Royal Moroccan Armed Forces


 
AccueilS'enregistrerConnexion

Partagez | 
 

 Industrie de defense Allemande / die deutsche Rüstungsindustrie

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
Aller à la page : Précédent  1, 2, 3, 4  Suivant
AuteurMessage
Yakuza
Administrateur
Administrateur
avatar

messages : 21633
Inscrit le : 15/09/2009
Localisation : 511
Nationalité : Maroco-Allemand
Médailles de mérite :

MessageSujet: Re: Industrie de defense Allemande / die deutsche Rüstungsindustrie   Mer 15 Mai 2013 - 17:01

la premiere fois qu´un projet de cette taille est fauché,pauvre BW/allemagne Rolling Eyes
ou comment la rigidité reglementaire devient contre-productive..de Maiziere est un grand incompetent tout comme les autres politiciens qui s´efforcent a creer des lois non-sense
ca montre aussi l´idiotie du genie allemand(ou vice versa),on construit selon un cahier on s´engage on investit 600M€ on achete un proto on le teste avant de se dire AHA,ca ne marchera pas en europe zut alors

_________________
Revenir en haut Aller en bas
jf16
General de Division
General de Division
avatar

messages : 21553
Inscrit le : 20/10/2010
Localisation : france Aiacciu
Nationalité : France
Médailles de mérite :


MessageSujet: Re: Industrie de defense Allemande / die deutsche Rüstungsindustrie   Mer 22 Mai 2013 - 17:20

Citation :
22-May-2013
Bundeswehr to get more high-protection Fuchs/Fox 1A8 transport vehicles from Rheinmetall – order valued at €36 million

Rheinmetall will modernize 25 more Fuchs/Fox armoured transport vehicles for the Bundeswehr, substantially enhancing their level of protection. The Federal Office of Bundeswehr Equipment, Information Technology and In-Service Support (BAAINBw) in Koblenz recently awarded the contract, which is worth €36 million.



To date, BAAINBw has contracted with Rheinmetall to upgrade a total of 152 Fuchs/Fox 1 vehicles to the new 1A8 version. By February 2013, 123 of these had been delivered. With the latest order the total number of Fuchs/Fox 1A8 vehicles in the Bundeswehr inventory is set to rise to 177.

The Fuchs/Fox 1A8, which the Bundeswehr mainly deploys in Afghanistan, is the best-protected wheeled armoured vehicle in its weight class now in service with the German armed forces. Outstanding reliability and excellent off-road mobility have long made the Fuchs/Fox one of the most trusted and versatile vehicles used by the Bundeswehr.

Compared with previous versions of the vehicle, the new 1A8 assures substantially greater protection from landmines and IEDs, which continue to pose a widespread threat in Afghanistan. It also offers better protection from ballistic fire. Moreover, the infantry section vehicles are equipped with an unmanned weapon station, giving them a significantly enhanced self-defence capability.

The latest retrofit order will considerably expand the operational spectrum of all these Fuchs/Fox vehicles, whose numerous variants have become indispensable in Bundeswehr missions. Once modernized, they will provide crewmembers with a substantially higher level of protection from a variety of battlefield threats.

The 25 vehicles that form this order come in five different configurations, three of which the Bundeswehr is procuring for the first time:
•7 HRM communication vehicles equipped with high-frequency HRM radio systems;
•5 command and fire control vehicles for indirect fire/joint operations tactical fire support;
•4 combat weather section vehicles for indirect fire/joint operations tactical fire support (weather data collection and analysis);
•6 armoured reconnaissance vehicles;
•3 EOD section vehicles.


This increases the number of different Fuchs/Fox 1A8 variants in service with the Bundeswehr to 16.

The Bundeswehr intends to use the new vehicles in support of deployed operations abroad as well as for special pre-deployment training in Germany.

Delivery of the vehicles will commence in the fourth quarter of 2014, and is scheduled for completion in 2016.


http://www.rheinmetall-defence.com/en/rheinmetall_defence/public_relations/news/latest_news/details_3584.php
Revenir en haut Aller en bas
Inanç
Genelkurmay Başkanı
Genelkurmay Başkanı
avatar

messages : 6356
Inscrit le : 13/07/2009
Localisation : France
Nationalité : Turco-Francais
Médailles de mérite :


MessageSujet: Re: Industrie de defense Allemande / die deutsche Rüstungsindustrie   Sam 20 Juil 2013 - 13:13


_________________
Site perso : http://defense-turque-infos.com/
Revenir en haut Aller en bas
http://defense-turque-infos.com/
jf16
General de Division
General de Division
avatar

messages : 21553
Inscrit le : 20/10/2010
Localisation : france Aiacciu
Nationalité : France
Médailles de mérite :


MessageSujet: Re: Industrie de defense Allemande / die deutsche Rüstungsindustrie   Ven 8 Nov 2013 - 18:32

Citation :
Sous-marins à Singapour : comment l’allemand TKMS veut torpiller sa filiale suédoise Kockums (2/2)

L'appel d'offres de Singapour pour l'acquisition de deux sous-marins (plus deux en option) a révélé de très fortes dissensions entre TKMS et sa filiale Kockums. En lui interdisant de présenter une offre à Singapour, le groupe allemand veut torpiller son concurrent suédois.  


Avant d'affronter en tête à tête DCNS dans les eaux chaudes de Singapour, ThyssenKrupp Marine Systems (TKMS) a d'abord dû se débarrasser… de son encombrante filiale suédoise Kockums AB, un chantier naval acheté en 1999. Pourtant pour Kockums, aujourd'hui baptisé TKMS AB, le marché singapourien était vital. Car la Suède n'a pas gagné beaucoup de contrat à l'export : Singapour et Australie.

Une relation ancienne entre Kockums et Singapour

Depuis de longues années, le chantier naval suédois entretient une relation commerciale, opérationnelle et industrielle étroite avec Singapour et sa marine. Elle lui a notamment vendu dans les années 1990 quatre sous-marins de la marine suédoise de la classe Sjöormen (mis en service en 1968 et 1969 en Suède), sous le nom de Challenger, qui ont été livrés entre 2000 et 2004.

Puis, Singapour commande en 2005 pour 128 millions de dollars deux sous-marins suédois de la classe Västergötland (A17), qui ont succédé chez Kockums aux Sjöormen. Ces deux sous-marins ont été livrés entre 2011 et 2013 à la marine de Singapour sous le nom d'Archer. Parallèlement, Kockums conclut des accords industriels avec le groupe singapourien ST Engineering. Enfin, la marine suédoise fournit l'entrainement des équipages à Singapour. Ce que ne fait pas la marine allemande.

Le diktat allemand

Malgré cette longue coopération opérationnelle et industrielle, Kockums, qui souhaitait à l'origine proposer son futur sous-marin de nouvelle génération l'A26 à Singapour, est brutalement écarté de la compétition par son actionnaire TKMS. Un véritable diktat en trois actes. A la fin de l'été 2011, Defence Science and Technology Agency (DSTA), la direction générale de l'armement (DGA) singapourienne, effectue dans le cadre de son appel d'offre portant sur l'acquisition de deux sous-marins une visite plutôt encourageante à Malmö au siège de Kockums.

Mais en septembre 2011, le PDG de TKMS, Hans Christoph Atzpodien, douche les espoirs suédois en déclarant que le design de l'A26 ne convient pas à Singapour. Décision est prise par les Allemands de ne présenter que l'U218, un programme de papier censé amélioré les défauts de l'U214. Un sous-marin dont les Grecs et les Sud-coréens critiquent la conception et la fiabilité opérationnelle. En octobre 2012, lors d'une visite des Singapouriens à Kiel, fief de TKMS et de sa filiale HDW, Hans Christoph Atzpodien confirme à nouveau à ses interlocuteurs que Kockums ne présentera pas d'offre.

Kockums torpillé

Au début de cette année, TKMS décide également que sa filiale suédoise changerait de nom pour ThyssenKrupp Marine Systems, abandonnant ainsi la marque Kockums, utilisée depuis le début du 19è siècle (1840). Enfin, au cours de la dernière semaine d'août 2013, le PDG de TKMS explique lors de la visite à Kiel, Hambourg et Eckenförde de la DSTA et du comité d'évaluation que le chantier suédois n'est plus en mesure de concevoir des sous-marins de nouvelle génération.

Très clairement, Kockums est torpillé par sa maison mère, qui lui a interdit de présenter une offre technique et commerciale malgré les signes encourageants de la marine et de la DSTA singapouriennes. Toutefois, TKMS autorise Kockums à continuer à entretenir les sous-marins suédois en service dans la marine de Singapour.

Colère de Stockholm

Le nein allemand a été très durement ressenti en Suède, qui pour des raisons budgétaires a été obligé en septembre de décaler de deux ans le lancement de l'A26. La direction suédoise de l'armement (FMV, Försvarets MaterielVerk) et Kockums comptaient aussi sur un succès à Singapour, qui aurait été associé à ce programme A26 via des transferts de technologies, pour son développement.

Mais le pire est peut-être à venir. Les Suédois craignent maintenant que TKMS adopte la même stratégie pour le futur appel d'offre australien (le projet SEA 1000 qui porte sur l'acquisition de douze sous-marins). L'Australie souhaite renouveler sa flotte sous-marine composée de Collins, un sous-marin développé à partir du design de Kockums (la classe Gotland). Un choix qui a été fait en 1987.

