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 TURQUIE : Economie, politique, diplomatie...

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PGM
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MessageSujet: Re: TURQUIE : Economie, politique, diplomatie...   Lun 10 Fév 2014 - 14:03

@ premiuim,
Bienvenue/hoş geldiniz.
Les nouveaux membres doivent venir se présenter ici :

http://far-maroc.forumpro.fr/t3677p375-presentation

Cdt
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MessageSujet: Re: TURQUIE : Economie, politique, diplomatie...   Lun 10 Fév 2014 - 20:47

Prenium, Je comprends pas pourquoi tu flippe, on est un pays puissant. Il peut avoir des tensions entre les organismes de l'État, mais cela est dû à la puissance de l'État. Concernant les Kurdes, ils ne sont pas une menace.

Sinon, le Heezbollah turc (HÜDA PAR) à l'air de se renforcer dans les régions kurdes, ils n'hésitent pas à ce battre contre les militants du BDP (proche du Pkk)..







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Samyadams
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MessageSujet: Re: TURQUIE : Economie, politique, diplomatie...   Lun 10 Fév 2014 - 21:07

Je comprends Premium, ton admiration pour les organisations terroristes sanguinaires fait un peu peur Barbaros...  Rolling Eyes 

_________________
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MessageSujet: Re: TURQUIE : Economie, politique, diplomatie...   Lun 10 Fév 2014 - 21:22

Samyadams a écrit:
Je comprends Premium, ton admiration pour les organisations terroristes sanguinaires fait un peu peur Barbaros...  Rolling Eyes 

C'est clairement de la calomnie tes propos.

Ceci dit, je soutien les groupes que mon État soutiendra, je suis en accord avec l'État dans tous les points, mon allégeance va à l'État Turc et non aux idéologies ou groupes.

Aujourd'hui, je soutien Erdogan contre le virus de la Cemaat, ce n'est pas pour rien.
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Inanç
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MessageSujet: Re: TURQUIE : Economie, politique, diplomatie...   Lun 10 Fév 2014 - 22:25

Merci pour le compliment Premium Wink


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Samyadams
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MessageSujet: Re: TURQUIE : Economie, politique, diplomatie...   Mer 12 Fév 2014 - 3:13

Baybars a écrit:
Samyadams a écrit:
Je comprends Premium, ton admiration pour les organisations terroristes sanguinaires fait un peu peur Barbaros...  Rolling Eyes 

C'est clairement de la calomnie tes propos.

Ceci dit, je soutien les groupes que mon État soutiendra, je suis en accord avec l'État dans tous les points, mon allégeance va à l'État Turc et non aux idéologies ou groupes.

Aujourd'hui, je soutien Erdogan contre le virus de la Cemaat, ce n'est pas pour rien.
Je ne suis pas turc et je ne connais pas assez bien la politique intérieur turque, mais le Cemaat, ce ne serait pas l'organisation d'un certain Gülen, qui a longtemps été un soutien de l'AKP ? Ce n'était pas un virus en 2002 et pendant des années après, il ne le serait devenu que dernièrement ?
Tu dis que ton allégeance va à l'Etat turque et non aux idéologies ou aux groupes, mais est-ce que tu ne serais pas entrain de soutenir là un groupe contre un autre ?
Tu dis que tu soutiens tous les groupes jihadistes que l'Etat turc, c'est à dire tous les Turcs, soutient, mais est-ce vraiment tous les Turcs ou seulement les actuels tenants du pouvoir, à savoir l'AKP d'Erdogan ? Il semblerait qu'un parti turc présent au parlement, le CHP, ne soit pas du tout d'accord avec la politique d'Erdogan envers la Syrie. Il semblerait aussi que dans ton propre pays, la police considère comme terroristes et proches d'Al Qaïda les groupes jihadistes s'activant en Syrie et perquisitionne les locaux d'une fondation, l'IHH, soupçonnée de fournir des armes à ces groupes et connue comme étant proche de l'AKP...
Toutes les vérités pas bonnes à entendre sont considérées comme calomnie ?

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annabi
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MessageSujet: Re: TURQUIE : Economie, politique, diplomatie...   Mer 12 Fév 2014 - 20:46

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MessageSujet: Re: TURQUIE : Economie, politique, diplomatie...   Jeu 13 Fév 2014 - 22:20

La tv turque a commémorée la mort du prince-hériter Moustafa (Sehzade Mustafa) hier soir, tué par les Fedayin de son père, le Sultan Soliman par intrigue de Roxelane. Le web turc est consterné par un événement qui a eu lieu au XVI ème siècle.

Le prince-Héritier Moustafa aurait été un bon Sultan, proche de l'armée et un excellent commandant, un bon gestionnaire, beaucoup mieux que le fils de Roxelane.. Scène du Harem Sultan..















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MessageSujet: Re: TURQUIE : Economie, politique, diplomatie...   Jeu 13 Fév 2014 - 22:26

Samyadams a écrit:

Je ne suis pas turc et je ne connais pas assez bien la politique intérieur turque, mais le Cemaat, ce ne serait pas l'organisation d'un certain Gülen, qui a longtemps été un soutien de l'AKP ? Ce n'était pas un virus en 2002 et pendant des années après, il ne le serait devenu que dernièrement ?
Tu dis que ton allégeance va à l'Etat turque et non aux idéologies ou aux groupes, mais est-ce que tu ne serais pas entrain de soutenir là un groupe contre un autre ?
Tu dis que tu soutiens tous les groupes jihadistes que l'Etat turc, c'est à dire tous les Turcs, soutient, mais est-ce vraiment tous les Turcs ou seulement les actuels tenants du pouvoir, à savoir l'AKP d'Erdogan ? Il semblerait qu'un parti turc présent au parlement, le CHP, ne soit pas du tout d'accord avec la politique d'Erdogan envers la Syrie. Il semblerait aussi que dans ton propre pays, la police considère comme terroristes et proches d'Al Qaïda les groupes jihadistes s'activant en Syrie et perquisitionne les locaux d'une fondation, l'IHH, soupçonnée de fournir des armes à ces groupes et connue comme étant proche de l'AKP...
Toutes les vérités pas bonnes à entendre sont considérées comme calomnie ?

