions de rue, ayant rassemblé dans plusieurs dizaines de villes, avec ou sans moi, toujours entre cinquante et cent vingt personnes, comme à Lille, nous avons recueilli les encouragements et le soutien de femmes et d’hommes en état de recherche politique, et dont la colère sourde monte dans ce pays. J’ai aussi personnellement rencontré, lors de mes déplacements, dans les gares, dans la rue ou dans les trains, des Françaises et des Français qui sont venus spontanément à moi pour m’exprimer leur soutien et me dire « bon courage ».

A la sortie de la réunion organisée par « Ni putes ni soumises », je retiendrai pour finir cet homme et cette femme qui sont venus me dire qu’ils voteraient pour moi en raison de l’attitude que les médias ont eue à mon égard. J’ai dû les convaincre qu’il ne s’agissait pas de tous les médias, mais d’un quarteron de journalistes naturellement aux ordres du pouvoir perçu comme dominant.

Cette femme et cet homme m’ont alors dit une chose à laquelle je n’avais moi-même pas pensé : « Vous venez de vous exprimer sur la question du droit de la femme. Or nous venons de prendre conscience que, dans votre projet, il y a plusieurs pages sur "l’épanouissement familial et la lutte contre le sexisme". Nous constatons que vous avez sur ce sujet des choses passionnantes à dire, comme sur les quartiers populaires et l’immigration.

« Or jamais, jamais les journalistes ne vous ont posé une seule question sur ces sujets, mais ont au contraire constamment tenté de caricaturer vos positions sur l’espace comme des gamins dans un bac à sable qui imitent leurs voisins. »

Je pense que les Françaises et les Français s’apprêtent à montrer qu’ils ne sont pas du côté des incompétents, des truqueurs et des bizuteurs, et qu’un soutien pour mes idées s’exprimera avec vigueur. J’appelle ici les indécis, ceux qui pensent s’abstenir et tous les insoumis à me soutenir. J’espère simplement, car la situation est très grave en Europe et dans le monde, que ce sera le plus vite possible. En tous cas, contrairement aux espoirs de certains, je ne suis pas seul – et je serai de moins en moins seul.

http://www.cheminade2012.fr/Cheminade-pourquoi-il-faut-voter-pour-moi_00854

Il n'est nullement mon intention de vous inciter à voter pour lui, mais seulement de le connaître pour ce qu'il est, pour ce qu'il dit, pour ce qu'il fait, et non pas pour ce qu'on lui prête.

Rafi Wink
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MessageSujet: Re: Tout ce que vous avez toujours voulu savoir sur Cheminade   Ven 20 Avr 2012 - 18:14

rafi a écrit:
Qu'est-ce donc qu'un candidat libéral aujourd'hui? Laughing

Rafi

Un homme politique qui libéralise l'économie d'un pays, notamment en privatisant la santé, l'éducation. Supprimer ainsi les cotisations patronales et salariales. Ainsi créer de la richesse par le travail, diminution du chômage et augmentation de la compétitivité du pays.

Un candidat qui défend la retraite par capitalisation et libre, c'est à dire sans âge de départ à la retraite (Ce qui voudra ira à la retraite plus tôt ou tard), une sécurité sociale privée (Un peu à l'image des mutuelles et assurances).

Un candidat qui supprimera les 35H et libéralisera les heures de travail. Supprimer le SMIC et les allocations logement. Ainsi baisser les impôts avec le bénéfice de ces réformes.

Seul, le ministère de l'intérieur de la justice et de la défense devrait être des acquis étatique. Le reste, le privée peut s'en charger.

MLP, Sarkozy, Hollande et surtout Mélenchon ont une idéologie de gauche, c'est assez gênant de voter pour eux.
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rafi
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MessageSujet: Re: Tout ce que vous avez toujours voulu savoir sur Cheminade   Ven 20 Avr 2012 - 18:20

La privatisation d'un service public fait-il fait baisser le coût d'une opération, je n'en suis pas du tout certain, j'ai même le sentiment que c'est carrément le contraire au regard de moult retours d'expériences? Il ne s'agit pas d'opposer public et privé, mais bien de décider ce qui est le mieux pour l'ensemble d'une population, et il y a des choses qui doivent rester dans le domaine du public tout comme il y a des choses qui n'ont rien a y faire, ce qui compte c'est l'esprit d'entreprise et cet esprit ne s'acquiert pas par la simple volonté de le dire, regarde ce qu'a fait le gouvernement argentin. Je préfère voir une centrale nucléaire dans les mains de d'une société d'Etat, plutôt que de la laisser dans les mains d'une société privée qui ne pensera qu'aux bénéfices, mettra la sécurité de côté car cela coûte cher, et finira comme TEPCO, au Japon, en étant étatisée à cause de tous ses manquements et toutes ses erreurs au nom de l'argent exclusivement. Sans contrôle de l'Etat, c'est la porte ouverte à tous les excès, que ce pour un médicament contre le diabète, du poisson en élevage industriel, de la vache cannibale, ou des implants mammaires.
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MessageSujet: Re: Tout ce que vous avez toujours voulu savoir sur Cheminade   Ven 20 Avr 2012 - 18:28

Suite..

Suppression des départements, des communes d'au moins de 10 000 habitants, création de super-région qui réunira plusieurs départements avec un gouverneur et des sous-governorat dans les chefs lieu des anciens départements, décentralisation avancée de l'état.

Création d'un corps unique de sécurité intérieur, donc fusion de la police nationale, municipale et de la gendarmerie.

Travail d'intérêt général pour tout détenu..

Etc..

Concernant la sûreté, l'état doit maintenir le contrôle dans des secteurs stratégique et sécuritaire (Pétrole, électricité, etc..).
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MessageSujet: Re: Tout ce que vous avez toujours voulu savoir sur Cheminade   Ven 20 Avr 2012 - 18:31

Pourquoi donc supprimer communes, départements, au profits de superstructures comme des super-régions, quel est l'intérêt? Fusionner des corps qui n'ont ni les mêmes compétentes ni la même formations ne rime à rien. Les TIG ne sont qu'une autre manière de se débarrasser du problème qu'est la délinquance, sans rien résoudre. Je n'ai jamais eu un seul TIG qui ait jamais accepté sa peine de substitution, il ne faut pas rêver. Toutes et tous ont maintenu être condamné injustement...


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MessageSujet: Re: Tout ce que vous avez toujours voulu savoir sur Cheminade   Ven 20 Avr 2012 - 18:37

rafi a écrit:
Pourquoi donc supprimer communes, départements au profits de superstructures comme des super-régions, quel est l'intérêt? Fusionner des corps qui n'ont ni les mêmes compétentes ni la même formations ne rime à rien.

