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 LE M23(Mouvement du 23 mars) vs l'armée de la RDC

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arsenik
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MessageSujet: LE M23(Mouvement du 23 mars) vs l'armée de la RDC   Lun 19 Nov 2012 - 20:24

Conflit meurtrier mais dont on parle assez peu


image des chef des 2 camps:

joseph kabila president de la RDC:



VS


Chef officielle du M23,Sultani Makenga:



chef officieux Bosco Ntanga:



histoire du conflit:
Citation :
Mouvement du 23-Mars
Pour les articles homonymes, voir M23 (homonymie).
Le Mouvement du 23-Mars, également appelé M23, est un groupe composé lors de la guerre du Kivu et composé d'ex-rebelles du CNDP réintégrés après un accord de paix signé le 23 mars 2009 avec Kinshasa en 2009 dans l'armée congolaise et qui se sont mutinés en avril 20121,2,3. Les membres du groupe considéraient que le gouvernement congolais n'avait pas respecté les modalités de l'accord du nom du 23 mars 2009, d'où le nom du groupe4.
Le 17 août 2012, le Congrès du M23 nomme président du Mouvement Bishop Jean-Marie Runiga Lugerero, un ancien du CNDP et originaire du Sud-Kivu. Le colonel Sultani Makenga est nommé Chef du haut commandement militaire5,6. Devenu rapidement général de brigade, il est chef d’état major général de la branche armée du M23, baptisée Armée Révolutionnaire du Congo (ARC)7 ; il a été placé le 13 novembre par les États-Unis sur leur « liste noire », car tenu pour responsable « d'horreurs à grande échelle » contre les civils3. Mais, selon le rapport détaillé remis en juin 2012 au Conseil de sécurité des Nations unies8, et plusieurs observateurs4, le véritable chef du Mouvement serait en fait le général Bosco Ntaganda, surnommé « Terminator », un chef de guerre accusé par la Cour pénale internationale de recrutement d’enfants soldats, de crimes de guerre et de crimes contre l’humanité.
Le rapport au Conseil de sécurité des Nations unies montrait en détail que le M23 bénéficiait d'un soutien important militaire, financier et politique de la part de membres haut placés du gouvernement rwandais, y compris du ministre de la Défense et du chef d’état-major de la Défense du Rwanda8,4 :
Assistance directe à la création du M23 à partir du territoire rwandais
Recrutement effectué par les Forces rwandaises de défense pour le compte du M23
Appui logistique des Forces rwandaises de défense au M23
Implication directe de responsables rwandais de haut rang dans la mobilisation de l’appui au M23
Appui direct fourni au M23 par des unités des Forces rwandaises de défense lors d’opérations en RDC
Soutien au M23 par des officiels rwandais
Soutien du Rwanda à des groupes armés et à des mutineries liées au M23
Soutien du Rwanda à des personnes visées par les sanctions, notamment le général Bosco Ntaganda.
Le Gouvernement rwandais a catégoriquement nié les allégations selon lesquelles le Rwanda soutiendrait le M238.
D’après Human Rights Watch, les membres du M23 « sont responsables de crimes de guerre commis à grande échelle, y compris des exécutions sommaires, des viols et des recrutements de force ». « Certaines autorités rwandaises pourraient être considérées comme complices de crimes de guerre en raison de l’appui militaire continu qu’elles apportent aux forces du M23 »9
En juillet 2012, le M23 contrôlait deux villes, Bunagana et Rutshuru10. En novembre 2012, il s'emparait de Kibumba11 malgré l'intervention d'hélicoptères d'attaque des Nations unies12, et se positionnait autour de Goma13. La position du gouvernement congolais est alors claire : "Il n'y a pas de M23, c'est le Rwanda qui agresse la RDC" déclare son porte parole Lambert Mende14.
http://fr.wikipedia.org/wiki/Mouvement_du_23-Mars






Dernière édition par arsenik le Lun 19 Nov 2012 - 20:46, édité 2 fois
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arsenik
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MessageSujet: Re: LE M23(Mouvement du 23 mars) vs l'armée de la RDC   Lun 19 Nov 2012 - 20:26

armement du M23

Citation :
Les armes du M23/ARC ne proviennent ni d’Ouganda ni du Rwanda mais des stocks de la RDC
Le rapport confidentiel des experts de l’ONU au Congo a fuité partout dans la presse. Bonjour l’oxymore. Certains extraits « confidentiels » ont été communiqués à la presse afin d’affaiblir la position régionale de l’Ouganda et du Rwanda en les accusant de soutenir militairement la rébellion congolaise du M23 (dont l’aile militaire vient d’être rebaptisée ARC) et donc d’enfreindre l’embargo sur les armes. Ce que les deux pays, estomaqués par le culot des experts, contestent fermement.
Comme d’habitude les médias ont plongé et recopié ce qui leur était dicté ou soufflé à l’oreille, sans se poser de questions ni mener la moindre contre-enquête. Il suffit d’effectuer une recherche par mots clés pour s’apercevoir que , dans leur élan grégaire, ils ont tous repris les mêmes éléments de langages à la virgule près. Notamment ceci :

GoE signifie Groupe d’Experts en jargon onusien. Un charabia que la presse ne se donne plus la peine de traduire sans doute parce que les acronymes font plus sérieux surtout s’ils renvoient à des termes en américain. GoE donc. Mais examinons la liste d’armements. Les mitrailleuses sont lourdes. Les mortiers sont de calibres multiples, les roquettes sont anti-chars et les moyens anti-aériens. A première vue l’inventaire est impressionnant. A première vue seulement car tout cela a un air de déjà vu un peu consternant.
Passons sur le fait que les rebelles du M23 ont dévalisé les stocks d’armes lourdes de l’armée congolaise, jetons un voile pudique sur le fait que la même armée congolaise dans sa déroute a abandonné des tonnes d’armes de tous calibres à la rébellion. La liste publiée candidement par les médias rappelle en fait des inventaires déjà dressés à la fin des années 2000 au Congo. On se contentera de citer à titre d’exemple ce petit extrait d’un rapport d’Amnesty International publié cet été. Il est dit la chose suivante:
Lors d’un raid effectué en mai 2009 sur une cache d’armes dans le Nord-Kivu, les services de renseignement congolais ont pu mettre la main sur « 34 000 cartouches de 7,62 mm x 39 mm, 1 100 cartouches de 12,7 mm, 77 roquettes RPG-7 et 3 boîtes de mines antichar� ». Selon les estimations du Groupe d’experts sur la République démocratique du Congo, constitué en 2004 par les Nations unies, ces armes et munitions ne représentaient qu’une très faible portion de ce qui était encore caché�. Selon des membres de la MONUSCO, de nombreux anciens combattants du CNDP ayant conservé leurs armes après leur intégration considéraient qu’elles leur appartenaient à titre personnel.
On lit bien: « une faible proportion de ce qui était encore caché ». Et aussi : « de nombreux anciens combattants du CNDP considéraient que ces armes leur appartenaient à titre personnel.
Dont acte.

