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 actualité européenne : Economie, politique, diplomatie...

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jonas
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MessageSujet: actualité européenne : Economie, politique, diplomatie...   Mer 9 Mai 2012 - 16:02

nouveau topic sur l'actualité européenne dans tous les domaine (économique, politique scientifique etc ...)


Citation :

Merkel travaille sa contre-offensive face à Hollande



Des ministres du gouvernement allemand reprochent au président français de ne pas avoir les moyens de sa politique.
Angela Merkel peaufine sa contre-offensive face à François Hollande. La chancelière allemande, qui continue de dominer la politique européenne, où elle a imposé sa stratégie fondée sur la discipline budgétaire dans la lutte contre la crise de la dette, n'a aucune intention de céder aux pressions du président français. Plusieurs ministres de son gouvernement sont montés au créneau pour rappeler la France à ses engagements et tacler le nouveau président socialiste, lui reprochant de ne pas avoir les moyens de sa politique.

Lundi, Merkel avait fermement réitéré son refus de renégocier le pacte de stabilité budgétaire, comme le souhaite son nouveau partenaire. La chancelière, qui a adressé mardi un message de félicitations au nouveau président français, a laissé entrevoir clairement à Hollande quelles concessions il pourrait obtenir de Berlin: la formulation d'un nouveau pacte de croissance et l'augmentation des moyens de la Banque européenne d'investissement en font partie. Mais elle rejette catégoriquement tout programme de stimulation de la conjoncture qui creuserait la dette.

«L'Allemagne n'est pas là pour financer les promesses électorales des socialistes, a lancé plus brutalement son lieutenant, le ministre de l'Écologie et vice-président de la CDU, Norbert Röttgen. Le gouvernement fédéral défend clairement la poursuite de la politique de discipline budgétaire.» Au bout du compte, si la croissance est financée par de nouvelles dettes, ce sera à l'Allemagne de payer pour «la victoire des socialistes français», tranche-t-on à Berlin, où l'on rappelle qui tient les cordons de la bourse en Europe.

Réduction des déficits budgétaires
Merkel mise sur une double stratégie. «L'économie de la France et les finances du pays demeurent dans un état précaire, décrypte Peter Altmaier, dirigeant du groupe parlementaire CDU au Bundestag et fidèle de la chancelière. Tout pays qui essaierait de mener une politique de l'offre en accroissant ses déficits se mettrait très vite les marchés à dos et verrait ses taux d'intérêt augmenter. La France n'a aucune marge de manœuvre.»

Berlin déplore notamment qu'Hollande ait promis pendant sa campagne d'augmenter le salaire minimum, de créer des postes de fonctionnaires et de revenir sur le recul de l'âge de la retraite. Altmaier juge qu'une fois les élections législatives françaises terminées, il sera possible pour Berlin de parvenir à un compromis avec Paris pour réaffirmer «une fois pour toutes» que la réduction des déficits budgétaires est la seule voie possible pour l'Europe.

Berlin juge crucial pour Hollande de prendre à bras-le-corps les réformes nécessaires pour que la France retrouve sa compétitivité. Si Hollande s'entête dans la voie tracée pendant sa campagne, Merkel entend désamorcer le soutien dont il jouit auprès des sociaux-démocrates et des Verts, qui se sentent portés par la victoire des socialistes français, en faisant d'eux un épouvantail en Allemagne. Elle n'hésitera pas à dénoncer les «recettes archaïques» d'un François Hollande accusé d'aller dans le mur, pour laisser entendre que les sociaux-démocrates veulent expérimenter la même politique en Allemagne s'ils remportaient les législatives de septembre 2013. La stratégie de Merkel a ses limites. Si Hollande parvient à inverser le rapport de force dans la zone euro en mobilisant contre la politique d'austérité allemande, la chancelière ira au compromis avant de plonger dans l'isolement.

Lefigaro
Citation :

Europe: les Bourses demeurent angoissées par Athènes.

Les Bourses européennes ne parviennent pas à se remettre de leur séance déprimante de la veille, les graves incertitudes liées au blocage politique de la Grèce continuant d'angoisser les investisseurs.

Francfort grappille certes 0,1%, mais Londres perd 0,3%, Milan 0,6%, Zurich 0,7% et Madrid dévisse de 2,5%. Sur Euronext, Amsterdam recule de 0,4%, Paris et Lisbonne de 0,6%, et Bruxelles de 0,8%. Wall Street a cédé 0,6% mardi.

'Le résultat indécis des élections grecques ce week-end a conduit à une incertitude renouvelée sur les perspectives du plan de sauvetage grec à court terme et, plus généralement, sur l'appartenance du pays à la zone euro', indique un économiste de Crédit Suisse.

Ce dernier considère cependant que l'échec vraisemblable de la formation d'un gouvernement conduira à de nouvelles élections le mois prochain, probablement le 17 juin, qui pourraient déboucher sur un gouvernement d'unité nationale destiné à renégocier le plan de sauvetage.

'La situation demeure volatile et cela devrait rendre les investisseurs prudents et nerveux après la relative période de stabilité que nous avons connue depuis le début de l'année, comparativement à 2011', estime pour sa part Cameron Peacock, chez IG Markets.

Sur le plan des données économiques, l'Allemagne a dégagé un excédent commercial stable à 13,7 milliards d'euros en mars, tandis que la France a vu son déficit baisser à 5,7 milliards contre 6,3 milliards en février.

En hausse de 2,5% à 5,1 euros, ING Group prend la tête de l'AEX à Amsterdam, l'établissement financier néerlandais ayant observé une certaine amélioration de ses résultats au premier trimestre 2012 par rapport aux trois derniers mois de 2011.

De même, Commerzbank figure dans le haut de classement sur le DAX, prenant 3,1% à près de 1,6 euro, grâce à des résultats illustrant une amélioration de sa solidité financière malgré un contexte de marché pénalisant pour son segment BFI.

E.On recule par contre de 1,4% à 15,4 euros à Francfort, bien que les résultats trimestriels du groupe énergétique aient pu résister à la baisse des prix électriques européens et de la production nucléaire allemande.

Carlsberg s'adjuge 3,3% à 488 couronnes danoises sur l'OMX, malgré des résultats en baisse au premier trimestre pour le brasseur, du fait du déstockage opéré en Russie et de ses investissements en marketing.

Lefigaro
Citation :

L'Europe sous la pression des extrêmes

Le contraste entre le dénouement du scrutin présidentiel français, dimanche 6 mai, ouvrant la voie à une alternance ordonnée et incontestée à la tête de l'Etat, et le chaos créé par le résultat des élections législatives en Grèce, où, trois jours plus tard, aucune perspective de gouvernement ne se dessine encore, ne doit pas faire oublier la tendance commune révélée par ces deux scrutins : la montée de mouvements minoritaires, mais de plus en plus vocaux, contestant l'ordre établi par les partis traditionnels. Cette tendance est de plus en plus sensible à travers l'Europe.

En France, 18 % des électeurs ont choisi d'exprimer, au premier tour de l'élection présidentielle, leur rejet de l'Europe et de l'immigration en votant pour Marine Le Pen. En Grèce, le 6 mai, 7 % des électeurs ont envoyé au Parlement 21 députés du parti néonazi Aube dorée, dont le programme prévoit de miner la frontière avec la Turquie pour bloquer l'immigration. En Italie, les "antipolitiques" du mouvement "5 étoiles" du comique Beppe Grillo ont réalisé une percée aux élections municipales, en dénonçant la corruption et l'austérité.

Dans un autre genre, le Parti pirate, militant du téléchargement gratuit sur Internet, a fait une irruption spectaculaire dans la politique allemande et parvient à inquiéter les grands partis à la veille d'une importante élection partielle, le 13 mai.

Ces mouvements ont peu de chose en commun. Il est difficile, par exemple, de rapprocher la vague des jeunes indignados espagnols, née il y a un an à Madrid, des mouvements xénophobes et anti-islam que l'on voit monter depuis des années dans le nord de l'Europe ou en Autriche.