Le groupe allemand a déjà déclaré vouloir placer l'U216, un nouveau design d'un sous-marin de 3.000 à 4.000 tonnes de HDW. Dans cette perspective, TKMS, qui a acheté la société Australian Marine Technologies, basée à Melbourne, ne compte pas profiter de la relation de confiance créée entre Kockums et la marine australienne.

Vers une mort de Kockums ?

Privé de concourir à Singapour et en Australie pour ne pas faire de l'ombre à TKMS, Kockums, qui sans contrat export ne peut survivre, va-t-il baisser pavillon ? Le FMV envisage aujourd'hui de faire jouer sa "golden share" dont il dispose dans Kockums pour forcer TKMS à vendre la chantier naval à Saab, très actif dans le domaine des équipements navals (radars, systèmes de combat, missile mer-mer).

Car selon le journal suédois, "The Local", qui cite une source allemande proche du dossier, le rachat de Kockums n'était pas destiné à consolider l'industrie de construction navale et à créer des synergies, mais bien à se débarrasser d'un concurrent.

http://www.latribune.fr/entreprises-finance/industrie/aeronautique-defense/20131107trib000794682/sous-marins-a-singapour-comment-l-allemand-tkms-veut-torpiller-sa-filiale-suedoise-kockums-22.html  
Revenir en haut Aller en bas
Yakuza
Administrateur
Administrateur
avatar

messages : 21633
Inscrit le : 15/09/2009
Localisation : 511
Nationalité : Maroco-Allemand
Médailles de mérite :

MessageSujet: Re: Industrie de defense Allemande / die deutsche Rüstungsindustrie   Sam 9 Nov 2013 - 10:25

ils font de tres bon prix ces suedois
Citation :
pour 128 millions de dollars deux sous-marins suédois de la classe Västergötland (A17)

_________________
Revenir en haut Aller en bas
jf16
General de Division
General de Division
avatar

messages : 21553
Inscrit le : 20/10/2010
Localisation : france Aiacciu
Nationalité : France
Médailles de mérite :


MessageSujet: Re: Industrie de defense Allemande / die deutsche Rüstungsindustrie   Mer 4 Déc 2013 - 16:08

Tests du PUMA dans les Émirats Arabes Unis.





Revenir en haut Aller en bas
annabi
Général de coprs d'armée فريق (ANP)
Général de coprs d'armée فريق  (ANP)
avatar

messages : 6943
Inscrit le : 18/07/2012
Localisation : paris
Nationalité : Algerie-Francais
Médailles de mérite :

MessageSujet: Re: Industrie de defense Allemande / die deutsche Rüstungsindustrie   Sam 11 Jan 2014 - 0:02

Citation :
The German submarine industry puts the Asian market in their sights


(Infodefensa.com) Madrid - The German defense industry is increasing interest in the Asian market. Conflicts of interest contribute to the Far East by the German submarines at a time that also coincides with the difficulties posed by the continuing budget cuts in most Western countries. The recent custom of Singapore two submersible type 218SG to ThyssenKrupp Marine Systems ( TKMS ) is a good example of this phenomenon.
The international version of the German Spiegel Online this week a piece dedicated to the interests of his country to sell submarines to the growing Asian market. It explains that the new type 218SG has a capacity to be quiet and stay under water unmatched by other conventional models.
These ships are capable of being deployed at sea for more than eighty days and spent four consecutive weeks submerged, making them, according to the publication, in vessels especially suitable for the largest ocean: the Pacific .
Singapore's contract for delivery of two ships this type in 2020 is valued at 1,600 million that will go directly to the German economy, according to Spiegel . The agreement also contributes to the increase of the arms race to dominate the Pacific, in which, amongst others, are China , Japan , Vietnam , Malaysia and even Russia and the United States .
The fisheries resources of this area, disputes over its many islands and large deposits of minerals that are believed to be in the deep ocean contribute to the area to become one of the world's main centers for security policy .
It is a state of things that promise a great deal for the German defense industry, says textually Spiegel Online , adding that the German economy is particularly lucrative selling large submarines. Each of these vessels involves, depending on their size, cost between 400 million and 800 million euros.
For this reason, the information continues, the country's government supports the business. In the case of the agreement with Singapore, for example, the State guarantees the maintenance of German submarines value, which is a risk worth because the state in turn benefits from the tax revenue generated by these exports.
A market of 46,000 million
According to calculations by AMI International , an American company specializing in the analysis of navies, "the armed forces of the region Asia-Pacific will spend a total of 180,000 million dollars in 2031 to nearly 800 new ships, including surface vessels and submarines ". The report estimates that during that period a hundred Submersible be acquired 40 percent of the total market for new submarines, which sum, together with future systems antisubmarine warfare ( ASW , for its acronym in English), an approximate value of $ 63,000 million (46,000 million euros).
With these figures the area will emerge as the largest market in the world underwater in their number, and the second in spending, after the United States.



http://www.infodefensa.com/es/2014/01/10/noticia-industria-alemana-submarinos-mercado-asiatico-punto.html?aleat=5463#googtrans(es|en)
Revenir en haut Aller en bas
MAATAWI
Modérateur
Modérateur
avatar

messages : 14775
Inscrit le : 07/09/2009
Localisation : Maroc
Nationalité : Maroc
Médailles de mérite :



MessageSujet: Re: Industrie de defense Allemande / die deutsche Rüstungsindustrie   Ven 7 Fév 2014 - 12:27

Citation :
Germany’s New Government to Continue Arms Dealing
February 6, 2014 • From theTrumpet.com

A left-wing party may have joined the government, but Germany won’t be saying farewell to arms dealing.

Germany is finalizing deals to sell €1.4 billion (us$1.89 billion) worth of patrol boats to Saudi Arabia and €1 billion ($1.35 billion) worth of submarines to Egypt, according to reports published in the German press.

Neither of these deals is particularly remarkable—apart from one fact. Ahead of Germany’s elections last autumn, Germany’s left-wing Social Democrat Party (spd) made its opposition to Germany’s arms sales a major campaign issue. It promised to fight sales to regimes it considered authoritarian—such as Saudi Arabia, or Egypt under its current military rule.

Now the spd is part of the government. The party’s former leader, Frank-Walter Steinmeier, is Germany’s foreign minister. The coalition has only been in office for a matter of weeks, and already there are reports of Germany selling billions of euros’ worth of weapons to Saudi Arabia and Egypt.

The offer to sell 100 patrol boats for €1.4 billion to Saudi Arabia is not new—Bild am Sonntag reported on it last February. Then on February 3 of this year, Spiegel Online reported that the German government was offering export credit guarantees for the deal—a promise to reimburse the manufacturer if Saudi Arabia fails to pay up.

Then on February 4, the Local reported that Germany is “weeks away” from selling two U-209 diesel submarines to Egypt. Germany already agreed to sell Egypt two of these submarines in 2011 for €920 million ($1.25 billion). With four of these submarines, Egypt will be able to maintain permanent submarine patrols.

The fact that the spd has been forced to compromise shows how important these arms sales are to Germany’s strategy. Germany has been using them to build up an alliance of nations opposed to Iran. Egypt currently looks like a promising candidate for this club, but Germany is being cautious. In 2011, it said it would not deliver Egypt’s submarines until 2016, as it waited to see how the Arab Spring unfolded.

Germany is now the world’s third-largest arms seller—though it is a long way behind the world’s top two exporters, the U.S. and Russia.

Germany may shift the type of weapons it sells—giving boats to a repressive regime is much less offensive than selling them tear gas, for example. But the relationships Germany is building here are too important to its strategic interests to be easily discarded. As America retreats from the world, Iran and the Middle East are becoming Germany’s problem.

For more on the strategy behind German arms sales, read our article “Next in Line, Please.” ▪
http://www.thetrumpet.com

_________________
Le Prophéte (saw) a dit: Les Hommes Les meilleurs sont ceux qui sont les plus utiles aux autres
Revenir en haut Aller en bas
jf16
General de Division
General de Division
avatar

messages : 21553
Inscrit le : 20/10/2010
Localisation : france Aiacciu
Nationalité : France
Médailles de mérite :


MessageSujet: Re: Industrie de defense Allemande / die deutsche Rüstungsindustrie   Lun 14 Avr 2014 - 17:40

Citation :
ThyssenKrupp en discussions pour céder à Saab ses chantiers navals suédois

BERLIN, 14 avr 2014 (AFP) -

Le conglomérat allemand ThyssenKrupp a annoncé lundi être en discussions avec l'industriel Saab pour lui céder son activité de chantiers navals suédois, Swedish Shipyard ThyssenKrupp Marine Systems.

Les deux entreprises ont signé une lettre d'intention mais "les négociations sont à un stage préliminaire", précise ThyssenKrupp dans un communiqué. Les chantiers navals concernés, anciennement Kockums, emploient quelque 900 personnes.

ThyssenKrupp affirme avoir proposé "une solution constructive, qui assurerait les structures industrielles en Suède et les emplois des 900 salariés", tout en respectant le principe de préférence nationale du gouvernement suédois.

Dans son propre communiqué, Saab, groupe d'armement et d'aéronautique qui ne fabrique plus les voitures du même nom, a affirmé qu'une telle acquisition lui permettrait de "satisfaire ses ambitions" de croître dans le domaine naval.

