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 Industrie de defense Française

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MessageSujet: Re: Industrie de defense Française   Mer 21 Fév 2018 - 21:40

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MessageSujet: Re: Industrie de defense Française   Jeu 22 Fév 2018 - 22:07

Citation :
22 fév. 2018 | Par Yann Cochennec

MCO : le site de Daher à Merpins complètement opérationnel.


Le nouveau site MCO de Daher à Merpins occupe une surface de 1 400 m2. © Daher


Avec un effectif de plus de 45 personnes, le nouveau site MCO de Daher assure plusieurs missions de soutien au profit des flottes d'avions des forces armées françaises.


Le nouveau site MCO et de logistique de Daher à Merpins et en bordure de l'aéroport de Cognac est désormais complètement opérationnel. Inauguré au début du mois, le site de Daher occupe une surface de 1 400 m2 et dispose "d'un centre de maintenance agréé FRA 145 et EASA Part 145 de réparations d'équipements aéronautiques et d'entrepôts pour le stockage et la livraison de pièces détachées. Le site de Daher assure donc le MCO de la flotte d'avions d'entraînement TB 30 et Grob 120 comme sous-traitant de Cassidian Aviation Training Services(CATS), filiale d'Airbus Defence and Space.

Une activité qui découle d'un contrat d'une durée de trois ans et réalisée dans de le cadre de "la mise à disposition d'heures de vol et d'utilisation d'entraîneurs sur la BA 109 de Cognac pour la formation au pilotage de base et l'orientation chasse des élèves pilotes et instructeurs militaires". Le site de Merpins reprend ainsi "le matériel et une partie des équipes Daher jusque là affectées sur la base de Cognac dans le cadre du précédent contrat opéré avec CATS".

Dans le même temps, le site assure désormais "le support technique et logistique, notamment la distribution des rechanges des cinq types d'avions d'entraînement et de liaison opérés par les forces armées françaises actuellement en contrat. Soit le suivi d'une flotte de près de 100 avions avec la garantie d'une "disponibilité des pièces et leurs livraisons sur sept bases aériennes françaises différentes" et cela sept jours sur sept, 24 heures sur 24.

http://www.air-cosmos.com/mco-le-site-de-daher-a-merpins-completement-operationnel-107615
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MessageSujet: Re: Industrie de defense Française   Ven 23 Fév 2018 - 21:15

Citation :
Comment Macron soutient les ventes d'armes à l'Arabie saoudite

Par  Challenges.fr  le 22.02.2018 à 14h30   Abonnés

EXCLUSIF Alors que le Quai d'Orsay et le ministère de la Défense se divisent sur des ventes d'armes à l'Arabie saoudite, Matignon et l'Elysée ont tranché en faveur de l'export.


L'export de la nouvelle génération de canon Caesar de Nexter vers l'Arabie Saoudite a fait l'objet de débat. (Ici, un canon Caesar de l'Armée de
terre française).Ministère des Armées    


Faut-il continuer à vendre des armes à Riyad, en plein conflit avec le Yémen ? La question commence à diviser sérieusement les administrations siégeant à la Commission interministérielle pour l'étude des exportations de matériels de guerre (CIEEMG). Ces derniers temps, les représentants du ministère des Affaires étrangères ont émis des avis négatifs sur plusieurs dossiers. La Défense se tenait sur une position inverse, favorable aux exports. Matignon et l'Elysée ont donc dû arbitrer. Ils ont donné un feu vert aux demandes contestées de prises de commandes ou de livraisons de matériels.

Et pour cause : l'Arabie saoudite était entre 2007 et 2016 le second client de la défense française derrière l'Inde. Le montant des prises de commandes représentait 764 millions d'euros en 2016 et, la même année, Riyad a versé 1.085,8 millions d'euros pour payer les matériels livrés. Les industriels, soutenus donc par Emmanuel Macron, n'ont pas envie de se priver de ce marché alors que le prince héritier Mohammed ben Salmane s'impose à la tête du pays.

Montée du Riyad bashing

Les dossiers les plus discutés sont ceux des matériels destinés aux unités engagées dans le conflit yéménite, comme la Garde nationale. Par exemple, les engins Sherpa et les VAB Mk3 de Renault Trucks Defense, les Caesar de nouvelle génération de Nexter, mais aussi ses canons de 105mm et ses blindés 6x6 Titus. D'importantes demandes de licences concernent aussi les munitions et leurs dispositifs de réglage, les matériels de conduite de tirs et l'imagerie qui va avec…

Le 9 février, la ministre de la Défense, Florence Parly, était intervenue publiquement, et non sans maladresse, pour expliquer la position française sur ces exportations d'armes. “Qui pouvait imaginer la survenance de ce conflit au Yémen? (...) Beaucoup de pays sont confrontés à cette situation que d‘avoir, le cas échéant, livré des armes à d‘autres pays alors que ces armes n‘étaient pas censées être utilisées”, avait-elle expliqué sur France Inter.

Les prises de position dissonante du Quai montrent que le “Ryad bashing“ gagne du terrain, y compris en France. Plusieurs pays européens ont déjà choisi de bloquer leurs exportations en réaction à l'implication des Saoudiens dans la guerre au Yémen où les cibles sont autant civiles que militaires. Après les parlementaires ou gouvernements néerlandais, norvégiens et belges, l'Allemagne a annoncé en janvier dernier l'interruption des exportations. Cette décision - après une année 2017 particulièrement faste avec 530 millions d'euros de ventes – devrait être confortée par le prochain gouvernement Merkel où le SPD devrait gagner en influence.

 https://www.challenges.fr/economie/comment-macron-soutient-les-ventes-d-armes-a-l-arabie-saoudite_569274
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MessageSujet: Re: Industrie de defense Française   Jeu 1 Mar 2018 - 18:48

Citation :
Porté par l'international, Naval Group (ex-DCNS) confirme ses objectifs de croissance cette année


Paris, 1 mars 2018 (AFP) -


Le groupe spécialisé dans l'industrie navale de défense Naval Group (ex-DCNS) prévoit d'améliorer sa rentabilité en 2018 après un bond de 50% de son bénéfice net l'an dernier, à 142,2 millions d'euros, grâce à des commandes en forte hausse notamment à l'international et à la maîtrise de ses coûts.

Le chiffre d'affaires 2017 ressort en hausse de 16% à 3,7 milliards d'euros, dont 35% à l'international, a indiqué le groupe jeudi. Les prises de commandes progressent de 51% à 4 milliards d'euros et la marge opérationnelle est de 4,7%, contre 3,2% en 2016, avec un excédent d'exploitation (Ebita) de 172,7 millions (+68,5%).

"Les résultats de l'exercice 2017 marquent, pour la troisième année consécutive, une progression de notre chiffre d'affaires et une amélioration de notre marge nette et de notre rentabilité opérationnelle", a souligné Frank Le Rebeller, le directeur général finances, juridique et achats, cité dans le communiqué du groupe.

"Ces résultats permettent notamment de créer de nouveaux emplois, d'accroître les investissements et de renforcer notre compétitivité, condition essentielle de notre développement au service de la Marine nationale et de nos clients à l'international", a-t-il ajouté.

L'ex-DCNS a recruté plus de 1.000 nouveaux collaborateurs en 2017 et souligne que "cette dynamique va se poursuivre". "On est sur des tendances de recrutement qui n'atteindront pas nécessairement des chiffres équivalents mais qui devraient s'en rapprocher", a déclaré Frank Le Rebeller à l'AFP.

"Après plusieurs années d'efforts collectifs, Naval Group confirme ses objectifs de croissance, s'appuyant sur la capacité de ses équipes à renforcer sans relâche la maîtrise opérationnelle de ses programmes et de ses offres, mais aussi sur sa nouvelle stratégie européenne et internationale et la construction d'un pacte industriel et social inscrit dans la durée", s'est félicité le PDG Hervé Guillou, cité dans le communiqué.

M. Le Rebeller a insisté sur l'importance de poursuivre le développement à l'international, dont le rapprochement avec l'italien Fincantieri est l'un des axes. Naval Group "a un objectif à 8 ans d'équilibrer le domestique (marché national, ndlr) et l'export, c'est absolument vital pour le maintien de nos compétences", a-t-il expliqué.

- "Concurrence extrêmement agressive" -

"On a des concurrents extrêmement agressifs, notamment des concurrents Chinois, Coréens, Russes, Turcs, a-t-il poursuivi. Il est clair qu'un certain nombre d'initiatives en cours, notamment avec Fincantieri, ont pour objectif de nous renforcer à l'export mais également en Europe."

Paris et Rome ont décidé, lors du 34e sommet franco-italien à Lyon en septembre, de créer un "champion naval" européen, en rapprochant les deux groupes.

Pour l'année qui s'ouvre, "l'amélioration de la rentabilité opérationnelle devrait se poursuivre en 2018, et le résultat net part du groupe devrait progresser de l'ordre de 10%", indique Naval Group dans son communiqué.

Sur l'ensemble de l'exercice 2018, le groupe "poursuivra son action d'amélioration continue de la compétitivité de ses offres et des programmes en cours, tant domestiques qu'internationaux, conditionnée notamment par une maîtrise des coûts et des délais."

L'année 2017 a été portée par les grands programmes français de constructions neuves et de services, dont la modernisation à mi-vie du porte-avions Charles de Gaulle.

A l'international, le Brésil, l'Egypte et l'Australie, "ont été de puissants moteurs de la croissance de l'activité". En Australie, le groupe a été sélectionné en 2016 dans le cadre du plus important contrat de défense jamais signé par le pays, d'un montant total de 50 milliards de dollars (35 milliards d'euros).

Seul bémol, sa filiale Naval Energies a subi une dépréciation de la valeur de ses actifs "suite à des retards et des difficultés opérationnelles rencontrés au cours de l'année 2017."

Côté prises de commandes, Naval Group indique que "la compétitivité des offres a contribué à l'accroissement du taux de marge moyen du carnet de commandes", qui ressort à 11,9 milliards d'euros à fin 2017.

Les commandes enregistrées en France et à l'international ont profité à tous les secteurs, les programmes de construction neuve, les services ou les équipements.

Le ratio Book-to-Bill (prises de commandes sur chiffre d'affaires), indicateur important du secteur, a atteint 1,08 en 2017. Sur les trois années 2015-2017, il s'établit à 1,02.

http://www.marine-oceans.com/actualites-afp/15940-porte-par-linternational-naval-group-ex-dcns-confirme-ses-objectifs-de-croissance-cette-annee
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MessageSujet: Re: Industrie de defense Française   Ven 2 Mar 2018 - 20:54

Citation :
Armement : Mme Parly s’interroge au sujet des effets de l’accord gouvernemental allemand sur les coopérations industrielles

Posté dans Industrie par Laurent Lagneau Le 02-03-2018



Selon plusieurs articles parus récemment dans la presse, et en vertu de leur réglementation ITAR (International trafic in arms regulations), les États-Unis bloqueraient actuellement la vente de missiles de croisières SCALP à l’Égypte, et donc celle d’un lot de 12 avions Rafale supplémentaires. En cause? Une puce électronique de facture américaine qui n’a pas été autorisée par Washington à être vendue au Caire.

Ce genre de mésaventure n’est pas une première. En 2014, la France avait connu un problème identique au moment de conclure la vente de deux satellites aux Émirats arabes unis. Finalement, après des négociations avec l’administration américaine, la situation fut débloquée. Il est probable que le président Macron tentera d’en faire de même avec Donald Trump, à l’occasion de son déplacement aux États-Unis en avril prochain. Ou alors MBDA, qui fabrique le missile SCALP, aura à trouver une autre puce électronique.

Cela étant, un autre problème risque de se poser pour l’industrie française de l’armement, qui a plusieurs accords de coopération au niveau européen, et en particulier avec l’Allemagne.

