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 Intervention militaire en Centrafrique - Opération Sangaris

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MessageSujet: Intervention militaire en Centrafrique - Opération Sangaris   Intervention militaire en Centrafrique - Opération Sangaris - Page 6 Icon_minitimeJeu 5 Déc 2013 - 18:07

Rappel du premier message :

J'ouvre ce thread pour plusieurs raisons . Premièrement , parce que aujourd’hui même officiellement l'ONU a donner son feu vert a la France pour une intervention militaire au coté des forces africaines , l'opération va se faire . Et deuxièmement , ce conflit nous intéresse en tant que musulmans , car le conflit opposent justement musulmans et chrétiens dans ce pays . Personnellement je n'ai jamais su que il y avait des musulmans en Centrafrique .
Vos informations nous permettrons de mieux comprendre les raisons de ce conflits , les différentes parties de ce conflit , certains parlent de vengeances de l'ex president Bozizé et des milices chrétiennes  , d'autres mettent en cause la rebelle du Séléka qui sont musulmans ...

Citation :
Le Conseil de sécurité de l'ONU  a adopté ce jeudi un projet de résolution de la Franceautorisant le recours à la force pour les troupes d'intervention africaines et françaises. Sur place, a tension est encore montée d'un cran à Bangui, la capitale de la Centrafrique.

Des tirs et détonations ont été entendus, faisant plusieurs victimes. Des journalistes ont dénombré ce jeudi après-midi 80 morts dans une mosquée de Bangui et des rues voisines.

Les accrochages opposent les membres de milices chrétiennes d'autodéfense, les «anti-balaka» (anti-machettes), à des hommesarmés issus des rangs de la coalition rebelle Séléka — depuis dissoute — dirigée par Michel Djotodia. Ces derniers, qui se revendiquent musulmans, ont renversé en mars par un coup d'Etat le président François Bozizé, arrivé au pouvoir dix ans plus tôt, plongeant le pays dans le chaos.

Environ 250 soldats français ont été déployés ce jeudi dans le centre-ville, a prévenu l'état-major des armées. Tout comme la force africaine, l'armée française, plus que jamais «gendarme» de l'Afrique après le Mali, attend le feu vert des Nations-Unies pour lancer son opération militaire, baptisée «Sangaris».

Suivez les évènements, minute par minute.

17h25. Environ 1,3 million de personnes ont besoin d'une aide alimentaire en République centrafricaine, en raison des troubles intérieurs, a mis en garde la FAO (Food and Agriculture organization, Organisation de l'ONU pour l'alimentation et l'agriculture).

16h48. Les soldats français pourraient intervenir dans les heures qui viennent.

Les 1200 soldats français, qui doivent être déployés en RCA, auront à leurs côtés 3000 hommes de la force africaine, la Misca (Mission internationale de soutien à la Centrafique : Tchad, Cameroun, Congo, Gabon), qu'ils sont chargés d'appuyer. Une force encore mal équipée, dont le commandement reste à mettre en place, qui devra prendre dans quelques mois le relai des Français.

La France dispose d'un dispositif unique de forces prépositionnées sur le continent africain, ce qui qui multiplie sa capacité de réaction : 940 hommes au Gabon, 350 au Sénégal, 2000 à Djibouti, 450 en Côte d'Ivoire, 250 en temps normal en Centrafrique.

La France table cette fois sur une opération ponctuelle. «Nous mobilisons un millier d'hommes pour une période de montée en puissance de 4 à 6 mois, puis de retrait progressif de 4 à 6 mois», a résumé mardi Jean-Yves Le Drian, le ministre de la Défense, dans une interview au quotidien Le Dauphiné.

Une facture de 400 M€ au Mali

Impossible de chiffrer pour l'instant le coût de l'opération française qui est sur le point de démarrer en Centrafrique.

La précédente intervention extérieure de la France en Afrique est l'opération Serval, au Mali, où les militaires ont traqué les jihadistes et aidé l'Etat Malien à rétablir l'ordre.

Le coût de l'opération Serval au Mali devrait «dépasser les 400 M€ à la fin de l'année» 2013, estimait fin juin le chef d'état-major des armées (CEMA), l'amiral Edouard Guillaud, selon La Tribune. La facture globale d'une telle opération est «de l'ordre de 100 000 € par homme et par an», a précisé le CEMA.

16h36. Jean-Yves Le Drian, le ministre de le Défense qui a écourté un déplacement à Toulon (Var) a commencé à préparer le conseil restreint de Défense avec les services de renseignement. Ce conseil de défense réunira notamment le chef d'état major des armées, Edouard Guillaud, et les ministres Jean-Yves Le Drian (Défense), Laurent Fabius (Affaires étrangères) et Manuel Valls (Intérieur), autour du président Hollande.

16h33. Qui paiera pour une future force de casques bleus après l'intervention de la France ? C'est la question qui se pose déjà dans les couloirs de l'ONU. Les Etats-Unis ne cachent pas leur frilosité à l'idée de financer un tel dispositif.

16h21. François Hollande réunit un conseil restreint de défense à 18 heures.

16h15. La résolution a été votée à l'unanimité. Elle permet aux forces françaises engagées sur le terrain de sécuriser les civils et d'apporter une aide humanitaire. Elle est placée sous le chapitre 7, autrement dit l'usage de la France est autorisé.

Ce que prévoit la résolution de l'ONU
Le Conseil, déclarant agir sous le chapitre 7 de la Charte de l'ONU (autorisant le recours à la force)...
TRANSITION POLITIQUE ... «réclame l'application rapide des accords de transition (..) qui devront mener à la tenue d'élections présidentielle et législatives libres, équitables et transparentes...»
DROITS DE L'HOMME ... «exprime sa profonde inquiétude devant la multiplication des violences inter-religieuses et inter-ethniques...», «demande au secrétaire général (Ban Ki-moon) de mettre en place rapidement une commission internationale d'enquête (...) pour une période initiale d'un an. L'enquête portera sur les exactions commises depuis le 1er janvier 2013.»
MISCA ET FORCES FRANCAISES... «autorise le déploiement" de la force africaine présente en RCA (Misca) pour une période de douze mois, avec une clause de révision à six mois, afin de protéger les civils et rétablir l'ordre et la sécurité (...), stabiliser le pays (...) et créer les conditions propices à la fourniture d'aide humanitaire. Autorise les forces françaises en RCA, dans la limite de leurs capacités et de leurs zones de déploiement, et de manière temporaire, à prendre toutes les mesures nécessaires pour soutenir la Misca dans l'accomplissement de son mandat et demande à Bangui et aux pays voisins de soutenir leur action.»
EMBARGO SUR LES ARMES... « impose un embargo sur les armes et équipements militaires destinés à la RCA pour une période initiale d'un an. Cet embargo ne concernera pas les matériels destinés à la Misca ou aux forces françaises. Un comité des sanctions veillera au respect de l'embargo.»
SANCTIONS CIBLEES... «exprime sa ferme intention d'envisager rapidement des sanctions ciblées, dont des gels d'avoirs et des interdictions de voyage, contre les individus qui violent l'embargo sur les armes ou les droits de l'homme, bloquent la transition politique dans le pays, ou exploitent illégalement des ressources naturelles comme les diamants.»


⇒ 16h11. Le Conseil de Sécurité de l'ONU donne son feu vert à l'intervention de la France en Centrafrique.

16h03. A la mosquée du quartier PK5, dans le centre de la capitale, 54 cadavres étaient alignés dans la salle de prière et la cour intérieure, portant des marques de blessures à l'arme blanche et par balles. Dans les rues voisines, les journalistes ont comptabilisé 25 cadavres abandonnés sur le bas coté.

«Les corps ont été amenés dans la matinée par des gens du quartier», a expliqué à l'AFP un responsable de la mosquée qui a souhaité garder l'anonymat. La mosquée était remplie d'hommes et de femmes venus chercher un parent disparu.

Signe de l'extrême tension régnant dans la ville, les abords de la mosquée étaient bondés d'hommes portant des machettes, alors que les rues voisines, dans lesquelles gisaient d'autres corps, étaient désertes.

15h47. Plus de 80 cadavres comptés dans une mosquée et dans les rues de Bangui.

14h45. Au moins huit morts et des dizaines de blessés, selon MSF. « Depuis ce matin, nous avons aidé à prendre en charge 65 blessés arrivés aux urgences. Une vingtaine présentait des blessures graves ; 8 sont morts ; 5 sont déjà passés en urgence au bloc » témoigne Thomas Curbillon, chef de mission MSF à Bangui.  « La plupart présentent des blessures par balle et armes blanches, type machette ou couteau ».


13h51. Extension du couvre-feu. Appelant la population terrorisée «à garder son calme» dans une allocution radio-télévisée, le président centrafricain de transition Michel Djotodia annonce l'extension immédiate de quatre heures du couvre-feu, imposé désormais de 18 heures à 6 heures, face aux aux tirs et violences meurtrières qui ont éclaté avant l'aube. Il ajoute que «l'armée française est une amie de la Centrafrique», quelques heures avant le vote par le conseil de sécurité de l'ONU d'une résolution autorisant la France à intervenir militairement pour rétablir la sécurité dans le pays.

