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 Industrie de defense Française

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jf16
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MessageSujet: Re: Industrie de defense Française   Lun 1 Juil 2013 - 18:42

Citation :
Une étude sur les liaisons de données aéroportées à haut débit confiée à Thales Alenia Space
1 juillet 2013 – 16:53

La Direction générale pour l’armement (DGA) a confié à Thales Alenia Space le soin d’étudier un système visant à étendre les capacités de communications via satellite entre un avion militaire et le sol et à maintenir les liaisons établies et cela, quelles que soient les circonstances du vol (altitude, virages serrées, etc…) de l’appareil.

L’étude, appelée KALB (Kit Aéro Large Bande) doit déboucher sur un projet de terminal Satcom aéroporté haut débit, devant équiper, à terme, l’A400M Atlas, l’A330 MRTT ou encore l’Atlantique 2. Une démonstration de ce système est prévue pour 2015.

Dans le cas de l’avion ravitailleur A330 MRTT, un tel système, fait valoir Thales Alenia Space, lui donnera la possibilité de diffuser en temps quasi réel “les informations de renseignement, de surveillance et de reconnaissance rassemblées par les avions de combat.”

Ce programme s’appuiera sur le satellite de télécommunications duales en bande Ka Athéna-Fidus qui, à partir de 2014, fournira des liaisons à haut débit aux forces françaises engagées dans une opération.

Dans un communiqué, Thales Alenia Space explique que le projet KALB sera “doublement innovant”, avec il s’appuiera sur une version améliorée de la norme DVB-S2 (Digital Video Broadcasting – Second Generation) qui “prend en compte les applications aéroportées) ainsi que sur une antenne active en bande Ka, à faible profil et commande électronique, permettant ainsi un pointage précis et un débit augmenté.

http://www.opex360.com/
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MessageSujet: Re: Industrie de defense Française   Lun 8 Juil 2013 - 14:54

Citation :
Le 500ème VBCI vient d’être livré. Et après ?


La DGA annonce la livraison, la semaine dernière, du 500ème VBCI destiné à l’armée de Terre. Le 8×8 a été commandé par la France à 630 exemplaires en deux versions : poste de commandement (VPC) pour 110 exemplaires et combat d’infanterie (VCI) avec un canon de 25mm en tourelle pour les 520 autres. Après l’Afghanistan et le Liban, le VBCI a connu son engagement le plus dur cette année avec l’opération Serval au Mali. Toute la palette de ses capacités ont été rudement mises à contribution : déplacements routiers rapides, tout-terrain dans les zones les plus dures, protection des fantassins, puissance de feu, moyens d’observation etc. Le tout sous une chaleur accablante, à 4000 km des bases françaises… Les 34 véhicules engagés s’en sont sortis haut la main, recueillant des avis unanimes de la part de leurs utilisateurs. Après l’épreuve malienne, les évaluations techniques à venir dans le cadre des compétitions internationales paraitront sans doute bien fades.

L’international justement…

Il ne reste donc à ce jour que 130 véhicules à construire pour l’usine de Roanne avant la fin du contrat français. Au rythme de production actuel, une dizaine de véhicules par mois, la chaîne devra donc être mise en sommeil en fin d’année 2014 si aucun contrat export n’est décroché d’ici là. Certes, le contrat de production actuel sera prolongé par quelques travaux complémentaires permettant notamment le passage à un tonnage supérieur (sans doute 32 tonnes pour faire face à l’augmentation des charges emportées en opération) et le développement de nouveaux aménagements. Mais il ne s’agirait bien là que de lots de consolation, l’objectif principal et indépassable de Nexter étant bien de placer le VBCI à l’exportation. Dans la mesure où l’engin représente 50% du business plan de l’industriel pour les années à venir, il en va tout simplement de sa survie…

Nexter se veut toutefois confiant : le VBCI a très largement fait la preuve de ses capacités au combat et la ligne de production tient son rythme de croisière avec un portfolio de fournisseurs stable. « Le VBCI est techniquement fiable et éprouvé, sans risque technologique ni industriel » martèle-t-on à Roanne.

Face à lui, la concurrence la plus sérieuse vient du Boxer de KMW et du Piranha V de General Dynamics. Le premier est déjà en production et offre de belles performances sur le papier. Mais sa conception modulaire, sur laquelle communique volontiers KMW, serait aussi son talon d’Achille : la présence de différents modules interchangeables (un concept dont l’intérêt reste à démontrer en opération) impose sur le véhicule des interfaces complexes, lourdes et coûteuses. C’est d’ailleurs son coût élevé qui aurait valu au Boxer d’être éliminé de la compétition danoise, où le VBCI reste seul en lice face au Piranha V. Le défaut de ce dernier est de ne pas encore être en production. Or on sait que tout autant que la conception du véhicule, le passage à l’industrialisation constitue un écueil redoutable pour ce type de programme complexe.

Le Danemark, qui annonce un besoin pour 260 véhicules est donc le premier contrat sur lequel compte fortement Nexter. Une annonce est attendue avant la fin de l’année. Le Canada est également dans le viseur, avec un besoin exprimé pour 138 véhicules. Mais à court et moyen terme, le véritable pays de cocagne se situe au Moyen-Orient, où Nexter chiffre à 15 milliards de dollars son marché potentiel (toutes activités confondues) pour les cinq ou six ans à venir. Pour ce qui est des VCI, le Qatar a exprimé un besoin pour 446 véhicules et le Koweït pour une centaine. Mais c’est bien aux Emirats Arabes Unis que se focalisent tous les efforts actuels, avec un marché annoncé pour 700 véhicules. La France et Nexter n’ont pas ménagé leurs efforts pour décrocher ce contrat, avec notamment le déploiement dans le pays de deux pelotons de VBCI de l’armée de Terre (8 VCI accompagnés de 3 VPC) depuis novembre 2011. Jean Yves le Drian sera par ailleurs présent aux Emirats ce week-end, et rien n’indique que sa venue soit motivée par les courses de dromadaires…



Notre illustration : un VBCI sur la piste d’essais de Nexter à Roanne. (photo Frédéric Lert)


http://forcesoperations.com/2013/07/05/le-500eme-vbci-vient-detre-livre-et-apres/
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MessageSujet: Re: Industrie de defense Française   Mer 24 Juil 2013 - 21:35

Le Drian le seul ministre capable ?

Glaive d'espion, peut être que nous allons repasser devant Israël en 2013 Basketball 
Citation :

Les Emirats arabes unis commandent 17 radars GM 200 à Thales
24 juillet 2013 – 17:40
Le ministre de la Défense, Jean-Yves Le Drian, n’a pas fait le voyage aux Emirats arabes unis pour rien. Ainsi, Abou Dhabi a confirmé sa commande de deux satellites d’observation à très haute résolution Helios auprès d’EADS Astrium et de Thales Alenia Space, pour un montant total de plus de 700 millions d’euros.

Ce contat, appelé “Falcon Eye”, ravi au nez et à la barbe de Lockheed-Martin, comprend la mise sur orbite, prévue en 2019, des deux satellites ainsi que la livraison d’une station de contrôle et la formation d’une vingtaine d’ingénieurs émiratis. Cette commande est assortie d’un accord entre Paris et Abu Dhabi prévoyant une aide des militaires français à leurs homologues des Emirats pour interpréter et partager les renseignements recuillis par les deux engins.

Mais ce n’est pas tout car les Emirats ont également passé une commande de près de 300 millions d’euros auprès de Thales pour la fourniture de 17 radars tactiques Ground Master 200 de défense aérienne. Mobile, ce système 3D peut détecter sur une distance de 250 km des aéronefs évoluant aussi bien à haute qu’à basse altitude.

L’appel d’offres pour ce contrat avait été lancé en 2009. Outre Thales, Saab, Selex et EADS y avait notamment participé. Trois ans plus tard, le groupe français d’électronique restait seul en lice. L’on pensait alors que la partie était gagné…

Seulement, tant que l’encre des contrats n’est pas sèche, il faut se garder de crier victoire. En effet, Saab avait réussi à se remettre en selle en soumettant une offre, qui ayant l’air d’être plus compétitive que celle de Thales, présentait l’avantage d’associer le groupe local Tawazun. Finalement, ce coup de poker suédois, s’il retint l’attention des autorités émiraties, fit long feu. Et il eut pour conséquence de retarder la commande des 17 GM-200.

Quoi qu’il en soit, et malgré les accords de défense liant Paris et Abu Dhabi – pour rappel, une base française y a été inaugurée en 2009 – la France n’avait plus vendu d’équipements militaires aux Emirats depuis 2007 (des A330 MRTT et deux satellites de communication).


http://www.opex360.com/2013/07/24/les-emirats-arabes-unis-commandent-17-radars-gm-200-a-thales/
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MessageSujet: Re: Industrie de defense Française   Mar 3 Sep 2013 - 21:19

Citation :
Défense : la Pologne fera-t-elle un geste vers les industriels de l'armement français ?  

Michel Cabirol | 03/09/2013, 15:10  

Alors que le salon international de l'industrie de défense (MSPO) a ouvert ses portes lundi à Kielce en Pologne, Varsovie n'est vraiment pas un très bon client de l'industrie française d'armement. Mais le missilier MBDA et l'hélicoptériste Eurocopter ont actuellement deux belles cartes à jouer.  


La roue va-t-elle un jour finir par tourner pour l'industrie d'armement française en Pologne… Depuis l'échec cinglant du Mirage 2000-5 de Dassault Aviation en 2002 - Varsovie candidate alors à l'Union européenne avait préféré des F-16 américains -, la France est toujours restée complètement absente des grands marchés de l'armement polonais. Les industriels français font régulièrement un « bide » commercial. Sur la période 2007 et 2011, Varsovie, qui préfère acheter américain, allemand ou israélien, a ainsi royalement commandé à l'industrie tricolore 54,7 millions d'euros d'équipements militaires, selon le dernier rapport au Parlement sur les exportations d'armement de la France publié en octobre 2012.

Dialogue politique franco-polonais

Qu'est-ce que peut espérer la France aujourd'hui ? Sur le plan politique, le ministre de la Défense, Jean-Yves Le Drian, a tendu à plusieurs reprises la main aux Polonais dans le cadre du Triangle de Weimar (Berlin, Paris et Varsovie) pour relancer l'Europe de la défense. Son homologue Tomasz Siemoniak y semble favorable. Paris avait réussi à réunir en novembre à Paris dans le cadre du format "Weimar Plus", les huit ministres des Affaires étrangères et de la Défense de la Pologne, mais aussi de l'Allemagne, de la Pologne, de l'Italie et de l'Espagne.

Dans la déclaration commune, les dix ministres avaient annoncé qu'ils étaient "réunis pour confirmer [leur] volonté de promouvoir une politique européenne ambitieuse dans le domaine de la sécurité et de la défense". L'ambition "de construire une Europe de la défense intégrée n'est pas facile", a reconnu le ministre de la Défense espagnol, Pedro Morenes Eulate. Depuis, c'est silence radio…

Contraintes budgétaires

Parallèlement Varsovie avait entrepris de moderniser et de renforcer ses équipements militaires. En juin dernier, le Premier ministre, Donald Tusk, avait confirmé un plan de modernisation des forces armées polonaises de 43 milliards d'euros sur 10 ans, annoncé en mai. Mais la Pologne a été rattrapée par la crise et, deux mois plus tard, Donald Tusk a pris la décision… de couper dans les achats d'armement.

