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 Industrie de defense Française

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MessageSujet: Re: Industrie de defense Française   Jeu 19 Oct 2017 - 20:55

Citation :
19 oct. 2017 | Par Justine BOQUET

DCI propose une formation en guerre électronique


Afin de mettre au point sa formation DCI s'est entouré d'experts du monde industriel. © DCI



Défense Conseil International (DCI) a annoncé, le 18 octobre l'ouverture de sa formation en guerre électronique. Elle vise à transférer les compétences nécessaires aux pilotes afin qu'ils puissent protéger leurs plateformes.

Ce module de formation ambitionne ainsi de « renforcer la protection des hélicoptères et, plus largement, des plateformes lentes », rapporte DCI. Les autrichiens et les belges seront les premiers à en bénéficier. Cette formation a d'ailleurs été conçu à partir des besoins des Etats-majors de ces deux pays européens. Organisée sur une semaine, elle prend également en compte le contexte évolutif des menaces auxquels les aéronefs doivent faire face. Ainsi, JM Palagos, PDG de DCI a déclaré : « l'évolution rapide des menaces, des matériels et des technologies liés à la guerre électronique, exige une actualisation permanente des connaissances ».

Cette familiarisation avec les moyens de lutte contre la guerre électronique intègre les enjeux liés à la détection des menaces pouvant impacter les aéronefs. La formation se concentre sur « les domaines de l'acoustique, de l'infrarouge et de l'électromagnétique », précise DCI.

http://www.air-cosmos.com/dci-propose-une-formation-en-guerre-electronique-101897
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MessageSujet: Re: Industrie de defense Française   Lun 30 Oct 2017 - 18:03

Citation :
Où en est le projet de relancer la filière française de munitions de petit calibre?

Laurent Lagneau 30 octobre 2017




« Nous venons de poser un acte de souveraineté nationale (…) C’est du made in France dans l’action et pas seulement dans le discours », lança Jean-Yves Le Drian, alors ministre de la Défense, en mars dernier, devant les salariés de la société NobelSport, numéro un européen de l’industrie pyrotechnique.

Le ministre venait ainsi de relancer la filière française de munitions de petit calibre, abandonnée au tournant des années 2000 avec la fermeture de l’établissement de Giat Industries, alors implanté au Mans. Ce qui obligea les forces armées françaises à se tourner vers l’étranger pour s’approvisionner en cartouches de 5,56 mm OTAN, avec des fortunes diverses, la qualité n’ayant pas toujours été au rendez-vous.

Pourtant, l’idée de relancer cette filière fut plusieurs fois évoquée. Mais à chaque fois, le ministère de la Défense s’y opposa, estimant que la quantité de cartouches consommées par les armées françaises était insuffisante pour assurer la viabilité économique d’un tel projet.

Puis, deux députés auteurs d’un rapport sur cette question – Nicolas Bays (PS) et Nicolas Dhuicq (LR) – firent avancer le débat en posant des questions pertinentes.

« La France serait-elle visionnaire en la matière alors que ses voisins ont pour la plupart conservé une industrie nationale de munitions de petit calibre qui alimente nos armées? Comment est-il possible de s’assurer qu’aucun de nos fournisseurs ne sera contraint de cesser ses livraisons en raison d’une législation nationale? Comment est-on certain d’un approvisionnement en cas de conflit majeur et pourquoi serions-nous dans ce cas les premiers servis? Pourquoi, si nos voisins parviennent à faire vivre une industrie de munitions de petit calibre, ne le pourrions-nous pas? », avaient-il demandé.

À ces questions, M. Le Drian venait donc d’apporter une réponse avec ce projet appelé « Provinces de France ». Il s’agissait aussi de mettre fin à un paradoxe : la France étant leader mondial de la fabrication des munitions de chasses n’était pas en mesure de produire des cartouches pour ses armées et ses forces de sécurité.

Selon le montage approuvé par M. Le Drian, les munitions devaient être fabriquées à Pont-de-Buis-lès-Quimerch (Finistère), dans le cadre d’une entente entre NobelSport et Thales (via sa filiale TDA Armements). La société Manurhin devait fournir les machines de cartoucherie. Seulement, il ne s’agissait à l’époque que d’un protocole d’accord, c’est à dire que rien n’était encore inscrit dans le marbre, d’autant plus qu’il fut avancé que le modèle économique était à préciser.

Plus de six mois plus tard, où en est-on? Un sénateur a posé cette question à Joël Barre, le Délégué général pour l’armement (DGA). Et sa réponse n’incite guère à l’optimisme.

« La revue stratégique a dressé une cartographie des coopérations industrielles et technologiques sur la base des exigences d’une plus ou moins grande souveraineté. Les munitions de petit calibre ne font pas partie des domaines identifiés comme devant rester souverains », a en effet répondu le DGA.