J'ai jamais fait confiance à Gülen et à son organisation, Erdogan était laxiste avec eux, c'est ça seule faute.

Je ne soutien pas un groupe contre un autre, je défends celui qui a la tête de ce pays, contre les éléments nocifs.

J'ai pas dis jihadistes, j'ai dis tous les groupes, peut importe l'idéologie. Que le CHP ou une partie n'est pas d'accord, cela ne veut rien dire, car la Turquie est un "Cumhuriyet" (République), le gouvernement ne mène pas sa politique par rapport à l'avis de chaque turc, mais par rapport à l'avis du Cumhur (ou Jounhour = Majorité). C'est au parti d'opposition de gagné aux élections et d'imposer leur point de vue.

Oui, de la calomnie, car ceux qui ont fouillé dans les locaux du IHH sont les agents de Gülen infiltré au sein de l'État, ils sont démasqué petit à petit par le MIT.

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MessageSujet: Re: TURQUIE : Economie, politique, diplomatie...   Dim 16 Fév 2014 - 11:46

Turkish Airlines a beaucoup d'appétit..

Citation :
Turkish Airlines ambitionne de devenir la plus grande compagnie aérienne



La compagnie aérienne turque, Turkish Airlines n'en finit pas de se développer depuis sa création en 1933. Connaissant une forte croissance de + 20 % chaque année, avec un nombre de passagers en transit toujours plus important, la compagnie semble bien partie dans sa course pour devenir la plus grande compagnie aérienne. Pour ce faire, elle n'hésite pas à être présente dans le monde entier et à lancer de nouvelles fréquences. En France, Turkish Airlines possède actuellement cinq grandes escales : Paris, Toulouse, Lyon, Nice et Marseille. Des escales sur lesquelles l'évolution du trafic est importante. Rafet Sisman, le Directeur Général de Turkish Airlines à Paris a notamment annoncé une augmentation de vols sur ces escales. Toulouse se voit attribuer un vol quotidien en 2014 au lieu de quatre par semaine l'année passée, Lyon quant à elle, passe de dix vols par semaine en basse saison à quatorze. Turkish Airlines vise les 18 milliards de chiffre d'affaires et compte attirer 90 millions de passagers d'ici 2020. La compagnie aérienne semble bien décidée à continuer son expansion à travers le monde.

http://www.journal-aviation.com/actualites/detail-article-new.php?ID=25708

Citation :
Turkish Airlines : trafic passager en hausse de 23,6%

La compagnie aérienne Turkish Airlines a connu une année 2013 record avec 48,3 millions de passagers transportés, en hausse de 23,6% par rapport à 2012.

La compagnie nationale de Turquie a vu son trafic intérieur progresser de +21,9%, tandis que les routes internationales connaissaient une hausse encore plus importante à +26,1% (y compris pour ces dernières dans les classes Affaires et Premium, +23,1%). Et le tout avec des avions mieux remplis, le coefficient d’occupation gagnant 1,4 point à 79% alors que le nombre d’aéroports desservis passait de 217 à 243 (+12%) dans 104 pays au total. Turkish Airlines précise en outre que les correspondances international/international ont progressé de 29,2%, plus vite que le trafic global donc, laissant penser qu’Istanbul – Atatürk en particulier à merveille remplit son rôle de hub.

Autre bon chiffre pour la compagnie de Star Alliance, le trafic fret et poste a bondi de 20,1% en 2013, avec 566 338 tonnes transportées. Turkish Cargo a d’ailleurs ouvert des bureaux à Dubaï l’année dernière, afin d’accompagne la demande de fret dans les Emirats Arabes Unis.

Rappelons que Turkish Airlines a célébré l’année dernière son 80e anniversaire, et a été votée compagnie européenne de l’année par Skytrax pour la troisième fois consécutive. Elle opère une flotte de 234 avions – avec plus de 210 autres en commandes, dont 95 monocouloirs Airbus (dont 60 A321neo) et 86 Boeing de la famille 737 (dont 40 MAX 8 et dix MAX 9).

http://www.air-journal.fr/2014-01-21-turkish-airlines-trafic-passager-en-hausse-de-236-596842.html
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MessageSujet: Re: TURQUIE : Economie, politique, diplomatie...   Mer 19 Fév 2014 - 14:37

Citation :
Turquie, le sain contre le malsain



Erdogan, un sultan ? Il ne l’est pas encore, mais il veut sans doute le devenir. Où que vous soyez dans la grande métropole d’Istanbul, le Premier ministre ne vous quitte pas des yeux.


Istanbul (Turquie)
De notre envoyé spécial

Erdogan est partout. Son portrait géant tapisse les immeubles, les panneaux publicitaires et certains sièges d’institutions. Au pays de Mustafa Kemal Atatürk, Recep Tayyip Erdogan est en passe de s’imposer comme le nouveau sultan de la Turquie moderne. Face aux graves accusations de corruption qui le ciblent ainsi que ses proches, Erdogan affine sa stratégie de défense. Le regard perçant, le visage fermé, Erdogan étale toute sa puissance sur cette affiche sur fond bleu ciel barrée d’un slogan très suggestif : «Une volonté implacable». Avis aux amateurs…

Le bouillant Premier ministre turc étonne partisans et adversaires par sa volonté d’en découdre. Derrière sa carapace d’homme qui rompt mais ne plie pas, il panique pourtant à l’idée de céder son trône. Ses inconditionnels sont tellement fascinés par le personnage qu’ils lui collent des dons quasi prophétiques. «Il y a Dieu, le Prophète et Erdogan», lançait un de ses proches lors d’un meeting populaire de soutien à Istanbul. Un autre ose carrément le sacrilège dans ce pays musulman : «Le toucher c’est comme toucher au Prophète Mohammed (QSSSL).»

Des «associations» qui font bondir les membres de la puissante confrérie de Fethullah Gülen. Après un compagnonnage politique de dix ans, les gülénistes ont décidé de rompre les passerelles avec Erdogan et son AKParti coupable d’avoir trahi le «deal», selon la formule d’un journaliste au quotidien Zaman, proche de la confrérie.

