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 Intervention militaire en Centrafrique - Opération Sangaris

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MessageSujet: Re: Intervention militaire en Centrafrique - Opération Sangaris   Mer 24 Mai 2017 - 19:29

Citation :
RCA: le retrait des forces ougandaises d’Obo va laisser un vide économique

Par Charlotte Cosset  

Diffusion : mercredi 24 mai 2017


Des soldats de la force centrafricaine en mouvement lors de la cérémonie officielle de départ des UPDF, à Obo, le 18 mai 2017. ©Charlotte Cosset/RFI


La force ougandaise UPDF en charge de la traque de la rébellion de la LRA dans l’Est de la Centrafrique est en train de se retirer. Ce retrait doit se terminer à la fin du mois de mai. Le départ des 1500 hommes en charge de la sécurité de la région vont laisser un grand vide, ce qui inquiète les habitants d’Obo notamment. Cette ville de 15 000 habitants environ était protégée depuis 2009 par les forces ougandaises. Ils s’inquiètent pour leur sécurité mais aussi pour la survie du commerce.

Les soldats ougandais plient bagage à Obo et les habitants de la ville s’inquiètent de ce départ. Ils ont toujours des difficultés à être autonomes, selon Siméon Mbolingbagbe, Principal du collège d’enseignement secondaire. « C’est vrai, on nous dit que la LRA a diminué. Nous en tant que civils, rien ne nous le prouve puisqu'on continue à entendre qu’ils attaquent le long des routes. Voyager c’est toujours difficile, aller à la chasse ou à la pêche pour les paysans, c’est toujours difficile ; parce qu’on trouve toujours de ces groupuscules-là dans la brousse là-bas. »

Vers la chute du commerce dans la zone

Habillée tout de rose, Augusta Imoueno s’occupe d’un bar à Obo. Jusqu’à présent les UPDF sécurisaient la route qui va en Ouganda. Elle s’inquiète pour la survie de son commerce. « Les Ougandais, ce sont mes meilleurs clients. Je dis ça par rapport à la route, parce que grâce aux Ougandais, je suis arrivée à Kampala. Mais aujourd’hui, quand ils vont quitter la route, on ne sait pas comment on va faire notre business. C’est notre souci maintenant. S’ils partent, avec quels véhicules va-t-on partir ? Les Américains ne transportent pas de marchandises, ils ne veulent pas. »  
Et quand on demande à Augusta Imoueno comment elle va faire après le retrait des soldats ougandais : « bon, on ne sait pas. On va rester comme ça et le business va s’arrêter. »

Crainte de la hausse des prix

Entre Obo et le camp des UPDF, des hommes refont la route. Ils piochent dans la terre rouge. Pour Steve Kaïmba, chargé de communication du consortium des députés de la région, ce retrait va certainement avoir des conséquences sur l’économie locale. « La présence des UPDF a contribué énormément pour l’équilibre de la toute petite économie dans le coin, parce qu'à un moment donné, ce sont ces véhicules-là qui transportaient les gens vers le Soudan du Sud pour approvisionner la ville en produits de première nécessité. Et leur présence assurait la protection des personnes et des biens. Alors avec ce retrait on se pose la question : comment on va se réapprovisionner ? Du coup, tous les prix sur le marché vont connaître une inflation. La population locale va effectivement connaître des difficultés pour s’approvisionner en produits de première nécessité, comme le savon, l’huile… un peu de tout quoi. »
Le ravitaillement d’Obo est difficile. La route menant à Bangui est en mauvais état et les attaques sur cet axe sont régulières.

http://www.rfi.fr/emission/20170524-rca-le-retrait-forces-ougandaises-obo-va-laisser-vide-economique  
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MessageSujet: Re: Intervention militaire en Centrafrique - Opération Sangaris   Jeu 25 Mai 2017 - 22:36

Citation :


25 mai 2017

Quand le génie militaire se met au service de la sécurité !  



Le génie militaire de la MINUSCA est fort de plus de 850 Casques bleus, provenant de quatre contingents : Pérou,  Indonésie, Cambodge et Pakistan.

Depuis 2015, ils construisent et réhabilitent, à divers endroits du pays où ils sont déployés, des infrastructures telles des ponts, des routes et des bâtiments publics. Des actions qui pour la plupart ont pour vocation de faciliter la circulation des personnes et des biens, y compris des humanitaires, mais aussi l’installation et la mobilité des Casques bleus pour des exigences sécuritaires.

Depuis le début de l’année 2017, quelque 2100 km de différents axes routiers et 40 ponts, dont 30 sur l’axe Bria-Yalinga, ont ainsi été réhabilités.  A la fin de l’année en cours, il s’agit de remettre en état un total de 3077 km de routes. Ces réalisations s’ajoutent aux 550 Km de route réhabilitées et 30 ponts construits ou réhabilités en 2016 dans le pays.

Au nombre des récents accomplissements, plusieurs travaux de réhabilitation et de rénovation à Bangui, y compris au niveau des institutions scolaires dont l’école communautaire de Bimbo, ainsi que sur l’avenue de France et au Camp Castor. A Bouar, les Casques bleus ont procédé à la réparation et à l’extension de la route Bouar-Bocaranga sur 100km.  

Des travaux de génie réalisés à Bangui incluent la construction des bases de nombreux contingents de la Mission, dont celle de l’Aviation sri-lankaise, des routes, bâtiments, y compris des établissement scolaires et autres lieux publics, ont été aménagés.

Dans le Centre, l’action de la composante de génie inclut des travaux de nivellement, de profilage et de reprofilage et de créations d’espaces verts à Kaga-Bandoro. L’axe Bossangoa-Bossembele est aussi en voie de réparation, les travaux étant réalisés à 70 %.

A Bria (Est), outre la réparation des ponts, la Mission a aussi pallié les besoins en adduction d’eau potable via des forages.

Autre réalisation, l’agrandissement et nivellement de la surface de l’axe Baoro-Bouar (Ouest), long de 13,7 km, ainsi que l’amélioration du système de drainage des eaux. « La circulation était dangereuse entre Baoro-Bouar par rapport à la dégradation avancée de la route. Il arrivait des fois que nous passons des jours entre ces deux villes. En cas de panne ou accident, nous étions exposés à des cas d’exactions et de pillage de la part des habitants des villages», se rappelle Sadou Badika, chauffeur de la ligne Centrafrique-Cameroun et Tchad.

Ces différentes actions, les soldats de la paix s’y attèlent inlassablement, parfois au péril de leur vie. C’est ainsi que le 10 mai 2017, quatre Casques bleus de la compagnie de génie cambodgien ont ainsi été enlevés, puis assassinés par leurs ravisseurs alors qu’ils venaient d’achever les travaux de réparation d’un pont sur l’axe Bangassou-Rafai. Un acte qui rappelle encore une fois le sacrifice de ces hommes qui ont choisi de mettre leur vie au service des autres sous la bannière des Nations Unies.

https://minusca.unmissions.org/quand-le-g%C3%A9nie-militaire-se-met-au-service-de-la-s%C3%A9curit%C3%A9
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MessageSujet: Re: Intervention militaire en Centrafrique - Opération Sangaris   Ven 26 Mai 2017 - 22:28

Citation :
MINUSCA  









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MessageSujet: Re: Intervention militaire en Centrafrique - Opération Sangaris   Lun 29 Mai 2017 - 22:50

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MessageSujet: Re: Intervention militaire en Centrafrique - Opération Sangaris   Lun 29 Mai 2017 - 22:59

Citation :


29 mai 2017

La Journée internationale des Casques bleus en RCA, dédiée "à tous ceux qui ont payé le prix ultime"



En République centrafricaine, la MINUSCA a perdu, cette année 2017, 14 soldats de la paix morts en accomplissant leur devoir. En 2016, 117 soldats de la paix, y compris les militaires, la police, les fonctionnaires internationaux, les Volontaires des Nations Unies et le personnel national de 43 pays ont payé le prix ultime. Au cours de la cérémonie officielle, tenue ce lundi 29 mai 2017, commémorant la Journée internationale des Casques bleus, un vibrant hommage a été rendu à ces personnels parti trop tôt.

"Ici, en République centrafricaine, nous consacrons notre commémoration à rendre hommage à tous ceux qui ont payé le prix ultime (…) pour la quête de la paix ", a indiqué la Représentante spéciale adjointe du Secrétaire général des nations Unies, Diane Corner, qui s’exprimait en présence du Premier ministre centrafricain, Simplice Mathieu Sarandji, des responsables agences du système des Nations unies ainsi que du corps diplomatique accrédité en RCA.

Le déploiement des Casques bleus a permis à la RCA d’éviter un génocide, de mener à terme une Transition, d’organiser un referendum constitutionnel et des élections. Mais les défis restent nombreux et portent, entre autres, sur la protection des populations civiles et l’appui aux autorités aux fins d’aider à réduire la présence et la menace des groupes armés.

La MINUSCA continuera d’assurer une présence solide même dans des zones très difficiles. "Nous sommes conscients de notre responsabilité de protection, de tout faire dans les limites de nos moyens, et nos forces actuellement protègent des milliers et des milliers de gens déplacés", a promis la Représentante spéciale adjointe.