Or, a-t-il ajouté, « pour nous doter d’une telle filière, il faudra investir pour la remettre en place et s’assurer de notre capacité à vendre les produits sur un marché international très concurrentiel. » En clair, on retrouve, dans cette réponse, les éléments de langage utilisés par le ministère de la Défense pour s’opposer à l’idée de restaurer cette capacité industrielle…

http://www.opex360.com/2017/10/30/ou-en-est-le-projet-de-relancer-la-filiere-francaise-de-munitions-de-petit-calibre/
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MessageSujet: Re: Industrie de defense Française   Mar 31 Oct 2017 - 15:59

Citation :
Renault Trucks Defense : et maintenant, une restructuration ?

Par Michel Cabirol | 31/10/2017, 15:33 | 447 mots


(Crédits : Renault Trucks Defense)


Selon la CFDT, une restructuration de Renault Trucks Defense est aujourd'hui possible. Le nouveau patron de la DGA, Joël Barre, a reçu des assurances pour que Volvo donne à RTD les moyens de se développer.


Après avoir voulu vendre sa branche "governmental sales", dont fait partie Renault Trucks Defense (RTD), le groupe Volvo, qui ne veut plus céder cette activité faute d'avoir disposé d'un prix reflétant la valeur de ses actifs, pourrait lancer une restructuration, selon la CFDT. Ainsi, le syndicat s'inquiète dans un communiqué "d'une possible restructuration" alors qu'il a rencontré il y a un an le ministère de la Défense, qui lui avait assuré "une activité pérenne pour RTD pendant quelques années".

"Aujourd'hui, cette vente est annulée, mais la séparation de RTD avec Volvo continue. Les salariés ont du mal à faire l'impasse sur cette phase d'instabilité : après s'être posé la question : à qui allons-nous être vendus ?. Ils se posent la question de leur devenir d'autant plus que les négociations avec les anciens candidats à l'acquisition de RTD ont pointé des sureffectifs internes", écrit la CFDT.

Le prochain comité central d'entreprise (CCE) de RTD (sept sites, 1.300 CDI et 700 prestataires et intérimaires), qui est prévu le 14 décembre, montrera certainement la tendance. Pourquoi ces craintes? Selon la CFDT, l'activité de RTD est plutôt à la baisse. En outre, les 300 commandes de véhicules annoncés par le ministre de la Défense Jean-Yves le Drian, n'ont pas été signées et d'autres marchés n'ont pas reçu la totalité des financements, précise le syndicat. "Les objectifs de 2017 ne sont pas à la hauteur des prévisions", a expliqué la CFDT.

Volvo s'est engagé à donner à RTD les moyens de son développement

Interrogé à l'Assemblée nationale, le nouveau délégué général pour l'armement (DGA), Joël Barre, a expliqué que le numéro deux et directeur financier de Volvo Group, Jan Gurander, lui avait assuré qu'il "donnerait à RTD les moyens de se développer". "Nous assurerons le suivi de ces assurances verbales, sur lesquelles nous serons particulièrement vigilants", a par ailleurs souligné Joël Barre. Jan Gurander était accompagné par le PDG de RTD, Emmanuel Levacher, qui "m'a rassuré sur ce point".

"Les choses sont donc claires : Volvo ne vend pas RTD, RTD reste ce qu'il est et va continuer sur la voie de développement qui est la sienne", .
Joël Barre, qui avait reçu Jean Gurander le 17 octobre, lui a demandé "s'il s'agissait d'un arrêt franc et définitif ou d'un report de quelques mois. À partir du moment où ils ont décidé de ne pas vendre, il faut en effet que cela soit clair et que la maison RTD retrouve la stabilité dont elle a besoin. Il m'a garanti qu'il s'agit d'un arrêt définitif de la revente".

http://www.latribune.fr/entreprises-finance/industrie/aeronautique-defense/renault-trucks-defense-et-maintenant-une-restructuration-756317.html
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MessageSujet: Re: Industrie de defense Française   Ven 3 Nov 2017 - 16:38

Citation :
vendredi 3 novembre 2017

Mektoub : les Barracuda iront en cale sèche dans le Var



On ne l'apprend qu'aujourd'hui. La ministre a choisi, le 17 octobre, lors d'un CMI, de confirmer la décision de son prédécesseur d'installer à Toulon la maintenance des futurs SNA. Rien d'urgent, au vu des retards pris par le programme, dont le premier exemplaire ne sera plus livré qu'en 2020 (au lieu de 2017). La décision est d'autant plus logique que l'outil industriel de Naval Group est déjà installé à Toulon, et les aménagements pour l'accueil des SNA Barracuda ont déjà... aussi commencé depuis quelques temps.

