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 Intervention militaire en Centrafrique - Opération Sangaris

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MessageSujet: Re: Intervention militaire en Centrafrique - Opération Sangaris   Mer 11 Déc 2013 - 9:11

@Proton : Sa ne veut rien dire , ils peuvent bien nous attaquer même si on ne combat pas sur le terrain . Si sa part en vrille la bas , ils ne feront plus la différence entre nous ou les autres, parce que ce qui me fait peur c'est que ils tirent vraiment pour tuer , c'est pas du tout un bon signe .
Moi je pense que les français on sous estimé les séléka , ils se sont dit on va les désarmer vite fait bien fait et on va rentrer chez nous mission accomplie , sa n'a pas l'air d’être aussi easy .



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MessageSujet: Re: Intervention militaire en Centrafrique - Opération Sangaris   Mer 11 Déc 2013 - 9:20

la situation en Centrafrique est plus dangereuse et complexe qu'au Mali
Maintenant vu le niveau d'agressivité du conflit si le Maroc envoie une unité de Garde ce serait des Forces armées ( BIP ou BLS)

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MessageSujet: Re: Intervention militaire en Centrafrique - Opération Sangaris   Mer 11 Déc 2013 - 12:59





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MessageSujet: Re: Intervention militaire en Centrafrique - Opération Sangaris   Mer 11 Déc 2013 - 14:35

Citation :
En Centrafrique, une mission quasi impossible  

Devant l'urgence, la France n'avait pas le choix. Mais sécuriser ce pays immense et assurer une transition politique relève de la gageure.  



Suspecté d'appartenir à la Séléka, cet homme a été appréhendé puis protégé de la foule par les forces françaises
à Bangui. © JKérôme Delay/AP/Sipa  


Fallait-il intervenir en République centrafricaine ? Incontestablement oui, car il y avait urgence si on voulait éviter une guerre civile dans cette ancienne colonie française qui n'a jamais été normalement gérée depuis l'indépendance et dans laquelle la France a toujours eu ses pions sans se soucier de la politique qu'ils menaient (Bokassa, David Dacko ramené au pouvoir de Paris dans les soutes d'un avion français, soutien à Bozizé en dépit d'élections contestées...).

Les massacres, commencés il y a plusieurs mois, devenaient interconfessionnels. Ils ont fait plus de 400 morts en quelques jours la semaine passée, dans la seule ville de Bangui. Nul ne connaît encore le nombre des victimes dans le reste du pays.

Hollande n'avait guère le choix

Si on ne peut comparer la Centrafrique de 2013 au Rwanda de 1994, même si les Américains ont parlé de risques "prégénocidaires", rien n'aurait été pire pour François Hollande que de se retrouver dans la situation des Nations unies et des Occidentaux, dont la France, lorsqu'ils ont quitté le Rwanda au début du génocide rwandais. Sans oublier qu'une guerre menant au chaos en RCA risquait de déborder rapidement sur le sud du Tchad (zone pétrolière), le Cameroun, le Soudan, le Congo-Brazzaville. Ce n'est pas être le "gendarme de l'Afrique" que de constater ce fait dans une région où la France a, plus que d'autres, des liens qui persistent.

François Hollande n'avait guère le choix. Pourtant l'intervention française risque d'être difficile et la mort, dans Bangui, la nuit passée de deux soldats français en est la première preuve. Aussi le président français, qui va s'arrêter à Bangui au retour de Johannesburg et espère ramener un ordre durable en RCA en quelques mois afin d'y organiser des élections, risque de faire preuve d'optimisme. La mission est quasiment impossible.

Désarmer la Séléka

Désarmer les ex-rebelles de la Séléka devenus les soldats du "président" Michel Djotodia, pour être une mission délicate, ne devrait pas être le plus difficile. Djotodia, qui s'est autoproclamé président de la transition jusqu'en 2016, craint que Paris ne veuille - à juste titre - hâter son départ à travers l'organisation des élections. Il se dit donc prêt à collaborer avec les Français. Dès dimanche soir, il a demandé à ses hommes de rentrer dans les casernes.

Il a été entendu par certains. D'autres ex-rebelles ont caché leurs armes et abandonné leur treillis pour se fondre dans la population lorsque les Français ont déclaré qu'ils arrêteraient tout porteur d'uniforme qui ne serait pas un Africain de la Misca (Mission internationale de soutien à la Centrafrique) ou un soldat de l'opération Sangaris.

Mais comment 1 600 soldats français aidés par 3 000 Africains mal équipés (leur nombre devrait monter à 6 000) vont-ils réussir à sécuriser Bangui et les grosses agglomérations de cet immense pays ? Sans parler de la brousse où les massacres sont récurrents entre éleveurs (musulmans) et paysans sédentaires (chrétiens).

Que faire des milices chrétiennes ?

Dans l'ensemble de la RCA, les ex-rebelles de la Séléka seraient autour de 20 000 hommes, un nombre important même si on estime que leur noyau dur ne dépasse pas 2 500. En fait, ces miliciens de la Séléka sont issus d'une coalition de groupes originaires du nord du pays (musulmans) renforcés par des Tchadiens, des Soudanais, des brigands et des coupeurs de route. À l'exception de ceux qui ont été intégrés par Djotodia dans son armée, ils ne répondent pas à un chef. Et pourront reprendre les armes dès que la France aura tourné le dos.

Autre difficulté : les Sélékas ne sont pas les seuls groupes en armes. François Bozizé, le président renversé en mars par Djotodia, a lui créé les milices anti-balakas, chrétiennes. Sélékas et anti-balakas rivalisent dans la violence et la terreur.

Que vont faire les Français ? Désarmer les anti-balakas ? C'est indispensable, mais ce ne sera pas aisé, car ces milices chrétiennes se savent soutenues par la population chrétienne à 80 %. Chaque groupe considère que la milice de sa religion le protège. C'est ainsi que des musulmans à Bangui ont été pris à partie hier par la population qui les accuse d'être membres des Séléka du seul fait de leur religion. Des miliciens de la Séléka qui ont caché leurs armes risquent de les ressortir. De leur côté, les chrétiens sont terrorisés des massacres contre leur communauté de ces derniers jours.

