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 Intervention militaire au Mali - Opération Serval

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MessageSujet: Re: Intervention militaire au Mali - Opération Serval   Ven 3 Oct 2014 - 15:44

RIP

Citation :
Neuf casques bleus nigériens tués dans une attaque au Mali

03/10/2014, 13:09  

DAKAR (Reuters) - La mission de l'Onu au Mali a subi vendredi son attaque la plus meurtrière avec la perte de neuf casques bleus nigériens dans une embuscade contre leur convoi, a annoncé la Minusma.

L'attaque a été lancée par des hommes lourdement armés circulant à moto entre les villes de Menaka et Ansongo, dans le nord-est du Mali, a déclaré Olivier Salgado, porte-parole de la Minusma.

(David Lewis; Bertrand Boucey pour le service français)

http://www.latribune.fr/depeches/reuters/2014-10-03/neuf-casques-bleus-nigeriens-tues-dans-une-attaque-au-mali.html
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MessageSujet: Re: Intervention militaire au Mali - Opération Serval   Lun 6 Oct 2014 - 14:25

Citation :
Mali: un proche du Mujao revendique l'attaque contre les Nigériens

Sultan Ould Bady, un jihadiste malien proche du Mouvement pour l’unicité et le jihad en Afrique de l’Ouest (Mujao) et déjà responsable de la mort de deux casques bleus sénégalais et probablement d'un otage français, a revendiqué l'attaque de vendredi qui a fait neuf morts parmi des soldats nigériens de la Minusma.

Cette attaque porte à 30 morts et 90 blessés le bilan des victimes au sein de la Mission de l'Onu au Mali depuis son déploiement le 1er juillet 2013.

L'embuscade visait un convoi de ravitaillement du contingent nigérien au sud de Gao (nord-est), entre Ansongo et Ménéka. La Minusma a fait état d’un bilan provisoire de neuf morts, la plupart ayant été tués par l'explosion d'une citerne touchée par une roquette de RPG .

"Au nom de tous les moujahidine, nous avons attaqué les soldats du gouvernement (nigérien) qui travaille avec les ennemis de l’islam. (…) Grâce à la main de Allah, neuf militaires nigériens sont tués", a déclaré à l’AFP Sultan Ould Bady. Selon lui, "trois groupes de moujahidine étaient sur le terrain".

"Si les ennemis ne quittent pas la terre d’islam, ils n’auront jamais la paix", a-t-il conclu.

Mardi, une cérémonie aura lieu à Bamako avant le rapatriement des corps au Niger où ont été décrétés trois jours de deuil national.

http://lignesdedefense.blogs.ouest-france.fr/archive/2014/10/06/mali-un-proche-du-mujao-revendique-l-atteque-contre-les-nige-12541.html
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MessageSujet: Re: Intervention militaire au Mali - Opération Serval   Lun 6 Oct 2014 - 19:43

Citation :
Opération Barkhane : Première pour l’Atlas A400M  

Mise à jour : 06/10/2014 15:23  


Du 1erau 3 octobre 2014, le cinquième A400M « Atlas » livré à l’armée de l’Air a réalisé, lors de sa première mission opérationnelle, le premier posé d’appareil de ce type sur les plateformes de Niamey, Ouagadougou et N’Djamena, dans la bande sahélo-saharienne (BSS).

Livré il y a trois semaines, et ayant effectué 50 heures de vol, cet A400M a effectué sa première mission opérationnelle du 1erau 3 octobre 2014. Partis le 1eroctobre de la base aérienne (BA) 123 d’Orléans, les huit membres d’équipage (3 pilotes, 3 mécaniciens d’équipage et 2 mécaniciens « sol ») ont fait escale à Istres, Niamey, Ouagadougou, Kinshasa, N’Djamena et Bruxelles avant de regagner Orléans, leur base d’origine dans la soirée du 3 octobre 2014. Cette mission de trois jours aurait nécessité une semaine en C160 Transall avec une charge offerte moindre.

C’est à 15h24, heure de Niamey, que cet « Atlas » s’est posé pour sa première escale sur le continent africain le 1eroctobre 2014. Une fois ses 20 tonnes de fret débarquées en moins de deux heures sur l’APOD (Air Port of Disembarkation) du fuseau Ouest, l’A400M décollait vers sa nouvelle escale. Cette tournée logistique s’est terminée par N’Djamena le vendredi 3 octobre, avec 19 tonnes de fret réparties sur 9 palettes.

La capacité d’emport et l’allonge stratégique de l’A400M Atlas répondent parfaitement aux besoins actuels des forces armées engagées en opérations extérieures en facilitant les flux logistiques tout en économisant les moyens engagés.

L’opération Barkhane regroupe 3 000 militaires dont la mission, en partenariat avec les pays du G5 Sahel, consiste à lutter contre les groupes armés terroristes pouvant agir dans la bande sahélo-saharienne.


Sources : Etat-major des Armées
Droits : Ministère de la Défense
 


http://www.defense.gouv.fr/operations/barkhane/actualite/operation-barkhane-premiere-pour-l-atlas-a400m
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MessageSujet: Re: Intervention militaire au Mali - Opération Serval   Mar 7 Oct 2014 - 23:42

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Citation :
Mali: le camp de l'ONU à Kidal attaqué à la roquette, un Casque bleu tué (Minusma)

AFP 07/10/2014


Un Casque bleu sénégalais été tué mardi soir par des tirs de roquette contre le camp de la Mission de l'ONU au Mali (Minusma) à Kidal, dans le nord-est de ce pays, a indiqué à l'AFP un responsable de la Minusma dans le nord.

"Il y a eu au moins quatre roquettes tirées sur le camp de la Minusma de Kidal. Pour le moment, le bilan provisoire est d'un mort, un Casque bleu", selon la même source,qui a également fait état d'un "blessé léger".
Six à sept explosions, ont été entendues, mais cinq roquettes tirées sur le camp, a-t-on ajouté. Ces tirs interviennent quatre jours après une attaque meurtrière contre la Minusma, qui a coûté la vie à neuf soldats nigériens dans la région de Gao (au sud de Kidal), auxquels les honneurs ont été rendus lors d'une cérémonie à Bamako mardi.

Les auteurs de cette attaque "seront châtiés, ils seront poursuivis, ils payeront l'ignominie des actes qu'ils ont commis", a affirmé le chef des opérations de maintien de la paix de l'ONU, Hervé Ladsous, qui participait à cet hommage funèbre.

Selon des sources militaires et diplomatiques, ces dernières violences avaient été précédées de menaces d'un chef jihadiste malien, Iyad Ag Ghali. Iyad Ag Ghali a créé Ansar Dine, un des groupes jihadistes qui ont contrôlé pendant près d'un an, entre 2012 et 2013, le nord du Mali, avant d'en être en grande partie chassés par une intervention militaire internationale en cours depuis janvier 2013.
Iyad Ag Ghali était demeuré silencieux pendant plus d'un an et demi puis est apparu dans une vidéo diffusée en août sur internet, dans laquelle il appelait à combattre la France et ses alliés.

