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 Crise Malienne - risque de partition

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WRANGEL
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MessageSujet: Re: Crise Malienne - risque de partition   Mer 18 Mar - 10:32

http://www.lemag.ma/Mali-Pourquoi-l-Algerie-s-est-elle-empressee-d-annoncer-un-accord_a88976.html a écrit:

Mali : Pourquoi l'Algérie s'est-elle empressée d'annoncer un accord?


Bamako - Dès que l'Algérie a annoncé en fanfare un accord de paix au Mali, les observateurs aguerris ont, aussitôt, rétorqué que ce plan de sortie de crise portait, en lui-même, les germes de l'échec, du fait d'avoir volontairement négligé la dimension politique du dossier qui constitue le socle des revendications des principaux mouvements du Nord.

été présenté comme le signe du grand retour de l'Algérie sur la scène africaine allait s'avérer un fiasco aux conséquences désastreuses pour l'image des architectes de sa diplomatie, que l'on s'emploie à présenter comme renouvelée, conquérante et plus performante que jamais.

Et pour mener en bateau les partenaires internationaux, grossièrement induits en erreur sur un sujet aussi complexe que crucial pour l'ensemble du Sahel, les médiateurs algériens ont sciemment sous-estimé le pouvoir de résistance et la marge de manœuvre dont disposent les composantes de la Coordination des mouvements de l'Azawad (CMA).

Il est de notoriété publique que les groupes de la CMA ne pouvaient pas s'offrir le luxe de dévier de l'objectif pour lequel ils ont été mandatés par leurs bases, loin d'être tentés par les promesses d'essor économique émanant de l'Algérie, surtout qu'il suffit de franchir la frontière pour constater de visu le flagrant déficit de développement des localités du pays qui veut leur apporter bien-être et prospérité.

Au moment où les populations du Nord, essentiellement des Touaregs, réclamaient un statut d'autonomie, dans le cadre de la souveraineté du Mali, l'accord de paix, rédigé par les soins d'Alger, s'est tout simplement limité à prescrire la mise en place de la régionalisation et à mettre l'accent sur les questions de développement économique.

Cette approche réductrice aux yeux des partisans de l'Azawad a été vivement contestée par la CMA, qui a refusé catégoriquement de parapher le document, en dépit des pressions de toutes les couleurs exercées par la médiation.

Après un temps de réflexion et de concertation, les groupes de la CMA ont fini par juger l'accord d'Alger "insuffisant par rapport aux revendications du peuple de l'Azawad", en ce sens qu'il "ne prend pas suffisamment en compte les aspirations politiques profondes des populations".

En termes plus clairs, les bases de la CMA cherchent une reconnaissance politique et territoriale de leur entité. Les composantes de la Coordination, dont fait partie le Mouvement national de libération de l'Azawad (MNLA), principal groupe rebelle du Nord-Mali, ont exprimé, sans équivoque, cette vision depuis le déclenchement du processus de négociations, sous l'égide de l'Algérie, qui s'est vue reprocher, à maintes reprises, de faire peu de cas des idées formulées par les parties au dialogue.

La conception de la solution ainsi développée par les influents groupes touaregs ne devrait pas arranger les calculs de la partie algérienne, dont la ligne de conduite était foncièrement guidée par des considérations de géostratégie et conditionnée par des préoccupations d'ordre domestique.

C'est dans cette optique qu'il faudrait comprendre l'empressement de la diplomatie algérienne à clore ces négociations, aussi vite que possible. En s'arrogeant le monopole de la gestion des négociations inter-maliennes, l'Algérie avait surtout en tête d'échafauder une solution taillée sur mesure pour en faire un rempart contre les penchants autonomistes dans ses propres régions du Sud limitrophes du Mali et à dominante Touareg, mais aussi en Kabylie, porte-étendard des berbères dans le nord du pays.

Le stratagème des médiateurs algériens consistait à arracher, à tout prix, un accord qu'on pourrait "vendre" rapidement à la communauté internationale. Dans cette logique, les mouvements du Nord-Mali seraient mis devant le fait accompli et, par la force des choses, acculés à signer le document.

Au bout du compte, l'Algérie aurait fait d'une pierre deux coups: anéantir les espoirs d'autonomie des populations du nord-Mali, tout en leur faisant assumer l'entière responsabilité de tout échec à venir.

Car, si l'Algérie avait cautionné, comme le souhaitent les représentants de l'Azawad, une solution sur la base de l'autonomie au Mali, elle accorderait de facto un blanc-seing au projet présenté par le Maroc pour un règlement définitif du conflit du Sahara, dans le cadre de la souveraineté nationale et l'intégrité territoriale du Royaume.

De ce fait, la proposition marocaine gagnerait encore en crédibilité et, le cas échéant, deviendrait la voie indiquée pour prémunir les Etats contre la division et les dangers de morcellement. Justement, le temps aurait fini par donner raison au Royaume, qui mettait en garde, depuis de longues années, contre le vent du séparatisme dans la région.


Quand bien même l'Algérie continuera à s'entêter dans l'alimentation de ce différend, quitte à galvauder les intérêts de son propre peuple, certaines élites, aujourd'hui allégées des contraintes du +système+, commencent à prendre conscience de l'alarme tirée par le Maroc, qui se trouve conforté dans sa démarche par les événements survenus au cours des dernières années.

La lecture et l'analyse élaborées par les décideurs marocains de la situation dans la région semblent, en conséquence, les plus proches des réalités sur le terrain, parce qu'elles ne sont pas le fruit d'une velléité belliciste ou d'un quelconque esprit revanchard.

Au contraire, elles sont la quintessence d'une vision et d'une expertise forgées par le temps et aiguisées par l'épreuve nationale durant les années de la guerre du Sahara, avec son lourd tribut aux plans humain et économique.

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""Qu'importe que je sois de mauvaise foi puisque je lutte pour une cause juste.
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MessageSujet: Re: Crise Malienne - risque de partition   Mer 18 Mar - 12:05

Très bonne analyse. Notre proposition d'autonomie, depuis le début est perçue comme un piège mortel par les dirigeants algériens. Il ne la refuse pas parce qu'ils veulent l'indépendance de notre Sahara, mais pour sauver le leur.
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WRANGEL
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MessageSujet: Re: Crise Malienne - risque de partition   Mer 18 Mar - 14:44

Tel est pris qui croyait prendre...

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MessageSujet: Re: Crise Malienne - risque de partition   Jeu 19 Mar - 7:56

Citation :
Crise malienne :
Le président Keita jette des fleurs au Maroc et à Mohammed VI




Après le refus de la rébellion touareg de signer l’accord d’Alger, le président malien tente de renouer avec le Maroc. Détails.

Après un coup de froid de plusieurs mois dans les relations maroco-maliennes, le président Ibrahim Boubacar Keita jette des fleurs au royaume et à Mohammed VI. Il est même allé jusqu'à comparer le Maroc à un pays « développé », le « Japon de l’Afrique ».
Le timing de ces éloges n’est cependant pas innocent. Bamako a besoin plus que jamais de l’appui du Maroc afin de renforcer le fragile processus de paix en vigueur depuis deux ans. La menace d'un retour à la case départ plane suite au refus des Touaregs, réunis au sein de la Coordination des mouvements de l’Azawad, de parapher l’accord d’Alger que le gouvernement malien et quelques groupes armés ont signé le 1er mars, après consultation de leurs bases au nord du Mali.
Les Touaregs rejettent l’accord d’Alger
Hier à Kidal, en dépit de pressions européennes notamment françaises, la CMA a jugé que le document élaboré par les soins de la médiation algérienne est « fondamentalement insuffisant », exigeant que « la reconnaissance de l’Azawad en tant qu’entité politique, juridique et territoriale » soit clairement signifiée dans tout prochain projet d’accord. Les Touaregs ont, par ailleurs, transmis à une délégation européenne venue les rencontrer à Kidal, leurs dispositions à prendre part à de nouveaux rounds de négociations.
Ce rejet est un revers pour l’Algérie qui a usé de toute son influence pour convaincre les protagonistes de la crise malienne d’accepter qu’elle soit leur seul et unique interlocuteur régional. Après huit mois de pourparlers, l'accord n'est toujours pas complet. C’est également un revers pour la France qui souhaitait un dénouement heureux des discussions d’Alger avant la fin de janvier 2015.
« La perspective c'est janvier, avec la pression nécessaire pour que ça aboutisse », déclarait en décembre à des médias le ministre de la Défense Jean-Yves Le Drian. Le pari français sur la médiation algérienne a été réitéré par François Hollande à l’occasion d’un message, datant du 9 février, adressé à Abdelaziz Bouteflika. « Je souhaite vous réaffirmer mon plein soutien à la médiation algérienne dans le processus en cours au Mali (…) votre pays ne ménage pas ses efforts pour rapprocher les points de vue du gouvernement malien et des groupes armés et je vous félicite pour les progrès qui ont déjà été réalisés ».
Anticipant le refus des Touaregs de l’accord d’Alger, l’APS a complétement fait disparaitre un dossier de plusieurs articles consacré au dialogue intermalien. Sur le site de l'agence de presse algérienne, il ne reste que celui réservé aux pourparlers entre les factions libyennes.

http://www.yabiladi.com/articles/details/34368/crise-malienne-president-keita-jette.html

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MessageSujet: Re: Crise Malienne - risque de partition   Mar 14 Avr - 8:01

Citation :
Mali : Et si le Maroc avait raison …

Nombre de confrères suivirent ses pas, enfoncèrent le clou, en traitant de tous les noms d’oiseaux celui qui était considéré jusque-là comme un pays frère et ami. Mais, pourquoi toute cette agitation ?