Le groupe allemand, premier sidérurgiste du pays présent aussi dans l'automobile et les ascenseurs, avait racheté Kockums, chantier naval suédois lui-même issu de plusieurs fusions, au début de la dernière décennie pour le marier à son chantier naval allemand HDW.

L'ex-Kockums est spécialisé dans les bâteaux et sous-marins militaires.

ThyssenKrupp est en pleine refonte après des investissements malheureux sur le continent américain, et depuis deux ans a entamé une cure d'amaigrissement drastique.

Dans la construction navale, le groupe veut se concentrer sur ses sites allemands de Kiel, Hambourg et Emden (nord), qui ont "un carnet de commandes fourni, lequel assure l'activité et l'emploi jusqu'à 2020", précise le communiqué.

http://www.marine-oceans.com/actualites-afp/7690-thyssenkrupp-en-discussions-pour-ceder-a-saab-ses-chantiers-navals-suedois
Revenir en haut Aller en bas
jf16
General de Division
General de Division
avatar

messages : 21553
Inscrit le : 20/10/2010
Localisation : france Aiacciu
Nationalité : France
Médailles de mérite :


MessageSujet: Re: Industrie de defense Allemande / die deutsche Rüstungsindustrie   Lun 14 Avr 2014 - 18:25

Citation :
L’Allemagne ne vendra pas de chars Leopard 2A7+ à l’Arabie Saoudite
Posté dans Industrie, Moyen-Orient par Laurent Lagneau Le 14-04-2014  



Cela faisait plusieurs années que l’Arabie Saoudite cherchait à acquérir au moins 200 chars Leopard 2E. En 2010, des contacts furent noués à cette fin avec l’Espagne, qui produit ce type de matériel via l’usine du groupe General Dynamics-Santa Barbara située à Séville. Seulement, il fallait pour cela obtenir l’accord des firmes allemandes Kraus-Maffei et Rheinmettal.

Un an plus tard, il fut rapporté que Riyad s’intéressait finalement à la version 2A7+ du Leopard, présentée en 2010 au salon de l’armement de Satory et spécialement conçue pour le combat urbain et les conflits de basse et de haute intensité. Et il était question d’une commande portant sur 600 à 800 exemplaires.

La révélation des discussions entre Riyad et Berlin ayant suscité une polémique outre-Rhin, dans la mesure où la signature d’un tel contrat aurait marqué un revirement majeur de la politique allemande en matière d’exportation d’armes, laquelle consistait à ne pas vendre de matériels militaires pouvant compromettre la sécurité d’Israël et/ou à des pays ne respectant pas les droits de l’Homme.

Le journal Bild am Sonntag expliquait, à l’époque, que le ministère allemand de l’Economie souhaitait répondre favorablement à cette éventuelle commande saoudienne de plus de 10 milliards d’euros tandis que ceux de la Défense et des Affaires étrangères se montraient réservés, voire même opposés.

En Allemagne, les exportations d’armes doivent être approuvées par un conseil de sécurité nationale, qui réunit le chancelier et les ministres de l’Economie, de la Défense, du Développement et des Affaires étrangères. Les décisions ne sont jamais rendues publiques.

En juillet dernier, le quotidien économique Handelsblatt indiquait que, devant les tergiversations allemandes, l’Arabie Saoudite avait sollicité le constructeur américain General Dynamics pour une possible commande de chars M1 Abrams. Et, a priori, Riyad a bien fait de prendre les devants.

Pourquoi? Parce que si Angela Merkel a remporté les dernières élections législatives, elle dirige un gouvernement de coalition avec les sociaux-démocrates du SPD. Ce qui pouvait être possible avec ses anciens partenaires libéraux du FDP ne l’est donc plus. Et cela d’autant plus que l’actuel titulaire du ministère de l’Economie est Sigmar Gabriel, celui là même qui jugea, du temps où il était dans l’opposition, « honteux » de voir l’Allemagne figurer parmi les principaux exportateurs d’armes mondiaux.

Ainsi, Bild am Sonntag, qui suit l’affaire de près, a indiqué dans sa dernière édition que le gouvernement allemand ne comptait pas autoriser cette vente, notamment en raison de l’opposition de Sigmar Gabriel, vice-chancelier et ministre de l’Economie. Il « a joué un rôle clé, car il a pris position personnellement contre une livraison de chars à cette maison royale autocratique », a écrit le journal dominical.  


http://www.opex360.com/2014/04/14/lallemagne-ne-vendra-pas-de-chars-leopard-2a7-larabie-saoudite/
Revenir en haut Aller en bas
Yakuza
Administrateur
Administrateur
avatar

messages : 21633
Inscrit le : 15/09/2009
Localisation : 511
Nationalité : Maroco-Allemand
Médailles de mérite :

MessageSujet: Re: Industrie de defense Allemande / die deutsche Rüstungsindustrie   Mar 15 Avr 2014 - 18:45


_________________
Revenir en haut Aller en bas
jf16
General de Division
General de Division
avatar

messages : 21553
Inscrit le : 20/10/2010
Localisation : france Aiacciu
Nationalité : France
Médailles de mérite :


MessageSujet: Re: Industrie de defense Allemande / die deutsche Rüstungsindustrie   Mer 16 Avr 2014 - 18:25

Citation :
Pourquoi ThyssenKrupp veut vendre Kockums

Industrie et matériels  16 avril 2014  

KockumsC’est par un communiqué succinct que ThyssenKrupp a fait savoir que des négociations avaient démarré avec le suédois Saab en vue de la vente de sa filiale suédoise Kockums (ThyssenKrupp Marine Systems AB), spécialisée dans la construction de sous-marins et subordonnée à sa division marine ThyssenKrupp Marine Systems (TKMS).

ThyssenKrupp n’a pas pris cette décision par pure générosité. En fait, quelques jours auparavant, le gouvernement suédois a tout simplement annoncé qu’il n’achèterait plus de sous-marins à la filiale de TKMS.

Certaines sources évoquent le fait que le conglomérat allemand n’avait plus aucun intérêt à conserver cet entité après la victoire à Singapour… ou TKMS a remporté l’appel d’offres pour la vente 6 sous-marins AIP (dont 4 en option). Car côté suédois, il était devenu clair que Kockums était menacé dans son existence par les conditions et blocages imposés par ThyssenKrupp : impossible pour l’entreprise suédoise de briguer dans de bonnes conditions des contrats à l’exportation (notamment à Singapour) ; impossible aussi, à terme, de préserver le savoir-faire suédois dans le domaine des sous-marins, nécessaire pour la sécurité du royaume étant donné les spécificités de la Baltique, redevenue hautement stratégique à cause de la Russie.

L’annonce des pourparlers, concrétisée par la signature d’un Memorandum of Understanding entre les deux sociétés, présage donc d’une fin « heureuse » pour une affaire bien mal engagée tant sur le plan industriel que diplomatique.

Racheté par le spécialiste allemand des sous-marins HDW (devenu depuis TKMS Kiel) en 1999, « l’alliance n’a pas débouché sur une fusion, ni un partage des activités au sein du groupe », reconnaît un syndicaliste allemand interrogé par TTU.

Selon la version des autorités suédoises, et les faits ne leur donnent pas totalement tort, ThyssenKrupp n’a jamais vraiment eu l’intention de partager son savoir-faire ni de pousser les sous-marins de Kockums sur les marchés internationaux. Certains estiment que l’Allemand a tout simplement racheté le Suédois pour le neutraliser.

Résultat, au fil des ans, les activités des chantiers de Malmö, Karlskrona et Muskö se sont réduites à de la maintenance, des réparations et à la production de quelques bâtiments pour la marine nationale. L’évolution des effectifs de Kockums témoigne de ce tarissement. De 1 500 salariés au tournant du siècle, ils sont passés aujourd’hui à 900 salariés plutôt sous-occupés.

Face à la morosité suédoise, l’effervescence qui règne sur les chantiers allemands de Kiel tranche cruellement. TKMS Kiel affiche un carnet de commandes plein avec 23 sous-marins (bâtiments complets et « kits de montage » compris), 2 600 salariés et un besoin exprimé en personnel d’environ 300 salariés supplémentaires.

Pour régler le problème, les représentants de la DGA suédoise (FMV) et sa directrice Lena Erixon se sont déplacés à plusieurs reprises à Berlin et sur la cote baltique, afin de convaincre les Allemands de revendre « leur » chantier. Sans succès. Ce qui a poussé la FMV à entrer en résistance et à abattre la carte Saab d’une manière plus qu’énergique. Face aux attaques de Saab et au durcissement de l’Etat suédois, TKMS a proposé en urgence la construction d’un sous-marin en Suède, l’A26. Le gouvernement souhaite en commander deux exemplaires, pour une entrée en service à l’horizon 2020, en parallèle avec la modernisation d’au moins deux sous-marins de classe Gotland.

Tout en annonçant qu’il comptait se renforcer dans tout le secteur naval, Saab avait alors entrepris de débaucher plusieurs dizaines d’ingénieurs et de cadres de Kockums. Ces manœuvres seront suspendues le temps des négociations avec ThyssenKrupp, à en croire le communiqué commun du 14 avril.