Le projet de collectif budgétaire fait état de recettes fiscales inférieures de 23,7 milliards de zlotys (5,6 milliards d'euros) par rapport à ce qui était prévu dans la loi de finances pour 2013. En réponse, le gouvernement polonais propose de procéder à des coupes dans ses dépenses de 7,7 milliards de zlotys pour limiter l'augmentation du déficit budgétaire à 16 milliards de zlotys. Les coupes concerneront principalement les financements de la défense nationale (3,5 milliards de zlotys) et des infrastructures de transport.


Priorité à la défense aérienne et aux hélicoptères

De sept projets prioritaires, le ministre de la Défense polonais Tomasz Siemoniak en a conservé trois, dont la défense aérienne et les hélicoptères. Deux compétitions auxquelles participent le missilier MBDA (37,5 % BAE Systems, 37,5 % EADS et 25 % l'italien Finmeccanica) et Eurocopter (groupe EADS). MBDA, qui doit faire face à la concurrence américaine, postule avec le système antimissile SAMP/T pour renforcer la défense aérienne, en vue de contrer notamment les avions de combat russes. Pour gagner, MBDA avait signé en juillet 2009 avec le groupe d'armements polonais Bumar un accord-cadre sur la création en commun d'un système de missiles de défense aérienne.

En dépit d'un retard initial, Eurocopter, qui expose au salon MSPO de Kielce un EC725, semble maintenant avoir rattrapé ses concurrents (l'italien AgustaWestland et l'américain Sikorsky) et a réussi à rebattre les cartes en Pologne avec l'EC725, le Caracal qui a fait ses preuves sur plusieurs théâtres d'opération, notamment en Afghanistan... qui a séduit les militaires polonais. Objectif, remporter un appel d'offres, qui pourrait être lancé en fin d'année et qui porte sur l'achat de 70 hélicoptères de transport de troupes, un contrat estimé à 3 milliards d'euros environ. Si le constructeur européen remporte cette campagne, il installera avec le motoriste Turbomeca respectivement deux chaînes d'assemblage pour l'EC725 chez l'industriel polonais WZL 1 basé à Lodz. Varsovie pourrait choisir son fournisseur vers la mi-2014.


Et les sous-marins ?

DCNS, qui propose deux Scorpène (950 millions d'euros), aura tout fait pour tenter de briser le tropisme allemand de la marine polonaise. Difficile (trop ?) même si le groupe naval propose de sauver les chantiers navals polonais en faillite. Car l'Allemagne et la Pologne ont signé en avril une lettre d'intention (LoI), qui consolide le partenariat stratégique entre les deux pays dans le domaine naval. Selon ce document, cette coopération comprend un large spectre, dont notamment le développement de capacités dans le domaine de l'armement et des achats. Dans les annexes, les deux pays souhaitent établir une autorité opérationnelle commune pour les sous-marins allemands et polonais.


Face aux difficultés budgétaires, la marine polonaise, qui pour l'heure n'a pas obtenu le lancement d'un appel d'offres du gouvernement polonais contrairement à ce qui était prévu cet été, chercherait des solutions innovantes pour acquérir deux nouveaux sous-marins. Car ce n'est plus dans les priorités de Varsovie, qui aurait envisagé de louer deux sous-marins conventionnels SS U-212A (ASA 2005-2007) à l'Allemagne, qui seraient prélevés sur les 6 SS U-212A Batch-1 et 2 de la marine allemande. Un projet qui pourrait être déjà mort-né tant il soulève des réticences de la marine allemande, qui ne souhaite pas se séparer de ses navires, et des interrogations. Une telle procédure, sans publication d'un appel d'offres à l'échelle européenne, pourrait contrevenir aux règles communautaires de l'Union.
 


http://www.latribune.fr/entreprises-finance/industrie/aeronautique-defense/20130903trib000782951/defense-la-pologne-fera-t-elle-un-geste-vers-les-industriels-de-l-armement-francais-.html
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MessageSujet: Re: Industrie de defense Française   Sam 7 Sep 2013 - 20:45

Citation :
LH Aviation rachète Infotron  

Le 06/09/2013 à 13:54   | Par Caroline Bruneau



Infotron change de main. La PME, conceptrice de mini-drones à voilure tournante, passe sous la coupe de LH Aviation.

Le constructeur de l'avion léger LH-10 Ellipse a acquis 100% des part d'Infotron, annonce aujourd'hui Christophe Rémy, directeur associé à Magellan Industries, qui possède LH Aviation.

Primée comme PME innovante par le ministère de la Défense en novembre dernier, Infotron conçoit des appareils ayant des applications de surveillance aussi bien civile que militaire.

La société est basée à Massy-Palaiseau et appartenait jusqu'à présent au fonds d'investissement Remote Reward.

http://www.air-cosmos.com/industrie/lh-aviation-rachete-infotron.html
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MessageSujet: Re: Industrie de defense Française   Dim 8 Sep 2013 - 15:48

Citation :
"L'industrie de défense, un atout pour l'économie française qu'il faut préserver"

Le Monde.fr | 07.09.2013 à 13h16 • Mis à jour le 07.09.2013 à 18h24 |
Par Eric Trappier (Président directeur général Dassault), Patrick Boissier (Président directeur général DCNS), Marwan Lahoud (Président EADS France), Antoine Bouvier (Président directeur général MBDA), Philippe Burtin (Directeur général NEXTER Systems), Jean-Paul Herteman (Président directeur général SAFRAN) et Jean-Bernard Lévy (Président directeur général THALES)

A l'occasion de l'Université de la Défense qui se tiendra les 9 et 10 septembre prochains à Pau, et au moment où s'ouvrent les discussions sur le budget alloué à la Défense française, nous souhaitions nous exprimer, tous ensemble, sur les enjeux industriels de la prochaine programmation militaire.

L'entretien et le perfectionnement du système militaire de premier rang qui est le nôtre est une condition sine qua non de notre capacité à intervenir sur la scène internationale. Ces dernières années, nos armées ont été fortement sollicitées et l'actualité nous montre, chaque jour un peu plus, que le niveau d'équipement de nos forces est un outil indispensable à notre autonomie stratégique.

En soi suffisant, l'argument de la souveraineté n'est pourtant pas le seul à prendre en considération. Les investissements de défense dynamisent une économie et une industrie qui représentent 165 000 emplois industriels à forte valeur ajoutée et peu délocalisables, un réseau riche de plus de 4 000 PME qui irrigue l'économie des territoires, véritable locomotive technologique pour toute l'industrie française. À l'exportation, nos entreprises affichent un solde très largement excédentaire. Elles portent haut le label France synonyme de performance et d'innovation. Le budget de la défense doit, plus que jamais, être appréhendé comme un levier de croissance et d'industrialisation, comme un élément de la solution et non du problème.

Le ministre de la défense et les présidents des commissions de la défense de l'Assemblée nationale et des affaires étrangères et de la défense du Sénat, qui ont fait de l'emploi industriel une priorité, ont eux aussi porté ces arguments. Le président de la République a su les entendre et s'est engagé, malgré la crise et les résistances, sur un volume de crédits qui pourrait permettre de préserver cet acquis industriel et technologique. Mais la mise en œuvre de la prochaine loi de programmation militaire sera déterminante et deux facteurs conditionneront très fortement sa réussite.

Tout d'abord aucune mandature n'a vu l'exécution dans sa totalité d'une loi de programmation militaire. Ces glissements sont responsables des contraintes qui pèsent aujourd'hui sur le budget de la défense, réduisant ses marges de manœuvre. Face au risque réel de décrochage, qui menace nos armées, nos outils industriels, nos emplois et le maintien de compétences souveraines, le défi est immense pour la prochaine programmation, puisqu'elle devra ni plus ni moins être la première à être intégralement exécutée. Elle devra recréer une relation de confiance avec l'industrie qui passera par le respect des engagements pris et par une sincérité budgétaire, corollaire d'une visibilité à moyen et long terme indispensable à la survie de nos outils de production, et des emplois qui y sont associés. Ce défi sera très difficile à relever, mais nous avons la conviction que si nous réussissons, cela se traduira directement par des emplois et de la croissance pour l'économie française.

Le second facteur concerne la France de demain. Certes, la Défense doit participer à l'effort collectif d'économie, ce qu'elle fait depuis de nombreuses années, mais sans pour autant compromettre l'avenir de manière irrémédiable. Or, elle est désormais à un tournant décisif : certaines compétences critiques, indispensables à notre recherche et à nos bureaux d'étude, sont directement menacées ; elles ont besoin d'être nourries par des projets structurants pour assurer leur pérennité. Nous évoluons dans un milieu compétitif de très haute technologie, dans le cadre de programmes qui s'étalent parfois sur plusieurs décennies, un domaine dans lequel les retards ne se rattrapent pas. Aussi, les choix qui seront fait durant la prochaine programmation conditionneront la survie de pans entiers de nos industries, et notre capacité à rester des acteurs majeurs en Europe.

L'industrie de Défense est un pilier de notre économie qui emploie et forme des personnels hautement qualifiés, crée de la valeur en France, innove et exporte. Elle est une richesse collective de la Nation, conséquence de soixante ans de capitalisation de savoirs et de compétences. Mais elle est aujourd'hui confrontée à un impérieux besoin de visibilité et de perspectives d'avenir.

La situation deviendrait délicate si les engagements pris n'étaient pas tenus, provoquant un décrochage irréversible. Nous voulons croire que la France sera capable de relever ce défi.


http://www.lemonde.fr/economie/article/2013/09/07/l-industrie-de-defense-un-atout-pour-l-economie-francaise-qu-il-faut-preserver_3472947_3234.html
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MessageSujet: Re: Industrie de defense Française   Jeu 12 Sep 2013 - 13:59

Citation :
Voici le premier blindé français « low cost »  

Par Alain Ruello | 11/09 | 19:14 | mis à jour le 12/09 à 10:42

Le groupe d’armement a dévoilé un véhicule de moins de 1 million d’euros pour l’exportation.



Dans le marché très encombré des blindés à six roues motrices, Nexter a fait sensation ce mercredi au salon DSEI de Londres. Le numéro un français de l’armement terrestre a dévoilé Titus, un projet secret sur lequel il travaillait depuis 2010. Avec ce nouveau véhicule, l’industriel s’engage dans le low cost, pour mieux se ­frotter à ses concurrents des pays émergents, comme le turc Ottokar. Prix de départ : 700.000 euros.


Titus revendique la capacité de mener un grand nombre de missions de basse, moyenne ou haute intensité : transport de troupes, combat, ou encore logistique. Fortement protégé, armé de n’importe quelle tourelle téléopérée de 7,62 à 20 mm, dotée d’une électronique, dernier cri, il peut emporter jusqu’à 12 soldats, en plus de l’équipage.


« Le maître mot c’est la modularité », explique Michel Lautier, expert opérationnel véhicule blindé chez Nexter. En moins de six heures, on doit pouvoir reconfigurer le véhicule sans repasser au garage, à deux ou trois exceptions près, comme pour la version mortier. Pour en arriver là, Philippe Burtin, le PDG, a donné liberté totale à ses équipes pour se fournir au meilleur rapport coût­-efficacité. D’où un châssis fabriqué par le tchèque Tatra et un moteur pioché chez l’américain Cummins. Le projet a aussi bénéficié des apports du chantier « grand large » de chasse aux coûts internes et récupère des développements déjà financés. Ainsi, les sièges sont ceux de l’Aravis,.