13h31. Huit morts selon MSF. «Hôpital communautaire: 65 blessés, 8 morts», indique un bref message transmis par MSF, qui a dépêché dans cet établissement une équipe médicale et chirurgicale.

13h15. Le FN «appuie et soutient» l'intervention militaire imminente de la France en Centrafrique sous mandat de l'ONU, indique jeudi le parti dans un communiqué. «La dégradation de la situation civile et sécuritaire en Centrafrique justifie plus que jamais l'intervention militaire de la France sous l'égide de l'ONU», est-il écrit.

Pourquoi «Sangaris» ?
L'armée française a baptisé son opération «Sangaris», baptisée du nom d'un petit papillon rouge. Pour les entomologistes du monde entier, la Centrafrique est en effet le paradis des papillons où, en saison, il suffit d'emprunter une piste forestière à la sortie de Bangui pour croiser des nuages de millions de ces insectes.


12h50. Environ 650 militaires français présents à Bangui. Le colonel Jaron indique qu'«aujourd'hui, environ 650 militaires français sont présents» dans la capitale de la Centrafrique.

12h45. «Environ 250 soldats français se sont déployés dans Bangui à la suite des incidents de la nuit», annonce le porte-parole de l'état-major des armées françaises, le colonel Gilles Jaron. «Vers 3 heures, il y a eu des accrochages entre des ex-Séléka et des éléments armés non identifiés à cette heure (...), les forces françaises ont dû réagir». Une partie des effectifs de l'opération Bouali «s'est déployée dans Bangui», déclare le porte-parole lors du point de presse hebdomadaire de la Défense, soulignant la «nette dégradation de la situation». La mission de ces 250 soldats français : «sécuriser les points sensible (ambassade...) et des points de regroupement pour assurer la sécurité des ressortissants».

12h15. Le Premier ministre centrafricain appelle à l'intervention «immédiatement» après le feu vert de l'ONU. «Vu l'urgence, mon souhait est que l'intervention se fasse dans les meilleurs délais, immédiatement après la résolution», déclare Nicolas Tiangaye, qui se trouve à Paris pour le sommet de l'Elysée sur la paix et la sécurité en Afrique.

10h50. Les tirs à l'arme automatique jeudi matin à Bangui ont fait «plusieurs morts et des blessés», selon le chef de la mission de Médecins sans Frontières (MSF) en Centrafrique, Sylvain Groulx. «Il y a des morts et des blessés», qui ont été conduits à l'hôpital communautaire de Bangui, où MSF a dépêché une équipe médicale et chirurgicale, indique-t-il, incapable de donner de bilan précis dans l'immédiat.


10h30. Hollande reçoit ce jeudi après-midi le Premier ministre algérien à l'Elysée. Cet entretien, qui ne figurait pas initialement dans l'agenda hebdomadaire de l'Elysée, précède le Sommet sur la paix et la sécurité en Afrique organisé par la France vendredi et samedi, à Paris, en présence d'une quarantaine de dirigeants africains.

9h10. La France ne doit plus être le «mercenaire gratuit» de l'UE, selon Pierrre Lellouche (UMP). «On se retrouve, nous Français, encore une fois tout seuls», déclare-t-il sur France Inter. «Ca n'est pas supportable» s'indigne l'alu d'opposition. «L'Europe sait réguler le nombre de cigarettes dans le coffre de la voiture, mais dès qu'il y a un problème sérieux, il n'y a plus personne !»

8h50. «Ca ira très vite». «Dès que le président de la République aura donné le top, les choses vont aller très vite», explique Laurent Fabius. sur BFMTV/RMC. «Ca tombe bien puisque nous avons entre aujourd'hui et samedi à Paris à la fois tous les Etats africains, plus le secrétaire général des Nations unies, plus le président de l'Union européenne», rappelle-t-il.


8h48. La France interviendra «en appui» de la force africaine Misca, qui compte 2.500 hommes et doit à terme arriver à 3.600 soldats, souligne Laurent Fabius. Le but de l'intervention est «d'éviter les drames humanitaires épouvantables et de rétablir la sécurité. Dans un deuxième temps ce sera de favoriser une transition démocratique parce qu'il va falloir organiser des élections», théoriquement début 2015, ajoute Laurent Fabius.


8h45. Fabius : 1.200 soldats français déployés «dans les jours qui viennent». «Autour de 1.200» soldats seront déployés en Centrafrique, et l'intervention débutera «entre le vote de la résolution à l'ONU ce soir et la date que choisira le président de la République», déclare ole ministre des Affaires etrangères Fabius sur BFM TV/RMC, précisant que ce sera «dans les jours qui viennent».

6 heures. Des tirs d'armes automatiques et des détonations plus lourdes sont entendus depuis l'aube dans plusieurs quartiers de Bangui, la capitale centrafricaine, selon des journalistes de l'AFP. Ces tirs, dont l'origine était inconnue dans l'immédiat, ont débuté vers 05H30  dans la zone du PK-12, dans le nord de la ville, puis se sont étendus à d'autres quartiers de la ville, notamment non loin du centre-ville, dans la zone du fleuve.

Bilan de la veille
Une douzaine de personnes ont été tuées près de Bangui dans la nuit de lundi à mardi, a-t-on appris mercredi. A une centaine de kilomètres au nord de la capitale - où la tension monte dans les quartiers à l'approche du vote à l'ONU, dans un climat détestable de suspicion et de soif de vengeance - ces civils, des éleveurs peuls musulmans, ont été massacrés à la machette, selon des sources militaires. Dix très jeunes enfants ont été sauvagement blessés dans la même attaque, aux membres ou la tête, eux aussi à coups de machettes, et étaient hospitalisés mercredi à Bangui, ont constaté des journalistes de l'AFP. Le Premier ministre centrafricain Nicolas Tiangaye a dénoncé des «actes horribles, odieux», tandis que les Etats-Unis se sont dits «horrifiés».
http://www.leparisien.fr/international/en-direct-centrafrique-250-soldats-francais-deployes-a-bangui-jour-j-a-l-onu-05-12-2013-3379685.php






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MessageSujet: Re: Intervention militaire en Centrafrique - Opération Sangaris   Intervention militaire en Centrafrique - Opération Sangaris - Page 6 Icon_minitimeMer 12 Fév 2014 - 17:48

Citation :
Centrafrique : les musulmans, la mort aux trousses    

12/02/2014 à 14:00 Par Vincent Duhem

Soupçonnés de collusion avec l'ex-Séléka, les musulmans, violemment pris à partie, fuient par dizaines de milliers. L'ennui, c'est que leur contribution à l'économie nationale est cruciale.

Il n'y a plus un seul musulman à Bozoum, à 400 km de Bangui, dans le Nord-Ouest. Le 5 février, un convoi de camions dépêché par les autorités tchadiennes est venu chercher les 2 500 civils restants. Trois semaines plus tôt, 3 500 de leurs coreligionnaires avaient pris le même chemin. Et ces scènes se sont répétées dans la plupart des villes du Sud et de l'Ouest. Seul un millier de musulmans, sur un total estimé à 8 000, demeureraient encore à Bossangoa. À Carnot, près de 15 000 d'entre eux ont fui pour le Cameroun ou le Tchad.

Vidée de près de 75 % de sa population musulmane, Bangui n'a pas échappé à ce déchaînement de violence, nourri par une soif de revanche. Les premiers à partir ont été les ressortissants étrangers. Sénégalais, Camerounais, Maliens, Nigérians et, bien sûr, Tchadiens : ils sont plus de 20 000 à avoir regagné leur pays d'origine. Puis est venu le tour des Centrafricains. Depuis plusieurs semaines, des camions pris d'assaut et escortés par des soldats tchadiens de la Misca (Mission internationale de soutien à la Centrafrique) et par l'armée tchadienne se sont succédé à la sortie de Bangui.

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Le départ de la minorité musulmane, qui représentait 15 % de la population, "est une très mauvaise nouvelle parce qu'elle va entraîner la disparition d'une couche de la société indispensable à la reprise économique", s'inquiète Roland Marchal, chercheur au Ceri-Sciences-Po, qui rend la France en partie responsable de cette situation. "Il est scandaleux que Paris n'ait pas pris en compte les conséquences économiques et politiques de son intervention."

Qu'ils soient centrafricains ou étrangers, les musulmans ont toujours joué un rôle primordial dans l'économie nationale. Dans les villes, ils détenaient 90 % des commerces. En province, la majorité des éleveurs de gros bétail sont des Peuls mbororo. Leurs boeufs assuraient le bon fonctionnement de la culture attelée pratiquée par les agriculteurs du Nord et de l'Ouest.