http://nanojv.wordpress.com/2012/10/24/arc-rwanda-ouganda/
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MessageSujet: Re: LE M23(Mouvement du 23 mars) vs l'armée de la RDC   Lun 19 Nov 2012 - 20:28

la belgique sa coopérattion militaire avec le M23

Citation :
Soutien au M23: la Belgique suspend sa coopération militaire avec le Rwanda


Rebelles du M23 dans la région de Rumangabo, dans l'est de la République démocratique du Congo, le 28 juillet 2012.
REUTERS/James Akena
Par RFI
La Belgique a suspendu sa coopération militaire avec le Rwanda au motif que Kigali a été mise en cause pour son soutien à la rébellion du M23 dans l'est de la République démocratique du Congo. La Belgique s'est justifiée en déclarant qu'elle ne voulait pas former des militaires qui pourraient contribuer à la déstabilisation de la RDC.
http://www.rfi.fr/afrique/20121112-soutien-m23-belgique-suspend-cooperation-militaire-le-rwanda
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MessageSujet: Re: LE M23(Mouvement du 23 mars) vs l'armée de la RDC   Lun 19 Nov 2012 - 20:33

ouganda et rwanda soutienen le m23

Citation :

Les rebelles du M23 affrontent depuis le 15 novembre l'armée congolaise aux abords de la ville de Goma, à l'Est de la république démocratique du Congo, ont demandé, ce lundi, l'ouverture de "négociations politiques". Retour sur le Mouvement du 23 mars, et les liens obscurs qu'il entretient au-delà de la frontière congolaise.
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GOMA (RD CONGO) - La rébellion du Mouvement du 23 mars (M23), après une offensive le 15 novembre, dans la province du Nord-Kivu, a réclamé la démilitarisation totale de la ville de Goma.
afp.com/Phil Moore
Parvenus au prix d'une vigoureuse offensive déclenchée le 15 novembre en lisière de Goma, capitale de la province du Nord-Kivu (extrême-est de la République démocratique du Congo), les rebelles du M23 ont exigé ce lundi l'annonce, dans un délai de 24 heures, de "l'ouverture de négociations politiques directes" et la "démilitarisation totale" de la ville, désertée par les gradés comme par des hordes de civils affolés.

Ils somment également la Mission des Nations unies pour le maintien de la paix au Congo (Monusco), dont les hélicoptères d'attaque et l'artillerie appuient les forces de l'ex-Zaïre, de s'en tenir à une stricte neutralité. En quatre questions-clés, gros plan sur une guérilla mal connue en Occident.

D'où vient le M23?
Rebaptisé en octobre dernier "Armée révolutionnaire du Congo", le Mouvement du 23 mars, ou M23, doit son nom à l'accord de paix signé le 23 mars 2009 par les autorités de la République démocratique du Congo (RDC) et les rebelles pro-rwandais du Congrès national pour la défense du peuple (CNDP). Ce texte prévoyait notamment l'intégration des combattants du CNDP au sein de l'armée régulière. Invoquant le non-respect de ce pacte, ceux-ci se sont mutinés et ont pris le maquis dès avril.

En fait, les réfractaires récusaient un "brassage" national qui les auraient éloignés de leurs fiefs -donc de leurs sources de revenus-, réclamaient le maintien de tous les officiers dans leur grade et redoutaient l'hypothétique extradition de leur "boss" Bosco Ntaganda, inculpé en juillet par la Cour pénale internationale (CPI) pour crimes de guerre et crimes contre l'humanité.

Le M23 a aussi reçu le renfort de transfuges des Forces armées de la RDC. Tel est le cas de l'actuel chef militaire du mouvement, Sultani Makenga, promu voilà peu "général de brigade" et placé le 13 novembre par les Etats-Unis sur leur "liste noire", car tenu pour responsable "d'horreurs à grande échelle" contre les civils.

Où opère-t-il?
Le M23 sévit pour l'essentiel au Nord-Kivu, région pourvue d'un sous-sol prodigue en minerais rares, de terres fécondes et de riches pâturages. Il contrôle une partie du Rutshuru, territoire adossé aux frontières rwandaise et ougandaise. Depuis le génocide perpétré en 1994 au pays des Mille collines, les paysages verdoyants du Kivu, mosaïque ethnique, sont le théâtre de guérillas récurrentes entre factions souvent manipulées par les puissances régionales, enclines à piller ses ressources. Enjeu central: la captation d'un pactole naturel fait d'or, de coltan, de tungstène ou de cassitérite.

Sur fond d'anarchie, les combattants de toutes obédiences se livrent à des exactions massives.

Le 11 novembre, l'ONG Human Rights Watch a ainsi accusé le M23 de "crimes de guerre à grande échelle", citant notamment l'exécution, sous les yeux de leurs compagnons d'infortune, d'enfants-soldats recrutés de force et coupables d'avoir tenté de fuir, ainsi que le viol d'une fillette âgée de 8 ans.

Que veut-il vraiment?
Dans le chaos chronique des confins orientaux de la RDC, les ambitions territoriales, politiques et identitaires ont tôt fait de supplanter les revendications corporatistes. La frange la plus radicale du M23 admet ainsi oeuvrer à la chute du président Joseph Kabila, fort mal réélu fin 2011. Au fil de l'été, ses leaders ont installé un "cabinet politique" de 25 membres et tenté d'instaurer un semblant d'administration locale dans leurs bastions. Ils s'efforcent, sans grand succès au demeurant, d'élargir leur assise et de s'affranchir de leur image de milice vouée à protéger les armes à la main les seules communautés tutsies.

Sont-ils en mesure de menacer le régime de Kinshasa, 200 kilomètres plus à l'ouest? A ce stade, la réponse est non. Après tout, le CNDP, qui étendait son influence sur un territoire trois fois plus vaste, n'a jamais mis en péril le trône de "Jo" Kabila.