Appel d’offres de l’armée

Stratégiquement, il s’agit d’un développement important. Char lourd Leclerc, canon Caesar ou blindé d’infanterie VBCI : fournisseur historique de l’armée française, Nexter a toujours fait dans le haut de gamme. Titus rencontrera-t-il le même succès que le Duster de Renault ? Au prix annoncé, Michel Lautier assure que le blindé n’a rien à envier à ses concurrents. De quoi intéresser la France, qui prévoit de remplacer ses VAB dans le cadre du programme Scorpion ? L’armée de terre a beau être exigeante sur le prix, Titus n’est pas éligible pour des raisons techniques. On en reste donc au schéma prévu : une alliance Nexter-Renault Trucks Defense pour répondre au futur appel d’offres. A condition que les deux industriels renouvellent leur accord, qui arrive prochainement à expiration.

  http://www.lesechos.fr/entreprises-secteurs/air-defense/actu/0202998901094-blindes-nexter-s-engage-dans-le-low-cost-603988.php
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MessageSujet: Re: Industrie de defense Française   Jeu 12 Sep 2013 - 14:21

Citation :
DSEI : Titus fait le buzz


 

Surprise ! Savamment entretenu par une campagne de communication originale, le suspens agitait le petit monde de la défense depuis quelques semaines, avec une question en tête :  quel est ce nouveau véhicule dont Nexter s’attache précieusement à garder le secret. Le voile vient d’être levé ce matin au salon DSEI sur le stand du constructeur français. Et oui, pour cette édition 2013, la grande nouveauté de ce salon anglais est française !


 

Titus: une famille

Il s’appelle Titus et c’est un beau bébé de 20 tonnes, haut perché sur un châssis 6X6. Véhicule de transport de troupe blindé, le Titus affiche une haute mobilité grâce au châssis performant du tchèque Tatra (rayon de braquage de 6 ,5 mètres) et à un moteur développant 440 chevaux (vitesse max de 110 km/h, autonomie de 700 km). Spacieux avec un volume interne unique de plus de 14 m3, moteur à l’avant, le Titus peut accueillir dix fantassins en plus de son équipage de 3 soldats. Très protégé, jusqu’au niveau 4 normes selon les standards OTAN (résistant à un IED de 150 kg d’explosif) , il peut recevoir un armement téléopéré, comme l’ARX20 (20 mm) du constructeur. Pourvu d’un système moderne de vétronique, le Titus se veut également modulaire et adaptable à la mission. Il se décline ainsi en plusieurs versions formant une famille de véhicules : transport ; PC (4 radios et 3 postes opérateurs) ; acquisition d’objectif (mat d’observation et kit de transmission de données) ; support médical ; version zone urbaine (grillage ; échelle…) ; version mortier embarquée ; soutien ou dépannage.



Objectif  export

Depuis quelques jours certaines rumeurs annonçaient que Nexter allait dévoiler sa solution pour le programme VBMR (Véhicule Blindé Multirôles) qui doit venir remplacer le vénérable VAB, mais en réalité le Titus ne correspond pas aux spécifications françaises. Trop haut, roues trop grosses, non félinisé. Décidément non, le Titus est exclusivement tourné vers l’export.  Son origine est d’ailleurs là « nous nous sommes rendu compte du besoin pour un tel véhicule à travers nos clients, notamment ceux qui ont choisi l’Aravis » confiait Philippe Burtin, PDG de Nexter à FOB ce matin. Les marchés visés par le Titus se situent donc au Moyen-Orient (Arabie Saoudite, pays du Golfe) et en Asie du sud. Le Titus vient donc utilement compléter la gamme de Nexter entre le VBCI et l’Aravis. Il confirme les ambitions du groupe terrestre français pour l’export. Tout en explorant le besoin français. Pour l’instant un seul prototype a été développé, mais un second devrait voir le jour l’année prochaine.

Photos: le Titus (crédits Nexter) et la présentation du Titus par Philippe Burtin  à DSEI (crédits: G Belan)
 


http://forcesoperations.com/2013/09/11/dsei-titus-fait-le-buzz/
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MessageSujet: Re: Industrie de defense Française   Jeu 12 Sep 2013 - 14:32

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MessageSujet: Re: Industrie de defense Française   Jeu 12 Sep 2013 - 15:37

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MessageSujet: Re: Industrie de defense Française   Mer 18 Sep 2013 - 17:54

Citation :
Défense : Comment la France souhaite vendre des armes en leasing  

  Selon nos informations, Bercy étudie avec des banques, un véhicule ad hoc pour faciliter des exportations d'armements en leasing. Le groupe naval DCNS propose deux frégates FREMM à la Grèce et deux corvettes Gowind à Chypre en leasing.  

 Comment faciliter les exportations d'armements tricolores y compris vers des pays ayant des difficultés financières passagères ? La France a peut être trouvé une solution. Selon plusieurs sources concordantes, Bercy et quelques banques françaises, poussés par les industriels de la défense, travaillent à l'élaboration d'un véhicule financier ad hoc pour faciliter les ventes d'armes des groupes français en leasing. « Le projet avance bien », précise-t-on à La Tribune. L'Elysée serait également attentif à ce dossier. « La France manque d'outils qui lui permette de répondre au cas par cas à la demande de nos clients », explique un bon connaisseur du dossier à La Tribune. Et d'estimer que « l'étude menée par Bercy est utile ». A la direction générale de l'armement, on ne semble en revanche pas trop chaud sur ce type de montage.

Depuis l'arrivée de Jean-Yves Le Drian au ministère de la Défense, il y a une nouvelle prise de conscience de l'importance vitale que représente l'exportation pour la pérennité de l'industrie de défense. « Le soutien aux exportations de défense constituera un volet majeur de la politique industrielle du gouvernement », expliquait d'ailleurs le ministère de la Défense lors de la présentation cet été de la loi de programmation militaire (LPM). C'est dans ce cadre que Paris tente de trouver des solutions innovantes. Ces ventes en leasing pourraient, explique-t-on à La Tribune, se réaliser dans le cadre d'une politique de « pooling and  sharing » en Europe. Comment ? « Une partie des missions pourraient être partagés entre la France et le pays client », note un industriel. Du coup, A400M, hélicoptères, frégates FREMM et corvettes de type Gowind pourraient trouver plus facilement preneur.

Des FREMM en leasing à la Grèce

Le groupe naval DCNS étudie depuis plusieurs mois la vente en leasing de deux frégates multimissions FREMM à la Grèce, qui aujourd'hui ne peut pas se payer un achat sec en raison de ses finances exsangues. D'autant que la marine grecque, qui lorgne depuis longtemps sur les FREMM, voulait initialement s'offre six frégates multimissions françaises (au-delà de 2,5 milliards d'euros). Les frégates seraient à l'identique de celle de la marine française, qui aura elle onze frégates FREMM, dont six auront été livrées fin 2019. Mais le choix de la définition des trois dernières n'interviendra qu'en 2016. D'où un doute pour DCNS qui souhaite se mettre à l'abri d'une éventuelle réduction de cible et propose ainsi à la Grèce des frégates identiques à celle de la Royale. Selon nos informations, le leasing coûterait à Athènes 50 millions d'euros par an et par bâtiment. Une option de rachat serait proposé au bout de dix ans. Et Paris propose à Athènes une coopération opérationnelle en vue de partager les missions des frégates grecques et françaises.

De toutes façons, Athènes a un besoin urgent de renouveler sa flotte très vieillissante de frégates néerlandaises Elli (10 exemplaires) pour notamment s'opposer à la marine turque, qui entre très régulièrement dans ses eaux territoriales. D'autant que la Grèce espère également beaucoup de ses dernières recherches en pétrole au large de ses côtes. Les Etats-Unis, qui sont en train de décommissionner un certain nombre de frégates de classe OH Perry, sont également sur les rangs pour fournir à la Grèce du matériel d'occasion à bon prix. Ce qui fermerait alors le marché grec à DCNS, qui avait noué une relation de coopération avec le chantier grec Elefsis, pendant au moins vingt ans. Bien sûr, Berlin regarde également ce dossier avec vigilance.

Des corvettes Gowind en leasing à Chypre

DCNS a également proposé à Chypre la vente en leasing de deux corvettes de type Gowind, qui seraient affectées à la surveillance des champs gaziers et pétrolifères récemment découverts au large de Nicosie. La DGA, en dépit de ses réticences, aurait été mandatée pour trouver un arrangement technique. Le patrouilleur hauturier L'Adroit, développé sur fonds propres par DCNS, a même fait escale à Limassol en janvier 2013 à l'occasion d'une mission d'inspection des pêches durant la campagne annuelle de pêche au thon rouge.

Israël, qui a signé un certain nombre d'accords avec les Chypriotes depuis la découverte de champs de gaz et de pétrole dans cette partie de la Méditerranée, sont également sur les rangs pour fournir des bâtiments à la marine chypriote.

Exportations françaises

Les exportations d'armement représentent en effet plus de 30 % des 15 milliards d'euros de chiffre d'affaires du secteur de l'industrie de défense dans l'économie française et sont donc à la fois un signe et un facteur de sa compétitivité. « Elles passeront de plus en plus par la mise en œuvre de coopérations industrielles et techniques au service de partenariats stratégiques et des relations globales de défense que la France entend développer », avait rappelé en août le ministère de la Défense. En revanche, il a également précisé que les procédures de contrôle des ventes d'armement et de technologie sensibles seront renforcées et adaptées aux évolutions des technologies, le rassemblement des différents instruments de contrôle sous une même autorité fera l'objet d'un prochain rapport au Premier ministre.

http://www.latribune.fr/entreprises-finance/industrie/aeronautique-defense/20130917trib000785476/defense-comment-la-france-souhaite-vendre-des-armes-en-leasing.html
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MessageSujet: Re: Industrie de defense Française   Dim 22 Sep 2013 - 1:55

Citation :
Les éléphants se cachent pour mourir. Les VAB aussi…

Au cours de son audition devant la commission de la défense nationale ce soir, Gérard Amiel, président de Renault Trucks Défense, a expliqué qu’environ 850 VAB seraient stockés en attente d’entretien : des véhicules bien fatigués, pour certains tout juste revenus des campagnes lointaines en Afghanistan ou au Mali. L’armée de Terre n’aurait plus aujourd’hui les moyens de les remettre en service et on peut se demander si cette possibilité se présentera un jour… 850 VAB, cela représente environ un quart de la flotte encore en dotation théorique dans les armées françaises (sur un total de 4000 achetés au fil des ans). Pour illustrer la misère budgétaire française, Gérard Amiel a également expliqué que le GIGN n’avait pu trouver le budget nécessaire à l’achat de deux véhicules équipés d’échelles d’assaut… FOB reviendra plus longuement demain sur l’intervention du patron de RTD devant la commission de la Défense.

http://forcesoperations.com/2013/09/17/les-elephants-se-cachent-pour-mourir-les-vab-aussi/
Citation :
La France investit pour parer à une attaque informatique majeure



Les Américains l'ont baptisé le «Pearl Harbor numérique». Cette attaque informatique majeure mettrait à terre les réseaux de communications, de transports et d'énergie à l'échelle nationale. De quoi mettre à genou un pays.
Pour se protéger de cet ennemi invisible - États voyous, groupes terroristes, mafias… - qui surfe sur les autoroutes de l'information, s'introduit dans les réseaux et les banques de données, via un simple poste de travail équipé d'un ordinateur, les infecte, espionne et sabote à distance, États, armées et entreprises investissent des sommes de plus en plus importantes. Ce marché mondial est estimé à quelque 50 milliards d'euros et il augmente de 8 à 10 % par an.