Certains veulent croire à un retour à la normale


Les mines diamantifères étant encore exploitées de manière clandestine au profit des ex-Séléka, l'État centrafricain se voit ainsi privé d'un autre pan de son économie. "Les conséquences se font déjà sentir, explique Marie-Noëlle Koyara, la ministre du Développement durable. Il y a un début de pénurie sur les marchés, où le prix de la viande a doublé. Il faut absolument que nous réglions ce problème de sécurité."

Cette situation est-elle irréversible ? Certains veulent croire à un retour à la normale, rappelant que des mosquées avaient déjà été incendiées en 2003 et qu'il y a une dizaine d'années un conflit entre agriculteurs sédentaires et éleveurs nomades avait déjà poussé ces derniers à l'exil vers le Tchad et le Cameroun. Une longue médiation avait permis leur retour.

Les plus pessimistes estiment que la cassure est cette fois trop profonde. "Nous sommes nés ici, et du jour au lendemain nos voisins ont brûlé nos corans et détruit nos mosquées", se désole Abakar Mahamat, imam dans le 5e arrondissement de Bangui. Lui aussi se prépare à l'exil : "Tous mes voisins sont partis, comment voulez-vous que je reste ? Et si la vie est meilleure au Tchad, nous ne reviendrons pas."

________

Par Vincent Duhem

http://www.jeuneafrique.com/Article/JA2770p016.xml0/musulman-bangui-seleka-misca-crise-centrafricaine-centrafrique-les-musulmans-la-mort-aux-trousses.html
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MessageSujet: Re: Intervention militaire en Centrafrique - Opération Sangaris   Intervention militaire en Centrafrique - Opération Sangaris - Page 6 Icon_minitimeJeu 13 Fév 2014 - 18:13

Citation :
Général Trinquand: «Il y a un revirement important dans l'opération en RCA»

par Caroline Paré

Le ministre français de la Défense, Jean-Yves Le Drian, est en en République centrafricaine. Il a été reçu par les nouvelles autorités du pays, à commencer par sa présidente Catherine Samba-Panza. Ces derniers jours, le ministre avait déjà tenu un discours très ferme vis-à-vis des groupes anti-balaka. Le général Dominique Trinquand, ancien chef de la mission militaire auprès des Nations unies, est l'inivté de Caroline Paré.


RFI : Est-ce que la façon d’appréhender cette situation centrafricaine est en train de changer ?


Général Dominique Trinquand : Oui, probablement. L’intervention française au mois de décembre, concomitante avec le renforcement de la mission africaine, avait pour but d’arrêter les exactions qui étaient commises à ce moment-là. Il y a eu changement puisque Michel Djotodia est parti, qu’une présidente intérimaire a été élue, et les choses auraient dû revenir dans un état de calme permettant de préparer les élections.

Or il semblerait qu’actuellement, après les exactions commises par les milices musulmanes, ce sont les milices anti-balaka qui sont en train de faire un commencement de nettoyage ethnique. Et donc à l’évidence, M. Le Drian a parlé de l’usage de la force pour faire respecter le mandat des Nations unies et empêcher ces exactions d’être commises. Il y a apparemment, effectivement, un revirement important dans l’opération qui se déroule actuellement en Centrafrique.

Avec une responsabilité qui est clairement pointée de la part du responsable de l’opération Sangaris, le général Soriano. Il dit que, ces derniers jours, les anti-balaka sont les principaux ennemis de la paix.

Oui, il a tout à fait raison. Il a d'ailleurs souligné lui-même la difficulté : la mouvance anti-balaka est très difficile à contrôler, dans la mesure où il n’y a pas d’organisation du commandement centralisé qui permettrait d’avoir un seul interlocuteur. Il s’agit de milices qui se répartissent un peu partout, apparemment pas coordonnées et qui agissent, et contre lesquelles il va falloir utiliser la force très certainement.

Est-ce que ça veut dire que les réponses apportées ces derniers jours par les forces qui sont sur place, qu’il s’agisse des forces africaines ou bien des forces d’intervention françaises, n’étaient pas adaptées ?

Je ne dirais pas « pas adaptées », je dirais insuffisantes, probablement. L’utilisation de la force a pour objet de montrer que très rapidement, les choses doivent s’arrêter et non s’envenimer. Or il semblerait que les anti-balaka pour différentes raisons, d’abord par esprit de vengeance mais aussi dans l'esprit probablement de reprendre le pouvoir – parce qu’il y a des partisans de l’ancien président Bozizé dans ces anti-balaka – n’ont pas compris le message. Message qu'il s’agit donc d’appuyer.

Je voudrais par ailleurs souligner que dans cette action il y a, bien sûr les forces françaises, mais il y a aussi les forces africaines. Et dans ces forces africaines, il y a des contingents voisins de la République centrafricaine, mais également des Burundais et des Rwandais. Or, il y a vingt ans exactement avait lieu le génocide au Rwanda. Et il est intéressant de voir que les soldats français à côté des soldats rwandais, veulent éviter un nouveau génocide.

On l’a dit, le ministre français a pu rencontrer les autorités. Est-ce que précisément ce nouveau pouvoir de transition a une quelconque influence sur les événements en cours ?

Il a beaucoup de difficultés parce que les Faca (Forces armées centrafricaines) – on l’a vu lors de la cérémonie officielle de mise en place de la présidente, ont-elles mêmes lynché un musulman.

C’était la semaine dernière à Bangui…

Exactement. Donc les Faca sont quasiment incontrôlables et la seule réaction à avoir, c’est de les désarmer, de les cantonner et d’essayer de remettre les choses en ordre.

En revanche, il semblerait que les forces de police, en particulier de gendarmerie, sont des forces sur lesquelles la présidente peut compter. Donc il s’agit que la présidente avec l’appui des forces internationales et de sa gendarmerie, puisse rapidement remettre le calme à Bangui et ailleurs.

Il y a eu cet avertissement signé Ban Ki-moon. Il a estimé qu’un éclatement du pays était tout à fait possible. Il s’est aussi inquiété des changements démographiques de population avec cet exode qui n’en finit pas.

Oui, tout à fait. Je rappelle aussi qu’un rapport du secrétaire général doit être remis à la fin du mois au Conseil de sécurité pour ouvrir la perspective d’une opération de maintien de la paix de l’ONU dans les mois qui viennent. Il y a vraiment urgence d’agir, et d’agir en force. Car une fois que la spirale de la violence est enclenchée, et malheureusement, c’est déjà le cas, les choses deviennent rarement réversibles. Les évènements qui se déroulent de par le monde le montrent à l’évidence.

Je pense que là, on est en train de changer de nature. Et il faut que la communauté internationale réagisse très vite. La France l’a fait, un certain nombre de critiques sont apparues. Je pense qu’il vaut mieux critiquer ceux qui ne font rien que ceux qui font quelque chose. Et actuellement la planification de l’opération de l’Union européenne m’inquiète beaucoup, parce que je trouve que ça prend beaucoup de retard et ça ne correspond pas du tout au rythme auquel il est nécessaire de réagir face à la violence.

http://www.rfi.fr/afrique/20140212-general-trinquand-RCA-centrafrique-seleka-anti-balaka-sangaris-milice/
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MessageSujet: Re: Intervention militaire en Centrafrique - Opération Sangaris   Intervention militaire en Centrafrique - Opération Sangaris - Page 6 Icon_minitimeJeu 13 Fév 2014 - 20:01

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MessageSujet: Re: Intervention militaire en Centrafrique - Opération Sangaris   Intervention militaire en Centrafrique - Opération Sangaris - Page 6 Icon_minitimeJeu 13 Fév 2014 - 20:19

Citation :
Centrafrique : une nouvelle fosse commune découverte à Bangui

13/02/2014 à 17:22 Par Jeune Afrique  


Une fosse commune contenant au moins six cadavres a été découverte mercredi par les soldats de la Misca. Un charnier contenant trente corps avait déjà été découvert, le 24 décembre.

Les soldats de la Misca (la Mission africaine en Centrafrique) ont fait, mercredi 12 février une nouvelle découverte macabre en plein cœur de Bangui : une fosse commune contenant au moins six cadavres dans une caserne du quartier des 200 Villas, jadis utilisée par des combattants de l'ex-Séléka.

Antoine Mboa Bogo, responsable local de la Croix-Rouge, a confirmé l'existence d'une fosse commune dans cette caserne. "Au moins six corps en état avancé de décomposition ont été retrouvés sous une dalle de béton et il n’était pas immédiatement possible d’identifier les victimes", a-t-il dit à Associated Press.

"Corps mutilés"

Un colonel rebelle toujours présent dans la région, Mahamat Aboubacar, a nié toute responsabilité et refusé de commenter l’affaire plus avant.

Un charnier contenant trente corps avait déjà été découvert, le 24 décembre, à quelque 300 mètres du QG de la Séléka (le camp de Roux), sur les hauteurs de Bangui. Jetés dans un ravin, situé sur la colline dite des Panthères, certains de ces cadavres avaient été retrouvés les mains ligotées, d’autres mutilés "à l’arme blanche", vraisemblablement torturés, avait indiqué le procureur de la République, Ghislain Grésenguet.