L'opération anti-jihadiste au Mali a été déclenchée à l'initiative de la France, avec sa force Serval, remplacée en juillet dernier par Barkhane, à vocation plus vaste et durable, sur l'ensemble de la zone sahélo-saharienne. Dans le cadre de l'intervention, plusieurs pays ont aussi envoyé des troupes au Mali, aujourd'hui sous mandat de l'ONU.

Ces derniers jours, plusieurs sources avaient évoqué à l'AFP à Bamako des menaces récentes d'Iyad Ag Ghali contre l'ONU. Selon une source diplomatique malienne, il a menacé "les éléments de la Minusma à Kidal, leur demandant de quitter les lieux".

Interrogée sur le sujet mardi matin, une source sécuritaire de la mission onusienne avait répondu: "Effectivement, à la suite de menaces précises de la part de Iyad Ag Ghali, notre équipe à Kidal a redoublé de vigilance". "Nous avons plusieurs plans, dont une possible évacuation, mais nous n'en sommes pas là", a-t-elle dit, sans plus de détails.
"L'islamiste malien Iyad Ag Ghali a mis sa menace à exécution en faisant attaquer le camp de la mission de l'ONU à Kidal" mardi soir, a dit une deuxième source sécuritaire au sein de la Minusma.

http://www.lorientlejour.com/article/889939/mali-le-camp-de-lonu-a-kidal-attaque-a-la-roquette-un-casque-bleu-tue-minusma.html
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MessageSujet: Re: Intervention militaire au Mali - Opération Serval   Mer 8 Oct 2014 - 14:19

Citation :
Sahel: Washington ne présentera pas l'addition à la France  



Encore un petit coup de French bashing?

Selon une dépêche de Reuters (de vendredi dernier), les Etats-Unis continueront à épauler militairement les forces françaises au Sahel, mais Paris devra à l'avenir rembourser les frais engagés par Washington... "Faux", assure-t-on dans l'entourage du ministre français de la Défense qui était aux USA en fin de semaine dernière. Cette rumeur a même "été démentie par la Maison-Blanche".

On s'en souvient, l'armée américaine a donné de sérieux coups de pouce aux militaires français depuis le début de l'intervention de la France au Sahel. Transport aérien (voir photo ci-dessus prise dans un C-17 US en 2013), renseignement, ravitaillement en vol etc: l'aide, dont le montant n'a pas été précisé, est appréciable.

Et l'on se souvient aussi que Barack Obama avait donné, en août, son feu vert à une (petite) aide militaire de 10 millions de dollars à la France pour la soutenir dans "ses opérations antiterroristes" au Mali, au Tchad et au Niger. D'ailleurs, une autre enveloppe serait la bienvenue!

http://lignesdedefense.blogs.ouest-france.fr/archive/2014/10/03/sahel-washington-presentera-desormais-l-addition-a-la-france-12518.html
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MessageSujet: Re: Intervention militaire au Mali - Opération Serval   Mer 8 Oct 2014 - 14:40

Citation :
L’ONU va « durcir le dispositif » de sa mission au Mali

Posté dans Afrique, Opérations par Laurent Lagneau Le 08-10-2014


Les casques bleus de la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations unies pour la stabilisation au Mali (MINUSMA) ont encore été la cible de groupes terroristes, le 7 octobre. Cette fois, c’est le camp de Kidal, situé dans le nord-est du pays qui a été visé par au moins 4 tirs de roquettes. Le bilan provisoire fait état d’un soldat sénégalais tué et d’un blessé léger.

Cette nouvelle attaque contre la MINUSMA a eu lieu 4 jours après une embuscade qui a coûté la vie à 9 casques bleus nigériens, dans la région de Kidal. Elle a été revendiquée, plus tard, par le Mouvement pour l’unicité et le jihad en Afrique de l’Ouest (Mujao), qui fait cause commune avec le groupe commandé par Mokhtar Belmokhtar, en rupture de ban avec al-Qaïda au Maghreb islamique.

S’agissant des tirs de roquettes contre le camp de l’ONU à Kidal, qui abrite aussi des militaires français, tout porte à croire qu’ils ont été effectués par le groupe Ansar Dine, dirigé par Iyad Al Ghali, qui a refait surface en juillet dernier après s’être fait très discret au moment de l’intervention française au Mali de janvier 2013. Ces derniers jours, ce dirigeant jihadiste avait demandé à la MINUSMA de quitter ses positions. Suite à ces menaces, les casques bleus avaient redoublé de vigilance. Mais pas suffisamment…

Depuis le lancement de la mission de l’ONU au Mali, en juillet 2013, 30 casques bleus ont été tués lors d’attaques attribuées à des groupes jihadistes. Et, encore une fois, le Conseil de sécurité des Nations unies a condamné celle de Kidal et réaffirmé son soutien à la MINUSMA et aux forces françaises qui l’appuient (ndlr, 1.000 hommes principalement déployés à Gao dans le cadre de l’opération Barkhane).

En outre, le Conseil de sécurité a également au gouvernement malien de trouver les auteurs de cet attentat et de les poursuivre en justice ainsi qu’aux groupes armés indépendantistes présents dans le nord du pays à respecter leur engagement pris le 16 septembre dernier à Alger visant à coopérer avec l’ONU afin d’éviter les attaques contre les casques bleus.

Reste que cette situation suscite quelques tensions au sein de la MINUSMA, le Tchad, qui a perdu 10 soldats en septembre, ayant menacé de retirer son contingent. Finalement, N’Djamena n’en fera rien – pour le moment – et le chef des opérations de maintien de la paix de l’ONU, Hervé Ladsous, a annoncé un « durcissement » du dispositif au Mali.

« Ça n’est plus un contexte de maintien de la paix. Ça nous impose évidemment de prendre toute une série de mesures qui sont déjà décidées, qui sont en train d’être appliquées pour durcir nos bases, durcir nos protections », a ainsi affirmé M. Ladsous lors d’une conférence de presse donnée le 7 octobre.

« Nous sommes en train de déployer davantage d’engins contre les mines, contre les explosifs, de faire venir davantage de véhicules blindés », a-t-il ajouté. Il est question d’adopter un système de rotation des contingents, comme l’avait d’ailleurs demandé les autorités tchadiennes, qui estimait que leurs troupes étaient plus exposées que les autres.

« J’ai déjà également commencé à prendre les dispositions pour déployer au-dessus du ciel malien des drones de surveillance aérienne de longue », a encore indiqué M. Ladsous. De tels engins – des Selex ES Falco – ont été utilisés pour la première fois en décembre 2013 par une mission des Nations unies au Nord-Kivu. Enfin, il a aussi dit souhaiter un renforcement de la coopération avec la force française Barkhane.

