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 Industrie de defense Française

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MessageSujet: Industrie de defense Française   Industrie de defense Française - Page 30 Icon_minitimeJeu 26 Juil 2012 - 18:22

Rappel du premier message :

Citation :
Renault Trucks Defense rachète le Français Panhard
Publié le 26 juillet 2012, à 18h23

Volvo a annoncé l'acquisition par sa filiale Renault Trucks Defense du constructeur de blindés légers Panhard, entamant la consolidation attendue de longue date du secteur de l'armement terrestre français.

La transaction, dont le montant n'est pas précisé, devrait être finalisée au quatrième trimestre 2012, une fois obtenu l'accord des autorités françaises, précise le constructeur automobile suédois dans un communiqué publié le 26 juillet.

Panhard a réalisé en 2011 un chiffre d'affaires de 81 millions d'euros et un bénéfice d'exploitation de 9,4 millions, et emploie environ 300 personnes.

Cette acquisition, qui permet à Renault Trucks Defense d'élargir sa gamme vers les blindés légers, donne naissance à un nouvel ensemble face à Nexter, le fabricant des chars Leclerc dans lequel Thales pourrait prendre une participation.

Nexter, qui avait discuté rapprochement avec RTD et Panhard l'an passé, s'est tourné vers des groupes hors de France, comme les allemands Rheinmettal et Krauss-Maffei Wegmann (KMW), l'italien Oto Melara (Finmeccanica) et le finlandais Patria.

La consolidation du marché de l'armement terrestre en France, voire en Europe, paraît de plus en plus souhaitable pour faire face à la concurrence internationale dans la course aux contrats dans les pays émergents au moment où les budgets de défense se réduisent en Europe.

RTD, qui affiche un carnet de commandes de 1,2 milliard d'euros dont les deux tiers en France, espère réaliser à terme la moitié de son chiffre d'affaires à l'export.

La division de Renault Trucks avait dit en juin tabler sur un chiffre d'affaires de 700 millions d'euros d'ici 2015 contre 300 millions en 2011 grâce à une accélération de ses ventes à l'export et à la mise sur le marché de nouveaux blindés.

Panhard, spécialiste du véhicule blindé léger (VBL), dont 2 300 exemplaires sont en service dans 16 pays, est le plus petit des trois principaux acteurs du secteur en France, avec un chiffre d'affaires d'un peu moins de 100 millions d'euros en 2011, soit dix fois moins que Nexter.

Panhard a été racheté en 2005 à PSA par le fabricant de 4x4 Auverland, que Christian Mons dirigeait depuis 2001 après plus de dix ans chez Thomson-CSF, dont est issu Thales. La gamme d'Auverland a été intégrée à celle de Panhard, spécialisé dans les blindés jusqu'à 12 tonnes.

La famille Cohen détient 83 % de Panhard, Christian Mons 10 % et l'investisseur Pierre Delmas le solde.

(avec Reuters, par Cyril Altmeyer)

http://www.usinenouvelle.com/article/renault-trucks-defense-rachete-le-francais-panhard.N179482
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MessageSujet: Re: Industrie de defense Française   Industrie de defense Française - Page 30 Icon_minitimeLun 1 Avr 2019 - 18:52

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Comment Zodiac transforme son ZH1300 en « couteau suisse »

Actualités Nathan Gain 1 avril, 2019


Exit l’embarcation semi-rigide basique limitée à l’association d’une coque, d’un tube et d’un moteur. Leader mondial du segment, Zodiac Milpro envisage plus que jamais de faire du ZH1300 Interceptor, dernier-né de la gamme, un véritable « couteau suisse » à destination des unités de police ou de type FORFUSCO.

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Le ZH1300 Interceptor de Zodiac Milpro en démonstration dans les eaux malaysiennes (Crédit photo: FOB)



C’est au large de la Malaisie, sur l’île de Rebak, que Zodiac Milpro a décidé de convier une poignée d’unités spéciales locales pour un séminaire entièrement consacré au ZH1300 Interceptor. L’occasion pour l’industriel centenaire de dévoiler les partenariats qui lui permettront de proposer le parfait équilibre entre modularité, stabilité, réactivité, vitesse et puissance de feu. MBDA, FN Herstal, Volvo Penta, DCI, Seakeeper, etc.: Zodiac a su s’adjoindre quelques pépites pour présenter une solution customisable selon les besoins de l’utilisateur final.

Dévoilé en 2018 au Qatar, l’Interceptor repose sur une carène en aluminium de type Mach 2 (Military Air Channeled Hull 2), conçue pour réduire les frottements et assurer une meilleure stabilité. Vecteur nativement multimissions, cette embarcation est dotée de consoles duales, d’un pont reconfigurable et d’une capacité d’emport de 600 kg. Ses quatre moteurs Mercury Verado 2 de 350 ch autorisent une vitesse maximale de 60 noeuds, pour un rayon d’action de 400 nm. Voilà pour les spécifications de base.

Le portefeuille capacitaire du ZH1300 va en réalité bien au delà de ces quelques chiffres, à commencer par l’intégration du MMP de MBDA, annoncée durant Euronaval 2018. La campagne d’évaluation réalisée en octobre 2018 sur l’ECUME de la Marine nationale l’a démontré: le MMP est en effet parfaitement adapté aux « missions de lutte contre des navires hostiles ou encore pour des missions littorales contre des défenses côtières ou des véhicules blindés, notamment en soutien d’un débarquement de petites unités ou de forces spéciales », précisait alors MBDA.

« Il n’existe pas d’expression de besoin spécifique dans la région [ASEAN], mais la question de l’intégration sur de petits patrouilleurs rapides est devenue récurrente depuis les essais en mer », nous confirme MBDA. Prospecter dans la région ASEAN est d’autant plus pertinent que celle-ci se constitue d’une myriade d’îles et est située au coeur d’un des couloirs maritimes les plus denses de la planète. La piraterie, voire un terrorisme larvé, y sont bien présents, tous deux susceptibles de menacer les grandes routes commerciales. Le MMP s’avère dès lors être un instrument de choix lorsqu’il faudra lutter contre « des agresseurs armés de RPG et déployés sur de petits bateaux rapides, ce qui était d’ailleurs l’inquiétude principale de la Marine nationale à l’origine des essais sur l’ECUME », nous explique MBDA. Monté sur une tourelle téléopérée ou sur une griffe, « le MMP n’est pas destiné à rester des semaines sur le bateau. Il n’est installé qu’en cas de nécessité, pour des missions de courtes durées ». « Nous avons désormais rattrapé, voire dépassé, nos principaux concurrents sur le sujet, que sont le Javelin et le Spike », se félicite MBDA. Un constat en partie appuyé par un tir d’essai réalisé l’an dernier à plus de 5km de la cible. Un record pour lequel « il nous a fallu forcer la rupture de la fibre optique, limitée à 4km, et laisser le missile finir sa trajectoire grâce à l’autodirecteur », ajoute le missilier.

Outre le MMP, Zodiac envisage l’intégration d’une tourelle téléopérée Sea deFNder, développée par FN Herstal. Proposée dans sa version 12,7 mm, ce tourelleau prendrait logiquement la place de la griffe avant, le tireur récupérant alors l’une des deux consoles disponibles derrière le poste de pilotage. Seul hic: la disposition sur l’avant de l’embarcation, de loin la moins stable et limitant considérablement l’angle de tir. FN et Zodiac envisagent en conséquence d’installer le tourelleau sur le toit de la cabine pour gagner en élévation et tirer pleinement partie des capteurs optiques tout en autorisant le tir à 360°. « À condition de régler d’évidents problèmes d’équilibre et de renforcement des structures » pour qu’elles puissent soutenir les 250 kg que pèse la Sea deFNder, nous confie un représentant de Zodiac. Ce dernier pourra néanmoins se reposer sur l’expérience acquise auprès du client de lancement du ZH1300, la « New Jersey State Police », dont l’un des desideratas impliquait l’installation d’une cabine fermée pour l’équipage.


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Le ZH1300 Interceptor de Zodiac Milpro en démonstration dans les eaux malaysiennes (Crédit photo: FOB)


L’oscillation du navire, surtout ressentie à basse vitesse, reste néanmoins un obstacle, tant pour la stabilité des systèmes d’armes que pour l’équipage, potentiellement sensible au mal de mer. Pour y remédier, Zodiac a tout simplement récupéré une technologie développée dès le 19e siècle et depuis longtemps adoptée par les pêcheurs et plaisanciers: le stabilisateur gyroscopique. Un secteur niche dans lequel l’Américain SeaKeeper détient 80% des parts de marché, soutenu par une explosion récente des ventes, avec plus de 2000 systèmes vendus pour la seule année 2018.

Le principe, relativement simple, repose sur la rotation d’une « toupie » à plus de 10,000 tours/minute dans un caisson installé à l’intérieur du bateau. En utilisant l’effet gyroscopique, loi fondamentale de la mécanique voulant qu’en l’absence de couple appliqué à un solide en rotation, celui-ci conserve son axe de rotation invariable, le système est capable d’éliminer jusqu’à 80% du roulis. Autrefois extrêmement massifs donc réservés aux grandes embarcations, ces « gyros » profitent depuis peu d’une miniaturisation accélérée rendue possible par leur installation dans un boîtier étanche sous vide. Ces conditions spécifiques permettent au système de tourner beaucoup plus vite et d’accumuler davantage de puissance dans un espace limité. Le Seakepeer 3 installé sur l’Interceptor, par exemple, présente un volume équivalent à celui d’un micro-ondes.

Mieux armé, plus stable, le ZH1300 sera également plus rapide avec l’introduction d’une nouvelle gamme de moteurs grâce au rapprochement entrepris avec le motoriste Seven Marine. Longtemps restée confidentielle, l’entreprise de Germantown (Wisconsin) profite désormais de son rachat par Volvo Penta en 2017 pour s’ouvrir à l’international et fournir un réseau de soutien à l’échelle mondiale. Sa gamme propose trois des moteurs les plus puissants du marché, développant de 527 à 627 chevaux de puissance. Un potentiel « coup de punch » qui permettra en outre à l’utilisateur de diminuer le nombre de moteurs nécessaires pour réduire l’empreinte logistique tout en conservant une puissance et une allonge identiques.

http://forcesoperations.com/comment-zodiac-transforme-son-zh1300-en-couteau-suisse/
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MessageSujet: Re: Industrie de defense Française   Industrie de defense Française - Page 30 Icon_minitimeMar 2 Avr 2019 - 20:52

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MBDA et Novadem ont associé leur savoir-faire afin faciliter la désignation de cibles. © Adrien Daste / MBDA


MBDA et Novadem s'associent dans la désignation de cibles

A l'occasion du salon Sofins, MBDA dévoilera le concept Lynkeus, associant son missile MMP (missile moyenne portée) au drone NX70 de Novadem.

Publié le 02/04/2019 à 11h30
Par Justine BOQUET


Depuis désormais deux ans, MBDA se penche sur un nouveau concept, appelé Lynkeus. Ce programme vise à associer deux technologies modernes afin d'accompagner les unités opérationnelles dans la conduite de leurs missions tactiques. Entre autres, le missile MMP (missile moyenne portée) de MBDA et un drone, le NX70 de Novadem. En combinant ces deux technologies, l'ambition est de pouvoir compléter l’observation dans la profondeur et en particulier faciliter la désignation de cibles au profit des missiles du champ de bataille. En effet, le MMP dispose d'une capacité de navigation autonome et d’un mode d’accrochage après tir (lock on after launch). Cela permet au tireur de reconnaitre puis d’identifier une cible donnée puis de l’accrocher pendant la phase de vol du missile. Ainsi, équipé d'une capacité de navigation inertielle, il peut être engagé sur une cible non visible du tireur mais dont les cordonnées sont connues. Afin de permettre une certaine autonomie du groupe MMP, il était alors intéressant tactiquement de compléter ses capacités d’observation en lui adjoignant un système portable capable d’observer le terrain par-dessus des masques et au-delà des vues directes des équipes MMP.

Pour cela, MBDA a réalisé une étude de marché à l'échelle internationale afin de déterminer quel drone serait le plus adapté à cette combinaison et à un emploi opérationnel. L'industriel a identifié la solution de Novadem comme répondant adéquatement au besoin tactique. Les deux entreprises ont alors associé leur savoir-faire, lequel s'est traduit par un partenariat.

http://www.apps-drones.com/mbda-et-novadem-s-associent-dans-la-designation-de-cibles-122175  
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MessageSujet: Re: Industrie de defense Française   Industrie de defense Française - Page 30 Icon_minitimeJeu 11 Avr 2019 - 16:08

Citation :
 Un laboratoire d’essai pour armes laser a été inauguré à Bordeaux

par Laurent Lagneau · 11 avril 2019


Industrie de defense Française - Page 30 _867

Cela fait déjà un certain temps que le Pentagone s’intéresse de très près aux capacités que sont susceptibles d’offrir les armes à effet dirigé [ou lasers]. Ces dernières, très précises, permettraient en effet de détruire une cible à coût très bas par rapport à un missile.

