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 Industrie de defense Française

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MessageSujet: Re: Industrie de defense Française   Jeu 19 Oct 2017 - 20:55

Citation :
19 oct. 2017 | Par Justine BOQUET

DCI propose une formation en guerre électronique


Afin de mettre au point sa formation DCI s'est entouré d'experts du monde industriel. © DCI



Défense Conseil International (DCI) a annoncé, le 18 octobre l'ouverture de sa formation en guerre électronique. Elle vise à transférer les compétences nécessaires aux pilotes afin qu'ils puissent protéger leurs plateformes.

Ce module de formation ambitionne ainsi de « renforcer la protection des hélicoptères et, plus largement, des plateformes lentes », rapporte DCI. Les autrichiens et les belges seront les premiers à en bénéficier. Cette formation a d'ailleurs été conçu à partir des besoins des Etats-majors de ces deux pays européens. Organisée sur une semaine, elle prend également en compte le contexte évolutif des menaces auxquels les aéronefs doivent faire face. Ainsi, JM Palagos, PDG de DCI a déclaré : « l'évolution rapide des menaces, des matériels et des technologies liés à la guerre électronique, exige une actualisation permanente des connaissances ».

Cette familiarisation avec les moyens de lutte contre la guerre électronique intègre les enjeux liés à la détection des menaces pouvant impacter les aéronefs. La formation se concentre sur « les domaines de l'acoustique, de l'infrarouge et de l'électromagnétique », précise DCI.

http://www.air-cosmos.com/dci-propose-une-formation-en-guerre-electronique-101897
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MessageSujet: Re: Industrie de defense Française   Lun 30 Oct 2017 - 18:03

Citation :
Où en est le projet de relancer la filière française de munitions de petit calibre?

Laurent Lagneau 30 octobre 2017




« Nous venons de poser un acte de souveraineté nationale (…) C’est du made in France dans l’action et pas seulement dans le discours », lança Jean-Yves Le Drian, alors ministre de la Défense, en mars dernier, devant les salariés de la société NobelSport, numéro un européen de l’industrie pyrotechnique.

Le ministre venait ainsi de relancer la filière française de munitions de petit calibre, abandonnée au tournant des années 2000 avec la fermeture de l’établissement de Giat Industries, alors implanté au Mans. Ce qui obligea les forces armées françaises à se tourner vers l’étranger pour s’approvisionner en cartouches de 5,56 mm OTAN, avec des fortunes diverses, la qualité n’ayant pas toujours été au rendez-vous.

Pourtant, l’idée de relancer cette filière fut plusieurs fois évoquée. Mais à chaque fois, le ministère de la Défense s’y opposa, estimant que la quantité de cartouches consommées par les armées françaises était insuffisante pour assurer la viabilité économique d’un tel projet.

Puis, deux députés auteurs d’un rapport sur cette question – Nicolas Bays (PS) et Nicolas Dhuicq (LR) – firent avancer le débat en posant des questions pertinentes.

« La France serait-elle visionnaire en la matière alors que ses voisins ont pour la plupart conservé une industrie nationale de munitions de petit calibre qui alimente nos armées? Comment est-il possible de s’assurer qu’aucun de nos fournisseurs ne sera contraint de cesser ses livraisons en raison d’une législation nationale? Comment est-on certain d’un approvisionnement en cas de conflit majeur et pourquoi serions-nous dans ce cas les premiers servis? Pourquoi, si nos voisins parviennent à faire vivre une industrie de munitions de petit calibre, ne le pourrions-nous pas? », avaient-il demandé.

À ces questions, M. Le Drian venait donc d’apporter une réponse avec ce projet appelé « Provinces de France ». Il s’agissait aussi de mettre fin à un paradoxe : la France étant leader mondial de la fabrication des munitions de chasses n’était pas en mesure de produire des cartouches pour ses armées et ses forces de sécurité.

Selon le montage approuvé par M. Le Drian, les munitions devaient être fabriquées à Pont-de-Buis-lès-Quimerch (Finistère), dans le cadre d’une entente entre NobelSport et Thales (via sa filiale TDA Armements). La société Manurhin devait fournir les machines de cartoucherie. Seulement, il ne s’agissait à l’époque que d’un protocole d’accord, c’est à dire que rien n’était encore inscrit dans le marbre, d’autant plus qu’il fut avancé que le modèle économique était à préciser.

Plus de six mois plus tard, où en est-on? Un sénateur a posé cette question à Joël Barre, le Délégué général pour l’armement (DGA). Et sa réponse n’incite guère à l’optimisme.

« La revue stratégique a dressé une cartographie des coopérations industrielles et technologiques sur la base des exigences d’une plus ou moins grande souveraineté. Les munitions de petit calibre ne font pas partie des domaines identifiés comme devant rester souverains », a en effet répondu le DGA.

Or, a-t-il ajouté, « pour nous doter d’une telle filière, il faudra investir pour la remettre en place et s’assurer de notre capacité à vendre les produits sur un marché international très concurrentiel. » En clair, on retrouve, dans cette réponse, les éléments de langage utilisés par le ministère de la Défense pour s’opposer à l’idée de restaurer cette capacité industrielle…

http://www.opex360.com/2017/10/30/ou-en-est-le-projet-de-relancer-la-filiere-francaise-de-munitions-de-petit-calibre/
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MessageSujet: Re: Industrie de defense Française   Mar 31 Oct 2017 - 15:59

Citation :
Renault Trucks Defense : et maintenant, une restructuration ?

Par Michel Cabirol | 31/10/2017, 15:33 | 447 mots


(Crédits : Renault Trucks Defense)


Selon la CFDT, une restructuration de Renault Trucks Defense est aujourd'hui possible. Le nouveau patron de la DGA, Joël Barre, a reçu des assurances pour que Volvo donne à RTD les moyens de se développer.


Après avoir voulu vendre sa branche "governmental sales", dont fait partie Renault Trucks Defense (RTD), le groupe Volvo, qui ne veut plus céder cette activité faute d'avoir disposé d'un prix reflétant la valeur de ses actifs, pourrait lancer une restructuration, selon la CFDT. Ainsi, le syndicat s'inquiète dans un communiqué "d'une possible restructuration" alors qu'il a rencontré il y a un an le ministère de la Défense, qui lui avait assuré "une activité pérenne pour RTD pendant quelques années".

"Aujourd'hui, cette vente est annulée, mais la séparation de RTD avec Volvo continue. Les salariés ont du mal à faire l'impasse sur cette phase d'instabilité : après s'être posé la question : à qui allons-nous être vendus ?. Ils se posent la question de leur devenir d'autant plus que les négociations avec les anciens candidats à l'acquisition de RTD ont pointé des sureffectifs internes", écrit la CFDT.

Le prochain comité central d'entreprise (CCE) de RTD (sept sites, 1.300 CDI et 700 prestataires et intérimaires), qui est prévu le 14 décembre, montrera certainement la tendance. Pourquoi ces craintes? Selon la CFDT, l'activité de RTD est plutôt à la baisse. En outre, les 300 commandes de véhicules annoncés par le ministre de la Défense Jean-Yves le Drian, n'ont pas été signées et d'autres marchés n'ont pas reçu la totalité des financements, précise le syndicat. "Les objectifs de 2017 ne sont pas à la hauteur des prévisions", a expliqué la CFDT.

Volvo s'est engagé à donner à RTD les moyens de son développement

Interrogé à l'Assemblée nationale, le nouveau délégué général pour l'armement (DGA), Joël Barre, a expliqué que le numéro deux et directeur financier de Volvo Group, Jan Gurander, lui avait assuré qu'il "donnerait à RTD les moyens de se développer". "Nous assurerons le suivi de ces assurances verbales, sur lesquelles nous serons particulièrement vigilants", a par ailleurs souligné Joël Barre. Jan Gurander était accompagné par le PDG de RTD, Emmanuel Levacher, qui "m'a rassuré sur ce point".

"Les choses sont donc claires : Volvo ne vend pas RTD, RTD reste ce qu'il est et va continuer sur la voie de développement qui est la sienne", .
Joël Barre, qui avait reçu Jean Gurander le 17 octobre, lui a demandé "s'il s'agissait d'un arrêt franc et définitif ou d'un report de quelques mois. À partir du moment où ils ont décidé de ne pas vendre, il faut en effet que cela soit clair et que la maison RTD retrouve la stabilité dont elle a besoin. Il m'a garanti qu'il s'agit d'un arrêt définitif de la revente".

http://www.latribune.fr/entreprises-finance/industrie/aeronautique-defense/renault-trucks-defense-et-maintenant-une-restructuration-756317.html
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MessageSujet: Re: Industrie de defense Française   Ven 3 Nov 2017 - 16:38

Citation :
vendredi 3 novembre 2017

Mektoub : les Barracuda iront en cale sèche dans le Var



On ne l'apprend qu'aujourd'hui. La ministre a choisi, le 17 octobre, lors d'un CMI, de confirmer la décision de son prédécesseur d'installer à Toulon la maintenance des futurs SNA. Rien d'urgent, au vu des retards pris par le programme, dont le premier exemplaire ne sera plus livré qu'en 2020 (au lieu de 2017). La décision est d'autant plus logique que l'outil industriel de Naval Group est déjà installé à Toulon, et les aménagements pour l'accueil des SNA Barracuda ont déjà... aussi commencé depuis quelques temps.

Le site varois assurera à la fois les arrêts techniques majeurs (qui concernent en permanence un SNA en cale sèche) et les arrêts intermédiaires, réalisés à quai (entre 0 et 2 SNA).

Comme c'était aussi initialement prévu, la défense ne claque pas la porte aux talents brestois : le Finistère pourra accueillir des Barracuda, et assurer leur entretien majeur "en complément" de Toulon.