En juin dernier, un rapport du secrétaire général de l’ONU, Ban Ki-moon, déplorait déjà le manque de moyens de la MINUSMA, notamment dans les domaines du transport aérien et des hélicoptères. « Les attaques disproportionnées, les engins explosifs improvisés et les enlèvements constituent une menace constante à l’encontre du personnel des Nations unies », y était-il affirmé. La suite lui a malheureusement donné raison.


http://www.opex360.com/2014/10/08/lonu-va-durcir-le-dispositif-de-sa-mission-au-mali/
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MessageSujet: Re: Intervention militaire au Mali - Opération Serval   Jeu 16 Oct 2014 - 20:53

Citation :
Barkhane : Point de situation du 16 octobre

Mise à jour : 16/10/2014 14:56


Point de situation sur les opérations de la force Barkhane, engagée dans la bande sahélo-saharienne (BSS), du 9 au 16 octobre 2014



Cette semaine a été marquée par la neutralisation par les forces françaises d’un important convoi d’armement d’AQMI progressant en direction du Nord Mali, dans la nuit du 9 au 10 octobre. Une action combinée de troupes au sol et d’appuis aériens a permis de stopper et neutraliser ce convoi. Plus de 2 tonnes d’armement ont été saisies parmi lequel des armes anti-char, des roquettes, des mitrailleuses et des stocks de munitions. Plusieurs terroristes ont été neutralisés dont une partie a été capturée.

Déployé dans la ville d’Aguelhok du 4 au 11 octobre, le détachement de liaison et d’appui opérationnel (DLAO) 5 y a effectué quatre patrouilles conjointes avec les militaires tchadiens de la MINUSMA. Ce DLAO basé à Tessalit a ainsi réaffirmé la présence française dans le Nord du Mali et participé à l’entraînement et à la formation des soldats tchadiens de la MINUSMA basés à Aguelhok.



Le 12 octobre, le colonel Journe, chef de corps du 3eme régiment parachutiste d’infanterie de marine, a succédé au colonel Dirou, chef de corps du 4ème régiment de chasseurs, à la tête du groupement tactique désert Est (GTD-E) basé à N’Djamena. Ce dernier est principalement armé par le 3èmeRPIM a, le 1erRHP, le 35èmeRAP et la BA 120.

Le 9 octobre, le colonel Jean-Michel Luccitti, représentant du général commandant l’opération Barkhane à Gao, a inauguré un projet de rénovation de l’école Sœur Geneviève, rénovation à laquelle des militaires français ont pris part du 6 septembre au 6 octobre, aux côtés d’artisans maliens. Le GTD-O basé à Gao est actuellement engagé dans six actions civilo-militaires dans le Nord du Mali.



Sources : Etat-major des Armées
Droits : Ministère de la Défense


http://www.defense.gouv.fr/operations/barkhane/actualite/barkhane-point-de-situation-du-16-octobre
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MessageSujet: Re: Intervention militaire au Mali - Opération Serval   Mer 22 Oct 2014 - 19:29

Citation :
A Kidal, l’armée française est confrontée « aux limites de l’efficacité militaire »

Le Monde.fr | 22.10.2014 à 13h00 • Mis à jour le 22.10.2014 à 16h22 |
Par Nathalie Guibert ((Kidal, envoyée spéciale))  




Le général Jean-Pierre Palasset a pris au mois d’août la tête l’opération militaire française la plus ambitieuse depuis la deuxième guerre mondiale, en ce qu’elle couvre une région qui correspond à la taille de l’Europe : le Sahel, de la Mauritanie jusqu’au Tchad. Avec l’opération « Barkhane », il commande 3 000 hommes, ce qui en revanche, à cette échelle, semble une goutte d’eau. Mais dans cette opération antiterroriste, une guerre dont le nerf est la liaison satellite, le général ne reconnaît qu’une impuissance : Kidal.

La ville touareg de l’extrême nord du Mali, où il s’est rendu lundi 20 octobre, représente « un axe d’effort », admet le général. L’insécurité y règne toujours, depuis le début de l’intervention française contre Al-Qaida au Maghreb islamique et les groupes affidés, Ansar Eddine et le Mujao, qui ont manqué de prendre Bamako en janvier 2013. Paris aurait voulu que ses soldats soient partis de Kidal depuis bien longtemps.

Le 7 octobre, une attaque au mortier de 81 mm – une arme française, récupérée on ne sait où – a visé le camp militaire que se partagent, à l’écart de la ville, trente soldats de Barkhane et mille casques bleus de la force de l’ONU Minusma, tuant l’un d’eux. Des sept impacts, deux ont touché les installations du détachement français, sans gros dégâts.

Le 12 octobre, une mine belge de 6 kilos explosait à 800 mètres du camp français, coupant les deux jambes d’un cadre du Mouvement national de libération de l’Azawad (MNLA) qui tenait un des check points de la ville. Un règlement de compte entre groupes locaux, selon les militaires français.

Les mines arrivent du nord du Sahel, en provenance des trafics et des arsenaux pillés de Kadhafi, parmi d’autres munitions, cartouches chinoises ou roquettes russes de 122 mm. Car « tout passe par Kidal, comme l’on dit ici », rappelle le capitaine Cyrille S.. « Après cet épisode, nous avons suggéré aux mouvements touareg d’étendre le couvre-feu », explique-t-il. Depuis une semaine, sortir est donc interdit de 18 heures à 6 heures, au lieu de 23 heures précédemment. Le MNLA, le Haut conseil pour l’unité de l’Azawad (HCUA) et le Mouvement arabe de l’Azawad (MAA), les trois mouvements signataires du cessez-le-feu en cours avec Bamako, arment conjointement les quatre check points de la ville. Ils sont censés contrôler le recensement des armes en circulation. Et le couvre-feu.

« CELA FAIT VINGT ANS QU’IL Y A UN PROBLÈME TOUAREG À KIDAL »

Dans la foulée de cet incident, les soldats du capitaine Cyrille S. ont participé à une importante opération en ville, au cours de la nuit du 17 au 18 octobre. Tandis qu’ils sécurisaient la zone d’intervention, les forces spéciales françaises ont arrêté trois combattants dont l’identité n’a pas encore été révélée, et saisi un très important stock d’armes.

Ces jours-ci, les cadres des « groupes signataires » se sont rendus à Alger pour un troisième round de négociations avec Bamako. Le processus piétine et la période est propice à la surenchère. « Ce n’est pas moi qui dois avoir du résultat à Kidal, ce sont les politiques », s’exclame le général Palasset. « Cela fait vingt ans qu’il y a un problème touareg à Kidal, il serait bien arrogant de ma part de prétendre vouloir le résoudre ». La principale action que mène inlassablement la force Barkhane avec la Minusma, ici, est donc d’« éviter que reprennent les hostilités entre les groupes signataires et Bamako ». Aux Tchadiens et Sénégalais de la Minusma, la ville. Aux Français, les alentours, plus dangereux, dans un rayon d’une vingtaine de kilomètres.

Mais à Kidal, comme le rappelle le colonel T., un gradé tchadien de la Minusma présent ce jour-là, « on ne sait pas qui est qui ». Les groupes touaregs négociateurs circulent avec leurs armes depuis qu’à la mi-mai, après la visite du premier ministre Moussa Mara et les incidents qui en ont découlé, ils ont quitté leur cantonnement. Les accrochages avaient fait une cinquantaine de morts dans les rangs des soldats maliens. Le président mauritanien Aziz avait obtenu que les hostilités cessent au prix d’un nouveau départ sans gloire des forces maliennes et de leurs tout nouveaux bataillons formés par l’Union européenne.