Au cours de ces quatre dernières années, et avec un ministre de l’Économie [Sigmar Gabriel, ndlr] ayant affiché une politique plus restrictive en matière d’exportations de matériels militaires, certains industriels français ont eu quelques soucis pour honorer des commandes passées par des pays du golfe arabo-persique. Et cela, malgré les accords Debré-Schmidt de 1971 et 1972.

Ces derniers précisent qu' »aucun des deux gouvernements n’empêchera l’autre gouvernement d’exporter ou de laisser exporter dans des pays tiers des matériels d’armement issus de développement ou de production menés en coopération » et que « chacun des deux gouvernements s’engage à délivrer sans retard et selon les procédures prévues par les lois nationales les autorisations d’exportation nécessaires pour la fourniture de ces composants au pays exportateur. »

Et pourtant, cela n’a pas empêché Berlin de mettre des bâtons dans les roues de Nexter et de Renault Trucks Defense.

Lors de son audition par la commission de la défense nationale, au titre de l’examen de la prochaine Loi de programmation militaire (LPM), la ministre des Armées, Florence Parly, a défendu la nécessité des coopérations industriels au niveau européen pour le domaine de l’armement.

« Ces projets de coopération sont faits pour, non seulement créer du lien, mais aussi contribuer au regroupement de nos industries. Or aujourd’hui, nos industries de défense nationale sont souvent trop petites par rapport à leurs grands compétiteurs mondiaux. Il y a donc un besoin urgent de consolidation à une échelle européenne », a en effet fait valoir Mme Parly.

« Cette consolidation se fait par le mécanisme des coentreprises. Nous avons une coentreprise britannique qui marche très bien, MBDA ; une coentreprise dans le domaine de la coopération franco-allemande, pour l’armée de terre, KNDS – regroupement de KMW et de Nexter », a ensuite rappelé la ministre, avant de souligner que le prochain char lourd de combat, appelé à succéder au Leclerc et au Leopard 2, sera le fruit d’une coopération entre la France et l’Allemagne. D’autres projets sont en cours (MALE RPAS) ou en projet (système aérien de combat futur).

Pour Mme Parly, ces coopérations industrielles doivent permettre de défier les lois de l’arithmétique car leur objectif, a-t-elle dit, est « qu’un plus un soit supérieur à deux. »

Seulement, il faut aussi prendre en compte les équilibres entre les partenaires. C’est ce qu’avait expliqué le général François Lecointre, le chef d’état-major des armées, en octobre dernier.

« Sous l’angle industriel, cette coopération [sur l’avion de combat futur, ndlr] est déséquilibrée, en raison des moyens colossaux que ce partenaire [l’Allemagne] engage pour assurer la remontée en puissance de sa base industrielle et technologique de défense », avait-il dit.

En 2025, et si les actes suivent les paroles et les intentions, le budget militaire de la France sera d’environ 50 milliards d’euros alors que celui de l’Allemagne atteindra les 70 milliards [si Berlin suit l’objectif des 2% du PIB défini par l’Otan, ndlr]. « Avec un tel allié, à quoi pourra ressembler notre coopération en matière de défense? Quel en sera l’impact? », a ainsi demandé un député à la ministre.

Sur ce point, Mme Parly n’a pas répondu (du moins, le compte-rendu de son audition ne mentionne pas de réponse de sa part). En revanche, elle a évoqué ses interrogations au sujet des effets qu’aura l’accord de coalition gouvernemental trouvé par le parti de la chancelière Angela Merkel (la CDU/CSU) avec les sociaux-démocrates du SPD.

« Pour pouvoir avancer bien et de façon efficace dans la coopération industrielle franco-allemande, je pense qu’il faut aussi savoir se ménager des capacités d’exportation. Or, […] nous nous interrogeons sur le contenu de l’accord de coalition qui est en cours d’adoption. Il semble en effet que les principes liés à l’exportation des matériels d’armement vont faire l’objet de règles, de contraintes, de garanties importantes », a relevé Mme Parly.

Et cette dernière de conclure : « Et nous savons bien que si nous coopérons sur le plan industriel et que nous n’avons pas la possibilité de vendre ces équipements à d’autres, le modèle économique de ces coopérations ne pourra pas être assuré. C’est un problème que je qualifierais de politique, et qu’il va falloir régler si nous voulons continuer à aller de l’avant dans la coopération franco-allemande. »

http://www.opex360.com/2018/03/02/armement-mme-parly-sinterroge-effets-de-laccord-gouvernemental-allemand-cooperations-industrielles/
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MessageSujet: Re: Industrie de defense Française   Ven 2 Mar 2018 - 21:16

Citation :
01/03/2018

Dassault sélectionné pour le futur avion de guerre électronique !




Dassault Aviation a été sélectionné avec sa gamme d’avions « Falcon » pour fournir à l’armée de l’Air le futur aéronef de guerre électronique «Epicure». Ce futur aéronef sera équipé de la technologie Thales.

Le choix a été annoncé aujourd’hui per le ministère français de la Défense, l'avionneur n'a pas révélé quel modèle de sa gamme actuelle serait adapté pour le rôle EW. Cependant, il confirme: "Le niveau de performance requis de la gamme « Falcon » pour fournir le futur aéronef.

Epicure un travail d'intégration complexe :

Se félicitant de la décision de sélection, le directeur général de Dassault, Éric Trappier, note: "Le Falcon « Epicure » servira les forces françaises de la même manière que les Falcon 10, 200, 50, 2000, 900 et 7X le font déjà."

Sous le nom de code : CUGE (Capacité Universelle de Guerre Electronique). Dassault Aviation en partenariat avec Thales auront la responsabilité de développer les successeurs des deux vénérables avions de guerre électronique Transall « Gabriel », qui approchent de la trentaine et qui seront mis au rebut à l'horizon 2025. Ces avions espions, dérivés de l'appareil de transport militaire Transall, seront remplacés par des engins bien plus petits, soit trois jets d'affaires Falcon, probablement des triréacteurs 7X ou 8X, équipés d'une charge utile de renseignement électromagnétique, dite Epicure, développée par Thales.

Avec la future gamme Falcon Epicure, il s’agira de cartographier le dispositif ennemi, en identifiant ses réseaux de communication grâce à des moyens d'écoute électromagnétique, qui recueille des signaux sur les systèmes radar adverses.



Photos : le futur programme Falcon EPICURE @ Dassault Aviation

http://psk.blog.24heures.ch/archive/2018/03/01/dassault-selectionne-pour-le-futur-avion-de-guerre-electroni-865246.html
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MessageSujet: Re: Industrie de defense Française   Lun 5 Mar 2018 - 21:24

Citation :
Le Pdg de Nexter voit dans le futur char de combat franco-allemand une opportunité pour faire avancer la défense européenne

Posté dans Défense européenne, Forces terrestres, Industrie par Laurent Lagneau Le 05-03-2018  




Si le projet de Loi de programmation militaire (LPM) 2019-2025 précise que des « des études seront en outre initiées afin de préparer le remplacement du char Leclerc par de nouveaux systèmes de combat [MGCS pour « Main Ground Combat System »] dans le cadre d’une coopération européenne, notamment franco-allemande, il n’évoque pas le projet CIFS (Common Indirect Fire System), qui vise à développer un nouveau système d’artillerie devant remplacer les CAESAr et les LRU de l’armée de Terre ainsi que les PzH 2000 de la Bundeswehr.

Pourtant, ces deux programmes font l’objet d’études technico-opérationnelles réalisées par l’ISL, c’est à dire l’Institut franco-allemand de recherches de Saint-Louis.

En toute logique, il reviendra à la co-entreprise KNDS, formée par l’allemand Krauss-Maffei Wegmann et le français Nexter Systems à conduire ces deux projets, qui auront sans doute des enjeux qui dépasseront leurs seules capacités opérationnelles.

En effet, lors d’une audition à l’Assemblée nationale, Stéphane Mayer, le Pdg de Nexter, le char de combat franco-allemand et le programme CIFS seront « non seulement importants pour KNDS maus aussi pour la construction européenne de défense », dans la mesure où ils répondront à des « besoins capacitaires et stratégiques européens majeurs » à l’horizon 2030.

Selon une étude réalisée par KNDS et citée par M. Mayer, il y aurait 8.000 chars et 3.500 systèmes d’artillerie actuellement en service au sein des forces armées européennes. Or, la question de leur renouvellement se posera d’ici quelques années.

D’où l’opportunité que KNDS entend bien saisir, d’autant plus que la majorité de ces équipements n’ont pas été conçus et fabriqués par des entreprises européennes [comprendre : appartenant à l’Union européenne, ndlr]. Par exemple, de nombreux pays de l’ex-Pacte de Varsovie ont conservé leurs chars hérités de la période soviétique.

« Nous avons donc une opportunité unique de proposer des programmes européens qui vont s’inscrire au coeur de la coopération européenne de défense », a plaidé M. Mayer, qui, grâce à des équipements uniques, imagine même plusieurs possibilités de mutualisation (au niveau de la maintenance, par exemple) et d’amélioration de l’interopérabilité.

Cela étant, plusieurs armées européennes disposent actuellement du même type de char. En effet, le Leopard 2 allemand est (ou a été) en service en Allemagne (évidemment), en Espagne, en Autriche, en Finlande, en Grèce, aux Pays-Bas, en Pologne, en Suède et au Portugal.

Quoi qu’il en soit, les programmes MGCS et CIFS sont encore dans les cartons, même si un prototype du successeur du Leclerc et du Leopard 2 devrait être prêt en 2020. Pour qu’ils puissent aboutir, M. Mayer a insisté sur la nécessaire « forte volonté » des gouvernements français et allemand.

Sans cette dernière, il sera en effet difficile de trouver des réponses aux quatres questions que soulèvent ces deux programmes. Il faudra que les deux parties se mettent d’accord sur la convergence de leurs besoins respectifs, l’organisation industrielle, le modèle de coopération et l’export. Sur ce point, M. Mayer a souligné la « nécessité d’arriver à un accord préalable sur une base aussi large que possible en matière d’autorisations d’export. »

Devant la même commission, le Délégué général pour l’armement (DGA), Joël Barre, a fait part de ses préoccupations au sujet des règles relatives à l’exportation d’équipements militaires conçus dans le cadre d’une coopération avec l’Allemagne.

» En ce qui concerne les exportations, il est en effet fondamental, dès lors que nous voulons promouvoir la coopération européenne en matière de défense, que les règles d’exportation des différents partenaires soient harmonisées, pour ne pas dire identiques. Il est vrai que, sur ce point, nous pouvons avoir des inquiétudes lorsque nous lisons le contrat de la große Koalition que nos amis allemands sont en train de négocier. Il est donc fondamental que nous le clarifiions et que nous nous accordions sur les règles d’exportation, car ils veulent manifestement s’imposer des contraintes qui ne sont pas les nôtres », a en effet expliqué M. Barre.

« C’est un sujet-clé : on ne peut pas développer la coopération européenne si les différents pays n’ont pas des règles d’exportation homogènes. […] Cette question doit donc faire l’objet d’un dialogue politique, car il s’agit d’une question d’abord politique ; c’est d’ailleurs ainsi que les Allemands l’envisagent, me semble-t-il. Il faut que nous parvenions à un accord et que nous veillions à ce que des règles d’exportation ne soient pas inventées à Bruxelles », a-t-il ajouté.

Quoi qu’il en soit, pour le Pdg de Nexter, il n’y a pas de temps à perdre si l’on veut que ces chars et systèmes d’artillerie soient disponibles à l’horizon 2030/2035, c’est « dès maintenant qu’il faut commencer par étudier, et donc financer, les briques technologiques et les différents démonstrateurs qui seront les premières étapes de ces programmes européens », a-t-il dit.