Le député de Brest (LREM) Jean-Charles Larsonneur "salue cette décision qui permettra à Brest de conserver pour les Barracuda une capacité d'accueil et d'entretiens courant et intermédiaire, en complément du port de Toulon, pour les ATM." Pas de réaction en provenance de Toulon, qui décroche pourtant la timbale.

http://lemamouth.blogspot.fr/2017/11/mektoub-les-barracuda-iront-en-cale.html
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MessageSujet: Re: Industrie de defense Française   Lun 6 Nov 2017 - 17:59

Shocked
Citation :
Airbus veut diriger le programme d’avion de combat franco-allemand

Laurent Lagneau6 novembre 2017




En juillet, le président Emmanuel Macron et la chancelière allemande, Angela Merkel, ont créé la surprise en annonçant pour 2018 une « feuille de route » visant à développer un « système de combat aérien » franco-allemand afin de remplacer les flottes d’avions de combat à long terme.

Pour l’Allemagne, il s’agit de trouver un successeur aux Panavia Tornado, actuellement en service au sein de la Luftwaffe à partir de 2025. Côté français, l’enjeu est de pouvoir remplacer les Mirage 2000D de l’armée de l’Air à l’horizon 2030. En outre, cet avion de combat franco-allemand pourrait ensuite, à plus long terme, se substituer aux Eurofighter et aux Rafale, ce qui fait que la Marine nationale doit aussi avoir son mot à dire, puisqu’elle aura aussi besoin d’un chasseur embarqué, sous réserve, toutefois, qu’elle ait encore un porte-avions en 2040.

L’annonce de cette initiative franco-allemande recèle plusieurs incertitudes. Ainsi, la France est déjà engagée avec le Royaume-Uni pour développer le Système de combat aérien futur (SCAF). Ce projet, qui bénéficie d’un investissement de 2 milliards d’euros, doit déboucher sur un démonstrateur de drone de combat (UCAV) en 2020, prévu pour être complémentaire des avions de combat « classiques ». Quel sera son avenir dans le cadre de la coopération annoncée par Paris et Berlin?

Par ailleurs, il faudra s’entendre sur des besoins opérationnels communs. Ce qui s’annonce compliqué. Pour la partie française, ce futur avion de combat devra donc pouvoir opérer depuis un porte-avions et mettre en oeuvre le missile hypersonique AS4NG au titre de la dissuasion nucléaire. Des contraintes que n’ont pas les forces allemandes.

Une autre question soulevée, et pas des moindres, porte sur l’architecture industrielle de cet éventuel programme franco-allemand. En d’autres termes, il s’agira de savoir qui sera le « leader » dans cette affaire. Dassault Aviation ou Airbus?

Sur ce point, le groupe européen ne fait aucun mystère sur ses intentions. « Dans l’hypothèse où la volonté politique nécessaire est là, Airbus propose de conduite la coopération avec ses partenaires européens et de façonner ainsi cet aspect de notre futur européen commun », a écrit Dirk Hoke, le Pdg d’Airbus Defence & Space, dans une tribune publiée par la lettre spécialisée allemande Griephan Briefe.

Pour M. Hoke, Airbus Defence & Space, dont les implantations sont principalement en Allemagne, doit même être le « chef de file pour un projet de cette nature. »

En outre, M. Hoke a donné des arguments pour convaincre Berlin de pousser plus en avant ce projet d’avion de combat. En effet, le ministère allemand de la Défense a sollicité Lockheed-Martin et Boeing pour obtenir des informations sur le F-35A et le F/A-18 Super Hornet afin de remplacer les Panavia Tornado.

Or, a fait valoir le Pdg d’Airbus Defence & Space, l’acquisition d’avions de combat auprès des États-Unis « pourrait affaiblir l’industrie européenne de la défense et la rendre de plus en plus tributaire de la technologie américaine. »

« Une solution intérimaire pour le remplacement des vieilles flottes [aériennes] semble déjà probable. Si des décisions importantes sont retardées, un tel palliatif pourrait prendre une dimension qui remettrait en cause l’économie de l’ensemble du projet [franco-allemand] », a expliqué M. Hoke. En clair, il s’agit de prendre de vitesse Dassault Aviation en misant sur les besoins immédiats des forces allemandes.

Il faut dire que le constructeur français ne manque pas d’arguments. Comme l’a encore récemment répété son Pdg, Éric Trappier, dans un entretien donné à l’agence Reuters, Dassault Aviation doit être « leader naturel » dans ce programme franco-allemand en raison de son expérience dans le développement et la construction d’avions de combat.

Cependant, Airbus a déjà réfléchi à ce que pourrait être le successeur du Panavia Tornado. Ce qu’a rappelé Dirk Hoke. « Différentes plates-formes, même sans pilote, seront mises en réseau afin qu’elles puissent évoluer ensemble et couvrir un large éventail de missions », a-t-il indiqué. Ce que l’industrie européenne est en mesure de faire, a-t-il estimé. À condition qu’une décision soit prise rapidement.

http://www.opex360.com/2017/11/06/airbus-veut-diriger-le-programme-davion-de-combat-franco-allemand/
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MessageSujet: Re: Industrie de defense Française   Lun 13 Nov 2017 - 14:39

Citation :
13.11.2017

A l'ATAC! La seconde vie des Mirage F1 de Châteaudun  




J'ai déjà consacré quelques lignes à la vente des Mirage F1 de l'armée de l'air à la société américaine ATAC. L'opération suit son cours et de façon plus que satisfaisante puisque les premiers F1 ont quitté la France pour la Belgique où la société Sabca va les remettre en état de vol avant leur transfert vers les USA.

La partie initiale de cette opération logistique complexe, qui aboutira avec les premiers vol de F1 dans le ciel américain au printemps prochain, se déroule actuellement sur l'ex base de Châteaudun devenue, en 2014, un Elément Air Rattaché à la base d'Orléans.

Visite et explication en images (photos Ph. CH).



Derrière toutes ces opérations, tant commerciales que logistiques, un homme: Pierre Duval, de la société Demeteris. Cet ancien de Bull (et pas de l'armée de l'air) représente et conseille ATAC et sa maison-mère Textron Airborne Solutions. Pierre Duval a été l'initiateur et l'artisan de cette cession exceptionnelle de 32 F1 de catégorie RDS1 (pour faire court: avions retirés du service, en bon état et cessibles) et 31 RDS2 (qui peuvent être cannibalisés), ainsi que de 72 réservoirs externes:



La vente des F1 français devait initialement avoir lieu au profit de l'Argentine (pour 12 avions) puis au profit de la société US Draken, l'un des concurrents d'ATAC sur le marché des CAS (Contracted Air Services). Mais en avril dernier, Pierre Duval a présenté au ministère de la Défense la proposition d'ATAC/Textron qui a été retenue. Et Pierre Duval de se féliciter de l'"extrême réactivité" de la Simad et du cabinet du ministre.

Draken, qui détient jusqu'en septembre 2018 le contrat AAS1 (Adversary Air Support) de Nellis AFB (valeur 82 millions de $) et qui cherche toujours à grossir son parc, s'est rabattu sur les F1 espagnols dont 20 exemplaires sont en cours de vente (lire mon post ici). Leur état de conservation serait moins satisfaisant que celui des appareils français.

A Châteaudun, a donc lieu actuellement le transfert des F1 de l'armée de l'air à la Sofema qui les prépare pour leur acheminement vers la Belgique.

Phase 1: la démilitarisation. Le GERSA de Châteaudun procède au démontage des canons de 30mm, des radios cryptées etc. Toute la documentation opérationnelle de chaque avion est remise au SHD.



Phase 2: l'armée de l'air se charge du transfert physique des avions à la Sofema qui va dès lors pouvoir commencer le démontage partiel et le conditionnement des F1 avant leur envoi vers Charleroi où Sabca procédera à la révision des RDS1 et à la reconstruction de 8 à 10 appareils de catégorie RDS2:



Phase 3: le démontage est confié à une équipe de la Sofema; la douzaine de spécialistes civils est pilotée par Franck Larue. Objectif: en terminer avec les avions pour le mois de décembre de façon à libérer le hangar mis à disposition par l'AA. Il restera ensuite à gérer les stocks de pièces détachées, les moteurs et les bidons externes.

Les moteurs sont d'abord sortis des cellules après une vidange des avions.



Puis voilure, dérive et empennage sont démontés et préparés pour leur transfert routier. Les sièges éjectables sont ensuite retirés du cockpit.



Phase 4: le démontage terminé, le fuselage est en partie emballé et l'avion est remis sur le parking avant son transfert par voie routière. Le convoyage s'effectue à raison de deux voyages par semaine avec, à chaque voyage, deux avions.



Et ensuite? Les spécialistes de Sabca vont se charger de l'opération de rénovation/reconstruction. L'objectif, c'est qu'ATAC puisse mettre en ligne plus de quarante avions.

Une fois prêts, les F1 seront acheminés, probablement par voie maritime, aux USA. Ils rejoindront alors l'aéroport d'Alliance, près de Fort Worth au Texas (c'est un aéroport civil mais une partie de son activité est de nature militaire). Dix F1 devraient être opérationnels en septembre 2018 mais ils auront volé dès le mois de mai puisqu'il va falloir former les pilotes américains.

La formation des pilotes (et des maintenanciers) a été confiée à la société sud-africaine Paramount Group qui va s'en charger en RSA et aux USA. Paramount qui a racheté AeroSud et dispose d'un petit stock de Mirage sud-africains, connaît bien le F1 mais le savoir de quelques anciens de l'AA sera peut-être nécessaire pour que les pilotes d'ATAC puissent jouer les "top gun" avec leurs F1.

Les ex-Mirage F1 français connaîtront alors de nouvelles aventures. Sous un autre camouflage qui fera disparaître certains "marquages" historiques comme ceux de ce F1 intercepteur d'avions russes lors de son déploiement au-dessus de la Baltique à l'été 2013. Il s'agit d'un Mirage F1CR qui appartenait à l'ER 2/33 "Savoie"; il portait le code 118-NQ et le numéro 658. Ces cinq étoiles rouges témoignent de cinq interceptions réussies.



http://lignesdedefense.blogs.ouest-france.fr/archive/2017/11/11/la-seconde-vie-des-mirage-f1-de-chateaudun-18758.html  
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MessageSujet: Re: Industrie de defense Française   Mar 14 Nov 2017 - 14:23

Citation :
14.11.2017

Piriou s'implante au Sénégal en partenariat avec NGOM




Piriou NGOM Sénégal vient de voir le jour au Sénégal. L'annonce a été faite en marge du forum de Dakar.