Depuis, leurs soldats sont partis ; dans le nord du pays, l’armée nationale ne monte plus au-delà de al-Mustarat à une journée de route de Kidal. A Tessalit, le bataillon Sigui reste cantonné.

« TRAQUER LES TERRORISTES »

Quant aux djihadistes et criminels locaux, racontent les militaires français, ils ont trois drapeaux dans leurs poches. Quand ils sont arrêtés, tout aussi armés, ils sortent, selon l’humeur, qui celui du MNLA, qui celui du HCUA ou du MAA. Dans les petits véhicules blindés français, les soldats qui patrouillent tous les jours ont affiché des fiches techniques. « On arrive là aux limites de l’efficacité militaire », convient le général Palasset.

Cela ne veut pas dire que de nouvelles opérations « coup de poing » n’auront pas lieu dans le nord du Mali. L’état-major de Barkhane, depuis N’Djamena, est chargé de les planifier et Paris les veut nombreuses pour empêcher les groupes terroristes de reprendre racine. « L’efficacité, c’est ce que Barkhane fait : traquer les terroristes », estime le colonel tchadien. Les soldats du président Idriss Déby sont ceux sur lesquels comptent les Français. Depuis un an et demi, les combats au nord Mali ont tué 54 Tchadiens et en ont blessé 107 autres. N’Djamena a cependant décidé d’augmenter son contingent ; il comptera bientôt 1 400 soldats, répartis entre Kidal, Tessalit et Aguelhok.

Du « camp numéro 2 » dans lequel les soldats de français sont installés, un ancien bâtiment de terre rouge à étage de l’armée malienne, on a une bonne vue sur le désert et la ville. L’installation demeure très sommaire et va faire l’objet d’aménagements. Le camp de la Minusma lui va s’agrandir. Un hôpital militaire doit être installé.

http://www.lemonde.fr/afrique/article/2014/10/22/a-kidal-l-armee-francaise-est-confrontee-aux-limites-de-l-efficacite-militaire_4510545_3212.html
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MessageSujet: Re: Intervention militaire au Mali - Opération Serval   Mer 22 Oct 2014 - 20:36

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MessageSujet: Re: Intervention militaire au Mali - Opération Serval   Dim 26 Oct 2014 - 14:26

Citation :
dimanche 26 octobre 2014
 
Tiens des Caïman



Les hélicoptères promis à l'opération Barkhane débarquent à Dakar dans quelques heures, où ils séjourneront un certain temps, avant de rallier leur base finale à Gao (Mali) à la mode trans-saharienne. On ignore pourquoi ce mode de déploiement étonnant a été retenu : jusqu'alors les hélicoptères n'arrivaient pas au Mali par leurs propres moyens, mais en avion-cargo.


Ces appareils devraient être disponibles pour les opérations début novembre.
Un Transall venu spécialement du Mali apportera les pièces de rechange nécessaires pour pallier d'éventuels soucis mécaniques.
La logistique a été la première déployée à Gao il y a quelques jours via deux rotations d'Antonov An-124.
Le Caïman apporte une sécurité supplémentaire à ses occupants grâce à des sièges anti crash et un système d'autoprotection qui n'est donc pas du luxe, quand on retrouve un missile SA-7 en état de marche dans un convoi d'armes djihadiste descendant de Libye.
La France est une des derniers pays du programme NH90 à recevoir la version terrestre. 68 ont été commandés, soit la moitié de la cible initiale du programme (133).

Les livraisons ont commencé en 2011. L'opération Barkhane est leur première opex.
Après quelques déconvenues, la marine a également, de son côté, prévu de déployer son premier Caïman Marine en opérations réelles, avec le Forbin : ce sera cet hiver.

http://lemamouth.blogspot.fr/2014/10/tiens-des-caiman.html
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MessageSujet: Re: Intervention militaire au Mali - Opération Serval   Dim 26 Oct 2014 - 18:56

Citation :
COMMUNIQUE- Nouvelle attaque contre la MINUSMA à Kidal- Bilan: 3 casques bleus blessés

25 octobre 2014, 08:06


Bamako, 25 Octobre 2014: Les forces de maintien de la paix de la MINUSMA ont été aujourd’hui la cible d'une nouvelle attaque terroriste à l'engin explosif à Kidal.

L’explosion a eu lieu  à 12 km sud-ouest de la ville de Kidal, sur laroute liant la ville à Anéfis, lors du passage d'un convoi  de la MINUSMA transportant de l'eau. Le bilan de l'attaque est de trois casques bleus blessés du contingent sénégalais, dont deux blessés graves et qui seront transférés aujourd'hui à Dakar pour traitement médical.

La MINUSMA condamne avec fermeté cette attaque contre les soldats de la paix et souhaite un bon rétablissement aux casques bleus blessés.

"Les responsables de ces crimes odieux et totalement injustifiables doivent savoir qu'ils répondront de leurs actes", a souligné M. David Gressly, le Représentant Spécial Adjoint du Secrétaire Général des Nations Unies au Mali et officier en charge de la MINUSMA.

"Les groupes armés doivent agir par des actions concrètes sur leur engagement de prévenir les attaques contre la MINUSMA", a déclaré M. Gressly.

M Gressly a réitéré la détermination de la MINUSMA "à s'acquitter de son mandat en soutien au Mali et à son peuple dans leur quête d'une paix, stabilité et réconciliation durables."


https://www.facebook.com/notes/mission-des-nations-unies-au-mali-minusma/communique-nouvelle-attaque-contre-la-minusma-%C3%A0-kidal-bilan-3-casques-bleus-bles/647306402053496  
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MessageSujet: Re: Intervention militaire au Mali - Opération Serval   Lun 27 Oct 2014 - 19:20

Citation :
La Mission des Nations unies au Mali fait une mise au point

Posté dans Afrique, Opérations par Laurent Lagneau Le 27-10-2014


Dans un entretien donné à RFI et pour expliquer le renforcement des effectifs militaires français à Tessalit, le ministre de la Défense, Jean-Yves Le Drian, a affirmé que la recrudescence d’actes terroristes dans le nord du Mali était « en partie liée au retard pris par la Minusma [ndlr, Mission des Nations unies au Mali] pour se déployer sur l’ensemble du territoire malien ».

« Le nord du Mali est fragilisé parce que la Minusma n’a pas été au rendez-vous au moment où il le fallait. (C’est pourquoi) les forces françaises vont prendre le relais, à Tessalit en particulier, de façon intérimaire », a-t-il affirmé.

La semaine dernière, une « source française » avait affirmé que seulement 22% des effectifs de la Minusma étaient déployés au-delà de la boucle du Niger. Ce chiffre a ensuite été repris par les différentes dépêches. Or, il a été démenti, ce 27 octobre, par la mission onusienne.