Prenons l'exemple de la région parisienne. Chaque commune dépensera plus en entretien et en maintenance que regrouper. compte aussi les fonctionnaires travaillant, les frais d'une très grande dispatching des moyens financiers empêche la synergie entre différent tâche des mairies. C'est pour ça, que Sarkozy parle du grand Paris. Une structure centralise les dépenses et les besoins.

La tâche de la gendarmerie et de la police est d'assurer la sécurité et le maintien de l'ordre. Pourquoi disposer de deux corps, si chacun fait les mêmes missions?

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MessageSujet: Re: Tout ce que vous avez toujours voulu savoir sur Cheminade   Ven 20 Avr 2012 - 18:44

Depuis quelques années avant même la dernière réforme de la carte judiciaire, un habitant de Phalsbourg doit se déplacer à Metz pour se voir délivrer un certificat de nationalité française qui lui permettra d'avoir une CNI alors qu'il y a une décennie le même document lui était délivré par le tribunal d'Instance de Sarrebourg. 220 kilomètres aller-retour en voiture! Il ne faut pas faire de la région parisienne le "maître étalon" du pays, d’ailleurs il suffit de voir la tête des parisiens dans le métro ou le RER pour constater la joie qu'il y a à faire deux heures de trajet par jour pour rejoindre son domicile. Une société moderne doit assurer la proximité des services publics comme des services tout court, et ça un coût. Metz-Sarrebourg, c'est au minimum 1 heure de train, puisqu'il n'y a pas de liaison directe entre Metz et Phalsbourg.


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MessageSujet: Re: Tout ce que vous avez toujours voulu savoir sur Cheminade   Ven 20 Avr 2012 - 18:52

rafi a écrit:
Aujourd'hui depuis la réforme de la carte judiciaire, un habitant de Phalsbourg doit se déplacer à Metz pour se voir délivrer un certificat de nationalité française qui lui permettra d'avoir une CNI alors qu'il y a une décennie le même document lui était délivré par le tribunal d'Instance de Sarrebourg. 220 kilomètres aller-retour! Il ne faut pas faire de la région parisienne le "maître étalon" du pays, d’ailleurs il suffit de voir la tête des parisiens dans le métro ou le RER pour constater la joie qu'il y a à faire deux heures de trajet par jour pour rejoindre son domicile. Une société moderne doit assurer la proximité des services publics comme des services tout court, et ça un coût.

Il y a toujours une solution à tout. La Turquie est en pointe dans le E-gouvernement (E-Devlet). C'est très important ce genre de système moderne qui fait rapprocher l'état et le peuple. D'ailleurs, la nouvelle carte d'identité turque regroupe:

- Carte d'identité
- Permis de conduire
- Carnet fiscal
- etc..

En un clic, le citoyen peut accéder à ce qu'il souhaite. Bien sûr, faut pas oublié la sécurité et maintenir une lutte contre le vol d'identité.

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MessageSujet: Re: Tout ce que vous avez toujours voulu savoir sur Cheminade   Ven 20 Avr 2012 - 18:56

L'informatique ne règle pas tout, loin de là. Si tu avais une petite idée des pièces demandées pour avoir un certificat de nationalité française selon que ton cas soit simple ou compliqué et le nombre de fois que tu auras à visiter le greffe pour apporter la preuve de ta nationalité française, crois-moi, tu en auras pour ton argent (même si c'est un service gratuit payé par la communauté au service de tous). As-tu une petite idée de combien de pièces d'identité fausses, et je ne parle pas des actes de naissances falsifiées avec des complicités au niveau gouvernemental local, ni même des permis de conduire, les forces de l'ordre saisissement par jour en provenance d'un peu partout, y compris de Turquie? Si je te disais qu'en interrogeant deux ministères différents d'un même pays étrangers au sujet d'un permis de conduire, l'un nous a répondu qu'il était tout à fait valable, l'autre qu'il était faux! La sécurité va de pair avec la proximité, c'est comme ça. Il en va de même pour beaucoup de choses, y compris le travail et le logement par exemple.


Dernière édition par rafi le Ven 20 Avr 2012 - 19:04, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Tout ce que vous avez toujours voulu savoir sur Cheminade   Ven 20 Avr 2012 - 19:04

rafi a écrit:
L'informatique ne règle pas tout, loin de là. Si tu avais une petite idée des pièces demandées pour avoir un certificat de nationalité française et le nombre de fois que tu auras à visiter le greffe, crois-moi, tu en auras pour ton argent (même si c'est un service gratuit payé par la communauté au service de tous). As-tu une idée de combien de pièces d'identités fausses les forces de l'ordre saisissement par jour en provenance d'un peu partout, y compris de Turquie?

Le plus juste est de sécurisée la CNI, notamment en intégrant des éléments de l'ADN, empreinte, etc.. Le problème de la France est la bureaucratie. Malheureusement, sa rend la fonction publique robotique, éloignant la démarche du citoyen de tout principe rationnel.



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MessageSujet: Re: Tout ce que vous avez toujours voulu savoir sur Cheminade   Ven 20 Avr 2012 - 19:06

Sécuriser un document c'est ce que l'on peut faire à un moment X dans le temps, or, les faussaires développent un certain talent, il faut le reconnaître, a en percer les secrets et te renvoyer à tes chères études, sans compter que cela coûte très très cher, tant à créer qu'à gérer. Cela ne touche pas que le France, crois-moi. Plus la source d'une information est éloignée, plus il est "facile" d'en changer les données.

La centralisation en France a fait de la région parisienne un monstre, alors qu'il était si simple de répartir sur tout le territoire national, usines et services, sans même à avoir à créer des villes soit-disant nouvelles, nouveaux ghettos du XXI siècle ou des déserts, comme en province. Avec 2 heures par jour de trajet, celui qui croit travailler 35 heures par semaine en fait en vérité 37, voire plus, sans même s'en rendre compte, bien qu'en cumulant cette fatigue bien réelle au fil des ans, il n'arrange pas vraiment son espérance de vivre mieux. Travaillez plus, déplacez-vous plus, plus longtemps et plus loin, pour gagner quoi de plus?


Dernière édition par rafi le Ven 20 Avr 2012 - 19:30, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Tout ce que vous avez toujours voulu savoir sur Cheminade   Ven 20 Avr 2012 - 19:29

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MessageSujet: Re: Tout ce que vous avez toujours voulu savoir sur Cheminade   Dim 29 Avr 2012 - 15:05

La vraie règle verte


La vraie règle verte par Cheminade2012

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MessageSujet: Re: Tout ce que vous avez toujours voulu savoir sur Cheminade   Lun 7 Mai 2012 - 15:38

Citation :
Voici venue l’heure de vérité. La gauche va bientôt tenir tous les leviers de commande politiques. Face aux échéances immédiates, elle devra relever le défi de l’exercice du pouvoir.