L’US Navy a ainsi lancé les programme LaWs [Laser Weapon System] et Mobile Active Targeting Resource for Integrated Experiments [MATRIX] tandis que l’US Army a financé des démonstrateurs, comme le HEL MD [High Energy Laser Mobile Demonstrator] de Boeing et confié à Lockheed-Martin le soin de conduire le « Robust Electric Laser Initiative Program », lequel a donné lieu à l’Advanced Test High Energy Asset [ATHENA], qui a la particularité de concentrer plusieurs faisceaux laser, ayant chacun une longueur d’onde précise, en un seul.

Quant à l’US Air Force, elle mena plusieurs projets qui ne purent aboutir, comme l' »Airborne Laser Testbed » [YAL 1A ou ALTB], testé à bord d’un Boeing B-747, ou encore l’Advanced Tactical Laser [ATL], montée à bord d’un NC-130. Mais, les avancées technologiques aidant, d’autres programmes ont vu le jour. Ainsi, Lockheed-Martin s’est vu notifier un contrat pour mettre au point un démonstrateur de laser à fibre de haute puissance destiné à armer les avions de combat tactique au titre du programme SHiELD [Self protect High Energy Laser Demonstrator]. Un F-15 servira d’ailleurs de banc d’essai.

La Russie est également dans la course, avec son canon laser « Peresvet », lequel serait déjà en service au sein de ses forces armées. Mais on ignore encore ses capacités et ses performances…

En Allemagne, Rheinmetall est particulièrement en pointe dans ce domaine. En mars, l’industriel allemand a annoncé avoir testé avec succès un tel système pouvant être armé de lasers affichant une puissance de sortie de 100 kW. Et MBDA n’est pas en reste, le missilier ayant participé au programme AD-HELW [Air Defense – High Energy Laser Weapon] de l’Agence européenne de défense [AED]. En 2011, le prototype d’une arme C-RAM, d’une puissance de 10 kw, avait d’ailleurs été testée avec succès.

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Sur son site Internet, MBDA dit avoir « plus de 30 ans d’expérience » dans le domaine des laser, ce qui lui permet de « fournir des solutions complètes complétant les systèmes d’armes classiques à effecteurs laser. » Et pour renforcer ses compétences, l’industriel s’est associé à ALPhANOV, le centre technologique du pôle de compétitivité « RLH : Route des Lasers et Hyperfréquences » pour inaugurer, à Bordeaux, le laboratoire VTF [Vulnerability Test Facility – Banc de vulnérabilité laser].

« Ce nouveau moyen d’essais dont le développement a été initié en 2016, met en œuvre des sources laser de puissance réglables de 1 à 10 kW, de multiples moyens de mesure [imagerie rapide, visible et infrarouge, pyromètres, thermocouples], pour tester les effets du laser sur les matériaux. Cette coopération inclut la réalisation de ce banc, mais aussi sa mise en œuvre conjointe sur une durée de quatre ans », précise MBDA, via un communiqué.

Ce laboratoire vise à simuler les imperfections de pointage d’un faisceau en dynamique et de reproduire les conditions d’un tir réel sur une cible en défilement et en autorotation.

Cela « permettra de modéliser les interactions complexes entre l’énergie déposée par le laser et la matière afin de définir avec précision les contraintes portant sur chacun des éléments d’une arme laser [source laser, précision du pointage, asservissements de tourelle, focalisation du faisceau, etc…] et optimiser les architectures futures de ces systèmes, face aux différents types de cibles [aéronefs, missiles, drones, obus, capteurs optiques, véhicules, navires, etc] qu’ils pourront être amenés à engager », explique MBDA.

Selon Antoine Bouvier, le Pdg de MBDA, l’inauguration de ce laboratoire, qui permettra de « spécifier » les futures armes laser, constitue une « étape majeure sur le chemin qui mène à la maîtrise totale des armes laser et à une autonomie stratégique en la matière. »

Photos : MBDA

http://www.opex360.com/2019/04/11/un-laboratoire-dessai-pour-armes-laser-a-ete-inaugure-a-bordeaux/
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MessageSujet: Re: Industrie de defense Française   Industrie de defense Française - Page 30 Icon_minitimeVen 12 Avr 2019 - 22:20

Citation :
 TRIGGER Light Tactical Vehicle From ARQUUS

10 Apr 2019

Defence Equipment News

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TRIGGER is the pick-up version of the ARQUUS TRAPPER SUV which has now entered French military service as the VT4 liaison and
utility vehicle [©BM]



At the SOFINS 2019expo, ARQUUS presented three vehicles which they say perfectly meet French Special Forces’ needs: BASTION, SABRE and TRIGGER, writes Bob Morrison.


Realising that few of our readers are likely to see these specialist vehicles up close in the foreseeable future we undertook a walk-round of each and commence our photo coverage with TRIGGER, the smallest and newest of the trio.

Industrie de defense Française - Page 30 _7a33
TRIGGER at SOFINS 2019 [©BM]

According to a press release issued by the manufacturer prior to SOFINS 2019, “the TRIGGER is a light, versatile vehicle, designed for personnel and supply transport. It can be deployed for patrol and fire support missions, thanks to its reinforced rear platform, which grants it the largest loading capability in its class. The TRIGGER offers important capabilities in terms of autonomy and ruggedness, which makes it ideal for long-range missions with minimal maintenance.”

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TRIGGER as displayed at Eurosatory 2018 [©BM]

We first encountered this new vehicle when it was unveiled at the Eurosatory 2018 defence expo in Paris last June by the French company ARQUUS, until May 2018 known as Renault Trucks Defence and which also incorporated both ACMAT and Panhard brands. Based on the Ford Everest derivative of the Ford Ranger, originally designed in Australia and produced in Thailand, TRIGGER is a sibling of the ARQUUS TRAPPER which has been ordered in quantity for French Armed Forces as the VT4.

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An uprated chassis gives 1,000kg payload [©BM]

For those interested in the technical specifications, the 4×4 TRIGGER has a GVW of 3,500kg and it can carry 1,300kg payload. Basic dimensions are 5,277x1860x1703mm high, the wheelbase is 3,220mm and ground clearance is 230mm under the axles. TRIGGER is powered by a 2,198cc Ford ZSD-422 Duratorq 4-cylinder turbo diesel engine (as used in the final model Land Rover Defender) through a six-speed manual gearbox. The version displayed at SOFINS, like the one seen at Eurosatory 18, had a two-door cab but a four-door is also available.

Industrie de defense Française - Page 30 _7d29
TRIGGER has a six-speed manual gearbox [©BM]

For the recent expo TRIGGER was displayed in two-door version with outward-facing rear bench seating for four troops. A single 12.7mm heavy machine gun was fitted to a pintle mount on the roll cage behind the cab, two 7.62mm general purpose machine guns were mounted on posts at the rear corners, four ammunition box racks were fitted inside the rear compartment, and a tower rack for main armament ammo boxes was positioned at the front left. Rifle bags were fitted to both cab doors for driver’s and commander’s personal weapons. If requested, a self-recovery winch, a communications package and other optional military equipment or systems can be supplied.

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[images © Bob Morrison]

The variant displayed at SOFINS 2019 toted one 12.7mm and two 7.62mm machine guns with rear bench seats for four troops [©BM]


http://www.joint-forces.com/defence-equipment-news/22680-trigger-light-tactical-vehicle-from-arquus  
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MessageSujet: Re: Industrie de defense Française   Industrie de defense Française - Page 30 Icon_minitimeMer 17 Avr 2019 - 16:09

Citation :
Exportations d'armes 2018 : la France réalise sa troisième meilleure performance depuis 20 ans

Par Michel Cabirol            |    17/04/2019, 6:44  |  926  mots

Industrie de defense Française - Page 30 _1046
Florence Parly revendique plus de 9,1 milliards d'euros de ventes d'armes à l'export en 2018. (Crédits : Reuters)

     
Les commandes d'armes à l'exportation remportées par la France en 2018 ont progressé de plus de 30%, représentant entre 9,1 et 9,2 milliards d'euros, contre 6,9 milliards en 2017. Mais deux des très grands contrats signés en 2018 et comptabilisés par le ministère des Armées n'ont pas été mis en vigueur l'année dernière par les industriels concernés faute d'acompte versé.  


Sur le bilan des exportations d'armements en 2018, il y a débat. Selon l'entourage de la ministre des Armées, les commandes à l'exportation remportées par la France en 2018 ont progressé de plus de 30%, représentant entre "9,1 et 9,2 milliards d'euros", contre 6,9 milliards en 2017. "C'est 30% de plus que l'année précédente et c'est la troisième meilleure performance de la France depuis 20 ans", assure-t-on dans l'entourage de la ministre. En 2015 et 2016, la France avait réalisé deux années exceptionnelles de prises de commandes, atteignant respectivement 16,9 milliards et 13,9 milliards d'euros.

Au ministère des Armées, on souhaite manifestement montrer que les chiffres des exportations d'armements de 2018 est sur une très belle dynamique pour la France après une année de transition. D'autant que "2017 a été une année de transition électorale pendant laquelle il est compliqué pour les pays étrangers d'acheter du matériel militaire quand la France change de président de la République", explique-t-on dans l'entourage de la ministre.

Mise en vigueur en question

Pourquoi il y a débat ? Parce que deux des très grands contrats signés en 2018 ont été comptabilisés par le ministère des Armées alors qu'ils n'ont pas été mis en vigueur l'année dernière par les industriels concernés faute d'acompte versé : c'est le cas du contrat signé avec la Belgique pour la vente de plus de 400 véhicules blindés (60 Jaquar et 382 Griffon) dans le cadre du programme belge CaMo (Capacité motorisée) pour un montant de 1,6 milliard d'euros (Nexter) et celui des 23 hélicoptères NH90 avec l'Espagne pour un montant total de 1,5 milliard d'euros, dont 550 millions pour la partie française (Airbus Helicopters). Soit un montant de plus de deux milliards d'euros, deux commandes qui ne figurent pas dans le carnet de commandes des deux industriels en 2018. Pour que le contrat CaMo entre en vigueur, le Parlement français doit encore ratifier l'accord entre la France et la Belgique sur leur coopération dans le domaine de la mobilité terrestre. En revanche, le contrat NH90 est entré en vigueur il y a quelques semaines en 2019.

Au ministère, on assume pleinement ce choix. "On a considéré qu'à partir du moment où le contrat avec la Belgique était un contrat d'Etat à Etat et qu'on avait la signature de l'Etat belge pour CAMO, cela valait mise en vigueur", se justifie-t-on dans l'entourage de la ministre. Pour le NH90, le ministère a considéré que le contrat signé fin décembre valait aussi une mise en vigueur. Pourquoi pas... mais dans ce cas, les douze Rafale au Qatar (1,1 milliard d'euros) aurait pu être comptabilisés en 2017. Ce contrat avait été signé en décembre 2017 mais mis en vigueur en mars 2018. Et donc comptabilisé dans les chiffres 2018.

Ces deux contrats signés avec la Belgique et l'Espagne n'en restent pas moins deux belles commandes de la France en Europe. Ce qui est rare pour les industriels français, qui préfèrent souvent le très grand export et délaissent cette zone à l'Allemagne. "On appelle de nos vœux à plus de coopérations européennes et à un équilibre géographique mieux réparti dans nos commandes. Cela s'est concrètement vérifié en 2018", se félicite-t-on dans l'entourage de la ministre.

Une belle année 2018 et pourquoi pas en 2019

En 2018, Airbus Helicopters a finalisé trois grandes commandes (Qatar, Hongrie et Espagne). Mais seul le contrat signé au Qatar portant sur la vente de 28 NH90 et 16 Ecureuil (H125) a été mis en vigueur. Le montant total de cette commande s'élève à plus de 3 milliards d'euros, dont un peu plus de 1,5 milliard revient à Airbus Helicopters. Le Qatar a donc mis en vigueur l'achat de 12 Rafale de Dassault Aviation (1,1 milliard d'euros). Par ailleurs, Arquus (ex-Renault Trucks Defense) a gagné un contrat au Koweït portant sur la fourniture de 300 véhicules blindés Sherpa pour 270 millions d'euros. Et Naval Group a finalement pu imputer en 2018 le contrat des quatre patrouilleurs hauturiers achetés par la marine argentine (environ 300 millions d'euros) en dépit de sa mise en vigueur tardive, le 14 février.