« Depuis son établissement, la Minusma a intensivement poursuivi son déploiement dans le nord du Mali, tant au niveau humain (déploiement de la Force de la Minusma) que logistique (établissement de camps), et ce, conformément à son mandat », a-t-elle fait valoir. Et d’insister : « Laisser croire que ‘uniquement 22% des casques bleus de la Minusma sont au nord de la boucle du Niger’ est une contre-vérité ».

Après avoir apporté un démenti, la Minusma a apporté des précisions. « À ce jour, sur un total de 8.250 casques bleus présents au Mali, 6.600 sont déployés au nord de la boucle du Niger dans les localités de Diabaly, Gao, Goundam, Tombouctou, Aguelhok, Ansongo, Menaka, Kidal et Tessalit ». Soit environ 80% de ses effectifs. « De plus, dans les semaines à venir, avec l’arrivée de nouveaux contingents, ce ratio sera revu à la hausse », a-t-elle fait valoir.


http://www.opex360.com/2014/10/27/la-mission-des-nations-unies-au-mali-fait-mise-au-point/
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MessageSujet: Re: Intervention militaire au Mali - Opération Serval   Mer 29 Oct 2014 - 20:47

Citation :
Mali : "violent accrochage" entre la force française Barkhane et "un groupe armé terroriste"

Les forces françaises au Mali ont subi un violent accrochage avec un groupe terroriste "de type Aqmi", a confié le ministre de la Défense.


par La rédaction numérique de RTL , Avec AFP  publié le 29/10/2014 à 16:51


Un "violent accrochage" a opposé dans la nuit la force française Barkhane à un "important groupe armé terroriste de type Aqmi" dans le nord du Mali, a annoncé mercredi 29 octobre le ministre de la Défense Jean-Yves Le Drian, précisant que les "combats viennent de s'achever".

"Cette nuit, dans le cadre d'une opération planifiée de lutte contre les mouvements djihadistes au nord Mali, un violent accrochage a opposé dans le massif de Tigharghar la force Barkhane à un important groupe armé terroriste de type Aqmi. A l'heure où je vous parle, les combats qui se sont déroulés dans la vallée de l'Ametetai viennent à peine de s'achever", a déclaré le ministre aux députés au début de la discussion sur le budget 2015 de la Défense.

1.400 hommes au Mali

Sans donner plus de précisions, notamment sur d'éventuelles victimes, Le Drian a salué à cette occasion "le courage et la détermination de nos soldats au service de la sécurité de notre pays", à l'heure où "nos armées en ce moment sont sur plusieurs théâtres difficiles pour des missions essentielles pour notre sécurité".

Trois mois après sa mise en place, la force française Barkhane (du nom d'une dune) se concentre sur deux fronts face aux djihadistes du Sahel, afin d'enrayer leur résurgence au Mali et de les couper de leurs bases arrières libyennes.

La France, qui a réduit à 1.400 hommes ses effectifs au Mali, renforce depuis quelques jours son dispositif dans le nord du pays, notamment à Tessalit dans l'Adrar des Ifoghas, après une série d'attaques meurtrières contre la mission de maintien de la paix de l'ONU (Minusma).


http://www.rtl.fr/actu/international/mali-violent-accrochage-entre-la-force-barkhane-et-un-groupe-arme-terroriste-7775073606
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charly
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MessageSujet: Re: Intervention militaire au Mali - Opération Serval   Mer 29 Oct 2014 - 20:51

Un sergent chef est mort pendant cet accrochage.

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« Je voudrais que les Français renouent avec cette idée simple selon laquelle ce n’est pas seulement un territoire qu’il leur faut défendre (…) mais aussi une façon d’être, une langue, une civilisation. Bref, l’ensemble d’un patrimoine dont nous sommes les héritiers. Et s’ils venaient à oublier ou à refuser cette idée, alors je craindrais beaucoup pour l’avenir de mon pays », plaidait François Léotard, peu suspect de sympathie avec des idées extrêmes.
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MessageSujet: Re: Intervention militaire au Mali - Opération Serval   Mer 29 Oct 2014 - 21:30

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MessageSujet: Re: Intervention militaire au Mali - Opération Serval   Mer 29 Oct 2014 - 22:49

charly a écrit:
Un sergent chef est mort pendant cet accrochage.

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Citation :
Sergent-chef Thomas Dupuy, mort pour la France

Posté dans Afrique, Forces aériennes, Forces spéciales, Opérations par Laurent Lagneau Le 29-10-2014




Engagé dans une opération visant le camp d’un groupe jihadiste dans le massif de Tigharghar, dans le nord du Mali, le sergent-chef Thomas Dupuy, du Commando Parachutiste de l’Air n°10, a mortellement été touché au cours des combats.

Né en 1982 à Toulouse, Thomas Dupuy a 23 ans quand il s’engage en qualité d’élève sous-officier au sein de l’armée de l’Air.

Nommé sergent à l’issue de sa scolarité à l’École des sous-officiers de l’armée de l’air de Rochefort, il rejoint l’Escadron des fusiliers commando de l’Air, à Dijon, pour y suivre sa formation spécialisée. Le 9 octobre 2006, il est affecté au CPA n°30 de Bordeaux-Mérignac, où il sert au groupe Rapace puis à la cellule MASA (mesures actives de sûreté aérienne) en qualité de tireur d’élite. Il intègre ensuite unu module « Personnel Recovery » (Récupération de personnel).

Au début de l’année 2007, il effectue une mission au Togo et assume les responsabilité de chef de poste de commandement de la protection. Deux ans plus tard, il est affecté au CPA n°10 d’Orléans et rejoint le groupe 12C en tant que chuteur opérationnel. Après un déploiement à Djibouti, il est engagé, en 2011, sur alerte dans la bande sahélo-saharienne (BSS) en qualité d’équipier groupe action.

« Il s’est particulièrement distingué en apportant un soutien sans faille à son chef, dans la préparation à l’engagement du groupe, lors d’un saut opérationnel à grande hauteur sur une zone d’opération tenue par des preneurs d’otages, tout cela dans des conditions difficiles et dans des délais extrêmement réduits », souligne le Sirpa Air.

Grâce à ses qualités de combattant et son comportement toujours exemplaire, il est cité en exemple et reçoit la Croix de la Valeur Militaire avec étoile de bronze. Toujours en 2011, le jeune sous-officier s’est une nouvelle fois distingué en Afghanistan. Une fois, pris à partie par des insurgés au cours d’une mission d’infiltration en territoire hostile, il a pu appuyer efficacement le désengament « d’éléments amis ». Plus tard, il rispostera efficacement alors que son groupe est pris sous le feu des rebelles. Il sera toutefois blessé par des éclats de roquette. Son comportement, encore exemplaire, lui vaudra ’attribution de la Croix de la Valeur militaire avec étoile d’argent.

Promu sergent-chef en juillet 2013, il avait rejoint le Mali depuis le 2 août dernier. Comme l’indiquait le communiqué du ministre de la Défense, il était « un spécialiste reconnu dans des domaines aussi variés que l’appui aérien, les transmissions opérationnelles et le saut à ouverture très grande hauteur ». D’après sa hiérarchie, il était aussi un « élément incontournable de son groupe » et un « camarade apprécié de tous ».