Pourtant, qu'ils soient d'extrême droite, d'une gauche radicale qui conteste l'orientation actuelle de la politique européenne ou totalement à la marge du système, ces mouvements bousculent les formations traditionnelles, et en particulier les grands courants politiques qui ont pris en charge le projet européen depuis des décennies. Ils les bousculent d'autant plus que la crise économique et la question de la dette ont créé une problématique commune à l'ensemble du paysage politique européen.

L'Europe politique existe, et chaque élection nationale résonne beaucoup plus que par le passé dans les autres pays de l'UE.

La tentation est grande, pour les partis traditionnels, de réagir en incorporant certains des thèmes des contestataires. L'inflexion donnée par Nicolas Sarkozy à sa campagne présidentielle sous la pression de l'ascension du Front national, par exemple sur la question des frontières, a parfaitement illustré les risques de cette dynamique.

De toute évidence, ce n'était pas la bonne stratégie. Le défi, pourtant, reste à relever : aucune institution, aucun mouvement à l'échelle européenne ne paraît en mesure aujourd'hui de répondre aux questions posées par ce front du refus. C'est un chantier auquel doivent s'atteler d'urgence les grands partis, sous peine de se voir déborder.

Lemonde
Citation :

Barroso : "Il n'y aura pas de renégociation du pacte budgétaire"



Renégocier le pacte de discipline budgétaire : voila qui figure dans le programme du président élu François Hollande. Mais le président de la Commission ne l'entend pas de cette oreille.
Le président de la Commission européenne, José Manuel Barroso, a estimé mercredi qu'il n'y aurait pas de renégociation du pacte de discipline budgétaire qui a été signé en mars par 25 pays de l'UE, contrairement au souhait du nouveau président français, François Hollande.

Interrogé lors d'un colloque au Parlement européen à Bruxelles pour savoir s'il y aurait renégociation du pacte budgétaire, M. Barroso a simplement répondu "non", sans étayer sa réponse. Egalement présent, le président du Parlement européen, Martin Schulz, a apporté la même réponse à cette question.

Les deux responsables politiques se sont en revanche montrés ouverts à la mise en place d'un autre pacte économique européen qui ne soit pas uniquement consacré à la discipline budgétaire. Interrogé sur un tel scénario, ils ont répondu positivement. "Parlez-vous de nouveau traité ou de contrat politique ? Si vous me dites un contrat politique, je vous dis oui", a affirmé M. Barroso. Il n'a pas donné de précision sur le format que pourrait prendre ce contrat et s'est contenté de dire qu'il ne serait pas financé par de nouvelles dettes ou par l'inflation, en réponse à une question lors de ce colloque sur l'avenir de l'Europe au Parlement européen.

Le socialiste François Hollande, qui a été élu dimanche président de la république française, souhaite "renégocier" ou "compléter" le pacte budgétaire par des mesures censées doper la croissance, mais se heurte au non catégorique de la chancelière allemande Angela Merkel sur ce point.

Mardi, un membre du directoire de la Banque centrale européenne, Jörg Asmussen, a également affirmé que la France devait appliquer le pacte "tel quel". M. Hollande et Mme Merkel doivent se rencontrer le 16 mai, au lendemain de la prise de fonction de du nouveau président français, et ce sujet sera au coeur d'âpres discussions avant un dîner informel des dirigeants européens le 23 mai, consacré à la croissance et à l'emploi.

lalibre.be

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MessageSujet: Re: actualité européenne : Economie, politique, diplomatie...   Mer 9 Mai 2012 - 16:37

le figaro va de toute facon savonner la planche à Hollande. C'est de bonne guerre.

par contre, je relève ça :

Citation :
Berlin déplore notamment qu'Hollande ait promis pendant sa campagne d'augmenter le salaire minimum, de créer des postes de fonctionnaires et de revenir sur le recul de l'âge de la retraite. Altmaier juge qu'une fois les élections législatives françaises terminées, il sera possible pour Berlin de parvenir à un compromis avec Paris pour réaffirmer «une fois pour toutes» que la réduction des déficits budgétaires est la seule voie possible pour l'Europe.

C'est ce genre de sortie qui entraine un dégout de l'Europe et la montée des extremes. Quand les gens sentent que le destin de leur pays leur échappe (vous pouvez bien voter, de toute façon, ça se passe ailleurs !), ils prennent le chemin du pire.
A quoi bon des elections si in fine nous ne sommes plus maitre de notre destin ?

A l'époque, on nous disait que si tout les pays ne souscrivaient pas à l'euro, l'UE s'effondrerait. Puis ce fut le traité de Mastricht, qui s'il n'etait pas signé par tous entrainerait notre perte. Puis celui de lisbonne/nice ou on a dû faire passer 2 fois le texte pour être sûre qu'il soit adopté (veritable déni de démocratie). Bref, à chaque fois on nous surine et on nous menace si on ne vote pas bien. Malgré cela, à chaque fois, des pays disent Niet (pour l'euro, le traité...) et pourtant nous continuons a avancer.

Idem avc le triple A : jamais la france n'a emprunté aussi peu cher que quand une agence nous a dégradé...alors qu'on nous prédisait le pire.

Tout ceci mets bien en lumière le fait que la France sera toujours attaquée quand elle défendra son modèle. Car ce que veulent les autres, c'est sa destruction. Ne pouvant l'égaler, ils tentent de le saper. Je serai curieux de savoir ce que pense les populations de ces pays qui pronent l'esclavage pour tous (je dis ça car je viens de lire les délires d'un libéral anglais qui rappelait que les salaires chinois etaient 20 fois moins elevés, et que par conséquent il nous faudrait baisser nos salaires !)

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MessageSujet: Re: actualité européenne : Economie, politique, diplomatie...   Mer 9 Mai 2012 - 16:47

difficile a prédire sur ce que fera Hollande pour le moment. il sera tirailler par les engagements de son prédécesseur envers l’Europe et ses engagements envers les français il fera des concession surement il ne ramera pas a contre courant seul en tout cas pas sur tout !!!
ça sera gérer au cas par cas donc on verra cela dans la durée
attendons de voir son gouvernement pour le moment c'est la prochaine étape

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Yakuza
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MessageSujet: Re: actualité européenne : Economie, politique, diplomatie...   Mer 9 Mai 2012 - 16:50

Citation :
«L'Allemagne n'est pas là pour financer les promesses électorales des socialistes, a lancé plus brutalement son lieutenant, le ministre de l'Écologie et vice-président de la CDU, Norbert Röttgen. Le gouvernement fédéral défend clairement la poursuite de la politique de discipline budgétaire.» Au bout du compte, si la croissance est financée par de nouvelles dettes, ce sera à l'Allemagne de payer pour «la victoire des socialistes français», tranche-t-on à Berlin, où l'on rappelle qui tient les cordons de la bourse en Europe.
bien ce que j ai dit
bosser bosser,faut pas vivre audessus de son porte-monnaie

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Dernière édition par Yakuza le Mer 9 Mai 2012 - 16:54, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: actualité européenne : Economie, politique, diplomatie...   Mer 9 Mai 2012 - 16:50

PGM a écrit:


Tout ceci mets bien en lumière le fait que la France sera toujours attaquée quand elle défendra son modèle. Car ce que veulent les autres, c'est sa destruction. Ne pouvant l'égaler, ils tentent de le saper. Je serai curieux de savoir ce que pense les populations de ces pays qui pronent l'esclavage pour tous (je dis ça car je viens de lire les délires d'un libéral anglais qui rappelait que les salaires chinois etaient 20 fois moins elevés, et que par conséquent il nous faudrait baisser nos salaires !)

PGM

+1 PGM, j'ai exactement le même ressenti. A l'heure ou l'utra libéralisme à montré ses limites en Europe, je trouve effarant que l'on demande au peuples européens de baisser encore plus le pantalon pour engraisser des conglomérats d'entreprises qui ne sont pas à plaindre sur un plan financier Mad

Plus Merkel jouera à la Führerin en prônant un nivellement par le bas (dixit réforme strucutrelle) en disant au français ce qu'ils devront faire pour suicider leur modèle social, plus les extrême monteront..... la Grèce est le début de tout, un laboratoire live pour l'UE !