Une présence saluée par le Gouvernement centrafricain, a fait savoir le Premier ministre Sarandji. "Nous mesurons tous les jours les efforts inlassables pour instaurer et restaurer la paix et la stabilité dans notre pays. Nous allons continuer à travailler ensemble pour relever le défi ", a-t-il déclaré. Avant d’ajouter que les autorités centrafricaines réaffirment leur détermination à créer les meilleures conditions en vue de favoriser un retour rapide à la paix.

A l’instar de Bangui, la journée internationale des Casques bleus a également été célébrée dans d’autres provinces de la RCA. C’est le cas, notamment, de Bossangoa, Ndele, ou encore Bambari.

Le thème de l’édition 2017 de la Journée internationale des Casques bleus est intitulé: "investir dans la paix à travers le monde."

Rappelons qu’à ce jour, le maintien de la paix déploie plus de 113.000 militaires, policiers et civils dans 16 opérations de maintien de la paix sur quatre continents. En République centrafricaine, ce sont quelques 13.429 Casques bleus en uniforme et civils qui servent sous la bannière onusienne.

https://minusca.unmissions.org/la-journ%C3%A9e-internationale-des-casques-bleus-en-rca-d%C3%A9di%C3%A9e-%C3%A0-tous-ceux-qui-ont-pay%C3%A9-le-prix-ultime

Citation :
29 mai 2017

Journée des Casques bleus : la MINUSCA et le gouvernement réaffirment leur volonté d’œuvrer pour la paix



La Représentante spéciale adjointe du Secrétaire général des Nations unies en République centrafricaine (RCA), Diane Corner, et le Premier ministre centrafricain, Mathieu Simplice Sarandji, ont réaffirmé leur volonté d’œuvrer ensemble pour la paix et la sécurité dans le pays. L’annonce a été faite ce lundi à Bangui, à l’occasion de la célébration de la Journée internationale des casques bleus de l’ONU, au cours de laquelle la MINUSCA et le Gouvernement centrafricain ont rendu hommage aux 46 soldats de la paix disparus depuis le début de la Mission onusienne dans le pays.

Le Premier ministre a, au nom du Chef de l’Etat, du Gouvernement et de la Nation, loué et exalté « l’engagement de ces femmes et de ces hommes au service de la paix » en RCA, avant de rendre hommage aux soldats de la paix qui ont perdu la vie en servant sous le drapeau des Nations Unies dans les différentes missions et en RCA. « Nous mesurons tous les jours les efforts inlassables des soldats de la paix pour instaurer la paix et la stabilité dans notre pays. C’est pourquoi, nous allons continuer à travailler ensemble pour relever ce défi. Mon gouvernement réaffirme sa ferme volonté à créer les meilleures conditions en vue de favoriser un retour rapide à la paix et la stabilité », a-t-il assuré.

Le Premier Ministre a par ailleurs invité ses compatriotes à s’unir afin de travailler ensemble pour la réconciliation nationale. « Bien que le chemin soit long et parfois semé d’embuches à cause des ennemis de la paix, nous sommes déterminés à conduire notre pays vers la voix d’une réconciliation durable. C’est pourquoi, j’en appelle au sens patriotique de tous mes compatriotes, aux forces vives de la Nation, car le moment est venu pour que nous soyons tous ensemble autour du Président de la République, pour relever le défi de la paix », a lancé le chef du Gouvernement.

Pour sa part, la Représentante spéciale adjointe est revenue sur le message du Secrétaire général, avant de souligner que les casques bleus resteront fermes quant à leur engagent en Centrafrique. « Nous rendons hommage à tous ces courageux soldats de la paix et au personnel qui sont morts pour la paix et saluons les contingents militaires pour rester résilients. Malgré les actions des groupes armés et de ceux qui les appuient, qui sont prêt à tout faire y compris à massacrer des centaines d’innocents, la MINUSCA continuera d’assurer une présence solide même dans des zones très difficiles », a prévenu Corner.

La Représentante spéciale adjointe a réaffirmé que la MINUSCA travaillera ensemble avec les autorités centrafricaines. « La MINUSCA continuera à travers tous ses unités, que cela soit militaire, police ou civiles, et dans toutes ses activités, à investir dans une paix durable, en travaillant étroitement avec le gouvernement et les autorités de la RCA. Nous travaillerons pour la réduction des groupes armés; la protection des civils; la promotion et protection des droits de l'homme; la réconciliation nationale, et la prestation de l'aide humanitaire », a-t-elle souligné.

La cérémonie de commémoration de la journée des casques bleus s’est déroulée au siège de la MINUSCA à Bangui, en présence des autorités centrafricaines, du corps diplomatique et du personnel civil et en uniforme de la Mission. La journée a également été commémorée dans les différents bureaux régionaux de la Mission.

Depuis le début de l’année, 14 soldats de maintien de la paix des Nations unies sont tombés dans la quête de la paix et de la stabilité en Centrafrique. Entre 2014 et 2017, la MINUSCA a perdu 46 soldats de la paix.

https://minusca.unmissions.org/journ%C3%A9e-des-casques-bleus-la-minusca-et-le-gouvernement-reaffirment-leur-volont%C3%A9-d%E2%80%99%C5%93uvrer-pour-la
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MessageSujet: Re: Intervention militaire en Centrafrique - Opération Sangaris   Mar 30 Mai 2017 - 18:18

Citation :
30 mai 2017

Un rapport des Nations Unies sur les droits de l'homme met en relief 13 années de violence et d'impunité en République centrafricaine



BANGUI/GENEVE – Des massacres de grande ampleur et d'autres violations graves des droits de l'homme ont été documentés dans un vaste inventaire (« rapport Mapping ») couvrant les multiples conflits en République centrafricaine entre 2003 et 2015. Beaucoup de ces violations pourraient constituer des crimes de guerre et des crimes contre l'humanité. Le rapport Mapping détaille une stratégie visant à lutter contre l'impunité omniprésente dans le pays. 

« Nous savons que la publication de ce rapport inquiète certaines personnes» a déclaré M. Andrew Gilmour, Sous-Secrétaire général aux droits de l'homme, actuellement en visite officielle en République centrafricaine. « Nous parlons de ceux qui ont commis certaines des violations les plus abominables, qui sont désormais conscients que leurs actions ont été observées et soigneusement documentées. Naturellement, ils craignent que la justice les rattrape. C’est cette justice qui constitue la demande incessante de la population centrafricaine et le principal motif de ce rapport ». 

Le rapport Mapping du Bureau des droits de l'homme des Nations Unies et de la Mission des Nations Unies en République centrafricaine (MINUSCA)*  documente des violations graves du droit international des droits de l'homme et du droit international humanitaire commises par des forces gouvernementales successives et divers groupes armés locaux et étrangers, ainsi que par des forces de défense internationales et étrangères. Le rapport, mandaté par le Conseil de sécurité des Nations Unies, décrit en détail 620 incidents, y compris des récits effroyables de villages entiers brûlés dans le cadre de campagnes de  représailles; des récits de viols collectifs de femmes et de filles parfois âgées d’à peine  cinq ans; des exécutions extrajudiciaires; des décès suite à des cas de torture ou de mauvais traitements dans des centres de détention; des violences graves contre les personnes en raison de leur religion, leur appartenance ethnique ou leur supposée affiliation à des groupes armés; le recrutement de milliers d'enfants par des groupes armés; et des attaques contre des acteurs humanitaires et des casques bleus. Des centaines de milliers de Centrafricains ont été déplacés à l'intérieur du pays ou forcés de fuir dans des circonstances terrifiantes vers les pays voisins.

« L’histoire de la République centrafricaine a été marquée par une pauvreté chronique, des tensions ethniques, une instabilité politique généralisée, la corruption et le népotisme – facteurs qui ont favorisé une succession de conflits armés » indique le rapport Mapping. « Après son indépendance, la République centrafricaine a été marquée par une succession de régimes autoritaires qui ont commis, toléré et n’ont pu empêcher d’importantes violations et abus ». L'instabilité régionale et les conflits internes dans les pays voisins ont alimenté les conditions précaires du pays, en particulier par la circulation d’armes et de groupes rebelles à travers ses frontières poreuses, ajoute le rapport.

« Le rapport Mapping de la République centrafricaine révèle les souffrances considérables de la population de ce pays riche en minéraux qui est parmi les plus pauvres au monde », a déclaré le Haut-Commissaire aux droits de l'homme de l'ONU, Zeid Ra'ad Al Hussein. 

Bien que le rapport reconnaisse que le contexte de sécurité soit difficile en République centrafricaine, il recommande que certaines mesures soient adoptées immédiatement pour initier les processus de justice transitionnelle, y compris l'élaboration d'un programme national d’assainissement (vetting) des forces de sécurité et de défense en matière de respect des droits de l’homme.

« Les conflits successifs ont engendré de multiples processus de paix, mais tant que l'impunité règne, ce terrible destin – dans lequel chaque groupe armé commet des actes de violence épouvantables – risque de perdurer », a déclaré le Représentant Spécial des Nations Unies en République centrafricaine et chef de la MINUSCA, Parfait Onanga-Anyanga.