Le sergent–chef Thomas Dupuy était titulaire de la Croix de la Valeur militaire avec étoile d’argent et étoile de bronze, de la médaille d’outre-mer agrafe Sahel et République de Côte d’Ivoire, de la médaille d’argent de la défense nationale et la médaille des blessés.


http://www.opex360.com/2014/10/29/sergent-chef-thomas-dupuy-mort-pour-la-france/
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MessageSujet: Re: Intervention militaire au Mali - Opération Serval   Mer 29 Oct 2014 - 23:03

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MessageSujet: Re: Intervention militaire au Mali - Opération Serval   Ven 31 Oct 2014 - 16:59

Citation :
Vaste offensive française dans le nord du Mali



Après la mort d'un sous-officier la veille, les soldats de la force Barkhane étaient jeudi encore engagés dans de violents combats contre les djihadistes.

Ce n'est pas dans les habitudes, mais cette fois-ci l'opération avait été annoncée de longue date. Pour faire face à la résurgence et à la réorganisation des combattants islamistes dans le nord du Mali, Paris avait décidé de lancer une offensive.

L'objectif visé est l'Adrar du Tigharghar, une zone montagneuse du nord-est du pays, et plus précisément l'Ametettaï. Cette vallée est un sanctuaire djihadiste, une oasis où l'on trouve de l'eau et de l'ombre dans un terrain qui ne laisse ailleurs que des cailloux. En mars 2013, au plus fort de l'opération Serval, ces gorges transformées en bunker par al-Qaida avaient été le théâtre de dix jours d'intenses combats entre soldats français et islamistes. Selon les renseignements amassés, environ 200 militants y ont été de nouveau repérés, «un nombre important pour ce type d'organisation», souligne-t-on au ministère de la Défense.

Déploiement très lent des Casques bleus

Baptisée «Tudelle», l'opération, qui mobilise plusieurs centaines d'hommes de la force Barkhane, a commencé au début de la semaine. Comme en 2013, les forces ont entouré l'Adrar du Tigharghar, bloquant les issues des vallées au sud et à l'ouest. Mercredi à l'aube, une équipe des forces spéciales était lancée contre un campement de plus d'une trentaine de djihadistes, regroupés au fond d'une vallée voisine de l'Ametettaï.

Très bien armés, les islamistes se sont engagés dans un «violent accrochage» où le sergent-chef Thomas Dupuy devait trouver la mort. Ce soldat du commando parachutiste de l'air (CPA) numéro 10 est le dixième militaire français tué au Mali. Deux autres soldats français devaient être blessés. Dans l'assaut, une quinzaine de djihadistes étaient «neutralisés». Les islamistes restants trouvaient refuge dans des grottes ou dans des failles. Jeudi dans l'après-midi, les troupes françaises attaquaient ces derniers bastions. «Les combats continuent, mais nous avons l'avantage», résumait-on à l'état-major. Ce coup de main fait partie d'une attaque plus vaste. En parallèle, le gros des détachements de Barkhane a commencé à entrer dans la vallée de l'Ametettaï. Le ratissage se poursuivait jeudi et devrait durer encore plusieurs jours.


«Les collusions qui existent entre groupes rebelles et groupes djiha­distes sont très nombreuses, si bien qu'il devient extrêmement difficile de distinguer qui est qui»

Mathieu Pellerin, chercheur à l'Ifri


Tudelle démontre que la menace islamiste est loin d'être écartée au Mali. Pour les experts français, ce n'est pas une surprise. «Nous savions qu'ils reviendraient», souligne-t-on au ministère de la Défense. Mais la rapidité de cette réorganisation était moins attendue. Al-Qaida au Maghreb islamique (Aqmi) et ses alliés, le groupe touareg Ansar Dine, ont d'abord profité du déploiement très lent des forces de l'ONU (Minusma). En dépit des pertes subies - vingt morts -, les Casques bleus, par manque d'équipement et d'effectifs, ont laissé le champ libre aux islamistes. D'où ce puissant réengagement français. Mettant à profit cette vaste zone, où trois frontières (Mali, Niger, Algérie) permettent de fuir rapidement, les militants se sont discrètement infiltrés. «Ils s'adaptent continuellement à la situation et gagnent en discrétion dans leurs déplacements, désormais à moto principalement, et dans leurs modes de communication, utilisant de moins en moins leurs téléphones», souligne Mathieu Pellerin, chercheur à l'Ifri.

Paris se devait aussi d'attendre avant d'attaquer. À l'automne, des négociations étaient en cours en Algérie entre les partis touaregs et le gouvernement de Bamako. «On ne pouvait prendre le risque de tout faire capoter», détaille un diplomate. De fait, «les collusions qui existent entre groupes rebelles et groupes djihadistes sont très nombreuses, si bien qu'il devient extrêmement difficile de distinguer qui est qui», explique Mathieu Pellerin. Cet amalgame est symbolisé par les recrutements d'Aqmi. Si les Arabes y restent nombreux, les groupes locaux, plus ou moins liés à Ansar Dine, seraient en fait les plus actifs.

http://www.lefigaro.fr/international/2014/10/30/01003-20141030ARTFIG00362-vaste-offensive-francaise-dans-le-nord-du-mali.php#
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MessageSujet: Re: Intervention militaire au Mali - Opération Serval   Jeu 6 Nov 2014 - 17:11

Citation :
Barkhane : point de situation du 6 novembre 2014

Mise à jour : 06/11/2014 15:51


Point de situation sur les opérations de la force Barkhane, engagée dans la bande sahélo-saharienne (BSS), du 30 octobre au 6 novembre 2014



Dans le Nord du Mali, la force Barkhane vient d’achever l’opération de lutte contre les terroristes lancée le 28 octobre. Dénommée Tudelle, cette opération majeure a engagé environ 400 militaires et une centaine de véhicules. Elle a mobilisé des moyens aériens et d’ISR1.

Elle a principalement consisté en des actions de contrôle de zone dans la durée et des fouilles de caches potentielles.

Elle a permis la neutralisation de 24 terroristes et la capture de deux autres. A cette occasion, plusieurs véhicules adverses ont été détruits et d’importantes quantités d’armement ont été saisies, ainsi que du matériel destiné à fabriquer des bombes pour mener des attentats (IED et vestes suicide bomber).

Cette opération a permis d’affaiblir les réseaux terroristes opérant dans le Nord Mali et desserrer l’étreinte qu’ils exercent sur la population de cette région.

C’est lors de cette opération que, le 29 octobre, l’adjudant Thomas DUPUY est mort au combat.



Le 3 novembre 2014, deux hélicoptères NH90 Caïman sont arrivés à Gao, au Mali. Partis le 28 octobre du 1errégiment d’hélicoptères de combat (1erRHC) de Phalsbourg, ces hélicoptères relèvent deux PUMA du sous-groupement aéromobile (SGAM) du fuseau ouest de la force, lui permettant ainsi de bénéficier du matériel de dernière génération en opérations.