Soit plus de 3 milliards d'euros de grands contrats dans les filets de l'industrie de défense française et plus de cinq milliards si on rajoute les blindés belges et les NH90 espagnols. Les exportations françaises bénéficient enfin d'un socle de contrats inférieurs à 200 millions d'euros, qui constitue la partie stable et récurrente de la performance des entreprises françaises à l'exportation. Un socle qui est estimé entre 3,5 et 4 milliards bon an, mal an. En dépit du débat sur les chiffres, Florence Parly fait le job pour gagner des commandes à l'export comme en témoignent les chiffres.
La ministre se bat "vraiment tous les jours à fond sur les exportations avec son équipe, la direction générale de l'armement et l'Etat-major des armées. Les premiers fruits sont tombés en 2018. Ils continueront à tomber les années suivantes", assure-t-on dans son entourage. C'est déjà le cas avec les très belles commandes de Naval Group en Belgique (12 chasseurs de mines pour les marines belge et néerlandaise pour un montant de 2 milliards d'euros environ) et en Australie. Le groupe naval a signé un contrat portant sur le design des sous-marins pour un montant de 1,35 milliard d'euros, découpé en trois tranches (361 millions en 2019). Sans oublier les 16 hélicoptères multirôles H225M (Caracal) vendus fin 2018 par Airbus Helicopters à la Hongrie pour environ 500 millions d'euros. 2019 commence vraiment très bien...

https://www.latribune.fr/entreprises-finance/industrie/aeronautique-defense/exportations-d-armes-2018-la-france-realise-sa-troisieme-meilleure-performance-depuis-20-ans-813902.html  
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MessageSujet: Re: Industrie de defense Française   Industrie de defense Française - Page 30 Icon_minitimeMer 17 Avr 2019 - 20:09

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16 avr. 2019 |Par Antony Angrand

L’Onera et la BEI signent un prêt de 47 M€ pour rénover le parc de souffleries

Industrie de defense Française - Page 30 _1132   
La Banque Européenne d'investissement (BEI) va accorder à l'Onera un prêt de 47 millions d’euros pour moderniser son parc de souffleries, le plus important en Europe. © Onera



Comme annoncé par la ministre des armées Florence Parly lors son déplacement à Palaiseau le 10 janvier dernier (voir A&C 2624), la Banque Européenne d'investissement (BEI) va accorder à l'ONERA un prêt de 47 millions d’euros pour moderniser son parc de souffleries, le plus important en Europe.


Le Président de l'ONERA Bruno Sainjon et le Vice-président de la Banque européenne d'investissement (BEI) Ambroise Fayolle ont signé un accord de financement ce 16 avril sur le site de l’Onera à Modane Avrieux, à l'occasion d'une visite des grandes souffleries.


Ce prêt avait été annoncé par la ministre des armées Florence Parly lors son déplacement à l’Onera sur le site de Palaiseau le 10 janvier dernier. C'est un prêt historique, puisqu'il s'agit en effet du premier prêt de la BEI confié à un établissement de défense.

La BEI, dépendant de la commission européenne, ne finançait pas jusqu'à présent les programmes d'armement. Mais avec les récents développements d'initiatives européennes en termes de défense, la BEI a été autorisée à contribuer à des projets duaux dans le domaine de la recherche et du développement.

La BEI fournit ces fonds dans le cadre de InnovFin Science, une initiative conjointe du groupe BEI et de la Commission européenne spécifiquement conçue pour soutenir la recherche, développement, et innovation en Europe et soutenue par le programme européen de recherche et d’innovation Horizon 2020.

Ce financement, dans le cadre de l’Initiative européenne de Défense et de sécurité, est le premier que la BEI accorde en Europe à un organisme de défense. Il va permettre de consolider les infrastructures des souffleries et de moderniser les instruments de métrologie. Dans une lettre publiée le 13 février 2012, les industriels européens avaient qualifié de stratégiques (« core ») les 8 grandes souffleries de l’ONERA concernées par ce projet.

Ce prêt marque un engagement fort face à la concurrence internationale et une garantie : l’Onera est à la pointe de la recherche aéronautique européenne et mondiale et le restera.

« Il s’agit d’un engagement important de l’Etat, soutenu par la Banque Européenne d’investissement, qui permettra à l’ONERA et particulièrement à ses souffleries de rester à la pointe de l’innovation aéronautique mondiale », a commenté Bruno Sainjon, directeur général de l’Onera.

http://www.air-cosmos.com/l-onera-et-la-bei-signent-un-pret-de-47-m-pour-renover-le-parc-de-souffleries-122723  
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MessageSujet: Re: Industrie de defense Française   Industrie de defense Française - Page 30 Icon_minitimeMar 23 Avr 2019 - 20:51

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De nouveaux yeux pour le futur SAMP/T NG

Actualités Nathan Gain 23 avril, 2019


Ne manquait qu’une nouvelle « paire d’yeux » au SAMP/T de nouvelle génération (SAMP/T NG) pour entrevoir ce à quoi ressemblera la prochaine mouture du système de défense antiaérienne franco-italien. C’est désormais chose faite, avec la présentation par Thales du radar multifonction Ground Fire 300, destiné à équiper les escadrons français.

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Le futur SAMP/T NG dans un environnement alpin, bientôt une réalité ? (Crédit photo: Thales)



Miser sur le GF300


Si le volet « missile » du programme SAMP/T NG, confié à MBDA et concrétisé par le développement du missile Aster 30 B1 NT (Block 1 Nouvelle Technologie), est déjà bien connu, l’aspect « conduite de tir » géré par Thales restait quant à lui plutôt flou. Jusqu’à la semaine dernière et la visite de la ministre des Armées Florence Parly sur le site Thales de Limours, occasion choisie par le groupe français pour détailler les technologies mobilisées pour le futur SAMP/T NG.

Premier-né d’une gamme dévoilée en 2017 lors du salon du Bourget, le Ground Fire 300 (GF300) remplacera à terme le radar multifonction Arabel. Développé au début des années 1990, Arabel fut alors le premier radar à balayage électronique de plan. « Il avait représenté un progrès important mais, aujourd’hui, sa technologie est obsolète, difficile à maintenir à terme et ne permet pas d’exploiter toute la potentialité du missile Aster telle qu’elle est prévue dans sa feuille de route », explique Marie-Anaïs Perrin, Responsable commercial et coopération pour Thales.

Outre l’intégration de nombreuses PME françaises, telles que CAP2i (Yvelines) ou Halgand (Loire-Atlantique), le processus de définition du SAMP/T NG aura été l’occasion d’une démarche innovante pour Thales. Tout d’abord sur la méthodologie, avec « des équipes en plateau qui nous ont permis de prendre en compte les demandes de l’utilisateur et du client notamment en terme de retours utilisateur sur le système actuel, sur l’identification des menaces et sur l’ergonomie et l’interface homme-machine », souligne Thomas Got, Directeur général en charge des activités Opérations aériennes et Systèmes d’armes. L’architecture du radar se veut également innovante de par son ouverture facilitant la mise en réseau entre le SAMP/T NG et les radars autres que ceux de la gamme Thales « de manière à optimiser les ressources et gagner en performance ».

Le GF300 s’inscrit dans la continuité du radar Sea Fire, appelé à être déployé sur les cinq futures Frégates de défense et d’intervention de la Marine nationale. Si son plateau tournant intègre les briques de base identiques à celles du Sea Fire, le GF300 se distingue de son homologue naval par le nombre de modules intégrés dans son antenne, de l’ordre de 20 contre 12 par panneau pour la version navale (48 au total).

Il sera par ailleurs déployable en moins de 15 minutes, la réalisation d’un démonstrateur ayant été lancée en 2017 par la DGA pour, entre autres, derisquer et valider cet aspect. Ses grandes caractéristiques comprennent une portée en veille de 400 km, contre une centaine de km pour l’Arabel, une couverture hémisphérique de 360° par 90°, « ce qui le rend apte à traiter efficacement les missiles balistiques », une capacité de suivi simultané de 1000 cibles, et la liaison de télécommande missile intégrée (kill assessment). Enfin, le GF300 se veut être « fortement évolutif ». Il pourra à terme, par reconfiguration logicielle, adresser des menaces futures « comme par exemple le traitement de missions supplémentaires comme celle de la contre-batterie en remplacement du Cobra lorsque cela sera envisagé ».

Vers l’infini et au-delà

Mais le duo Aster 30 B1 NT/GF300 pourrait un jour accueillir un troisième larron. En liaison avec la DGA, les équipes de Thales planchent en effet sur la préparation d’une feuille de route pour une nouvelle famille de radars basés sur la bande UHF, beaucoup plus basse que celle utilisée pour les radars en bande S, dont la fréquence se situe autour de 3GHz. Cette réflexion vise à nouveau à anticiper l’apparition de missiles hyper-véloces et de nouvelles menaces exo-atmosphériques. « Le recours à cette bande UHF, qui fonctionne autour de 500 MHz, permettra d’accroître la portée de nos radars et, dès lors, de donner à nos systèmes un préavis supplémentaires face à ces menaces », déclare Wilfried Greverie, Directeur études amont pour les radars de surface.


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Un atout supplémentaire non négligeable: l’intégration d’une antenne radar UHF (Crédit photo: Thales)


Cette future gamme répondra à trois applications. La première relève de la surveillance et de la défense antiaérienne par l’entremise d’un alerteur radar tactique moyenne portée autorisant la détection des cibles furtives, des missiles hyper-véloces et des missiles balistiques à moyenne portée. Modulaire et robuste, « ce système pourra parfaitement s’intégrer au sein du système SAMP/T NG pour étendre encore plus ses capacités », précise Greverie. Il comportera en outre une innovation toute particulière, à savoir la possibilité d’être couplé localement avec un ou plusieurs autres radars identiques pour étendre davantage ses performances en fonction de la sévérité de la menace, ce qui, selon Thales, « n’a encore jamais été fait ». La seconde application contribuera à l’alerte avancée au travers d’un radar très longue portée « capable de détecter des missiles balistiques à plusieurs milliers de kilomètres ». Enfin, ce radar aura pour troisième fonction de surveiller les orbites basses « où réside déjà plus de 80% des objets spatiaux de plus de 10 cm ». Sans compter sur la prolifération à venir des constellations de micro et nanosatellites. Pour répondre efficacement à ces nouvelles contraintes, les équipes de Thales travaillent sur un avant-projet appelé à aboutir sur un nouveau radar, « successeur possible du système GRAVES ». L’enjeu industriel de ce projet est donc de taille, à l’image de son antenne de réception, constituées de dizaines de milliers d’antennes élémentaires et dont la surface sera supérieure à la moitié d’un terrain de rugby. Un démonstrateur est à présent déployé dans le sud-ouest de la France. « Les premiers résultats obtenus sont très prometteurs », s’est félicité le géant français.


Un SAMP/T NG pour 2025


« Issu d’une coopération franco-italienne réussie », le SAMP/T est actuellement en service au sein de l’Armée de l’air et de l’armée de Terre italienne. Les huit escadrons de défense sol-air (EDSA) français ont trois missions principales: assurer la protection des bases aériennes à vocation nucléaire, l’accompagnement de la FOT et l’intégration aux dispositifs particuliers mis en place pour la sûreté aérienne lors d’évènements majeurs, tels que le défilé militaire du 14 juillet ou le salon du Bourget. Ce programme trentenaire est entré dans une nouvelle phase avec le développement du SAMP/T NG, dont le lancement est attendu pour la fin 2019 avec une mise en service prévue à l’horizon 2025.

« Le SAMP/T de nouvelle génération devrait intégrer des performances augmentées, notamment en terme de rayon d’action puisque l’interception devra être environ trois fois supérieure à ce qu’elle est aujourd’hui », ajoute Got. Ainsi, le missile Aster 30 B1 NT sera en mesure d’intercepter des missiles balistiques présentant une portée maximale de 1500 km, contre 600 km avec la génération actuelle. Les réflexions, tant autour du missile qu’autour du radar, aboutiront également à l’amélioration du traitement des menaces nouvelles « furtives, hyper-véloces, manoeuvrantes ou saturantes ».

Hormis les clients français et italiens, l’introduction du SAMP/T NG devrait permettre au couple Thales-MBDA de concurrencer le Patriot de l’américain Raytheon (sélectionné coup sur coup par la Pologne, la Roumanie et la Suède), le S-400 russe et le système David’s Sling proposé par l’Israélien Rafael. Et le premier succès à l’export est sans doute bien plus proche qu’on ne le croit. « La Suisse a dernièrement lancé une consultation pour laquelle la France, les États-Unis et Israël ont été sollicités ». Un projet d’acquisition inscrit dans le programme « Air 2030 » des forces armées helvètes et auquel seuls la France et les États-Unis ont soumissionné, confirme Got. La décision pourrait intervenir vers la fin de l’année 2020 pour une notification en 2023.


http://forcesoperations.com/de-nouveaux-yeux-pour-le-futur-sampt-ng/
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MessageSujet: Re: Industrie de defense Française   Industrie de defense Française - Page 30 Icon_minitimeMar 23 Avr 2019 - 21:37

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Piriou crée Piriou Côte d’Ivoire en rachetant Marine Industrie Service

Publié le 23/04/2019 par Rédaction



Piriou poursuit son développement international et s’implante à Abidjan, par le rachat de la majorité du capital de la société Marine Industrie Service (MIS), rebaptisée Piriou Côte d’Ivoire.