Le 15 mai, l’INSEE publiera le bulletin de santé de notre économie au premier trimestre de cette année. Les 18 et 19 mai se tient le sommet du G8 à Camp David, la résidence du Président américain. Les 18 et 19 juin, les principaux chefs d’Etat du monde se rencontreront à Los Cabos, au Mexique, pour le sommet du G20. Le 28 juin, les chefs d’Etat européens se réuniront à Bruxelles.

Le nouveau gouvernement et le nouveau Président ne pourront donc se dérober. Ils devront choisir entre accepter une politique de rigueur et de purge sociale, ou bien engager le vrai combat contre le monde de la finance. Aucune troisième voie ne peut être empruntée sur ce point décisif.

J’espère que le combat sera engagé. Cependant, comme je ne l’ai pas caché en annonçant mon vote en faveur de François Hollande, je crains que l’esprit de synthèse et de compromission de son entourage et des officiels du Parti socialiste ne fasse pencher la balance du mauvais côté.

C’est pourquoi Solidarité et Progrès présentera une centaine de candidatures aux élections législatives, pour défendre le projet et la démarche que François Hollande et son nouveau gouvernement devraient suivre. Nous entendons être un exemple, une référence et un organe de veille, sans démagogie gauchiste ni compromission sociale-libérale.

Nous exigeons la séparation entre banques d’affaires et banques de dépôt et de crédit, car sans elle la corruption spéculatrice des marchés continuerait à se manifester. Nous devons mettre hors d’état de nuire les casinos financiers, même s’ils sont gérés par d’honorables Inspecteurs des finances. Bien plus encore, nous exigeons aussi la mise en place d’une banque nationale, seule en mesure d’émettre du crédit productif public pour financer de grands travaux de développement mutuel à l’échelle de l’Europe et de l’Eurasie.

L’engagement de la gauche, s’il a encore un sens, consiste à sortir d’un système où une oligarchie financière gère ses possessions existantes en opprimant les peuples, pour lui substituer un ordre de crédit productif public, pari sur un avenir meilleur dans lequel le progrès technologique serve la justice sociale.

Si François Hollande et son gouvernement prennent le risque calculé de suivre cette voie, qui est dans l’intérêt de la France, nous les soutiendrons sans faillir. S’ils s’en écartent, nous dénoncerons leur défaillance et nous n’hésiterons pas à les combattre sans sentimentalisme abêtissant, comme nous l’avons fait au moment où François Mitterrand trahissait ceux qui l’avaient soutenu.

En attendant le moment décisif, nous demandons à ceux qui nous lisent de voter pour nos candidats aux législatives : c’est à la fois se donner une assurance contre les dérives et garder le cap dans la tempête.

http://www.cheminade2012.fr/Apres-la-victoire-de-Francois-Hollande_00864
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MessageSujet: Re: Tout ce que vous avez toujours voulu savoir sur Cheminade   Sam 12 Mai 2012 - 13:16

Citation :
Alors que Jacques Cheminade a été le seul candidat durant le débat présidentiel à offrir une mission positive pour la France dans un monde en crise, Solidarité & Progrès est fier d’annoncer que ses candidats aux législatives seront présents dans l’ensemble des 11 circonscriptions des Français de l’étranger, dont les inscriptions se clôturaient ce soir. Le scrutin, qui se déroulera le 10 juin, aura lieu le samedi 2 juin pour les 1ère et 2ème circonscriptions (Amériques), et le 3 juin dans le reste du monde.

Candidat(e) Suppléant(e) Circonscription

Karel Vereycken
Mme Dominique Revault d’Allonnes
1ère (Etats-Unis, Canada)

Cédric Manscour
Mme Sylvia Santorio
2ème (Amérique Centrale et du Sud)

Edith Tixier
Yannick Caroff
3ème (Europe du Nord)

Guillaume Dubost
Romain Drouillon
4ème (Bénélux)

Sébastien Drochon
Karim Bakouri
5ème (Espagne, Portugal, Andorre, Monaco)

Odile Mojon
Christophe Lavernhe
6ème (Suisse, Liechtenstein)

Élodie Viennot
Théo Génot
7ème (Allemagne, Autriche, Balkans, ...)

Julien Lemaître
Éric Sauzé
8ème (Italie, Grèce, Israël…)

Yves Paumier
Guy Pirot
9ème (Afrique-Nord)

Pierre Bonnefoy
Éric Mercier
10ème (Afrique-Sud et Moyen-Orient)

Cécile Desmas
Rémi Lebrun
11ème (Asie, Russie, Océanie)

Des blogs de campagne seront mis en place dans les prochains jours pour présenter les candidatures. En attendant, vous pouvez d’ores et déjà visiter ces quelques liens :

le blog d’Odile Mojon
Guillaume Dubost sur lepetitjournal.com
Karel Vereycken sur lepetitjournal.com

L’ensemble des candidatures Solidarité & Progrès seront présentées sur notre site la semaine prochaine, ainsi que nos 3 étapes contre le saccage social, pour créer des millions d’emplois qualifiés en France et en Europe .

http://www.solidariteetprogres.org/Legislatives-Solidarite-Progres-presente-des-candidats-dans-les-11_08794
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MessageSujet: Re: Tout ce que vous avez toujours voulu savoir sur Cheminade   Sam 12 Mai 2012 - 14:34

Citation :
Mauvaise surprise pour tous ceux qui ont dépense argent, encre et salive pour tenter de ridiculiser la mesure phare du candidat présidentiel Jacques Cheminade, celle de la nécessité impérative de « couper les banques en deux », séparant rigoureusement les activités classiques de dépôt et d’épargne du poison spéculatif distillé dans les salles de marchés.

En effet, alors que Jamie Dimon, le grand patron de la banque JP Morgan, avait juré il y a un mois qu’il ne s’agissait que d’une « tempête dans un verre d’eau », aujourd’hui, après avoir découvert l’information en feuilletant le Wall Street Journal, il est bien obligé d’admettre qu’un trader de la banque à Londres, surnommé « la baleine de la Tamise », en faisant des paris hyperspéculatifs sur des CDS, a provoqué des pertes d’au moins 2 milliards de dollars au cours des six derniers mois.