Erdogan pris la main dans le sac

«Tout allait bien jusqu’ à 2011, quand l’homme a commencé à prendre ses distances en décidant par exemple de fermer les écoles de soutien scolaire dépendant de la ‘Hizmet’ (khidma en turc, c’est-à-dire service)», souligne Nevzat Savas, rédacteur en chef du magazine Hira, également créé par la confrérie. De fait, le «deal» politique entre l’AKP d’Erdogan et le puissant réseau de service civique d’entraide socioreligieux s’est transformé en duel par médias interposés. Le Premier ministre a lancé son offensive contre cette confrérie de l’imam Fethullah Gülen. A coups d’articles de presse et d’interventions sur les chaînes de télévision publiques, Erdogan et ses soutiens ont entrepris une campagne pour discréditer le réseau Gülen.

Le chef de l’AKP s’est appuyé sur ses nouveaux amis qui se recrutent parmi les nouveaux riches et les entrepreneurs ayant brassé des milliards de dollars dans des projets immobiliers pas très «catholiques» dans ce pays musulman. C’est d’ailleurs à cause d’un projet immobilier devant être érigé sur un espace vert que la place Taksim a flambé l’été dernier. Pendant des semaines, des milliers de Turcs avaient élu domicile dans cette emblématique place, au cœur d’Istanbul, pour crier leur colère contre Erdogan et ses amis entrepreneurs. Pour le nouveau sultan de Turquie, il ne faisait pas l’ombre d’un doute qu’il s’agissait d’un complot ourdi par la confrérie de Fethullah Gülen soutenu par les Etats-Unis où le vieux prédicateur vit depuis 1999. Mais au-delà de cette verrue urbanistique que le gouvernement Erdogan voulait implanter au parc Gezi, les milliers de Turcs, sortis dans la rue, ne supportaient plus la tentation autoritaire de leur Premier ministre.

Mais la goutte qui a fait déborder le vase turc est les graves soupçons de corruption qui pèsent sur l’AKP, au pouvoir depuis 2002. «C’est vrai que nous l’avons soutenu et accompagné depuis 2002, mais à partir de 2011, l’homme est devenu arrogant et cassant. Nous avons des preuves formelles sur des scandales de corruption qui se chiffrent en milliards de dollars», ajoute Nevzat Savas, l’un des plus proches «hodja efendi» (disciples) de Gülen. Pour Tayyip Erdogan, la confrérie est derrière tous les coups fourrés le ciblant ainsi que son parti.

Du deal au duel

Dans les médias et même devant le Parlement européen, le Premier ministre n’hésite pas à dénoncer ce qu’il qualifie d’«Etat dans un Etat». «Nous ne plierons pas (…). Aucune force de l’ombre, qu’elle agisse de l’intérieur ou de l’extérieur, ne nous indiquera la ligne à suivre», a-t-il déclaré lors d’un meeting populaire il y a quelques semaines. La rupture est donc clairement consommée entre les «frères» d’hier, surtout après l’opération coup de filet du 17 décembre qui a vu des dizaines de personnes interpellées à l’aube, à Istanbul et Ankara, par la direction financière de la police. L’opération ordonnée par le procureur Zekriya Öz, proche des gülénistes, a débouché sur de gros «poissons». Il est question notamment d’un homme d’affaires azerbaïdjanais, Reza Zarrab, et du magnat de l’immobilier Ali Agaoglu, devenu en quelques années l’une des dix premières fortunes de Turquie.

La police a mis aussi en garde à vue le fils de Muammer Güler, ministre de l’Intérieur, et celui de Zafer Caglayan, ministre de l’Economie ainsi que le maire du district stambouliote de Fatih, Mustafa Demir, membre de l’AKP. Pis encore, l’enquête a révélé l’implication du directeur général de la banque publique Halk-Bankasi, dont l’établissement aurait servi de plateforme d’échanges avec l’Iran, sous le coup des sanctions de l’ONU. D’autres personnes de l’entourage immédiat d’Erdogan étaient aussi interrogées ou mises en cause. Les Turcs furent stupéfaits de découvrir les images des chaînes de télévision montrant des paquets d’argent comptant en millions d’euros saisis chez le fils du ministre de l’Intérieur, Muammer Güler.

Du coup, l’image splendide du «frère» Tayyip, chantre de la renaissance islamique et du retour de l’empire ottoman, s’est subitement dégradée au sein de l’opinion. Mais en véritable «tête de turc» sûr de son pouvoir, Erdogan fonce contre la justice et la police auxquelles il reproche de faire le jeu des gülenistes. D’autorité, il ordonne la mutation de plus de 6000 policiers et de centaines de juges et procureurs, notamment ceux d’Ankara et d’Istanbul. Erdogan s’emploie aussi à donner des tours de vis dans son dispositif législatif pour se mettre, ainsi que ses collaborateurs, à l’abri de mauvaises surprises. Il a tenté, sans succès pour l’instant, d’imposer la mainmise de l’Exécutif sur le Conseil supérieur des magistrats.

Liaisons dangereuses

Chose inimaginable, il annonce une prochaine révision du fameux procès contre les généraux putchistes qui avaient condamné plus de 300 officiers supérieurs, dont l’ancien chef d’état-major Ilker Basbug, à la prison à perpétuité. «Sa volonté de laver certains généraux prouve qu’il est prêt à s’allier avec l’armée pour faire face à Hizmet et garder son pouvoir», glisse le directeur de la rédaction de Today Zaman. Et pour s’immuniser contre toute fuite de scandales de corruption, le Premier ministre vient de réviser la loi sur internet au prétexte de protéger la vie privée.

Pour ses adversaires, il est évident que cette mesure est liée à la diffusion des conversations téléphoniques compromettantes entre son ex-ministre de l’Intérieur et son fils. Mais Erdogan n’a qu’un objectif : rester au pouvoir par tous les moyens possibles, quitte à triturer la Constitution pour devenir un vrai Président. Durant notre séjour à Istanbul, à l’invitation du «réseau Gülen», nous avons pu constater ces pressions contre les opposants d’Erdogan et sa reprise en main des institutions de contrôle. «Nous faisons face à de multiples pressions ces derniers temps ; il y a comme une chape de plomb qui s’abat sur nous», avoue Metin Yikar, rédacteur en chef de la chaîne de télévision Samanyolu haber (Voie lactée), liée au réseau Gülen. Le responsable du collège Fatih Universitesi, le docteur Ihsan Yilmaz, n’en pense pas moins. «Avant, le gouvernement se vantait des résultats scolaires de nos élèves et étudiants et les médailles qu’ils obtiennent à l’étranger, aujourd’hui il veut accabler d’impôts voire carrément fermer nos écoles», affirme-t-il, un tantinet inquiet.