Créée en 1991, MIS offre des services d’entretien et de réparation navale, ainsi que de maintenance industrielle, pour une clientèle active dans la pêche, le pétrole et la logistique. Située dans l’enceinte du port autonome d’Abidjan, au cœur du port de pêche, MIS emploie 30 salariés et dispose de 2000 m2 d’ateliers.

Piriou Côte d’Ivoire bénéficiera du soutien du groupe Piriou pour investir, renforcer ses équipes, et étendre sa gamme de services aux armateurs. M. Bruno Villers, précédemment gérant de MIS, accompagne le lancement de Piriou Côte d’Ivoire en tant que président du conseil d’administration ; M. Jérôme Tinard, précédemment directeur adjoint au développement au sein de Piriou, est nommé directeur général de la société.

Vincent Faujour, directeur général du groupe Piriou déclare : « Comme annoncé en 2017, Piriou se donne les moyens d’étendre son réseau international de service à ses clients armateurs. Après la création de Piriou Réunion en 2017, Piriou Sénégal et Piriou Maroc en 2018, la création de Piriou Côte d’Ivoire renforce notre positionnement en Afrique de l’Ouest, en synergie avec Piriou Nigeria (WAS). Cette nouvelle implantation nous permet de renforcer nos liens avec nos clients historiques tels que Saupiquet, Boluda, CFTO, Bourbon… et de développer nos relations avec des sociétés ivoiriennes telles que IRES, Foxtrot, Sonaco, IRIS Group... Nous sommes heureux pour cela de nous appuyer sur Bruno et Clotilde Villers, au travers du rachat de MIS, société d’excellente réputation et qui mérite des investissements de croissance. »

Bruno Villers, président du conseil d’administration de Piriou Côte d’Ivoire, ajoute : « Je suis fier de céder MIS, société créée par mon père et que j’ai reprise en 2006, au groupe Piriou. En effet nous partageons les valeurs d’engagement, qualité et service qui assureront le succès de Piriou Côte d’Ivoire. J’y reste engagé au service de mes clients, de mes salariés et de mes partenaires. »

Communiqué de Piriou, le 23/04/19

https://www.meretmarine.com/fr/content/piriou-cree-piriou-cote-divoire-en-rachetant-marine-industrie-service
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MessageSujet: Re: Industrie de defense Française   Industrie de defense Française - Page 30 Icon_minitimeJeu 25 Avr 2019 - 14:17

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MessageSujet: Re: Industrie de defense Française   Industrie de defense Française - Page 30 Icon_minitimeVen 26 Avr 2019 - 16:46

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MGCS: « l’Allemagne ne diverge pas de la règle du 50/50 »

Actualités  Nathan Gain  26 avril, 2019  


Tic, tac… ne reste que peu de temps avant la notification d’un premier contrat d’étude pour le projet franco-allemand de « système majeur de combat terrestre » (MGCS), attendue pour la mi-juin. Il faudra pour cela harmoniser les relations entre les maîtres d’oeuvre Rheinmetall et KNDS (KMW + Nexter), des plus préoccupantes malgré les tentatives d’apaisement de l’ambassadeur d’Allemagne en France, Nikolaus Meyer-Landrut, récemment auditionné par la Commission défense du Sénat.

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Un char Leclerc du 501e RCC en manoeuvre à Canjuers (Crédit photo: 501e RCC)



L’inquiétude, un mot et ses dérivés que l’on retrouve à huit reprises dans cette audition. C’est donc peu dire si la question du dialogue franco-allemand préoccupe les sénateurs de la Commission défense. La coopération autour des programmes SCAF et MGCS, notamment, « pose deux problèmes sérieux », rappelait le sénateur Christian Cambon (LR). Outre la question des exportations, longuement exposée dans la presse, se pose celle de l’équilibre industriel entre les deux pays. « Je m’interroge en particulier sur la gouvernance du MGCS. Alors que l’accord initial prévoyait une gouvernance paritaire, les Allemands poussent Rheinmetall. Quelle sera la place de Nexter – voire de Thales en deuxième cercle ? », s’est-il alarmé.


S’il a rappelé l’importance de projets « structurants pour notre industrie et pour notre défense », l’ambassadeur d’Allemagne s’est montré peu prolixe sur le sujet. Tout au plus, il a pointé le fait que « l’Allemagne ne diverge pas de la règle du 50/50 entre les industriels français et allemands ». Et celui-ci de rappeler que Paris et Berlin « ont demandé aux industriels de faire une proposition commune, pour que les gouvernements puissent lancer des perspectives de travail en marge du salon du Bourget ». Une formulation (volontairement ?) floue et ne permettant pas de préciser si ce partage « 50/50 » s’applique séparément à chaque programme ou si l’Allemagne les considère comme une sorte de « tout indivisible ». Dans le second cas, le SCAF pourrait in fine pencher en faveur de l’industrie française à condition d’appliquer l’exact levier inverse au profit des industriels allemands dans le cadre de MGCS. Ce scénario semble d’ores et déjà avoir les faveurs de l’Allemagne qui, d’après le quotidien allemand Handelsblatt, ne le considère pas « comme étant en contradiction avec les accords inter-gouvernementaux ».

Voilà un arrangement qui, s’il se concrétise, devrait faire le jeu de Rheinmetall et de son bouillonnant PDG, Armin Papperger, bien décidé à faire main basse sur une part majoritaire de la coentreprise KNDS en s’appuyant sur le rachat de KMW. L’industriel de Düsseldorf l’avait encore rappelé en mars dernier: « Nous voulons au moins avoir 50% [des parts de KNDS] ». Un partage inégal que Papperger justifie notamment par le leadership accordé à l’Allemagne dans le projet de char de combat du futur.

Ja, aber… le son de cloche est sensiblement différent du côté de l’Élysée, pour qui l’attribution des contrats d’études pourrait prendre plus de temps que prévu. En cause ? Sans surprise, l’architecture du programme MGCS, dont la mise en place ne progresse pas assez vite pour respecter le jalon calendaire de la mi-juin. « Selon nous, une condition préalable est que l’équilibre soit maintenu au sein du partenariat entre constructeurs de chars », a appris le Handelsblatt auprès du Gouvernement français, unique actionnaire de Nexter. Toute position minoritaire s’avérerait dès lors inacceptable aux yeux de l’État français, qui précise que « si l’Allemagne le souhaite vraiment, quelque chose devra être ajouté côté français, pour que l’équilibre soit juste à nouveau ». Bref, entre l’apaisement politique et la logique commerciale, difficile de savoir qui l’emportera. Réponse, espérons-le, en juin en marge du salon du Bourget.

http://forcesoperations.com/mgcs-lallemagne-ne-diverge-pas-de-la-regle-du-5050/  
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MessageSujet: Re: Industrie de defense Française   Industrie de defense Française - Page 30 Icon_minitimeVen 3 Mai 2019 - 16:37

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03.05.2019

Grenades de désencerclement: Alsetex retenu pour recompléter les stocks des forces de l'ordre


marché portant sur la fourniture de grenades à main de désencerclement (GMD) à destination de la Police Nationale et de la Gendarmerie Nationale a été attribué à la société sarthoise ALSETEX. La valeur totale du marché est estimée à 1 840 000 euros.

L'accord-cadre mono-attributaire comporte un minimum quantitatif correspondant au stock de sécurité, soit 2 000 grenades à main de désencerclement. Il ne comporte pas de maximum.

Les quantités estimatives, exprimées annuellement et pour la durée de l'accord-cadre, sont 10 000 grenades, soit 40 000 sur la durée du marché.

Ces grenades à fragmentation projettent 18 projectiles en caoutchouc; elles sont utilisées dans le cadre d'autodéfense rapprochée et non pour le contrôle d’une foule à distance. Elles ont été mises en cause dans plusieurs cas récents de manifestants ou journalistes blessés pendant des défilés de gilets jaunes.

http://lignesdedefense.blogs.ouest-france.fr/archive/2019/05/03/grenades-a-main-alsetex-retenu-pour-recompleter-les-stocks-d-20206.html  
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MessageSujet: Re: Industrie de defense Française   Industrie de defense Française - Page 30 Icon_minitimeMar 14 Mai 2019 - 19:47

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MGCS: le 50/50 « a vocation à demeurer » selon Florence Parly

Actualités Nathan Gain 14 mai, 2019


Deux semaines après l’ambassadeur d’Allemagne à Paris, c’était au tour de la ministre des Armées Florence Parly d’évoquer le futur char de combat franco-allemand (MGCS), le 7 mai devant la Commission défense de l’Assemblée nationale. Un message succinct, mais qui s’est voulu rassurant quant au flou persistant autour du montage industriel du programme et des questions d’exportations qui en découlent.

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Un char Leclerc du 501e RC en manoeuvre à Canjuers (Crédit photo: 501e RC)


« Les travaux progressent et j’espère être en mesure de rendre publiques prochainement des étapes importantes s’agissant du projet de char du futur », a expliqué la ministre des Armées. Celle-ci a par ailleurs confirmé l’objectif calendaire du salon du Bourget pour annoncer « de bonnes nouvelles montrant que ce projet est sur de bons rails ». Ne demeure dès lors qu’un mois pour clarifier deux zones d’ombre, à savoir la réglementation des exportations des futurs matériels et la juste répartition des rôles entre industriels français et allemands. Car – faut-il encore le rappeler – Rheinmetall est bien décidé à acquérir KMW, au risque de bousculer l’équilibre de la coentreprise KNDS, formée avec Nexter et co-maître d’oeuvre du projet MGCS.

Le CEO de Rheinmetall, Armin Papperger, l’a clairement exprimé en mars dernier : à chiffres d’affaires inégaux, montage industriel et partage de charges inégaux. La force de frappe du groupe rhénan (3,2Md€ de CA et 5,5Md€ de prises de commandes en 2018 pour sa seule division défense) pourrait lui permettre, une fois acté le rachat de KMW, de faire pencher la balance des actifs de KNDS à 75% dans le camp allemand. Et donc, de peser considérablement dans les négociations à venir concernant la répartition du travail au sein de MGCS. Un déséquilibre impensable pour la ministre des Armées.

« Je vais dire une chose très simple : KNDS est une entreprise contrôlée à 50 % par la France et à 50 % par l’Allemagne, et ce partage a vocation à demeurer », a-t-elle insisté. Selon cette dernière, le rabattage des cartes demandé par Rheinmetall, sous prétexte de la prépondérance de l’industrie allemande au sein du programme MGCS, « s’adresse donc à l’Allemagne, mais pas à KNDS ». À l’instar du discours prôné par Berlin au travers de son ambassadeur à Paris, la France fermerait officiellement la porte à un déséquilibre au sein de KNDS. Pas si simple… car l’actionnariat du groupe rhénan reste intégralement contrôlé par la famille Bode-Wegmann, ce qui rend complexe toute implication étatique dans les tractations à venir avec Rheinmetall. Difficile, néanmoins, de ne pas envisager un certain degré d’ingérence du gouvernement allemand ou des ministères de la Défense et de l’Économie, tant le sujet se veut hautement politisé.

Subsiste également l’épineuse question des exportations, abondamment pointée par les députés. Une fois MGCS concrétisé, comment concevoir une politique d’exportation commune quand la position allemande relève plutôt d’un « cas par cas » largement influencé par l’opinion publique ? Ainsi, l’Allemagne a suspendu temporairement ses exportations d’armes à destination de l’Arabie saoudite sans concertation préalable avec ses partenaires européens, une décision en grande partie dictée par l’actualité internationale. L’impact n’en serait que minimal pour la France si ce blocage n’incluait pas également les licences d’exportations de systèmes n’étant « pas purement allemands mais à la fabrication desquels l’Allemagne a contribué », rappelait la Ministre.

La bonne tenue de ces deux projets structurants implique donc de pouvoir se mettre d’accord « a priori », insiste la Ministre, sur le fait que les systèmes d’armes qui en émaneront auront vocation à être exportés. Au risque qu’un désaccord « change complètement la physionomie des investissements auxquels nous devrons consentir, par le biais de financements d’État ». C’est pourquoi l’Allemagne et la France poursuivent actuellement les discussions sur l’établissement de minimis. Autrement dit, un seuil minimal au delà duquel aucun des deux partenaires ne sera en mesure de bloquer une licence d’exportation « avec quelque composant mineur que ce soit ». D’après Florence Parly, les concertations en cours sembleraient en bonne voie. « Nous nous parlons beaucoup et j’espère pouvoir, lorsque je reviendrai devant vous au mois de juillet, vous apporter des réponses plus complètes », a-t-elle ainsi déclaré aux députés.