Qui soutient la rébellion?
Deux rapports récents, rédigés par des experts de l'ONU, accusent clairement le Rwanda et l'Ouganda voisins d'épauler le Mouvement du 23 mars, lui fournissant hommes, renseignement, armement et munitions, quitte à bafouer l'embargo en vigueur. Le dernier en date, un document supposé confidentiel qui a "fuité" en octobre, désigne ainsi le ministre rwandais de la Défense, James Kabarebe, comme le patron de facto de la rébellion. "Une aberration", riposte sa collègue aux Affaires étrangères, Louise Mushikiwabo.

De même, les analystes onusiens dénoncent le "soutien actif" que de hauts responsables ougandais assurent au M23, à commencer par le déploiement de 600 soldats. En représailles, Kampala menace d'abandonner son rôle de médiateur et de retirer tous les contingents maison engagés dans des opérations de paix de par le monde. Notamment en Somalie, où l'armée de Yoweri Museveni procure plus du tiers des effectifs -soit 6500 Casques blancs sur 17000- de l'Amisom, la mission de l'Union africaine ONU. Laquelle est parvenue à desserrer dans l'année écoulée l'emprise des shebabs, miliciens islamistes.

De même, Kampala fournit le gros du contingent chargé de traquer les tueurs de l'Armée de résistance du Seigneur, insurrection millénariste à la férocité proverbiale qui, apparue dans le nord ougandais, a essaimé en RDC, au Soudan du Sud et en République centrafricaine. Comme il se doit, le chef de la diplomatie de Museveni assimile les griefs circonstanciés de l'ONU à une "plaisanterie". Plaisanterie qui n'amuse personne. Car les démentis ougando-rwandais ne convainquent que les naïfs.

Après que plusieurs bailleurs de fonds occidentaux ont gelé leur aide, la Belgique vient de suspendre sa coopération militaire avec Kigali. Le 19 octobre, le Conseil de sécurité de l'ONU a d'ailleurs affiché son "soutien sans réserve" aux auteurs des rapports contestés, et menacé implicitement les deux cadors des Grands Lacs de sanctions.
http://www.lexpress.fr/actualite/monde/afrique/rd-congo-qui-sont-les-rebelles-du-m23-qui-ont-pris-le-controle-de-goma_1189226.html
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MessageSujet: Re: LE M23(Mouvement du 23 mars) vs l'armée de la RDC   Lun 19 Nov 2012 - 20:40

le m23 s'aprete a afronter l'armée dans la capitale du nord kivu goma
les combat ont commencé a goma,bataille décisive:


Citation :
Le M23 dans les faubourgs de Goma
Déjouant tous les pronostics, balayant l'armée congolaise, indifférents aux tirs des hélicoptères de l'ONU, les forces rebelles du M23 sont arrivées aux portes de Goma, à moins de 3 kilomètres de l'aéroport. Dans la journée de dimanche, les nouvelles se sont succédé au fil de l'avancée des troupes de la rébellion née d'une mutinerie en avril, et qui avait gelé ses positions dans l'Est de la République démocratique du Congo (RDC) depuis le mois d'août.

Dans les dernières semaines, des tensions avaient été notées, mais les tacticiens du M23 avaient subtilement donné l'impression que leur mouvement, qui tient des positions dans la région de Rutshuru, allaient essayer de s'étendre vers le Masisi voisin.

En réalité, une opération pour enfoncer toutes les lignes vers Goma a été déclenchée jeudi, et en trois jours, sans doute avec de lourdes pertes dans les deux camps, les hommes du colonel Sultani Makenga sont dans les faubourgs de la ville.

Et l'armée congolaise ? Les unités entraînées au cours de l'année précédente par des pays étrangers (de la Belgique à la Chine en passant par les Etats-Unis) ont été déployées en brousse, sur les "lignes de fronts" restées à peu près inertes pendant des mois. Or, les détournements de soldes, les difficultés logistiques de toutes sortes ont eu raison d'une partie de leur combativité.

Tandis que les éléments de l'armée régulière reculaient, les hélicoptères ukrainiens des Nations Unies sont venues en appui tirer des roquettes sur les colonnes rebelles, en pure perte.

Dimanche, les rebelles sont arrivés tout prés de l'aéroport. Selon des habitants joints au téléphone dans différents quartiers, une partie des soldats de l'armée régulière, les FARDC (Forces armées de la RDC), étaient alors en "débandade" et "sont en train d'enlever leurs uniformes pour se changer en civils".

Au dessus de Goma, par exemple, un camp avec des casques bleus sud-africains équipés de véhicules blindés devait constituer un verrou. Cela n'a pas été le cas. C'est même là, pratiquement devant son portail, que les rebelles ont installé un centre de commandement. La Monusco (Mission de l'Organisation des Nations unies pour la stabilisation en RDC) en revanche est présente dans les rues de la ville, notamment à la sortie nord, en direction de l'aéroport, où sont déployés des casques bleus qu'on voit ici.


A la sortie de Goma, des casques bleus sur la route de l'aéroport
La personne - qui souhaite rester anonyme- qui nous fait parvenir cette photo signale que depuis cette sortie de la ville, "on entend des coups de feu dans les hauteurs immédiates de la ville". Aucun pillage n'a été signalé jusqu'à présent, mais l'état d'esprit des militaires congolais pourrait changer au fil des heures. Les déplacés du camp de Kanyarucinya (environ 80 000 personnes) et les militaires en déroute continuent d'affluer vers Goma, et une foule s'est constituée à la "barrière", le poste frontière avec le Rwanda, pour essayer de s'y réfugier.


soldats de l'armée régulière quittant le front/DR
Mais un nouveau développement pourrait donner une nouvelle tournure à la situation. Selon une source politique de haut niveau à Goma, "des négociations sont en cours", avec l'aide des Nations unies pour "essayer de faire stopper les combats" et éviter d'autres violences. A plusieurs reprises, des responsables du M23 ont affirmé que leur mouvement ne souhaitait pas entrer dans Goma. Les principales autorités de la ville ont quitté la capitale du Nord Kivu et pris la direction essentiellement de Bukavu, la capitale du Sud Kivu, à l'autre bout du lac Kivu, qu'il n'est pratiquement possible de rejoindre qu'en bateau. Si elle est suivie d'effets, l'offre du M23 d'entrer dans des négociations avancées se ferait en position de force après cette percée militaire qui a non seulement montré la faiblesse de l'armée congolaise, mais aussi l'incapacité de la Monusco - dont le mandat n'envisage l'usage de la force que dans la cadre de la protection des civils - à assurer la défense d'une ville à forte portée symbolique si les FARDC n'assurent pas leur part de la tâche.