La revanche du Nord

Le problème est politique. Un problème de gouvernance d'un immense pays peu peuplé (moins de 5 millions d'habitants) qui est probablement, en Afrique francophone, celui dont le taux d'analphabétisme est le plus élevé. Trop pauvre, trop sous-développé, il n'a jamais connu un pouvoir digne de ce nom.

Le nord de la RCA, musulman, potentiellement riche (diamants, café, bois) n'a jamais vraiment été géré par Bangui. Il manque d'écoles, d'hôpitaux... Avec Michel Djotodia (il s'est lancé en politique il y a une vingtaine d'années), c'est la première fois qu'un homme du Nord est au pouvoir. Il porte un prénom chrétien, Michel, que lui a donné un de ses instituteurs chrétiens. Mais en famille on l'appelait Déya. C'est l'alliance (séléka en sango) de différents groupes ethniques du Nord qui lui a permis de s'installer au pouvoir par la force. Il n'entend pas le perdre et les musulmans du Nord voient en lui le président qui assure leur revanche. Le problème de la Centrafrique risque de s'avérer plus compliqué à régler que celui du Mali.    


http://www.lepoint.fr/editos-du-point/mireille-duteil/en-centrafrique-une-mission-quasi-impossible-10-12-2013-1767265_239.php  
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MessageSujet: Re: Intervention militaire en Centrafrique - Opération Sangaris   Jeu 12 Déc 2013 - 17:53

Citation :
Centrafrique : la Royal Air Force en renfort

Le 12/12/2013 à 11:59 | Par Guillaume Steuer




En attendant la mise en service d'un premier A400M au second semestre 2014, c'est sur les moyens étrangers que s'appuie la manoeuvre logistique française vers la République Centrafricaine (RCA) dans le cadre de l'opération Sangaris. La Royal Air Force (RAF) a annoncé ce matin avoir mené le 11 décembre un second vol de C-17 vers Bangui, qui a permis d'acheminer un nouveau lot de matériel au profit des forces françaises.

En l'occurrence, le vol d'hier a essentiellement permis d'amener en RCA deux camions Renault GBC 180 de transport de troupes, explique le MoD britannique dans un communiqué publié ce matin. Le C-17 Globemaster III avait décollé de la base de Brize Norton plus tôt dans la journée avant de se poser à Istres pour récupérer son chargement.



A bord de l'appareil se trouvait également le capitaine Stéphane Quincé, un pilote de l'armée de l'Air actuellement en échange sur C-130 dans la RAF. L'aviateur jouait le rôle d'officier de liaison et de traducteur. Des militaires britanniques du 63 Squadron RAF Regiment (équivalent des CPA français) avaient également pris place dans la soute du C-17.

La semaine dernière, un vol similaire avait permis d'acheminer cinq véhicules blindés, précise le MoD. En l'occurrence quatre VBL (véhicules blindés légers) et un VAB.

http://www.air-cosmos.com/defense/centrafrique-la-royal-air-force-en-renfort.html
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MessageSujet: Re: Intervention militaire en Centrafrique - Opération Sangaris   Jeu 12 Déc 2013 - 19:51

Citation :
Armée française - opérations militaires OPEX (page officielle)

Le 6 décembre 2013, la force Épervier a mis à disposition un C130 Hercules, un CN 235 CASA et leurs équipages, pour assurer un pont aérien entre Libreville, au Gabon, et Bangui, dans le cadre du renforcement de la force Sangaris en Centrafrique.


PHOTOS:
 
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MessageSujet: Re: Intervention militaire en Centrafrique - Opération Sangaris   Ven 13 Déc 2013 - 12:51

Les autres pays n'ont rien a foutre dans ce pays. Il faut laisser les locaux gérer la situation a leur manière.

Je remarque aussi la décadence logistique des armées occidentaux a déployer des unités en nombre.
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MessageSujet: Re: Intervention militaire en Centrafrique - Opération Sangaris   Ven 13 Déc 2013 - 16:20



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MessageSujet: Re: Intervention militaire en Centrafrique - Opération Sangaris   Ven 13 Déc 2013 - 17:12

Baybars a écrit:
Les autres pays n'ont rien a foutre dans ce pays. Il faut laisser les locaux gérer la situation a leur manière.

Je remarque aussi la décadence logistique des armées occidentaux a déployer des unités en nombre.


Les musulmans se font massacrés a cause de cette intervention de la France.
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MessageSujet: Re: Intervention militaire en Centrafrique - Opération Sangaris   Ven 13 Déc 2013 - 17:24

Citation :
RCA: les premiers soldats burundais "airliftés" par l'US Air Force

Selon l'AFP, les premiers éléments du contingent burundais au sein de la force de l'Union africaine en Centrafrique (Misca) ont quitté Bujumbura jeudi midi pour Bangui, à bord d'un avion de l'armée américaine. Le premier avion américain est parti avec à son bord de l'équipement et 54 soldats burundais qui vont préparer l'accueil du reste du contingent qui compte 850 soldats. Ces soldats dont une partie de la formation a été dispensée par les USA, devaient rejoindre la Somalie mais en juillet dernier, le gouvernement burundais avait indiqué être prêt à déployer des troupes en RCA pour contribuer au rétablissement de la paix.



Deux C-17 de l'US Air Force sont mobilisés pour transporter le contingent et son équipement jusqu'à Bangui.