« En documentant les violations et les abus du passé, nous espérons dynamiser les efforts nationaux et internationaux pour protéger et rendre justice aux victimes de ces crimes», a déclaré M. Onanga-Anyanga. 

Le rapport formule des recommandations, qui incluent :· La nécessité d’une approche échelonnée et globale de la justice transitionnelle, tenant compte du contexte sécuritaire actuel et du non-désarmement ; 
· La nécessité d’une stratégie de poursuite pour la Cour pénale spéciale en République centrafricaine, en raison de l’ampleur des crimes commis durant les conflits et de l’impossibilité de poursuivre tous les auteurs ; 
· L’importance pour la Cour pénale spéciale d’identifier des axes prioritaires d’enquête afin de refléter les crimes les plus graves; 
· La nécessité d’inclure une dimension du genre dans tous les aspects des processus de justice transitionnelle, y compris dans la stratégie de poursuite de la Cour pénale spéciale; 
· La nécessité de créer une commission vérité et réconciliation.

« Le gouvernement et tous les acteurs nationaux, avec l'aide de la communauté internationale, doivent travailler ensemble pour briser le cycle de l'impunité une fois pour toutes », indique le rapport. Le rapport complet, ainsi que neuf fiches d’informations résumant ses contenus clés, sont disponibles sur : http://www.ohchr.org/EN/Countries/AfricaRegion/Pages/CARProjetMapping2003-2015.aspx

 *  La MINUSCA est la Mission multidimensionnelle intégrée de stabilisation des Nations unies en Centrafrique.

https://minusca.unmissions.org/un-rapport-des-nations-unies-sur-les-droits-de-lhomme-met-en-relief-13-ann%C3%A9es-de-violence-et  
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MessageSujet: Re: Intervention militaire en Centrafrique - Opération Sangaris   Jeu 1 Juin 2017 - 19:03

Citation :
La reprise des violences en Centrafrique a fait fuir près de 90.000 civils en deux semaines


Posté dans Afrique, Opérations par Laurent Lagneau Le 01-06-2017


Le « Mapping des violations graves du droit international des droits de l’homme et du droit international, humanitaires commises sur le territoire de la RCA de janvier 2003 à décembre 2015 » [.pdf], publié cette semaine par les Nations unies, est édifiant. Depuis la chute du président Ange-Félix Patassé jusqu’à la normalisation de la vie politique rendue notamment possible par l’opération française Sangaris, la Centrafrique a été un pays en proie à la violence la plus effroyable.

Mais c’est surtout avec l’arrivée au pouvoir, en 2013, de l’ex-coalition rebelle de la Séléka, à dominante musulmane, que le nombre d’exactions a littéralement explosé, avec pas moins de 361 incidents documentés sur les 632 retenus (la liste n’est pas exhaustive) par les auteurs du rapport.

« L’incapacité de la Séléka de gouverner sans avoir systématiquement recours à une force brutale correspond au scénario dans lequel un groupe armé, composé essentiellement de membres d’un groupe religieux minoritaire, originaire essentiellement d’une seule partie du pays (le Nord-Est) et encadré par des combattants étrangers embauchés contre rémunération, aurait pris le contrôle et tenté de gouverner une population qui lui était largement opposée, en raison de sa brutalité, de ses pillages et d’autres actions arbitraires comme la prise de bien », lit-on dans le document.

La prise du pouvoir par la Séléka, coupable de violations « à grande échelle » et d’avoir recruté des « milliers d’enfants soldats », a entraîné la fomation de milices « anti-balakas », qui, à leur tour, ont commis de nombreuses exactions, en particulier contre la communauté musulmane.

L’intervention militaire française, lancée le 5 décembre 2013, aura permis d’éviter un génocide, de mettre sur les rails un processus de normalisation politique et de déployer une mission des Nations unies (MINUSCA). Pour autant, les violences, qui ont contraint plus de 400.000 Centrafricains à fuir leur pays, ne sont pas terminées.

Le rapport de l’ONU compile des faits ayant lieu jusqu’au début de l’année 2016. Malheureusement, de nombreuses nouvelles exactions ont été commises depuis, notamment à cause de rivalités entre anciens groupes de la Séléka, qui convoitent les ressources du pays. Et la MINUSCA est à la peine pour les empêcher.

En outre, les récentes attaques ayant eu lieu à Alindao, Bangassou, Mobaye et Bria, dans l’est de la RCA, laissent craindre l’ouverture d’un nouveau cycle de violences.

Pour le moment, on n’a aucune certitude sur l’identité du (ou des) groupe(s) armé(s) qui en sont responsables, ni sur leurs motivations réelles, comme l’a récemment affirmé le général Bala Keïta, le commandant de la Force de la MINUSCA. L’on sait juste que la communauté musulmane a été visée, en particulier à Bangassou et que les assaillants étaient bien armés et très organisés.

« La population musulmane n’est pas la seule à être visée. Les chrétiens aussi subissent des violences et des persécutions. Une grande partie de la population est en train de payer le prix de cette instrumentalisation de la religion. Les deux dernières semaines ont été horribles. Des dizaines de femmes et d’enfants ont été tués pour des motifs religieux, ou en raison de leur appartenance ethnique », a expliqué Najat Rochdi, coordinateur humanitaire de l’ONU pour la République centrafricaine,

Quoi qu’il en soit, selon l’ONU, le bilan de ces dernières attaques serait de 300 tués et de 200 blessés parmi les civils. Et, d’après Babar Baloch, le porte-parole du Haut-Commissariat des Nations unies pour les réfugiés (HCR), les violences ont fait fuir au moins 88.000 personnes, dont 20.000 ont trouvé refuge en République démocratique du Congo (RDC). Pour la seule ville de Bria, 41.000 personnes ont été déplacées.

En outre, plus de 500.000 personnes sont déplacées en Centrafrique. Aussi, pour faire face à cette situation, l’ONU a lancé un appel urgent pour financer l’aide humanitaire. Pour moment, elle a reçu que 6% des 187,4 millions d’euros qu’elle a demandés.

http://www.opex360.com/2017/06/01/la-reprise-des-violences-en-centrafrique-fait-fuir-pres-de-90-000-civils-en-deux-semaines/
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MessageSujet: Re: Intervention militaire en Centrafrique - Opération Sangaris   Jeu 1 Juin 2017 - 22:56



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MessageSujet: Re: Intervention militaire en Centrafrique - Opération Sangaris   Jeu 1 Juin 2017 - 23:39

Citation :
Sept casques bleus blessés dans une attaque en RCA

Publié le jeudi 1 juin 2017 | Agence de Presse Africaine



© Autre presse par DR
Vladimir Monteiro, porte-parole de la Minusca.



APA - Sept casques bleus de nationalité mauritanienne ont été blessés lors d’une patrouille de routine qu’ils effectuaient à Mobaye, localité du sud est de Centrafrique, a annoncé, jeudi à Bangui, Vladimir Monteiro.

Selon le porte-parole de la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations Unies pour la stabilisation en Centrafrique, les casques bleus sont tombés dans une embuscade tendue par un groupe armé qui occupe la ville de Mobaye après avoir mis en fuite une bonne partie des habitants.

‘’La riposte des casques bleus a été robuste occasionnant la débandade du groupe armé’’, a indiqué Vladimir Monteiro.

Selon des sources sécuritaires, la ville de Mobaye est dans une insécurité totale depuis le 25 mai dernier. Des hommes armés supposés appartenir à la milice anti balaka s’attaquent à une faction des ex sélékas composés en majorité de peulhs.

Les combats entre ces groupes armés ont fait plus d’une vingtaine de morts sans compter la destruction des ponts qui relient la Mobaye à d’autres villes et l’incendie de plusieurs villages qui ceinturent la ville.

Selon Vladimir Monteiro, ces rebelles s’en prennent aux civils et casques bleus et cela est ‘’intolérable’’.

En dépit des assurances, la MINUSCA a du mal à ramener la sécurité à Mobaye, d’où la fuite de plusieurs habitants vers la République démocratique du Congo voisine.

http://news.abangui.com/h/58497.html
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MessageSujet: Re: Intervention militaire en Centrafrique - Opération Sangaris   Ven 2 Juin 2017 - 19:57

Citation :
Centrafrique : le Tchad rejette le rapport de l'ONU accusant ses soldats d'exactions


AFP 02/06/2017


Le Tchad s'est vivement opposé aux conclusions d'un rapport de l'ONU publié cette semaine accusant ses soldats d'exactions en Centrafrique entre 2013 et 2014, dans un courrier officiel dont l'AFP a reçu une copie vendredi.

"Le gouvernement du Tchad proteste vivement contre ce rapport rédigé à charge", "truffé d'allégations mensongères, diffamatoires et attentatoires à la dignité des soldats tchadiens", écrit le ministre de la Justice tchadien dans une lettre datée du 24 mai et adressée au Haut commissaire des Nations unies aux droits de l'homme.