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MessageSujet: Re: actualité européenne : Economie, politique, diplomatie...   Mer 9 Mai 2012 - 16:57

Citation :
«L'Allemagne n'est pas là pour financer les promesses électorales des socialistes, a lancé plus brutalement son lieutenant, le ministre de l'Écologie et vice-président de la CDU, Norbert Röttgen. Le gouvernement fédéral défend clairement la poursuite de la politique de discipline budgétaire.» Au bout du compte, si la croissance est financée par de nouvelles dettes, ce sera à l'Allemagne de payer pour «la victoire des socialistes français», tranche-t-on à Berlin, où l'on rappelle qui tient les cordons de la bourse en Europe.


J'aime quand l'Allemagne se prend pour le seul capitaine de pédalo à bord! L'Allemagne n'est qu'un contributeur parmis d'autre.... c'est pas lui qui finance à 100% Rolling Eyes Quand à financer les promesses des socialistes j'attend de voir ça, qu'ils augmentent d'abord les salaires chez eux parce que des job à 1€ de l'heure si ça s'appelle pas de l'esclavagisme ça Rolling Eyes

Mais bon ce ministre ne me surprend guère, la CDU est l'équivalent de l'UMP alors normal qu'il se tire des boulets via presse interposé. Sa fait bizarre de voir le figaro comme étant journal d'opposition

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MessageSujet: Re: actualité européenne : Economie, politique, diplomatie...   Mer 9 Mai 2012 - 17:17

Pierre Moscovici vient de donné une conférence de presse où il a annoncé que plusieurs hommes d'état ont pris contact avec lui, européen, sud américain.
Il a annoncé qu'il a reçu le ministre des affaires étrangères marocain porteur d'une lettre du roi.

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MessageSujet: Re: actualité européenne : Economie, politique, diplomatie...   Mer 9 Mai 2012 - 17:24

c´est claire que Deutschland führt Europa Cool quand tu paie l´addition sans en profiter,tu dois dominer



pour la grece,ca ne recervera pas d´aides si un gouvernement de confiance ne voit pas le jour,ca fera faillite d´ici fin juin si elle ne paie pas,alors ca sera RAUS.
l´UE n´aurait jamais du prendre la grece

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MessageSujet: Re: actualité européenne : Economie, politique, diplomatie...   Mer 9 Mai 2012 - 20:13

Là je remarque, deux visions de l'Europe clairement opposé. D'un coté, le modèle Allemand représenté par Yakuza, et le modèle français représentait par nos amis français.

Je pense qu'il faut trouvé un consensus entre les deux modèles. Aidés ce qui ont en besoin et ceux qui en veulent sortir du spiral des aides. Mais être ferme, que chacun est libre de trouvé du travail.

Le Français ne veut pas abandonner son confort et les acquis durement obtenu, je le conçois. L'Allemand veut montrer l'exemple, et ne veut plus certainement payer pour les autres mais au prix de salaire moins élevé.

Il faut peut être libéralisé la retraite et les salaires.
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MessageSujet: Re: actualité européenne : Economie, politique, diplomatie...   Mer 9 Mai 2012 - 20:30

Yakuza a écrit:
c´est claire que Deutschland führt Europa Cool quand tu paie l´addition sans en profiter,tu dois dominer



pour la grece,ca ne recervera pas d´aides si un gouvernement de confiance ne voit pas le jour,ca fera faillite d´ici fin juin si elle ne paie pas,alors ca sera RAUS.
l´UE n´aurait jamais du prendre la grece

Sans en profiter Question L'Allemagne reçoit des aides comme tout le monde ! Quand à aider ceux dans le besoin, il est clair que en Europe cette philosophie correspond plus aux..... français, fière de leur modèle social qui est dans le même esprit Cool

Pour ce qui est de la contribution au budget européen l'Allemagne y contribue à hauteur de 19,7% VS 16,4% pour la France alors que l'Allemagne compte 25% d'habitant en plus... soit 260€ euro par Allemand VS 292€ par français...

Venir à tout bout de champs venir dire que l'on contribue c'est très Arrogant/Allemand comme concept, mais bon je comprends que ça fasse parti du caractère de cette société! On a pas que des qualités hein

Source Arrow http://www.touteleurope.eu/fr/organisation/budget/recettes/presentation/comparatif-contribution-par-etat-membre-au-budget.html

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MessageSujet: Re: actualité européenne : Economie, politique, diplomatie...   Jeu 10 Mai 2012 - 10:44

faut connaitre sa valeur,quand on est appelés a guider faut le faire pour le bien de tous,et pas se soucier des autres,3ach man 3aref kadrou comme on dit
Citation :
Angela Merkel défend à nouveau la cure d'austérité pour l'Europe

BERLIN (AP) — La chancelière allemande Angela Merkel a réaffirmé jeudi que des réformes structurelles accompagnées de mesures d'austérité restent la seule façon de sortir l'Europe de la crise financière.

"La croissance à travers des réformes structurelles est importante et nécessaire, la croissance par la dette nous ramènerait au début de la crise", a lancé Angela Merkel lors de son discours au Parlement.

Elle a écarté les appels à abandonner ou réduire les mesures d'austérité lancés par certains pays membres de la zone euro. La réduction de la dette et la croissance sont "les deux piliers" de la stratégie nécessaire pour sortir le Bloc de la crise, a-t-elle martelé. AP

ljg/v274

(AP / 10.05.2012 09h46)
Citation :
German trade locomotive powers ahead without EU
Wed May 9, 2012 6:41am EDT
By Gareth Jones and Alice Baghdjian



May 9 (Reuters) - German exports and imports both leapt to record monthly levels in March, bolstering hopes that Europe's largest economy has escaped recession and highlighting the country's resilience to the euro zone's deepening debt crisis.

Wednesday's data confirmed booming sales of high-quality German products to non-European markets in Asia and elsewhere but economists said the jump in imports also provided crumbs of comfort to Germany's struggling peers in the euro zone.

Trade figures from France, the euro zone's second biggest economy, showed its exports to Germany and other northern European countries increasing in March even as its sales to the crisis-stricken Mediterranean region tumbled.

German exports rose a seasonally adjusted 0.9 percent and imports were up 1.2 percent, the Federal Statistics Office data showed. The seasonally adjusted value of exports rose to 91.8 billion euros in March and imports to 78.1 billion euros, both record levels.

The seasonally-adjusted trade surplus remained flat at 13.7 billion euros from a revised 13.7 billion in February, beating the consensus forecast for 13.5 billion.

Coming on the heels of strong German industrial output and orders for March on Tuesday, the trade data underscored the success of the world's second biggest exporter in tapping into fast-growing emerging markets as demand closer to home wilts.

Exports to non-EU countries jumped 11.2 percent in the first quarter but rose only 2.3 percent to the European Union, the data showed.

"The competitive German economy is profiting from the revival of global trade after a soft patch at the end of 2011. Today's figures support our forecast that the German economy has grown slightly at the start of the year," said Ulrich Rondorf, an analyst at Commerzbank.

This would enable Germany to avoid a technical recession - defined as two successive quarters of contraction - as its economy shrank by 0.2 percent in October-December 2011.

Germany's eight leading economic institutes have revised upwards their 2012 growth forecast to 0.9 percent. The government is sticking to its forecast of 0.7 percent.

HOPE FROM IMPORTS

Commenting on Wednesday's trade figures, German industry group BDI said it now expected exports to rise more than 3 percent overall this year on an annual basis, identifying cars, food and electrical goods as important growth areas.

Car sales to China have been gaining traction and German luxury names account for nearly 80 percent of the premium car market there, figures from PricewaterhouseCoopers show.

The German data contained some good news for the wider euro zone, much of which is battling sky-high unemployment, crumbling demand and swollen budget deficits and stands in stark contract to Germany, where jobless levels are at two-decade lows.

German imports from the rest of the euro zone in the first quarter of 2012 were up 4.7 percent from the same period last year. This compares with an increase of 5.0 percent for the whole EU and 4.3 percent from non-EU exporters.

"The rest of the euro zone is trying to export its way out of trouble. Germany is looking a bit like a locomotive and this could soften the impact of austerity (in the euro zone)," said Christian Schulz, senior economist at Berenberg Bank.

"Germany is rebalancing... It is losing competitiveness relative to southern euro zone countries, with wages rising and inflation tending a little higher. But at the global level Germany is still gaining competitiveness, helped by the weaker euro," he added.