"Des rotations vont avoir lieu chaque jour et tout le contingent burundais sera à Bangui dans quatre jours, (...) où il passera quelques jours avant d'être déployé dans l'est" (Bambari, par exemple), a précisé le général de brigade Athanase Kararuza, commandant en second de la Misca.

http://lignesdedefense.blogs.ouest-france.fr/archive/2013/12/12/les-premiers-soldats-burundais-airliftes-par-l-us-air-force-10848.html
Citation :
13/12/13 15:24:14  

Soutien belge à l’opération française en République centrafricaine (RCA)


Ce vendredi 13 décembre 2013, le comité ministériel restreint a donné son accord à un déploiement de moyens militaires belges, à la demande de la République française.

La France avait adressé une demande d'appui à la Belgique dans le domaine du transport aérien stratégique et tactique. Sur proposition du Vice-Premier Ministre et Ministre de la Défense Pieter De Crem, la Défense belge sera responsable:

Du transport aérien stratégique avec quatre vols A-330 dans la période comprise entre fin décembre 2013 et fin janvier 2014. Le transport aérien implique le transport de personnel et de matériel de la France vers les pays voisins de la République centrafricaine et vers la capitale Bangui.

Du transport aérien tactique. La Défense opèrera avec un C-130 depuis Libreville pour une période initiale de deux mois, à compter de fin janvier 2014. Cet engagement peut être prolongé d'un mois. Pour cet engagement un détachement de 35 militaires est nécessaire. La France demande des vols de Libreville (Gabon) vers Bangui et également des transports dans la République centrafricaine à partir de Bangui. Un élément de liaison au centre des opérations à Lyon est inclus. Les tâches consistent à transporter du matériel français et africain et des militaires entre les capitales africaines et Bangui.

 
http://www.mil.be/def/news/index.asp?LAN=fr&ID=4107


Dernière édition par jf16 le Ven 13 Déc 2013 - 17:29, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Intervention militaire en Centrafrique - Opération Sangaris   Ven 13 Déc 2013 - 17:24

Les autres sous développé du cerveaux dans la capital ont cru que l'armée française aller être le feu vert pour organisé un pogrom anti-musulman  Evil or Very Mad 

1600 hommes c'est RIEN pour gérer la situation, si ça s'envenime la France ne pourra que constater avec impuissance  No 

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MessageSujet: Re: Intervention militaire en Centrafrique - Opération Sangaris   Ven 13 Déc 2013 - 17:44

L'armée française se concentre que dans la capital Bangui alors que les populations musulmanes sont dans le nord du pays. Elle ne veut pas remettre en cause son tracé de frontière désastreux, que ce soit au Mali, centrafrique, Rwanda voir même Maroc Algerie qui créer des conflits permanent dans ce continent
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MessageSujet: Re: Intervention militaire en Centrafrique - Opération Sangaris   Ven 13 Déc 2013 - 17:47

Quoi elle a été comme ça la France? elle a laissé des grosse trace de son passage sur le continent  Shocked  

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MessageSujet: Re: Intervention militaire en Centrafrique - Opération Sangaris   Ven 13 Déc 2013 - 17:54

Fahed64 a écrit:
Quoi elle a été comme ça la France? elle a laissé des grosse trace de son passage sur le continent  Shocked  

On voit qu'elle ne s'est pas foulé Very Happy  c'est tracé a la règle   
Les africains ont signés un traité sur l’intangibilité des frontières donc la conflictualité de ce continent ne risque pas de changer  Evil or Very Mad 
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MessageSujet: Re: Intervention militaire en Centrafrique - Opération Sangaris   Ven 13 Déc 2013 - 18:00

Citation :
déc 13, 2013
Battlegroup pour la Centrafrique ? Quand Cathy a dit stop !  


  (BRUXELLES2, exclusif) Selon nos informations concordantes, la préparation du déploiement de la force de réaction rapide de l’Union européenne en Centrafrique a été stoppée net sur ordre… de la Haute représentante de l’UE, Catherine Ashton.

Faire cesser les massacres, ca peut attendre !

L’objectif aurait été de compléter l’action des troupes françaises, qui se préparaient à « entrer en premier », et de faire la liaison avec les troupes africaines, pour faire cesser les massacres et rétablir une certaine sécurité. Las… la Haute représentante a mis le holà. « Je ne suis pas opposée sur le principe » aurait-elle dit en substance. « Mais il est vital que la France approche le Royaume-Uni au niveau ministériel pour cela. Il est essentiel d’avoir un « Yes » du Royaume-Uni avant d’aller plus loin. ». Et d’ajouter « Je ne peux pas aller devant les ministres des Affaires étrangères (avec) cela ».

David Cameron : le Mister No de la défense européenne

Le « no » britannique est, en fait, connu. Si quelques militaires seraient prêts à y aller. Au Number 10, la résidence du Premier ministre, David Cameron, comme au Whitehall, le siège du ministère de la Défense, la réponse est claire et sans ambage. C’est « No », « No » et « No ». Pas de battlegroup, pas d’option militaire, ni même l’ombre d’une approche modulaire. Pour Londres, la pierre angulaire de la sécurité européenne est l’OTAN. Et quand elle prend la permanence du battlegroup, c’est pour qu’il reste à terre. Sauf intérêt suprême de la Couronne en jeu. L’Union européenne n’a un objectif d’action que « complémentaire » et de préférence « civile ».

Et si on mettait un peu d’humanitaire, ca ne serait pas plus beau ?

Peu après un des hauts responsables du SEAE, en charge de la PSDC, Maciej Popowski, prend à son tour la plume. Au nom du principe de réalité, il propose une solution qui se veut consensuelle. « Il serait plus intéressant de présenter l’engagement européen en Centrafrique dans un cadre plus large, en impliquant l’humanitaire, le développement et le travail de sécurité, ensemble ». Un « truc de marketing » comme il le reconnaitra lui-même. Mais « çà pourrait mieux passer  », assure-t-il.