Le silence des autorités congolaises, pendant ces journées d'effondrement militaire, laisse aussi imaginer la gêne ressentie à Kinshasa face à cette humiliation.

http://afrique.blog.lemonde.fr/2012/11/18/le-m23-dans-les-faubourgs-de-goma/
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MAATAWI
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MessageSujet: Re: LE M23(Mouvement du 23 mars) vs l'armée de la RDC   Mar 20 Nov 2012 - 11:14

Citation :
U.N. attack helicopters hit rebels in eastern Congo

(Reuters) - United Nations attack helicopters hit rebels positions in eastern Congo on Saturday after insurgents gained ground in heavy fighting, the U.N. said.

The clashes to the south of the town Kibumba mean the rebels have got to within 30 km (18 miles) of Goma, the closest they have been to North Kivu's provincial capital since a rebellion began there eight months ago.

North Kivu governor Julien Paluku said the army retreated to the southern outskirts of the town after M23 rebels received support from neighboring Rwanda.

Rwanda rejected the accusations, the latest in a string of charges by Kinshasa, and called on both the army and the rebels to halt the fighting as shells were landing in its territory.

More than five million people are estimated to have died from violence, hunger and disease in wars in Congo since 1998. It is the deadliest conflict since World War Two.

United Nations experts say they have evidence of Rwanda's rebel support and want the U.N. Security Council to impose sanctions on Rwandan officials as a result.

"The Rwandan army came across the border behind our troops, that's why our troops withdrew," Paluku told Reuters by telephone.

"The (rebels) are just a few kilometers away, so of course Goma is under threat, we can't hide that," he said, adding that government troops were reorganizing at Kilimanyoka, 12 km north of the city.

The U.N. peace keeping mission in Congo said army units had come under heavy weapons fire since early on Saturday morning, forcing civilians to flee and leading to U.N. attack helicopters being dispatched to strike rebels positions south of Kibumba.

"So far ten missions have been carried out by our attack helicopters," the U.N. said in a statement. The U.N. has a mandate to protect civilians and support government troops when they need it.

No casualty figures have been given by any force.

Rwanda's army has repeatedly sent soldiers into Congo during nearly two decades of conflict in Africa's Great Lakes region but Kigali has vehemently denied Congolese and U.N. accusations of support for the M23.

"These are absolutely false allegations. They are very tired, and very old. Whenever DRC (the Democratic Republic of Congo) is defeated on the battlefield it's meant to be (Rwanda's army)," Rwandan army spokesman Brigadier General Joseph Nzabamwita told Reuters.

"Rwanda has called on (Congo's army) and M23 to stop this useless war ... Rwanda is being violated by constant bomb shells on our territory," he added.

More than three-quarters of a million people have been forced to flee their homes since the fighting began, and regional efforts to find a solution have so far failed.

M23 spokesman Vianney Kazarama told Reuters the rebels were now in control of Kibumba but said they would not advance further.

"We're stopping here, we're waiting, we're not going to Goma," he said, reiterating a call for the government to start negotiations.

Congo's government - backed by U.N. peace keepers - has been struggling to maintain control of its restive eastern provinces since April, after hundreds of troops mutinied and launched the M23 uprising.

(Reporting by Jonny Hogg; Additional reporting by Jenny Clover in Kigali; Writing by David Lewis; Editing by Stephen Powell)

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MessageSujet: Re: LE M23(Mouvement du 23 mars) vs l'armée de la RDC   Mar 20 Nov 2012 - 13:27

les combat commence a GOMA


Citation :
Les rebelles du M23 sont entrés mardi dans Goma, capitale régionale du Nord-Kivu dans l'est de la République démocratique du Congo (RDC), une première depuis la conquête de cette ville stratégique aux mains de rebelles soutenus par le Rwanda en 1998.



A Kinshasa, le président congolais Joseph Kabila a aussitôt lancé un appel "au peuple ainsi qu'à toutes les institutions" à se mobiliser contre l'agression dont la RDC se dit victime de la part du Rwanda voisin. "Je demande la participation de toute la population à défendre notre souveraineté", a-t-il dit.

A Goma, où la situation militaire demeure confuse, l'armée régulière congolaise est en train de se retirer de la ville, selon une source militaire occidentale.

Seule une "arrière garde" "des Forces armées (FARDC) se trouve encore en ville, les blindés ont déjà quitté la ville. Ce retrait n'a été confirmé par aucune source congolaise.

La situation à la mi-journée restait complexe autour de l'aéroport de Goma, qui a été la cible de tirs de mortiers à l'aube.

Plusieurs sources avaient annoncé la chute à 10H00 locales de l'aéroport qui jouxte le Rwanda. Une source onusienne avait confirmé cette information mais une autre source des Nations Unies l'a ensuite démentie.

Un photographe de l'AFP a vu une colonne de rebelles progresser sans dire un mot, entre l'aéroport, à l'est de Goma, et la ville et combattre des soldats réguliers qui tentaient de les arrêter à un carrefour.

Les rebelles du M23 encerclaient la ville depuis plusieurs jours. Les combats ont repris mardi à l'aube à l'issue d'un ultimatum lancé par les rebelles à Kinshasa, exigeant la "démilitarisation" de la ville et l'ouverture de négociations.

Kinshasa a catégoriquement refusé de négocier avec le M23 qu'il qualifie de "forces fictives mises en place par le Rwanda pour dissimuler ses activités criminelles en RDC".

Selon un rapport des Nations unies, les rebelles du M23 sont soutenues activement par le Rwanda et l'Ouganda ce que Kampala et Kigali récusent.

Goma compte environ 300.000 habitants, plus de nombreux déplacés. La ville a déjà occupée à deux reprises en 1996 et 1998 par des rebellions, soutenues par le Rwanda voisin.

Un photographe de l'AFP a vu une colonne de rebelles progresser entre l'aéroport et la ville et affronter les soldats réguliers qui tentaient de les arrêter au carrefour Birere.

A Goma, située à 1.200 km de Kinshasa, les rues étaient désertes et des habitants restaient terrés mardi dans leurs maisons dans cette ville, adossée au lac Kivu.

Redoutant les combats, des dizaines de milliers de personnes déplacées se sont regroupées au sud de la ville dans les camps de Mugunga pour se mettre à l'abri des combats.

Et à la frontière rwandaise, une foule grossissante tentait de se réfugier de l'autre côté de la frontière, dans la ville jumelle de Gisenyi.