En France, la prise de conscience de la gravité des menaces se traduit par l'inscription d'un budget dédié à la cyberdéfense dans la nouvelle Loi de programmation militaire (2014-2019) avec notamment la formation de «cyber warriors» et par la sélection de quatre programmes de cybersécurité dans le cadre des 34 projets d'avenir, présentés la semaine dernière par François Hollande.
Preuve que cette nouvelle filière - elle pourrait créer des milliers d'emplois en France - est devenue une priorité, la visite ce lundi matin d'Arnaud Montebourg, ministre du Redressement productif, et sa ministre déléguée à l'Économie numérique, Fleur Pellerin, ainsi que de Benoît Hamon, ministre de l'Économie sociale et solidaire, à Élancourt où 2000 ingénieurs de Cassidian, filiale défense d'EADS, travaillent sur des projets liés à la défense, la sécurité et la cyber­sécurité.

30.000 ordinateurs perdus
Point d'orgue de la visite, une démonstration d'intrusion informatique et le déclenchement des moyens pour la détecter, l'observer et la neutraliser. «Il y a un an, une grande société pétrolière a été victime d'une attaque. Elle a perdu 30.000 ordinateurs en une seconde. Ce sabotage à grande échelle s'est traduit par une perte sèche de milliers de données»,raconte Jean-Michel Orozco, directeur général de Cassidian Cybersecurity, un des deux grands acteurs français et européen avec Thales. «Lorsque les entreprises ne sont pas correctement protégées, il s'écoule en moyenne 371 jours entre le début d'une attaque et le moment où elle est détectée», ajoute-t-il. De quoi laisser le temps au cyber-attaquant de «faire son marché» dans les données sensibles de sa cible. Quasi impossible à prévenir, l'intrusion peut en revanche être repérée et neutralisée.
«Nous surveillons en temps réel les réseaux de nos clients, nous analysons les incidents dans nos centres opérationnels de sécurité et, si nécessaire, faisons appel à nos propres forces spéciales afin qu'elles interviennent au plus vite, détaille Jean-Michel Orozco. Nous menons des missions de détection d'une intrusion, d'observation et de neutralisation avant exfiltration des données et nous avons également des outils ad hoc qui patrouillent sur le réseau et font le ménage dans les coins et recoins.» Le patron de Cassidian constate que les entreprises, grandes et petites, se préoccupent de plus en plus de leur protection.

http://www.lefigaro.fr/societes/2013/09/15/20005-20130915ARTFIG00229-la-france-investit-pour-parer-a-une-attaque-informatique-majeure.php
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MessageSujet: Re: Industrie de defense Française   Lun 23 Sep 2013 - 16:15

Citation :
Dassault Aviation : le contrat de modernisation des Atlantique 2 bientôt notifié  

 Michel Cabirol | 23/09/2013, 15:29 - 820 mots  

Le contrat portant sur la modernisation de quinze Atlantique 2 doit être notifié de façon imminente par la direction générale de l'armement à Dassault Aviation et Thales. Il est évalué à près de 400 millions d'euros. Le ministre de la défense, Jean-Yves Le Drian pourrait l'annoncer dans les prochains jours.

C'est une bonne nouvelle pour la marine et… pour les industriels (Dassault Aviation et Thales), qui vont enfin signer le contrat très attendu portant sur la modernisation de quinze avions de patrouille maritime Atlantique 2 (ATL 2) sur les 27 exemplaires livrés entre 1989 et 1997. Une opération qui permettra de maintenir cette capacité dans la marine jusqu'à 2032… faute de pouvoir acquérir actuellement un autre avion "sur étagère" plus performant. La cible de 15 avions rénovée sera atteinte post 2019 alors que la marine souhaitait en moderniser 22 exemplaires. Au total, le contrat est évalué à près de 400 millions d'euros à trois : Dassault Aviation, Thales et le service industriel de l'aéronautique (SIAé).

Les Atlantique 2 appuient entre autre discrètement la force océanique stratégique française (dissuasion). Selon des sources concordantes, la direction générale de l'armement (DGA) doit rapidement notifier - vraisemblablement dans la première quinzaine du mois d'octobre - le contrat à Dassault Aviation (autour de 200 millions d'euros), le concepteur de l'avion et responsable de sa navigabilité, et Thales (130 millions) comme principal équipementier ainsi que DCNS, en tant que sous-traitant de l'avionneur, et le SIAé. Le ministre de la défense, Jean-Yves Le Drian pourrait l'annoncer dans les prochains jours.

Fourchette financière basse retenue

C'est donc la fourchette basse de l'évaluation de la modernisation, qui a été retenue par la DGA. Cette dernière avait estimé cette première phase entre 330 et 700 millions d'euros. La seconde reste encore à déterminer et devra  être engagée à partir de 2016. « Une rénovation de l'ATL 2 était aujourd'hui indispensable, mais présente des difficultés, notamment dans la définition des travaux souhaitables au vu des ressources financières disponibles », expliquait récemment un rapport du ministère de la Défense.

La modernisation concerne le traitement des obsolescences et la mise en place d'un nouveau système de mission et de nouveaux équipements. Ce qui permettra à ces appareils de s'adapter à l'évolution de la menace avec la prolifération de sous-marins classiques performants et discrets, mis en opération dans les pays émergents, notamment.

Un programme à 12 milliards d'euros sur 40 ans

Le retrait du service de l'ATL 2 est prévu à partir de 2032 après plus de 40 ans d'activité au cours desquels les cellules et les moteurs auront été constamment maintenus, tandis que le système de combat faisait l'objet de nombreuses modifications. Le coût annuel du maintien en condition opérationnelle (MCO) de ces appareils est estimé à près de 140 millions d'euros et le coût d'utilisation à près de 30 millions d'euros.

Ainsi, pour les quarante ans de vie de ces avions, dont la fabrication a débuté à Toulouse (usine Bréguet), le coût global de possession serait de l'ordre de 12 milliards d'euros (5,6 milliards pour l'acquisition : 5,6 milliards et 6,4 milliards pour l'utilisation). Soit plus de 50 % consacrés à l'entretien, au fonctionnement et au soutien. « Celui-ci est particulièrement élevé, car pour préserver le capital opérationnel irremplaçable représenté par ces avions, de multiples ajouts d'équipements ou améliorations ont été nécessaires », ont expliqué les auteurs de ce rapport.

Un coût unitaire en hausse de 35 %

Par rapport aux évaluations initiales, le coût unitaire moyen d'un appareil a augmenté de près de 35 %, pour des causes techniques ou technico-opérationnelles et industrielles, souligne le rapport du ministère de la Défense. Le développement (930 millions d'euros), sous-estimé au lancement de l'opération - la définition très rapide avait ensuite nécessité de revenir sur certains choix initiaux  - a grimpé de 55 %, tandis que la production a diminué de près de 20 %, notamment du fait de la réduction de la cible d'appareils.

Il faut également ajouter l'ensemble des opérations complémentaires, qui ont, entre autres, permis l'installation de la liaison 11, une liaison de données tactiques autorisant des échanges automatiques de données entre des unités de surface, aériennes ou sous marine (norme Otan) et, enfin, l'adaptation de la torpille MU 90. Leur développement et leur production ont coûté 380 millions d'euros.

A quoi sert l'ATL 2 ?

L'ATL2 assure son activité principale de combat au profit de la force océanique stratégique (FOS). Ils sont prioritairement destinés à la lutte contre les sous-marins et les navires de surface. Ils servent également pour des missions de surveillance des côtes pour lutter contre les narco-trafiquants, la pêche illicite, les navires pratiquant le déballastage. Faute de pouvoir utiliser des drones de surveillance au Sahel, les Atlantique 2 ont également étaient déployés pour localiser les otages. Facilement déployables hors du territoire métropolitain, ces appareils disposent d'une grande autonomie de vol à basse altitude et nécessite une grande cohésion de l'équipage, qui exige une formation et une régénération permanente.

C'est un programme ancien, étudié à partir de 1977 et dont l'entrée en service opérationnel a eu lieu en 1991. Il a connu des réductions de cibles successives, passant de 42 à 28, puis 22 appareils. Sa clôture a été prononcée en janvier 1998, soit plus de vingt ans après la phase de définition. La dernière modernisation est prévue à l'horizon 2016.

http://www.latribune.fr/entreprises-finance/industrie/aeronautique-defense/20130923trib000786529/dassault-aviation-le-contrat-de-modernisation-des-atlantique-2-bientot-notifie.html  
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MessageSujet: Re: Industrie de defense Française   Jeu 26 Sep 2013 - 1:21

Citation :
Safran inquiet pour l'avenir de son AASM


Tir d'essai d'un AASM à guidage laser depuis un Rafale.

Auditionné le 17 septembre par la commission de défense de l'Assemblée nationale, le président directeur général de Safran Jean-Paul Herteman n'a pas caché son inquiétude quant à l'avenir de l'un de ses programmes phares : le kit de guidage AASM (armement air-sol modulaire), munition air-sol développée spécifiquement par Sagem (filiale de Safran) pour équiper le Rafale.
 
Ce programme, dont la réalisation avait été confiée en 2000 à Sagem, a abouti depuis 2007 à la livraison de 1216 kits pour les forces françaises, selon le projet de loi de programmation militaire (LPM) pour 2014-2019. Seuls 532 kits supplémentaires devraient être livrés d'ici à 2019, selon ce même document.
 
D'après le patron de Safran, il était initialement prévu "un plancher indicatif de 200 armes par an pour la France". On est donc loin du compte. Par ailleurs, "les exportations sont presque nulles", déplore Jean-Paul Herteman. L'AASM n'a été vendu qu'au Maroc, pour équiper des Mirage F1 modernisés, et à l'Arabie Saoudite qui souhaitait armer ses Tornado IDS avec cette munition à tout faire. Le pdg rappelle que les perspectives d'exportation au lancement du programme étaient d'environ 10.000 unités. "Nous sommes fiers d'avoir développé ce système pour nos forces, mais il n'est pas loin de constituer un acte anormal de gestion !", a-t-il ajouté.
 
Les perspectives d'exportation de l'AASM restent pour l'heure très liées à celles du Rafale, même si le feu vert donné par la DGA à une intégration sur Tornado montre que les esprits sont en train de changer. "Si l’on veut qu’il continue d’être un atout pour le Rafale, il faut l’exporter, ce qui suppose un effort à la fois diplomatique, industriel et économique", a ainsi déclaré Jean-Paul Herteman au sujet de l'AASM. Envisagé par l'Arabie Saoudite, l'intégration de cette munition sur Eurofighter Typhoon se heurte pour l'instant à un refus de l'administration française, soucieuse de ne pas faire d'ombre au Rafale sur les marchés export.
 
Sagem produit l'AASM à Montluçon, une "zone industriellement peu favorisée" où la société s'est installée "pour un investissement de 53 millions d'euros". Jean-Paul Herteman rappelle par ailleurs que Sagem a investi au total environ 140 millions d'euros dans le programme AASM.

http://www.air-cosmos.com/defense/safran-inquiet-pour-l-avenir-de-son-aasm.html
Citation :
DCNS va devoir ajuster son organisation

Le gouvernement demande au constructeur d'étaler la livraison de frégates et de sous-marins nucléaires.