L’esprit de Chamberlain …

Or, chacun le sait. Même les humanitaires et les ONGs de tout poils le disent – même Human Right Watch, pourtant peu soupçonnée d’être complaisante envers les forces françaises en Afrique. Il faut rétablir un semblant d’ordre. Nous sommes face à une tragédie. La commissaire européenne à l’Aide humanitaire le dira d’ailleurs : « la question du génocide n’est pas purement hypothétique » (lire sur le Club). Rien n’y fait. En costards-cravates, dans leurs bureaux, quelques responsables ont décidé que cela ne valait même le coup de tenter d’agir et qu’il valait mieux rendre les armes tout de suite.

… plutôt que l’esprit européen et humaniste

Ce refus est problématique. Ce qui s’est passé en Centrafrique ressort de massacres et de crimes de guerre (puisque commis par des forces armées contre des civils). L’intensité des massacres et leur ciblage pourrait peut-être les requalifier en crimes contre l’humanité voire en génocide (l’histoire le dira). En laissant les Français, seuls, aller au combat et perdre des hommes ; en refusant de donner un « feu vert » à la force de réaction rapide de l’UE ; alors qu’il y avait un mandat des Nations-Unies, il y a là un manquement très clair au mandat confié aux autorités européennes par les Traités dans le cadre de la PSDC – la politique de sécurité et de défense commune = « assurer le maintien de la paix, la prévention des conflits et le renforcement de la sécurité internationale conformément aux principes de la charte des Nations unies ». Cet acte ne peut rester sans responsabilité au plan politique. Il faut en tirer les conséquences…


NB : on peut ajouter deux remarques. Les ministres de la Défense et des Affaires étrangères viennent tout juste, le 18 novembre, d’approuver une réforme des groupements tactiques européens, permettant d’avoir plus de flexibilité ou de souplesse dans l’envoi d’un battlegroup. Il aurait été possible d’inaugurer cette évolution (une idée britannique d’ailleurs). La Haute représentante pourrait certainement dans quelques jours demander d’étudier de nouvelles options. Une manière de ne pas rester inactive. Ce faisant elle aura évité à son pays un désaveu cinglant (le veto britannique est, en effet, resté très discret). Et elle renvoie la « patate » chaude aux Grecs, Roumains et autres Chypriotes qui assurent le relais de la permanence de la force de réaction rapide à partir du 1er janvier. Au SEAE, on sait pertinemment que cela pose un vrai problème. Ce « battlegroup » étant désargenté, se projeter en Centrafrique (même si une partie du coût – le transport – est pris en charge), est un effort très important… A ceux qui prétendent que Catherine Ashton n’est pas une fine politique, cette manoeuvre en est un désaveu cinglant !

NB : En fait, le seul espoir de « relais » européen des Français repose sur … les Benelux et Allemands qui auront le « tour de rôle » du battlegroup au 1er juillet 2014 !  


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MessageSujet: ..   Lun 16 Déc 2013 - 17:27

Citation :
Centrafrique : une certaine lâcheté européenne  

(BRUXELLES2) Ce qui se passe à Bangui et dans le reste du Centrafrique commence à se rapprocher de situations qu’on a connu dans le passé au niveau européen. Les jours passent et le décompte macabre continue en Centrafrique : 400 morts à Bangui, puis 600… Et encore, on n’a pas tout le bilan de ce qui se passe dans les autres villes et villages du pays qui, d’après quelques témoignages, n’est pas tout à fait anodin. Face à cela, force est de reconnaitre une certaine absence et une ceraine indifférence européenne.

La sonnette d’alarme

Ce n’est pas faute d’avoir tiré la sonnette d’alarme. La diplomatie française notamment (souvent critiquée) a joué un rôle notable ici, aboutissant à une résolution des Nations-Unies. Au niveau européen, les voix ont été plus rares, à une exception près : la commissaire à l’Aide humanitaire Georgieva qui, régulièrement, depuis plusieurs mois a cherché à attirer l’attention, dans une certaine indifférence, sur cette « crise oubliée ». Le budget européen « humanitaire » dégagé pour le pays est important : 20 millions d’euros (en un an). Mais sans commune mesure avec ce qui a été engagé pour la Syrie (près de 900 millions d’euros en deux ans). Et l’attention des Européens semble bien plus tournée vers l’Ukraine et les manifestants de la place Maidan à Kiev que vers Bangui.

Les Européens sont-ils là ?

Cette question on peut se la poser. La réponse est : Oui, dans une certaine mesure. Quelques rotations rapidement des Britanniques, beaucoup plus des Belges et des Allemands qui vont arriver ensuite, et les Polonais ou Espagnols qui n’ont pas encore confirmé officiellement leur participation. Mais çà fait bien peu, tout de même, face à l’ampleur du problème. Sans intervention, « 600.000 personnes (sont) menacées ! » avertissait Laurent Fabius, le ministre français des Affaires étrangères, devant nos confrères de Europe1/iTélé/LeMonde, samedi (14 décembre). Avant d’affirmer « très diplomatiquement » comme il le reconnaissait lui-même : « Je ne serais pas choqué qu’il y ait davantage de présence européenne ».

Au passage, le ministre a aussi confirmé le refus des Britanniques d’intervenir : « Il y a des unités (européennes) qui peuvent intervenir. Elles sont dirigées par les Anglais. Mais là ils disent non : non c’est pas suffisamment européen, il n’y a pas suffisamment de délibération, etc ». Une information que les lecteurs de B2 connaissent. Derrière ce refus, se cachent les petites compromissions, un certain manque de volonté et, il faut le dire, un certain manque de solidarité. On n’ose pas forcer le compromis. « Le problème c’est qu’il n’existe pas effectivement d’Europe de la Défense » a reconnu Laurent Fabius. « Nous sommes pour l’Europe de la Défense. Mais elle n’est pas là ».

