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 Intervention militaire en Centrafrique - Opération Sangaris

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MessageSujet: Re: Intervention militaire en Centrafrique - Opération Sangaris   Ven 29 Avr 2016 - 21:09

Citation :
MINUSCA a ajouté 5 photos.

Le président Touadera a assisté à une démonstration des forces aériennes onusiennes et françaises d’appui aux forces terrestres à Damara, 40 km
de Bangui. Des hélicoptères MI-35 de la MINUSCA et des avions Rafales ont participé cet exercice appelé « Bamara », le lion en sango.
« La France continuera à travailler avec la MINUSCA à la sécurité de la Centrafrique de manière concrète et efficace », a déclaré Charles Malinas
ambassadeur de France.

PHOTOS:
 
 
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MessageSujet: Re: Intervention militaire en Centrafrique - Opération Sangaris   Dim 1 Mai 2016 - 20:35

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MessageSujet: Re: Intervention militaire en Centrafrique - Opération Sangaris   Ven 13 Mai 2016 - 19:01

Citation :
Désengagement de Sangaris en Centrafrique: "Tout ce qui relève de la réconciliation a été laissé en plan"

 13/05/2016 à 12h44


D'ici la fin de l'année, la France va mettre fin à l’opération Sangaris - EDOUARD DROPSY / AFP



François Hollande se rend vendredi en Centrafrique, où la France entend désormais soutenir la reconstruction du pays au moment où l'opération militaire française Sangaris touche à sa fin. Pour autant, sur place, la situation n'est pas encore entièrement stabilisée.


François Hollande est en visite en Centrafrique ce vendredi, reçu par le nouveau président centrafricain Faustin Archange Touadéra, élu en février. Le président en profitera pour se rendre au camp de Sangaris, la force française sur place. A quelques mois du départ des troupes, prévu pour décembre, le chef de l'Etat entend soutenir la paix et la stabilisation du pays mais il souhaite aussi s’intéresser à sa reconstruction.

"Aujourd'hui ça va mieux dans le sens où nous avons connu le pire. Grâce au concours de la France, les choses se sont améliorées, salue Monseigneur Dieudonné Nzapalainga, archevêque de Bangui. Dans Bangui, on voit que les gens sont apaisés, les visages ne sont plus tendus. Mais à l'intérieur du pays, beaucoup reste à faire car tous ceux qui ont pris les armes se sont réfugiés dans ces lieux. Les populations sont donc encore confrontées à des moments d'inquiétude". Et d'estimer que "l'urgence est de former l'armée centrafricaine pour qu'elle puisse prendre la relève".

"Il y en a pour des années"

De son côté, le général Dominique Trinquand, ancien chef de la mission militaire française auprès des Nations Unies, considère que la France ne va pas pouvoir se retirer du pays facilement. "On a arrangé la situation mais il ne faut pas s'imaginer que tout s'arrange si facilement. Il y en a pour des années, souligne-t-il. La France a annoncé le départ de Sangaris pour la fin de l'année parce que la France a d'autres soucis de sécurité interne mais il n'est pas impossible que le président Touadéra demande le maintien des forces françaises pour un temps un peu plus long".

Selon lui, "cela dépendra de ce qui va se passer entre maintenant et la fin de l'année. Si des pics de violence venaient à survenir, je pense que la France sera contrainte de laisser des éléments de sécurité en place". Roland Marchal, chercheur au CNRS et spécialiste Afrique et Centrafrique, considère, quant à lui, que partir dès le mois de décembre est une erreur. "La politique française, soutenue par la communauté internationale, a été d'avoir des élections le plus vite possible. Le président français va donc pouvoir s'auto-congratuler sur ce choix. Mais tout ce qui relève de la réconciliation a été laissé en plan", tance-t-il

"Il risque d'y avoir des troubles en province"

Pourtant, il considère qu'il s'agit "d'un dossier très sensible car il n'est pas du tout impossible que les mouvements armés, d'un côté ou de l'autre, essaient de montrer leurs muscles voire de mener quelques attaques". Même si Roland Marchal "ne pense pas que l'on soit à l'aube d'une grande offensive sur Bangui", néanmoins il estime "qu'il risque d'y avoir des troubles en province".

Pour rappel, actuellement 650 soldats français sont sur place, contre 2.000 au plus fort de la crise. A terme, les forces françaises doivent être redéployées au sein de la force onusienne de la Minusca, et dans la Mission européenne EUTM dédiée à la formation de l'armée centrafricaine.

Par Maxime Ricard avec Jamila Zeghoudi


http://rmc.bfmtv.com/emission/desengagement-de-sangaris-en-centrafrique-tout-ce-qui-releve-de-la-reconciliation-a-ete-laisse-en-plan-974049.html
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MessageSujet: Re: Intervention militaire en Centrafrique - Opération Sangaris   Mar 17 Mai 2016 - 16:56

Citation :
Après l’opération Sangaris, au moins 430 militaires resteront en Centrafrique


Posté dans Afrique, Forces terrestres, Opérations par Laurent Lagneau Le 17-05-2016




Le président Hollande a raison : ça va mieux… du moins en Centrafrique. Depuis le lancement de l’opération Sangaris, il y a trente mois, les affrontements inter-communautaires ont été réduits, une transition politique a pu être menée à son terme, avec la tenue d’élections qui ont donné à ce pays d’Afrique centrale un président, en l’occurrence Faustin-Archange Touadéra.

Il y a trois ans, la République centrafricaine risquait donc de devenir un État failli (si elle ne l’était pas déjà), avec tout ce que cela aurait pu avoir comme conséquences sur les pays voisins et il était même question d’une partition de ce pays. Grâce à l’opération Sangaris et à l’intervention des forces de l’Union africaine (MISCA), puis de la Mission des Nations unies (MINUSCA), le pire a pu être évité.

Même si le risque de nouveaux affrontements n’est pas à exclure, comme cela avait été le cas à l’automne 2015, et même si des groupes armés sont toujours actifs, comme l’Armée de libération du Seigneur (LRA), l’opération Sangaris ne se justifie plus. D’ailleurs, à plusieurs reprises, depuis le début de cette année, le ministre de la Défense, Jean-Yves Le Drian, a dit souhaiter y mettre un terme dès que possible.

Mais c’est le président Hollande qui officialisé la fin de cette opération, à l’occasion d’un déplacement à Bangui, le 13 mai. Et cela, dans une relative indifférence. Ainsi en est-il des interventions militaires, qui font la une des journaux quand elles commencent et qui ont droit à un entrefilet quand elles s’achèvent.

Devant les militaires français, le chef de l’État a estimé que l’opération Sangaris a été un « succès » et qu’elle « doit maintenant être arrêtée. » Mais, a-t-il ajouté, elle « prendra d’autres formes » car il n’est pas question pour la France de se désintéresser de la Centrafrique, même si elle n’y a pas une « présence économique qui le justifierait », dixit M. Hollande.

« Nous allons faire en sorte que nous puissions continuer à former [les forces centrafricaines] dans le cadre de la mission européenne [EUTM RCA, approuvée fin avril], nous serons présents dans la MINUSCA sous l’autorité des Nations unies et nous serons toujours prêts à intervenir en Centrafrique, si les conditions le justifient, soit de nos bases en Afrique, soit de France, parce que nous avons cette responsabilité. Et ici [Bangui, ndlr] nous aurons toujours un détachement », a expliqué le président Hollande.

Ce dernier a souligné que la fin de Sangaris était nécessaire car les militaires français, en particulier ceux de l’armée de Terre, sont attendus pour d’autres opérations. S’il a cité celle menée en Irak et en Syrie [Chammal], ainsi que celle conduite dans la bande sahélo-saharienne [Barkhane], le locataire de l’Élysée a surtout évoqué… Sentinelle.

Quoi qu’il en soit, les forces françaises maintiendront un contingent d’au moins 430 personnels en Centrafrique. Le ministre de la Défense a en effet précisé qu’entre 70 et 100 militaires seront affectés à l’EUTM RCA, qu’une centaine rejoindra la MINUSCA et que, comme au temps de l’opération Boali, 250 resteront déployés sur l’aéroport M’Poko de Bangui, en raison de son importance stratégique (son contrôle permet de déployer de nouveaux moyens le cas échéant).

http://www.opex360.com/2016/05/17/apres-loperation-sangaris-au-moins-430-militaires-resteront-en-centrafrique/
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MessageSujet: Re: Intervention militaire en Centrafrique - Opération Sangaris   Jeu 19 Mai 2016 - 23:08

Citation :
Sangaris : Retrait du sous groupement aéromobile


Dans Actualité Défense, Actualité Armées
Publié le 19/05/2016 à 16h39, par Emmanuel Huberdeau


Le Fennec de l'armée de l'Air est le dernier appareil français engagé en RCA © EMA



Il n'y a plus qu'un hélicoptère français en RCA (République Centrafricaine) ! Et il s'agit d'un appareil de l'armée de l'Air, un Fennec. Le 15 mai 2016, les derniers hélicoptères de l'armée de Terre ont été rapatriés à bord d'un Antonov affrété. Deux hélicoptères d'attaque Tigre et deux hélicoptères de manœuvre Puma composaient le sous groupement aéromobile de l'opération Sangaris.