La procureure de la Cour pénale internationale (CPI), Fatou Bensouda, a annoncé le 7 février que son bureau allait examiner les exactions commises en Centrafrique, pays signataire du Statut de Rome.

http://www.jeuneafrique.com/Article/ARTJAWEB20140213164708/cpi-fosse-commune-seleka-crise-centrafricaine-crise-centrafricaine-centrafrique-une-nouvelle-fosse-commune-decouverte-a-bangui.html
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MessageSujet: Re: Intervention militaire en Centrafrique - Opération Sangaris   Intervention militaire en Centrafrique - Opération Sangaris - Page 6 Icon_minitimeJeu 13 Fév 2014 - 23:52

jf16 a écrit:
Citation :
Centrafrique : Catherine Samba-Panza dans le collimateur des anti-balaka

10/02/2014 à 13:05 Par Jeune Afrique


Le coordonnateur politique des milices animistes anti-balaka a dénoncé mardi le manque de reconnaissance de la nouvelle chef de l'État centrafricaine, Catherine Samba-Panza, envers son mouvement.

Patrice Edouard Ngaïssona, coordonnateur politique des milices animistes anti-balaka, a déploré lundi 10 février la mise à l'écart de son mouvement par les nouvelles autorités de transition qu'il accuse d'"ingratitude".

"Pendant des mois, la communauté internationale n'a rien fait. Personne n'a dit à (Michel) Djotodia (le président issu de la rébellion et contraint à la démission le 10 janvier) et à ses mercenaires d'arrêter. Alors, en juillet, le peuple s'est soulevé", a affirmé cet ancien ministre de François Bozizé - renversé en mars 2013 par la rébellion Séléka, également président de la Fédération centrafricaine de football.

"Il faut une reconnaissance de ce qu'ont fait les anti-balaka qui ont libéré le peuple centrafricain", insiste-t-il.

Selon lui, la nouvelle présidente de transition Catherine Samba Panza, "acclamée" lors de sa désignation le 20 janvier, "est aujourd'hui haïe à cause de son gouvernement et de son cabinet".

"Madame avait dit qu'elle prendrait des conseillers, des ministres chez nous, elle n'a rien fait!", s'insurge-t-il. Précédé d'une réputation sulfureuse, Ngaïssona dit avoir été écarté "officiellement" en raison de ses "problèmes judiciaires" (il a été incarcéré au début des années 2 000 pour enrichissement illicite et fait encore l'objet de plusieurs enquêtes), mais "c'est un prétexte", affirme-t-il.

Mis en cause dans les pillages et exactions à l'encontre des musulmans, le coordonnateur des anti-balaka, qui se dit en contact avec ses représentants "dans chaque commune", se défend en dénonçant un "amalgame". "Nous n'avons rien contre nos frères musulmans", assure-t-il.

"Ce qu'on voit dans les quartiers, ce sont des règlements de comptes. Les anti-balaka ne sont pas des assassins, ni des pillards. Il faut combattre ces voyous. Il faudrait associer les vrais anti-balaka pour combattre ces faux anti-balaka !" dit-il.

Ngaïssona qui affirme que le mouvement compte environ 70 000 hommes, dont plus de la moitié à Bangui, déplore que les anti-balaka n'ont bénéficié d'aucune mesure et "n'ont pas été écoutés" et appelle à la mise en place "urgente" d'un programme de Démobilisation-désarmement-réinsertion (DDR) "pour tous".

Selon une source diplomatique, le DDR, qui doit être mise en œuvre par les autorités centrafricaines avec l'appui de l'ONU et un financement international, est toujours au point mort, faute d'accord politique entre les parties.

"On a cantonné les Séléka avec leurs armes (une arme par combattant, NDLR). Les anti-balaka (...) on leur demande de rendre leurs armes sans rien en échange", proteste Ngaïssona. "Il faut les cantonner, leur trouver un projet, pour eux et pour les anciens des Forces armées centrafricaines (Faca) qui se sont mélangés à eux".

Il faut ranger les armes "et que chacun fasse sa prière comme il l'entend", dit-il, reconnaissant toutefois qu'"il y a un travail de fond à faire avec les Faca avant de les mettre sur le terrain, sinon les bavures n'arrêteront jamais".

"Les Faca ne vont jamais accepter des Séléka dans l'armée républicaine", dit-il. La semaine dernière, des éléments des Faca, rassemblées pour la première fois à Bangui lors d'une cérémonie officielle, ont lynché à mort un des leurs, ancien membre de la garde présidentielle accusé de s'être rallié à la rébellion.

(Avec AFP)

http://www.jeuneafrique.com/Article/ARTJAWEB20140210124037/centrafrique-gouvernement-centrafricain-anti-balaka-catherine-samba-panza-crise-centrafricaine-centrafrique-catherine-samba-panza-dans-le-collimateur-des-anti-balaka.html
Libérés la Centrafrique ? Ha Ha Ha...

Sont droles ces anti-balaka cannibales et tueurs de femmes et d'enfants musulmans.

Sans la France, ils seraient encore cachés dans la foret a manger de la terre.

Merci a la France d'avoir désarmés tout les Seleka et de les avoir livrés a la merci des cannibales bourrés de gri-gri.

Ces anti-balaka chasseurs d'hommes c'est la France qui leur a donné la position où ils sont aujourd'hui.

A l'époque des Seleka on a jamais vu cela...

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MessageSujet: Re: Intervention militaire en Centrafrique - Opération Sangaris   Intervention militaire en Centrafrique - Opération Sangaris - Page 6 Icon_minitimeVen 14 Fév 2014 - 14:59

General Dlimi, est que dire du pays musulman qui est entrain de supporter les actions des francais en centre afrique ?  Evil or Very Mad
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MessageSujet: Re: Intervention militaire en Centrafrique - Opération Sangaris   Intervention militaire en Centrafrique - Opération Sangaris - Page 6 Icon_minitimeVen 14 Fév 2014 - 18:05

ramm a écrit:
General Dlimi, est que dire du pays musulman qui est entrain de supporter les actions des francais en centre afrique ?  Evil or Very Mad

Tu parle de qui de nous ? on est juste en train de pritoger un immeuble de l'ONU reste sérieux quand même le vrai autre grand acteur c'est le Tchad pas nous  Rolling Eyes 
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MessageSujet: Re: Intervention militaire en Centrafrique - Opération Sangaris   Intervention militaire en Centrafrique - Opération Sangaris - Page 6 Icon_minitimeVen 14 Fév 2014 - 18:11

http://www.rfi.fr/afrique/20130901-rca-hommes-seleka-sement-terreur-region-markounda/


Prendre partie pour les seleka ou les anti bakala revient a soutenir des barbares catho ou musulmant.

Dimili, je ne pense pas que tu sois dans cette démarche de guerre de religion ou les seuls qui trinque sont les civils.

_________________
« Je voudrais que les Français renouent avec cette idée simple selon laquelle ce n’est pas seulement un territoire qu’il leur faut défendre (…) mais aussi une façon d’être, une langue, une civilisation. Bref, l’ensemble d’un patrimoine dont nous sommes les héritiers. Et s’ils venaient à oublier ou à refuser cette idée, alors je craindrais beaucoup pour l’avenir de mon pays », plaidait François Léotard, peu suspect de sympathie avec des idées extrêmes.
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MessageSujet: Re: Intervention militaire en Centrafrique - Opération Sangaris   Intervention militaire en Centrafrique - Opération Sangaris - Page 6 Icon_minitimeVen 14 Fév 2014 - 18:17

charly a écrit:
http://www.rfi.fr/afrique/20130901-rca-hommes-seleka-sement-terreur-region-markounda/


Prendre partie pour les seleka ou les anti bakala revient a soutenir des barbares catho ou musulmant.

Dimili, je ne pense pas que tu sois dans cette démarche de guerre de religion ou les seuls qui trinque sont les civils.

La france à désarmé la séléka très rapidement et à bâclé volontairement le travail avec les anti balaka ce qui est très grave car désarmé une minorité c'est un passeport pour le génocide ce qui est pas vrai dans le sens inverse maintenant il faut assumé et désarmé les anti balaka et très vite ou couper le pays en 2 il faut choisir  Arrow 
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MessageSujet: Re: Intervention militaire en Centrafrique - Opération Sangaris   Intervention militaire en Centrafrique - Opération Sangaris - Page 6 Icon_minitimeVen 14 Fév 2014 - 18:52

Citation :
La France envoie 400 soldats supplémentaires en Centrafrique

Contrairement à ce qu'avait assuré le ministre de la défense, Jean-Yves Le Drian, fin janvier, Paris a finalement décidé d'accroître son contingent en République centrafricaine. Au total, 400 soldats supplémentaires seront envoyés sur place, a annoncé vendredi 14 février l'Elysée ; ce qui portera à 2 000 hommes les effectifs de « Sangaris ».