« Le marché européen est tout à fait considérable. Et c’est donc une opportunité extrêmement importante aussi bien pour nos armées, pour l’Europe de la Défense mais aussi pour l’entreprise [KNDS] », a insisté M. Mayer.

http://www.opex360.com/2018/03/05/pdg-de-nexter-voit-futur-char-de-combat-franco-allemand-opportunite-faire-avancer-defense-europeenne/  
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MessageSujet: Re: Industrie de defense Française   Mar 6 Mar 2018 - 14:11

Citation :
Renault Trucks Defense : bilan et perspectives

6 mars 2018/ Industrie et matériels




Avec 1,9 milliard d’euros de contrats signés et 600 millions de prises de commandes fermes, Renault Trucks Defense (RTD) enregistre ses meilleurs résultats depuis trois ans, dans un contexte compliqué marqué par la décision de la société mère Volvo d’abandonner la vente de sa filiale. Deux tiers des activités de RTD se concentrent sur son cœur de métier : le développement et la production de plateformes terrestres, alors que les services et le MCO comptent pour le tiers restant.

En France, et malgré la perte du contrat VBMR léger face à Nexter, sur lequel RTD avait lourdement misé, le groupe a décroché le renouvellement de ses trois contrats cadres de service et de soutien logistique pour les VAB, les camions tactiques et l’ensemble des véhicules fabriqués par Panhard, pour une période de huit à dix ans.

Le secteur des services devrait prendre une part de plus en plus importante dans les années à venir, le projet de LPM n’ayant pas intégré le remplacement des VBL et des camions tactiques. En attendant, RTD va néanmoins continuer à développer son offre pour le programme VBAE (6 à 8 tonnes), qui devrait remplacer le VBL à partir de 2025. Autre programme majeur, le tourelleau téléopéré d’auto­protection de 7,62 mm, qui devrait être intégré sur les programmes de modernisation du parc blindé lourd, y compris les chars Leclerc.

Le groupe souhaite aussi renforcer ses résultats à l’export, avec, pour 2017, seulement 100 millions de commandes enregistrées, la plupart concernant le Bastion en Afrique, où l’évolution de la menace terroriste oblige les armées à se doter de moyens plus lourds. Mais RTD fait face à une concurrence accrue, sur ces marchés comme au Moyen-Orient, de la part de l’industrie turque, qui propose désormais une offre globale sur les segments blindés légers et moyens.

Parmi les prochaines commandes potentielles : le marché Scorpion en Belgique (un milliard d’euros) avec une décision finale attendue cette été et, aux Pays-Bas, le programme pour 1 000 véhicules tactiques protégés (4×4) de 12 tonnes pour lequel RTD proposera une version modifiée du Sherpa. En attendant, le groupe devrait officialiser courant mai son changement de nom.

https://www.ttu.fr/renault-trucks-defense%e2%80%88-bilan-perspectives/
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MessageSujet: Re: Industrie de defense Française   Dim 11 Mar 2018 - 16:20

Citation :
Dassault Aviation s’intéresse de près aux mini-lanceurs spatiaux

Posté dans Espace, Industrie par Laurent Lagneau Le 11-03-2018




Dopé par des contrats obtenus auprès du gouvernement américain, le concept de lanceurs réutilisables développé par l’entreprise SpaceX risque fort de mettre en péril la filière spatiales américaine, dans la mesure où il sera compliqué de tenir la distance en matière du coût des lancements de satellites. Tel est l’enjeu résumé par Éric Trappier, le Pdg de Dassault Aviation, quand il a brièvement pris sa casquette de président du GIFAS [Groupement des industries françaises aéronautiques et spatiales], lors de sa dernière audition par les députés de la commission de la Défense nationale.

Généralement, Dassault Aviation est connu pour développer et fabriquer des avions de combat (Rafale) et d’affaires (gamme Falcon). Or, ses activités dans le domaine spatial sont plus confidentielles.

Pourtant, l’avionneur a quelques compétences en la matière. Dans les années 1980, le CNES lui avait confié le soin de mener des études préliminaires pour le projet STAR-H, qui consistait à développer un système spatial à décollage et à atterrissage horizontal.

Depuis, Dassault Aviation a développé kits pyrotechniques pour les lanceurs européens Ariane et Vega ainsi que pour l’une des versions de la fusée américaine Atlas V. Il a également fourni une « cisaille 7CCD15 » pour sécuriser le système de séparation entre la sonde Rosetta et l’atterrisseur Philae, pour permettre à ce dernier de se poser sur la comète « Chury ». En outre, il développe aussi du matériel pyrotechnique pouvant être utilisé pour les satellite.

Par ailleurs, Dassault Aviation a été impliqué la conception de la forme et l’aéro/thermodynamique du démonstrateur IXV [Intermediate eXperimental Vehicle], conduit par Thales Alenia Space Italie pour le compte de l’Agence spatiale européenne [ESA]. Le 11 février 2015, placé sur une trajectoire suborbitale par une fusée Vega lancée depuis la base de Kourou, après avoir atteint l’altitude de 420 km, cet engin spatial a entamé une rentrée atmosphérique contrôlée par des gouvernes aérodynamiques.



Mais d’après M. Trappier, le domaine des mini-lanceurs intéresse plus particulièrement Dassault Aviation. « On a une certaine capacité à le faire », a-t-il dit. L’on sait que le constructeur a déjà développé le MLA (Mini-Lanceur aéroporté), destiné à équiper un Rafale.

« Deux versions, utilisant un Rafale opérationnel comme avion porteur, ont été étudiées », précise l’industriel. La première, dite « monocorps linéaire », et constituée d’un étage propergol solide et d’un étage à ergols liquides, permettrait de placer une charge de 75 kg en orbite basse. La seconde, appelée « tricorps » aurait une capacité plus importante puisqu’elle serait en mesure de mettre en orbite héliosynchrone (à 800 km d’altitude) des microsatellites de 150 kg.

Mais le Rafale ne serait pas le seul à mettre en oeuvre ce MLA. Lors de son audition, M. Trappier a en effet indiqué qu’un avion Falcon pourrait également en être équipé. Pour rappel, aux États-Unis, il est aussi question d’utiliser une telle technologie, dans le cadre du programme ALASA (Airborne Launch Assist Space Access).

« On s’intéresse aussi au suborbital », a encore confié le Pdg de Dassault Aviation. Là, l’idée est de « lancer un petit engin suborbital, à partir, par exemple, d’un Airbus, qui lui-même peut ensuite lancer des micro-satellites, ou mieux, récupérer un certain nombre d’objets dans l’espace », a-t-il expliqué. Un tel projet permettrait de « faire le ménage » en orbite, voire d’avoir un intérêt opérationnel et militaire. « À mon avis, c’est un point fondamental de la préparation du futur dans le domaine spatial », a-t-il estimé.

Les projets liés au « suborbital » évoqués par M. Trappier font déjà l’objet d’études chez Dassault Aviation. En effet, l’industriel planche sur un système de transport spatial réutilisable pour lancer des satellites en orbite basse, appelé VEHRA (VéHicule Hypersonique RéUtilisable AéRoporté).

« Il se compose d’un véhicule hypersonique aéroporté et d’un avion gros porteur subsonique. Le recours à la technique du lancement aéroporté offre un gain de performance et permet de s’affranchir des contraintes les plus lourdes liées aux infrastructures de lancement », explique Dassault Aviation, sur son site Internet.

Trois versions du véhicules VEHRA sont envisagées : « Light » (10 tonnes), « Medium » (30 tonnes, pour placer des satellites de 250 kg en orbite basse) et « Heavy » (200 tonnes, pour mettre une charge utile de 7 tonnes sur une orbite basse). « Une version habitée est aussi proposée pour transporter six personnes jusqu’à 100 km d’altitude », précise-t-il.

Pour le moment, ces « VéHicules Hypersoniques RéUtilisables AéRoportés » n’existent que sur le papier, alors qu’ils devaient servir à développer de mini-navettes pour le compte de la société Swiss Space System Holding SA (S3) qui, en 2013, avait conclu un partenariat avec Dassault Aviation pour justement proposer des lancements suborbitaux avec de tels engins.

« Swiss Space Systems bénéficiera du savoir-faire de notre société dans le domaine de la conception de véhicules aérospatiaux et de l’intégration de systèmes complexes », avait expliqué, à l’époque, l’industriel français.

Seulement, la société suisse, confrontée à des problèmes de trésorerie, a été placée en liquidation en janvier 2017. Quant à son ex-Pdg, Pascal Jaussi, il est doit maintenant faire face à des poursuites judiciaires.

Illustrations : Dassault Aviation

http://www.opex360.com/2018/03/11/dassault-aviation-sinteresse-de-pres-aux-mini-lanceurs-spatiaux/
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MessageSujet: Re: Industrie de defense Française   Lun 12 Mar 2018 - 20:25

Citation :
 Qatar : Nexter passe la seconde

Actualités  Nathan Gain  12 mars, 2018  

Nouveau design, tourelle T40 téléopérée, MMP… les contours du VBCI qatari se précisent à l’occasion du salon DIMDEX, organisé cette semaine à Doha. Nexter et Barzan Holdings, détenu à 100% par le ministère qatari de la Défense, passent maintenant à la vitesse supérieure et projettent la création d’une joint-venture chargée de livrer les 490 véhicules blindés prévus par le programme « Al Rayyan ».


Nouveau look et nouvelle tourelle 40CT téléopérée pour les VBCI qataris



Cette future JV « sera la base industrielle locale permettant de livrer et maintenir des véhicules complets pour le programme Al Rayyan », précise Nexter dans un communiqué. Une nouvelle structure résolument tournée vers l’avenir, et susceptible d’ouvrir la voie à « d’autres coopérations dans le futur ».

Exit le VBCI « classique », la plateforme proposée au Qatar présente une série de développements inédits, dont un léger changement de look avec un « nez » refondu et légèrement allongé qui « n’a aucun impact structurel sur le véhicule », nous confirme-t-on. Mais le plus marquant reste le choix par l’état-major qatari d’un armement entièrement téléopéré.

À Doha, Nexter présente donc pour la première fois une version « inhabitée » de la T40, garantissant un profil plus compact et une moindre vulnérabilité, et libérant de la place pour l’équipage et l’infanterie débarquée. Opter pour la T40 ouvrirait en outre une voie royale pour le MMP de MBDA, qui se rapproche à grand pas d’un premier contrat export majeur, quelques mois seulement après la livraison d’un lot initial de 50 missiles aux forces armées françaises. La T40 intègre également le viseur de surveillance stabilisé Paseo de Safran Electronics & Defense déjà adopté pour l’EBRC Jaguar du programme Scorpion.


Cinq variantes sont prévues par le contrat Al Rayyan, dont celles de 40 mm, d’ambulance, de commandement et
de dépannage


La seconde option envisagée n’est autre qu’une évolution, toujours à l’étude, de la MCT-30 Protector du norvégien Kongsberg, déjà adoptée par l’US Army pour armer les Stryker déployés en Europe. Une modularité qui démontre à nouveau la polyvalence du VBCI et une plus-value certaine à l’export. Outre les variantes de combat d’infanterie en 40 et 30 mm, baptisées respectivement « Al Zubarah » et « Al Wajbah », la famille VBCI sera déclinée en versions de commandement, d’ambulance et de dépannage.

Lancée mercredi dernier, Barzan Holdings doit servir de porte d’entrée aux sociétés de défense étrangères désireuses d’investir sur le petit émirat. « Ces joint-ventures sont structurées pour faciliter le transfert de connaissances, augmenter le capital humain et développer le secteur de la défense et de la sécurité », commente Barzan Holdings. La R&D est dès lors au cœur de la jeune structure, un volet essentiel pour lequel l’entreprise a d’ores et déjà acquis 40 000 m² de terrain au sein du Qatar Sciences and Technology Park. De même, chaque nouvelle JV hébergera une équipe détachée dans son département de recherche.