Si les propos de Florence Parly se veulent rassurant, tant les difficultés afférentes à la concrétisation du MGCS que la question des exportations restent symptomatiques d’une fragilisation du dialogue franco-allemand. Malgré le récent Traité d’Aix-la-Chapelle et la création d’une assemblée parlementaire franco-allemande, les relations entre les deux pays sont actuellement en petite forme, faute d’écoute mutuelle. Le déclic, en ce qui concerne les exportations, pourrait in fine provenir de la population allemande. Aujourd’hui réservé aux administrations et aux industriels, le débat sur les exportations d’armement pourrait, demain, trouver une issue au travers de la définition d’un nouveau consensus national impliquant d’aller au contact du peuple allemand. Une mesure certes ambitieuse, mais qui pourrait participer à la clarification à long terme de la posture allemande, fournissant au passage les fondations sur lesquelles les programmes de coopération pourront être bâtis.

http://forcesoperations.com/mgcs-le-5050-a-vocation-a-demeurer-selon-florence-parly/
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MessageSujet: Re: Industrie de defense Française   Industrie de defense Française - Page 30 Icon_minitimeMar 14 Mai 2019 - 20:39

Citation :
La ministre des Armées fait une ferme mise au point sur les ventes d’armes à l’Arabie Saoudite et aux Émirats

par Laurent Lagneau · 14 mai 2019


Industrie de defense Française - Page 30 _1199

La semaine passée, les ventes d’armes françaises à l’Arabie Saoudite, et, dans une moindre mesure, aux Émirats arabes unis, ont une fois été décriées, y compris sur les bancs de l’Assemblée nationale, alors que le cargo saoudien Bahri Yanbu était attendu au Havre pour charger à son bord des équipements militaires de facture française [dont la nature ne fut pas précisée].

Finalement, et même si une ONG ayant voulu empêcher ce chargement via une procédure en justice n’a pas obtenu gain de cause, le navire saoudien a fait l’impasse sur son escale au Havre pour rallier directement Santander afin d’y embarquer du « matériel d’exposition pour les Émirats arabes unis. »

Quoi qu’il en soit, au même moment, la ministre des Armées, Florence Parly, a été entendue par les députés de la commission de la Défense au sujet, justement, de la politique française en matière d’exportation d’armement, et plus particulièrement sur les ventes d’armes à l’Arabie Saoudite. Et cela dans un contexte parfois tendu…

Premier point, pour la ministre, les ventes d’armes sont « indispensables à notre souveraineté » ainsi qu’à celle de l’Europe. « C’est au fond notre liberté d’action dans le monde, dans le cadre de nos responsabilités de puissance de paix et de membre permanent du Conseil de sécurité des Nations unies qui est en question » car pour « disposer des équipements militaires qui nous permettent d’intervenir [afin d’] assurer notre mission fondamentale de protection de notre territoire et de nos ressortissants ainsi que la dissuasion nucléaire, nous devons maintenir la viabilité et l’indépendance de notre industrie de défense pour les prochaines décennies », a-t-elle commencé par faire valoir.

Or, pour cela, le marché national est trop étroit pour que l’industrie française de l’armement puisse être viable. Quant à l’Europe, elle ne peut « constituer le seul marché de substitution du marché national : elle dépense trop peu pour sa défense, et quand elle le fait, elle achète encore trop peu au sein de l’Union européenne », a ensuite souligné Mme Parly, regrettant que les « Européens soient les derniers végétariens dans un monde de carnivores. »

« Nous n’avons donc pas le choix : il nous faut exporter. Ceux de nos partenaires qui ont fait le choix de cesser de vendre des armes à tel ou tel pays non-européen n’ont pas la responsabilité particulière de la dissuasion nucléaire, ni une stratégie de présence militaire active en dehors de leurs frontières », a fait remarquer la ministre aux députés.

Ensuite, les exportations permettent deux choses : tisser des liens étroits avec des États stratégiques pour la sécurité de la France, comme l’Inde et l’Australie pour la région Indo-Pacifique, ou encore comme les Émirats arabes unis, où la France dispose d’infrastructures militaires, et garantir, en France, pas moins de 200.000 emplois directs et 400.000 emplois indirects. Selon Mme Parly, la base industrielle et technologique de défense représente 13% de l’emploi industriel en France.

« Je ne dis pas que l’argument économique justifie de faire n’importe quoi, loin s’en faut. Mais il est parfois un peu gênant de voir les mêmes beaux esprits qui étrillent la politique export du gouvernement parader ensuite au Bourget ou à Villepinte ou s’offusquer de l’emprise américaine sur les marchés d’équipement. En ce domaine comme en toute chose, un peu de cohérence ne nuit pas », a taclé Mme Parly.

"Comme chacun sait, gouverner, ce n’est pas s’émouvoir, c’est prévoir

Ceci ayant été rappelé, la ministre a ensuite a résumé la problématique des ventes d’armes ainsi : « Comment le faire avec le maximum de discernement, pour préserver les intérêts de long terme de notre pays? », sachant que les contrats d’armement s’inscrivent dans le temps long [voire très long] et que, en fonction des alternances politiques où des changements de régime, l’attitude d’un pays peut évoluer. « En prenant nos décisions, nous devons soigneusement peser leurs conséquences. Ce n’est pas facile. Mais comme chacun sait, gouverner, ce n’est pas s’émouvoir, c’est prévoir », a-t-elle dit.

Quant à la polémique sur l’usage que fait, au Yémen, l’Arabie Saoudite des armes françaises qui lui ont été vendues, pour certaines il y a plusieurs dizaines d’années, Mme Parly n’est pas allée par quatre chemins. Et elle a constamment rappelé les faits et rien que les faits. Tout d’abord, elle a de nouveau indiqué que la priorité de la France est de faire tout son possible pour arriver à une solution politique au conflit yéménite.

Ensuite, a-t-elle affirmé, « nous n’avons jamais prétendu qu’aucune arme française n’était utilisée au Yémen. » Mais, a-t-elle continué, « nous n’avons aujourd’hui aucune preuve qui attesterait que des armes de fabrication française sont utilisées à dessein contre des populations civiles. » Ce que montre le conditionnel des notes de la Direction du renseignement militaire [DRM] publiées par Disclose [et que, visiblement, peu de personnes ont lu, ce qui les empêchent pas d’avoir un avis définitif…].

Puis, Mme Parly a souligné que « la plupart des équipements vendus à ces deux pays l’ont été bien avant la guerre au Yémen ». Et cela, a-t-elle expliqué, « parce que nous avons là-bas des intérêts de long terme, qui ne dépendent pas d’un dirigeant, pas d’un conflit, et qui dépassent même les pays dont il s’agit. » Et parmi ces intérêts, il y a les 40.000 Français expatriés dans la région du Golfe, dont 30.000 aux Émirats et en Arabie Saoudite, sans oublier la sécurité de l’approvisionnement énergétique de la France, via le détroit de Bab el Mandeb.

« Il en va aussi de la liberté de navigation, car au-delà de nos importations énergétiques, toute menace au large du détroit pèserait lourd sur le trafic maritime mondial : tout le flux de containers d’Asie y transite, au même titre que les approvisionnements à destination de La Réunion », a encore cité Mme Parly. Enfin, a-t-elle aussi fait remarquer, il y a aussi [et surtout] la lutte contre le terrorisme. « Rappelons que ceux qui luttent contre Al Qaïda dans la Péninsule arabique, sont ceux qui luttent contre une organisation qui a déjà frappé en France – je pense à Charlie Hebdo –, ce sont les Émirats », a-t-elle dit.

S’agissant plus précisément du conflit yéménite, la ministre s’en est tenue aux faits. « La guerre du Yémen, c’est d’abord l’histoire d’un coup d’État contre un gouvernement légitime, mené par une faction soutenue par l’Iran », a-t-elle encore rappelé. D’où l’appel du président Hadi, reconnu par la communauté internationale, à l’Arabie Saoudite et aux Émirats, pays par ailleurs menacés par des « missiles régulièrement tirés » par les rebelles ou encore par des drones et des « vedettes suicides ».

« Une fois la guerre déclenchée, quand nos partenaires utilisent la force d’une manière qui ne nous paraît pas compatible avec le droit international humanitaire, nous ne manquons pas de le leur dire », a ensuite précisé Mme Parly.

Aussi, « dans cette situation, il nous faut exercer notre discernement et « c’est dans cette optique que nous procédons à un examen sérieux de chaque dossier de vente d’armement qui nous est soumis », a assuré la ministre. Il est ainsi récemment arrivé qu’une demande de licence concernant des munitions air-sol ait été refusée.

"Un membre du Gouvernement est comptable non de ses indignations, mais des intérêts de la France avant tout

Enfin, à la question de savoir si il faudrait « cesser toute relation d’armement avec l’Arabie saoudite et les Émirats arabes unis », Mme Parly a estimé que ce serait une mauvaise solution parce que « tout contact serait perdu avec ces États pour une génération au moins » et que « ce serait priver la France de partenaires stratégiques qui, à ses côtés, ont su jouer, jouent encore aujourd’hui et jouerons peut-être encore à l’avenir un rôle positif dans le règlement de certaines crises », comme le fit l’Arabie Saoudite avec les accords de Taëf, en 1989, au sujet du Liban. Une autre conséquence serait la fragilisation de l’action que mène la France contre le terrorisme, comme au Sahel… Riyad et Abu Dhabi soutenant les pays du G5 Sahel.

Aussi, « un membre du Gouvernement est comptable non de ses indignations, mais des intérêts de la France avant tout », a plaidé Mme Parly, d’autant plus que les licences d’exportations d’armements font l’objet d’un examen minutieux [sur la foi, d’ailleurs, des notes de la DRM] par la Commission interministérielle pour l’étude des exportations de matériels de guerre [CIEEMG].

« De surcroît, soyons complets et réalistes : comme vous, j’entends certes dans certaines capitales les protestations de rigueur de vertus offusquées lorsqu’il s’agit des exportations françaises, mais j’observe que les mêmes responsables ignorent volontiers ce que font les filiales ou les joint ventures de leurs champions nationaux de l’armement. Pour ma part, je préfère m’en tenir à notre double exigence de clarté et de cohérence », a-t-elle encore soutenu, en visant, sans les nommer, les pratiques de certains industriels allemands.

« Je ne suis pas une lobbyiste de l’industrie française de l’armement, mais j’invite chacun à prendre en compte l’ensemble des intérêts de la France dans ces affaires, ceux d’aujourd’hui comme ceux de demain, qui vont au-delà de l’horizon d’une législature », a conclu la ministre.

http://www.opex360.com/2019/05/14/la-ministre-des-armees-fait-une-ferme-mise-au-point-sur-les-ventes-darmes-a-larabie-saoudite-et-aux-emirats/
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MessageSujet: Re: Industrie de defense Française   Industrie de defense Française - Page 30 Icon_minitimeJeu 16 Mai 2019 - 17:06

Citation :
Armement : le groupe KNDS restera contrôlé à 50% par la France (Florence Parly)

Par Michel Cabirol | 16/05/2019, 6:00 | 389 mots

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"KNDS est une entreprise contrôlée à 50 % par la France et à 50 % par l'Allemagne, et ce partage à vocation à demeurer", a fait valoir la ministre des Armées, Florence Parly.. (Crédits : Gonzalo Fuentes)


La France ne veut pas abandonner le co-contrôle du groupe franco-allemand KNDS (50-50). Rheinmetall lorgne la majorité du capital de l'entreprise détenue par l'Etat français et Krauss-Maffei Wegmann.?


La ministre des Armées Florence Parly a été claire et nette. Pas question pour la France d'abandonner le co-contrôle de KNDS. Répondant à une question de Patrice Verschère (Les Républicains, Rhône) sur l'avenir de l'actionnariat de la société commune franco-allemande spécialisée dans l'armement terrestre, la ministre a fait valoir le 7 mai lors d'une audition à la commission de la défense nationale de l'Assemblée nationale que "KNDS est une entreprise contrôlée à 50 % par la France et à 50 % par l'Allemagne, et ce partage à vocation à demeurer. La question que pose Rheinmetall s'adresse donc à l'Allemagne, mais pas à KNDS". Point final, du moins pour le moment.

Garder le contrôle des actifs de Nexter

Dans l'entourage de la ministre, on explique que la France reste "ouverte à une consolidation européenne mais à des conditions qui sont claires : garder le contrôle stratégique sur les actifs de Nexter". Aujourd'hui, la famille allemande Bode-Wegmann et l'Etat français se partagent le capital de KNDS (50/50). Ce qui donne un certain nombre de droits à la France dans le domaine de la gouvernance du groupe et de ses choix stratégiques. "Quelles que soient les évolutions capitalistiques ultérieures, il n'est pas question de rogner ces droits", insiste-t-on dans l'entourage de la ministre. Le ministère reste ouvert à la discussion mais il "ne discutera pas en dehors de ce cadre-là", assure-t-on à l'Hôtel de Brienne. Et de préciser que sur ce dossier, la France est très bien alignée avec la famille Bode-Wegmann.