Il se trouve que dans la journée du vendredi 10 avril 2015, le Ministre marocain des Affaires étrangères avait publié un communiqué relatif au processus de paix dans notre pays. Plus précisément, il était question de l’Accord d’Alger. Notons au passage qu’après plusieurs rounds de négociations dans la capitale algérienne, Alger, seule la signature d’un préaccord fut obtenue. Il s’agissait d’obtenir en réalité le retour de la paix dans les régions nord du Mali. Le gouvernement et les groupes anti-indépendantistes ont simplement paraphé le document. Les groupes armés, maitres sur le terrain, ont refusé de le faire.
C’est dans ce contexte qu’est publié le communiqué marocain. Ainsi, le Maroc a déploré un » recul préoccupant » du processus de paix en cours. » Le Royaume entretient des liens denses et séculaires avec le peuple malien dans toutes ses composantes, appelle à œuvrer dans le sens d’une solution de compromis qui préserve l’intégrité territoriale, l’unité nationale du Mali et répond aux aspirations de ses populations, y compris celles du nord « , pouvait-on lire dans le communiqué marocain.

Actualité aidant, le communiqué rappelle ceci : » Après une dynamique prometteuse sous la houlette de la CEDEAO, le dossier est désormais traité de manière opportuniste par des parties prenantes intéressées « . Or, pour le Maroc, » la solution ne saurait être imposée à coups de menaces, de manœuvres d’intimidations ou de chantage. Le Mali ne peut continuer à être comme une arrière-cour « .

Grosso modo, voilà la teneur du communiqué officiel marocain. Avec doigté, intelligence, le Maroc a pointé du doigt la direction du mal. Nulle part dans le communiqué, le nom d’un pays n’est cité. En tant que pays frère et ami, il n’avait fait qu’attirer l’attention des autorités et du peuple maliens.
Le porte-parole du gouvernement ne s’est pas trop trompé en indiquant ceci : » Le Gouvernement du Mali est disposé à donner tous les éclairages à ses amis et compte sur leur accompagnement en ces moments diificiles « .

Mais, le hic, c’est que l’intéressé ajouta : » Le gouvernement du Mali renouvelle sa confiance pleine et entière à l’équipe de la médiation internationale « .
Tout le monde sait que c’est l’Algérie qui est tête de file de cette médiation. Récemment, le Chef de l’Etat malien avait passé trois jours en Algérie, soi-disant pour une visite d’Etat. A son retour, c’est pourtant le silence radio du côté des autorités sur ce qu’il en est de la médiation algérienne, de ses avancées. Si avancées, il y avait.
Le plus surprenant, c’est que certains confrères en rajoutèrent les jours suivants. Le Maroc fut traité de tous les noms d’oiseaux. A la limite, il était question d’incident diplomatique, de bavure, d’injure, etc.

Le communiqué marocain a décidément fait couler de l’encre à Bamako. Nul ne s’est donné la peine de réfléchir un peu. L’on a vite oublié tous les efforts déployés par le Maroc en faveur du retour à la normale dans notre pays. N’était-ce pas le Maroc qui avait initié et bataillé au Conseil de Sécurité de l’ONU avec la France par l’envoi des troupes devant stopper l’avancée des jihadistes ? A-t-on déjà oublié cela ?
Par la suite, le Maroc n’avait pas hésité à offrir son espace aérien pour faciliter le passage des aéronefs de l’Armée française de l’opération Serval. Fait historique, la double visite du Chef de l’Etat marocain, Sa Majesté le Roi Mohammed VI, au Mali, au moment où notre pays était la risée du monde entier.

On le sait, les deux visites ont toutes été couronnées par la signature d’importants programmes de développement.
Cela dit, certains ont pensé que le Maroc était jaloux de la médiation algérienne. Que nenni ! Mieux que quiconque les Marocains savent bien que c’est l’Algérie qui entretenait les groupes armés au Maghreb et en Afrique subsaharienne.

La naissance, la vie et la survie du Front polisario, domicilié à Tindouf (sud-ouest de l’Algérie) prouvent à suffisance la capacité de nuisance des autorités algériennes. Malgré la proposition marocaine d’un règlement pacifique de cette question, à travers une large autonomie des régions, rien n’est fait pour les autres parties (Algérie, Polisario, …) pour avancer.
En ce qui concerne la crise malienne, faut-il rappeler que les hordes de bandits armés ayant quitté la Libye, n’ont trouvé meilleurs protecteurs que les Algériens. De la rébellion de 1990 à 2012 et après, il a toujours été question de l’Algérie. Le pays de Mokhtar Belmokhthar, Abou Zeïd et consorts, est le réservoir attitré des narcotrafiquants, des jihadistes, …
Tous les accords signés en Algérie ont été violés. Tamanrasset, Alger I (1991), Alger II ou III (2006) sont révélateurs.

Les tombeurs du Président ATT et certaines autorités actuelles ne trouvaient grâce aux yeux des Maliens qu’en fustigeant les accords de paix d’Alger. Il a même été dit, lors des campagnes de l’élection présidentielle, qu’on irait plus à Alger. Ne s’est-on pas dédit ?
B.KONE Source : Le Malien

http://maliactu.net/mali-et-si-le-maroc-avait-raison/

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MessageSujet: Re: Crise Malienne - risque de partition   Dim 19 Avr - 14:33

Citation :
Mali: la rébellion ne paraphe pas l’accord de paix d’Alger


19 avril 2015  


La rébellion à dominante touareg a refusé de parapher, en l’état, l’accord d’Alger pour la paix dans le nord du Mali, malgré les pressions de la communauté internationale qui continuait dimanche à exhorter les protagonistes à tous venir le signer le 15 mai à Bamako.

La médiation internationale conduite par l’Algérie a invité samedi toutes les parties à signer « l’accord pour la paix et la réconciliation » lors d’une cérémonie le 15 mai à Bamako, au terme de discussions entamées le 15 avril à Alger.

En dépit du refus de la rébellion à dominante touareg de parapher l’accord, le ministre algérien des Affaires étrangères, Ramtane Lamamra, a insisté dimanche sur sa signature le 15 mai « avec le soutien de la communauté internationale et la participation de tous les acteurs maliens », y voyant « une nouvelle page de l’histoire de ce pays ».

« Dans les accords internationaux, on prévoit le paraphe qui indique que la négociation est terminée, alors que la signature marque le début de la mise en oeuvre », a-t-il expliqué, selon un communiqué publié par l’Agence de presse algérienne (APS).

“« Nous avons eu le courage à Alger de prendre nos responsabilités face à la médiation internationale élargie aux USA », a déclaré pour sa part sur son compte Twitter un porte-parole de la Coordination des mouvements de l’Azawad (CMA, rébellion), en évoquant le refus de parapher l’accord.


Dans un message en arabe publié sur son compte Facebook, ce porte-parole fait état de « menaces » à l’encontre de la CMA, assurant que celles-ci ne feront que « renforcer l’adhésion du peuple de l’Azawad à sa cause », en référence à l’appellation du nord du Mali par les rebelles.

Un autre porte-parole de la CMA, Moussa Ag Assarid, joint par l’AFP dimanche, a affirmé que la rébellion avait « pris acte du communiqué de la médiation internationale » sur la signature le 15 mai à Bamako, précisant qu’elle ferait connaître sa position après le retour de la délégation à Alger.

Selon une source occidentale proche du dossier, les rebelles ont demandé, pour parapher le texte comme l’ont déjà fait le 1er mars le gouvernement et les groupes qui le soutiennent, une réouverture des discussions sur son contenu, exigence jugée inacceptable par Bamako et les représentants de la communauté internationale.

La CMA avait annoncé le 14 avril l’envoi d’une délégation à Alger « afin d’exposer, de vive voix, aux acteurs de la médiation internationale les raisons qui ne lui permettent pas de parapher le document », rappelant « les réserves pertinentes remises à la mission internationale, le 17 mars ».

Parmi les revendications présentées lors de cette rencontre dans son bastion de Kidal (nord-est) figuraient la « reconnaissance officielle de l’Azawad comme une entité géographique, politique et juridique », la création d’une assemblée interrégionale couvrant cette zone, et un quota de « 80% de ressortissants de l’Azawad » dans les forces de sécurité.


http://maliactu.net/mali-la-rebellion-ne-paraphe-pas-laccord-de-paix-dalger/
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MessageSujet: Re: Crise Malienne - risque de partition   Mar 21 Avr - 21:18

Il faut qu'ils tiennent bon !

Ah siiii on avait toujours une frontiére avec le Mali (maudits français!).

Ils vont humilier les algeriens s'ils tiennent bon.

Si j'avais un pouvoir je tenterai un coup de poker et je prendrais ouvertement parti pour le projet de l'Azawad que le Mali aille se faire voir il s'est pas géné pour reconnaitre le polisario pendant notre conflit avec.
De plus le combat de l'Azawad est juste ils en ont marre du pouvoir de ces bambaras que les francais ont mis a la tete de ce pays, alors que c'était eux les maitres avant.