Comme le note la presse financière, ce scandale ne fait qu’ajouter de l’eau au moulin de tous ceux qui plaident pour la scission bancaire. Robert Reich, l’ancien ministre de l’Economie de Bill Clinton, a immédiatement saisi la balle au bond en exigeant qu’on rétablisse au plus vite le fameux Glass-Steagall Act, la loi imposée en 1933 par Franklin Roosevelt imposant la stricte séparation des banques.

En France, c’est Michel Rocard qui rappelle l’urgence de cette situation. Interrogé le 10 mai sur Radio Classique Public Sénat par Guillaume Durand, l’ancien Premier ministre, pour qui l’avenir de l’Europe se joue « dans les dix jours qui viennent », a estimé que le volet croissance souhaité par François Hollande est menacé par « les sommes colossales qui sont dans les paradis fiscaux et qui sont finalement dans une sorte de bataille contre l’Etat ».

En parlant du danger d’une nouvelle crise financière, il a estimé que : « Cette menace est mondiale, elle concerne tout le monde, et pas seulement la France de manière isolée. L’avantage d’avoir une expérience de gauche et l’élection de François Hollande en France, c’est que la France aura probablement le courage de prendre de son côté quelques-unes des mesures qu’il faudrait prendre mondialement, mais qui ne commenceront que si certains montrent l’exemple.

« Je pense à la séparation absolue des banques de dépôt – quand on gère les dépôts des autres et de l’économie, il ne faut pas prendre de risque. Cela devrait être interdit. Et ça a été interdit pendant 70 ans, grâce à Franklin Roosevelt en 1933 et on l’a abandonné. Ça s’appelait le Glass-Steagall Act, dont le nom est ressorti de temps en temps. C’est dans les années 1995-2000 qu’on a abandonné cela, aussi bien aux États-Unis qu’en Europe, et depuis, nous avons des grandes crises financières tous les cinq ans. Il y en a encore une qui menace. Là, nous ne sommes plus en Europe, mais mondialement, et c’est gravissime en effet. Ça menace tout le monde. Mais on peut tout de même prendre des mesures de protection, localisées, et j’espère beaucoup que non seulement le Président Hollande pourra les imposer en France, mais qu’en plus, ce sera le cœur des négociations européennes.

« Car en Europe, il ne faut pas seulement négocier la sortie de la crise de l’euro, et un complément d’incitation à l’investissement, et à la poursuite de la recherche scientifique, qui est la croissance de demain, qu’il ne faut pas naufrager dans le souci de payer la dette. C’est ça l’enjeu des discussions. Mais c’est aussi le problème de savoir si on va pouvoir se protéger de la crise mondiale qui, elle, nous menace toujours. Et qui était le grand oublié de la campagne électorale. »

Vu les intérêts en jeu, l’on comprend mieux pourquoi certains se sont acharnés avec une telle passion à faire taire Jacques Cheminade...

http://www.solidariteetprogres.org/Sauver-l-Europe-Pour-Michel-Rocard-la-priorite-consiste-a-couper-les_08795
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MessageSujet: Re: Tout ce que vous avez toujours voulu savoir sur Cheminade   Mar 15 Mai 2012 - 19:09

Citation :
Reconnaître l’extrême gravité de la crise que nous vivons sans désigner le visage de l’adversaire revient à se condamner à l’impuissance et à tromper ceux qui veulent agir pour le salut commun. Franklin Delano Roosevelt, en affrontant les « monarchistes de l’économie » de Wall Street et de la City de Londres tout en préparant la guerre contre le nazisme, avait clairement défini contre qui il devait se battre. C’est la première raison pour laquelle il remporta la victoire contre le fascisme militaire et financier.

François Hollande, dans son discours du Bourget, a bien désigné « le monde de la finance » comme son principal adversaire. Cependant, il a non seulement dit que celui-ci n’avait pas de visage, mais il a déclaré à Londres, face à la City, qu’il n’était pas « un homme dangereux ». Ce n’est pas une manière de se faire respecter et ce n’est pas un moyen de préparer la victoire.

Oui, nous avons besoin d’un homme de caractère pour inspirer la France et l’Europe, nous espérons qu’apparaisse un nouveau Roosevelt, un Roosevelt européen. Oui, nous ferons tout ce que nous pourrons pour que François Hollande se hausse à cette dimension. Pour cela, nous devons agir et commencer par dire la vérité en face, même si elle choque, car dans la tempête politique que nous allons vivre, toute complaisance deviendrait mortelle.

Il faut d’abord refuser le chantage de la Commission européenne, qui nous impartit de tailler dans nos dépenses. C’est la politique menée par le Chancelier allemand Brüning et par le gouvernement Laval dans les années trente du XXe siècle, qui conduisit l’Europe au désastre. Une politique opposée à celle de Roosevelt. Pour la même raison, il faut rejeter les conditions d’austérité inacceptables du traité sur la stabilité, la coordination et la gouvernance (TSCG), qui imposent le blocage des investissements publics et des dépenses sociales en plafonnant le déficit structurel des Etats à 0,5% en pleine période de crise ! C’est la condition mise pour bénéficier du Mécanisme européen de stabilité (MES), mais celui-ci non seulement impose aux Etats des conditions d’austérité draconiennes et donc une perte de leur souveraineté budgétaire, mais se trouvera sous la coupe d’un Comité directeur d’experts financiers qui n’aura de compte à rendre à personne ! Certes, nous avons déjà voté le MES, grâce à l’abstention des députés socialistes. Mais en refusant d’adopter le TSCG, nous pouvons mettre en échec l’ensemble et dire à l’Europe qu’elle fait fausse route. Il faut que les grands projets, la justice sociale et les investissements productifs passent avant la rigueur, la « discipline budgétaire » et la destruction du droit du travail !

Nous provoquerons ainsi une crise en Europe. Elle est inévitable et mieux vaut le faire tout de suite que de continuer comme on va, en obtenant quelques miettes supposées assurer la croissance contre la « modération salariale » et le démantèlement progressif des CDI. Le système qui a conduit à la chute de la Grèce nous y entraîne aussi. Comme nous le dira la Cour des comptes fin juin, la situation est bien plus grave qu’on veut bien le reconnaître. Ce n’est pas une raison pour renier ses promesses en restant dans un système qui détruit tout, y compris lui-même ; il faut au contraire en sortir en lançant le défi d’un horizon nouveau. C’est redonner à l’Europe sa raison d’être en la refondant.

Pour commencer, il est vrai que sans révision des traités, la Banque centrale européenne pourrait théoriquement refinancer la vieille dette de nos Etats à des taux proches de 0% et fournir à la Banque européenne d’investissement (BEI) ou aux organismes publics nationaux (Caisse des dépôts ou FSI chez nous, Kreditanstalt en Allemagne) des prêts à 0,01%, qui prêteraient à leur tour à 0,02% aux Etats qui doivent s’endetter pour rembourser leurs vieilles dettes.