Aussi Rheinmetall a beau se répandre dans la presse pour exiger le contrôle de KNDS (51%), l'Etat français ne cédera pas la majorité au groupe allemand. D'ailleurs, le groupe de Düsseldorf, qui a eu un échange avec les autorités françaises, s'est vu signifier un veto catégorique. "Rheinmetall discute avec la France essentiellement par voie de presse, ce qui est une façon très bizarre de communiquer", relève-t-on dans l'entourage de la ministre. Il n'y aura "pas d'atterrissage à court ou à moyen terme sur ce sujet", précise-t-on. En revanche, ce qui est important pour la France, c'est de lancer le programme franco-allemand MGCS (Main Ground Combat Systems) nonobstant les questions capitalistiques. Le ministère entend bien "découpler les questions de ce programme des questions capitalistiques", explique-t-on.

https://www.latribune.fr/entreprises-finance/industrie/aeronautique-defense/armement-le-groupe-knds-restera-controle-a-50-par-la-france-florence-parly-817263.html
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MessageSujet: Re: Industrie de defense Française   Industrie de defense Française - Page 30 Icon_minitimeVen 24 Mai 2019 - 14:23

Citation :
Mars Attaque

Nouvelle livrée (de noir à marron) pour le Scarabée, blindé léger de reconnaissance et d'aide à l'engagement d'Arquus

De démonstrateur à une phase de caractérisation avec des études en cours sur l'hybridation thermique / électrique, la génération de puissance pour les capteurs, l'ergonomie (portes coulissantes ou à gonds, trappes de toit...), et toujours la grande mobilité (2 essieu directionnels, donc déplacement en crabe, etc.)

Cŕedits : Arquus.

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MessageSujet: Re: Industrie de defense Française   Industrie de defense Française - Page 30 Icon_minitimeVen 24 Mai 2019 - 17:37

Citation :
Naval Group accélère dans l'innovation pour "garder un tour d'avance" face à la concurrence

Lorient, 24 mai 2019 (AFP) -


Naval Group veut développer ses capacités d'innovation et accélérer sa transformation numérique pour maintenir son rang de leader européen de l'industrie navale de défense et garder son avance face à la concurrence internationale.

"Il faut qu'on coure plus vite" que nos concurrents, a déclaré le PDG du groupe à des journalistes à Lorient lors de journées "innovation".

"Pour nous, c'est la vitesse d'exécution qui va compter, l'ouverture au monde, la capture d'innovation et notre capacité à intégrer ces innovations le plus rapidement possible dans nos offres".

"C'est important, pour garantir la souveraineté de la France, garder un tour d'avance par rapport à la concurrence internationale qui devient considérable". Les Chinois sont devenus les numéros un mondiaux en 2018, a-t-il rappelé, et les Russes seront au deuxième rang en 2020.

Avec un chiffre d'affaires de 3,7 milliards d'euros l'an dernier et une marge opérationnelle de 7,4%, le groupe français "va bien", selon son patron.

Cela lui permet de consentir d'importants efforts d'investissements pour maintenir son avance technologique.

"Nous avons sur ces bases solides reconstruit un plan de conquête parce qu'une entreprise française a besoin de continuer à se développer, de continuer à garantir à la Marine nationale et à la France la supériorité technologique au combat", a-t-il souligné.

De fait, les besoins de la France seule sont insuffisants pour combler les baisses de charge entre le développement de deux générations de programmes de frégates ou de sous-marins.

"Entre les deux, évidemment l'export et le développement de nouveaux produits sont indispensables pour garder les compétences de nos bureaux d'études et de notre outil industriel", a expliqué Hervé Guillou.

De plus, "c'est grâce à ça que la France livre à la Marine des frégates pour près de 750 millions d'euros, quand les Allemands livrent des frégates moins armées à 975 millions et les Anglais en sont déjà, avant même d'avoir livré, à 1,2 milliard de livres", a-t-il assuré.

- L'intelligence artificielle au service des "oreilles d'or" -

Dans les immenses hangars des chantiers navals de Lorient, Naval Group a présenté des innovations technologiques issues du numérique, comme l'intelligence artificielle au service de la reconnaissance acoustique. Ainsi, l'IA pourrait à l'avenir venir en appui des "oreilles d'or", ces officiers mariniers capables d'identifier grâce au sonar les bruits à l'extérieur du bâtiment.

De même, la réalité augmentée, qui projette virtuellement dans le champ visuel la maquette 3D des équipements, permet d'aider les matelots pour des opérations de maintenance des navires parfois délicates en mer, et de remplir en temps réel le rapport d'intervention. Outre le gain de temps, cela permet de réduire les équipes de maintenance, qui ont diminué d'un tiers à bord des frégates.

Enfin, Naval Group s'appuie sur la méthodologie du "design thinking" pour définir l'environnement du navire ou l'interface homme-machine, comme les écrans de contrôle autour des alarmes, afin de faciliter les opérations et améliorer la vie à bord.

"Ce qui change aujourd'hui, notamment avec l'arrivée déferlante du +digital+, c'est que les sources d'innovation se sont considérablement élargies", a souligné Hervé Guillou. Il y a "à la fois une énorme dispersion du savoir (et) les cycles technologiques évoluent beaucoup, beaucoup plus vite qu'avant".

Ainsi, auparavant, il y avait une refonte du système de combat par bateau, soit deux par génération de navire. Aujourd'hui, les frégates de défense et d'intervention (FDI) auront "5-6, peut-être 7 générations" de système de combat. Il faut "être capables d'innover sur la façon de concevoir les navires, les architectures, la dimension numérique du navire, sur la digitalisation du processus. Nous devons anticiper et investir dans nos processus, nos méthodes", a-t-il insisté.

https://www.marine-oceans.com/actualites/18288-naval-group-accelere-dans-l-innovation-pour-garder-un-tour-d-avance-face-a-la-concurrence
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MessageSujet: Re: Industrie de defense Française   Industrie de defense Française - Page 30 Icon_minitimeLun 27 Mai 2019 - 16:18

Citation :
Le projet Poséidon (Naval Group/Fincantieri) tout près de prendre la mer

Par Michel Cabirol | 27/05/2019, 6:00 | 800 mots

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La décision de lancer le projet a été prise le 17 avril dernier par un conseil d'administration exceptionnel de Naval Group, (Crédits : Naval Group)


Le projet de rapprochement dans les navires de guerre de surface entre Naval Group et Fincantieri est prêt. Toutefois, Paris met les Italiens sous surveillance pour s'assurer de leur loyauté à l'exportation.


Quoi de neuf sur le projet Poséidon, le rapprochement entre Naval Group et l'italien Fincantieri ? Tout est prêt pour que ce projet prenne enfin la mer. On y est. Car Paris et Rome ont souhaité attendre la fin de l'élection européenne avant de communiquer sur ce projet franco-italien pour ne "pas être pris en otage" sur ce dossier lors de la campagne, explique une source proche du dossier. La décision de lancer le projet, qui a été prise le 17 avril dernier par un conseil d'administration exceptionnel de Naval Group, a fait l'objet d'un black-out complet de la part des deux industriels de part et d'autre des Alpes. Côté gouvernemental français, le dossier est également clair. "Sur le fond, il n'y pas de sujet", affirme-t-on. Il n'y a plus désormais qu'à appuyer sur le bouton de la communication.

Lors de cette réunion du conseil, les statuts de la société commune à 50-50 entre Naval Group et Fincantieri ont été validés : le PDG sera français et la directrice commerciale italienne, la société sera basée à Gênes et le centre de recherche à Ollioules dans le Var. Cette société commune a pour vocation de regrouper les achats, la Recherche et Développement (R&D) et l'exportation des navires de guerre de surface. C'est surtout sur ce dernier volet que la France, qui "accompagne positivement" ce dossier, compte beaucoup. "On attend de la création de valeur sur l'exportation", explique-t-on dans l'entourage de la ministre des Armées. Pour autant, Fincantieri n'a exporté que pour 39,7 millions d'euros en 2018, selon le rapport italien sur les exportations d'armes après avoir obtenu une de ses rares commandes, un mégacontrat au Qatar en 2017 (3,8 milliards). Enfin, il n'y aura pas d'échanges capitalistique entre les deux groupes.

A l'export, Fincantieri sous surveillance

A l'Hôtel de Brienne, on estime que "ce mouvement crée de la valeur et présente des risques absolument limités, circonscrits et identifiés pour Naval Group". Ce qui veut dire que très clairement "si jamais cela passait mal, il y a une procédure de sortie" de Naval Group et Fincantieri. Et la France demandera à Naval Group de sortir de la société commune "du jour au lendemain si on n'est pas content de ce qui se passe". Paris aura "rapidement des indications sur la bonne foi de tous les acteurs à jouer collectif". Dès 2020, la France pourra juger de la loyauté des Italiens à respecter les décisions prises en commun, la liste des campagnes étant bien connue de tous. "Les vrais juges de paix vont arriver l'année prochaine", souligne-t-on à Paris.


"Si jamais on constate de la déloyauté, on dégrafera et si cela se passe tel qu'on souhaite que cela se passe, cela créera de la valeur pour tous, explique-t-on dans l'entourage de la ministre. L'idée est de pérenniser et de créer de l'emploi en France mais ce n'est pas de donner le travail des cols français aux cols bleus italiens. Surtout pas. L'idée, c'est d'avoir un gâteau plus gros à se partager à deux".

Dans cet esprit, Naval Group et Fincantieri doivent se mettre d'accord sur le partage des prospects à l'export et éviter d'être en compétition. Comme au Brésil où portant Naval Group avait proposé à Fincantieri une proposition commune à la marine brésilienne. En vain. Le groupe naval français a même failli être éliminé dès le départ de la compétition sans avoir la possibilité d'y concourir. Pourquoi ? Les Français ont appris au tout dernier moment que les Italiens n'allaient pas jouer vraiment le jeu d'une offre commune, en déposant en catimini une proposition en solo. Résultat, c'est TKMS (ThyssenKrupp Marine Systems) qui a remporté la compétition. Ce dossier est "un peu regrettable mais le coup était déjà largement parti", précise-t-on au sein du ministère des Armées.

Une corbeille de mariage qui se remplit enfin

Dans la corbeille de ce rapprochement, Naval Group et Fincantieri disposeront d'un programme commun de pétroliers ravitailleurs, dont quatre bâtiments ont été récemment commandés par la France (FlotLog). Ces bâtiments seront fabriqués par les deux chantiers sur la base du design italien Vulcano, un navire de 165 mètres et 23.500 tonnes de déplacement. En outre, les deux industriels vont se partager la rénovation des frégates franco-italiennes Horizon (quatre au total). Enfin, Naval Group et Fincantieri ont prévu de lancer un projet de corvettes franco-italiennes sous l'égide de Paris et de Rome. Ils visent à termes le remplacement des six frégates de type Floréal (2.950 tonnes) en France et, en Italie, celui des OPV de la classe Comandanti.

https://www.latribune.fr/entreprises-finance/industrie/aeronautique-defense/le-projet-poseidon-naval-group-fincantieri-tout-pres-de-prendre-la-mer-818375.html
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MessageSujet: Re: Industrie de defense Française   Industrie de defense Française - Page 30 Icon_minitimeMar 28 Mai 2019 - 15:39

Citation :
28.05.2019

L’US Army retient Parrot pour des drones de reconnaissance de la gamme commerciale


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La société Parrot a annoncé faire partie des sociétés retenues par l’US Army dans le cadre d’un appel d’offres visant à développer une nouvelle génération de drones ultra-compacts de courte portée dédiée à la surveillance ("Short Range Reconnaissance System Platform").

Dans un communiqué du 17 mai, la direction de l'équipementier français précise que "début mai, Parrot a été sélectionnée par le Department of Defense américain pour participer au programme de développement SRR (Short Range Reconnaissance), initié en novembre 2018. Ce programme est doté d’un budget total de 11 millions de dollars, attribués à 6 sociétés de drones professionnels. L’objectif est de fournir un quadricoptère léger et discret offrant aux soldats américains une capacité de reconnaissance rapidement déployable, facilement transportable et dotés de forts contenus technologiques. Son prototype qui devrait être présenté à l’Armée américaine début 2020 fera l’objet d’étapes de qualification intermédiaires d’ici là."


Le programme est doté d’un budget de 11 millions de dollars (9,8 millions d’euros) réparti entre les six entreprises retenues par l'US Army Program Executive Officer (PEO) for Aviation’s Project, associé à la Defense Innovation Unit (DIU) et au Army’s Maneuver Center of Excellence .

Outre Parrot, les entreprises sont: Skydio, Altavian, Teal Drones, Vantage Robotics et Lumenier.