Le ministre Ahmat Mahamat Hassan ajoute que le Tchad "s'oppose" à la publication de ce rapport qui a finalement été rendu public mardi dans la perspective de la mise en route à Bangui de la Cour pénale spéciale (CPS).

L'enquête de l'ONU détaille 620 crimes commis par des militaires ou des groupes rebelles en Centrafrique entre 2003 et 2015, dont de nombreuses exactions avec morts de civils impliquant des soldats tchadiens.

Les forces tchadiennes formaient le plus important contingent de la Mission internationale de soutien à la Centrafrique sous conduite africaine (Misca) de décembre 2013 à mi-avril 2014, date de leur retrait prématuré suite aux accusations d'exactions. Le Tchad se réserve "le droit de reconsidérer (ses) relations avec les différentes instances des Nations unies", selon la lettre du ministre de la Justice.

La Centrafrique a basculé dans l'anarchie en 2013 avec le renversement de l'ancien président François Bozizé par des groupes armés Séléka pro-musulmans, entraînant une contre-offensive des milices à majorité chrétienne anti-balakas.

L'intervention de la France (décembre 2013-octobre 2016) et de la force de la Minusca (12.500 Casques bleus) ont ramené le calme dans la capitale mais la violence des groupes armés a redoublé ces dernières semaines dans l'intérieur du pays.

Le Tchad a été souvent montré du doigt pour soutenir les rebelles de la Séléka.

https://www.lorientlejour.com/article/1055020/centrafrique-le-tchad-rejette-le-rapport-de-lonu-accusant-ses-soldats-dexactions.html
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MessageSujet: Re: Intervention militaire en Centrafrique - Opération Sangaris   Ven 2 Juin 2017 - 21:27

Citation :

Des atrocités sont commises à Bangassou

UN Mission in the Central African Republic - MINUSCA

Ajoutée le 2 juin 2017


Une délégation gouvernementale et parlementaire s’est rendue à Bangassou jeudi pour s’informer de
la situation et évaluer les dégâts.


Citation :

Cérémonie en mémoire du sergent chef camerounais Efogo Mayéga

UN Mission in the Central African Republic - MINUSCA

Ajoutée le 2 juin 2017


Une cérémonie en mémoire du sergent-chef Wilfried Efogo Mayéga, du contingent camerounais, décédé dans
un accident de voiture samedi à proximité de Bouar, lors d’une mission d’escorte, a eu lieu mardi à Bangui.

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MessageSujet: Re: Intervention militaire en Centrafrique - Opération Sangaris   Ven 2 Juin 2017 - 21:55

Citation :
Le Burundi a perdu six casques bleus en République centrafricaine

Publié le vendredi 2 juin 2017 | Xinhua


© Reuters par Jean Pierre Aime Harerimana
Gaspard Baratuza, le porte-parole de l`armée burundaise



Le Burundi a perdu six casques bleus dans le cadre de sa participation à la MINUSCA (Mission Multidimensionnelle Intégrée des Nations Unies pour la Stabilisation en République Centrafricaine) depuis 2014, a révélé mercredi à Bujumbura le colonel Gaspard Baratuza, porte-parole du ministère de la Défense Nationale et des Anciens Combattants (MDNAC).
Depuis 2014 à ce jour, le Burundi "répond présent" dans la MINUSCA avec un effectif d'un bataillon de 850 casques bleus, a-t-il expliqué dans un point de presse tenu dans la cadre de la commémoration de la Journée Internationale des casques bleus de l'ONU normalement célébrée le 29 mai de chaque année.
Pour cette année 2017, les bureaux de l'ONU à travers le monde, ainsi que les Etats membres, organisent des manifestations à la mémoire des casques bleus "tombés pour la paix", avec un thème central libellé ainsi : "Investir dans la paix à travers le monde".
"En dépit de la force mondiale de l'ONU qui prend toutes les mesures nécessaires pour protéger les hommes et les femmes déployés sous son drapeau particulièrement en cas d'escalade de la violence dans un pays nécessiteux ; la protection de ces casques bleus n'est jamais là à cent pour cent, car des incidents ne peuvent pas manquer", a indiqué l'officier burundais.
Le colonel Baratuza a ajouté que depuis 2007, le Burundi participe "activement" dans la Mission de Maintien de la Paix de l'Union Africaine en Somalie (AMISOM) pour le retour à la paix dans ce pays avec un effectif "très important" de plus de 5.000 soldats de maintien de la paix.
"La participation du Burundi dans les missions de maintien de la paix dans le monde apporte des résultats positifs au niveau des pays contributeurs des troupes et à l'échelle internationale par acquisition de l'expérience en travaillant en synergie et efficacité, avec les autres pays du monde", a souligné l'officier supérieur burundais.
Le MDNAC, a insisté le colonel Baratuza, se félicite de constater que "la bravoure et la discipline" de ses militaires déployés dans les missions de maintien de la paix sur les points "chauds" du monde, leur aient valu une appréciation positive de leurs prestations.
A ce jour, les opérations de maintien des Nations Unies reçoivent actuellement des contributions en contingents militaires et policiers de 124 Etats.
Depuis 1948, 3.500 casques bleus, dont 117 hommes et femmes en 2016, ont déjà perdu la vie en servant sous le drapeau des Nations Unies.

http://news.abangui.com/h/58501.html
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MessageSujet: Re: Intervention militaire en Centrafrique - Opération Sangaris   Jeu 8 Juin 2017 - 21:20

Citation :
Centrafrique : le cinquième round des discussions pour le désarmement s’ouvre à Bangui


07 juin 2017 à 17h37

Par Jules Crétois




L'optimisme n'est pas au rendez-vous à la veille de la cinquième réunion du Comité de suivi du plan DDRR, qui doit avoir lieu à Bangui jeudi et vendredi. Pourtant, un « réel pas vers l'avenir et vers la paix » doit y être franchi, avec pour la première fois la participation d'un représentant d'Abdoulaye Miskine, du Front démocratique du peuple centrafricain.

Ces 8 et 9 juin 2017, quatorze groupes armés actifs en République centrafricaine (RCA) vont se réunir à Bangui pour la cinquième rencontre du Comité consultatif et de suivi du plan dit DDRR − pour désarmement, démobilisation, réinsertion et réintégration. La rencontre aura lieu sous le patronage de Jean Willybiro Sako, conseiller spécial en charge du DDRR et du Colonel Noel Bienvenu Selesson, coordonnateur général du programme national DDRR à la Présidence de la République.

Le Front Populaire pour la Renaissance de Centrafrique (FPRC) de Noureddine Adam et les anti-Balaka, emmenés par Maxime Mokom seront représentés, bien qu’ils ne soient pas signataires des accords de paix. Les deux mouvements avaient participé aux discussions pour la première fois à l’occasion de la précédente rencontre du comité de suivi du plan DDRR, en avril.

Lutter contre la LRA

La nouveauté, c’est la consultation prévue en amont de la réunion, d’Abdoulaye Miskine, du Front démocratique du peuple centrafricain, que Jean Willybiro Sako a rencontré le 1 juin à Brazzaville. « Miskine sera représenté pour la première fois et c’est un réel pas vers l’avenir et vers la paix », commente sobrement un ancien Séléka.

Au menu des discussions, selon une source au Comité consultatif : la question de la lutte contre l’Armée de résistance du seigneur (LRA, ougandaise), active dans différentes régions du pays, alors que l’état-major américain a annoncé il y a peu la fin de la traque de son chef Joseph Kony. Doit aussi être évoquée la persistance des violences dans les régions où sont actives les groupes armés peuls. Les mouvements peuls du 3R de Sidiki Abass, et Unité pour la Paix en Centrafrique d’Ali Darassa, seront représentés lors de la rencontre.


Celle-ci risque d’être marquée par la récente publication d’un rapport de presque 400 pages par la Minusca et le Haut-Commissariat des droits de l’Homme des Nations unies. Dans ce dernier, de nombreux groupes armés sont accusés d’avoir perpétré différents crimes portant atteinte aux droits humains les plus élémentaires. « Et il est probable qu’en coulisses, les différents représentants des groupes commentent l’arrivée du procureur », nous glisse notre source, faisant là allusion à la récente arrivée à Bangui d’un procureur pour lancer les travaux de la Cour pénale spéciale, chargée d’enquêter sur les crimes résultant de violations graves des droits de l’Homme.

Vers un « bataillon pilote »

« Le gros morceau des discussions reste le projet de création d’un bataillon pilote, formé avec des combattants issus de différents groupes armés », nous assure Joachim Kokaté, ex-anti-Balaka et une des personnes ressources du Comité consultatif de suivi du DDRR.