Davantage de solidarité européenne

Et d’annoncer : « Je demanderai (aujourd’hui) devant le Conseil des Affaires étrangères qu’il y ait un concours plus solide, plus fort, y compris sur le terrain, y compris en hommes. » Le ministre devrait notamment réitérer l’idée développée par François Hollande d’abord à Paris en marge du sommet africain puis à Sao Paulo d’avoir un Fonds européen pour les forces de maintien de la paix. Sujet qui sera évoqué au sommet européen des 19 et 20 décembre.


Complicité. Cette indifférence – cette « lâcheté », il n’y a pas d’autre mot – va rester une tâche indélébile dans l’histoire (courte) de la défense européenne. Comme l’attentisme avait précédé et accompagné les drames en ex-Yougoslavie. Refuser d’intervenir, et même de regarder la réalité, de faire le maximum possible (quitte à échouer), alors que se déroulent des massacres, c’est être (un peu) complice de ces massacres.

Europe (de la défense) ou non ? L’Europe ne peut pas aujourd’hui se contenter d’un peu d’aide humanitaire, de programme de développement et de bonnes paroles. Elle l’a toujours fait depuis des années. L’Europe de la défense ce n’est pas cela. Si l’UE veut avoir un peu de fierté d’exister, vouloir peser dans le monde (et son voisinage), elle doit mettre en oeuvre cette fameuse politique européenne de sécurité et défense commune. Si cette PSDC veut être une réalité, elle doit entrer en action. Laisser un « battlegroup » au garage n’est pas seulement une erreur tactique, c’est une erreur stratégique.

Baisser la garde aujourd’hui en Centrafrique, c’est baisser la garde ailleurs. Pour des pays qui ne comprennent que la force – comme la Russie ou l’Iran voire la Chine – c’est un signe d’incroyable faiblesse. La bataille perdue à Bangui pourrait être alors le signe d’autres batailles perdues sur d’autres fronts, y compris politiques et économiques, en Ukraine ou ailleurs. En d’autres mots, comment dialoguer avec un Lavrov qui sait bien que l’Europe ne peut rien faire sans les Américains, même pas envoyer quelques hélicoptères au Tchad (comme il y a cinq ans où l’aide des Russes a été précieuse) ou 1500 hommes en Centrafrique aujourd’hui. L’approche « globale » – tant utilisée à tort et à travers – c’est aussi considérer que la planète n’est pas divisée en différents compartiments étanches.

Si l’Europe veut être une puissance douce (soft power), elle doit rester et considérer comme une puissance tout de même, qui a certaines obligations, notamment celle d’éviter le pire, le « plus jamais çà » de Srebrenica et du Rwanda.

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MessageSujet: Re: Intervention militaire en Centrafrique - Opération Sangaris   Mar 17 Déc 2013 - 16:51

Citation :
Des soldats de pays européens bientôt déployés en Centrafrique, annonce Fabius


PARIS - Le chef de la diplomatie française Laurent Fabius a annoncé mardi que des soldats d'autres pays européens seraient bientôt déployés en Centrafrique où intervient déjà l'armée française.

Nous aurons bientôt des troupes au sol qui seront apportées par nos collègues européens, a déclaré M. Fabius à l'Assemblée nationale. Je tiens à le souligner car c'est l'une des premières fois que cela se produit, a-t-il ajouté.

Son ministère a confirmé que des pays européens, sans préciser lesquels, iraient au-delà d'un simple transport de troupes et s'apprêtaient à envoyer des soldats en Centrafrique. Aucune précision n'a pu être obtenue au ministère sur le nombre de pays et leur identité.

Lundi, à l'issue d'un Conseil européen à Bruxelles, M. Fabius avait déclaré s'attendre à ce que plusieurs pays européens annoncent dans les prochains jours un appui, qui pourrait être militaire, à l'intervention française en Centrafrique.

Un certain nombre de pays ont déjà décidé de nous accompagner sur le plan logistique (...) Il est probable qu'un certain nombre de pays feront davantage encore, y compris sur le plan militaire, avait déclaré M. Fabius.

Il avait notamment cité la Grande-Bretagne, l'Allemagne, la Belgique et l'Espagne pour avoir annoncé un soutien, notamment dans le transport de troupes et de matériels vers Bangui.

L'opération française Sangaris en Centrafrique a officiellement commencé le 5 décembre. Quelque 1.600 soldats français interviennent en soutien des troupes africaines (3.200 hommes à ce jour) de la force Misca pour rétablir l'ordre et la sécurité et désarmer les milices.

La République centrafricaine est plongée dans le chaos depuis le renversement en mars du président François Bozizé par une coalition rebelle à dominante musulmane, la Séléka.

Les violences ont pris un tour confessionnel entre chrétiens (80% des 4,5 millions d'habitants) et musulmans.


(©AFP / 17 décembre 2013 16h33)

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MessageSujet: Re: Intervention militaire en Centrafrique - Opération Sangaris   Mar 17 Déc 2013 - 21:29

Citation :
déc 17, 2013

En Centrafrique, la France fait « quelque chose de grand » (Asselborn)  

Nicolas Gros-Verheyde / Tchad Soudan RCA /

(BRUXELLES2) Le ministre luxembourgeois des Affaires étrangères Jean Asselborn a tenu, lundi, à saluer l’intervention française en Centrafrique et le courage de François Hollande. « Je dois tirer ma révérence pour ce que la France a fait » a-t-il déclaré devant la presse (dont B2).

La France a été « poussée à agir »…

Il réfute les explications rapides. « Voir des arrières pensées partout pour ce que fait la France » est faux selon lui. « Il faut savoir que la France a été poussée par les Nations-Unies, par les organisations humanitaires, à intervenir, à tout faire face à cette évolution dans ce pays. » Le ministre parle ici sur la base de son expérience directe, « Le Luxembourg siège au Conseil de sécurité ».

Face à un véritable drame, il n’y avait « pas dix options »

Sur place, « il y avait un véritable drame qu’on ne voit pas tous les jours, quelque chose d’ignoble ». Et « pour faire quelque chose dans ce cas là, (…) il n’y a pas dix options ». Et de reconnaitre : « La République centrafricaine avait été oubliée, coincée entre, d’un côté, le Mali et, de l’autre, la Syrie ».