A Stockholm, les experts ne croient pas en un blocage du rachat par des autorités de la concurrence. Le risque d’achoppement viendrait plutôt du prix que demandera l’Allemand pour, de facto, autoriser la naissance d’un rival de premier ordre dans le domaine des submersibles conventionnels. Le transfert de « blocs de travail » a également été évoqué : « La question s’est révélée difficile étant donné la forte séparation de nos activités et la nécessité pour nous d’obtenir l’accord de nos clients », a expliqué Torben Beckmann, porte-parole de ThyssenKrupp, à TTU.

http://www.ttu.fr/pourquoi-thyssenkrupp-veut-vendre-kockums/  
Revenir en haut Aller en bas
jf16
General de Division
General de Division
avatar

messages : 21553
Inscrit le : 20/10/2010
Localisation : france Aiacciu
Nationalité : France
Médailles de mérite :


MessageSujet: Re: Industrie de defense Allemande / die deutsche Rüstungsindustrie   Jeu 12 Juin 2014 - 19:45

Citation :
Les autorisations d’exportations d’armes allemandes ont bondi de 24% en 2013

Posté dans Europe, Industrie par Laurent Lagneau Le 12-06-2014




Si les exportations des industriels français de l’armement ont connu une nette hausse en 2013, il en va de même pour leurs homologues allemands. En effet, les autorisations de ventes de matériels militaires à l’étranger, délivrée par le Conseil de sécurité nationale, ont bondi de 24% l’an passé pour atteindre les 5,85 milliards d’euros, selon un rapport annuel publié par le ministère de l’Economie d’outre-Rhin.

Dans le détail, 62% de ces autorisations d’exportation ont concerné des pays tiers, notamment en Algérie, au Moyen Orient et en Asie. Le reste (38%) est allé vers des pays membres de l’Otan et de l’Union européenne.

Le premier client de l’industrie allemande de l’armement est l’Algérie, avec 826 millions d’euros de commande. Viennent ensuite le Qatar (673 millions), les Etats-Unis (610 millions), l’Arabie Saoudite (361 millions), l’Indonésie, Israël, le Royaume-Uni, la Corée du Sud, Singapour et, enfin, la France. (147 millions).

L’armement terrestre, en particulier les véhicules blindés, représentent la moitié des commandes reçues en 2013 (2,35 milliards de contrat). D’autres secteurs, comme les munitions (torpilles, missiles, bombes) ou encore l’électronique et l’aéronautique, ont une part très modeste (de l’ordre de 350 millions chacun environ).

Reste à voir si cette tendance va se poursuivre. Apparemment, il y a peu de chances dans la mesure où le ministre de l’Economie, Sigmar Gabriel (SPD, social-démocrate), qui siège au Conseil de sécurité nationale présidé par la chancelière, Angela Merkel (CDU), est favorable à davantage de restrictions sur les exportations d’armes. Selon Der Spiegel, il aurait récemment mis son veto à une commande de 500 millions d’euros émise par l’Arabie Saoudite et portant sur des équipements de visée et des véhicules blindés.

Cette évolution préoccupe d’ailleurs le patron d’Airbus Group, Thomas Enders. Ce dernier s’est en effet inquiété, le mois dernier, des conséquences d’une politique plus restrictive de la part de Berlin en matière d’exporations d’armes. Selon lui, cela pourrait conduire à de nouvelles suppressions de poste dans la branche Défense et espace de son groupe, lesquelles viendraient s’ajouter au 2.000 déjà décidées en Allemagne.

http://www.opex360.com/2014/06/12/les-autorisations-dexportations-darmes-allemandes-ont-bondi-de-24-en-2013/  
Revenir en haut Aller en bas
jf16
General de Division
General de Division
avatar

messages : 21553
Inscrit le : 20/10/2010
Localisation : france Aiacciu
Nationalité : France
Médailles de mérite :


MessageSujet: Re: Industrie de defense Allemande / die deutsche Rüstungsindustrie   Dim 15 Juin 2014 - 18:26

Revenir en haut Aller en bas
jf16
General de Division
General de Division
avatar

messages : 21553
Inscrit le : 20/10/2010
Localisation : france Aiacciu
Nationalité : France
Médailles de mérite :


MessageSujet: Re: Industrie de defense Allemande / die deutsche Rüstungsindustrie   Sam 12 Juil 2014 - 17:15

Citation :
Face à Nexter, Rheinmetall fait une contre-proposition à Krauss Maffei Wegmann

Posté dans Industrie par Laurent Lagneau Le 11-07-2014




Le mariage entre le groupe public français Nexter et l’industriel allemand Krauss Maffei Wegmann, qui donnerait lieu à l’un des leaders mondiaux de l’armement terrestre, n’est pas encore fait. Loin de là, même si le ministre de la Défense, Jean-Yves Le Drian, espère que cette opération sera achevée d’ici le premier semestre 2015.

En tout cas, que ce soit en France ou en Allemagne, ce projet de mariage suscite quelques interrogations et des réactions prudentes (cela dit, d’autres se sont dits très enthousiastes à cette idée). Plusieurs réponses à des réponses concrètes devront être apportées d’ici-là. Sur son site Internet, le député François Cornut-Gentille, toujours très au fait des affaires militaires, se demande ce que KMW gagnera dans cette affaire en échange de ses compétences commerciales dont bénéficiera Nexter, qui connaît des problèmes à l’exportation… « Ces fiançailles obéissent à un schéma industriel franco-allemand ancien. Mais, dans le contexte actuel, on est en droit de se demander lequel des deux fera cocu l’autre », écrit-il.

En attendant, Rheinmetall, l’autre spécialiste allemand de l’armement terrestre, n’entend pas rester les bras croisés, d’autant plus qu’il nourrit le projet de mettre la main sur KMW depuis longtemps…

Selon le quotidien économique Handelsblatt, ses dirigeants auraient formulé une contre-proposition, de nature à torpiller tout rapprochement avec Nexter.  « Les discussions entre les directions de Rheinmetall et de KMW ont déjà commencé », croit-il même savoir.

Ainsi, deux options seraient sur la table. L’une prévoit que la famille propriétaire de KMW devienne le premier actionnaire de Rheinmetall, avec 25 à 30% du capital en échange de leur groupe. La seconde consisterait à fusionner les activités défense de Rheinmetall avec celles de KMW. Un tel rapprochement permettrait, selon Handelsblatt, de générer des synergies de 60 à 70 millions d’euros.

Cette opération aurait-il plus de sens que celle avec Nexter? « KMW se spécialise bel et bien dans la production blindée, dans les métiers amont, tandis que Rheinmetall recherche les métiers d’intégrateur final et d’électronicien. Les deux allemands tendent donc à diverger de plus en plus, à se différencier : de fait, ils deviennent aussi davantage complémentaires – ce qui peut favoriser une fusion par complémentarité à l’avenir », peut-on lire dans une note de la Fondation pour la recherche stratgégique (FRS), qui commence à dater un peu (2008)…

En tout cas, la perspective d’un rapprochement entre Rheinmetall et KMW séduit la Bourse : le titre de l’industriel basé à Düsseldorf a grimpé de 4,5% à l’ouverture, après la diffusion des informations d’Handelsblatt.

Cela étant, un porte-parole de KMW a précisé à Reuters qu’une telle opération n’est pas d’actualité. « Dans l’accord (passé avec Nexter), les deux parties s’engagent à ne pas discuter fusion avec des tierces parties pendant une période définie », a-t-il dit. Ce qui dément en partie ce qu’a avancé le quotidien allemand. Mais si tel est effectivement le cas, les discussions entre  


http://www.opex360.com/2014/07/11/face-nexter-rheinmetall-fait-proposition-krauss-maffei-wegmann/
Revenir en haut Aller en bas
jonas
General de Brigade
General de Brigade
avatar

messages : 3325
Inscrit le : 11/02/2008
Localisation : far-maroc
Nationalité : Maroc
Médailles de mérite :

MessageSujet: Re: Industrie de defense Allemande / die deutsche Rüstungsindustrie   Sam 26 Juil 2014 - 5:16

Carte des embargos allemands en matière d'armement


_________________
" les orphelins d'aujourd'hui seront les guerriers de demain !!! " GAZA
Revenir en haut Aller en bas
jf16
General de Division
General de Division
avatar

messages : 21553
Inscrit le : 20/10/2010
Localisation : france Aiacciu
Nationalité : France
Médailles de mérite :


MessageSujet: Re: Industrie de defense Allemande / die deutsche Rüstungsindustrie   Lun 4 Aoû 2014 - 17:07

Citation :
L'Allemagne renonce à un gros projet militaire avec la Russie

Berlin, 4 août 2014 (AFP) -


Le gouvernement allemand a bloqué un projet d'équipement militaire du groupe de défense Rheinmetall en Russie, a annoncé le ministère de l'Economie lundi, alors que Berlin espère toujours que les Européens interdisent de manière rétroactive les livraisons d'armement à Moscou.

Le ministre de l'Economie Sigmar Gabriel a confirmé lundi lors d'un voyage de presse avoir retiré son autorisation à ce projet de camp d'entraînement entièrement équipé pour former les troupes russes. Le quotidien Süddeutsche Zeitung avait le premier relayé l'information.

"Nous considérons indéfendable dans la situation actuelle" d'autoriser la livraison de ce centre, a précisé plus tard une porte-parole du ministère, ajoutant que les parties du projet déjà livrées n'étaient "pas opérationnelles".

