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 Intervention militaire en Centrafrique - Opération Sangaris

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MessageSujet: Re: Intervention militaire en Centrafrique - Opération Sangaris   Mer 22 Juin 2016 - 18:14

Citation :
Armée française - Opérations militaires

A Bangui, le lundi 20 juin 2016, le colonel Beaucournu, chef de corps du régiment de marche du Tchad, a transmis le commandement de l'opération
Sangaris au colonel Do Tran, chef de corps du 1er régiment de Spahis.
Désormais la force Sangaris constitue une force de réserve tactique de 350 militaires français au profit des 12 500 Casques bleus de la Minusca.

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MessageSujet: Re: Intervention militaire en Centrafrique - Opération Sangaris   Mer 22 Juin 2016 - 19:47

Citation :
21 juin 2016

Les casques bleus de la MINUSCA ripostent à une attaque au PK5



Les Casques bleus de la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations Unies pour la stabilisation en République centrafricaine (MINUSCA) ont conduit, dans l’après-midi du lundi 20 juin 2016, une opération militaire à PK5, dans le 3e arrondissement de Bangui, afin d’extraire des éléments des forces de l’ordre et de sécurité centrafricaines et des casques bleus du commissariat de Police de la zone prise d’assaut par une foule hostile.

Durant l’opération, les casques bleus ont essuyé des coups de feu et ont riposté à l’attaque. Au moins six assaillants ont été tués et trois autres arrêtés. Un soldat de la paix a aussi été blessé par une grenade. Tous les officiers de police ont pu être extraits sains et saufs.

La MINUSCA condamne fermement cette hostilité et rappelle que toute attaque contre le personnel de l’ONU pourrait constituer un crime de guerre et est punissable conformément aux lois internationales en vigueur. Elle appelle toutes les parties impliquées dans ces actes criminels à la retenue et à renoncer à toute velléité de violence armée. Elle les invite à privilégier le dialogue et la quête permanente d’un avenir inclusif et paisible pour tous.

«Nous nous trouvons à un tournant crucial de l’histoire de la République centrafricaine ; sombrer à nouveau dans la violence compromettra dangereusement les avancées démocratiques et mettra en péril les fragiles acquis de la réconciliation et de la cohésion sociale », a rappelé le Représentant spécial du Secrétaire général et Chef de la MINUSCA, Parfait Onanga-Anyanga.

Comme le stipule son mandat, la MINUSCA est en Centrafrique pour restaurer la paix, la stabilité, l’autorité de l’Etat et l’Etat de droit. Elle continuera à soutenir les autorités centrafricaines dans le cadre de ce mandat.

http://minusca.unmissions.org/les-casques-bleus-de-la-minusca-ripostent-%C3%A0-une-attaque-au-pk5
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MessageSujet: Re: Intervention militaire en Centrafrique - Opération Sangaris   Lun 27 Juin 2016 - 19:45

RIP

Citation :
Centrafrique: un Casque bleu sénégalais "abattu" à Bangui


AFP 27/06/2016


Un Casque bleu sénégalais a été "abattu" vendredi dernier à Bangui par "des individus armés non identifiés", a indiqué lundi la Mission des Nations unies en Centrafrique (Minusca) qui fait face à un regain de violence dans la capitale.

"Alertés de l'incident, les Casques bleus de la Minusca, de concert avec les forces de sécurité intérieure, ont aussitôt organisé des recherches pour retrouver le corps de la victime à l'endroit présumé de l'incident", a indiqué la Minusca dans un communiqué.
Mais "la dépouille a été retrouvée à l'hôpital général de Bangui dans des circonstances non encore élucidées. Une enquête a été immédiatement ouverte", ajoute la mission de paix condamnant "cet acte ignoble et injustifié".

Jointe par l'AFP, une source au sein de la Minusca a indiqué que le soldat tué faisait partie du contingent sénégalais.
"Porter atteinte à la vie d'un soldat de la paix peut être considéré comme un crime de guerre", a indiqué dans le communiqué le représentant spécial du secrétaire général des Nations unies en Centrafrique, Parfait Onanga-Anyanga, promettant que "tout sera mis en place" pour traduire les auteurs de ce meurtre en justice.

Un Casque bleu marocain de la Minusca avait été tué en avril dans le sud-est de la Centrafrique près de la RD Congo dans une attaque attribuée à l'Armée de résistance du seigneur (LRA), une guérilla ougandaise.
Ce nouveau meurtre intervient dans un contexte de regain de violences sans précédent depuis l'élection du président Faustin-Archange Touadéra en février dernier.

La semaine dernière, les Casques bleus (quelque 12.000 au total en Centrafrique) ont mené "une opération militaire" dans l'enclave musulmane du PK5. Dans ce quartier, des policiers centrafricains ont été retenus en otage pendant plusieurs jours par des groupes d'auto-défense.

"Durant l'opération, les Casques bleus ont essuyé des coups de feu et ont riposté à l'attaque. Au moins trois assaillants ont été tués et trois autres arrêtés. Un soldat de la paix a aussi été blessé par une grenade", avait indiqué la Minusca.

La Centrafrique a sombré dans le chaos après le renversement du président François Bozizé en mars 2013 par la Séléka, coalition hétéroclite de plusieurs groupes armés alliés de circonstance.
Pour mettre un terme aux tueries intercommunautaires entre ex-rebelles Séléka, essentiellement musulmans, et milices majoritairement chrétiennes anti-Balaka, la France était intervenue militairement à partir de la fin 2013 dans son ex-colonie avec l'opération Sangaris, aujourd'hui relayée par la Minusca.

http://www.lorientlejour.com/article/993516/centrafrique-un-casque-bleu-senegalais-abattu-a-bangui.html
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MessageSujet: Re: Intervention militaire en Centrafrique - Opération Sangaris   Mar 28 Juin 2016 - 17:43

Citation :
Regain de tensions en Centrafrique, alors que les effectifs de Sangaris ont été réduits


Posté dans Afrique, Opérations par Laurent Lagneau Le 28-06-2016




Alors que les effectifs de l’opération française Sangaris, conformément à ce qui avait été annoncé, viennent d’être ramenés à 350 militaires, la Centrafrique connaît un regain de tensions depuis quelques jours. Et cela, après plusieurs mois d’une relative accalmie.

Ainsi, le 16 juin, 10 personnes ont été tuées dans la région de Ngaoundaye, au nord-ouest, lors d’une attaque menée par des Peuls armés et des membres de l’ex-coalition rebelle de la Séléka. C’est, du moins, ce qu’a affirmé un officier de la gendarmerie centrafricaine, qui a précisé que les assaillants, en provenance du nord, souhaitaient se rendre vers la frontière avec le Cameroun.

Or, ce fut précisément dans cette région (préfecture d’Ouham-pendé) et celle, voisine, de l’Ouham, que naquit le mouvement anti-balaka, formé par des miliciens essentiellement chrétiens pour répondre aux exactions commises par le régime de Michel Djotodia, issu de la Séléka.

Dans le centre-est du pays, le 18 juin, un convoi de Médecins sans Frontières (MSF) a été attaqué alors qu’il circulait sur l’axe Sibut-Grimari. Un chauffeur y a perdu la vie. Le second en un mois…

Trois jours plus tard, un nouvel affrontement, opposant cette fois des éleveurs peuls à des membres de l’ex-Séléka, a fait au moins 16 tués dans la région de Batangafo. Les Casques bleus de la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations unis pour la stabilisation de la République centrafricaine (MINUSCA) ont dû s’interposer.

Malgré sa gravité, cet incident n’annonçait alors pas, à première vue, de nouvelles tensions intercommunautaires comme la Centrafrique en a connu depuis 2013, dans la mesure où ces violences seraient en fait liées à la transhumance annuelle des éleveurs peuls, lesquels emmènent leurs troupeaux dans le nord de la Centrafrique, ce qui n’est pas susciter quelques convoitises… Et cela les oblige à s’armer pour protéger leurs bêtes des voleurs de bétail.