Selon le cahier des charges, afin d’offrir aux soldats une vision et une compréhension immédiate du terrain où ils évoluent, le drone doit pouvoir voler 30 minutes, bénéficier d’une portée allant jusqu’à trois kilomètres, être opérationnel en moins de deux minutes et ne pas peser plus de 1,3 kg pour pouvoir être transporté dans un sac à dos militaire standard. Des caractéristiques que remplissent parfaitement les drones grand public de chez DJI - notamment le Mavic et ses modèles dérivés (2 Pro et 2 Zoom). Mais il est vrai que le leader mondial des drones ultra-compacts est… chinois et que les États-Unis suspectent ces appareils de pouvoir se livrer à de l’espionnage.

http://lignesdedefense.blogs.ouest-france.fr/archive/2019/05/28/l-us-army-choisit-parrot-pour-des-drones-de-reconnaissance-20268.html
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MessageSujet: Re: Industrie de defense Française   Industrie de defense Française - Page 30 Icon_minitimeMar 28 Mai 2019 - 20:36

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Sous la carapace du Scarabee

Actualités  Nathan Gain  28 mai, 2019  


Confidentiel lors d’Eurosatory 2018, le démonstrateur Scarabee développé par Arquus s’est enfin affiché au grand jour lors de la seconde édition des Technodays, organisée vendredi dernier par l’industriel versaillais sur l’autodrome de Linas-Monthléry. Entre modularité et propulsion hybride, tour d’horizon d’un programme situé au confluent des innovations en cours de développement chez Arquus.

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Le Scarabee d’Arquus, de l’arrière-cours d’Eurosatory à l’autodrome de Linas-Monthléry (Crédits photos: Arquus)


Petit, mais déjà tout d’un grand

Exit la maquette 1:1 présentée lors du dernier salon Eurosatory, le Scarabee est aujourd’hui un démonstrateur pleinement intégré dans une phase d’analyse prospective. Une seconde étape notamment centrée sur la mobilité et sur le comportement général du véhicule sur route et sur piste 4×4. Développé en neuf mois sur fonds propres par une équipe de six ingénieurs, ce prototype s’inscrit directement en amont du futur Véhicule blindé d’aide à l’engagement (VBAE), plateforme appelée à succéder aux VBL et VB2L. Les RETEX acquis sur ces deux derniers auront d’ailleurs servi de postulats de départ aux ingénieurs d’Arquus pour concevoir un véhicule multirôle capable de concilier discrétion, compacité et modularité avec une grande capacité d’emport.

Difficile, au premier regard, de ne pas saluer un design avant-gardiste, qui se démarque premièrement par ses deux portes latérales coulissantes. Une innovation au profit de l’ergonomie qui permettra de faciliter l’accès au véhicule tout en conservant un encombrement minimal particulièrement adapté aux missions en environnement urbain. Dépourvues de poignée apparente, ces portes s’ouvrent de l’extérieure au moyen d’une technologie qu’Arquus n’a pas souhaité détailler. Près de 5000 mouvements « ouverture-fermeture » ont déjà été réalisés sur les prototypes en y injectant des éléments naturels propres à enrayer le mécanisme (boue, sable, poussière). Cette configuration n’est néanmoins pas exclusive, le Scarabee pouvant être équipé de portes à gonds.

Malgré d’imposantes roues héritées du Sherpa, les dimensions du Scarabee s’avèrent parfaitement adaptées à celles d’un container standard. Sa hauteur (hors armement) est ainsi limitée à 1,9 mètre quand la longueur n’excède que légèrement celle du VB2L. Sa garde au sol peut par ailleurs être ajustée en fonction de la configuration du terrain, de 400 mm sur route à 500 mm en tout-terrain.

Le Scarabee récupère la configuration « 1 – 2 – 1 » de l’habitacle issue du concept « CRAB » présenté en 2011 par Panhard. Cette disposition optimise le volume interne tout en améliorant grandement la vision du pilote. Celle-ci est également renforcée par la présence de deux modules caméra PeriSight de Bertin, dont la très faible latence (moins de 25 ms) permet d’augmenter grandement la vision pilote vers l’avant et vers l’arrière. Le niveau de protection du véhicule n’est quant à lui pas connu, Arquus confirmant tout au plus l’existence d’un double plancher et de kits de blindage additionnels. Le PTAC du Scarabee devrait avoisiner les huit tonnes, dont deux tonnes de charge utile, soit 60% de plus que le VB2L. De plus, Arquus envisage la possibilité de fixer des compartiments extérieurs supplémentaires sur les portes pour gagner jusqu’à 200 kg d’emport supplémentaire.

D’un tourelleau téléopéré de 12,7 mm à un canon court de 30 mm, en passant par un lanceur MMP ou un radar, le pavillon du Scarabee est conçu pour recevoir un vaste éventail de systèmes de mission. Élément à priori annexe, le toit est lui aussi concerné par les réflexions engagées en matière de modularité et d’optimisation de la charge utile. Selon Arquus, ce pavillon sera facilement interchangeable pour gagner en souplesse en terme d’intégration de tourelleaux téléopérés et autres systèmes embarqués.

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(Crédit photo: Arquus)

Propulsion hybride et marche en crabe

Nativement conçue pour une propulsion hybride diesel-électrique, la chaîne cinématique du Scarabee comprend un moteur de 300 ch et un moteur électrique de 75 kw alimenté par deux batteries Li-Ion. L’ensemble, en partie issu des RETEX du PEA réalisé sur le VAB Mk3 Electer, offre un rapport puissance/poids de 50% supérieur à celui du Sherpa Light, indique Arquus. La propulsion électrique est dotée de quatre modes : hybride, « boost » en additionnant les deux modes de propulsion, électrique pour diminuer l’empreinte thermique et sonore, et générateur pour alimenter ou recharger d’autres systèmes.

L’architecture privilégiée par Arquus place ce bloc moteur à l’arrière du véhicule. Un choix innovant qui devrait offrir une meilleur accessibilité lors des phases d’entretien programmé léger et de dépannage. De cette façon, l’entièreté du bloc moteur peut être remplacé en moins de 45 min. Déplacer le système de refroidissement vers l’arrière du toit permet en outre d’éviter l’accumulation de boue ou de sable sur la calandre du radiateur, et donc une éventuelle surchauffe du moteur. Enfin, en ne conservant que les éléments de freinage et de direction à l’avant du véhicule, Arquus libère un espace supplémentaire pour l’intégration de systèmes innovants. Entre autres options, Arquus étudie l’installation d’un système de filtration d’eau sous les ailes, derrière les phares, afin d’accroître l’autonomie en mission de l’équipage.

Le Scarabee est doté de directions indépendantes (2×2), le train arrière étant manoeuvré au moyen d’un joystick. Cette configuration autorise non seulement une marche arrière immédiate, mais également un rayon de braquage inférieur à cinq mètres. Lorsque ses deux trains de roues sont orientés dans la même direction, le Scarabee peut « marcher en crabe », augmentant sensiblement la manoeuvrabilité en environnement confiné. Bien qu’étant assimilé « en moins d’une heure » par le pilote, ce système de direction dédoublé devrait à terme être centralisé sur le volant.

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(Crédit photo: Arquus)

Une « remorque-mule » en appui

Outre la motorisation, l’autre défi majeur imposé aux ingénieurs d’Arquus sera de concilier un design compact et « furtif », synonyme d’emport limité, avec les paramètres spécifiques d’une mission de longue durée. La solution privilégiée par Arquus serait l’ajout d’une remorque, baptisée Engin d’allègement au contact (EAC). Les deux roues de l’EAC sont donc chacune dotées d’un moteur électrique alimenté par des batteries Li-Ion rechargeables par récupération de la force mécanique du freinage, par exemple. En terrain difficile, ces moteurs viendront s’ajouter à ceux du « véhicule mère » afin d’éviter une compromission des performances de celui-ci.

Bien plus qu’une simple remorque, l’EAC sera une véritable plateforme modulaire destinée à appuyer le Scarabee et son équipage. Grâce à une troisième roue escamotable, l’EAC devient une mule pouvant être décrochée par l’opérateur au départ de l’habitacle. La mule pourra ensuite être dirigée à distance, soit de manière téléopérée, soit de façon semi-autonome par la définition de points de passage en amont de la mission. La capacité d’emport de l’EAC n’est pas connue mais elle sera suffisamment importante que pour pouvoir recevoir les charges nécessaires à des missions d’ouverture d’itinéraire, d’évacuation médicale ou encore d’appui-feu qui pourront lui être assignées.

De plus, la motorisation des roues, de même que certaines briques récupérées au niveau du groupe Volvo AB, devraient permettre plusieurs EAC d’évoluer en convoi à la suite d’un unique Scarabee. Enfin, les dimensions du Scarabee et de l’EAC permettront d’embarquer jusqu’à trois véhicules de chaque sorte dans un seul A400M.

La suite ?

Arquus insiste: l’aventure Scarabee n’en est qu’à ses balbutiements. Nombreux sont les axes d’évolution envisagés afin d’agrandir le portfolio capacitaire du véhicule. L’adjonction d’une capacité amphibie, premièrement, est actuellement à l’étude. Si les batteries sont dès l’origine totalement étanches, une réflexion est en cours afin de garantir l’herméticité du bloc moteur. De même, la prochaine édition du salon du Bourget donnera lieu à la présentation de premières ébauches concernant une future capacité d’aérolargage sur base d’une palette conventionnelle. Enfin, ingénieurs et techniciens continueront de plancher sur la réduction de l’empreinte sonore du véhicule. Quelques pistes parmi tant d’autres susceptibles d’élargir le cadre de réflexion, en attendant la mise sur rails effective du programme VBAE.

http://forcesoperations.com/sous-la-carapace-du-scarabee/
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MessageSujet: Re: Industrie de defense Française   Industrie de defense Française - Page 30 Icon_minitimeMer 29 Mai 2019 - 16:23

Citation :
Spécialiste du matériel d’élévation, le français Haulotte présente une nouvelle gamme de véhicules militaires tactiques

par Laurent Lagneau · 29 mai 2019


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Ayant confirmé sa place de numéro un du marché européen des nacelles élévatrices avec un chiffre d’affaires en progression de 17% au cours du premier trimestre [à 163,2 millions d’euros], le groupe français Haulotte s’attaque à un nouveau défi en lançant HUTP [Haulotte Ultralightweight Tactical Platforms], c’est à dire une nouvelle gamme de véhicules militaires tactiques.

« Fruit de nombreux échanges avec des unités de forces spéciales et des armées conventionnelles de pays de l’Otan, la gamme de plateformes tactiques ultralégères Haulotte se caractérise par de très hautes performances en terme de mobilité et d’emport », annonce ainsi l’industriel, dans son communiqué.

« Les véhicules HUTP offrent d’excellentes capacités de franchissement dans les environnements les plus difficiles, avec une agilité et une vitesse remarquables. Polyvalents, ils sont adaptés aux missions en haute altitude, en terrains montagneux ou en milieu désertique », insiste Haulotte.

Cette nouvelle gamme compte actuellement trois véhicules, tous conçus selon des technologies « rustiques » et « éprouvée ». Dédié aux missions de reconnaissance, le HUTP-R en est la tête de pont.

Doté d’une motorisation diesel de 160ch [pouvant fonctionner acec du carburant JP8] et d’une boîte automatique de 5 rapports, ce véhicule peut transporter une charge utile de 1.200 kg et rouler à la vitesse maximale de 150 km/h pour une autonomie de 1.300 km. Niveau mobilité, ce HUTP-R se défend très bien, avec la capacité de passer des pentes de 60% et des devers de 40%.

Si les quatre occupants de ce véhicule disposent chacun d’une prise USB, l’électronique embarquée se limite à un calculateur GMP. Ce choix, explique Haulotte, est motivé par la volonté de simplifier au maximum les opérations de maintenance. Sur ce point, le « soutien logistique est intégré dès la conception », avec un accès aux « organes principaux » facilité. En outre, ajoute l’industriel, le « système d’acquisition et de gestion » des pièces de rechange est basé « sur des solutions rapides, éprouvées à l’international ». Enfin, le HUTP-R est aérotransportable et aérolargable.

Les deux autres véhicules de cette gamme sont dédiés aux missions logistiques. Ainsi, le HUTP-L peut transporter 1.400 kg tandis que le HUTP-XL, avec ses 6 roues motrices, à une capacité d’emport supérieure de 200 kg.

« Les véhicules HUTP sont destinés à toutes les unités militaires recherchant une plateforme légère d’usage général ou spécialisé, aérolargable et aérotransportable, à forte charge utile et dotée d’une grande autonomie en carburant. […] Grâce à leur conception modulaire », ils « répondent à des profils de mission très variés : reconnaissance, patrouille dans la profondeur, combat urbain, liaison logistique, évacuation sanitaire et protection des sites sensibles », résume Haulotte.

http://www.opex360.com/2019/05/29/specialiste-du-materiel-delevation-le-francais-haulotte-presente-une-nouvelle-gamme-de-vehicules-militaires-tactiques/
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MessageSujet: Re: Industrie de defense Française   Industrie de defense Française - Page 30 Icon_minitimeMer 29 Mai 2019 - 20:19

Le Scarabée d'Arquus.
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MessageSujet: Re: Industrie de defense Française   Industrie de defense Française - Page 30 Icon_minitimeSam 1 Juin 2019 - 14:13

Citation :
Le système français SCORPION peut-il devenir le standard européen pour le combat infovalorisé?

par Laurent Lagneau · 31 mai 2019


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La semaine passée, et après le Sénat, l’Assemblée nationale a adopté l’accord de coopération avec la Belgique dans le domaine de la mobilité terrestre. En clair, il s’agissait d’approuver le contrat CaMo [Capacité Motorisée] qui, d’un montant de 1,6 milliard d’euros, vise à livrer 382 Véhicules blindés multi-rôles Griffon et 60 Engins blindés de reconnaissance et de combat Jaguar à la Défense belge.