Recent wage deals in Germany have far outstripped inflation, stoking hopes of increased consumption in a country long known for its frugal saving habits. This would help offset the fiscal consolidation underway in the more indebted EU nations.

Germany is certainly not immune to the euro zone's woes. Some 40 percent of all German exports still go to the 17-nation single currency area, and 60 percent to the wider 27-member European Union. France alone, Germany's biggest trade partner, accounts for nearly 10 percent of all German exports.

Wednesday's trade data from Paris showed French exports to Germany in March were worth 6.3 billion euros, up from 5.9 billion in February. The data also showed France's overall trade deficit narrowed in March, as expected, due to an easing of energy imports, though its manufacturing exports slowed.

France's struggle to remain competitive internationally was a major theme of its presidential election, won last Sunday by Socialist candidate Francois Hollande.
Citation :
La gauche radicale grecque renonce à former un gouvernement

Alexis Tsipras, dirigeant du parti grec de la Gauche radicale Syriza, a annoncé mercredi soir qu’il renonçait à former un gouvernement de coalition, n'étant pas parvenu à trouver une majorité «pour un gouvernement de gauche» opposé à l’austérité.

«Nous ne pouvons pas réaliser notre rêve d’un gouvernement de gauche (...), on n’a pas la majorité. Demain (jeudi) je vais rendre le mandat confié par le président de la République et nous allons continuer de participer aux procédures prévues par la constitution», a affirmé Alexis Tsipras devant son groupe parlementaire, après avoir rencontré tous les chefs de parti grecs.

Alexis Tsipras, dont le parti a créé la surprise aux élections de dimanche en obtenant la deuxième place avec 16,7% des voix, essaie depuis mardi de former un gouvernement, après que le chef du parti conservateur Antonis Samaras, arrivé en tête du scrutin, a échoué dans cette tâche délicate lundi.

Mardi, Alexis Tsipras s’est vu confier par le président de la République Carolos Papoulias un «mandat exploratoire» pour former un gouvernement, comme le stipule la constitution.

En vue de créer une alliance à «gauche», il a rencontré des dirigeants des partis de gauche : les communistes du KKE qui ont refusé toute coopération avec le Syriza, ainsi que la Gauche démocratique et d’autres petits partis de gauche comme les Ecolos-Verts qui n’ont pas pu atteindre le seuil de 3% pour entrer au parlement.

Mercredi, Alexis Tsipras a rencontré le chef du parti socialiste Evangélos Vénizélos, rétrogradé troisième parti du pays après le scrutin de dimanche, et Antonis Samaras. Il les a accusés tous les deux «de dresser des faux pièges» et de parler «le langage du joueur de cartes».

«On ne peut pas à la fois soutenir un gouvernement anti-austérité et le mémorandum (accord signé avec les créanciers de la Grèce, UE et FMI, sur les mesures d’austérité en échange des prêts) ou les politiques d’Angela Merkel», a dit Alexis Tsipras.

«Le verdict posé par le peuple grec lors des élections va contre les politiques de rigueur et c’est une occasion historique pour les rejeter», a-t-il ajouté.

Après l'échec du dirigeant de la Gauche radicale à former un gouvernement, le tour revient à Evangélos Vénizélos, qui doit recevoir jeudi le mandat pour tenter lui aussi cette tâche, qui parait impossible vu les divergences entre les partis grecs.

(AFP)

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MessageSujet: Re: actualité européenne : Economie, politique, diplomatie...   Dim 13 Mai 2012 - 20:16

Il s'emble que les allemands ont eux aussi marre de cette politique de rigueure ....le vent tourne pour tout le monde

Citation :
Le parti de Merkel subit une sévère défaite régionale

Les chrétiens-démocrates au pouvoir à Berlin ont été nettement battus dimanche en Rhénanie-du-Nord-Westphalie. Sans surprise, ce résultat sonne néanmoins comme un mauvais augure pour la chancelière en vue des élections législatives de septembre 2013.


Angela Merkel risque de ne pas avoir le sourire pour accueillir François Hollande mardi soir. Le parti chrétien-démocrate (CDU) de la chancelière allemande a subi dimanche un cuisant revers lors d'un scrutin régional en c, État le plus peuplé d'Allemagne.

Selon des résultats encore partiels, l'opposition fédérale sociale-démocrate (SPD) a gagné l'élection avec 38% des suffrages. Les écologistes ayant recueilli 12% des voix, la coalition sortante SPD-Verts devrait continuer à gouverner ce Land. De son côté la CDU a recueilli environ 25,5% des suffrages, soit environ 9 points de moins qu'en 2010, son plus mauvais score jamais enregistré dans cette région.

Cette défaite s'ajoute à une longue série noire pour la coalition libéralo-conservatrice au pouvoir à Berlin: depuis 2009, elle a échoué à dépasser la barre des 5% dans six scrutins régionaux, et a perdu son fief historique du Bade-Wurtemberg.

Merkel toujours populaire dans les sondages

Même si la Rhénanie-du-Nord-Westphalie est un bastion historique de la gauche, ce résultat sonne comme un avertissement pour la chancelière, à 16 mois des législatives. Une semaine après que les électeurs en Grèce et en France ont montré qu'ils ne voulaient plus de politique d'austérité, les Allemands de cette région de l'ouest du pays ont choisi le SPD, très critique à l'égard de la politique d'austérité pratiquée par la chancelière. «Cette défaite est amère, claire et elle fait très mal», a reconnu le chef de file local de la CDU, également ministre de l'Environnement de Merkel, Norbert Röttgen. Il a dans le même temps tenté de protéger la chancelière en assurant que c'était «avant tout (sa) défaite», et en démissionnant de la direction régionale du parti.

Si son parti enchaîne les défaites électorales, Angela Merkel semble toujours jouir d'une grande popularité personnelle. Les sondages nationaux montrent en effet que les Allemands lui savent gré de promouvoir l'austérité budgétaire pour soigner la zone euro mal en point. D'ailleurs en Rhénanie-du-Nord-Westphalie, les libéraux du FDP, fervents partisans de l'austérité, ont recueilli 8,5% des suffrages, soit près du triple des 3% que leur accordent les sondages nationaux. En revanche la formation d'extrême gauche Die Linke - modèle de Jean-Luc Mélenchon - n'a pas passé la barre des 5% des suffrages nécessaires pour avoir des députés.

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MessageSujet: Re: actualité européenne : Economie, politique, diplomatie...   Lun 14 Mai 2012 - 12:07

non Viper le NRW(mon Land) a tjs ete dirigé par le SPD,sa citadelle par excellence,les gens ici sont par tradition des travailleurs des vieilles mines(Rhein-Ruhr),de la siderurgie,et autres manufactues avec des syndicats puissants(IG metall),et qui dit syndicat dit les rouges(SPD),la seule et unique exception fut en 2005 quand le land a changé apres 39 ans au CDU,c´etait l´année ou Mr Schröder a perdu au profit de frau Merkel.
Rötgen n´etait pas donné vainqueur du tout,mais Merkel en somme reste la puissance 1 en Allemagne,sa facon de diriger satisfait.

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MessageSujet: Re: actualité européenne : Economie, politique, diplomatie...   Lun 14 Mai 2012 - 13:36

Vient s’ajouter la misérable compagne électorale de Röttgen…un pur fiasco et en somme catastrophique.
Les pertes lourdes et historiques du CDU ne peuvent être expliquées que par la mauvaise performance de Röttgen, le principal candidat du CDU. Même sa propre clientèle été mécontente de son refus de s'engager clairement pour NRW et si nécessaire comme chef de l'opposition au parlement à Düsseldorf. Les électeurs à NRW n’ont pas du tout aimé ce zigzag !
Röttgen s'est permis trop d'erreurs.
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MessageSujet: Re: actualité européenne : Economie, politique, diplomatie...   Lun 14 Mai 2012 - 13:40

comme dire par exemple "ce sont les electeurs malheureusement qui decident pas nous" Laughing
Merkel s´est et lui a

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MessageSujet: Re: actualité européenne : Economie, politique, diplomatie...   Lun 14 Mai 2012 - 14:38

Yakuza a écrit:

Merkel s´est et lui a



no comment...Ça résume toute la situation Embarassed

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MessageSujet: Re: actualité européenne : Economie, politique, diplomatie...   Jeu 17 Mai 2012 - 20:19

Citation :
Fitch dégrade la note de la Grèce
Reuters Mis à jour le 17/05/2012 à 20:00

Fitch Ratings a abaissé jeudi la note souveraine de la Grèce de "B-" à "CCC", évoquant le risque croissant de voir le pays sortir de la zone euro. D'après l'agence de notation, le succès des partis anti-austérité aux élections législatives grecques du 6 mai et l'échec des négociations en vue de la formation d'un gouvernement de coalition soulignent le manque de soutien public et politique au programme de redressement budgétaire exigé par les créanciers internationaux d'Athènes.