Mais à y regarder de plus près, les raisons sont plus compliquées. Comme l’explique Jeune Afrique, des éléments de l’Union pour la paix en Centrafrique (UPC), une formation dirigée par général Ali Darassa [ndlr, un Peul] ayant fait partie de la Séléka, ont accompagné des Peuls armés dans une région contrôlée par le Mouvement patriotique pour la Centrafrique, une autre faction de l’ex-coalition rebelle. Et, a priori, ces deux mouvements n’ont pas les meilleurs rapports du monde… D’où cet accrochage meurtrier.

Pratiquement le même temps, à Bangui, des policiers centrafricains ont arrêté cinq personnes – des Peuls – au point kilométrique 12 (PK 12) au motif qu’ils feraient partie du « groupe d’autodéfense » du quartier musulman de la capitale. Le chef de ce dernier, Haroun Gaye, un ancien de la Séléka, est d’ailleurs activement recherché par la MINUSCA.

Quoi qu’il en soit, ce coup de filet a donné lieu à une attaque en règle du commissariat du 3e arrondissement par les membres de cette milice. Et 6 policiers sont alors pris en otage. Le lendemain, les forces de police centrafricaines ont tenté une opération pour libérer ces derniers. Seulement, rapidement débordées, elles ont dû demander l’aide du contingent rwandais de la MINUSCA, dont l’intervention aura été décisive, au terme de combats ayant fait au moins 7 tués.

Mais les esprits ne sont pas calmés pour autant. Le 24 juin, la disparition d’un casque bleu sénégalais affecté à Bangui a été signalée. Son corps sera retrouvé, « à l’hôpital général de Bangui, dans des circonstances non encore élucidées », a indiqué, trois jours plus tard, la MINUSCA, qui a précisé que le militaire avait été abattu « par des individus armés non identifiés. »

Pour le ministre centrafricain de la Sécurité, Jean-Serge Bokassa, le problème est qu’il reste encore des groupes armés qui disposent toujours d’armes de guerre « en quantité ». Et « qu’ils ne seront pas désarmés, il n’y aura pas d’accalmie durable et on continuera d’enregistrer des pics de violences », a-t-il dit à l’AFP. « Ces groupes sont des criminels et rien d’autre, ils se livrent à des activités de grand banditisme et tuent impunément mais n’ont pas d’agenda politique », a-t-il encore estimé.

Seulement, les habitants de Bangui craignent d’être pris à nouveau dans les violences. « Depuis que le président François Hollande a annoncé le retrait de la force Sangaris, les exactions se multiplient. C’est comme si les groupes armés avaient retrouvé leur terrain de prédilection », a confié l’un d’eux, rapporte l’AFP.

Ces exactions ne sont pas toujours le fait de groupes armés… Ainsi, l’ONG Human Rights Watch (HRW) a accusé l’Office central de répression du banditisme (OCRB), qui, dirigé jusqu’au 8 juin dernier par Robert Yékoua-Ketté (alias le « sherif de Bangui »), serait responsable d’au moins 18 exécutions sommaires, c’est à dire en dehors de tout cadre judiciaire.

Mais il y a encore plus inquiétant pour la stabilité du pays : le retour, en Centrafrique, de Nourredine Adam, l’ancien numéro deux de la Séléka. Ce dernier aurait l’intention de refaire l’unité de l’ex-coalition rebelle, qui avait renversé le président Bozizé en mars 2013. Ce qui avait marqué le début des violences qui motivèrent le lancement de l’opération Sangaris, en décembre de la même année.

http://www.opex360.com/2016/06/28/regain-de-tensions-en-centrafrique-alors-que-les-effectifs-de-sangaris-ont-ete-reduits/
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MessageSujet: Re: Intervention militaire en Centrafrique - Opération Sangaris   Mer 29 Juin 2016 - 20:41

Citation :
29 juin 2016

Dernier hommage au Casque bleu sénégalais Racine Diène




Ce mercredi 29 juin a vu, au Quartier général de la MINUSCA, une cérémonie d’adieux en mémoire du Brigadier-Chef Racine Diène, de l’Unité de Police Constituée (UPC)/ Sénégal, assassiné par des inconnus le 24 juin dans le 5eme arrondissement de Bangui.

Une cérémonie empreinte de solennité et d’émotion qui a réuni, autour des officiels de la Mission, de nombreux membres des personnels civil, policier et militaire de la Mission.

Le Commissaire de la Police de la MINUSCA, Luis Carrilho, a salué la mémoire d’un soldat remarquable par son « humilité, son courage et son abnégation ; passionné par le métier des armes et très discipliné ». Il a aussi exprimé la détermination de la MINUSCA à « trouver les coupables » qui répondront de leur acte.

Evoquant un sentiment d’injustice, la Représentante spéciale adjointe du Secrétaire général des Nations Unies, Diane Corner, a assuré que ce crime odieux ne restera pas impuni. « Les criminels seront recherchés et traduits devant la justice », a-t-elle dit avant d’appeler le personnel de la MINUSCA à une extrême prudence dans la vie quotidienne. Occasion pour Diane Corner d’exhorter les personnels de la MINUSCA à continuer à travailler sans relâche pour le retour définitif de la paix en Centrafrique.

Recruté au sein de la Police sénégalaise le 14 octobre 1985, le Brigadier-Chef Racine Diène a intégré a été déployé au sein de de la MINUSCA le 15 avril 2016.

Agé de 53 ans, il laisse deux veuves et sept orphelins.



http://minusca.unmissions.org/dernier-hommage-au-casque-bleu-s%C3%A9n%C3%A9galais-racine-di%C3%A8ne
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MessageSujet: Re: Intervention militaire en Centrafrique - Opération Sangaris   Mer 29 Juin 2016 - 21:39

Citation :
Regain de tensions au moment où les Français quittent la Centrafrique

Publié le mercredi 29 juin 2016 | AFP


© Autre presse par DR
Sangaris annonce son prochain repositionnement


Après plusieurs mois d’accalmie, la Centrafrique renoue avec les violences au moment où la force militaire française Sangaris s’en va.


Enlèvement de policiers en plein Bangui, villages attaqués en province, rebelles qui ne désarment pas: après plusieurs mois d’accalmie, la Centrafrique renoue avec les violences au moment où la force militaire française Sangaris s’en va.

Tous voulaient y croire, lorsqu’en novembre 2015, le pape François en visite à Bangui est venu délivrer son message de paix. Et la trêve fut bien réelle, le temps pour les Centrafricains d’élire un nouveau président, Faustin-Archange Touadéra, chargé de mettre fin à une transition politique chaotique et de redresser un pays miné par trois années de conflit.

Mais la situation sécuritaire demeure extrêmement fragile, comme l’a démontré le regain de tensions à Bangui la semaine dernière, le plus fort depuis l’élection de M. Touadéra fin février. Six policiers ont été pris en otage par un "groupe d’autodéfense" du PK5, le quartier musulman de Bangui, où une opération des Casques bleus de la Minusca s’est soldée par sept morts et une vingtaine de blessés, selon des sources hospitalières.

"Nous sommes face à des groupes armés qui détiennent toujours des armes de guerre en quantité", a réagi le ministre de la Sécurité, Jean-Serge Bokassa, joint par l’AFP: "tant qu’ils ne seront pas désarmés, il n’y aura pas d’accalmie durable et on continuera d’enregistrer des pics de violences".

"Ces groupes sont des criminels et rien d’autre, ils se livrent à des activités de grand banditisme et tuent impunément mais n’ont pas d’agenda politique", estime le ministre, qui "espère qu’avec la Minusca, nous arriverons à neutraliser tous ceux qui défient l’autorité de l’Etat".

Les 12.000 soldats de la Mission des Nations unies en Centrafrique (Minusca) déployés dans le pays se retrouvent aujourd’hui seuls en première ligne, en attendant la refondation - encore lointaine - d’une armée centrafricaine.

La France vient en effet de sonner le glas de l’opération Sangaris, déclenchée dans l’urgence en décembre 2013 pour stopper les massacres intercommunautaires entre ex-rebelles Séléka et milices chrétiennes anti-balaka.