Reste à attendre le lancement officiel de l’appel d’offres pour obtenir les détails calendaires et autres données chiffrées du programme Al Rayyan.

http://forcesoperations.com/qatar-nexter-passe-la-seconde/  
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MessageSujet: Re: Industrie de defense Française   Lun 12 Mar 2018 - 22:30

Citation :
Naval Group voudrait lancer les premières études sur le futur porte-avions vers la fin de l’année

Posté dans Forces navales, Industrie par Laurent Lagneau Le 12-03-2018




« Nous serons au rendez-vous de toutes les attentes, de toutes les exigences, mais il ne faut pas sur ce sujet mener des batailles d’arrière-garde, de couloirs ou de coursives, en voulant toujours pousser davantage et encore davantage pour que l’État dépense, pour combler les besoins de l’un ou de l’autre », avait lancé le président Macron, lors de ses premiers voeux aux Armées, en citant l’exemple du « deuxième porte-avions ».

Le projet de Loi de programmation militaire (LPM) 2019-2025 évoque un effort particulier, avec « un budget moyen de 1,8 milliard d’euros pars an consacré, dès le début de période », en faveur de la conception « des futurs grands programmes d’armement. » Et d’ajouter que, sur le plan opérationnel, « cela permettra de mener les études utiles à la conception d’un nouveau porte-avions, du char de combat et du système de combat aérien futurs, qui entreront en service après 2030. »

Seulement, pour Naval Group, un problème risque de se poser sans tarder, c’est à dire après la fin du chantier de rénovation à mi-vie du Charles-de-Gaulle. En effet, pour le constructeur naval, l’un des enjeux sera de rester « compétent pour être capable de construire, en France et en temps utile, [c’est dire ] quand le président le décidera, le futur porte-avions ». Tel est, en effet, le message qu’a fait passer son Pdg, Hervé Guillou, aux députés de la commission de la Défense.

« Il y a des domaines de compétences que nous appelons ‘orphelines’, c’est à dire que nous ne pouvons pas entretenir en dehors du domaine strict des porte-avions, ni par l’export, ni par le civil », a expliqué M. Guillou. Et cela n’est d’ailleurs pas propre à Naval Group, qui, plus globalement, doit entretenir pas moins de 400 spécialités. « C’est pour nous le sujet le plus difficile à gérer à travers l’ensemble du portefeuille de nos activités », a-t-il confié.

S’agissant du porte-avions, qui doit permettre à la Marine nationale de « rester en première division », Naval Group doit conserver des compétences « en matière de catapultes » ainsi qu’à celles nécessaires « pour gérer toute la flotte aéronavale sur un navire, avec la nécessité de faire cohabiter dans le futur des avions et des hélicoptères […] avec des drones à voilure tournante ou à voilure fixe », a expliqué M. Guillou.

La question se posera également pour TechnicAtom (ex-Areva TA), pour les « compétences en matière d’architecture de propulsion nucléaire », a relevé le Pdg de Naval Group.

Aussi, a-t-il prévenu, « le premier sujet pour nous est d’enclencher un certain nombre d’études dans ces domaines de compétence, faute de quoi, nous ne serons les garder ». Ce qui compliquerait évidemment le chantier de ce futur porte-avions. « Les derniers des Mohicans des générations précédentes sont utilisés sur la refonte du porte-avions Charles de Gaulle qui se termine cet été. Et après, il n’y a plus d’activité, en tout cas pour l’instant contractualisée », a-t-il ajouté.

Le second sujet concernant le porte-avions du futur consiste à « proposer à notre ministre, à notre marine et à notre président un certain nombre d’options pour ne pas les enfermer dans la pensée unique », a poursuivi M. Guillou.

Et pour ça, a-t-il donc estimé, il « faut aussi engager en temps utiles, probablement vers la fin de l’année, un certain nombre d’études d’architecture générale et d’aménagements généraux qui devront se faire évidemment en étroite coopération d’abord avec Dassault pour pouvoir anticiper les besoins de la flotte aéronavale. Et puis aussi avec STX, qui aura vocation à construire la plateforme et TechnicAtom, qui doit avoir son avis sur les questions de propulsion. » En clair, il y a un gros travail de coordination à réaliser… ce qui ne sera pas simple au regard du nombre d’inconnues.

Cela étant, le Pdg de Naval Group s’est félicité de l’ambition du projet de LPM en matière d’études amont, dont l’enveloppe passera de 750 millions à 1 milliards d’ici 2020. Pour lui, cet effort est en effet absolument essentiel « pour être capable de garantir dans la durée, c’est à dire dans les 5 à 30 ans qui viennent la supériorité technologique de notre marine. »

D’autant plus que, comme l’a souligné M. Guillou, il faut relever le défi que représente « la rotation extrêmement rapide des technologies de rupture et celle des technologies du numérique. » Ainsi, a t-il noté, « il y aura probablement 5, 6 ou 7 générations de télécommunication pour une génération de frégate. Ce sera la même chose sur les data center, l’analyse numérique, la cybersécurité. » D’où la nécessité de « ne pas rater de marche technologique dans des cycles qui sont de plus en plus rapides et qui nécessiteront […] de trouver les processus qui permettent d’intégrer plus rapidement les technologies de rupture sur nos plateformes. »

Parmi les grandes évolutions dans le domaine naval, M. Guillou a parlé évidemment des technologies de l’information (avec la cybersécurité), la capacité de « survivre à la mer longtemps » (ce qui n’est pas donné à tout le monde) et celle permettant d’exploiter et faire fonctionner ensemble, et en temps réel, tous les moyens d’une flotte de combat (guerre électronique, réseau, drones, etc…).

Sur ce dernier point, l’intégration de drones (voire d’essaims de drones) aux navires de surface et aux sous-marins, alliée à l’intelligence artificielle, est un enjeu « fondamental » pour Naval Group. « Pourquoi? parce que moins vous avez de plateformes, plus il faut essayer d’augmenter leur rayon d’action ou leur capacité à absorber de l’information », a expliqué M. Guillou.

Photo : Marine nationale

http://www.opex360.com/2018/03/12/naval-group-voudrait-lancer-premieres-etudes-futur-porte-avions-vers-fin-de-lannee/
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MessageSujet: Re: Industrie de defense Française   Mar 13 Mar 2018 - 18:04

Citation :
Naval Group : 2017, une bonne année

13 mars 2018/ Industrie et matériels


Naval Group a communiqué, il y a quelques jours, ses résultats pour l’année 2017, avec un chiffre d’affaires en hausse de 16% à 3,7 milliards d’euros et 4 milliards de prises de commandes (contre 2,6 en 2016).

Sur le marché national, les notifications enregistrées concernent notamment le programme de frégates de taille intermédiaire (FTI), celui de la rénovation des frégates La Fayette et le programme de construction des sous-marins nucléaires de classe Suffren. Ce dernier se poursuit avec un premier bâtiment assemblé et sur lequel tous les équipements ont été intégrés. Des essais au sol ont déjà été réalisés et ceux à la mer devraient intervenir dans les prochains mois. Un cinquième bâtiment devrait être commandé dans quelques semaines.

Sur le programme FREMM, quatre ont déjà été livrées, dont trois actuellement déployées en missions opérationnelles. Deux autres bâtiments suivront : la «Bretagne», en essais à la mer et qui doit être livrée au début de l’été, et la «Normandie», dont la coque a été mise à flots en février et qui doit être livrée en 2019.

En matière de programmes futurs, Naval Group travaille à la mise au point, avec TechnicAtome, de l’organisation industrielle du programme SNLE 3G et a lancé, à la demande de la Marine, des projets d’esquisses (nucléaires et conventionnels) d’un éventuel second porte-avions. Si rien n’a encore été décidé sur ce point, le lancement de ces études est important pour les bureaux d’études de Naval Group, en contribuant au maintien de l’activité des équipes ayant participé au programme «Charles De Gaulle».

Quant au programme de pétroliers-ravitailleurs, il est intégré à la feuille de route du projet d’alliance avec Fincantieri : il s’agira pour Naval Group d’adapter, en qualité de maître d’œuvre, le bâtiment «Vulcano», de conception italienne, aux spécifications de la Marine nationale, notamment avec des systèmes d’autodéfense plus robustes. Le concept «Brave» de bâtiment logistique développé avec STX, qui n’a pas été retenu, sera, lui, toujours proposé à l’export.

Sur les marchés d’exportation, où le groupe a réalisé 35% de son chiffre d’affaires et après des notifications au Brésil (programme Prosub) et en Australie (Sea1000), les perspectives sont notamment égyptiennes, avec une commande envisagée de deux à trois Gowind supplémentaires, et néerlandaises, avec l’annonce attendue du lancement de la compétition pour le remplacement des quatre sous-marins diésels-électriques de classe Walrus récemment modernisés.

La Marine royale néerlandaise souhaiterait acquérir des bâtiments à capacité océanique dotés de modules AIP. En Inde, où les calendriers annoncés invitent toujours à la plus grande prudence, Naval Group reste en lice, avec son partenaire RNAVAL, sur le programme de bâtiments amphibies (avec le BPC Mistral) et espère tou­jours une commande supplémentaire de Scorpène.

Quant à la Pologne, le remaniement ministériel récent n’a pas eu l’effet escompté et il semblerait que certains remettent même en question l’opportunité d’acquérir des sous-marins…

https://www.ttu.fr/naval-group-2017-bonne-annee/
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MessageSujet: Re: Industrie de defense Française   Mar 13 Mar 2018 - 18:28

Citation :
Si, si Manurhin engrange encore des commandes  

 Par Michel CABIROL            |     13/03/2018, 6:56   |   352   mots


Le carnet de commandes de Manurhin s'élève à plus de 100 millions d'euros (Crédits : Manurhin)

     
Manurhin a signé une nouvelle commande d'un montant de 11 millions d'euros auprès d'un groupe belge.


Manurhin bouge encore. En dépit de ses difficultés financières - la société mulhousienne a été placée sous le régime de la sauvegarde en juin dernier - et des banques qui lui tournent le dos - plus de crédit export -, le fabricant de machines de cartoucherie "Made in France", qui exporte 100% de sa production, gagne encore des contrats.

Selon nos informations, Manurhin a récemment signé une commande d'un montant de 11 millions d'euros auprès d'un groupe belge, qui a pris la décision de financer lui-même ce contrat. Il est vrai que Manurhin est assis sur une marque internationalement reconnue de la Colombie à Oman en passant par la France. La PME a installé plus de 13.000 machines dans plus de 60 pays. Résultat, la technologie "made in France" de Manurhin, reste encore plébiscitée par ses clients dans le monde entier.

Un carnet de commandes de 100 millions d'euros

Ce nouveau succès commercial gonfle le carnet de commandes de Manurhin à plus de 100 millions d'euros. Soit trois années d'activité pour le site historique de Mulhouse, qui est actuellement touché par des mesures de chômage partiel. Une commande qui en appelle d'autres. La PME aurait un potentiel pour décrocher 150 millions d'euros environ de commandes à court terme si ces dernières étaient financées, selon nos informations.
Pourtant la France, qui vient de renforcer son arsenal pour soutenir les entreprises qui exportent, a complètement laissé tomber Manurhin. Pourquoi? La faute à son actionnaire minoritaire, le groupe slovaque Delta Defence (34%), qui effraie les pouvoirs publics. Ce qui a entraîné les difficultés de Manurhin, qui cherche donc de nouveaux actionnaires. Lors du salon IWA de Nuremberg (9-12 mars), Manurhin a discuté avec plusieurs industriels européens du secteur de la défense intéressés pour entrer dans son capital. Il faut dire que les perspectives de développement de Manurhin, portées par un marché mondial en forte croissance, pourraient exciter des convoitises de groupes très intéressés de mettre la main sur une PME, leader mondial de son secteur.

https://www.latribune.fr/entreprises-finance/industrie/aeronautique-defense/si-si-manurhin-engrange-encore-des-commandes-771591.html  
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MessageSujet: Re: Industrie de defense Française   Jeu 15 Mar 2018 - 16:54

Citation :
La France assoit sa position de troisième exportateur d’armements

Posté dans Industrie par Laurent Lagneau Le 15-03-2018




La trajectoire financière de la Loi de programmation militaire (LPM) 2014-2019 reposait sur une équation à plusieurs inconnues, dont, par exemple, un recours excessif aux recettes exceptionnelles, dont le caractère aléatoire ne s’est pas démenti, ou encore l’exportation de certains équipements afin de compenser une baisse des livraisons aux forces françaises.