La loi de programmation militaire (LPM) pour les années 2014-2019, présentée en août par le ministre de la Défense Jean-Yves Le Drian, agite beaucoup les industriels du secteur. Le gouvernement a décidé de consacrer 190 milliards d'euros à la défense pour les six prochaines années. Problème, la défense a toujours servi de variable d'ajustement budgétaire. Et ce sont ses entreprises qui trinquent. Voilà ce que répètent actuellement les PDG concernés aux parlementaires qui devraient examiner le projet de loi à partir de fin octobre.
Deux grands programmes à réviser
Mercredi, Patrick Boissier s'est exprimé devant la Commission de la Défense de l'Assemblée nationale. Pour le PDG de DCNS (13 800 salariés) « la loi préserve l'essentiel. Mais après, il n'y a plus aucune marge de manoeuvre ». En clair, si l'exécution de la future LPM est respectée, le groupe d'armement naval ne souffrira pas trop. Le problème, c'est que les LPM sont rarement respectées...
D'ores et déjà, DCNS va devoir ajuster l'organisation de ces deux grands programmes : la construction de onze frégates multi-missions (Fremm) à Lorient et de six sous-marins nucléaires d'attaque (SNA) à Cherbourg. La livraison des bâtiments va être étalée dans le temps. Normalement, six Fremm (600 millions l'unité) doivent être livrées pour 2019 à raison d'une tous les dix mois ; ce sera 14 mois. Surcoût ? Le prix d'une frégate. Et un impact possible sur « 500 personnes le bassin d'emploi de Lorient ». Les six SNA (programme de 8,6 milliards) seront décalés de six mois (pour le premier) à deux ans (pour le dernier). Un surcoût de 300 millions et un impact sur 500 personnes.
DCNS estime pouvoir passer ce cap. À condition de trouver des commandes à l'export. Et, surtout, que la LPM soit exécutée au cordeau. D'où la pression qu'a mise Patrick Boissier aux députés.

http://www.entreprises.ouest-france.fr/article/dcns-va-devoir-ajuster-son-organisation-20-09-2013-110078
Citation :
Safran: Sagem remporte un contrat avec la DGA.

Sagem du groupe Safran a signé avec la Direction générale de l'armement (DGA) un contrat portant sur le développement et la production de la nouvelle version du MPME, Module de Préparation de Missions pour Equipages d'hélicoptères, destinée à l'Aviation Légère de l'Armée de Terre (ALAT).

Cette nouvelle version du système MPME est conçue pour accompagner l'entrée en service des hélicoptères Tigre HAD (Appui Destruction) et NH90 TTH Caïman de l'ALAT.

Système exploité en réseau depuis des modules tactiques projetables ou en infrastructure, MPME permet aux équipages de préparer leurs missions en mode collaboratif, y compris pour des formations d'hélicoptères différents.

Par ailleurs, Morpho du groupe Safran, spécialiste des technologies de reconnaissance biométrique, a annoncé le lancement de la série MorphoAccess SIGMA, terminaux d'identification par empreinte digitale.

http://bourse.lefigaro.fr/indices-actions/actu-conseils/safran-sagem-remporte-un-contrat-avec-la-dga-50172
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MessageSujet: Re: Industrie de defense Française   Ven 27 Sep 2013 - 15:21

Citation :
Sagem produira le nouveau système de préparation de mission des unités Tigre HAD et NH-90 Caïman de l’armée de Terre    

Paris, le 24 septembre 2013

Sagem (Safran) a signé avec la Direction générale de l’armement (DGA) un contrat portant sur le développement et la production de la nouvelle version du MPME, Module de Préparation de Missions pour Equipages d’hélicoptères, destinée à l’Aviation Légère de l’Armée de Terre (ALAT).

Cette nouvelle version du système MPME est conçue pour accompagner l’entrée en service des hélicoptères Tigre HAD (Appui Destruction) et NH90 TTH Caïman de l’ALAT.

Système exploité en réseau depuis des modules tactiques projetables ou en infrastructure, MPME permet aux équipages de préparer leurs missions en mode collaboratif, y compris pour des formations d’hélicoptères différents. La préparation de mission intègre des fonctions de calcul avancé permettant le re-jeu des trajectoires en trois dimensions. MPME est un multiplicateur d’efficacité pour les phases les plus critiques d’une mission : vols nocturnes, déconfliction, évitement de menaces sol-air connues, emploi des armes, zones de posé, etc.

Evolution du système MPME déjà en service, cette nouvelle version s’inscrit dans le cadre du programme que la DGA avait confié à Sagem en 2005 pour les régiments dotées d’hélicoptères Puma, Cougar, Gazelle, et Tigre HAP (Appui-Protection), ainsi que pour l’Ecole franco-allemande du Tigre. Ce nouveau contrat est assorti d’une prestation de MCO et prépare la modernisation des terminaux MPME en unités.

MPME est une composante de la numérisation de l’espace de bataille. Il se caractérise par une sécurité renforcée et l’accès à de nouvelles données cartographiques et aéronautiques. Les premiers modules sont prévus pour fin 2014.

Le système MPME actuel a été déployé en appui de l’ALAT en Afghanistan, sur les bâtiments de projection Mistral et Tonnerre de la Marine nationale pour l’opération Harmattan en Libye, et dernièrement en 2013 pour l’opération Serval au Mali.

Sagem est également maître d’œuvre du SLPRM (Système local de préparation et de restitution de missions) destiné aux avions de combat de l’armée de l’Air et de la Marine. A partir du système MPME, Sagem a développé Helipsys pour les marchés internationaux.

http://www.sagem-ds.com/spip.php?article1140#sthash.skEcJqOX.dpuf  
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MessageSujet: Re: Industrie de defense Française   Mer 2 Oct 2013 - 16:34

Citation :
FOB Interview : Michel Lautier de Nexter, à propos du Titus (1ère partie)  



FOB vous propose cette semaine de découvrir le dernier-né de la gamme de Nexter, dévoilé durant le salon britannique de DSEI, le blindé de transport de troupe 6X6 TITUS. FOB a rencontré à Londres, l’un de ses concepteurs, Michel Lautier, expert opérationnel chez Nexter.


Comment est né le Titus ?

Le concept de TITUS a été le fruit d’une réflexion en trois étapes étalée sur environ trois ans. Après une analyse de l’évolution stratégique et des conséquences technico-opérationnelles sur les véhicules de l’infanterie depuis les années 80 jusqu’à l’engagement en Afghanistan, nous nous sommes penchés sur la notion de « Hybrid warfare » développée depuis quelques années par les Américains. Enfin, nous avons étudié le rôle des forces armées dans la sécurité intérieure.

De tout cela il ressort que dans les opérations de projection conduites par les armées occidentales en coalition dans des conflits insurrectionnels le rôle des forces s’est élargi, incluant désormais missions de combat à proprement parler, actions civilo-militaires, implication dans la reconstruction du pays (« Nation building »). L’étude de la sécurité intérieure, quant à elle, a mis en exergue le rôle des forces armées dans le maintien de l’ordre, la lutte contre-terroriste, la protection des infrastructures vitales et la surveillance des frontières (trafic transfrontalier de personnes ou de biens, infiltration de bandes armées).

Au plan purement tactique, désormais les forces armées peuvent être amenées à évoluer simultanément ou successivement sur le même théâtre d’opération dans des environnements très divers : basse intensité (maintien de la paix…), sécurité, combat classique asymétrique de haute intensité, lutte contre-insurrectionnelle ou  contre-terroriste avec un point commun : l’engagement en zone urbaine.

Pour ce qui ressort de l’emploi des engins blindés, il faut noter le glissement du rôle majeur traditionnel du couple VCI-char de combat au profit du VTT qui devient la colonne vertébrale et la bête de somme des engagements d’aujourd’hui, les véhicules de combat d’infanterie et les chars ayant été cantonnés à faire de l’appui feu ou de la réaction rapide. Enfin il faut noter le rôle grandissant des drones, des robots et des systèmes de informatisés de commandement, véritables multiplicateurs de force.

D’où l’idée de pouvoir disposer d’un seul type de véhicule, modulaire, afin de remplir l’ensemble de la gamme de missions tout en réduisant l’empreinte logistique.

Le facteur financier a-t-il été pris en compte dès la conception du Titus ?

Bien sûr. La nécessaire réduction de l’empreinte logistique dans les opérations extérieures, la diminution draconienne des budgets de la défense des pays occidentaux et l’apparition de concurrents nous ont amené à réfléchir en termes de coût global de possession. Les nouveaux compétiteurs commercialisent des véhicules blindés à un coût très bas, mais par contre il faut aussi reconnaître qu’à l’heure actuelle ils affichent des capacités moindres que leurs homologues occidentaux. Nous avons donc réfléchi en termes de coût/efficacité, c’est à dire de développer et proposer un véhicule de haute technicité pour un coût de possession limité. D’autant plus que la modularité du véhicule diminue la logistique sur le terrain. Voilà l’origine du Titus. C’est toute son originalité : le même véhicule est adaptable à tous types de missions. Ainsi l’empreinte logistique est très faible, puisqu’un seul châssis est disponible pour toutes les versions. C’est une nouvelle philosophie. Nous sommes en train de développer un second prototype, qui, sur ce même châssis TATRA, aura une motorisation plus puissante et amènera des évolutions dans l’ergonomie opérationnelle.

Quel est son prix d’achat ?

Avec le TITUS, NEXTER offre du haut de gamme pour pas cher. Le prix du véhicule de base est de 700 mille euros hors armement grâce à la recherche de sous-ensembles et d’équipements issus du civil (COTS). Le châssis TATRA, par son rapport qualité/prix contribue à cette recherche de la conception à coût objectif (CCO). Le client choisit toutes les options qu’il veut et seulement celles qu’il souhaite. L’offre Titus est d’une grande souplesse, adaptée au plus près au besoin.

Quel est le concept du Titus ?

Il s’agit avant tout pour NEXTER d’une nouvelle approche vis-à-vis de l’utilisateur opérationnel. En amont le client peut arrêter la configuration désirée (motorisation, boîte de vitesse, banquettes ou sièges, accès par rampe et/ou portes, …) Nous avons donc travaillé sur la prédisposition industrielle afin de coller au plus près aux besoins du client. Toutes les options du Titus ont d’ores et déjà été envisagées et sont proposées au catalogue. Nous sommes déjà prêt à répondre à toutes les attentes et options que choisira le client. Ces options sont déjà intégrées dans notre processus industriel, de manière native. Toujours dans cette optique, NEXTER est à même de proposer la solution de soutien logistique la plus adaptée aux besoins ou spécifications du client, de la simple fourniture de pièces détachées jusqu’à une offre globale de soutien.

http://forcesoperations.com/2013/10/01/fob-interview-michel-lautier-de-nexter-a-propos-du-titus-1ere-partie/
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MessageSujet: Re: Industrie de defense Française   Jeu 3 Oct 2013 - 17:49

Citation :
FOB Interview : Michel Lautier de Nexter, à propos du Titus (2ème partie)


Seconde et dernière partie de l’interview d’un des concepteurs du Titus, Michel Lautier, expert opérationnel chez Nexter

Comment s’organise la famille Titus à partir du même véhicule modulaire ?

La version de base est le VTT sur lequel on peut ajouter des kits de différents types. L’objectif est qu’en quelques heures, avant projection ou sur le terrain, l’unité engagée puisse reconfigurer elle-même le véhicule pour la mission.

Il existe des kits combat (versions MMP, mortier de 81, tireur d’élite) pour adapter le VTT à la mission du moment, des kits missions qui donnent naissance à une famille de véhicules d’appui et de se soutien (PC, génie, mortier de 120 mm embarqué, VOA, dépannage, ravitaillement logistique, EVASAN/ambulance). D’autres kits de mission sont en cours d’étude. Il existe enfin, et c’est l’originalité du concept TITUS,  des kits d’environnement opérationnels (basse intensité, sécurité, combat classique, lutte anti insurrectionnelle/anti-terroriste, engagement en zone urbanisée). L’idée est de pouvoir adapter le véhicule aux menaces particulières, en termes d’emport de personnel (équipage de 2 + groupe à 12 jusqu’à un équipage de 3 + un groupe de 8 fantassins  « félinisés »), de protection (niveau 2 à 4 balistique et mines, IED jusqu’à 150 kg, roquettes AC, sièges « anti blast »), de puissance de feu (tous types de tourelleaux de 7,62 mm à 20 mm) et d’équipements (détecteur de départ de coup, détecteur de lancement de missile, leurre IR, caméras de vision périmétrique, échelle d’assaut, lame anti-barricade, système anti cocktail Molotov…).