Le Maroc pourrait retrouver un prestige immense au sahara s'il gagnait les populations de l'Azawad et tentait de les proteger personnelement.
Si on avait une frontiére, on les installerai au sahara et on leur donnerai tout le confort qu'ont les sahraoui aujourd'hui ils donneraient leur vie pour le Maroc en échange tellement ils seraient reconnaissant, ce pauvre peuple vie des famines, ils se font tuer pour un rien, ils vivent une vie vraiment misérable a cause de ces maudites frontieres coloniales.
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MessageSujet: Re: Crise Malienne - risque de partition   Mar 21 Avr - 21:33

Regardez moi ce reportage ce sont les arabes de l'Azawad (les arabes de l'azawad sont du même groupe que les sahraoui du Maroc, meme langue hassaniya, meme culture, meme discours que le polisario !!! 9atlouna, chardouna, isti9lal)
Hadi forssa ya L'maghrib !

https://www.facebook.com/mnlaachamour/videos/vb.100003451643689/394425164015868/?type=2&theater
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MessageSujet: Re: Crise Malienne - risque de partition   Mer 22 Avr - 17:05

Citation :
Mali: la rébellion confirme n’avoir pas approuvé l’accord de paix d’Alger


22 avril 2015


La rébellion à dominante touareg a confirmé mercredi n’avoir pas encore approuvé l’accord d’Alger pour la paix dans le nord du Mali, proposé par la médiation internationale et dont la signature est prévue le 15 mai à Bamako.

La Coordination des mouvements de l’Azawad (CMA), qui avait refusé le 18 avril à Alger de parapher le document, « rappelle que le projet d’accord, proposé par la médiation à la signature le 15 mai prochain, ne saurait l’engager que lorsqu’elle l’aura approuvé », selon un communiqué.

Elle affirme avoir « pris acte du communiqué de la médiation (internationale conduite par l’Algérie) en date du 18 avril mettant fin à la conduite des négociations entre la CMA et le gouvernement malien avant la signature de l’accord final ».

Elle « réaffirme son engagement à respecter l’accord de cessez-le-feu du 23 mai 2014 signé à Kidal ainsi que la déclaration de cessation des hostilités du 24 juillet 2014 d’Alger ».

Le texte est signé par le Mouvement national de libération de l’Azawad (MNLA), la Haut Conseil pour l’unité de l’Azawad (HCUA), le Mouvement arabe de l’Azawad (MAA), la Coalition des peuples de l’Azawad (CPA) et la Coordination des mouvements des forces patriotiques pour la résistance II (CMFPR II).

Pour autant, le ministre algérien des Affaires étrangères, Ramtane Lamamra a déclaré mercredi être « convaincu que la plupart des parties maliennes seront présentes à la signature le 15 mai à Bamako ».

M. Lamamra, cité par l’agence de presse algérienne APS, se dit « optimiste » et a estimé qu' »il y a au Nord du Mali et dans le reste du territoire de ce pays des parties animées de bonnes intentions et déterminées à sortir définitivement de la crise ».

La CMA a refusé de parapher l’accord d’Alger, au terme de discussions entamées le 15 avril dans cette ville, mais la médiation internationale avait le 18 avril appelé toutes les parties à signer le document lors d’une cérémonie le 15 mai dans la capitale malienne.

Selon une source occidentale proche du dossier, les rebelles ont demandé, pour parapher le texte comme l’ont déjà fait le 1er mars le gouvernement et les groupes qui le soutiennent, une réouverture des discussions, une exigence jugée inacceptable par Bamako et les représentants de la communauté internationale.

Parmi leurs revendications figurent la « reconnaissance officielle de l’Azawad comme une entité géographique, politique et juridique », la création d’une assemblée interrégionale couvrant cette zone, et un quota de « 80% de ressortissants de l’Azawad » dans les forces de sécurité.

Par ailleurs, la Mission de l’ONU au Mali a annoncé mercredi avoir arrêté à Aguelhok, dans la région de Kidal (nord-est), trois personnes soupçonnées de préparer « une attaque à l’engin explosif ».

Les trois personnes arrêtées, « suite à la découverte de mines », seront remises aux autorités maliennes, selon un communiqué de cette force de l’ONU.

Au moins trois attaques meurtrières contre la Minusma ont eu lieu depuis une semaine dans le nord du Mali, toutes dans la région de Gao, et ont fait au moins cinq morts et plusieurs blessés dont neuf soldats nigériens.
La Minusma est déployée depuis juillet 2013 à la suite de l’opération française Serval lancée en janvier 2013 pour chasser les jihadistes du nord du Mali qui était tombé en 2012 sous la coupe de groupes jihadistes liés à Al-Qaïda.


Ces jihadistes ont été pendant un moment des alliés des rebelles touareg avant de les évincer.

« Barkhane », dont le rayon d’action s’étend à l’ensemble de la zone sahélo-saharienne, a succédé en août 2014 à Serval.

Mais des zones entières échappent encore au contrôle du pouvoir central malien où ces groupes continuent de mener des attaques, notamment des attentats-suicides, de poser des engins explosifs et de perpétrer des enlèvements.


http://maliactu.net/mali-la-rebellion-confirme-navoir-pas-approuve-laccord-de-paix-dalger-2/

Citation :
Mali: émotion sous haute protection sur le site du crash de l’avion d’Air Algérie


22 avril 2015


Des sanglots dans le désert, des blindés légers en arrière-plan: les proches des 116 victimes de l’avion d’Air Algérie, tombé en juillet, se sont recueillis sous haute protection sur le site du crash, dans le très instable nord du Mali.

L’endroit ressemble à un poste militaire avancé en zone de conflit. Quelques tentes couleur sable. Un étroit couloir mène les parents devant une petite stèle noire, visiblement édifiée il y a peu, sur laquelle est sobrement inscrit: « A la mémoire des victimes du vol AH 5017 (24 juillet 2014) ».

Des soldats en arme patrouillent alors que les familles s’en approchent. Le monument funéraire est situé à 400 mètres à peine du cratère causé par le crash, inaccessible aux proches des victimes. De nombreux débris noirs, semblables à des bouts de caoutchouc brûlé, restent toutefois visibles.

Arrivée devant la stèle, Carine Reynaud se plie en deux, hoquète de douleur puis s’assied. Officiers et sous-officiers de la force française Barkhane, qui encadre l’opération, et membres du Quai d’Orsay se précipitent pour la soutenir.

“« J’ai perdu toute ma famille », raconte doucement cette trentenaire. Père, mère, frères, neveux… en tout dix de ses parents ont péri lorsque l’avion d’Air Algérie s’est écrasé le 24 juillet dernier près de Gossi (Mali), peu après son décollage de Ouagadougou, à destination d’Alger.

D’après les premières investigations du Bureau d’enquêtes et analyses (BEA) français, la non-activation d’un système anti-givre par l’équipage a provoqué le ralentissement de l’aéronef alors qu’il volait à son altitude de croisière, provoquant son décrochage puis le crash.

Cinquante-quatre Français et 23 Burkinabè sont morts dans la catastrophe. Les autres victimes venaient du Liban, d’Algérie, d’Espagne, du Canada, d’Allemagne et du Luxembourg.

“« Je me sens un peu plus apaisée, mieux qu’hier et même ce matin. Fatiguée parce que les conditions n’étaient pas faciles », précise Mme Reynaud. Dans le désert malien, la température approche les 45 degrés à la mi-journée, au moment où elle s’y est rendue.

- Sécurisation -

Comme Carine Reynaud, près de 300 personnes ont été transportées mardi matin dans un avion français spartiate, dédié au transport des troupes, de Ouagadougou vers Gao, au Mali. Puis des hélicoptères tricolores et onusiens ont enchaîné les rotations jusqu’au site du crash.

“La sécurisation des lieux a été faite « depuis plusieurs jours », observe le général Jean-François Ferlet, sans plus de précision. Une vingtaine de véhicules militaires sont visibles sur le site. Tout comme des dizaines de soldats.

Car l’accident est intervenu à environ 150 km de Gao, dans une zone instable du Mali, où les rebelles touaregs contestent l’autorité du gouvernement de Bamako et où des jihadistes sont susceptibles d’agir.

Ces groupes restent actifs, malgré la présence de la Mission de l’ONU au Mali (Minusma), déployée depuis juillet 2013 à la suite de l’opération française Serval – lancée en janvier 2013 pour chasser les jihadistes du nord du pays, tombé en 2012 sous la coupe de groupes liés à Al-Qaïda.

« Barkhane », dont le rayon d’action s’étend à l’ensemble de la zone sahélo-saharienne, a succédé en août 2014 à Serval.

Des attaques, notamment des attentats-suicides, sont pourtant régulières. Deux convois civils de la Minusma ont été pris pour cible ces dix derniers jours, faisant trois morts.

Hicham Merbah, dont le père Omar travaillait comme chef de cabine dans l’avion, préfère, lui, s’informer des circonstances du crash auprès d’un gendarme ayant participé à l’enquête.

“« C’était important d’être là et de poser les questions pour comprendre », observe le jeune homme, âgé de 22 ans. « Il n’y a plus rien de l’avion. Tout a été déchiqueté », note-t-il.

Derrière lui, une femme verse du sable malien dans un petit bocal, tandis qu’un homme en remplit un petit sac en toile. Ultime souvenir de ce désert malien, où leurs proches se sont éteints il y a neuf mois.


http://maliactu.net/mali-emotion-sous-haute-protection-sur-le-site-du-crash-de-lavion-dair-algerie-3/
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MessageSujet: Re: Crise Malienne - risque de partition   Dim 24 Mai - 16:59

Citation :
 Mali : Au nord, c’est le Business !