Et ce pari a donc été tenu. Ainsi, et selon le Stockholm International Peace Research Institute (SIPRI), au cours de la période 2013-17, les exportations françaises d’armements ont augmenté de 27% par rapport aux années 2008-12. Et cela place la France au troisième rang des exportateurs d’armes.

Considérer des périodes de 5 ans, comme le fait le SIPRI, permet de dégager des grandes tendances dans la mesure où les exportations d’équipements militaire peuvent fluctuer d’une année à l’autre.

Mais les conclusions du rapport du Sipri ne sont pas une surprise. Ces dernières années, le montant total des exportations françaises d’armements a été à deux chiffres alors qu’il peinait à dépasser les 6 ou 7 milliards d’euros en 2013. Soit près de trois fois moins qu’en 2015 (17 milliards), grâce notamment aux premiers contrats « export » du Rafale (munitions comprises) et à la vente de navires (FREMM, corvettes, etc).

« Les commandes de matériels de défense français à l’export ont connu une progression spectaculaire au cours des dernières années. Le changement d’échelle radical était notable dès 2015, avec près de 17 Md€ de prises de commandes (contre 4,8 Md€ en 2012). Cette année-là, plusieurs caps avaient été franchis. L’objectif d’égaler, pour la première fois, le montant des prises de commandes nationales avait non seulement été atteint, mais largement dépassé puisque ces dernières s’étaient élevées à 11 Md€ en 2015 », avait ainsi rappelé la Direction général de l’armement (DGA), en juin dernier.

Ainsi, la France a su profiter de la hausse des importations d’armements, en captant 6,7% du marché. Ce qui n’a pas été tout à fait le cas de l’Allemagne, dont les ventes ont reculé de 14% entre les périodes 2008-12 et 2013-17. Toutefois, et alors que, sous l’influence des sociaux-démocrates de la coalition gouvernementale emmenée par Angela Merkel, il était question de « moraliser » les exportations d’armes, les industriels allemand ont augmenté leurs ventes vers le Moyen-Orient de 109%.

Cela étant, et ce n’est pas, là encore, une surprise, les États-Unis ont accentué leur domination du marché mondial de l’armement, avec une progression de 25% de leurs ventes d’équipements militaire entre les périodes 2008-12 et 2013-17. À eux-seuls, ils pèsent 34% du total des exportations d’armes, notamment grâce à une moisson de contrats au Moyen-Orient (cette représente 49% du total de leurs ventes à l’étranger).

« Sur la base d’accords signés sous l’administration Obama, les livraisons d’armes américaines en 2013-17 ont atteint leur plus haut niveau depuis la fin des années 1990 », souligne Aude Fleurant, directrice du programme « armes et dépenses militaires » du SIPRI. « Ces accords ainsi que d’autres grands contrats signés en 2017 ont permis aux États-Unis d’asseoir leur rang de plus grand exportateur d’armes au monde dans les prochaines années », a-t-elle ajouté. Qui plus est, les livraisons de F-35 à plusieurs pays européens conforteront davantage cette avance.

Sur la période 2013-17, Les exportations d’armes américaines sont déjà 58% supérieures à celles de la Russie, classée en seconde position dans le classement du SIPRI, avec 22% de parts de marché. D’autant plus que les ventes russes d’équipements militaires ont baissé de 7,1% entre 2008-12 et 2013-17.

A priori, ce recul profite à la Chine, qui a augmenté les siennes de 38%, en profitant de la défiance américaine à l’égard du Pakistan et remportant des succès en Algérie et au Bangladesh. Mais plus encore, c’est en Afrique que les industriels chinois ont augmenté leurs parts de marché.

« La Chine […] devient de plus en plus capable de produire ses propres armes et continue de renforcer ses relations avec le Pakistan, le Bangladesh et le Myanmar en fournissant des armes », note le SIPRI. Ce que confirme par ailleurs la baisse de 19% des importations d’armes entre 2008-12 et 2013-17.

D’autres pays s’affirment de plus en plus sur le marché de l’armement. C’est le cas d’Israël, qui a augmenté ses exportations de 55%, de la Corée du Sud (+65%) ou encore de la Turquie (avec un spectaculaire +145%).

S’agissant des pays importateurs, l’Inde se classe au premier rang. Cela s’explique par la modernisation (forcément longue car les processus d’achat sont souvent très compliqués) de ces forces armées et la nécessité de faire face à au moins deux menaces : celle du Pakistan et celle de la Chine. Au total, le marché indien représente 12% des importations mondiales d’armes, après une hausse de 24% entre 2008-12 et 2013-17. Si la Russie reste encore son principal fournisseur, d’autres acteurs ont poussé leurs pions, comme les États-Unis, avec une hausse de 557% de leurs ventes d’équipements militaires au cours de la période considérée.

« Les tensions entre l’Inde, d’une part, et la Chine et le Pakistan, d’autre part, alimentent une demande croissante de l’Inde en armes majeures qu’elle est incapable de produire elle-même », relève Siemon Wezeman, chercheur principal au programme « armes et dépenses militaires » du SIPRI.

Après l’Inde, viennent ensuite l’Arabie Saoudite, qui a augmenté ses importations d’armes de 225% par rapport à 2008-12 (et ce sont les Occidentaux qui en ont profité), l’Égypte (+215%) et les Émirats arabes unis. Cette ordre sera très probablement différent lors de la prochaine étude du Sipri, le Qatar ayant signé plusieurs contrats d’armement importants au cours de ces derniers mois.

http://www.opex360.com/2018/03/15/france-assoit-position-de-troisieme-exportateur-darmements/
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MessageSujet: Re: Industrie de defense Française   Mar 20 Mar 2018 - 17:23

Citation :
20.03.2018

FTI: Naval Group monte son équipe de fournisseurs




Naval Group a commencé à sélectionner les premiers fournisseurs d’équipements des cinq futures frégates de taille intermédiaire (FTI, dont le marché a été notifié en avril 2017) d’un déplacement d’environ 4 000 tonnes, à vocation de lutte anti sous-marine.

Les principaux fournisseurs retenus sont :
• Axima, pour les systèmes de chauffage, ventilation et air conditionné (HVAC) ;
• CNIM, pour les portes sonars et les portes torpilles ;
• IXblue pour les centrales de navigation et leurs calculateurs ;
• Leonardo pour les systèmes d’artillerie moyen calibre 76 mm ;
• MBDA pour l’intégration et les services relatifs aux installations de tir de missiles ;
• MTU, l’un des premiers fabricants mondiaux de gros moteurs diesel ;
• Safran Electronics & Defense pour le système d'identification optronique intégrant le viseur très longue portée PASEO XLR (eXtra Long Range) ;
• Thales, pour la suite sonar, la suite de guerre électronique, l’IFF (identification, friend or foe) et le système de communications.

http://lignesdedefense.blogs.ouest-france.fr/archive/2018/03/20/fti-naval-group-monte-son-equipe-de-fournisseurs.html
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MessageSujet: Re: Industrie de defense Française   Mer 4 Avr 2018 - 17:27

Citation :
mercredi 4 avril 2018

SCAF : Paris et Berlin signeront à ILA



C'était un secret de polichinelle : Paris et Berlin signeront au salon ILA, en mai, un document permettant de lancer le système de combat aérien futur (SCAF) en bilatéral. Ce HL-CORD, équivalent d'une fiche d'expression de besoin française doit permettre de ne pas trop attendre sur ce sujet technologique prioritaire pour les industriels des deux côtés du Rhin.

Du point de vue opérationnel, FCAS doit désormais remplacer les Tornado (le F-35 n'est plus évoqué à cette fin). Le SCAF doit être livré en 2040, il sera prioritairement un avion piloté, éventuellement dronisé.

Le FCAS-DP pourrait contribuer au SCAF, via une dizaine de thèmes de recherche (calculateurs moteur, avionique, etc).

http://lemamouth.blogspot.fr/2018/04/scaf-paris-et-berlin-signeront-ila.html
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MessageSujet: Re: Industrie de defense Française   Mer 4 Avr 2018 - 18:23

Citation :
Manurhin obtient un sursis de deux mois pour se sauver    

 Par Michel CABIROL            |  04/04/2018, 17:06   |   373   mots   


Manurhin a un besoin de financement estimé à 25 millions d'euros (Crédits : Manurhin)  

     
La chambre commerciale du Tribunal de grande instance de Mulhouse a donné deux mois supplémentaires à Manurhin pour trouver une solution. La PME doit finaliser ses discussions en cours avec plusieurs partenaires potentiels, français et étrangers, pour sa reprise.  

Deux mois de sursis pour Manurhin. C'était une journée cruciale le fabricant de machines de cartoucherie "Made in France", qui était très, très près du dépôt de bilan. La chambre commerciale du Tribunal de grande instance de Mulhouse a finalement donné deux mois supplémentaires à Manurhin pour trouver une solution pérenne. Placée sous le régime de la sauvegarde depuis juin 2017, la société mulhousienne pourrait profiter de ce sursis pour finaliser ses discussions en cours avec plusieurs partenaires potentiels, français et étrangers, pour sa reprise.


"Compte tenu d'enjeux multiples, le dossier Manurhin est suivi par les pouvoirs publics au plus haut niveau. Je suis confiant dans la mise en place d'une solution solide dans le délai, qui nous est imparti", a estimé le président du directoire de Manurhin, Rémy Thannberger.

Dans ce contexte positif, la direction de cette PME, qui emploie 170 salariés environ à Mulhouse, peut enfin compte, selon le patron de Manurhin, sur l'appui des pouvoirs publics, et notamment du délégué interministériel aux restructurations d'entreprises, Jean-Pierre Floris, l'ancien PDG de l'ex-filiale d'emballage de Saint-Gobain, Verallia. Ce qui n'était pas gagné tant ils s'étaient désintéressés ces derniers mois de l'avenir du leader mondial des machines de cartoucherie, pourtant au cœur d'un projet de relancer une filière munitions il y a deux ans. Pourquoi? La faute à son actionnaire minoritaire, le groupe slovaque Delta Defence (34%), qui effraie beaucoup les pouvoirs publics. Ce qui a entraîné les difficultés de Manurhin, qui cherche donc de nouveaux actionnaires.


Un carnet de commandes bien rempli  

Le carnet de commandes de Manurhin s'élève actuellement à plus de 100 millions d'euros. Soit trois années d'activité pour le site historique de Mulhouse, qui est actuellement touché par des mesures de chômage partiel. Le fabricant a récemment reçu une commande de 11 millions d'euros d'une entreprise belge en dépit du contexte compliqué de Manurhin. Cette commande en appellerait d'autres. La PME aurait un potentiel pour décrocher 100 millions d'euros de commandes supplémentaires à court terme si ces dernières étaient financées. Le besoin de financement est estimé à 25 millions d'euros, selon nos informations.

https://www.latribune.fr/entreprises-finance/industrie/aeronautique-defense/manurhin-obtient-un-sursis-de-deux-mois-pour-se-sauver-774167.html  
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MessageSujet: Re: Industrie de defense Française   Jeu 12 Avr 2018 - 21:34

Citation :
Armement : où va la France en Arabie Saoudite ?