Cette opération a été lancée par la France en décembre pour aider les 5 000 militaires de l'Union africaine déjà présents sur place à mettre fin aux affrontements entre les ex-miliciens de la Séléka et les anti-Balaka chrétiens. Mais les violences persistent dans le pays.

A l'origine, Paris évoquait une intervention « coup de poing », « ponctuelle et ciblée », censée durer « six mois ». Une promesse qui semble compromise au vu de la multiplication des actes de violence, et l'épuration ethnique dont les communautés musulmanes sont les victimes.

CINQ PAYS DEVRAIENT REJOINDRE LES FORCES FRANÇAISES

La France ne serait pas la seule à augmenter ses efforts pour faire face à la crise. On apprend de sources diplomatiques, au lendemain de la première réunion de « génération de forces » qui s'est tenue à Bruxelles jeudi, qu'un nombre plus important que prévu de pays européens pourraient envoyer des soldats dans le cadre de l'opération militaire de l'Union européenne en République centrafricaine (Eufor RCA).

Outre la France, « nation cadre » de l'opération, la Pologne, l'Estonie, la Lettonie, le Portugal et la Roumanie ont proposé une contribution « substantielle » afin que l'opération militaire puisse commencer à se déployer à Bangui à partir de mars, a précisé un diplomate.

L'Espagne envisage également d'être présente, et la Géorgie, pays non membre de l'Union euuropéenne mais désireux de s'en rapprocher, aurait également proposé plus de 100 soldats, a-t-on précisé de même source. Jusqu'à présent ni l'Allemagne, ni le Royaume-Uni, ni l'Italie n'ont fait part de leur intention d'envoyer des troupes.

L'opération « pourrait comporter au total près de 900 militaires », soit davantage que les cinq cents prévus jusqu'à présent, selon le décompte du site Bruxelles 2, site d'information spécialisé dans la défense européenne. Mais « ces engagements restent à être confirmés par les pays au niveau politique avant d'être annoncés officiellement », a précisé un diplomate.

Une autre réunion de génération de forces se tiendra le 27 février à Bruxelles pour réexaminer les contributions à la lumière des besoins de l'opération. D'ici là, certains autres pays — européens ou non — pourraient annoncer un soutien logistique, matériel ou financier à Eufor RCA, une mission prévue pour durer neuf mois.

http://www.lemonde.fr/afrique/article/2014/02/14/la-france-envoie-400-soldats-supplementaires-en-centrafrique_4366799_3212.html
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MessageSujet: Re: Intervention militaire en Centrafrique - Opération Sangaris   Intervention militaire en Centrafrique - Opération Sangaris - Page 6 Icon_minitimeVen 14 Fév 2014 - 19:43

ramm a écrit:
General Dlimi, est que dire du pays musulman qui est entrain de supporter les actions des francais en centre afrique ?  Evil or Very Mad

Ça devient limite comme insinuation.
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MessageSujet: Re: Intervention militaire en Centrafrique - Opération Sangaris   Intervention militaire en Centrafrique - Opération Sangaris - Page 6 Icon_minitimeVen 14 Fév 2014 - 20:32

ramm a écrit:
General Dlimi, est que dire du pays musulman qui est entrain de supporter les actions des francais en centre afrique ?  Evil or Very Mad
Les tchadiens protegeaient la population musulmane et c'est pour cela qu'ils ont été virés !

Les marocains on ne les a pas encore vu.
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MessageSujet: Re: Intervention militaire en Centrafrique - Opération Sangaris   Intervention militaire en Centrafrique - Opération Sangaris - Page 6 Icon_minitimeVen 14 Fév 2014 - 20:37

charly a écrit:
http://www.rfi.fr/afrique/20130901-rca-hommes-seleka-sement-terreur-region-markounda/


Prendre partie pour les seleka ou les anti bakala revient a soutenir des barbares catho ou musulmant.

Dimili, je ne pense pas que tu sois dans cette démarche de guerre de religion ou les seuls qui trinque sont les civils.
Bonsoir charly,

Voila pour toi
https://www.youtube.com/watch?v=i6VSkaDz9M4

C'est la France qui a donné aux anti-balaka la position qu'ils occupent aujourd'hui.

Tu penses que la solution était de désarmer les musulmans et d'armer les chretiens pour qu'ils massacrent les musulmans comme l'ont fait les francais?

Resultat: les francais se plaignent des anti balaka aujourd'hui alors que ce sont eux qui leur ont donné cet position.
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MessageSujet: Re: Intervention militaire en Centrafrique - Opération Sangaris   Intervention militaire en Centrafrique - Opération Sangaris - Page 6 Icon_minitimeVen 14 Fév 2014 - 20:42

ce que je dis c est que les deux camps seleka et anti bakala sont des ordures.

l armee francaise est au milieu de religieux et elle fait le max pour separer c est betes sauvages de chretien et musulman
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MessageSujet: Re: Intervention militaire en Centrafrique - Opération Sangaris   Intervention militaire en Centrafrique - Opération Sangaris - Page 6 Icon_minitimeVen 14 Fév 2014 - 20:44

charly a écrit:
ce que je dis c est que les deux camps seleka et anti bakala sont des ordures.
L'intervention francaise a semé la zizanie, son implication aurait pu avoir une meilleure solution mais elle n'a fait au contraire que l'empirer.

Pourquoi désarmer les Seleka et armer les anti-balaka ? Meme un ado aurait prévu les conséquences (voulue?) de cet décision...

La difference c'est que les anti-balaka assument completement qu'ils veulent raser le pays des musulmans (civils ou non), les Seleka ont fait des choses mais n'ont jamais été anti-chretiens.
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MessageSujet: Re: Intervention militaire en Centrafrique - Opération Sangaris   Intervention militaire en Centrafrique - Opération Sangaris - Page 6 Icon_minitimeVen 14 Fév 2014 - 20:52

les musulmans centrafricains, n on rien demandés,

c est les agissement des seleka qui à mener au clash communautaire que connait aujourd hui la centrafrique,

Dlimi, les francais n ont pas desarmé les musulman mais les SELEKA, cette milice qui semer la terreur.

aujourd hui la communauté musulmane de centrafrique paye à son grand malheur pour les agissement des SELEKA.

les francais ne sont responsable de rien, car ce n est jamais facile de s interposé dans un conflit de milice, d ethnies...

il essayent de limité du mieu qu il peuvent les violences,


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MessageSujet: Re: Intervention militaire en Centrafrique - Opération Sangaris   Intervention militaire en Centrafrique - Opération Sangaris - Page 6 Icon_minitimeVen 14 Fév 2014 - 20:55

Alloudi a écrit:
les musulmans centrafricains, n on rien demandés,

c est les agissement des seleka qui à mener au clash communautaire que connait aujourd hui la centrafrique,

Dlimi, les francais n ont pas desarmé les musulman mais les SELEKA, cette milice qui semer la terreur.

aujourd hui la communauté musulmane de centrafrique paye à son grand malheur pour les agissement des SELEKA.

les francais ne sont responsable de rien, car ce n est jamais facile de s interposé dans un conflit de milice, d ethnies...

il essayent de limité du mieu qu il peuvent les violences,

C'est les Seleka qui protegeaient les musulmans.

Le Seleka a renversé un pouvoir que tout les centrafricains detestaient...

C'est le fait que les Selaka soit composé essentiellement de musulmans qui n'a pas plus, aprés en effet des membres des Seleka se sont addonés des pillages dans certains coins du pays mais cela c'est pas facile a gerer, tu avais des groupes de gens qui se disaient Seleka et pillaient ensuite.


Les massacres de civils en fonction de leur religion ont réellement commencés quand la France est intervenue...
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MessageSujet: Re: Intervention militaire en Centrafrique - Opération Sangaris   Intervention militaire en Centrafrique - Opération Sangaris - Page 6 Icon_minitimeVen 14 Fév 2014 - 21:13

les seleka ne protégé rien du tout, faut pas defendre l indefendable,

les seleka ont mis a mal la cohabitation chretiens/musulman en centrafrique par leur exactions anti chretiens, et maintenant ce qui se passe c est le resultat de leur exactions passé (retour de baton malheureusement payé pas les communté musulmane qui n a rien demandé)

Citation :
09/09/2013 / CENTRAFRIQUE
"Scènes d’apocalypse" dans un village centrafricain

Des squelettes qui jonchent le sol, des maisons entièrement brûlées et une cinquantaine de morts. Entre le 16 et le 20 août derniers, Bohong, un village dans le nord-ouest de la Centrafrique, a été le théâtre d’affrontements meurtriers entre la population et des membres de la Séléka. Un prêtre qui s’est rendu sur place témoigne.