Passage en force

Ce constat et palpable aussi dans les entreprises, les universités, les hôpitaux, les médias et autres organismes gérés par la «Hizmet» de Fethullah Gülen qui se sont pourtant imposés comme une véritable «success story» dans leurs domaines respectifs. C’est un chiffre d’affaires de plus de 100 milliards d’euros que la confrérie assure à la Turquie. Mais cet immense pouvoir économique commençait visiblement à gêner les affaires de l’ombrageux Tayyip Erdogan, qui n’a plus besoin des sous des gülénistes.En disant que la Hizmet est un Etat dans un Etat, il n’a pas tout à fait tort.

Sauf que les policiers, les juges et les procureurs qui ont éventé les scandales de corruption en milliards d’euros ne l’ont pas fait pour prendre le pouvoir. Formés dans les écoles et les universités de la confrérie où l’on prêche l’exemplarité, ils ne pouvaient se taire même s’il s’agissait des collaborateurs d’un Premier ministre qu’eux-mêmes soutiennent depuis 2002. «Eh oui, pour Erdogan, les amitiés ont changé, les mœurs aussi. En liant amitié avec des hommes d’affaires et entrepreneurs turcs, mais aussi syriens et iraniens, qu’il gratifie de projets immobiliers juteux, il n’a plus besoin du réseau Gülen, un peu trop soupçonneux à son goût et qui plus est pratiquant un islam plutôt light. Il ne comprend pas qu’on puisse inviter des gens de confessions chrétienne et juive. Il ne supporte pas ces passerelles du dialogue interreligieux que nous avons créées avec l’Occident», souligne Nevzat Savas, disciple de Gülen.

En revanche, la «nouvelle version» d’Erdogan privilégie plutôt un islam sensiblement plus hard, proche de celui des «frères» en Egypte. Une tendance qui commence à inquiéter ses amis occidentaux qui voient Tayyip «le magnifique» se muer en «frère» «qatarisé», voire «iranisé».
Les élections locales du 30 mars et la présidentielle de l’été prochain trancheront sans doute l’avenir politique d’un homme au parcours contrasté et controversé, fait de grandeur et de début de décadence. Un peu comme l’empire ottoman qu’il souhaite réinstaurer et dont il serait le «khalife».

Petite idée sur Hizmet

Elle est devenue presque aussi connue que la Turquie elle-même. Hizmet, l’organisation socioreligieuse fondée par le penseur et prédicateur Fethullah Gülen, influencé par le courant Nourdjou et les idées du penseur Said Nursi dans les années 1970. Elle revendique aujourd’hui 3 millions de membres dans les pays turcophones et quelque 10 millions de sympathisants. Elle est présente dans 170 pays où elle a ouvert des collèges, des hôpitaux et des universités. Au fil des années, «l’incubateur» des collèges Gülen a formé de brillants médecins, avocats, journalistes, hommes d’affaires, policiers, banquiers… que les entreprises et établissements publics et privés s’arrachent en Turquie.

Ces bataillons de diplômés se sont investis dans des entreprises créees par le réseau Gülen qui fructifie l’argent des hommes d’affaires proches de l’organisation. A l’arrivée, c’est une économie «parallèle» qui brasse des milliards d’euros et qui cultive l’excellence dans tout ce qu’elle entreprend. Hizmet s’appuie sur trois forces de frappe pour soigner son image en Turquie et à l’étranger. Il y a d’abord l’Institut de dialogue interreligieux implanté aux Etats-Unis, qui répand les idées de Fethullah Gülen.

En communication, la confrérie compte sur le journal Zaman, plus gros tirage du pays avec 800 000 exemplaires, et sur le groupe de télévision Samanyolu haber (Voie lactée), leader dans son domaine. Au plan économique, Hizmet a créé depuis 2005 sa propre confédération des entrepreneurs turcs (Tüskon). Elle compte 30 000 membres, dont 30 des 200 plus grandes entreprises du pays, et les réseaux commerciaux de ses hommes d’affaires sont incontournables. (H. M.)

http://www.elwatan.com/international/turquie-le-sain-contre-le-malsain-17-02-2014-246038_112.php

Citation :
La loi controversée sur internet entre en vigueur en Turquie


Malgré de nombreuses mises en garde, le président turc Abdullah Gül s’est rangé derrière le gouvernement en promulguant une nouvelle loi très décriée qui renforce le contrôle d’internet, en échange d’un petit remodelage loin d’apaiser les critiques.
Sollicité de toutes parts pour y mettre son veto, le chef de l’Etat a finalement annoncé mardi soir, sur son propre compte Twitter, son feu vert aux amendements à la loi internet de 2007 jugés «liberticides» par l’opposition turque, l’Union européenne, les Etats-Unis et de nombreuses ONG internationales.

Adepte affiché des réseaux sociaux, M. Gül a justifié sa décision après avoir obtenu l’assurance du gouvernement du Premier ministre Recep Tayyip Erdogan qu’il modifierait rapidement certaines des dispositions les plus controversées du texte.

«Ces préoccupations seront prises en compte dans la loi», a-t-il assuré.

Mardi après-midi, le ministre de la Communication Lütfi Elvan a ainsi annoncé aux groupes parlementaires que l’autorité gouvernementale des télécommunications (TIB) serait finalement contrainte de solliciter sous quarante-huit heures la confirmation d’un juge pour bloquer un site internet.

Dans le texte initial adopté par la majorité du Parti de la justice et du développement (AKP), la TIB pouvait bloquer un site sans saisir la justice en cas d’atteinte à la «vie privée» ou s’il contient des informations jugées «discriminatoires ou insultantes».

Ce remodelage n’a pas satisfait les adversaires du texte. Dans les heures qui ont suivi l’annonce de sa décision, plus de 80.000 internautes se sont symboliquement désabonnés du compte Twitter de M. Gül, qui en comptait encore 4,3 millions.