Par Michel Cabirol | 12/04/2018, 6:56 | 1203 mots


Ryad souhaite "saoudiser" 50% de ses achats d'armement à l'horizon de 2030 (Crédits : Handout .)


L'année 2018 sera une année décisive pour les industriels de l'armement français en Arabie Saoudite. Ça passe ou ça casse.

Pour les industriels de la défense français, 2018 sera vraiment l'année clé en Arabie Saoudite. Ou Emmanuel Macron signe des contrats d'armement en fin d'année comme il l'a annoncé, ou alors les industriels de la défense tricolores seront exclus en grande partie des marchés de défense saoudiens au profit des Américains mais aussi des Britanniques, des Russes, des Espagnols, des Coréens voire des Turcs. Ce qui est déjà plus ou moins le cas. Pourtant, la France a entretenu une longue histoire avec l'Arabie Saoudite dans le domaine de la défense. Elle a signé plusieurs dizaines de milliards d'euros de contrats sur une période de 35/40 ans avec des conditions financières extrêmement favorables via ODAS (ex-Sofresa).

ODAS a perdu la main

Toutefois, cette société publique qui représente les intérêts de l'État et des grands groupes d'armement français dans le Royaume, a perdu la confiance du prince héritier saoudien Mohammed bin Salman bin Abdul Aziz (MBS) depuis novembre 2015. Selon un observateur de ce dossier, elle a également perdu la confiance du missilier MBDA et d'Airbus, estimant qu'elle était un instrument de Thales. La guerre franco-française dans les sables saoudiens entre Thales et MBDA a laissé des traces, beaucoup de traces.

Défiance cette fois plus pragmatique de Naval Group, qui n'a semble-t-il qu'un seul objectif, celui de récupérer les contrats en cours d'exécution : programme AMWAJ qui porte sur le soutien à la marine saoudienne (fournitures de pièces de rechange et assistance technique, soit 200 à 400 millions par an), les programmes de modernisation des frégates Sawari 1 signés en 2013 (contrat LEX) et des frégates Sawari 2 (contrat ERAV).


Marginalisation de la France en Arabie Saoudite

En dépit de sa marginalisation qui a été progressive depuis plusieurs années, la France détient encore quelques enjeux commerciaux en Arabie Saoudite. A commencer par l'exécution des contrats en cours qui vont courir au-delà de 2020, dont la modernisation des frégates Sawari 1 (programme LEX). Mais cela ne va pas sans mal avec l'extinction programmée d'ODAS par Ryad et Paris. Car de nombreux cadres démissionnent et ceux qui restent sont pour la plupart de plus en plus démotivés par les perspectives très peu réjouissantes de l'entreprise.

Enfin, le nouveau patron d'ODAS l'ingénieur général de l'armement Daniel Argenson serait isolé. Il ne serait pas associé aux décisions du ministère des Armées, selon une source proche du dossier. "Il n'y a pas de plan B avec la disparition d'ODAS", se désole un observateur. Non pas pour ODAS elle-même mais pour les intérêts français en Arabie Saoudite dans le domaine de la défense en berne ces dernières années. En 2015 puis en 2016, l'Arabie Saoudite n'a commandé à la France que 193,5 millions et 764 millions d'euros de matériels militaires. Bien loin des ventes de 2013 (1,9 milliard) et de 2014 (3,6 milliards).

Vers des transferts de technologie

Que peut-on attendre dans les prochains mois de l'Arabie Saoudite ? Le contrat portant sur la vente de 39 patrouilleurs HSI 32 du chantier naval de Cherbourg CMN évalué à 550 millions d'euros devrait être signé "dans les semaines qui viennent", assure une source proche du dossier. "Tout est bouclé, il ne manque que la signature", poursuit-elle. A suivre. En tout cas, la délégation saoudienne a cité en exemple ce contrat lors de la visite de MBS à Paris devant un parterre d'officiels et de patrons français, selon nos informations. Pourquoi ? Quinze des patrouilleurs doivent être fabriqués à Damman par le groupe saoudien Zamil, partenaire de CMN. Le chantier naval cherbourgeois a déjà vendu fin 2017 trois patrouilleurs FS56 à Ryad.

Ce type de contrat se glisse parfaitement dans la nouvelle stratégie de Ryad de "saoudiser" 50% de ses achats d'armement à l'horizon de 2030. La France sait faire. Ces dernières années, elle a signé de nombreux contrats en ayant proposé des transferts de technologies à l'Inde, au Brésil, en Australie notamment. D'ailleurs Naval Group, qui a déjà signé un partenariat avec Zamil, a récemment proposé au patron de Saudi Arabia Military Industries (SAMI) Ahmad ben Aqil al-Khatib, une coopération sur le système de combat dans le cadre d'une vente de cinq corvettes Gowind à la marine saoudienne.

Un accord intergouvernemental?

Et à, plus long terme ? Emmanuel Macron a promis des contrats en fin d'année. Il en va donc de sa crédibilité. Ou alors, estime un observateur, il existe une volonté cachée de ne plus rien faire en Arabie Saoudite. Ce n'est pas l'avis d'un patron du secteur, "Emmanuel Macron a une très bonne approche" de ne pas considérer l'Arabie Saoudite comme un simple client. L'Elysée a d'ailleurs précisé que le président ne considérait "pas l'Arabie saoudite comme un client mais comme un allié". Il considère que la relation entre Emmanuel Macron et MBS est une relation "plus saine" basée sur des accords mais aussi des désaccords. "C'est impossible d'être d'accord sur tout au niveau des Etats", estime-t-il.

La France continuera vraisemblablement à vendre des armes à l'Arabie Saoudite. "Pour restaurer l'influence de la France dans certaines zones du monde, eh bien c'est un élément important de notre diplomatie. Notre industrie a aussi besoin de trouver des débouchés sur ces marchés", a souligné le porte-parole du gouvernement, Benjamin Griveaux, proche d'Emmanuel Macron lors de l'"Epreuve de vérité", sur Public Sénat-Radio Classique-AFP, à propos de l'Arabie Saoudite. Cela devrait passer par un accord intergouvernemental (AIG) entre les deux pays. Problème, sa rédaction traîne en longueur depuis deux ans. Et surtout avec quelles conditions financières?

Ce que peut espérer la France

Outre les patrouilleurs de CMN, Nexter attend depuis plusieurs années la concrétisation d'un contrat de véhicules blindés Titus et de canons de 105 mm tractés pour un montant de 359 millions d'euros. Naval Group pousse son best-seller du moment à l'export, la corvette Gowind, qui, estime-t-on, ne serait pas pénalisée par la vente par l'Espagne de cinq corvettes Avante 2200 fabriquées par Navantia. Thales travaille discrètement sur le renouvellement progressif du parc de systèmes de défense sol-air de courte portée avec Ryad, en proposant notamment ses radars de défense aérienne GM200 et GM400 ainsi que les systèmes de commandement du système. En revanche, Ryad choisirait un missile de la classe du Crotale d'un autre industriel.
Enfin, Airbus est en discussion pour vendre deux avions-ravitailleurs A330 MRTT supplémentaires à l'armée de l'air saoudienne (6. exemplaires commandés). En outre, Ryad pourrait se décider à acheter des avions de transport militaire A400M pour lesquels un intérêt aurait été officiellement formulé. Le prince héritier d'Arabie Saoudite devrait en discuter avec Airbus au moment de son passage en Espagne. En revanche, les discussions sur l'acquisition de satellites (Airbus et Thales) semblent être au point mort. Des ventes qui ramènent la France à son rang de puissance moyenne. En comparaison, les Etats-Unis et l'Arabie saoudite avaient signé en mai 2017 des accords d'une valeur de plus de 380 milliards de dollars....

https://www.latribune.fr/entreprises-finance/industrie/aeronautique-defense/armement-ou-va-la-france-en-arabie-saoudite-774960.html
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MessageSujet: Re: Industrie de defense Française   Mar 17 Avr 2018 - 19:55

Citation :
SCAF : volonté politique et partage industriel

16 avril 2018/ Industrie et matériels


La France et l’Allemagne devraient donc signer, lors du prochain salon ILA (du 25 au 29 avril), un accord – déjà paraphé – d’expression de besoin commun pour le programme SCAF d’avion de combat de sixième génération. Au-delà de cette indispensable impulsion politique initiale, il faudra, entre Français et Allemands, s’entendre sur les déclinaisons industrielles d’un tel programme, qu’il s’agisse du leadership et de la répartition de la charge industrielle («workshare») des parties «avion», moteur, systèmes et équipements.

Si rien n’est encore verrouillé à ce stade, l’industrie française ne pourra pas, à l’évidence, prétendre au leadership sur chacun de ces points, et certains choix – douloureux – seront donc nécessaires. D’autant que, face au seul Airbus côté allemand, le gâteau devra être partagé, côté français, entre Dassault, Thales et Safran.

Evidemment, Dassault semble aujourd’hui le plus légitime pour assumer un leadership sur la partie avion, qui comprend notamment les caractéristiques indispensables aux missions spécifiques des versions françaises du futur aéronef (dissuasion, navalisation, degré d’autonomie…). Un programme stratégique pour le groupe de Saint-Cloud, car si le lancement du standard F4 du Rafale, va donner un bol d’air frais à ses bureaux d’études pour les cinq prochaines années, celui du programme SCAF sera indispensable pour tenir au-delà.

La partie moteur impliquera pour Safran, qui n’a pas à craindre de concurrence allemande, un grand effort de rattrapage technologique : près de deux générations depuis le M88 (et probablement trois à l’horizon 2040).

Il est donc probable que ce soit sur les parties systèmes et équipements, comprenant notamment l’électronique, les senseurs ou l’intelligence artificielle – cœur du savoir-faire de Thales – que le partenaire allemand concentre l’essentiel de sa contribution industrielle.

Cet avion de combat du futur devra, par ailleurs, pouvoir être exporté, ce qui pose la question du degré d’ouverture de la plateforme aux équipements étrangers. Ainsi, l’ouverture du Rafale, plateforme initialement fermée, aux systèmes israéliens s’était notamment révélée décisive pour l’emporter sur le marché indien.

A ce stade, une seule chose semble acquise : ce programme est très fortement soutenu sur le plan politique, en France, par le Président de la République – qui en a fait un des marqueurs «défense» de son quinquennat – et par la ministre des Armées. Même son de cloche du côté d’Angela Merkel, chacun souhaitant logiquement un «verrouillage» rapide avant toute alternance politique susceptible de rebattre les cartes.

https://www.ttu.fr/scaf-volonte-politique-et-partage-industriel/
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MessageSujet: Re: Industrie de defense Française   Mar 17 Avr 2018 - 23:00

Citation :
17 avr. 2018 | Par Emmanuel Huberdeau

Un lance roquettes Thales qualifié sur MD530G


Le lance roquette FZ220 a été qualifié du MD-530G. © McDonnell Douglas Helicopters



McDonnell Douglas Helicopters a qualifié le lance roquette FZ220 de Thales sur l'hélicoptère léger MD530G.

Suite à une campagne d'essais réalisée au mois de mars 2018 sur le polygone de Yuma Proving Ground de l'US Army, le lance-roquette FZ220 a été qualifié sur MD530G. Ce système permet de mettre en oeuvre des roquettes non guidées de 70 mm. Il est fabriqué en matière composite afin de réduire sa masse.

Le MD530G est un hélicoptère léger d'une masse maximale de 1 700 kg, destiné principalement à la reconnaissance armée. Il peut être armé d'un pod contenant une mitrailleuse de 12,7mm FN Herstal ou encore d'une mini Gatling de 7,62 mm. Des roquettes guidées Talon de Raytheon ont aussi été intégrées.