Des pillages ont eu lieu dans la nuit de lundi à mardi dans le quartier de Katindo au sud par des militaires congolais qui ont ensuite pris la route de Sake, seul axe routier permettant de sortir de la ville en direction du sud.

Et pour ajouter à la confusion, plusieurs centaines de détenus de la prison de Munzenze se sont évadés lundi accentuant l'insécurité qui règne sur la ville, selon une source occidentale.

Le M23 a été créé début mai par des militaires, qui après avoir participé à une précédente rébellion, ont intégré l'armée en 2009, à la suite d'un accord de paix. Ils se sont mutinés en avril, arguant que Kinshasa n'avait pas respecté ses engagements.

Ils réclament notamment le maintien de tous les officiers dans leurs grades et refusent "le brassage" (affectations dans d'autres unités et d'autres régions) que veut leur imposer Kinshasa, ce qui les éloignerait de leur zone d'influence dans l'est.

Mais la région composée des provinces des Nord et Sud-Kivu est aussi le théâtre de conflits quasiment ininterrompus depuis une vingtaine d'années en raison de ses richesses en ressources minières (or, coltan, cassitérite) et agricoles, que se disputent le gouvernement congolais, divers mouvements rebelles et les pays voisins de la RDC, l'Ouganda, le Rwanda et le Burundi.

Aucun bilan n'a pu encore être établi sur les derniers combats et bombardements.

De nombreuses ONG ont évacué leur personnel vers le Rwanda voisin et l'ONU a annoncé le départ de ses employés "non essentiels".

Dimanche, le secrétaire général Ban Ki-moon, a assuré que les 6.700 Casques bleus basés dans le Nord-Kivu allaient y rester.

Sur le plan diplomatique, la communauté internationale a vivement réagi à la reprise des combats.

La France à de nouveau déposé une résolution au Conseil de sécurité de l'ONU demandant un renforcement des sanctions contre les rebelles et évoque l'implication éventuelle d'autres pays dans le conflit.

Le Conseil de sécurité de l'ONU a déjà demandé samedi l'interruption "immédiate" de tout soutien extérieur et de toute fourniture d'équipement au M23.

L'Union européenne, l'Union africaine et les Etats-Unis ont également condamné lundi l'offensive rebelle.




http://www.liberation.fr/depeches/2012/11/20/rdc-l-aeroport-de-goma-sous-le-controle-du-m23_861703
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MessageSujet: Re: LE M23(Mouvement du 23 mars) vs l'armée de la RDC   Mar 20 Nov 2012 - 14:10

le m23 controle l'aeroport


Citation :
Une colonne de rebelles du M23 est entrée mardi dans la ville de Goma, la capitale régionale du Nord-Kivu, dans l'est de la RDC, et progressaient à la mi-journée vers le centre de la ville et vers la frontière rwandaise, toute proche, a constaté un journaliste de l'AFP. Cette colonne a brièvement affronté des soldats des Forces armées de la République démocratique du Congo sur un boulevard longeant l'aéroport avant de poursuivre leur chemin vers le poste-frontière rwandais de Gisenyi.

L'aéroport de Goma est tombé mardi matin sous le contrôle du mouvement rebelle, a annoncé un responsable des Nations unies à Goma. Des tirs de mortiers ont été entendus et des scènes de pillages ont été rapportées.

L'aéroport est contigu à la ville adossée au lac Kivu et à la frontière rwandaise au nord. L'aéroport était jusqu'alors défendu par des membres de la garde républicaine, une troupe supposée d'élite. Lors de l'avancée des rebelles, plusieurs hélicoptères d'attaque des Nations unies étaient intervenus dimanche matin pour protéger l'aéroport et dissuader les rebelles de s'en emparer.

La rébellion congolaise du Mouvement du 23 mars (M23), qui a lancé une offensive depuis jeudi et débordé l'armée congolaise, avait stoppé son avance dimanche à quelques kilomètres du centre de Goma, apparemment sans chercher à prendre la ville. Lundi les mutins ont lancé un ultimatum au gouvernement congolais, lui demandant de démilitariser d'ici vingt-quatre heures la ville et d'ouvrir des négociations. Devant le refus de Kinshasa, la rébellion a repris dans l'après-midi ses tirs d'artillerie.


MAINTIEN DES CASQUES BLEUS PRÉSENTS DANS LA VILLE

Dans le même temps, la tension monte avec le Rwanda voisin, qui a accusé la RDC de l'avoir "délibérément" bombardé, ce que Kinshasa a aussitôt démenti. "Le Rwanda n'a pas l'intention de répondre à la provocation venant de la RDC. Les enjeux [en RDC] sont trop sérieux pour être soumis à ce petit jeu, a déclaré la ministre des affaires étrangères rwandaise, Louise Mushikiwabo. Le Rwanda s'efforcera d'aider la RDC, comme nous l'avons fait depuis le début de la crise."

L'ONU a annoncé l'évacuation pour mardi de ses employés "non essentiels", les casques bleus devant rester dans Goma pour assurer leur mission de protection des civils. Environ 6 700 soldats de l'ONU sont basés dans le Nord-Kivu. Capitale de la région, Goma compte environ 300 000 habitants, plus de nombreux déplacés. La ville a déjà été occupée à deux reprises en 1996 et 1998 par des rébellions.

RÉGION RICHE EN RESSOURCES

Le M23 a été créé début mai par des militaires, qui après avoir participé à une précédente rébellion ont intégré l'armée en 2009, à la suite d'un accord de paix. Ils se sont mutinés en avril, arguant que Kinshasa n'avait pas respecté ses engagements. Ils réclament notamment le maintien de tous les officiers dans leurs grades et refusent "le brassage" (affectations dans d'autres unités et d'autres régions) que veut leur imposer Kinshasa, ce qui les éloignerait de leur zone d'influence dans l'Est.

La région composée des provinces des Nord et Sud-Kivu est aussi le théâtre de conflits quasiment ininterrompus depuis une vingtaine d'années en raison de ses richesses en ressources minières (or, coltan, cassitérite) et agricoles, que se disputent le gouvernement congolais, divers mouvements rebelles et les pays voisins de la RDC, l'Ouganda, le Rwanda et le Burundi.