Le site varois assurera à la fois les arrêts techniques majeurs (qui concernent en permanence un SNA en cale sèche) et les arrêts intermédiaires, réalisés à quai (entre 0 et 2 SNA).

Comme c'était aussi initialement prévu, la défense ne claque pas la porte aux talents brestois : le Finistère pourra accueillir des Barracuda, et assurer leur entretien majeur "en complément" de Toulon.

Le député de Brest (LREM) Jean-Charles Larsonneur "salue cette décision qui permettra à Brest de conserver pour les Barracuda une capacité d'accueil et d'entretiens courant et intermédiaire, en complément du port de Toulon, pour les ATM." Pas de réaction en provenance de Toulon, qui décroche pourtant la timbale.

http://lemamouth.blogspot.fr/2017/11/mektoub-les-barracuda-iront-en-cale.html
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MessageSujet: Re: Industrie de defense Française   Lun 6 Nov 2017 - 17:59

Shocked
Citation :
Airbus veut diriger le programme d’avion de combat franco-allemand

Laurent Lagneau6 novembre 2017




En juillet, le président Emmanuel Macron et la chancelière allemande, Angela Merkel, ont créé la surprise en annonçant pour 2018 une « feuille de route » visant à développer un « système de combat aérien » franco-allemand afin de remplacer les flottes d’avions de combat à long terme.

Pour l’Allemagne, il s’agit de trouver un successeur aux Panavia Tornado, actuellement en service au sein de la Luftwaffe à partir de 2025. Côté français, l’enjeu est de pouvoir remplacer les Mirage 2000D de l’armée de l’Air à l’horizon 2030. En outre, cet avion de combat franco-allemand pourrait ensuite, à plus long terme, se substituer aux Eurofighter et aux Rafale, ce qui fait que la Marine nationale doit aussi avoir son mot à dire, puisqu’elle aura aussi besoin d’un chasseur embarqué, sous réserve, toutefois, qu’elle ait encore un porte-avions en 2040.

L’annonce de cette initiative franco-allemande recèle plusieurs incertitudes. Ainsi, la France est déjà engagée avec le Royaume-Uni pour développer le Système de combat aérien futur (SCAF). Ce projet, qui bénéficie d’un investissement de 2 milliards d’euros, doit déboucher sur un démonstrateur de drone de combat (UCAV) en 2020, prévu pour être complémentaire des avions de combat « classiques ». Quel sera son avenir dans le cadre de la coopération annoncée par Paris et Berlin?

Par ailleurs, il faudra s’entendre sur des besoins opérationnels communs. Ce qui s’annonce compliqué. Pour la partie française, ce futur avion de combat devra donc pouvoir opérer depuis un porte-avions et mettre en oeuvre le missile hypersonique AS4NG au titre de la dissuasion nucléaire. Des contraintes que n’ont pas les forces allemandes.

Une autre question soulevée, et pas des moindres, porte sur l’architecture industrielle de cet éventuel programme franco-allemand. En d’autres termes, il s’agira de savoir qui sera le « leader » dans cette affaire. Dassault Aviation ou Airbus?

Sur ce point, le groupe européen ne fait aucun mystère sur ses intentions. « Dans l’hypothèse où la volonté politique nécessaire est là, Airbus propose de conduite la coopération avec ses partenaires européens et de façonner ainsi cet aspect de notre futur européen commun », a écrit Dirk Hoke, le Pdg d’Airbus Defence & Space, dans une tribune publiée par la lettre spécialisée allemande Griephan Briefe.

Pour M. Hoke, Airbus Defence & Space, dont les implantations sont principalement en Allemagne, doit même être le « chef de file pour un projet de cette nature. »

En outre, M. Hoke a donné des arguments pour convaincre Berlin de pousser plus en avant ce projet d’avion de combat. En effet, le ministère allemand de la Défense a sollicité Lockheed-Martin et Boeing pour obtenir des informations sur le F-35A et le F/A-18 Super Hornet afin de remplacer les Panavia Tornado.

Or, a fait valoir le Pdg d’Airbus Defence & Space, l’acquisition d’avions de combat auprès des États-Unis « pourrait affaiblir l’industrie européenne de la défense et la rendre de plus en plus tributaire de la technologie américaine. »

« Une solution intérimaire pour le remplacement des vieilles flottes [aériennes] semble déjà probable. Si des décisions importantes sont retardées, un tel palliatif pourrait prendre une dimension qui remettrait en cause l’économie de l’ensemble du projet [franco-allemand] », a expliqué M. Hoke. En clair, il s’agit de prendre de vitesse Dassault Aviation en misant sur les besoins immédiats des forces allemandes.