Si les nouvelles élections prévues pour le 17 juin ne parvenaient pas à donner à un gouvernement le feu vert à la poursuite du programme d'austérité convenu avec l'Union européenne et le Fonds monétaire international (FMI), une sortie de la Grèce de l'union monétaire serait "probable", estime Fitch dans un communiqué.

Une sortie de la Grèce de la monnaie unique entraînerait sans doute un défaut étendu sur les obligations libellées en euros, qu'elles émanent de l'Etat ou du secteur privé, ajoute l'agence.
Citation :
Grèce : panique et fuite de capitaux
Par G.V. avec agences
Publié le 17 mai 2012 à 16h17

Preuve du peu des confiances des Grecs, ces derniers retirent massivement leurs économies.

Après l’échec des longues négociations menées pour former un gouvernement, les Grecs ont rendez-vous le 17 juin pour élire à nouveau leurs députés et espérer que ces derniers parviennent enfin à former une majorité.

Mais les récents atermoiements de la classe politique n’ont pas amélioré la situation d’un pays déjà au pied du mur et qui peine à se réformer. Signe de la défiance actuelle, les Grecs se pressent dans leurs banques pour retirer leurs économies, aggravant un peu plus les difficultés des banques grecques. A la BCE et au FMI, on ne cache d’ailleurs plus son pessimisme.
700 millions d’euros retirés par jour

Les autorités n'évoquent pas de panique bancaire à ce stade, mais elles reconnaissent un sentiment de "peur qui pourrait évoluer en panique". Et pour cause : les épargnants grecs ont retiré 700 millions d’euros pour la seule journée de lundi.

"(George) Provopoulos (gouverneur de la banque centrale grecque, ndlr) m'a dit qu'il ne s'agissait pas de panique, mais d'une grande peur qui pourrait évoluer en panique", a confié lundi le président grec, avant d’ajouter que la banque centrale grecque tablait sur une moyenne de 800 millions d’euros retirés chaque jour. Effectivement, les montants retirés le lendemain ont avoisiné ce montant et la tendance n’a aucune raison de s’inverser.
Une manière d’anticiper le pire

Si de nombreux Grecs se ruent dans leur banque, c’est qu’ils redoutent que leur pays soit contraint de quitter la zone euro, ce qui entraînerait une dévaluation rapide d'une nouvelle drachme, l’ancienne monnaie nationale.

Ils mettent donc à l’abri leur capital libellé en euro, comme cela avait été le cas en avril 2010, lorsqu’avait éclaté la crise grecque. Quand aux grosses fortunes, elles avaient déjà transféré leur argent à l’étranger, si bien que 72 milliards d'euros ont été officiellement retirés depuis janvier 2010.

"On n'attend plus rien de personne", a résumé Ionna, jeune vendeuse athénienne interrogée par la presse. "Ce n'est pas une question de partis, même les extrêmes ne pourront rien faire. Les mesures d'austérité vont empirer, nous ne pouvons rien faire, et quel que soit le parti au gouvernement, il continuera à acquiescer et à appliquer sans broncher ce que dit l'UE ou le FMI", a-t-elle regretté, dépitée.
Le pessimisme gagne les institutions internationales

Chargés de veiller à la bonne application du plan d’austérité, les institutions internationales sollicitées par la Grèce ont toujours tenu à positiver, considérant que la Grèce s’en relèverait. Mais leurs dirigeants, d’habitude très prudents, ne cachent plus leur scepticisme.

"Nous n'espérons vraiment pas" une sortie grecque de la zone euro, a tenu à rappeler mardi Christine Lagarde, à la tête du FMI, avant de reconnaître : "mais nous devons être préparés techniquement à tout". De même, le patron de la Banque centrale européenne (BCE) Mario Draghi a confié mercredi qu’il ne souhaitait pas une sortie de la zone euro mais que son institution ne viendrait pas une nouvelle fois en aide à la Grèce.

"La Grèce fait partie de la famille", a également tenu à rappeler le président de la Commission européenne, José Manuel Barroso, avant de rappeler qu’il n'y avait "pas moyen de changer les engagements pris par la Grèce" en échange d'un second plan d'aide.

La Grèce est donc dans une attente délétère, espérant que les prochaines élections débouchent sur un gouvernement dans un mois. Mais chaque jour qui passe les rapproche un peu plus de nouvelles échéances financières sans qu’aucune nouvelle réforme ne soit réalisée. Le répit est donc plus que précaire.
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MessageSujet: Re: actualité européenne : Economie, politique, diplomatie...   Dim 20 Mai 2012 - 13:29

tout l´indique..

Citation :
Economiesuisse table sur une sortie de la Grèce de la zone euro


Le président d'economiesuisse, Gerold Bührer, table sur une sortie de la Grèce de la zone euro. Un scénario qui, selon lui, pourrait constituer un test supplémentaire pour le cours plancher de 1,20 franc pour un euro instauré par la Banque nationale suisse (BNS).

Car la Suisse, pays jugé sûr, va gagner davantage d'importance pour les investisseurs, relève Gerold Bührer dans une interview accordée à l'hebdomadaire alémanique "NZZ am Sonntag". "C'est pourquoi il est important que non seulement la direction de la BNS, mais également le Conseil fédéral et le monde politique, soutiennent comme le granit du Gothard le taux plancher fixé."

Pour l'économie suisse, Gerold Bührer entrevoit plusieurs défis: celle-ci devra vivre encore quelque temps avec le handicap du franc fort jusqu'à ce que l'inflation, qui grimpe plus rapidement à l'étranger, contribue à supprimer les désavantages concurrentiels.
Instabilité politique et sociale

De plus, il faut partir du principe que la zone euro, en tant que plus important partenaire économique, devra faire face à un creux, mais aussi à des écueils conjoncturels durant plusieurs années - à l'exception de l'Allemagne et de quelques pays plus petits, indique le président d'economiesuisse.

L'instabilité politique et sociale en Europe va croître, estime le Schaffhousois. Il est important, selon lui, que le fond de secours européen de 800 milliards d'euros puisse protéger l'Espagne et l'Italie. La probabilité que la Grèce puisse rester dans la zone euro s'amenuise: "A moins d'un miracle, je crains qu'un retrait ne puisse être évité".


(ats / 20.05.2012 12h23)

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MessageSujet: Re: actualité européenne : Economie, politique, diplomatie...   Lun 21 Mai 2012 - 11:46

Citation :

La maîtrise des armements conventionnels en Europe : un concept périmé issu de la guerre Froide ?

L'auteur de cet article souhaite remercier tout particulièrement le chef de corps de l'Unité Française de Vérification et son personnel.



Du temps de la guerre Froide, la multiplication des armements conventionnels en Europe avait poussé les nations européennes et leurs alliés à instaurer un dialogue avec le bloc soviétique pour limiter la course aux armements. Mais dans une Europe aujourd’hui apaisée, la maîtrise des armements conventionnels semble moins prioritaire. Est-ce, dès lors, un concept périmé ?

La stabilité européenne résulte de ce dialogue. Elle repose sur une architecture de sécurité basée, entre autres, sur la maîtrise des armements conventionnels en Europe, d’où l’importance de cette question. Mais cette stabilité reste fragile. Aujourd’hui, les outils de maîtrise des armements conventionnels sont remis en cause par certains acteurs de la sécurité européenne. A terme, cette situation pourrait compromettre l’avenir de la maîtrise des armements en Europe. Comment sortir de l’impasse ?