Ces deux hélicoptères Caïman seront pleinement opérationnels après qu’ils auront bénéficié de quelques adaptations nécessaires à leur fonctionnement sur le théâtre sahélien. Les PUMA quant à eux rentreront en France à la fin du mois.

L’opération Barkhane regroupe 3 000 militaires dont la mission, en partenariat avec les pays du G5 Sahel, consiste à lutter contre les groupes armés terroristes dans la bande sahélo-saharienne.


Sources : État-major des armées


http://www.defense.gouv.fr/operations/actualites/barkhane-point-de-situation-du-6-novembre-2014
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MessageSujet: Re: Intervention militaire au Mali - Opération Serval   Ven 7 Nov 2014 - 19:50

Citation :
Les drones Reaper de l’armée de l’Air ont déjà dépassé les 2.000 heures de vol

Posté dans Afrique, Forces aériennes, Opérations par Laurent Lagneau Le 07-11-2014




En août dernier, les deux drones MALE (Moyenne Altitude Longue Endurance) MQ-9 Reaper, de l’escadron 1/33 Belfort, avaient effectué 1.400 heures de vol depuis leur première mission, réalisée le 14 janvier 2014, au-dessus du Mali.

Visiblement, le rythme opérationnel s’est accentué au cours de ces dernières semaines puisque les deux appareils mis en oeuvre depuis Niamey (Niger) ont désormais dépassé les 2.000 heures de vol pour le compte de l’opération Barkhane, lancée le 1er août.

« Engagés en amont du déclenchement des opérations menées dans la zone dans le cadre de la préparation Renseignement de l’espace opérationnel (PREO), les drones Reaper assurent dès le début des opérations, la permanence de la surveillance au cours d’une orbite continue, avec relèves de drones pouvant aller jusqu’à une centaine d’heures », explique l’État-major des armées.

Le Détachement Air (DETAIR) installé à Niamey utilise également des drones Harfang en complément des 2 Reaper, qui ne sont pas armés, contrairement à ceux utilisés par les forces américaines et britanniques. Un troisième appareil du même type devrait les rejoindre au début de l’année 2015.

« S’agissant du drone Reaper, un troisième vecteur du même type que ceux déployés actuellement devrait en principe parvenir en Afrique au tout début de l’année 2015. La même année verrait également la commande d’un deuxième système avec trois véhicules aériens. Nous espérons que l’armée de l’air américaine acceptera de nous céder du matériel d’occasion ou de modifier la programmation de la production en cours. Les discussions prennent bonne tournure, avec un soutien politique extrêmement fort du ministre. Comme les Américains ont eux-mêmes des matériels en Afrique, à Niamey, ils comprennent parfaitement l’utilité d’une collaboration. Nous sommes certains qu’ils feront les efforts nécessaires », avait expliqué Laurent Collet-Billon, le délégué général pour l’armement, lors de son passage devant la commission de la défense, à l’Assemblée nationale.

Comme l’on peut s’en douter, les drones du 1/33 Belfort ont été engagés dans l’opération Tudelle, menée récemment par 400 militaires de la force Barkhane dans le nord du Mali et au cours de laquelle l’adjudant Thos Dupuy a été tué.

Le compte-rendu de l’EMA précise que cette opération a permis de neutraliser 24 terroristes et d’en capturer deux autres. « Plusieurs véhicules adverses ont été détruits et d’importantes quantités d’armement ont été saisies, ainsi que du matériel destiné à fabriquer des bombes pour mener des attentats », a-t-il indiqué.


http://www.opex360.com/2014/11/07/les-drones-reaper-de-larmee-de-lair-ont-deja-depasse-les-2-000-heures-de-vol/
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MessageSujet: Re: Intervention militaire au Mali - Opération Serval   Sam 8 Nov 2014 - 13:27

Operation "Serval" in Mali












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MessageSujet: Re: Intervention militaire au Mali - Opération Serval   Sam 8 Nov 2014 - 15:52

Citation :
Armée française - opérations militaires OPEX (page officielle)

7 octobre 2014 à 7h45, sur la plate-forme opérationnelle de Gao au Mali, un spécialiste armement de l’aviation légère de l'armée de Terre (ALAT)
déverrouille le système de maintien du canon de 30mm de l'hélicoptère Tigre pour un nettoyage.

L’opération Barkhane regroupe 3 000 militaires dont la mission, en partenariat avec les pays du G5 Sahel, consiste à lutter contre les groupes
armés terroristes dans la bande sahélo-saharienne.



Crédits : Etat-major des armées / Armée de Terre
 
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MessageSujet: Re: Intervention militaire au Mali - Opération Serval   Lun 10 Nov 2014 - 19:57

Citation :
MINUSMA renforce ses positions au nord du Mali

10 novembre 2014, 07:53




Les soldats de la paix de la MINUSMA sont aujourd’hui déployés à plus de 90% hors de Bamako dans le nord du Mali. Plus spécifiquement, sur un total de 8250 Casques bleus (soldats) présents à  ce jour au Mali, 6 600 Casques bleus sont déjà déployés à Diabaly, Gao, Goundam, Tombouctou, Aguelhok, Ansongo, Menaka, Kidal et Tessalit.

Il y a quelques jours, l’Officier en charge de la MINUSMA David Gressly, s’est rendu dans le nord du pays à Kidal et Aguelhok, accompagné d’une délégation de la MINUSMA qui comprenait, entre autres, le Commandant de la Force, le Général Kazura et le Député de la Police des Nations Unies, le Colonel Jean François Voillot.

La délégation souhaitait constater les mesures qui avaient été prises en matière de renforcement de la protection des infrastructures, la progression des constructions, mais aussi rencontrer tout le personnel en place durement éprouvé ces dernières semaines afin de leur assurer du soutien sans faille de la Mission, et ce, à son plus haut niveau.

David Gressly précise que « l’objectif de cette Mission, c’est de voir de près les conditions de vie de notre Force, notre Police et notre personnel civil dans la région de Kidal. Nous voulons voir comment améliorer ces conditions. C’est également très utile de discuter avec tous les effectifs déployés sur le terrain. Nous avons également discuté des besoins de la population, comment mieux sécuriser cette zone…ça c’est vraiment bien passé ».

Importants travaux sur le terrain

A Kidal, la Mission a entrepris la construction de bunkers et d’un héliport dans son camp, en même temps que l’établissement de préfabriqués qui permettront de loger des centaines de soldats de la MINUSMA. Dans ce même camp, la Mission achève ces jours-ci la construction d’un hôpital qui était une haute priorité. Par ailleurs, la MINUSMA terminera dans les jours prochains la sécurisation du périmètre de la piste d’aviation de Kidal, ainsi que son éclairage. Des travaux, qui au vu des conditions sécuritaires, nécessitent une parfaite coordination avec les soldats de la paix ou les policiers en charge de sécuriser le périmètre.

De manière plus générale, l’insécurité et les intempéries ont des répercussions sur les activités de construction menées dans le nord du Mali, ce qui peut parfois limiter la progression des travaux entrepris par la MINUSMA et ses sous-traitants, comme l’illustre l’incident du 6 novembre dernier, durant lequel le camion de 3 membres de l’équipe d’un sous-traitants a heurté un engin explosif.