Il faut dire que le constructeur français ne manque pas d’arguments. Comme l’a encore récemment répété son Pdg, Éric Trappier, dans un entretien donné à l’agence Reuters, Dassault Aviation doit être « leader naturel » dans ce programme franco-allemand en raison de son expérience dans le développement et la construction d’avions de combat.

Cependant, Airbus a déjà réfléchi à ce que pourrait être le successeur du Panavia Tornado. Ce qu’a rappelé Dirk Hoke. « Différentes plates-formes, même sans pilote, seront mises en réseau afin qu’elles puissent évoluer ensemble et couvrir un large éventail de missions », a-t-il indiqué. Ce que l’industrie européenne est en mesure de faire, a-t-il estimé. À condition qu’une décision soit prise rapidement.

http://www.opex360.com/2017/11/06/airbus-veut-diriger-le-programme-davion-de-combat-franco-allemand/
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MessageSujet: Re: Industrie de defense Française   Lun 13 Nov 2017 - 14:39

Citation :
13.11.2017

A l'ATAC! La seconde vie des Mirage F1 de Châteaudun  




J'ai déjà consacré quelques lignes à la vente des Mirage F1 de l'armée de l'air à la société américaine ATAC. L'opération suit son cours et de façon plus que satisfaisante puisque les premiers F1 ont quitté la France pour la Belgique où la société Sabca va les remettre en état de vol avant leur transfert vers les USA.

La partie initiale de cette opération logistique complexe, qui aboutira avec les premiers vol de F1 dans le ciel américain au printemps prochain, se déroule actuellement sur l'ex base de Châteaudun devenue, en 2014, un Elément Air Rattaché à la base d'Orléans.

Visite et explication en images (photos Ph. CH).



Derrière toutes ces opérations, tant commerciales que logistiques, un homme: Pierre Duval, de la société Demeteris. Cet ancien de Bull (et pas de l'armée de l'air) représente et conseille ATAC et sa maison-mère Textron Airborne Solutions. Pierre Duval a été l'initiateur et l'artisan de cette cession exceptionnelle de 32 F1 de catégorie RDS1 (pour faire court: avions retirés du service, en bon état et cessibles) et 31 RDS2 (qui peuvent être cannibalisés), ainsi que de 72 réservoirs externes:



La vente des F1 français devait initialement avoir lieu au profit de l'Argentine (pour 12 avions) puis au profit de la société US Draken, l'un des concurrents d'ATAC sur le marché des CAS (Contracted Air Services). Mais en avril dernier, Pierre Duval a présenté au ministère de la Défense la proposition d'ATAC/Textron qui a été retenue. Et Pierre Duval de se féliciter de l'"extrême réactivité" de la Simad et du cabinet du ministre.

Draken, qui détient jusqu'en septembre 2018 le contrat AAS1 (Adversary Air Support) de Nellis AFB (valeur 82 millions de $) et qui cherche toujours à grossir son parc, s'est rabattu sur les F1 espagnols dont 20 exemplaires sont en cours de vente (lire mon post ici). Leur état de conservation serait moins satisfaisant que celui des appareils français.

A Châteaudun, a donc lieu actuellement le transfert des F1 de l'armée de l'air à la Sofema qui les prépare pour leur acheminement vers la Belgique.

Phase 1: la démilitarisation. Le GERSA de Châteaudun procède au démontage des canons de 30mm, des radios cryptées etc. Toute la documentation opérationnelle de chaque avion est remise au SHD.



Phase 2: l'armée de l'air se charge du transfert physique des avions à la Sofema qui va dès lors pouvoir commencer le démontage partiel et le conditionnement des F1 avant leur envoi vers Charleroi où Sabca procédera à la révision des RDS1 et à la reconstruction de 8 à 10 appareils de catégorie RDS2:



Phase 3: le démontage est confié à une équipe de la Sofema; la douzaine de spécialistes civils est pilotée par Franck Larue. Objectif: en terminer avec les avions pour le mois de décembre de façon à libérer le hangar mis à disposition par l'AA. Il restera ensuite à gérer les stocks de pièces détachées, les moteurs et les bidons externes.

Les moteurs sont d'abord sortis des cellules après une vidange des avions.



Puis voilure, dérive et empennage sont démontés et préparés pour leur transfert routier. Les sièges éjectables sont ensuite retirés du cockpit.



Phase 4: le démontage terminé, le fuselage est en partie emballé et l'avion est remis sur le parking avant son transfert par voie routière. Le convoyage s'effectue à raison de deux voyages par semaine avec, à chaque voyage, deux avions.



Et ensuite? Les spécialistes de Sabca vont se charger de l'opération de rénovation/reconstruction. L'objectif, c'est qu'ATAC puisse mettre en ligne plus de quarante avions.