La crise de l’architecture de la sécurité européenne reflète une logique de blocs post-guerre Froide. L’incompréhension persistante entre la Russie et l’OTAN ne permet pas d’envisager une sortie de crise rapide. Or, plus le temps passe, plus les marges de manœuvre dans les négociations s’amenuisent.

Pour avoir une vue d’ensemble de la situation, il faut répondre aux questions suivantes : comment s’inscrit la maîtrise des armements conventionnels dans l’architecture actuelle de la sécurité européenne ? Quels sont les points bloquants dans les négociations actuelles ? Quels sont les risques en cas de non-sortie de crise ?

1. Une architecture sécuritaire en Europe reposant, entre autres, sur la maîtrise des armements conventionnels…

La genèse de l’actuelle architecture de la sécurité européenne remonte à la création dela Conférencesurla Sécuritéetla Coopérationen Europe (1973). Dans un contexte bipolaire de destruction mutuelle assurée par l’arme nucléaire, il s’agissait d’éviter un basculement irréversible du continent européen dans le chaos en cas d’affrontement des blocs.

Par conséquent, les différents Etats-membres de l’OSCE (ex-CSCE) ont engagé des négociations afin de construire une architecture de la sécurité européenne fondée sur la maîtrise des armements nucléaires (SALT, START, TICE) (1) et conventionnels ainsi que sur la mise en place de mesures de confiance et de sécurité. En se limitant strictement au volet conventionnel, la maîtrise des armements repose sur 3 piliers :

- le traité des Forces Conventionnelles en Europe (FCE) (1990, entrée en vigueur en 1991) et sa version modifiée FCE-A (1999)

- le document de Vienne (1991, révisé en 1999 et 2011)

- le Traité Ciel Ouvert (1992, entré en vigueur en 2002)

Le traité des Forces Conventionnelles en Europe comprend un volet désarmement et un volet maîtrise des armements (2). Alors que le continent européen était divisé en deux blocs sécuritaires, il s’agissait de limiter les concentrations de troupes en fixant des quotas sur 5 catégories d’armements conventionnels (3) dans un espace strictement européen de l’Atlantique à l’Oural, à l’exception des Etats baltes et des pays ex-yougoslaves. Pour ce faire, un système d’inspections et d’échanges d’informations a été mis en place. De même, un Groupe Consultatif Commun (GCC) a été créé : il se réunit tous les 5 ans pour réviser le traité. Pour prévenir tout conflit aux zones frontalières de l’URSS puis de la Russie, une zone des flancs a été mise en place. Dans cet espace, toute concentration de troupes est soumise à des limitations et des contrôles drastiques.

L’entrée en vigueur du traité FCE a coïncidé avec l’effondrement de l’URSS et la fin du Pacte de Varsovie. Or, le traité n’avait pas pris en compte les conséquences de ces changements géopolitiques. Cette situation a généré de nombreuses revendications d’Etats-parties, comme la Russie, la Turquie ou encore la Norvège sur la problématique des flancs. Pour y remédier, un accord d’adaptation du traité a été adopté lors de négociations OSCE à Istanbul sous le nom de FCE-A (adapté) en 1999. Ce document résolvait les incohérences résultant de la disparition du bloc soviétique. Cependant, à ce jour, seuls la Russie, l’Ukraine, la Biélorussie et le Kazakhstan l’ont ratifié. Les pays membres de l’OTAN réservent leur ratification au retrait des troupes russes des territoires sécessionnistes géorgiens et moldaves. Par conséquent, seul le traité de 1991 s’applique malgré son inadéquation à la géopolitique européenne actuelle.

Moins contraignant que le traité FCE, le document de Vienne (DV), pour sa part, s’inscrit dans les Mesures de Confiance et de Renforcement de la Sécurité. Il prévoit notamment l’échange annuel de données sur les capacités et les activités majeures de l’outil de défense des Etats participants, ainsi que la mise en place de consultations, de visites et d’inspections complémentaires à celles du traité FCE (4). Sa révision, en 2011, n’a abouti qu’à des changements mineurs.

Le traité Ciel Ouvert est le seul instrument de maîtrise des armements conventionnels couvrant les territoires nord-américain et européen. Il permet aux Etats-parties d’effectuer, sur demande, des survols d’observation non armés au-dessus du territoire d’un pays partenaire. Ce traité signé en 1992 n’est entré en vigueur qu’en 2002, à l’ère où le satellite s’était déjà imposé dans le domaine de la reconnaissance stratégique. Il reste, cependant, pertinent en permettant de renforcer les relations de confiance entre les Etats signataires du traité.

Le dialogue sur la maîtrise des armements conventionnels en Europe implique les acteurs suivants :

- au titre du traité FCE : OTAN-URSS, puis OTAN-Russie (30 Etats-parties FCE et 6 candidats aux FCE-A) ;

- au titre des Mesures de Confiance et de Renforcement de la Sécurité : les Etats-membres de l’OSCE ;

- au titre de Ciel Ouvert : 34 Etats-parties, tous membres de l’OSCE.

L’OSCE n’a pas su s’imposer comme la plateforme unique de discussions pour la maîtrise des armements. A vrai dire, ces négociations ont longtemps reflété les positions américano-russes. A l’heure actuelle, les différents acteurs de la sécurité européenne peinent à nouer un dialogue constructif en raison de leurs intérêts divergents.

Globalement, ces différentes mesures ont contribué à créer un climat de confiance et de détente en Europe, favorable au développement d’une culture de transparence et de coopération (5). Par ailleurs, elles ont permis de réduire significativement la concentration des forces conventionnelles sur le continent européen. Cependant, la maîtrise des armements conventionnels en Europe connaît une crise depuis 2007, suite à la suspension par la Russie de sa participation au traité FCE.

2. Une architecture sécuritaire secouée par une crise héritée de la guerre Froide

La suspension russe du traité FCE a mis un coup d’arrêt certain aux négociations en cours. Cette position résulte d’un ensemble de malentendus et de désaccords entre les différents acteurs de la sécurité européenne. Ce blocage doit être compris comme une conséquence directe de la guerre froide et de son paradigme géopolitique.

Après l’effondrement de l’URSS, la Russiea cherché sa place sur le nouvel échiquier mondial. Son attitude, initialement favorable à l’OTAN, s’est durcie au fur et à mesure qu’elle a vu son influence remise en cause dans l’espace post-soviétique par l’élargissement de l’OTAN à l’Est. En 2001, elle a ressenti la suspension unilatérale du traité ABM par les Etats-Unis comme un manque de respect (6). Puis, elle a refusé de céder au chantage à la ratification du FCE-A de l’OTAN lui intimant de se retirer des territoires sécessionnistes de Moldavie et de Géorgie. Finalement, la Russie a suspendu unilatéralement sa participation au traité FCE en réponse au "moratoire otanien sur la ratification de l’accord d’adaptation du traité FCE" (7).

Pour leur part, les pays membres de l’OTAN jugent inadmissible, le déploiement des troupes russes sur les territoires d’Etats souverains qui n’y ont pas consenti. Selon eux, la Russie n’a envoyé aucun message clair sur ses intentions dans le Caucase. La crise géorgienne de 2008 et la reconnaissance russe de l’Ossétie du Sud et de l’Abkhazie n’ont fait qu’aggraver les tensions. Comme le souligne Isabelle Facon, "ce conflit a érodé encore (…) la légitimité des revendications de Moscou sur le réaménagement de la sécurité européenne et sur la crédibilité de son intérêt affiché pour les outils de maîtrise des armements" (8 ).

La suspension russe témoigne d’une grave crise de confiance liée à des problématiques dépassant le simple cadre du traité FCE. Les entités sécessionnistes de l’espace postsoviétique constituent le premier point de désaccord. Il s’agit de zones de non application du traité FCE où les limitations des concentrations des forces conventionnelles ne sont pas respectées. Le Haut-Karabakh, l’Abkhazie et dans une moindre mesure l’Ossétie du Sud et la Transnistrie entrent dans cette catégorie ; ce sont des zones crisogènes potentiellement déstabilisatrices pour l’Europe dans le cadre de sa politique de voisinage.