Cependant, cela ne va pas au fond des choses. C’est un mécanisme technique qui ne prend pas en compte le fond politique des choses. Les dirigeants actuels de la BCE, comme un Mario Draghi, soit ont travaillé directement pour les établissements de la City, soit en portent l’idéologie. Le fond des choses est que le système financier et monétaire international se désintègre, et que la fausse Europe de la BCE et de l’euro en fait partie !

Alors, deux choses sont nécessaires pour reconstruire. La première, comme le dit le collectif Roosevelt 2012 , et comme je n’ai cessé de le dire pendant toute ma campagne présidentielle, est de séparer les banques de dépôt et les banques d’affaires, pour interdire aux banques de spéculer avec notre argent. Cependant, il ne faut pas s’y tromper. Le principe d’une séparation stricte entre banques de dépôt et banques d’affaires n’a jamais été acté en Grande Bretagne. C’est une simple séparation des activités sous le même toit qui est envisagée pour… 2019. Quand on parle de Roosevelt, il faut savoir de quoi on parle ! Ajoutons que mettre en œuvre le Glass Steagall strict signifie qu’on ne renfloue plus les banques d’affaires « perdantes » et qu’on les met en faillite ordonnée.

Qui plus est, croire que « Occupons Wall Street est en train de faire évoluer le discours de Barack Obama » est pire qu’un crime : une erreur totale. Obama s’oppose au vote d’une proposition de loi (HR 1489) réintroduisant un Glass Steagall strict, présentée à la Chambre des représentants américaine par Marcy Kaptur et de nombreux démocrates progressistes soutenus par une poignée de républicains. Se tromper par deux fois dans son jugement, concernant la Grande Bretagne et les Etats-Unis, est précisément ce qui arrive lorsqu’on n’a pas fait ce que fit Roosevelt, c’est-à-dire définir clairement le visage de son ennemi. Ajoutons qu’aujourd’hui c’est Lyndon LaRouche et ses partisans qui, aux Etats-Unis, ont lancé et soutiennent toute la bataille pour un retour à Glass Steagall et la démarche politique de Roosevelt, des frères Kennedy et de Martin Luther King, et qu’il serait essentiel pour les partisans de Roosevelt en Europe de se pencher sur leur cas au lieu de prêter une oreille complaisante à ceux qui déforment le sens de leur combat.

La seconde chose, au-delà de la séparation des banques, est de revenir à un système de crédit public, en reprenant aux banques le pouvoir de financer la dette publique et donc de contrôler les Etats. Cela suppose de mettre en place une Banque nationale, et de créer à l’échelle européenne une association de banques nationales au lieu et place de la Banque centrale européenne. C’est là que se situe la révolution rooseveltienne et le vrai fond des choses. Il faut donc que le nouveau Roosevelt européen, pour être à l’image de son prédécesseur, jette à ses partenaires le défi d’abroger tous les textes européens qui empêchent d’appliquer cette politique : l’article 123 du traité de fonctionnement de l’Union Européenne (TFUE) et les lois du 4 août 1993 et du 12 mai 1998 qui aggravent les conséquences de la loi Pompidou-Giscard d’Estaing du 3 janvier 1973.

Cela, répétons-le, suppose une crise européenne. Mais c’est la seule manière de redonner à l’Europe sa raison d’être et de rétablir la priorité de l’emploi qualifié, du pouvoir d’achat et du financement des grands projets, des infrastructures, du service public et des collectivités territoriales.

De toutes façons, cette crise est à nos portes. Mieux vaut tout de suite jeter le défi à nos partenaires plutôt que de laisser s’étendre une politique de saccage sociale et de renflouement des spéculateurs qui mènerait tout droit à des dictatures et à des guerres.

Parlons-en pour en finir. Car il faut ajouter aux crises dont parle Roosevelt 2012 une crise militaire engendrée par la désintégration du système actuel.

François Hollande devra y faire inéluctablement face lors de sa rencontre avec Barack Obama et lors du sommet de l’OTAN qui se tiendra les 20 et 21 mai à Chicago. Tout d’abord, il faudra imposer à nos partenaires le retrait de nos troupes d’Afghanistan avant fin 2012, en se procurant les moyens logistiques pour y parvenir. La Russie et l’Ukraine peuvent nous y aider avec leurs transporteurs lourds. Surtout, il se posera la question fondamentale de notre adhésion au système de missiles anti-missiles balistiques que les Etats-Unis et la Grande Bretagne veulent installer en Europe de l’Est. Les déclarations récentes du chef d’état major de l’Armée russe, le général Nikolaï Makarov, et du ministre de la Défense, Anatoli Serdioukov, ne laissent aucun doute sur le sujet : pour Moscou, il s’agit d’un casus belli , d’une provocation qui a amené ces dirigeants à menacer de frappes militaires ce dispositif. Plus encore, le Président Poutine a annoncé qu’il annulait l’entretien en tête à tête qu’il devait avoir avec le Président Obama à Camp David et sa venue au G8, les 18 et 19 mai.

Dans ces conditions, il est clair que François Hollande doit dire non à Washington comme à Bruxelles. Suivant la même démarche, il doit refuser la logique financière de la City, de Wall Street, de la Commission européenne et de la BCE, et celle du déploiement des missiles anti-missiles américains en Europe de l’Est. Ce déploiement entame une escalade militaire pouvant conduire rapidement à un conflit mondial voulu par certaines forces de la City et de Wall Street.

Voilà, dans toute son ampleur, le défi qui est jeté à celui qui voudra être un Roosevelt européen. Le réduire ou vouloir se le cacher, ou pire encore, se compromettre en sacrifiant ses promesses, conduirait au désastre. Le relever est évidemment risqué et difficile, mais une certaine idée de la France et de la justice sociale l’exige, de même qu’une certaine idée de l’Amérique – celle de Roosevelt, pas celle de Wall Street et d’Obama.

http://www.cheminade2012.fr/Encore-un-effort-pour-devenir-le-nouveau-Roosevelt-europeen_00867
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MessageSujet: Re: Tout ce que vous avez toujours voulu savoir sur Cheminade   Mer 16 Mai 2012 - 10:32

Citation :
La déclaration du PDG de JP Morgan Chase Jamie Dimon le 11 mai dernier, avouant que la banque a perdu au moins 2 milliards de dollars dans des paris spéculatifs, fait craindre le pire à tout ceux qui, y compris Barack Obama et les banques de Wall Street qui financent sa réélection, s’opposent avec force et détermination à une nouvelle application stricte de la loi Glass-Steagall. Cette loi séparait, jusqu’à son abrogation aux Etats-Unis en 1999, de manière complète et étanche les banques de dépôt, chargées de fournir du crédit à l’économie réelle, des banques d’affaires spéculatives.