Une fois prêts, les F1 seront acheminés, probablement par voie maritime, aux USA. Ils rejoindront alors l'aéroport d'Alliance, près de Fort Worth au Texas (c'est un aéroport civil mais une partie de son activité est de nature militaire). Dix F1 devraient être opérationnels en septembre 2018 mais ils auront volé dès le mois de mai puisqu'il va falloir former les pilotes américains.

La formation des pilotes (et des maintenanciers) a été confiée à la société sud-africaine Paramount Group qui va s'en charger en RSA et aux USA. Paramount qui a racheté AeroSud et dispose d'un petit stock de Mirage sud-africains, connaît bien le F1 mais le savoir de quelques anciens de l'AA sera peut-être nécessaire pour que les pilotes d'ATAC puissent jouer les "top gun" avec leurs F1.

Les ex-Mirage F1 français connaîtront alors de nouvelles aventures. Sous un autre camouflage qui fera disparaître certains "marquages" historiques comme ceux de ce F1 intercepteur d'avions russes lors de son déploiement au-dessus de la Baltique à l'été 2013. Il s'agit d'un Mirage F1CR qui appartenait à l'ER 2/33 "Savoie"; il portait le code 118-NQ et le numéro 658. Ces cinq étoiles rouges témoignent de cinq interceptions réussies.



http://lignesdedefense.blogs.ouest-france.fr/archive/2017/11/11/la-seconde-vie-des-mirage-f1-de-chateaudun-18758.html  
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MessageSujet: Re: Industrie de defense Française   Mar 14 Nov 2017 - 14:23

Citation :
14.11.2017

Piriou s'implante au Sénégal en partenariat avec NGOM




Piriou NGOM Sénégal vient de voir le jour au Sénégal. L'annonce a été faite en marge du forum de Dakar.

Après avoir créé un chantier naval au Nigeria en 2004, puis au Vietnam en 2006 et en Algérie en 2013, le groupe breton poursuit ainsi son développement à l’international.

Selon un communiqué du 13 novembre, la nouvelle société proposera ses services en réparation et construction navale, notamment dans les domaines de la pêche, des navires de service et de la Défense.

Pascal Piriou, Président du groupe déclare: "Nous avons toujours considéré cette région comme très prometteuse. Forts de nos expériences réussies au Nigeria et en Algérie, notre implantation au Sénégal est devenue une évidence au regard de son potentiel diversifié. Si l’on ajoute à la flotte de pêche, y compris piroguière, celle des navires de services et les navires de la Marine Nationale sénégalaise, il y a un vrai potentiel pour un développement local".

http://lignesdedefense.blogs.ouest-france.fr/archive/2017/11/13/piriou-s-implante-au-senegal-en-partenariat-avec-ngom-18763.html
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MessageSujet: Re: Industrie de defense Française   Ven 17 Nov 2017 - 23:07

Citation :
Definvest, le fonds d’investissement de la Défense pour les entreprises stratégiques

Laurent Lagneau 17 novembre 2017




« Il n’est pas de vent favorable pour celui qui ne sait où il va », a dit le philosophe romain Sénèque. La preuve avec Definvest, le nouveau fonds d’investissement qui vient d’être lancé par le ministère des Armées et Bpifrance pour soutenir le développement des PME stratégiques pour la Défense, en particulier celle ayant développé des innovations dites de « rupture », que ce soit dans les domaines de l’intelligence artificielle, des nanotechnologies, le big data, les neurosciences, l’optique, l’internet des objets, l’impression 3D, etc…

Il y a exactement un an, Laurent Collet-Billon, alors Délégué général pour l’armement (DGA), avait avancé l’idée de créer un fonds d’investissement chargé d’éviter de voir les « pépites » technologiques françaises ayant un intérêt pour les armées se faire avaler une par une par des intérêts étrangers.

« Beaucoup de groupes chinois et surtout américains viennent convoiter les pépites françaises, attirés par le modèle d’innovation français », avait alors expliqué M. Collet-Billon, à l’occasion d’une audition parlementaire. « De plus en plus de sociétés d’autres continents tentent de s’emparer de certaines de nos PME ‘pépites’ et nous n’avons pas d’outil pour les défendre », avait-il ajouté, avant d’indiquer qu’une réflexion était en cours pour créer un fonds d’investissement destiné à financer les entreprises parmi les plus convoitées.

Six mois plus tard, la Direction générale de l’armement (DGA) et Bpifrance, filiale de la Caisse des Dépôts et de l’État, annoncèrent leur « volonté commune » de créer ce fonds d’investissement souhaité par Jean-Yves Le Drian, alors ministre de la Défense. Un accord portant sur « la création en 2017 d’un véhicule d’investissement Défense, doté initialement de 50 millions d’euros » fut ainsi signé.