De récentes violences, notamment l’attaque à la mi-mai d’un convoi de la Minusca et l’assaut à la même période sur la ville de Bangassou, semblent avoir entaché l’espoir que certains plaçaient dans le processus DDRR. « Autant l’arrivée du procureur est une bonne chose, autant je me désintéresse du DDRR. De toute évidence, le processus est enrayé », confie ainsi le président de la Ligue Centrafricaine des Droits de l’Homme (LCDH), Joseph Bindoumi.

http://www.jeuneafrique.com/445563/politique/centrafrique-cinquieme-round-discussions-desarmement-souvre-a-bangui/
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MessageSujet: Re: Intervention militaire en Centrafrique - Opération Sangaris   Sam 10 Juin 2017 - 11:48

Citation :
La Centrafrique risque à nouveau « l’instabilité généralisée » et « l’embrasement », prévient l’ONU


Posté dans Afrique par Laurent Lagneau Le 10-06-2017




Ces dernières semaines, la Centrafrique a connu une flambée de violences, en particulier à Alindao, Bangassou, Mobaye et Bria, dans l’est du pays. Les affrontements signalés dans ces localités, à l’origine de la fuite de près de 90.000 civils en 15 jours, seraient le fait d’éléments appartenant à des groupes d’autodéfense anti-balaka, désignés ainsi « parce que généralement associés à la coalition du FPRC [Front populaire pour la Renaissance de la Centrafrique] », relève le dernier rapport sur la situation centrafricaine remis au Conseil de sécurité par Antonio Guterres, le secrétaire général des Nations unies.

Ces combattants « anti-balaka » ont « multiplié les attaques contre l’UPC [Union pour la paix en Centrafrique] et les membres de l’ethnie peule », peut-on lire dans le ce document. Le 13 mai, après avoir tendu une embuscade à un convoi de la MINUSCA [Mission multidimentionnelle intégrée des Nations unies pour la stabilisation de la République centrafricaine, ndlr], ils ont visé le quartier majoritairement musulman de Tokoyo, à Bangassou (115 tués et 64 blessés).

Et cela a donné lieu, trois jours plus tard, à Bria, à des combats entre les anti-balaka et des éléments armés de la communauté arabe, dirigée par Ahmat Issa (49 tués, 38.267 personnes déplacées).

Ces violences, pour schématiser, sont dues à l’opposition du FPRC, dirigé par Nouredine Adam, et de l’UPC d’Ali Darass. Ces deux groupes faisaient partie de la coalition rebelle de la Séléka, à l’origine, en 2013, de la chute du président Bozizé et responsable, pour une large part, des exactions commises par la suite en Centrafrique.

Le FPRC compte plusieurs alliés, dont ce groupe anti-balaka évoqué par le rapport de l’ONU et Mouvement Patriotique pour la Centrafrique (MPC), dirigé par Al Katim. Son opposition à l’UPC a été à l’origine de combats dans le secteur de Bambari (centre). Combats qui ont contraint la MINUSCA à intervenir de façon musclée pour rétablir l’ordre.

Seulement, malgré la présence renforcée de la mission des Nations unies, la coalition constituée autour du FPRC a continué de mener ses actions, notamment en cherchant à contrôler les routes principales ainsi que le site minier de Nzacko. Ce qui a donné lieu à des représailles exercées par l’UPC et les groupes armés Peul qui lui sont affiliés.

Cela étant, le mouvement de Nouredine Adam ne cesse d’accroître son influence. « L’État ayant perdu le contrôle des préfectures du centre et de l’est, le FPRC et le MPC y établissent progressivement des structures administratives parallèles. Des éléments armés prétendent assurer le maintien de l’ordre en détenant et en condamnant illégalement les personnes soupçonnées d’avoir commis des infractions et en leur extorquant de l’argent », avance le rapport rendu par M. Guterres.

Et ce dernier de détailler : « Le FPRC (à Ndélé et Birao) et le FPRC/MPC (à Kaga Bandoro) occupent les locaux de la gendarmerie, avec leurs armes et leur uniforme, procèdent à des arrestations illégales et prononcent des peines arbitraires pour les infractions incriminées. À Nzacko, dans la préfecture du Mbomou, les éléments du FPRC supervisent les activités de la gendarmerie, de la police, des douanes et des sites miniers. Le FPRC a récemment fourni du carburant et des médicaments à l’hôpital préfectoral de Ndélé, menaçant de prendre en main l’administration de l’hôpital si l’État ne palliait pas le manque de moyens. Dans la préfecture de la Vakaga, le FPRC a renforcé sa présence le long des frontières avec le Tchad et le Soudan afin de contrôler la circulation transfrontière des biens et des personnes. »

Par ailleurs, outre ces combats entre la coalition du FPRC et de l’UPC, qui se disputent des « territoires riches en ressources », il faut compter aussi sur la présence d’autres groupes armés et criminels, dont l’Armée de résistance du Seigneur (LRA), d’origine Ougandaise.

« Je suis préoccupé par l’instabilité généralisée et par la persistance des violations des droits de l’homme en République centrafricaine, de même que par les attaques ciblant des soldats de la paix des Nations unies dans le sud-est du pays », a par conséquent écrit M. Guterres dans son rapport.

« J’exhorte les partenaires régionaux et sous-régionaux à redoubler d’efforts », a-t-il ajouté, avant de leur demander de « tout faire » pour éviter que les rebelles de la LRA bénéficient de « l’appel d’air » créé par le retrait des troupes ougandaises et des forces spéciales américaines, alors déployées dans le sud-est de la Centrafrique pour traquer, sans succès, Joseph Konny, le chef de l’Armée de résistance du Seigneur.

Le Bureau de coordination des Affaires humanitaires de l’ONU (OCHA) a exprimé les mêmes craintes que M. Guterres dans son bulletin mensuel publié en mai. « Pour la première fois depuis août 2014, le nombre des déplacés a dépassé la barre des 500.000 personnes », a-t-il indiqué. Et de faire observer que « les affrontements prennent de plus en plus une connotation religieuse et ethnique », ce qui est « alarmant, car c’est sur cette base que le pays a sombré en décembre 2013 », ce qui avait motivé l’opération française Sangaris.

http://www.opex360.com/2017/06/10/la-centrafrique-risque-nouveau-linstabilite-generalisee-et-lembrasement-previent-lonu/
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MessageSujet: Re: Intervention militaire en Centrafrique - Opération Sangaris   Lun 12 Juin 2017 - 20:46

Citation :
MINUSCA

La contribution des Casques bleus du 3ème contingent camerounais saluée par la MINUSCA

Ils étaient 748 officiers, sous-officiers et militaires de rang du 3ème bataillon camerounais, basés à Bossangoa (Ouest) et deux observateurs militaires, à être décorés, le vendredi 9 juin 2017, de la médaille de la MINUSCA. La cérémonie, qui a eu lieu au poste de commande dudit bataillon, a vu la présence du Commandant de la région Ouest de la Force, le Général de Brigade Imram-Ekbel, des autorités locales et du chef de Bureau régional de la MINUSCA, Bara Dieng, ainsi que de nombreux partenaires. Le Commandant de la région Ouest a félicité les récipiendaires pour le travail abattu avec professionnalisme et dévouement dans leur zone de redéploiement, les encourageant pour leur engagement à « assurer la protection des civiles vulnérables et créer un environnement plus propice à la cohésion sociale et à la réconciliation nationale».




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MessageSujet: Re: Intervention militaire en Centrafrique - Opération Sangaris   Mer 14 Juin 2017 - 22:28

Citation :
Rébellion LRA: l’ONU redoute un "vide sécuritaire" après le départ de soldats

Publié le mercredi 14 juin 2017 | AFP



© Autre presse par DR
François Lounceny Fall , représentant spécial de l`ONU pour l`Afrique centrale.


L’ONU a dit mardi redouter un "vide sécuritaire" en Afrique centrale après le retrait des troupes ougandaises, sud-soudanaises et américaines qui traquaient en vain depuis des années le chef de la rébellion de l’Armée de résistance du Seigneur (LRA), Joseph Kony.

"La menace persistante que représente la LRA pour la stabilité régionale ne devrait pas être sous-estimée, en particulier au moment où les forces ougandaises et sud-soudanaises se désengagent de la force régionale de l’Union africaine, de même que les forces spéciales américaines", a souligné le représentant spécial de l’ONU pour l’Afrique centrale, François Lounceny Fall.

"Je suis préoccupé par l’impact de ce retrait car il va créer un vide sécuritaire qui peut être exploité par la LRA et d’autres groupes armés opérant dans la région", a-t-il affirmé devant le Conseil de sécurité.

Il a fait valoir que les Casques bleus de la Minusca (mission de l’ONU en République centrafricaine) "ne sont pas mandatés pour mener des opérations militaires anti-LRA" et que l’armée régulière centrafricaine, "qui pourrait à long terme remplir le vide laissé par les troupes ougandaises, a encore besoin d’entrainement et de réformes structurelles".

Malgré l’affaiblissement de la rébellion -- raison invoquée pour les retraits de troupes -- "nous avons encore besoin collectivement de rester concentrés sur l’éradication totale de la LRA" , a-t-il estimé.

Cette rébellion ougandaise ne compte aujourd’hui plus qu’une centaine de membres actifs contre plusieurs milliers il y a une dizaine d’années, selon le commandement américain en Afrique (Africom).

Le 19 avril, l’Ouganda a entamé le retrait de ses troupes de l’est de la République centrafricaine (RCA).