Les effectifs français se résument désormais à 350 hommes - contre 2.500 au plus fort des tensions -, censés constituer "une force de réserve tactique" en appui à la force onusienne, selon l’état-major à Paris.

Interrogés par l’AFP, certains habitants de Bangui ne cachent pas leur "inquiétude" après le départ des Français. "Depuis que le président François Hollande a annoncé le retrait de la force Sangaris, les exactions se multiplient. C’est comme si les groupes armés avaient retrouvé leur terrain de prédilection", s’alarme, Valentin Kouangabé, commerçant.

Retour à la case départ
La province est loin d’être épargnée. Une vingtaine de personnes ont été tuées les 19 et 20 juin dans le nord lors de combats opposant d’ex-séléka à des Peuls armés, qui mènent régulièrement des représailles en réaction à des vols de bétail.

L’ONG Médecins sans frontières vient de suspendre durant trois jours toutes ses opérations jugées non essentielles pour protester contre le meurtre d’un chauffeur dans l’attaque d’un de ses convois, le 17 juin, dans le centre-est. C’était le deuxième en un mois.

"Je viens de séjourner à l’intérieur du pays. Il ne se passe plus un seul jour sans qu’il y ait des attaques contre des villages, des véhicules sur la route qui va de Sibut (centre) à Bambari (est)", témoignait récemment Joseph Bendounga, président du MDREC, un petit parti politique centrafricain.

Plusieurs factions dissidentes de l’ex-Séléka, qui avait pris le pouvoir en mars 2013 avant d’en être chassée début 2014 - continuent les exactions dans leurs fiefs du nord et de l’est, notamment le Front populaire pour la renaissance de Centrafrique du "général" Nourredine Adam, visé par des sanctions internationales.

Exaspéré, un étudiant, Axel Ndingkpi, accuse "l’absence de fermeté" du gouvernement qui négocie le processus de DDR (désarmement, démobilisation, réinsertion) avec "des individus qui prennent tout un peuple en otage et osent revendiquer leur entrée au gouvernement".

"Nous sommes revenus à la case départ. On a chassé Bozizé (renversé par la Séléka) en 2013 et élu Touadéra, son ex-Premier ministre, en 2016", commente un ancien officier centrafricain sous couvert d’anonymat. "Un seul individu est parti, mais le même système est en train de se remettre en place".


http://news.abangui.com/h/53133.html
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MessageSujet: Re: Intervention militaire en Centrafrique - Opération Sangaris   Lun 4 Juil 2016 - 19:43

Citation :
Centrafrique : l'Onu juge "urgent" de désarmer les groupes armés


AFP 04/07/2016


Le Haut-Commissaire de l'Onu aux droits de l'Homme a jugé lundi "urgent de désarmer les groupes armés" en Centrafrique et de rétablir l'autorité étatique, craignant une nouvelle escalade de la violence.

"Alors que 2016 avait débuté sous de bons auspices, avec les élections réussies de février 2016, les événements récents qui se sont déroulés à Bangui et dans plusieurs endroits du pays me font craindre une nouvelle escalade de violence dans les mois à venir", a déclaré le Haut-Commissaire, Zeid Ra'ad Al Hussein, dans un communiqué.
"Il est urgent de désarmer les groupes armés - qui restent bien trop puissants et ont toujours le potentiel de rallumer le conflit, de rétablir l'autorité étatique et l'Etat de droit, et de garantir la sécurité de tous les civils", a-t-il ajouté.

Les tensions sont en hausse dans la capitale centrafricaine depuis la mi-juin, selon l'Onu qui note que plusieurs incidents récents ont aussi eu lieu dans diverses régions où les groupes armés continuent d'exercer leur contrôle et de "prendre les civils pour proie".
Les 12.000 soldats de la Mission des Nations unies en Centrafrique (Minusca) déployés dans le pays se retrouvent aujourd'hui seuls en première ligne, en attendant la refondation d'une armée centrafricaine.

La France vient en effet de mettre fin à l'opération Sangaris, déclenchée dans l'urgence en décembre 2013 pour stopper les massacres intercommunautaires entre ex-rebelles Séléka à majorité musulmane et milices chrétiennes anti-balaka. La France avait déjà réduit ces effectifs dans les mois précédant l'élection présidentielle, censée marquer la fin de la transition politique et remportée par Faustin-Archange Touadéra en février.

Zeid Ra'ad Al Hussein a insisté sur "le besoin impérieux de reconstruire le système judiciaire et de rétablir la confiance dans les institutions étatiques afin que les gens ne ressentent plus le besoin de se faire justice eux-mêmes".
"Les mesures prises par les autorités afin d'établir la Cour Pénale Spéciale et l'adoption de la nouvelle constitution sont prometteuses, mais je reste préoccupé par le grand nombre d'arrestations et de détentions arbitraires par les forces de sécurité", a relevé le Haut-Commissaire.

http://www.lorientlejour.com/article/994781/centrafrique-lonu-juge-urgent-de-desarmer-les-groupes-armes.html
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MessageSujet: Re: Intervention militaire en Centrafrique - Opération Sangaris   Mar 5 Juil 2016 - 20:22

RIP

Citation :
5 juil 2016

Un hommage ému de la MINUSCA à deux de ses serviteurs de la paix





La MINUSCA a rendu un dernier hommage, ce mardi 5 juillet à son quartier général à Bangui, au Caporal-Chef Albin Ndayisenga du contingent burundais décédé le 28 juin 2016 des suites de maladie, et à Faustin Wabona, assistant administratif au bureau de l’adjoint au Commissaire de la Police de la MINUSCA, décédé le 30 juin 2016, également des suites d’une courte maladie.

Hommage ému de la grande famille de la MINUSCA venue nombreuse pour saluer une dernière fois ces deux serviteurs de la paix.

Le Chef du contingent burundais, saluant la mémoire de Albin Ndayisenga, a évoqué la disponibilité d’un homme qui « se donnait corps et âme à l’exécution des missions qui lui étaient confiées. »

Le Commissaire de Police de la MINUSCA, Luis Carrilho, a, quant à lui, salué en Faustin Wabona, un « homme respectueux, disponible et professionnel » dont la « gentillesse » manquera beaucoup à ses collègues, venus d’ailleurs nombreux lui faire leurs adieux.

Le Représentant spécial du Secrétaire général des Nations Unies et Chef de la MINUSCA, Parfait Onanga-Anyanga, s’inclinant à son tour devant la dépouille de ces deux serviteurs de la Mission,  a parlé de « personnes qui ont marqué leur vie par la qualité de leur travail et de leur engagement » avant de rappeler que ce sont là « les  seuls moments où nous sommes rappelés à la réalité de notre vulnérabilité et de notre précarité… » Puis il dira à l’adresse des familles et des amis des défunts : «  l’Organisation sera à jamais reconnaissante pour le service honorable rendu par ces collègues ».

Le Caporal-Chef, Albin Ndayensinga est né le 1er janvier 1971 ; il rejoint la MINUSCA le 18 juin 2015. Il laisse derrière lui une veuve et trois enfants.

Quant à Faustin Wabona, il est né le 20 janvier 1970 ; il entre dans la Mission le 1er juin 2015 et laisse derrière lui une compagne et trois enfants.

http://minusca.unmissions.org/un-hommage-%C3%A9mu-de-la-minusca-%C3%A0-deux-de-ses-serviteurs-de-la-paix  
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MessageSujet: Re: Intervention militaire en Centrafrique - Opération Sangaris   Jeu 7 Juil 2016 - 21:44

Citation :
Centrafrique : Le présumé auteur du meurtre d’un jeune supporter libéré à la SRI par la Minusca


Publié le jeudi 7 juillet 2016 | RJDH Centrafrique


© Autre presse par DR
Les casques bleus


Bangui — Le présumé auteur du meurtre d’un jeune supporter des fauves à la fin du match Centrafrique-Angola, conduit à la Section de Recherche et d’investigation a été libéré quelques heures après son arrestation. Selon des sources de la SRI, des éléments de la Minusca l’ont libéré après l’intervention du Procureur de la République.