Après avoir créé un chantier naval au Nigeria en 2004, puis au Vietnam en 2006 et en Algérie en 2013, le groupe breton poursuit ainsi son développement à l’international.

Selon un communiqué du 13 novembre, la nouvelle société proposera ses services en réparation et construction navale, notamment dans les domaines de la pêche, des navires de service et de la Défense.

Pascal Piriou, Président du groupe déclare: "Nous avons toujours considéré cette région comme très prometteuse. Forts de nos expériences réussies au Nigeria et en Algérie, notre implantation au Sénégal est devenue une évidence au regard de son potentiel diversifié. Si l’on ajoute à la flotte de pêche, y compris piroguière, celle des navires de services et les navires de la Marine Nationale sénégalaise, il y a un vrai potentiel pour un développement local".

http://lignesdedefense.blogs.ouest-france.fr/archive/2017/11/13/piriou-s-implante-au-senegal-en-partenariat-avec-ngom-18763.html
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MessageSujet: Re: Industrie de defense Française   Ven 17 Nov 2017 - 23:07

Citation :
Definvest, le fonds d’investissement de la Défense pour les entreprises stratégiques

Laurent Lagneau 17 novembre 2017




« Il n’est pas de vent favorable pour celui qui ne sait où il va », a dit le philosophe romain Sénèque. La preuve avec Definvest, le nouveau fonds d’investissement qui vient d’être lancé par le ministère des Armées et Bpifrance pour soutenir le développement des PME stratégiques pour la Défense, en particulier celle ayant développé des innovations dites de « rupture », que ce soit dans les domaines de l’intelligence artificielle, des nanotechnologies, le big data, les neurosciences, l’optique, l’internet des objets, l’impression 3D, etc…

Il y a exactement un an, Laurent Collet-Billon, alors Délégué général pour l’armement (DGA), avait avancé l’idée de créer un fonds d’investissement chargé d’éviter de voir les « pépites » technologiques françaises ayant un intérêt pour les armées se faire avaler une par une par des intérêts étrangers.

« Beaucoup de groupes chinois et surtout américains viennent convoiter les pépites françaises, attirés par le modèle d’innovation français », avait alors expliqué M. Collet-Billon, à l’occasion d’une audition parlementaire. « De plus en plus de sociétés d’autres continents tentent de s’emparer de certaines de nos PME ‘pépites’ et nous n’avons pas d’outil pour les défendre », avait-il ajouté, avant d’indiquer qu’une réflexion était en cours pour créer un fonds d’investissement destiné à financer les entreprises parmi les plus convoitées.

Six mois plus tard, la Direction générale de l’armement (DGA) et Bpifrance, filiale de la Caisse des Dépôts et de l’État, annoncèrent leur « volonté commune » de créer ce fonds d’investissement souhaité par Jean-Yves Le Drian, alors ministre de la Défense. Un accord portant sur « la création en 2017 d’un véhicule d’investissement Défense, doté initialement de 50 millions d’euros » fut ainsi signé.

Les choses sont donc allées vite, avec l’annonce, le 16 novembre, du lancement officiel de ce fonds d’investissement, appelé « Definvest ».

Dans le « faire-part de naissance », il est confirmé que ce fonds « vise à apporter une solution à ce défi majeur pour les entreprises et l’efficacité de notre défense » et qu’il a « pour vocation de prendre des participations au capital des pépites technologiques
du secteur de la Défense, aux côtés d’investisseurs financiers et industriels. »

L’objectif, poursuit le communiqué publié par le ministère des Amées et Bpifrance, est « de permettre à ces entreprises de se développer en toute autonomie grâce à l’augmentation de
leurs fonds propres. » Pour cela, Definvest bénéficiera des « expertises complémentaires » de la DGA et de la filiale de la Caisse des dépôts.

Le texte précise également que Mme le ministre des Armées, Florence Parly, et le Directeur général de Bpifrance, Nicolas Dufourcq, ont conjointement « validé les règles de fonctionnement » de Definvest. Elles seront transmises prochainement à l’Autorité des marchés financiers (AMF). Plusieurs PME ont déjà fait part de leur intérêt pour ce nouveau dispositif censé éviter une prise de contrôle étrangère d’une société spécialisée, par exemple, dans les systèmes microélectromécaniques (MEMS, pour Micro-Electro-Mechanical Systems), utilisés pour les systèmes de navigation inertiels, les radars ou encore la stabilisation des drones.

« La souveraineté de notre système de défense repose sur une industrie forte et compétitive », souligne le ministère des Armées, rappelant que cette dernière compte une dizaine de grands groupes et 4.000 petites et moyennes entreprises, ce qui représente environ 200.000 emplois.

http://www.opex360.com/2017/11/17/definvest-le-fonds-dinvestissement-de-la-defense-pour-les-entreprises-strategiques/
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MessageSujet: Re: Industrie de defense Française   Mer 22 Nov 2017 - 16:23

Citation :
22 novembre 2017

SCANIA sélectionne Centigon France pour le blindage de camions pour l'armée danoise



PARIS, November 22, 2017 /PRNewswire/ --


Le Danemark se dote de camions SCANIA dont les cabines seront blindées par le spécialiste français du blindage

Centigon France, une filiale du groupe Centigon Security, un des principaux acteurs sur le marché mondial des véhicules blindés civils et militaires, annonce aujourd'hui avoir été sélectionnée par SCANIA pour le blindage des cabines de camions destinés aux forces armées du Danemark.

Le marché initial avec l'organisme en charge des achats et de la logistique de la défense danoise Danish Defense Acquisition and Logistics Organization porte sur l'acquisition d'une importante flotte de camions militaires tactiques (environ 500) et civils (250 environ) destinés aux opérations militaires nationales, internationales et logistiques. Plus d'une centaine seront équipés de cabines blindées pouvant résister aux menaces balistiques et à l'explosion de mines et d'IED; les cabines seront disponibles en plusieurs niveaux de blindage selon la norme OTAN STANAG 4569.

Pour concevoir la protection balistique adaptée, CENTIGON s'est appuyée sur plusieurs décennies d'expérience dans le domaine du blindage et de l'intégration de matériaux balistiques, mais également sur des technologies innovantes comme la simulation digitale qui permet de tester la résistance de la cabine en amont de la conception. Centigon s'est également chargée de la réalisation de tests destructifs réels ainsi que de l'intégration d'équipements propriété des forces armées danoises.

« Nous sommes particulièrement fiers d'être associés à un constructeur de la renommée de SCANIA pour un projet militaire d'une telle envergure », a déclaré Franck Baucher , président directeur général de CENTIGON France. « C'est une commande stratégique qui prouve la capacité de CENTIGON à collaborer avec les OEM pour répondre aux attentes de clients très exigeants du secteur de la défense. »

Le contrat porte sur sept ans et comprend la livraison à SCANIA d'un ensemble de services de support, d'entretien et de réparation (MCO), la fourniture de pièces détachées et de la formation. Les livraisons de cabines blindées à SCANIA commenceront en 2019 pour se terminer en 2021.

À propos de Centigon France SAS

Avec plus de 60 ans d'expérience dans l'intégration de protection balistique et de blindage, CENTIGON produit tous types de véhicules blindés : transport de fonds, civils, et militaires. Fort d'un important savoir-faire industriel et d'une expertise balistique, les véhicules CENTIGON offrent une protection contre de multiples menaces (arme de poing, fusil d'assaut, arme perforante, IED, blast et mines). Leader sur son marché en Europe, Afrique et Moyen-Orient, Centigon France emploie 160 personnes et a livré plus d'un millier de véhicules blindés au cours des cinq dernières années.

http://rpdefense.over-blog.com/2017/11/scania-selectionne-centigon-france-pour-le-blindage-de-camions-pour-l-armee-danoise.html
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MessageSujet: Re: Industrie de defense Française   Mar 28 Nov 2017 - 22:41

Citation :
Avions de combat : Le directeur d’Airbus DS plaide en faveur d’une « collaboration intense » avec Dassault

Posté dans Forces aériennes, Industrie par Laurent Lagneau Le 28-11-2017




L’avenir de l’aviation de combat en Allemagne et en France s’annonce confus car plusieurs priorités se chevauchent. Côté allemand, l’on cherche un successeur au Panavia Tornado, dont le début du retrait du service actif est prévu en 2025. Et, pour le moment, la préférence du chef d’état-major de la Luftwaffe, général Karl Müllner, va à un avion de cinquième génération, c’est à dire le F-35A de Lockheed-Martin.

En France, un problème identique va se poser quand il s’agira de remplacer les Mirage 2000D à l’horizon 2030 par un appareil capable d’emporter le futur missile de croisière de la composante aéroportée de la dissuasion nucléaire.

L’on aurait pu penser que l’annonce, faite en juillet, par le président Macron et la chancelière Merkel au sujet du développement d’un nouvel avion de combat franco-allemand allait permettre de remplacer les Tornado et les Mirage 2000D.

Seulement, Mme le ministre des Armées, Florence Parly, précisa sur les ondes de RTL, le 14-Juillet, qu’il s’agissait plutôt de mettre au point un appareil destiné à remplacer le Rafale français et l’Eurofighter Typhoon allemand.

En attendant, pour Airbus Defence & Space, la perspective de voir la Luftwaffe se doter de F-35A car cela mettrait en danger l’industrie aéronautique européenne dans le domaine militaire. Aussi, pour Dirk Hoke, son directeur général, il pourrait être envisagé de certifier les Eurofighter allemands pour la mise en oeuvre des bombes nucléaires mises à la disposition de l’Otan par les États-Unis.

« Cela permettrait de maintenir une solution européenne, d’éviter d’acheter le F-35 […] dont les Européens n’auront jamais la maîtrise », a expliqué M.Hoke dans un entretien accordé au quotidien Les Échos. Est-il pertinent d’avoir une aviation de combat reposant que sur un seul type d’appareil? Pas sûr… Surtout s’il est décidé de clouer au sol un flotte entière après un accident.

Puis, dans un second temps, le directeur général d’ADS plaide en faveur de la mise au point d’un avion de combat de 6e génération, qui remplacerait ainsi les Eurofighter et les Rafale, voir les F/A-18 espagnols.