24 mai 2015


Soldats du MNLA à Kidal le 4 février 2013.REUTERS
(photo archives)  



Chaque jour qui passe, je m’interroge. J’ai la sensation qu’on nous prend continuellement pour des imbéciles sans esprit, nous autres Maliens, nous autres africains. On nous intoxique avec de soi-disant indépendantistes qui cherchent le bien de leurs frères dans l’Azawad. Que cela cesse et que la vérité soit enfin dite ! Tout le monde sait que leurs motivations n’ont rien de louables, et qu’elles n’ont rien à voir avec la recherche du bien de leurs frères. Cette vérité, moi je veux en parler. Cette vérité du nord du Mali, cette vérité des trafics, des intérêts personnels… Cette vérité qui malheureusement domine dans tellement d’endroits en Afrique.

Au nord de notre grand pays vivent de braves gens, nos frères Maliens de l’Azawad. Trop souvent oubliés, depuis des décennies ils réclament qu’on prenne en compte leurs spécificités, que le pays dont ils sont citoyens s’occupe du développement de leurs régions, et partage équitablement les ressources et les services publics. Quoi de plus normal ? Mais voilà : personne n’a écouté, et les promesses n’ont pas été tenues. On sait tous à quel désastre cela nous a conduit ! Le Nord du pays a été laissé à l’abandon et a été trop longtemps le théâtre de combats sanglants. Et l’Azawad est devenu une zone de non-droit … Comme la nature a horreur du vide, l’Azawad est devenu le refuge de djihadistes refoulés d’Algérie, et de trafiquants en tous genres, particulièrement de drogue venue d’Amérique du Sud, et destinée à l’Afrique et à l’Europe. Tout cela au milieu des mouvements indépendantistes nés des revendications restées sans réponses concrètes. Et tout ce petit monde cohabite dans l’Azawad. Bien. Trop bien. A tel point qu’il est impossible de dire qui est qui, qui fait quoi … Tout le monde a entendu parler des dizaines de pick-ups chargés de drogue qui transitaient entre Kidal et Ménaka quand le HCUA était présent dans la ville. Ménaka était devenu un carrefour du trafic de drogue ! Attendez … Les membres du HCUA sont des indépendantistes ou des trafiquants ? Je ne me souviens plus … Revenons à nos pick-ups entre Ménaka et Kidal. Et chacun sait qui fait la loi à Kidal : un certain Iyad Ag Ghali, chef d’Ansar Dine. Un djihadiste donc. Celui-là même qui veut appliquer la charia à Kidal. Mais le trafic de drogue va à l’encontre de la charia, non ? Ca se complique …. Mais c’est certain, pour le trafic de drogue et pour assouvir ses petites envies de domination du peuple, rien de mieux qu’une zone de non-droit où règne le chaos. Malheureusement pour les trafiquants et les djihadistes, le gouvernement Malien et la communauté internationale ont souhaité instaurer la paix au Mali, et trouver la meilleure solution qui soit pour le peuple de l’Azawad. Bonne idée ! Même le MNLA semble avoir compris où est l’intérêt du Mali et celui de l’Azawad en paraphant les accords d’Alger. Mais le HCUA a tout fait pour bloquer la signature finale des accords le 15 mai à Bamako. Pourtant, ces gens sont sensés vouloir le bien de l’Azawad. Bizarre … Ah oui, mais le HCUA est la façade d’Ansar Dine. Tout le monde le sait. C’est donc Iyad Ag Ghali qui a dicté au HCUA quoi faire le 15 mai, pour satisfaire ses propres intérêts, et pas ceux de l’Azawad. Je m’y perds au milieu de toutes ces incohérences … de tous ces mensonges ! Mais c’est peut-être le but : construire un rideau de fumée tellement épais afin que le peuple Malien ne voit plus la vérité pourtant aveuglante. Et pourtant tout est clair. L’Azawad est au centre d’intérêts qui n’ont rien à voir avec le bien de son peuple. Djihadistes et trafiquants de drogue sont étroitement liés. Ils dominent l’Azawad et ne veulent surtout pas que la situation actuelle change. Tant qu’ils seront là, il n’y aura jamais de réel accord de paix. Parce qu’ils dominent et manipulent certains pseudo-indépendantistes tout en leur accordant un semblant de pouvoir. Rien à voir avec l’idéologie, rien à voir avec le bien de l’Azawad ou de son peuple. C’est du business ! Juste du business …

http://maliactu.net/mali-au-nord-cest-le-business/#sthash.jOkE1kkY.dpuf
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MessageSujet: Re: Crise Malienne - risque de partition   Mar 26 Mai - 13:40

Citation :
Mali : Enfin un délai pour l’adhésion de la CMA à l’accord ?


26 mai 2015

Alors que le gouvernement et la totalité des groupes d’autodéfense de la Plateforme ont signé l’accord pour la paix et la réconciliation au Mali, la majorité des groupes rebelles de la CMA rechignent encore à emboiter le pas aux signataires du 15 mai.


Devant le risque de se voir tout simplement exclue du processus de paix, et ainsi considérée par tous les acteurs comme hostile à la paix, la coordination des mouvements de l’azawad (CMA) avait fini, malgré elle, par parapher l’accord, le 14 mai dernier, à la veille de la signature solennelle qui s’est déroulée à Bamako.

“Seuls groupes absents à Bamako lors de la signature de l’accord, le MNLA, le HCUA et le MAA dissident ne sont pour autant pas rangés hors du processus de paix. Du moins, pas encore.


Car la situation actuelle rend techniquement impossible la mise en œuvre de l’accord, elle pourrait bientôt exaspérer la médiation internationale au sein de laquelle la MINUSMA joue un prépondérant rôle. La mission de l’ONU au Mali, dont le chef suprême, Ladsous, avait enjoint aux autorités maliennes de laisser la porte ouverte à la CMA après la signature de l’accord, pourrait ne plus paraître aussi bienveillante à l’égard des rebelles maliens.

Le 15 juin : délai de rigueur ?

Que la médiation internationale continue à courtiser la CMA ou que le gouvernement continue à prendre son mal en patience, il faudrait forcement qu’il ait à un moment une limite dans l’effort déployé par les deux acteurs. Le président malien avait pour sa part prévenu que cette attente ne saurait se muer dans la durée en « une prise en otage du Mali et de la paix au Mali ».

Des signaux apparaissent également du côté de la MINUSMA, traduisant probablement un durcissement de position de la MINUSMA envers la CMA.

Lundi, au sortir d’une rencontre avec le ministre des affaires étrangères de l’Algérie, Chef de file de la médiation, Mongi Hamdi, le patron de la mission onusienne au Mali, a fait des déclarations qui laissent entrevoir la signature prochaine de la CMA, ou le cas non échéant, sa mise « devant ses responsabilités ».

Tout en gardant « l’espoir et la conviction que la raison va l’emporter pour que la CMA puisse, en fin de compte, signer l’accord de paix et de la réconciliation, dans les plus brefs délais », Mongi Hamdi a, en effet, déclaré que « dans les prochaines semaines, tout le monde sera mis devant ses responsabilités ».


L’accord de paix prévoyant après sa signature au minimum une réunion mensuelle du comité de suivi de mise en œuvre, le 15 juin devrait se tenir la première du genre. A l’aune de ce qu’a indiqué le chef de la MINUSMA, tout porte à croire que d’ici le 15 juin, des évolutions significatives devraient intervenir.

“« Avant le 15 juin, le comité tiendra une séance officielle et lancera ses travaux et nous souhaitons qu’à la même occasion, il sera constaté que la CMA a pris place dans cet effort et cette dynamique », a ainsi affirmé Hongi Hamdi.


Il est clair que le statu quo actuel, avec son lot de violences quotidiennes, n’est pas soutenable à long terme. Si le durcissement de ton de la communauté internationale se confirme, les premières sanctions individuelles du Conseil de Sécurité devraient sans doute toucher, d’ici le 15 juin, les leaders de la CMA, en cas de persistance dans le refus de signer l’accord de paix.

Prétexte pour justifier son non adhésion à l’accord, la CMA exige des discussions directes avec le gouvernement avant d’entrevoir sa signature. Une condition qui, avec le concours de la MINUSMA, sera en principe satisfaite cette semaine à Alger où doit débuter une série de consultations ayant le double objectif d’aboutir à la cessation des hostilités et d’obtenir la signature de la CMA.

Aliou Hasseye


http://maliactu.net/mali-enfin-un-delai-pour-ladhesion-de-la-cma-a-laccord/
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MessageSujet: Re: Crise Malienne - risque de partition   Dim 28 Juin - 15:49

Citation :
Mali: l’armée se positionne à Fakola, près de la Côte d’Ivoire, après une incursion jihadiste


28 juin 2015


L’armée malienne s’est positionnée dimanche dans la localité de Fakola, près de la Côte d’Ivoire, après le départ de jihadistes présumés qui y ont fait une brève incursion avec beaucoup de dégâts, a-t-on appris de sources concordantes.

« L’armée malienne a pris le contrôle de la ville de Fakola. Les jihadistes sont partis. Il n’y a pas eu de combats. Mais les jihadistes ont commis beaucoup de dégâts avant de partir », a déclaré à l’AFP un élu de la localité, sans donner plus de détails.

« Oui, nous tenons actuellement la ville. Mes hommes sont à la mairie, à la préfecture, partout », a laconiquement déclaré à l’AFP un officier de l’armée malienne, joint à Fakola, une ville à 300 km de la capitale Bamako et à une vingtaine de km de la Côte d’Ivoire.

Un drapeau noir portant l’inscription « Ansardine-Sud » a été retrouvé à la mairie de la ville, a indiqué à l’AFP un habitant.