Tout aurait démarré à cause de l’arrestation de deux petits commerçants par des membres de la Séléka, l’ex-rébellion aujourd’hui au pouvoir. Un groupe d’autodéfense local décide de prendre les choses en mains et de chasser les soldats de leur ville. Dépassés par la mobilisation, les hommes de la Séléka sur place demandent des renforts à Bangui. Ces renforts arrivés, le village est pillé et vidé de sa population.

Les membres de la Séléka sont fréquemment accusés de procéder à des pillages et à des exactions. Mi-août, des Observateurs aux quatre coins de la Centrafrique relataient la gestion ubuesque du pays par l'ex-rébellion désormais au pouvoir.

Le 5 septembre, une délégation composée de l’Archevêque de Bangui, accompagnée par des journalistes, des missionnaires du diocèse de Bouar, des représentants des Nations Unies et des éléments de la FOMAC (Force multinationale des États d'Afrique centrale)se sont rendus au village de Bohong. Selon les premiers bilans, plus de 4 500 maisons ont été brûlées et plus d’un millier de personnes ont fui le village.

Sur place, un colonel de la Séléka a accusé les jeunes de Bohong d’être responsables du désastre, expliquant que la Séléka était là pour "assurer la sécurité" des habitants et regrettant que "des officiers supérieurs meurent" dans ce genre d’altercations.

Des combats ont éclaté également dans d’autres communes du nord-ouest de la Centrafrique. Plusieurs villages autour de Bossangoa, une autre ville de la région, sont contrôlés depuis samedi par des hommes armés pro-Bozizé, l’ancien président déchu lors de la prise de pouvoir par la Séléka en mars dernier.

"Dans le village, on croise des crânes, des ossements partout, une horreur."

Aurelio Gazzera est un religieux italien du diocèse de Bozoum. Il faisait partie de la délégation à Bohong et a publié des photos du village sur son blog.


Le village de Bohong est sous contrôle de la Séléka depuis la fin du mois d’avril. Exaspérés par les scènes de pillages et les violences récurrentes, les habitants avaient constitué un groupe d’autodéfense, qu’on appelait localement "les archers". Même s’il y avait quelques altercations, chacun maintenait ses positions.

Lorsque ça a commencé à chauffer, on a évacué les prêtres sur place. À ce moment là, on pensait qu’il s’agissait essentiellement d’affrontements entre les jeunes et la Séléka. Mais quand je suis allé sur place, j’ai cru à l’apocalypse.

Sur le chemin qui sépare Bouar [à 330 km] et Bohong, nous avons rencontré des centaines de familles réfugiées dans la brousse, ne sachant pas où aller. Essayer de les convaincre de revenir à Bohong a été très difficile : ils sont traumatisés, ils sont persuadés que s’ils reviennent, on va les exécuter.

Même s’ils revenaient, ils n’ont plus rien : à Bohong, les toits en paille des maisons ont été brûlés. Tout a été pillé. Jusque dans les maternités ou à l’hôpital, tout a été volé, des microscopes en passant par des panneaux solaires ou des moteurs de voiture. Dans le village, on croise des crânes, des ossements partout. Une horreur.

Une grande messe a été organisée et nous avons écouté ce que les habitants avaient à dire. Face à leur douleur, aucun responsable n’apporte une réponse satisfaisante : le maire [installé par la Séléka] explique que les gens doivent retourner au village, qu’il faut laisser derrière soi ce qu’il s’est passé… Le chef local de la Séléka va jusqu’à dire qu’ils "n’ont fait de mal à personne" et "qu’il ne s’est rien passé"… Les gens de Bohong se sentent abandonnés. Un des habitants a demandé "Faisons-nous partie du même pays ? Sommes-nous Centrafricains ? " Un autre lui a répondu : " Non, nous sommes devenus des esclaves."

Ce qui est inquiétant, c'est l'écart qui s'est développé entre la communauté musulmane et les autres [la Séléka est composée en grande partie de musulmans]. À Bohong, c’est flagrant : des quartiers chrétiens entiers ont été détruits, mais l’autre partie du village, habitée par des musulmans, est encore debout.

C’est d’autant plus regrettable que jusque là, les chrétiens et les musulmans parvenaient à cohabiter sans trop de heurts [selon l’archevêque de Bangui, la population musulmane représente un peu moins d’un quart des 10 000 habitants de Bohong]. J’ai d’ailleurs vu lors de ma visite des musulmans héberger des chrétiens qui ont perdu leur domicile, c’est bien le signe qu’il y a des échanges. Mais je crains qu’il faille beaucoup de temps pour reconstruire , et encore plus de temps pour permettre une coexistence pacifique à Bohong.


http://observers.france24.com/fr/content/20130909-scenes-apocalypse-village-bohong-seleka-centrafrique

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MessageSujet: Re: Intervention militaire en Centrafrique - Opération Sangaris   Intervention militaire en Centrafrique - Opération Sangaris - Page 6 Icon_minitimeVen 14 Fév 2014 - 21:53

Citation :
Sangaris : point de situation sur les opérations  

Mise à jour : 14/02/2014 20:01  


Point sur les opérations de la force Sangaris, engagée en République de Centrafrique, du 07 au 14 février 2014.

Intervention militaire en Centrafrique - Opération Sangaris - Page 6 1593
Au cours de cette semaine, la force Sangaris a poursuivi sa mission visant à rétablir un niveau de sécurité minimal en Centrafrique, en protégeant les populations des violences de toutes sortes.

Depuis le 09 février, la force Sangaris a désormais un de ses deux GTIA complètement déployé en province tandis que l’autre poursuit ses opérations de contrôle de zone dans les rues de Bangui.

A Bangui, la situation sécuritaire s’est apaisée dans la majorité des quartiers, s’illustrant par la réouverture de certaines écoles, commerces et marchés. La situation dans d’autres quartiers, comme le 3e ou le 5e arrondissement, reste néanmoins très variable. La chef d’Etat de transition a décidé d’alléger les horaires du couvre-feu jusqu’alors en vigueur : de 20H00 à 05H00 actuellement, contre 18H00-06H00 précédemment.

Intervention militaire en Centrafrique - Opération Sangaris - Page 6 2334

Le 10 février 2014, la force Sangaris a détruit plus de 750 Kg de munitions. Ces munitions  ont été saisies auprès de groupes armés qui ne respectaient pas les mesures de confiance, ou trouvées à l’occasion de la découverte de caches d’armes, ou tout simplement de munitions abandonnées après utilisation mais non explosées (UXO). C’est par mesure de sécurité que ces munitions ont été détruites, les conditions antérieures de stockage et de manipulation n’offrant pas les garanties nécessaires pour une conservation dans un dépôt ou pour leur réutilisation.

Au Nord de Bangui, à « PK12 », les troupes françaises ont découvert, le 11 février, une importante cache d’armes et de munitions dans un secteur abritant des groupes armés. Plusieurs types de mines, d’obus de mortier, de munitions de différents calibres ont ainsi été saisis par la force.

L’amélioration de la situation sécuritaire à Bangui a permis à la force Sangaris et à la MISCA de se déployer plus largement en province. Après les villes de Sibut, M’Baiki, Boda, Boali, Bossembélé, Bossangoa, Yaloké, la MISCA et les forces françaises continuent leur progression dans le pays. Elle vise à la fois à maintenir la liberté de mouvement sur les principaux axes routiers en démontant les check-points barrant les routes, à protéger les populations en contraignant les groupes armés à respecter les mesures de confiance, et enfin accélérer la prise en compte des zones par la MISCA.

Intervention militaire en Centrafrique - Opération Sangaris - Page 6 3255
Après avoir patrouillé à Bossemptélé en début de semaine, les soldats de la force Sangaris ont rejoint le 12 février la deuxième plus grande ville de la Centrafrique, Berberati, située à 450km à l’Ouest de la capitale. Ils y ont trouvé une situation calme et sans trace de violences. Ils poursuivent actuellement leur mission sur l’axe routier principal reliant Bangui au Cameroun.

Le 14 février enfin, après avoir réuni un Conseil de défense restreint, le Président de la République a décidé de renforcer le dispositif Sangaris et de porter son effectif à 2000 hommes. Dans les jours à venir, des éléments français, déjà déployés dans la région, renforceront Sangaris. Ces renforts seront constitués d’éléments de combat, de moyens aéromobiles, de commandement et de logistique. Ils permettront à Sangaris de poursuivre son déploiement en province et d’accélérer celui de la MISCA.

Environ 1600 militaires français sont actuellement déployés dans l’opération Sangaris, aux côtés des 6000 hommes de la MISCA. Lancée le 5 décembre 2013 par le Président de la République, l’opération Sangaris vise à rétablir une sécurité minimale en République Centrafricaine et à faciliter la montée en puissance de la MISCA, ainsi que son déploiement opérationnel.