Kinshasa refuse catégoriquement de négocier avec le M23, qu'il qualifie de "forces fictives mises en place par le Rwanda pour dissimuler ses activités criminelles en RDC", selon le porte-parole du gouvernement congolais, Lambert Mende


http://www.lemonde.fr/afrique/article/2012/11/20/l-aeroport-de-goma-tombe-aux-mains-du-m23-selon-l-onu_1793074_3212.html
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MessageSujet: Re: LE M23(Mouvement du 23 mars) vs l'armée de la RDC   Mar 20 Nov 2012 - 21:40

le m23 a prit goma

sultani makenga est arrivé a goma

Citation :
GOMA, République démocratique du Congo (Reuters) - Les rebelles congolais du M23 sont entrés sans combattre mardi dans Goma, dans l'est de la République démocratique du Congo (RDC), après plusieurs jours d'affrontements avec les forces gouvernementales et les casques bleus de l'Onu.

Plusieurs centaines de rebelles fortement armés accompagnant leur chef Sultani Makenga sont entrés dans les rues de cette ville d'un million d'habitants, sous le regard des soldats de la Monusco (Mission de l'Onu pour la stabilisation en RDC) et de groupes d'habitants saluant leur arrivée.

Cette offensive éclair contre le chef-lieu du Nord-Kivu a accru les tensions entre la RDC et le Rwanda voisin, que Kinshasa accuse d'orchestrer l'insurrection dans l'est du pays avec l'objectif de s'emparer des riches ressources de la région, ce que nie Kigali.

L'Ouganda tente de jouer un rôle de médiateur.

Le président rwandais Paul Kagame devrait s'entretenir avec son homologue congolais Joseph Kabila à Kampala, la capitale ougandaise, où les deux hommes sont arrivés mardi après-midi, a-t-on appris auprès des autorités ougandaises.

Kagame et Kabila devaient d'abord rencontrer séparément le président ougandais Yoweri Museveni, avant d'avoir des discussions en tête à tête, probablement mercredi matin, a-t-on ajouté de même source.

Selon le vice-ministre ougandais des Affaires étrangères Asuma Kiyingi, les rebelles ne participeront pas aux discussions de Kampala.

"Nous continuerons (à résister) jusqu'à ce que le Rwanda soit chassé du pays", a pour sa part déclaré le ministre congolais de l'Information, Lambert Mende. "Il n'y aura absolument aucune négociation avec le M23", a-t-il dit, ajoutant que Kinshasa n'était prêt qu'à des discussions directes avec le Rwanda.

MANIFESTATIONS À KINSHASA ET KISANGANI

Joseph Kabila, qui ne s'est guère exprimé publiquement à propos de la rébellion ces dernières semaines, a été réélu l'an dernier au terme d'élections marquées par des irrégularités selon les observateurs internationaux. Des émeutes avaient éclaté à l'annonce de sa victoire.

La perte de Goma a provoqué plusieurs manifestations mardi à Kinshasa, où la police a dispersé des centaines de jeunes gens à coups de gaz lacrymogènes, ainsi qu'à Kisangani, la deuxième ville du pays, dans le centre, où le siège local du parti de Kabila a été attaqué.

"La ville de Goma est tombée à 11h33, heure locale. Malgré leurs hélicoptères d'assaut et leurs armes lourdes, les FARDC (Forces armées de la RDC) ont laissé la ville tomber entre nos mains", a déclaré par téléphone le colonel Vianney Kazarama, porte-parole du M23.

Il a ajouté que les rebelles avaient laissé un couloir ouvert pour permettre aux forces congolaises d'évacuer la ville.

Les casques bleus ont renoncé à défendre Goma après le départ des troupes gouvernementales, a expliqué un responsable de l'Onu. "Il n'y a plus d'armée dans la ville, pas une âme (...) Une fois qu'ils sont en ville, que pourrions-nous faire ? Cela aurait pu être très grave pour la population", a-t-il dit.

Le porte-parole du secrétaire général de l'Onu Ban Ki-moon, Eduardo del Buey, a souligné que la Monusco ne pouvait se substituer aux forces de sécurité congolaises. Il a précisé qu'il y avait actuellement environ 1.500 casques bleus à Goma et qu'ils contrôlaient l'aéroport de la ville. "Ils resteront sur place pour protéger la population civile", a-t-il dit.

La Monusco compte environ 6.700 hommes au Nord-Kivu.

A Paris, le ministre français des Affaires étrangères Laurent Fabius a demandé une modification du mandat de la Monusco. "Fixer un mandat qui ne permet pas d'intervenir, vous voyez que c'est absurde", a-t-il dit.

L'OUGANDA CRITIQUE LES NATIONS UNIES

Des dizaines de civils ont pris la route du Rwanda, expliquant avoir reçu de l'armée gouvernementale l'ordre d'évacuer Goma. Plus de 50.000 réfugiés ont abandonné les camps installés autour de la capitale du Nord-Kivu.

"On souffre tellement avec cette guerre. Je n'ai jamais rien vu de pareil de toute ma vie", a déclaré à Reuters une femme disant s'appeler Aisha, serrant contre elle ses trois enfants.

Le M23, qui tient son nom des accords de paix du 23 mars 2009 prévoyant l'intégration des rebelles dans l'armée, a pris les armes en avril dernier, accusant Kinshasa de ne pas avoir respecté les termes de ce pacte. Les combats ont repris ces derniers jours après plusieurs semaines de trêve.

Les experts des Nations unies soutiennent l'idée entretenue par Kinshasa d'une ingérence de Kigali, qui est intervenue à plusieurs reprises en République démocratique du Congo au cours des dix-huit dernières années.

L'immense pays d'Afrique centrale a connu plusieurs conflits entre 1994 et 2003 qui ont fait environ cinq millions de morts et de nombreuses régions de l'est de la RDC sont toujours le théâtre de violences.

Accusé avec le Rwanda dans des rapports des Nations unies de soutenir la rébellion, l'Ouganda dément vivement ces accusations et estime que l'Onu a nui à ses propres efforts de médiation dans la crise.

"L'Ouganda avait un rôle de médiation dans ce conflit (...) et nous avions réussi à contenir le M23", a déclaré mardi le vice-ministre des Affaires étrangères.

"L'Onu est alors arrivée avec ces fausses et folles allégations contre nous. Nous avons décidé de nous mettre à l'écart et de les laisser gérer la situation. Nous voyons aujourd'hui les résultats", a-t-il ajouté.