D’autres aménagements sont prévus pour accueillir en termes logistiques des missions de quelques semaines, comme les opérations spéciales menées par le contingent des Pays-Bas de la MINUSMA, l’idée étant de pouvoir accommoder ce personnel délocalisé temporairement de sa base de Gao vers Kidal pour des missions ponctuelles dans les meilleures conditions (sanitaires, sécurité, connectivité…).

Sous peu, une compagnie d’infanterie du contingent sénégalais prendra position dans ce camp, 175 soldats supplémentaires rejoindront les rangs de la MINUSMA à Kidal.

 

Les FPU (Formed Police Unit) du Benin rejoignent également le dispositif de la MINUSMA à Kidal dans les semaines à venir, alors qu’UNPOL (Police de la MINUSMA) disposera d’éléments supplémentaires à Mopti et Gao provenant d’autres contingents.

Cette arrivée en nombre d’effectifs supplémentaires nécessite la construction d’un deuxième Quartier général à Kidal pour la MINUSMA. La planification est actuellement en cours, le but est que le projet arrive à son terme en tout début d’année prochaine.

Poursuivant sa visite, la délégation de la MINUSMA s’est ensuite rendue à Aguelhok, pour y rencontrer les autorités locales, les commandants des contingents du Bangladesh et du Tchad,  et visiter les installations sur place. Des projets initiés par la MINUSMA sont actuellement cours et seront prochainement lancés dans plusieurs domaines tels que l’eau, l’électricité, ou la santé.

« Nous avons abordé les défis avec les autorités locales d’Aguelhok, mais aussi avec nos collègues sur place. De retour sur Bamako, un point sera fait pour accélérer nos renforcements, nos capacités, à Kidal, à Aguelhok mais aussi ailleurs. Je suis très optimiste, nous allons rapidement progresser sur ces dossiers afin de faire face aux défis actuels qui existent actuellement dans la région », a déclaré l’Officier en charge de la MINUSMA David Gressly.

A Aguelhok, MINUSMA déploie, tout comme à Tessalit et au travers de son contingent népalais, quatre équipes de déminage qui seront prochainement opérationnelles, et équipées d’ambulances blindées fournies par UNMAS. Au vu des conditions sécuritaires sur le terrain, un fonds spécial s’élevant à plusieurs millions de dollars a en effet été récemment affecté pour lutter contre les engins explosifs utilisés par les terroristes dans cette partie du pays.



A terme, 20 camps MINUSMA répartis dans le pays

La Mission est depuis plusieurs mois présente en dehors des grandes agglomérations et elle effectue régulièrement de longues patrouilles dans les zones rurales.

Afin de pouvoir opérer au mieux en dehors des principaux centres urbains, la Mission s’implante donc dans des endroits plus reculés et avance dans la construction de 9 camps supplémentaires (appelés « minor camps). En effet, outre ses 6 bases principales situées à Bamako, Mopti, Gao, Kidal, Tessalit et Tombouctou et les camps de plus petite taille comme ceux implantés à Aguelhok, Ansongo, Anefis, Ber, Léré, Douentsa, Gossi, Goundam, et Ménaka, la MINUSMA peut également établir des campements temporaires au besoin. La Mission se prépare à étendre davantage sa présence sur le terrain grâce à des moyens mobiles et statiques, comme le prévoit la résolution 2164 du Conseil de sécurité. Cette première tranche de travaux s’effectue dans des conditions souvent difficiles et quelquefois extrêmes, et elle s’étalera avant la prochaine saison des pluies.

Une deuxième phase de travaux est prévue à plus long terme : la construction de 5 camps supplémentaires dans d’autres endroits du pays est déjà en phase de planification.

Grâce à ces nombreux efforts conjugués, la MINUSMA a amélioré au cours de ces derniers mois sa capacité à protéger les populations de manière proactive, plus présente loin des centres urbains.




https://www.facebook.com/notes/mission-des-nations-unies-au-mali-minusma/minusma-renforce-ses-positions-au-nord-du-mali/655743147876488
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MessageSujet: Re: Intervention militaire au Mali - Opération Serval   Mer 12 Nov 2014 - 14:36

Citation :
Opération Barkhane : le Casa sanitaire monte en gamme à Gao

Le 11/11/2014 à 16h05, par Frédéric Lert


Le « Casa Nurse » est basé sur l’aéroport de Gao au Mali et peut intervenir sur l’ensemble du territoire malien. © Frederic Lert  


En direct de notre envoyé spécial au Mali.

Depuis le début de l’opération Serval au Mali et aujourd’hui encore avec l’opération Barkhane dans la BSS (bande sahélo-saharienne), l’armée de l’Air maintien en alerte sur le terrain de Gao, un Casa 235 équipé pour les évacuations sanitaires. Au départ de Gao, l’appareil peut rejoindre Tessalit au nord du Mali en 90 minutes et Niamey, au Niger, en un peu moins d’une heure. L’appareil est armé par un équipage de trois personnes et une équipe médicale composée d’un médecin, un convoyeur de l’air et un infirmier. Un chef de piste et six mécaniciens sont affectés à l’entretien de niveau 1.

Le Casa 235 peut emporter jusqu’à huit blessés couchés, ou un mix de blessés couchés et assis (une configuration evasan proposée et expérimentée par l’escadrille aérosanitaire). Pousse seringues, défibrillateur, respirateurs, équipement de monitoring etc. font partie de l’équipement embarqué. L’avion est également utilisé de temps à autre pour des missions de fret en direction des implantations de la force Barkhane. Des missions qui permettent également à l’équipage de garder la main en pratiquant, de jour comme de nuit, les différents terrains sommaires de la région. Ces vols se font toutefois en gardant en permanence à bord les équipements médicaux et l’équipe médicale, pour être capable de répondre au pied levé à toute urgence.

Avant la fin du mois de novembre ce Casa 235-200 sera remplacé par un modèle -300 également en provenance du 1/62 Vercors. Les meilleures performances du Casa 235-300 permettront de lever les limitations dues à la chaleur, particulièrement pendant les mois d’été. A 33°C le nouveau Casa pourra décoller à sa masse maximale (16,5 tonnes), alors que l’appareil actuel est limité à 15 tonnes, avec une perte de charge utile de 100 kg par degré supplémentaire. Le -300 apportera également un confort accru pour les blessés, grâce à une pressurisation plus efficace : au niveau de vol 170 (17.000 ft) le Casa 235-300 est capable d’offrir une pression cabine équivalente à 4000 ft, contre 8000 ft pour le Casa 235-200. Le Casa 235-300 peut également rétablir une pression cabine équivalente à celle du sol jusqu’à 8000 ft d’altitude.

PHOTOS:
 
http://www.air-cosmos.com/2014/11/07/26625-operation-barkhane-le-casa-sanitaire-monte-en-gamme-a-gao
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MessageSujet: Re: Intervention militaire au Mali - Opération Serval   Mer 12 Nov 2014 - 21:36

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Intervention militaire au Mali - Opération Serval
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