Alors qu’aux Etats-Unis Lyndon LaRouche et en France Jacques Cheminade font campagne pour cette réforme incontournable depuis plus de cinq ans, aux Etats-Unis, avec le scandale JP Morgan, depuis deux jours les appels, articles, pétitions et commentaires se multiplient de toute part en faveur de cette mesure d’hygiène financière.

Après l’ancien ministre du Travail de Bill Clinton Robert Reich, c’était au tour de l’ancien gouverneur de l’état de New York Eliot Spitzer, du journaliste Joe Klein de Time magazine, et aussi d’Elizabeth Warren, professeur de droit à Harvard et candidate démocrate au sénat de se prononcer pour cette politique. Mme Warren a d’ailleurs envoyé un courriel aux électeurs de sa circonscription leur demandant de l’appuyer dans cette bataille.

Les site internet du magazine Forbes publie quant à lui une colonne intitulée « Ramenons Glass-Steagall » et reconnaît pour la première fois (à part le LaRouchePAC bien entendu) que la loi Dodd-Frank votée l’an dernier à la demande de l’administration Obama et encensée jusqu’en France par la direction du Parti socialiste, « avec son excès de 2000 pages de régulation, n’aide pas à résoudre les problèmes structurels actuels. »

Même au sein de la communauté financière elle-même, un choeur de plus en plus grand demande le retour de Glass-Steagall. Al Jazeera cite Martin Hennecke du Groupe Tyche, basé à Hong Kong, qui affirme ne pas être, comme d’autre financiers de Hong Kong, « friand de l’industrie bancaire américaine, qui ressemble à une industrie de casino, en particulier depuis que la Loi Glass-Steagall a été abrogée. Cette loi doit être instaurée à nouveau, autrement il semble que les banques feront essentiellement ce qu’elles veulent. (…) Les banques chinoises que tout le monde s’accorde à châtier sont bien plus sûres pour les investisseurs que les banques américaines et même européennes pour ce qui nous concerne. »

U.S.A. Today cite un autre financier, Stanley J.D. Crouch, directeur en chef des investissements chez Aegis Capital, qui appelle lui aussi à rétablir Glass-Steagall : « Une banque devrait être une banque. Les transactions sur fonds propres sont comme un rocher sur le flanc d’une montagne. Nous allons avoir une avalanche. »

Gary Anderson demande dans Business Insider non seulement le retour de Glass-Steagall, mais également de bannir les banques américaines opérant depuis la City de Londres car contrairement à Wall Street, « le Mile carré est sans régulation et le Parlement du Royaume-Uni n’a aucun pouvoir sur ce centre financier. Même la Reine d’Angleterre doit s’incliner devant le maire de ce Mile carré lorsqu’elle se rend dans les murs de cette bourgade d’origine de la City de Londres. »

Quant à JP Morgan Chase, de nombreuses indications montrent sans aucun doute que la banque utilisait l’énorme base de dépôts associés à ses activités commerciales (1100 milliards de dollars en 2011), pour soutenir ses immenses prises de position dans ses activités de banque d’affaires, dont la valeur nominale atteignait les 70 000 milliards de dollars. Après avoir parié dans la mauvaise direction, elle doit maintenant dénouer ses positions dans un marché qui est sur le point de se figer. Ceci peut provoquer des pertes bien plus grandes que les 2 milliards déjà annoncés, qui ne pourront être compensées qu’à partir de l’argent des épargnants.

Après avoir obtenu la démission de son directeur responsable de la gestion du risque Ina Drew, qui opérait directement sous les ordres de Dimon, JP Morgan Chase a nommé un membre de son Comité exécutif pour le remplacer, Matt Zames, un proche du secrétaire au Trésor et ami intime d’Obama, Tim Geitner. Zames est une valeur sûre. Il s’est fait un nom dans le petit monde de la spéculation financière comme membre de la direction de LTCM, le fonds spéculatif à l’origine de la crise financière de 1998....

Le magazine Politico résume le sentiment général qui prévaut aux Etats-Unis : « La perte géante de 2 milliards de dollars chez JP Morgan Chase braque les projecteurs sur un problème qui sera au centre de la campagne de Barack Obama pour sa réélection : quatre ans après que la crise financière ait presque mis la nation à genoux, il semble que presque rien n’a changé. Aucun banquier de haut rang n’est un prison... »

Le magazine rappelle que « dans une interview de 2009, Obama avait dit à ABS News que toutes les banques n’étaient pas mauvaises, tout en faisant l’éloge de JP Morgan en particulier. ’Il y a de nombreuses banques qui sont en réalité assez bien gérées’, avait-il dit. ’JP Morgan est un bon exemple. Jamie Dimon, le PDG là bas, je ne pense pas qu’il mérite une punition pour avoir fait un très bon boulot en gérant un porte-feuilles énorme.’

Rappelons qu’aux Etats-Unis, un projet de loi (HR1489) visant à rétablir le Glass-Steagall Act est en attente au Congrès. En Belgique, un projet de loi a été introduit dans la Chambre et au Sénat, et en Italie, un projet de loi a été introduit dans la Chambre.

Tout ceci montre bien comment Obama, Sarkozy et Merkel n’ont jamais eu l’intention de faire quoi que ce soit pour stopper l’orgie spéculative, comme l’a martelé Jacques Cheminade pendant sa campagne présidentielle.

Toute la pression revient donc sur François Hollande, le nouveau venu dans le club des chefs d’Etat des grandes puissances occidentales. Au Bourget le 22 janvier il avait déclaré la guerre contre une finance omnipuissante.

D’après La Tribune du 11 mai, la France envisage une réforme que serait « ni du Vickers [filialisation des activités sous un même toit], ni du Volcker [interdiction de spéculer avec les fonds propres], selon l’économiste Karine Berger, qui conseille François Hollande ».