Déjà à cause de la crise en Ukraine, M. Gabriel avait suspendu jusqu'à nouvel ordre en mars la mise en oeuvre de ce contrat, qui concerne un centre de formation, destiné selon la presse à accueillir 30.000 soldats par an à Mulino, dans la région de la Volga. Il devait ouvrir cette année. La presse évoque un montant de 100 millions d'euros pour ce projet.

Rheinmetall n'était pas joignable pour commenter. Le gouvernement est en contact avec la société, qui aura la possibilité de réclamer une compensation financière, a précisé la porte-parole du ministère.

En interdisant ce contrat, Berlin va plus loin que le régime de sanctions décidé la semaine dernière par les Européens à l'encontre de Moscou. Elles barrent la route aux exportations européennes d'armement vers la Russie mais ne portent pas sur les contrats déjà signés, ce qui devrait notamment permettre à la France de livrer deux navires de guerre Mistral commandés par Moscou.

Mais Berlin continue d'espérer que le dernier mot n'a pas encore été dit sur la question.

"Le conseil européen a décidé ce qu'il a décidé (...) mais si au terme de discussions, il survenait une amélioration, nous la saluerions", a déclaré un porte-parole de la chancellerie, Georg Streiter, lors d'un point de presse du gouvernement.

http://www.marine-oceans.com/actualites-afp/8534-lallemagne-renonce-a-un-gros-projet-militaire-avec-la-russie
Revenir en haut Aller en bas
jf16
General de Division
General de Division
avatar

messages : 21553
Inscrit le : 20/10/2010
Localisation : france Aiacciu
Nationalité : France
Médailles de mérite :


MessageSujet: Re: Industrie de defense Allemande / die deutsche Rüstungsindustrie   Mer 3 Sep 2014 - 18:01

Citation :
Armement : Berlin favorise-t-il une fusion entre Rheinmetall et Krauss-Maffei ?

latribune.fr | 03/09/2014

Le ministre allemand de l'Economie, Sigmar Gabriel, préférerait une fusion entre Krauss-Maffei Wegmann et Rheinmetall, plutôt qu'ave le groupe français Nexter.

Le ministre allemand de l'Economie, Sigmar Gabriel, préférerait voir le groupe de défense Krauss-Maffei Wegmann (KMW) se rapprocher de son compatriote Rheinmetall plutôt qu'une fusion avec le français Nexter, rapporte mercredi le journal "Die Zeit". KMW et Nexter ont engagé en juillet des négociations exclusives en vue d'une fusion mais les spéculations n'ont jamais cessé sur une implication de Rheinmettal, qui n'a pas intérêt à voir émerger un concurrent trop puissant.

Pourtant mi-août, le ministre allemand avait estimé que l'industrie allemande de défense avait besoin de consolidation, notamment sous la forme de partenariats européens. "Cela n'a pas de sens pour l'Europe d'avoir différentes entreprises qui fabriquent les mêmes systèmes d'armement", a déclaré le chef des sociaux-démocrates allemands après avoir rencontré les dirigeants des comités d'entreprise d'une vingtaine de sociétés d'armement.

Les fusions européennes font "sens"

Les fusions dans le secteur européen de la défense "font sens" mais sont du ressort des entreprises, a minimisé mercredi le ministère allemand de l'Economie en réaction à des informations selon lesquelles le ministre Sigmar Gabriel préférerait voir KMW se rapprocher de son compatriote Rheinmetall plutôt que de Nexter. "Les fusions sont des décisions du ressort des entreprises sur lesquelles le ministère de l'Economie ne fait pas de commentaire", a déclaré une porte-parole. "Par principe, toutefois, les coopérations dans le secteur de l'armement font sens, également au niveau européen, pour répondre aux défis du marché", a-t-elle ajouté, réitérant ainsi une position déjà exprimée par le ministère.

L'information de "Die Zeit" fait grimper Rheinmettall de 4 % à 43,70 euros à la Bourse de Francfort vers 9h20 GMT, après une poussée à 44,17. KMW et le ministère de l'Economie n'ont pas souhaité s'exprimer.

Rheinmetall freiné à l'export par Sigmar Gabriel

Début août, Rheinmetall a revu en baisse ses prévisions de résultats pour cette année, prenant acte entre autres du blocage par Berlin d'un gros contrat avec la Russie. Le ministre allemand de l'Economie, Sigmar Gabriel, avait retiré à Rheinmetall l'autorisation de vendre à la Russie un centre d'entraînement et de formation militaire, évalué par la presse allemande à 100 millions d'euros. Le ministre de l'Economie veut mettre en effet un coup de frein aux ventes d'armes à l'étranger.

"Une réalisation du contrat n'est plus possible", avait expliqué Rheinmetall, ce qui aura "des conséquences financières dès cette année". Le groupe "travaille intensément à limiter au maximum le dommage financier, en mettant à profit toutes les possibilités juridiques à sa disposition", précise le communiqué. Le groupe pourrait notamment réclamer à Berlin une indemnisation pour le préjudice subi.

De son côté, la Russie a menacé de porter plainte contre Rheinmetall pour "violation de contrat" après le blocage par le gouvernement allemand d'un projet d'équipement militaire, avait annoncé début août le ministère russe de la Défense. "En cas de violation du contrat par les Allemands, (la Russie) portera l'affaire devant les tribunaux", avait expliqué le vice-ministre de la Défense Iouri Borissov à l'agence officielle Itar-Tass.

Rheinmetall ajuste ses prévisions

Le chiffre d'affaires de Rheinmetall est désormais attendu entre 4,6 et 4,7 milliards d'euros, une fourchette abaissée de 200 millions d'euros, et la fourchette de prévision du bénéfice d'exploitation descend à 200 à 220 millions d'euros (contre 230 à 250 millions), selon un communiqué. Le chiffre d'affaires des seules activités défense s'établira aux alentours de 2,3 milliards d'euros, a prévenu Rheinmetall, au lieu des 2,5 à 2,6 milliards d'euros escomptés jusqu'ici, et la prévision de bénéfices de cette division est également réduite.

http://www.latribune.fr/entreprises-finance/industrie/aeronautique-defense/20140903tribf006a257f/armement-berlin-favorise-t-il-une-fusion-entre-rheinmetall-et-krauss-maffei.html
Revenir en haut Aller en bas
jf16
General de Division
General de Division
avatar

messages : 21553
Inscrit le : 20/10/2010
Localisation : france Aiacciu
Nationalité : France
Médailles de mérite :


MessageSujet: Re: Industrie de defense Allemande / die deutsche Rüstungsindustrie   Ven 12 Sep 2014 - 17:04

Citation :
Le patron d'Airbus critique la politique allemande de restriction des ventes d'armes

Le président exécutif d'Airbus, Thomas Enders, critique les restrictions qu'impose le gouvernement allemand sur les exportations de biens de défense et juge que cette position est susceptible de dissuader les sociétés internationales de coopérer sur de futurs projets.  

"Quand il s'agit de défense et de politique de sécurité, ce que le gouvernement allemand dit et ce qu'il fait sont deux choses très différentes", affirme Thomas Enders dans une déclaration envoyée à Reuters.

Le ministre allemand de l'Economie, Sigmar Gabriel, qui veut durcir les règles pour l'exportation d'armement vers les zones sensibles, a déclaré en août aux industriels du secteur que leur avenir dépendait d'une consolidation avec leurs pairs européens. Pourtant, selon un article de Die Zeit publié la semaine dernière, il préférerait voir le groupe de défense Krauss-Maffei Wegmann (KMW) se rapprocher de son compatriote Rheinmetall plutôt que de fusionner avec le français Nexter.


En outre, Berlin bloquerait actuellement un contrat de missiles de MBDA au Qatar en n'autorisant pas le transfert de pièces détachées de l'Allemagne vers la France, apprend-on de sources du secteur de la défense. Le quotidien Les Echos a fait état de ce blocage le 10 septembre. Airbus détient 37,5% de MBDA, le missilier dont BAE Systems et Finmeccanica sont également actionnaires.

conséquences sur l'emploi

Thomas Enders, qui a supervisé la restructuration du capital d'Airbus Group pour limiter l'influence des Etats français et allemand, dit que les restrictions à l'exportation pèseront sur l'emploi en Allemagne. Il ajoute que la politique de Berlin pourrait freiner le développement secteur en Europe. "Alors qu'on parle sans cesse de davantage de coopération et de consolidation du secteur de la défense en Europe, on s'attaque à des décennies de coopération franco-allemande."

L'industrie de la défense en Allemagne emploie environ 80 000 personnes, avec des exportations en hausse de 24% à 5,85 milliards d'euros en 2013. Cette envolée des ventes à l'étranger a décidé le ministre allemand de l'Economie à freiner les exportations d'armes vers des pays comme le Qatar et l'Arabie Saoudite, dont les achats contribuaient à faire du pays le troisième exportateur d'armement au monde.

l'allemagne va plus loin que bruxelles

Les entreprises allemandes ont déjà reproché à la politique de Sigmar Gabriel d'avoir entrainé le rejet de milliers de licences d'exportation d'armes et Rheinmetall a lancé un avertissement sur ses résultats après le blocage par Berlin d'un accord pour la vente d'équipements de simulation de combat à la Russie.