«Première chose à faire aujourd’hui#se désabonner@cbabdullahgul», a tweeté un internaute baptisé Mevan. «Bienvenue dans l’ère de la censure sur internet», a renchéri un autre adepte du réseau de microblogging, @tanikunal.

L’opposition turque, qui a immédiatement saisi la Cour constitutionnelle, ne s’est pas satisfaite de ce «lifting» de dernière minute.

- Loi «orwellienne» -

«Comment expliquer qu’un gouvernement veuille amender une loi qu’il vient tout juste de faire passer, c’est ridicule», a commenté un vice-président du Parti républicain du peuple (CHP), Emrehan Halici.

Dans la foulée des avertissements adressés à Ankara par Bruxelles, la députée européenne néerlandaise Marietje Schaake a une nouvelle fois exprimé mercredi son «inquiétude au sujet de la Turquie, l’Etat de droit et le manque de respect des droits et des libertés depuis des années».

Comme en écho à ces craintes, le journal libéral Radikal a rapporté que la TIB avait bloqué mercredi le site du groupe de pirates informatiques turcs Redhack, qui avait publié les numéros de portables des «candidats voleurs» du parti au pouvoir pour les élections municipales du 30 mars à Istanbul.

Depuis des semaines, l’opposition turque dénonce la législation «orwellienne» ou «liberticide» du pouvoir, affirmant qu’elle vise surtout à étouffer les accusations de corruption qui le visent.

Depuis la mi-décembre, le gouvernement islamo-conservateur au pouvoir depuis 2002 est la cible d’un scandale politico-financier sans précédent, qui déstabilise M. Erdogan à la veille des municipales et de la présidentielle prévue en août 2014.

«Nous défendrons sur toutes les plateformes internationales que le régime Erdogan fait main basse sur les libertés en Turquie», a assuré un député du CHP, Faruk Logoglu.

Outre cette loi sur internet, M. Erdogan a également fait adopter samedi par ses députés, après un débat ponctué d’échanges de coups de poing, un autre texte tout aussi controversé qui renforce son emprise sur l’institution judiciaire.

Ce texte doit être lui aussi promulgué, ou renvoyé au Parlement, par M. Gül.

Longtemps compagnon de route de M. Erdogan, le chef de l’Etat a récemment pris ses distances avec l’image autoritaire du Premier ministre. Mais, avec sa décision mardi soir, nombre d’observateurs pensent qu’il ne prendra pas le risque d’un conflit ouvert avec lui.

«Il n’a pas choisi la voie de la confrontation, comme prévu, car il lorgne sur la présidentielle» d’août, qui se déroulera pour la première fois au suffrage universel direct, a observé l’éditorialiste du journal anglophone Hürriyet Daily News, Serkan Demirtas.

AFP

http://www.liberation.fr/monde/2014/02/18/turquie-le-pouvoir-pourrait-faire-marche-arriere-sur-sa-loi-internet-contestee_981179
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MessageSujet: Re: TURQUIE : Economie, politique, diplomatie...   Mer 19 Fév 2014 - 15:36

Les partisans de l'AKP prennent une musique nationaliste en la transformant à leur compte..



L'originale..

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MessageSujet: Re: TURQUIE : Economie, politique, diplomatie...   Jeu 20 Fév 2014 - 0:21

Projet de loi du gouvernement concernant les services secrets.

Le MIT (service secret Turc) pourra mener toute type d'opérations à l'étranger avec l'accord du Premier Ministre Erdogan, tous les agents du MIT sont mis sous la protection de l'exécutif, aucun procès ne peut être ouvert contre eux à cause de leur mission. Le gouvernement autorise le MIT à prendre contact avec des groupes terroristes s'il le faut. Tout le renseignement passe sous la responsabilité du MIT, le MIT pourra aussi consulter les transactions bancaires, les appels téléphoniques, internet, et tous les autres informations en illimité sans passé par un tribunal. L'écoute électronique concernera l'intérieur et l'extérieur du pays (programme prism à la Turque?), donc le MIT aura la possibilité d'écouter qui il voudra à l'intérieur et à l'extérieur du pays sans une autorisation spéciale du gouvernement. Le gouvernement charge le MIT la défense de l'État Turc contre la cyber-guerre. Le MIT sera chargé aussi d'enquêter sur les étrangers qui rentre dans le territoire Turc en demandant aux autorités publiques toute information sur la personne concernée.

http://www.hurriyet.com.tr/gundem/25847538.asp

Sinon, l'armée se met sous la protection d'Erdogan..

Citation :
Les chefs de l’armée turque, désormais sous protection d’Erdogan



Le Parlement vient de voter une loi octroyant au Premier ministre le pouvoir exclusif d’autoriser l’ouverture d’une enquête contre les chefs de l’armée. L’actuel chef de l’état-major se trouve en outre conforté dans son poste jusqu’en 2017.

C’est un véritable retournement de situation. Tayyip Erdogan, le Premier ministre turc qui s’était auto-proclamé, il y a peu, «procureur du procès Ergenekon» (nébuleuse militaro-politique qui aurait tenté un coup d’Etat contre le gouvernement de l’AKP), en est arrivé à vouloir libérer les putschistes. Et à réconforter les officiers de haut rang qui n’avaient jamais caché leur embarras.

Celui qui s’enorgueillissait d’avoir mis fin à l’ère des coups d’Etat, n’aura résisté que deux ans au cri de détresse lancé par le général Ilker Basbug, ancien chef d’état-major des armées, condamné à la prison à perpétuité pour tentative de coup d’Etat.

L’affaire dite du «17 décembre 2013» (les poursuites judiciaires lancées contre les proches des ministres accusés de corruption) avait poussé Erdogan à se rapprocher des militaires pour démanteler ce qu’il avait appelé «l’Etat parallèle». Yalçin Akdogan, conseiller du chef du gouvernement, avait prétendu que les généraux avaient été victimes d’un complot judiciaire ourdi par les partisans de Fethullah Gülen, un penseur musulman influent en Turquie. Depuis, le mot d’ordre était la libération du soldat Basbug.