Pour rappel, ce contrat va au-delà de la livraison de Griffon et de Jaguar puisque la Belgique et la France ont aussi convenu d’établir un partenariat stratégique dans le domaine des blindés médians, incluant un volet opérationnel ainsi que la maintenance. Ce qui veut dire que la composante terrestre belge et l’armée de Terre auront une même doctrine d’emploi ainsi qu’un système de formation commun. Et donc dans le cadre du programme français SCORPION [Synergie du contact renforcée par la polyvalence et l’infovalorisation] qui, plus que le renouvellement des blindés, établit un nouveau standard en matière de combat collobaratif, infocentré et infovalisé.

Ainsi, une compagnie française et une compagnie belge pourront être parfaitement interopérables et sans préparation spécifique dans un bataillon belge ou une brigade française. En matière d’interopérabilité, on n’a sans doute jamais été aussi loin puisque cela dépasse même les critères de l’Otan. Du moins dans le domaine terrestre.

Or, pour une fois qu’un accord intergouvernemental sur une vente d’équipements militaires était soumise à l’examen du Parlement, le débat sur le contrat CaMo a fait l’objet d’une « motion de rejet préalable » déposée par le groupe de La France Insoumise [LFI]. Et l’argumentation développée à cette occasion par le député Bastien Lachaud a surtout visé les avions américains F-35A choisis par la Belgique pour remplacer ses F-16. On était alors à quelques jours des élections européennes. Ceci expliquant cela…

Car le contrat CaMo peut être une chance, justement, pour faire avancer la défense européenne. C’est, en tout cas, ce que pense le député Jean-Charles Larsonneur, rapporteur pour avis sur le projet de loi concernant cet accord franco-belge au nom de la commission de la Défense.

« Le programme CaMo marquera un progrès dans l’interopérabilité des forces terrestres européennes. Certes, l’Otan a élaboré des normes d’interopérabilité, mais celles-ci ne concernent pas les niveaux hiérarchiques inférieurs à la brigade. Or l’interopérabilité à des niveaux moins élevés revêt un enjeu de plus en plus crucial sous l’effet de deux tendances », comme la « numérisation croissante des moyens de combat terrestre » et la « fréquence des opérations conduites en coalition avec agrégation de forces nationales de format réduit, particulièrement pour les missions de l’Union européenne, dont le volume dépasse rarement celui d’un GTIA [*] », écrit M. Larsonneur.

À ce titre, et selon le général Charles Beaudouin, chargé des plans et des programmes de l’état-major de l’armée de Terre, la France pousse en faveur d’une « norme d’interopérabilité qui prévoie des passerelles à des niveaux hiérarchiques inférieurs à celui de la brigade ». Aussi, estime le député, « l’accord franco-belge peut être vu comme créant un standard d’interopérabilité à un niveau inférieur au GTIA. »

D’autant plus que la France a un train d’avance dans le domaine de l’infovalorisation et que le système SCORPION a déjà obtenu un premier succès à l’exportation avant même d’être mis en oeuvre par l’armée de Terre. Pour M. Larsonneur, cela donne « toutes ses chances à ce système pour être retenu comme le standard du combat collaboratif parmi un nombre significatif d’Européens. »

Rapporteur pour avis au nom de la commission des Affaires étrangères, le député Jacques Maire fait le même constant que M. Larsonneur. En effet, estime-t-il, « l’acquisition d’équipements identiques peut être un puissant intégrateur pour l’Europe de la défense, dans le sillage du programme CaMo. » Toutefois, tempère-t-il, « cette perspective est néanmoins compliquée par le morcellement des industries de défense européennes, et par la place de premier plan qu’occupe l’industrie de défense américaine chez nombre de nos partenaires. »

Si cela est vrai pour les perspectives d’exportation des véhicules de la gamme SCORPION, les avancées du programme français en matière de combat collaboratif « peuvent intéresser nombre d’États, particulièrement ceux dont les armées ne disposent pas nécessairement d’un grand nombre d’engins, mais souhaitent en tirer le plus d’effet opérationnel possible », répond M. Larsonneur.

« L’intérêt de SCORPION tient à l’interconnexion de tous les armements au sein d’une ‘bulle’ qui exploite l’infovalorisation pour permettre le combat collaboratif. Dès lors, un État qui se dote de certains matériels SCORPION ne peut en tirer pleinement parti qu’en intégrant l’ensemble de ses blindés et autres équipements terrestres dans cette ‘bulle’ qu’a développée notre BITD [**]. À tout le moins doit-il y connecter ses autres équipements, via le système d’information de SCORPION et la radio CONTACT, exportée sous le nom de Synapse », a en outre expliqué le député, lors de l’examen de son rapport par la commission de la Défense.

[*] GTIA : Groupement tactique interarmes, soit un bataillon
[**] Base industrielle et technologique de défense


http://www.opex360.com/2019/05/31/le-systeme-francais-scorpion-peut-il-devenir-le-standard-europeen-pour-le-combat-infovalorise/
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MessageSujet: Re: Industrie de defense Française   Industrie de defense Française - Page 30 Icon_minitimeSam 1 Juin 2019 - 22:33

Citation :


ARQUUS Technodays latest innovations and development of military products and combat vehicles France

DefenseWebTV

Ajoutée le 30 mai 2019


On May 23 and 24, 2019, Arquus organized two Technodays on the historic Linas-Montlhéry autodrome (circuit). Placed under the sign of the exchange, these two days aimed at confronting the current work of the engineers of Arquus and the glance of the French state and industrial partners of the company. During these 2019 Technodays, Arquus presented the results of its engineers' research in fields as varied as energy management, propulsion, automation, maintenance or additive manufacturing.
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MessageSujet: Re: Industrie de defense Française   Industrie de defense Française - Page 30 Icon_minitimeSam 1 Juin 2019 - 22:51

Citation :


IDET 2019 Nexter Systems from France Titus 4x4 armored vehicle VBCI 2 Nerva LG UGV turret ammunition

DefenseWebTV

Ajoutée le 30 mai 2019


At IDET 2019, the French Company Nexter Systems, a KNDS company, presents a full range of military equipment and combat vehicles as the Titus Augmented Mission, VBCI 2 8x8 armored vehicle with 40mm CTA turret, the NERVA LG Unmanned Ground Vehicle, ammunition range from 20 to 155mm, Jaguar 6x6 armored reconnaissance vehicle, the RAPIDFire® turret in its land version and the P20 light-duty manual mount, both on 1/5 scale. In the Air field, the POD NC621 gun and the SH20 retractable door mounting for helicopters.
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MessageSujet: Re: Industrie de defense Française   Industrie de defense Française - Page 30 Icon_minitimeMar 4 Juin 2019 - 16:32

Citation :
Les exportations d’équipements militaires français ont bondi de 30% en 2018

par Laurent Lagneau · 4 juin 2019


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La dernière édition du rapport sur les exportations d’armes de la France pour l’année 2018 ne mettra probablement pas un terme aux critiques relatives aux ventes d’équipements militaires à l’Arabie Saoudite et on peut même parier un billet que certains le trouveront incomplet et insuffisamment précis, même s’ils ne l’ont pas lu.

Quoi qu’il en soit, l’année 2018 aura été un très bon cru pour l’industrie française de l’armement puisque cette dernière a vu ses prises de commandes augmenter d’environ 30% par rapport à l’exercice 2017, pour un total de 9,1 milliards d’euros. Toutefois, ce montant est bien en deçà de ceux enregistrés en 2015 [16,9 milliards] et en 2016 [13,9 milliards].

Dans le détail, ces bons chiffres sont en partie dus aux contrats signés par le Qatar [un lot de 12 Rafale supplémentaires et des hélicoptères NH-90], lequel représentent près de 2,4 milliards d’euros.

S’agissant plus généralement du Proche et du Moyen-Orient, le total des prises de commande dépasse les 4 milliards. L’Arabie Saoudite a ainsi signé pour 949,3 millions d’euros de contrats [patrouilleurs], le reste se partageant entre l’Égypte [287,4 millions], le Koweït [265,4 millions] et les Émirats arabes unis [191,4 millions]. Depuis 2009, la France y a engrangé pour un peu plus de 36 milliards d’euros de commandes.

Pour le première fois, la part des prises de commande au sein de l’Union européenne a atteint les 25% [contre 10% en moyenne lors des années précédentes]. Le contrat CaMo, c’est à dire la livraison de blindés Scorpion à la Belgique, en est la principale raison.

À noter que cette commande d’une valeur de plus de 1,1 milliard d’euros, est la première à avoir été conclue dans le cadre d’un nouveau mode de contractualisation mis en place par Paris.

En effet, inspirés par les Foreign Military Sales [FMS] américaines, il s’agit de « contrats de partenariat gouvernemental » qui donne à la France un « rôle de mandataire pour la passation d’un marché public français au nom et pour le compte d’un pays tiers ». Le rapport souligne que « ce mode de contractualisation a pour vocation de s’appliquer à des prospects majeurs d’équipements proches de ceux commandés par la France pour ses besoins propres et lorsqu’il existe une dimension de partenariat allant au-delà d’une acquisition ponctuelle. »

Toujours au sein de l’UE, la commande d’hélicoptères NH-90 par l’Espagne, pour près de 600 millions d’euros, explique les bons chiffres obtenus sur le Vieux Continent. Cela étant, il apparaît que, sur le long terme, le Royaume-Uni est le principal client européen de l’industrie française de l’armement, avec plus de 1,3 milliard d’euros de commandes passés depuis 2009. L’Allemagne arrive en troisième position [derrière la Belgique mais juste devant l’Espagne], avec à peine plus d’un milliard de contrats.

En Asie, l’Inde demeure le principal client de la France dans le domaine de l’armement. Les contrats signés par New Delhi en 2018 ont dépassé les 400 millions d’euros. La Thaïlande, dont la situation politique est pour le moins tendue, a passé commande pour 321,9 millions d’équipements. Mais sur le long terme, Singapour, la Corée du Sud, la Malaisie et l’Indonésie restent les principaux clients des industriels français de l’armement.

En Amérique du Sud, l’Argentine représente presque la quasi-totalité des prises de commandes enregistrées en 2018, lesquelles sont atteint les 300 millions d’euros. L’an passé, Buenos Aires a en effet commandé des patrouilleurs hauturiers de type L’Adroit ainsi que des avions Super Étendard Modernisés d’occasion.

Après les méga-contrats conclus avec le Brésil [notamment ceux portants sur les sous-marins], les industriels français de l’armement sont désormais un peu à la peine sur le continent sud-américain, comme ils le sont en Amérique du Nord, où les prises de commande se sont élevées à 163 millions environ. S’il est toujours compliqué de vendre aux forces américaines, les États-Unis ont toutefois commandé à la France pour 2,3 milliards d’euros d’équipements entre 2009 et 2018. Soit presque deux fois plus que l’ensemble des pays de l’Afrique subsaharienne durant cette période [1,3 milliard].

Le rapport du ministère des Armées aborde longuement le processus d’autorisation des licences d’exportation. L’an passé, 23 refus été notifiés et « environ 70 demandes de licence ou de modification de licence ont été retirées de l’instruction, à l’initiative des demandeurs. »

« Exporter des équipements, c’est dynamiser notre industrie de défense. Aujourd’hui, 13 % des emplois industriels sont dans le secteur de l’armement. Chaque jour, 200.000 personnes travaillent sans relâche à bâtir nos armées du futur en construisant des équipements plus sûrs, plus robustes, plus performants et ce, sur l’ensemble du territoire français », souligne Florence Parly, la ministre des Armées.

Aussi, insiste-t-elle, « notre politique d’exportation est vitale pour notre autonomie stratégique » ainsi que « pour notre diplomatie » car « si la France peut aujourd’hui porter sa voix dans le monde, c’est grâce à ses partenariats stratégiques, que ce soit en Inde, en Australie, au Moyen-Orient ou ailleurs ». En effet, explique Mme Parly, « entretenir des relations économiques avec ces pays, c’est garder une prise sur des régions clés pour nos intérêts de sécurité, pour nos approvisionnements énergétiques, c’est aussi lutter contre le terrorisme et protéger nos ressortissants sur place. »

Photo : Ministère des Armées

http://www.opex360.com/2019/06/04/les-exportations-dequipements-militaires-francais-ont-bondi-de-30-en-2018/
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