Selon l’élu local de Fakola, les jihadistes auteurs de l’attaque sont des représentants du groupe jihadiste Ansardine, dans le nord du Mali, dont la tête de son chef, Iyad Ag Ghaly, est mise à prix par les Etats-Unis.

Ansar Dine fait partie des groupes islamistes qui ont contrôlé le nord du Mali en mars-avril 2012, avant d’en être chassés en grande partie à partir de janvier 2013 par une intervention militaire internationale à l’initiative de la France, qui se poursuit actuellement.

« Des bâtiments officiels comme la gendarmerie, la mairie, les caisses d’épargne et de crédit, le bâtiment des eaux et forêts ont été saccagés, détruits ou brûlés » par les assaillants, a fait remarquer une fonctionnaire de Fakola.

Par ailleurs, à Kolondiéba, à 75 km de Fakola, plusieurs centaines de personnes ont participé dimanche une marche pour demander à l’Etat de renforcer la sécurité des populations, selon des témoins joints au téléphone par l’AFP.

Des hommes armés soupçonnés d’être des jihadistes ont pris le contrôle d’une partie de Fakola, près de la frontière ivoirienne, avaient plus tôt indiqué à l’AFP des sources concordantes.

« Les jihadistes ont attaqué ce matin la ville de Fakola et ils contrôlent actuellement une bonne partie de la ville », avait déclaré à l’AFP un élu local avant d’ajouter: les assaillants « étaient enturbannés. Ils avaient le drapeau noir et scandaient des versets du Coran ».

Le sous-préfet de Fakola avait indiqué à l’AFP que le siège local de son institution a été saccagé par les assaillants.

C’est la deuxième fois en moins d’une vingtaine de jours que cette partie Sud du Mali est touchée par des attaques jihadistes.

La ville de Misséni, près des frontières ivoirienne et burkinabè, avait été attaquée le 10 juin par des islamistes qui avaient tué un militaire et en avaient blessé deux autres, selon le ministère malien de la Défense.

Les attaques jihadistes étaient jusqu’ici limitées au nord et au centre du pays.

Samedi, au nord du Mali, une attaque imputée à des islamistes a fait trois morts parmi les soldats du camp militaire de Nara, près de la frontière mauritanienne.


http://maliactu.net/mali-larmee-se-positionne-a-fakola-pres-de-la-cote-divoire-apres-une-incursion-jihadiste/#sthash.lklZwtfG.dpuf
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MessageSujet: Re: Crise Malienne - risque de partition   Lun 29 Juin - 15:10

Citation :
Mali : Bataillon para : Arrestation de deux soldats braqueurs


29 juin 2015  


Les faits se sont déroulés dans la nuit du mercredi 24 au jeudi 25 juin dernier, quelque part dans la ville de Bamako. La zone de Hamdallaye ACI 2000 revient incessamment sur les lèvres. Mais que s’est-il passé cette nuit ? Selon nos sources, vu l’insécurité galopante, des patrouilles sont conjointement organisées par l’ensemble des forces de l’ordre : police, gendarmerie, garde, autre corps. Cette nuit-là, une des patrouilles aurait croisé deux individus lourdement armés à un mauvais endroit et à un mauvais moment. Ils portaient une arme de guerre, un AK 47, et une arme blanche. Vérification faite, les deux individus s’avéraient être des porteurs d’uniformes. Tous sont des soldats de 1ère classe. Le premier a pour nom Mady Koné, promotion 2007. Le second, Riba Diarra, est de la classe 2010. Nos sources indiquent qu’ils avaient été surpris en pleine activité de braquage. La scène ressemblait à un film mexicain. Deux jeunes gens étaient solidement ligotés et mis dans un véhicule. Les soldats prétendaient que c’était des bandits et qu’ils les conduisaient à la police. Face à l’insistance des patrouilleurs, les jeunes furent libérés. Aux questions, ils répondirent que les deux soldats leur avaient pris un sac contenant cinq millions de F CFA. Puisqu’ils résistèrent, ils leur ont ainsi réservé un tel sort, en faisant croire qu’ils étaient des voleurs. Pour des besoins d’enquêtes, les intéressés ont été remis à la Gendarmerie nationale. Les faits qui leur sont reprochés sont très graves. S’ils se vérifient, ce serait une véritable honte dans les rangs de ce corps d’élite de l’Armée malienne.

B.Koné

http://maliactu.net/mali-bataillon-para-arrestation-de-deux-soldats-braqueurs/#sthash.dZnV8S1V.dpuf
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MessageSujet: Re: Crise Malienne - risque de partition   Mar 30 Juin - 15:35

Citation :
Mali : Révélations sur l’attaque de Fakola : Les autorités étaient informées depuis plus de 20 jours


30 juin 2015





Des preuves irréfutables montrent que l’attaque par les jihadistes dimanche 28 juin du village de Fakola dans le cercle de Kolondiéba est de l’inertie des autorités face aux alertes de la population sur la présence des groupes armés dans la forêt de Sama. Les révélations d’un villageois.

Lundi 29 juin, un habitant du village de Fakola nous a contactés. Il a bien voulu s’entretenir avec nous sous le sceau de l’anonymat. Selon ses témoignages, un front jihadiste semble se développer dans la forêt de Sama, Commune rurale de Fakola. Ce village, qui héberge les assaillants, est situé à une vingtaine de kilomètres de Fakola et bénéficie d’une forêt dense. Les assaillants qui troublent le sommeil des paisibles citoyens à la frontière ivoirienne se réfugient dans cette localité depuis un moment.

Notre source explique que dans le même temps, les populations ont établi des contacts avec les autorités locales et administratives pour une synergie d’action visant à traquer ces individus dont les comportements laissent persister un doute sceptique. Il s’agissait d’informer les autorités de Bamako pour appuyer les militaires de la caserne de Fakola.

Malgré la volonté manifeste des populations d’informer les autorités d’alors de ce qui se tramait dans cette forêt dangereuse, le commandement militaire n’avait pas pris les alertes au sérieux.

C’est ainsi que les jihadistes ont envahi dimanche tôt le matin le village de Fakola. Le premier groupe aperçu au village était constitué d’une quarantaine de personnes, lourdement armées, souligne notre source. Aussitôt entrés en ville, ils ont trouvé six militaires seulement en service au camp de la localité, qui ont par la suite changé leur disposition tactique de sécurité.


Territoire à part

Le peu d’éléments en service a pris la fuite laissant un important matériel d’armement à la portée des ennemis. Durant 6 h, les djihadistes ont mis le village à feu. Aucun corps chargé de la sécurité n’a pu faire face. En plus d’être lourdement armés, notre source, indique que les combattants étaient enturbannés. Ils avaient le drapeau noir-et-blanc et psalmodiaient des versets du Coran. Ils ont d’abord attaqué le camp de la gendarmerie et ensuite le camp militaire.

Les bâtiments administratifs, notamment la sous-préfecture, le domicile du sous-préfet, la mairie, la gendarmerie, le camp militaire, les véhicules de service des militaires et le camp des eaux et forêt ont été brûlés, avant de quitter le village aux environs de 11 h, en direction de la forêt, fief de tout ce le Mali compte comme groupes dangereux dans la frontière ivoirienne. Et d’ajouter que le renfort des forces armées et de sécurité venues vers midi, a poursuivi les assaillants dans le village de Sama. Des pertes humaines ont été enregistrées de tous les côtés. Selon le responsable d’ONG à Fakola, la situation était pire que ce que l’opinion imagine.

La situation a dégénéré par la négligence des autorités. « Au cours de mes enquêtes, le chef du village m’a fait savoir qu’il a formellement adressé une correspondance aux autorités de Fakola relative à la présence d’individus dans la forêt, mais personne n’a réagi pour riposter à la menace. Ils ont leur base dans la forêt de Sama Fakola sert de lieu d’échange commercial… », explique-t-il.

En réalité, toutes les actions menées contre l’Etat malien dans la partie sud ont été planifiées dans la forêt de Sama.

Bréhima Sogoba


http://maliactu.net/mali-revelations-sur-lattaque-de-fakola-les-autorites-etaient-informees-depuis-plus-de-20-jours/#sthash.KqpycfuR.dpuf

Citation :
Mali : Misséni: Le cerveau de l’attaque arrêté en Côte d’Ivoire par les « dozos »


30 juin 2015



Les dozos de Côte d’Ivoire

C’est  finalement en terre ivoirienne que le cerveau de l’attaque de Misséni a pu être arrêté le jeudi 25 juin dernier par des chasseurs communément appelés « dozos ». Il a ensuite été remis aux forces de sécurité de ce pays voisin.

Son nom est Moussa Sanogo. Il nous revient qu’il a aussi séjourné dans le rang des forces de sécurité malienne, soldat de 1ère classe. Il est de la promotion 2005. Il est passé par le peloton d’infanterie 2ème  tranche. Il avait été identifié  dès les lendemains de l’attaque qui s’est déroulée dans la nuit du 09 au 10 juin derniers.

De son nom de Jihad, alias Abou Khalid, chef de la Katiba de Sikasso, Moussa Sanogo et ses hommes étaient venus de la côte d’Ivoire pour commettre leur forfait. L’attaque n’a pas été revendiquée  jusqu’à la date d’aujourd’hui.

Des démarches sont d’ores et déjà entreprises en vue  d’extrader Abou Khalid au Mali.  Et selon le ministre en charge de la sécurité, lors d’une sortie médiatique semaine dernière,  plusieurs des assaillants de Misseni sont déjà mis aux arrêts.