Ce retrait a lieu dans le cadre du désengagement progressif des forces françaises en RCA. Le 13 mai, le président de la République François Hollande s'est rendu sur place pour officiellement clore l'opération Sangaris. En réalité il reste 650 militaires français sur place, regroupés à Bangui et formant une reserve tactique au profit des Casques Bleus.

L'opération avait été déclenchée en décembre 2013 pour mettre fin aux luttes inter confessionnelles et éviter des massacres de population. Les troupes françaises ont progressivement été remplacées par les forces des Nations Unies de la MINUSCA composées principalement de détachements africains. La couverture aérienne de cette force est désormais assurée par des appareils africains volant sous les couleurs des Nations Unies : six MI-17, trois MI-8 et deux MI-35. Ces hélicoptères d'attaque ont débuté leurs missions de sécurisation le 30 mars.

http://www.air-cosmos.com/sangaris-retrait-du-sous-groupement-aeromobile-73513  
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MessageSujet: Re: Intervention militaire en Centrafrique - Opération Sangaris   Sam 21 Mai 2016 - 22:04

Citation :
20 mai 2016

Les ex-combattants de sekia adherent au programme de réduction de violence communautaire



Cinq cent ex-combattants anti-balaka du village Sékia, situé à environ 27 km au sud de Bangui, vont bénéficier de programmes de réduction de violence communautaire (CVR). Cela fait suite à leur enregistrement et profilage par une équipe de la MINUSCA.

Au terme de cet exercice mené dans cette localité depuis le 16 mai, les ex-combattants vont être orientés vers des activités génératrices de revenus, en fonction de leur profil et des secteurs qu’ils auront eux-mêmes identifiés. Les activités tournent essentiellement autour du maraîchage, de l’apprentissage et de la formation aux multimédias.

L’objectif visé par cette campagne de profilage est de trouver un moyen de réinsertion sociale aux membres des groupes armés non-éligibles au programme national de DDR. En éliminant la violence et l’usage des armes au profit d’un travail rémunéré, les ex-combattants renouent avec leurs communautés et réapprennent les fondements du vivre-ensemble.

Au-delà de son aspect strictement financier, le programme de réduction de violence communautaire constitue un mécanisme de consolidation du dialogue inter et intracommunautaire dans les zones à haut risque. Il contribue, de ce fait, à la stabilisation et à la restauration de la sécurité dans les zones ciblées.

A ce jour, 1,071 ex-combattants ont été enregistrés à Boy Rabe, Combattant et Sekia.


http://minusca.unmissions.org/les-ex-combattants-de-sekia-adherent-au-programme-de-r%C3%A9duction-de-violence-communautaire
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MessageSujet: Re: Intervention militaire en Centrafrique - Opération Sangaris   Sam 21 Mai 2016 - 22:47

Citation :
Gabon : 450 soldats prêts à rejoindre la MINUSCA en Centrafrique

Publié le samedi 21 mai 2016 | Xinhua



© Autre presse par DR
Des soldats gabonais.



Quelques 450 militaires gabonais ont achevé vendredi à Libreville une formation auprès des militaires français avant leur déploiement en Centrafrique dans le cadre de la Mission Multidimensionnelle intégrée de stabilisation des Nations Unies en Centrafrique (MINUSCA), selon un communiqué de la base militaire de la France au Gabon.

Ces militaires gabonais ont suivi durant deux semaines une formation de perfectionnement pour maîtriser les savoir-faire nécessaires à leur participation à la mission des Nations Unies : tactique générale, fonctionnement d'un poste de commandement, droit des conflits armés, travail des cellules logistiques et informatiques, déplacement tactique, tir de combat etc.
Le bataillon gabonais qui vient d'achever sa formation est composé d'un état-major et de trois compagnies des soldats de l'armée de Terre et de l'armée de l'Air. Ils quitteront Libreville avant la fin de ce mois.

Leur première mission consistera à relever leurs camarades en poste en Centrafrique depuis un à deux ans. La MINUSCA est une force onusienne déployée en Centrafrique pour une mission de stabilisation et de paix suite à l'instabilité politique quasi chronique dans ce pays d'Afrique centrale. F

http://news.abangui.com/h/52491.html
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MessageSujet: Re: Intervention militaire en Centrafrique - Opération Sangaris   Mer 25 Mai 2016 - 22:04

Citation :
RCA : Lancement des opérations d`identification des ex-rebelles

Publié le mercredi 25 mai 2016 | dw.com


© Autre presse par DR
Les rebelles de la séléka



En Centrafrique, la Mission des Nations-unies a lancé une nouvelle phase des opérations d’identification et de recensement des ex-combattants pour la ville de Bangui.

Environ 1.000 combattants membres de l’ex-coalition rebelle seleka ont déjà été recensés et cantonnés dans des camps installés dans la capitale centrafricaine. Cette nouvelle phase concerne certains miliciens anti-balaka et les groupes d’auto-défense du quartier musulman du PK5.

Bangui, où depuis plusieurs semaines le président Faustin-Archange Touadéra reçoit les représentants des groupes armés pour discuter de la mise en place du processus: désarmement, démobilisation, réinsertion, rapatriement.

La plupart des branches de l'ex-Seleka en sont ressorties très remontées contre les nouvelles autorités. Elles envisagent une « réunification » des mouvances principales en une seule chaîne de commandement.


http://news.abangui.com/h/52548.html
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MessageSujet: Re: Intervention militaire en Centrafrique - Opération Sangaris   Mer 25 Mai 2016 - 22:17

Citation :
MINUSCA a ajouté 2 photos.

Le Saviez vous ?

Depuis l'installation de la MINUSCA, en septembre 2014, 27 casques bleus ont perdu la vie en Centrafrique.

Depuis 1948, date de la première mission de paix des Nations Unies, près de 3500 casques bleus sont morts en mission, dont 129 en 2015.

"Rendons hommage à nos héros"


 

Citation :
MINUSCA

Journée internationale des Casques bleus, 29 mai

Toute la semaine, les militaires et les policiers de la MINUSCA organisent des actions sociales ou de bienfaisance au bénéficie des populations centrafricaine.
A Bambari, les hommes du bataillon mauritanien ont distribué de l'eau potable aux habitants du secteur 4 et de Bornou.


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MessageSujet: Re: Intervention militaire en Centrafrique - Opération Sangaris   Ven 27 Mai 2016 - 16:05

Citation :
26 mai  2016

Construire, réhabiliter les routes, ponts ou aérodromes : un travail de génie




Quel est le point commun entre un pont à Yalinga, la clôture de l’Hôpital de Bria ou la route entre Bouar et Birao ? Toutes ces infrastructures ont été construites ou réhabilitées par les unités du génie de la MINUSCA.

La MINUSCA compte quatre compagnies du génie : celle du Pérou, déployée à Bouar (Ouest), de l’Indonésie, à Bangui, du Pakistan, à Kaga-Bandoro (Centre) et du Cambodge, à Bria (Centre-Est).

Leur rôle est de faciliter l’installation de la Mission à travers le pays, dont la conception et la construction de bases militaires et de permettre la mobilité des casques bleus pour qu’ils puissent s’acquitter de leur mission de protection des populations civiles et restauration de l’autorité de l’Etat

L’impact est d’ores et déjà salué aussi bien par les populations que par les responsables locaux. C’est le cas à Bouar. « S’il n’avait pas eu l’intervention des Casques bleus ici, je pense qu’à cette heure-ci, Bouar serait invivable », a lancé Nicolas Kpawilina, commerçant à Bouar. « La situation était confuse et catastrophique, c’est Dieu qui nous a envoyé ces soldats de la paix, et à cause d’eux que nous commençons à respirer un air nouveau », a noté pour sa part Ali Sherif, Imam de la Mosquée Foulbé au quartier Haoussa à Bouar.

En complément, ces compagnies du génie apportent un appui logistique et technique au gouvernement pour la construction, la réhabilitation et l'entretien de routes, de ponts, d’aéroports et aérodromes. Ils exécutent aussi des travaux de drainage et de terrassement de sites.

Ils disposent pour ces missions de matériels comme des niveleuses, tracteurs, bulldozer, chargeuses sur pneus, grues, camions à benne et machines de forage.