Le gouvernement a donc décidé de verrouiller l’ouverture des enquêtes judiciaires contre les chefs des armées. Dorénavant, l’autorisation expresse du Premier ministre (ou du ministre de l’Intérieur pour le chef de la gendarmerie) sera nécessaire pour que la procédure débute.



Cette mesure, qui avait déjà été votée pour le directeur du MIT (le service des renseignements) inquiété par une procédure judiciaire, sera d’application immédiate et concernera donc les procès en cours. Autrement dit, le général Basbug dont le procès est pendant devant la Cour de cassation devrait bénéficier de cette nouvelle règle procédurale. Les juges devront donc saisir le Premier ministre mais celui-ci semble peu enclin à satisfaire leur sollicitation.

En outre, la loi institue un autre filtre, le privilège de juridiction. Désormais, les militaires concernés seront jugés par la Cour constitutionnelle transformée en Haute Cour et non plus par la justice ordinaire. L’impartialité de celle-ci avait en effet été remise en cause après la révélation des affaires de corruption.

Enfin, la nouvelle loi permet de prolonger le mandat des chefs des armées jusqu’à l’âge légal de la retraite soit 65 ans pour les chefs des armées de terre, de l’air, de la marine et de la gendarmerie et 67 ans pour le chef de l’état-major des armées. La version antérieure n’autorisait qu’un allongement d’un an.



L’actuel chef des armées, le général Necdet Özel, dont le mandat courait jusqu’en 2015, pourrait donc rester en poste jusqu’en 2017. Propulsé à la tête de l’armée en catastrophe après la démission des généraux en 2011, il est connu pour être un proche du Premier ministre et du président de la République. A peine installé, il avait fermé les portes des casernes aux journalistes et s’était astreint à ne pas faire de déclarations politiques.

La « Grande muette » devient donc une protégée de l’islamo-conservateur Tayyip Erdogan, une révolution copernicienne dans le pays où l’armée était depuis 80 ans le bastion des partisans inflexibles de la laïcité.

http://www.zamanfrance.fr/article/chefs-larmee-turque-desormais-protection-derdogan-7819.html
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MessageSujet: Re: TURQUIE : Economie, politique, diplomatie...   Ven 21 Fév 2014 - 14:13

Les travaux continuent pour le 3ème pont suspendu d'Istanbul (Pont Sultan Selim) au nord d'Istanbul reliera l'Asie à l'Europe, de par se projet, le gouvernement d'Erdogan veut crée deux nouvelles villes au nord d'Istanbul, l'autoroute sera relié à la nouvelle aéroport d'Istanbul d'une capacité finale de 150 millions de passagers:

Istanbul atteindra une population de 20 millions à terme..







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MessageSujet: Re: TURQUIE : Economie, politique, diplomatie...   Ven 21 Fév 2014 - 16:20

Baybars a écrit:
La tv turque a commémorée la mort du prince-hériter Moustafa (Sehzade Mustafa) hier soir, tué par les Fedayin de son père, le Sultan Soliman par intrigue de Roxelane. Le web turc est consterné par un événement qui a eu lieu au XVI ème siècle.

Le prince-Héritier Moustafa aurait été un bon Sultan, proche de l'armée et un excellent commandant, un bon gestionnaire, beaucoup mieux que le fils de Roxelane.. Scène du Harem Sultan..

Je reviens sur ce post. Un père qui ordonne qu'on tue son fils pour traîtrise.. Il ordonna aussi de tuer tous les fils de son fils (petits-fils) pour qu'ils ne prennent pas la vengeance de leur père.

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MessageSujet: Re: TURQUIE : Economie, politique, diplomatie...   Sam 22 Fév 2014 - 22:45

Le renseignement doit se renforcer pour traquer les traîtres et les espions..

Citation :
Turquie: l'agence de renseignements a espionné des milliers de citoyens



Les services de renseignements turcs ont espionné plus de 2000 personnes en Turquie, a déclaré samedi le vice-premier ministre en annonçant des amendements à un projet de loi contesté visant à donner plus de pouvoir à l'agence du renseignement.

«Jusqu'à aujourd'hui, l'agence nationale du renseignement (MIT) a mis sur écoute 2473 personnes par décision de justice» dont «plus de la moitié sont des étrangers», a déclaré aux journalistes Besir Atalay à Ankara, ajoutant que ces écoutes visaient spécifiquement des cas de terrorisme ou d'espionnage

Le projet de loi dont les députés ont commencé à débattre samedi vise à permettre au MIT de mener des missions et des opérations de surveillance en Turquie et à l'étranger sans décision de justice.

Le MIT, sous l'autorité directe du premier ministre Recep Tayyip Erdogan, bénéficiera également d'un accès illimité à tous les documents -- des données personnelles des personnes aux informations sur le secteur bancaire -- relevant de la sécurité nationale.

Mais, selon M. Atalay, le gouvernement a proposé des modifications sur deux points contestés, dont celui plaçant le premier ministre à la tête du conseil d'administration de l'agence, un poste clef.

Le gouvernement a également demandé des peines de prison réduites pour les journalistes qui publient des documents du MIT, au lieu de 12 années de prison prévues pour eux par le texte initial.

Fragilisé depuis mi-décembre par un scandale anticorruption impliquant ses plus proches alliés au sein du gouvernement, M. Erdogan, est de plus critiqué en Turquie et à l'étranger pour sa politique autoritaire, et notamment le renforcement du contrôle de la justice et d'internet.

http://www.lapresse.ca/international/europe/201402/22/01-4741451-turquie-lagence-de-renseignements-a-espionne-des-milliers-de-citoyens.php
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MessageSujet: Re: TURQUIE : Economie, politique, diplomatie...   Mar 25 Fév 2014 - 15:10

Citation :
La Turquie secouée par un scandale d'écoutes téléphoniques

L'opposition turque a appelé le premier ministre, Recep Tayyip Erdogan, à quitter le pouvoir après la révélation, lundi 24 février, d'un enregistrement le mettant en cause dans un vaste scandale de corruption. Dans cette bande sonore dont l'authenticité n'a pas été confirmée, M. Erdogan demande à son fils aîné Bilal de réunir d'autres membres de la famille pour faire disparaître immédiatement plusieurs millions d'euros et de dollars dissimulés aux domiciles de proches.
Le cabinet de M. Erdogan a vigoureusement réagi lundi soir en dénonçant dans un communiqué le « produit immoral d'un montage (...) complètement faux », et en menaçant de poursuivre ses auteurs devant la justice. L'enregistrement a agité toute la nuit les réseaux sociaux, d'autant qu'il est sorti quelques heures après les révélations de deux journaux proches du régime islamo-conservateur accusant des magistrats, proches de la confrérie du prédicateur musulman Fethullah Gülen, d'avoir mis sur écoute des milliers de personnes, dont M. Erdogan.