« Ma seule certitude est qu’il n’y aura pas de nouveaux projets européens sans une collaboration intense et forte entre Airbus et Dassault », a fait valoir M. Hoke. « Il nous faut trouver une solution gagnant-gagnant pour créer ensemble l’avion de la sixième génération qui permettra à toute l’industrie aéronautique européenne de maintenir ses compétences dans la défense. Sinon, elle serait amenée à disparaître », a-t-il continué.

Et M. Hoke d’ajouter : « L’enjeu est clair : le futur système de combat aérien européen a pour objectif de remplacer les trois avions militaires actuels, Tornado, Eurofighter et Rafale, à l’horizon 2040. »

Pour le directeur d’ADS, « ce n’est qu’en investissant ensemble dans un programme de plusieurs milliards d’euros pour un système de sixième génération que l’Europe assurera sa souveraineté ». Aussi, « la France et l’Allemagne doivent prendre le leadership et inviter évidemment les autres pays européens à les rejoindre » et « Dassault et Airbus ont des capacités parfaitement complémentaires pour le faire », a-t-il estimé.

Mais en attendant, Airbus et Dassault peinent à s’entendre sur le projet de drone MALE (Moyenne Altitude Longue Endurance) européen, connu sous le nom de « MALE RPAS ». En effet, l’industriel français a quitté les négociations portant sur cet appareil, comme l’a confirmé le journal Les Échos. Mais cela n’a pas l’air d’inquiéter M. Hoke.

« L’arbitrage rendu […] en juillet a donné le leadership de ce projet à l’Allemagne, avec la définition d’un drone doté de deux moteurs, comme l’exige le Parlement allemand », a-t-il admis. « La France comme l’Allemagne ont besoin de ce drone de surveillance, si leurs armées ne veulent pas dépendre du bon vouloir américain. Je suis sûr que nous trouverons un bon compromis », a-t-il assuré. Eh bien si ça se passe ainsi pour développer un avion de combat de 6e génération, ça promet…

http://www.opex360.com/2017/11/28/avions-de-combat-le-directeur-dairbus-ds-plaide-en-faveur-dune-collaboration-intense-avec-dassault/
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MessageSujet: Re: Industrie de defense Française   Sam 9 Déc 2017 - 14:26

Citation :
09.12.2017

A Saint-Nazaire, Acmat stocke ses premiers véhicules légers tactiques polyvalents non protégés


Lu dans notre édition de Saint-Nazaire vendredi:




http://lignesdedefense.blogs.ouest-france.fr/archive/2017/12/09/a-saint-nazaire-acmat-commence-a-sortir-ses-premiers-vehicul-18845.html
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MessageSujet: Re: Industrie de defense Française   Sam 9 Déc 2017 - 14:54

Citation :
Le projet franco-allemand de canon électromagnétique avance

Posté dans Technologie par Laurent Lagneau Le 09-12-2017




Les États-Unis, et en particulier l’Office of Naval Research [ONR], communiquent régulièrement sur le programme de canon électromagnétique (ou Railgun), lancé en 2005. Un telle arme révolutionnerait l’artillerie navale et terrestre de par ses performances, lesquelles sont sans commune mesure avec celles des canons à poudre traditionnels.

Mais l’ONR n’est pas le seul à travailler sur ce sujet. Le discret Institut franco-allemand de recherches de Saint-Louis (ISL), placé sous la tutelle de la Direction générale de l’armement (DGA) et du Bundesministerium der Verteidigung (BAAINBw), développe en effet une arme de cette nature.

Et ce projet a été mis sous le feu des projecteurs à l’occasion du dernier Forum DGA Innovation, qui a lieu le 7 décembre à Palaiseau. Et, visiblement, les chercheurs de l’ISL ont bien avancé, même s’il reste encore quelques défis à relever.

Le principe du canon électro-magnétique consiste à faire circuler un courant électrique très intense couplé à un champ magnétique entre deux rails conducteurs d’électricité parallèles. Grâce à la force de Laplace, résultante de celle de Lorenz, un projectile, également conducteur et placé entre ces deux rails subit une accélération très forte au point d’être éjecté à une vitesse d’au moins Mach 5, ce qui l’envoie à une distance de 200 km.

Actuellement, les meilleurs systèmes d’artillerie ont une portée allant de 40 à 70 km (cas du Lance Roquettes unitaire, par exemple). Avec ce canon électromagnétique, il sera donc possible d’envoyer un projectile 3 à 5 fois plus loin. Cela permettra ainsi de tirer sans s’exposer à la riposte adverse, c’est à dire à distance de sécurité. Et sans avoir recours à des missiles de croisières, au coût élevé.

Les avantages du canon électro-magnétique sont nombreux. Il permet ainsi d’éviter de stocker des explosifs, comme par exemple à bord d’un navire. Et son coût est abordable. D’après les données américains, un tir devrait coûter au maximum 50.000 dollars (essentiellement dû au projectile utilisé, qui devra être guidé) contre 500.000 à 1,5 million de dollars pour un missile.

Cela étant, des travaux sont encore nécessaires pour en faire une arme pleinement opérationnelle. Chaque tir donne lieu à des contraintes physiques importantes, ce qui limite la possibilité de tirer des salves. L’ONR y travaille, tout comme l’ISL.

« Le courant électrique de plusieurs millions d’ampères créé des gaz incandescents, que l’on veut éviter, car ils réduisent l’efficacité et endommagent le canon », explique la DGA. Mais le défi principal, ajoute-t-elle, « réside dans le stockage et la libération de l’énergie électrique nécessaire. » Car pour envoyer un obus à 200 km, il faut une « quantité d’énergie pas considérable, mais délivrée en un instant tellement court que la puissance électrique nécessaire est comparable à celle nécessaire pour une ville de 500.000 d’habitants. »

Visiblement, l’ISL est sur le point de remédier à ces problèmes. L’Institut travaille en effet sur des alimentations électriques ultra compactes pouvant délivrer jusqu’à 1 GW dans un volume 10 fois moindre qu’avec une technologie classique, grâce à un stockage magnétique, des interrupteurs ultrarapides et des matériaux supraconducteurs.

« Au-dessous de -200°C, certains matériaux n’opposent plus de résistance au passage du courant. Ce qui signifie qu’ils peuvent transmettre l’électricité sans perte », précise la DGA.

Si un camion équipé d’un tel canon électromagnétique a été présenté sur le stand de l’ISL lors du forum Innovation, la première application opérationnelle « concernera des plateformes navales », indique la DGA.

Photo : Institut franco-allemand de recherches de Saint-Louis

http://www.opex360.com/2017/12/09/le-projet-franco-allemand-de-canon-electromagnetique-avance/
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MessageSujet: Re: Industrie de defense Française   Sam 16 Déc 2017 - 21:58

Citation :
Airbus H225 Helicopter Testbed Progresses on Automatic Landing

10:03 AM, December 15, 2017


Airbus Helicopters H225 Project EAGLE testbed


Airbus Helicopters makes progress in the experimentation of its Project EAGLE (Eye for Autonomous Guidance and Landing Extension), with the in-flight validation of the on-board image processing system.

Performed on an H225 flying testbed, the trials have demonstrated the system’s ability to select asmall ground “target” from ranges of up to 2 miles and to automatically track it during the approach performed by the pilot.

The flight tests have also validated Eagle’s architecture and main components, such as the gyrostabilized optronics package and the processing unit. The next steps of the testing campaign will focus on coupling Eagle with the automatic flight control system to fully automatise the approach to a selected landing area.

The Eagle (Eye for Autonomous Guidance and Landing Extension), this research project aims to federate the entire helicopter’s image processing functions and feed them into the avionics system, thus improving the crew’s situation awareness and reducing the pilot’s workload by automating and securing approaches, take-off and landing in the most demanding environments.

The system is designed to be integrated on a variety of existing and future Airbus vertical take-offand landing (VTOL) vehicles.

http://www.defenseworld.net/news/21525/Airbus_H225_Helicopter_Testbed_Progresses_on_Automatic_Landing#.WjWFw6bbLIU
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MessageSujet: Re: Industrie de defense Française   Dim 17 Déc 2017 - 15:38

Citation :
Une PME française a mis au point un blindage plus résistant et deux fois plus léger


Posté dans Technologie par Laurent Lagneau Le 17-12-2017




Avec le soutien de la Direction générale de l’armement (DGA), via le dispositif RAPID, et en partenariat avec le CTTC (Centre de transfert de technologies céramiques) de Limoges, la PME française Marion Technologies a mis au point un procédé de fabrication qui, appelé « NANO NOXCERA », permet de produire des blindages 20% plus résistants par rapport aux standards actuels du marché tout en étant deux fois plus légers.

Présentée lors du dernier forum DGA Innovation, NANO NOXCERA s’appuie sur les nanotechnologies et allie deux innovations « majeures. »

La première porte sur la production d’une poudre céramique à base de carbure de bore, de taille nanométrique. Les propriétés de ce matériau se rapprochent de celles du diamant, du moins pour ce qui concerne sa dureté. « Plus le grain est fin, plus la dureté, ‘propriété naturelle’ de cette matière est préservée », explique la DGA.

La seconde innovation fait appel à un procédé appelé « frittage flash », que maîtrisent le CTTC et le laboratoire de recherche « Science des procédés céramiques et de traitements de surface » (SPCTS) de l’Université de Limoges.

Avec ce procédé, la poudre de carbure de bore est consolidée par un courant pulsé de haute intensité, tout en étant soumise à une haute pression et à une température de 1.600°C. « La matière est transformée vingt fois plus vite qu’avec un procédé standard », souligne la DGA. Et d’ajouter : « Le matériau produit est nanostructuré, c’est à dire que ces grains de très petite taille lui procurent une dureté et une résistance améliorée, ce qui est particulièrement intéressant pour les applications en blindage. »

Cette innovation a des applications militaires évidentes. Mais pas seulement car elle peut aussi intéresser l’industrie nucléaire pour la mise au point de barres neutroniques.