En février 2016, la Malaisie a commandé six hélicoptères de ce type.

http://www.air-cosmos.com/un-lance-roquettes-thales-qualifie-sur-md530g-109921
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MessageSujet: Re: Industrie de defense Française   Jeu 19 Avr 2018 - 20:44

Citation :
Du 105 LG1 pour la Malaisie

Actualités Romain Vincent 19 avril, 2018

Quand le FOB supposait la semaine dernière que les systèmes d’artillerie allaient se multiplier en Asie du Sud-Est, il ne se trompait qu’à moitié. On pensait canon automoteur de gros calibre et non artillerie légère tractée, mais surtout on ne pensait pas qu’une réussite française tomberait dans la foulée ! Les industriels de Nexter ont dépassé nos attentes puisqu’ils viennent de signer un contrat pour la livraison, d’ici février 2020, de 18 canons 105 LG1 aux forces armées malaisiennes.


Un 105 LG1 présenté sur le stand Nexter durant DSA 2018


Annoncé durant le salon DSA 2018, organisé cette semaine à Kuala Lumpur, « ce contrat est une nouvelle reconnaissance du savoir-faire du groupe Nexter dans le domaine de l’artillerie et des munitions. C’est un succès important dans notre stratégie qui vise à positionner notre groupe comme le partenaire de référence en matière d’artillerie en Asie », s’est félicité Olivier Travert, Directeur du Commerce Export pour le groupe Nexter.

Il faut dire que cette réussite résulte d’un travail de longue haleine: 20 longues années de négociation auront été nécessaires pour déboucher sur la signature du contrat. Outre les négociations, et la collaboration avec ADS sur plusieurs dizaines d’années, il fallait gagner en bout de course contre les Turcs de MKEK notamment, ou les Britanniques de BAE Systems.

Les six premières unités, accompagnées de munitions supplémentaires HE (High Explosive pour obus explosifs) et longue portée ERG3, seront livrées en kit à partir de novembre 2019. Tous seront également équipés de l’ordinateur balistique Bacara et du système de navigation inertielle Advans Lyra d’IxBlue. Les futurs LG1 malaisiens seront assemblés par le partenaire local du systémier-intégrateur, Advanced Defence Systems (ADS) sur son site de Gemas (sud de la Malaisie). Ce dernier sera également chargé de la maintenance des systèmes.

L’armée malaisienne devient donc la septième armée étrangère à adopter l’obusier, après la Belgique, l’Indonésie, la Colombie, Singapour, la Thaïlande, et le Canada, qui l’a éprouvé sur le difficile terrain afghan.

Développé par GIAT Industries dans années 80-90, le 105 LG1 notamment d’une légèreté et d’une mobilité qui ont fait sa renommée dans les armées qui l’opèrent depuis plusieurs années.

Sa mise en batterie et sortie de batterie sont réalisées en moins de 30 secondes par 5 artilleurs et, une fois déployé, le 105 LG1 peut tirer jusqu’à 12 coups/minute, à une portée allant de 1 à 11 km pour la munition US M1 et de 7 à 17 km pour la munition HE ER G3 de Nexter. Selon l’industriel français, en opération le 105 a fait preuve « d’une fiabilité, d’une mobilité, d’une manœuvrabilité et d’une puissance de feu inégalées ». Il constituerait alors aujourd’hui « l’arme d’appui-feu idéale pour les troupes engagées sous tous les climats, y compris sur les terrains les plus difficile ». D’ailleurs, avec moins de 1 600 kg sur la balance, il est transportable par véhicule 4×4 standard, héliportable et aérotransportable par avion de transport tactique type C-130.

Selon les informations données sur le salon DSA qui se tient à Kuala Lumpur jusqu’au 19 avril, le programme d’acquisition a été accéléré suite à la dégradation de la situation dans l’état de Sabah.

Il a également été souligné que le RETEX des forces colombiennes contre les FARC ont démontré l’efficacité du 105 français dans les forêts tropicales : déploiement rapide, extrêmement mobile et léger, grande précision, ces qualités lui ont valu d’être officiellement dénommé « Sniper » par l’armée sud-américaine.

Grâce au poids léger et à la souplesse de systèmes comme le LG1, facilement tractés par une Land Rover ou « droppés » par un hélicoptère Puma, l’utilisation de l’artillerie légère revient à la page pour les forces spéciales. Sur le champ de bataille, l’artillerie légère passe désormais d’un outil de saturation à un usage tactique.

http://forcesoperations.com/du-105-lg1-pour-la-malaisie-2/
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MessageSujet: Re: Industrie de defense Française   Lun 23 Avr 2018 - 20:00

Citation :
Réglementation ITAR : Etats-Unis, ces amis qui ne veulent pas que du bien à la France

 Par Michel Cabirol            |     23/04/2018, 6:56   |   1317   mots

   
"Notre dépendance à l'égard des composants soumis aux règles ITAR est un point critique", avait reconnu en
mai 2011 à l'Assemblée nationale le PDG de MBDA, Antoine Bouvier. (Crédits : © Benoit Tessier / Reuters)

     
Les Etats-Unis ont mis un veto à l'exportation du Scalp en Egypte en raison de la présence de certains composants américains dans le missile de croisière. Emmanuel Macron et Donald Trump vont évoquer ce sujet lors de lors leur rencontre cette semaine, selon des sources concordantes.


Les industriels de l'armement français n'aiment pas ces dossiers. Vraiment pas. C'est également le cas de l'Etat français, touché au cœur de sa souveraineté. Ce sont des dossiers qui au choix les agacent, les irritent et les énervent... ou les trois à la fois surtout quand le dossier devient public. Qu'est-ce qui les met tous dans un tel état ? Quatre lettres: ITAR (International Traffic in Arms Regulations). Pourquoi? Si un système d'armes contient au moins un composant américain sous le régime de la réglementation américaine ITAR, les Etats-Unis ont le pouvoir d'en interdire la vente à l'export à un pays tiers. Or beaucoup de sociétés françaises et européennes intègrent des composants américains notamment électroniques, dans de nombreux matériels, tout particulièrement dans les domaines aéronautique et spatial. "Notre dépendance à l'égard des composants soumis aux règles ITAR est un point critique", avait reconnu en mai 2011 à l'Assemblée nationale le PDG de MBDA, Antoine Bouvier.


"Nous sommes encore soumis à des dépendances technologiques, avait expliqué en octobre 2011 à l'Assemblée nationale l'ex-Délégué général pour l'armement, Laurent Collet-Billlon. Nous veillons cependant avec le plus grand soin au respect du principe de souveraineté nationale posé par le Livre blanc en matière de dissuasion, de cryptographie et de lutte informatique. La plupart de nos aéronefs présentent des adhérences avec le régime américain ITAR, mais nous nous employons à réduire le plus possible ces limitations".

Washington a récemment frappé d'un veto l'industrie d'armement tricolore en interdisant l'exportation du missile de croisière Scalp de MBDA vers l'Egypte, comme La Tribune l'a révélé. Officieusement pour protéger les intérêts d'Israël. "Est-ce une décision de la seule administration américaine ou bien du pouvoir politique?", s'interroge un très bon connaisseur de ces dossiers. En tout cas, cette décision a pour conséquence de freiner la vente de 24 Rafale supplémentaires au Caire. C'est clairement une atteinte à la souveraineté de la France, pourtant l'alliée des Etats-Unis quand il faut aller à la baston sur des théâtres d'opération difficiles (Syrie, Irak) ou échanger des renseignements de première importance dans les affaires de terrorisme.

Les Etats-Unis jouent avec les nerfs des industriels français

Ce n'est pas la première fois que les Etats-Unis jouent avec les nerfs de la France. Ainsi, ils avaient longuement hésité à faire jouer la réglementation ITAR sur un dossier français en Inde, explique-t-on à La Tribune. Ils ne l'ont finalement pas fait. En revanche, ils ont récemment mis un veto sur un dossier export français au Qatar. Aussi, l'explication de la défense des intérêts de l'Etat hébreu dans le cas de l'export du Scalp vers l'Egypte a du mal à tenir face à la multiplication des affaires lancées par les Etats-Unis.

En 2013, ils avaient déjà refusé une demande de réexportation aux Emirats Arabes Unis de composants "made in USA"  nécessaires à la fabrication de deux satellites espions français (Airbus et Thales). La visite de François Hollande aux États-Unis en février 2014 avait permis de régler positivement ce dossier.


"La question des normes ITAR est très sensible et continue de défrayer la chronique dans le domaine des satellites, avait expliqué en juin 2015 à l'Assemblée nationale le président du CIDEF, Eric Trappier. Les Américains utilisent, en effet, ces règles pour limiter certaines exportations vers des pays pourtant amis, pour des raisons souvent plus politiques que juridiques. Tout dépend, en fait, du degré de sensibilité des produits exportés. Le Rafale, comme tous les matériels militaires français, comprend des composants ITAR, mais dans une proportion assez faible, au point que nous pourrions presque le livrer en nous en passant. Il ne serait donc pas de l'intérêt de l'industrie américaine de se priver de ce genre d'exportations dès lors qu'elles sont réalisées vers un pays qui n'est pas l'ennemi des États-Unis. Nous aurions sans doute plus de difficultés si nous voulions exporter des Rafale vers la Russie..."

Rencontre Macron-Trump

C'est pour cela que les industriels français fondent de grands espoirs sur la visite aux Etats-Unis d'Emmanuel Macron, qui sera outre-Atlantique à partir de ce lundi, pour régler entre autres le dossier Scalp en Egypte. Selon des sources concordantes, il n'a pas été réglé entre les deux pays avant le départ du chef de l'Etat français. C'est donc dans le secret des entretiens entre Emmanuel Macron et Donald Trump que ce dossier sera réglé ou pas, assure-t-on de sources concordantes à La Tribune. "On peut imaginer que le président américain fasse personnellement ce cadeau à Emmanuel Macron lors de sa visite", estime un observateur de ces dossiers sensibles. Mais, à ce jour, il n'y a pas non plus de certitude absolue.


"Il faut tirer les leçons de cette situation très pénalisante dans laquelle la France s'est retrouvée face à ce client potentiel qu'est l'Egypte mais qu'elle pourrait retrouver éventuellement face à d'autres clients", explique-t-on au sein de l'Etat à La Tribune.

Que veut la France?

D'une manière générale, la France tient officiellement depuis plusieurs années un discours d'indépendance nationale. Dans une interview accordée à La Tribune, la ministre des Armées, Florence Parly, "souhaite que l'on puisse progresser vers une moindre dépendance vis-à-vis de ces composants qui relèvent de la législation ITAR". Et d'ajouter sur les dossiers en cours que "la France tient et tiendra ses engagements. Dans les cas où ça s'avérerait nécessaire, nous prendrions les mesures pour honorer les contrats qui ont été passés". Plus facile à dire qu'à faire. Car c'est technologiquement compliqué à faire et ce n'est pas gratuit, rappelle-t-on à La Tribune. La ministre en convient elle-même : "il faut être réaliste, que ce soit ITAR ou d'autres, je ne suis pas sûre que l'on puisse s'immuniser complètement de cette réglementation". Pourquoi? "Il est très difficile de se passer de composants électroniques d'origine américaine", avait expliqué en avril 2011 à l'Assemblée nationale l'ancien patron de Safran, Jean-Paul Herteman.