Entre janvier 2015 et avril 2016, ces compagnies ont construit 71 km de routes principales et secondaires et réparés 13 ponts dont celui de Bria, à Yalinga, la  route allant de Fidèle à Gobolo et celle reliant Bangassou à Bambari, ainsi que les axes Bria – Nzaco ; Bouar – Birao et Bangassou – Obo, où ont été réparés divers tronçons et des ponts endommagés.

Les travaux réalisés par les compagnies du génie incluent aussi la construction de nouvelles voies pour faciliter des évacuations d'urgence, mais aussi l’érection d’une nouvelle clôture pour l’hôpital de Bria, sans oublier l’approvisionnement de plusieurs hôpitaux en eau.

Selon l’adjudant-chef Jean-Claude Zeote, commandant de brigade de Koundé, si les activités ont totalement repris dans sa zone de juridiction, c’est grâce à l’appui des forces de la MINUSCA. « Notre brigade est dépourvue de tout matériel. Si aujourd’hui, nous arrivons à travailler, c’est grâce à l’aide des casques bleus qui nous apportent des soutiens matériels et logistiques, et nous appuient dans nos interventions, et surtout dans le transfèrement des prévenus jusqu’à Bouar », a-t-il confié.

Pendant la crise de septembre-octobre 2015, les compagnies du génie étaient aussi sur le terrain pour enlever les barricades, protéger des civils et construire des points de contrôle et des postes d'observation dans les zones critiques. En collaboration avec UNMAS, l’organisme de déminage des Nations Unies, ils ont aussi détruit des explosifs, dont des grenades et des roquettes.

La force militaire de la MINUSCA compte actuellement plus de 10350 hommes dont environ 800 sont dans les quatre compagnies du génie.

http://minusca.unmissions.org/construire-r%C3%A9habiliter-les-routes-ponts-ou-a%C3%A9rodromes-un-travail-de-g%C3%A9nie  
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MessageSujet: Re: Intervention militaire en Centrafrique - Opération Sangaris   Ven 27 Mai 2016 - 16:33

Citation :
Centrafrique : Le chef rebelle Nourredine de l’ex-Séléka signalé à Ndélé

Publié le jeudi 26 mai 2016 | RJDH-Centrafrique


© Autre presse par DR
Nourredine ADAM



BANGUI — Nourredine Adam, chef rebelle de l’ex-Séléka et bras droit de Michel Djotodia serait à Ndélé depuis quelques jours. Difficile d’avoir des précisions sur la présence de ce redoutable chef rebelle dans cette localité.

La présence de Nourredine à Ndélé est confirmée au RJDH par plusieurs sources locales. Un notable joint dans la localité a expliqué que le numéro 2 du FPRC (une des branches de l’ex-Séléka) est dans la ville depuis deux jours. Il serait accompagné, selon nos informations, de plusieurs éléments armés « il est rentré avec des hommes armés à bord de deux pick up. Ils sont là mais personne ne connait véritablement les raisons de leur présence » a expliqué cette source.

Nourredine Adam serait venu du Tchad, selon des sources concordantes « avant, il était au Tchad où vivent ses proches. C’est de là bas qu’il est rentré dans la ville avec ses hommes » a confié un cadre de l’ex-Séléka, présent à Ndélé.

De sources proches du mouvement armé MLCJ, la présence de Nourredine à Ndélé s’inscrit dans le cadre de ses habituelles visites aux bases du FPRC « ce n’est pas pour la première fois qu’il se rend à Ndélé où son mouvement dispose de plusieurs bases. Je crois qu’il vient rendre visite à ses éléments pas plus » a confié un leader du MLCJ.

Contacté par la rédaction du RJDH, le porte-parole de la Minusca n’a pas confirmé l’information. Vladimir Monteiro a promis revenir vers le RJDH s’il a la confirmation de cette présence.

La dernière fois que Nourredine Adam s’est fait parler de lui, c’était en octobre 2015 lors du combat de Sibut où ses hommes venus de Kaga-Bandoro ont été mis en déroute par les forces de la Minusca et de la Sangaris. Quelques jours après cet affrontement, il est reçu au Tchad sur invitation d’une ONG de confession musulmane.


http://news.abangui.com/h/52571.html
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MessageSujet: Re: Intervention militaire en Centrafrique - Opération Sangaris   Lun 30 Mai 2016 - 21:33

Citation :
Centrafrique : La Minusca rend hommage à ses héros

Publié le lundi 30 mai 2016 | Corbeau News Centrafrique



© Agence de Presse Africaine par DR
Hommages aux casques bleus pakistanais et burundais de la MINUSCA morts en RCA



A l’instar de toutes missions onusiennes à travers le monde, la MINUSCA (Mission multidimensionnelle intégrée des Nations Unies pour la Stabilisation en Centrafrique) a célébré la journée internationale des casques bleus des Nations Unis de chaque 29 mai. Cette célébration sous le thème « Rendons hommage à nos héros, est organisée le 28 mai au siège de la Minusca à Bangui.

Le 70ème anniversaire de la journée internationale des Casques bleus des Nations Unies a été une réussite de la Mission onusienne la République centrafricaine. La célébration de cette journée a rassemblé tout le personnel de la MINUSCA en présence des hautes autorités centrafricaines, du corps diplomatique et d’autres partenaires au siège de la mission à Bangui. Cela s’est déroulé en présence du Représentant spécial du Secrétaire général des Nations Unies, ainsi que du ministre centrafricain de la défense représentant le premier ministre Simplice Mathieu Sarandji, accompagné des quelques membres du gouvernement dont celui de sécurité publique.

Dans son message relatif à cette journée commémorative, le Secrétaire général de l’ONU, Ba Ki-Moon a salué le rôle que joue MINUSCA dans des périodes cruciales en République centrafricaine. « En République centrafricaine, les Casques bleus ont aidé à organiser les élections présidentielles et législatives d’importance historique qui ont permis à ce pays naguère en proie à de graves troubles de s’engager sur la voie de la paix et de la stabilité ».
Le Secrétaire général n’a pas caché son indignation face aux multiples cas d’exploitation et abus sexuels qui continuent de ternir l’image des opérations des Nations Unies à travers le monde. Il a interpellé les casques bleus sur l’importance de les opérations de maintien de la paix qui constitutions une force pour le bien à travers le monde.

« Il est essentiel de mettre fin aux cas particulièrement préoccupants d’exploitation et d’atteintes sexuelles commises par les forces internationales déployées dans les régions en proie à des troubles. Je n’ai eu de cesse d’appeler à placer les victimes au cœur de notre action. Je m’efforce activement d’aborder ce grave problème chaque fois que j’en ai la possibilité tout en exhortant les Etats Membres, seuls habilités à sanctionner leurs soldats, à imposer des mesures sévères afin de faire pleinement justice aux populations touchées et de soulager la douleur qu’elles ressentent », a-t-il souligné.

La célébration de la Journée internationale des casques bleus a débuté depuis lundi le 23 dernier en République centrafricaine, dans la capitale Bangui, à Bouar, Bossangoa et à Kaga Bandoro, avec des diverses activités sociales menées par les soldats dits de la paix de la MINUSCA. Des déplacements avec les professionnels des médias ont été organisés par la MINUSCA dans les villes citées ci-haut à l’intérieur du pays.

Cette Journée commémorative des casques bleus est célébrée afin d’exprimer la reconnaissance des Nations unies envers ces hommes et femmes ayant perdu leur vie dans l’exercice de leurs fonctions. L’autre objectif est d’encourager ceux qui sont sur le terrain à poursuivre leur noble mission. En 2015, 129 soldats des 16 opérations de maintien de la paix des Nations unies sont tombés dans la quête de la paix et de la stabilité. Depuis son installation en 2014, la MINUSCA a perdu 21 soldats en République Centrafricaine. La force de la MINUSCA est constituée de 10219 hommes dont 9815 soldats, 260 officiers d’état-major et 144 observateurs militaires. 20 pays en sont contributeurs. Il s’agit du Cameroun, du Gabon, de la République du Congo, du Bangladesh, du Burundi, de l’Indonésie, du Maroc, du Pakistan, du Rwanda, du Sri Lanka, du Cambodge, de la Serbie, de l’Egypte, du Népal, de la Zambie, du Niger, du Sénégal, du Pérou, de la Mauritanie et du Benin. La Minuca a un mandat de protéger la population civile, appuyer le processus politique, appuyer l’extension de l’autorité de l’Etat du maintien de l’intégrité territorial et de soutenir l’action humanitaire.