Intervention militaire en Centrafrique - Opération Sangaris - Page 6 4208
Intervention militaire en Centrafrique - Opération Sangaris - Page 6 5175
Sources : EMA
Droits : Ministère de la Défense


http://www.defense.gouv.fr/operations/centrafrique/actualites/sangaris-point-de-situation-sur-les-operations
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MessageSujet: Re: Intervention militaire en Centrafrique - Opération Sangaris   Intervention militaire en Centrafrique - Opération Sangaris - Page 6 Icon_minitimeVen 14 Fév 2014 - 22:29

Alloudi a écrit:
les seleka ne protégé rien du tout, faut pas defendre l indefendable,

les seleka ont mis a mal la cohabitation chretiens/musulman en centrafrique par leur exactions anti chretiens, et maintenant ce qui se passe c est le resultat de leur exactions passé (retour de baton malheureusement payé pas les communté musulmane qui n a rien demandé)

Citation :
09/09/2013 / CENTRAFRIQUE
"Scènes d’apocalypse" dans un village centrafricain

Des squelettes qui jonchent le sol, des maisons entièrement brûlées et une cinquantaine de morts. Entre le 16 et le 20 août derniers, Bohong, un village dans le nord-ouest de la Centrafrique, a été le théâtre d’affrontements meurtriers entre la population et des membres de la Séléka. Un prêtre qui s’est rendu sur place témoigne.

Tout aurait démarré à cause de l’arrestation de deux petits commerçants par des membres de la Séléka, l’ex-rébellion aujourd’hui au pouvoir. Un groupe d’autodéfense local décide de prendre les choses en mains et de chasser les soldats de leur ville. Dépassés par la mobilisation, les hommes de la Séléka sur place demandent des renforts à Bangui. Ces renforts arrivés, le village est pillé et vidé de sa population.

Les membres de la Séléka sont fréquemment accusés de procéder à des pillages et à des exactions. Mi-août, des Observateurs aux quatre coins de la Centrafrique relataient la gestion ubuesque du pays par l'ex-rébellion désormais au pouvoir.

Le 5 septembre, une délégation composée de l’Archevêque de Bangui, accompagnée par des journalistes, des missionnaires du diocèse de Bouar, des représentants des Nations Unies et des éléments de la FOMAC (Force multinationale des États d'Afrique centrale)se sont rendus au village de Bohong. Selon les premiers bilans, plus de 4 500 maisons ont été brûlées et plus d’un millier de personnes ont fui le village.

Sur place, un colonel de la Séléka a accusé les jeunes de Bohong d’être responsables du désastre, expliquant que la Séléka était là pour "assurer la sécurité" des habitants et regrettant que "des officiers supérieurs meurent" dans ce genre d’altercations.

Des combats ont éclaté également dans d’autres communes du nord-ouest de la Centrafrique. Plusieurs villages autour de Bossangoa, une autre ville de la région, sont contrôlés depuis samedi par des hommes armés pro-Bozizé, l’ancien président déchu lors de la prise de pouvoir par la Séléka en mars dernier.

"Dans le village, on croise des crânes, des ossements partout, une horreur."

Aurelio Gazzera est un religieux italien du diocèse de Bozoum. Il faisait partie de la délégation à Bohong et a publié des photos du village sur son blog.


Le village de Bohong est sous contrôle de la Séléka depuis la fin du mois d’avril. Exaspérés par les scènes de pillages et les violences récurrentes, les habitants avaient constitué un groupe d’autodéfense, qu’on appelait localement "les archers". Même s’il y avait quelques altercations, chacun maintenait ses positions.

Lorsque ça a commencé à chauffer, on a évacué les prêtres sur place. À ce moment là, on pensait qu’il s’agissait essentiellement d’affrontements entre les jeunes et la Séléka. Mais quand je suis allé sur place, j’ai cru à l’apocalypse.

Sur le chemin qui sépare Bouar [à 330 km] et Bohong, nous avons rencontré des centaines de familles réfugiées dans la brousse, ne sachant pas où aller. Essayer de les convaincre de revenir à Bohong a été très difficile : ils sont traumatisés, ils sont persuadés que s’ils reviennent, on va les exécuter.

Même s’ils revenaient, ils n’ont plus rien : à Bohong, les toits en paille des maisons ont été brûlés. Tout a été pillé. Jusque dans les maternités ou à l’hôpital, tout a été volé, des microscopes en passant par des panneaux solaires ou des moteurs de voiture. Dans le village, on croise des crânes, des ossements partout. Une horreur.

Une grande messe a été organisée et nous avons écouté ce que les habitants avaient à dire. Face à leur douleur, aucun responsable n’apporte une réponse satisfaisante : le maire [installé par la Séléka] explique que les gens doivent retourner au village, qu’il faut laisser derrière soi ce qu’il s’est passé… Le chef local de la Séléka va jusqu’à dire qu’ils "n’ont fait de mal à personne" et "qu’il ne s’est rien passé"… Les gens de Bohong se sentent abandonnés. Un des habitants a demandé "Faisons-nous partie du même pays ? Sommes-nous Centrafricains ? " Un autre lui a répondu : " Non, nous sommes devenus des esclaves."

Ce qui est inquiétant, c'est l'écart qui s'est développé entre la communauté musulmane et les autres [la Séléka est composée en grande partie de musulmans]. À Bohong, c’est flagrant : des quartiers chrétiens entiers ont été détruits, mais l’autre partie du village, habitée par des musulmans, est encore debout.

C’est d’autant plus regrettable que jusque là, les chrétiens et les musulmans parvenaient à cohabiter sans trop de heurts [selon l’archevêque de Bangui, la population musulmane représente un peu moins d’un quart des 10 000 habitants de Bohong]. J’ai d’ailleurs vu lors de ma visite des musulmans héberger des chrétiens qui ont perdu leur domicile, c’est bien le signe qu’il y a des échanges. Mais je crains qu’il faille beaucoup de temps pour reconstruire , et encore plus de temps pour permettre une coexistence pacifique à Bohong.


http://observers.france24.com/fr/content/20130909-scenes-apocalypse-village-bohong-seleka-centrafrique

C'est comme regardez Aljazeera pour voir les nouveautes a Qatar.

Les mususlmans se font dissiminer par les chretiens, fait un petit tour dans le net pour y voir les photos et videos des musulmans qui se font lincher et decapiter en public par des bandes de canibales chretiens.
Y'avait il un genocide contre les musulmans avant l'operation francaise ?
Seleka ne protege pas les musulmans, mais les cannibales avait au moins peur de leur reaction en cas d'attaque contre les musulmans
En desarment la seleka, la france a pris parti des anti seleka et des chretiens contre l'autre partie qui s'est trouve impuissante.
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MessageSujet: Re: Intervention militaire en Centrafrique - Opération Sangaris   Intervention militaire en Centrafrique - Opération Sangaris - Page 6 Icon_minitimeVen 14 Fév 2014 - 22:38

ramm a écrit:
Alloudi a écrit:
les seleka ne protégé rien du tout, faut pas defendre l indefendable,

les seleka ont mis a mal la cohabitation chretiens/musulman en centrafrique par leur exactions anti chretiens, et maintenant ce qui se passe c est le resultat de leur exactions passé (retour de baton malheureusement payé pas les communté musulmane qui n a rien demandé)

Citation :
09/09/2013 / CENTRAFRIQUE
"Scènes d’apocalypse" dans un village centrafricain

Des squelettes qui jonchent le sol, des maisons entièrement brûlées et une cinquantaine de morts. Entre le 16 et le 20 août derniers, Bohong, un village dans le nord-ouest de la Centrafrique, a été le théâtre d’affrontements meurtriers entre la population et des membres de la Séléka. Un prêtre qui s’est rendu sur place témoigne.

Tout aurait démarré à cause de l’arrestation de deux petits commerçants par des membres de la Séléka, l’ex-rébellion aujourd’hui au pouvoir. Un groupe d’autodéfense local décide de prendre les choses en mains et de chasser les soldats de leur ville. Dépassés par la mobilisation, les hommes de la Séléka sur place demandent des renforts à Bangui. Ces renforts arrivés, le village est pillé et vidé de sa population.

Les membres de la Séléka sont fréquemment accusés de procéder à des pillages et à des exactions. Mi-août, des Observateurs aux quatre coins de la Centrafrique relataient la gestion ubuesque du pays par l'ex-rébellion désormais au pouvoir.

Le 5 septembre, une délégation composée de l’Archevêque de Bangui, accompagnée par des journalistes, des missionnaires du diocèse de Bouar, des représentants des Nations Unies et des éléments de la FOMAC (Force multinationale des États d'Afrique centrale)se sont rendus au village de Bohong. Selon les premiers bilans, plus de 4 500 maisons ont été brûlées et plus d’un millier de personnes ont fui le village.

Sur place, un colonel de la Séléka a accusé les jeunes de Bohong d’être responsables du désastre, expliquant que la Séléka était là pour "assurer la sécurité" des habitants et regrettant que "des officiers supérieurs meurent" dans ce genre d’altercations.

Des combats ont éclaté également dans d’autres communes du nord-ouest de la Centrafrique. Plusieurs villages autour de Bossangoa, une autre ville de la région, sont contrôlés depuis samedi par des hommes armés pro-Bozizé, l’ancien président déchu lors de la prise de pouvoir par la Séléka en mars dernier.