Des sources de la SRI ont confié au RJDH que ce présumé auteur du meurtre fait partie du contingent rwandais de la Minusca. Quelques heures après sa détention, il a été libéré, « deux généraux rwandais accompagnés d’une dizaine de véhicule ont exigé sa libération. Nous avons résisté au point de riposter par échanges des tirs. C’est peu après que le procureur est intervenue qu’il a été relâché », a confié une source de la SRI.

Selon les informations du RJDH, ces généraux auraient promis de remettre le présumé au cas où la nécessité de l’enquête se présenterait.

Les circonstances exactes de l’incident d’hier ne sont clairement élucidées. Des sources proches de l’acte ont indiqué que l’élément de la Minusca a été confondu par certains jeunes pour sa morphologie à un soldat de l’ex Séléka qui continuerait à commettre des exactions dans le 5e arrondissement de Bangui.

Ces témoins ont ajouté que cet élément, habillé en tenue civile aurait été menacé par la foule, « les gens avaient commencé à le menacer verbalement. Comme il ne comprenait pas la langue nationale, il a sorti son pistolet et a tiré sur la victime avant de s’en fuir et monter dans un véhicule des Nations-Unies. Il a été attrapé plus tard», a raconté un témoin.

D’autres témoignages indiquent que le présumé était à bord d’un véhicule 4/4 des Nations-Unies avant de tirer sur la victime qui proférerait des menaces contre un autre jeune assimilé à cet élément de l’ex-Séléka.

Contactés par le RJDH, la Minusca, le Ministre de la sécurité publique et le procureur ne sont pas disponibles pour se prononcer sur l’affaire et la libération du présumé auteur.

Selon un communiqué de la Minusca, elle « déplore le décès d’un civil centrafricain survenu au cours d’un incident pendant lequel une foule agitée a pris à partie son bataillon affecté à la sécurité présidentielle. Lors de l’altercation, un civil a trouvé la mort, touché par une balle. Une enquête a été immédiatement initiée sur les circonstances de l’incident. La Mission voudrait d’ores et déjà préciser que le décès de ce civil n’est en aucun cas lié à des considérations religieuses».

La MINUSCA a ajouté qu’elle informera davantage sur le sujet dès que possible et parle « d’un incident impliquant son bataillon chargé de la sécurité présidentielle ». Cependant, elle ne s’est pas encore prononcée sur la libération du présumé auteur.

Plusieurs personnes ont déploré cet acte qui est intervenu au moment où Bangui reprend une ambiance de cohésion et de sécurité.

http://news.abangui.com/h/53235.html
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MessageSujet: Re: Intervention militaire en Centrafrique - Opération Sangaris   Jeu 7 Juil 2016 - 21:56

Citation :
La MINUSCA souhaite l’implication de tous pour stabiliser la Centrafrique


Publié le jeudi 7 juillet 2016 | Centrafrique Presse Info


© Autre presse par DR
Vladimir Monteiro, porte-parole de la Minusca



Bangui – La MINUSCA rassure la population centrafricaine sur son engagement à la protéger dans le cadre de son mandat et de l’appui aux autorités nationales, tout en précisant que le processus de consolidation de la paix et de sécurité sera long et exige l’implication de tous. “La MINUSCA est une force de paix déployée en Centrafrique pour aider au retour définitif de la paix et elle réitère une nouvelle fois cet engagement à accompagner les responsables centrafricains pour aider à améliorer la situation sécuritaire. Cette tâche sera longue et pénible car la situation reste difficile mais nous y parviendrons en travaillant tous ensemble », a déclaré mercredi à Bangui, le porte-parole de la Minusca, Vladimir Monteiro, au cours de la conférence de presse hebdomadaire de la mission.

Face à la dégradation de la situation sécuritaire, Monteiro a annoncé que la la Force a multiplié les mesures notamment les patrouilles dans diverses localités du pays, y compris à Bambari. “Les Casques bleus sont intervenus à Bambari pour contrôler la situation et éviter que les combats ne touchent d’autres parties de la ville. La MINUSCA a également mis en garde les responsables des affrontements”, a ajouté le porte-parole. Selon Monteiro, les mesures préventives et dissuasives sont accompagnées d’initiatives pour la cohésion sociale, le dialogue et le vivre-ensemble, que la MINUSCA met en oeuvre en partenariat avec les autorités, communautés et organisations civiles locales.

Le porte-parole a également annoncé une hausse des actes (27) de violations des Droits de l’Homme dans le pays, même si le nombre des victimes (83) a sensiblement diminué par rapport à la semaine précédente.

Monteiro a par ailleurs révélé que la MINUSCA a financé un total de 106 projets sur l’ensemble des 16 préfectures, dans le cadre de ses projets à impact rapide. Ces projets, dont le montant de financement s’élève à trois millions de dollars, portent sur la restauration de l’autorité de l’Etat (43%), la cohésion sociale (39) et la protection des civils (18 %). A titre d’exemple, 54 bâtiments administratifs ont été réhabilités ou construits dans le cadre de la restauration de l’autorité de l’Etat, dont 14 palais de justice et maisons carcérales, 11 commissariats et gendarmerie, 10 préfectures et sous-préfectures et 10 mairies.

Pour sa part, la Porte-Parole de la police de la MINUSCA, Oana Andreea Popescu, a noté que la situation sécuritaire au cours de la semaine dernière a été marquée par des violences intercommunautaires et des attaques à main armée contre les populations civiles, dans le centre de la Centrafrique. « Face à cette situation, dit-elle, la composante police a intensifié ses actions dans ces secteurs ». Popescu a également mentionné que grâce aux efforts des autorités centrafricaines en collaboration avec la Minusca, le commissariat de Police du 5ème arrondissement a été rouvert. Cette réouverture permet aux policiers de ce commissariat de reprendre leurs activités quotidiennes au profit des populations. Dans le cadre de la mise en œuvre de ses tâches opérationnelles, la Police continue d’assurer des actions en faveur des populations civiles centrafricaines, en intensifiant les patrouilles, des gardes statiques et occupent plusieurs postes stratégiques en collaboration avec les forces de sécurité intérieure centrafricaines, afin de parer à toutes éventualités.

De son côté, le porte-parole de la force de la MINUSCA, le Lieutenant-Colonel, Clément Cimana, a affirmé que face à la situation sécuritaire, la Force est en train d’intensifier ses patrouilles tant terrestres qu’aériennes, de jour comme de nuit, dans plusieurs localités comme dans les zones Batangafo-Kabo, Bocaranga-Koui, Dekoa-Sibut-Grimari ou Mbrés – Bambari. Il a par ailleurs indiqué que la Force a effectuée plus de 12.140 km de patrouilles terrestres, qui ont permis de protéger ou secourir autour de 1200 civils protégés. Concernant ses activités visant l’appui à la restauration de l’autorité de l’Etat, la Force a escorté environ 850 véhicules la semaine dernière sur les trois principaux axes routiers.


http://news.abangui.com/h/53230.html
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MessageSujet: Re: Intervention militaire en Centrafrique - Opération Sangaris   Sam 9 Juil 2016 - 15:13

Citation :
MINUSCA

Gratitude de l’’EUMAM envers l’Hôpital de la MINUSCA
Sur invitation du Commandant de l’EUMAM, le Général de Brigade Dominique Laugel, le Contingent serbe de l’Hôpital de Niveau II de la MINUSCA a pris part, le 2 juillet dernier au Camp « Moana » de Bangui, à une cérémonie de décoration de l’EUMAM. Occasion pour le Général de Brigade Laugel d’exprimer sa gratitude au Commandant du Contingent serbe, le Colonel Nikola Dejanovic, pour le soutien apporté par cet Hôpital à l’EUMAM, en saluant ses performances et son aide appréciable aux missions de l’UE et de l’ONU dans leur recherche de paix et de stabilité en RCA. Trois officiers serbes et un officier français servant à la MINUSCA ont été décorés de la Médaille de l’UE pour leur contribution à la paix.