Djibi Karim


http://maliactu.net/mali-misseni-le-cerveau-de-lattaque-arrete-en-cote-divoire-par-les-dozos/#sthash.glTtHm0y.dpuf

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MessageSujet: Re: Crise Malienne - risque de partition   Lun 31 Aoû - 13:30

Citation :
Le président du Mali à Alger pour parler de l’accord de paix intermalien


30 août 2015




Le président du Mali Ibrahim Boubacar Keïta est arrivé dimanche à Alger pour discuter avec son homologue algérien Abdelaziz Bouteflika de la mise en oeuvre de l’accord de paix dans le nord de son pays, où la situation reste instable, a constaté un journaliste de l’AFP.

L’Algérie a joué un rôle important dans les longues négociations qui ont abouti à un accord pour la paix et la réconciliation au Mali, signé par le gouvernement et ses alliés en mai à Alger et la rébellion à dominante touareg en juin à Bamako.

Cet accord, visant à instaurer une paix durable dans le nord du Mali, a toutefois été mis à mal par la reprise des hostilités.

Mi-août, des affrontements meurtriers ont opposé dans le nord du Mali des groupes armés pro-gouvernementaux à la coordination des mouvements de l’Azawad, la rébellion à dominante touareg.

Lors de leurs entretiens à Alger sur des questions régionales et internationales, les chefs d’Etat malien et algérien accorderont une place particulière à des discussions sur « la mise en oeuvre de l’accord d’Alger pour la paix et la réconciliation au Mali », selon un communiqué de la présidence algérienne.

Après la signature de l’accord, les deux pays, liés par une longue frontière commune, avaient décidé de créer un comité bilatéral chargé de suivre la mise en oeuvre de ses dispositions.

Ils avaient aussi décidé de « renforcer la coopération militaire, sécuritaire et la lutte contre le terrorisme et le trafic » et de mettre en place un « programme spécial de développement économique des régions du Nord du Mali et des zones frontalières », selon l’agence algérienne APS.

La visite de deux jours de M. Keïta « confortera une longue tradition (…) de coopération et de bon voisinage qui existe entre l’Algérie et le Mali », selon le communiqué de la présidence algérienne.


http://maliactu.net/le-president-du-mali-a-alger-pour-parler-de-laccord-de-paix-intermalien/#sthash.ZpgCG8PC.dpuf
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MessageSujet: Re: Crise Malienne - risque de partition   Mer 2 Sep - 12:58

Citation :
La CMA : « Askărakăḍ kăy yăḷḷa ! »


2 septembre 2015


Plus que les narcotrafiquants, plus que les djihadistes, ce sont les groupes armés de Kidal qui ont plongé le peuple malien dans la désolation. Car ce sont eux qui ont pris les armes contre leur pays et ont profité de la confusion née du coup d’état de 2012 pour s’emparer de la quasi-totalité des régions du nord du Mali. C’est à la suite de cette énième rébellion que les djihadistes ont à leur tour occupé le septentrion malien après avoir chassé le MNLA qui avait vainement proclamé la fantomatique république de l’Azaouad.

Il ne faut pas se voiler la face. Les différents gouvernements du Mali, depuis 1963, ont tenté de résoudre la question touareg par les armes. C’est que la volonté d’indépendance du nord, plus particulièrement de Kidal, n’a jamais été un mystère. Elle s’est manifestée avant même l’indépendance du Mali quand l’Aménokal avait envoyé une lettre en ce sens en demandant au Général DE GAULE de ne pas cautionner une république où  les blancs du nord seraient commandés par les noirs du sud.

Ce ne sont pas tous les Touaregs qui sont indépendantistes. Une frange importable de ce peuple reste attachée à la République et certains ont donné leur vie en défendant la nation malienne. Il faut croire que les différentes républiques du Mali n’ont pas toujours su intégrer les communautés touareg qui ont une philosophie de la vie, des us et coutumes totalement différents des autres peuples maliens. Tout cela s’est trouvé amplifié par l’extrême pauvreté de la majorité d’entre eux et surtout par la méconnaissance des conditions de vie des Maliens du Sud. Car le paysan du sud est aussi pauvre que l’artisan de Kidal. Une région comme Kayes n’a pu être partiellement désenclavée que dans les années 2000. Encore aujourd’hui, certaines zones restent inaccessibles en toute saison. La misère est le lot de tous les Maliens.

On a pu dire que le nord malien a été longtemps « oublié » par les différents gouvernements. La vérité est que ce sont les conditions naturelles qui rendent les problèmes des régions du nord très complexes. Paradoxalement, les routes du désert sont plus praticables que beaucoup de routes du sud. Et il suffit de visiter Bamako pour se rendre compte que c’est plutôt la pauvreté du Mali qui est à la base de la paupérisation du nord. Il n’est jamais facile de développer des régions désertiques. Même les déserts des pays  riches comme les Etats-Unis n’ont pas le même degré de développement que les autres pays de la fédération.

Ce n’est pas une raison pour ne pas apporter au nord du Mali les ressources indispensables au bien-être des populations. Si certains Touareg se sont sentis en marge de la République, c’est que beaucoup avaient rejeté et continuent de rejeter l’instruction à l’occidentale. C’est cela qui explique la rareté des cadres touareg dans les secteurs de l’Etat du Mali et fait croire qu’ils sont « marginalisés ».

Beaucoup de Maliens se sont indignés devant certains articles de l’Accord de paix et de réconciliation au Mali de 2015 sans savoir que les accords précédents signés avec les différentes rébellions (notamment celles des années 1990) comportaient déjà de nombreuses références à une plus grande « autonomie » des régions du nord. Cependant c’est le MNLA, qui a fait de l’indépendance son credo, qui a plongé notre pays dans cette crise dont nul ne sait quand elle prendra fin.

Comme le disent les Touaregs : « Askărakăḍ kăy yăḷḷa ! » : « Que Dieu te fasse honte », CMA. Car pour le Touareg, la vie humaine est sacrée et la guerre est la pire des choses. Le MNLA a trahi les principes humanitaires sur lesquels repose la communauté touareg éprise de paix. Il a été à la base de la haine que les populations noires nourrissent pour les populations blanches du nord, populations qui se sont intégrées dans une ville comme Tombouctou où existe une partie importante d’arabes noirs grâce à un fort métissage. Beaucoup de Maliens du sud sont mariés à des femmes blanches et ont eu de beaux enfants.

Il faut donc travailler à la restauration de la confiance entre les populations blanches et noires. Une grande nation se construit autour de principes fondamentaux parmi lesquels le respect de la différence et de la diversité. La majorité des populations du nord se sentent maliens et se battent pour que le Mali soit. Certes la vie est difficile pour tous les Maliens mais elle l’est beaucoup plus pour les nordistes que la nature n’a pas gâtés. Il est indispensable que nos frères du nord ne se sentent pas « abandonnés ». Ils ne sont pas. Ceux qui ont vécu au nord de l’indépendance aux années 1980, seraient très surpris, s’ils y retournaient, du travail qui y a été accompli. Le Mali est une grande Nation et comme les grandes Nations il saura se relever. Comme le disent les griots : « le Mali peut tanguer, le Mali ne chavirera jamais ».

http://maliactu.net/la-cma-askaraka%e1%b8%8d-kay-ya%e1%b8%b7%e1%b8%b7a/#sthash.jxr60iiQ.dpuf
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MessageSujet: Re: Crise Malienne - risque de partition   Jeu 17 Sep - 17:19

Cool
Citation :
Mali : En fin de stage aux USA : Un commissaire malien disparait

17 septembre 2015


Après avoir passé quelques mois de formation aux Etats-Unis d’Amérique, des commissaires-stagiaires maliens devaient tous retourner au pays, mais curieusement, au moment de l’embarquement, un a manqué à l’appel, provoquant la colère des autorités américaines.

Comment un commissaire envoyé en formation a-t-il pu se volatiliser dans la nature? Y-a-t-il une complicité avec la hiérarchie policière malienne ? Est-ce une disparition ou une défection ? Ce sont des interrogations qui demeurent jusqu’ici sans réponse depuis que l’un des commissaires stagiaires envoyés en stage aux Etats Unis d’Amérique a disparu au moment du retour.

Depuis l’éclatement de ce scandale, ni le syndicat des commissaires, ni la direction générale de la police, encore moins le ministère de la Sécurité intérieure et de la Protection civile n’ont voulu en parler. C’est le silence radio.

On dit que les Américains accusent les autorités maliennes de légèreté, ce qui risque de jouer sur la suite du programme.

En tout état de cause, il revient à la hiérarchie de la police nationale de tirer tout cela au clair.

Alpha Mahamane Cissé
Source: L’indicateur du Renouveau



: http://maliactu.net/mali-en-fin-de-stage-aux-usa-un-commissaire-malien-disparait/#sthash.dsfE3Fki.dpuf
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MessageSujet: Re: Crise Malienne - risque de partition   Dim 20 Sep - 13:05

RIP  
Citation :
 Mali: quatre morts dans une attaque jihadiste dans le centre du pays

Par RFI Publié le 20-09-2015  •  Modifié le 20-09-2015 à 07:05


Koufa est le nom du village du prédicateur situé dans la région de Mopti, dans le centre du Mali.
Getty Images/Friedrich Schmidt



Une nouvelle attaque a eu lieu dans le centre du Mali, non loin de la frontière avec le Burkina Faso. Attribuée aux islamistes dans le centre du Mali, elle a fait quatre morts, deux civils et deux policiers maliens.