Photo : CTTC

http://www.opex360.com/2017/12/17/pme-francaise-a-mis-point-blindage-plus-resistant-et-deux-plus-leger/
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MessageSujet: Re: Industrie de defense Française   Lun 18 Déc 2017 - 18:12

Citation :
Thales s’offre Gemalto pour créer un géant mondial de la sécurité numérique


Posté dans Cyberguerre, Industrie par Laurent Lagneau Le 18-12-2017




L’entreprise Gemalto, spécialiste de la sécurité numérique, suscite les convoitises, d’autant plus qu’elle a connu une année difficile, avec une baisse de son chiffre d’affaires dans ses deux activités historiques (les cartes SIM et bancaires). En France, elle vient d’ailleurs d’engager un plan de suppression de 10% de ses effectifs.

Ainsi, le 11 décembre, le groupe informatique français Atos a indiqué avoir fait une offre de 4,3 milliards d’euros, payable en « cash », pour prendre le contrôle de Gemalto, né en 2006 après la fusion de Gemplus avec Axalto et de Gemplus.

« Nous partageons le même ADN. Nous sommes deux groupes d’ingénieurs. Il y a une très grande complémentarité entre nos activités », avait alors expliqué Thierry Breton, le Pdg d’Atos.

Seulement, pour les actionnaires de Gemalto, l’offre faite par le groupe informatique (46 euros par action) était insuffisante. D’où son rejet. C’est alors que le groupe d’électronique de défense Thales s’est invité dans les débats.

Au cours des ces trois dernières années, Thales n’a cessé de se renforcer dans la sécurité numérique et les technologies pleines de promesses, comme l’intelligence artificielle et le big data en investissant plus d’un milliard d’euros pour racheter plusieurs entreprises (Sysgo, Guavus, Vormetric). Aussi, Gemalto ne pouvait que l’intéresser.

Et c’est ainsi que, le 17 décembre, Thales a annoncé l’acquisition de Gemalto, au prix de 51 euros par action. Ce qui valorise le numéro un mondial des cartes SIM à environ 4,8 milliards d’euros. Une offre que la direction de ce dernier a estimé plus convenable que celle faite par Atos.

« L’acquisition de Gemalto marque une étape clé dans la mise en oeuvre de la stratégie de Thales. Avec l’équipe de direction de Gemalto, nous avons de grandes ambitions fondées sur une vision partagée de la transformation numérique de nos métiers et de nos clients », a expliqué Patrick Caine, le Pdg du groupe d’électronique de défense.

Pour Philippe Vallée, le directeur général de Gemalto, il a fait part de sa « conviction que l’arrivée de Gemalto au sein de Thales est le choix le plus porteur et le plus pertinent pour (son) entreprise, ses collaborateurs, ses clients, ses actionnaires et ses autres parties prenantes. »

Dans un communiqué, Thales fait valoir que l’intégration de Gemalto est une « accélération majeure » de sa stratégie et qu’elle lui permettra de renforcer « son offre numérique sur ses cinq marchés (aéronautique, espace, transports terrestres, défense et sécurité. »

« Cette nouvelle activité représentera environ 20% du chiffre d’affaires pro forma du groupe et se classera parmi les trois principaux acteurs mondiaux avec 3,5 milliards d’euros de chiffre d’affaires sur le marché en forte croissance de la sécurité numérique », ajoute Thales.

« En intégrant les activités de sécurité numérique d’envergure mondiale de Gemalto, Thales offrira une solution complète pour sécuriser l’ensemble de la chaîne de décision critique dans un environnement numérique, de la génération de données par des capteurs jusqu’à la prise de décision en temps réel. Avec un portefeuille de technologies innovantes sans égal, Thales sera dans une position unique pour offrir aux entreprises et aux administrations une réponse adaptée aux enjeux de la sécurité des données, qui est au cœur de la transformation numérique », souligne encore le groupe présidé par Patrick Caine.

La marque « Gemalto » n’est pas appelée à disparaître. Mais elle opérera « en tant qu’une des sept activités mondiales de Thales », laquelle sera dirigée par Philippe Vallée.

Ce rapprochement entre Thales et Gemalto donnera lieu à une force de frappe accrue en matière de recherche et développement (R&D). « L’ensemble combiné emploiera plus de 28.000 ingénieurs, 3.000 chercheurs et investira plus de 1 Md€ en R&D autofinancée », avance le communiqué publié conjointement par les deux groupes.

Cela étant, cette opération n’est pas encore définitive. Selon les termes de l’accord, elle pourrait être remise en cause si une offre supérieure d’au moins 9% à celle de Thales est soumise au conseil d’administration de Gemalto dans les trois mois à venir.

Toutefois, le groupe d’électronique sera autorisé à « s’aligner sur ladite offre, « auquel cas Gemalto ne pourra pas mettre fin à l’accord de rapprochement. » Pour le moment, un tel scénario n’est pas envisageable, Atos ayant fait part de son intention de ne pas donner de suite son offre annoncée la semaine dernière.

Photo : Pxhere.com

http://www.opex360.com/2017/12/18/thales-soffre-gemalto-creer-geant-mondial-de-securite-numerique/
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MessageSujet: Re: Industrie de defense Française   Mar 19 Déc 2017 - 19:27

Citation :
L’œil du Scorpion

19 décembre 2017/ Industrie et matériels


Une fois n’est pas coutume, le 1er décembre dernier, une délégation de l’ambassade des Etats-Unis, menée par le lieutenant-colonel Naylor de l’US Army, a été reçue à la DGA pour acquérir un équipement baptisé Antarès, réalisé par l’entité optronique de Thales, TOSA.

Conçu il y a dix ans dans le cadre d’un projet personnel d’un ingénieur, et remarqué par un ancien de l’Onera, J.-C. Fontanella, le projet Antarès cherchait à proposer une solution alternative et low cost aux systèmes de protection des blindés utilisant plusieurs caméras disposées autour du véhicule, mais surtout une régie vidéo pour en assurer le dispatching auprès de l’équipage.

Antarès n’utilise, lui, qu’un seul capteur, mais une lentille spéciale permet de filmer l’environnement du blindé sur 360° avec une résolution de 5 mégapixels. Un petit logiciel adresse ensuite en temps réel les champs de vision nécessaires à la mission du pilote, de l’artilleur et du chef de char.

Légère, plug and play, adaptable à tous types de plateformes, offrant la vision de nuit, cette solution trop avant-gardiste n’avait pas retenu l’attention et sombre peu à peu dans l’oubli. C’est alors que le bouche à oreille prend le relais. D’abord avec le général Gomard, qui en parle à la STAT, puis avec l’Onera, qui pousse à son tour le sujet auprès de la DGA. Au final, et à la demande des opérationnels, Antarès intègre l’offre Thales pour le programme Scorpion. Il sera ensuite présenté à la délégation militaire américaine et à Donald Trump en personne lors du défilé du 14-Juillet dernier.

En dehors d’une longue liste de questions techniques, le lieutenant-colonel Naylor a refusé de s’exprimer sur la quantité et la nature des plateformes qui pourraient accueillir Antarès. Mais l’US Army cherche depuis plusieurs mois une solution pour renforcer la protection des 5 000 véhicules blindés Stryker vulnérables en combat urbain et dans les scénarios de guerre hybride.

D’ailleurs le système MCRWS de Kongsberg, qui commande la tourelle et le canon de 30 mm des Stryker, offre un bus d’entrée/sortie compatible avec Antarès. Mais surtout un millier de ces véhicules seraient destinés à évoluer vers des plateformes autonomes entièrement robotisées, pour lesquelles la vision sur 360° en temps réel est un pré-requis indispensable.

Après les ventes record de caméras Sophie sur les chars T-90 russes, c’est sans doute une nouvelle success story qui s’annonce pour TOSA.

https://www.ttu.fr/loeil-du-scorpion/
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MessageSujet: Re: Industrie de defense Française   Jeu 21 Déc 2017 - 22:10

Citation :
21 déc. 2017 | Par Yann Cochennec

Bruxelles adoube le rachat de Zodiac Aerospace par Safran


La Commission européenne donne son accord au rachat de Zodiac Aerospace par Safran.
© Zodiac Aerospace


La Commission européenne autorise le rachat de Zodiac Aerospace par Safran sans poser de conditions, estimant que l'opération ne pose aucun problème de concurrence.

La Commission européenne vient de donner son accord à l'opération de rachat de Zodiac Aerospace par le groupe Safran lancée le 19 janvier 2017. "Nous pouvons donner notre feu vert à cette transaction et à l'émergence d'un acteur européen de premier plan à la lumière des règles de l'Union européenne en matière de concentration et de concurrence", a indiqué, ce jeudi 21 décembre, Margrethe Vestager, commissaire européenne chargée de la concurrence. Et de poursuivre : Safran et Zodiac Aerospace sont deux acteurs français majeurs des marchés aéronautiques mais la concurrence qui s'exercera sur eux en Europe restera vive". L'enquête menée par les services de la concurrence de la Commission européenne a conclu, sur les trois points étudiés, que la concurrence ne sera pas remise en cause par ce rachat de Zodiac Aerospace par le groupe Safran.

Sur le segment des systèmes électriques pour avions, Bruxelles estime que "l'augmentation des parts de marché résultant de l'opération restera limitée" et que "la concurrence avec les autres acteurs présents sur ce segment restera vive. Sur le segment des trains d'atterrissage et des systèmes de câblage, le futur ensemble, né du rachat de Zodiac Aerospace par Safran, "n'aura pas la capacité et/ou la tentation d'évincer des tiers", estime la Commission européenne qui estime également que le portefeuille d'activités du futur ensemble ne pourra "évincer" des concurrents "proposant une gamme de produits plus restreinte".

http://www.air-cosmos.com/bruxelles-adoube-le-rachat-de-zodiac-aerospace-par-safran-104907
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MessageSujet: Re: Industrie de defense Française   Ven 22 Déc 2017 - 18:13

Citation :
Alliance dans les sous-marins : Naval Group drague le suédois Saab Kockums

 Par Michel CABIROL            |     22/12/2017, 6:56   |   557   mots


Naval Group prendrait le leadership dans les campagnes portant sur des sous-marins océaniques, de type
Scorpène ou Barracuda avec une propulsion classique. De son côté, Saab Kockums serait le leader dans les
campagnes commerciales pour des sous-marins côtiers. (Crédits : DCNS)

     
Naval Group et le chantier naval suédois Saab Kockums sont en négociations avancées pour se rapprocher dans le domaine commercial via des accords de coopération.