D’après le journal, « un projet de loi devrait être présenté au Parlement français, dès la session extraordinaire de cet été, entre le 3 juillet et le 2 août », sans attendre les recommandations du groupe Liikanen lancé en début d’année à l’initiative du commissaire, par ailleurs anti-régulationniste, Michel Barnier sur le sujet de la séparation des activités bancaires. Il y a des moments dans l’histoire qu’on n’a pas le droit de rater.

http://www.solidariteetprogres.org/Les-pertes-de-JP-Morgan-donnent-raison-a-Cheminade-sur-la-separation-des_08798
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MessageSujet: Re: Tout ce que vous avez toujours voulu savoir sur Cheminade   Sam 19 Mai 2012 - 15:58

Citation :
Solidarité et Progrès est heureux d’annoncer qu’il présente 78 candidats aux élections législatives du 10 et 17 juin prochain. Ces 78 personnes, leurs suppléants et l’ensemble des militants défendront dans cette campagne les mesures d’urgence contre la désintégration financière et sociale que Jacques Cheminade a développées lors du débat présidentiel.

Leur programme commun consiste en 3 étapes contre le saccage social et pour créer des millions d’emplois qualifiés en France et en Europe :

Créer sans délai une commission d’enquête parlementaire sur la crise, associée à des pouvoirs de juridiction et de réquisition, afin d’opérer le triage entre dettes légitimes et illégitimes ;

Couper les banques en deux pour protéger l’épargne et le crédit, et mettre en faillite les banques qui ont spéculé dans le casino financier ;

Émettre massivement du crédit public pour financer les grands projets, les infrastructures, et renflouer le service public et les collectivités territoriales pour réaliser leurs projets.

C’est seulement en mettant les prédateurs financiers hors d’état de nuire qu’on pourra rétablir l’emploi et le pouvoir d’achat. En votant pour les candidats Solidarité et Progrès, les Français prendront une assurance que le nouveau gouvernement le fera. Nous sommes conscients que cette tâche sera extrêmement difficile face aux très fortes pressions que d’ores et déjà il subit. Nos candidatures fixent le cap.

http://www.solidariteetprogres.org/Solidarite-Progres-presente-78-candidats-aux-legislatives_08804
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MessageSujet: Re: Tout ce que vous avez toujours voulu savoir sur Cheminade   Sam 19 Mai 2012 - 16:00

laisse moi deviner,Rafi fait partie des 78 candidats anti-predator

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MessageSujet: Re: Tout ce que vous avez toujours voulu savoir sur Cheminade   Sam 19 Mai 2012 - 16:06

Même pas, j'ai déjà assez de boulot avec mes copains du front de gauche, bien que cela ne me déplairais pas.
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MessageSujet: Re: Tout ce que vous avez toujours voulu savoir sur Cheminade   Sam 19 Mai 2012 - 16:07

Y a des chances que certains soient élus ?
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MessageSujet: Re: Tout ce que vous avez toujours voulu savoir sur Cheminade   Sam 19 Mai 2012 - 16:09

Je ne pense pas, de ce que j'ai compris de leur façon de faire c'est moins d'être élu qui les intéressent que de trouver l'occasion de lancer le débat autour de leurs idées.
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MessageSujet: Re: Tout ce que vous avez toujours voulu savoir sur Cheminade   Ven 25 Mai 2012 - 17:21

Citation :
« Abandon de créances, plan Marshall, réquisitionner la banque centrale… » On dirait du Cheminade !

La panique gagne l’Euroland. Au moins trois courants s’opposent avec hystérie et violences verbales. Les premiers, affirment qu’il faut persister à appliquer coûte que coûte les dogmes aveugles de Merkozy, car selon eux, seuls l’austérité et la règle d’or permettront de sauver l’euro.

Non, affirment les autres, notamment François Hollande mais aussi Barroso et Monti. Il faut y ajouter, disent-ils, grâce à des euro-obligations et quelques grands travaux et sans remettre en cause les mécanismes de renflouement aveugles, une « dose » de croissance, car in fine, c’est la croissance qui ramène les revenus indispensables pour honorer les montagnes de dettes qui nous écrasent.

Viennent ensuite tous ceux qui pensent qu’il est de toute évidence trop tard pour rattraper la machine infernale qui est lâchée et que le moment est venu, si l’on veut sauver l’euro, de restructurer, via des abandons de créances, des moratoires et des rééchelonnements sur des décennies, le mur de la dette qui vient sur nous. Dans ce courant, Jacques Delpla de BNP Paribas dont nous avons rapporté les propos il y a quelques jours.

Dans le journal Le Monde, trois articles plaident pour cette nouvelle approche. Yanis Varoufakis, professeur d’économie à l’université d’Athènes affirme que la seule possibilité réaliste qu’ait la Grèce de demeurer dans la zone euro est de remettre en cause les termes du mémorandum imposant une austérité mortifère au pays. Et ils rappelle quelques faits irréfutables : « L’Etat grec en faillite empruntait, mi-mai, 4,2 milliards d’euros au Fonds de sauvetage européen (FSE), puis reversait aussitôt cette somme à la Banque centrale européenne (BCE) afin de rembourser les obligations d’Etat grecques que la BCE avait auparavant acquises dans une vaine tentative de relever leur prix. Ce nouvel emprunt a substantiellement fait croître la dette grecque, mais a assuré à la BCE un bénéfice d’environ 840 millions d’euros. (…) La chancelière allemande soutient à juste titre que nous ne pourrons éviter le piège de la dette en accumulant encore plus de dette. (…) Des Etats insolvables sont en l’occurrence contraints d’emprunter afin de rembourser une banque centrale qui elle-même prête à des banques insolvables qui reçoivent des capitaux de la part d’Etats insolvables et en même temps leur prêtent une partie de l’argent qu’elles ont elles-mêmes emprunté à la Banque centrale ! S’agit-il là d’une économie prudentielle et austère à laquelle un pays comme la Grèce devrait se plier ? Ou sommes-nous face à une mécanique devenue folie ?

Ce cercle vicieux doit absolument être brisé. Sinon, la zone euro finira comme l’Union latine, par une simple note de bas de page dans les livres d’histoire du futur. Mais qui appuiera sur le bouton de ce "disjoncteur" salvateur ? Le président Hollande est-il en mesure de le déclencher ? (…) C’est ici que le prochain gouvernement grec pourrait entrer en scène et assumer le rôle de coupe-circuit. Suis-je en train de proposer que la Grèce fasse du chantage à l’Europe ? Certainement pas. Depuis quand dire la vérité et refuser de souscrire des emprunts que l’on n’est pas en mesure de rembourser serait-il du chantage ? En adoptant cette position fondée sur des principes, la Grèce agira comme un bon citoyen européen et offrira à des dirigeants comme le président Hollande une formidable occasion d’enrayer la gangrène qui ronge actuellement le corps et l’âme de l’Europe. »

Suit l’article de Catherine Gerst, ancienne directrice générale de Moody’s France, intitulé « Restructuration de la dette et plan Marshall sont les seules options possibles ».