Selon l’un des policiers rescapés, les assaillants sont venus à moto. Au nombre d'une dizaine, ils portaient des turbans et certains des tenues militaires. Ils ont tout de suite ouvert le feu sur le poste de sécurité de la localité malienne de Bi, située à cinq kilomètres de la frontière avec le Burkina Faso.

Un policier et un civil ont été tués lors de l'attaque et deux autres blessés, un civil et un policier, sont décédés ensuite des suites de leurs blessures. Cette attaque, attribuée aux islamistes, a donc fait au total quatre victimes.

D’après plusieurs sources, ils seraient membres du Front de libération du Macina dirigé par le prédicateur radical, Amadou Koufa. La stratégie de ce groupe demeure pour le moment la même : semer la terreur, mener la guérilla. L’objectif est de continuer à attaquer de préférence les postes de sécurité les plus reculés et faire disparaître des lieux de l’administration malienne. Une fois le champ libre, ces islamistes ont l’ambition d’imposer leur loi.

Face à cette situation, le gouvernement malien a décidé d’envoyer ce dimanche un renfort de troupes sur place, ce que réclamaient les populations.

http://www.rfi.fr/afrique/20150920-mali-quatre-morts-attaque-jihadiste-amadou-koufa-macina
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MessageSujet: Re: Crise Malienne - risque de partition   Mar 22 Sep - 11:57

Citation :
Fête nationale au Mali: IBK célèbre ses deux ans au pouvoir

Par RFI Publié le 22-09-2015 • Modifié le 22-09-2015 à 15:03


Le président malien Ibrahim Boubacar Keïta, le 18 janvier 2014 à Alger.
REUTERS/Louafi Larbi


Ce mardi, le Mali célèbre le 55e anniversaire de son indépendance. Pour le président malien Ibrahim Boubacar Keïta, qui s'adressait lundi soir à la nation, c'est l'occasion de dresser le bilan de ses deux ans au pouvoir et de revenir notamment sur la situation dans le nord du pays.

Malgré les couacs, le président malien Ibrahim Boubacar Keïta est catégorique : il faut poursuivre le processus de réconciliation dans le nord du Mali. « Le processus de réconciliation nationale est en cours, mais le chemin sera long, très long. Nous vivons déjà et nous vivrons encore une époque douloureuse, hélas », a-t-il déclaré lors de son allocution télévisée lundi soir.

Réconciliation, paix mais également développement économique, sont les thèmes abordés par le chef de l'Etat. Si le président malien dresse un bilan positif de ses deux ans passés à la tête de l'Etat, il estime que la « révolution verte », donc l'agriculture, est la clé du développement économique de son pays : 15 % des dépenses de l'Etat seront désormais consacrés à l'agriculture. Ce mardi, plusieurs centaines de tracteurs doivent être distribués à des agriculteurs maliens.

Au Mali, 55 ans après son indépendance, des priorités demeurent. On peut citer la lutte contre le chômage des jeunes, contre la corruption et la lutte pour une bonne gouvernance, mais également les efforts pour une meilleure adéquation entre la formation et l'emploi.

http://www.rfi.fr/afrique/20150922-fete-nationale-mali-ibk-celebre-deux-ans-pouvoir-independance
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MessageSujet: Re: Crise Malienne - risque de partition   Ven 25 Sep - 18:08

Citation :
MALI : « des avions larguent regulièrement de la drogue au Nord » ONU


24 septembre 2015

 
Selon une source de sécurité régionale, « depuis le début de l’année, au moins deux petits avions sont venus
larguer de la cocaïne dans le nord du Mali, avec la complicité de certains combattants ».



Trois mois après le parachèvement d’un accord de paix au Mali, l’instabilité perdure dans le nord du pays, miné par les rivalités tribales, les luttes d’influence et de trafics, y compris entre groupes signataires.


Le nord du Mali était tombé en mars-avril 2012 sous la coupe de groupes jihadistes liés à Al-Qaïda après la déroute de l’armée face à la rébellion à dominante touareg, d’abord alliée à ces groupes qui l’ont ensuite évincée.

Les groupes jihadistes y ont été dispersés et en ont été en grande partie chassés à la suite du lancement en janvier 2013, à l’initiative de la France, d’une intervention militaire internationale qui se poursuit.

Des querelles intestines déchirent encore les tribus arabes, et le poids financier sur les groupes armés des deux bords des trafiquants qui contrôlent les routes de la drogue, comme l’indique un rapport interne de la Minusma que maliactu.net a pu consulter.

Selon ce document, « l’absence de l’Etat, l’anarchie qui règne sur place font que les trafiquants de drogue avec les moyens colossaux empêchent le processus de paix de suivre son cours normal ».

Selon une source de sécurité régionale, « depuis le début de l’année, au moins deux petits avions sont venus larguer de la cocaïne dans le nord du Mali, avec la complicité de certains combattants ».

http://maliactu.net/les-dividendes-de-la-paix-aiguisent-les-appetits-dans-le-nord-du-mali-2/#sthash.do2dQYP1.dpuf
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MessageSujet: Re: Crise Malienne - risque de partition   Mer 30 Sep - 15:04

Citation :
Un Touareg islamiste devant la CPI pour destruction de mausolées à Tombouctou, une première


30 septembre 2015


Ahmad Al Faqi Al Mahdi (Robin Van Lonkhuijsen – AFP)


Un chef touareg d’un groupe islamiste malien lié à Al-Qaïda, soupçonné d’avoir dirigé la destruction en 2012 de mausolées à Tombouctou, a comparu mercredi devant la Cour pénale internationale, une première à plusieurs égards pour l’institution.

Ahmad Al Faqi Al Mahdi est de fait le premier jihadiste devant la CPI, le premier suspect arrêté dans l’enquête de la Cour sur le Mali et le premier poursuivi par la CPI pour destructions d’édifices religieux et monuments historiques.

Sa comparution dite « initiale », expédiée en une trentaine de minutes, fait suite à son transfèrement dans la nuit de vendredi à samedi au centre de détention de la CPI, à La Haye. Il était précédemment détenu au Niger.

Épaisse chevelure frisée, barbe, lunettes rectangulaires, le suspect, habillé d’un costume bleu foncé, chemise claire et cravate rouge, s’est adressé en arabe à la Cour.

“« Mon nom est Ahmad Al Faqi Al Mahdi, je suis de la tribu touareg Al Ansar, je suis né il y a environ 40 ans », a-t-il dit au juge qui lui demandait de s’identifier. « J’étais un fonctionnaire dans l’éducation dans le gouvernement malien en 2011 ».


Le juge Cuno Tarfusser a ensuite demandé au greffe de lire les crimes de guerre retenus contre le suspect, avant de lui lire ses droits : « Vous êtes présumé innocent jusqu’à preuve du contraire ».

Il a finalement fixé au 18 janvier le début de l’audience de confirmation des charges, étape de la procédure durant laquelle la procureure doit convaincre les juges que son dossier est assez solide pour mener à un procès.

– ‘Cité des 333 saints’ –

Selon l’accusation, M. Al Mahdi était un des chefs d’Ansar Dine, un groupe islamiste radical associé à Al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi).

En tant que tel, il aurait dirigé la destruction de dix édifices religieux dans la vieille ville de Tombouctou, inscrite au patrimoine mondial de l’humanité.

Fondée entre le XIe et le XIIe siècles par des tribus touareg, Tombouctou a été un grand centre intellectuel de l’islam et une ancienne cité marchande prospère des caravanes.

“La CPI avait ouvert en 2013 une enquête sur les exactions commises au Mali par les groupes jihadistes liés à Al-Qaïda.


Ces derniers avaient pris le contrôle du nord du Mali en mars-avril 2012, après la déroute de l’armée face à une rébellion à dominante touareg. Tombouctou était restée sous leur contrôle entre avril 2012 et janvier 2013.

Considérant la vénération des saints comme de l' »idolâtrie », les islamistes avaient défiguré la Cité des 333 saints », notamment en visant les mausolées.

La Fédération internationale des droits de l’Homme a salué le transfert de M. Al Faqi à la CPI, mais, dit-elle, « le bureau du procureur doit prendre en compte de graves allégations sur la responsabilité pénale de M. Al Faqi pour d’autres crimes contre des civils, dont le viol, l’esclavage sexuel et le mariage forcé ».

– Brigade des moeurs –

C’est en tant que chef présumé de la « Hesbah », la brigade des moeurs, que M. Al Faqi a dirigé et participé personnellement aux attaques contre les monuments, affirme le mandat d’arrêt délivré à son encontre.

L’accusation liste neuf mausolées et une des trois plus importantes mosquées de la ville, Sidi Yahia. Il participait en outre à l’exécution de décisions prises par le Tribunal islamique de Tombouctou, selon l’accusation.

“Le juge Tarfusser lui a demandé s’il souhaitait s’exprimer quant aux charges retenues contre lui, M. Al Faqi a dit: « Je ne souhaite pas faire de déclarations, je vais consulter mon avocat et son équipe ».


Également connu sous le nom d’Abou Tourab, M. Al Faqi est originaire d’Agoune, à 100 kilomètres à l’ouest de Tombouctou. Aucune indication n’a été donnée sur la date et les circonstances de son arrestation.

Les jihadistes qui contrôlaient le nord du Mali en ont été en grande partie chassés à la suite du lancement en janvier 2013, à l’initiative de la France, d’une intervention militaire internationale qui se poursuit actuellement.

Mais des zones entières du pays échappent encore au contrôle des forces maliennes et étrangères.