Les choses sont donc allées vite, avec l’annonce, le 16 novembre, du lancement officiel de ce fonds d’investissement, appelé « Definvest ».

Dans le « faire-part de naissance », il est confirmé que ce fonds « vise à apporter une solution à ce défi majeur pour les entreprises et l’efficacité de notre défense » et qu’il a « pour vocation de prendre des participations au capital des pépites technologiques
du secteur de la Défense, aux côtés d’investisseurs financiers et industriels. »

L’objectif, poursuit le communiqué publié par le ministère des Amées et Bpifrance, est « de permettre à ces entreprises de se développer en toute autonomie grâce à l’augmentation de
leurs fonds propres. » Pour cela, Definvest bénéficiera des « expertises complémentaires » de la DGA et de la filiale de la Caisse des dépôts.

Le texte précise également que Mme le ministre des Armées, Florence Parly, et le Directeur général de Bpifrance, Nicolas Dufourcq, ont conjointement « validé les règles de fonctionnement » de Definvest. Elles seront transmises prochainement à l’Autorité des marchés financiers (AMF). Plusieurs PME ont déjà fait part de leur intérêt pour ce nouveau dispositif censé éviter une prise de contrôle étrangère d’une société spécialisée, par exemple, dans les systèmes microélectromécaniques (MEMS, pour Micro-Electro-Mechanical Systems), utilisés pour les systèmes de navigation inertiels, les radars ou encore la stabilisation des drones.

« La souveraineté de notre système de défense repose sur une industrie forte et compétitive », souligne le ministère des Armées, rappelant que cette dernière compte une dizaine de grands groupes et 4.000 petites et moyennes entreprises, ce qui représente environ 200.000 emplois.

http://www.opex360.com/2017/11/17/definvest-le-fonds-dinvestissement-de-la-defense-pour-les-entreprises-strategiques/
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MessageSujet: Re: Industrie de defense Française   Mer 22 Nov 2017 - 16:23

Citation :
22 novembre 2017

SCANIA sélectionne Centigon France pour le blindage de camions pour l'armée danoise



PARIS, November 22, 2017 /PRNewswire/ --


Le Danemark se dote de camions SCANIA dont les cabines seront blindées par le spécialiste français du blindage

Centigon France, une filiale du groupe Centigon Security, un des principaux acteurs sur le marché mondial des véhicules blindés civils et militaires, annonce aujourd'hui avoir été sélectionnée par SCANIA pour le blindage des cabines de camions destinés aux forces armées du Danemark.

Le marché initial avec l'organisme en charge des achats et de la logistique de la défense danoise Danish Defense Acquisition and Logistics Organization porte sur l'acquisition d'une importante flotte de camions militaires tactiques (environ 500) et civils (250 environ) destinés aux opérations militaires nationales, internationales et logistiques. Plus d'une centaine seront équipés de cabines blindées pouvant résister aux menaces balistiques et à l'explosion de mines et d'IED; les cabines seront disponibles en plusieurs niveaux de blindage selon la norme OTAN STANAG 4569.

Pour concevoir la protection balistique adaptée, CENTIGON s'est appuyée sur plusieurs décennies d'expérience dans le domaine du blindage et de l'intégration de matériaux balistiques, mais également sur des technologies innovantes comme la simulation digitale qui permet de tester la résistance de la cabine en amont de la conception. Centigon s'est également chargée de la réalisation de tests destructifs réels ainsi que de l'intégration d'équipements propriété des forces armées danoises.

« Nous sommes particulièrement fiers d'être associés à un constructeur de la renommée de SCANIA pour un projet militaire d'une telle envergure », a déclaré Franck Baucher , président directeur général de CENTIGON France. « C'est une commande stratégique qui prouve la capacité de CENTIGON à collaborer avec les OEM pour répondre aux attentes de clients très exigeants du secteur de la défense. »

Le contrat porte sur sept ans et comprend la livraison à SCANIA d'un ensemble de services de support, d'entretien et de réparation (MCO), la fourniture de pièces détachées et de la formation. Les livraisons de cabines blindées à SCANIA commenceront en 2019 pour se terminer en 2021.