Ensuite se pose le problème de la zone des flancs suite à l’élargissement de l’OTAN à l’Est. La Russie se sent désormais encerclée selon une logique de "néo-containment". Effectivement, les pays baltes ne sont pas assujettis aux limitations ELT (9) imposées par le traité. De facto, ils sont logiquement perçus comme une menace par la Russie. De plus, la Turquie et la Norvège s’opposent à la redéfinition de la zone des flancs car elles craignent toujours la puissance militaire russe. Des enjeux régionaux de puissance expliquent donc ces divergences.

Enfin, le dialogue stratégique russo-américain continue de peser lourdement sur le cours des négociations du traité FCE. D’une part, la Russie n’a pas apprécié la décision unilatérale des Etats-Unis d’implanter des installations en République Tchèque et en Pologne dans le cadre de la Défense anti-missile (Missile Defense, ex National Missile Defense) (10). Le projet sera finalement abandonné en 2009. D’autre part, la Russie conditionne désormais le règlement du traité FCE à l’obtention de concessions otaniennes sur le bouclier anti-missile européen. En somme, la Russie demande à être pleinement intégrée dans les négociations de la sécurité européenne.

La compréhension de l’architecture de la sécurité européenne reste fortement marquée par des mentalités héritées de la guerre froide. La Russie n’est plus perçue comme un ennemi, mais elle n’est pas non plus considérée comme une alliée. Une méfiance subsiste, nourrie, notamment, par la prise de position russe en faveur de territoires sécessionnistes dans le Caucase. Cependant, l’Europe doit trouver une solution à la crise de maîtrise des armements conventionnels pour stabiliser ses frontières orientales.

3. Quels risques en cas de non-sortie de crise ?

En tout état de cause, 2012 ne verra aucun revirement de situation en raison des présidentielles américaine et française. Effectivement, le sommet de Chicago, les 21-22 mai prochains, n’aboutira vraisemblablement à aucun changement significatif sur la position de l’OTAN vis-à-vis de la défense anti-missile européenne ou de la maîtrise des armements en Europe. D’une part, la rencontre OTAN-Russie initialement prévue a été reportée à une date ultérieure. D’autre part, le retour de Vladimir Poutine à la présidence russe ne laisse augurer d’aucune amélioration rapide. Homme de la suspension russe du traité FCE lors de son second mandat présidentiel, il a annoncé, courant janvier 2012, un programme de réarmement de la Russie pour la prochaine décennie (11).

Or, le statu quo ne sied pas à un contexte sécuritaire extrêmement incertain voire instable. A laisser les négociations au point mort, les Etats-parties risquent de se détourner de la maîtrise des armements conventionnels en Europe. En d’autres termes, les zones crisogènes risquent de se lancer dans une course aux armements qui pourrait à terme déstabiliser l’Europe. Certes, des propositions de sorties de crise se sont succédées depuis 2007. Mais avec le temps, un phénomène d’usure s’est installé.

La proposition russe de Traité de Sécurité Européenne (TSE) vise à "créer dans le domaine de la sécurité militaro-politique un espace juridique unique" (12). Ce projet s’appuie sur les piliers suivants : "l’indivisibilité de la sécurité européenne", "le respect de la souveraineté et de l’intégrité territoriale des Etats", "le non-recours à la force armée", et "le contrôle des armements" (13). Il propose également la création d’une nouvelle plateforme de discussion puisque l’OSCE ne permet pas à la Russie "d’être associée plus étroitement à la prise de décisions dans les affaires de sécurité européenne" (14). Pour résumer, le TSE fixerait seulement les grands principes de la maîtrise des armements sans toutefois remplacer les outils existants.

Néanmoins, cette proposition n’a trouvé qu’un faible écho chez les partenaires otaniens qui défendaient le Parallel Action Package (15) (2008). En 2009, l’administration Obama avec sa politique de "Reset" vis-à-vis de la Russie a envisagé d’inscrire les discussions sur les FCE dans un cadre plus global incluant la défense anti-missiles, le règlement des conflits gelés et la gestion des crises au sein de l’OSCE (16). Cependant, la position américaine a suscité une certaine méfiance du côté russe pour deux raisons. D’une part, Moscou a suspecté l’OTAN de vouloir, par ces mesures, réduire son influence dans son étranger proche. D’autre part, la Russie n’a pas perçu la nomination de l’Américaine Victoria Nuland au poste d’envoyée spéciale pour les questions d’armement conventionnel comme un signe de conciliation (17).

En 2010, l’OSCE s’est réunie à Corfou pour discuter du projet russe, en vain. Après le bilan mitigé du processus de Corfou, le président Obama a décidé en mai 2011 de faire une pause dans les négociations pour redéfinir les besoins en termes de maîtrise des armements conventionnels en Europe. Cette interruption des négociations semble confirmée par la vacance du poste d’envoyé spécial américain pour les questions d’armement conventionnel depuis juin 2011 (18). Enfin, depuis novembre 2011, les Etats-parties otaniens ont cessé d’échanger des informations avec la Russie dans le cadre du traité FCE (19).

Pour l’heure, les négociations ne laissent entrevoir aucune solution, tant le double agenda de préservation de l’acquis global et de développement de la dimension sous-régionale semble difficile à atteindre (20). Faut-il alors envisager l’abandon du traité FCE ? Cette option laisse craindre, outre la reprise de la course aux armements, un manque de transparence sur les capacités militaires des Etats du continent européen et une perte irrémédiable de confiance mutuelle entre la Russie et les pays membres de l’OTAN. Suivant cette même logique, le Document de Vienne et le traité Ciel Ouvert pourraient être remis en cause. Au bilan, les Etats européens devraient refonder intégralement l’architecture de la sécurité européenne sans aucune garantie de succès. Le traité FCE doit donc être préservé.

Tant que la Russie percevra les actions européennes ou otaniennes menées dans le Caucase comme une ingérence dans son pré carré, elle privilégiera le statu quo conflictuel (21). Une sortie de crise ne peut donc résulter que d’une meilleure prise en compte des préoccupations sécuritaires et politiques russes. La question des conflits gelés de l’espace post-soviétique doit être traitée séparément de la problématique de la maîtrise des armements conventionnels en Europe. La première relève, en effet, de l’OSCE (le groupe de Minsk pour le Haut-Karabakh) alors que la seconde découle d’un dialogue OTAN-Russie.

Pour relancer le processus de maîtrise des armements conventionnels en Europe, la Russie doit cesser d’être perçue comme une menace. Elle doit, au contraire, être traitée sur un pied d’égalité. Comme le rappelle le ministre des Affaires étrangères russes, Sergeï Lavrov dans la Revue Défense Nationale, "le maintien du principe du consensus dans toutes les structures du domaine de la sécurité revêt une importance fondamentale" (22). Cela pourrait éventuellement amener la Russie à reconnaître les frontières de l’Europe et à élaborer des mécanismes pour résoudre les conflits sécessionnistes (23). A cet égard, la France et l’Allemagne peuvent se constituer force de proposition alors que les Etats-Unis semblent se réorienter vers la zone Asie-Pacifique.

***

Le concept de maîtrise des armements conventionnels en Europe n’est donc pas périmé : il doit être adapté. Mal comprise, la Russie cherche toujours à limiter ces types d’armement sur le continent européen. Il revient donc à l’OTAN via les pays européens de saisir cette occasion pour l’aider à sortir de sa logique d’opposition. N’oublions pas que la maîtrise des armements conventionnels n’est qu’une partie de la problématique plus globale de la maîtrise des armements.

Commandant Fleur TARDIT (Armée de l'Air)

Stagiaire à l'École de Guerre (s'exprime à titre personnel)

NOTES

(1) SALT : Strategic Arms Limitation Talks (traités SALT I 1972 et SALTII 1979) – initiative américano-soviétique. START : Strategic Arms Reduction Treaty (1991) – initiative américano-soviétique. TICE : Traité d’Interdiction Complète des Essais Nucléaires (1996) – non entré en vigueur à ce jour.

(2) Le traité FCE suit une logique comptable.