L’Unesco a lancé en 2014 un vaste programme de reconstruction de Tombouctou et notamment de ses mausolées.


http://maliactu.net/un-touareg-islamiste-devant-la-cpi-pour-destruction-de-mausolees-a-tombouctou-une-premiere/#sthash.yRedvGXK.dpuf
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MessageSujet: Re: Crise Malienne - risque de partition   Jeu 1 Oct - 10:26

Citation :
Mali: un nouveau coup dur pour le processus de paix dans le Nord

Par RFI Publié le 01-10-2015 • Modifié le 01-10-2015 à 14:09


Un tonneau peint aux couleurs du MNLA.
RFI/Moussa Kaka


Au Mali, le processus de paix dans le nord du pays est de nouveau affaibli. Les deux groupes armés du Nord, les rebelles et les groupes armés pro-Bamako, ont décidé de suspendre leur participation aux travaux du comité de suivi de l'accord d'Alger, l'accord de paix signé au début de l'été.


Les adversaires d’hier s’entendent subitement. Et de quelle manière : en suspendant leur participation des travaux des sous-commissions du comité de suivi de l’accord d’Alger. En clair, la machine est à nouveau bloquée ; le processus de paix tourne au ralenti. Ce qui a déclenché l’ire des rebelles et les groupes armés de la plateforme pourtant pro-gouvernement malien, c’est la place qui a été subitement faite à d’autres groupes armés dissidents. Ils sont réunis au sein d’une coordination appelée « Campus 15 ». Ils étaient au départ membres de la rébellion ou proches de Bamako, avant de sceller une alliance entre eux.

Les deux poids lourds des mouvements armés impliqués dans le processus de paix entendent punir leurs anciens alliés, en refusant de leur faire un peu de place dans le processus de paix. Mais les choses ne sont pas si simples. Entre-temps, les dissidents se sont plutôt émancipés et sont prêts, disent-ils, à écraser un orteil de leurs anciens camarades. Ces disputes ramènent à une réalité : la crise du septentrion malien n’est pas seulement une affaire entre le Nord et le Sud, mais également une lutte de leadership entre mouvements armés du nord du Mali.

http://www.rfi.fr/afrique/20151001-mali-nouveau-coup-dur-le-processus-paix-le-nord
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MessageSujet: Re: Crise Malienne - risque de partition   Ven 2 Oct - 12:33

Citation :
Mali: signes de décrispation entre les groupes rivaux du Nord

Par RFI Publié le 02-10-2015


Des militants indépendantistes du MNLA, à Kidal, dans le nord du Mali le 28 juillet 2013.
AFP PHOTO / KENZO TRIBOUILLARD



Le nord du Mali semble se diriger vers une décrispation sur le terrain. Différents signes semblent aller dans ce sens : participations au processus, projets de patrouilles communes et question du cantonnement. Les deux principaux groupes rivaux (rebelles et mouvements armés pro-gouvernementaux) multiplient les gestes d'apaisement.


Les deux principaux groupes armés rivaux du Nord impliqués dans la mise œuvre de l’accord de paix d’Alger ont obtenu gain de cause. Jusqu’à nouvel ordre, leurs dissidents n’auront pas de place dans les sous-commissions du comité de suivi de l’accord d’Alger. Ils demandent même à leurs anciens camarades de réintégrer tout simplement les rangs.

Après avoir tapé du point sur la table, les rebelles et leurs adversaires d’une plateforme composée de groupes armés pro-gouvernementaux reviennent main dans la main autour de la table des négociations. On sent même une nette décrispation. Ce jeudi, la réunion de la commission technique de sécurité s’est même tenue à Bamako. Composée des représentants des rebelles, des groupes armés de la plateforme, de l’armée malienne et de la mission de l’ONU, cette commission a même abordé les questions de patrouilles conjointes sur le terrain dans le Nord ainsi que la question du cantonnement des troupes.

La reconnaissance des six sites de cantonnement proposé par la plateforme est en cours. On attend les propositions des groupes rebelles. Autre signe de décrispation, les deux principaux groupes rivaux se sont donné rendez-vous sur le terrain notamment dans la localité d’Anéfis situé dans la région de Kidal pour parler de paix.

http://www.rfi.fr/afrique/20151002-mali-signes-decrispation-groupes-rivaux-nord-accord-alger-cma-mnla
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MessageSujet: Re: Crise Malienne - risque de partition   Sam 10 Oct - 12:24

Citation :
Mali: attaque dans la région de Mopti, près de la frontière burkinabè

Par RFI Publié le 10-10-2015  •  Modifié le 10-10-2015 à 07:08


L'attaque de vendredi a eu lieu dans la région de Mopti, près de la frontière burkinabé.
© RFI


Deux attaques imputées à des jihadistes ont eu lieu hier, vendredi, au Mali et au Burkina Faso. Trois civils ont péri dans la région de Mopti, dans le centre du Mali, tandis qu'à 500 km de là, dans l'ouest du Burkina, tout près de la frontière malienne, trois gendarmes et un civil ont été tués. On ignore si ces deux attaques ont un lien ou pas.


Les actions contre le Burkina Faso et le Mali sont-elles désormais coordonnées par les groupes jihadistes ? Le fait est que les attaques ont eu lieu le même jour et le long de la même frontière entre les deux pays. Bilan provisoire côté malien, un mort parmi les assaillants selon certaines sources, trois personnes tuées selon d'autres.

L’attaque attribuée à des jihadistes dans le centre du pays semble avoir été minutieusement préparée. Les événements ont eu lieu jour de marché, donc un peu jour de fête : il y avait du monde et des motocyclistes à circuler.

Les assaillants étaient nombreux selon des témoins, une trentaine, et ils scandaient des slogans jihadistes. Qui sont-ils ? Des fidèles du prédicateur radical Amadou Koufa, qui porte le nom de son village dans la région de Mopti, affirment plusieurs sources.

Un calme précaire est revenu dans la localité malienne où se sont déroulés les faits et dans la nuit de ce vendredi à samedi, un renfort militaire a quitté Mopti, chef lieu de région, pour le secteur situé non loin de la frontière avec le Burkina Faso.

http://www.rfi.fr/afrique/20151010-mali-attaque-region-mopti-pres-frontiere-burkinabe-amadou-koufa-jihadistes
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MessageSujet: Re: Crise Malienne - risque de partition   Ven 16 Oct - 11:11

Citation :
La France va octroyer 300 millions d’euros supplémentaires d’aide au Mali


16 octobre 2015




La France va octroyer environ 300 millions d’euros supplémentaires d’aide au Mali, notamment pour le développement du nord du pays, dont le président Ibrahim Boubacar Keïta sera la semaine prochaine à Paris, a-t-on indiqué vendredi de source diplomatique française.
“« On va annoncer environ 300 millions d’euros jusqu’en 2017, dont une partie substantielle pour le Nord », où l’ex-rébellion à dominante touareg et les groupes armés pro-gouvernementaux viennent de sceller la paix, a déclaré cette source.


Cette somme, dont le versement va s’étaler de la mi-2015 à la fin 2017, s’ajoutera aux 300 millions d’euros de prêts et aides déjà accordés par la France lors de la conférence des donateurs pour le Mali en mai 2013 à Bruxelles.

La France présentera cette nouvelle aide lors d’une conférence de l’OCDE (Organisation de Coopération et de Développement Économiques) pour la relance économique et le développement du Mali, jeudi, à Paris.

L’Union européenne, principal bailleur du Mali, la Banque mondiale et la Banque africaine de développement (BAD) feront aussi des annonces à cette occasion.

M. Keïta a été reçu à plusieurs reprises en France depuis son élection, notamment lors d’une visite officielle en octobre 2013, mais il aura droit cette fois à tous les honneurs d’une visite d’Etat.

Il s’entretiendra mercredi avec le président François Hollande, le président du Sénat, Gérard Larcher, et le ministre de la Défense, Jean-Yves Le Drian, et interviendra à l’université de la Sorbonne avant un dîner d’Etat à l’Elysée.

“Après la conférence de l’OCDE jeudi matin, M. Keïta se rendra à l’Ossuaire de Douaumont, en Lorraine (est), où reposent des soldats maliens de la Première guerre mondiale. Environ 80.000 Maliens ont été mobilisés dans les rangs de l’armée française sur les deux conflits mondiaux et 17.000 y ont trouvé la mort, dont l’arrière grand-père du président Keïta en 1917.


La visite d’Etat du président malien « tombe à un moment important dans le règlement de la crise (malienne) avec une accélération de la mise en oeuvre des accords d’Alger depuis septembre après des débuts difficiles cet été », a souligné la source diplomatique française.

L’accord de paix d’Alger a été signé au printemps par le gouvernement et les groupes rebelles touareg du Nord pour mettre fin au conflit au Mali. Mais des accrochages meurtriers ont ensuite opposé groupes armés pro-gouvernementaux (rassemblés au sein de la Plateforme) et rebelles de la Cordination des mouvements de l’Azawad (CMA).

Ces groupes rivaux ont finalement annoncé jeudi soir avec scellé la paix après plusieurs jours de pourparlers. Ces accords sont censés ramener la stabilité au Mali, près de trois après le début de l’intervention militaire à l’initiative de la France (janvier 2013) contre les jihadistes qui avaient pris le contrôle du nord du pays.

Ces groupes ont été dispersés et en grande partis chassés depuis mais certains continuent de mener des actions isolées dans le nord (attaques, mines) et effectuent désormais une poussée vers le centre et le sud.


http://maliactu.net/la-france-va-octroyer-300-millions-deuros-supplementaires-daide-au-mali/#sthash.kmx8NCuF.dpuf
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Crise Malienne - risque de partition
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