Pour elle aussi, si l’on veut « éviter la sortie de la Grèce avant ou après le 17 juin, il n’y a pas d’autre voie qu’un nouveau plan de restructuration de sa dette globale, qui inclut non seulement celle de l’Etat grec, mais aussi l’ensemble des dettes des ménages et des entreprises grecques. Il faudra faire de nouveaux abandons de créances, c’est-à-dire de la destruction de dette, donc de monnaie, et par là de capital. A quoi s’ajoute un étalement du solde restant sur plusieurs décennies. Les pertes seront supportées par les contribuables européens, les banques européennes et autres investisseurs, les banques internationales. A elle seule, une telle restructuration ne sera pas suffisante, si on n’y ajoute l’équivalent d’un plan Marshall en faveur de la Grèce. Il faut ensuite immédiatement se saisir du cas de l’Espagne d’abord, puis du Portugal et de l’Irlande, plus menaçants encore pour la survie de la zone euro ».

Pour conclure, toujours sur cette page étonnante du Monde de ce jour, l’économiste Jacques Sapir, directeur d’études à l’EHESS, estime qu’il faut « relancer l’économie grecque, dût l’euro en périr ».

Certes, dit-il, l’UE peut décider de suspendre son aide à Athènes, mettant le gouvernement grec dans l’incapacité d’honorer ses dettes. « Mais ce dernier peut alors prendre conjointement deux décisions lourdes de conséquences. Tout d’abord, il peut répudier la totalité de sa dette. Les gouvernements de la zone euro, engagés directement à travers le Fonds européen de stabilisation financière, et la Banque centrale européenne (BCE), devront alors "prendre leurs pertes" »

« Il peut, dans le même temps, réquisitionner la banque centrale de Grèce et lui faire émettre autant d’euros que nécessaire pour couvrir ses besoins de financement à court terme. Cette mesure, illégale, n’en est pas moins techniquement possible. Pour l’essentiel, il s’agit de jeux d’écritures. »

« Le gouvernement grec a donc dans ses mains des instruments de rétorsion face aux menaces. Mieux vaudrait donc discuter et renégocier le mémorandum, ce qui est très précisément la position du chef de Syriza, le parti de la gauche radicale, Alexandre Tsypras ».

Les électeurs ne peuvent pas ne pas se souvenir de la campagne électorale de Jacques Cheminade quand ils voient apparaître les mots Abandon de créances, moratoire, tri des dettes, plan Marshall, réquisitionner la banque centrale… il ne manque que Glass-Steagall. Mais bon, j’avais oublié, tout le monde en parle déjà !

http://www.solidariteetprogres.org/Abandon-de-creances-plan-Marshall-requisitionner-la-banque-centrale-On_08815
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MessageSujet: Re: Tout ce que vous avez toujours voulu savoir sur Cheminade   Lun 28 Mai 2012 - 18:48

Citation :
Jacques Cheminade à François Hollande : l’heure du combat contre la finance est arrivée

La faillite de la quatrième banque espagnole, Bankia, et l’annonce du gouvernement espagnol qu’il entend renflouer cet établissement à hauteur de 19 milliards d’euros, après l’avoir nationalisé le 9 mai en prenant une participation de 4,5 milliards, sera peut-être l’événement qui fera chavirer le Titanic Europe.

Car c’est l’ensemble du secteur bancaire privé et public espagnol qui est criblé de dettes. L’Institut de la Finance internationale (IFI) l’a avoué ces derniers jours : les banques espagnoles détiennent près de 300 milliards d’euros de mauvaises créances, conséquence de l’explosion de la bulle immobilière en 2007.

A cela s’ajoute la faillite de régions espagnoles qui représentent 50% de l’économie espagnole. Alors que sombrait Bankia, vendredi dernier, les déclarations du président de la Catalogne évoquant un défaut de paiement d’ici la fin mai, ont révélé l’ampleur de la gangrène financière qui frappe ce pays. Avec 41 milliards d’euros de dette (20% de son PIB), cette région qui représente un cinquième de l’économie espagnole, est belle et bien en faillite.

L’Espagne a donc atteint le point de non retour, l’ampleur de l’effondrement en cours dépassant largement les plans de sauvetage pouvant être envisagés.

A cela, il faut ajouter la faillite de la Grèce, et les conséquences que sa sortie de la zone euro auraient pour une BCE dont les engagements atteignent 2 500 milliards d’euros, par rapport à des capitaux propres qui ne représentent que 10,8 milliards à 90 milliards d’euros (selon que l’on compte uniquement ceux de la BCE ou ceux de toutes les Banques centrales de la zone euro réunies), et dont l’exposition à la Grèce représente plus de deux fois ses fonds propres !

Dans ce contexte d’endettement extrême, la proposition de François Hollande, qui nous avait pourtant promis un face à face avec la finance, de se porter au secours du secteur bancaire espagnol pour le « recapitaliser » avec des fonds européens, après les 2 500 milliards d’euros déjà alignés par l’UE, la BCE et le FMI pour renflouer les banques, ne fera qu’aggraver la crise monétariste du système.

Ses propositions visant à obtenir un peu de croissance, en utilisant des instruments de dette européenne – euro obligations et augmentation de crédits de la Banque européenne d’investissements – pour investir dans les infrastructures, sont tout aussi choquantes, car sans faillite contrôlée du passif toxique des banques, la dette européenne, ajoutée aux dettes nationales, ne produira que des effets hyper-inflationnistes.

« François Hollande vient de rater son entrée en guerre contre la finance folle » a déclaré Jacques Cheminade, actuellement en tournée pour soutenir les candidats de Solidarité & Progrès aux élections législatives. Le candidat à la présidentielle, qui avait promis de faire pression sur François Hollande après son élection pour qu’il aille au bout de ses engagements, a rappelé que face à l’ampleur de la faillite du secteur bancaire, l’urgence est de procéder au tri entre les dettes légitimes et illégitimes des banques, d’organiser une faillite contrôlée des instruments toxiques et d’aboutir à la séparation totale entre banques d’affaires qui spéculent et banques de dépôt et de crédit, indispensables à l’économie.

Il faut ensuite rétablir un système de crédit productif, a conclu Cheminade, comme celui qui a permis la reconstruction après la Seconde guerre mondiale et les 30 Glorieuses, pour créer un plein emploi productif dans les grands projets d’équipement publics et les PMI/PME.

http://www.solidariteetprogres.org/Jacques-Cheminade-a-Francois-Hollande-l-heure-du-combat-contre-la-finance_08822
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MessageSujet: Re: Tout ce que vous avez toujours voulu savoir sur Cheminade   Aujourd'hui à 17:02

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