DES MUNICIPALES SOUS TENSION


« Ce qui est fait constitue une attaque haineuse contre le Premier ministre de la république de Turquie. Personne ne peut s'en tirer de cette manière », a déclaré M. Erdogan mardi lors de son allocution hebdomadaire devant les députés de son Parti de la justice et du développement (AKP). « Jamais nous ne cèderons », a-t-il continué sous les ovations énergiques des militants de sa formation, renvoyant ses accusateurs et les critiques aux élections municipales du 30 mars prochain. « Seul le peuple peut décider de nous renvoyer, et personne d'autre », a-t-il martelé.

« Il n'existe aucune allégation à laquelle nous ne pouvons répondre », a continué M. Erdogan, indiquant n'avoir « peur de rien » et promettant de poursuivre en justice les auteurs de ce « montage ».

« TRÈS CONSTERNANT »

A l'issue du conseil des ministres, lundi, le porte-parole du gouvernement, Bülent Arinç, a confirmé les allégations devant la presse. « Il s'agit malheureusement d'un événement très consternant », a déclaré M. Arinç, « ces procureurs doivent publiquement s'excuser auprès de toutes les personnes qu'ils ont mises sur écoute ».

L'un des deux procureurs mis en cause a catégoriquement nié avoir ordonné la moindre des écoutes. « Ces allégations sont dénuées de tout fondement. Aucune opération illégale n'a été ordonnée », a ainsi affirmé le magistrat, Adnan Cimen, au journal Milliyet, sans autre précision. Dans une déclaration citée par des médias proches de la confrérie, un des avocats de M. Gülen, Nurullah Albayrak, a lui aussi démenti les allégations « injustes » : « Cette situation n'a d'autre but que d'inciter à la haine et à la division. »

Selon les médias proches de M. Erdogan, l'existence de ces « bretelles » a été découverte par les procureurs récemment nommés par le gouvernement pour prendre en main la direction des enquêtes anticorruption à l'origine du scandale, après une vague de purges historiques dans la justice et la police.


Le Monde
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MessageSujet: Re: TURQUIE : Economie, politique, diplomatie...   Mar 25 Fév 2014 - 16:43

les occidenataux(et l'israël) utilise surement les gulen pour régler leurs compte il a joué au plus malin souvent il en paye le prix en ce moment

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MessageSujet: Re: TURQUIE : Economie, politique, diplomatie...   Mar 4 Mar 2014 - 0:24

Citation :
Marwan Lahoud lance la filière aéro à l’assaut de la Turquie

Le président du Groupement des industriels de l’aéronautique (Gifas) conduit une mission en Turquie. Une soixantaine de PME françaises vont tenter de se faire une place dans un pays qui ambitionne de devenir un grand acteur de l’aéronautique.
"La Turquie est une terre à défricher". C’est ainsi que Marwan Lahoud résume l’objectif de la mission qu’il conduit en tant que président du Groupement des Industries Françaises Aéronautiques et Spatiales (GIFAS) du 25 au 28 février. Un mois après le président de la République, celui qui est aussi directeur général délégué à la stratégie et au marketing d’Airbus Group mène une délégation d’une soixantaine de PME françaises avides de trouver en Turquie de nouveaux débouchés. Elles rencontrent des dizaines d'acteurs turcs, répartis sur douze sites et quatre villes (Ankara, Istanbul, Izmir et Eskisehir). Cela faisait plus de dix ans que le syndicat très actif de la filière aéronautique et spatiale française n’avait pas organisé une mission de cette ampleur, la dernière remontant à 2002 au Japon.
Pourquoi la Turquie ? "Le pays possède une activité industrielle assez intense et ambitionne de devenir une grande puissance aéronautique, explique en marge de la mission Marwan Lahoud. On y trouve des ressources humaines jeunes et éduquées, la loi y est appliquée et malgré quelques mouvements le pays est assez stable". Et le développement économique est au rendez-vous selon le dirigeant : "Je suis venu à Ankara en 2004, et par rapport à aujourd’hui, c’est le jour et la nuit". Il faut dire que le trafic aérien domestique a été multiplié par six ces dix dernières années et le trafic international par trois sur la même période.