Selon plusieurs sources concordantes, Naval Group et le chantier naval suédois Saab Kockums sont en négociations avancées pour se rapprocher dans le domaine commercial, via des accords de coopération. Cette alliance ne débouchera pas, précise-t-on à La Tribune, sur une prise de participation croisée entre les deux groupes, contrairement au rapprochement dans les bâtiments de surface entre Naval Group et l'italien Fincantieri. Les deux groupes travaillent sur un accord, qui leur permettrait de proposer des offres communes dans les sous-marins. Ainsi deux sociétés seraient envisagées selon le schéma d'un partage 60-40. Contacté par La Tribune, Naval Group n'a pas souhaité commenter.

Dans ce cadre, Naval Group prendrait le leadership dans les campagnes portant sur des sous-marins océaniques, de type Scorpène ou Barracuda avec une propulsion classique. De son côté, Saab Kockums serait le leader dans les campagnes commerciales pour des sous-marins côtiers. Présenté pour la première fois en 2010, le programme Andrasta, un sous-marin spécialement conçu par Naval Group pour l'action littorale, serait quant à lui arrêté. Certaines briques technologiques pourraient être apportées aux Suédois. D'autant que le périmètre de l'accord intégrerait le design des sous-marins et un partage des charges de travail.

Une opération qui relancerait Saab Kockums

Après le projet de rapprochement avec Fincantieri, cette nouvelle opération initiée par Naval Group soulève également certaines questions. Notamment celle de relancer Saab Kockums, actuellement sur le fil du rasoir même si l'État suédois soutient à fonds perdus cette entreprise considérée comme stratégique. Le chantier de de Karlskrona (sud de la Suède), ne peut vivre sans commandes à l'export. S'il fait montre d'une agressivité incroyable en Pologne notamment, ainsi qu'aux Pays-Bas, Saak Kockums ne part pas comme favori face à l'allemand TKMS et à Naval Group. Un échec pourrait lui porter un coup très rude, voire fatal. Pourquoi Naval Group devrait-il se pacser à tout prix avec un partenaire moribond soutenu par un ministre de la Défense suédois pro-américain (achat des Patriot au détriment du système franco-italien SAMP/T)?

Faut-il également rappeler que Naval Group est aujourd'hui un vrai leader technologique en Europe, grâce à des savoir-faire et des compétences sans égal. Une vraie pépite. Ce qui lui confère un avantage compétitif très appréciable. Si Naval Group transfère à Saab Kockums des compétences clés comme dans le domaine acoustique par exemple, les Suédois sauront se les approprier en raison de leur longue expérience industrielle et opérationnelle dans la filière des sous-marins. Ce qui n'a pas été tout à fait le cas de l'espagnol Navantia, avec qui Naval Group a finalement divorcé dans des conditions extrêmement difficiles. Mais Navantia n'en est pas moins devenu un concurrent grâce aux technologies transférées par la France...

Enfin, à force de saucissonner Naval Group (séparation des activités avec différents partenaires), le groupe naval risque de devenir un puzzle industriel géré par un holding et susceptible d'être dispersé selon le bon vouloir des politiques, comme le redoutent beaucoup d'observateurs. Ce qui serait extrêmement dommageable pour la force de dissuasion, clé de voûte de la défense nationale.

https://www.latribune.fr/entreprises-finance/industrie/aeronautique-defense/alliance-dans-les-sous-marins-naval-group-drague-le-suedois-saab-kockums-762629.html
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MessageSujet: Re: Industrie de defense Française   Dim 24 Déc 2017 - 17:46

Citation :
Développée par Silios Technologies et Safran, la caméra 2SID rend le camouflage inefficace

Posté dans Technologie par Laurent Lagneau Le 24-12-2017




Voir sans être vu est primordial sur le champ de bataille. D’où le camouflage. Mais une nouvelle technologie, développée par la PME Silios Technologies et Safran, avec le soutien de la Direction générale de l’armement (DGA), va sans doute rebattre les cartes et donner un avantage significatif aux forces françaises.

L’oeil humain ne peut saisir que trois bandes spectrales (à savoir le rouge, le bleu et le vert, le cerveau se chargeant de faire en sorte que l’on puisse voir en couleur). Il en va de même pour les appareils photo et les caméras numériques : ils enregistrent et restituent des éléments observés dans ces trois couleurs.

La caméra 2SID (Super-Spectral Imaging Device), conçue par Silios Technologies et Safran va au-delà de ces limites. Cette dernière, avance la DGA, « saisit l’image d’une scène dans un plus grand nombre de bandes spectrales, autrement dit selon un spectre plus précis et plus riche. »

Ainsi, cette caméra, dite « spectrale », est en mesure d’enregistrer une scène dans 9 bandes spectrales infrarouge, ce qui permet d’obtenir beaucoup plus d’informations.

« La caméra réussit à saisir et à traiter neuf images en simultané à cadence vidéo, offrant un niveau de résolution inégalé. Cela représente des milliers de données traitées en temps réel, permettant d’atteindre une capacité d’analyse de la scène inédite », explique la DGA, pour qui cette technologie est « unique au monde ».

En traitant les informations obtenues selon ces 9 bandes spectrales infrarouge, il est en effet possible de voir ce que l’oeil humain n’était pas en mesure d’observer. Comme, par exemple, un véhicule camouflé. Avec cette caméra 2SID, il pourra être localisé par les traitements d’image.

« Ce qui rend ce projet unique, c’est d’avoir réussi à miniaturiser cette caméra super puissante. Elle pourra ainsi être intégrée dans des viseurs, dans des boules gyrostabilisées, ou encore des jumelles », estime la DGA, qui a présenté cette caméra lors de son dernier « Forum Innovation », organisé le 7 décembre dernier.

Outre les applications militaires, la caméra 2SID pourrait être utilisée dans plusieurs domaines civils, comme l’agriculture (pour cartographier des exploitations agricoles, afin optimiser les procédés d’épandage d’engrais) ou encore la médecine (en particulier la dermatologie).

En matière d’observation, les PME françaises sont particulièrement innovantes. Outre Silios Technologies, et avec le soutien de la DGA, Photonis a ainsi mis au point la caméra CMOS Kameleon, capable de filmer en couleur dans l’obscurité.

Photo : Direction générale de l’armement

http://www.opex360.com/2017/12/24/developpee-silios-technologies-safran-camera-2sid-rend-camouflage-inefficace/
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MessageSujet: Re: Industrie de defense Française   Jeu 28 Déc 2017 - 17:37

Citation :
jeudi 28 décembre 2017

Et maintenant les Chinois


Le Chinois Geely met un pied dans la porte de la défense française, en rachetant 8,2% du capital de AB Volvo -un chèque de 3,25 MdEUR- qui lui ouvrent 15% des droits de vote. La stratégie de la firme suédoise envers sa filiale défense française, VGGS, n'est déjà pas toujours facile à comprendre, mais l'arrivée d'un tel actionnaire (déjà propriétaire de Volvo Cars) n'a rien de rassurant.

VGGS s'assure de la maintenance d'une bonne partie du parc français, du développement de deux programmes pour les forces spéciales, et fournit la partie basse du Scorpion et du Jaguar : pas une paille, donc. D'autant que ces deux derniers véhicules constituent des espoirs de redonner un coup de fouet à toute l'industrie d'armement terrestre française, un segment sur lequel les chinois sont très offensifs à l'export -il ne suffit que de voir leur présence croissante sur les salons d'armement occidentaux-.

http://lemamouth.blogspot.fr/2017/12/et-maintenant-les-chinois.html
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MessageSujet: Re: Industrie de defense Française   Dim 31 Déc 2017 - 16:41

Citation :
RAPACE, un système pour régler une arme en moins d’une minute

Posté dans Technologie par Laurent Lagneau Le 31-12-2017




Régler une arme peut être à la fois long et fastidieux. Pour rendre cette tâche plus facile et rapide, STARNAV, une PME normande spécialiste de l’extraction de données géométriques à partir d’images, créée en 2007, propose une solution qui a été mise en avant lors du dernier forum DGA Innovation, organisé le 7 décembre dernier.

Développée depuis 2015 dans le cadre du dispositif RAPID (Régime d’Appui pour l’Innovation Duale) de la Direction générale de l’armement (DGA), la solution numérique RAPACE (Réglage d’Arme Par Analyse et Correction Étalonnée) permet en effet de régler avec précision un fusil d’assaut en moins d’une minute.

Pour cela, RAPACE repose sur une tablette tactile durcie IP66 fixée ainsi que sur un capteur optique (et une télécommande). Après avoir inséré le canon dans l’orifice de la caméra jusqu’à la butée et fixé l’arme avec la pince Picatiny, l’utilisateur doit ensuite préciser ses intentions au logiciel : simbleautage (aligner l’axe optique d’une lunette de tir avec celui du canon de l’arme) ou zérotage (opération qui « permet de retrouver un réglage antérieur, caractérisé par un jeu de paramètres »).

« L’algorithme croise ces informations avec les données personnelles de l’utilisateur déjà enregistrées et aussi avec les données qui évoluent comme la température ou la munition employée », explique la DGA.

Après, il suffit de lancer la mesure (ce qui dure une vingtaine de secondes). À l’issue, un réticule virtuel s’affiche sur l’écran de la tablette. Il ne reste donc plus à l’aligner sur celui de la lunette. Et l’arme est ainsi réglée.

Selon STARNAV, ce réglage assure un tir « précis à +/- 8 cm à 200 mètres pour une arme connue par RAPACE ». Pour résumer, ce système permet donc de régler des armes sans tir, de façon très précise et personnalisée.

« Aujourd’hui, notre système permet au tireur de retrouver ses réglages dans n’importe quelles conditions, sur une arme qu’il a configurée une première fois. Mais plus tard, lorsque les données seront suffisamment nombreuses, RAPACE pourra indiquer les réglages à faire sur tout type d’arme, à partir d’une première configuration faite sur une seule arme », avait en outre expliqué George Lamy au Rousseau, le Pdg de STARNAV, à l’Usine Digitale, en février dernier.