Bangui, Eric NGABA Pour CNC


http://news.abangui.com/h/52612.html
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MessageSujet: Re: Intervention militaire en Centrafrique - Opération Sangaris   Mer 1 Juin 2016 - 21:39

Citation :
Le président Aziz redore son blason en Centrafrique


En envoyant 750 soldats en renfort des casques bleus en Centrafrique, Aziz donne des gages à la communauté internationale

Par La redaction de Mondafrique -
1 juin 2016




Le déploiement progressif des 750 casques bleus mauritaniens en Centrafrique décidé en janvier dernier est tout récemment arrivé à terme. Une opération qui tombe à pic pour le président mauritanien Aziz confronté à une situation socio-économique très dégradée marquée par la chute du prix du fer et la baisse des recettes budgétaires de l’Etat.

Image ternie

L’envoi de militaires sur un théâtre étranger, une première sous sa présidence, est une bonne façon de parer à toute éventualité de putsch alors que la colère monte dans les cercles de pouvoir, l’armée, et parmi la population. Une opportunité également pour le chef de l’Etat de redorer son blason auprès de la communauté internationale qui pointe les conditions de vie misérables dans lesquelles continuent de vivre la grande majorité des mauritaniens et les atteintes régulières aux droits de l’homme dans le pays.

Cette opération onusienne a été facilitée par El Ghassim Wane, ancien responsable à l’Union africaine et désormais Sous Secrétaire Général des Nations Unies pour la paix et la sécurité. Il aura bénéficié de l’appui du ministre de la Défense d’Aziz Mamadou Bathia Diallo. Du même âge, les deux hommes sont originaires de la même région et issus de la même ethnie toucouleur ayant fait allégeance aux élites maures.

A Bangui, l’opération menée par le contingent mauritanien pourra être confortée par l’Union africaine dont le représentant sur place est Mohamed Ould Lebatt, ancien ministre des affaires étrangères de l’ex président mauritanien Mohamed Ould Taya.

http://www.mondafrique.com/aziz-redore-blason-centrafrique/
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MessageSujet: Re: Intervention militaire en Centrafrique - Opération Sangaris   Ven 3 Juin 2016 - 6:15

http://mars-attaque.blogspot.fr/2016/06/entretien-sangaris-rca-ifri-leboeuf-hemez-centrafrique-afrique.html?utm_source=twitterfeed&utm_medium=twitter a écrit:


Entretien - Retours sur l’opération Sangaris (Aline Leboeuf et Rémy Hémez)

Aline Leboeuf, docteur en science politique et chercheur à l’IFRI, et le chef de bataillon Rémy Hémez, officier de l’armée de Terre et chercheur détaché à l’IFRI, sont les auteurs d’une récente étude intitulée Retours sur Sangaris. Entre stabilisation et protection des civils. Ils ont bien voulu présenter ci-dessous quelques-unes des problématiques abordées dans un entretien également publié sur le blog Ultima Ratio. Merci à eux.


1 / Jusqu’à quel point l’adaptation des modes d’action, visible au cours de l’opération Sangaris, permet de compenser un nombre limité d’effecteurs sur le terrain ?

R. H. : Entre décembre 2013 et août 2015, les forces françaises et internationales présentes en République Centrafricaine (RCA) passent de 4.500 à 11.700 hommes. Ces contingents doivent remplir une mission complexe au cœur d’une guerre civile ethnico-religieuse, dans un pays vaste comme la France et le Benelux réunis (622.000 km2) et comptant près de 5,3 millions d'habitants. Le ratio militaire/nombre d’habitants est donc compris entre 1,1 et 2,2 soldats pour 1.000 habitants. Bien loin de ce qui est normalement recommandé puisque la plupart des experts des opérations de stabilisation s’accordent sur un ratio idéal compris entre 10 et 20 militaires pour 1.000 habitants.

Des adaptations des modes d’action ont donc été nécessaires pour compenser ce faible ratio. Certes, cette opération n’a pas résolu la crise en RCA, la situation dans le pays est restée globalement instable - en raison de la montée de la criminalité mais aussi parce que la rébellion Séléka n’a jamais totalement renoncé à ses ambitions politico-militaires - et n’a pas permis de stopper les déplacements de population. Mais Sangaris a, par un véritable "effet de levier", contribué à éviter les massacres de masse, à engager le processus de désarmement et de regroupement des combattants, à appuyer le redéploiement de l’administration centrafricaine sur une partie du territoire, et à rétablir l’approvisionnement en produits de première nécessité, ce au prix de pertes militaires françaises limitées. L’état final recherché par Sangaris était bien de pouvoir passer le relais dans des conditions acceptables à des forces internationales et non pas de créer une situation de paix durable. D’où, sûrement, des ambigüités lorsque l’on aborde la question des résultats obtenus.

Mais cela ne se fait pas sans coûts : les opérations actuelles ont tendance à troquer des effectifs contre du risque et les lacunes opératives par des pis-allers tactiques. On ne peut espérer résoudre rapidement et à moindre coût des situations de crise éminemment complexes. En déployant des effectifs limités sur un temps court, les effets obtenus se transformeront difficilement en résultats durables. Pour les obtenir, cela repose aujourd’hui surtout sur l’engagement politique et financier français et sur la MINUSCA (mission onusienne en Centrafrique). Pour l’heure, cette dernière semble à même de maîtriser la situation mais la qualité de ses contingents est très inégale. Son engagement sur le long terme, appuyé par la France, est pourtant crucial, car seule une tierce partie engagée dans la durée maximise les chances de résolution d’une guerre civile. On ne saurait à cet égard que tirer profit de l’exemple du succès britannique en Sierra Leone qui ne tient pas tant à l’intervention initiale - qui a certes créé les opportunités pour un règlement politique - qu’à l’engagement pérenne et global pour la reconstruction de l’administration et des forces de sécurité du pays avec une mission de conseil qui se prolonge encore aujourd’hui.

2/ Que tirer de l’expérience de Sangaris comme "bridging operation", assurant la transition avec des opérations menées par d’autres ?

R. H. : Une “bridging operation” est une opération nationale ou multinationale qui a pour objectif de "poser un pont" (en offrant du temps) entre une crise et le moment où l’ONU peut réorganiser ou déployer une opération de maintien de la paix (OMP). En RCA, Sangaris a permis la réorganisation de la MISCA et sa transformation en MINUSCA. Dans toutes ses opérations, Sangaris avait la volonté de déployer dans son sillage des unités de la MINUSCA. C’est crucial car à l’avenir se sont ces unités qui devront "tenir" le terrain dans la durée (en attendant qu’une nouvelle armée centrafricaine puisse prendre le relais). Assurer l’unicité d’effort des forces multinationales et françaises demande un investissement important, notamment en éléments de liaison et en présence d’officiers français à des postes clés des forces multinationales. Cette coordination OMP/OPEX pose aussi la question fondamentale de la qualité des troupes qui assurent la relève. Afin de modérer cette problématique, la gestion du tempo du désengagement des unités françaises est cruciale pour tenter de transformer les effets obtenus par l’OPEX en effets durables. Cela peut passer par le maintien d’une force de réassurance suffisamment crédible pour jouer son rôle dissuasif et pour pouvoir réagir efficacement en cas de coup dur ; ou encore par la présence dans les états-majors des OMP d’officiers français, par la fourniture de capacités "multiplicatrices de force" (renseignement, génie, hélicoptères) ou la formation en amont des contingents de caques bleus.

A. L. : Concernant la protection des civils, en théorie Sangaris n’agit qu’en soutien de la force onusienne et du secteur de sécurité centrafricain (FACA, gendarmerie, police). Le problème est que ces forces ont des capacités d’intervention limitées. Comme Sangaris se retire, on risque d’avoir en RCA des problèmes similaires à ceux de la République Démocratique du Congo (RDC), où les forces onusiennes n’interviennent pas assez vite pour mettre fin à certains massacres. Les "principes de Kigali" peuvent donner l’espoir de la mise en place de modes d’action permettant une meilleure protection des civils par les casques bleus, mais les résultats ne sont pas encore probants.

3/ Comment restreindre les accusations de parti-pris, réel ou supposé, dès lors que "Protéger, c’est choisir" ?

A. L. : Déjà, il est essentiel d’appuyer les choix de protection sur un renseignement pertinent et équilibré : comme au Kosovo où l’on s’est rendu compte trop tard que les Serbes de Bosnie avaient aussi besoin de protection, les musulmans centrafricains ont été mis en danger par le désarmement des Sélékas qui les laissait à la merci des Anti-Balakas. Dès lors que les dynamiques locales et l’impact de l’intervention extérieure sont pris en compte, les choix de protection sont plus faciles à justifier. Un effort constant doit être fait pour communiquer sur les choix et les difficultés rencontrées afin que les décisions de la force soient acceptées par les populations. Dans les villes divisées avec des enclaves musulmanes, comme Boda par exemple, il est important de garder un lien constant avec les différents groupes et de faire preuve d’impartialité en ne privilégiant personne et en répondant aux difficultés des uns et des autres. Malgré cela, il y a aura toujours des accusations de parti-pris, des rumeurs, qui peuvent d’ailleurs être instrumentalisées pour pousser la force intervenante à agir dans un sens plutôt qu’un autre. Il est essentiel de les prendre en compte car elles fournissent aussi des informations utiles sur la population. Il importe d’essayer de limiter leur impact. La meilleure parade reste encore le comportement exemplaire de la force.