Grands programmes
Une croissance du trafic qui ne se dément pas et qui pousse la compagnie aérienne dominante, Turkish Airlines, à se doter de 400 nouveaux avions d’ici 2020. La situation géographique du pays, pivot entre l’Europe, l’Asie, l’Afrique et la Russie coïncide de plus en plus avec le centre de gravité du trafic aérien mondial. Situé au beau milieu de l’Atlantique dans les années 70, en raison des échanges entre les Etats-Unis et l’Europe, il tend à se déplacer vers l’est, où le trafic en Asie prends de plus en plus de poids. Les autorités turques entendent bien profiter à plein de cet emplacement qu'ils jugent idéal.
Pour résumer, ce pays de 74 millions d’habitants, qui ambitionne de passer dans dix ans du 17ème au 10ème rang des premières puissances mondiales, "rempli toutes les conditions", selon Marwan Lahoud, pour pouvoir multiplier les partenariats économiques avec la France. D’autant que les grands projets aéronautiques civils et militaires se bousculent. A l’horizon 2023, date du centenaire de la proclamation de la République de Turquie, le pays prévoit de faire aboutir un nombre vertigineux de programmes via une feuille de route très précise. Avion de combat de 5ème génération (autrement dit, les successeurs du Rafale), hélicoptères de transport, drone MALE, avion régional, satellites d’observation et de télécommunication… Est-ce seulement réaliste ? A l’heure où les géants Airbus et Boeing marquent une pause dans le lancement de nouveaux grands programmes, l’occasion semble de toute façon trop belle pour ne pas la saisir…
Ces projets sont de plus portés par un réel dynamisme de l’aéronautique en Turquie, en voie de structuration. "Ils pourraient avoir les moyens de leurs ambitions", estime Marwan Lahoud. La Turquie possède son Gifas : le Syndicat des industriels de défense turcs (Sasad), qui compte 162 adhérents et représente un chiffre d’affaires de 4,8 milliards de dollars (soit 10% de celui du Gifas). Ces sociétés sont concentrées à Ankara, Eskisehir, Istanbul et Izmir. Qui plus est, la Turquie a aussi l’équivalent d’un Airbus Group, avec la société Turkish Aerospace Industries (TAI), possédée par la Fondation des forces armées turques et le sous-secrétariat à l’industrie de défense.
Les PME chassent en meute
Des sociétés privées se sont multipliées, comme Kale (sous-traitant dans la motorisation), Roketsan (armes, munitions, roquettes…), Alp Havacilik (pièces de moteur), Turkish Technic (maintenances des appareils)… Et surtout, au-delà la production industrielle, le pays souhaite monter en gamme et investir massivement dans la R&D. Une approche qui le distingue d’un certain nombre d’autres pays, notamment la Tunisie. Organismes publics qui soutiennent la R&D, clusters régionaux, zones de développement technologiques… La Turquie ne s’érige pas en terre de production industrielle low cost mais bien comme un partenaire industriel de premier plan.
"On ne peut de toute façon pas croire durablement à un Eldorado avec un coût du travail peu élevé", estime Marwan Lahoud. Le président du Gifas voit avant tout la Turquie comme une opportunité pour les PME désireuses de réaliser des transferts de technologies. "Il est important pour la pérennité et la compétitivité de la supply chain française, que les PME aillent chercher de l’activité à l’étranger, qu’elles diversifient leurs débouchés. Il serait même suicidaire de n’envisager la Turquie que comme une terre de délocalisation". Il est trop tôt pour mesurer l’impact de cette mission en termes de contrats et de partenariats. Mais elle distingue une fois de plus la filière française aéronautique, capable de chasser en meute comme bien peu d’autres secteurs tricolores sont capables de le faire.

http://www.usinenouvelle.com/article/marwan-lahoud-lance-la-filiere-aero-a-l-assaut-de-la-turquie.N244378#xtor=RSS-300
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MessageSujet: Re: TURQUIE : Economie, politique, diplomatie...   Ven 21 Mar 2014 - 14:30

RTE poursuit sa descente : blocage de Twitter depuis ce matin. Rapidement des solutions de contournements ont été mises en place.
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MessageSujet: Re: TURQUIE : Economie, politique, diplomatie...   Dim 23 Mar 2014 - 13:57

PGM a écrit:
RTE poursuit sa descente : blocage de Twitter depuis ce matin. Rapidement des solutions de contournements ont été mises en place.

Twitter est bloqué par DNS depuis hier soir, un blocage par IP est aussi appliqué.

Tu parle de descente, alors que tous les sondages prédisent de sa victoire le 30 mars.

Twitter doit comprendre qu'il doit payer ces impôts en Turquie, et doit respecter les décisions de l'État Turc.

Youtube l'a bien compris dans le passé, sa sera aussi au tour de facebook.
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MessageSujet: Re: TURQUIE : Economie, politique, diplomatie...   Dim 23 Mar 2014 - 15:43

Message a toute la terre, le peuple Turc soutiendra son Gouverneur! Le peuple Turc se réunit à Istanbul pour soutenir Erdogan.. Plus d'1,5 million de personnes attendu pour toute à l'heure lors du discours d'Erdogan.

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MessageSujet: Re: TURQUIE : Economie, politique, diplomatie...   Dim 23 Mar 2014 - 18:46

Apparement un F16 turque a abattu un avions de combat Syriens a la frontiere.
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MessageSujet: Re: TURQUIE : Economie, politique, diplomatie...   Lun 24 Mar 2014 - 9:53

Baybars a écrit:
PGM a écrit:
RTE poursuit sa descente : blocage de Twitter depuis ce matin. Rapidement des solutions de contournements ont été mises en place.

Twitter est bloqué par DNS depuis hier soir, un blocage par IP est aussi appliqué.

Tu parle de descente, alors que tous les sondages prédisent de sa victoire le 30 mars.

Twitter doit comprendre qu'il doit payer ces impôts en Turquie, et doit respecter les décisions de l'État Turc.

Youtube l'a bien compris dans le passé, sa sera aussi au tour de facebook.

Parce que tu crois que le problème d'RTE avec twitter, facebook etc relève d'un problème d'impots ?
le fait de s'en prendre systematiquement au reseau sociaux en les bridant est un aveux de faiblesse.
le fait de ne pas pouvoir "controler" les arcanes de ses propres services et de voir sa vie/turpitude étalé au grand jour, le mettent clairement sur la défensive. Il peut gagner tactiquement, mais stratégiquement, il est "out".
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MessageSujet: Re: TURQUIE : Economie, politique, diplomatie...   Lun 24 Mar 2014 - 10:18

Moi je suis sur Twitter, je suis tous ce qui ce se dit et j'ai visionné toutes les vidéos (que j'ai backupé sur mon disque).

Je peux vous dire une chose, les Gulenistes ont fait leurs devoirs et ça d'une manière effrayante.

On assiste à une guerre psychologique asymétrique comme on n'en a sans doute jamais vu depuis l'apparition du web 2.0.

Pour l'interdiction de Twitter, c'est un aveu de faiblesse car ça se contourne avec un VPN (même DNS alternatif tant que non blocage par IP)

Selon les stats, y a encore plus de tweets depuis l'interdiction officielle, Moubarak avait aussi essayé de faire cela durant la Révolution sans succès.

Les gens se disent tout simplement :

"Mais de quoi a-t-il si peur pour prendre le Monde en face de lui et perdre toute sa crédibilité ?".

Les gens sont encore plus curieux.

Depuis des semaines, les comptes opérationnels de Gulen répètent :

"Turpun buyugu heybede" ce qui se traduit par le "plus gros est à venir".

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MessageSujet: Re: TURQUIE : Economie, politique, diplomatie...   Aujourd'hui à 15:02

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TURQUIE : Economie, politique, diplomatie...
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