À propos de Centigon France SAS

Avec plus de 60 ans d'expérience dans l'intégration de protection balistique et de blindage, CENTIGON produit tous types de véhicules blindés : transport de fonds, civils, et militaires. Fort d'un important savoir-faire industriel et d'une expertise balistique, les véhicules CENTIGON offrent une protection contre de multiples menaces (arme de poing, fusil d'assaut, arme perforante, IED, blast et mines). Leader sur son marché en Europe, Afrique et Moyen-Orient, Centigon France emploie 160 personnes et a livré plus d'un millier de véhicules blindés au cours des cinq dernières années.

http://rpdefense.over-blog.com/2017/11/scania-selectionne-centigon-france-pour-le-blindage-de-camions-pour-l-armee-danoise.html
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MessageSujet: Re: Industrie de defense Française   Mar 28 Nov 2017 - 22:41

Citation :
Avions de combat : Le directeur d’Airbus DS plaide en faveur d’une « collaboration intense » avec Dassault

Posté dans Forces aériennes, Industrie par Laurent Lagneau Le 28-11-2017




L’avenir de l’aviation de combat en Allemagne et en France s’annonce confus car plusieurs priorités se chevauchent. Côté allemand, l’on cherche un successeur au Panavia Tornado, dont le début du retrait du service actif est prévu en 2025. Et, pour le moment, la préférence du chef d’état-major de la Luftwaffe, général Karl Müllner, va à un avion de cinquième génération, c’est à dire le F-35A de Lockheed-Martin.

En France, un problème identique va se poser quand il s’agira de remplacer les Mirage 2000D à l’horizon 2030 par un appareil capable d’emporter le futur missile de croisière de la composante aéroportée de la dissuasion nucléaire.

L’on aurait pu penser que l’annonce, faite en juillet, par le président Macron et la chancelière Merkel au sujet du développement d’un nouvel avion de combat franco-allemand allait permettre de remplacer les Tornado et les Mirage 2000D.

Seulement, Mme le ministre des Armées, Florence Parly, précisa sur les ondes de RTL, le 14-Juillet, qu’il s’agissait plutôt de mettre au point un appareil destiné à remplacer le Rafale français et l’Eurofighter Typhoon allemand.

En attendant, pour Airbus Defence & Space, la perspective de voir la Luftwaffe se doter de F-35A car cela mettrait en danger l’industrie aéronautique européenne dans le domaine militaire. Aussi, pour Dirk Hoke, son directeur général, il pourrait être envisagé de certifier les Eurofighter allemands pour la mise en oeuvre des bombes nucléaires mises à la disposition de l’Otan par les États-Unis.

« Cela permettrait de maintenir une solution européenne, d’éviter d’acheter le F-35 […] dont les Européens n’auront jamais la maîtrise », a expliqué M.Hoke dans un entretien accordé au quotidien Les Échos. Est-il pertinent d’avoir une aviation de combat reposant que sur un seul type d’appareil? Pas sûr… Surtout s’il est décidé de clouer au sol un flotte entière après un accident.

Puis, dans un second temps, le directeur général d’ADS plaide en faveur de la mise au point d’un avion de combat de 6e génération, qui remplacerait ainsi les Eurofighter et les Rafale, voir les F/A-18 espagnols.

« Ma seule certitude est qu’il n’y aura pas de nouveaux projets européens sans une collaboration intense et forte entre Airbus et Dassault », a fait valoir M. Hoke. « Il nous faut trouver une solution gagnant-gagnant pour créer ensemble l’avion de la sixième génération qui permettra à toute l’industrie aéronautique européenne de maintenir ses compétences dans la défense. Sinon, elle serait amenée à disparaître », a-t-il continué.

Et M. Hoke d’ajouter : « L’enjeu est clair : le futur système de combat aérien européen a pour objectif de remplacer les trois avions militaires actuels, Tornado, Eurofighter et Rafale, à l’horizon 2040. »

Pour le directeur d’ADS, « ce n’est qu’en investissant ensemble dans un programme de plusieurs milliards d’euros pour un système de sixième génération que l’Europe assurera sa souveraineté ». Aussi, « la France et l’Allemagne doivent prendre le leadership et inviter évidemment les autres pays européens à les rejoindre » et « Dassault et Airbus ont des capacités parfaitement complémentaires pour le faire », a-t-il estimé.

Mais en attendant, Airbus et Dassault peinent à s’entendre sur le projet de drone MALE (Moyenne Altitude Longue Endurance) européen, connu sous le nom de « MALE RPAS ». En effet, l’industriel français a quitté les négociations portant sur cet appareil, comme l’a confirmé le journal Les Échos. Mais cela n’a pas l’air d’inquiéter M. Hoke.