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MessageSujet: Re: Intervention militaire en Centrafrique - Opération Sangaris   Mer 13 Juil 2016 - 22:33

Citation :
Centrafrique: "dialogue" avec l’ONU pour lever l’embargo sur les armes (ministre)

Publié le mercredi 13 juillet 2016  |   AFP



© Autre presse par DR  
Joseph Yakété ,candidat á l’élection présidentielle 2015-2016.



Le ministre de la Défense centrafricain Joseph Yakété a fait état mardi d'un "dialogue" avec les Nations unies pour lever l'embargo sur les armes afin de reconstruire une armée régulière en Centrafrique, où la situation sécuritaire reste très fragile.

"Un dialogue est entamé avec l'ONU pour lever petit à petit l'embargo qui frappe les forces armées centrafricaines afin de les remettre en selle et d'assurer la défense du territoire", a déclaré M. Yakété, selon des propos rapportés sur le site de la radio Ndeke Luka.

Imposé en 2013, l'embargo sur les armes avait été prolongé d'un an par le Conseil de sécurité des Nations unies en janvier dernier.

"Les armes circulaient partout. Le pays risquait de s'acheminer vers un génocide. C'est ce qui a poussé l'ONU à mettre le pays sous embargo", a rappelé le ministre de la Défense, qui a tenu un point de presse mardi à Bangui.

Le ministre a également plaidé pour une armée de garnison sur tout le territoire: "avant, les forces de défense et de sécurité n'avaient leurs bases qu'à Bangui et Bouar (est) (...) mais maintenant, les Faca iront s'installer dans les zones à risques", a-t-il dit.

La Centrafrique est toujours "en danger", avec des "régions entières" contrôlées par des groupes armés, avait prévenu samedi le président Faustin-Archange Touadéra, en tirant le bilan de ses 100 premiers jours au pouvoir.

Son gouvernement doit reconstruire l'Etat et le pays en présence d'une force des Nations unies, la Minusca (environ 12.000 hommes et femmes).

La Centrafrique avait basculé dans le chaos en 2013 après le renversement du président François Bozizé, entraînant une spirale de violences entre la rébellion Séléka à dominante musulmane et les milices chrétiennes anti-Balaka.

Redoutant un "génocide" dans ce pays d'environ 4,5 millions d'habitants, la France avait lancé l'opération militaire Sangaris, qui passe désormais le relais à la Minusca. Les troubles ont provoqué l'exil de plus de 300.000 réfugiés au Cameroun et au Tchad, ainsi que 415.000 déplacés internes.

http://news.abangui.com/h/53311.html  
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MessageSujet: Re: Intervention militaire en Centrafrique - Opération Sangaris   Ven 15 Juil 2016 - 17:18

RIP
Citation :
Pacification de la Centrafrique : Les Gabonais de la Minusca endeuillés


Publié par Loic Ntoutoume dans AFRIQUE sur vendredi 15 juillet 2016



Deux soldats de l’armée gabonaise, engagés dans la Mission multidimensionnelle de maintien de la paix en Centrafrique (Minusca), ont trouvé la mort, le 13 juillet 2016, dans un accident de la circulation sur l’axe Bangui-Bouar.


Les éléments du contingent gabonais de Bangui. © defense-nationale.gouv.ga


La 2ème compagnie du bataillon gabonais de réserve de la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations-unies pour la stabilisation en Centrafrique (Minusca) vient de perdre deux de ses éléments. Les caporaux-chefs Kevin Mouloungui Embinga et Jauris Nzombi Yopa, appartenant respectivement à l’aviation légère des armées et à l’armée de terre, sont morts sur la route, de retour d’une mission.

Selon un communiqué du ministère de la Défense nationale, le camion qui les transportait est entré en collision avec un véhicule civil sur l’axe Bangui-Bouar. Huit autres soldats ont été blessés au cours de cet accident. «Leur pronostic vital n’est pas engagé », assure tout de même le communiqué officiel, indiquant qu’ils sont actuellement pris en charge à l’hôpital civil de Bossemptele, avant leur évacuation sur Libreville.

http://gabonreview.com/blog/pacification-de-centrafrique-minusca-endeuillee/
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MessageSujet: Re: Intervention militaire en Centrafrique - Opération Sangaris   Mar 19 Juil 2016 - 22:32

Citation :
RCA: la nouvelle mission européenne de formation des Faca en place pour deux ans



Des soldats de l'armée centrafricaine à Bangui le 8 janvier 2013.
© REUTERS/Luc Gnago


Par RFI Publié le 17-07-2016 • Modifié le 17-07-2016 à 20:22


En République centrafricaine (RCA), après deux ans de bons et loyaux services, la Mission européenne de formation des Forces armées centrafricaines (Eumam) quitte le pays et laisse la place à la mission Eutm. Cette nouvelle mission, composée de 170 hommes, a pour objectif de mettre sur pied une armée plus moderne et plus professionnelle. Elle est attendue sur le volet « entraînement opérationnel » des hommes de rang. Comme la précédente, l’Eutm intègre un secteur en pleine réforme, celui de la sécurité, mis en place par le président Faustin Archange Touadéra.

Reconstruire les forces armées centrafricaines, telle était la mission de l’Eumam, mais sur un volet non opérationnel. Elle recensait et sélectionnait les soldats aptes au combat, grâce notamment à des épreuves physiques.

Elle formait également les officiers et toute la chaîne de commandement, état-major compris. Mais ce n’est pas tout, comme l’explique, à RFI, le général français Dominique Laugel, commandant de la mission Eumam.

« Nous avons créé quand même deux centres spécialisés : un centre de formation médicale, comme vous n’en trouvez nulle part ailleurs en Centrafrique, pour former aussi bien les infirmiers que pour former les médecins et un centre informatique. Aujourd’hui, je suis satisfait parce que je peux passer le manche à Eutm, à nos successeurs. Nous avons défriché le terrain », a précisé le général Laugel.

Eutm, la nouvelle mission, fera aussi du conseil stratégique auprès de l’état-major centrafricain, mais elle est aussi attendue sur d’autres volets, comme l’explique le général Hautecloque-Raisz, Français lui aussi, commandant de cette nouvelle mission.

« Education des officiers, éducation des sous-officiers pour pouvoir recréer à terme des académies militaires, à la disposition de l’armée centrafricaine. Cela prendra du temps. Et puis l’autre volet c’est celui, bien sûr, de l’entraînement opérationnel des forces au niveau des bataillons, au niveau des compagnies », a précisé Hautecloque-Raisz.

La nouvelle mission est donc là pour deux ans. A terme, les Forces armées centrafricaines (Faca) seront composées de près de 2 000 militaires dont 8% de femmes.

http://www.rfi.fr/afrique/20160717-rca-centrafrique-eumam-eutm-forces-armees-securite?ref=tw_i
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MessageSujet: Re: Intervention militaire en Centrafrique - Opération Sangaris   Mer 20 Juil 2016 - 22:25

Shocked
Citation :
Centrafrique: braquages rocambolesques de la MINUSCA, plusieurs biens emportés

Publié le mercredi 20 juillet 2016 | Corbeaunews


© Autre presse par DR
Centrafrique : De nouvelles accusations d`abus sexuels portées contre les casques bleus de la MINUSCA



Comme si les soldats de la MINUSCA sont devenus des jouets aux yeux des malfaiteurs. Ces derniers, très audacieux visiblement, ne reculent devant rien s’il s’agit d’atteindre leur cible. Depuis le week-end dernier, la MINUSCA en plus de son personnel militaire, commence à perdre plusieurs de ses biens mobiliers suite à une série de braquages perpétrés à Bria et à Kanga-Bandoro. Ainsi, on peut se poser la question si la sécurité de la MINUSCA en elle-même serait-elle menacée?

Déployée en Centrafrique pour protéger la population civile, la Mission Intégrée des Nations-Unies pour la Stabilisation de la Centrafrique s’est confrontée depuis plusieurs mois à une énorme difficulté. Difficulté d’assurer la sécurité non seulement de son personnel, mais aussi des biens mobiliers déployés en RCA.

Le dimanche dernier vers 22h, la résidence du staff international de la MINUSCA à Bria a été visitée par un groupe des hommes armés non identifié qui ont pu emporter des matériels informatiques ainsi qu’une importante somme d’argent liquide. Au même moment, un véhicule 4×4 de cette même Organisation a été braqué dans les localités de Kanga-Bandoro et la recherche de ses traces reste vaine jusqu’à présent. Ce manque du dispositif sécuritaire de la part de la MINUSCA met en danger la vie de son personnel.

Il y’a une semaine, la MINUSCA avait perdu l’un de ses soldats du bataillon gabonais de réserve dans une série d’accidents dans lesquels plusieurs de autres soldats sont toujours hospitalisés. Ce qui soulève forcément la problématique de la sécurité de la MINUSCA en elle-même en RCA.

http://news.abangui.com/h/53440.html
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MessageSujet: Re: Intervention militaire en Centrafrique - Opération Sangaris   Mer 20 Juil 2016 - 22:32

Citation :
Centrafrique: Vive tension entre les soldats burundais et les FACA au PK12 ce matin


Publié le mercredi 20 juillet 2016 | Corbeaunews


© Autre presse par DR
Des soldats Burundais de la MINUSCA


Décidément, le manque d’organisation ramène toujours le désordre dans le pays. Depuis des mois, on ne cesse d’alerter l’opinion nationale et internationale sur la façon dont nos Forces de défense et de sécurité et les soldats des Nations-Unies travaillent sur le terrain. Ce matin à la barrière du Pk12, les soldats des Forces Armées Centrafricaines (FACA) et ceux de la MINUSCA se sont pointés avec leurs armes pendant une dizaine des minutes. Conséquence, le marché du PK12 s’est vidé et le trafic routier momentanément interrompu dans le secteur.

Dans le convoi routier en provenance des villes du Nord-Est du pays et bloqué à la barrière de PK12 pour un contrôle de routine habituelle, les soldats FACA basés aussi dans le secteur auraient soupçonné un passager à bord de l’un des camions d’être l’auteur de plusieurs meurtres présumés dans la ville de BAMBARI. Pour les Soldats FACA, ce dernier doit être arrêté par la Gendarmerie aujourd’hui pour nécessité d’enquêtes. Une proposition catégoriquement rejetée par les soldats Burundais de la MINUSCA qui ont escorté le convoi depuis les villes de province. Pour ces derniers, l’arrestation de ce présumé criminel doit être justifiée par un document de Justice, sinon ils seront considérés comme des complices d’une arrestation arbitraire.

Durant une dizaine des minutes, la tension était devenue sérieuse et les armes seraient sorties de deux côtés, au point que, par mesure de sécurité, les commerçants et clients du marché PK12 ont quitté précipitamment le secteur, le trafic perturbé quelques minutes.

Finalement, le présumé criminel a été arrêté par les Gendarmes pour nécessité d’enquêtes.
Au même moment, un présumé voleur qui tentait de voler un bidon d’huile a été blessé par balle par un FACA.

Chaque semaine qui passe au Pk12, les tensions ne cessent de monter entre les soldats de la MINUSCA et ceux des FACA appuyés par des Gendarmes et Policiers qui opèrent des contrôles au faciès sur des passagers dans les convois en provenance des arrières pays aux fins d’arrêter qui ils veulent capturer ou tuer. Un pays de paradoxe et d’anomalie où chacun crée et fait sa loi comme il l’entende.

http://news.abangui.com/h/53442.html
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MessageSujet: Re: Intervention militaire en Centrafrique - Opération Sangaris   Mer 20 Juil 2016 - 23:04

Citation :
MINUSCA a ajouté 7 photos de juillet à l’album La MINUSCA honore la compagnie du génie indonesien — à Bangui.

Bangui, 19 juillet 2016 – Deux cents soldats indonésiens de la compagnie du génie de la Minusca ont été décorés mardi à Bangui par le Représentant spécial du Secrétaire général des Nations Unies en Centrafrique, Parfait Onanga-Anyanga. Ces Casques bleus ont reçu la médaille de la paix des Nations Unies, qui représente selon le chef de la mission, la preuve du travail ardu accompli par ces « génies » indonésiens.

Déployés en Centrafrique depuis le 15 août 2015 et basés à Bangui, ces hommes ont pour attributions principales, le rétablissement des axes routiers ainsi que la construction et la réfection des infrastructures de la Force de la Minusca. D’après le Lieutenant-Colonel Denden Sumarlin, Commandant du contingent indonésien, depuis la date de leur déploiement en Centrafrique, ses hommes ont réalisé plus de 120 ouvrages allant de la construction des infrastructures militaires, à la construction ou à la maintenance des routes en passant par l’aide aux personnes déplacés par le conflit. « Nous entretenons également une très bonne relation avec les autorités centrafricaines », a-t-il soutenu.

Pour sa part, le Représentant spécial a remercié les soldats « pour le dur travail accompli avec succès en Centrafrique ». Il a aussi adressé ses remerciements au peuple indonésien pour avoir accepté d’envoyer des soldats dans les opérations de maintien de la paix à travers le monde et particulièrement en Centrafrique.


PHOTOS:
 
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MessageSujet: Re: Intervention militaire en Centrafrique - Opération Sangaris   Jeu 21 Juil 2016 - 23:14

Citation :
Le nouveau contingent camerounais à la Minusca comptera 750 éléments (officiel)

Publié le jeudi 21 juillet 2016 | Agence de Presse Africaine



© Reuters par Siegfried Modola
Des casques bleus de la Minusca aux abords du quartier PK5 de Bangui, la capitale centrafricaine, le 10 novembre 2015.



Le nouveau contingent camerounais auprès de la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations unies pour la stabilisation en République centrafricaine (Minusca) comptera 750 soldats, selon une annonce faite jeudi par le ministère en charge de la Défense.

Les éléments choisis seront soumis à la signature de contrats individuels, en même temps qu’ils bénéficieront d’une revalorisation de leur prime mensuelle de l’ordre de 80%, passant ainsi de 250.000 à 450.000 FCFA.

Ce dernier aspect aura aussi un effet rétroactif sur leurs camarades d’armes actuellement sur le terrain en RCA, et dont la mission s’achève en fin août prochain, a-t-on encore appris.

http://news.abangui.com/h/53463.html
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MessageSujet: Re: Intervention militaire en Centrafrique - Opération Sangaris   Mar 26 Juil 2016 - 20:14

Citation :
26 juil 2016

Pour la réhabilitation du Camp Kasaï




Des bâtiments d'instruction et de formations, et des logements des Forces armées centrafricaine (FACA) du Camp Kasaï vont bientôt être restaurés. Cette réhabilitation s’inscrit dans le cadre d’un projet élaboré par la cellule des projets du Ministère de la Défense centrafricaine, en collaboration avec l'équipe la Mission de conseil militaire de l'Union européenne (EUMAM RCA) aujourd’hui remplacée par l'EUTM/RCA (European Union Training Mission in Central Africa).

Ce 26 juillet 2016, la Représentante spéciale du Secrétaire général des Nations Unies en République centrafricaine, Diane Corner, a remis aux autorités dudit camps le lot de matériels devant permettre la réalisation des travaux. Acquis en collaboration avec le Bureau des Nations Unies pour les services d'appui aux projets (UNOPS), ces matériels ont été financés à hauteur de 112.000 dollars provenant du budget de la Réforme du Secteur de la Sécurité (RSS) de la MINUSCA. Les travaux seront exécutés par le Bataillon du Génie des FACA.

Dans son intervention lors de la remise officielle des matériels, la Représentante spéciale adjointe a réitéré tout le soutien de la MINUSCA dans la réhabilitation complète du Camp Kasaï, afin, indique-t-elle, «d’aider les militaire à mener à mieux leur mission ». «La MINUSCA s’engage à soutenir la RCA et les FACA », a-t-elle ajouté, exprimant son souhait de revenir très prochainement procéder à la remise officielle des bâtiments réhabilités.

En sa qualité de coordonnateur des projets au Ministère de la Défense, le Colonel Thierry René Yarafa a remercié la Mission pour son engagement aux côtés des FACA, rappelant que depuis 2014, la MINUSCA s’est investie dans la réhabilitation du Camp Kasaï et que depuis l’inauguration du camps en juin 2015, « le soutien de la MINUSCA n’a jamais failli ».

Le Général Dolewaya Igane, Inspecteur général de l’armée centrafricaine, a, lui, rappelé que la République centrafricaine est en posture de post-crise. « Le Camp Kasaï commence juste à redorer son blason, grâce à la MINUSCA et nous sommes heureux de pouvoir compter sur la Mission et tous les partenaires de la RCA », a-t-il affirmé. Il a enfin émis le vœu de voir cet appui de la MINUSCA s’étendre aux camps de l’intérieur du pays, tel que celui de Bria.

Rappelons que par le biais de sa section de Réforme du Secteur de la Sécurité, la MINUSCA organise aussi des séances de formation et apporte de l’assistance technique aux FACA afin de les rendre plus professionnels. Des actions de renforcement des capacités qui sont menées en collaboration avec les équipes militaires de l’Union européenne.




http://minusca.unmissions.org/pour-la-r%C3%A9habilitation-du-camp-kasa%C3%AF
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MessageSujet: Re: Intervention militaire en Centrafrique - Opération Sangaris   Mar 26 Juil 2016 - 20:41

Citation :
 MINUSCA

« Le Brigadier Général Zankaro Moumouni (Benin) est le nouveau Commandant de l’Etat-major conjoint de Bangui, plus connu
sous l’appellation « Bangui Joint Task force (BJTF) ». Il remplace à ce poste le Général de Brigade Kasempa Francis (Zambie).
La passation de commandement a eu lieu le 23 juillet 2016 à Bangui en présence de plusieurs personnalités et Casques bleus »

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MessageSujet: Re: Intervention militaire en Centrafrique - Opération Sangaris   Mer 27 Juil 2016 - 18:39

Citation :
27.07.2016

Le mandat de la MINUSCA prolongé jusqu'au 15 novembre 2017





Le Conseil de sécurité de l'ONU a adopté mardi à l'unanimité la résolution 2301 prorogeant jusqu'au 15 novembre 2017 le mandat de la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations Unies pour la stabilisation en République centrafricaine (MINUSCA).

Le niveau des forces reste le même:
- 10 750 militaires dont 480 observateurs
- 2 080 policiers
- 108 agents de l'administration pénitentiaire.

Jusqu’à la fin de l’opération Sangaris, fin annoncée pour octobre prochain, les 350 soldats français encore déployés à Bangui continueront de constituer une réserve tactique, qui pourra prêter main forte à la Minusca en cas de besoin.

http://lignesdedefense.blogs.ouest-france.fr/archive/2016/07/27/minusca-16611.html
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MessageSujet: Re: Intervention militaire en Centrafrique - Opération Sangaris   Mer 27 Juil 2016 - 21:48

Citation :
Selon Parfait Ononga-Anyanga, «la Minusca va monter en puissance»


Par Christophe Boisbouvier

Diffusion : mercredi 27 juillet 2016


Parfait Ononga-Anyanga wikimédia/ Ibexxebi



En Centrafrique, un nouveau président a été élu démocratiquement il y a 6 mois, mais les Nations unies ne baissent pas la garde. Mardi 26 juillet, à New York, le Conseil de sécurité a voté la prolongation du mandat des quelque 12 000 casques bleus de la Minusca jusqu'à novembre 2017. Rappelons que les troupes françaises de Sangaris plient bagage et que les Nations unies se retrouvent désormais en première ligne. Le Gabonais Parfait Onanga-Anyanga dirige la Minusca. En ligne de Bangui, le représentant spécial de Ban Ki-moon est l'invité de RFI.

RFI : Les 12 000 casques bleus sont maintenus jusqu’en novembre 2017 avec un mandat musclé. Mais plusieurs pays du Conseil de sécurité ont fait enlever de la résolution, la mention que votre force militaire pourrait intervenir de façon robuste avec des technologies modernes. Est-ce que ce n’est pas un problème ?

Parfait Onanga-Anyanga : Je ne crois pas que la question des technologies ait été totalement gommée de la résolution. Non, il y a une demande faite au secrétaire général et à son représentant ici, c’est-à-dire moi-même, de tout faire, en sorte que les Etats qui enverraient des troupes ici en Centrafrique s’organisent pour qu’elles soient très bien équipées, bien entraînées, en raison précisément des menaces que ces forces pourraient rencontrer sur le terrain et en raison du fait qu’il y a encore beaucoup trop de groupes armés dans ce pays. Et par exemple, dans l’un des paragraphes du dispositif on peut voir que le Conseil demande à la Minusca de saisir et de confisquer, mais aussi de détruire, les armes dont pourraient disposer ces groupes armés, y compris leurs minutions. Et ce faisant, nous avons là quelque chose qui est clairement robuste et je crois que c’est bien le sens de cette résolution.

Il n’empêche, dans un rapport publié il y a quelques semaines, le numéro 2 du secrétariat général de l’ONU, le Français Hervé Ladsous, constate que la situation est fragile et réversible. Il note notamment que l’ancien chef Seleka Noureddine Adam essaie de réunifier l’ancien mouvement qui tenait Bangui en 2013.

C’est des informations préoccupantes. C’est vrai, nous sommes, en tout cas toute la mission est à pied d’œuvre. Et l’un des accents particuliers de ce mandat ce sera précisément de doter la Minusca d’une plus grande mobilité avec une grande flexibilité dans sa capacité opérationnelle. Et donc cela nous permettrait, je crois, j’en suis convaincu, d’avoir le dessus sur toute force négative sur le terrain. Et le vrai défi pour les Centrafricains c’est de se retrouver. Le chef de l’Etat Touadéra a tendu la main, il a invité tous les acteurs politico-militaires autour d’une table. Il faut saisir cette opportunité parce qu’il n’y en aura pas d’autres.

C’est un message à Noureddine Adam ?

On espère que tous, y compris évidemment que monsieur Noureddine Adam, entendra raison et viendra autour de la table.

Est-ce que vous ne péchez pas par excès d’optimisme ? Le président Touadéra dit que la patrie est en danger et que la vaste zone de son territoire continue d’échapper à tout contrôle. On pense notamment aux régions de Bambari, de Ndélé, de Birao, qui sont sous contrôle rebelle. On a l’impression que vous parlez comme si tout allait bien.

Ah non, mais pas du tout, pas du tout ! Ce que je dis c’est précisément que nous sommes au milieu du gué. Mais aujourd’hui, le monde entier est autour de la Centrafrique. En novembre, bientôt, il y aura une table ronde des partenaires, des bailleurs de fonds pour dire à la Centrafrique : « Bravo ! Il va y avoir un dividende de la paix si vous continuez sur la voie de la paix ».

Est-ce que vous ne craignez pas que le départ des Français ne laisse un grand vide ?

Si ça ne dépendait que de moi, on n’aurait jamais dû changer une équipe qui gagne, parce qu’ensemble on a fait de très belles choses. Mais la Minusca va monter en puissance. Bientôt, elle va recevoir de nouvelles capacités, des éléments renforcés de sa troupe qui viendront ici avec des spécificités particulières. Maintenant, nous ne le ferons pas seuls. Depuis près de dix jours, la nouvelle équipe de formation de l’Union européenne est en place et commence donc le dur labeur de former les forces armées centrafricaines.

De nouvelles capacités, ça veut dire quoi ? Plus d’hélicoptères, plus de blindés ?

Un peu tout cela. Mais pour moi, je crois que rien ne pourra remplacer la volonté des Centrafricains de renégocier ensemble leur contrat social.

En septembre prochain, les quelque 300 gendarmes burundais de votre force Minusca ne seront pas remplacés quand ils partiront. Pourquoi cela ?

Il y en aura d’autres.

Venus d’autres pays ?

Voilà exactement. Exactement. La Jordanie ou de…

Mais pourquoi ne souhaitez-vous pas garder les Burundais ? Est-ce parce que vous craignez que les nouveaux arrivants ne soient des officiers et des soldats du Burundi qui auraient pu commettre des exactions dans leur pays et qui cherchent à se recycler en Centrafrique par la grâce de l’ONU ?

Il faut reconnaître que c’est une exigence qui n’est pas négligeable. Vous savez, nous sommes porteurs de valeurs qui permettent justement à l’humain de s’épanouir.

Au mois de janvier vous avez demandé le départ de tout le contingent en provenance du Congo-Kinshasa. Est-ce aussi pour des raisons de valeur, parce que certains d’entre eux avaient été accusés d’avoir commis des viols sur des jeunes filles centrafricaines ?

Ce que je peux dire c’est qu’aujourd’hui il faut se satisfaire du fait que le gouvernement de la République démocratique du Congo a pris l’initiative de mener un certain nombre de procès assez exemplaires dans leur pays, précisément pour condamner ceux qui avaient été des auteurs de ces crimes horribles.

Quand vous avez pris la tête de la Minusca, il y a un an, on avait déjà recensé 14 cas de viols ou d’abus sexuels commis par des casques bleus. Quelles mesures avez-vous prises depuis un an ?

Enormément et depuis, il y a eu l’adoption de la résolution 22 72 du Conseil de sécurité. Désormais il y est dit que le secrétaire général est habilité à renvoyer des contingents entiers, si jamais il était avéré que les pays d’origine de ces contingents ne faisaient pas diligence dans l’exigence de faire toute la lumière sur les crimes qu’auraient pu commettre justement les éléments de leur contingent. Nous ne pouvons pas nous permettre, en tant que Nations unies, de cautionner de telles horreurs.

http://www.rfi.fr/emission/20160727-centrafrique-rca-parfait-ononga-anyanga-onu-minusca-puissance
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MessageSujet: Re: Intervention militaire en Centrafrique - Opération Sangaris   Mar 9 Aoû 2016 - 19:03

Citation :
Le Maroc, ami des bons et des mauvais jours en Centrafrique

Publié le mardi 9 aout 2016 | Afriquinfos



© Autre presse par DR
Le Maroc, ami des bons et des mauvais jours en Centrafrique



Les relations bilatérales entre la République centrafricaine et le Maroc ne cessent de prendre de la hauteur. Lors de la célébration du 17ème anniversaire de l’accession au trône du Roi marocain le 30 juillet 2016, l’Ambassadeur du Royaume du Maroc à Bangui, Mostafa Halfaoui a réitéré le soutien de son pays à la République Centrafricaine.

Lors de cet heureux événement, Mostafa Halfaoui a souligné l’engagement du Royaume du Maroc aux côtés de la République centrafricaine sur le plan bilatéral et multilatéral.

«Monsieur le Premier ministre, à l’instar de tous les partenaires de la République centrafricaine, je voudrais vous réitérer au nom de mon Gouvernement l’appui et le soutien du Royaume du Maroc dans ses efforts pour un futur meilleur et prospère en RCA. L’occasion m’est offerte de remercier les autorités centrafricaines et tout le peuple centrafricain pour le soutien à la Marocanité de son Sahara, de sa souveraineté et de son intégrité territoriale», a cité le diplomate marocain.

D’après M. Halfaoui, des cadres stratégiques d’une coopération gagnant-gagnant entre les deux pays frères seront déterminés lors de la tenue de la 4ème réunion de la Commission mixte entre le Maroc et la République centrafricaine.

Le Maroc engagé sur plusieurs fronts en RCA

Le Maroc s’est engagé en Centrafrique dans plusieurs domaines. Il a déployé ses soldats engagés dans la Mission onusienne (Minusca) pour contribuer à la stabilisation du pays. De concert avec les autorités centrafricaines issues des urnes, deux protocoles d’accord ont été signés le 19 juillet 2016 à Bangui, entre le ministre centrafricain de l’Habitat et un groupe d’experts marocains.

Ces accords concrétisent, d’un côté, le financement de la construction des 100 logements par le Royaume du Maroc au profit des déplacés du site de l’aéroport M’poko à Bangui, la coopération sur le développement du secteur de logement et de l’habitat en Centrafrique, de l’autre côté.

Toutefois, le diplomate marocain, a affirmé que les relations maroco-centrafricaines doivent s’améliorées sur le plan économique et commercial à travers la mise à profit de toute opportunité de coopération bilatérale, même si relations de coopération sont exceptionnelles et exemplaires, car cela devrait, hisser le niveau des rapports politiques unissant le Royaume et la RCA.

La RCA, quant à elle, apporte son appui constant au Royaume chérifien dans le dossier Sahara/Maroc. Le diplomate marocain a de plus rassuré les autorités centrafricaines du soutien du Royaume, contre toutes les menaces de division qui tentent de porter atteinte à la cohésion et à l’unité nationale de la Centrafrique.

Georges SAMIR


http://news.abangui.com/h/54376.html
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MessageSujet: Re: Intervention militaire en Centrafrique - Opération Sangaris   Sam 13 Aoû 2016 - 19:52

Hélicoptères de la Minusca




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MessageSujet: Re: Intervention militaire en Centrafrique - Opération Sangaris   Dim 14 Aoû 2016 - 19:56

Citation :
Centrafrique: les Casques bleus stoppent "un convoi d'hommes lourdement armés"


AFP 14/08/2016


Les forces onusiennes en Centrafrique (Minusca) ont annoncé dimanche avoir arrêté 10 individus "lourdement armés" qui circulaient au sein d'un convoi tenu pour responsable de plusieurs affrontements meurtriers.

Il s'agit de membres de l'ex-rébellion Séléka, d'après les autorités centrafricaines.
"Les forces de la Minusca ont stoppé un convoi d'environ 35 hommes lourdement armés à bord de sept véhicules, à l'aube du samedi 13 août 2016, à 50 km au sud de Sibut (centre-est du pays). Parmi ces 35 individus, plusieurs feraient l'objet de mandats d'arrêt", écrit la Minusca dans un communiqué.

"Le convoi avait quitté Bangui très tard le 12 août 2016 et avait échangé des tirs avec les forces de sécurité nationale à plusieurs points de contrôle en cours de route. Ces incidents ont causé un certain nombre de morts et de blessés", ajoute la Mission des Nations unies en Centrafrique. Les victimes sont "des rebelles", a précisé une source de la Minusca à l'AFP.
"Les forces terrestres de la Minusca étaient soutenues par une couverture aérienne. Après un survol en hélicoptère, les membres du convoi ont fui vers la brousse environnante et ont été poursuivis par les forces de la Minusca. La Minusca a capturé et détenu dix hommes armés, qui ont été emmenés à sa base militaire à Sibut", poursuit le communiqué.

Les 25 autres ont réussi à s'enfuir. "On maintient la pression, on les cherche", précise la source de la Minusca à l'AFP. "Les troupes de la Minusca ont récupéré une quantité importante d'armes et de munitions, ainsi que les véhicules utilisés par le convoi", ajoute le communiqué.

Joint par l'AFP, le ministre centrafricain de la Sécurité, Jean Serge Bokassa, a affirmé que trois des hommes arrêtés faisaient l'objet d'un mandat d'arrêt "pour leur appartenance" à l'ex-rébellion Séléka à dominante musulmane.

La prise du pouvoir par les Séléka en 2013, après le renversement de l'ex-président François Bozizé, a précipité le pays d'environ 4,5 millions d'habitants dans le chaos, avec la contre-offensive des milices anti-Balaka majoritairement chrétiennes.

Le conflit a entraîné des milliers de morts et de centaines de milliers de déplacés d'après les Nations unies. La Minusca (environ 12.000 hommes) a pris le relais de l'opération militaire française Sangaris.
Elu en début d'année, le président Faustin-Archange Touadéra tente de mettre en oeuvre un programme de désarmement des groupes armés.

http://www.lorientlejour.com/article/1001730/centrafrique-les-casques-bleus-stoppent-un-convoi-dhommes-lourdement-armes.html
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