« Quelque chose de grand »

« Les Français ont déjà eu 2 morts et mourir pour l’Afrique centrale n’est pas évident à faire accepter à une opinion publique. S’ils arrivent à endiguer la situation et à aider la RCA à redémarrer, ce sera quand même quelque chose de grand. »

http://www.bruxelles2.eu/?s=en  
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PGM
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MessageSujet: Re: Intervention militaire en Centrafrique - Opération Sangaris   Mar 17 Déc 2013 - 21:43

Turkish, le massacre des musulmans a commencer bien avant l'arrivée des français. C'est même ce qui a justifier une intervention, ou il n'y a rien a gagner. Juste des coups a prendre.

Pgm
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MessageSujet: Re: Intervention militaire en Centrafrique - Opération Sangaris   Mer 18 Déc 2013 - 9:36

Comme je le disait le Centrafrique est plus complexe que le Mali, ca sera beaucoup plus dure a régler...
Mais bon on critique la France et les Européens
Mais j'ai cru savoir que le Centrafrique est en Afrique, et qu'il y a certain pays africains qui se sont autoproclamer puissance régionale et continental, et dépense des milliards de dollars en armement et mobilisation militaire ?
Ils sont ou ceux la ?
Ils se barricade à l'intérieur de leurs propre frontière et viennent après se proclamer puissance régionale lol

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MessageSujet: Re: Intervention militaire en Centrafrique - Opération Sangaris   Mer 18 Déc 2013 - 17:49

Citation :
 Armée française - opérations militaires OPEX (page officielle)

Le 17 décembre 2013,les militaires français de l’opération Sangaris patrouillent au nord-est de Bangui, dans le quartier de Boy-Rabé. Ils poursuivent leur mission de désarmement, tout en expliquant à la population le but de l'opération Sangaris.



Environ 1600 militaires français sont actuellement déployés en République Centrafricaine. Lancée le 5 décembre 2013 par le Président de la République, l’opération Sangaris vise à rétablir une sécurité minimale en République Centrafricaine et à faciliter la montée en puissance de la MISCA et son déploiement opérationnel.
Crédit : EMA / ECPAD
  
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MessageSujet: Re: Intervention militaire en Centrafrique - Opération Sangaris   Jeu 19 Déc 2013 - 21:09

Citation :
RCA: première relève pour Sangaris  

Actualités  Guillaume Belan  19 décembre, 2013  



crédits: ECPAD / MinDef

Après 15 jours d’opération en RCA, la force Sangaris connait déjà sa première relève. Une compagnie (150 soldats) blindée et motorisée est en train de venir depuis le Cameroun pour relever le « premier échelon d’urgence » déployé, a précisé le porte parole de l’Etat Major des Armées, le colonel Jaron, ce matin. Les effectifs de Sangaris continueront donc à compter à 1600 soldats, plus bien sûr les forces spéciales.

Sur zone, la situation a été qualifiée de « complexe et volatile » selon les mots de l’EMA, due aux tension intracommunautaires « irrationnelles ». Depuis vendredi, l’EMA constate cependant une forme d’apaisement, mais « un rien peut rallumer embrasement » a précisé le colonel Jaron. Depuis une semaine, c’est donc une baisse du niveau de violence qui est constatée, et les groupes armés ont « largement disparus » et regagnés leurs cantonnements. Les soldats français ont néanmoins rencontrés quelques émeutes et tirs fugaces, sans donner lieu à des affrontements. Le problème est aujourd’hui humanitaire: environ 30 000 réfugiés sont massés à l’aéroport M’Poko, près des français, pour être en sécurité.

Le 17 et 18 décembre, les français ont menés deux actions de désarmement dans deux quartiers communautaires différents de Bangui. Ces opérations avaient deux objectifs, a commenté le colonel Jaron: « le désarmement et faire passer le message que la force Sangaris est impartiale ».

A noter également une opération à Boani, au nord ouest de Bangui, dans laquelle des blindés français appuyés par une section héliportée, ont fait cesser des exactions qui étaient en train d’être commises par des ex-Seleka contre la population.

En ce qui concerne les forces africaines, la FOMAC qui est devenue officiellement la

MISCA, compte aujourd’hui 1000 soldats à l’extérieur de Bangui et 2700 dans la capitale. A terme, la MISCA doit compter de 4000 à 6000 soldats. Les groupes de l’ex-Seleka sont eux estimés entre 3000 et 7000 partisans.

http://forcesoperations-blog.com/2013/12/19/rca-premiere-releve-pour-sangaris/  
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MessageSujet: Re: Intervention militaire en Centrafrique - Opération Sangaris   Ven 20 Déc 2013 - 17:22

Citation :
Sangaris : transformation de la FOMAC en MISCA  

Mise à jour : 20/12/2013 14:36  

Le 19 décembre 2013, la Mission internationale de soutien à la Centrafrique (MISCA), force de l’Union Africaine, a officiellement pris le relais de la Force multinationale des Etats d’Afrique Centrale (FOMAC).



La force de la MISCA s’appuie sur le dispositif de l’ex-FOMAC, dont les effectifs sont déjà déployés sur l’ensemble du territoire. La force Sangaris continue de favoriser la montée en puissance et le déploiement opérationnel de la MISCA, dont un tiers des effectifs est actuellement stationné en dehors de Bangui. Le contingent de cette force continue à se renforcer, ayant déjà atteint le volume de 3700 militaires et policiers.

Actuellement, la majeure partie des 1600 militaires français engagés dans l’opération Sangaris sont déployés à Bangui. Des éléments français présents sur le sol camerounais vont rejoindre Bangui dans les prochains jours afin d’effectuer la relève de l’échelon d’urgence qui avait été engagé le 6 décembre dernier.