Les forces spéciales françaises testent RAPACE depuis le début de cette année. Mais d’après la DGA, s’il intéresse les militaires, les forces de sécurité intérieure le sont tout autant. « En France, les armes qu’utilisent les policiers et les gendarmes ne sont pas systématiquement individuelles. Dans ce cas de figure, RAPACE permettrait des gains de temps considérables », souligne t-elle, avant de préciser que « STARNAV étudie également une version moins chère pour le calibrage des armes de chasse. »

http://www.opex360.com/2017/12/31/rapace-systeme-regler-arme-dune-minute/
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MessageSujet: Re: Industrie de defense Française   Jeu 11 Jan 2018 - 18:13

Citation :
Naval Group et Airbus vont mener une étude sur les futurs drones aériens de la Marine nationale

Posté dans Forces navales, Technologie par Laurent Lagneau Le 11-01-2018




Deux jours après le dégel des 700 millions d’euros de crédits tant attendu par le ministère des Armées, la Direction générale de l’armement (DGA) a notifié à Naval Group et à Airbus Helicopters un contrat portant sur une étude destinée à préparer « la future capacité des drones tactiques à décollage vertical des navires de la Marine nationale. » L’annonce a été faite ce 11 janvier.

« L’objectif est d’instruire les principaux choix technologiques à réaliser pour l’intégration de cette capacité au sein d’un navire fortement armé. Le niveau de maturité technologique visé à l’issue du marché (mi 2021) est un démonstrateur du système complet dans un environnement représentatif. Le programme de démonstration inclut notamment des essais en vol depuis une frégate », a expliqué la DGA, dans son communiqué.

En octobre 2016, et dans le cadre du programme SDAM (Système de Drone Aérien pour la Marine) Naval Group et Airbus Helicopters avaient déjà annoncé un partenariat en vue de développer le VSR-700, un drone VTOL (Vertical Take Off and Landing / Décollage et atterrissage vertical) basé sur l’hélicoptère civil léger Cabri G2, développé par la PME française Guimbal.

Construit avec des matériaux composites et doté d’un moteur de 145 ch, cet appareil de 700 kg est capable de voler à 5.000 mètres d’altitude, à une vitesse de croisière de 185 km/h.

« Les sociétés Thales et Safran Electronics & Defense seront associées aux travaux de cette étude qui bénéficieront ainsi des compétences et briques technologiques de ces sociétés dans le domaine des drones aériens à voilure fixe, acquises notamment au travers des travaux de recherche commandités […] dans le domaine des drones depuis 2005 », a encore précisé la DGA.

Cela étant, dans le cadre de l’Action Préparatoire sur la Recherche en matière de Défense, l’Union européenne a également lancé un appel à projets pour la mise au point d’un démonstrateur de drone aérien embarqué à l’horizon 2022.

Par ailleurs, la Marine nationale utilise déjà d’un drone aérien embarqué, avec le Camcopter S-100 du constructeur autrichien Schiebel. Cet appareil a l’objet de plusieurs campagnes d’essais menées par le Centre d’expérimentations pratiques et de réception de l’aéronautique navale (CEPA/10S).

Pour un navire, le drone aérien (tout comme l’hélicoptère) est un multiplicateur d’effet. Il est ainsi estimé qu’un appareil de ce type permettrait de multiplier par quatre (pour 10 heures de vol) la capacité de couverture des futurs patrouilleurs du programme BATSIMAR (Bâtiment de surveillance et d’intervention unique).

Dans son rapport pour avis sur les crédits de la Marine nationale pour l’année 2018, le député Jacques Marilossian a esquissé une vision à plus long terme en évoquant le développement d’un drone MALE (moyenne altitude longue endurance) « marine », qui « pourrait être mis en œuvre par les plus gros bâtiments de la flotte, les BPC et le porte-avions. » Un tel appareil est à l’étude aux États-Unis, afin d’en doter les frégates et les destroyers de l’US Navy ainsi que les navires d’assaut amphibie utilisés par l’US Marine Corps (projet TERN).

Enfin, le député a également parlé de la mise au point d’un drone de combat aérien de combat aéroterrestre ou aéromaritime (UCAV), qui « pourrait être intégré au porte-avions et compléter ainsi sa palette opérationnelle. » Pour le moment, cette piste n’est plus privilégiée aux États-Unis (lesquels ont une longueur d’avance sur tout le monde avec le X-47B), la priorité allant vers un drone pour le ravitaillement en vol.

http://www.opex360.com/2018/01/11/naval-group-airbus-mener-etude-futurs-drones-aeriens-de-marine-nationale/
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MessageSujet: Re: Industrie de defense Française   Dim 14 Jan 2018 - 17:51

Citation :
Le groupe français iXblue fournira le système de navigation inertielle des frégates de taille intermédiaire

Posté dans Forces navales, Industrie par Laurent Lagneau Le 14-01-2018




Le système GPS est bien pratique pour savoir où l’on se trouve, sauf en cas de perte, de brouillage ou de piratage du signal. D’où l’importance des centrales de navigation inertielles, qui ont l’énorme avantage de fonctionner en toute autonomie grâce à leurs capteurs (gyromètres, accéléromètres, etc.) qui permettent de mesurer le mouvement.

Dans ce domaine, le groupe français iXblue s’est taillé une très bonne réputation, au point d’avoir récemment obtenu plusieurs contrats importants auprès de la Royal Navy et de la marine allemande. En outre, il a également été choisi pour équiper plusieurs navires de la Marine nationale à l’occasion de leur modernisation (comme, par exemple, les frégates anti-aérienne).

Et ce n’est pas fini puisque, aux dépens de Safran, Naval Group a retenu les solutions proposées par iXBlue pour les cinq frégates de taille intermédiaire (FTI, ou Belharra) destinées à la Marine nationale.

Concrètement, iXBlue aura à fournir des centrales de navigation inertielles « Marins » ainsi que des calculateurs et des systèmes de distribution de données « Netans ».

« iXblue est fier de la grande marque de confiance accordée par Naval Group pour la réalisation de ce programme majeur de renouvellement des forces navales françaises », s’est félicité Thomas Buret, le responsable de la division Systèmes Inertiels et Applications de l’industriel. »

« Ce contrat est l’aboutissement d’une collaboration de longue date avec Naval Group que nous accompagnons sur plusieurs programmes à l’export. C’est en revanche la première fois que les systèmes iXblue sont choisis par Naval Group pour équiper, dès son neuvage (*), un navire de premier rang de la marine nationale », a souligné ce même responsable. « Ce contrat témoigne ainsi de la qualité et de la fiabilité des systèmes de navigation iXblue, devenus des équipements de référence sur le marché de la défense navale », a-t-il ajouté.



Le fonctionnement des centrales de navigation Marins repose sur des gyroscopes à fibre optique développés par iXblue. elles « fournissent des informations très précises de position, cap, roulis, tangage et de vitesse quel que soit l’environnement et y compris lorsque les signaux GNSS [de positionnement par satellite, ndlr] sont inaccessibles », explique le groupe.

Quant au système Netans, il « s’interface directement avec les capteurs du navire, dont il analyse, fusionne puis distribue les données vers l’ensemble des systèmes de bords. » Ainsi, il « procure ainsi une information de navigation fiable, cohérente et précise au sein des environnements opérationnels les plus difficiles, tout en répondant aux problématiques de cybersécurité. »

Actuellement, les systèmes mis au point par iXblue équipent plus de 35 marines dans le monde. Par ailleurs, son logiciel de navigation SENIN équipe la totalité de la flotte française. Ce contrat obtenu auprès de Naval Group lui permet de « positionner comme un acteur français de référence dans le domaine de la navigation. »

(*) Période au cours de laquelle sont menés les essais d’un nouveau navire

http://www.opex360.com/2018/01/14/groupe-francais-ixblue-fournira-systeme-de-navigation-inertielle-fregates-de-taille-intermediaire/
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MessageSujet: Re: Industrie de defense Française   Mar 6 Fév 2018 - 18:50

Citation :
Pourquoi Nexter est sur une belle dynamique

Par Michel CABIROL | 06/02/2018, 16:28 | 1273 mots


Le Qatar va-t-il être le premier client export à s'offrir le VBCI de Nexter? (Crédits : Nexter)


Nexter est en pleine forme. Et les années à venir s'annoncent très prometteuses pour le groupe français. KMW a donc fait une très bonne affaire en s'alliant avec le groupe français.

Nexter va bien. Et les prochaines années s'annoncent prometteuses, voire très prometteuses si Nexter décroche d'importantes commandes à l'exportation sur lesquelles le groupe concourt. Le spécialiste de l'armement terrestre français a déjà d'ailleurs obtenu l'année dernière de belles prises de commandes avec un montant de 1,63 milliard d'euros, dont 58% à l'exportation. Soit un niveau inégalé depuis vingt ans environ, selon son PDG Stéphane Mayer, qui n'a pas voulu en revanche divulguer le chiffre d'affaires de 2017. Mais il sera en hausse par rapport à 2016 (866 millions d'euros), qui était un point bas sur les trois dernières années (1,04 milliard en 2014 et 1,07 milliard en 2015).

Pourquoi l'avenir devrait sourire à Nexter? Pour au moins trois bonnes raisons. Les commandes nationales vont pleuvoir sur le groupe tandis que les perspectives export sont encourageantes pour le groupe français, qui va embaucher plus de 400 salariés en 2018 (331 en 2017). Enfin, le mariage avec Krauss-Maffei Wegman (KMW) au sein de KNDS va nécessairement apporter un gain d'activités et d'économies (synergies). Fallait-il vraiment un rapprochement à parité avec KMW, qui a dû payer une soulte à l'Etat français pour obtenir la barre des 50% dans KNDS ? C'est aujourd'hui un débat passéiste mais il doit bien rester à l'esprit de tous que la France a une nouvelle fois fait une faveur à l'Allemagne, qui, elle, n'en fait jamais. Bien au contraire. En tout cas; KMW a fait une très bonne affaire.

Scorpion, l'eldorado de l'industrie d'armement terrestre

Avec plus de 1.600 Griffon et 248 Jaguar à fabriquer ainsi que 200 chars Leclerc à rénover, Nexter a de quoi voir venir. Le programme Scorpion représente à lui seul déjà près de la moitié du carnet de commandes de Nexter (319 Griffon et 20 Jaguar). Les trois premières livraisons de Griffon sont prévues fin 2018 tandis que la première pour le Jaguar est programmée en 2020. La confirmation des tranches conditionnelles est fondamentale pour Nexter, mais aussi pour l'armée de Terre, qui a besoin de renouveler ses matériels dont certains sont vieux de plus de 40 ans.

Ces tranches doivent être bien sûr confirmées par la prochaine Loi de programmation militaire de 2019-2025 (LPM), qui va être dévoilée ce jeudi. D'autant qu'il est très possible que le ministère des Armées augmente la cible des Griffon (plus d'une centaine) et des Jaguar (plus de 50). Nexter se dit également prêt à augmenter la cadence de production de ces véhicules (10 par mois pour les Griffon en 2020 et deux par mois pour les Jaguar en 2021).

Nexter a également gagné la compétition VBMR Légers, qui porte sur la fabrication de 400 véhicules tactiques polyvalents de type 4×4 d'environ 14 tonnes et relativement bien protégés (contre 358 initialement). Le groupe, qui proposait une version du Titus, attend encore la notification officielle. La cible de l'opération Scorpion a été mise en cohérence avec les décisions du conseil de défense du 6 avril 2016. La livraison du premier VBMR Léger est attendu en 2021. Le prix de ces véhicules devait être compris entre 500.000 et 700.000 euros.

L'export, futur eldorado de Nexter ?

En 2017, Nexter a réalisé près de 950 millions d'euros de commandes à l'exportation. Le groupe a de nouveau exporté l'un de ses best-sellers, le Caesar en Indonésie pour une nouvelle commande de 18 systèmes d'artillerie, puis au Danemark (15 exemplaires en version 8x8). En outre, les prises de commandes dans les munitions (720 millions d'euros) sont principalement venues de l'exportation. En 2018, Stéphane Mayer compte sur deux méga-contrats qui ne peuvent pas (plus?) échapper à Nexter : Griffon (417) et Jaguar (60) pour la Belgique (1,1 milliard d'euros) et VBCI pour le Qatar (486 exemplaires pour une valeur de 1,5 milliard d'euros). Pour le premier, le conseil des ministres de la Belgique a approuvé cet achat, dont les négociations sont à finaliser, et pour le second, Doha a signé une une lettre d'intention pour acquisition de VBCI.

De façon plus aléatoire, Nexter est présent dans deux compétitions gigantesques en Inde. La première, qui pourrait être le contrat du siècle en matière d'artillerie porterait sur une commande de 1.400 canons de 155 millimètres tractés, pour lequel Nexter propose le Trajan. Ce contrat s'élèverait à 1 milliard d'euros, soit un montant jamais atteint dans le domaine de l'artillerie. Le groupe français fait partie des deux derniers candidats avant la décision finale. Le Trajan est actuellement en train d'effectuer une nouvelle campagne de tests en Inde, a expliqué le PDG de Nexter. La deuxième compétition porte sur 800 canons montés sur camion, pour lequel le groupe propose le Caesar. À titre de comparaison, la France n'en a que 77 exemplaires. L'appel d'offres n'a pas été encore lancé par New Delhi. En revanche, Nexter n'a pas souhaité concourir sur une compétition pour la fourniture de chars de combat. "Nous avons estimé que l'Inde était trop exigeante en matière de transferts de technologies", a précisé Stéphane Mayer.

En Arabie Saoudite, Nexter attend patiemment depuis deux ans environ une décision venant de Ryad pour son offre à base de Titus. L'Arabie Saoudite pourrait devenir le premier client du blindé 6x6 polyvalent Titus tant à l'export qu'en France. Ryad souhaite équiper deux brigades de l'armée de Terre de Titus ainsi que de canons tractés de 155 mm, selon des sources concordantes. Soit un contrat d'environ 300 millions d'euros. En Grande-Bretagne, Nexter attend également depuis plusieurs semaines l'annonce de la stratégie d'acquisition du ministère de la Défense britannique (MoD) pour le programme Mechanised Infantry Vehicle (MIV). KNDS ne sait donc toujours pas si le groupe présentera le VBCI ou le Boxer, ou encore les deux véhicules. Destiné à fournir un nouveau véhicule blindé 8×8 à l'armée britannique (600 à 800 exemplaires), ce programme pourrait devenir l'un des marchés exports les plus prometteurs pour la version VBCI APC de Nexter.

KNDS, l'eldorado des économies?

Nexter se débrouille finalement bien tout seul. Avec KMW, il pourrait faire peut-être mieux au sein de KNDS. Ce qui reste encore à démontrer surtout quand un rapprochement n'est pas accompagné par le lancement d'un grand programme structurant pour les deux entreprises. C'est pour cela que Paris et Berlin souhaitent poursuivre les prémices d'une coopération franco-allemande portant sur "un système majeur de combat terrestre et un système commun de tir indirect de nouvelle génération". Dans ce cadre, KNDS compte obtenir des contrats de développement pour le char de combat (Main Ground Combat System - MGCS) et le système d'artillerie (Close-In Fire Support - CIFS) du futur en 2025 avec des premières livraisons prévues en 2030.


"Ces deux programmes sont pour nous essentiels, absolument clefs pour soutenir la convergence puisque KNDS présente la spécificité d'avoir été créé sans programme commun", a expliqué Stéphane Mayer.
D'ici à 2025, le groupe franco-allemand souhaitent dans un premier temps faire converger le besoin des armées allemande et française (Quels canons? Quelles munitions? Quelle protection? Quelle mobilité?) puis lancer un démonstrateur à l'horizon 2020 pour valider les options prises. Ce rapprochement donnera alors sa pleine mesure. Car les deux pays et les deux entreprises pourront diviser par deux le coût de lancement de programmes coûteux. Ce que KNDS fait déjà en rationalisant sa base fournisseurs. Le groupe franco-allemand a déjà signé une trentaine de contrats en commun. Au niveau commercial, chaque campagne fait l'objet d'une étude pour décider quel programme est le plus à même de gagner pour réduire les frais commerciaux. L'intégration est en marche... mais la réussite finale dépendra du lancement d'un programme franco-allemand majeur

https://www.latribune.fr/entreprises-finance/industrie/aeronautique-defense/pourquoi-nexter-est-sur-une-belle-dynamique-767457.html
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MessageSujet: Re: Industrie de defense Française   Mer 7 Fév 2018 - 18:59

Citation :
Nexter et Krauss-Maffei Wegmann comptent construire un prototype de leur futur char de combat en 2020

Posté dans Forces terrestres, Industrie par Laurent Lagneau Le 07-02-2018




Lors d’une audition à l’Assemblée nationale, en 2015, Frank Haun, le Pdg de l’industriel allemand Krauss-Maffei Wegmann, désormais partenaire du français Nexter au sein de la holding KNDS, avait dit espérer que les travaux concernant le développement d’un nouveau char Lourd auraient bien avancé d’ici 2020.

« La base technologique » des Leclerc et des Leopard 2 « commence à dater » et leur renouvellement « est indispensable », fit valoir M. Haun. Et d’ajouter : « : d’ailleurs, les Russes ne s’y trompent pas, et leurs travaux de développement en la matière avancent à plein régime. »

Deux ans plus tard, Stéphane Mayer, le Pdg de Nexter (et co-président de KNDS), a livré quelques détails sur ce programme de char lourd franco-allemand, lors d’une conférence de presse donnée le 6 février.

Ainsi, actuellement, la France et l’Allemagne, a dit M. Mayer, sont dans une phase « d’expression du besoin et de convergence du cahier des charges ». Ce qui fut annoncé, là aussi, en mai 2015, par Markus Grübel, le secrétaire d’État allemand à la Défense.

En effet, ce dernier avait informé le Bundestag [chambre basse du Parlement] que les résultats d’études préliminaires menées conjointement par l’Allemagne et la France allaient être disponibles d’ici la fin 2018.

« La France et l’Allemagne ont un calendrier partagé, qui prévoit un contrat de développement en 2025 et les premières livraisons à partir de 2030. D’ici là, nous, les industriels, travaillons sur six concepts différents d’architecture », a précisé le Pdg de Nexter. « Nous prévoyons de construire un prototype en 2020 », a-t-il annoncé.

Cela étant, les forces françaises et allemandes n’ont pas les mêmes besoins au même moment. Pour Berlin, ce nouveau char lourd [Main Ground Combat System, MGCS] devrait être en mesure de remplacer le Leopard 2 en 2030 alors que pour Paris, rien ne presse (encore que, on verra ce que dira la prochaine Loi de programmation militaire) étant donné que le Leclerc fait l’objet d’une modernisation dans le cadre du programme Scorpion afin de rester en service jusqu’en 2040.

Quoi qu’il en soit, et en attendant que le modèle de coopération industrielle avec Krauss-Maffei Wegmann (que M. Mayer souhaite voir s’inspirer de celui de MBDA) et d’en savoir davantage sur ce projet de char franco-allemand, Nexter aura connu, grâce, justement, au programme Scorpion, une très belle année 2017, avec des prises de commande ayant atteint 1,635 milliard d’euros, dont 58% l’exportation (le CAESaR et les munitions y sont pour beaucoup), contre 771 millions l’année précédente. Jamais le groupe n’avait connu d’aussi bons résultats depuis 20 ans.

Et les perspectives sont également très bonnes pour 2018, en particulier grâce à la lettre d’intention signée par le Qatar pour 490 Véhicules blindés de combat d’infanterie (VBCI) et à l’accélération (certaine) des livraisons des véhicules Griffon et Jaguar pour Scorpion. Aussi, Nexter compter embaucher au moins 400 personnes de plus cette année (contre 331 l’an passé).

Photo : char Leclerc (c) État-major des armées

http://www.opex360.com/2018/02/07/nexter-krauss-maffei-wegmann-comptent-construire-prototype-de-futur-char-de-combat-2020/
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