Pour autant, la France travaille à désITARiser ses matériels. Selon nos informations, des groupes de travail interministériel ont été constitués. "Nous ne sommes pas inertes sur la question", confirme Florence Parly. "Nous y réfléchissons avec un certain nombre d'industriels, affirme-t-elle, et certains ont déjà pris des mesures pour résoudre cette question de dépendance le plus rapidement possible. Mais il faut des investissements en ce sens". Par exemple, dans le domaine spatial, l'Agence Spatiale Européenne a mené depuis longtemps des actions de fond avec des investissements significatifs pour recréer des doubles sources en Europe sur des composants critiques de la liste ITAR ou de la liste EAR (Export Administration Regulations).
Dans le cadre de la préparation de l'avenir, la France sera "extrêmement attentive à ce que nos équipements de demain n'aient pas ou aient une moindre sensibilité aux composants étrangers, notamment pour ITAR", précise la ministre. Par exemple, les futurs missiles air-air MICA-NG, qui seront prêts en 2025, seront développés en prenant en compte ces considérations. Ils seront ITAR Free, assure-t-on à La Tribune. En outre, sur des produits technologiques très complexes, la France préconise de les intégrer dans le projet du Fonds européen de défense. "Il serait intéressant qu'au titre de l'autonomie stratégique on puisse ré-internaliser certaines technologies", a estimé la ministre à La Tribune. Le concept de non dépendance implique donc une maîtrise des technologies et l'existence d'une double source de fabrication, dont l'une au moins située en Europe. La partie est loin d'être gagnée ...

https://www.latribune.fr/entreprises-finance/industrie/aeronautique-defense/reglementation-itar-etats-unis-ces-amis-qui-ne-veulent-pas-que-du-bien-a-la-france-776226.html  
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MessageSujet: Re: Industrie de defense Française   Mer 25 Avr 2018 - 19:37

Citation :
Dassault Aviation et Airbus ont trouvé un accord sur le Système de combat aérien futur franco-allemand

Posté dans Forces aériennes, Industrie par Laurent Lagneau Le 25-04-2018




Sans attendre la signature du « High level command operations requirements document » [HLCORD, Fiche d’expression de besoins en français] par la ministre des Armées, Florence Parly, et son homologue allemande, Ursula von der Leyen, Dassault Aviation et Airbus ont annoncé, ce 25 avril, avoir trouvé un accord de « principe » relatif au développement du Système de combat aérien futur (SCAF) franco-allemand.

« Dassault Aviation et Airbus ont décidé d’unir leurs forces pour assurer le développement et la production du Système de Combat Aérien Futur (SCAF), […] amené à compléter puis à remplacer les Eurofighter et les Rafale actuellement en service, entre 2035 et 2040 », ont en effet annoncé les deux groupes, via un communiqué commun.

« Nous sommes convaincus qu’en associant leurs savoir-faire, Dassault Aviation et Airbus sont les mieux placés pour répondre aux besoins opérationnels des Forces Armées en développant ce programme européen d’une importance critique », a commenté Éric Trappier, le Pdg du constructeur du Rafale.

Pour rappel, M. Trappier avait indiqué que Dassault Aviation était ouvert à l’idée d’une coopération pour mettre au moint un nouvel avion de combat, à la condition de diriger le projet, étant donné ses compétences indiscutables en la matière.

Sur ce point, Dassault Aviation et Airbus ont pris l’engagement de travailler « de façon pragmatique et efficace. » D’autant plus que ce futur avion de combat n’est qu’une partie du SCAF, qui sera un « système de systèmes » comprenant un ensemble de plateformes interconnectées (drones MALE, UCAV, satellites, avions ravitailleurs, etc).



« L’efficacité militaire de notre système de combat aérien ne repose pas uniquement sur la performance intrinsèque d’un avion de combat ou d’un drone. Elle résulte de la combinaison de moyens de surveillance, des avions de combat, des moyens de ravitaillement en vol ou de transport, des systèmes de commandement et de contrôle, des moyens de communication, des forces spéciales, des hélicoptères, etc. », a en effet expliqué le général André Lanata, le chef d’état-major de l’armée de l’Air (CEMAA), lors de son audition devant la commission sénatoriale des Affaires étrangères et des Forces armées, début avril.

« Le SCAF est un système de systèmes associant un large éventail d’éléments interconnectés et interopérables, comprenant un avion de combat de nouvelle génération, des drones MALE , la flotte d’avions existants (qui sera encore en service après 2040), de futurs missiles de croisière et des drones évoluant en essaim. Le système complet sera connecté à un vaste périmètre d’avions de mission, de satellites, de systèmes de l’Otan et de systèmes de combat terrestres et navals, avec lesquels il pourra opérer », précise Dassault Aviation.

« Notre feuille de route commune pour le programme SCAF comprendra des propositions pour le développement de démonstrateurs à partir de 2025 », a par ailleurs précisé M. Trappier.

Le Pdg d’Airbus Defence & Space, Dirk Hoke, a souligné qu’il n’y a pas de temps à perdre. « Au vu du calendrier serré, nous devons nous mettre immédiatement au travail afin d’élaborer ensemble une feuille de route commune qui nous permettra de répondre aux exigences et de respecter les délais qui seront fixés par les deux États », a-t-il dit. Aussi, « le lancement d’une étude initiale commune par la France et l’Allemagne dès cette année est donc d’une importante critique pour soutenir cet effort », a-t-il estimé.

Reste à voir ce que deviendra la projet franco-britannique de drone de combat (UCAV), pour lequel Londres et Paris ont consenti un investissement de 2 milliards d’euros en 2016. « On peut sentir un frein qui doit s’expliquer quand même par la perturbation forte du Brexit », a dit M. Trappier, même si la Direction générale de l’Armement (DGA) a récemment indiqué qu’un « accord sur les grandes lignes de la nouvelle phase de travaux technologiques à conduire dans le cadre du programme de futur système d’aviation de combat » avait été trouvé.

« Il faut d’abord que nous consolidions le socle franco-allemand. En parallèle, nous devons poursuivre les travaux franco-britanniques et nous verrons, lorsqu’ils auront atteint une maturité suffisante, s’ils peuvent être versés – ou non – au projet SCAF », avait toutefois expliqué Mme Parly, dans un entretien donné à La Tribune.

http://www.opex360.com/2018/04/25/dassault-aviation-airbus-ont-trouve-accord-systeme-de-combat-aerien-futur-franco-allemand/
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MessageSujet: Re: Industrie de defense Française   Jeu 26 Avr 2018 - 22:09

Citation :
26 avr. 2018 | Par Justine Boquet

ILA Berlin 2018 : L'Eurodrone enfin dévoilé

 
Vue d'artiste du futur drone MALE MRPA européen © Ministère des armées



A l'occasion du salon ILA, Airbus, Dassault Aviation et Leonardo ont dévoilé une maquette à l'échelle 1 de l'European MALE RPAS.

Le jeudi 26 avril, une cérémonie a été organisée afin de dévoiler « la première maquette grandeur nature du drone européen MALE RPAS (Système piloté à distance longue endurance moyenne altitude), présenté par les trois industriels européens participant au projet, que sont Airbus, Dassault Aviation et Leonardo. Ce projet européen réunit ainsi quatre Etats de l'UE, à savoir la France, l'Allemagne, l'Espagne et l'Italie. Une déclaration d'intention concernant ce projet avait été signée en mai 2015, suivie en septembre 2016 par un contrat pour lancer la phase de définition du véhicule.

Cette maquette ne présente pas encore toutes les caractéristiques du futur drone, qui sera destiné à la surveillance et à l'observation. Les industriels ont précisé que l'Eurodrone pourrait  aussi emporter de l'armement, en fonction des besoins des Etats.

Comme l'avait annoncé l'OCCAR en août 2017, le MALE RPAS est un bimoteur. Les industriels ont déclaré qu'ils étudiaient dès à présent les options disponibles sur le marché. Une décision devrait être prise rapidement, la question devant normalement être résolue au cours des prochains mois.

Le programme Eurodrone va désormais entrer dans sa phase de développement, laquelle devrait débuter d'ici fin 2018 ou début 2019. Il a été annoncé que l'European MALE RPAS devrait entrer en service au cours de la prochaine décennie, venant équiper les forces armées des quatre pays partenaires. Un certain nombre de systèmes devraient être commandés par les Etats participants. Le projet de loi de programmation militaire de la France pour 2019-2025 prévoit qu'un système MALE RPAS soit opérationnel au côté de quatre systèmes Reaper d'ici 2025.

Des débouchés à l'export sont également attendues par les trois industriels. C'est également durant la phase de développement que les décisions concernant les lieux de production et le partage entre les Etats seront prises. Airbus a rappelé que ce choix dépendrait également des financements.

Le développement du drone MALE européen a été qualifié d'étape clé dans le cadre du SCAF (système de combat aérien futur). Il vient démontrer la capacité des Etats européens à travailler ensemble dans le milieu de la défense, à l'heure où la coopération européenne devient un élément déterminant pour l'indépendance des pays membres de l'UE. Ce programme s'inscrivant dans un cadre européen, il n'est pas exclu que d'autres Etats puissent le rejoindre. La décision reviendra à la France, l'Allemagne, l'Espagne et l'Italie.

Rappelons qu'en 2013 déjà, Airbus, Dassault et Alenia avaient présenté un projet commun de drone MALE. Un bi réacteur baptisé Talarion qui n'avait jamais vu le jour. Cette fois, les états participant semblent déterminés à voir le MALE MRPAS devenir réalité.


Cette photo permet d'apprécier les dimensions (Qui pourraient évoluer) du futur drone. © Leonardo

http://www.air-cosmos.com/ila-berlin-2018-l-eurodrone-enfin-devoile-110235  
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MessageSujet: Re: Industrie de defense Française   Lun 7 Mai 2018 - 18:07

Citation :
Renault Trucks Defense va désormais s’appeler « Arquus »

Posté dans Industrie par Laurent Lagneau Le 07-05-2018




Comme DCNS, qui s’appelle désormais Naval Group en juin 2017, ou encore Finmeccanica, qui a choisi le nom de « Leonardo », Renault Trucks Defense, dont ACMAT et Panhard sont les filiales, va également changer d’identité pour devenir « Arquus » à partir du 24 mai prochain, d’après le quotidien Les Échos.

Cette décision a été prise après l’épisode de la vente « ratée » de Renault Trucks Defense par Volvo. En novembre dernier, le groupe suédois mit en effet un terme à son projet de céder sa division « Government Sales », estimant que les offres reçues n’étaient pas suffisantes. À l’époque, le holding franco-allemand KNDS (Krauss-Maffei Wegmann / Nexter Systems) et le belge CMI Group étaient intéressés.

Aussi, ce changement d’identité pour Renault Trucks Defense coïncide avec la mise en place d’une nouvelle stratégie, laquelle mettra l’accent sur les blindés légers et de taille médiane, les services de maintenance, l’intégration de systèmes et la recherche de partenariats internationaux.

Selon le quotidien économique, les marques « ACMAT » et « Panhard » vont également disparaître au profit d’Arquus, un mot latin a priori conseillé par Novagraaf, spécialiste du conseil en matière de marques et de brevets. Ce nom a été déposé comme marque en février dernier.

Pour le moment, Renault Trucks Defense peut s’appuyer sur un carnet de commandes de 1,9 milliard d’euros (ce qui représente cinq années d’activité), grâce notamment au programme Scorpion, qui vise à moderniser les véhicules blindés de l’armée de Terre, ainsi qu’à la commande de 3.700 Véhicules légers de transport de personnes non protégé (VLTP-NP), passée auprès d’ACMAT.

En outre, affirme Les Échos, le futur Arquus aurait récemment remporté un contrat au Koweït, portant sur la livraison de « plusieurs centaines » de VAB Mark 3.

Toutefois, l’industriel a connu quelques déconvenues au cours de ces derniers mois, avec la perte de l’appel d’offres des VBMR légers au profit de Nexter et des difficultés concernant les Véhicules lourds des Forces spéciales, les 25 premiers exemplaires ayant été immédiatement été interdits d’emploi pour des raisons de sécurité par la Direction générale de l’armement (DGA).

http://www.opex360.com/2018/05/07/renault-trucks-defense-va-desormais-sappeler-arquus/
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