La force Sangaris poursuit avec la MISCA le contrôle des mesures de confiance et, si nécessaire, le désarmement de l’ensemble des éléments armés qui n’ont pas déposé les armes. Elle agit de façon impartiale conformément aux mesures énoncées et relayées par l’autorité de transition le 7 décembre. Depuis le 13 décembre, un certain apaisement a été constaté à Bangui, bien que la situation reste complexe et volatile. Aujourd’hui, la majorité des groupes armés qui faisaient régner la terreur appliquent les mesures de confiance et  ont accepté la logique de cantonnement. Les opérations sont ainsi entrées dans une nouvelle phase visant à aller à la rencontre de la population et de l’ensemble des acteurs locaux, afin de rétablir le dialogue et de leur expliquer le but de l’opération Sangaris.



D’un point de vue humanitaire, la population vient toujours chercher la protection d’entités extérieures parmi lesquelles les forces françaises. C’est le cas sur l’aéroport de M’Poko avec un volume de déplacés qui peut atteindre, la nuit, jusqu’à 30 000 réfugiés. Seule la baisse du niveau de violence en ville pourra permettre aux populations de regagner leurs habitations.

Au Nord, dans la région de Bossangoa et de Bozoum, les militaires français sont présents et poursuivent leurs patrouilles aux côté des forces de la MISCA.

Lancée le 5 décembre 2013 par le Président de la République, l’opération Sangaris vise à rétablir une sécurité minimale en République Centrafricaine et à faciliter la montée en puissance de la MISCA et son déploiement opérationnel.


Sources : EMA
Droits : Ministère de la Défense
 


http://www.defense.gouv.fr/actualites/international/sangaris-transformation-de-la-fomac-en-misca  
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MessageSujet: Re: Intervention militaire en Centrafrique - Opération Sangaris   Ven 20 Déc 2013 - 17:46

Citation :
Sangaris : Echanges intenses de tirs près de l’aéroport de Bangui  

20 décembre 2013 – 14:51  

“Un certain apaisement est observé” à Bangui “depuis le 13 décembre” et les “groupes armés qui faisaient régner la terreur appliquent les mesures de confiance et ont accepté la logique de cantonnement”, a expliqué, lors de son dernier point presse, le ministère de la Défense, tout en soulignant, toutefois, la complexité et la volatilité de la situation.

Le fait est. Au cours de la nuit du 19 au 20 décembre, des échanges de tirs nourris d’armes automatiques ont été entendus pendant plusieurs heures près de l’aéroport MPoko, à proximité du secteur où sont installées les troupes françaises de l’opération Sangaris ainsi que celles de la Mission internationale de soutien à la Centrafique (Misca), forte de désormais de plus de 3.000 hommes fournis par plusieurs pays africains. En outre, environ 30.000 personnes y ont trouvé refuge afin de fuir les violences interreligieuses.

“A ce stade nous n’avons pas de conclusion sur ce qui s’est passé”, a indiqué une source militaire française, dont les propos ont été rapportés par l’AFP. “Je confirme qu’il y a eu aussi des tirs de mitrailleuse lourde. Ca a été assez long, a ajouté la même source. Ca canardait de partout”, a témoigné un autre soldat de l’opération Sangaris.

Aucun militaire français n’a été blessé lors de ces échanges de tirs. En revanche, ce n’est pas le cas pour ceux engagés au sein de la Misca. D’après un officier de la force panafricaine, plusieurs de ses hommes auraient été touchés. Aucune précision supplémentaire n’a cependant été fournie.

D’autres coups de feu ont été entendus au cours de la matinée de ce 20 décembre, alors que 500 personnes manifestaient près de l’aéroport pour exiger le départ du Michel Djotodia, installé à la tête du pays à la faveur du coup de force opéré en mars dernier par les rebelles de coalition Séléka, à dominante musulmane. Ces tirs ont probablement été le fait de soldats tchadiens de la Misca, qui ont tiré en l’air, semant la panique et la confusion. Le calme est ensuite revenu grâce à l’intervention des troupes françaises.  


http://www.opex360.com/
Citation :
Centrafrique : Une mission européenne pourrait être décidée en janvier

20 décembre 2013 – 17:13  

Il ne fallait pas espérer grand chose du dernier Conseil européen dédié à la Politique européenne de sécurité et de défense (PESD) au sujet de la Centrafrique. Et surtout éviter de prendre ses désirs pour des réalités… Le 17 décembre, le ministre français des Affaires étrangères avait annoncé, devant les députés, que des pays européens allaient envoyer des forces terrestres à Bangui pour appuyer l’opération Sangaris, lancée le 5 décembre par le président Hollande, après le feu donné par le Conseil de sécurité des Nations unies.

Est-il encore besoin de le rappeler, la résolution 2127 qui a autorisé cette opération en Centrafrique, pays menacé de chaos, n’autorise le déploiement que des seules forces françaises et africaines (en l’occurrence, celles de la Mission internationale de soutien à la République centrafricaine), l’Union européenne n’ayant reçu aucun mandat de cet ordre, contrairement à ce qui avait le cas en 2008 pour l’opération Eufor Tchad.

“La réponse française en Centrafrique a permis d’éviter le désastre d’une guerre civile, voire peut-être un génocide”, a affirmé le président du Conseil européen, Herman Van Rompuy. “C’est la deuxième fois en l’espace d’une année que la France, courageusement, prend l’initiative face à une grave crise”, a-t-il souligné, en faisant référence au Mali. Et de rappeler que l’UE soutient l’effort militaire de Paris et qu’elle a versé 50 millions d’euros à la Misca et 60 autres millions au titre de l’aide humanitaire. En clair, elle a fait ce qui était attendu d’elle. Pas plus, ni moins.

Seulement, l’opération Sangaris est supportée par les finances publiques françaises. Pouvait-on espérer une participation financière de l’UE? “Nein!” pour l’Allemagne, qui, par la voix de sa chancelière, Angela Merkel, a rappelé les règles en la matière. “Seule une mission de l’UE, approuvée par les 28 Etats membres, peut bénéficier de fonds européens”, a souligné un diplomate.