Il n’y a pas de version dédiée, ainsi le mât d’observation de la version VOA se déploie par une des deux tapes de toit du VTT d’origine. La seule exception est la version mortier de 120 mm embarqué, due aux contraintes d’intégration et de mise en œuvre opérationnelle.

Enfin TITUS est prédisposé pour recevoir la vétronique générique NEXTER de dernière génération qui offre notamment la possibilité pour l’équipage d’échanger et de partager en direct toutes les informations tactiques et techniques (suivi logistique du véhicule, détection de panne, …)

Ces options peuvent peser lourd, le même véhicule peut supporter toutes ces options ?

Dans le développement du Titus, nous avons considéré la version la plus contraignante en termes de poids , c’est-à-dire la plus protégée et la mieux équipée qui pèse 24 tonnes en ordre de combat et cherché une fonction mobilité offrant encore 3 tonnes de charge utile. Le châssis à haute mobilité TATRA a été qualifié à 27 tonnes, ce qui permet de conserver une marge importante pour des évolutions ultérieures. Donc fiabilité du châssis à la charge maximale, pas de dégradation de l’agilité tactique au PTAC… Ce châssis offre une agilité tactique tout terrain remarquable et un diamètre de braquage exceptionnel (13m) qui le rend particulièrement apte à l’évolution en zone urbaine.

Titus n’a donc rien à voir avec le programme français VBMR ?

Titus n’a pas comme objectif le programme français VBMR, (Véhicule Blindé Multi Rôle, remplaçant du VAB). Il s’agit d’un véhicule dédié à l’export. Il ne correspond pas à certaines spécifications supposées du VBMR (monte pneumatiques, …) Pour le VBMR, nous poursuivons naturellement le programme dans le cadre de notre accord avec Renault Trucks Défense.

Sur quels marchés Nexter espère vendre le Titus?

Nous visons à capter dès 2015 les nombreux marchés qui s’ouvrent pour renouveler les flottes vieillissantes de véhicules de transport de troupe, à savoir les VAB, BTR, M113…, qu’il s’agisse du Moyen-orient ou de l’Asie. Titus ne cherche pas à remplacer la famille des véhicules de combat d’infanterie, il leur est complémentaire.

In fine, TITUS allie les qualités de protection du MRAP, de flexibilité du VTT et du « punch » du VCI.

http://forcesoperations.com/2013/10/02/fob-interview-michel-lautier-de-nexter-a-propos-du-titus-2eme-partie/  
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MessageSujet: Re: Industrie de defense Française   Jeu 3 Oct 2013 - 19:03

Citation :
 Défense : trois nouveaux contrats export dans l'escarcelle de MBDA

Michel Cabirol  | 03/10/2013, 14:35  

Le missilier européen a engrangé une nouvelle commande en Arabie Saoudite d'un peu plus de 150 millions d'euros. MBDA va signer d'ici peu un contrat export en Malaisie d'un peu moins de 100 millions d'euros. Enfin, les corvettes du Vietnam s'équiperont de missiles MBDA.  

Pour MBDA, la bataille de l'export est devenue une question de survie non pas pour le groupe en tant que tel mais pour rester un acteur global sur l'ensemble de la gamme missile. Car, comme le confirme le PDG du missilier européen (37,5 % BAE Systems, 37,5 % EADS et 25 % l'italien Finmeccanica) Antoine Bouvier, "l'équilibre" de MBDA "dépend des exportations". "Lorsque j'ai en face de moi les personnels, les cadres et les organisations syndicales, lorsque je présente au CCE (comité central d'entreprise, ndlr) la situation de la charge et leur explique que notre équilibre dépend des exportations, croyez bien que tous les responsables de l'entreprise sont profondément affectés et impliqués", a-t-il expliqué aux députés de la commission défense de l'Assemblée nationale.

Trois contrats, certes modestes, vont redonner un peu le sourire à Antoine Bouvier. Et conforter surtout le travail de fond des équipes commerciales du missilier à l'export. Pour trois raisons. D'une part parce que MBDA s'est battu comme un chien pour les obtenir dans deux pays référents (Arabie Saoudite et Malaisie) et dans un nouveau pays pour l'industrie d'armement française (Vietnam).

Enfin, ce sont trois contrats qui vont entraîner de nouvelles tranches de commandes à venir. En Arabie Saoudite, MBDA va équiper de missiles sol-air VL Mica la Garde nationale, l'armée privée du roi commandée par le prince Mitaeb bin Abdullah, selon des sources concordantes. Ce contrat, qui s'élève à un peu plus de 150 millions d'euros, va permettre de remplacer le parc de missiles Mistral, dont le fournisseur était déjà MBDA. A terme, le missilier table sur plus de 500 millions d'euros de commandes au total.

MBDA gagne en Malaisie et... au Vietnam

MBDA est en attente d'une notification (LOA, ou Letter of Approval) d'un contrat portant sur les installations de tir de missiles sur les six corvettes de type Gowind, dont le design a été vendu par DCNS. Le montant de cette commande est évalué à un peu moins de 100 millions d'euros. Mais qui dit installations de tir dit commandes futures de missiles. MBDA devrait ainsi vendre des missiles surface-air VL Mica, et l'anti-navire, Exocet block 3. La future commande est estimée entre 300 et 400 millions d'euros. Une belle victoire face au concurrent américain Raytheon qui présentait le ESSM (Evolved Sea Sparrow Missile).

Selon nos informations, MBDA va également équiper avec du VL Mica et de l'Exocet les deux corvettes néerlandaises du chantier naval Damen achetées par le Vietnam (+ deux en option). Un nouveau très joli coup pour MBDA.

Outre ces trois contrats, MBDA, qui n'annonce jamais la signature de ces contrats à l'export en raison de la discrétion de ces clients, a engrangé, selon La Tribune, quelques beaux contrats, qui iront grossir les prises de commandes de 2013. Et peut-être même dépassé le record de 2012 (1,5 milliard d'euros). Surtout si le missilier parvient à décrocher enfin un des mégacontrats sur lequel il est en compétition, notamment grâce aux avions de combat (Rafale notamment, mais aussi Eurofighter et Gripen, voire Tornado).

L'Arabie Saoudite, bon client du missilier

Des commandes qui viennent d'Arabie Saoudite, dont une via BAE Systems, qui a signé un contrat évalué à 3 à 4 milliards de livres avec Ryad pour l'armement de ses vieux avions de combat Tornado. Le groupe britannique a choisi MBDA, qui fournira à l'armée de l'air saoudienne le missile air-sol britannique le Dual-Mode Brimstone, fabriqué pour la Royal Air Force. En outre, MBDA fournira à l'armée de l'air saoudienne un lot supplémentaire de missiles de croisière Storm Shadow. Soit environ une commande évaluée pour MBDA à 500 millions d'euros.

Enfin, MBDA participera au contrat d'Etat à Etat (LEX ou Life Extension Sawari 1) de plus d'un milliard d'euros portant sur la modernisation de quatre frégates de classe Al Medinah et de deux pétroliers-ravitailleurs de la classe Boraida mis en service en 1985-1986 (contrat Sawari I). MBDA va équiper les pétroliers de son nouveau système surface-air à très courte portée de MBDA Simbad-RC (un peu plus de 40 millions d'euros), deuxième client de ce nouveau produit, qui n'équipe même pas l'armée française, et notamment les BPC.

Singapour et l'Inde choisissent MBDA

Singapour, client très exigeant mais référent, a choisi MBDA. C'est une très bonne nouvelle pour le groupe. La cité Etat  va prochainement investir dans des missiles Aster 30 pour remplacer son actuel équipement américain vieillissant, a annoncé mi-septembre le ministre de la Défense singapourien, Dr Ng Eng Hen. Il n'a révélé ni le coût du système, ni le nombre de missiles, ni la date précise à laquelle Singapour fera cet investissement.

L'Inde a également sélectionné MBDA. Selon un communiqué publié lors de la visite de François Hollande en février dernier du Premier ministre indien, Dr Manmohan Singh's, New Delhi a annoncé avoir "conclu des négociations sur le missile SRSAM (Short Range Surface to Air Missile, un missile sol-air de nouvelle génération), qui, une fois approuvé par le gouvernement, sera co-développé et co-produit en Inde". Un contrat de l'ordre de 6 milliards de dollars (4,5 milliards d'euros), selon l'agence de presse indienne PTI.

MBDA attend depuis des années ce très beau contrat, qui devrait gonfler, selon nos informations, son carnet de commandes à hauteur de 1,8 milliard d'euros, en vue de co-développer et co-fabriquer avec Bharat Dynamics Limited ce missile sol-air de nouvelle génération.

Trois gros échecs

MBDA a pourtant connu trois gros échecs même s'il  n'en a pas à rougir, les raisons n'étant pas imputable au missilier. L'un à Oman au printemps dernier, où il était pourtant donné comme favori. Le sultanat va finalement acquérir le système de défense aérienne américain de Raytheon SLAMRAAM pour un montant de 2,1 milliard de dollars (1,6 milliard d'euros). Oman, qui n'a pas encore signé ce contrat, était pourtant sur le point de choisir le missilier européen MBDA mais a dû changer son fusil d'épaule sous la pression de l'administration américain.

"Le contrat avec Oman, que nous avons perdu, a expliqué Antoine Bouvier aux députés, s'élevait à un milliard d'euros, soit deux années de notre chiffre d'affaire en France : croyez bien que l'ensemble du personnel de l'entreprise a accusé le coup ! Mais il est de la responsabilité des dirigeants de surmonter le plus rapidement possible les déceptions pour aller de l'avant".

C'est le cas aussi en Turquie même si les deux concurrents américains et européens tentent de faire revenir la Turquie sur son choix fin septembre de prendre un groupe chinois. Pourtant membre de l'OTAN, Ankara a choisi CPMIEC pour la fourniture d'un système de défense aérienne stratégique. Un contrat évalué à 4 milliards de dollars. Ce qui a constitué une énorme gifle pour les américains Raytheon et Lockheed Martin ainsi que les français MBDA et Thales.

Enfin, Paris a préféré Thales à MBDA pour fournir à l'Arabie saoudite un nouveau système de défense aérien, un contrat estimé au total à environ 4 milliards d'euros. Le groupe d'électronique propose une modernisation du parc saoudien à base de Crotale NG.

Un carnet de commandes en baisse depuis 2009

Signe inquiétant, le carnet de commandes de MBDA baisse inexorablement depuis 2009. Fin 2012, il est même passé pour la première fois depuis la création de MBDA en 2001 sous la barre symbolique des 10 milliards d'euros (9,8 milliards). Soit un peu plus de trois ans d'activité - pour un chiffre d'affaires de 3 milliards d'euros en 2012 stable par rapport à 2001 (3 milliards). En 2009, le carnet s'élevait à 12 milliards, déjà en net retrait par rapport à 2003 (14,8 milliards).