« L’arbitrage rendu […] en juillet a donné le leadership de ce projet à l’Allemagne, avec la définition d’un drone doté de deux moteurs, comme l’exige le Parlement allemand », a-t-il admis. « La France comme l’Allemagne ont besoin de ce drone de surveillance, si leurs armées ne veulent pas dépendre du bon vouloir américain. Je suis sûr que nous trouverons un bon compromis », a-t-il assuré. Eh bien si ça se passe ainsi pour développer un avion de combat de 6e génération, ça promet…

http://www.opex360.com/2017/11/28/avions-de-combat-le-directeur-dairbus-ds-plaide-en-faveur-dune-collaboration-intense-avec-dassault/
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MessageSujet: Re: Industrie de defense Française   Sam 9 Déc 2017 - 14:26

Citation :
09.12.2017

A Saint-Nazaire, Acmat stocke ses premiers véhicules légers tactiques polyvalents non protégés


Lu dans notre édition de Saint-Nazaire vendredi:




http://lignesdedefense.blogs.ouest-france.fr/archive/2017/12/09/a-saint-nazaire-acmat-commence-a-sortir-ses-premiers-vehicul-18845.html
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MessageSujet: Re: Industrie de defense Française   Sam 9 Déc 2017 - 14:54

Citation :
Le projet franco-allemand de canon électromagnétique avance

Posté dans Technologie par Laurent Lagneau Le 09-12-2017




Les États-Unis, et en particulier l’Office of Naval Research [ONR], communiquent régulièrement sur le programme de canon électromagnétique (ou Railgun), lancé en 2005. Un telle arme révolutionnerait l’artillerie navale et terrestre de par ses performances, lesquelles sont sans commune mesure avec celles des canons à poudre traditionnels.

Mais l’ONR n’est pas le seul à travailler sur ce sujet. Le discret Institut franco-allemand de recherches de Saint-Louis (ISL), placé sous la tutelle de la Direction générale de l’armement (DGA) et du Bundesministerium der Verteidigung (BAAINBw), développe en effet une arme de cette nature.

Et ce projet a été mis sous le feu des projecteurs à l’occasion du dernier Forum DGA Innovation, qui a lieu le 7 décembre à Palaiseau. Et, visiblement, les chercheurs de l’ISL ont bien avancé, même s’il reste encore quelques défis à relever.

Le principe du canon électro-magnétique consiste à faire circuler un courant électrique très intense couplé à un champ magnétique entre deux rails conducteurs d’électricité parallèles. Grâce à la force de Laplace, résultante de celle de Lorenz, un projectile, également conducteur et placé entre ces deux rails subit une accélération très forte au point d’être éjecté à une vitesse d’au moins Mach 5, ce qui l’envoie à une distance de 200 km.

Actuellement, les meilleurs systèmes d’artillerie ont une portée allant de 40 à 70 km (cas du Lance Roquettes unitaire, par exemple). Avec ce canon électromagnétique, il sera donc possible d’envoyer un projectile 3 à 5 fois plus loin. Cela permettra ainsi de tirer sans s’exposer à la riposte adverse, c’est à dire à distance de sécurité. Et sans avoir recours à des missiles de croisières, au coût élevé.

Les avantages du canon électro-magnétique sont nombreux. Il permet ainsi d’éviter de stocker des explosifs, comme par exemple à bord d’un navire. Et son coût est abordable. D’après les données américains, un tir devrait coûter au maximum 50.000 dollars (essentiellement dû au projectile utilisé, qui devra être guidé) contre 500.000 à 1,5 million de dollars pour un missile.

Cela étant, des travaux sont encore nécessaires pour en faire une arme pleinement opérationnelle. Chaque tir donne lieu à des contraintes physiques importantes, ce qui limite la possibilité de tirer des salves. L’ONR y travaille, tout comme l’ISL.

« Le courant électrique de plusieurs millions d’ampères créé des gaz incandescents, que l’on veut éviter, car ils réduisent l’efficacité et endommagent le canon », explique la DGA. Mais le défi principal, ajoute-t-elle, « réside dans le stockage et la libération de l’énergie électrique nécessaire. » Car pour envoyer un obus à 200 km, il faut une « quantité d’énergie pas considérable, mais délivrée en un instant tellement court que la puissance électrique nécessaire est comparable à celle nécessaire pour une ville de 500.000 d’habitants. »

Visiblement, l’ISL est sur le point de remédier à ces problèmes. L’Institut travaille en effet sur des alimentations électriques ultra compactes pouvant délivrer jusqu’à 1 GW dans un volume 10 fois moindre qu’avec une technologie classique, grâce à un stockage magnétique, des interrupteurs ultrarapides et des matériaux supraconducteurs.

« Au-dessous de -200°C, certains matériaux n’opposent plus de résistance au passage du courant. Ce qui signifie qu’ils peuvent transmettre l’électricité sans perte », précise la DGA.

Si un camion équipé d’un tel canon électromagnétique a été présenté sur le stand de l’ISL lors du forum Innovation, la première application opérationnelle « concernera des plateformes navales », indique la DGA.

Photo : Institut franco-allemand de recherches de Saint-Louis

http://www.opex360.com/2017/12/09/le-projet-franco-allemand-de-canon-electromagnetique-avance/
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