Quant à y envoyer des troupes… “L’UE devrait surtout examiner la meilleure façon d’entraîner et d’équiper les armées nationales des pays en crise, comme elle le fait actuellement au Mali”, a fait valoir Mme Merkel.  “Nous, les Européens, ne pouvons régler tous les problèmes du monde. Nous devons donner à ces pays les moyens de s’aider eux-mêmes”, a-t-elle ajouté.

Plus “cash”, le chancelier autrichien, Werner Faymann, a fait valoir que “quand on lance une telle opération (ndlr, en Centrafrique), il est important qu’on puisse se mettre d’accord avant”. Et d’enfoncer le clou : “On ne peut envoyer l’addition après”.

Quoi qu’il en soit, le président Hollande s’est attaché à vouloir donner un vernis européen à l’opération française, afin qu’elle puisse bénéficier de financements de l’UE, en précisant les attentes de Paris au sujet de l’envoi de troupes en Centrafrique par d’autres Etats membres.

“En ce moment, il y a des contacts qui sont pris, qui sont pour certains avancés, je pense notamment à la Pologne, pour que des pays mettent aussi des éléments humains, c’est à dire des forces, pour des opérations qui peuvent être complémentaires des nôtres. Si cette décision est confirmée, à ce moment-là, l’opération en Centrafrique sera considérée comme une opération européenne. Et si c’est une opération européenne, il y aura des financements européens”, a-t-il affirmé, dans la soirée du 19 décembre.

“Ce que je souhaite est qu’il y ait, politiquement, une présence de l’Europe. Qu’on ne dise pas : ‘la France est seule”. C’est important pour l’Europe”, a encore plaidé M. Hollande.

La Pologne, évoquée par le chef de l’Etat, a d’ores et déjà fait savoir qu’il n’était pas question, à ce se stade, d’envoyer des forces terrestres à Bangui. “Le président (François Hollande) m’a parlé à ce sujet. (…) Un avion de transport et un détachement militaire (chargé de l’appareil), c’est dans nos possibilités”, avait indiqué Donald Tusk, le président polonais, le 17 décembre.

Pour le moment, une mission européenne en Centrafrique est loin d’être acquise. En tout cas, une décision devrait être prise le 20 janvier prochain, à Bruxelles, à l’occasion d’une réunion des ministres européens des Affaires étrangères, a indiqué le président Hollande, lors de la conférence de presse tenue à l’issue du Conseil européen.

D’ici là, le haut représentant de l’Union pour les affaires étrangères et la politique de sécurité, Mme Catherine Ashton, présentera “des options pour contribuer à la stabilité” de la Centrafrique “à travers une mission de l’UE”.

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MessageSujet: Re: Intervention militaire en Centrafrique - Opération Sangaris   Sam 21 Déc 2013 - 19:02

Citation :
 Les derniers affrontements à Bangui ont fait au moins 30 tués    


21 décembre 2013 – 10:33

Les affrontements qui ont éclaté dans la nuit du 19 au 20 décembre, près de l’aéroport de MPoko de Bangui, et qui se sont poursuivis dans plusieurs quartiers le matin suivant, ont au moins fait 30 tués, selon la Croix Rouge centrafricaine.

“Dix cadavres ont été ramassés jeudi soir et dix-neuf autre vendredi, principalement dans les 2e et 3e arrondissement de Bangui et notamment dans le quartier Baya Doumbia, aux abords de l’aéroport”, a ainsi indiqué un responsable de cette organisation. Mais le bilan est probablement plus élevé, dans la mesure où, a-t-il expliqué, “certains corps ont pu être récupérés par les familles ou par d’autres personnes”.

D’après Médecins sans frontières (MSF), une quarantaine de personnes blessés au cours de ces violences ont été évacuées vers l’hôpital communautaire de Bangui. Trois y sont décédées.

Par ailleurs, un officier tchadien de la Mission internationale de soutien à la Centrafrique (Misca) a été tué au cours de ces affrontements. D’autres soldats de la force panafricaine ont été blessés.

La présidence centrafricaine a rejeté la responsabilité de ces violences sur les milices chrétiennes “anti-balaka”. Ce que ces dernières réfutent. “La Seleka (ndlr, qui a renversé le président Bozizé en mars et qui est responsable d’exactions ayant entraîné des représailles) a été cantonnée, mais subitement nos hommes ont été attaqués par cette dernière. La gendarmerie n’est plus opérationnelle, c’est la Seleka qui porte ces uniformes pour commettre des exactions”, a fait valoir le lieutenant Konaté, l’un de leurs responsables, sur les ondes de RFI.


Quant à la force française “Sangaris”, le porte-parole de l’Etat-major des armées, le colonel Gilles Jaron, a indiqué qu’elle avait renforcé ses patrouilles “dans l’ensemble de Bangui” où “le risque d’embrasement existe”. “Depuis, nous maintenons notre dispositif” et “tous nos moyens sont déployés dans” la capitale centrafricaine, a-t-il ajouté.

Ces patrouilles sont évidemment risquée pour les militaires français. Au cours de la journée du 20 décembre, ils ont ainsi “neutralisé” deux “pillards” qui avaient ouvert le feu sur eux dans le quartier Castor, au sud-est de l’aéroport MPolo.

Enfin, à Bossangoa, ville qui a été le théâtre d’affrontements interreligieux, l’armée française doit organiser, ce 21 décembre, une réunion de conciliation avec le maire, des représentants des milices musumanes et chrétiennes, l’évêque et l’imam afin de tenter de “faire dialoguer des communautés qui se déchirent depuis des mois”. “On veut maintenant des faits concrets et des faits concrets c’est l’abandon des armes”, a expliqué le capitaine Jean-Yves G., sur France Info.

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