En 2013, MBDA vise au moins trois milliards d'euros de prises de commandes, a prudemment estimé Franck le Rebeller. Antoine Bouvier insiste pour atteindre un ratio chiffre d'affaires, prises de commandes supérieur à 1. Il faut compenser 2011 et 2012 , années où les prises de commandes ont été inférieures au chiffre d'affaires, a-t-il expliqué. C'était aussi le cas en 2010.

http://www.latribune.fr/entreprises-finance/industrie/aeronautique-defense/20131003trib000788613/defense-trois-nouveaux-contrats-export-dans-l-escarcelle-de-mbda.html  
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MessageSujet: Re: Industrie de defense Française   Jeu 3 Oct 2013 - 20:35

www.meretmarine.com- a écrit:

 Le nouveau canon télé-opéré de Nexter est en cours d’installation sur la seconde frégate multi-missions de la Marine nationale. Actuellement en achèvement à flot sur le site DCNS de Lorient, la Normandie débutera ses essais en mer dans les prochaines semaines. Elle sera la première FREMM à mettre en œuvre le Narwhal, avec deux systèmes logés de part et d’autre du hangar hélicoptère.  

Développé par Nexter avec des briques de technologies éprouvées (tourelle de l'hélicoptère Tigre, affûts manuels marine), ce nouveau système, doté d'un affût de 20mm, est gyrostabilisé et dispose d'une fonction de poursuite automatique couplées à un télémètre laser. Conçu pour la lutte contre les menaces asymétriques, le Narwhal offre, selon Nexter, une grande précision quelque soient les conditions de mer, une puissance de feu bien supérieure à des systèmes de 12.7mm et une capacité de réponse dans la frappe quasi-identique à du calibre 30 ou 40mm. Le Narwhal peut fonctionner en mode totalement automatique, sans servant et sans obligation d'intégration au système de combat du bâtiment porteur (il ne sera d'ailleurs pas couplé au SDC des FREMM). Pour se faire, le système dispose de sa propre conduite de tir et d'un ensemble de caméras jour/nuit (TV/IR)....
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MessageSujet: Re: Industrie de defense Française   Ven 4 Oct 2013 - 0:00

L'industrie de défense française a une capacité d'innovation formidable avec des concepts souvent précurseurs (AMX10RC/CAESAR/CRAB...) seul bémol mais de taille un service commercial dépassé et une caste industrielle budgétivore et qui s'engraisse sur le dos du contribuable...
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MessageSujet: Re: Industrie de defense Française   Ven 4 Oct 2013 - 22:30

Citation :
Eurenco/SNPE : un investissement stratégique  

Le 04/10/2013 à 10:51   | Par Caroline Bruneau  

 C’est un investissement de grande ampleur à l’importance stratégique pour toute la filière. Eurenco, filiale à 100% de la SNPE a marqué jeudi 3 octobre sur son site de Sorgues dans le Vaucluse la pose de la première pierre de sa nouvelle ligne de production d’hexogène. Ce composé de base des explosifs se retrouve dans les missiles, les obus de mortiers et les protections de char.

Doté d’une enveloppe de 120 millions d’euros (85% en fonds propres de la SNPE, 15% du Ministère de la Défense), ce programme appelé Phenix doit garantir l’indépendance en explosifs de la France et des armées européennes pour le demi-siècle à venir.

Le site de Sorgues, fondé pendant la Première Guerre mondiale en 1915 loin du front, avait bien besoin d’une cure de jeunesse. L’hexogène est produit pour l’instant dans des bâtiments de 1954.

Condamnée en 2008, la filière de production a été sauvée in extrémis. La fermeture du site de Bridgewater en Grande-Bretagne, unique autre producteur d’hexogène en Europe, a servi de signal d’alarme aux responsables politiques. Ils ont choisit de conserver une filière complète d’approvisionnement en explosifs militaires sur le sol européen.

Ce réaménagement ne créera pas d’emploi, selon les mots même du PDG de la SNPE Antoine Gendry. Une plus grande automatisation de la chaîne de production doit être l’occasion de l’augmentation de la rentabilité avec un personnel réduit. Des négociations sur le temps de travail sont d’ailleurs en cours pour les 273 personnes concernées. L’intersyndicale manifestait jeudi devant le site.

La division «explosifs» du site a réalisé un chiffre d’affaires de 31 millions d’euros en 2012, en hausse de 7 millions sur un an. Le site de Sorgues est par ailleurs un des premiers producteurs mondiaux d’additifs pour diesel.

Eurenco, qui produit sur 5 sites en Europe, vise un CA de 275 M€ en 2013 et 340 M€ en 2017 grâce à l’exportation.

http://www.air-cosmos.com/industrie/eurenco-snpe-un-investissement-strategique.html  
Citation :
La rénovation de l'Atlantique 2 est lancée  

Le 04/10/2013 à 15:50   | Par Guillaume Steuer


C'est un évènement que l'industrie et les opérationnels attendaient depuis longtemps.

Réunis aujourd'hui à Brest, Jean-Bernard Lévy (pdg de Thales), Eric Trappier (Dassault Aviation) et le ministre de la Défense Jean-Yves Le Drian ont officiellement signé un contrat d'environ 400 millions d'euros afin de lancer le développement de l'avion de patrouille maritime Atlantique 2 rénové, dont 15 exemplaires devraient être livrés d'ici à 2023.

Les deux tiers environ de ce montant reviendront à Dassault Aviation. Maître d'oeuvre du chantier, l'avionneur sera responsable de l'intégration et sous-traitera à DCNS la rénovation du logiciel de mission Loti.

Thales captera un tiers du montant pour développer un nouveau radar de surveillance à balayage électronique actif (AESA) et numériser le traitement des bouées acoustiques pour la lutte antisousmarine.

Une nouvelle boule optronique Wescam MX-20 sera également intégrée sur les quinze appareils modernisés. Elle prendra place dans l'un des tubes lance-bouées, une formule déjà éprouvée puisque deux Atlantique 2 ont été dotés de cette capacité en "urgence opérations".

Le Service industriel de l'Aéronautique (SIAé) se voit attribuer un contrat d'environ 15 M€ (dont 8,6 fermes) pour développer une console tactique ; c'est également le SIAé qui, sur son site de Cuers, sera chargé du chantier de rénovation à partir du troisième appareil.

Au titre du contrat signé aujourd'hui, le prototype (qui sera modernisé à Istres) sera livré en 2018. Selon la loi de programmation militaire, trois avions doivent être livrés à la Marine avant 2019.

http://www.air-cosmos.com/defense/la-renovation-de-l-atlantique-2-est-lancee.html    
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MessageSujet: Re: Industrie de defense Française   Ven 4 Oct 2013 - 23:53

Citation :
Thales : nouveau contrat de 600 millions d'euros pour la radio tactique Contact

Michel Cabirol | 04/10/2013

Le ministre de la Défense, Jean-Yves Le Drian, a annoncé le lancement de la seconde phase de développement du programme de radio tactique Contact. Montant du contrat : 600 millions d'euros.

Actuellement, Thales est commercialement au top. Depuis le début du printemps, il engrange de très nombreux contrats au dessus de 100 millions d'euros. Ce qui va certainement satisfaire le PDG du groupe d'électronique, Jean-Bernard Lévy, qui avait regretté lors de la présentation des résultats 2012 le peu de contrats au-dessus de 100 millions parmi les prises de commandes. Ce vendredi, lors d'une visite à Brest à l'occasion des 50 ans du site industriel de Thales, le ministre de la Défense, Jean-Yves Le Drian, outre le contrat de modernisation des Atlantique 2, a également annoncé le lancement de la seconde phase de développement du programme de radio tactique Contact.

La première tranche des travaux de développement du programme Contact représentait un montant de 263 millions d'euros. La deuxième tranche s'élève, selon nos informations, à 600 millions d'euros. Au total, Contact, qui avait été piloté à l'époque par Patrice Caine, aujourd'hui numéro deux de Thales, pourrait s'élever jusqu'à 3,5 milliards d'euros si la cible initiale retenue est maintenue. "Les travaux notifiés permettront la poursuite du développement et la livraison des premiers équipements à compter de 2018", a précisé le ministère.

En cumulé, le ministre aura lancé ce vendredi pour 1 milliard d'euros de commandes, qui profiteront notamment à Thales et Dassault Aviation.

Un atout pour l'export

"Programme à haute valeur technologique qui utilise la nouvelle technologie radio-logicielle", Contact est destiné à équiper les armées de postes de radio de nouvelle génération en remplacement des postes existants, en particulier les PR4G (plus de 150.000 postes radio dans de 40 pays). Le ministre s'est dit "convaincu du potentiel à l'export de ces radios Contact". Ce qu'a récemment confirmé le PDG de Thales, Jean-Bernard Lévy, aux députés de la commission de défense de l'Assemblée nationale : "le programme Contact lancé mi-2012 sera le centre nerveux et le support technologique de la numérisation du champ de bataille. Il assurera une avance technologique sur la radio logicielle qui permettra à Thales de maintenir sa place de leader européen dans le domaine des radiocommunications tactiques, avec un fort potentiel d'exportation - près de 40 pays".

Dans son communiqué publié en juin 2012, Thales expliquait déjà qu'avec Contact il confirmait "son positionnement de leader mondial dans le domaine des radiocommunications militaires et peut espérer répliquer le succès à l'export déjà rencontré par le PR4G". Ce programme de radios de nouvelle génération sera principalement développé en région parisienne et à Cholet. La fabrication des équipements sera intégralement réalisée sur les sites de Cholet et de Brive.

Contact au sein des trois armées

Les radios logicielles et formes d'onde permettront de répondre aux nouveaux besoins à très forte plus-value opérationnelle exprimés par les forces armées en matière de numérisation du champ de bataille, de montée en puissance des applications de type C4I, de besoin d'échange d'images et de vidéos, … au sein d'opérations multinationales, expliquait Thales.

Les futurs postes de radio Contact seront intégrés dans les trois armées (Air-Terre-Mer) afin d'offrir à l'ensemble des forces terrestres, aériennes et navales engagées sur un théâtre d'opération "des capacités opérationnelles améliorées en terme de débit, de sécurité et d'interopérabilité".

Ils seront également interopérables avec les systèmes de communication d'autres nations et faciliteront ainsi la circulation de l'information entre alliés lors des opérations internationales en coalition. Enfin, ces futurs postes seront interopérables avec la forme d'onde PR4G assurant ainsi une interopérabilité ascendante avec les postes PR4G aujourd'hui en service.

http://www.latribune.fr/entreprises-finance/industrie/aeronautique-defense/20131004trib000788891/thales-nouveau-contrat-de-600-millions-d-euros-pour-la-radio-tactique-contact.html
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MessageSujet: Re: Industrie de defense Française   Lun 7 Oct 2013 - 21:01

Citation :
Renault Trucks Défense hybride le VAB.

La DGA et Renault Trucks Défense communiquent aujourd’hui (seulement !) sur un Plan d’Etude Amont lancé en 2012 pour le développement d’un VAB hybride dont le moteur thermique classique est augmenté d’un moteur électrique. Comme pour les autres PEA, il s’agit de procéder à des développements exploratoires et de valider des options techniques. En ligne de mire de ce programme, le développement d’une solution de motorisation innovante qui pourrait trouver une application sur les futurs EBRC et VMBR de l’armée française.