Avec Elias Biryabarema à Kampala et David Lewis à Dakar, Michelle Nichols à New York; Agathe Machecourt, Jean-Stéphane Brosse et Guy Kerivel pour le service français

http://tempsreel.nouvelobs.com/monde/20121120.REU1100/les-rebelles-du-m23-prennent-goma-en-rdc-mediation-ougandaise.html
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MessageSujet: Re: LE M23(Mouvement du 23 mars) vs l'armée de la RDC   Mer 21 Nov 2012 - 20:29

le m23 a décider de ne plus se cantoner au kivu mais de également prendre le controle de la rdc


Citation :
Les rebelles du M23 qui ont pris le contrôle de la ville de Goma dans l'est de la République démocratique du Congo (RDC) ont annoncé aujourd'hui leur intention de "libérer" l'ensemble du pays en se rendant à Bukavu avant de marcher sur la capitale Kinshasa.

"Le voyage pour libérer le Congo débute maintenant (...) Nous allons aller à Bukavu puis à Kinshasa. Etes-vous prêts à vous joindre à nous?", a lancé le porte-parole du M23 à plus d'un millier de personnes rassemblées dans un stade à Goma, la capitale régionale du Nord-Kivu.

Le M23, qui tient son nom des accords de paix du 23 mars 2009 prévoyant l'intégration des rebelles dans l'armée, a pris les armes en avril dernier, accusant le président de la RDC Joseph Kabila de ne pas avoir respecté les termes de ce pacte.


http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2012/11/21/97001-20121121FILWWW00369-rdc-le-m23-veut-liberer-le-pays.php
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MessageSujet: Re: LE M23(Mouvement du 23 mars) vs l'armée de la RDC   Ven 23 Nov 2012 - 15:58

Citation :

Qui veut le Kivu ? L’offensive du M23 et ses implications



Le mardi 20 novembre, il ne faut que quelques heures aux hommes du mouvement rebelle congolais M23 pour s’emparer de la ville de Goma, capitale du Nord-Kivu, sous les yeux des 6700 casques bleus de la MONUSCO1, qui restent de plus en plus étrangement l’arme au pied. Les FARDC2 se sont repliées hors de la ville, bien que certains militaires aient tenté de défendre la cité, comme en témoignent les corps visibles sur des photos prises sur place. Goma n’avait pas été investie par un mouvement rebelle depuis 1998. Au passage, le M23 a également mis la main sur deux postes frontières avec la ville rwandaise de Gisenyi. Aujourd’hui, jeudi 22 novembre, le M23 a pris Sake, à une vingtaine de kilomètres de Goma, et proclame son intention de s’emparer de Bukavu, la capitale du Sud-Kivu, à 200 km plus au sud.

Le M23 est composé de soldats mutins des FARDC, des fidèles du général Bosco Ntaganda3 : ce mouvement tire son nom des accords du 23 mars 2009, signés justement à Goma dans le Nord-Kivu, et qui ont permis aux anciens membres de la rébellion du CNDP4 de Laurent Nkunda d’intégrer les FARDC. Ntaganda a probablement créé ce mouvement pour montrer qu’il reste un acteur incontournable dans la province du Nord-Kivu, à l’est de la RDC. Cela lui permet aussi d’échapper aux poursuites de la cour pénale internationale (CPI), d’autant plus qu’il a partie lié avec de nombreux responsables politiques et militaires5 congolais ainsi qu’avec les trafiquants de minerais et d’armes opérant dans cette région.

C’est donc bien le déclenchement de la traque de Bosco Ntaganda par le gouvernement congolais qui a mis en route la « mécanique » du M23, les anciens membres du CNDP intégrés dans les FARDC rejoignant rapidement le nouveau mouvement rebelle. Il faut dire que le CNDP a maintenu, de fait, une véritable hiérarchie parallèle au sein des FARDC, une « armée dans l’armée » . Ntaganda s’est senti menacé alors même que les accords du 23 mars 2009 prévoyaient, en théorie, une amnistie générale. D’autres membres du CNDP ont sans doute craint aussi pour leur situation. Si c’est Sultani Makenga6 qui dirige la branche militaire du M23, il ne fait aucun doute que Bosco Ntaganda est derrière le mouvement rebelle. En outre, fin avril 2012, le gouvernement de Kabila a commencé à déplacer les anciennes unités du CNDP en dehors des Kivus, hors de leur zone traditionnelle d’influence et d’action, ce qui a été vu pour leurs membres comme un casus belli.

Lancé en avril 2012, la rébellion du M23 se dote dès le mois de juillet d’une branche politique, chapeautée par le pasteur Jean-Marie Runiga Rugerero, qui avait déjà fait partie, lui aussi, du CNDP. Derrière le M23 se profile l’ombre du Rwanda, qui fournit armes, équipements militaires et jeunes recrues au mouvement, toujours dans la même perspective : maintenir une tête de pont dans l’est de la RDC pour faire « bouclier » contre les FDLR7 et leurs raids menés au Rwanda. Les forces spéciales rwandaises interviendraient même ponctuellement aux côtés du M23. L’armement, de plus en plus lourd, longtemps perçu comme issu de captures réalisées sur les FARDC, est probablement fourni en grande partie par le Rwanda. L’Ouganda est également accusé de soutenir le M23, notamment par le déploiement de 600 soldats. Le président Museveni, en réponse à ces accusations, à menacer de retirer ses troupes qui servent dans des missions de maintien de la paix ou d’interposition -et en particulier les 6 000 hommes de l’AMISOM, déployés en Somalie, et ceux qui traquent l’Armée de Résistance du Seigneur, un mouvement particulièrement féroce né dans le nord de l’Ouganda et qui s’est déplacé ensuite en RDC, au Sud-Soudan et en République centrafricaine.

Le M23 opère essentiellement au Nord-Kivu et contrôle une partie du Rutshuru, près des frontières du Rwanda et de l’Ouganda. L’enjeu est entre autres la possession des riches ressources minières, or, coltan, tungstène, etc. La frange la plus radicale du mouvement vise ni plus ni moins que le renversement du président Kabila, réélu tant bien que mal fin 2011. Mais le M23 en a-t-il les moyens ? Probablement pas, étant moins puissant que ne l’était le CNDP de Laurent Nkunda, mouvement qui n’a jamais réussi à mettre en péril le président Kabila. Le M23 n’a pas réussi, contrairement à d’autres mouvements rebelles antérieurs, à s’assurer le soutien massif des Tutsis du Kivu, encore moins de certains Hutus, comme cela avait été le cas du CNDP.