Une centaine de militaires des forces spéciales américaines qui traquaient Kony depuis 2011 dans cette région ont également commencé à se retirer fin avril.

Seuls des petits contingents des forces armées centrafricaines (FACA) et de la Minusca sont présents actuellement dans l’est de la Centrafrique.

Créée vers 1988 avec l’objectif de renverser le président ougandais Yoweri Museveni pour le remplacer par un régime fondé sur les Dix commandements, la LRA est une des rebellions les plus sanglantes au monde.

Selon l’ONU, elle a fait plus de 100.000 morts et enlevé plus de 60.000 enfants en Ouganda, au Soudan du Sud, dans le nord-est de la République démocratique du Congo (RDC) et en Centrafrique.

En 2005, Kony a été inculpé par la Cour pénale internationale (CPI) pour crimes contre l’humanité et crimes de guerre.

http://news.abangui.com/h/58673.html
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MessageSujet: Re: Intervention militaire en Centrafrique - Opération Sangaris   Jeu 15 Juin 2017 - 23:50

Citation :

15 juin 2017

Hommage posthume de la MINUSCA à l’adjudant Boyd Chibuye


L’adjudant Boyd Chibuye, du contingent zambien, est décédé le 10 juin à Entebbe (Ouganda), des suites de maladie après une évacuation sanitaire. Ce jeudi 15 juin 2017, la Mission a salué sa mémoire lors d’une cérémonie solennelle.

Aux côtés de la Représentante spéciale adjointe du Secrétaire général, Diane Corner, l’on notait la présence du Commandant adjoint de la Force, le Général Sidiki Daniel Traore, de la Directrice de Cabinet du Représentant spécial, Barrie Freeman, et de nombreux membres des personnels militaire, policier et civil de la Mission.

Après les honneurs faits en sa mémoire, le chef du contingent zambien, le colonel Gilbert Mulenga, a salué dans ses propos la mémoire d’ «un soldat dévoué et discipliné ».

Pour Diane Corner, l’occasion a été de rappeler le sacrifice que tout le personnel des Nations Unies fait au nom de la paix et a rendu un vibrant hommage au soldat « mort au service de la paix en Centrafrique ».

Né le 12 novembre 1972, l’adjudant Boyd Chibuye était marié et père de cinq enfants. Il a rejoint la MINUSCA le 27 décembre 2016 avec le second déploiement du bataillon zambien dont l’effectif est de 750 Casques bleus.

Le premier Bataillon zambien de la MINUSCA est arrivé en République centrafricaine le 30 avril 2015. Déployé à Birao, le contingent assure la couverture sécuritaire de la préfecture de la Vakaga, mais étend son influence opérationnelle sur la Ouadda Djalle, la Sam Ouandja et la Ouadda dans la préfecture de la Haute Kotto.

La Zambie est un grand contributeur de troupes pour les Missions de maintien de la paix ONU. Outre la RCA, la Zambie a ainsi contribué aux efforts de l’ONU pour la paix en Iran ; au Tchad, au Mozambique, au Rwanda, en Angola, au Kosovo, en Erythrée et Ethiopie, au Liberia, en Sierra-Leone, en Somalie en République démocratique du Congo et au Burundi.


https://minusca.unmissions.org/hommage-posthume-de-la-minusca-%C3%A0-l%E2%80%99adjudant-boyd-chibuye
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MessageSujet: Re: Intervention militaire en Centrafrique - Opération Sangaris   Sam 17 Juin 2017 - 20:50

Citation :
17 juin 2017

La MINUSCA salue l’accord entre ex-seleka et anti-balaka dans la préfecture de l’Ouham


La Mission multidimensionnelle intégrée des Nations Unies pour la stabilisation en République centrafricaine (MINUSCA) salue la signature ce jeudi, d’un acte d’engagement entre les ex-Séléka et les anti-Balaka de deux localités de la préfecture de l’Ouham (nord-ouest de la République centrafricaine) et réaffirme sa volonté d’appuyer avec les différentes parties, en vue de sa mise en œuvre effective dans la préfecture.

Les ex-Séléka de la sous-préfecture de Nana Bakassa et les anti-Balaka des sous-préfectures de Nana Bakassa et Bossangoa s’engagent « à renoncer à la violence » et à « s’inscrire résolument dans la dynamique de paix, de cohésion sociale et de réconciliation ». Les deux groupes armés s’engagement sur six points à savoir « la libre circulation des personnes et des biens ; ne pas entraver le fonctionnement des établissements scolaires, de santé, et de tout autre édifice public » ; « ne pas porter atteinte aux biens et aux propriétés privées » ; « l’arrêt immédiat de circuler en tenue militaire et en arme dans les deux villes et entre les deux villes » et « faire recours aux autorités locales et au comité local de paix en cas de désaccord ».

« Je félicite tous ceux qui se sont engagés à finaliser cet accord historique, qui devrait assurer le retour de la paix dans une région qui connais depuis trop longtemps des cycles de violence. Il est particulièrement encourageant que ce sont des centrafricains eux-mêmes, avec l’appui de la MINUSCA, qui ont mené cette initiative. Son succès est un signe de d’espoir pour l’avenir, et devrait avoir de vocation à servir de modèle pour d’autres communautés touchées par la violence. » a déclaré Madame Corner, Représentante spéciale adjointe du Secrétaire général des Nations unies.

Le document a été signé en présence de la préfète de l’Ouham, des députés de Markounda et de Nana-Bakassa I, de l’évêque de Bossangoa et du chef du bureau de la MINUSCA. Outre l’appui logistique et matériel, la MINUSCA a appuyé aux efforts de médiation, dialogue, communication et sensibilisation pour le bon déroulement de ce processus de paix qu’elle compte consolider à travers plusieurs actions dans cette localité. La Mission encourage les autorités locales et les groupes armés à la médiation et au dialogue afin d’aboutir à un consensus de paix propice et bénéfique pour les populations.

La MINUSCA souligne que la signature de cet acte d’engagement est un signe d’encouragement et démontre que la solution au cycle de violence dans le nord-ouest de la RCA et dans d’autres parties du pays passe par le dialogue. La Mission invite les groupes armés et groupes d’auto-défense impliqués dans les violences actuelles, notamment dans le sud-est de la RCA, à cesser les affrontements et à choisir la voie du dialogue pour une solution à leurs griefs et ainsi mettre fin aux souffrances des milliers de civils.

La MINUSCA précise par ailleurs que, dans le cadre de son mandat de protection des civils, elle ne prévoit aucun changement dans son dispositif militaire actuel dans l’ouest de la RCA.

https://minusca.unmissions.org/la-minusca-salue-l%E2%80%99accord-entre-ex-seleka-et-anti-balaka-dans-la-pr%C3%A9fecture-de-l%E2%80%99ouham
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MessageSujet: Re: Intervention militaire en Centrafrique - Opération Sangaris   Lun 19 Juin 2017 - 22:49

Citation :
Centrafrique: accord signé entre le gouvernement et 14 groupes armés


AFP 19/06/2017


Un accord de paix prévoyant un cessez-le-feu "immédiat" a été signé lundi à Rome sous l'égide de la communauté catholique de Sant'Egidio, entre le gouvernement centrafricain et les groupes armés de ce pays, a constaté l'AFP.

Les parties se sont engagées notamment à un cessez-le-feu immédiat sur tout le territoire centrafricain, "sous le contrôle de la communauté internationale", selon le texte de cet accord, rendu public au siège romain de cette communauté, très impliquée dans des médiations de paix, notamment en Afrique.

"Nous nous engageons sur le plan politique à la mise en place immédiate de la part des groupes politico-militaires d'un cessez-le-feu sur toute l'étendue du territoire national, sous le contrôle de la communauté internationale, comme étape fondamentale sur le chemin de la paix définitive", assurent les signataires de l'accord.
"Le gouvernement se charge d'obtenir la représentativité des groupes militaires à tous les niveaux", poursuit l'accord, ainsi qu'à "la reconnaissance de ces groupes comme partie prenante de la reconstruction".

Sur le plan sécuritaire les signataires s'engagent "à la réouverture du territoire national à la libre circulation des personnes et des biens avec la levée des barrières illégales comme conséquence immédiate du cessez-le-feu".
"Nous saluons un accord historique pour la République centrafricaine, un accord plein d'espoir", s'est félicité le président de Sant'Egidio, Marco Impagliazzo.

https://www.lorientlejour.com/article/1058050/centrafrique-accord-signe-entre-le-gouvernement-et-14-groupes-armes.html
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MessageSujet: Re: Intervention militaire en Centrafrique - Opération Sangaris   Mar 20 Juin 2017 - 21:15

Citation :
Centrafrique: au moins 1 mort et 35 blessés dans des combats à Bria


AFP 20/06/2017


Des affrontements ont eu lieu mardi matin en Centrafrique dans la ville de Bria (centre), faisant au moins un mort et 35 blessés, a appris l'AFP de sources concordantes, au lendemain de la signature à Rome d'un accord de paix entre les groupes armés et le gouvernement centrafricain.