4/ Vous citez un certain nombre de "dilemmes de protection" qui imposent de faire des choix. Quelles pourraient être des clés permettant de guider ces arbitrages, parfois cornéliens ?


A.L. : En fait, les choix pris face à des dilemmes de protection révèlent la nature de l’intervenant plus que la nature du dilemme. S’il existait des solutions faciles "clefs en main", ce ne seraient pas des dilemmes. La façon de les arbitrer dépend de la culture militaire de l’intervenant extérieur, de son histoire, des choix faits pour les trancher et des conséquences de ces choix. Par exemple, l’expérience du Kosovo a rendu les Français plus sensibles aux questions d’épuration ethnique, et il était donc difficile pour le gouvernement français de choisir, comme l’a fait le Tchad, d’évacuer les musulmans prisonniers des enclaves, même si leurs vies étaient en danger. Pour le Tchad, la question était davantage posée comme une question d’évacuation des ressortissants tchadiens ou de leurs descendants, et il paraissait justifié de les rapatrier. Mais aucune de ces deux décisions n’étaient optimales et toutes posaient des risques importants pour les civils.

Parfois, les dilemmes de protection sont réduits à des questions techniques, en évacuant le problème éthique et politique. Certes, face à tous les dilemmes, on peut réduire la marge d’incertitude grâce à une meilleure connaissance des dynamiques locales et des risques. Cela réduit mais ne supprime pas l’inconnu et la dimension quasiment éthique du dilemme : au final le noyau du dilemme devrait toujours être tranché par le politique.

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MessageSujet: Re: Intervention militaire en Centrafrique - Opération Sangaris   Ven 3 Juin 2016 - 22:13

Citation :
Centrafrique: Le chef de la Minusca met en garde les groupes armés qui s’agitent

Publié le vendredi 3 juin 2016  |   Corbeaunews



© Autre presse par DR  
Parfait Onanga-Anyanga, le Chef de la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations Unies pour la stabilisation en Centrafrique (Minusca)


Interrogé sur les incidents des dernières semaines dans certaines localités en Centrafrique, le chef de la Mission Multidimensionnelle Intégrée des Nations Unies pour la Stabilisation en Centrafrique (MINUSCA), Parfait Onanga-Anyanga se dit conscient du fait et, tout en déplorant son caractère communautaire. Lors de la conférence de presse hebdomadaire de la Mission Il a indiqué que ces incidents ne visent pas les institutions de la République.
« Personne ne conteste les institutions légitimement élues », a dit Onanga-Anyanga qui a mis en garde contre « toute tentative d’un groupe armé visant à marcher sur Bangui dans le but de déstabiliser les institutions mises en place sera stoppée avec énergie».

Parfait Onanga-Anyanga, a salué les consultations initiées par le Chef de l’Etat centrafricain, Faustin Archange Touadéra, avec les groupes armés dans le pays. « Il faut s’inspirer de l’initiative du président de la République. C’est un dialogue inclusif qu’il faut poursuivre », a dit le chef de la Minusca.

Lors de cette conférence, Onanga-Anyanga a rappelé les responsabilités de chaque Centrafricain à œuvrer pour la cohésion sociale, la justice et l’égalité. « Le vouloir vivre ensemble va se matérialiser même si ce n’est pas une tâche facile. Votre pays a la capacité de rebondir», a ajouté le Représentant spécial, tout en soulignant le besoin de « parler des horreurs passées pour éviter un nouveau cycle de la violence ».

Le Représentant spécial a assuré le plein engagement de la Minusca à l’aider le peuple et aux autorités à se relever de la crise et à soutenir les efforts notamment la lutte contre l’impunité, avec la future création d’une Cour spéciale. Ce soutien, d’après Onanga-Anyanga, commence déjà à se matérialiser par les visites, les semaines dernières en Centrafrique, de plusieurs hauts responsables des Nations Unies et d’autres partenaires du pays

Onanga-Anyanga s’est prononcé sur la Sangaris, en exprimant sa satisfaction que l’opération ait, à la demande des autorités centrafricaines, maintenu une capacité de réaction « extrêmement appréciable et dissuasive ». « Et, certains éléments de Sangaris viendront se joindre à la Minusca », a-t-il renchérit. Le Représentant spécial a néanmoins précisé que « les contingents que nous avons (la Force) ne sont pas des contingents de touristes. Ce sont des militaires qui connaissent le métier de la guerre et qui sont ici. Notre mandat c’est précisément de nous assurer que personne ne se lève un matin avec les armes, pour remettre en cause une autorité nationale et des institutions établies par le vote des centrafricains». Il souhaite également une montée en puissance progressive, structurée, organisée des forces nationales de sécurité y compris des FACA, grâce au travail de formation de l’Union Européenne.
Alors que la Centrafrique se prépare à rencontrer les partenaires bilatéraux et internationaux en novembre prochain, à l’invitation de l’Union Européenne, le Représentant spécial encourage les autorités centrafricaines à convaincre ces derniers à travers des réformes courageuses. « Nous faisons le plaidoyer pour que d’ici novembre, la RCA puisse bénéficier de l’appui de la communauté internationale », a-t-il précisé.

Sur le prochain mandat de la Minusca, le Représentant spécial a rappelé que les priorités seront celles du gouvernement centrafricain, en précisant qu’il sera notamment axé sur la protection des civils, la réduction du niveau de la violence à travers la réforme du secteur de la sécurité et l’accompagnement du pays à établir des institutions fortes.

Bangui, Eric NGABA Pour CNC  


http://news.abangui.com/h/52693.html  
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MessageSujet: Re: Intervention militaire en Centrafrique - Opération Sangaris   Sam 4 Juin 2016 - 15:45

Citation :
04.06.2016

Suspectés de violences physiques à Bangui en 2014, cinq marsouins suspendus



Paru dans Ouest-France ce matin.

"Aucune connotation sexuelle dans cette pitoyable affaire", assure l’entourage du ministre de la Défense, Jean-Yves Le Drian. "Mais le ministère fera preuve de la même intransigeance et de la même rigueur qu’en 2015 pour punir les militaires si la justice décide de poursuivre les cinq soldats du 2e RIMa suspectés de violences". En 2015, le ministre avait, à deux reprises, saisi le Parquet, en vertu de l’article 40 du Code de procédure pénale après des allégations d’agressions sexuelles commises par des soldats de la force Sangaris déployée depuis février 2013 en Centrafrique.

Cet article précise que "toute autorité constituée, tout officier public ou fonctionnaire qui, dans l'exercice de ses fonctions, acquiert la connaissance d'un crime ou d'un délit est tenu d'en donner avis sans délai au procureur de la République."

Dans cette nouvelle affaire, c’est l’actuel chef de corps du régiment manceau (il ne commandait pas l’unité lors des faits) qui a alerté, le 28 avril dernier, le chef d’état-major de l’armée de terre (CEMAT), le général Bosser. Il suspectait plusieurs de ses subordonnés d’avoir commis des sévices physiques graves, à Bangui, dans un poste au PK 12 (point kilométrique), dans les premiers mois de 2014.

Le ministre de la Défense a aussitôt été alerté. Dès le 29, le chef de corps du 2e RIMa a déposé un signalement, en vertu de l’article 40. La section militaire du Parquet de Paris a été saisie.

Parallèlement, une enquête de commandement a été lancée. Remise au CEMAT, "elle a validé les accusations", explique-t-on au cabinet de Jean-Yves Le Drian. "Ce rapport sera remis au juge dès qu’il en fera la demande".

Une procédure disciplinaire a été lancée contre les cinq militaires impliqués, dont l’un est un officier. "Actuellement, ils font l’objet d’une mesure de suspension", précise-t-on à l’hôtel de Brienne.