Le gouvernement allemand est ainsi allé plus loin que les sanctions décidées par l'Union européenne à l'encontre de la Russie pour son rôle dans le crise ukrainienne. D'après le texte de ces sanctions, l'embargo sur les exportations d'armes vers la Russie n'est pas rétroactif et ne concerne donc pas des contrats déjà signés.

Avec Reuters (Sabine Siebold, Benoit Van Overstraeten et Juliette Rouillon, Gilles Trequesser)

http://www.usinenouvelle.com/article/le-patron-d-airbus-critique-la-politique-allemande-de-restriction-des-ventes-d-armes.N283666  
Revenir en haut Aller en bas
jf16
General de Division
General de Division
avatar

messages : 21553
Inscrit le : 20/10/2010
Localisation : france Aiacciu
Nationalité : France
Médailles de mérite :


MessageSujet: Re: Industrie de defense Allemande / die deutsche Rüstungsindustrie   Sam 13 Sep 2014 - 16:39

Citation :
Armement : quand Berlin trahit l'esprit de la coopération franco-allemande.

Michel Cabirol   |   11/09/2014

Berlin bloque l'exécution d'un contrat pourtant déjà signé par MBDA vers un pays du Moyen-Orient et la finalisation d'un contrat de Renault Trucks Défense vers un pays du Proche Orient. Le rapprochement entre Nexter et Krauss-Maffei dans l'armement terrestre pourrait être menacé.

Qui se souvenait de l'accord Debré-Schmidt, signé les 7 décembre 1971 et 7 février 1972 par les ministres de la Défense d'alors, Helmut Schmidt et Michel Debré ? Un petit cercle d'initiés peut-être. Ce n'est plus tout à fait le cas aujourd'hui. Car l'Allemagne semble depuis le début de l'année remettre en cause les principes de cet accord qui définit les relations entre la France et l'Allemagne s'agissant des exportations dans le domaine de l'armement.

Que dit cet accord ? L'article 2 stipule qu'"aucun des deux gouvernements n'empêchera l'autre gouvernement d'exporter ou de laisser exporter dans des pays tiers des matériels d'armement issus de développement ou de production menés en coopération". Pour chaque matériel, une partie des composants provient d'un pays, et une autre partie de l'autre. Sur ce point le deuxième alinéa de l'article 2 poursuit : "chacun des deux gouvernements s'engage à délivrer sans retard et selon les procédures prévues par les lois nationales les autorisations d'exportation nécessaires pour la fourniture de ces composants au pays exportateur".

Des refus possibles

Des refus sont possibles. Ils doivent cependant rester exceptionnels. C'est le sens de l'alinéa 3 de l'article 2 : "il ne pourra être fait usage qu'exceptionnellement de la possibilité de refuser l'autorisation d'exporter les composants d'un projet commun". Dans ce cas, aux termes de l'article 4, "l'industriel du pays exportateur serait autorisé à rechercher, pour une partie ou pour l'ensemble des fournitures considérées, le concours d'autres sous-traitants".

A la connaissance de La Tribune, l'Allemagne, qui a une politique de plus en plus restrictive en matière d'exportation sous l'impulsion du ministre de l'Economie allemand SPD Sigmar Gabriel, bloque aujourd'hui un contrat de MBDA en cours d'exécution et la finalisation d'une commande de Renault Trucks Defense (RTD). Selon nos informations, le missilier serait actuellement empêché par l'Allemagne de livrer depuis le début de l'année des missiles antichars Milan ER (un programme en coopération) vers un pays du Golfe. Berlin bloquerait les postes de tir fabriqués en Allemagne.

Renault Trucks Defense également bloqué

Le groupe français Renault Trucks Défense, détenu par le suédois Volvo AB, est également bloqué dans la finalisation d'un contrat avec un pays du Proche Orient pour une commande de VAB Mark3. Un contrat qui serait la première référence à l'export de ce matériel. Comme le stipule l'article 4 de l'accord Debré-Schmidt, il pourrait être amené à rechercher, le concours d'autres sous-traitants que des sociétés allemandes.

En 2012, Berlin avait déjà refusé, comme l'avait révélé Les Echos, à Mercedes le droit de vendre des châssis à Nexter et à Lohr. Les contrats avaient été signés avec la Garde nationale saoudienne et portaient sur la vente de près de 350 blindés : 264 Aravis fabriqués par Nexter, auxquels s'ajoutent 15 ambulances et 68 véhicules MPCV à roues de défense antiaérienne de Lohr, destinés à recevoir une tourelle Mistral de MBDA.

Cette politique met-elle en danger l'opération Nexter/Krauss Maffei

Le rapprochement entre Nexter et le groupe allemand Krauss-Maffei Wegman (KMW) pourrait-il être menacé ? D'autant que l'une des raisons majeures de ce rapprochement,  côté français, est les nombreux succès à l'exportation de KMW notamment des chars Léopard. Non, estime-t-on au ministère de la Défense français, interrogé par La Tribune. Les deux dossiers ne sont pas liés, estime-t-on au ministère. Et de faire remarquer que cette politique restrictive favorise même Nexter lors du processus de valorisations des deux sociétés.

Pour autant, la famille Bode-Wegmann, actionnaire privé de KMW et qui a voté à l'unanimité en faveur de cette opération, pourrait être contrainte de suspendre cette opération si Sigmar Gabriel continuait à empêcher d'exporter KMW. Ce qui dégraderait la valeur de la société. Pas sûr que la famille veuille brader ses intérêts. D'autant que Sigmar Gabriel favorable à un rapprochement entre KMW et Rheinmetall pourrait utiliser ce levier pour tordre le bras à la famille... A suivre.

Berlin a annulé des contrats

Déjà certaines ventes à l'exportation de Krauss-Maffei Wegmann, notamment celle au Qatar (62 Leopard + 24 PzH 2000 pour 1,9 milliard d'euros), sont en grand danger. Elles sont suspendues par le nouveau ministre de l'Economie allemand qui se montre très réticent sur ces ventes. Déjà, une vente de 200 Leopard A7 en Arabie Saoudite a été bloquée par Berlin. Dans le magazine allemand "Stern", il avait notamment déclaré en début d'année que l'Allemagne allait renforcer le contrôle des exportations d'armes.


"Je suis d'accord avec Helmut Schmidt : c'est une honte que l'Allemagne soit parmi les plus importants exportateurs d'armes du monde, avait-il alors expliqué. En particulier, les armes légères deviennent simplement les armes de la guerre civile. Alors les choses doivent changer. C'est pourquoi, je suis en faveur d'une politique restrictive en ce qui concerne les exportations d'armes".

"Si les armes sont livrées dans les mauvaises régions, cela peut s'avérer un commerce meurtrier", avait estimé Sigmar Gabriel, tout en comprenant l'argument qui dit qu'un cadre plus strict pour les exportations d'armes pourrait coûter des emplois. "Pas d'armes dans les pays où une guerre civile est financée. Par ailleurs, nul ne devrait vendre d'armes à des régimes iniques", avait-il rappelé. Si elles étaient confirmée par le ministre, ces mesures risqueraient d'amoindrir la force de frappe de KMW à l'exportation.

Une ligne dure

Le ministre allemand de l'Economie a confirmé en août à l'issue d'une rencontre avec une vingtaine de représentants du personnel d'entreprises de la défense, son intention d'encadrer très strictement les exportations d'armes même au détriment de l'emploi. "Les considérations sur l'emploi ne doivent pas jouer un rôle déterminant" dans les décisions prises par le gouvernement, et spécifiquement par son ministère, d'autoriser ou d'interdire au cas par cas les exportations d'armes, a affirmé le ministre social-démocrate, lors d'un point de presse.

Sigmar Gabriel ne veut "pas de nouveau débat, pas de nouvelles directives, pas de tables rondes ou de clarification" sur ce sujet, mais simplement un respect à la lettre des dispositions en vigueur. Celles-ci, très restrictives, datent de 2000, mais son parti SPD accuse le gouvernement précédent d'Angela Merkel, dont il n'était pas membre, d'en avoir fait un usage trop laxiste. Il souhaiterait notamment que l'Allemagne cesse d'exporter vers les pays de la péninsule arabique, en particulier l'Arabie Saoudite, un gros client. La loi allemande interdit les exportations d'armes vers les pays dits tiers, c'est-à-dire hors Union européenne, partenaires de l'Otan et pays assimilés, mais ouvre des possibilités d'exemption au cas par cas.

5,8 milliards d'exportation en 2013

En 2013, le gouvernement précédent de Mme Merkel a autorisé 5,8 milliards d'euros d'exportations d'armement, dont 62 % dans des pays hors de l'Otan, notamment vers l'Algérie, le Qatar et l'Arabie-Saoudite. "Les perspectives (de l'industrie allemande de la défense) ne dépendent pas seulement de l'export, et certainement pas de l'export vers la péninsule arabique", a déclaré le ministre en réponse aux inquiétudes.