On peut supposer que l’objectif principal du M23 reste, en fait, d’obtenir de meilleures places dans l’armée et le gouvernement de la RDC. La prise de Goma n’était peut-être tout simplement pas envisagée : Laurent Nkunda et le CNDP s’en étaient seulement approchés en 2008, sans l’emporter. Avec 2 à 3000 combattants au maximum déjà bien sollicités pour garder les zones d’influence antérieures du mouvement, le M23 va devoir s’étioler encore davantage pour tenir Goma. Le M23 a probablement voulu se placer en position de force pour négocier avec Kinshasa. Car malgré les efforts de la communauté internationale, les FARDC, qui intègrent de manière tronquée les mouvements rebelles successifs, restent plus une partie du problème que la solution. Si la négociation avc Kinshasa est pour l’instant exclue et si le M23 n’a pas les moyens, comme on peut le penser, de pousser plus loin son avantage dans les Kivus, la situation va sans doute se stabiliser. Le mouvement va conforter sa mainmise sur le Nord-Kivu et en faire une tête de pont du Rwanda, en profitant de sa supériorité militaire face aux FARDC.

Le Kivu n’a pas fini d’être victime d’une guerre lancinante qui dure en fait depuis la conclusion du génocide rwandais et la victoire de l’Armée Patriotique Rwandaise (APR) de Paul Kagame sur les FAR (Forces Armées Rwandaises) en 1994 : aucune des causes multidimensionnelles de ce qui est devenu un véritable conflit régional n’a disparu…

1Mission de l’Organisation des Nations Unies pour la stabilisation en République démocratique du Congo, créée à la suite de la MONUC initialement bâtie en 1999. Elle comprend plus de 19 000 hommes.
2Forces Armées de la République Démocratique du Congo.
3J’avais présenté le personnage ici : historicoblog3.blogspot.com/2012/06/terminator-le-jugement-dernier-la.html
4Congrès national pour la défense du peuple.
5Un rapport de l’ONU publié le 21 novembre 2012, fort à propos après la prise de Goma par le M23, pointe le chef d’état-major des forces terrestres des FARDC, soit le n°2 de l’armée congolaise, le général Gabriel Amisi, qui serait compromis dans des ventes d’armes aux mouvements rebelles de l’est de la RDC. Les armes sont achetées au Congo-Brazzaville, transportées jusqu’à Kinshasa puis dans l’est de la RDC.
6Placé depuis le 13 novembre dernier sur la « liste noire » des Etats-Unis, en raison de crimes supposés contre les civils.
7Forces Démocratiques de Libération du Rwanda : anciens participants hutus au génocide rwandais de 1994 et leurs descendants, installés depuis dans l’est de la RDC (les FDLR ont été fondées en 2000), utilisés par Kinshasa puis menant leur propre combat contre Kigali.

http://alliancegeostrategique.org

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MessageSujet: Re: LE M23(Mouvement du 23 mars) vs l'armée de la RDC   Ven 23 Nov 2012 - 16:01

l'aberration comme dirait Fabius c'est d'avoir 17 000 casques bleus sur place, mais ces derniers, accrochez-vous, n'ont pas le droit de s'opposer par les armes, à une avancée des rebelles !
suffirait peut etre juste de revoir les termes du mandat....

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MessageSujet: Re: LE M23(Mouvement du 23 mars) vs l'armée de la RDC   Ven 23 Nov 2012 - 23:11

PGM a écrit:
l'aberration comme dirait Fabius c'est d'avoir 17 000 casques bleus sur place, mais ces derniers, accrochez-vous, n'ont pas le droit de s'opposer par les armes, à une avancée des rebelles !
suffirait peut etre juste de revoir les termes du mandat....

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encore plus grande abération l'onu a directement impliqué l'ouganda et le rwanda et pourtant aucune mesure de prise!
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MessageSujet: Re: LE M23(Mouvement du 23 mars) vs l'armée de la RDC   Lun 26 Nov 2012 - 13:18

Citation :
Al Jazeera talks to M23 spokesperson

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MessageSujet: Re: LE M23(Mouvement du 23 mars) vs l'armée de la RDC   Mar 27 Nov 2012 - 12:26

Citation :
Attaque des rebelles du FDLR contre le Rwanda, selon Kigali

Le Monde.fr avec AFP | 27.11.2012 à 10h46 • Mis à jour le 27.11.2012 à 11h02

Au Rwanda, des combats ont opposé, mardi 27 novembre, l'armée à des rebelles hutus rwandais des Forces démocratiques de libération du Rwanda (FDLR), venus de l'est de la République démocratique du Congo (RDC), où ils sont basés, a affirmé le porte-parole de l'armée rwandaise.
Le général Joseph Nzabamwita a indiqué dans un SMS adressé à l'AFP que les combats s'étaient déroulés sur les contreforts des volcans dans le département de Gisenyi (Nord-Ouest), frontalier de la RDC, où les FDLR, opposés au régime de Paul Kagame, multiplient les exactions depuis 1994. "Les forces armées du Rwanda combattent des éléments FDLR qui ont attaqué dans les secteurs de Cyanzarwe et Bugeshui, dans le district de Rugavu", indique le SMS. "Les éléments FDLR ont traversé la frontière depuis la RDC [pour entrer] au Rwanda".

L'attaque a été menée "vers 5 heures du matin", 4 heures, heure de Paris, "par deux compagnies" rebelles, soit un total de plus de cent hommes. "Au moment où nous parlons, certains [membres des FDLR] ont fui vers la RDC, d'autres à l'intérieur du territoire rwandais", a précisé le général Nzabamwita, assurant que ses forces avaient pris le dessus.

LES FDLR À CÔTÉ DES REBELLES DU M23

Les FDLR sont essentiellement basées dans la province congolaise orientale du Nord-Kivu, riche province minière, où les rebelles du M23 combattent de leur côté depuis le printemps les forces gouvernementales de RDC et dont ils ont pris la ville principale, Goma, à la mi-novembre.

L'ONU et le gouvernement de République démocratique du Congo accusent Kigali de soutenir militairement le M23, ce que Kigali dément, accusant en retour Kinshasa, qui réfute, de soutenir les FDLR. Si les FDLR, accusées par Kigali d'être constituées d'anciens responsables du génocide rwandais de 1994, ont multiplié durant des années les incursions au Rwanda, cela fait plusieurs années que de telles attaques n'avaient plus été signalées.

Les rebelles congolais du M23 ont accepté de se retirer de Goma, a affirmé mardi l'un de leurs responsables, sans préciser à quelle date.


PGM
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MessageSujet: Re: LE M23(Mouvement du 23 mars) vs l'armée de la RDC   Aujourd'hui à 23:23

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