"Des tirs intenses ont commencé à 06H00. A 09h30, nous avions déjà reçu 35 blessés à l'hôpital, essentiellement des blessures par balle", explique Mumuza Muhindo Musubaho, coordonnateur du projet de l'ONG Médecins sans frontières (MSF) à Bria, dans un communiqué.
"Nous dénombrons dans nos rangs au moins un mort et une vingtaine de blessés, qui ont été pris en charge par les ONG", a expliqué pour sa part Djamil Babanani, un porte-parole du Front populaire pour la renaissance de la Centrafrique (FPRC), un des principaux groupes armés de l'ex-coalition musulmane Séléka.


Ces affrontements surviennent alors que 13 groupes rebelles ou milices - dont le FPRC - sur les 14 que compte le pays ont signé lundi à Rome un accord prévoyant un cessez-le-feu immédiat sous le parrainage de la communauté catholique Sant'Egidio.

"On a signé l'accord, mais il faut bien qu'on se défende, on ne se laissera pas attaquer sans réagir", a continué M. Babanani.
"Les gens sont chez eux depuis (tôt ce mardi matin), ça tirait encore ce matin, il n'y a aucune activité aujourd'hui", a indiqué l'abbé Gildas de la mission catholique Saint-Louis de Bria, joint par téléphone.

Selon des sources concordantes, des combats ont eu lieu sporadiquement depuis samedi dans la ville entre des milices pro chrétiennes anti-balaka et des membres du FPRC, à la suite de la mort d'un "général" du FPRC à Bria, Hamad Issa.
"Nous savons que beaucoup reste à faire. Il est vital que le cessez-le-feu sur lequel se sont accordées les parties entre en vigueur immédiatement", a réagi mardi dans un communiqué le représentant spécial du secrétaire général des Nations unies en Centrafrique, Parfait Onanga-Anyanga.

La ville de Bria avait déjà été frappée du 15 au 18 mai par des affrontements entre groupes armés qui avaient fait 5 morts, 29 blessés et plus de 40.000 déplacés selon l'ONU.
Les violences en mai dans les localités de Bria, Alindao, Bangassou et Mobaye (à l'est de Bangui) avaient fait environ 200 blessés et 300 morts, selon un bilan publié fin mai par le bureau des Affaires humanitaires des Nations unies en Centrafrique (Ocha).

https://www.lorientlejour.com/article/1058278/centrafrique-au-moins-1-mort-et-35-blesses-dans-des-combats-a-bria.html
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MessageSujet: Re: Intervention militaire en Centrafrique - Opération Sangaris   Mer 21 Juin 2017 - 21:11

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Scandales, absences et impuissance : la faillite de la Mission de l’ONU en Centrafrique

Malgré le déploiement, depuis 2013, de 12 000 casques bleus, 20 % de la population a dû fuir devant les attaques meurtrières de milices toujours plus nombreuses.

Par Christophe Châtelot (Bangui, envoyé spécial)

LE MONDE| Le 21.06.2017 à 17h17



Faute de s’entendre sur une sortie de crise, il est un sujet de consensus parmi les Centrafricains, probablement le seul par ailleurs. Du gouvernement à l’opposition, en passant par tous les chefs de guerre et leurs centaines de milliers de victimes civiles ; les leaders religieux chrétiens, animistes ou musulmans ; sans oublier les chancelleries occidentales ou les organisations non gouvernementales. Tous critiquent l’incapacité de la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations unies pour la stabilisation en République centrafricaine (Minusca), déployée depuis 2013, à contenir les éruptions de violences et à protéger les populations, base de son mandat.


Depuis la tuerie de Bangassou, début mai, où la Minusca a failli, ces voix se font plus fortes encore. Cette ville au sud-est de la Centrafrique était certes calme jusqu’à récemment. Pour autant, les violences y étaient prévisibles plusieurs semaines avant, selon de multiples témoignages, sans que les casques bleus n’adaptent leur dispositif.

Vaines alertes

Dès novembre 2016, la tension était montée d’un cran avec l’arrivée sur les rives de l’Oubangui de combattants musulmans peuls de l’Union pour la paix en Centrafrique (UPC), chassés de Bambari, 300 km plus au nord. Dirigé par Ali Darassa, ce mouvement est en bute avec tous les autres groupes armés, chrétiens et animistes anti-balaka, mais aussi ses « frères » musulmans de l’ex-Séléka. « Il était évident qu’ils allaient vouloir chasser l’UPC de la région », explique Serge Singha Bengba, député de Bangassou. « Nous avons alerté la Minusca, ajoute l’élu. Puis, dix jours avant l’attaque, mon adjoint est allé trouver les représentants de la Minusca pour les avertir que les anti-balaka concentraient des hommes dans la région pour s’en prendre à l’UPC à Bangassou. En vain. »


Le 13 juin, 300 à 500 combattants anti-balaka, regroupés depuis plusieurs jours aux alentours de la ville, y attaquaient donc le quartier musulman, pourchassant et tuant ses habitants jusque dans la mosquée. Le bilan est lourd, environ 160 morts et la moitié des 50 000 habitants de la ville déplacés, soit pour fuir les assaillants soit, dans les jours suivants, par crainte d’une opération de représailles pour ce qui concerne les populations chrétiennes.

La Minusca brilla par son absence durant ces longues heures de tueries. Le contingent marocain, pris pour cible dans sa caserne par des combattants pourtant sous-équipés, ne mit pas le nez dehors. Quelques jours auparavant, un de ses soldats avait été tué, ainsi que trois autres casques bleus cambodgiens, à un barrage anti-balaka des environs. Le calme ne revint à Bangassou que deux jours plus tard avec l’arrivée des forces spéciales portugaises dépêchées « en urgence » sur Bangassou mais qui perdirent un temps précieux sur la route pour porter secours, à Alindao, à d’autres civils martyrisés. Cette force de réaction rapide ne le fut donc guère. Pour le député Serge Singha Bengba, « les événements de Bangassou ont montré que l’on peut battre la Minusca. Le mythe d’une armée invincible est tombé. Elle ne fait plus peur ».

Equilibre régulièrement déséquilibré

Quelques chiffres illustrent cet échec malgré une enveloppe annuelle de 800 millions de dollars (718 millions d’euros) par an équivalente à deux fois et demie le budget national centrafricain. De septembre 2016, date de la reprise des combats, à mai de cette année, le Haut Commissariat de l’ONU aux réfugiés (HCR) a comptabilisé 120 000 personnes nouvellement déplacées par les combats, également marqués par des centaines de morts. Au total, en tenant compte des violences précédentes, c’est donc 20 % de la population centrafricaine qui est réfugiée à l’étranger ou déplacée à l’intérieur du pays.

Certes, il n’est rien de pire pour une armée constituée que d’affronter une guérilla composée d’une myriade de groupes rebelles rivaux, éparpillés sur un territoire grand comme la France et la Belgique réunies. Des petits groupes qui se déplacent à pied ou à moto en terrain boisé et dont les objectifs politico-militaires ne sont pas d’une clarté absolue.


Pour y faire face, la Minusca dispose de 12 000 hommes. Ce qui signifie, au mieux, que seulement un quart de ce contingent est réellement déployé sur le terrain, une fois retranchés ceux destinés au soutien (personnel administratif, logistique, médical…). C’est peu, alors que les attaques se multiplient depuis plusieurs mois dans tout le pays et que l’équilibre de la mission est régulièrement déstabilisé par le rappel de contingents éclaboussés par des scandales. Les 600 hommes du contingent du Congo-Kinshasa doivent ainsi être prochainement renvoyés chez eux sur fond d’accusation d’abus sexuels et de trafic de carburant. Il y a peu, les Camerounais, déployés le long de leur frontière côté centrafricain, revendaient illégalement des camions de bière importée de leur pays d’origine.


Résultat, la Minusca court d’un feu de brousse à l’autre. En guise d’impuissance, un haut fonctionnaire de la Minusca s’interroge et partage sa « frustration » : « Comment se projeter sur de mini-théâtres de conflits, lutter contre la multiplication des groupes criminels et sécuriser les couloirs de transhumance où transitent des millions de têtes de bétail ? » « Leur lance de pompier est trop courte », résume un militaire étranger. Les dernières recommandations du Conseil de sécurité illustrent ce dilemme. New York va en effet redéployer des casques bleus vers les zones les plus troublées de l’est et du centre du pays. En conséquence, l’ouest sera dégarni alors que l’insécurité gagne dorénavant cette région jusqu’alors épargnée.

Désengagements successifs

Sa tâche est d’autant plus compliquée qu’elle est seule au front depuis le désengagement, en décembre 2016, des 2 500 soldats français de « Sangaris » déployés trois ans plus tôt et dont la force d’intervention et de dissuasion était incomparablement supérieures à celle des casques bleus. Le retrait, début 2017, des soldats ougandais et américains traquant d’autres rebelles, ceux de l’Armée de résistance du Seigneur (LRA), non-Centrafricains – a également créé un vide sécuritaire, à l’est du pays, aux confins de l’Ouganda et du Congo-Kinshasa.