"Dans le village, on croise des crânes, des ossements partout, une horreur."

Aurelio Gazzera est un religieux italien du diocèse de Bozoum. Il faisait partie de la délégation à Bohong et a publié des photos du village sur son blog.


Le village de Bohong est sous contrôle de la Séléka depuis la fin du mois d’avril. Exaspérés par les scènes de pillages et les violences récurrentes, les habitants avaient constitué un groupe d’autodéfense, qu’on appelait localement "les archers". Même s’il y avait quelques altercations, chacun maintenait ses positions.

Lorsque ça a commencé à chauffer, on a évacué les prêtres sur place. À ce moment là, on pensait qu’il s’agissait essentiellement d’affrontements entre les jeunes et la Séléka. Mais quand je suis allé sur place, j’ai cru à l’apocalypse.

Sur le chemin qui sépare Bouar [à 330 km] et Bohong, nous avons rencontré des centaines de familles réfugiées dans la brousse, ne sachant pas où aller. Essayer de les convaincre de revenir à Bohong a été très difficile : ils sont traumatisés, ils sont persuadés que s’ils reviennent, on va les exécuter.

Même s’ils revenaient, ils n’ont plus rien : à Bohong, les toits en paille des maisons ont été brûlés. Tout a été pillé. Jusque dans les maternités ou à l’hôpital, tout a été volé, des microscopes en passant par des panneaux solaires ou des moteurs de voiture. Dans le village, on croise des crânes, des ossements partout. Une horreur.

Une grande messe a été organisée et nous avons écouté ce que les habitants avaient à dire. Face à leur douleur, aucun responsable n’apporte une réponse satisfaisante : le maire [installé par la Séléka] explique que les gens doivent retourner au village, qu’il faut laisser derrière soi ce qu’il s’est passé… Le chef local de la Séléka va jusqu’à dire qu’ils "n’ont fait de mal à personne" et "qu’il ne s’est rien passé"… Les gens de Bohong se sentent abandonnés. Un des habitants a demandé "Faisons-nous partie du même pays ? Sommes-nous Centrafricains ? " Un autre lui a répondu : " Non, nous sommes devenus des esclaves."

Ce qui est inquiétant, c'est l'écart qui s'est développé entre la communauté musulmane et les autres [la Séléka est composée en grande partie de musulmans]. À Bohong, c’est flagrant : des quartiers chrétiens entiers ont été détruits, mais l’autre partie du village, habitée par des musulmans, est encore debout.

C’est d’autant plus regrettable que jusque là, les chrétiens et les musulmans parvenaient à cohabiter sans trop de heurts [selon l’archevêque de Bangui, la population musulmane représente un peu moins d’un quart des 10 000 habitants de Bohong]. J’ai d’ailleurs vu lors de ma visite des musulmans héberger des chrétiens qui ont perdu leur domicile, c’est bien le signe qu’il y a des échanges. Mais je crains qu’il faille beaucoup de temps pour reconstruire , et encore plus de temps pour permettre une coexistence pacifique à Bohong.


http://observers.france24.com/fr/content/20130909-scenes-apocalypse-village-bohong-seleka-centrafrique

C'est comme regardez Aljazeera pour voir les nouveautes a Qatar.

Les mususlmans se font dissiminer par les chretiens, fait un petit tour dans le net pour y voir les photos et videos des musulmans qui se font lincher et decapiter en public par des bandes de canibales chretiens.
Y'avait il un genocide contre les musulmans avant l'operation francaise ?
Seleka ne protege pas les musulmans, mais les cannibales avait au moins peur de leur reaction en cas d'attaque contre les musulmans
En desarment la seleka, la france a pris parti des anti seleka et des chretiens contre l'autre partie qui s'est trouve impuissante.

A ce stade faut consulter.... Le passe ressent.
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MessageSujet: Re: Intervention militaire en Centrafrique - Opération Sangaris   Intervention militaire en Centrafrique - Opération Sangaris - Page 6 Icon_minitimeVen 14 Fév 2014 - 22:48

Alloudi a écrit:
les musulmans centrafricains, n on rien demandés,

c est les agissement des seleka qui à mener au clash communautaire que connait aujourd hui la centrafrique,

Dlimi, les francais n ont pas desarmé les musulman mais les SELEKA, cette milice qui semer la terreur.

aujourd hui la communauté musulmane de centrafrique paye à son grand malheur pour les agissement des SELEKA.

les francais ne sont responsable de rien, car ce n est jamais facile de s interposé dans un conflit de milice, d ethnies...

il essayent de limité du mieu qu il peuvent les violences,


C'est naif de croire que après un coup d'état tout va se calmé , après un cup d'état on matte en générale dans le sens toute velléité de vouloir se rebeller contre le nouveau pouvoir central à coup d'assassinat des chef de groupe qui voudrait se rebellé d’emprisonnement et de tabassage voire meurtre des voyous qui veulent profité de la situation pour pillé et violé, les seleka n'ont pas agréssé les chrétien par haine religieuse mais seulement pour asseoir leurs autorité et afin d'intimidé la population (racket pour certain soldat afin d'augmenter leurs bénéfices , viol etc) aucune motivation religieuse dans tout ça  Arrow 
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MessageSujet: Re: Intervention militaire en Centrafrique - Opération Sangaris   Intervention militaire en Centrafrique - Opération Sangaris - Page 6 Icon_minitimeVen 14 Fév 2014 - 22:52

arsenik a écrit:
Alloudi a écrit:
les musulmans centrafricains, n on rien demandés,

c est les agissement des seleka qui à mener au clash communautaire que connait aujourd hui la centrafrique,

Dlimi, les francais n ont pas desarmé les musulman mais les SELEKA, cette milice qui semer la terreur.

aujourd hui la communauté musulmane de centrafrique paye à son grand malheur pour les agissement des SELEKA.

les francais ne sont responsable de rien, car ce n est jamais facile de s interposé dans un conflit de milice, d ethnies...

il essayent de limité du mieu qu il peuvent les violences,


C'est naif de croire que après un coup d'état tout va se calmé , après un cup d'état on matte en générale dans le sens toute velléité de vouloir se rebeller  contre le nouveau pouvoir central à coup d'assassinat des chef de groupe qui voudrait se rebellé d’emprisonnement et de tabassage voire meurtre des voyous qui veulent profité de la situation pour pillé et violé, les seleka  n'ont pas agréssé les chrétien par haine religieuse mais seulement pour asseoir leurs autorité et afin d'intimidé la population (racket pour certain soldat afin d'augmenter leurs bénéfices , viol etc) aucune motivation religieuse dans tout ça  Arrow 

Des anges des innocents, des saints, même des martyres peut être pfff.

Incapable de dénoncer le mal la ou il est !!!

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MessageSujet: Re: Intervention militaire en Centrafrique - Opération Sangaris   Intervention militaire en Centrafrique - Opération Sangaris - Page 6 Icon_minitimeVen 14 Fév 2014 - 22:53

balaka/seleka = meme vermine

les victimes sont les population civiles chretienne et musulmane de centrafrique

y a rien à défendre que se soit chez l une ou l autre milice

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MessageSujet: Re: Intervention militaire en Centrafrique - Opération Sangaris   Intervention militaire en Centrafrique - Opération Sangaris - Page 6 Icon_minitimeVen 14 Fév 2014 - 22:54

charly a écrit:
arsenik a écrit:
Alloudi a écrit:
les musulmans centrafricains, n on rien demandés,

c est les agissement des seleka qui à mener au clash communautaire que connait aujourd hui la centrafrique,

Dlimi, les francais n ont pas desarmé les musulman mais les SELEKA, cette milice qui semer la terreur.

aujourd hui la communauté musulmane de centrafrique paye à son grand malheur pour les agissement des SELEKA.

les francais ne sont responsable de rien, car ce n est jamais facile de s interposé dans un conflit de milice, d ethnies...

il essayent de limité du mieu qu il peuvent les violences,


C'est naif de croire que après un coup d'état tout va se calmé , après un cup d'état on matte en générale dans le sens toute velléité de vouloir se rebeller  contre le nouveau pouvoir central à coup d'assassinat des chef de groupe qui voudrait se rebellé d’emprisonnement et de tabassage voire meurtre des voyous qui veulent profité de la situation pour pillé et violé, les seleka  n'ont pas agréssé les chrétien par haine religieuse mais seulement pour asseoir leurs autorité et afin d'intimidé la population (racket pour certain soldat afin d'augmenter leurs bénéfices , viol etc) aucune motivation religieuse dans tout ça  Arrow 

Des anges des innocents, des saints, même des martyres peut être pfff.

Incapable de dénoncer le mal la ou il est !!!


Tu as vu ce que j'ai écrit? J'ai écrit que ces personnes ont tué pillé et violé si c'est pas reconnaître leurs faute c'est quoi ?  clown 

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