RTD met en avant trois atouts majeurs pour un véhicule tactique à propulsion hybride. Le premier est la fourniture d’électricité, moteur thermique arrêté, pour les systèmes embarqués. Un point essentiel sur fond de numérisation des armées, avec des besoins croissants en énergie pour les systèmes de communication, d’observation et autres brouilleurs, ainsi que pour  les fantassins débarqués. Deuxième application, la marche silencieuse : avec sa motorisation électrique, un véhicule hybride sera capable de rouler en silence sur quelques kilomètres. Un atout essentiel pour les missions de reconnaissance et dont RTD verrait une application idéale sur le futur EBRC. Troisième caractéristique mise en avant pour la propulsion hybride, la possibilité de « boost » : l’utilisation de la puissance électrique, en même temps que la puissance thermique, apportera instantanément une centaine de chevaux supplémentaire au véhicule qui pourrait en avoir besoin pour sortir d’un mauvais pas (embuscade, terrain difficile…)

Pour ce développement, RTD s’est servi d’une technologie civile déjà mise en œuvre sur des bus et des camions du groupe Volvo auquel appartient la marque. L’intégration de la propulsion hybride est pour l’instant testée sur VAB statique, avec un moteur électrique positionné au plus près du moteur thermique, au centre du véhicule. Mais RTD annonce qu’un VAB Mk3 6×6 baptisé « Electer » roulera avec cet équipement avant la fin de l’année et sera sans doute présenté à Eurosatory 2014.

http://forcesoperations.com/2013/10/07/renault-trucks-defense-hybride-le-vab/  
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MessageSujet: Re: Industrie de defense Française   Mar 8 Oct 2013 - 19:08

Citation :
Embraer choisit Thales pour ses systèmes IFF

Le 08/10/2013 à 14:30 | Par Guillaume Steuer


Le système IFF TSC 2050 équipera les cinq E-99 de la force aérienne brésilienne.

Nouveau succès pour Thales dans le domaine des systèmes d'identification ami-ennemi (IFF). La division Communications & Security a été retenue par l'avionneur brésilien Embraer pour fournir les IFF qui équiperont les avions de combat A-1M (AMX) modernisés ainsi que les avions de guet aérien E-99, qui vont eux aussi faire l'objet d'un chantier de rénovation.

Il s'agit là du premier contrat signé par Thales pour équiper la force aérienne brésilienne avec des systèmes IFF. L'électroncien français avait en revanche déjà travaillé avec Embraer dans le cadre du programme EMB 145 AEW&C, destiné à l'Inde.

Au total, ces deux nouveaux contrats prévoient d'équiper 48 platefomes. Thales n'a pas souhaité dévoiler le montant de l'accord.

Pour l'AMX, Thales fournira son transpondeur IFF TSC 2030 de cockpit, tandis que c'est le TSC 2050 qui viendra prendre place dans la soute des E-99. Ces systèmes sont produits à Laval, sur le nouveau site "Saphir" inauguré par Thales le mois dernier (cf. A&C n°2376). Les livraisons doivent commencer avant la fin de cette année.

http://www.air-cosmos.com/defense/embraer-choisit-thales-pour-ses-systemes-iff.html
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MessageSujet: Re: Industrie de defense Française   Jeu 10 Oct 2013 - 14:55

Citation :
" L'équipement des forces est une variable d'ajustement " pour le président du GICAT, Christian Mons  

09/10/2013  

 Volontaire et alarmiste lors de la préparation de la Loi de programmation militaire 2014-2019, Christian Mons, président du Groupement des industries françaises de défense terrestre (GICAT) et du Conseil des industries de défense (CIDEF) se montre désormais inquiet. Rencontré ce mercredi 9 octobre, avec l'Association des journalistes de Défense (AJD), Christian Mons tire de toutes ses forces sur la sonnette d'alarme.

Retard dans les commandes, craintes de perte du savoir-faire, exportations, regroupements industriels et privatisation de Nexter, Christian Mons balaie le champ des soucis d'un secteur de la Défense qui représente 165 000 emplois en France...


Pourquoi vous montrez-vous inquiet pour les dépenses d'équipements dans la future Loi de programmation militaire ?

" Parce que l'équipement des forces est une variable d'ajustement. Les évidences s'imposent aux états-majors, les effectifs sont difficiles à réduire au rythme voulu - pour les officiers, c'est cher -, les salaires ont tendance à augmenter. Face à ces réalités chiffrées, on a une fâcheuse tendance à baisser les budgets d'investissement, diluer ou délayer les programmes. Pas un programme n'est nominal, commandé comme prévu. "

- De quelle ampleur est le glissement des commandes ?

" Le CIDEF représente 16 milliards d'euros de chiffre d'affaires avec 165 000 emplois, donc 100 000 € par emploi et 4 000 entreprises impliquées significativement dans l'industrie de défense. La perte d'un milliard d'euros par an dans le budget d'équipements dans la prochaine LPM, avec l'inflation, la baisse d'investissements, représente la perte de 10 000 emplois directs et autant d'indirects. Nos difficultés viennent des retards de l'exécution budgétaire. On perd un année sur chaque LPM. L'UM (unité de management) Terre de la DGA ne passe pas les commandes, dans l'attente de la prochaine Loi de programmation militaire, dont des députés me disent qu'elle ne sera pas votée avant février ou mars 2014... Il y a déjà un trou dans les plans de charges des industriels,  300 M€ (les commandes passant de 900 à 600 M€) . Ces commandes vont être passées dans le budget 2014 mais ça a le don de repousser le tas de sable. "

- Le secteur en souffre-t-il déjà ?

" Le problème industriel, c'est le maintien du savoir-faire. En ce moment, nous n'avons pas de commandes. Certains industriels ont des trésors de guerre comme EADS, Thales ou Safran, mais d'autres, des PME et même des ETI (entreprises de taille intermédiaires) sont plus vulnérables. Il faut aussi faire le tri entre les entreprises qui fournissent des produits originaux et celles qui sont des fournisseurs de services et de moyens. Celles-ci sont des variables d'ajustement car les grands groupes ne sous-traitent plus en ce moment. "

- Quelles sont les entreprises de Défense les plus en danger ?

" Entre 200 et 400 PME pourraient être prochainement menacées. Il y a le pacte PME avec le ministère de la Défense mais il y a quarante points à mettre en œuvre. Nexter, DCNS aussi sont des victimes toutes désignées car ce ne sont pas des entreprises duales ; elles sont 100 % défense ou presque. Elles sont assez directement menacées, leurs sous-traitants aussi. On attend, c'est un peu la quadrature du cercle. A force de saupoudrer, on a des risques de rupture, de pertes de compétences. Nous sommes très proches de la taille critique. Onze Rafale par an, c'est quand même pas beaucoup. "

- Comment ce secteur peut-il résister ?

" On peut vivre avec une industrie de défense divisée par deux. On n'a pas besoin d'être gros pour être riche. On n'a pas besoin de 160 000 emplois pour bien vivre. En Allemagne, il y a moins d'emplois mais des entreprises prospères, c'est une question de choix. Entre les militaires et les civils, on perd 80 000 emplois, des emplois qualifiés qui ont de la valeur. Grâce au levier de l'exportation, en se servant de l'armée française comme référence, un euro investit dans l'industrie de défense rapporte pourtant 1,3 € à l'Etat sur dix ans avec les charges, les impôts... "

- Faut-il aller plus à l'export ?

" Ce sont des marchés très tendus même si l'Afrique en devient un vrai. Sur la très haute technologie, l'aérien, les missiles, nous sommes en concurrence avec les Etats-Unis, l'Europe - nous sommes du même monde -, mais dans d'autres domaines, dans le naval ou le terrestre, nous sommes en concurrence avec des émergents, la Turquie, la Corée du Sud, le Brésil, Israël, l'Afrique du Sud, la Pologne. Disons qu'on a des prix de revient notablement différents des leurs. Leurs produits ne sont pas au même niveau que nous, à 80 % de nos performances et à 50 % du prix, mais ça nous gêne à l'export. Aujourd'hui, nous sommes présents partout, les pouvoirs publics nous aident, on ne peut pas faire plus. "

- L'Europe de la défense et le regroupement d'industriels peuvent-ils être une solution ? Ce sujet sera abordé au Conseil européen de décembre...

" Des décisions politiques peuvent être prises pour augmenter la taille critique par des regroupements internationaux. En Europe, on fabrique huit ou neuf 8x8 comme le VBCI (véhicule blindé de combat d'infanterie), aux Etats-Unis un, ça fait froid dans le dos. On n'a pas vendu le VBCI à l'export ; les Allemands n'ont pas vendu le Boxer. C'est devenu ridicule. Il faut obliger les états-majors à se mettre d'accord sur des programmes communs. Pas un politique ne le fait. Tant que ça n'existera pas, il n'y aura pas d'industrie européenne de la défense. "

- Il y aura une initiative franco-allemande à ce sujet...

" J'aimerais bien que ce sujet soit abordé avec énergie par Hollande et Merkel. Que le prochain char ou le prochain avion de combat soit le fruit d'une convergence des états-majors. C'est une des conditions essentielles au regroupement industriel. On peut faire des Airbus, des EADS de la Défense. On l'a presque fait avec les missiles et MBDA. On devrait pouvoir réussir à fédérer une grosse partie de l'armement terrestre. "

- Est-ce que les recettes exceptionnelles (6,1 milliards sur la LPM) pourraient concerner la vente d'une part des actions de Nexter ?

" Une entreprise à 100 % étatique, c'est un problème politique. Tant qu'il n'y aura pas de décision politique de privatiser Nexter (à 51 % ce qui imposera une loi de privatisation), aucun industriel européen ne s'intéressera à elle. Perdre le contrôle d'une entreprise d'Etat, même pour un gouvernement de gauche, ce n'est pas facile, surtout un des derniers arsenaux de France. "

- Le programme Scorpion de rénovation de l'armée de Terre est consolidé dans la future LPM. De quoi vous rassurer ?

" J'ai plaidé pour la création d'un programme emblématique et fédérateur pour l'armée de Terre. Les députés aiment les grands programmes. Une frégate, un avion, ça parle. Il fallait la même chose pour l'armée de Terre. En plus, ça correspond à une vraie réalité opérationnelle.

Scorpion est un programme très complexe, composé de sous-ensembles. Le premier, le système d'information et de commandement (SIC) est commandé depuis fin 2012, à Bull. Maintenant, la DGA devrait déjà avoir commandé les plate-formes, l'EBRC (engin blindé de reconnaissance et de combat) qui remplacera les 10-RC et les Sagaie, le VBMR (véhicule blindé multi-rôles, photo du projet Nexter) qui doit remplacer le VAB.

Quand le ministre dit que le VBMR sera livré en 2018, c'est un vœu pieux, c'est absolument impossible. L'UM Terre n'a même pas commencé le processus de commande ! Le marché d'armement européen, le cahier des charges avec les OEM, les objectifs d'états-majors... La Joint Venture formée par Thales, Nexter et Sagem est en sommeil et attend l'appel d'offres. La DGA l'annonçait pour fin juin 2013, maintenant, on attend la LPM... "

- Dans combien de temps l'armée de Terre peut espérer bénéficier de ces véhicules ?

" Il faut bien six mois pour se porter candidat. La DGA aura bien 15-20 réponses d'industriels européens intéressés. On en élimine une dizaine. Il y aura déjà des recours... Des idées seront ensuite intégrées dans le cahier des charges pour aboutir à l'appel d'offres. On ajoute six mois pour déposer les offres, puis six autres pour décider... Nous sommes déjà en 2016. Un programme de cette importance n'a jamais été réalisé en moins de dix ans. Le PVP (petit véhicule protégé), un véhicule simple, cela avait mis huit ans. Donc on aura des prototypes en 2020 avec évaluation des forces et on commencera la mise en série en 2025... Le général Irastorza, qui a lancé Scorpion en 2009, l'imaginait pour 2015. On l'aura en 2025 et ce ne sera peut-être pas complètement fini. Si on commande 200 VBMR par an, on en aura pour dix ans. "

OL. B.

http://defense.blogs.lavoixdunord.fr/archive/2013/10/09/gicat-12206.html  
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