Quant aux Forces armées centrafricaines (FACA), elles ont littéralement explosé après la chute du président François Bozizé en 2013. Cette œuvre de destruction s’est poursuivie avec la prise de pouvoir, par les armes, puis la débandade de la Séléka, l’année suivante. L’Union européenne a certes formé un contingent de 700 hommes, mais ils ne disposent aujourd’hui d’aucun armement. « Nous n’avons aucun moyen pour limiter la contagion de la violence, c’est à la Minusca d’agir », se dédouane le porte-parole du gouvernement, Théodore Jousso.

« C’est de la victimisation, tout serait la faute des étrangers. Or, ici comme ailleurs, les opérations de mission de la paix de l’ONU n’ont pas vocation à se substituer aux forces armées nationales, nous ne sommes pas là pour faire la guerre », rétorque un haut responsable de la Minusca. Le pourrait-elle ? Comme la plupart des missions de la paix déployées dans le monde, les contingents envoyés par les pays contributeurs – les deux principaux, dans ce pays francophone, sont le Pakistan et le Bangladesh avec environ 1 000 hommes chacun – affichent des états de service très inégaux.

Leur réactivité est également ralentie par le système de « double commande ». Un officier du contingent égyptien de la Minusca (750 soldats), par exemple, réfère ainsi, au préalable, à son état-major au Caire avant d’appliquer un ordre venu du commandant en chef des casques bleus à Bangui, en l’occurrence le lieutenant général sénégalais Balla Keïta. Partant de ce constat, la Minusca fait-elle au mieux avec ce qu’elle a ? Quelle est sa stratégie ? « Flottante, mis à part la protection de Bangui », lâche un officier supérieur étranger bon connaisseur de la Centrafrique.

http://www.lemonde.fr/afrique/article/2017/06/21/scandales-absences-et-impuissance-la-faillite-de-la-mission-de-l-onu-en-centrafrique_5148936_3212.html#woXZD0PWm2IlxE8x.99
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MessageSujet: Re: Intervention militaire en Centrafrique - Opération Sangaris   Jeu 22 Juin 2017 - 20:47

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22 juin 2017

Ultime hommage de la Minusca au Casque bleu Pakistanais Bilal Hazrat



La MINUSCA a rendu les derniers honneurs, ce mardi 22 juin 2017 à son quartier général à Bangui, à l’adjudant Bilal Hazrat du contingent pakistanais, décédé le 15 juin 2017 des suites de maladie après son évacuation sanitaire à Entebbe (Ouganda).

Hommage ému de la grande famille de la Minusca venue nombreuse pour saluer une dernière fois ce soldat « mort au service de la paix » selon la Représentante Spéciale Adjointe du Secrétaire général des Nations Unies, Diane Corner qui a présidé la cérémonie d’adieu.

Le chef du contingent pakistanais, saluant sa mémoire, a, pour sa part, évoqué la disponibilité d’un homme qui « était discipliné, loyal et d’une agréable compagnie pour ses camarades. »

La Représentante spéciale adjointe du Secrétaire général des Nations Unies, Diane Corner, s’exprimant à son tour, a indiqué « que son sacrifice n’était pas vain ». Puis, elle dira à l’adresse de tout le personnel présent : « Je vous encourage tous à œuvrer inlassablement pour remplir votre mission en Centrafrique malgré les difficultés qui sont nombreuses. »

L’adjudant Bilal Hazrat, célibataire, est né le 7 avril 1989. Il a rejoint la MINUSCA, le 27 février 2017, avec ses 749 camarades qui constituent le contingent pakistanais en Centrafrique.

https://minusca.unmissions.org/ultime-hommage-de-la-minusca-au-casque-bleu-pakistanais-bilal-hazrat
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MessageSujet: Re: Intervention militaire en Centrafrique - Opération Sangaris   Jeu 22 Juin 2017 - 21:03

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MessageSujet: Re: Intervention militaire en Centrafrique - Opération Sangaris   Jeu 29 Juin 2017 - 21:24

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28 juin  2017

La paix en Rca passe par le dialogue et l’implication de chaque centrafricain, selon le Représentant spécial


Le Représentant spécial du Secrétaire général des Nations Unies en République centrafricaine et chef de la MINUSCA, Parfait Onanga-Anyanga, a réitéré mercredi que la paix dans le pays passe par le dialogue, et que chaque Centrafricain a une part de responsabilité dans ce processus « qui est en cours ». « Il y a des Centrafricains qui veulent faire la paix. L’espoir renaît, la dynamique de paix est laborieuse mais elle est en cours. Des structures nationales sont en train de la mettre en œuvre », a affirmé le Représentant spécial lors de la conférence de presse de la MINUSCA à Bangui, précisant toutefois que « ce ne sera pas un exercice facile ».

Le Représentant spécial a qualifié de « mirage » l’idée selon laquelle, la paix ne peut être obtenue qu’à travers l’usage de la force par la Mission. « Nous ne sommes pas ici pour faire la guerre, nous sommes ici pour créer les conditions qui permettront aux Centrafricains de parler entre eux », a dit Onanga-Anyanga.

Interrogé sur le mandat de la MINUSCA selon lequel l’objectif est de réduire la présence et la menace des groupes armés, le Représentant spécial a précisé que cela signifie qu’il faut plusieurs éléments, à savoir « l’élément politique, en cours avec le dialogue dans le cadre du DDR; le renforcement des capacités des forces de sécurité intérieures et des Forces armées centrafricaines (FACA) ; et la mise en place du dispositif de justice. Tous ces efforts concourent à cet objectif », a expliqué Onanga-Anyanga.

Le Représentant spécial a toutefois précisé que « toutes les fois que ce serait nécessaire », la MINUSCA pourra recourir à la force, comme ce fut le cas à Bambari, pour protéger les populations civiles. « La force a été utilisée constamment. Il y a eu plus de 20 engagements avec les groupes armés », a-t-il précisé. Onanga-Anyanga a ainsi rappelé l’impact de l’intervention des soldats de la paix de la MINUSCA, notamment à Bangassou et Bria, récemment frappées par des violences. « A Bria, nous contrôlons les camps de déplacés et nous faisons tout pour contrôler la situation. A Bangassou, la peur a changé de camp ».  

Lors de la conférence de presse, le Représentant spécial a rappelé l’appui de la communauté internationale aux FACA. « Nous travaillons sur le déploiement des FACA », a-t-il dit, en soulignant l’importance des forces armées nationales dans la stratégie de  paix dans le pays. Quant aux groupes armés, Onanga-Anyanga a appelé à la cessation des attaques et à leur engagement sur la voie de la paix, en affirmant que « personne n’a aujourd’hui des justifications pour garder les armes dans l’espoir d’obtenir la satisfaction de ses revendications politiques ». Il s’est par ailleurs réjoui de la décision des autorités centrafricaines qui ont réaffirmé qu’il n’y aura pas d’amnistie pour les auteurs de crimes, en rappelant que « la justice fera son travail ».

Le Représentant spécial a conclu la conférence de presse en rappelant l’impact de la présence de la MINUSCA sur le plan sécuritaire et sur d’autres secteurs. « La MINUSCA n’est pas qu’une Force. Elle fait beaucoup de choses dans le pays. Il faut profiter de cet engagement de la communauté internationale », a lancé Onanga-Anyanga, reconnaissant toutefois quelques limites auxquelles la Mission fait face.

https://minusca.unmissions.org/la-paix-en-rca-passe-par-le-dialogue-et-l%E2%80%99implication-de-chaque-centrafricain-selon-le-repr%C3%A9sentant  
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MessageSujet: Re: Intervention militaire en Centrafrique - Opération Sangaris   Ven 30 Juin 2017 - 18:34

Citation :
Au moins 22 morts après trois jours de combats en Centrafrique


Reuters 30/06/2017


Au moins 22 personnes ont été tuées après trois jours de combats entre des milices armées rebelles dans la ville centrafricaine de Zemio, dans le sud-est du pays, ont rapporté vendredi un membre du parlement originaire de la région et un journal local.

Les combats, opposant des bergers peuls à des miliciens, ont débuté mercredi à Zemio, située à plus de 1.000 km de la capitale Bangui et se sont poursuivis les deux jours suivants.

"Il y avait déjà 22 morts le 28 juin, mais les choses ont évolué depuis hier (jeudi) et il y a de nombreuses personnes brûlées à l'intérieur des maisons, où l'accès est impossible", a déclaré le député Dalou Wamboli depuis Bangui.

Ce membre du parlement a pu contacter ses administrés, à Zemio, jusqu'à ce que la connexion soit coupée. Depuis, il a réussi à joindre des habitants ayant fui dans les villes voisines.

La Minusca, la mission de maintien de la paix de l'Onu en Centrafrique, a confirmé que des combats ont lieu mais n'a aucune information sur le nombre de victimes.

"Nous avons envoyé des troupes supplémentaires. Nous contrôlons la situation et nous surveillons la zone", a affirmé Vladimir Monteiro, porte-parole de la Minusca.

https://www.lorientlejour.com/article/1059967/au-moins-22-morts-apres-trois-jours-de-combats-en-centrafrique.html
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