Pour compenser un éventuel manque à gagner, il a appelé le secteur à "faire ce qu'il aurait dû faire depuis 15 ans", à savoir se consolider et renforcer son intégration européenne, et se pencher plus avant sur les potentiels de conversion, c'est-à-dire de migration de sa production vers le domaine civil. La position de Sigmar Gabriel est loin de faire l'unanimité au sein de la coalition au pouvoir entre SPD et conservateurs de Mme Merkel.

http://www.latribune.fr/entreprises-finance/industrie/aeronautique-defense/20140911trib000848346/armement-quand-berlin-trahit-l-esprit-de-la-cooperation-franco-allemande.html
Revenir en haut Aller en bas
jf16
General de Division
General de Division
avatar

messages : 21553
Inscrit le : 20/10/2010
Localisation : france Aiacciu
Nationalité : France
Médailles de mérite :


MessageSujet: Re: Industrie de defense Allemande / die deutsche Rüstungsindustrie   Mer 24 Sep 2014 - 22:08

Citation :
Armement : la menace Sigmar Gabriel sur la coopération franco-allemande

Michel Cabirol   |   24/09/2014

Berlin souhaitait consolider le secteur européen de la Défense. Mais, aujourd'hui, le ministre allemand de l’Économie souhaite restreindre les exportations d'armes... Ce qui n'est pas sans conséquences.

Et si Paris n'avait pas vraiment pris la mesure de la menace que représente la décision du ministre de l'Économie Sigmar Gabriel de restreindre les exportations d'armes de l'industrie de défense allemande ? Des conséquences qui pourraient faire capoter le rapprochement en cours entre Nexter et Krauss-Maffei Wegmann (KMW), spécialisés dans la fabrication d'armements terrestres et, de façon plus générale, des futures coopérations franco-allemandes. En complète contradiction avec ce que l'Allemagne avait expliqué à la France à l'issue des élections parlementaires tenues fin 2013. A l'époque, elle souhaitait faire progresser le partenariat franco-allemand.

Les faits : Le ministre de l'Economie a appelé mi-août l'industrie de la défense allemande à se repositionner et se consolider, confirmant son intention d'encadrer très strictement les exportations d'armes même au détriment de l'emploi. Ainsi, Berlin a déjà bloqué une vente de 200 Leopard A7 de KMW en Arabie Saoudite.

Selon la presse allemande, il préférerait voir KMW se rapprocher de son compatriote Rheinmetall plutôt que de se rapprocher avec Nexter. Pourquoi ? Il est plus facile d'interdire les exportations d'un groupe allemand que d'un groupe transnational type KMW/Nexter.

Trahissant les accords Debré-Schmidt, il bloque également des livraisons de missiles Milan de MBDA et de véhicules blindés de Renault Trucks Défense des des pays du Proche et Moyen-Orient.

Sigmar Gabriel est-il déjà en campagne?

Homme politique du Parti social-démocrate SPD, Sigmar Gabriel se prépare déjà aux élections fédérales de 2017. Pour réussir, il devra réunir une coalition, notamment avec les Verts, pour battre la CDU. Du coup, selon de nombreux observateurs, il n'a donc pas envie de prendre le moindre risque avec un contrat export dans un pays qui pourrait réprimer par la suite sa population avec du matériel allemand. Ce qui pourrait lui être reproché dans la campagne. Contrairement en France, les ventes d'armes dans des pays à risques restent très sensibles dans l'opinion publique allemande.

Dans le magazine allemand "Stern", il avait notamment déclaré en début d'année que l'Allemagne allait renforcer le contrôle des exportations d'armes.


"Je suis d'accord avec Helmut Schmidt : c'est une honte que l'Allemagne soit parmi les plus importants exportateurs d'armes du monde, avait-il alors expliqué. En particulier, les armes légères deviennent simplement les armes de la guerre civile. Alors les choses doivent changer. C'est pourquoi, je suis en faveur d'une politique restrictive en ce qui concerne les exportations d'armes".

Et de conclure que "si les armes sont livrées dans les mauvaises régions, cela peut s'avérer un commerce meurtrier".

Rheinmetall, pivot de la consolidation allemande

Dans ce nouveau contexte, le conglomérat allemand Rheinmetall a été opportuniste à la suite des décisions du ministre allemand. Le groupe allemand  examine un possible rachat des activités de construction de sous-marins de ThyssenKrupp et pourrait être intéressé aussi par une filiale d'Airbus, selon le quotidien économique allemand "Handelsblatt", en général bien informé. Car pour compenser un éventuel manque à gagner, Sigmar Gabriel a appelé le secteur à "faire ce qu'il aurait dû faire depuis 15 ans", à savoir se consolider. D'où l'alliance objective entre Rheinmetall (2,1 milliards d'euros de chiffre d'affaires en 2013 dans la défense), appelé à un jouer un rôle moteur dans la consolidation allemande, et le ministre de l'Economie, qui veut des champions nationaux.

Concrètement, Rheinmetall et ThyssenKrupp ont déjà conduit des "discussions exploratoires" sur une cession par le sidérurgiste de sa filiale ThyssenKrupp Marine Systems (TKMS), écrit le "Handelsblatt". TKMS a réalisé l'an dernier un chiffre d'affaires de 1,3 milliard d'euros. "Les ambitions de Rheinmetall ne s'arrêtent pas là", selon le Handelsblatt, qui fait part des projets du groupe de Düsseldorf de créer un géant national de l'armement allemand. Il pourrait s'intéresser dans ce cadre à une filiale d'Airbus, écrit le quotidien, citant Atlas Elektronik, qui est mis en vente par Airbus Group, voire Optronics. Selon des observateurs contactés par "La Tribune" Rheinmetall pourrait en profiter pour vendre sa division automobile, qui réalise 2,4 milliards d'euros de chiffre d'affaires. A ThyssenKrupp ?

Et Pourquoi pas Rheinmetall et KMW

Actuellement, la famille Bode-Wegmann (38 actionnaires) propriétaire de KMW, est sous la double pression de Sigmar Gabriel et de Rheinmetall. Le ministre de l'Economie, qui a bloqué une vente de 200 Leopard A7 de KMW en Arabie Saoudite, a également suspendu un contrat à l'exportation au Qatar (62 Leopard + 24 PzH 2000 pour 1,9 milliard d'euros). Sigmar Gabriel, qui pousse une fusion entre Rheinmetall et KMW, a donc entre ses mains un puissant levier pour faire capoter le rapprochement de Nexter et KMW s'il s'obstinait à mettre des bâtons dans les roues de KMW à l'export. Car cela dégraderait un peu plus la valeur du groupe. Et pas sûr que la famille veuille brader in fine ses intérêts. Pour autant, les discussions techniques entre Nexter et KMW se déroulent sans anicroche.

De son côté, Rheinmetall, qui n'a pas intérêt à voir émerger un concurrent trop puissant, aurait remis une offre très alléchante à la famille Bode. Mais le groupe de Düsseldorf devra résoudre deux problèmes à cette opération. La famille souhaite garder un contrôle sur la future entité, à l'image du 50-50 négocié entre KMW et Nexter. Le PDG de KMW Frank Haun, pensait avoir trouvé la parade pour contourner la politique restrictive de Berlin en matière d'exportations en s'alliant avec le français Nexter. KMW avait réalisé 80 % de son chiffre d'affaires à l'exportation en 2011. Un peu avant l'annonce des fiançailles entre les deux groupes, Frank Haun avait même pris la précaution, selon nos informations, de demander en juin à l'occasion du salon Eurosatory au PDG de Thales si le groupe d'électronique pouvait s'opposer à cette opération. Jean-Bernard Lévy n'avait fait alors aucune objection.

Une coopération franco-allemande en danger

"Alors qu'on parle sans cesse de davantage de coopération et de consolidation du secteur de la défense en Europe, on s'attaque à des décennies de coopération franco-allemande", a récemment regretté le patron d'Airbus Group. Tom Enders s'est montré critique à l'égard des restrictions qu'impose le gouvernement allemand sur les exportations d'armements. Il estime que cette position est susceptible de dissuader les sociétés internationales de coopérer sur de futurs projets.

L'industrie de l'armement allemande va-t-elle se délocaliser face à la politique d'exportation d'armements très restrictive de Berlin ? "Tous les grands groupes de la défense en Allemagne se demandent s'ils peuvent rester dans le pays à long terme", a répondu le président du directoire de Rheinmetall et de la fédération allemande de l'industrie de défense, Armin Papperger, dans un entretien publié dimanche par le "Süddeutsche Zeitung". Il explique que les nouvelles règles laissent aux industriels deux choix : réduire la production et l'emploi ou délocaliser. "D'autres pays tels que la Suisse, la France et les États-Unis seraient heureux que nous y investissions ; nous y pourrions exporter plus facilement", poursuit-il. A l'image de KMW qui a été le premier à se lancer dans un rapprochement avec Nexter. Mais Sigmar Gabriel fait tout aujourd'hui pour entraver cette opération...

http://www.latribune.fr/entreprises-finance/industrie/aeronautique-defense/20140922trib000850144/armement-la-menace-sigmar-gabriel-sur-la-cooperation-franco-allemande.html
Revenir en haut Aller en bas
jf16
General de Division
General de Division
avatar

messages : 21553
Inscrit le : 20/10/2010
Localisation : france Aiacciu
Nationalité : France
Médailles de mérite :


MessageSujet: Re: Industrie de defense Allemande / die deutsche Rüstungsindustrie   Lun 29 Sep 2014 - 15:56

Citation :
Les industriels allemands menacent

 29 septembre 2014  


Dans le monde feutré et discret de l’armement, les coups de gueule publics sont rares et d’autant plus significatifs quand ils arrivent.