L’instruction devra déterminer les responsabilités des soldats et des cadres dans cette affaire de violences physiques, "voire de tentatives d’homicides", estime une autre source française.

http://lignesdedefense.blogs.ouest-france.fr/archive/2016/06/03/suiolences-physiques-a-bangui-en-2014-cinq-marsouins-suspend-16294.html
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MessageSujet: Re: Intervention militaire en Centrafrique - Opération Sangaris   Mer 8 Juin 2016 - 21:39


RIP
Citation :
7 juin 2016

La MINUSCA perd deux Casques bleus dans des accidents de circulation



Deux casques bleus de la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations Unies pour la stabilisation en République centrafricaine (MINUSCA), Alex Katurebe et Mbot Gustave Maitre, respectivement du Rwanda et du Cameroun, ont succombé à leurs blessures le 5 juin 2016, suite à des accidents de la circulation.

L’accident qui a couté la vie au soldat Alex Katurebe est survenu sur l’axe routier Bouar-Baoro dans la préfecture de la Nana Mambéré, à l’Ouest du pays. Son véhicule a quitté la route à 8 km de Bouar, chef-lieu de la préfecture alors qu’il s’y rendait pour effectuer une mission officielle en prélude de la visite du Président Touadéra le 6 juin 2016. Il a succombé à ses blessures lors de son évacuation vers l’Hôpital de Bouar. Trois autres blessés du bataillon rwandais ont été admis à l’Hôpital de la MINUSCA de Bangui.

Le même jour, un autre accident de la circulation emportait le soldat Mbot Gustave Maitre dont le véhicule a également quitté la route. Trois soldats de la paix ont été blessés et également évacués à l’Hôpital de la MINUSCA de Bangui.

Les dépouilles des soldats sont arrivées à Bangui le 6 juin où la Mission leur rendra un dernier hommage. La MINUSCA exprime ses plus sincères condoléances aux familles des défunts, ainsi qu’aux Gouvernements et Peuples rwandais et camerounais.

Depuis son déploiement en septembre 2014, 31 personnels de la MINUSCA ont payé de leurs vies la recherche de la paix et de la stabilité en République centrafricaine.


https://minusca.unmissions.org/la-minusca-perd-deux-casques-bleus-dans-des-accidents-de-circulation
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MessageSujet: Re: Intervention militaire en Centrafrique - Opération Sangaris   Ven 10 Juin 2016 - 18:10

Citation :
France : L’armée française s’auto-amnistie de ses crimes en Centrafrique
10 JUIN 2016 PAR LNC LA NOUVELLE CENTRAFRIQUE BLOG : LE BLOG DE LNC LA NOUVELLE CENTRAFRIQUE

Gilles Deleuze

PARIS (LNC) – Le plus grand scandale affectant les forces armées françaises à l’étranger n’aura jamais de suite. Confidence sous anonymat d’une magistrate du parquet de Paris sur le sujet.
Viols sur mineurs, actes de bestialités sur des adolescents par des Sangaris ! Tout cela n’existe pas, si l’on suit les déclarations des pontes de l’armée, pour faute de preuves.

Interrogée par LNC, une magistrate de Paris répond, mais en exigeant l’anonymat complet :

“Tout d’abord je tiens à préciser que, contrairement à ce que vous écriviez, il y a bien eu une ouverture d’enquête sur cette grave affaire. 5 militaires ont été auditionné, et il en est ressorti des éléments troublants. Par exemple, une adolescente dans un témoignage a déclaré en détail un tatouage sur le sexe d’un militaire. Ca, elle ne pouvait pas l’inventer. Un garçon aussi avait fait de même, il ne pouvait pas l’inventer non plus. Maintenant, nous ne pouvons pas aller plus loin, car l’Armée a repris la main sur le dossier, et l’essentiel des éléments est toujours classé “Secret défense” contrairement aux dires du ministre Mr Le Drian, ayant récemment déclaré avoir demandé sa déclassification. Ce qui est surprenant, c’est pourquoi classer secret défense une affaire de délinquance ?

S’agissant des manques de preuves sur lesquels l’armée s’arque boute pour se dédouaner, c’est très simple. En général dans des cas de viol, les tribunaux, autant que possible cherchent des traces biologiques sur les victimes pour les comparer aux ADN des éventuels violeurs. En Centrafrique, l’Armée ayant très volontairement fait traîner les choses, annulait cette possibilité qui serait irréfutable. Néanmoins, nous disposons de déclarations de certains de ces enfants qui peuvent faire foi et ouvrir des procès. Mais comme je vous l’ai dit, c’est devenu politique, et il n’y aura pas de suite du tout

L’enquête prévôtale à Bangui était une complète plaisanterie. Autant demander à la famille d’un truand de venir enquêter sur les crimes de siens. Cela me rappelle l’affaire Dreyfus en son temps.

Vous savez, avec peu souvent, de simples déclarations, on envoie en France des violeurs présumés en prison. Dans le cas des Sangaris, c’est l’impunité totale. Anders Compass cet ex haut fonctionnaire de l’ONU a démissionné pour cela, pour cette impunité accordée à des violeurs au sein des Forces armées françaises en Centrafrique. C’est ce qui est le plus choquant dans cette affaire. Et dire que cela se passe sous un pouvoir de gauche prônant la défense des droits humains et celui des enfants. Personnellement je suis complètement dégoûtée. Des pays dont je n’ai pas les noms en mémoire ont déjà puni leurs soldats coupables de viols en RCA, et nous Français, nous la France pays se disant des Droits de l’homme profitons de la déliquescence d’un pays pauvre, sans justice, miné par la corruption, bananier comme vous le dites, pour en faire de même ?  C’est une honte !

J’attendais beaucoup de la visite du Président Hollande à Bangui sur le sujet. Mais il avait soigneusement évité le sujet, et osait même parler comme les militaires “d’allégations”, ce qui est une contre-vérité. Les cas de viols par des Sangaris ne sont plus des allégations, mais des faits avérés. L’ONU ce me semble elle-même l’avait confirmé.

Est-ce comme vous l’alléguez le plus grand scandale de l’Armée ? Je n’irai pas sur ce terrain car je suis en ignorance des actes de ce type dans l’histoire de nos armées, notamment en Algérie. Là bas, l’armée a torturé des civils à tour de bras, avec l’aval et le consentement des pouvoirs civils. Le dossier centrafricain est à ma connaissance le plus honteux, car cela touche des enfants de moins de 15 ans, vous vous rendez compte, des enfants de moins de 15 ans.

Comment François Hollande peut-il faire semblant de nier ça ? Comment peut-on vivre avec ça ? Cet homme est-il aussi sans coeur qu’on le dit ? J’ai lu le livre de son ex parlant des “sans dents”, eh bien, pour Hollande, les enfants centrafricains ne sont que des ‘sans dents’ pour lui.

Vous me dites que Hollande a fait du chantage à l’argent avec Touadera le président centrafricain pour qu’il se taise sur le dossier. Je n’en sais rien, c’est votre affirmation de journaliste. Cependant, les faits sont là, Faustin Touadera à l’évidence n’aborde pas le sujet, ne l’a jamais fait, sans doute pour ne pas perdre les prébendes de la France. Une fois de plus, c’est honteux. Sacrifier le sort de ses propres enfants, refuser de leur rendre justice, pour de l’argent ?”

PENDANT CE TEMPS LA
La SANGARIS fait tout pour montrer ses plus beaux atours en multipliant les effets de communication.

Une étude de l’IFRI (Institut français des relations internationales), dénommée Retours sur Sangaris, Entre stabilisation et protection des civils, parue en mai dernier et signée par Rémy Hémez (commandant dans l’armée de terre) et Aline Lebœuf (chercheuse), lui fait la part belle.

Etude bien évidement téléguidée par l’Armée pour se donner belle contenance en Centrafrique. Tout y est formidable, la France avec son armée a sauvé la RCA du pire – ce qui est sans doute en partie vrai, mais son armée aussi y a violé ses enfants, mais ça, vous ne le lirez pas dans cette espèce fausse étude promotionnelle à la coréenne.

https://blogs.mediapart.fr/lnc-la-nouvelle-centrafrique/blog/100616/france-l-armee-francaise-s-auto-amnistie-de-ses-crimes-en-centrafrique
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MessageSujet: Re: Intervention militaire en Centrafrique - Opération Sangaris   Ven 10 Juin 2016 - 20:18

Citation :
La MINUSCA prend acte du rapport de Human Rights Watch sur des violations des droits humains en Centrafrique

Publié le vendredi 10 juin 2016 | Centrafrique Presse Info



Bangui - La Mission Multidimensionnelle intégrée des Nations Unies pour la stabilisation en République Centrafricaine (MINUSCA) prend note du rapport publié par Human Rights Watch le 7 juin 2016 sur des meurtres qui auraient été commis par des militaires de la République de Congo à Boali, Mambere et Berberati entre décembre 2013 et juin 2015.

La Mission accueille les conclusions de ce rapport et partage le besoin de s’assurer que justice soit rendue aux victimes. Ainsi, la MINUSCA exhorte les autorités de la République du Congo à prendre toutes les mesures afin que les auteurs de tels crimes en soient tenus pour responsables.

Concernant le cas de Boali, l’unité de l’armée de la République du Congo impliquée dans ces meurtres a été rapatriée en 2014, avant le transfert de responsabilité de la Mission de l’Union africaine (MISCA) aux Nations Unies (MINUSCA), en septembre 2014. Depuis, la MINUSCA a conduit trois enquêtes et s’est engagée activement, en partenariat avec le Haut-Commissariat des Nations Unies aux droits de l’homme, auprès de l’Union africaine et les autorités de la République du Congo, afin de demander que les enquêtes judiciaires soient ouvertes. Les conclusions des enquêtes menées par la Division des droits de l’Homme de la MINUSCA ont été partagées par le Haut-Commissariat des Nations Unies aux droits de l’Homme avec le gouvernement congolais ainsi que les autorités centrafricaines en juin 2015. Elles ont été rendues publiques dans un communiqué de presse du Haut-Commissariat le 5 juin 2015. Le 3 mai 2016, les autorités de la République du Congo ont informé les Nations Unies de l’ouverture d’une enquête sur le cas de Boali depuis le 30 juin 2015.

La MINUSCA regrette l’exhumation des corps à Boali, entreprise sous la supervision d’une ONG internationale à la demande des autorités locales. Bien qu’elle soit regrettable, l’exhumation des corps a été intégralement documentée, et la MINUSCA estime que les échantillons d'ADN peuvent être toujours récupérées et utilisées.

En juin 2015, dès qu’elle a été informée des allégations d’usage excessif de la force à Mambéré, impliquant les casques bleus de la République du Congo, la MINUSCA a immédiatement lancée une enquête. Suite à cette enquête, 20 membres du contingent congolais dont trois étaient des officiers de rang supérieur ont été rapatriés. Les conclusions d’une deuxième enquête des Nations Unies concernant ces allégations seront rendues publiques prochainement. Les autorités de la République du Congo ont informé la MINUSCA qu’une enquête judiciaire est en cours et que les mesures disciplinaires ont été prises contre les individus et commandants impliqués dans ces incidents.

L’Organisation des Nations Unies, y compris la MINUSCA, est déterminée pour que tout abus commis par ceux qui sont censés préserver la paix et protéger les civils, qu’ils soient d’une force onusienne, de l’Union africaine ou autre force de maintien de la paix, soient poursuivi et que justice soit faite.

http://news.abangui.com/h/52804.html
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MessageSujet: Re: Intervention militaire en Centrafrique - Opération Sangaris   Jeu 16 Juin 2016 - 22:29

Citation :

Citation :
Centrafrique: une enquête de l’ONU sur des Casques bleus est dans l’impasse

Publié le jeudi 16 juin 2016 | AFP


© Autre presse par DR
Une vingtaine de casques bleus rapatriés pour mauvais traitement sur des personnes arrêtées



L'enquête sur la mort de deux civils à Bangui en 2015 lors d'une opération de Casques bleus, a abouti à une impasse en raison de l'impossibilité de déterminer la responsabilité des forces onusiennes.

Les deux civils -- un père et son fils adolescent -- ont été abattus le 3 août, au lendemain d'une opération de police des Casques bleus dans le même quartier, qui avait coûté la vie à un soldat camerounais et en avait blessé plusieurs autres.

"La commission d'enquête n'a pas été en mesure d'établir l'origine des coups de feu qui ont tué les deux civils centrafricains", a déclaré le porte-parole de l'ONU, Stéphane Dujarric.

La commission a en revanche souligné qu'il y avait eu des erreurs commises dans la manière de mener l'opération, pendant laquelle les deux hommes sont morts, et a fait des recommandations sur la meilleure façon de procéder à des arrestations.

L'ONG Amnesty International a trouvé des témoins qui ont affirmé que le père avait été tué de dos alors qu'il essayait de mettre en garde sa fille. Son fils a été abattu de face en venant porter secours à son père.

L'enquête a aussi permis de déterminer que des tirs visaient les Casques bleus.

La mission de l'ONU en Centrafrique, la Minusca, fait l'objet de nombreuses accusations d'exactions, de viols et de proxénétisme.

Quelque 12.000 hommes servent dans la Minusca, qui a pris le relais d'une force de maintien de la paix de l'Union africaine en septembre 2014.

http://news.abangui.com/h/52901.html
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MessageSujet: Re: Intervention militaire en Centrafrique - Opération Sangaris   Jeu 16 Juin 2016 - 22:38

Citation :
Centrafrique : la ville de Ngaoundaye attaquée par un groupe de combattants ex-Séléka

Publié le jeudi 16 juin 2016 | RJDH-Centrafrique



© Reuters par Siegfried Modola
Des combattants de l`ex-Seleka dans les rues de Bangui
Lundi 27 janvier 2014



BANGUI–La ville de Ngaoundaye, une ville de l’extrême nord-ouest de la RCA a été attaquée ce matin par des éléments de l’ex-Séléka positionnés depuis quelques jours aux périphéries de la ville. L’information a été confirmée par le député de Nngaoundaye Bernard Dillah que nous avons joint au téléphone.

Les ex-Séléka seraient entrés dans la ville très tôt ce matin à bord des motos. Selon le député de Ngaoundaye, Bernard Dillah, ces ex-Séléka se sont positionnés depuis quelques journées à l’entrée de la ville « c’est depuis une semaine que nous avons l’information de leur présence à quelques kilomètres de la ville. Ils projetaient d’attaquer, c’est ce qu’ils ont fait ce matin » a-t-il expliqué.

Bernard Dillah parle de dégâts énormes causés par les assaillants « les informations que j’ai font état de plusieurs maisons brulées. Ce sont les ex-Séléka qui contrôlent la ville au moment où je vous parle. Il y avait un petit effectif de gendarmes mais que peuvent-ils faire face aux renforts qui sont venus de Kabo, Paoua et autres ? La population est en débandade », a précisé l’honorable.

Il est difficile d’entrer en contact avec les habitants de Ngaoundaye faute de réseau. Selon un humanitaire joint à Paoua, les réseaux téléphoniques de Ngaoundaye auraient été coupés par les assaillants. Difficile d’avoir une idée précise sur la situation réelle de la ville.

Une source proche du ministre de la sécurité publique a confié au RJDH qu’une équipe de gendarmes a été dépêchée dans cette ville, il y a quelques jours. Cette source dit n’être pas en mesure en ce moment de confirmer cette information. Le ministre de la Sécurité publique n’a pas été joignable de la journée pour donner des précisions. De sources indépendantes, les ex-Séléka menacent depuis deux semaines d’entrer dans la ville de Ngaoundaye. Une première tentative a été repoussé, la semaine dernière par un groupe de jeunes auto-défenses de la ville.

http://news.abangui.com/h/52896.html
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MessageSujet: Re: Intervention militaire en Centrafrique - Opération Sangaris   Ven 17 Juin 2016 - 22:43

Citation :
Centrafrique : au moins dix morts dans une attaque dans le Nord-Ouest


16 juin 2016 à 16h29 — Mis à jour le 16 juin 2016 à 20h08

Par Jeune Afrique avec AFP



Au moins dix personnes ont été tuées et plusieurs autres blessées lors d'une attaque dans le nord-ouest de la Centrafrique, a-t-on appris jeudi.

Confirmée par la préfecture de Ouham-pendé, cette attaque est la plus grave dans le pays depuis l’élection du président Faustin-Archange Touadéra en février.

« D’après les informations en notre possession, au moins 10 personnes ont été tuées et plusieurs autres blessées (…) au cours d’une attaque contre la région de Ngaoundaye au nord-ouest actuellement occupée par les assaillants », a déclaré un officier de gendarmerie sous couvert d’anonymat. Cet officier a déclaré que l’attaque avait été perpétrée par des « Peuls armés et des éléments ex-Séléka ».

« Les habitants ont fui »

Toujours selon l’officier de la gendarmerie, les assaillants « en provenance de Kabo et Markounda au nord, ont demandé à traverser Ngaoundaye pour aller vers la frontière avec le Cameroun. Ils se sont heurtés au refus des habitants ».

« Pour l’instant les lignes téléphoniques sont coupées à Ngaoundaye. Les habitants ont fui pour se réfugier en brousse et dans les régions voisines. Les éléments de la gendarmerie dépêchés sur place ont depuis quitté la région pour celle de Bozoum », a encore affirmé la source.

L’Ouham-pendé et la préfecture voisine de l’Ouham sont les régions d’où était partie la résistance du mouvement anti-balaka au régime du premier président musulman du pays, Michel Djotodia.

http://www.jeuneafrique.com/334300/politique/centrafrique-dix-morts-attaque-nord-ouest/
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MessageSujet: Re: Intervention militaire en Centrafrique - Opération Sangaris   Ven 17 Juin 2016 - 22:54

Citation :
MINUSCA a ajouté 2 photos.

Enfin de mission, le 2ème Bataillon des Casques bleus congolais de la ‪#‎MINUSCA‬ a
été décoré ce jeudi 16 juin à ‪#‎Berberati‬ ‪#‎Centrafrique‬ ‪#‎Congo


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MessageSujet: Re: Intervention militaire en Centrafrique - Opération Sangaris   Dim 19 Juin 2016 - 22:28

Citation :
Centrafrique : le pouvoir dénonce une tentative de déstabilisation après les récentes violences à Bangui (PAPIER GENERAL)

Publié le dimanche 19 juin 2016 | Xinhua


YAOUNDE, - Les récentes violences qui ont causé trois morts les 3 et 4 juin à Bangui sont l'œuvre d'un groupuscule cherchant à déstabiliser les nouvelles autorités centrafricaines, en place depuis plus de deux mois, a affirmé le Premier ministre Simplice Sarandji lors d'une conférence de presse samedi dans la capitale Bangui.

Le 11 juin, deux civils ont été tués et trois autres blessés après plusieurs heures d'affrontements entre populations musulmanes et chrétiennes dans le 5e arrondissement de Bangui, les premiers depuis l'accession à la magistrature suprême de Faustin Archange Touadera fin mars, provoquant une nouvelle poussée de fièvre, selon le bilan officiel établi le lendemain.

Peu avant, le corps d'un musulman mort assassiné avait été découvert dans un autre quartier dans le 3e arrondissement, un acte aussitôt attribué par les proches et la communauté confessionnelle d'origine de la victime à leurs rivaux chrétiens et utilisé comme un prétexte pour des représailles contre ces derniers.

Pourtant, selon les autorités, il s'agissait d'un conducteur de moto-taxi tué suite à un braquage opéré à son égard par un gang de malfaiteurs.

En septembre 2015, un drame similaire avait dégénéré en affrontements intercommunautaires dans cette ville encore sous le choc de la grave crise sécuritaire et humanitaire due à la prise du pouvoir de l'ex-alliance rebelle de la Seleka et son leader Michel Djotodia contre le régime de François Bozize en mars 2013, et provoqué le report de l'élection présidentielle prévue au cours du même mois.

Face à la presse samedi, le Premier ministre a aussi dénoncé le meurtre d'un autre civil centrafricain par un soldat rwandais de la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations Unies pour la stabilisation en République centrafricaine (MINUSCA) lors du match RCA-Angola comptant pour les éliminatoires de la Coupe d'Afrique des nations de football (CAN) de 2017, au stade de 20.000 places de Bangui le 5 juin.

A Bouca et Ndele et Bouca, respectivement à plus de 660 et environ 400 km au nord-est plus au nord de la capitale, des centaines de personnes ont aussi été tuées ces derniers jours par des groupes armés proches de l'ex-coalition de la Seleka, a-t-il en outre déploré. Sans oublier l'attaque au cours de laquelle un chauffeur de l'Ong Médecins dans frontières à été tué et son camion de médicaments pillé sur l'axe Sibut-Grimari.

Dans ce contexte, une réunion secrète a rassemblé à un lieu non précisé autour de l'ex-chef de l'Etat par intérim Michel Djotodia (en exil à Cotonou au Bénin) et des chefs de factions de l'ancienne rébellion Nourredine Adam (aperçu ces derniers temps à N'Djamena au Tchad), Joseph Zoundeko, Mahamat Alkatim et Ali Darass, a fait savoir le chef du gouvernement.

"Depuis ces incidents et le brillant vote de confiance accordé par l'Assemblée nationale (Parlement) au Premier ministre, chef du gouvernement, sur sa déclaration de politique générale, des manœuvres ourdies par des commanditaires de l'instabilité de notre pays sont mises en route pour créer à nouveau le désordre", a-t-il déclaré.

"Des projets de déstabilisation sont orchestrés à Bangui à l'occasion du retour au pays de Son Excellence le professeur Faustin Archange Touadera après le périple qu'il vient d'effectuer à l'étranger pour rechercher des solutions aussi bien pour la reprise effective des FACA [Forces armées centrafricaines] que pour offrir au pays des perspectives sûres de relance économique", a-t-il poursuivi.

Simplice Sarandji a appelé le peuple centrafricain à la vigilance et à l'unité pour faire échec aux "ennemis de la paix" qui, affirme-t-il, mais sans donner d'indices, sont identifiés à Bangui. Il avait déjà fait les mêmes déclarations dans un discours à la nation jeudi.

Ancien chef du gouvernement de François Bozize, de 2008 jusqu'à la nomination de Nicolas Tiangaye comme Premier ministre du gouvernement d'union nationale et de transition par l'accord de paix de Libreville de janvier 2013, avant la chute du régime Bozize deux mois après, Faustin Archange Touadera a été élu par une large victoire le 14 février lors d'un scrutin qui était pourtant apparue comme porteuse de perspectives de sortie de crise.

Face à un pays ruiné par plus de deux ans de violences et de chaos, donc une économie exsangue, sa tâche est ardue pour rétablir la confiance et la concorde entre les Centrafricains.

Mais à l'instar de la Chine, il reçoit le soutien de la communauté internationale depuis son investiture le 30 mars. Une mission du Fonds monétaire international (FMI) a par exemple séjourné en mai à Bangui.

http://news.abangui.com/h/52944.html
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MessageSujet: Re: Intervention militaire en Centrafrique - Opération Sangaris   Mar 21 Juin 2016 - 19:46

Citation :
Centrafrique: 16 tués dans des affrontements entre hommes armés dans le nord


AFP 21/06/2016


Seize personnes ont été tuées et une vingtaine blessées dans le nord de la Centrafrique dans des affrontements qui ont opposé dimanche et lundi des éleveurs peuls à des hommes armés issus de l'ex-rébellion Séléka, a-t-on appris mardi auprès de la gendarmerie locale.

"D'après un premier bilan, 16 personnes, pour la plupart des peuls armés, ont été tuées et plus d'une vingtaine d'autres blessées", a déclaré à l'AFP sous couvert d'anonymat un officier de gendarmerie stationné à Kaga Bandoro (nord).
"Ces affrontements ont commencé notamment dans la région de Batangafo et se sont étendus aux localités de Wandago et Gondava", a précisé l'officier.

Ces violences sont liées à la transhumance annuelle des troupeaux des éleveurs peuls qui viennent parfois du Cameroun et du Tchad voisins faire paître leur bétail dans le nord de la Centrafrique.
Ils sont souvent armés pour se protéger des attaques des voleurs de bétail et n'hésitent pas à mener des représailles meurtrières contre les localités dont sont originaires des groupes de voleurs.

La semaine dernière, au moins 10 personnes ont ainsi été tuées dans le nord-ouest lors d'une attaque menée par des peuls armés, alliés à des membres de l'ex-Séléka. Les Casques bleus de la Minusca ont pris position dans la zone pour s'interposer.

Selon Maurice Yanandji, habitant de Kaga Bandoro, les affrontements de dimanche et lundi "ont fait fuir de nombreux habitants en brousse et vers le centre de Kaga Bandoro".
"Pour le moment, des éléments de la Minusca à Batangafo se sont interposés et les affrontements ont quasiment cessé dans le centre de Batangafo", a indiqué de son côté Polycarpe Nzalaye, habitant de Batangafo.

Signe de la tension persistante en Centrafrique malgré la fin des violences intercommunautaires de masse, des violences ont également eu lieu lundi à Bangui autour de l'enclave musulmane du PK-5, provoquant un mouvement de panique dans la population. Le calme était revenu mardi matin dans la capitale.
Selon une source policière, "le bilan fait état toujours de trois morts parmi les membres d'auto-défense (du quartier) qui tentaient de s'attaquer au commissariat de police du 3e arrondissement et qui en ont été empêché par les forces internationales et nationales. On dénombre aussi plusieurs blessés dont certains sont dans un état grave".

La Centrafrique a sombré dans le chaos après le renversement du président François Bozizé en mars 2013 par la rébellion à dominante musulmane Séléka, coalition hétéroclite de plusieurs groupes armés alliés de circonstance.
Pour mettre un terme aux tueries intercommunauraires la France est intervenue militairement fin 2013 dans son ex-colonie avec l'opération Sangaris depuis rejointe par une mission de l'ONU.

http://www.lorientlejour.com/article/992323/centrafrique-16-tues-dans-des-affrontements-entre-hommes-armes-dans-le-nord.html
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