(3) Eléments limités par le traité (ELT) : chars, véhicules blindés, pièces d’artillerie, avions de combat, hélicoptères de combat

(4) Champenois, P-E. "De la maîtrise des armements à la non-prolifération : les nouveaux défis de la sécurité coopérative" in Egmont Paper 26. Gent : Egmont, 2008. p. 23.

(5) Champenois, P-E. "De la maîtrise des armements à la non-prolifération : les nouveaux défis de la sécurité coopérative" in Egmont Paper 26, Gent Egmont, 2008.

(6) Monaghan, A., The Indivisibility of Security : Russia and Euro-Atlantic Security. NDC Forum Paper 13. Rome : Nato Defense College, janvier 2010. p. 110.

(7) Facon I. "Architecture de sécurité européenne et instruments de maîtrise des armements. Eclairages sur la position russe", compte-rendu d’avancement des travaux n° 347, Paris : Fondation pour la Recherche Stratégique, 20 juillet 2010. p. 4

(8 ) Ibid. p. 4

(9) Cf. note 3.

(10) Champenois, P-E. "De la maîtrise des armements à la non-prolifération : les nouveaux défis de la sécurité coopérative" in Egmont Paper 26. Gent : Egmont, 2008. p. 39.

(11) Jégo, M. "Les limites de l’alliance franco-russe." Supplément Géo&Politique du journal Le Monde, n° 20901, des 01-02 avril 2012.

(12) Lavrov, S. "L’Euro-Atlantique : une sécurité égale pour tous", Revue de Défense Nationale n° 730, mai 2010, p. 28.

(13) Dasseleer, P.-H. Russie-Union Européenne. Des regards sécuritaires différents, Paris, L’Harmattan, 2011, p. 196.

Facon I. "Architecture de sécurité européenne et instruments de maîtrise des armements. Eclairages sur la position russe". Compte-rendu d’avancement des travaux n° 347, Paris : Fondation pour la Recherche Stratégique, 20 juillet 2010. p. 6

(14) Id.

(15) Un ensemble de mesures visant à satisfaire toutes les parties afin de faire entrer en vigueur le FCE-A dès l’été 2008.

(16) Simonet, L. "Réflexion sur un futur instrument de maîtrise des armements conventionnels en Europe", Vienne, RP OSCE, 15 octobre 2011, p. 5.

(17) Elle se trouve être la femme du néo-conservateur, Robert Kagan, peu apprécié à Moscou.

Facon I. "Architecture de sécurité européenne et instruments de maîtrise des armements. Eclairages sur la position russe", Compte-rendu d’avancement des travaux n° 347, Paris, Fondation pour la Recherche Stratégique, 20 juillet 2010, p. 15.

(18) Colina, T. “CFE Treaty Talks Stall”. Arms Control Association. Page consultée le 20 mars 2012 : http://www.armscontrol.org/2011_09/CFE_Treaty_Talks_Stall

(19) Zellner, W. “Conventional Arms Control in Europe: Is There a Last Chance?”. Arms Control Association. Page consultée le 20 mars 2012 : http://www.armscontrol.org/act/2012_03/Conventional_Arms_...

(20) Champenois P-E. "De la maîtrise des armements à la non-prolifération : les nouveaux défis de la sécurité coopérative" in Egmont Paper 26, Gent Egmont, 2008, p. 42.

(21) Dasseleer, P.-H. Russie-Union Européenne. Des regards sécuritaires différents, Paris, L’Harmattan, 2011, p. 206.

(22) Lavrov S. "L’Euro-Atlantique : une sécurité égale pour tous", Revue de Défense Nationale n° 730, mai 2010, p. 27.

(23) Dasseleer, op. cit. p. 197.



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MessageSujet: Re: actualité européenne : Economie, politique, diplomatie...   Mar 22 Mai 2012 - 16:34

il reve en couleurs
Citation :
ALERTE - La Grèce restera dans l'euro si la gauche radicale est au pouvoir


BERLIN - La Grèce restera dans l'euro si la gauche radicale Syriza gagne les prochaines élections législatives de juin, a affirmé mardi à Berlin le leader de ce parti, Alexis Tsipras.

Notre élection ne signifie pas que nous allons sortir de l'euro. Au contraire nous allons garder l'euro, a-t-il déclaré lors d'une conférence de presse conjointe avec des responsables de la gauche radicale allemande. Je ne crois pas que le rejet du programme d'austérité signifierait une sortie du pays de la zone euro, a-t-il ajouté.


(©AFP / 22 mai 2012 16h07)

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MessageSujet: Re: actualité européenne : Economie, politique, diplomatie...   Sam 26 Mai 2012 - 11:33

Une partie du programme de Syriza (favori dans les sondages) pour les élections en Grèce.

Ils ont la volonté de diminuer considérablement le budget de la Défense Laughing

Citation :
10. Politique étrangère indépendante et engagée dans la promotion de la paix.
L’adaptation de la politique étrangère aux exigences des États-Unis et des Etats puissants de l’UE met en danger l’indépendance du pays, la paix et la sécurité.

Une politique étrangère multidimensionnelle et qui prône la paix ;
Le désengagement de l’OTAN et la fermeture des bases militaires étrangères ;
La fin de la coopération militaire avec Israël ;
L’aide aux tentatives des chypriotes de réunifier l’île ;
En outre, sur la base du droit international et sur le principe de résolution pacifique des conflits, poursuite d’une solution aux relations gréco-turques, d’une solution au problème de la dénomination officielle de l’ARYM et de l’identification de la zone économique exclusive de la Grèce
http://www.okeanews.fr/syriza-le-programme-de-sortie-de-crise-en-10-points/
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MessageSujet: Re: actualité européenne : Economie, politique, diplomatie...   Sam 26 Mai 2012 - 16:50

inanc a écrit:
Une partie du programme de Syriza (favori dans les sondages) pour les élections en Grèce.

Ils ont la volonté de diminuer considérablement le budget de la Défense Laughing

Citation :
10. Politique étrangère indépendante et engagée dans la promotion de la paix.
L’adaptation de la politique étrangère aux exigences des États-Unis et des Etats puissants de l’UE met en danger l’indépendance du pays, la paix et la sécurité.

Une politique étrangère multidimensionnelle et qui prône la paix ;
Le désengagement de l’OTAN et la fermeture des bases militaires étrangères ;
La fin de la coopération militaire avec Israël ;
L’aide aux tentatives des chypriotes de réunifier l’île ;
En outre, sur la base du droit international et sur le principe de résolution pacifique des conflits, poursuite d’une solution aux relations gréco-turques, d’une solution au problème de la dénomination officielle de l’ARYM et de l’identification de la zone économique exclusive de la Grèce
http://www.okeanews.fr/syriza-le-programme-de-sortie-de-crise-en-10-points/

Syriza extreme gauche ou extreme droite?

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Citation :
One should then look at the world of creation. It started out from the minerals and progressed, in an ingenious, gradual manner, to plants and animals. [...] The animal world then widens, its species become numerous, and, in a gradual process of creation, it finally leads to man, who is able to think and to reflect. The higher stage of man is reached from the world of the monkeys, in which both sagacity and perception are found, but which has not reached the stage of actual reflection and thinking. At this point we come to the first stage of man after (the world of monkeys). This is as far as our (physical) observation extends.


Ibn Khaldoun, Al Mouqaddimah (1377 - Franz Rosenthal translation), Ch.1
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MessageSujet: Re: actualité européenne : Economie, politique, diplomatie...   Sam 26 Mai 2012 - 16:53

A ce niveau là, droite ou gauche ne signifie rien, extrême droite ou extrême gauche encore moins.
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MessageSujet: Re: actualité européenne : Economie, politique, diplomatie...   Sam 26 Mai 2012 - 17:04

Extrême gauche pour répondre à la question.
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MessageSujet: Re: actualité européenne : Economie, politique, diplomatie...   Sam 26 Mai 2012 - 17:17

La question que pose, Tshaashh, au regard de ce qu'il a cité est bien plus compliquée que le seul positionnement à droite ou à gauche, c'est à l'usage que l'on pourra dire que telle ou telle politique s'inspire de tel ou tel théoricien. Les exemples de dérives "gauchistes" qui ont fini à l'autre extrême foisonnent dans l'histoire, c'est bien souvent l'occasion qui ont fait les larrons.
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