C’est le cas de la sérieuse mise en garde d’Armin Papperger, patron de Rheinmetall et président de la Fédération des industriels de la Défense : «Toutes les grandes entreprises d’armement étudient actuellement si elles peuvent se permettre de rester en Allemagne. Si mon pays n’achète plus chez moi et en même temps me dit que je ne dois pas exporter, je n’aurai plus les moyens de tenir longtemps. Soit je continue à réduire mes capacités de production, et donc mes effectifs, soit je pars à l’étranger. Des pays comme la Suisse, la France ou les Etats-Unis seraient ravis de nous voir investir chez eux. De là, nous pourrions aussi exporter plus facilement. Nous sommes très flexibles», a-t-il prévenu.

M. Papperger, qui étend à tout le secteur de l’armement l’analyse que le PDG d’Airbus, Tom Enders, avait déjà formulée, fait référence aux annonces du ministre de l’Economie Sigmar Gabriel, qui parle depuis plusieurs mois de réduire les autorisations à l’expor­tation vers les pays tiers pour des raisons éthiques. Or, depuis deux ans, ces pays absorbent plus de 50 % de la production allemande d’armes, une tendance à la hausse.

M. Gabriel a-t-il d’ailleurs déjà commencé à brider l’adminis­tration qui délivre les autorisations ? Là aussi, la question fait polémique. Le ministère nie. Mais plusieurs industriels allemands et étrangers se plaignent d’attentes incompréhensibles, non justifiées et dangereuses pour les affaires : «Gabriel est un homme politique intelligent qui a son point de vue personnel mais avec qui on peut parler franchement», explique aussi M. Papperger, qui n’en est pas encore aux déclarations de guerre et espère trouver un compromis.

http://www.ttu.fr/les-industriels-allemands-menacent/
Revenir en haut Aller en bas
silent eagle
Lt-colonel
Lt-colonel
avatar

messages : 1249
Inscrit le : 17/04/2012
Localisation : somewhere
Nationalité : Maroc
Médailles de mérite :

MessageSujet: Re: Industrie de defense Allemande / die deutsche Rüstungsindustrie   Ven 3 Oct 2014 - 1:47

Le gouvernement allemand autorise  les exportations d'armes vers quelque pays arabes Même pour ceux qui sont soupçonnés d'avoir soutenu "Etat islamique".

traduction google :

Citation :
Le gouvernement fédéral a de nouveau autorisé les exportations d'armes dans une mesure considérable dans les pays arabes. Parmi eux se trouvent les pays qui sont soupçonnés d'avoir soutenu dans le passé le groupe terroriste Etat islamique (IS). C'est ce qui ressort de la communication du Comité économique au Bundestag sur la dernière réunion de la Sécurité fédérale par ministre de l'Economie et vice-chancelier, Sigmar Gabriel (SPD) produit, qui a été envoyé le jeudi et le Süddeutsche Zeitung est présent.

...


Les exportations en détail

En particulier, il ressort de la liste que le Qatar reçoit 13 type de transport blindé Dingo véhicules blindés de scouts et 32 ​​de type fennec. Algérie obtient véhicules 88 roues "équipement militaire". Les Émirats arabes unis sont liés selon la liste de quatre Pionierpanzer bison. Arabie Saoudite reçoit à des fins expérimentales, également un bison, six systèmes de lance-grenades efficaces soi-disant, six stations d'armes télécommandées avec des motifs faciles Waffenrüstsatz et prototypes pour des systèmes de reconnaissance et d'observation.

Plusieurs États ont reçu systèmes de nature différente d'armes: Comment faire pour obtenir les Emirats Arabes Unis 3012 mitrailleuses et 20.000 fusées d'obus de mortier et des munitions vaste. Après la Jordanie l'exportation de 1027 mitrailleuses automatiques et 47 mitrailleuses a été approuvé, le Koweït reçoit une mitrailleuse à la grenade, Oman 500 mitrailleuses et plusieurs mitrailleuses et fusils automatiques pour les tests.

...

http://www.sueddeutsche.de/politik/arabische-staaten-bundesregierung-genehmigt-umstrittene-waffenexporte-1.2157194

_________________
Revenir en haut Aller en bas
http://www.arabic-army.com/
jf16
General de Division
General de Division
avatar

messages : 21553
Inscrit le : 20/10/2010
Localisation : france Aiacciu
Nationalité : France
Médailles de mérite :


MessageSujet: Re: Industrie de defense Allemande / die deutsche Rüstungsindustrie   Mar 7 Oct 2014 - 15:40

Citation :
Armement : 140 problèmes et risques sur 9 programmes majeurs allemands

Un rapport de KPMG identifie 140 problèmes et risques concernant neuf programmes majeurs allemands, d'un montant total de 57 milliards d'euros. Sont épinglés notamment l'avion de transport A400M (Airbus Group) et l'avion de combat Eurofighter Typhoon (BAE Systems, Airbus Group et Finmeccanica).


L'Allemagne doit revoir d'urgence sa politique d'armement pour faire face à la fois à l'inflation des coûts et à la dégradation de ses équipements, conclut un rapport publié lundi. Le rapport, commandé par la direction de l'armement au cabinet de consultants KPMG, survient en plein débat sur la vétusté des matériels de l'armée allemande. La ministre de la Défense, Ursula von der Leyen, a reconnu l'ampleur du problème et le fait qu'il empêchait l'Allemagne d'honorer convenablement ses engagements au sein de l'Otan.

Le délabrement de certains équipements a été illustré récemment quand deux avions militaires, transportant l'un des armes et des équipements pour les Kurdes irakiens et l'autre de l'aide humanitaire à des pays africains touchés par Ebola, sont tombés en panne. L'armée reconnaît qu'une large palette de matériels, des hélicoptères aux avions de combat, ne sont plus en état, ce qui fait peser un doute sur les capacités de l'Allemagne à fournir une défense aérienne à ses alliés de l'Otan dans les Etats baltes en cas d'escalade du conflit ukrainien.

140 problèmes et risques

Le rapport identifie 140 problèmes et risques concernant neuf programmes majeurs, d'un montant total de 57 milliards d'euros. Sont épinglés notamment l'avion de transport A400M d'Airbus, l'avion de combat Eurofighter Typhoon de BAE Systems, Airbus et Alenia Aermacchi ainsi que le char Puma fabriqué par Rheinmetall et Krauss-Maffei Wegmann. "L'analyse d'une sélection de projets et de programmes d'armement montre qu'il est urgent d'améliorer la gestion des projets nationaux et internationaux", conclut le rapport qui énonce 180 recommandations pour contrôler les coûts et modifier certains paramètres.

La ministre de la Défense a promis d'en tenir compte et a attribué l'état préoccupant des matériels de l'armée à des retards de livraison de pièces détachées ainsi qu'à des défaillances dans les domaines de l'inspection et de la maintenance.

http://www.latribune.fr/entreprises-finance/industrie/aeronautique-defense/20141007trib503f6cd03/armement-140-problemes-et-risques-sur-9-programmes-majeurs-allemands.html
Revenir en haut Aller en bas
jf16
General de Division
General de Division
avatar

messages : 21553
Inscrit le : 20/10/2010
Localisation : france Aiacciu
Nationalité : France
Médailles de mérite :


MessageSujet: Re: Industrie de defense Allemande / die deutsche Rüstungsindustrie   Lun 24 Nov 2014 - 19:48

Citation :
TKMS, le constructeur allemand de sous-marins, serait à vendre


Par Rédacteur en chef.
Publié le 23 novembre 2014, dernière mise à jour le 23 novembre 2014.



Se dirige-t-on vers une recomposition du paysage européen de la construction de sous-marins ? ThyssenKrupp pourrait envisager sous certaines conditions la vente du secteur “construction de sous-marins”, d’après le PDG du groupe.


« La condition préalable à toute discussion serait une offre qui reflète la valeur de la société, » a déclaré Heinrich Hiesinger. « Cela ne peut être basé sur une décision uniquement politique ou simplement sur les souhaits d’une autre compagnie. »

Hiesinger a ajouté que son groupe n’était pas pressé de vendre, parce que le chantier naval était bénéficiaire et avait un carnet de commandes pour les prochaines années.

Des sources ont déclaré en septembre dernier à Reuters que ThyssenKrupp avait commencé à approché des acheteurs potentiels, dont le français DCNS.

Le mois dernier, l’hebdomadaire Wirtschaftswoche indiquait que Rheinmetall était sur le point d’acheter ThyssenKrupp’s Marine Systems, y compris le secteur “construction de sous-marins”.

Référence :
Economic Times (Inde)


http://www.corlobe.tk/spip.php?article36628
Revenir en haut Aller en bas
Contenu sponsorisé




MessageSujet: Re: Industrie de defense Allemande / die deutsche Rüstungsindustrie   

Revenir en haut Aller en bas
 
Industrie de defense Allemande / die deutsche Rüstungsindustrie
Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 2 sur 4Aller à la page : Précédent  1, 2, 3, 4  Suivant
 Sujets similaires
-
» La bibliothèque idéale en littérature allemande contemporain
» German Navy - Marine Allemande
» Japanese Maritime Self Defense Force (Marine Japon)
» DEFENSE DES PRODUITS REGIONAUX
» Une mère allemande met en vente son bébé sur eBay

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Royal Moroccan Armed Forces :: Armement et matériel militaire :: Autres Systemes d´armes-
Sauter vers: